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COMMENT, FAIRE DE LA

BONNE PHOTOGRAPHIE

M ANDEL

à l'usage du photographe amateur publié par la Canadian Kodak Co., Limited, Toronto, Canada.


PRÉFACE. Le titre de ce livre-"Comment faire de la bonne photographie"~xpliqueson but. Il suffit d'ajouter que nous y désignons tous les procédés photographiques dans les termes les plus simples pour obtenir de bons résultats-on n'y trouvera pas de théories compliquées, ni d'essai non éprouvé. Nous avons donné une importance prépondérante au système de photographie Kodak, car le temps a démontré sa supériorité pour produire de bons résultats le plus aIsément possible. LA CANADIAN KODAK CO., LIMITED, TORONTO, CANADA


LE CHOIX D'UN ApPAREIL Il ya dix ou vingt ans, les manuels destinés à l'amateur photographe débutaient d'ordinaire par une discussion sur les mérites relatifs des appareils à pellicules ou à plaques. - Ce n'est désormais plus nécessaire, car depuis nombre d'années les pellicules égalent les plaques en qualité. Quant à leur incomparable commodité, elle n'ajamais été disputée. Outre sa légèreté et sa compacité extrêmes, ajoutées à sa longue durée, l'appareil à pellicules a l'avantage de se charger et de se décharger en plein jour; de fait, grâce à la cartouche de pellicules et au papier Velox, toutes les opérations, depuis le chargement de l'appareil jusqu'au finissage de l'impression, peuvent s'accomplir à la lumière ordinaire. ' La pellicule sensible, qui reçoit-l'image sous l'influence de la lumière, est montée sous forme de bobine commode et compacte, se chargeant à la lumière du jour; elle est incassable, ne pèse qu'un vingtième de son équivalent en plaques de verre avec port"e-plaques nécessai~es, et l'on n'a 'pas besoin de chambre noire pour la développer. La pellicule Eastman égale, en vitesse et en qualité, les meilleures plaques à portraits; son effet orthochromatique est juste, et elle est devenue le' plus sûr produit photographique. Grâce à la perfection du viseur moderne, la né~essité de regarqer l'image sur l'écran de verre-dépoli est plutôt imaginai.le que réelle, et, comme tous les Kodaks à foyer sont munis d'échelles extrêmement. précises, rien n'est plus simple que de calculer la distance exactè pour obtenir la netteté des clichés. Avec les plus grands formats de Kodaks pliants-(3)i x 4>i et 3 ~ x 5 Y2)-il est possible de se servir des plaques de verre et de l'écran de <Yerre dépoli, en y adaptant un simple dossier à combinaison à la place du dossier ordinaire. On peut toutefois affirmer que le dispositif de la plaque de verre et de l'écran sera rarement employé, si ce n'est que pour des poses chez soi ou des sujets de natùre morte, comme les fleurs, à fàible distance, sur des plaques spéciales. Dans le choix d'un Kodak quelconque, consultez votre bourse pour acheter le meilleur; c'est là règie la plus sûre; rappelez-vous cependant que vous obtiendrez des clichés satisfaisants, même avec les Kodaks ou les appareils Brownie les moins dispendieux. Les amateurs emploient pratiquement toujours, à présent, le petit appareil à pellicules. Dans un grand nombre de salons de photographies d'amateurs, vous voyez de grands portraits, mais très souvent la base de ces portraits est un petit cliché de pellicule.


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OBJECTIFS li est naturel que la composition optique d'un appareil varie en proportion de la grandeur et du coût de la machine. Celui qui emploie un objectif quelconque doit se familiariser avec ses limitations comme avec ses capacités, tout en se.souvenant que l'objectif de tout Kodak ou appareil Brownie donne de parfaits résultats dans la mesure de ses limitations. Les objectifs, communément employés dans les appareils à main, peuvent se répartir en trois classes: "Simple," composé d'un morceau de verre; "Combinaison simple" (quelquefois nommé seulement "Sim" pIe"), composé de crown-glass et de flint-glass, et "Combinaison doub1e" (souvent appelé "Double" seulement), formé de deux combinaisons simples. La "Combinaison double" porte aussi le nom de "rapide rectilinéaire." Les objectifs de la plus haute précision et de force supérieure pour éclairer et couvrir sont librement classés comme "a~astigmats" et seront comparés plus loin avec les objeçtifs ordinaIres. Les objectif;:; simples sont' de deux formes: ménisque et plan-convexe. La forme ménisque, clonnant la meilleure définition, est toujours employée, excepté dans les appareils à bon marché. Ces objectifs sont toujours montés à l'arrière clu diaphragme qui contrôle la quantité cie lumière que doit admettre l'objectif. Objectifs si.mples:

MÉNISQUE

PLAN-

CONVEXE A

Les objectifs à double Objectifs à combinaison ont gédouble néralement la forme combinaison: que présente la vignette, . et ils se composent cie deux ménisques montés avec le diaphragme entre.

C

B

~ ~

A. Combinaison de devant. B, Combinaison d'arrière. C. Diaphragmes. OBJECTIF DOUBLE

Tout cristql formé en lentille a la propriété de clisperser les diverses radiations colorées de la lumière, cie sorte qu'elles ne convergent pas sur le même point. Les rayons cie la région ultra-violette du spectre agissent sur la surface sensible de la pellicule et produisent l'image. On les nomme rayons actiniques ou cIiimiques. Les rayons visuels viennent du bout rouge clu spectre; or, si l'objectif sépare ces rayons, l'image qui paraîtra sur le verre dépoli ne sera pas celle qui constituera l'image. Heureusement que le verre "flint" et le verre "crown" ont des

Objectifs corrigés:


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pouvoirs dispersifs différents, et que, pat le fait même, l'un peut servir à corriger l'action de l'autre. Donc, supposons qu'avec un objectif non achromatique, tel que montre la vignette, le foyer visuel soit à C, le foyer chimique sera à A. Le verre flint courbe les rayons chimiques plus que le verre "crown." Ainsi, en combinant un objectif négatit de verre flint avec un objectif positif de verre q;own, les rayons chimiques et visuels finissent par coïncider, i.e., convergent sur le même' plan qu'à B. L'objectif est alors appelé "achromatique." Dans un objectif non corrigé, même les rayons chimiques ne convergent pas tous sur un seul point, mais avec un petit objectif la dispersion peut être si faible qu'il est impossible à l'œil nu de la discerner sur l'image.

NON ACHROMATIQUE.

ACHROMATIQUE.

On peut dire que, dans la production des objectifs, les, difficultés augmentent en raison géométrique de la grandeur de la pellicule ou de la plaque à couvrir; et plusieurs formes d'objectifs, autres que celles illustrées ici, ont été inventées pour obvier à ces difficultés: Dans les tout petits appareils, oil peut emplo'yer un objectif extrêmement simple. Par exemple, l'objectif employé dans le premier kodak de poche, prenant un portrait de 172 par 2 pouces, était un ménisque simple non achromatique, et il n'est probablement pas d'objectif dont le mérite ait été plus vanté. Et la raison, c'est qu'il a été fait avec soin, bien éprouvé et inspecté, et n'est pas forcé. De fait, il ne peut y avoir d'objectif achromatique double qui surpasse sa netteté et son angle. Pour les appareils plus grands, les objectifs doivent être corrigés. Mais il n'y a presque rien dans un objectif double, sauf sa vitesse, à moins qu'on ne désire des portraits de 3~ x 4~ ou plus grands. Les objectifs simples tendent à courber légèrement les lignes marginales de l'image, mais ceci passe inaperçu sur les petits portraits et n'a pas d'inconvénient.sur les paysages de-toute grandeur, à moins que l'image ne contienne des sujets d'architecture. Les objectifs doubles peuvent fonctionner à plus grande ouverture que les simples et sont donc plus rapides, surtout dans les grandes dimensions. Ils sont presque nécessaires pour les instantanés de 3 ~ x 572 et sont préférables pour ceux de 3~ x 4~, mais à part de leur vitesse, ils n'ont aucun avantage pour les plus petits. Tout dépend' de la perfection de la lentille,. Les iné~alités d'incurvation ou de poli, que l'expert seul peut discerner, constituent souvent la différence entre un bon objectif et un médiocre; aussi le fabricant ne devrait-il munir les appareils que d'objectifs rigoureusement inspectés et essayés.


