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BULLETIN D’INFORMATION DE LA FÉDÉRATION DU COMMERCE (CSN) VOL. 27 NO 1 - DÉCEMBRE 2012

AU MENU DANS CE NUMÉRO · RETOUR SUR LE CONGRÈS · JOURNÉE SANTÉ-SÉCURITÉ AU TRAVAIL · NÉGOCIATIONS DANS L'HÔTELLERIE · PROJETS PILOTES D'ASSURANCE DENTAIRE · NOUVEAUX SYNDICATS

49e CONGRÈS DE LA FÉDÉRATION DU COMMERCE (CSN)

UNE SEMAINE SÉRIEUSE ET FESTIVE !

MOT DU PRÉSIDENT

NOUVELLE RENTRÉE NOUVEAUX DÉFIS Avec cette nouvelle édition de l’InfoCommerce, nous désirons revenir sur les moments forts du 49e Congrès de la Fédération du commerce, qui s’est tenu en mai dernier à Trois-Rivières. Au moment où nous tenions cet important exercice démocratique pour la fédération, les manifestations étudiantes étaient quotidiennes, partout au Québec, pour dénoncer la hausse des droits de scolarité et l’adoption d’une loi spéciale qui brimait nos libertés civiles et menaçait notre démocratie. Depuis, les choses ont bien changé. Le Québec a élu, pour la première fois, une femme au poste de Premier ministre. Le gouvernement de Pauline Marois a promis un réel dialogue avec les étudiantes et les étudiants. Son premier geste a été d’abroger la loi spéciale, un acte que nous saluons. La période estivale fut assez chargée pour la fédération. Les syndicats du secteur de l’hôtellerie ont brillamment

Le 49e Congrès de la Fédération du commerce (CSN) fut riche en débats sur les orientations de la fédération et source de festivités pour les 326 délégué-es, personnes salariées et invités-es qui y ont pris part. Le congrès fut également l’occasion d’élire les militantes et les militants qui siégeront aux différentes instances de la fédération. Voici, par sous-secteurs, les membres des comités de liaison pour le prochain mandat.

mené leur 8e ronde de négociation coordonnée. Les gains sont tangibles pour ces 5 500 travailleuses et travailleurs, comme vous le constaterez aux pages 6 et 7.

SECTEUR 1 : COMMERCE DE DÉTAIL, DE GROS ET SERVICES DIVERS 1A : Pierre Morel et Guylaine Tessier (et un poste vacant) 1B : Carolina Caballero (et un poste vacant) 1C : Pierre Fortin et René Ouellet 1D : Nancy Boucher (et un poste vacant)

La rentrée de septembre est arrivée rapidement. Les comités et les groupes de travail sont actuellement mis en place afin de travailler sur les propositions qui ont été adoptées par les délégué-es lors du dernier congrès. Déjà, nous avons à nous affairer aux préparatifs du prochain conseil fédéral de 2013, qui sera pour nous une occasion de souligner le 75e anniversaire de la Fédération du commerce.

SECTEUR 2 : AGROALIMENTAIRE 2A : Steve Houle, Jean-François Renaud et Daniel Charette 2B : Carole Tétrault, Robert Daneau et Jacques Robert

SECTEUR 3 : FINANCES 3A : Chantale Vaillancourt et Carmen Bérubé 3B : Alain Audet et Linda Morissette

SECTEUR 4 : TOURISME 4A : Robin St-Pierre, Michel Paré et Johnny Lagacé 4B : (deux postes vacants) 4C : (deux postes vacants)

Au nom du comité exécutif de la Fédération du commerce, je vous souhaite de passer de belles fêtes.

COMITÉ DE SURVEILLANCE DES FINANCES DE LA FÉDÉRATION

Serge Fournier

Laurian Campion Yves Gaudreau Steve Roy

Président

COMITÉ EXÉCUTIF DE LA FÉDÉRATION

« Le prochain conseil fédéral de 2013 sera pour nous une occasion de souligner le  75e anniversaire de la Fédération du commerce. »

Serge Fournier (président) David Bergeron-Cyr (vice-président) Diane David (secrétaire générale) Michel Valiquette (trésorier)

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MERCI AUX MILITANT-ES ET

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S’APPROPRIER LES ORIENTATIONS CONFÉDÉRALES L’endettement et le surendettement posent de sérieux enjeux syndicaux, notamment sur notre capacité à bâtir notre rapport de force.

