Issuu on Google+

"Il est préférable d'allumer une bougie que de maudire l'obscurité"

Proverbe d'Asie

Bimensuel

Réc. N°023/RDOP/F35/SAAJP

Directeur de la publication : Kamdem Souop

La vitrine des municipalités

Année 3 - N°019 Du 11 au 24 mars 2013 - Tél: (237) 33 10 61 11 - Mél: villesetcommunes@gmail.com - Web: www.villesetcommunes.info

Prix : 500 Fcfa

Gouvernance

Mototaxis

Les acteurs réunis à Yaoundé

Les benskineurs répondent à

Paul Biya Lire notre dossier Pp.3-5

Sénatoriales

Elections le 14 avril 2013 Dans un décret signé le 27 février 2013, Paul Biya convoque le collège électoral pour désigner 70 des 100 membres de la chambre haute du parlement. Il prend ainsi à contrepied l’opposition camerounaise qui souhaitait que cette consultation se fasse après le renouvellement des conseils municipaux.

Enfance Un guide pour les élus locaux Avec l’appui de l’Unicef, le gouvernement travaille à l’élaboration d’un guide d’intégration des droits de l’enfant dans les Plans communaux de dévéloppement.

Coopération décentralisée 40 idées des maires français Un rapport d’André Laignel, ancien ministre, maire d’Issoudun et Premier Vice-président délégué de l’Association des maires de France, présenté le 23 janvier 2013 et publié en février dernier, met en lumière les nouvelles approches et ambitions de l’action extérieure des collectivités locales hexagonales.

P.9

Lire P. 11

Cette publication est réalisée avec le concours de FORMATION - ACCOMPAGNEMENT - CONSEIL AUX COMMUNES Décentralisation - Gouvernance locale - Budgétisation - Transparence - ICT 4 Open Budget Tél: 00237 99 99 70 93

Lire notre supplément

P.10

Dans son discours à la jeunesse camerounaise le 10 février 2013, le Chef de l’Etat a reconnu l’apport incontournable des mototaxis dans la gestion de nos cités et instruit le gouvernement de prendre des mesures spécifiques à ces acteurs du transport urbain «new look». Des centaines d’entre eux ont réagi en organisant une manifestation à l’esplanade du Palais de l’Unité à Yaoundé le 01 mars. Plongée dans l’histoire et le vécu de ce phénomène de société.

Siège: 1er étage Immeuble Face Camtel Biyem-Assi -Yaoundé

Un colloque sur la promotion de la participation citoyenne par le biais de la redevabilité est organisé du 12 au 14 mars 2013, à l’initiative de Zenü Network et Villes & Communes.

Mél: afroleadership@live.fr


2

Rendez-nous des comptes!

EN BREF LIMBE

Le yard livré en mai

Par Kamdem Souop

L

es travaux du quai polyvalent qui ont débuté en 2005 après le bouclage de son financement en 2003 seront finalement livrés en mai 2013. C’est l’information qui ressort de la visite effectuée à Limbé le 06 mars 2013 par Robert Nkili, le ministre des Transports. Pendant son séjour dans le Sud-Ouest du pays, M. Nkili, accompagné des principaux responsables du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) qui pilote le projet évalué à 140 milliards Fcfa, a pu constater que les ouvriers de la société BAM International, qui réalise le marché, sont à pied d’oeuvre. Prévus pour s’échever en 2008, les travaux du Yard pétrolier de Limbé avaient été interrompus en 2011, autre date butoir, du fait de la suspension des décaissements des financements par certains bailleurs de fonds, notamment la Banque africaine de développement. A ce jour, l’exécution physique du 2e plus grand projet du Cameroun après le pipeline est de l’ordre de 54%, tandis que le taux d’exécution financière est de 41%. Par exemple, le brise-lame, long de 400 m est livré depuis mai 2007.

AGROALIMENTAIRE

Un salon en avril

L

a seconde édition du Salon international de l'agroalimentaire de Yaoundé (Sialy) se tiendra du 2 au 8 avril 2013. L’événement organisé par le ministère des Mines, de l'industrie et du développement technologique prévoit cette année, une foireexposition réservée aux industries agroalimentaires, ainsi qu'aux Pme exerçant dans ce secteur d'activité, des forums d'échanges entre opérateurs économiques, partenaires et autorités publiques, des rencontres B to B, des animations culturelles et une excursion touristique.

DOUALA

Les artisans recycleurs valorisés

F

éditorial

N° 019 - DU 11 AU 24 MARS 2013

ritz Ntone Ntone a effectué une descente auprès des artisans le 07 mars 2013. Il était accompagné des partenaires du projet Isdera, «Innovative service in difficult environnement for recycler artisan» lancé le 23 décembre 2009 avec le financement de la direction générale Europeaid de la Commission Européenne. Ce projet vise la promotion des artisans impliqués dans la récupération et le recyclage des déchets toxiques de la capitale économique. Les artisans de neuf secteurs d’activités ont accueilli le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala et ses accompagnateurs: les vendeurs et fabricants de barbecue et de l’eau embouteillée (quartier Koumassi), les fabricants de marmites et cocottes (quartier Makea), les adaptateurs des pneus (quartier Yabassi), les recycleurs électroménager (carrefour trois morts), le dépôt des bicyclettes (Bépanda Omnisports), les fabricants des parasols (Bépanda), les fabricants des râpes artisanales et de sacs plastiques (cité Cicam). Pour M. Ntone, la ville n’avait pas pensé à la récupération et au recyclage des déchets dans son plan d’urbanisation. «Il faut donc mener une réflexion dès maintenant afin de trouver des solutions de recasement pour ces jeunes qui occupent les trottoirs. Il faut penser protection environnement et propreté de la ville», a-t-il relevé. Isdera soutient les acteurs non étatiques et les collectivités locales pour le développement. La Communauté urbaine de Douala travaille avec l’Université Foscari de Venise (Italie), la commune d’arrondissement de Maroua 1, la ville de Koudougou au Burkina Faso et l’association française Aprels.

Aujourd’hui, elles sont à l’abandon ou reconverties.

e texte a l’avantage de correspondre à la période préparatoire d’un colloque co-organisé par votre journal et un réseau d’organisations de la société civile basé à Bafoussam et dénommé Zenü Network.

C

Le thème du colloque porte sur : « Le développement économique et local dans un contexte de décentralisation: promouvoir la participation par la redevabilité». En organisant cet événement et qui plus est, à quelques mois du renouvellement des conseils municipaux, les organisateurs, avec l’appui de l’Union européenne et du Programme national de développement participatif, ont souhaité lancer le débat sur les effets induits que pourrait avoir la redevabilité sur le développement économique et local dans le contexte de décentralisation en cours au Cameroun. Consacrée comme le principal artisan du développement local, la commune a vu ses reponsabilités accrues non seulement dans la délivrance des biens et services publics à l’échelle locale, mais aussi et surtout dans l’obligation de rendre compte de son action et des moyens mis à sa disposition à cet effet. Parler de développement économique local, c’est rappeler la nécessaire existence d’espaces de dialogue et de partenariat public-privé. Ce qui met au goût du jour l’importance d’un acteur négligé du développement économique local, le secteur privé. Mais cela remet aussi une couche de responsabilité sur l’obligation faite aux collectivités de donner l’information, la bonne information sur la santé économique de la commune. Insister sur la bonne information n’est pas fortuit, quand on songe à ce que son absence, sa rétention ou sa déformation peut avoir comme fâcheuses conséquences sur la vie des citoyens. L’on se souvient encore de la faillite la commune américaine de Rhode Island dans l’Etat du même nom en août 2011. Dans un reportage effectué par Lorraine Millot à Central Falls, petite ville de 19 000 habitants située au nord de la capitale de l’Etat, Providence - qui porte mal son nom - « les routes ne sont pas complètement

© V&C pourries, mais craquelées, bosselées et sales. Les maisons, de trois étages le plus souvent, pour superposer trois familles, ont oublié d’être entretenues. Beaucoup ont été saisies, les fenêtres sont murées de planches, et les ronces reprennent le contrôle des jardins. Beaucoup d’habitants sont aussi en faillite», décrit la reporter. Une intervention de justesse du pouvoir fédéral a évité à la municipalité d’être à la merci des créanciers. Une situation qui pourrait aller se répétant dans d’autres collectivités, selon certains analystes. Le juge Robert Flanders, adepte de mesures radicales a été chargé de rééquilibrer les finances de la ville qui cette année-là, «Sur un budget de moins de 17 millions de dollars [8,5 milliards de Fcfa, ndlr] avait un déficit de 5,6 millions [2,8 milliards de Fcfa, ndlr]. Avec aussi 80 millions [40 milliards de Fcfa, ndlr] d’engagements qui n’ont pas été provisionnés pour payer les retraites». Les travailleurs gagnent moins que les bénéficiaires de l’aide sociale. Les retraités doivent se contenter de la moitié de leur pension. Les effectifs de la police ont été réduits de moitié, devant l’absence d’accord entre le maire et le syndicat de police peu enclin à réduire de 40% la rémunération d’un policier qui coûte en moyenne 273 000 dollars [136,5 millions de Fcfa] par an. Au XVIIIe siècle, la rivière locale avait attiré l’un des premiers fabricants américains de chocolat, qui avait donné ce surnom de «Chocolateville». Des dizaines de fabriques textiles avaient suivi.

Si la récession de 2008 a «exacerbé» les problèmes à Central Falls, pour Robert Flanders, «le problème central est que la ville a conclu avec ses employés des contrats qu’elle ne peut plus se permettre, expose-t-il. D’autant moins que les fonds prévus n’ont pas été alloués comme ils le devaient.» Le maire, démocrate comme il est de tradition à Central Falls, est le sujet de plusieurs enquêtes pour corruption. Il reste en fonction, mais dépossédé de tous ses pouvoirs. A la demande d’interview de Lorraine Millot, le frère du maire répondait alors «Je ne sais pas ce qu’il fait, peut-être est-il en train de jouer au golf» avant de promettre de transmettre la demande d’interview. D’accord, les modèles d’administration municipale camerounais et américain sont aussi proches que l’Amérique et l’Afrique. L’essentiel est là: la santé financière des communes est une préoccupation pour les décideurs locaux et les administrés. Le mois de mars est appelé à s’achever par le dépôt des comptes administratifs et de gestion des collectivités locales camerounaises. Ce serait le moindre effort attendu des maires et délégués du gouvernement. Pourtant, les mots du Directeur général du Trésor, de la Coopération financière et monétaire, Sylverster Moh, lors du lancement des séminaires d’explication de l’instruction conjointe du 10 janvier 2012, résonnent encore de leur pertinence. «Avec un taux moyen de 20%, la production des comptes de gestion est le ventre mou de la comptabilité publique en général et des recettes municipales en particulier», faisait-il savoir. Et quand on sait que ces documents demandent à être complétés par des commentaires pour que l’action de l’exécutif municipal et la gestion des moyens financiers dont il a disposé, l’on comprend encore mieux la nécessité d’avoir un carnet de santé lisible. Bonne lecture et que les acteurs de la décentralisation qui manipulent les deniers publics ou agissent au nom des citoyens nous rendent des comptes.

réserves forestières aux Ctd, ouvrant ainsi la voie à des conventions les liant au Minfof pour la gestion soutenue et durable de certaines de ces réserves et plantations forestières. Le cahier de charges des Ctd stipule, entre autres, que les communes élaborent les plans

Les forêts communales en atelier

U

n atelier de concertation réunissant le ministère des Forêts et de la faune (Minfof), le Centre technique de la forêt communale (Ctfc) et les collectivités territoriales décentralisées (Ctd) a été organisé les 06 et 07 mars

2013 à Yaoundé sur le thème «Quel aménagement pour les réserves dont la gestion a été transférée aux Communes ?» L’État a transféré la promotion des activités de reboisement dans les périmètres urbains et les

Directeur de publication / Rédacteur en chef Kamdem Souop (77 71 68 86)

Martial Nepoue, Pierre Nka Consultants Charlie Martial Ngounou (Finances locales - Gouvernance)

Publié avec le soutien de

Rédaction Marcelin Angounou, Madeleine Assen, Honorine Ngangue,

d’aménagement des réserves dont la gestion est transférée. Entre autres résolutions, la commune bénéficiaire du droit de gérer une réserve forestière s’engagera «à maintenir ou à reconstituer l’état boisé» sur plus des trois quarts de la réserve transférée. Commercial 98 21 56 06 Imprimerie Jv-Graf - Yaoundé