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Les objectifs "à foyer fixe" sont si souvent mentionnés dans les catalogues et les annonces, qu'il semble établi que cet objectif est d'un genre distinct, doué d'un pouvoir extraordinaire pour converger sur un plan tous les objets distants ou rapprochés. Il n'est pas de qualité inhérente; dans un objectif, qui rende son foyer fixe; il n'est fixe que s'il est immobile. Ainsi, tout objectif peut avoir le "foyer fixe," mais le degré de la mise au point de tous les objets sur un plan dépend de la Idngueur du foyer ou du diamètre du diaphragme employé, et voilà tout. La raison en est que les radiations lumineuses des objets rapprochés:ou_distants ne convergent pas sur le même point. Foyer fixe:

Par exemple, dans le diagramme exagéré illustré ici, supposons que B soit le point où convergent les objets à 100 pieds, et A, celui où convergent les objets à 10 pieds de distance. La distance entre A et B varie en rapport de la longueur focale de l'objectif. Il est établi mathématiquement que, dans un objectif de 3 pouces de foyer, la distance est de % de pouce, et dans celui de 12 pouces, lU pouce. Or, si l'on emploie un objectif à foyer de 3 pouces, la surface sensible se trouve entre A et B, l'objet à 100 et plus (tous objets au-delà de 100 donnent pratiquement sur le même champ), et les objets à 10 pieds de distance ne seront pas, aucun, plus de 3/32 hors de champ; ce qui, avec la dimension du diaphragme employé ordinairement pour les instantanés, brouille l'image si légèrement qu'on ne peut le discerner. L'expérience a démontré que la limite de foyer d'un objectif, servant à prendre des instantanés avec le foyer fixe, est au-dessous de 5 pouces; en d'autres termes, une pellicule de 3U x 4Yz est à peu près la plus grande qui puisse être employée avec avantage en pareil cas. Il se peut que, pour les appareils de cette dimension et plus petits, il n'y ait guère à gagner à se servir d'un foyer réglable, et que, d'autre part, on obtiendra de meilleurs résultats avec un foyer fixe, vu qu'il n'y a pas d'ajustement qui expose l'objectif à manquer la mise au point, faute d'appréciation de la distance. Comme il est déjà dit, à part des objectifs de forme plus Objectifs simple, il en existe d'une correction supérieure, ajustés anastigm.ats: d'après des formules qui permettent de les opérer à 1 plus grande ouverture que l'objectif rectilinéaire rapide. Ces objectifs sont appelés anastigmats. Pour obtenir un cliché suffisamment net avec l'objectif R.R. ordi"naire, le diamètre de son ouverture ne doit pas dépasser un huitième de sa longueur focale. Cette ouverture admet assez de lumière par un


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beau temps clair pour obtenir des poses convenables, même de 1/100 de seconde; mais il est impossible de prendre des instantanés par un' temps sombre. . Mais la construction et les corrections optiques de l'anastigmat sont si justes que l'on peut obtenir des images suffisamment nettes à une ouverture supérieure à un septième de sa longueur focale-admettant ainsi plus de 60 p. 100 de lumière dans un temps donné, qu'avec l'objectif R R En l'ajustant avec un obturateur à plan focal on peut obtenir des temps de pose même inférieurs à 1/1000 de seconde. Et par un temps sombre, ou à l'intérieur, où l'on n'obtiendrait qu'une faible impression avec l'objectif R R, l'anastigmat admet assez de lumière pour prendre un "instantané lent."

ÉTUDIEZ VOTRE OBJECTIF Celui qui emploie un objectif quelconque doit bien connaître ses limitations, comme ses possibilités. C'est surtout vrai dans le cas des anastigmats. C'est pourquoi nous recommandons à ceux qui ne sont pas très familiers avec l'optique photographique les quelques brèves explications suivantes, afin de retirer tout le profit possible du pouvoir de leur objectif, sans toutefois exiger l'impossible. Il faut se rappeler, cependant, que ce que nous avançons ici ne s'applique qu'aux objectifs de 4 à 8U pouces de foyer, dont sont munis les appareils à main. Ces directions ne visent pas à l'explication complète de l'optique photographique. Quand vous comparez les résultats de deux objectifs, vous devez d'abord vous rappeler que ces comparisons doivent se faire avec une ouverture de même dimension relative (valeur f).. En comparant l'anastigmat avec l'objectif rectilinéaire rapide, ne vous attendez pas, avec votre anastigmat à l'ouverture (.6.3, à une profondeur de foyer supérieure à celle de votre objectif R R, à son ouverture la plus grande: j.8. L'anastigmat à j.8 donnera la même profondeur de foyer que l'objectif R R, de la même longueur de foyer, à la même ouverture tandis que, d'un autre côté, le R.. R. ne fonctionne pas du tout à j.6.3. Supposons maintenant que votre anastigmat soit à sa pleine ouverture, j.6.3, et que le foyer soit à, disons, 15 pieds. Un objet à 15 pieds d'écart sera tout à fait net, mais non les objets à 10 et 20 pieds. Fixez votre anastigmat à j.8 ou f.l1.3, et la netteté des objets de chaque côté de l'endroit exact de mise au point sera sensiblement améliorée. AlIez plus loin et placez-le à j. 22 ou à plus petite ouverture, et tout sera distinct depuis 10 pieds à l'infini. On voit par là que plus l'ouverture est petite, plus la profondeur de foyer est grande, i.e., que l'objectif a plus de pouvoir pour définir nettement les objets rapprochés et distants de l'appareil, que l'objet principal de l'mage, lequel est naturellement l'objet de la mise au point. Mais il est évident que le temps de pose doit être augmenté en proportion. Ce que profondeur de foyer signifie:

• Il faut se rappeler que plus la longueur du foyer .est faible, plus grande est la profondeur. Voilà pourquoi les tout petits appareils peuvent avoir un "foyer fixe," alors que les plus grands sont tous munis de foyers réglables. Voir le chapitre sur les diaphragmes. page 17.


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L'AP PAREIL En utilisant l'ouverture f.8, ou une plus petite, l'a-

Vitesse de nastigmat n'offre aucun avantage sur les objectifs l'anastigInat: rectilinéaires rapides vraiment excellents, fournis avec

nos appareils, mais il y a amélioration -dans la définition et la correction des lignes. Supposons que nous désirons photographier un objet en mouvement rapide ou prendre un portrait par un temps sombre--que toouvons7nous? La valeur f d'un objectif indique le rapport de son ouverture à sa longueur focale. Or, supposons que nous avons un objectif achromatique simple de vitesse f.14, un objectif rectilinéaire rapide de vitesse f.8, et un objectif anastigmat de vitesse f.6.3, chacun avec foyer de 5 pouces.-Comment comparer leur vitesse? Pour réduire ceci à sa plus simple expression, divisons la longueur focale. (5 pouces), dans chaque cas, par la valeur f.

5+ 14=.357 5+ 8 = .625 5+6.3 =.793 On voit par là qu'avec l'objectif simple, la plus grande ouverture est 357/1000 de pouce; avec l'objectif R. R.,625/1000, et avec l'anastigmat, 793/1000 de pouce. Le volume de lumière, admis par un objectif dans un temps donné, dépend évidemment du diamètre de l'duverture employée dans cet objectif à ce moment-là. La quantité de lumière admise, dans un temps donné, par ces divers objectifs, serait par conséquent en proportion directe du carré de leur diamètre. Voici donc I.e résultat, en omettant les fractions: Objectif simple Objectif R. R. Objectif anastigmat

.357X .357= .127 .625 X .625 = .390 .793 X .793 = .628

Nous trouvons par là que la vitesse de l'objectif R. R. est plus de trois fois celle de l'objectif simple, et la vitesse de l'anastigmat dépasse de 60% celle de l'objectif R. R. C'est là le plus grand avantage de l'anastigmat. Mais vous ne devez pas toujours l'employer seulement à cause de cette vitesse. La vitesse doit être employée avec discrétion, de même qu'il faut plus d'attention pour diriger un automobile qu'une bicyclette. Dans les conditions qui vous donneraient de bons résultats avec l'objectif 'R. R: à f.U, avec l'anastigmat, employez l'ouverture f.l!. N'employez pas la grande ouverture à toute occasion, mais au besoin seulement. Le principal avantage de l'anastigmat réside dans le fait que, lorsque la lumière est si faible qu'il est impossible d'obtenir un cliché convenable avec votre objectif R. R. à sa plus grande ouverturé f.8, sans rc-courir à un temps de pose, vous pouvez,avec votre anastigmat à sa plus grande ouverture, obtenir un instantané satisfaisant. Pour la même raison, i.e., parce que l'anastigmat admet, dans un temps donné, plus de lumière que l'objectif R. R., il est employé avec les obturateurs de haute vitesse, pour photographier les objets en mouvement rapide. Même par un soleil brillant, l'objectif R. R. ne