Lors du congrès, nous avons reçu trois membres du comité exécutif de la CSN, qui ont partagé avec nous différentes orientations prises par la confédération au cours des dernières années. Jacques Létourneau, alors vice-président de la CSN, nous a d’abord entretenu sur deux résolutions adoptées par le 63e Congrès de la CSN en mai 2011. En compagnie de François Lamoureux, adjoint au comité exécutif, il a fait le point sur les disparités de traitement dans nos conventions collectives. Bien que l’État ait légiféré sur les clauses dites orphelines, de nombreux éléments de nos contrats de travail demeurent à l’abri de la loi.

Le Québec ne peut se passer d’un secteur manufacturier fort. C’est le cas, notamment, des disparités de traitement relatives aux régimes de retraite. De plus en plus d’employeurs forcent les syndicats à créer un régime de retraite à deux vitesses : sécuriser les régimes à prestations déterminées pour les plus vieux en confinant les plus jeunes dans un régime à cotisations déterminées. Syndicalement, nous ne pouvons plus ignorer ces disparités ainsi que le climat antisyndical qui en résulte parmi certains jeunes. Accompagné de François Bélanger et de Julien Laflamme, conseillers syndicaux au Service des relations du travail, M. Létourneau nous a aussi présenté les travaux entrepris

par la CSN quant à l’avenir du secteur manufacturier et industriel. Le diagnostic est inquiétant. Ce secteur a subi une décroissance de 30 % au cours des dix dernières années seulement. La mondialisation néolibérale a durement touché le secteur industriel et manufactu-

CHANT DES SIRÈNES… À CRÉDIT

PLACE AUX FEMMES

Dans le plan de travail des trois prochaines années, une résolution issue du dernier congrès de la CSN a été adoptée : celle portant sur l’endettement et le surendettement des personnes. Le trésorier de la CSN, Pierre Patry, nous a donc rendu visite afin d'aborder les enjeux qui y sont reliés. Il y a effectivement lieu de s’inquiéter de la croissance constante du niveau d’endettement des ménages partout dans le monde, y compris au Québec.

Enfin, Denise Boucher, vice-présidente de la CSN, nous a présenté le Programme pour l’accès à une représentation équitable des femmes (PAREF) adopté au conseil confédéral en mars 2010. L’implication de la CSN dans la lutte pour l’égalité des femmes et des hommes est indéniable. Dès les années 1980, la CSN initiait une enquête dans nos rangs afin de déterminer les obstacles à une représentation équitable des femmes au sein de nos propres instances. Le travail doit néanmoins être poursuivi pour maintenir et améliorer la présence des femmes au sein du mouvement syndical.

L’économie québécoise ne peut reposer seulement sur l’exploitation de nos richesses naturelles, leur transformation doit également Améliorer la présence être effectuée au Québec. des femmes au sein du Une légère hausse des taux d’intérêt rier québécois : transmission de mouvement syndical. mettrait de nombreuses familles la production vers les pays du dans une condition délicate. Cette situation entraîne un réel problème de santé publique, notamment en raison des troubles psychologiques (stress, dépression, etc.) qui en résultent. L’endettement et le surendettement posent de sérieux enjeux syndicaux, notament sur notre capacité à bâtir notre rapport de force. Lorsque 60 % des gens ne peuvent se passer d’une semaine de paye sans faillir à leurs obligations, on comprend mieux certaines réticences par rapport à la grève. Pour la CSN, il faut d’abord documenter la question. La confédération a déjà commencé ses représentations politiques, en particulier lors d’une commission parlementaire étudiant un projet de loi sur l’endettement. Il faudra par la suite travailler avec des organismes régionaux pour outiller nos syndicats afin qu’ils puissent être en mesure de sensibiliser les membres sur cette question.

Sud, libre-échange, augmentation de la sous-traitance, absence de politiques publiques pour le développement industriel alors que la table est mise pour l’exploitation des sables bitumineux dans l’Ouest canadien – les raisons sont nombreuses, les impacts catastrophiques pour l’emploi au Québec. La CSN considère néanmoins que le Québec ne peut se passer d’un secteur manufacturier fort. Il nous faut définir certaines industries stratégiques et forcer nos gouvernements à développer une politique nationale pour appuyer leur développement. D’autant plus qu’avec toute l'attention portée au projet du Plan Nord, il importe de rappeler que l’économie québécoise ne peut reposer seulement sur l’exploitation de nos richesses naturelles, leur transformation doit également être effectuée au Québec.

