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C H A M B R E

D E

C O M M E R C E

E T

D ’ I N D U S T R I E

D E

L ’ A I S N E

ETUDE TERRITORIALE

Bassin économique de Soissons

Edition

Juin 2010


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Lille

LA SITUATION GEOGRAPHIQUE

Amiens Charleville Mézières

Beauvais

LAON Vers A26

Vers A26

CHAUNY ST QUENTIN

Reims

PARIS

Canal de l'Oise à l'Aisne N2 Chavignon Vaudesson Pargny Allemant filain

Epagny Morsain

Vezaponin

Tartiers

Bagneux Bieuxy

Saint-christophe-a-berry

Cuisy-en almont

Neuville sur-margival Terny-sorny

Laffaux

D1

Margival Vuillery Clamecy Chavigny Leury Braye

Nouvron-vingre

L'Aisne

Juvigny

Vaurezis

Vregny

Nanteuil la-fosse

Sancy-les cheminots

Celles-sur-aisne

D15

Filain

Aizy-jouy Ostel

D925 VAILLY SUR AISNE Chavonne

Soupir Canal de l'Aisne Chivres val Conde Presles sur-aisne Pont-arcy Cys-la Pommiers Missy et-boves Ressons-le-long commune N31 D14 Villeneuve Bucy-le-long sur-aisne Saint Viel-arcy Villers-en-prayeres Chassemy Pernant Ambleny SOISSONS St-germain Sermoise mard Ciry Mercin-et-vaux Revillon Montigny Brenelle salsogne Longueval Venizel Saint-bandry lengrain Dhuizel barbonval Courcelles Vasseny BelleuBilly-sur-aisne Serval Glennes Vauxbuin Laversine sur-vesles Saconin-et-breuil Acy Merval BRAINE Vauxtin D967 Augy Blanzy Cutry Courmelles Vauxcere N31 Septmonts Noyant Mortefontaine Missy D6 les-fismes Coeuvres-et Serches Couvrelles Paars et-aconin valsery Dommiersaux-bois Ploisy Cerseuil Perles Lime Rozieres-sur-crise Ambrief Soucy Berzy-le-sec Bazoches Retheuil Chaudun Saint-pierre Quincy-sous-le-mont sur-vesles Nampteuil Taillefontaine Buzancy Lesges aigle Mont Chacrise sous-muret N2 Vivieres Ville Puiseux Villemontoire Maast-et Jouaignes notre-dame Saint savoye D973 en-retz violaine Cuiry-housse Haramont Tannieres thibaut Vierzy Montgobert Longpont Hartennes Muret-et-crouttes Mont et-taux Droizy saint-martin Parcy Lhuys et-tigny Bruys Villers-helon Fleury Chery Launoy D1 Corcy chartreuve Arcy-sainte-restitue Largny-sur Louatre VILLERS Saint-remy-blanzy automne Grand-rozoy D80 COTTERETS Dampleux Le plessier huleu Faverolles Beugneux Cramaille D936 Billy-sur-ourcq Ancienville Coyolles Oulchy Oigny-en-valois OULCHY la-ville LE CHATEAU Noroy-sur-ourcq

COMPIEGNE

Berny-riviere Fontenoy VIC SUR AISNE

Cuffies

Osly-courtil

Crouy

Pasly

Vers A1

PARIS

Vers A4

REIMS

Breny Montgru saint-hilaire

CHATEAU THIERRY

SOMMAIRE Situation géographique ....... 2 Cadre administratif ............ 3 Intercommunalité .............. 3 Démographie .................... 4 Logement ........................ 5 Coût de l’immobilier .......... 5 Revenus .......................... 6 Marché du travail .............. 7 Population active............... 8 Emplois........................... 9 Créations d’entreprises ..... 10 Etablissements................ 11 Agriculture .................... 12 Industrie ....................... 13 Tertiaire ....................... 20 Construction .................. 21 Commerce ..................... 22 Commerce de détail ......... 23 Observatoire des flux commerciaux .................. 24 Culture et tourisme.......... 25 Accueil des entreprises...... 26 Pépinières et hôtels d’entreprises.................. 27 Aides aux entreprises........ 28

© Khanh Renaud

Structurée par la vallée de l’Aisne, la zone d’emploi de Soissons occupe une position intermédiaire entre des territoires aux évolutions économiques contrastées. Au sud et à l’ouest, elle est contigüe aux zones d’emploi de ChâteauThierry, du Sud-Oise et de Compiègne qui bénéficient de l’influence francilienne. A l’est, la zone avoisine celle de Reims qui connaît une croissance économique avantageuse. La frange nordiste du territoire (Laon et Chauny - Tergnier - La Fère) connaît en revanche des situations moins favorables. En termes d’infrastructures, le territoire bénéficie du réseau

Bassin économique de Soissons

A4

© CCIA - SDE

autoroutier (A1, A4, A26 et A29) grâce aux nationales RN2 et RN31 qui lui permettent une ouverture à la fois sur Roissy, la métropole rémoise, Compiègne et le nord de la France. L’aménagement de certaines portions de route en 2X2 voies favoriserait l’ouverture vers ces pôles. C’est pourquoi, concernant la RN2, un programme des opérations à venir, prévues dans le cadre du PDMI (programme de modernisation des itinéraires) a été présenté début 2010. Des travaux de modernisation de la RN2 sur le tronçon sud (Paris Soissons) s’échelonnent jusque 2014, tandis que des études sont annoncées pour les goulots d’étranglement subsistants. La zone d’emploi se situe par ailleurs à 1 heure de 2 gares TGV (Roissy et Reims-Bezannes).

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LE CADRE ADMINISTRATIF Superficie .............................................. 1 243 km² Nombre de communes ........................................ 159 Nombre de cantons .............................................. 7 Chefs-lieux de cantons

Abbaye de Longpont - © OT de Villers Cotterêts

S. nord

Vic sur Aisne Soissons

Braine Oulchy-le-Château Villers cotterê cotterêts Vailly-sur-Aisne Vic-sur-Aisne Villers-Cotterêts Soissons (pour les cantons Nord et sud) Sous-préfecture : Soissons

Vailly sur Aisne

S. sud

Braine

Oulchy le chateau

L’INTERCOMMUNALITE Nombre de structures intercommunales ....................... 5 CA du Soissonnais, CC du canton d’Oulchy-le-Château, CC du pays de la vallée de l’Aisne, CC du val de l’Aisne, CC de Villers-Cotterêts - Forêt de Retz. Nombre de Pays ...................................................... 1 Pays du Soissonnais (arrêté de reconnaissance du pays pris le 22/07/2005) auquel adhérent la CA du Soissonnais, les 4 communautés de communes de la zone ainsi que les communes de Courcelles-sur-Vesles et Haramont. CA : Communauté d’agglomération - CC : Communauté de Communes

Pour plus d’informations CA du Soissonnais 11 avenue François Mitterrand Les terrasses du Mail 02880 CUFFIES 03 23 53 88 40 www.agglo-soissonnais.com ________________________________________________________

CC du canton d’Oulchyle-Château 1 ruelle de la fausse porte 02210 OULCHY-LE-CHATEAU 03 23 55 65 20 www.cc-oulchylechateau.fr ________________________________________________________

Audignicourt et Vassens sont situées sur la ZE de Chauny ont intégré la CC Pays vallée de l’Aisne

CC Pays de la vallée de l’Aisne

HARAMONT

CA du Soissonnais

CC Villers Cotterêts – Forêt de Retz

CC du val de l'Aisne

Monampteuil est située sur la ZE de Laon et a intégré la CC Val de l’Aisne

CC du pays de la vallée de l’Aisne 2 rue Saint-Christophe 02290 VIC-SUR-AISNE 03 23 55 99 00 www.pays-vallee-aisne.fr. ________________________________________________________

CC du canton d’Oulchy le Château

Ancienville et Noroy-surOurcq sont situées sur ZE de Soissons et ont intégré la CC Ourcq et Clignon

Bassin économique de Soissons

COURCELLES SUR-VESLES

CC du val de l’Aisne 22 rue du bois Morin BP 6 02370 PRESLES ET BOVES 03 23 54 05 81 ________________________________________________________

CC de Villers-Cotterêts Forêt de Retz 9 rue Marx Dormoy - BP 133 02603 VILLERS-COTTERETS 03 23 96 13 01 www.ccvcfr.fr

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LA DEMOGRAPHIE Population (Nombre d’habitants).......................... 101 631 Canton de Braine .................................... Canton d’Oulchy-le-Château....................... Canton de Soissons Nord (n.c. partie ville de Soissons) .. Canton de Soissons Sud (n.c. partie ville de Soissons) ... Ville de Soissons ..................................... Canton de Vailly-sur-Aisne ........................ Canton de Vic-sur-Aisne ........................... Canton de Villers-Cotterêts .......................

11 017 5 679 10 675 10 063 28 471 10 038 10 577 15 111

Densité de population (Nombre d’habitants au km²)....

81,8

(Aisne : 73)

Nombre de ménages ...................................

41 434

Source : INSEE - RP 2007

INDICATEURS DEMOGRAPHIQUES

1990 à 1999 1999 à 2007

Variation annuelle moyenne de la population (%)

+ 0,1

+ 0,1

Due au solde naturel

+ 0,4

+ 0,3

Due au solde migratoire

- 0,3

Taux de natalité (‰)

13,2

Taux de mortalité (‰)

9,1

Source : INSEE - RP 2007 - exploitations principales

POPULATION PAR AGE ET PAR SEXE

Hommes

De 0 à 19 ans

13 617

Avec 101 631 habitants en 2007, la zone d’emploi de Soissons est, après celle de Saint-Quentin, la plus peuplée de l’Aisne. Elle représente 18,9% de la population départementale. Après une croissance de la population de l’ordre de +0,3% par an de 1975 à 1990, la progression s’est amoindrie (+0,1% en taux annuel moyen) mais demeure positive grâce à un solde naturel qui compense un solde migratoire déficitaire. Avec 44 568 habitants dont 28 471 pour la ville de Soissons, l’agglomération soissonnaise(1), qui représente près de 44% de la population de la zone, perd des habitants depuis 1982 du fait d’un déficit migratoire important. Cette diminution tend toutefois à se résorber.