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donne pas la clarté' suffisante pour rendre son image pratique avec les obturateurs extrêmement rapides, en employant le temps de pose le plus court. Mais l'anastigmat, en raison de sa plus grande ouverture vous permet de prendre avantage de l'obturateur de haute vitesse. Bien qu'étrange, il y a des amateurs qui ne saisissent pas la, différence entre objectif rapide et obturateur rapide. Ils pensent apparemment, parce qu'ils ont un objectif rapide, qu'ils peuvent prendre tout objet en mouvement; ou parce qu'ils ont un obturateur rapide, que les Clichés doivent recevoir assez de temps de pose. C'est le contraire qui est vrai. L'obturateur rapide, en raison du raccourcissement de la pose, diminue la clarté et tend à donner une exposition trop courte. * Il faut se rappeler que ces vitesses sont toujours relatives. Votre anastigmat ouvert à j.6.3 ne donnera pas un cliché aussi distinct dans 1/200 de seconde que votre objectif R. R. à f.8 dans 1/100 de seconde. Votre anastigmat àj.6.3 est 61 % plus rapide que l'objectif R.R., et non pas 100%. Vitesse d'obturateur et vitesse d'objectif:

On s'est plaint que 1es anastigmats ne donnaient pas des clichés aussi satisfaisants qu'ils le devraient inj~stes: en comparaison avec l'objectif R. R., que nos clients avaient déjà' employé. Dans chaque cas, nous avons trouvé que la cause n'était pas dans l'anastigmat, mais dans le vieil obturateur utilisé avec l'objectif R. R.--œt obturateur étant devenu sale, les ressorts affaiblis bu pour autre cause, il ne fonctionnait plus à sa propre vitesse. Il en résultait que le vieil objectif tirait profit d'un temps de pose plus long que voulu, tandis que l'obturateur plus rapide, ajusté à l'anastigmat, coupait la lumière avec plus de précision. Comparaisons

Celui qui emploie un anastigmat doit se rappeler Deux systèmes qu'il y a deux systèmes qui servent à marquer les d'obturateur: ouvertures utiles d'un obturateur; il faut en tenir

compte en faisant des comparaisons. La plupart des obturateurs pour les objectifs R. R. sont marqués d'après le Système Uniforme (en abrégé S. D.), tandis que les obturateurs d'anàstigmats sont marqués par le système f. La valeur f. d'un obturateur est le rapport de son ouverture à la longueur focale de l'objectif. Par exemple, j.8 signifie que le diamètre de l'ouverture utile est Ys de la longueur focale de l'objectif, etc. Le Système Uniforme est basé sur la superficie des ouvertures, chaque numéro supérieur ayant la moitié du numéro précédent, et par conséquent nécessitant double temps de pose. Exemple: Si 1/100 de seconde est exact avec l'obturateur S. U. 4, alors, avec les mêmes conditions de clarté, il faudra 1/50 de seconde avec l'obturateur S. U. 8. Cependant les deux systèmes se comparent aisément. • Ceci s'applique surtout aux obturateurs entre lentilles. Avec un obturateur à plan focal, tel qu'employé dans les apparelIs Graflex, II entre d'autres facteurs. Ces obturateurs illuminent plus la plaque, dans un temps donné, que les obturateurs entre lentilles. D'un autre côté. à leur plus haute vitesse, Ils fonctionnent beaucoup plus vite. . .


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TABLEAUX

S. S. S. S. S. S.

U. U. U. U. U. U.

4 8 16 32 64 128 -

j. 8 j.11.3 j. 16 - j.22.6 f. 32 - j.45.2

Il n'y a pas de désignation exacte au S. U. pour j.6.3, mais c'est approximativement 2.5. Plus l'ouverture est grande, plus la profondeur focale est faible. Ceci n'est pas une règle particulière à aucun objectif vendu par nous ou par d'autres; elle est aussi fixe que le cours des planètes: avec une grande ouverture, la profondeur du foyer doit être sacrifiée. Donc, dans cette _ matière d'ouverture, la différence entre l'objectif R. R. et l'anastigmat est ceci: l'anastigmat, à plus grande ouverture, reproduit nettement,. sur toute l'image, les objets sur lesquels est faite la mise au point, admettant un gros volume de lumière nécessitant par là un temps de pose relativement court. Mais, en utilisant cette grande ouverture, la profondeur, de foyer n'est pas considérable. L'objectif R. R., à cette ouverture, ne reproduira pas nettement toute l'image, même si la mise au point est exacte. A plus petite ouverture, commej.8, etc., l'anastigmat a la même profondeUl' que l'objectif R. R., et donne une meilleure définition sur toute l'image. Une règle d'optique:

Il est donc tout à fait évident qu'il vaut mieux employer une oùverture utile de moyenne grandeur (disons j.8 ou j.11), même avec un anastigmat, et de donner un temps de pose, selon que le permettent les conditions. Cependant, si la lumière est faible et si l'on désire prendre un instantané, on peut utiliser le maximum d'ouverture; ou, si l'on veut photographier des objets en mouvement rapide, par un temps clair, l'ouverture maximum peut être utilisée avec vitesse d'obturation supérieure. On ne doit pas s'attendre, toutefois, qu'à une ouverture si grande, les objets au premier plan, à distance moyenne, ou éloignés, puissent tous être distincts. Mettez au point sur l'objet principal, et cet objet sera net. Déductions:

Règle générale, votre cliché n'en sera que meilleur, si les parties sans importance sont moins définies que le sujet principal. L'apastigmat rend tout mieux que l'objectif R. R,. Il fait ce que ne peut l'objectif R. R.-mais il n'est pas inventé d'objectif, et il n'en sera peut-être jamais, qui puisse urtir la vitesse extrême à la profondeur du foyer, excepté les objectifs de petites dimensions, ou à très court foyer. L'erreur, bien qu'imperceptible, existe même dans ces derniers. Et en faisant ces comparaisons, nous traiterions injustelllent ce sujet, en omettant de mentionner l'anastigmat,. particulièrement destiné à satisfaire à toutes les exigences du kodak.' L'anastigmat Kodak possède toutes les qualités que caractérise le mot kodak.


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P~A

REl L

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CONNAISSEZ VOTRE APPAREIL Avant d'essayer à faire 'de la photographie, il importe beaucoup que vous compreniez bien votre appareil et ses parties. A sa forme la plus simple, l'appareil serait une boîte ordinaire, impénétrable à la lumière, avec un objectif à un bout et un support quelconque pour la plaque ou la pelliLENS cule à l'autre bout de l'intérieur, tel o que le montre le diagramme ci-joint. Le soufflet, l'obturateur et les autres parties ne sont que des modifications commodes de cette forme; le soufflet permet de plier la chambre noire et l'obturateur 'laisse pénétrer la lumière par l'objectif pour un temps défini. Avant d'essayer de charger l'appareil, examinez-le attentivemt;nt et familiarisez-vous avec le fonctionnement de l'obturateur. Remarquez bien le diaphragme ou les ouvertures utiles de l'obturateur et comment l'obturateur au maximum d'ouverture admet une plus grande quantité de lumière dans un temps donné; vous comprendrez alors pourquoi nous utilisons l'ouverture maximum pour les instantanés et les plus petites pour les temps de pose. L'usage des diaphragmes est expliqué au long, à la page 17. Une fois au courant du maniement de l'obturateur et de l'échelle de mise au point (si votre appareil en· est muni), ainsi que des conditions nécessaires pour prendre un portrait, vous pouvez charger votre appareil. . ' Nous supposerons que vous avez pris note des conseils donnés dans les pages précédentes et que vous possédez un appareil à pellicule en bobine.

POUR CHARGER L'APPAREIL Avec un kodak, cette opération est très simple et se fait en plein jour. Entourant la bande de pellicule et la dépassant de. plusieurs pouces aux extrémités est un ruban de papier duplex, qui forme, avec le rebord de la bobine, une cartouche impénétra~le à la lumière. La cartouche de pellicules autographiques est décrite à Car~~uche la page 30. pellicules Après avoir placé la bobine et enfilé le papier, on ferme l'appareil et l'on tourne la clef pour rouler le papier et amener la couche sensible au plan focal. Le papier duplex tourne avec la pellicule en 1" recollvrant, et porte à des intervalles réguliers le numéro de la section de la pellicule, 1, 2, 3, etc. Sur le dos de l'appareil est une petite fenêtre rouge où l'on voit les chiffres, tandis que la clef tourne. Tournez lentement la clef à gauche et regardez la petite fenêtre en celluloïd au. dos de l'appareil. Quand vous aurez fait 15 ou 16 tours, il appaAvec la pellicule:


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raltra une main pointant vers le premier numéro; alors, tournez lentement jusqu'à ce que le chiffre 1 soit vis-à-vis de la fenêtre rouge. Fig. 1. La main indicatrice ne parait qu'avant le nO 1. Ces chiffres indiquent exactement combien il faut tourner et combien vous avez pris . de poses. Quand toutes les poses sont prises, quelques tours de clef 1 suffisent pour couvrir entièrement ~ 1 la pellicule de papier duplex, et 1 l'appareil peut être déchargé en plein jour. C'est aussi simple qu'enfiler une aiguille (plus simple pour un homme), et ,un manuel expliquant chaque manœuvre accompagne chaque appareil. L'amateur ne cloit pas oublier, cependant, que le papier autour de la pellicule doit toujours être tourné bien serré, jusqu'à ce qu'elle soit placée dans l'appareil, et celui-ci, fermé; car si elle voit le jour, même un centième de seconde, elle sera ruinée. FIG.