UNE TIGNASSE À 3 500 $ Les congressistes de la Fédération du commerce s’avèrent très généreux. C’est 3 500,02 $ très exactement qui ont été amassés pour voir Michel Guilbault se départir de sa désormais célèbre tignasse. Les fonds ont été remis au Camp Vol d’été Leucan–CSN, qui accueille des enfants atteints du cancer avec leur famille. Merci à Michel, aux nombreux barbiers ainsi qu’à tous les contributeurs pour votre grande générosité. Sur la photo, on peut voir Michel Guilbault entouré de Diane David, Jean Lacharité, parrain de la campagne Leucan–CSN, et David Bergeron-Cyr.

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SUR LE PLANCHER DU CONGRÈS

QUELS SONT LES DÉBATS QUI ONT SUSCITÉ VOTRE INTÉRÊT ?

LA JOURNÉE SANTÉ-SÉCURITÉ AU TRAVAIL

ENDETTEMENT ET PRÉCARITÉ, UN MÉLANGE DANGEREUX

La santé et la sécurité au travail doivent faire partie des préoccupations majeures de nos syndicats et la fédération se doit d’outiller ces derniers de façon adéquate. Malgré l'important travail de prévention de nos syndicats, nous avons encore beaucoup à faire afin que nos milieux de travail soient sécuritaires et sans danger pour notre vie et notre santé. Tous les jours, des travailleuses et des travailleurs se blessent et parfois même perdent la vie au travail. Nous tenons ici à souligner le terrible accident de travail survenu à l’abattoir d’Olymel à Vallée-Jonction au mois de mars 2012, où un travailleur membre d’un syndicat affilié à la fédération a tragiquement perdu la vie.

Manon Rodrigue, STT de la Station Mont-Tremblant

Cette année, on a connu la pire saison de ski depuis des années. Beaucoup de nos membres n’ont même pas réussi à se qualifier pour   l’assurance emploi.

Nous tenons ici à souligner le terrible accident de travail survenu à l’abattoir d’Olymel à Vallée-Jonction, où un travailleur membre d’un syndicat affilié à la fédération   a tragiquement perdu la vie.

« J’ai été très interpellée par la présentation sur l’endettement et le surendettement des personnes. Il en va de notre avenir ! À la Station de ski Mont-Tremblant, plusieurs d’entre nous sont travailleurs saisonniers. Cette année, on a connu la pire saison de ski depuis des années. Beaucoup de nos membres n’ont même pas réussi à se qualifier pour l’assurance emploi, mais doivent continuer à payer les hypothèques, les prêts et les cartes de crédit. La question de l’endettement prend un sens bien particulier dans un contexte de précarité d’emploi comme c’est le cas à Mont-Tremblant. Voilà pourquoi il est urgent d’agir sur la question. »

Lors du 49e Congrès de la fédération, trois propositions touchaient la santé et la sécurité au travail. L’une d’elles a été adoptée afin de tenir deux journées thématiques sur ce sujet.

INFORMER ET ÉCOUTER NOS JEUNES

L’objectif de cette proposition était de répéter l'événement que nous avions tenu à l'Hôtel Classique à Québec le 26 octobre 2010. Cette journée, qui s’était déroulée sous le thème « Ma santé, ma sécurité, j'y tiens ! », fut fort appréciée par les participantes et participants. Près de 100 militantes et militants provenant de tous les secteurs de la fédération y avaient participé. Le sondage effectué afin d'évaluer l’appréciation de cet événement fut des plus positifs et confirma notre volonté de reproduire ce type de formation. Toutefois, lors du dernier congrès, en plénière, des représentantes et des représentants des syndicats affiliés nous ont demandé de ne pas nous contenter de traiter de prévention, mais aussi de toucher l’aspect de la santé et de la sécurité au travail. Nous allons également aborder ce thème lors de la prochaine édition. Le 29 novembre dernier, dans le cadre d'une Journée santé-sécurité au travail, dans la région de Québec, nous avons repris le même format que lors de l'événement précédent, c'est-à-dire une plénière en avant-midi et un choix de deux ateliers sur trois en après-midi.