A l’opposé, la ville de VillersCotterêts, qui constitue le 2ème pôle - 0,2 avec 10 090 habitants et qui gagne de 12,6 la population depuis près de 25 ans notamment grâce à un solde naturel 9,3 élevé, connaît depuis la dernière période intercensitaire un ralentissement de sa croissance démographique en raison d’un Femmes TOTAL solde migratoire devenu négatif. 12 796 26 413 La structure par âge de la zone 3 115 6 262 est assez proche de celle du département de l’Aisne avec 6 364 13 240 26,0% d’habitants de moins de 3 317 6 911 20 ans, soit une population plus jeune de 1,3 point par rapport 29 400 58 721 au niveau national. 5 738 11 515

Moins de 5 ans

3 147

5 à 14 ans

6 876

15 à 19 ans

3 594

De 20 à 64 ans

29 319

20 à 29 ans

5 777

30 à 39 ans

6 635

6 737

13 373

40 à 49 ans

7 313

7 346

14 658

50 à 64 ans

9 594

9 579

19 175

6 714

9 783

16 497

65 à 74 ans

3 761

4 458

8 219

75 à 84 ans

2 468

4 003

6 471

485

1 322

1 807

49 652

51 979

101 631

De 65 ans et plus

85 ans et plus TOTAL

(1): Belleu, Bucy-le-Long, Courmelles, Crouy, Cuffies, Mercin-et-vaux, Soissons, Vauxbuin, Villeneuve-Saint-Germain

Source : INSEE - RP 2007 - exploitations principales

Bassin économique de Soissons

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LE LOGEMENT 1999

2007

43 228

46 592

Résidences principales

38 191

41 429

Résidences secondaires

2 726

2 361

Logements vacants

2 311

2 802

Nombre de logements

Logements vacants Résidences 6,0% secondaires 5,1%

Résidences principales 88,9%

Source : INSEE - RP 1999 et 2007 - exploitations principales

REPARTITION PAR TYPE DE LOGEMENT

Nombre

%

Maison

31 346

67,2 %

Appartement

14 420

31,0 %

826

1,8 %

Autre

REPARTITION DES RESIDENCES PRINCIPALES SELON LE STATUT D’OCCUPATION

Source : INSEE - RP 2007 - exploitations principales

46 592 logements sont recensés sur la zone d’emploi de Soissons contre 43 228 en 1999, soit 7,8% de plus. Le parc s’est accru de 3 364 logements en 8 ans, soit une moyenne de 420 logements par an représentant 25,1% des nouveaux logements axonais. L’augmentation est particulièrement sensible sur la partie sud-ouest de la zone. Ainsi, la ville de Villers-Cotterêts qui représente 14,4% de ces

Nombre

%

Propriétaire

24 123

58,2 %

Locataire

16 504

39,8 %

Logé gratuitement 802 2,0 % nouveaux Source : INSEE - RP 1999 et 2007 - exploitations principales logements a vu son nombre de résidences résidences principales sont des croître de 12,3% en 8 ans tandis locations de logement HLM que sur la même période, la ville (Aisne : 16,1% - France de Soissons n’a crû que de 4,9% métropolitaine : 14,8%) avec une forte concentration sur la ville (7,2% pour l’agglomération). de Soissons (45,2%) notamment Comparativement à l’ensemble les quartiers identifiés en des zones d’emploi de l’Aisne, difficulté : Saint-Crépin (77,5%), celle de Soissons dispose du taux Presles-Chevreux (70,8%) et Saintle plus élevé de logements Médard (57%). appartenant à des organismes de HLM. Ainsi, près de 23% des

LE COUT DE L’IMMOBILIER Picardie

Aisne

Appartements anciens

2 260 €/m²

Appartements neufs

3 020 €/m² 2 650 €/m²

Secteur de Soissons

Oise

1 500 €/m² De 1 460 à 1 970 €/m² 2 380 €/m²

Marne 2 130 €/m²

NC

2 930 €/m²

3 080 €/m²

Maisons anciennes

165 600 €

132 200 €

159 900 €

207 600 €

194 300 €

Terrains à bâtir

53 500 €

40 700 €

47 600 €

80 100 €

63 600 €

Source : Immoprix/Perval - Prix correspondant aux transactions réelles enregistrées du 01/12/08 au 30/11/09. NC* : Non communiqué

Sans toutefois atteindre des niveaux de prix du Sud de l’Aisne, la zone d’emploi de Soissons subit également l’influence de la région parisienne et de la région rémoise en matière d’immobilier.

Les prix de vente des biens immobiliers sont supérieurs dans le Soissonnais à ceux constatés au niveau départemental. En 2009, le prix moyen de vente d’une maison ancienne sur le

Bassin économique de Soissons

secteur de Soissons s’élève à près de 160 000 € (de 108 700 € pour un 3 pièces à 196 500 € pour un 6 pièces), prix supérieur de 21% à la moyenne départementale qui est de 132 200 €.

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LES REVENUS Nombre de ménages fiscaux ......... 41 114 DISTRIBUTION DES REVENUS DECLARES PAR UNITE DE Part des ménages fiscaux imposés ..... 59% CONSOMMATION(1) (Aisne : 56,5% - France : 61,7%) Médiane (en euros)

Aisne

61,8

Soissons

64

0%

20%

23,6

25,4

24,1

40%

60%

80%

6 401

9ème décile Rapport inter-déciles

64,1

6,4 5,9

7,8

5

6,9 5

100%

Revenus salariaux Pensions, retraites et rentes Revenus des professions non salariées Autres revenus

Source : INSEE - Revenus 2007

NOTICE EXPLICATIVE (1) Le revenu déclaré aux services fiscaux, plus simplement appelé revenu fiscal, est la somme des ressources déclarées par les contribuables sur la « déclaration des revenus », avant abattement. Il comprend 4 catégories de revenus : les revenus salariaux (salaires, droits d’auteur, avantages en nature, indemnités de maladie, allocations de chômage et de préretraite, revenus perçus à l’étranger), les revenus des professions non salariées (revenus nets de déficits des indépendants comprenant les bénéfices agricoles, industriels, commerciaux et non commerciaux), les retraites (hors minimum vieillesse), pensions d’invalidité, pensions alimentaires (déduction faite des pensions versées) et rentes viagères, les autres revenus (essentiellement des revenus du patrimoine). Le revenu fiscal par unité de consommation (UC) présente l’avantage de relativiser le niveau de revenu par rapport à la composition du ménage fiscal. Par rapport au revenu d’une personne, il permet de prendre en compte les économies d’échelle résultant de la vie en groupe. Le revenu exprimé par UC devient un revenu par équivalent adulte, comparable d’un lieu à un autre et entre ménages de compositions différentes. Le nombre d’UC d’un ménage est évalué selon la définition utilisée par l’Insee et par Eurostat :

Les 10% de Soissonnais les plus pauvres vivent dans un ménage déclarant un revenu par unité de consommation inférieur à 6 401 € par an et les 10% les plus riches dans un ménage dont le revenu déclaré est supérieur à 31 129 € par an. La dispersion du revenu, mesurée par le rapport inter-déciles, est

4,9

Presles

Commune

5,4

SOISSONS

La carte présente le positionnement de zones en décalage par rapport au reste du territoire au vu de la proportion de personnes bénéficiant de la CMUC (zones où la proportion de personnes à faible revenu (au sens de la CMUC) est anormalement élevée par rapport à la situation moyenne de la commune).

les enfants de moins de 14 ans comptent chacun pour 0,3 UC.

Bassin économique de Soissons

5,4

AUTRE REGARD SUR L’AGGLOMÉRATION DE

IRIS

6 573

La structure des revenus est assez proche de celle constatée au niveau national. En effet, 64% des revenus déclarés proviennent des traitements et salaires. En incluant les bénéfices des indépendants, près de 71% des revenus fiscaux des ménages de la zone d’emploi sont le résultat d’une activité professionnelle (70,5% en France). Les pensions, retraites et rentes représentent 24,1% des revenus.

les autres personnes de 14 ans ou plus comptent chacune pour 0,5 UC,

(2) Le rapport inter-déciles (9ème décile/1er décile) établit le rapport entre les revenus les plus élevés et les revenus les plus faibles.

5 560

inférieure à 5 alors qu’elle est de 5,4 pour l’Aisne et le niveau national, fait plutôt constaté dans les milieux ruraux.

le premier adulte du ménage compte pour 1 UC,

Pour étudier le niveau du revenu, on utilise la médiane du revenu fiscal par unité de consommation (UC), qui partage les personnes en deux groupes.

France

31 129 29 784 35 572 (2)

En 2007, 59% des ménages de la zone d’emploi de Soissons ayant fait une déclaration d’impôts ont été imposés, soit un niveau supérieur de 2,5 points à la moyenne départementale mais inférieur de 2,7 points à la moyenne nationale.

UN

Aisne

16 169 15 477 17 497

1er décile

STRUCTURE DES REVENUS DECLARES

France

Zone

Chevreux

ZUS (zone urbaine sensible) Zone à forte proportion de personnes à faible revenu Distribution spatiale de la population

La population totale est celle couverte par le régime général de l’assurance maladie (carreaux de 200 m. de côté). Source : Cnam/TS 2006. INSEE

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LE MARCHE DU TRAVAIL Nombre de DEFM de catégorie ABC

(Mars 2010)

................. 7 919

Variation annuelle des DEFM (catégorie ABC) ................. +12,3% (Aisne : +12% - Picardie : +11,9%) Part des femmes (catégorie ABC)................................. 47,7% (Aisne : 47,9% - Picardie : 48,8% ) Part des moins de 25 ans (catégorie ABC) ...................... 19,3% (Aisne : 20,4% - Picardie : 20,2%) Part des DEFM de longue durée (catégorie ABC) .............. 40,9% (Aisne : 41,1% - Picardie : 37,8%)

TAUX DE CHOMAGE 1èr trim. (données CVS) 2010

Part des DEFM de niveau I à IV (catégorie ABC) ............... 29,1% (Aisne : 26,4% - Picardie : 30,6%)

Zone d’emploi de Soissons

12,9%

Part des DEFM selon le niveau de qualification (cat.ABC) .. - Ouvriers : 35,3% (Aisne : 35,7% - Picardie : 31,2%) - Employés : 56,6% (Aisne : 58% - Picardie : 60,2%) - Techniciens, agents de maîtrise : 5,3% (Aisne : 4,1% - Picardie : 5,4%) - Cadres : 2,8% (Aisne : 2,1% - Picardie : 3,3%)

Aisne

13,6%

Picardie

11,2%

France métropolitaine

9,5%

A mars 2010, la zone d’emploi de Soissons recense près de 8 000 demandeurs d’emploi de catégorie ABC, c’est-à-dire tenus de faire des actes de recherche d’emploi. Ils représentent 18,6% des DEFM du département de l’Aisne, soit la même proportion que pour la population totale. Sur un an , le nombre demeure

élevé et en hausse de 12,3%. La part des jeunes dans la demande d’emploi est relativement faible comparée aux moyennes départementale et régionale. En revanche, la part des séniors est supérieure de plus de 2 points à la moyenne régionale tandis que le chômage de longue durée persiste.

Evolution du taux de chômage en %

Le taux de chômage de la zone d’emploi s’élève à 12,9% de la population active, soit un taux en dessous de celui constaté pour le département, qui demeure le plus important de la région Picardie. Le taux de chômage du Soissonnais est le 3ème taux enregistré sur l’Aisne, derrière ceux des zones d’emploi de Château-Thierry (11,4%) et de Laon (12,7%). NOTICE EXPLICATIVE

Données CVS

14

Source : INSEE - DARES - ANPE

Depuis février 2009, une nouvelle nomenclature est utilisée pour la publication des statistiques du marché du travail.