1.

Les cartouches de pellicules maintenant en vente sont à six ou douze poses pour les climensions 372 x 372,334 x 434 et 4 x 5; à six et clix poses, pour 334 x 572, et à six pour 434 x 672 et 5 x 7. On peut aussi obtenir les pellicules autographiques en rubans <:le cieux et six poses pour les dimensions 234 x 334; cieux, six et douze pour 272 x 434: deux, six et dix, pour 2Ys x 4Ys; deux, six et douze, pour 334 x 434, e deux, six et dix, pour 334 x 572. Pour charger les plaques en verre, une chambre noire est nécessaire, c'est-à-dire une chambre d'où toute lumière blanche est excluse, tel que défini à la page 93. Munissez-vous aussi d'une lanterne de laboratoire et cI'une table ou tablette pour travailler. Enlevez les volets à coulisses du porte-plaques, et, après avoir bouché toute ouverture qui laisse entrer la clarté,_allumez la lanterne et ouvrez la boite à plaques. Av.ec les plaques:

Prenez une cles plaques de la boite et placez-la dans le châssis, face en haut, la manipulant par le bord .. (Le côté mat est la face'.) Placez le volet à coulisses portant le mot "exposée" près cie la plaque. Renversez le porte-plaques, s'il est double, et chargez l'autre côté, de la même manière. Quand tous les porte-plaques sont remplis, renfermez dans une boite la balance des plaques; enveloppez-les soigneusement ou serrez~les dans un tiroir obscur.

Le

En employant le' film-pack Premo, l'appareil à plaques ordinaire est changé en un appareil à pellicule se chargeant en plein jour, permettant de mettre au point sur le verre dépoli, tel qu'avec les plaques. Ce paquet contient douze pellicules plates coupées, mises ensemble dans un étui cie papier impénétrable à la lumière. A chaque pellicule est attachée une languette cie papier, dont le bout est numéroté, montrant ainsi à l'opérateur exactement quelle pellicule 'est en place pour la pose. Le mode d'emploi de Ce paquet est extrêmement simplel puisque le seul mouvement nécessaire pour placer la pellicule en place pour la prochaine pose est de tirer une languette. . "Fihn-Pack:"


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LA POSE Avant de commencer le véritable travail de la pose, il est absolument nécessaire que le débutant ai(.uÎ1e connaissance pratique des pellicules sensibles, de leur composition et de l'effet que la lumière a sur elles. La seule différence entre une plaque sèche et une pellicule réside dans leur matière première. La plaque est formée d'une feuille de verre, et la pellicule, d'un matériel flexible et transparept, léger, incassable et roulable; le vernis sensible ou émulsion qui les recouvre est le même Clans les deux cas. En' sus de sa matière légère flexible et incassable, la pellicule possède plusieurs autres .avantages distincts et importants. La pellicule Eastman N. C. est protégée par une doublure formée d'une bande de papier duplex ,de préparation spéciale, rouge d'un côté et noir de l'autre; le côté rouge vient en contact avec la surface sensible de la pellicule: Cette doublure et la ténuité de la matière constituante de la pellicule la rendent presque entièrement exempte de halo, défaut très fréquent des plaques de verre, à moins qu'elles ne soient spécialement préparées. Nous expliquons, à la page 158, ce qu'est le halo et quelles en sont les causes. L'absence de ce défaut donne aux pellicules, une bien plus grande dose de liberté dans la pose, que nous en pourrions avoir avec les plaques, et les rend propres aux conditions de fortes clartés, sous lesquelles travaille habituellement l'amateur photographe. . En sus de ces qualités avantageuses, la pellicule Eastman est 'aussi supérieure, au point' de vue orthochromatique. Comme c'est une qualité très- importante, nous nous permettons des explications assez minutieuses. Dans les premiers temps de la photographie, les plaques dont on se servait donnaient d'assez pauvres résultats sur la valeur des couleurs. Ainsi, le rouge et le jaune se reproduisaient noir, tandis que le violet, l'indigo, le bleu, se photographiaient blanc. La carte, page 16, montre les diverses nuances solaires, du violet au rouge. La plaque ordinaire est excessivement sensible àu violet, un peu moins à l'indigo, et ainsi de suite jusqu'à ce que, rendu à l'àutre extrémité du spectre, nous trouvons que le jaune et l'orange affectent très peu la plaque sensible et que les rayons rouges ne font presque aucune impression. Une plaque ou une pellicule orthochromatique est celle où ces èéfauts sont corrigés de manière à donner une impression plus vraie des couleurs, c'est-à-dire que l'émulsion est sensible à un grand nombre de couleurs, à un degré égal ou quasi-éga1. - . Avec une plaque non orthochro'matique, vous pourEn qUQi l'ortho- riez reproduire l'image, disons, d'un -carré de fleurs chromatisme au premier plan-quelques-unes jaune pâle, d'autres est utile: bleu foncé. Le négatif, vu ses défauts, vous don-

nerait une image dans laquelle les fleurs jaunes paraîtraient plus foncées que les bleues, bien qu'à l'œil, les jaunes fussent les plus pâles. En d'autres termes, les images résultant de votre photographie ne donneraient pas la véritable valeur des couleurs. La plaque ou la pellicule vraiement orthochromatique corrige ces erreurs et rend la valeur des couleurs (leurs teintes) d'après leur véritable :relationréciproque.


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Les pellicules orthochromatiques aident aussi,. d'après le même principe, à fixer les effets nuageux, établissant la différence entre les nuages et l'azur du ciel qui les entoure. , Dans une manufacture aussi bien aménagée que la nÔtre, il n'y a pas de difficulté à préparer n'importe quel degré d'orthochromatisme, mais tout naturellement ces moyens doivent être intelligemment utilisés. Ainsi, on fabrique, pour les fins de photogravure, une plaque (la panchromatique), qui est tellement sensible au rouge, que l'on ne saurait avec elle se servir de la meilleure des lanternes rouges, et il faut la manipuler dans l'obscurité complète. Il est évident qu'unetelle plaque ou pellicule ne saurait être propre à l'usage ordinaire. Les pellicules orthochromatiques pour kodaks furent manufacturées pour la première fois, en 1903. Nous avions vendu, jusqu'à cette date, avec nos équipements à développement, des centaines de milles de lanternes à verres orange pour le cabinet noir. Il devint ausCarte montrant les différents rayons du spectre sitÔt nécessaire de substituer des verres d'un rouge foncé aux verres orange, par suite de l'extrême sensibilité, au jaune, de ceÙe pellicule orthochromatique. Les pellicules Kodak sont garanties non seulement par des moyens de parfaite fabrication, mais encore par tous les avantages que peuvent donner l'expérience et les études scientifiques; et· elles possèdent les qua.Jités orthochromatiques au juste degré capable de donner aux amateurs la plus forte moyenne de résultats satisfaisants. 't~~ Les pellicules Kodak sont les pellicules les mieux équilibréés pour obtenir la valeur relative des diverses couleurs. Toutes les autres conditions étant égales, les pellicules donneront de meilleurs résultats, pour le travail de l'amateur,. que les plaques de verre. Le négatif est produit par les rayons lumineux qui traversent la lentille et convergent sur la surface sensibilisée de la pellicule, surface formée au moyen d'une émulsion de sels d'argent. Les objets de couleur pâle reflètent des rayons de lumière ardents et impressionnent davantage la surface sensibilisée. Un ciel brillant et clair apparaîtra opaque ou à peu près sur le négatif: les rayons reflétés par un objet blanc sont presque aussi forts que ceux du ciel. Les rayons provenant d'une cheminée en brique rouge impressionneront beaucoup moins la surface sensible, tandis qu'il se reflète si peu de. lumière des endroits où l'ombre est épaisse que l'impression est presque nulle. De sorte que nous avons sur le négatif, la reproduction des ombres et des lumières telles que nous les voyons, mais renversées. Lorsque, en faisant une impression du négatif, nous les renversons de nouveau, nous les ,a,vons de nouveau dans


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leur état relatif propre. Pour produire un négatif d'une densité donnée, il faut une certaine quantité de lumière. Nous pouvons prendre un instantané au dehors, par une journée claire, en 1/50 de seconde, même moins; mais si nous voulons faire une photographie d'intérieur par un même jour, nous devons faire une exposition variant de deux secondes à plusieurs minutes, suivant la quantité de lumière pénétrant par les fenêtres et la couleur des tentures et des tapis. Vous ne pouvez pas avec succès prendre un instantané à l'intérieur, pas plus qu'une pose lente dehors par un jour clair-l'exposition doit être approximativement exacte. Heureusement que les pellicules Eastman possèdent un grand pouvoir de corriger les erreurs de la pose, et il vous est possible de vous écarter assez considérablement, en plus ou moins de temps de pose normale, et d'obtenir cependant de bons résultats. Dans la partie de ce traité affectée à la "Photographie chez soi," vous trouverez bon nombre d'expériences relatives à ce sujet. Voyez page 47.