Emeran Atangana Eteme (Décentralisation)

Conseil en communication Creativa

Distribution Messapresse


dossier

3

N° 019 - DU 11 AU 24 MARS 2013

Mototaxis: la reconnaissance du gouvernement

Les benskineurs s’invitent dans l’agenda présidentiel

Les mototaxis du carrefour Beac à Bafoussam © V&C

Paul Biya © V&C

A la faveur du discours présidentiel à la jeunesse le 10 février 2013 et d’une manifestation organisée le 01 mars à l’esplanade d’Etoudi, notre rédaction a choisi de vous proposer un dossier sur les mototaxis, acteurs devenus incontourbales dans la vie des cités camerounaises. Dossier réalisé par Kamdem Souop et Pierre Nka chaque fête de la Jeunesse, le Président de la République du Cameroun identifie une catégorie de la jeunesse à qui il adresse un message particulier. A côté de la jeunesse « encadrée » qui poursuit les études ; des ensei-

A

gnants qui attendent un traitement particulier, une activité retient l’attention des Camerounais. Lors de la célébration de la 47ème fête nationale de la jeunesse au Cameroun, Paul Biya a porté un regard sur « le cas des conducteurs de mototaxis». « Je sais que cette profession n’a pas toujours bonne réputation en raison de quelques « brebis galeuses » qui s’y sont introduites. Mais la majorité de ces jeunes cherchent tout simplement à gagner leur vie », déclare le Chef de l’Etat. Et de poursuivre : « n’est-on pas heureux de la possibilité offerte d’atteindre rapidement et à moindre coût des destinations difficiles d’accès ? ». Ce n’est pas la seule raison de l’omniprésence de ces engins sur les villes et campagnes du pays. L’activité prospère aussi

au Cameroun à cause d’un niveau de chômage élevé. Selon les estimations du ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle qui remontent à février 2012, au Cameroun, « sur les 9 millions d’actifs seuls 10% sont en emploi formel ». Pour inverser la tendance, une réforme est annoncée dans le secteur des mototaxis. Pour le gouvernement, « il conviendrait sans aucun doute d’organiser la profession et de prévoir à leur intention des stages de formation concernant à la fois le code de la route, notamment le port du casque, et la technique des véhicules à deux roues ». Et c’est toujours aux administrations publiques qu’il revient de définir les contours de ces réformes. Le ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique, en relation avec celui de

l’Emploi et de la formation professionnelle « parait indiqué pour organiser ce genre de stage, soit à travers les organismes existants pour la promotion socio-économique des jeunes, soit par la création de nouvelles structures. D’ores et déjà, je demande à ces départements ministériels de me faire des propositions allant dans ce sens » peut-on lire dans le discours à la jeunesse du 10 févier 2013. Des signes d’une nouvelle vie pour ces jeunes qui selon Paul Biya « par la force des choses, se sont trouvés marginalisés ». Le souhait étant que ces jeunes « sachent que j’apprécie le courage qu’ils ont eu en acceptant des tâches pénibles, pour faire vivre leurs familles ». Et de conclure que « l’on devrait leur reconnaître un rôle social dont l’utilité est incontestable ».

Benskin: A la naissance du phénomène Ils sont peu nombreux ceux qui se souviennent de l’origine du mot avec lequel on désigne l’activité de transport urbain par moto. Bref retour sur l’histoire. Par K.S. u milieu de la décennie 1980, un opérateur économique originaire du département des Bamboutos dans la région de l’OuestCameroun, décide d’explorer de nouveaux horizons. A la base, il importe des motos d’occasion du Japon, notamment des Suzuki. Cela lui donne déjà un avantage considérable sur les concessionnaires qui proposent des motos japonaises au prix moyen de 1,5 million de Fcfa. Il ne le sait pas encore, mais quand Jean Rostin Tchinda - qui a décliné notre invitation à compléter les informations collectées - autorise son neveu, Célestin Tagou, à mettre en locationvente des motos aux jeunes désoeuvrés Mbouda de Bepanda dans la deuxième moitié des années 1980, il vient de lancer le

A

p h é n o m è n e «Benskin». Beaucoup en ont sans doute perdu le souvenir, mais le mot «benskin» qui sera popularisé avec la chanson à succès d’André Marie Tala sortie en 1993 et surtout le groupe Kouchouam Mbada créé au milieu des années 1990, avait été donnée aux premières motos utilisées pour le transport urbain. Il s’agit des Suzuki FR 50 (photo ci-contre) qui, de manière 1. assez curieuse, avaient donné aux habitants de Douala l’impression d’une personne courbée - aux sales besognes? Puis vient l’époque des Suzuki FR75, toujours des motos qui vivent une deuxième jeunesse en Afrique après avoir fait le bonheur de la société nippone. Mais c’est incontestablement avec la Suzuki K50 que l’activité de conducteurs de mototaxi va

2.

3. © V&C connaître un essor singulier. Surnommé «chien noir», ce modèle fera longtemps le bonheur des «benskineurs» et des populations de la capitale économique avant la déferlante des Kymco, Timo, Lifang, Boxer et surtout Sanili et Nanfang. Le temps sans doute pour les importateurs de constater qu’il est possible de «brander» les motos qu’ils font venir au

Cameroun du nom qui leur convient le mieux. L’on est définitvement loin des Yamaha, Kawasaki et Suzuki. Mais entre temps les principales villes des 10 régions du pays ont vu fleurir des conducteurs prêts à vous emmener même où peu de voitures tout terrain s’aventu- 4. reraient. Et ce, à des prix défiant 1. Suzuki FR50 toute concurrence.

2. Suzuki FR75 3. Suzuki K50 dit «chien noir» 4. Nanfang


4

N° 019 - DU 11 AU 24 MARS 2013

EN BREF

dossier

Mototaxis: la reconnaissance du gouvernement

Jinan Qingqi Motorcycles L’usine à benskins de l’Etat

Plus de 50.000 motos à Douala Plusieurs formules sont utilisées pour l’obtention d’une moto, signe d’une autonomie financière. Par Pierre Nka

e plus gros pourvoyeur de mototaxis au Cameroun est une entreprise chinoise du nom de Jinan Qingqi Motorcycles Co, Ltd (Jnqq). Créée en 1956 et située dans la province de Shandong, c’est dans son usine que fut fabriquée la première moto à usage civil. Une coopération technique a été établie en 1985 entre cette entreprise dont le quartier général est situé dans la ville de Jinan et l’entreprise japonaise Suzuki. Ce qui a permis à Jnqq de fabriquer le tout premier scooter en territoire chinois. Les «Joint venture» signées avec Suzuki en 1996 et Peugeot en 2006 ont permis à l’entreprise d’avoir deux systèmes de productions européen et asiatique pouvant atteindre 800 000 motos et un million de moteurs (de 50 à 700 cc) par jour. En 2006, China South Industries Group Corporation (Csg) est devenu le premier actionnaire de Jinan Qingqi. Pour rappel, Csg est l’une des principales entreprises publiques gérées par le gouvernement central chinois, avec un portefeuille de plus de 40 entreprises industrielles de la deuxième puissance économique du monde. Devenu numéro un mondial de fabrication de motos, Jinan Qingqi possède plus de 10 millions d’unités commerciales. Très portée sur la recherche et développement, Jinan commercialise, outre les motos, les scooters et les pièces détachées, des groupes électrigènes, et a développé des partenariats avec l’Allemagne, le Japon, l’Italie, la France, le Brésil et Taiwan qui lui ont facilité une différenciation dans l’offre qui lui a fait conquérir le monde.

L

ncontournable. C’est le mot qui est sur toutes les lèvres dans la capitale économique du Cameroun, lorsqu’on parle de l’activité des mototaxis. Jeunes, adultes et même plus, ils occupent les différents carrefours de la ville. En 2003, la ville de Douala comptait près 22 000 engins selon les sources municipales. En 2007, le recensement indiquait près de 45 000 conducteurs. A Ndokotti, par exemple le vrombissement des moteurs s’assimile à une ruche d’abeille. Qu’importe l’heure. Mais les heures de pointe de ce carrefour bruyant se situe entre 7 heures et 10 heures, car il faut assurer le transport des élèves et des travailleurs, indique Alphonse, familier du point depuis cinq ans. Difficile dans ce contexte de recueillir une information à ce moment où l’on doit répondre aux attentes des clients généralement deux sur une même moto. Toutes les tentatives seront vaines. Même dans la soirée rien n’est possible dans cette ville où tout le monde semble pressé. C’est après dix heures du soir que l’échange a lieu avec ces benskineurs comme on les appelle dans les rues du pays. Le lieu est cette fois différent : le rond point Deido, jonction entre le centre ville et les zones périphériques. Là, Miriam qui exerce depuis quatre ans, affirme que « l’activité ne paye plus. Seule compte la chance mais on cherche les moyens de

I

Heure de pointe à Douala subsistance ». Ce mécanicien poursuit en indiquant qu’il est là pour un gagne pain quotidien en attendant acheter le matériel pour l’ouverture de son garage. Lui qui a de l’expérience dans le lancement des activités génératrices de revenus. Pour preuve « c’est par des économies personnelles pendant deux ans que j’ai pu avoir 340 000 FCFA pour acheter cette moto » déclare-t-il tout heureux. L’engin présente déjà les signes d’usure au niveau du tableau de bord qui a perdu une partie de sa vitre. Comme lui, d’autres chauffeurs affirment avoir obtenu leur moto après de longs mois d’économie. A côté de cette option, ou d’un prêt dans une tontine familiale, une autre méthode existe dans le milieu. La «condition vente» ou « travailler-payer » explique un autre chauffeur plus jeune. Abdou, est

dans la ville économique depuis huit mois. Avant cette date, il a exercé sous «condition vente» à Foumbot dans la région de l’Ouest du pays. Après une expérience dans un atelier de menuiserie il a préféré laisser le rabot et la scie pour le guidon suite à une offre d’un jeune homme d’affaires de sa localité. « Il m’a demandé de lui donner 600 000 FCFA après neuf mois et la moto me revenait, ce que j’ai accepté » soutient ce jeune âgé d’une vingtaine d’années. Le quota atteint, Abdou affirme avoir obtenu 400 000 Fcfa sept mois plus tard. Ce qui lui a permis d’acheter une moto neuve qu’il exploite depuis près de trois mois à Douala. « L’autre est garée. Je veux faire venir un cousin pour qu’il se débrouille aussi comme moi » lance-t-il.

“C’est moi qui ai eu l’idée de prêter des motos à des jeunes Mbouda” motos neuves Qingqi 50 ou 125 à moins de 400 000 Fcfa. Elles avaient le même moteur que les japonaises, mais étaient moins robustes.

Aujourd’hui Doyen de la Faculté des Sciences sociales et des Relations internationales de l’Université protestante d’Afrique centrale, Célestin Tagou se souvient de la naissance du phénomène des «benskin» à Douala il y a près de 30 ans. Comment est née l’idée de prêter des motos à des jeunes? Elle est née dans les années 1985 à 1990 à Douala. Il était difficile de convaincre les jeunes de s’acheter une moto pour faire du transport. 1«Tout Pour Moto», nous avons alors opté pour le prêt des motos à des jeunes Mbouda qui n’avaient pas d’occupation. Ils devaient travailler et rembourser l’argent petit à petit. Ces jeunes étaient à Camtel Bepanda. Avec le mauvais état des routes, ils transportaient les passagers de là pour les différents endroits de Bépanda. Avec les villes mortes aidant dans les années 1991-92, les seuls véhicules à circuler étaient des motos. Par ailleurs, quand ils avaient le droit d’arriver à Bonanjo, circuler à moto était plus rapide qu’aller en voiture, du fait des embouteillages. C’est comme cela que l’activité a gagné toute la ville de Douala, puis par la suite le reste du pays. Quelles étaient les conditions financières de cette offre? Les motos étaient vendues à 400 000 Fcfa. On ne payait pas les chauffeurs de moto. Ils devaient verser une recette de 2000 Fcfa par jour et le reste leur appartenait. Ils avaient cependant le devoir de mettre l’essence dans la moto. Aujourd’hui, ce n’est plus aussi rentable qu’avant. Et le vol des motos est apparu.