13 12 11 10 9 8 7

1T 9 3T 9 9 1T 9 0 3T 0 0 1T 0 0 3T 1 01 1T 0 3T 2 0 1T 2 03 3T 0 1T 3 0 3T 4 0 1T 4 0 3T 5 05 1T 0 3T 6 0 1T 6 0 3T 7 07 1T 0 3T 8 08 1T 0 3T 9 0 1T 9 10

6

Soissons

Aisne

Picardie

Source : INSEE - DARES - ANPE

Bassin économique de Soissons

France

DEFM de catégorie A : Demandeurs d’emploi tenus de faire des actes de recherche d’emploi, sans emploi. DEFM de catégorie B : Demandeurs d’emploi tenus de faire des actes de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte de 78 heures ou moins dans le mois. DEFM de catégorie C : Demandeurs d’emploi tenus de faire des actes de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue de plus de 78 heures dans le mois. DEFM de longue durée : Demandeurs d’emploi en fin de mois inscrits depuis 1 an et plus. DEFM selon le niveau de formation : - Niveaux I-II-III : DUT, BTS, licence, maîtrise, doctorat - Niveau IV : Baccalauréat (général, professionnel, technologique)

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LA POPULATION ACTIVE POPULATION DE 15 A 64 ANS

1999

2007

Population totale

64 676

65 631

Population active

44 290

46 499

68,5 %

70,8 %

37 588

40 283

58,2 %

61,4 %

Taux d’activité Population active ayant un emploi Taux d’emploi

Source : INSEE - RP 1999 et 2007 - exploitations principales

EMPLOIS ET ACTIVITE

1999

2007

Nombre d’emplois dans la zone

34 950

35 120

Actifs ayant un emploi résidant dans la zone

37 739

40 486

92,6

86,7

Indicateur de concentration d’emploi

(1)

Source : INSEE - RP 1999 et 2007 - exploitations principales, lieu de résidence et lieu de travail. (1) Nombre d’emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone.

POPULATION ACTIVE DE 15 A 64 ANS PAR CATEGORIE SOCIOPROFESSIONNELLE (CSP)

Zone d’emploi Nombre

Dont : - Agriculteurs exploitants

%

615

1,3

- Artisans, commerçants, chefs d’ent.

2 289

4,9

- Cadres et professions intellect. Sup.

4 010

8,7

- Professions intermédiaires

9 809

21,2

La zone d’emploi de Soissons compte près de 46 500 actifs dont un peu moins de 40 300 actifs ayant un emploi, alors que le nombre d’emplois est de 35 120. L’indicateur de concentration d’emploi est de 86,7, en baisse de près de 6 points par rapport à 1999. Cette diminution est la conséquence d’une hausse du nombre d’emplois de 0,5% entre 1999 et 2007 tandis que le nombre d’actifs ayant un emploi et résidant dans la zone croissait pour sa part de 7,3%, obligeant ainsi les actifs à travailler hors de leur zone de résidence. 11 800 actifs de la zone d’emploi quittent quotidiennement leur domicile pour travailler dans un autre territoire, soit 3 500 de plus qu’en 1999 (+42,2%). Les migrants représentent 29,3% des actifs occupés résidant dans la zone d’emploi contre 21,9% en 1999. 50% des déplacements se font vers des zones picardes proches (Laon, Château-Thierry et sud-Oise) et 50% se dirigent hors de la Picardie : vers l’Ile-de-France (Roissy, Saint-Denis et Paris) pour la partie sudouest de la zone d’emploi et Aisne France vers Reims notamment pour les en % en % communes du canton de Braine limitrophes à la Marne. A signa2,3 1,8 ler que Soissons est la zone d’emploi qui a connu la plus 4,8 5,6 forte croissance concernant 8,0 14,8 les migrations extérieures au territoire. 20,7 24,1

A l’opposé, 6 400 salariés entrent dans la zone d’emploi - Ouvriers 15 843 34,3 34,0 24,4 pour y occuper leur emploi. Ce chiffre a augmenté de 12%, TOTAL 46 803 100,0 100,0 100,0 soit un taux nettement plus faiSource : INSEE - RP 2007 - exploitations complémentaires ble que les navettes vers l’extérieur. Les salariés viennent principalement des zones EVOLUTION DE LA POP. ACTIVE PAR CSP ENTRE 1999 ET 2007 de Laon, Château-Thierry, Chauny, CompièFrance gne, Sud-Oise et Reims. Ouvriers - Employés

13 684

29,6

30,3

-5,4%

Aisne Soissons

Employés

12,0% Professions intermédiaires

20,4% Cadres et professions intellectuelles sup.

17,1% Artisans, commerçants, chefs d'ent.

2,0% Agriculteurs exploitants

-8,5% -30%

-20%

-10%

0%

10%

20%

Source : INSEE - RP 2007 - exploitations complémentaires

Bassin économique de Soissons

30%

40%

29,4

A l’exception de la catégorie des artisans, commerçants et chefs d’entreprises dont on constate une augmentation de 2% en 8 ans alors que les niveaux départemental et national diminuent, les CSP de la zone connaissent de manière générale des tendances analogues à celles de la France. La CSP des cadres et professions intellectuelles supérieures n’a cependant pas connu de croissance aussi forte que celle enregistrée au niveau national (+17,1% contre +33,6%) et reste donc sous-représentée avec 8,7% de la population active contre 14,8% en moyenne française. Juin 2010


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L’EMPLOI PAR SECTEURS D’ACTIVITE Evolution de l'emploi total (base 100 en 1999)

Evolution de l'emploi salarié par secteurs de 99 à 08

103,0

TOTAL

-3,4%

102,0

services

101,0 100,0

9,1%

commerce

2,9%

99,0

construction

98,0 97,0

industrie

96,0

15,8% -32,0%

agriculture

-28,2%

95,0 1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

-40%

-30%

Aisne

Soissons

-20%

-10%

0%

10%

20%

30%

40%

Aisne

Soissons

Source : INSEE estimations d’emploi - Données au 1er janvier

La zone d’emploi de Soissons compte 34 030 emplois au 1er janvier 2008, se répartissant entre 31 178 salariés (91,6%) et 2 852 non salariés (8,4%). Il s’agit du 3ème pôle d’emploi du département avec 18,7% de l’emploi axonais, derrière les zones de Saint-Quentin et de Laon. Sur les 10 dernières années, le territoire a perdu près de 3% d’emplois salariés et non

salariés . La perte de plus de 1 000 emplois est avant tout liée à la crise industrielle qu’a connu la zone au début des années 2000, notamment dans le domaine de la métallurgie. Le secteur industriel a ainsi perdu près d’un emploi sur 3 en 10 ans. La hausse des effectifs dans le secteur tertiaire (+7,6% sur la même période) n’a pas permis de compenser la perte des emplois industriels. Le secteur a même

EVOLUTION DES EMPLOIS SALARIES PAR SECTEURS D’ACTIVITE DE 1999 A 2008 AGRICULTURE

Le secteur agricole a suivi la tendance départementale et a perdu 28% des ses effectifs. La sphère productive de la zone de Soissons se rapproche dés lors de celle observée pour le département de l’Aisne.

INDUSTRIE

1 300 1 200 1 100 1 000 886

900 800

Nombre d'emplois salariés

8 500

Répartition de l'emploi salarié au 01/01/2008

8 000 7 500 100%

7 000

90%

6 500 6 000

5612

80%

2008

2007

2006

2005

2004

2003

2002

2001

2000

70%

1999

2008

2007

2006

2005

2004

2003

2002

2001

2000

5 500 1999

Nombre d'emplois salariés

subi en 2004 et en 2005 une légère décroissance de ses effectifs, tout comme la construction qui a souffert du fléchissement de l’activité industrielle et qui a perdu en 2003 près de 10% de ses effectifs, retrouvant ainsi son niveau de 1999.

58,7%

56,6%

12,6%

16,3%

6,8%

6,3%

19,1%

18,0%

60% 50%

Bassin économique de Soissons

2008

2007

2006

2005

2008

2007

2006

2005

2004

2003

2002

2001

2000

1999

1 500

0%

2004

1 600

10%

2003

1 700

20%

2002

1 800

40% 30%

2001

1 900

22721

22800 22600 22400 22200 22000 21800 21600 21400 21200 21000 2000

1659

1999

Nombre d'emplois salariés

2 000

COMMERCE et SERVICES Nombre d'emplois salariés

CONSTRUCTION

2,7%

2,8%

AISNE

SOISSONS

services commerce construction industrie agriculture

Juin 2010


Page 10

LES CREATIONS D’ENTREPRISES Nombre de créations d’entreprises (données brutes) 2004

281

2005

258

2006

301

2007

328

2008

375

Pour information :

Source : INSEE - APCE 2009

Répartition des 375 créations d'entreprises en 2008 par secteurs d'activité 31%

3%

23%

43% Industrie Commerce

période de 5 ans) s’élève à 51%. Autrement dit, pour 100 entreprises existantes, on dénombre 51 créations entre 2004 et 2008. En France (hors Ile-de-France), ce taux est de 52%.

Construction Services

En 2008, le nombre de créations d’entreprises a poursuivi sa progression et a atteint son niveau record avec 375 nouvelles entreprises, soit une hausse de 14,3% par rapport à 2007. A l’exception de l’année 2005, cette augmentation prolonge la tendance amorcée en 2003, lors de l’assouplissement des conditions de création d’entreprises (Loi pour l’initiative économique du 1er août 2003). C’est dans le secteur de la construction que l’on observe la plus forte augmentation du nombre de créations : +77,1% entre 2004 et 2008 contre +26,4% pour le commerce, +30% pour les services et –28,6% pour l’industrie. Le taux de renouvellement du parc d’entreprises (sur une

Avec 655 créations en 2009 contre 375 en 2008, le nombre total de création d’entreprises dans tous les secteurs marchands (hors activités agricoles) s’est accru de près de 75%, soit autant qu’au niveau national. Toutefois, cette augmentation est principalement due aux 365 créations d’autoentrepreneurs. En effet, en dehors de ce nouveau régime, le rythme des créations a nettement ralenti (-22,7%). Il n’est cependant pas possible dans cette baisse, de distinguer précisément ce qui est lié à la récession de 2009 et ce qui relève d'un effet de substitution : un certain nombre de créateurs ont opté pour le régime d'auto-entrepreneur qu'ils considéraient comme plus avantageux, mais leur entreprise aurait tout de même vu le jour en l'absence de ce régime, alors que pour d'autres, c'est l'existence même du nouveau régime qui explique la création (cf. encadré).

EN SAVOIR PLUS - www.insee.fr - www.lautoentrepreneur.fr - www.aisne.cci.fr/pages/ juridique/fichesreglementation.php

Bassin économique de Soissons

LE STATUT D’AUTO-ENTREPRENEUR Depuis le 1er janvier 2009, le nouveau statut d’auto-entrepreneur, instauré par la Loi de Modernisation de l’Economie (LME) d’août 2008, permet aux personnes physiques de créer facilement leur propre activité à des conditions avantageuses. Etant donné la simplification de la déclaration de création, l’information statistique disponible sur les auto-entrepreneurs est en partie incomplète. Le nombre de créations d’entreprise intègre sans distinction toutes les entreprises créées sous ce régime, qu’elles aient ou non effectivement démarré leur activité. Or, selon le nouveau concept harmonisé au niveau européen, une création doit s’accompagner de la mise en œuvre effective de nouveaux moyens de production. Les entreprises créées hors du régime d'auto-entrepreneur satisfont donc à ce critère, mais seules les créations d'autoentrepreneurs qui satisfont à ce critère devraient être « légitimement » comptabilisées comme créations. L'évolution globale du nombre de créations, prenant en compte cette part « légitime », résulterait ainsi de la combinaison de deux effets : − un effet de substitution : création sous le régime de l'auto-entrepreneur de préférence à un autre régime, considéré comme moins avantageux, − un effet d'ajout : création, sous le régime de l'auto-entrepreneur, d'entreprises qui n'auraient jamais vu le jour sans ce régime.

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LES ETABLISSEMENTS NOMBRE D’ETABLISSEMENTS PAR SECTEURS D’ACTIVITE PAR TRANCHE D’EFFECTIFS SALARIES 0 à 9 sal.