Yves Gaudreau, STT Épiciers Unis Métro Richelieu

Ils réalisent aujourd’hui que lorsque   200 000 personnes descendent dans la rue,   ça peut faire bouger les choses. « Dans mon atelier, nous avons abordé la question de l’implication des jeunes dans nos syndicats. Je suis fier que les jeunes s’impliquent activement dans mon syndicat. On se force pour les informer et, surtout, pour leur laisser la chance de s’exprimer. Certains jeunes pensent qu’un syndicat, c’est là pour leur voler 25 $ par semaine et c’est tout. Il est important de leur rappeler qu’au-delà de nos luttes pour de meilleurs salaires, les syndicats ont contribué à bâtir nos services sociaux, notre régime de santé publique, nos CPE, etc. Le mouvement étudiant nous offre une occasion en or d’impliquer nos jeunes dans l’action syndicale. Ils réalisent aujourd’hui que lorsque 200 000 personnes descendent dans la rue, ça peut faire bouger les choses. »

FABRICATION SYNDICALE FC-CSN

LES INSTITUTIONS FINANCIÈRES ONT LEURS RESPONSABILITÉS

Les délégué-es du 49e Congrès de la Fédération du commerce ont eu le plaisir de pouvoir déguster une panoplie de produits fabriqués par des entreprises syndiquées FC-CSN : ailes de poulet, pains, soupes, bières, charcuteries, fromages et autres. C’est l’ensemble du Québec, et même plus, qui est nourri par le secteur agroalimentaire de la Fédération du commerce.

Johanne Duchesne, SSSP des Caisses Desjardins du Saguenay–Lac-Saint-Jean

Je vois des jeunes se faire offrir des marges de crédit de 100 000 $, 125 000 $ alors qu’ils sont encore aux études, sans même être endossés !

Ailes de poulet, pains, soupes, bières,   charcuteries, fromages et autres. C’est   l’ensemble du Québec, et même plus, qui   est nourri par le secteur agroalimentaire de la Fédération du commerce.

« Je dois avouer qu’en tant qu’employée des Caisses Desjardins, je suis directement concernée par les enjeux d’endettement et de surendettement. Je vois des jeunes se faire offrir des marges de crédit de 100 000 $, 125 000 $ alors qu’ils sont encore aux études, sans même être endossés ! Ça va leur prendre 20 ans à rembourser, mais ils auront alors d’autres besoins : une maison, une voiture, des voyages… Les institutions financières sont largement responsables de la situation actuelle. Oui, nous avons des barèmes à respecter, mais ces barèmes sont beaucoup trop élevés. Il est grand temps que les institutions financières prennent leurs responsabilités et fassent de l’éducation économique auprès de leurs clients. »

D’autres produits de fabrication syndicale FC-CSN sont moins comestibles, mais tout aussi appréciés par la population. Nos membres sont les artisans des services financiers des Caisses Desjardins et de la SSQ. Ils sont les fondements de nos hôtels et de nos centres touristiques. Ils sillonnent le Québec pour livrer les marchandises aux différents commerces, où travaillent également bon nombre de nos membres. Afin de favoriser l’emploi de nos membres et l’essor des entreprises où nous oeuvrons, la Fédération du commerce a pris l’initiative de produire un registre des produits fabriqués par des entreprises syndiquées FC-CSN. Ce registre, que vous pourrez consulter, sera décliné sous forme de bottin très prochainement. Ainsi, l’ensemble des membres de la CSN et leurs proches pourront savoir quoi boire, quoi manger, où magasiner et où placer leur argent en appuyant des membres de la Fédération du commerce.

RÉAGISSEZ À CES ARTICLES : Écrivez-nous à annie.daneau@csn.qc.ca 5


NÉGOCIATIONS DANS L'HÔTELLERIE

8e RONDE, UN VÉRITABLE SUCCÈS Au cours de l’été, 35 syndicats de l’hôtellerie ont célébré en grand les 25 ans de négociation coordonnée dans ce secteur en effectuant d’importantes percées lors d’une 8e ronde de négociation coordonnée. La solidarité et la détermination des 5 500 travailleuses et travailleurs prenant part à cette négociation sont venues à bout de l’entêtement des employeurs.

lement au Québec. L’idée consiste à offrir aux clients des coupons-rabais au resto-bar de l’hôtel s’ils acceptent un service réduit d’entretien ménager de leur chambre. Certains hôteliers ont ainsi réduit jusqu’à 50 % les heures travaillées par les préposé-es aux chambres, qui voient leurs semaines de travail sérieusement amputées, quand ils ne se retrouvent pas sur les listes de l’assurance emploi. Le comble, c’est que plusieurs établissements (notamment le Centre Sheraton à Montréal) présentent cette politique comme un « Plan vert » afin de profiter de la conscience environnementale de leur clientèle pour réduire leurs coûts d’opération et maximiser leurs profits.