Célestin Tagou © V&C Les importateurs et les exploitants de mototaxi s’en sortaient très bien. Surtout si vous vous souvenez que les motos japonaises étaient vendues à plus d’un million et demi. Je dois dire qu’à l’époque, l’activité avait participé à réduire le chômage et la pauvreté, et à générer des revenus pour petits porteurs. Plusieurs diplômés d’université s’y étaient lancés. Certes, ce n’était pas l’idéal pour eux, mais cela les occupait et permettait de réduire la délinquance juvénile. A l’époque, nous avions initié un projet de régularisation du secteur. Mais cela n’avait pas intéressé le gouvernement. Heureusement qu’il y a un changement de discours dans ce sens. Cette masse critique longtemps négligée est aujourd’hui prise au sérieux. Et ce sérieux est aussi lié à la question chinoise et un enjeu géostratégique. La Chine est le premier pourvoyeur de motos, et faire des

affaires avec eux, c’est leur faciliter l’écoulement de leurs produits, d’où l’intérêt de faciliter la vie aux mototaxis. Que sont devenus les tout premiers chauffeurs de mototaxi? Plusieurs sont devenus des importateurs. L’un d’eux surnommé «Sauzee Moto» est toujours à Bepanda. Mais Jean Rostin Tchinda, le Pdg de «Tout Pour Moto» fut le tout premier. Son neveu, Rostin Wamba, Pdg de «Cocimecam» est aussi arrivé en force sur le marché dans les années 1997-98. Ils ont été pendant de longues années les poids lourds de l’importation des motos. M. Tchinda qu’on appelait à l’époque «Le Japonais de Mbouda» importait les Suzuki FR50 d’occasion, puis FR75 et K50. Ces motos coûtaient autour de 600 000 Fcfa. Quand la Chine est entrée dans le marché, ces motos se sont avérées chères. La Chine a bouté le Japon hors de ce marché avec les

Qu’est ce qui a convaincu les Chinois de travailler avec M. Jean Rostin Tchinda? Il avait travaillé avec les Japonais pendant une douzaine d’années. Il importait des motos d’occasion. La struture qui fabrique les Qingqi, Jinan Qingqi Motorcycles, est entrée en coopération technique avec Suzuki Japon. Si les deux géants avient réussi à coopérer en Asie, il n’y avait aucune raison que cela ne soit pas aussi le cas au niveau des revendeurs. L’activité grandissante a poussé les Chinois à effectuer plusieurs visites au Cameroun. Puis, il y a eu l’entrée sur le marché de Cocimecam qui a donné une autre dimension au secteur. Rostand Wamba, qui a étudié à l’Institut universitaire de technologie Fotso Victor de Bandjoun, a apporté des idées neuves. Il a notamment introduit sur le marché une idée originale qui était celle des franchises. A un moment donné, il a eu plus de 300 succursales au Cameroun, mais elles ne lui appartenaient pas. Il prêtait son nom aux revendeurs qui avaient l’obligation de vendre exclusivement ses produits. Quelle était l’usage des motos à l’échelle africaine dans les années 1980? C’est maintenant que les pays d’Afrique centrale se mettent aux motos. Mais l’Afrique de l’Ouest a une plus longue tradition. Peut-être est-ce dû au relief plus plat à l’Ouest qu’au Centre. Mais il y a aussi la perception sociale: ici depuis longtemps, avoir une moto était normale alors que chez nous, comme il faut rouler carrosse, celui qui a une moto rêve d’avoir une voiture. Propos recueillis par KS à Dakar


dossier

5

N° 019 - DU 11 AU 24 MARS 2013

EN BREF

Mototaxis: la reconnaissance du gouvernement

Faillite des politiques d’emploi En même temps qu’elle se positionne comme un palliatif créant des d’emplois précaires, l’activité génère des recettes pour les finances publiques locales. Par Pierre Nka Douala, 9 jeunes sur 10 n’ont pas de travail rémunéré selon les estimations de l’association 2A ESSEC qui regroupe les anciens diplômés de l’école de commerce de l’université d’Etat de la ville. A Bonabéri, une des zones industrielles du quatrième Une extraordinaire mobilisation © V&C arrondissement de la capitale économique la situation n’en est pas éloignée. transports, de l’université de Lyon, « en Les jeunes ont tenu a le faire savoir lors 2003, l’activité représentait environ 30 000 d’un forum sur l’émergence tenu durant la emplois de conducteurs, soit deux fois fête de la jeunesse. 35% de chômage. Le plus que l’ensemble des autres modes de phénomène serait plus grave s’il n’y avait transport public réunis (autobus, minibus, pas un développement d’autres activités taxis et transporteurs clandestins) ». De informelles dans cet espace géographique façon indirecte poursuit la même étude, qui abrite plusieurs gros légumes de l’éco- les mototaxis génèrent « un nombre nomie camerounaise : Cimenterie du important d’emplois indirects, pour l’esCameroun, Razel, une partie du port auto- sentiel dans le secteur non structuré de nome, Cometal, Perenco, et bientôt la l’économie : mécaniciens et petits réparacimenterie du groupe nigérian Dangote teurs, colleurs de roues, vendeurs de Cement, etc. Là bas, l’on compte 80% de pièces détachées et de lubrifiant… » sous-emploi, dont les mototaxis. En termes de recettes économiques, le Si cette activité est en progression en code général des impôts de 2012 place l’actermes de jeunes qui s’y consacrent, des tivité dans la catégorie A de l’impôt libéraemplois indirects apparaissent dans le toire. Le tarif est arrêté par les collectivités dépannage des engins. Selon une étude territoriales décentralisées, principaux menée sur la question par Maidadi bénéficiaires de cet impôt. Les transporSahabana, au Laboratoire d’économie des teurs doivent verser une somme pouvant

MOBILISATION

Curieuse motion de soutien

A

se située jusqu’à 20 000 Fcfa. A cela s’ajoute l’assurance entre 15 000 à 20 000 Fcfa par an, 10 200 Fcfa pour la carte grise pour les motos neuves ou qui changent d’acquéreur, 2000 Fcfa pour la vignette. Dans certaines agglomérations comme Douala, la Communauté urbaine prévoit des frais de stationnement trimestriel fixé entre 2 500 à 3 000 Fcfa. Dans les rues de la principale place économique du pays, des supputations alimentent les risques d’une augmentation de l’impôt libératoire. A la commune de Douala 1er par exemple un responsable qui nous renvoie au point d’enregistrement à la mairie de Deido, évoque la somme de 24 000 Fcfa. L’inquiétude est grande du côté des transporteurs qui voient d’un mauvais œil l’éventualité d’une augmentation de charges dans leur activité.

Une réglementation plus souple Une tolérance administrative consolide le statut de profession privilégiée dans le secteur des transports urbains. Ce qui charrie de nombreuses conséquences. Par P.N. es transporteurs s’en réjouissent. Les autorités administratives n’ont plus un regard profond dans le secteur des mototaxis. La situation dure depuis 2012, reconnaissent certains conducteurs. A titre illustratif, même après la tenue des assises régionales des différentes administrations publiques sous la présidence du gouverneur du Littoral, le 20 février dernier, aucune indication sur le retour des contrôles n’a été donnée. Ce qui laisse croire que la tolérance administrative va se poursuivre. La durée n’est pas connue du grand public. Chez les acteurs du secteur, l’heure est aux réjouissances. Comme ce conducteur rencontré à la lisière de la zone interdite située entre Akwa (La

L

Cathédrale Saint Pierre et Paul) et l’entrée du centre administratif à Bonanjo. Au moment où l’on s’achemine vers la fin premier trimestre 2013, il se dit surpris de l’absence de contrôle de l’impôt libératoire et autre pièces exigibles. Et pourtant dans la ville, les autres acteurs du transport interurbain doivent montrer patte blanche lors des contrôles. Et ce ne sont pas les défauts qui manquent sur les engins. L’absence de plaque d’immatriculation, de casque, de chasuble,… est visible. Pour ces cas, des mesures conservatoires sont contenues dans le décret n°2008/3447/PM du 31 décembre 2008 portant sur « les conditions et les modalités d’exploitation des motocycles à titre onéreux ». La conséquence sur le terrain est le développement de la corruption. Comme au niveau de l’arrêt bus situé en face de la boulangerie Meno au rond point Deido. Les agents de la police municipale extorquent de l’argent aux conducteurs indélicats. La pratique est simple, en cas de dépôt ou d’embarquement de client en dehors des zones de stationnement, d’un

air agressif, l’agent municipal retire la clé du contact de la moto. S’enchaine alors une longue négociation qui s’assimile au marchandage. Selon la législation, une amende s’applique à cette infraction au niveau de la fourrière municipale. Mais le conducteur déboursera une somme qui oscille entre 3000 et 5000 Fcfa selon les humeurs des agents. Les zones de prédilection de cette pratique ont lieu à proximité des débits de boisson. Une situation qui prend de l’ampleur et conforte le postulat d’un phénomène incontrôlable. Ce d’autant plus que la genèse de cette activité se situe dans un contexte insurrectionnel dans les années 1990. Année du phénomène de « villes mortes », de revendication politique notamment, la pluralité des partis politiques. Aujourd’hui, le niveau de chômage s’avère élevé et la jeunesse comprise entre 5 et 15 ans représente 25% de la population, celle de 15 à 35 ans le tiers de la population. Soit un total de plus de la moitié de la population.

Survivre à tous les risques L’évolution des importations, l’appât du gain, la méconnaissance du code de la route, l’absence de système de sécurité sociale, l’état des routes constituent le lit des dangers de l’exercice de cette activité. Par P.N est après de longues expériences dans le milieu qu’il tire la sonnette d’alarme. Samuel est aujourd’hui chauffeur d’un particulier à Douala, il exerce l’activité le week-end. Il aura exercé dans

C’

le milieu à plein temps depuis 1995. « Le métier de mototaxi n’est pas fait pour les jeunes » tient-il à relever d’emblée. Et sur le discours du 10 février 2013, Samuel est clair : « le président a bien parlé. Mais, il faut créer des opportunités pour les jeunes ». D’un ton grave face aux jeunes chauffeurs du carrefour qui débouche à l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec), il affirme: « l’âge minimum pour conduire la moto doit être de 20 ans au lieu de laisser les enfants de 15 ans investir le milieu. C’est la jeunesse des chauffeurs qui cause les

a présidence de la République fait remarquer qu’ils étaient «près de 5000 conducteurs de moto-taxis, issus des 10 Régions du Cameroun [et] venus le 1er mars 2013, en fin de matinée, dire merci au Chef de l’Etat, S.E.M Paul BIYA qui a annoncé lors du dernier message à la Jeunesse, un train de mesures devant donner des lettres de noblesse à leur profession». La démarche est curieuse quand on songe que trois semaines séparent le discours prononcé de la manifestation organisée. Par ailleurs, sachant que le lieu de la manifestation qu’on présente comme spontanée est depuis des décennies interdit à tout regroupement, on peut penser que la présidence n’est pas innocente dans cette manifestation. Le clou de l’événement aurait sans doute été que le Chef de l’Etat en personne vienne s’entretenir quelques minutes avec ces fils du pays sur qui il a posé un regard paternel il y a quelques semaines. Il ne fait pas grand doute au fait qu’une main haut placée soit derrière la mobilisation qu’on a présentée comme regroupant des mototaxis des 10 régions du pays qui auraient trouvé le moyen de délaisser leur activité si peu rentable pour un si long déplacement de remerciement qui survient alors que l’impôt auquel sont asujettis ces entrepreneurs urbains d’un type nouveau a doublé dans certaines communes. On suppute derrière ce regain d’intérêt pour les mototaxis, l’envie du gouvernement de plaire à un partenaire vers qui Paul Biya semble s’être un peu plus tourné depuis son voyage qui a précédé l’élection présidentielle d’octobre 2011. Et quand on sait que le gouvernement central chinois est le principal actionnaire du n°1 mondial de fabrication des motos, le lien est vite fait, au moment d’entamer des négociations sur d’autres investissements de l’Empire du Milieu au Cameroun. En tout cas, le représentant personnel du Président de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, Secrétaire général de la présidence, a invité les manifestants à un meilleur respect des lois et règlements de la République, en évitant de se laisser «manipuler par les fauteurs de troubles de tous bords». K.S.