OUVERTURES DES DIAPHRAGMES Pour faire un bon travail, il est essentiel de connaitre l'emploi des diaphragmes des lentilles. La meilleure partie d'une lentille est le milieu, c'est-à-dire que les rayons de lumièr.e qui traversent 'une lentille à ou près de son centre seront fidèlement transmis et donneront une image nette et distincte sur le verre dépoli, tandis que les rayons qui traversent la lentille près de ses bords ne donneront pas 'une image aussi nette, ni aussi distincte. Il est donc facile de voir que plus l'ouverture du diaphragme est petite, plus l'image est fine et distincte, les rayons. du tour étant éliminés. Il s'ensuit, naturellement, que plus l'ouverture que nous utilisons est petite, moins nous laissons passer de lumière en un temps donné. Comme expérience instructive, si le novice possède un appareil ayant un écran de verre dépoli, qu'il fasse la mise au point d'un objet quelconque, en se servant de la plus grande ouverture du diaphragme, et note les traits de l'image pour s'assurer s'ils sont bien distincts et nets. Qù'il répète ensuite l'opération avec une ouverture plus petite, et qu'il remarque l'augmentation et la diminution de lumière dans le dessin. Plus la lentille est de bonne qualité, plus il est possible d'employer une grande ouverture avec succès, et conséquemment plus la lentille est "rapide." Supposons une lentille avec un foyer de huit pouces et qu'avec une lumière déterminée nous puissions produire une image fine et distincte en cinq secondes avec un diaphragme d'un pouce de diamètre, tandis qu'une autre lentille du même foyer exige un diaphragme d'un demi-pouce de diamètre seulement pour donner urie image nette: à moins. de nous arrêter à réfléchir, nous dirons aussitôt qu'il faut dix secondes d'exposition à la lentille ayant le diaphragme d'un demi-pouce. Tel n'est pas le cas cependant, nous devons donner une exposition quatre fois aussi longue, soit 20 secondes, parce que la superficie de l'ouverture d'un pouce est quatre fois celle d'un demij:ouce. Donc, si nous connaissons la durée de la pose avec ,un diaphragme quelconque nous pouvons calculer cette durée exacte en nous servant de la règle suivante: La différence .de durée entre deux diaphragmes est inverse à la différence du carré de leurs diamètres. Nos appareils.~ objectifs simples comprennent des diaphragmes de


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trois grandeurs; le plus grand pour les instantanés ordinai~es; le deuxième (qui a un diamètre égal à peu près aux % du plus grand) pour les instantanés sur eau ou pour les temps de pose, et le plus petit servant ordinairement pour les expositions lentes, mais jamais pour les instantanés. Il y a un grand nombre de diaphragmes avec les objectifs rectilinéaires rapides, et ils sont classifiés d'après le Système Uniforme, habituellement désigné par les lettres "S. U." Voir page 11. ' Le "S. U." est commode parce que chaque numéro représente une ouverture ayant la moitié de la superficie de l'ouverture indiquée par le numéro moins élevé qui précède. Par exemple, le tableau donné à la page 25 est destiné à servir avec le diaphragme S. U. 8 ou 1.11 avec le kodak autographi que n° 3-A. Si nous employons le diaphragme n° 16, nous devons donner à l'exposition deux fois le temps indiqué au tableau et quatre fois ce temps pour le n° 32 S. U ou 1.22. , Il est généralement bon de suivre la table ci-dessous pour l'usage des objectifs rectilinéaires rapides ou de l'anastigmat pour dokak 1. 7.7, mais il ya quelques exceptions: Note: Le S. U. 4 égale 1.8, mais les vitesses 1.8 et 1.7.7 sont tellement quasi-identiques que l'on' doit donner le même temps de pose, dans chaque cas. S. U. 4, 1.8,7.7----:pour des instantanés, par 'un temps légèrement couvert et pour des portraits. N'essayez pas de faire des instantanés, par des jours sombres et nuageux. S. U. 8, 1.11-pour toud~s expositions rapides ordinaires, lorsque le Isoleil brille. S. U. 16,j.16-pou{ des instantanés, lorsque le soleil est particulière-, ment fort et qu'il n'y a pas de fortes ombres, telles que vues au bord de la mer ou sur l'eau, ainsi que pour les poses à l'intérieur. S. U. 32 et 64,1.22 et 1.32-pour les poses à l'intérieur. S. U. 128, JAS-pour les expositions lentes au dehors par un temps nuageux. Jamais pour des instantanés. Les jours nuageux, le temps . de r;ose avec le plus petit diaphragme varie entre une demi-seconde et 5 secondes, suivant la lumièrt'. Plus le' diaphragme est petit, plus l'image est nette. Pour obtenir le champ du foyer, c'est-à-dire avoir tous Îes objets rapprochés ou éloignés, d'une netteté absolue, servez-vous de la pt'tite ouverture. Le diaphragme S. U. 4'ou 1.7.7 ne doit pas être employé, si l'on désire une netteté de reproduction abaolue; l'ouverture en est si grande que peu d'objectifs auront uri bon champ de foyer avec ce diaphragme; seuls les objets situés exactement à la distance focale seront 'distincts; les autres, plus rapprochés ou plus éloignés, seront plus ou moins "hors de champ." La finesse est fort désirable dans une image,' mais l'''harmonie'' et le "caractère" sont aussi importants. Ce que l'on entend par ces termes un peu vagues embarrasse souvent les débutants. Ils servent à désigner cette qualité dans une image qui donne l'illusion exacte de distance et .de perspective-cette qualité est l'opposé de la silhouettequi fait voir la relation des objets, les uns aux autres, et donne de la vie et de la vérité à l'image. L'expérience nous montre que "l'harmonie" et le "caractère" se perdent en quelque sorte par l'emploi d'une ouverture trop petite au diaphragme. Nous devons donc nous servir de l'ouverture la plus grande qui donnera une image distincte.


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OBTURATEURS Les appareils en boîte fermée que nous fabriquons sont munis de l'''obturateur rotatoire Eastman." Cet obturateur ne comprend pas un diaphragme Iris; les ouvertures utiles sont sur une plaque glissante qui. se manie au moyen d'un levier. Les appareils pliants à pellicules ont les obturateurs munis de diaphragmes Iris; la dimension de l'ouverture se réglant par l'ouverture et la fermeture du diaphragme. Les appareils Graflex sont munis de l'obturateur dit "obturateur à plan focal." Cet obtur<:lteur est tout à fait différent des deux genres précédents. Il est placé à l'arrière de l'appareil, juste devant la pellicule sensible, au lieu d'être devant ou entre les lentilles. Avec des appareils de ce genre les .diaphragmes sont naturellement placés dans le tube de l'objectif et sont entièrement indépendants de l'obturateur. Les manuels qui accompagnent chaque instrument expliquent en entier ces divers détails. .

LA MISE AU POINT Si votre kodak prend des images de 3?i x 4?i ou plus, vous devez vous occuper tout autant de la mise au point que de l'éclairage et de l'ouverture du diaphragme. Le manuel qui accompagne l'instrument explique comment procéder, mais quelques mots sur la nécessité de cette opération vous seront sans doute utiles. C'est notre intention de rendre ce livre extrêmement pratique; toutefois, il faut un peu de théorie si l'on veut atteindre des résultats pratiques. Supposons que vous vouliez photographier un objet à six pieds; la distance focale serait (pour la plupart des objectifs d'un appareil de 3?i x 5}1) de 7}1 pouces de la lentille. Mais si l'objet dont vous faites l'image est à une distance de 100 pieds ou plus, la distance focale serait de 6~ pouces. Vous vous rendez facilement compte qu'avec un appareil de cette grandeur, il serait impossible de se servir d'une lentille qui serait fixe à un~ distance donnée de la surface sensible, car . si les objets rapprochés se trouvaient "en champ" (distincts) les objets éloignés seraient "hors champ" (indistincts) et vice versa; c'est pourquoi nous avons un "foyer réglable"-c'est-à-dire que le devant de l'appareil qui porte la lentille est mobile et la distance entre la lentille et la plaque ou la pellicule sensible peut être diminuée ou augmentée à loisir.