En octobre 2011, les représentantes et les représentants des 35 syndicats s’étaient rencontrés afin de jeter les bases d’une plateforme de revendications communes devant être déposées aux différentes tables de négociation. Rapidement, la protection des emplois s’est imposée comme l’enjeu prioritaire pour les négociations à venir.

La solidarité et la détermination des 5 500   travailleuses et travailleurs prenant part à cette négociation sont venues à bout de   l’entêtement des employeurs. Au cours des dernières années, les syndicats de l’hôtellerie avaient constaté que les employeurs multipliaient les stratégies afin de couper les heures de travail des salarié-es. Lorsqu’un employé à temps plein prenait sa retraite, on le remplaçait par un salarié… à temps partiel ou occasionnel. Aussi, les cadres contournaient de plus en plus les clauses des conventions collectives pour faire le travail normalement réservé aux syndiqué-es. Mais la réelle menace aux emplois résidait dans les divers programmes mis en place par les employeurs pour réduire le travail des préposé-es aux chambres. Une tendance constatée aux États-Unis qui s’installe tranquil-

UNE RÉSISTANCE FAROUCHE Bien entendu, les employeurs n’entendaient pas concéder si facilement le contrôle de leur entreprise. Les messages étaient clairs aux différentes tables de négociation : pas question de donner au syndicat un droit de veto sur les programmes mis en place par les employeurs. Surtout si ceux-ci viennent réduire leurs marges de profit !

À l’intransigeance patronale aux tables de négociation s’est ajouté un mépris rarement vu dans le secteur. La direction du Hyatt Regency a ouvert le bal, jetant à la rue ses 300 salarié-es. Le Hyatt fut rapidement imité par d’autres hôtels à Montréal, soit le Holiday Inn Select Sinomonde, l’Hôtel Martime et l’Hôtel Espresso qui ont mis leurs salariés lock-out. À plusieurs reprises, les enquêteurs de la Commission des relations du travail ont constaté l’utilisation de nombreux scabs dans ces hôtels. Au moment d’écrire ces lignes, le conflit de travail au Maritime et à l’Espresso persiste encore. Notons également que les salariés de l’Hôtel des Seigneurs de St-Hyacinthe sont en grève afin d’obtenir une entente satisfaisante à la hauteur de celle de leurs collègues des autres hôtels.

À l’intransigeance patronale aux tables de négociation s’est ajouté un mépris rarement vu dans le secteur. 6


Les syndicats de l’hôtellerie ont obtenu   presque intégralement les demandes   contenues dans leur dépôt initial ! DES GAINS SUR TOUTE LA LIGNE Malgré des ententes de principe intervenues au mois d’août dernier au Château-Cartier à Gatineau, puis à l’Hôtel Quality de Sherbrooke, aucun hôtelier de la région montréalaise ou de celle de la CapitaleNationale ne semblait prendre au sérieux les règlements obtenus. Il a fallu attendre au 4 septembre pour obtenir un premier règlement à Montréal : la direction du Marriott Château Champlain fléchissait enfin, octroyant aux travailleuses et aux travailleurs de cet hôtel les conditions de travail demandées. Par la suite, l’effet boule de neige recherché s’est encore une fois matérialisé,  de nouveaux règlements tombaient au Delta Centre-ville et à l’Hôtel Du Fort. À Québec, le syndicat de l’Hôtel Hilton parvenait à un premier règlement pour cette région. Au moment de mettre sous presse, 23 syndicats avaient obtenu une entente de principe. Une part non négligeable des 12 autres syndicats, faisant partie de la deuxième vague, devraient amorcer leurs négociations sous peu. L’ensemble de ces règlements correspond au même schéma. Les nouvelles conventions collectives, qui viendront à échéance à l’été 2016, comportent les mêmes améliora-

tions de conditions de travail. Des augmentations salariales de 3 % par année seront accordées au cours de cette période. Les employeurs hausseront également leur contribution au régime de retraite de 2 % du salaire gagné. Des gains importants ont aussi été obtenus pour l’ensemble des demandes communes quant à la protection des emplois. Les clauses visant à restreindre le travail des cadres ont ainsi été renforcées. De plus, les programmes de service réduit d’entretien ménager des chambres ne pourront avoir pour effet de diminuer le nombre d’heures travaillées par les salarié-es. Enfin, les employeurs auront dorénavant l’obligation d’afficher les postes laissés vacants, et ce, selon leurs statuts.