10 à 49 sal.

50 à 99 sal. 100 à 199 sal. 200 sal. et +

TOTAL

Industries agricoles et alimentaires (IAA)

77

7

1

3

1

89

Industrie des biens de consommation

62

9

1

0

0

72

7

0

0

0

0

7

29

3

0

0

0

32

Habillement, cuir Edition, imprimerie, reproduction Pharmacie, parfumerie, entretien

2

1

0

0

0

3

24

5

1

0

0

30

6

3

0

0

0

9

63

15

3

0

1

82

0

0

0

0

0

0

Industrie des équipements mécaniques

49

14

2

0

1

66

Ind. des équipements électriques et électroniques

14

1

1

0

0

16

83

33

8

4

2

130

15

7

1

0

1

24

3

0

0

0

0

3

Industrie du bois et du papier

13

8

0

1

1

23

Chimie, caoutchouc, plastiques

12

8

3

0

0

23

Métallurgie, transformation des métaux

37

10

4

1

0

52

3

0

0

2

0

5

291

67

13

7

4

382

46

3

1

0

0

50

Construction

530

52

2

1

0

585

Commerce

906

78

12

1

2

999

Industrie des équipements du foyer Industrie automobile Industrie des biens d’équipement Construction navale, aéronautique et ferroviaire

Industrie des biens intermédiaires Industrie des produits minéraux Industrie textile

Industrie composants électriques et électroniques INDUSTRIE (y compris les IAA) Energie

Transports

147

34

6

0

1

188

Activités financières

108

12

0

1

0

121

Activités immobilières

307

1

1

1

0

310

Services aux entreprises

580

66

5

3

1

655

Services aux particuliers

583

21

1

1

0

606

Education, santé, action sociale

553

94

23

5

3

678

263

44

5

3

1

316

TERTIAIRE

Administration

2 541

272

41

14

6

2 874

TOTAL

4 314

472

69

23

12

4 890

Source : INSEE - CLAP 31/12/2007 - Les boulangeries/pâtisseries et les boucheries/ charcuteries sont comptabilisées dans les industries agro-alimentaires.

La zone d’emploi de Soissons compte 4 890 établissements. 88,2% des établissements sont des petites unités employant moins de 10 salariés et 21% de ces PME appartiennent au secteur du commerce.

L’industrie représente 7,8% des établissements totaux. Les établissements industriels restent toutefois de taille modeste puisque seuls 6,3% (soit 24 établissements) ont un effectif supérieur à 50 salariés.

Bassin économique de Soissons

Base de données CLAP Il s’agit d’un système d’informations alimenté par différentes sources pour fournir des statistiques localisées au lieu de travail. Le référentiel établissement est constitué à partir du fichier SIRENE. Le champs couvert par CLAP est plus large que celui du répertoire SIRENE. Il comprend l’ensemble des activités hors agriculture, défense et intérim.

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L’AGRICULTURE La zone d’emploi de Soissons est structurée par la vallée de l’Aisne. Les plateaux du Soissonnais sont ornés au sud-ouest par la grande forêt de Retz. L’agriculture y est particulièrement concentrée. Les productions végétales variées alimentent les établissements agroalimentaires des environs. Les activités agricoles correspondent pour partie aux grandes cultures de la région (pommes de terre, betteraves). Les exploitations sont de grande taille (124 ha de SAU en moyenne contre 82 ha au niveau départemental) et utilisent davantage de capitaux et mobilisent des investissements élevés. A signaler : La culture du haricot de Soissons Cultivé depuis la moitié du XVIIIe dans la région, le haricot de Soissons avait pratiquement disparu quand, en 2003, sous l’influence de quelques passionnés, une quarantaine de nouveaux producteurs se sont engagés dans la culture du produit qui bénéficie aujourd’hui de la marque « Saveur de Picardie ».

CHIFFRES-CLES 603 exploitations dont 474 exploitations professionnelles Surface Agricole Utilisée (SAU) : 75 102 ha 70 243 ha de terres labourables (dont 39 296 ha en céréales) 737 chefs d’exploitations et co-exploitants Population familiale active sur les exploitations : 1 060 Source : Recensement Agricole (RA) 2000. Le RA a lieu tous les 10 ans. La prochaine collecte d’informations se déroulera de septembre 2010 à avril 2011.

Bassin économique de Soissons

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L’INDUSTRIE PRINCIPAUX ETABLISSEMENTS

Commune

Code NAF

Activité

Effectifs

1. INTERSNACK FRANCE

Montigny-Lengrain

1072Z

Biscuits apéritifs

350

2. SAINT-GOBAIN EMBALLAGES

Cuffies

2313Z

Verre creux

225

3. TEREOS

Bucy-le-Long

1081Z

Sucrerie

220

4. BAXI

Villeneuve-SaintGermain

2521Z

Chaudières en fonte et en acier - Ballons d'eau chaude sanitaire

174

5. ETIREX (Chromalox)

Noyant-et-Aconin

2790Z

Electrothermie, résistances blindées, installations antidéflagrantes, armoires de contrôle

162

6. SAICA VENIZEL

Vénizel

1712Z

Papiers pour ondulés à partir de pâte michimique et de vieux papiers Production de lignosulfites

158

7. ASTEELFLASH EUROPE

Mercin-et-Vaux

2612Z

Cartes électroniques assemblées

146

8. SERIMAX

Villers-Cotterêts

2790Z

Machines pour soudage

131

9. RCO VENIZEL

Acy

1721A

Caisserie

130

10. SPERIAN RESPIRATORY PROTECTION FRANCE

Villers-Cotterêts

3299Z

Appareils de protection respiratoire

127

11. FOCAST PICARDIE

Villeneuve-SaintGermain

2451Z

Fonderie

117

12. ROQUETTE FRERES

Montigny-Lengrain

1062Z

Produits amylacés

113

13. BIPA

Soissons

2223Z

Menuiserie industrielle

103

Source : Fichier consulaire CCIA - Mars 2010

La zone d’emploi de Soissons occupe plus de 5 600 salariés dans le secteur industriel, soit 18% de l’emploi salarié du territoire. Le tissu industriel est composé essentiellement de PME, l’établissement le plus important en termes d’effectifs atteignant 350 salariés. Le poids du secteur industriel dans l’emploi salarié total a diminué de 7,6 points en 10 ans sur le Soissonnais contre 5,7 dans l’Aisne. Le fléchissement des effectifs industriels a été plus important au

niveau de la zone d’emploi qu’au niveau départemental. Ainsi, en 1999, 1 emploi salarié sur 4 était occupé par l’industrie. Aujourd’hui, on compte moins d’un emploi sur 5. La zone d’emploi a connu au début des années 2000 de graves difficultés industrielles, notamment dans le secteur de la métallurgie, qui a subi de plein fouet la conjoncture économique avec la baisse des grands programmes d’investissement dans l’industrie et la concurrence agressive liée à l’arrivée de nouveaux pays à faible coût de main d’œuvre dans l’Union Européenne. Le manque d’anticipation et de réactivité face aux nouvelles conditions du marché ont entrainé la fermeture de

Bassin économique de Soissons

nombreuses entreprises (BSL Industrie, Pecquet Tesson, Berthier, BMM, BFF, Wolber,…) et ont inévitablement provoquer de lourdes pertes d’emplois. L’activité industrielle de la zone d’emploi demeure toutefois diversifiée avec au premier rang l’industrie agro-alimentaire, suivie des biens d’équipements mécaniques, du travail des métaux, de l’industrie du bois et du papier-carton, de l’industrie des produits minéraux,….

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1. L’INDUSTRIE AGROAGROALIMENTAIRE est le premier employeur de la zone avec 20,7% de l’emploi salarié. De par sa partie rurale, le territoire dispose d’un important potentiel agricole mis au service des IAA locales. 3 établissements comptent plus de 100 salariés : L’usine INTERSNACK FRANCE à MontignyLengrain emploie 350 salariés. Cette unité dépend du groupe allemand INTERSNACK KNABBER GEBACK (filiale de PFEIFFER UND LANGER), 2ème intervenant en Europe sur le marché du snacking salé. L’entreprise est spécialisée dans la production de chips sous la marque VICO (rachat de l’usine VICO par le groupe allemand en 1998). Elle vient d’investir 20 millions d’euros sur 3 ans sur le site, avec comme objectif « d’être un établissement performant capable de traiter des volumes de production croissants ». Cette concentration de l’activité industrielle s’est traduite par le transfert des lignes de production de Noyon (60) - Rachat de LORENZ SNACK WORLD en 2006-2007. L’industrie sucrière, très présente dans le département de l’Aisne, comprend un établissement du groupe TEREOS sur le territoire. Implanté à Bucy-le-Long, le

© H. Dez / Bar Floréal / CEDUS

Bassin économique de Soissons

site comprend la sucreriedistillerie pour la fabrication du sucre (marque BEGHIN-SAY) et de l’alcool. Il emploie un peu plus de 200 salariés. TEREOS est un groupe agroindustriel coopératif spécialiste de la première transformation de la betterave, de la canne et des céréales, dans lequel sont engagés 12 000 associés coopérateurs et agriculteurs français. Il offre des débouchés à 900 000 ha de production grâce à 34 établissements industriels répartis en Europe, Amérique du Sud et Afrique (13 500 salariés permanents). Egalement implantée à Montigny-Lengrain, la société ROQUETTE FRERES transforme des pois protéagineux en produits amylacés et en protéines. Rachetée en 1989 par le groupe français ROQUETTE (6 000 personnes), l’ancienne féculerie de pomme de terre a entamé en 2007 une reconversion de son site en amidonnerie protéine de pois protéagineux. La nouvelle technologie, développée et brevetée par ROQUETTE, a consisté à transformer les circuits de récupération de fécule et de protéine de pomme de terre en unité de séparation des constituants de pois. La protéine végétale obtenue, NUTRALYS®, comprend de nombreuses applications dans le domaine des IAA. Autre débouché agroalimentaire : la fabrication du lait avec l’implantation d’UNILEP à Braine. Ce site de production, appartenant au groupe ORLAIT, est spécialisé dans le conditionnement de lait

de consommation UHT en brique Tétra pak. Il emploie 80 personnes. Le territoire accueille également d’autres petites unités liées à l’IAA : AMERICAN DESSERTS à Villers-Cotterêts qui emploie une trentaine de personnes dans le production de pâtisseries américaines et françaises en cuit-surgelé.

FRESHINOV à Courmelles est un site de production du groupe MATERNA. L’entreprise, dans laquelle travaille une quinzaine de salariés, est spécialisée dans la fabrication de plats appertisés, frais et surgelés pour bébés. MATERNA, spécialiste de l’alimentation des enfants de 4 mois à 3 ans, va par ailleurs renforcer sa présence dans le Soissonnais en ouvrant une nouvelle unité « BABYNOV ». Le groupe a fait l’acquisition de l’ancienne usine FRAICHEUR D’EUROPE (groupe Mac Cain) à Montigny-Lengrain et investit 11 millions d’euros sur ce nouveau site. BABYNOV sera destiné à l’appertisation de petits pots et plats pour bébé en emballage plastique. La commercialisation des aliments se fait sous leur propre marque ou sous des marques « distributeurs ». Une centaine de salariés est amenée à travailler sur le site dont l’installation est prévue au cours du dernier trimestre 2010.