L

accidents et entraine l’existence de pavillon Benskin dans certains hôpitaux ». Pour ce vétéran, la cause se situe aussi au niveau de l’évolution des importations de moto en provenance d’Asie. Ce qui a une conséquence sur les prix. A titre de comparaison, c’est avec un modèle de moto de marque Suzuki K50 (Chien noir, comme on l’appelle dans le milieu) que l’activité a pris son essor dans les années 1990. Elle coutait près de 900 000 FCFA et seuls les responsables, la plupart des retraités s’en offraient, reconnait Samuel. Aujourd’hui, des motos débar-

quent en quantité considérable dans les cartons et sont montées par les revendeurs au tiers du prix pratiqué il y a deux décennies. Une baisse de prix qui n’a pas entrainé l’amélioration des conditions de vie des chauffeurs. La grande frange des jeunes rencontrées dans les artères de la ville de Douala, déclarent qu’ils n’ont pas de comptes dans les structures bancaires classiques. La raison évoquée est le risque de fermeture des établissements de microfinance. C’est donc dans les réunions familiales que se font les épargnes hebdomadaires. Bien

qu’il existe quelques structures de regroupement ou d’associations, la méfiance existe sur le plan financier. Ce d’autant plus qu’ils proviennent des origines diverses. La solidarité est manifeste lorsqu’une situation substantielle apparaît. « Nous sommes unis lors des désagréments avec les forces de l’ordre, en cas d’augmentions des prix du carburant par exemple » explique sous anonymat un leader d’une association basée au lieu dit Dalip dans le quartier des affaires à Akwa.


6

actualités

N° 019 - DU 11 AU 24 MARS 2013

EN BREF SANTE

L’urologie expliquée

U

ne équipe d’experts allemands a organisé du 07 au 09 mars 2013 une formation en chirurgie endoscopique appliquée à l’urologie qui a permis aux chirurgiens de la sous-région Afrique centrale de renforcer leurs capacités. La formation, organisée à l’hôpital protestant de Ngaoundéré, entend améliorer la prise en charge des pathologies des voies urinaires (hématurie, énurésie) nécessitant une intervention chirurgicale de plus en plus fréquentes.

Finances locales

SIM_ba enseigné aux cadres des communautés urbaines

UNIVERSITE DE DOUALA

Le développement local en fac

L

a Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Douala organise le 15 mars 2013 la conférence de rentrée du Master II professionnel Administration et gouvernance urbaine et locale et de la Licence professionnelle Cadre des collectivités territoriales. Les participants échangeront sur le thème : «Les enjeux de la gouvernance locale dans le Cameroun d’aujourd’hui». Le conférencier sera Jean Yango, directeur des Etudes, de la planification urbaine et du développement durable à la Communauté urbaine de Douala.

YAOUNDE

Mort d’un benskineur

C

’est le bilan qu’aurait fait l’altercation entre les gros bras de la Communauté urbaine de Yaoundé et les conducteurs de mototaxi dans la cité capitale le 05 mars 2013. A en croire le récit fait par un témoin à notre consoeur Jeannette Eliane Tchamgoué, les conducteurs de mototaxi venaient prêter main forte à l’un des leurs désireux de rentrer en possesion de sa moto. Arrivés en grand nombre à l’entrée de la Voirie municipale, ils ont été confrontés aux commandos de la Communauté urbaine qui ont fait usage des barres de fer et des gourdins pour les frapper. Les mototaximen non armés se sont enfuis. Mais une victime de coups sur le crâne aurait rendu l’âme à la Garnison militaire où elle a été transportée. D’autres s’en sont tirés avec des blessures légères et quelques interpellations ont été faites par la police arrivée sur les lieux.

AGRICULTURE

Dschang prépare un salon a première édition du Salon International de l’agriculture de Dschang (Siad) se prépare sereinement. Les différentes commissions sont à pied d’oeuvre autour du maire Bernard Momo. Patrick Martin, le directeur général de l’Office camerounais des foires et expositions (Ocafex), a effectué une visite dans les services du gouverneur de la région de l’Ouest le 7 mars 2013 pour aborder les différents aspects des préparatifs: partenariats, conférences et tables rondes, etc. Avec le secrétaire général de la région, Emile Mooh qui a réuni autour de lui les différents délégués régionaux impliqués ou intéressés par l’événement appelé à être biennal, il a abordé les différents aspects des préparatifs. Dschang a la particularité, a souligné M. Martin, d’avoir sur ses terres une université qui dispose d’une faculté d’Agricultrue et des sciences agronomiques. Ce qui, ajouté à la place qu’elle occupe dans la production agricole nationale en fait une ville à part au moment où le pays se lance dans l’agriculture de deuxième génération.

L

Une cinquantaine de cadres des communautés urbaines du Cameroun ont assisté du 25 février au 08 mars 2013 à une formation sur l’utilisation du progiciel de gestion budgétaire et comptable. Par Honorine Ngangue cadres, soit 25 pour la gestion budgétaire de l'ordonnateur et 25 pour la gestion patrimoniale du receveur municipal des communautés urbaines de

50

Kribi, Edéa, Ebolowa, Bertoua, Bafoussam et Nkongsamba viennent d'être formés par les équipes du cabinet Success Partners Consulting, partenaire technique de l’Association internationale des maires francophones (Aimf) et dont le directeur est le Représentant local de l’Aimf en matière de Finances locales. Ces cadres ont été formés à une meilleure budgétisation, à la mise en patrimoine des actifs communautaires, à une production des états budgétaires et financiers dans les formes et les règles exigées par la réglementation en vigueur.

La formation s'est tenue dans l’une des salles de conférences de la Mutuelle du personnel du Trésor du ministère des Finances, sous la supervision de Serge Abouem, directeur du Trésor et président du Comité chargé de la modernisation des finances dans les Collectivités territoriales décentralisées du Cameroun. L’Aimf a accordé à ces six communautés urbaines l’quivalent de 35 millions de francs Cfa sous forme d’équipements (ordinateurs, imprimantes, onduleurs, etc.) et de formation des cadres. L’ambition que s’est fixée l’Aimf est d’accompagner les collectivités locales camerounaises dans leur projet d'amélioration de la transparence budgétaire, de mobilisation des recettes propres, d'amélioration de la qualité de la dépense dans les collectivités territoriales. A en croire Charlie Martial Ngounou, Représentant Aimf en Finances locales et principal expert formateur que secondait Jules Ekwalla, «Nous croyons que les collectivités territoriales doivent être encouragées à une véritable culture des nouvelles technologies et pour ce faire l’Aimf fournit gracieusement à chacune des 6 Communautés urbaines de

cette phase 5 ordinateurs dont 1 serveur, 2 postes de travail pour les services financiers de l'ordonnateur et 2 postes de travail pour la recette municipale. Nous les encourageons ainsi à la mise en réseau informatique afin d'améliorer aussi le travail collaboratif en leur sein». Par ailleurs, poursuit-il «Ces travaux de structure budgétaire, comptable et financière que nous réalisons dans les collectivités territoriales du Cameroun depuis 4 ans sont la véritable clé pour une vraie transparence budgétaire et pour une budgétisation citoyenne. Au fur et à mesure que les collectivités territoriales seront capables de s'astreindre à une gestion budgétaire rigoureuse, elles comprendront mieux l'obligation de diffuser les états budgétaires et comptables aux citoyens que nous sommes. Tel est l'objectif que nous visons à travers ces travaux, mettre l'information budgétaire et comptable à la disposition des citoyens dans les formes accessibles même pour les moins instruits». Et de rappeler que «que les budgets publics qu'ils soient locaux ou nationaux sont notre argent».

Le Rnhc revient sur Africités 2012 Le Réseau national des habitants du Cameroun (Rnhc) a organisé un atelier de restitution des résultats et recommandations d’Africités 2012. Par Madeleine Assen e Réseau national des habitants du Cameroun (Rnhc) de retour de Dakar où il a pris part à la 6e édition du Sommet Africités, a organisé un atelier de restitution le 27 février 2013 au Monastère des Bénédictins du Mont Fébé à Yaoundé. Le but étant de présenter les résultats et recommandations de la participation de la société civile. Pour rappel, Africités 2012 dont le thème était «Contruire l’Afrique à partir de ses territoires», s’est tenu du 04 au 08 décembre dernier. Fabien Mbassi Mbassi, le Secrétaire exécutif national du Rnhc a planté le décor en rappelant le contexte de la tenue d’Africités 2012, à savoir la volonté d’impulser le pro-

L

Lisez et faites lire Parce que la culture est au fondement de toute action

cessus de décentralisation en Afrique , Africités étant l’occasion pour les élus locaux de répondre aux questions liées à la construction des cités africaines . Parmi les activités menées par le Rnhc, l’on retiendra la co-organisation de la session sur le Budget participatif et celle de la soirée de l’Amérique latine ; l’organisation de la session spéciale sur les TIC et la gouvernance locale sur le thème : « Mettre à contribution les TIC pour la participation citoyenne et l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base dans les Ctd africaines »; la participation à la session spéciale «Renforcement de la gouvernance urbaine et fiscalité locale »; la participation à l’atelier de lancement de l’Observatoire international de la démocratie participative en Afrique. Comme résultats engrangés, le public a retenu la Charte africaine de la participation citoyenne adoptée et signée par 300 organisations et institutions ; l’accord de principe de l’Institut de la Banque Mondiale (Ibm) pour un soutien au pro-

gramme d’échange régional entre le Cameroun, le Kenya, la Rdc, le Sénégal, Madagascar et le Mali, basé sur l’usage des TIC pour la redevabilité sociale ; l’accord de partenariat et de coopération signé entre la commune de Yaoundé 5 et celle de Porto Alègre ; la 2e place de la commune de Yaoundé 6 au prix de l’excellence africaine en matière du Budget participatif en Afrique ou encore la Charte africaine du logement social signée par plus de 200 organisations et institutions mobilisées autour de l’Alliance internationale des habitants (Aih) dont le point focal Afrique francophone est le Rnhc avec comme coordonnateur Jules Dumas Nguebou. Quelques perspectives se dégagent parmi lesquelles la mise en œuvre d’un programme de construction de 1 500 logements sociaux, la campagne «zéro déguerpissement» ou encore le lancement du Programme africain de Budget participatif par Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique, organisateur d’Africités.

L’info culturelle 400 Fcfa Contact: (237) 99 98 04 88 / 75 09 69 81 mosaiqueslemag@gmail.com


annonces

7

N° 019 - DU 11 AU 24 MARS 2013

EN BREF DSCHANG

De l’énergie en vue

L

a ville de Dschang a décidé de prendre le taureau par les cornes en matière d’énergie électrique. Pour pallier aux intempestives coupures électriques, elle a lancé trois projets de mini centrales hydroélectriques. La première devrait être opérationnelle bientôt, à en croire le maire Bernard Momo. Elle permettra de desservir une quarantaine de foyers dans le village Tchouandeng. La seconde sera construite près de la gare routière, sur la chute «Lifock». Quant au troisième, il concerne la réhabilitation de la vieille centrale hydroélectrique de Dschang construite dans les années 50 et permettra d’assurer notamment l’éclairage public. Ces mini centrales, qui devront alimenter non seulement le centre urbain mais également la zone rurale, sont le fruit de la coopération avec Nantes métropole (France), en collaboration avec des communes de Haïti et Guinée Conakry. Déjà, une mission de techniciens de l’association «Electricité sans frontières» est annoncée pour fin mars.

BETARE-OYA

Mille livres de plus à la centrale de lecture a centrale de lecture publique de l’arrondissement de Betaré-Oya a été inaugurée le 09 mars dernier par le le sous-préfet, Simon Etsil. L’ouvrage, qui a bénéficié d’un financement des sociétés d’exploitation aurifère, notamment A&K Mining, dispose d’un minimum de mille livres dans divers domaines de la connaissance, en plus des manuels scolaires. Le maire, Abo Kella a dit toute sa satisfaction de voir ainsi mis à la disposition des populations un équipement qui servira à rehausser le niveau intellectuel des jeunes notamment avec uen incidence souhaitée sur la qualité des résultats scolaires et une réduction du taux de déperdition scolaire. L’abonnement est fixé à 500 Fcfa par an pour les élèves et le double pour tous les autres utilisateurs.