Ces remarquables avancées n'auraient pu être possibles sans la contribution de nombreuses militantes, de nombreux militants et de salarié-es de la CSN.

Au sujet des trois demandes sur la protection des emplois, il est tentant d’affirmer que les syndicats de l’hôtellerie ont obtenu presque intégralement… les demandes contenues dans leur dépôt initial !

Fédération du commerce que celles des différents services de la confédération (mobilisation, juridique, communications, syndicalisation, recherche) ont travaillé d’arrachepied, soirs et week-ends, pour faire de cette 8e ronde de négociation coordonnée un véritable succès. Les 5 500 membres du secteur furent au rendez-vous, appuyant leurs comités de négociation avec toute la créativité et la combativité dont ils savent faire preuve lorsque leur

Ces remarquables avancées n'auraient pu être possibles sans la contribution de nombreuses militantes, de nombreux militants et de salarié-es de la CSN. Tant les personnes conseillères syndicales de la

mobilisation devient nécessaire pour faire entendre raison aux hôteliers. Néanmoins, la bataille n’est pas terminée pour plusieurs syndicats, en particulier pour ceux de l'Hôtel Maritime et de l'Hôtel des Seigneurs, toujours en grève. Nous espérons que l’ensemble des syndicats de la Fédération du commerce sera au rendez-vous, au cours des prochaines semaines, afin de leur apporter tout le soutien et la solidarité dont nous sommes capables.

Des augmentations salariales de 3 % par année seront accordées et les employeurs hausseront également leur contribution au régime de retraite de 2 % du salaire gagné.

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PROJETS PILOTES D’ASSURANCE DENTAIRE

FORMATIONS

UNE INITIATIVE RÉUSSIE ! Lorsqu’ils ont quitté les TUAC pour se joindre à la CSN, les travailleuses et les travailleurs du Marché Métro de Donnacona ont contacté plusieurs compagnies afin de poursuivre le programme d’assurance dentaire qu’ils avaient avec les TUAC. L’employeur cotisait alors 0,14 $ l’heure travaillée, mais aucune compagnie

DES COUVERTURES AVANTAGEUSES

par la fédération, en collaboration avec la firme Azur qui agit à titre de gestionnaire du programme. Par la suite, les syndicats du Métro de Cabano et de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis ont adhéré au programme. « Nos membres sont très satisfaits du régime, affirme Guylaine Tessier. Les délais de

Une proposition a été adoptée lors du 49e Congrès afin de rendre accessible ce programme d’assurance dentaire à l’ensemble des syndicats de la fédération. Tous les salarié-es, à temps plein ou à temps partiel, peuvent être couverts par ce régime de soins dentaires. La condition d’admissibilité est d’avoir travaillé 1 000 heures avant d’adhérer au programme. La protection familiale (pour les personnes à charge) n’est cependant offerte qu’aux salariés à temps plein. Le coût est de 0,18 $ par heure travaillée. Pour une personne travaillant à temps plein, le coût annuel est d’environ 350 $. Les remboursements peuvent atteindre un maximum de 1 000 $ par année. Les personnes demeurent assurées pendant les congés parentaux (selon les dispositions de la loi), les congés maladie (max. 6 mois), les mises à pied et les congés sans solde (max. 3 mois) et les conflits de travail(60 jours). Pour plus d’informations, veuillez contacter le trésorier de la fédération, Michel Valiquette au 514 598-2194.

« Pour moi, disons que ça allège beaucoup ma charge syndicale, je n’ai plus à m’occuper de toute cette trésorerie et pour notre syndicat, c’est un stress de moins. » n’a voulu les assurer. « Nous avons alors décidé de créer notre propre régime d’assurance dentaire autogéré, explique Guylaine Tessier, présidente du syndicat. Il n’était pas question de perdre la cotisation de l’employeur. Il a donc continué à contribuer en versant directement au syndicat les sommes dédiées à l’assurance dentaire de nos membres. Quand ceux-ci avaient un rendez-vous chez le dentiste, ils m’apportaient leur reçu, et je les remboursais à même le compte syndical dédié à l’assurance dentaire. » Un peu inspiré par ce projet d’assurance autogéré, le comité exécutif de la Fédération du commerce a proposé, lors du dernier congrès, de mettre en place des projets pilotes pour vérifier la faisabilité de dupliquer l’expérience de Donnacona à l’échelle de la fédération. C’est donc depuis janvier 2010 que le régime d’assurance dentaire des salarié-es du Métro de Donnacona est géré