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A signaler également sur le territoire la présence de champignonnières. La culture des champignons qui date du XIXe, utilise les carrières de calcaire qui offrent la présence de nombreuses cavités à température et humidité idéales pour réaliser cette culture et faire pousser les champignons de couche.

et FOCAST PICARDIE reprise par le groupe FOCAST (famille ALLEAUME) en mars 2008 pour son activité fonderie. En novembre 2009, la fusion des groupes DE DIETRICH REMEHA et BAXI a donné naissance au groupe BDR THERMEA (PaysBas) dont fait actuellement partie l’établissement BAXI de Villeneuve-Saint-Germain.

Les établissements les plus importants en termes d’effectifs sont :

Filiale du groupe britannique LIME ROCKS PARTNERS, l’entreprise SERIMAX,

LES CHAMPIGNONNIERES RUOL à Billy-sur-Aisne LES CHAMPIGNONNIERES DE LA PERRIERE à Crouy LES CHAMPIGNONNIERES CALEGARI et LES CARRIERES DE NOUE à Villers-Cotterêts.

© SERIMAX

implantée à Villers-Cotterêts, emploie 131 personnes à la réalisation d’équipements spécialisés dans le soudage notamment pour les lignes marines et terrestres.

POLE DE LA CHAUDRONNERIE MECANIQUE DU SOISSONNAIS Suite au déclin de la chaudronnerie du bassin Soissonnais ayant entrainé la fermeture des 2 plus grands sites industriels de la zone au début des années 2000, des entreprises du secteur Chaudronnerie Mécanique ont souhaité se regrouper pour mieux se positionner sur le marché des offres globales et ainsi pouvoir répondre aux grands donneurs d’ordre. Créée en juillet 2009, l’association « pôle de la chaudronnerie mécanique du Soissonnais » s’est fixée comme objectif de développer un ensemble d’actions à court et moyen terme dans différents domaines, à savoir : Mettre l’organisation en réseau pour favoriser l’innovation des secteurs d’activité de la mécanique et de la chaudronnerie sous différents aspects (technologie, marketing, commercial, administratif, communication,…) avec en particulier l’embauche d’un technico-commercial.

2. LE SECTEUR DES BIENS

MÉCANIQUES, MÉCANIQUES, constitue le second secteur avec 17,8% de l’emploi salarié. 2 établissements ont un effectif supérieur à 100 salariés :

Renseigner les industriels sur l’évolution de leur environnement économique (panorama concurrentiel, évolution technologique, qualification de contacts,…).

Ex-CICH devenu BAXI avec près de 350 salariés, l’entreprise de Villeneuve-Saint-Germain s’est scindée en 2 entités : BAXI qui emploie 174 salariés à la fabrication de chaudières en fonte et en acier ainsi que des ballons d’eau chaude sanitaires

Participer à des salons professionnels et différentes manifestations permettant de valoriser leur savoir-faire. Développer des activités connexes ou complémentaires aux activités des membres de l’association. Favoriser les synergies entre les entreprises adhérentes, les acteurs économiques et les ressources du territoire. Mettre en œuvre une veille d’appels d’offres et une procédure de réponse collective. A ce jour, 6 entreprises sont membres du pôle : Axinox, Axoteq, BEI, Isaert, N-Etudes Boulefroy et Usiange Mécanique de l’Aisne. Une 7ème entreprise devrait prochainement les rejoindre. Contact : Pépinière des Etomelles - Avenue Flandres Dunkerque 02200 Villeneuve-Saint-Germain Tel : 03.23.96.17.97 (Francis FICKER) - Mel : contact-pcms@orange.fr

Bassin économique de Soissons

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De taille plus modeste, l’entreprise GRG GROEBLI (73 salariés), implantée à Soissons, est spécialisée dans l’étude et la © GROEBLI réalisation sur demande d’équipements et d’outillages destinés à différents secteurs d’activités (remorques, portes, tourets, outillages de fabrication).

3. Bien qu’affecté par une

conjoncture plus que difficile au début des années 2000, LE SECTEUR MÉTALLURGIE TRANSFORMATION DES MÉTAUX reste positionné sur le Soissonnais avec près de 14% de l’emploi salarié. Il s’agit principalement de PME. La plus importante en termes d’effectifs est FOCAST PICARDIE (117 personnes), spécialisée dans la fabrication de pièces mécaniques et de pièces pour le chauffage en fonte. 14 000 tonnes de produits finis ont été produits en 2009. BSL PIPES&FITTINGS (exSITINDUSTRIE TUBES) a fait l’objet d’un rachat en février 2010 par le groupe français GENOYER (1 200 salariés), spécialisé dans © GENOYER la fabrication industrielle d’équipements de tuyauterie pour le transport des fluides. Implanté à Billysur-Aisne, l’établissement emploie près de 90 personnes à la fabrication de tubes et de raccords en acier inoxydable austénitiques, nickel et alliages spéciaux pour les gazoducs.

Bassin économique de Soissons

LA SOCIETE DE GAVANOPLASTIE INDUSTRIELLE (SGI Département STUDLER) implantée à Villers-Cotterêts emploie 57 personnes au traitement des surfaces (anodisation aluminium et titane - peintures par pulvérisation). Filiale du groupe hollandais AALBERTS INDUSTRIE (AI) depuis 2005, l’entreprise cotterézienne a pour principal client le secteur aéronautique. Autre implantation étrangère : la société CAVATORTA FRANCE qui appartient au groupe italien CAVATORTA. Les 53 salariés du site de Villeneuve-Saint-Germain produisent une gamme de grillages métalliques adaptés à des applications diverses (domaine industriel, agricole, sportif, bricolage,…).

42 salariés à la fabrication de panneaux de circulation réfléchissants et à l’émaillage de plaques de signalisation. A signaler également l’implantation de la société PELERIN devenue CERIC TECHNOLOGIES suite à sa reprise récente après liquidation judiciaire. Localisé à Soissons, l’établissement fabrique des machines de tuileries et de briqueteries ainsi que divers matériels de mécanique générale.

4. L’INDUSTRIE DU BOIS ET DU PAPIERPAPIER-CARTON qui occupe un peu plus d’un salarié sur 10 est notamment représentée par le groupe espagnol SAICA qui possède 2 unités de plus de 100 salariés sur la zone d’emploi:

SAICA VENIZEL (papier Kraft pour ondulés à partir de pâte de vieux papiers) emploie 158 salariés à Vénizel. Située à Villers-Cotterêts, FIMUREX PLANCHERS (exPANTZ) appartenant au groupe français EXPERTON REVOLLIER emploie 56 salariés à la fabrication de poutrelles et d’armatures métalliques pour planchers. DARGENT ENTREPRISES (Actemium - groupe VINCI), à Soissons, occupe 42 personnes dans la conception et la fabrication de machines spéciales pour l’industrie, notamment dans les secteurs de l’automobile et de la pharmacie. La société SECURITE ET SIGNALISATION (SES), implantée à Chaudun, emploie

RCO VENIZEL occupe 130 personnes dans la fabrication d’emballages en carton ondulé à Acy.

© SAICA

A ces 2 établissements viennent s’ajouter : L’entreprise FELLMANN CARTONNAGES PICARDIE à Villeneuve-Saint-Germain (37 personnes) produit aussi bien des petits volumes que des grandes séries d’étuis, de boites pliables, de fourreaux, de pochettes et de présentoirs.

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6. L’INDUSTRIE DE LA CHIMIE, CHIMIE,

Ex-SAINT-GERMAIN EMBALLAGE, ex-A&R CARTON, le groupe alsacien FELLMANN a racheté l’établissement soissonnais fin 2006. La société INDUTEX qui emploie 11 salariés à VillersCotterêts à la production de toiles d’emballages par imprégnation ou contre-collage de tissu, plastique et cire microcristalline sur textile et papier.

industrie, notamment avec la présence de SAINT-GOBAIN EMBALLAGE, une unité du groupe SAINT-GOBAIN localisée à Cuffies et qui emploie 225 salariés.

L’activité « bois » est particulièrement représentée sur le canton de Villers-Cotterêts. Les établissements les plus importants en termes d’effectifs sont :

Depuis la mi-avril, le pôle conditionnement du groupe a lancé VERALLIA, une nouvelle marque internationale qui regroupe l’ensemble des activités industrielles de l’emballage en verre (bouteilles et pots). La deuxième composante de ce secteur est la fabrication d’éléments en béton pour la construction. Les 2 plus importantes sociétés sont :

© VELAY-BERNARD

La CAISSERIE VELAY BERNARD à Coyolles emploie 34 salariés à la fabrication de caisses et de palettes en bois (63 personnes en ajoutant les bureaux situés dans l’Oise). L’entreprise a rejoint le groupe SOFLOG TELIS en 2008 (leader sur le marché de l’emballage industriel et de la logistique). La SCIERIE DEQUECKER (Groupe LEFEBVRE) occupe 30 personnes à Villers-Cotterêts à la découpe du hêtre principalement, afin d’en faire des planches et des palettes.

5. L’INDUSTRIE DES PRODUITS

MINÉRAUX, MINÉRAUX en 5ème position dans le classement des industries en termes d’emploi, représente également un peu plus d’un salarié sur 10. L’activité de fabrication de verre compose pour 50% cette

La société CHAPSOL, spécialisée dans le béton préfabriqué (81 personnes), est implantée à Soissons. La société TARMAC NORD Site SOPREFA (40 personnes) est spécialisée dans les matériaux de construction à Ciry© TARMAC Salsogne. Filiale de TARMAC FRANCE division du groupe minier international ANGLO AMERICAN plc, la société vient de faire l’objet d’une acquisition par FONDATIONS CAPITAL, fonds d’investissement indépendant. La société vient d’inaugurer une nouvelle ligne de production qui automatise l’insertion d’isolant dans les blocs de béton (commercialisation en septembre 2010).

Bassin économique de Soissons

DU CAOUTCHOUC ET DES MATIÈRES PLASTIQUES peut également être citée dans ce panorama industriel dans la mesure où elle occupe près de 500 personnes soit 9,2% de l’emploi salarié industriel de la zone d’emploi. Il s’agit avant tout de PME spécialisées dans la transformation de matières plastiques. La société BIPA (Baies industrielles et productions associées), installée à Soissons, est spécialisée dans la menuiserie PVC.

© BIPA

103 personnes sont employées sur le site depuis l’étude, la conception, la fabrication, jusqu’à la livraison et la pose des menuiseries. L’entreprise familiale VIQUEL est pour sa part spécialiste dans la fabrication d’articles scolaires en polypropylène et sous licence. Outre le site d’Oulchy-leChâteau consacré à la production, la société dispose d’un © VIQUEL centre de 8 500 m² à Grisolles dédié à la distribution et à l’entreposage, ainsi que d’un site à Fère-en-Tardenois où 1 200 m² sont consacrés à la fabrication de pochettes perforées et 10 000 m² à la logistique. 180 employés sont répartis sur les 3 sites et sur le siège social localisé à Colombes, proche de la Défense.

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Page 18 3 autres sociétés de 30 à 50 personnes travaillent à la fabrication de pièces à base de matières plastiques :

compte 6 000 employés. Il dispose d’une seconde unité à proximité, la société SPERIAN PROTECTION DEFENSE qui emploie une vingtaine de salariés.