L

ANGOSSAS

Une école détruite n orage s’est abattu le 03 mars dernier sur Angossas dans le département du Haut Nyong causant d’importants dégâts matériels, notamment à l’Ecole publique groupe I. La toiture de deux salles de classe, récemment réhabilitées par Plan Cameroun, a été complètement endommagée et emportée. Par ailleurs, cet orage a également détruit la salle du Centre d’examen du Certificat d’études primaires où des documents précieux étaient gardés. Sur le coup, le directeur de cette école, Guillaume Sanchez Mepolia, et ses collaborateurs, aidés par quelques parents, ont tenté de sauver ce qui pouvait l’être. Précisons que cet établissement n’a plus que trois salles de classe pour un effectif total de 228 élèves. Du coup, les enseignants ont adapté leur méthode de travail. Si les élèves des classes détruites par l’orage ne squattent pas dans les autres salles ayant résisté à l’orage, ils sont contraints de prendre les cours sous les arbres. Ce dysfonctionnement constitue une situation préoccupante qui dépasse les responsables de l’Ecole qui ne savent où donner de la tête. C’est ce qui a poussé d’ailleurs le directeur de l’Ecole, à en appeler à la générosité des âmes de bonne volonté, pour voler au secours de son école sinistrée. Cette situation est enfin préoccupante pour les apprenants qui sont contraints de rester chez eux aux moindres gouttes des pluies. Du côté de la délégation régionale de l’Education de base de l’Est, on s’active à trouver une solution à ce casse-tête, survenu à mi parcours de l’année scolaire. Source: Cameroon Tribune

U

Une équipe de professionnels de la communication des organisations se met au service des collectivités locales pour élaborer et mettre en oeuvre leur stratégie de communication : CREATIVA.


8

espace communal

N° 019 - DU 11 AU 24 MARS 2013

Réflexion

EN BREF SALON DU TRANSPORT

Du 20 au 23 mars ay Vom Vadiveloo, promoteur du African Transport Exposition (Atrexpo), Nganga Henri, le président de l’Organisation patronale des syndicats des transporteurs au Cameroun (Opstac) et Alain Essono, ont rencontré la presse à l’hôtel Franco le 09 mars dernier à l’effet de fournir plus amples explications sur l’organisation de la foire exposition auto qui se tiendra à l’esplanade du palais des Congrès de Yaoundé du 20 au 23 Mars 2013. Ce sera, à en croire les organisateurs, le tout premier salon international du transport organisé en Afrique. L’Atrexpo offrira l’occasion aux acteurs de l’industrie du transport (aérien, maritime, fluvial, terrestre, etc.), aux constructeurs ainsi qu’aux bailleurs de fonds de partager leur savoirfaire, et surtout de vendre leurs produits. Plusieurs pays africains notamment l’Angola, la Rca, le Congo, la Rdc, le Gabon, ou encore la Guinée Equatoriale y prendront part aux côtés du Canada, des Etats-Unis, de la Chine, du Royaume Uni et de la Corée du Sud. Cette première édition sera axée sur la présentation de plusieurs grands projets, les fora sur la sécurité et la sûreté maritimes du golf de Guinée, une exposition des différentes compagnies exerçant dans les transports avec notamment une exposition sur l’ex-Cameroon Airlines, une exposition des voitures commerciales. Parmi les intervenants, l’on note trois commandants de la marine nigériane.

J

Mapinduzi planche sur l’identité Le think tank sur la gouvernance locale a réuni du 26 au 28 février 2013 une quinzaine d’acteurs et chercheurs qui ont échangé sur le thème «identités et gouvernance». Par Kamdem Souop à Dakar ignifiant en swahili «Changement profond», Mapinduzi est un think tank créé sur les cendres d’un précédent dont le nom était «Dschangshuss». A en croire Flaubert Djateng, Christiane Kayser et Jeanot Minla Mfou’ou qui sont parmi les pères fondateurs des deux concepts, avec Mapinduzi, ils ont voulu développer une ingénierie d’idées sur le développement. Et le parcours professionnel des uns et des autres y contribue, avec des experts en développement organisationnel, acteurs et chercheurs en développement local, hommes de média. Parmi les invités de Mapinduzi qui se sont retrouvés à l’hôtel Ndiambour de Dakar du 26 au 28 février 20123, l’on comptait la présence de Jean Pierre Olivier de Sardan, chercheur émérite en décentralisation et gouvernance locale qui a sillonné le continent et qui dirige le Laboratoire d'études et de recherche sur les dynamiques sociales et le développement local (Lasdel). Les participants ont été sélectionnés après un appel à contributions sur le thème «Identités et gouvernance». Il en est ressorti des leçons partagées des expériences de

S

Les participants le 28 février 2013 © V&C

la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et surtout du Mali en proie à une situation insurrectionnelle dans le Nord, sur fond de problème Touareg. Les «métis sociaux» La problématique des «urbains» opposés aux «ruraux/traditionnels» s’est posée pendant les travaux. Pour les premiers, ils refusent d’être enfermés dans un carcan qui n’est pas le leur, celui d’une Afrique du village, avec des héritages culturels les ramenant systématiquement à des clichés ethniques et tribaux, alors que de nouveaux problèmes identitaires sont survenus, notamment sur l’héritage, les liens sociaux, les cultures urbaines, etc. Quant aux seconds, ils ont revendiqué leurs attaches à

un passé historique qui demande à être mieux valorisé dans un maillage avec les emprunts de la modernité. Le cas malien La crise malienne a alimenté les débats en plénière et en aparté. Le temps aussi pour les uns et les autres de bien comprendre à quel pont la complexité de la situation ne pouvait se résumer au problème Touareg qui, lui-même, occulte le problème des autres tribus du Nord. Les participants se sont quittés en souhaitant échanger davantage par le biais d’un forum de discussion et de se voir plus souvent sur des sujets de gouvernance locale, en plus de voir leurs textes publiés. Choses et d’autres qui nécessitent que des bailleurs de fonds les accompagnent dans la durée.

VITE !!! IL Y A ENCORE DES ESPACES DISPONIBLES DANS LES EDITIONS EN FEUILLETON SUR LE

BILAN DES MAIRES (2007 - 2013) Co n tact : (237) 98 21 56 06 / 33 10 61 11 / 77 71 68 86 / vi l l e s e t c o m m u ne s @ g m ail.com

BULLETIN D’ABONNEMENT A renvoyer ou à photocopier, accompagné de votre règlement, A Villes & Communes, Service Abonnements BP 16 260 Yaoundé Noms et Prénoms : ................................................................. Adresse (B.P.) : ....................................................................... Ville :..................................... Pays : ....................................... Email: ....................................................................................... Mode de règlement: r

Espèces

r

Transfert

r

Chèque

Tarifs d’abonnement douze mois.

Information - Formation - Plaidoyer

Tout ce que vous voulez savoir sur les finances locales Vous aussi, rejoignez le réseau Contacts: Tél: +237 33 10 61 11

Mél: inforajfil@yahoo.fr

Individus : Cameroun : 10 000 Fcfa Afrique : 15 000 Fcfa Europe : 30 Euros Institutions : 200 000 Fcfa

Usa : 45 Dollars Us Ctd : 100 000 Fcfa

Nb : ceux qui vivent hors du Cameroun recevront le journal en pdf

Pour vous abonner, contactez Villes & Communes BP 16 260 Yaoundé Tél: +237 33 10 61 11 - 77 71 68 86 - 98 21 56 06 Mél: villesetcommunes@gmail.com

La vitrine des municipalités

Retrouvez votre journal sur Facebook et soyez fan ! http://www.facebook.com/profile.php?id=100002769360699


inter-communes

9

N° 019 - DU 11 AU 24 MARS 2013

Coopération décentralisée

40 idées des maires de France Un rapport d’André Laignel, ancien ministre, maire d’Issoudun et Premier Vice-président délégué de l’Association des maires de France, présenté le 23 janvier 2013 et publié en février dernier, met en lumière les nouvelles approches et ambitions de l’action extérieure des collectivités locales hexagonales. Par Madeleine Assen emandé par Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et Pascal Canfin, ministre délégué

D

chargé du Développement, le rapport d’André Laignel propose de nouvelles ambitions pour l’action extérieure des collectivités territoriales françaises.

Au-delà des formes traditionnelles (jumelages, coopération décentralisée) l’accent est porté sur l’ensemble des actions internationales engagées par les Régions, les Départements, les communes et leurs groupements. Aux actions classiques d’échange et d’appui à la gestion de services publics locaux ou d’aide à la mise en place d’infrastructures de base chez les partenaires du Sud, se sont progressivement ajoutés des champs d’intervention innovants : développement rural, planification urbaine, schéma de transport, tourisme durable, administration numérique. Nos collectivités territoriales jouent un rôle essentiel en matière de développement et de solidarité internationale, et elles ont pro-

gressivement acquis une compétence globale d’action extérieure. Dans le respect des engagements internationaux définis par l’État, les collectivités territoriales constituent donc des acteurs à part entière de notre diplomatie. Le rapport, remis au ministre le 23 janvier 2013, présenté à la Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD) le 29 janvier 2013, sous la forme d’un plan d’action du Gouvernement, appelle un renforcement de cette politique publique indispensable au rayonnement et à l’influence de notre pays à l’étranger. Source: La Gazette des Communes

Extraits du rapport Laignel A. DEFINIR DES PRIORITES PARTAGEES « L’EXPERIENCE DE LA PROXIMITE AU SERVICE D’UNE DIPLOMATIE DEMULTIPLIEE » 1. Instituer une Conférence annuelle «diplomatie et territoires», présidée par le Ministre des Affaires étrangères, sur un thème validé chaque année avec la C.N.C.D. 2. Programmer la participation des élus territoriaux aux conférences internationales sur les enjeux globaux et sur le développement. 3. Restaurer, sous une forme renouvelée, un module « action extérieure des collectivités territoriales » dans chaque Conférence des ambassadeurs. 4. Profiter des présidences françaises – G 8, G 20, Union européenne, etc.- pour proposer un agenda territorial et installer une structure de suivi qui en permettra la pérennité au cours des présidences qui suivront. 5. Poursuivre auprès des Nations unies, de ses agences et de ses organisations affiliées, l’action diplomatique pour faire reconnaitre, dans le respect des Etats, le statut et la place spécifiques des pouvoirs locaux dans le concert mondial. 6. Soutenir et mettre en valeur dans leurs organisations respectives les instances représentatives des pouvoirs locaux : Comité des régions de l’Union européenne, Congrès des pouvoirs locaux et régionaux (C.P.L.R.E.) du Conseil de l’Europe, Conseil des collectivités territoriales de l’U.E.M.O.A., etc. 7. Faciliter la mise en place et le fonctionnement d’un réseau international des «Délégués» à l’action extérieure des collectivités territoriales, en Europe et dans les pays où cette fonction existe. 8. Associer, dès le début du processus de soutien de la France, les pouvoirs locaux aux initiatives prises dans les Etats en crise, dans les situations de fragilité, les pays en émergence démocratique et en cas d’accès à un nouveau statut (indépendance,…). Créer un « Fonds d’urgence » permettant de recevoir les participations financières des Collectivités qui le souhaitent. B. FACILITER ET VALORISER L’ACTION DES COLLECTIVITES TERRITORIALES… PAR UN CADRE LEGISLATIF MODERNISE… 10. Promouvoir la notion d’action extérieure des collectivités territoriales, qui intègre et dépasse celle de «coopération décentralisée». 11. Modifier le Code général des collectivités territoriales pour faire de l’action extérieure une compétence de plein droit, au titre de laquelle les collectivités ont la faculté de conclure des conventions de coopération