AA. Lentille. C. Foyer des rayons lumineux de l'objet B. E. Foyer des rayons de l'objet D.

Le diagramme ci·dessus fait voir, en l'exagérant considérablement, la différence des distances focales. Lorsque nous disons qu'un appareil est "à point," cela équivaut à dire que la surface sensible, placée dans l'appareil, recevra les rayons lumineux réfléchis par l'objet à photographier, au point focal ou foyer de l'objpdif.


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Sur les "kodaks à foyer réglable" se trouve une petite échelle graduée et portant des chiffres qui représentent des pieds, généralement de six à cent. (Ces échelles marquent aussi les mètres). Vous remarquerez aussi un petit indicateur qui glisse sur l'échelle lorsque vous avancez ou reculez la lentille. Or si vous voulez faire l'image d'un objet qui soit, disons, à 15 pieds de distance, vous ferez glisser l'indicateur jusqu'à ce qu'il se trouve au chiffre 15 de l'échelle. Cela indique que la lentille a été amenée à la distance voulue de la plaque du foyer (i. e., la pellicule ou l~ plaque sensible), pour établir la mise au point des objets distants de 15 pieds. Les objets plus rapprochés ou plus éloignés ne seront pas absolument distincts, mais ceci cependant dépend beaucoup de la grandeur d'ouverture utile dont vous vous servez. Voir page 17. Bien que l'échelle ajustable pour tous les appareils jusqu'à ceux de 4~ x 6Yz inclusivement nous donne, employée judicieusement, des images aussi nettes et distinctes que si la mise au point était faite sur un écran de verre dépoli, l'étudiant en photographie éprouve une certaine satisfaction à faire sur le verre la mise au point de son instrument, dès le début de son travail de photographe. Il apprend ainsi ce dont son objectif est capable et pourquoi il laisse sur, la pellicule sensible l'impression d'un objet. Lorsqu'on emploie, avec les kodaks pliants de poche numéros 3, 3A et 4 et le kodak pliant numéro 4A, des plaques sensibles en verre, nous pouvons les mettre au point sur le verre dépoli, ces instruments comportant un dos à combinaison spécial avec un verre de mise au point. Cependant, pour fins d'étude, cette combinaison n'est pas nécessaire. Il suffit en effet d'enlever le dos de l'appareil et de placer un verre dépoli sur les rouleaux sur lesquels les pellicules se déroulent et la mise au point se fait sur ce verre. Il faut avoir soin toutefois d'employer un verre de dimensions telles qu'on puisse le placer bien à plat sur les'rouleaux, car autrement il ne se trouverait pas au foyer réel de la plaque, et la leçon serait perdue. L'expérience consistant à regarder l'image sur le verre dépoli peut aussi se faire avec nos kodaks à foyer fixe, et les novices trouveront cette expérience instructive et intéressante. A cette fin, placez l'appareil sur un trépied, sur l'allège d'une fenêtre ou sur une table. Il sera préférable, au début, de faire la mise au point d'un objet en plein air, la lumière étant plus forte. Pointez l'appareil sur un objet quelconque, un arbre, par exemple; mettez le verre dépoli en face, servezvous du plus grand diaphragme et ouvrez l'obturateur. Vous tenant la tête à environ un pied de distance et les yeux au niveau de l'appareil, prenez un morceau d'étoffe noire ou foncée, et placez-le sur votre tête et l'arrière de l'instrument, interceptant ainsi toute clarté, excepté celle qui pénètre à travers l'objectif. ..N'essayez pas de regarder à travers le verre dépoli, mais regardez le verre lui-même. Au bout de quelques instants, dès que vos yeux seront habitués à l'obscurité, vous distinguerez l'image sur la surface du verre. L'image que vous verrez sera exactement celle que reproduirait votre pellicule ou votre plaque sensible. Vouz remarquerez seulement que l'image est invertie (le haut en bas). Ceci peut vous paraître curieux, mais s'explique facilement à' l'aide du diagramme suivant: Les rayons de lumière qui partent de "A" passent en ligne droite Pour faire la mise au point:


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en "B" jusqu'à ce qu'ils soient arrêtés en "C," où, se reflétant, ils forment l'image invertie de l'objet "A." Maintenant deplacez l'objectif, l'approchant ou l'éloignant jusqu'à ce que l'arbre apparaisse net et clair sur l'écran de verre. Lorsque la lentille est à ~a distance convenable du verre dépoli, l'objet se dessinera aussi "nettement qu'un trait d'aiguille," même si la .plus grande des ouvertures utiles est utilisée. En~uite, faites la mise au point sur d'autres objets, à diverses distances. D'abord sur un objet à une

o

A B

i

C

A Supposons que A représente un arbre. B l'objectif, C le verre dépoli, D l'appareil photol:raphique.

distance de cent pieds ou plus, puis sur un autre, à huit pieds seulement. Vous constaterez que, plus l'objet est éloigné, plus la lentille doit être rapprochée de la plaque (verre dépoli) pour donner une image distincte, et vice versa. Vous constaterez aussi, si vous vous donnez la peine de mesurer exactement les distances, que votre verre dépoli vous dira la même chose que votre échelle de mise au point. En d'autres termes, si vous faites la mise au point d'un objet sis à 25 pieds et obtenez une image nette, vous verrez que l'indicateur sur l'échelle graduée marquera 25 ou un chiffre voisin. Vous constaterez de plus que tous les objets distants de quinze à 35 pieds seront dans le bon champ focal. Les méthodes employées à notre manufacture pour ajuster l'échelle de mise au point sont la même chose que l'opération décrite ci-haut. Pour garantir l'exactitude, les échelles seront placées sur les kodaks, après une mise au point réelle. L'instrument est placé sous une couverture qui remplit l'office du morceau d'étoffe noire, et intercepte toute lumière, excepté celle qui traverse l'objectif. A diverses distances correspondant aux chiffres sur les échelles de mise au point, sont placées des lampes incandescentes. Ainsi, la mise au point de l'instrument est d'abord placée à 15 pieds de distance, et ce sans tenir compte de l'échelle qui est alors placée sur l'appareil, de manière à ce que la marque de 15 pieds se ttouve exactement sous l'indicateur. L'échelle est aussitôt fixée et vérifiée aux autres distances, l'image sur le verre dépoli étant examinée avec une loupe. Avant de laisser sortir un appareil de son département, l'inspecteur s'assure que l'échelle de mise au point correspond exactement avec le verre dépoli, à chaque distance. Pendant que l'obturateur est ouvert et que le verre dépoli est en place, il sera aussi intéressant et instructif de noter l'effet des diaphragmes. Après avoir fait la mise au point d'un objet avec la plus grande ouverture utile, mettez une ouverture plus petite et notez la diminution de clarté et l'augmentation de netteté dans toute l'image. Il peut se faire qu'il n'y ait aucune augmentation apparente dans la netteté de l'objet même sur lequel a été faite la mise au point, mais les


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autres objets plus rapprochés ou plus éloignés deviendront remarquablement plus distincts. Retenez bien ce point pour plus tard.' Cette expérience des diaphragmes peut aussi se faire avec l'appareil à foyer fixe., Etant maintenant quelque peu au fait de la théorie de la photographie, vous êtes en état de faire vos premiers négatifs. Lisez attentivement, sur la manière de faire les instantanés et les poses lentes, les instructions que contiennent les pages suivantes, et lisez aussi avec soin, sur la manière de vous servir de votre appareil, les instructions qui vous sont données dans le manuel l'accompagnant, et vous serez prêt à aller de l'avant et entreprendre le travail de la pose. Nour conseillons l'instantané pour le début, mais soyez sûr de choisir pous vos premières expériences un jour où la lumière sera brillante et forte, afin que vos premiers négatifs puissent recevoir le temps de pose exact.