PLASTIQUES DE L’AISNE à Braine (cuves, tuyauterie,…) MS COMPOSITES à Chavignon, filiale de AD INDUSTRIE, branche industrielle du groupe ALAIN DUMENIL. AUPI (APPLICATION USINAGE DES PLASTIQUES POUR L’INDUSTRIE) à Villers-Cotterêts appartient au groupe SIRIUS.

La branche chimie est représentée notamment par : FERTEMIS à Mont-NotreDame où travaillent 50 personnes à la production d’engrais et de fertilisants

© CHROMALOX

La société ETIREX CHROMALOX, implantée à Noyan-et-Aconin emploie 158 personnes dans l’électrothermie, à la fabrication de résistances blindées, d’installations antidéflagrantes et d’armoires de contrôle. CHROMALOX appartient au fond de pension américain JP MORGAN PARTNERS. La société ASTEELFLASH EUROPE, localisée à Mercinet-Vaux, emploie 146 personnes à l’étude et la construction de matériels électriques dans les domaines radioélectriques, télécommunications et téléinformations. Le groupe ASTEELFLASH occupe près de 4 000 employés.

MAPEI FRANCE à MontgruSaint-Hilaire (50 salariés). Cette filiale du groupe italien MAPEI est spécialisée dans la fabrication de colles. CHEMETALL à VilleneuveSaint-Germain (groupe américain ROCKWOOD HOLDING Inc.) travaille à la formulation de produits industriels pour les traitements de surface aéronautiques.

7. Au-delà des 6 secteurs

d’activités déjà présents, LA DIVERSITÉ DU TISSU INDUSTRIEL DE LA ZONE D’EMPLOI DE SOISSONS se retrouve également à travers les établissements suivants :

Bassin économique de Soissons

© SPERIAN

La société SPERIAN RESPIRATORY PROTECTION FRANCE est basée à VillersCotterêts. Elle occupe près de 130 personnes. La société est spécialisée dans la fabrication d’appareils de protection respiratoire isolants, masques et filtres. Le groupe SPERIAN

La société SITA DECTRA, filiale de SUEZ ENVIRONNEMENT, spécialiste de la gestion globale des déchets, est présente à Villeneuve-SaintGermain et emploie 70 salariés à la collecte et au traitement des ordures ménagères et industrielles. Les 45 employés de la société CUIR AUTO SHOP, implantée à Villers-Cotterêts, sont embauchés à la conception et à la confection d’intérieurs personnalisés pour l’automobile dans le domaine de la sellerie. 45 personnes sont également employées à l’IMPRIMERIE SUIN de Bucy-le-Long. Véritable centre de valorisation du verre, Les ETABLISSEMENTS PATE, situés à Crouy occupent 44 salariés au ramassage et au traitement du verre ménager et industriel. ROSELLO FRERES, situé à Villers-Cotterêts emploie 41 personnes dans la fabrication de sièges et de meubles (menuiserie - assemblage tapisserie), principalement dans le domaine de l’hôtellerie.

© CC de Villers-Cotterêts

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LOCALISATION DES ENTREPRISES INDUSTRIELLES DE PLUS DE 20 SALARIES BILLY SUR AISNE

VILLENEUVE SAINT GERMAIN

BSL PIPES&FITTINGS BEI STE D'EXPL. DES CHAMPIGNONNIERES RUOL SOISSONS DARGENT ENTREPRISES MECANIQUE AGRICOLE GENERALE ETABLISSEMENTS THEVENON GRG - GROEBLI CHAPSOL BIPA LYONNAISE DES EAUX FRANCE

ARC SAWS ET KNIVES FOCAST PICARDIE BAXI CAVATORTA FRANCE CHEMETALL TRIANGLE INDUSTRIES LYONNAISE DES EAUX FRANCE DECTRA FELLMANN CARTONNAGES PICARDIE

MS COMPOSITES SEIS

ST GOBAIN EMBALLAGE ATELIERS ELECTROTHERMIQUES de VIC-S/-AISNE

ETS PATE CH. DE LA PERRIERE METSO PAPER SERVICES

ROQUETTE FRERES

MG PRODUCTION SERILOR

TEREOS IMPRIMERIE SUIN TARMAC NORD

ASTEELFLASH EUROPE

SAICA VENIZEL PLASTIQUES DE L'AISNE RCO VENIZEL

INTERSNACK FRANCE

UNILEP

ETIREX CARRIERES DE ST PIERRE AIGLE

SES

CARRIERES DE NOYANT FERTEMIS

VIQUEL CAISSERIE VELAY BERNARD MAPEI FRANCE

SIBELCO FRANCE

VILLERS COTTERETS SGI STUDLER BERNARD FIMUREX PLANCHERS SERIMAX ENDEL AUPI FBI CUIR AUTO SHOP ROSELLO FRERES SPERIAN RESPIRATORY PROTECTION FRANCE TRANSFO SERVICES IDELOT PERE ET FILS SCIERIE DEQUECKER DEQUECKER PRODUCTIONS CHAMPIGNONNIERES CALEGARI PEPINIERES DU VALOIS AMERICAN DESSERTS

Bassin économique de Soissons

350 113 20

Pour info : La société CERIC TECHNOLOGIES est en cours d’immatriculation et n’a pas été représentée sur la carte.

Industrie agro-alimentaire Industrie du bois et du papier Chimie, caoutchouc, plastiques Industrie des produits minéraux Métallurgie, transformation des métaux, mécanique Divers

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LE TERTIAIRE Près de 17 700 personnes sont employées dans le secteur tertiaire (non compris le commerce), soit 56,6% de l’emploi salarié de la zone d’emploi (58,7% au niveau de l’Aisne). Malgré un taux inférieur au niveau départemental, le territoire est en train de rattraper son retard. En 1999, l’écart entre l’Aisne et le Soissonnais était de 3,9 points. Aujourd’hui, il n’est plus que de 2,1 points.

dont une centaine de sédentaires. Elle est spécialisée dans le transport routier de produits volumineux à faible densité (jouets, matériaux de construction,…). KUEHNE + NAGEL LOGISTICS compte 58 salariés dans le transport de lots, l’affrètement, la logistique et le transport frigorifique. DI CI VRAC SUD OUEST emploie 52 salariés en tant que commissionnaire de transports terrestres. La société GEODIS LOGISTICS ILE DE FRANCE occupe 76 personnes, sans oublier les 14 salariés du même groupe qui travaillent pour VOLKSWAGEN FRANCE à Villers-Cotterêts dans la logistique de conditionnement.

1. LE SECTEUR DES TRANSPORTS ET DE L’ENTREPOSAGE. L’ENTREPOSAGE. La proximité de la région parisienne et des grands marchés du nord de l’Europe, la faiblesse du coût du foncier, ajoutés à la présence de grandes unités foncières, ont permis le développement de cette activité. Le secteur est particulièrement actif et occupe environ 1 800 personnes. 17 établissements comptent plus de 30 salariés.

A Vailly-sur-Aisne se trouve la société SCHER ET ASSOCIES qui occupe 56 personnes et dispose d’une quarantaine de véhicule. L’entreprise a développé ses activités autour de la distribution/messagerie, la collecte de verre et le transport par bennes. On y trouve aussi BERNARDI LOGISTIQUE qui dispose de 16 000 m² d’entrepôts. La société est spécialisée dans le transport et l’affrètement de marchandises générales et de produits chimiques. Appartenant au groupement ASTRE, l’entreprise emploie une cinquantaine de personnes.

MAGETRANS, du groupe familial PREVOTE, occupe 50 salariés. La zone accueille également les sociétés suivantes :

De nombreuses sociétés se sont implantées à Villeneuve-SaintGermain, sur la ZAC des Etomelles, où un pôle logistique est venu renforcé les activités de transport déjà présentes. La plus importante unité est la société UNITED SAVAM, qui appartient au groupe NORBERT DENTRESSANGLE depuis 2001. L’entreprise emploie 331 personnes

Bassin économique de Soissons

STAS TRANSPORTS (45 salariés) SELLIER (39 salariés) CSQT ( 29 salariés) TRANSPORTS BREGER ET Cie (26 salariés) TRANSREGION (23 salariés).

La société VILOGISTIQUE à Villers-Cotterêts occupe 56 personnes. La société n’a qu’un seul client : le groupe VOLKSWAGEN FRANCE pour lequel elle réceptionne les véhicules, les range et les prépare pour la sortie. Sans oublier : MINERIS à Crouy (44 salariés) DEMICHELET à Terny-Sorny (33 salariés) TRANSPORTS CHRISTIAN VERREMAN à Courcellessur-Vesles (32 salariés) ETS NINO MASCITTI à Villers-Cotterêts (30 salariés),….

© BREGER

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2. LE SECTEUR DES SERVICES

AUX ENTREPRISES représente près de 35% des établissement du tertiaire marchand et 41,8% de ses effectifs. Les domaines les plus porteurs sont les activités de conseils et d’assistance aux entreprises (activités juridiques, comptables, gestion, main d’œuvre,…) ainsi que les activités de nettoyage.

Parmi les plus importantes entreprises du secteur :

Toutefois, grâce à de nouveaux aménagements et à une politique d’accueil des entreprises renforcée (cf. page 26), Soissons encourage le développement de nouvelles activités tertiaires, à l’image de la société TRANSCOM WORLDWIDE qui s’est implantée courant 2006 au Parc Gouraud. L’ouverture de ce centre d’appels, qui assure une partie du service clients de TELE 2, a permis la création de plus de 140 emplois.

HYRIS PICARDIE à Courmelles (93 p.). Depuis le 1er avril 2008 le groupe HYRIS fait partie de la société ANETT, spécialisée dans la location-entretien d’articles textiles et d’hygiène pour les entreprises et les collectivités. TUNZINI PROTECTION INCENDIE à Vic-sur-Aisne (44 p.), une société de VINCI ENERGIES, travaille dans l’ingénierie et les études techniques dédiées à la protection incendie. 2SI SYSTEMES est implantée à Soissons (35 p.). Le groupe 2SI intervient dans les différentes phases de développement des PME/PMI et des cabinets d’experts comptables en matière d’ingénierie informatique, du conseil, de la communication interactive, du e-Learning et de la production audiovisuelle. L’agence de communication ERELLIS, implantée au Parc Gouraud, appartient également au groupe 2SI.

Filiale du groupe SUEZ, la société FAIRTEC est installée à Villers-Cotterêts et travaille aux techniques innovantes de traitement des déchets. A signaler également 2 sociétés opérant en matière de diffusion de publicité, implantées à Villeneuve-SaintGermain : la société ADREXO (groupe SPIR) qui emploie une centaine de salariés et MEDIAPOST, filiale du groupe LA POSTE, qui occupe 44 personnes.

LA CONSTRUCTION Le secteur occupe près de 1 700 salariés, soit 6,3% des salariés de la zone d’emploi de Soissons contre 6,8% dans l’Aisne. Après une baisse relativement importante au cours de l’année 2003, les effectifs du secteur sont repartis légèrement à la hausse jusque 2006 et depuis, la progression s’amplifie.

Bassin économique de Soissons

Les 2 plus importantes sociétés sont : HUBLIN à Cuffies (80 personnes) travaille dans les travaux de terrassements et de démolition. L’ENTREPRISE DEMOUSELLE à Mercin-et-Vaux (58 personnes), spécialisée dans l’électricité.