décentralisée, de mener des actions de promotion, d’entreprendre des actions humanitaires, de soutenir des initiatives, notamment économiques ou relatives au développement durable. [...] 14. Modifier l’article L. 1115-5 du C.G.C.T. pour permettre aux collectivités territoriales d’être co-signataires avec l’Etat français de conventions avec des Etats étrangers et de conclure des conventions avec des organisations internationales. [...] …PAR DES INSTITUTIONS PLUS EFFICACES 17. Créer un Comité économique de la C.N.C.D., largement ouvert aux partenaires économiques et sociaux, aux administrations menant des actions internationales, au monde de l’entreprise ainsi qu’à des experts. C. RENFORCER LES OUTILS ET LES MOYENS DE L’ACTION EXTERIEURE DES COLLECTIVITES TERRITORIALES 18. Rationaliser et abonder les dispositifs de cofinancement du ministère des Affaires étrangères, puissant moyen d’orientation des projets, de reconnaissance et de labellisation. 19. Favoriser la conclusion d’accords-cadres bilatéraux avec des pays émergents et certains pays en développement pour introduire des mécanismes conjoints d’appels à projets avec participation financière du partenaire étranger. [...] 22. Donner à la D.A.E.C.T. au nom de la C.N.C.D., un rôle accru d’animation du réseau des directions internationales des autres ministères dès qu’il s’agit d’actions au service du développement territorial. 23. Promouvoir la généralisation des coordinations régionales agissant dans le domaine de l’action extérieure des collectivités territoriales et, lorsque les responsables régionaux et locaux le souhaitent, instaurer des fonds conjoints d’appui à l’action extérieure des collectivités territoriales. Ces instances pourront être placées à l’avenir sous l’égide des futures « Conférences territoriales».[...] 25. Dans la perspective de la restauration, sous les formes qui seront arrêtées par le Gouvernement et négociées avec les régions, d’un nouveau type de « Contrats (de projets ou de plan) Etats-Régions », permettre l’intégration de l’action extérieure des collectivités territoriales dans ce dispositif contractuel.[...] 27. Mieux prendre en compte les coopérations décentralisées existantes dans la mise en place, la gestion et la phase « post-projet » des programmes de l’Agence française de développement (A.F.D.). 28. Assurer un contrôle direct et approprié des représentants dûment mandatés des col-

lectivités territoriales – et de la C.N.C.D. en tant que telle – dans la mise en place d’un futur Fonds français d’expertise territoriale, géré ou « porté » par l’AFD. 29. Reconnaître l’apport spécifique des élus, des personnels et des institutions relevant des collectivités territoriales dans le domaine de l’expertise ; créer un label « Expertise territoriale française ». 30. En relation avec l’Institut français, le Conseil des collectivités territoriales auprès du ministère de la Culture et de la Communication et avec les associations et les réseaux de collectivités spécialisés dans ces domaines, ouvrir une réflexion partenariale sur la coopération culturelle et de francophonie 31. Développer de nouvelles approches dans le domaine du tourisme et du sport. 32. Veiller, par une concertation interministérielle appropriée, au niveau national et à celui des services déconcentrés, à une meilleure mise en cohérence des initiatives du monde hospitalier, éducatif et universitaire, etc. pour viser à des effets de convergence et de complémentarité, notamment lorsqu’il y engagement des acteurs du même territoire dans le même pays étranger.[...] 34. Mieux prendre en compte le rôle des communautés d’origine étrangère et des associations de migrants ; mieux expliquer aux citoyens les bénéfices qui en résultent pour tous en matière de cohésion ou d’intégration sociale ; mieux accompagner les actions d’éducation au développement, dans le cadre plus large de « l’éducation, de la formation à l’international », et le volontariat international. 35. Associer davantage les agences régionales ou locales de développement, les pôles de compétitivité, les parcs régionaux, les Conseils économiques, sociaux et environnementaux. Créer des Clubs entreprises-pays dans les régions. 36. Développer une démarche souple et positive en matière de visas et de circulation des élus et responsables de la coopération territoriale.[...] 38. Favoriser des initiatives communes avec les pouvoirs régionaux et locaux des pays européens – notamment l’Allemagne pour le cinquantenaire du Traité de l’Elysée – en direction des pays tiers. 39. Associer plus systématiquement le monde de la connaissance, de la recherche et de l’innovation, de l’évaluation, les « think tanks » et promouvoir la veille stratégique en matière des dynamiques de territoires ; faciliter, en liaison avec le Centre national de la fonction publique territoriale (C.N.F.P.T.), la formation et la mobilité des personnels.

EN BREF COHABITATION

Les Nigerians de Bekumu défient l’Etat

L

e 06 mars dernier, la localité de Bekumu dans l’arrondissement de Bamusso a été le théâtre d’un soulèvement populaire au sein de la communauté nigériane qui y vit et en constitue plus de 80% de la population. Situation qui a causé d’importants dégâts matériels dont la chefferie de deuxième degré partie en fumée, un hôtel, les bureaux de la marine marchande ainsi que des résidences de personnes présentées comme proches du Njaba Emmanuel Sangi, maire de la localité lui-même en fuite ou de son père, Sangi Esseini Joseph, le Chef. Ce soulèvement serait la conséquence de la décision du conseil municipal de relever le taux de certaines taxes communales. Le préfet du département du Ndian, Babila Akao, le Vice-consul du Nigeria pour le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, Onuzulike Ugochukwu et le président national de l’Union des Nigerians résidant au Cameroun, Andrew Eyeanwan Essien, y ont effectué une descente deux jours plus tard. Devant l’ampleur des dégâts, ils ont vivement condamné les casseurs et félicité le sous-préfet Gideon Tandjong qui a su faire preuve de tact et de rigueur à la fois pour circonscrire l’action des vandales et calmer leur ardeur. Il s’agit notamment de la suspension de la modification du montant des taxes communales. En attendant, des enquêtes sont ouvertes pour mettre la main sur les auteurs des actes de vandalisme estimés à quelques centaines de millions. Source: La Nouvelle Expression

OUAGADOUGOU

Simon Compaoré passe le témoin arin Casimir Ilboudo est depuis ce 11 mars le nouveau maire de la commune de Ouagadougou. Il succède ainsi à Simon Compaoré qui a occupé le poste pendant 17 ans. Marin Casimir Ilboudo, 55 ans, est marié et père de 3 enfants. Cet ancien journaliste a été un collaborateur de longue date du maire sortant. Parmi les priorités du nouveau maire, il a relevé les questions de voirie, de lotissements, d’assainissement, mais aussi les problèmes de circulation, de gestion d’ordures ménagères, de sécurité et bien d’autres préoccupations.

M

VILLES SURES

Amichia à New-York e maire de Treichville, Albert François Amichia, président des Villes et communes de Côte d’Ivoire et vice-président du Réseau mondial des villes, au titre des pays francophones, prendra part les 13 et 14 mars 2013 au Comité de pilotage de Global Network on Safer Cities (Gnsc). La réunion portera sur le statut des femmes qui met l’accent sur l’élimination de la violence faite aux femmes. Au cours de ce comité de pilotage sera spécifiquement discuté et adopté un plan d’action pour améliorer la sécurité dans les villes pour la période de 2013 à 2016. L’occasion pour les différentes régions du monde de partager les expériences des municipalités dans le renforcement de la sécurité urbaine pour tous. Il s’agira aussi de présenter un appel mondial pour une action vers le renforcement des villes et de développer une plate-forme pour la coopération et échange des connaissances sur la sécurité urbaine. De cette rencontre internationale, le maire Amichia profitera pour présenter l’exemple de la commune de N’zassa et défendre l’image des villes francophones.

L


10

actualités

N° 019 - DU 11 AU 24 MARS 2013

EN BREF GAROUA II

Le Pndp et l’Arabie Saoudite en appui 020 tables-bancs et 34 bureaux d’instituteurs ont été remis il y a quelques jours à une vingtaine d’écoles primaires, ainsi que des kits d’accouchement aux centres de santé relevant de la commune d’arrondissement de Garoua II. Ce geste est à mettre à l’actif du Programme national de développement participatif (Pndp). La cérémonie s’est déroulée à l’esplanade de la mairie dirigée par Mme Oummoul Koultchoumi Ahidjo, candidate déclarée de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) aux sénatoriales du 14 avril 2013. Pour le maire, « ces tables-bancs permettront de combattre le phénomène d’écoliers assis à même le sol dans des salles de classes », réduisant l’inconfort des écoliers, cité comme l’une des principales causes de l’échec scolaire dans la localité. Avec le don du Pndp qui représente un montant de 35 millions de Fcfa, la commune de Garoua II s’est lancée dans l’opération « Un écolier, une place assise ». Les kits d’accouchement, ils ont été financés sur fonds propres de la commune à hauteur de 500 000 Fcfa. Quant au don fait par l’Arabie Saoudite, il s’est effectué à l’esplanade de la sous-préfecture de Garoua II et visait à accompagner les sinistrés des inondations qui ont perdu leurs cultures dans la période d’août à septembre 2012. Des denrées alimentaires leur ont été remises, soit 423 cartons d’un poids de 19,4 kg qui ont été distribués à 423 personnes recensées de les villages suivants : Ngoulouré, Bocki, Nassarao, Sabongari, Ouro Lawan, Boule Ibire, Laindé-Daneyel, Outchouga, Wantoumi, Wafango, Ouro Kessoum, Mberi Foulbé, Nassarao, Tongo et Ouro Alhadji.

1

Pndp

19 milliards en 2013 La 13e session du Comité national d’orientation et de pilotage (Cnop) du Programme national de développement participatif (Pndp) s’est tenue le 6 février 2013 à Yaoundé. Par Martial Nepoue hôtel Hilton de Yaoundé a abrité les travaux qui étaient présidés par Gilbert Didier Edoa, Secrétaire général du ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat), tutelle du Pndp. Les affaires inscrites à l’ordre du jour étaient rapportées par Madame Marie Madeleine Nga, Coordonnateur national du Programme. Au terme des travaux, le Comité a adopté le plan de travail et le budget annuel 2013 du Pndp qui s’équilibre en emplois et en ressources à la somme de 18 688 506 085 francs cfa contre 27 325 812 209 francs cfa pour l’exercice 2012 ; soit une diminution de 31,6%. Selon Madame Nga, cette situation « résulte d’une programmation réaliste sur la base des fonds effectivement mobilisables, l’état actuel de préparation des microprojets et la prise en compte des résultats à atteindre d’ici à la fin de la phase 2 sur fonds IDA». Le plan de travail adopté prévoit notamment le financement de plus de 600 microprojets dans les 329 communes d’intervention du Programme et l’actualisation des Plans communaux de développement de 83 d’entre elles.

L’

Les participants au CNOP du 06 février 2013 © Pndp Gilbert Didier Edoa a rappelé que le Ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire, a mis en place « un dispositif qui devrait permettre à court terme de réaliser plus de 1200 microprojets dans les dix régions ». Cap sur la phase 3 Au nom du gouvernement, il a par ailleurs salué l’action de l’Agence française de développement (Afd) qui «a triplé son financement au profit des microprojets à caractère agricole et du projet national pilote d’appui à une quarantaine de radios communautaires et de mise en place de quinze nouvelles radios communales. De même, il a apprécié la décision de la Banque mondiale de faire passer le Pndp à la troisième phase d’ici à la fin premier

semestre 2013. Face à ces échéances, le Président du Comité a recommandé une gestion rigoureuse des fonds et la transparence dans le processus de passation des marchés. Pour rappel, le Pndp a été mis en place par le gouvernement avec l’aide de ses partenaires techniques et financiers à l’effet d’améliorer l’accès aux services sociaux de base dans les communes relevant de son portefeuille et d’étendre l’appui au processus de décentralisation en cours dans les régions. Prévu pour s’étaler sur une période de 12 ans divisée en trois phases de 4 ans, il entrera dans sa troisième phase dans les prochains mois, après avoir mené à bien les deux premières.

Enfance

Un guide pour les élus locaux

BAFOUSSAM

Les Osc à l’école des réseaux e Programme d’appui à la société civile (Pasc) financé par le 10ème Fonds Européen de Développement (FED) de l’Union européenne, a organisé les 06 et 07 mars à Bafoussam, un séminaire regroupant les organisations de la société civile (Osc). Les cibles visées étaient les organisations de 3e et 4e niveaux. Suivant la classification du Pasc, les Osc de 3e degré sont composées des organisations faîtières que sont les fédérations et les réseaux constituées sous forme de collectif d’organisations qui décident de s’associer et de collaborer selon une logique thématique et/ou géographique. Quant aux Osc de 4e degré, elles sont des plateformes de dialogue destinées aux organisations de coordination et aux réseaux de troisième niveau. Elles doivent avoir une envergure nationale et transversale du point de vue thématique. Elles ont un rôle de représentation auprès des bailleurs de fonds et de l’Etat et un rôle de dissémination de l’information. Sous la houlette de Jeanot Minla Mfou’ou, l’expert formateur, les participants ont renforcé leurs capacités en diagnostic organisationnel, fonctionnement et management des Osc, leadership, gestion des conflits et communication. 25 participants de 13 Osc des régions du Littoral, du Centre et de l’Ouest ont pris part à l’atelier de Bafoussam qui était le troisième d’une série lancée à Sangmélima et Bamenda. Le quatrième est annoncé dans la région du Nord.