INSTANTANÉS Les exposItIOns extra-rapides, habituellement nommées les "instantanés," se font d'ordinaire en tenant l'appareil à la main et représentent généralement les premiers efforts de l'amateur photographe. Quelques auteurs de talent réprouvent de système. Cependant, les instantanés sont les plus simples dés expositions, et ordinairement les plus faciles à développer. Le temps de pose ayant été, règle générale, correctement réglé, nous croyons que l'amateur devrait commencer par là ~a carrière de photographe. Avant toute pose, fixe ou instantanée, assurez-vous de quatre choses: . PREMIÈREMENT-Que l'obturateur est correctement réglé (soi t pour la pose ou l'instantané, tel que désiré). DEUXIÈMEMENT-Que le diaphragme est bien en place. TROISIÈMEMENT-Que la pellicule a été déroulée de telle sorte qu'une de ses parties intactes soit en position, ou qu'une plaque qui na pas été exposé soit dans l'appareil, et que la planche a été retirée du porte-plaques. QUATRIÈMEMENT-A moins que votre instrument n'ait un foyer fixe, assurez-vous que la mise au point a été convenablement faite sur le sujet principal de votre photographie. Pour les instantanés, le sujet doit être placé en plein soleil, mais l'appareil doit être à l'ombre. L'opérateur doit se placer de manière à avoir le soleil derrière lui ou sur l'épaule. Faites la mise au point en plaçant l'indicateur sur le Mise au chiffre de l'échelle le plus rapproché de la distance point: approximative, en pieds, du principal sujet que vous désirez reproduire. Il n'est pas nécessaire de calculer la distance autrement que d'une manière approximative. Ain~i, si la distance focale est de 25 pieds (distance usuelle pour la photographie en plein air), les objets reproduits avec le plus de finesse et de netteté sont ceux qui se trouvent à cette distance de l'instrument, mais tous les objets qui se trouvent à une distance de 15 à 35 pieds seront '''en champ." Pour l'extérieur, la REMARQlTE: Des photographies réussies sont souvent faites en se plaçant face au soleil et en abritant l'objectif contre ses rayons directs durant l'exposition. Mais, au début, l'amateur devrait éviter ce genre de travail.


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distance focale peut habituellement être fixée à 50 pieds; mais si le principal sujet se trouve, soit plus rapproché, soit plus éloigné, le foyer doit être changé en conséquence. Quand vous vous servez du kodak autographique spécial lA ou 3A, le viseur du kodak doit être employé selon les instructions qui accompagnent ces kodaks. . ' Servez-vous Il est essentie.1, pour les instantanés, d'avoir une g:and.e ouverture utile. Avec le plus fort des appareIls, Il , . d une ouver, . ' d' emp1oyer 1a p1us gran de ouverture utl'1 e t tl est necessalre ure u 1 'possible par un soleil brillant. C'est le cas de tous convena e: les kodaks à simple objectif. Avec un kodak à double objectif, vous vous servirez du diaphragme nO 8 ouf.l!. Voir page 18. Vous devez vous servir de cette grandeur d'ouverture pour tous les instantanés, excepté lorsque le soleil est exceptionnellement brillant et qu'il n'y a 'aucune grande ombre, telles que les vues sur l'eau, alors que le diaphragme de la grandeur moindre suivante peut être employé. Jamais vous ne devez vous servir du plus petit diaphragme, pour les instantanés, car le résultat sera absolument nul. Tenez l'appareil fermement et, au moyen du viseur, Localisez localisez l'image; le viseur vous donne l'ensemble exact l'image: et montre en réduction ce que, sera la photographie, ni plus ni moins. .

hl

LES INSTANTANÉS Appuyez fermement votre appareil contre vous, comme dans l'illustration ci-dessous, et au moment où vous pressez le levier ou la çoire, retenez votre respiration un instant. La moindre vibration peut' brouiller le négatif.


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L'appareil doit être tenu horizontalement. Si l'opérateur essaie de photographier un édifice élevé, alors qu'il en est bop rapproché, en soulevant le devant de son appareil (croyant ainsi le localiser,) il obtiendra le résultat que montre la vignette ci-contre. Fig. 1. Dans ce cas l'appareil a été pointé trop haut. Il eth fallu photographier cet édifice d'une fenêtre à l'étage du milieu d'une maison sise en face. L'opérateur doit tenir son appareil horizontalement, s'éloignant, à cette fin, à une distance suffisante, comme le lui indiquera l'image dan:> son viseur. Quelques appareils sont munis d'un devant qui glisse et s'élève pour pertnettre de photographier le sommet des édifices élevés, etc. Voir page 28.

Tenez l'appareil de niveau:

FIG. 1


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LES POSES INTÉRIEURES Installez d'abord l'instrument. Le . diagramme montre quel est le bon endroit où le placer. L'appareil ne doit pas faire face à une fenêtre, car la réflexion de la lumière gâtera l'image. S'il n'est pas possible d'éviter toutes 1 .... 1 les fenêtres, fermez les rideaux de ~~r---li~~~~~-~':!i:J~ celles qui font face à l'appareil. Diagramme montrant 1 position Pour une po~e lente. ou fixe, placez de l'appareil. a l'appareil sur ,u!! suppo:t soli~e, une table -ou un trepled. Faites sOigneusement la mise au point sur le principal objet à photographier, (cette opération ne se fait naturellement pas avec les appareils à foyer fixe), puis localisez l'image sur le viseur. Lorsque vous vous servez de plaques ou d'appareils Mise au munis du châssis a film-pack Premo, il vous est loisible point sur le de faire la mise au point sur le verre dépoli, et lorsque verre dépoli: le porte-plaques ou le châssis est enlevé et l'obturateur ouvert, vous voyez l'image renversée sur le verre dépolj. Couvrez-vous la tête avec le morceau d'étoffe non transparent et sombre destiné à cet usage, et regardez sur la plaque Jépolie, et non à travers. Faites la mise au point en rapprochant ou éloignant l'objectif jusqu'à ce que l'image soit nette et distincte, puis fermez l'obturateur, insérez le porte-plaques ou le châssis à film-pack, et procédez . comme il est dit plus haut. Si la lumière est mauvaise et qu'il soit difficile de distinguer l'image sur le verre dépoli, la mise au point peut se faire avec un diaphragme plus grand, et ensuite un plus petit substitué pour la pose. Fixez l'obturateur, et, tout étant prêt, pressez la poire ou le déclencheur, suivant le cas, pour ouvrir l'obturateur. Donnez le temps voulu (vous servant d'une montre, s'il faut plus de deux secondes), puis fermez l'obturateur. La table ci-dessous est un guide excellent pour les Temps requis poses à l'intérieur; elle est basée sur le temps nécespour les saire aux poses faites avec l'ouverture utile habituelleposes à ment empl<;>yée pour les instantanés pris avec un l'intérieur: appareil à objectif simple, et avec le diaphragme nO 8 dans tous les objectifs rectilinéaires rapides, ou à l'ouverture j.11, avec l'anastigmat. Si l'on se sert d'une ouverture utile plus petite, il faut augmenter le' temps proportionnellement. Si des figures font partie du sujet, les traits en seront plua harmonieux, si l'on expose plus longtemps. Si les murs sont blancs et s'il y a plus d'une fenêtre:

-

par un soleil brillant, 2 secondes; par un soleil nébuleux, 5 sec.;

par un temps nuageux, mais clair, 10 sec. par un temps nuageux et sombre, 20 sec.

Si les murs sont blancs avec une seule fenêtre: par un soleil brillant, 3 sec.; par un soleil nébuleux, 8 sec~;

par un temps nuageux, mais clair, 15 sec. par un temps nuageux et sombre, 30 sec.

Si les murs et les draperies sont de couleur légère et s'il ya plus d'une fenêtre: . par un soleil brillant, 4 sec. ; par un soleil nébuleux, 10 sec. ;

par un temps nuageux, mais clair, 20 sec. par un temps nuageux et sombre, 40 sec.


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Si les murs et les draperies sont de couleur légère avec une seule fenêtre: par un soleil brillant, 6 secondes i par un soleil nébuleux, 15 sec.;

par un temps nuageux, mais clair, 30 sec. par un temps nuageux et sombre, 60 sec.

Si les murs et les' tentures sont de couleur sombre et s'il y a plus d'une fenêtre: par un soleil brillant, 10 sec.; par un soleil nébuleux, 20 sec.;

par un temps nuageux, mais clair. 40 sec. par un temps nuageux et sombre. 1 mi~ nute. 20 secondes.

Si les murs et les tentures sont de couleur sombre et avec une seule fenêtre: par un soleil brillant, 20 sec.; par un soleil nébuleux, 40 sec.:

par un temps nuageux, mais clair 1 80 sec. par un temps nuageux et sombre; 2 mi-

nutes. 40 secondes.

Cette table èst censée servir pour les chambres dont les fenêtres reçoivent un jour direct et entre trois heures après le lever et trois heures avant le coucher du soleil. Plus de bonne heure ou plus tard, il faudra prolonger la pose. . Règle générale, il faut employer une ouverture utile de' grandeur moyenne pour les poses d'intérieur. REMARQUE: Voir aussi le chapitre sur la photographie ,chez soi.