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LE COMMERCE Les 1 000 établissements dénombrés dans le secteur « commerce », qui comprend 3 catégories, sont répartis de la façon suivante : 16,5% commerce et réparation d’automobiles et de motocycles 18,6% commerce de gros 64,9% commerce de détail. L’ensemble de ce secteur occupe un peu plus de 5 000 salariés, soit 16,3% de l’emploi salarié total contre 12,6% au niveau départemental. Cette surreprésentation est la conséquence de l’implantation de grands établissements dans ces 3 catégories.

1. LE COMMERCE ET LA

RÉPARATION D’AUTOMOBILES ET DE MOTOCYCLES comprend notamment : L’entreprise GROUPE VOLKSWAGEN FRANCE. Cette filiale française du groupe allemand VOLKSWAGEN AG commercialise dans l’hexagone les véhicules, les pièces de rechange et les accessoires des 5 marques suivantes : VOLKSWAGEN, AUDI, SEAT, SKODA et VOLKSWAGEN UTILITAIRES. L’entreprise, située à Villers-Cotterêts, reçoit quotidiennement environ 150 véhicules d’Allemagne. La plateforme logistique cotterézienne emploie 700 salariés.

unité qui réunit la production (unité de laquage) et la logistique du concepteurgammiste. Adossée au © WICONA groupe norvégien La catégorie comprend par ailleurs HYDRO, WICONA est une marque internationale qui de grands garages : développe, conçoit et commercialise des profilés en LA SOCIETE DES aluminium pour le bâtiment AUTOMOBILES DU (marques WICONA, TECHNAL SOISSONNAIS (Renault) à Billyet AS). L’équipement industriel sur-Aisne, se situe ainsi à 20 km des INCHCAPE AUTOMOTIVE à presses de filage localisées à Villers-Cotterêts, Pinon (HYDRO ALUMINIUM EXTRUSION FRANCE). La mise AUTOMOBILES VILLERS en service industrielle est SERVICES à Villers-Cotterêts, prévue pour la fin de l’année 2010. L’établissement actuel LE GARAGE DES LIONS emploie 90 personnes et le (Peugeot) à Villeneuve-Saintrecrutement de 40 salariés Germain,…. supplémentaires est annoncé pour 2011. 2. LE COMMERCE DE GROS consiste en la revente Les établissements BAUDOUX d’articles à des détaillants, à Villeneuve-Saint-Germain, d’entreprise à entreprise, comme agence PROLIANS, emploient à des usagers industriels et 70 personnes dans le négoce de commerciaux, à des collectivités quincaillerie, fer et métaux. et utilisateurs professionnels ou à d’autres grossistes et Le groupe OREXAD, grossiste intermédiaires. Les entreprises se en fournitures industrielles, chargent fréquemment s’est installé dans l’entrepôt d’opérations telles que construit par GEOVIA en 2008 l’assemblage, le tri, le calibrage sur le Parc du Plateau. 65 de marchandises en grandes salariés y travaillent sur 18 000 quantités, le fractionnement, le m². Des prévisions d’embauche reconditionnement, la sont attendues d’ici 2 à 3 ans, redistribution en petites portant ainsi l’effectif à une quantités, l’entreposage, la centaine de personnes. réfrigération, la livraison et l’installation de marchandises. La SOCIETE NOUVELLE 4 établissements de cette catégorie ont un effectif compris entre 50 et 100 personnes.

© GROUPE VOLKSWAGEN FRANCE

Bassin économique de Soissons

HYDRO BUILDING SYSTEMS (WICONA) est en cours de déménagement de Crouy à Ploisy (zone du plateau) dans un bâtiment de 18 000 m². 25 millions d’euros ont été investis dans cette nouvelle

SODIMAT, également implantée à Villeneuve-SaintGermain, occupe 54 salariés dans le négoce, la réparation et la location de matériel de travaux publics (VOLVO, TEREX FUCHS et NPK).

3. LE COMMERCE DE DÉTAIL (détaillé page suivante).

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ZOOM SUR LE COMMERCE DE DETAIL GRANDES SURFACES ALIMENTAIRES (à partir de 300 m²)

Commune

Activité

Surface (m²)

1. CORA

Soissons

Hypermarché

11 060

2. LECLERC (Villerdis)

Villers-Cotterêts

Hypermarché

5 391

3. MONOPRIX

Soissons

Magasin populaire

3 333

4. CARREFOUR MARKET

Mercin-et-Vaux

Supermarché

2 995

5. CARREFOUR MARKET

Villers-Cotterêts

Supermarché

2 776

6. INTERMARCHE (Dorel)

Crouy

Supermarché

2 470

7. INTERMARCHE (Fonty)

Belleu

Supermarché

2 191

8. LEADER PRICE

Villers-Cotterêts

Hard-discount

1 225

9. LEADER PRICE

Braine

Hard-discount

1 209

10. CARREFOUR MARKET (2B2T)

Braine

Supermarché

1 200

11. INTERMARCHE (Vimar)

Vic-sur-Aisne

Supermarché

1 200

12. LIDL

Villers-Cotterêts

Hard-discount

900

13. LEADER PRICE (ZAC Archer)

Soissons

Hard-discount

890

14. LIDL (ZAC Archer)

Soissons

Hard-discount

800

15. ED (rue arquebuse)

Soissons

Hard-discount

730

16. LIDL (av. Laon)

Soissons

Hard-discount

654

17. LECLERC EXPRESS

Villers-Cotterêts

Supermarché

640

18. ALDI (av. Compiègne)

Soissons

Hard-discount

600

19. ED (av. Compiègne)

Soissons

Hard-discount

500

20. CARREFOUR CONTACT (AB Distri) Vailly-sur-Aisne

Supermarché

400

21. ALDI (ZAC Archer)

Hard-discount

400

Les 650 commerces de détail recensés sur la zone d’emploi sont concentrés aux 3/4 sur l’agglomération de Soissons. L’offre commerciale est structurée autour de 2 pôles majeurs : la ZAC de l’Archer et le centre-ville. La ZAC de l’Archer est emmenée par l’enseigne CORA et ses 11 060 m² (1er hypermarché de l’Aisne en termes de surface de vente). Elle accueille également une trentaine de moyennes surfaces spécialisées dans les secteurs équipement de la personne, bricolage/ jardinage et loisirs.

A signaler à quelques centaines de mètres de cette zone, à proximité du 22. SPAR Soissons Supermarché 400 quartier de Presles, la Source : Fichier consulaire de la CCIA - DDCCRF présence de la ZAC de l’Ecusson qui accueille entre autres LE PARC DES MOULINS Conforama et l’Intermarché de Localisé à l’entrée sud de Soissons, au cœur du quartier de Chevreux, Belleu. l’ensemble commercial « Le parc des moulins » est ouvert depuis le Le centre-ville de Soissons 31 mars 2010. Développé par la Foncière Frey, ce retail park de rassemble une offre 9 900 m² a nécessité un investissement de 15 millions €. Les 12 commerciale relativement enseignes à ce jour présentes (dont le magasin locomotive Décathlon importante avec un secteur de 2 000 m²) ont permis la création de 80 emplois directs. équipement de la personne Signalons que le Parc des moulins est le 1er centre commercial à avoir nettement représenté (nombreuses enseignes obtenu la certification HQE Commerce® délivrée par Certivéa®. nationales), couplé d’une offre La société Frey a effectivement mis en en termes de services et place les éléments clés du concept d’hygiène/beauté. L’enseigne Greencenter® sur le parc, afin d’atteindre MONOPRIX, présente sur le ses propres objectifs, à savoir « proposer centre-ville avec plus de un lieu de promenade commerciale en 3 300 m², joue parfaitement famille, dans un cadre privilégié, son rôle de locomotive respectueux de l’environnement ». commerciale. Soissons

Bassin économique de Soissons

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L’OBSERVATOIRE DES FLUX COMMERCIAUX Périmètre de la zone

Nombre de ménages ............... 42 119 Dépense commercialisable ....... 512,7 millions €

COUCY-LE-CHATEAU

Evasion commerciale .............. 82,2 millions € (16% de la dépense commercialisable)

Tous produits confondus, les ménages de la zone d’emploi de Soissons ont consacré 512,7 millions € à l’achat de produits ou de biens alimentaires ou non dans les commerces. Cette dépense commercialisable a progressé de 10% entre 2004 et 2008. L’alimentaire représente 47,8% des dépenses effectuées. Tandis que l’évasion alimentaire peut être qualifiée de modérée (12,6%), le taux d’évasion en non alimentaire atteint 20,8%. Cette évasion progresse légèrement par rapport à 2004. La Marne apparaît comme une destination privilégiée pour ces achats avec notamment l’attractivité de Reims, mais aussi

VAILLY SUR-AISNE

SOISSONS CANTON NORD

CUISE LAMOTTE

CREPY EN-VALOIS

VILLERS COTTERETS

BRAINE

OULCHY LE-CHATEAU

FERE EN-TARDENOIS MAREUIL SUR-OURCQ

NEUILLY ST-FRONT CHATEAU-THIERRY NORD CT VILLE OUEST

Limite départementale

CT VILLE EST

d’affaires du Périmètre de la centre-ville Zone d’emploi est généré par Secteur d’enquête limitrophe les commerces d’équipement de la personne tandis que la ZAC Ecusson apparaît spécialisée en biens d’équipement de la maison. L’ouverture du Parc des Moulins (cf. page 23) à l’entrée sud de Soissons le 31 mars 2010 sur 9 900 m² va toutefois modifier cette répartition. En savoir plus : ww.aisne.cci.fr/pages/ infos/commerce.php

Zone de chalandise non alimentaire COUCY-LE-CHATEAU

LE-CHATEAU

ANIZY LE-CHATEAU

LAON RURAL SUD SOISSONS CANTON NORD

CUISE MOTTE VIC SUR-AISNE

VAILLY SUR-AISNE

LAON RURAL SUD

VILLERS COTTERETS

SOISSONS CANTON NORD

CUISE LAMOTTE VIC SUR-AISNE

SOISSONS VILLE SOISSONS CANTON SUD

BRAINE

SOISSONS CANTON SUD

VILLERS COTTERETS

OULCHY LE-CHATEAU

Zone primaire Zone secondaire Zone tertiaire Hors zone de chalandise

Bassin économique de Soissons

VAILLY SUR-AISNE

SOISSONS VILLE BRAINE

OULCHY LE-CHATEAU

FERE EN-TARDENOIS

FERE EN-TARDENOIS NEUILLY

CRAONNE NEUFCHATEL-SUR-AISNE

SOISSONS VILLE SOISSONS CANTON SUD

Le chiffre d’affaires de la zone d’emploi est estimé à 494 millions €, en hausse de 11% par rapport à 2004. Le pôle principal est la ville de Soissons avec 303 millions € de chiffre d’affaires. Ce chiffre d’affaires a évolué de 11% par rapport à 2004. La progression se répartit entre l’agglomération de Soissons (+11%) et le pôle de Villers-Cotterêts (+18%). Ils constituent à eux deux 94% du chiffre d’affaires de la zone d’emploi. La ZAC de l’archer (CORA) constitue le pôle majeur du territoire avec une offre diversifiée. Le chiffre

Zone de chalandise alimentaire

ANIZY LE-CHATEAU LAON RURAL SUD

VIC SUR-AISNE

l’Oise et la région parisienne, sans oublier la vente à distance pour laquelle l’évasion représente 14,5 millions €.

SISSONNE LAON VILLE

Chiffre d’affaires de la zone ..... 494,0 millions €

Principales conclusions de l’enquête menée au cours du 3ème trimestre 2008 pour connaître les comportements d’achats des ménages axonais.