remboursement sont raisonnables, et le personnel d’Azur est disponible pour répondre à nos questions. Pour moi, disons que ça allège beaucoup ma charge syndicale, je n’ai plus à m’occuper de toute cette trésorerie et pour notre syndicat, c’est un stress de moins : on sait qu’on a les reins beaucoup plus solides pour assumer une éventuelle augmentation des réclamations que si l’on était encore seuls à gérer notre régime. »

Franchise : Aucune Examens : 1 par 9 mois Soins préventifs : 100 % Soins de base : 80 % Traitement de canal : 80 % Soins majeurs : 50 %* *Cette couverture peut aller jusqu’à 60, 70, 80 ou 90 %.

Bulletin d’information électronique.

Simple, convivial et gratuit ! Entièrement sur internet : vous n’avez qu’à créer une liste d’envoi, intégrer vos textes et images et envoyer votre infolettre ! Télécharger le mode d’emploi, un soutien technique sera aussi offert par la FC. http ://bit.ly/manuel-infolettre

9, 10 et 11 janvier 2013 — Gatineau 6, 7 et 8 février 2013 — Saint-Jérôme 20, 21 et 22 février 2013 — Montréal et Baie-Comeau 13, 14 et 15 mars 2013 — Chicoutimi et Brossard

ACTION SYNDICALE EN PRÉVENTION (ASP) 16, 17 et 18 avril 2013 — Montréal et Chicoutimi

NÉGOCIATION 23, 24 et 25 janvier 2013 — Montréal 20, 21 et 22 mars 2013 — Québec 25, 26 et 27 mars 2013 — Québec

VIOLENCE ET HARCÈLEMENT AU TRAVAIL 31 janvier et 1er février 2013 — Québec 6 et 7 février 2013 — Chicoutimi 25 et 26 avril 2013 — Montréal

11 et 12 mars 2013 — Québec

Depuis la dernière parution de l’Info Commerce en décembre 2011, la fédération a accueilli plus de 12 syndicats, soit une section pour 718 membres. Nous tenons à souligner le courage de ces travailleuses et travailleurs qui ont décidé de joindre les rangs de la Fédération du commerce, et ce, malgré les embûches que peut susciter la création d’un syndicat CSN.

· STT DE MAXI ROUYN-NORANDA – CSN · STT LIBRAIRIE CLÉMENT MORIN – CSN · STT DE DISTAGRO BOUCHERVILLE – CSN · STT DE GLUTINO – CSN · SE CAISSE POPULAIRE DE LANAUDIÈRE – CSN · SECTION CAISSE DESJARDINS DE KILDARE · STT DE RONA L’ENTREPÔT ANJOU – CSN · SE DE MARTIN BROWER – CSN · S DU RAFFINAGE DE SUCRE LANTIC – CSN · STT DU DÉPARTEMENT QUALITÉ DE SUCRE LANTIC – CSN · STT DE LA RÔTISSERIE EXPRESS ST-HUBERT BOISBRIAND – CSN · STT DES COUCHE-TARD DES LAURENTIDES – CSN (SECTION BOISBRIAND) · STT DES COUCHE-TARD DU COEUR DU QUÉBEC – CSN (SECTION VICTORIAVILLE)

AGENT-ES DE GRIEFS

ASSURANCES COLLECTIVES

NOUVEAUX SYNDICATS Dynamisez la vie syndicale  en informant vos membres  par un système de :

À L’AGENDA

8 et 9 avril 2013 — Québec

40 membres 35 membres 80 membres 90 membres 40 membres 250 membres 100 membres 13 membres 15 membres 35 membres 12 membres 8 membres

EFFICACES est publié par la Fédération du commerce (CSN). Tirage : 2 500 Comité de rédaction : Serge Fournier Annie Daneau, Carole Julien Collaborateurs : David Bergeron-Cyr,  Diane David, Michel Valiquette et toutes les militantes, tous les militants et salarié-es qui ont fourni l'information de base. Photographies : Information CSN Graphisme : renzodesign.com/csn Fédération du commerce (CSN), 1601, avenue de Lorimier Montréal (Québec) H2K 4M5

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