L

M. Kingne de l’Unicef le 06 mars à Ebolowa © V&C

Dans le cadre de la coopération CamerounUnicef, un guide d’intégration des droits de l’enfant dans les plans communaux de développement est en élaboration. Par Honorine Ngangue es 05 et 06 mars 2013, une quinzaine de participants se sont réunis à l’hôtel Le Ranch à Ebolowa dans le cadre de l’atelier de validation du Guide d’intégration des droits de l’enfant dans les plans communaux de développement (Pcd). le Pcd est un outil de planification participative promu par le Programme national de déve-

L

loppement participatif (Pndp) dans les communes dites rurales, vient d’ailleurs de recevoir l’aval du ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire pour ce qui concerne les communes d’arrondissement qui en étaient jusque là exclues. Ce faisant, assure, Mme Marie Madeleine Nga, Coordonnateur national du Pndp, «le Pcd est désormais le principal outil de planification locale pouvant permettre aux collectivités locales d’approcher plus sereinement les bailleurs tout en donnant l’occasion aux populations d’être co-producteurs de la politique et l’action au niveau local». S’exprimant à l’ouverture des travaux à Ebolowa, M.

Les participants aux travaux © V&C Apollinaire Kingne, Chief of Social Policy à l’Unicef (Fonds des Nations Unies pour l’Enfance) Cameroun, a rappelé dans quel contexte ce chantier s’exécute. «L’examen à mi-parcours des performances du Programme de coopération Cameroun-Unicef a reconnu l’importance du niveau communautaire dans la réalisation des objectifs en matière d’accès et d’utilisation durable des services sociaux par les populations vulnérables. Dans le cadre du renforcement des approches à base communautaire, le Programme de coopération Cameroun-Unicef appuie la décentralisation qui se présente comme une opportunité pour un meilleur accès, notamment des plus vulnérables aux ser-

vices sociaux de base». Un autre constat s’ajoute à cela, comme le précise M. Kingne: «La quasi-totalité des communes ne dispose pas de ressources budgétaires pour prendre en charge les problèmes des enfants. Ce manque de ressources vient aggraver une situation de non prise en compte des questions relatives aux droits de l’enfant dans les Pcd, faute de compétences techniques et d’orientations méthodologiques claires». C’est pour pallier à ce manque que des acteurs locaux sont depuis quelques mois mobilisés sur l’élaboration du guide d’intégration des droits de l’enfant dans les Pcd. Le document est désormais sur la table du Minepat.


focus Sénatoriales

BON A SAVOIR

La place de dauphin en question

Vue interne du Palais de verre de Ngoa Ekellé

Les supputations vont bon train sur l’origine et le profil de celui qui présidera la chambre haute du parlement camerounais. Par Marcelin Angounou a place de président du Sénat est dans toutes les têtes alors que le scrutin prévu le 14 avril prochain n’a pas encore eu lieu. C’est qu’en fait, en ne perdant pas de vue l’âge du Président de la République, le landerneau politique prête une attention particulière sur la personnalité de celui (ou celle?) du futur président du Sénat, personne qui de par la Constitution de 1996, pourrait être ne serait-ce que pour une durée maximale de 120 jours, le 3e Président du Cameroun. Une démission, un empêchement définitif lié à une incapacité physique ou un décès subit du Chef de l’Etat pouvant ouvrir à une vacance du poste.

L

Vu ainsi, certains analystes disent comprendre l’intérêt particulier de certains hommes politiques pour la chambre haute du parlement. Celle-ci, contrairement à l’Assemblée nationale constituée de députés issus de circonscriptions électorales censées représentatives du poids des populations et qui de ce fait prêtent à débat, consacre l’égalité des 10 régions du Cameroun avec 10 sénateurs chacune. John Fru Ndi, président national du Social Democratic Front (Sdf), semble avoir fait du Sénat sa dernière carte politique au point d’avoir un dérapage verbal heureusement sans conséquences. «Comme il [le Chef de l’Etat] a plutôt driblé les Camerounais en convoquant le collège électoral pour les sénatoriales, j’indique déjà aux Camerounais que ces élections n’auront pas lieu. On parle toujours de la paix, etc. Oui, il y a la paix au Cameroun; mais nous voulons la justice. Et quand il n’y a pas de justice, on pousse les populations à la guerre. J’appelle les Camerounais

à être prêts pour combattre toutes ces illégalités et irrégularités toujours présentes sur notre chemin». Le mot «machettes» aurait même été utilisé. Il y a également eu l’intérêt manifeste de Cavaye Yéguié Djibril, le président de l’Assemblée nationale, pour le Sénat. Ceci alors qu’une session de la chambre s’ouvre le 11 mars 2013 à Ngoa-Ekellé. Si la candidature du représentant du Mayo Sava venait à être validée par le saint des saints du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), cela pourrait ouvrir à une délicate situation. Car ce dernier devrait, et non seulement lui tous les députés qui veulent le suivre, renoncer à son mandat de député avant de candidater au Sénat. Outre ces deux poids lourds de la scène politique, le débat tout en discrétion se fait autour d’un éventuel jeu d’équilibre régional aux postes clé du pouvoir. La présidence de l’Assemblée au grand Nord, le poste de premier ministre aux anglophones et le Sénat... aux Bamiléké ou à un Sawa du Littoral. Les paris sont lancés. L’axe Nord-Sud, règle non écrite qui veut que le pouvoir se joue entre le Nord et le Sud, n’a jamais paru aussi fragile et pourrait ouvrir la voie à d’autres cas de figure. Mais, comme l’a souligné Josuah Osih, vice-président du Sdf au lendemain de la convocation du collège électoral pour les sénatoriales, en signant le décret du 27 février dernier, Paul Biya a volontairement remis au goût du jour et dans le format constitutionnel la question du dauphinat. Mais avec 30% des effectifs d’emblée acquis à sa cause sans compter que la quasi-totalité des électeurs sont membres du Rdpc, il détient les clés de sa succession.

Les problèmes à résoudre Un certain nombre de questions agitent les observateurs de la scène politique depuis la publication du décret présidentiel n°2013/056 du 27 février 2013 convoquant les conseillers municipaux à élire les sénateurs le 14 avril prochain. Par M.A. u nombre des questions que pose le décret du 27 février dernier, l’on note celles de la disponibilité des cartes d’électeurs, du côut de l’élection et du fonctionnement de la nouvelle institution, de l’éligibilité des candidats, du profil des sénateurs nommés par le Chef de l’Etat ou encore celle des dispositions liées au scrutin: publication des résultats, recours, session de plein droit, etc. Des dispositions légales permettent d’y répondre. Notamment en ce qui concerne l’éligibilité, les conditions sont les mêmes que pour les candidats à l’Assemblée nationale, à l’exception de l’âge. En effet, les candidats au Sénat doivent avoir 40 ans révolus, alors qu’il suffit d’avoir 23 ans pour la députation et 35 ans pour la prési-

A

dence de la République. En outre, ils doivent être investis par des partis politiques, ceux-ci ayant toute liberté pour le mode de leur sélection. En ce qui concerne les électeurs, en l’absence des conseillers régionaux qui de par la loi composent en partie le collège électoral pour les sénatoriales, les conseillers municipaux été élus en 2007, à l’époque de l’Observatoire national des élections (Onel) feront office d’électeurs. Ceux-ci devraient normalement avoir leur carte d’électeur pour le jour du scrutin, à en croire Elecam. Carte qui ne peut servir qu’à ce scrutin (Art 225 alinéa 2 de la loi portant Code électoral du 19 avril 2012). Ils ont d’ores et déjà été tous identifiés et exerceront leur droit de vote dans les chefslieux de département. Ils y sont d’ailleurs astreints, si l’on en juge par l’article 227 alinéa 2. Ceux-qui boycotteront ces élections pourraient être déchus de leur mandat. L’article 224 stipule en son alinéa 3 que la liste actualisée des électeurs sénatoriaux doit être publiée trente jours au plus tard avant le scrutin, soit le 14 mars prochain. Il est attendu dans les prochains jours un texte du Chef de l’Etat sur les modalités pratiques de prise en charge des frais de participation audit scrutin. Déjà l’on

évoque un buget de fonctionnement de 15 milliards Fcfa pour la nouvelle institution. Curiosités Si les chances d’élection se dessinent aisément sur la base de la couleur partisane des conseillers municipaux appelés à voter, l’on note cependant que plusieurs partis n’ayant aucun conseiller municipal ont décidé de se lancer dans la course en peaufinant même des stratégies de campagne, tandis que d’autres qui ont une assise électorale connue prévoient d’introduire des candidatures dans les fiefs du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), qui dispose de la quasi-totalité des conseils municipaux du pays. La discrétion du chef de l’Etat lui permettra de jouer les arbitres avec les 30 noms de son parapheur. Il pourrait donner l’occasion à des membres de la société civile d’être représentés, mais d’abord et surtout à des fidèles de son parti. Et à moins d’une consigne d’Etoudi, il y a fort à parier que le Rdpc présentera un candidat au perchoir. Au regard de la coloration politique du collège électoral, le Rdpc s’en tirerait avec 60 à 63 sénateurs, tandis que le Sdf aurait 6 à 7 sénateurs du Nord-Ouest et 1 à 2 à l’Ouest, contre 1 à l’Udc à l’Ouest.

Réaction du Sdf, principal parti d’opposition es hommes, c’est ma première arme. Que la population lutte maintenant pour défendre leur pays, pour mettre les choses à leur place. Nous croyons au slogan «pouvoir au peuple et égalité des chances.» Le pouvoir appartient au peuple, je recommande fortement à tous et à chacun de s’apprêter pour le grand combat qui va commencer. On vient de m’informer

«L John Fru Ndi

11

N° 019 - DU 11 AU 24 MARS 2013

que le régime vient d’importer les armes.[...] Je le dis, le Sdf ne peut participer à cette élection que si et seulement si on s’assoit. Et que M. Biya nous dise pourquoi il pense que ces élections doivent avoir lieu maintenant au lieu d’attendre qu’Elecam organise les municipales pour que les conseillers municipaux nouvellement élus procèdent à l’élection des sénateurs.»

CE QUE DIT LA LOI 

Extrait du Code électoral du 19/04/12 TITRE VIII : DISPOSITIONS RELATIVES A L'ELECTION DES SENATEURS CHAP I : DISPOSITIONS PRELIMINAIRES ARTICLE 214.- (1) Chaque Région est représentée au Sénat par dix (10) sénateurs dont sept (07) sont élus au suffrage universel indirect sur la base régionale et trois (03) nommés par décret du Président de la République. (2) La durée du mandat des sénateurs est de cinq (05) ans. (3) Les sénateurs élus sont rééligibles. (4) Le mandat des sénateurs nommés est renouvelable. ARTICLE 215- (1) Le mandat des sénateurs commence le jour de l'ouverture de la session ordinaire qui suit le scrutin, date à laquelle expire le mandat des sénateurs antérieurement en fonction. (2) Le Sénat se réunit de plein droit en session ordinaire le troisième mardi suivant la proclamation des résultats des élections sénatoriales par le Conseil Constitutionnel. (3) Le décret prévu à l'article 214 alinéa 1 ci-dessus intervient dans un délai maximal de dix (10) jours suivant la proclamation des résultats par le Conseil Constitutionnel. ARTICLE 216. - (1) Le Sénat se renouvelle intégralement tous les cinq (05) ans. (2) L'élection des sénateurs a lieu au plus tard quarante (40) jours avant l'expiration du mandat. CHAPITRE II: DU MODE DE SCRUTIN ARTICLE 217.- (1) Chaque Région constitue une circonscription électorale. (2) L'élection des sénateurs a lieu au scrutin de liste, sans vote préférentiel ni panachage. ARTICLE 218. - (1) Le scrutin pour l'élection des sénateurs est un scrutin mixte à un tour, comportant un système majoritaire et un système de représentation proportionnelle. (2) Chaque parti politique prenant part à l'élection présente une liste complète de sept (07) candidats choisis parmi ses membres. Pour chaque siège, il est prévu un candidat titulaire et un candidat suppléant. Le titulaire et le suppléant se présentent en même temps devant le collège électoral. (3) La constitution de chaque liste doit tenir compte : des différentes composantes sociologiques dans la Région ; du genre. (4) Lorsqu'une liste a obtenu la majorité absolue des suffrages valablement exprimés, elle est proclamée élue et remporte la totalité des sept (07) sièges mis en compétition. (5) Lorsqu'aucune liste n'a obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés, il est attribué à la liste ayant la majorité relative la moitié des sièges à pourvoir arrondi à l'entier supérieur, soit quatre (04) sièges. (6) En cas d'égalité de suffrages entre les listes arrivées en tête, ces quatre (04) sièges sont répartis à égalité entre lesdites listes. Le cas échéant, le siège supplémentaire est attribué à la liste dont les candidats ont la moyenne d'âge la plus élevée. (7) L'attribution visée aux alinéas 5 et 6 cidessus étant opérée, les trois (03) autres sièges sont répartis entre toutes les listes, y compris celles ayant obtenu la majorité relative à la représentation proportionnelle, suivant la règle du plus fort reste. Sont exclues de cette répartition, les listes ayant obtenu moins de 5% des suffrages exprimés au niveau de la Région. (8) Les sièges sont attribués aux candidats dans l'ordre de présentation sur chaque liste. (9) Si plusieurs listes ont la même moyenne pour l'attribution du dernier siège, celui-ci revient à la liste ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages. En cas d'égalité de suffrages, le siège est attribué au plus âgé des candidats.