LAON RURAL NORD

CHAUNY GUISCARD

MAREUIL

NEUILLY ST FRONT

Zone primaire Zone secondaire Zone tertiaire Hors zone de chalandise

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CULTURE ET TOURISME romanes et gothiques comme à Vailly-sur-Aisne ou Braine, granges anciennes, lavoirs, fontaine, donjons comme à Vicsur-Aisne ou Septmonts, ou encore châteaux comme à VillersCotterêts, qui a marqué l’histoire de France avec l’ordonnance de 1539 (cf. encart).

Le Soissonnais s’étend de la vallée de l’Aisne au Nord à la Forêt de Retz au Sud. Le paysage est dominé par d’immenses plateaux agricoles, soudainement entaillés par une vallée, au détour d’une route, qui abrite de splendides villages aux maisons pittoresques. La pierre de taille issue des carrières de calcaire a servi à la construction d’églises et de maisons à pignons gradués dits « à pas de moineaux ». Ancienne capitale des premiers rois mérovingiens, Soissons et son arrière-pays ont vu défiler César, Clovis, Charlemagne et Napoléon. Siège d’un important évêché, la cité est aujourd’hui classée « ville d’art et d’histoire » et donne le ton à tout le territoire : églises

Entre le 10 et le 15 août 1539, le roi François 1er signe une ordonnance de 192 articles dans son château de Villers-Cotterêts. Cette ordonnance, très importante, institue en premier lieu ce qui deviendra l'état civil en exigeant des curés des paroisses qu'ils procèdent à l'enregistrement par écrit des naissances, des mariages et des décès. L'ordonnance établit par ailleurs que tous les actes légaux et notariés seront désormais rédigés en français. Jusque-là, ils étaient libellés en latin, la langue de toutes les personnes instruites de l’époque.

De véritables petits chefs d’œuvre ont été édifiés sur le territoire et ont inspiré de grands écrivains, à l’image d’Alexandre Dumas, né à Villers-Cotterêts. Ses nombreuses escapades en forêt de Retz ont servi de cadre à ses romans.

Un projet de construction d’une salle de spectacle est prévu sur la commune de Mercin-et-Vaux, afin d’offrir au territoire un équipement culturel structurant. Cette salle de spectacle modulable sera d’une capacité de 4 500 places dont 2 500 assises. Le projet a fait l’objet d’un concours de maîtrise d’œuvre en juin 2009. L’investissement est évalué à 23,5 millions €. Pris en charge à hauteur de 40% par le Conseil Général de l’Aisne, le projet devrait se concrétiser d’ici décembre 2012.

En savoir plus : Agence de Développement et de Réservations Touristiques (ADRT) 26 avenue Charles de Gaulle 02007 LAON Cedex Tel : 03 23 27 76 76

La place du tourisme reste toutefois actuellement réduite avec 253 cafés - hôtels restaurants sur la zone d’emploi, qui occupent près de 750 salariés. La création d’un hôtel 3 * sous enseigne BEST WESTERN, sur le parc Gouraud (cf. la localisation page 27), va venir rééquilibrer cette offre modeste.

© Patrick Clenet

UN « ZENITH » POUR LE SOISSONNAIS

Le projet hôtelier, baptisé L’Hôtel des Francs, ouvrira ses portes en octobre 2010. Il disposera de 70 chambres, d’un espace restauration de 120 couverts,

Bassin économique de Soissons

d’un salon bar et d’un espace bien-être (piscine, sauna, hammam, fitness, salle de massage et tisanerie) de 250 m². Le futur établissement est par ailleurs le premier hôtel indépendant à s’être vu décerner la certification NF HQE par Certivéa®.

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L’ACCUEIL DES ENTREPRISES ZONES D’ACTIVITES DE PLUS DE 10 Ha D5

SaintSaint-Quentin Chauny

CHAUNY

Ca

na

ld

N2

e

Laon – Vervins – La Capelle l'O

Département de l'OISE Zone du pont rouge - Margival

l'Aisn e

La vache noire Vic sur Aisne N31

Compiègne

Zone « les taillepieds » Crouy Projet de la zone des entrepôts Projet de Mercin Projet de la zone Projet de la ZAC et Vaux de Sermoise de Vénizel SOISSONS

ZAC Pontarcher Parc Gouraud Ambleny Zone de l’archer

D973

Roissy Paris

N2

D967

à

l'A is ne

LAONNOIS

Rethel

D925

D14

La Plaine des Waillons - Braine

N31

Projet de la ZAC de Zone des Etomelles Ciry-Salsogne Villeneuve-Saint-Germain

Parc du Plateau Ploisy

ise

Reims

D1

Département de la MARNE

Plan de la Croix Hartenne-et-Taux

D231

ZAC les verriers Villers-Cotterêts D79

D936

D2

250 Ha

D6 D310 D4

© CCIA - Service Aménagement du territoire - Juin 2010

L’Aisne a choisi de créer des conditions propices à l’implantation d’entreprises en valorisant une nouvelle génération de zones d’activités appelées parcs d’activités stratégiques. Répartis de façon homogène sur tout le territoire départemental, ces parcs sont de taille importante et souscrivent à une charte qualité leur permettant d’être labellisés « zones d’excellence ». Un soin particulier est apporté à la qualité paysagère de ces parcs. Localisé à Ploisy, le parc d’activités du Plateau (cf. encart) répond à cette vocation d’attraction d’entreprises exogènes. GEOVIA LOGISTICS y a inauguré en 2008 une première plateforme de 37 000 m2 respectueuse de la charte qualité environnementale du bâtiment, soit un investissement de 20 millions d'euros. OREXAD, distributeur de fournitures industrielles est son premier client sur 18 470 m2 (cf. page 22). Bassin économique de Soissons

BRIE TARDENOIS

D973

70 Ha 10 Ha

Château Thierry

PARC D’ACTIVITES DU PLATEAU Ce parc de 250 ha, situé en bordure de la RN2 à la sortie sud de Soissons, constitue un projet particulièrement structurant pour le Soissonnais. Il vise à tirer parti de la proximité de la région parisienne et notamment du pôle Roissy - Charles de Gaulle. Les 150 ha actuellement aménagés sont destinés à accueillir des activités industrielles et logistiques. Le Parc d’activités est par ailleurs classé en zone AFR. Il est, à ce titre, éligible aux subventions, dont la Prime à l'Aménagement du Territoire. En savoir plus : www.agglo-soissonnais.com/ SIMEA, société pour l’immobilier d’entreprises : 03 23 23 00 55 de l’Aisne contact@simea-aisne.fr CCIA : 03 23 06 02 02

ccia@aisne.cci.fr

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PARC GOURAUD TECHNOPOLE DE L’AISNE : une reconversion réussie ! Implanté sur le site d’une ancienne caserne, au cœur du centre historique de Soissons, le site s’étend sur 13 ha et propose 40 000 m² de bureaux et d’activités. Véritable quartier d’affaires situé dans un parc paysagé à haute valeur ajoutée et architecturale, le pôle tertiaire va prochainement être doté d’un parking silo de 600 places. Il est ouvert à toute entreprise qui travaille dans le domaine du tertiaire, des hautes technologies, de la R&D. Le site dispose par ailleurs d’un espace hôtelpépinière d’entreprises « LES AMBASSADEURS » qui met à disposition de tout créateur des salles de réunion et de conférence, des équipements audio-visuels, différents services administratifs et une offre de ressource en logiciels libres. En savoir plus : www.parc-gouraud.fr/ Contact « les ambassadeurs » : © CA du SOISSONNAIS

Eric BLOQUET, directeur (Tel : 03 23 73 75 61) ebloquet@agglo-soissonnais.com

Pépinières et hôtels d’entreprises Afin de faciliter et de soutenir la Saint-Germain, au cœur de la création d’entreprise sur son zone industrielle, la structure territoire, la Communauté propose la location de cellules d’Agglomération du Soissonnais et de bureaux. a mis en place des structures 1 bâtiment de 1 275 m² telles que les hôtels et (5 cellules de 255 m²) pépinières d’entreprises. Véritable outil de développement 1 bâtiment de 2 310 m² économique, ces structures (5 cellules de 238 à 666 offrent aux porteurs de projet et m² + 2 bureaux de 12 et aux créateurs d’entreprises un 53 m²). réel soutien jusqu’au La pépinière / hôtel développement de leur entreprise d’entreprises les et leur insertion dans le tissu iaires économique local. Un soutien Locaux tert ,76 ambassadeurs 63 est implantée à partir de logistique est apporté aux harges sur l’espace c + n a ²/ m entrants à travers notamment la € an de 20 € m²/ Gouraud et mise à disposition de locaux comprend un bâtiment de adaptés et de services 1 193 m² cessible. administratifs en temps partagé. La pépinière / hôtel d’entreprises ires à ia rt te x u a - Loc n des 9,24 € m²/a 5 e d Etomelles. ir rt a p à ls Située sur la ie tr s du - Locaux in 5 € m²/an commune de ,9 8 2 partir de Villeneuve-

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le territoire héberge également les jeunes entreprises.

La Communauté de Communes de Villers-Cotterêts / Forêt de Retz vient pour sa part de livrer en début ressif Loyer prog is : d’année 2010, un mo tous les 6 hôtel ir part cellules à d’entreprises n a ²/ m € de 233,33 « Hôtel impasse n o n s e (charg du Chênois » ) s se ri p m co qui propose 4 La maison source (60 m²), qui ateliers de 250 m² avec agit comme incubateur pour bureaux. En savoir plus : « Pépinières et hôtels d’entreprises de l’Aisne - Structure d’accueil des jeunes entreprises » CCIA Juin 2010.

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LES AIDES AUX ENTREPRISES Zones d’aides à finalité régionale 2007/2013. (zones à finalité régionale permanente à taux normal non limitées aux PME) En savoir plus : www.datar.gouv.fr Zones de Revitalisation Rurale (concerne l’ensemble des communes du canton d’Oulchy-leChâteau) Aides aux quartiers urbains (concerne les quartiers de Presles et de Chevreux sur la commune de Soissons)

Source : http://sig.ville.gouv.fr/Atlas

Zone Franche Urbaine (ZFU) Zone Urbaine Sensible (ZUS) Zone de Redynamisation

La Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Aisne accompagne les entreprises dans leurs projets en matière d’investissement, de gestion financière, de développement durable, de ressources humaines, de diagnostic environnemental, d’export, d’innovation, de création et de transmission d’entreprises, …. Des conseillers sont à leur écoute pour les aider à conduire au mieux leurs projets et leur proposent leurs services de façon confidentielle et gratuite.

CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DE L’AISNE Espace Jean Bouin - BP 630 02322 ST-QUENTIN Cedex 03 23 06 02 02 03 23 06 02 06 c.delcourt@aisne.cci.fr www.aisne.cci.fr

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CENTRE CONSULAIRE DE SOISSONS 2, rue Quinette 02200 SOISSONS 03 23 76 75 00 03 23 76 75 04 Les conseillers « entreprises » Jean-Charles FLAMENT (03 23 76 75 03) Christine LAMBRECHT (03 23 76 75 05) Stéphane LIABEUF (03 23 76 75 01)

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Structurée par la vallée de l’Aisne, la zone d’emploi de Soissons occupe une position intermédiaire entre des territoires aux évolutions éco...