12

EN BREF 08 MARS 

Appel à candidatures

Femmes en scène 2013

Sanzy Viany fête à Douala a jeune artiste a donné un spectacle le 07 mars 2013 soir à l’Institut français de Douala. L’occasion pour elle de prester en solo, mais aussi pour la première fois dans la capitale économique du Cameroun. Sansy Viany a revisité les titres de son tout premier album « Akouma » et certains titres du prochain «O’su» qui sortira des studios dans quelques semaines. Nominée au concours RFI 2010, Sanzy Viany a été récompensée comme Révélation féminine de l’année 2010.

L

FESPACO 2013

Pascale Obolo primée

L’

édition 2013 du Festival panafricain du cinéma (Fespaco) a donné l’occasion à Pascale Obolo de faire briller le drapeau camerounais à Ouagadougou. En effet, elle y a reçu le 2e prix documentaire avec son film «Calipso Rose, the lioness of the jungle», un prix doté d’une enveloppe de 2 millions de Fcfa. Le film revient sur la vie de Mc Artha Lewis, légende du Calypso de Trinidad. C’est aussi un voyage de l’île de Tobago à New York, Paris, Ouidah et Cotonou, avec à chacune de ces destinations un un épisode particulier de la vie de Calypso Rose. Pascale Obolo a fait ses classes à l'Ecole du Conservatoire Libre du Cinéma Français. Elle produit des reportages et des documentaires pour la télévision camerounaise et collabore avec des artistes du street art comme Jonone, Shuck, A-One, Jay-One et Virgin Music France pour laquelle elle a signé plusieurs portraits d'artistes dont Manu Chao, Les Nubians, 3canal, Mungal Patasar… Elle réalise également des vidéos expérimentales et en 1998, son premier film documentaire, Xuluv Bët the creator. Parallèlement elle découvre Trinidad, cette île qui lui rappelle l'Afrique, à travers son carnaval. Attirée par l'héritage culturel et historique de l'île, elle s'y rend à de nombreuses reprises et c'est lors de son dernier voyage en août 2002 qu'un vieux pêcheur lui donne l'envie de conter, à la manière d'un griot, l'histoire de ces vieux calypsoniens, de contribuer à la transmission de cette musique qui porte en elle l'héritage des caraïbes. Source: journalducameroun.com

27 MARS 2013

Spectacle de théâtre Chez Wakeu Fogaing

L

e 27 mars 2013, à l'occasion de la journée Mondiale du théâtre, la Compagnie Feugham vous offre un spectacle de théâtre à Bafoussam à 17 heures précises au domicile de Wakeu Fogaing sis au quartier Bamendzi, près de l'hôtel Sekem. Texte: «On se mord les queues de Wakeu Fogaing», avec Noubissi Tchoupo, Brigitte Djeunang, Mireille Koudja, Emile Youmbi et Alice Gisèle Manendjou. Mise en scène de Wakeu Fogaing.

EXPOSITION

Un mois d’art contemporain

L

arts & culture

N° 019 - DU 11 AU 24 MARS 2013

e collectif Boulev’arts expose à la Galerie nationale d’art contemporain de Yaoundé depuis le 01 mars 2013 et ce jusqu’au 31. Il est prévu le 14 mars à 18 heures le vernissage d’une performance de Christian Etongo. Autres artistes au menu de ce mois d’art contemporain: - Valery Manoir : peinture et installation - Beli Rose : peinture - Jean Michel Dissake Dissake : pictosculpture et installation

esdames, Messieurs

M

Le Sokan Théâtre de Côte d’Ivoire, en collaboration avec le Bureau des Arts et Communication, le Bureau régional Africain de l’IIT et l’ensemble des partenaires du projet, lancent la cinquième édition de FEMMES EN SCENE (la phase de la résidence) qui aura lieu du 15 octobre au 23 Novembre 2013 à Grand – Bassam et Abidjan en Côte d’Ivoire. Outre les auteures, les metteures en scène, les comédiennes, les scénographes et les régisseurs lumières et son, la 5ème édition verra la participation des femmes stagiaires en captation d’Image, reportage et mise en ligne des images, sans oublier la formation des gestionnaires d’espaces privés. LES CRITERES DE SELECTION 1. Etre une femme ou jeune fille dont l’âge minimum est de 18 ans 2. Avoir à son actif un manuscrit au minimum, le genre importe peu (pour les

auteures) 3. Avoir déjà assuré une ou plusieurs mises en scène, ou avoir été assistante d’une mise en scène (pour les metteurs en scène) 4. Etre comédienne et avoir été distribuée dans une création professionnelle (pour les comédiennes) 5. Avoir participé à la conception ou à la réalisation de la scénographie d’un spectacle (pour les scénographes) 6. Avoir créé ou assuré ou encore avoir été assistante en régie lumière et son d’un spectacle (pour les régisseurs) 7. Avoir une base sur l’audiovisuel et une maitrise de l’outil informatique (pour les stagiaires en captation d’image et reportage) 8. Appartenir à un espace culturel privé et surtout participer activement à la vie de cet espace culturel privé en Afrique. CONDITIONS DE PARTICIPATION : � Pour les Auteures 1- Un curriculum vitae (CV) 2- Une lettre de motivation 3- Un synopsis du texte à écrire 4- Trois photos d’identité du même tirage � Pour les metteurs en scène 1- Un curriculum vitae (CV) 2- Une lettre de motivation 3- Une intention de mise en scène de : (au choix) - Bintou de Koffi Kwahulé - Une odeur du passé de Hermas Gbaguidi - La tragédie du roi Christophe de Aimé Césaire - En Bordure du quai de Nicaise Wégang 4- Une photo d’identité � Pour les Comédiennes 1- Un curriculum vitae (CV)

2- Une lettre de motivation 3- Une photo d’identité � Pour les scénographes 1- Un curriculum vitae (CV) 2- Une lettre de motivation 3- Une photo d’identité � Pour les régisseurs 1- Un curriculum vitae (CV) 2- Une lettre de motivation 3- Une photo d’identité �Pour les stagiaires en captation d’image et reportage 1- Un curriculum vitae (CV) 2- Une lettre de motivation 3- Un plan de reportage 4- Un projet de film documentaire sur le processus de « Femmes en scène » 5- Une photo d’identité � Pour les stagiaires en gestion d’espace culturel 1- Un curriculum vitae (CV) 2- Une lettre de motivation 3- Un plan de reportage 4- Un projet personnel sur la gestion d’un espace. 5- Une photo d’identité NB : L’atelier de gestion d’espace est ouvert aux femmes et aux hommes. Dossiers à adresser à la Direction de FEMMES EN SCENE par E-mail et par courrier postal 13 BP 1456 Abidjan 13 Côte d’Ivoire / dramacriture@yahoo.fr, famenscene@yahoo.fr Tél : 00225 07 67 23 50 /00225 05 70 36 32 Fax : 00225 24 95 70 / 00225 24 39 95 70

Date limite de dépôt de candidature : 10 Avril 2013

CINEMA

SPECTACLE

Jean Pierre Bekolo vexe Etoudi

Idylle Mamba en live à Douala et Yaoundé

e dernier film de Jean Pierre Bekolo n’aurait pas plu à Etoudi si l’on en croit le Messager, l’un des médias à avoir été invité à assister à la projection à eux réservée. Pour preuve, le Cabinet civil a adressé une demande d’explications à Ama Tutu Muna, la ministre des Arts et de la culture qui l’a en partie financé (deux millions de Fcfa pour l’aide à l’écriture du film). Le film intitulé «Le Le Président ! Comment sait-on qu’il est temps de partir ?» fustige la longévité au pouvoir des dirigeants africains. Jean Pierre Bekolo qui avait déjà gagné des galons avec «Quartier Mozart» et «Saignantes» qui trai-

L

taient de la jeunesse d’une part et des crimes rituels de l’autre, a mis les pieds en politique cette fois. Et pour ne pas faire les choses à moitié, il fait apparaître dans le casting le fustigeur de président, Valsero, l’immense Gérard Essomba ou encore Valery Ndongo et surtout Mathias Eric Owona Nguini. Excusez du peu! Mi fiction, mi documentaire, le film de 65 minutes sortira dans les salles française et belges dans les prochaines semaines, après une avantpremière lors du Fespaco 2013. Il met en scène un chef d’Etat vieux et fatigué de dizaines d’années de pouvoir.

CONCOURS DE NOUVELLES

eux dates sont à retenir: Jeudi 21 mars à 20h00 à l’ifc de Douala et Vendredi 29 mars à l’ifc de Yaoundé. Idylle Mamba est née à Bangui en République Centrafricaine. Elle remporte en 2004 le prix de la Chanson Francophone à l'Alliance Française de Bangui, et s’impose pour les premières parties de Lokua Kanza et Tiken Jah Fakoly. Elle s’installe au Cameroun afin de développer ses propres projets de création musicale. L’artiste combine les rythmes traditionnels à des sonorités modernes dont celles issues du Jazz blues. Authentique, naturel et entraînant, son style tend vers le tradi-moderne ou encore le « Centrafrikailleurs » comme elle se plaît à le définir en toute humilité. Ses textes parlent, avec sincérité et sans prétention, de sujets universels et graves tels que: l’injustice, la guerre, l’exclusion, le racisme, l'excision.

D

LA RONDE DES POETES

11e édition de «Quelle nouvelle?» Le poète du 5 mars uelle nouvelle ? » est un concours littéraire destiné aux jeunes auteurs afin de les faire connaître. Lancé depuis 2002, il est organisé par Espace Pandora ; une association qui a pour objectif de mener des actions culturelles en faveur du livre et de l’écrit. Ce concours est réservé aux auteurs de langue française âgés de 15 à 40 ans qui n’ont jamais publié d’ouvrages chez un éditeur. La nouvelle doit comporter 3 à 15 pages (soit 6000 à 30 000 caracères, espaces comprises ). Elle doit être anonyme, envoyée en 10

«Q

exemplaires sur papier, et accompagnée d’une feuille indiquant nom, prénom, âge, adresse, téléphone et courriel. Ce concours donne la chance aux lauréats sélectionnés d’être accompagnés par des écrivains confirmés avant d’être publiés au sein d’un recueil aux éditions La passe du vent. Pour participer , envoyez vos nouvelles jusqu’à Samedi 30 Mars 2013 (cachet de la poste faisant foi) à : Espace Pandora – Concours Quelles Nouvelles ?, 7 place de la Paix, 69200 Vénissieux.

oi mon frère cheminant

T

Là-bas sur la longue traînée de fer Dis-moi ton nom Toi ma sœur sémillante Au gazouillis matutinal des passereaux Révèle-moi le mystère de ton sourire Extrait de Splendeur de Bebey, inédit Il s’appelle LUCY, comme la force originelle de la vie. Ingénieur formé à l’Ecole des Travaux à Yaoundé, ce jeune poète camerounais a publié chez l’Harmattan Cameroun, un recueil qui a pour titre Le fils du vent. Pour ce « rêveur sacré » très passionné, le poème est un espace esthétique expurgé des thématiques qui blessent la morale et la spiritualité pure. Comment être aujourd’hui un esthète des valeurs indemnes ? Le 05 mars 2013, Lucy a été l’invité de LeJourduRondin, un espace aménagé à la Ronde des Poètes et qui fait une critique sans complaisance de l’œuvre des poètes qui s’y « exposent ».


V&C 19