POSES EN PLEIN AIR Lorsque l'objectif est muni de la plus petite ouverture utile, la qljantité de lumière qui y pénètre est si petite qu'il est possible de faire des poses fixes en plèin air, comme à l'intérieur, mais la durée de la 10S~ doit être beaucoup moindre. Au GRAND SOLEIL-Il est presque impossible d'ouvrir et de fermer lssez rapidement pour éviter une exposition trop longue. AVEC DES NUAGES LÉGERS-De Yz seconde à 1 seconde suffit. A VEC DE LOURDS NUAGES-Il faudra de 2 à 5 secondes. Ces calculs sont faits pour les heures indiquées ci-haut et pour les objets en plein air. Avant et après ces heures et pour les objets à l'ombre sous la véranda ou sous des arbres, on ne saurait donner d'indications précises, l'expérience seule peut nous guider pour le temps de pose. Les poses fixes ne peuvent se faire en tenant l'ihstrument à la main; il faut toujours le placer sur un solide support, trépied, chaise, table, mur ou clôtUie. Dans les pages qui précèdent, nous avons donné un apelçu de la manière de procéder pour faire des poses Données fixes ou instantanées; nous ferons connaître ci-après pratiques: les procédés du développement. Mais avant d'entreprendre l'exposé de la partie chimique de la photographie, nous voulons traiter de quelques détails importants de la pose. Le novice, avant d'entreprendre J'etude des diverses méthodes de faire des portraits, etc., devlait commencer par exposer un rouleau de pellicules et quelques plaques, puis les développer suivant les instructions des pages 80 à 100. '


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ÉCHELLE DE POSE "AUTOTIME" POUR KODAKS Nous ne serions pas justifiables de laisser le sujet de la pose, sans avoir parlé de l'échelle de pose "autotime" pour kodaks. La grande majorité des désappointements en photographie sont dus à des expositions incorrectes-l'incertitude où l'on se trouve concernant le temps de pose et la grandeur de l'ouverture utile nécessaire pour les divers sujets, sous les différentes condilions et effets de lumière. Dans tous les groupes de négatifs, il s'en trouve de très légers et minces, indiquant qu'ils n'ont pas été exposés assez longtemps, et d'autre'> qui, très sombres, montrent le contraire. L'échelle de pose automatique obvie à tous les inconvénients de la pose pour tout le travail en plein air. Elle se fixe à l'obturateur en permanence, et dès que vous êtes au courant du sujet que vous voulez photographier, et des conditions de lumière, un seul coup d'œil sur l'échelle vous permet de régler la vitesse de l'obturateur et l'échelle de l'ouverture utile. La vignette ci-contre montre clairement le principe d'après lequel elle opère. L'échelle de pose autotime est toujours fournie avec les "kodak~ autographiques" de poche de gilet et avec les Brownies pliants autographiques.


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LE DEVANT MOBILE Il arrive quelquefois qu'en cherchant à photographier de hauts édifices ou un paysage, on constate qu'il est impossible d'inclure le sujet entier sans pencher l'instrument, ce qui donne le déplorable résultat que montre la vignette de la page 24. Pour remédier à ce défaut, certains appareils sont munis d'un devant qui s'élève et permet d'éliminer un premier plan non désirable ou de photographier le haut d'un édifice élevé, etc. Comme exemple, prenons le kodak pliant nO 3, qui est ainsi manupulé: Fig. 1 montre comment on élève et rabaisse le devant mobile pour faire des photographies verticales. Tirez le petit alluchon qui se trouve à la droite de l'avant et, le faisant tourner, levez ou baissèz le devant. Lorsque vous avez mis le devant à la hauteur voulue, laissez retomber l'alluchon à sa place, ce qui a pour effet de fixer le devant en place. Lorsque vous avez fini votre opération, ramenez l'objectif au centre en tirant l'alluchon et glissant le devant dans le sens voulu, pour que la petite agrafe en métal se trouve exactement sur la FIG. 1. ligne du montant. Le devant se glisse aussi à droite ou à gauche (ce qui se trouve en haut ou en bas, si "le kodak est placé sur le côté pour des poses horizontales), en tournant la vis qui se trouve juste au-dessous de l'obturateur, voir fig. 2, et faisant glisser le devant dans le sens voulu pour atteindre la wsition désirée et l'y maintenant fixe en resserrant la vis. Votre travail fini, faites en sens inverse l'opération indiquée à la fig 2: Ramenez l'objectif au centre et fixezle à sa place. Pour faire une image disFIG. 2. tincte avec le devant mobile, il est préférable de se servir d'un petit diaphragme, et comme cela nécessite une pose fixe, il faudra aussi se servir d'un trépied ou


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autre support solide. C'est par l'expérience seule que vous apprendrez toutes les ressources qu'offre le devant mobile en photographie pour faire un travail d'artiste. 'oubliez pas de ramener le devant au centre, avant de fermer votre appareil, ca:- vous vous exposeriez à en briser le soufflet.

Scène d'été.


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LE KODAK AUTOGRAPHIQUE Le kodak autographique, pourvu de la cartouche de pellicules autographiques, offre le précieux avantage de fixer sur le négatif la date et le titre d'une photographie, au moment de la pose. Il perpétue un souvenir irréfutable, apprécié de plus en plus au cours des années. Un grand nombre de portraits répondent bien aux questions "où" et "qui," mais la plus importante, "quand," reste à deviner. Même si le sujet est évident, il vaut encore mieux en inscrire la date, comme point de repère, pour garantir l'authenticité future de la pièce.

Le dossier,'du";'kodak autographique comprend Jme petite porle à ressorts, qui récouvre une étroite~:ouverture par oû l'on écrit (avec un stylet dont l'appareil est pourvu) s\lr le papier fouge qui protège la pellicule. La fente est placée de façon à ce que les détails soient ins_crits entre chaque exposé, mais si l'on préfère écrire sur la photographie même, un petit tour de clef de la bobine suffit à la mettre en position. Si l'inscription prend deux lignes, la première peut se mettre en marge et l'autre surJ'image, ou même t0utes deux sur l'image, si l'on y tientil faut évidemment écrire la deuxième avant la première. L'inscription apparaitra au bas de la photographie, si elle est prise en sens vertical, ou à gauche, si elle est prise dans l'horizontal.

Négatif avec enregistrement autographique.1


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La cartouche de pellicules autographiques diffère de la cartouche de pellicules N.e. ordinaire, en ceci: On se sert d'un' mince papier rouge, au lieu du papier habituel rouge et noir (duplex). Ce papier rouge n'est pas tout à fait à l'épreuve de la lumière, rrais entre lui et la pellicule se trouve une mince bande de tissu noir, servant à la fois.à mettre la tobine à l'épreuve de la lumièrè- et à permettre à la lumière de faire paraître l'inscription sur la pellicule à travers les traits du stylet. Une fois les renseignements écrits sur le papier rouge et imprimés (en les exposant à la lumière du ciel, pendant une à cinq secondes) l'inscription se trouve photographiée sur la pellicule et apparait lorsque la pellicule est développée. Le développement de'la pellicule autographique se fait exactement de la même manière que celui de la cartouche de pellicules Kodak N.e. ordinaire. Les autres modèles de kodaks peuvent être employés flvec la cartouche autographique, mais pour obtenir les résultats autographiques, vous devez vous servir d'un kodak autographique et de pellicules autographiques. Le kodak autographique est, depuis nombre d'années, le perfectionnement le plus important de la photographie pour le touriste, le conservateur d'albums de famille, le photographe diligent (qui désire prendre note des circonstances lors de la pose), l'arpenteur, l'entreçreneur, l'ingénieur.

L'ENREGISTREMENT AUTOGRAPHIQUE EST UN GUIDE Plusieurs amateurs ont singulièrement améliorê leurs 'i:lavaux' en notant les principales conditions lors de la pose. Ex.: Brillant soleil, 1-50 sec., ouverture nO 8, ce qu'on peut abréger ainsi: BI-50, 8. Par cette méthode, l'amateur trouve rapidement ses causes d'insuccès, s'il en est, et, quand il connaît la cause, il sait y remédier. Il est clair que le meilleur mode d'enregistrement est la méthode autographiqlie sur la pellicule; au moment de la pose.


LA PHOTOGRAPHIE Aprèti s'être familiarisé avec le fonctionnement de son appareil et de ses différentes parties, et avoir étudié avec soin les articles consacrés à l'emploi des diaphragmes et de la pose, le moment décisif approche pour le débutant: c'est le moment de faire la photographie même. II va sans dire qu'il se rencontre partout des sujets de photographie, mais nous recommandons au débutant de choisir d'abord des paysages simples et bien éclairés, en tenant exactement compte de l'heure du jour, de l'ouverture du diaphragme et de la durée de la pose. 'De la sorte, il pourra non seulement corriger les erreurs de ses premiers essais, mais il acquerra une connaissance pratique de la pose,' ce qui lui aidera précieusement à résoudre les problème,; complexes des opérations à l'intérieur. II est bon de se rappeler que la lumière du soleil est néCéssaire à toute photographie d'objets animés. Plus le sujet à photographier est rapproché de l'appareil, plus le fonctionnement de l'obturateur doit être rapide.

PHOTOGRAPHIE DES OBJETS EN MOUVEMENT Dans la photographie des objets en mouvement, la plupart des efforts du débutant donneront des résultats déconcertants. La cause unique provient de son mànque d'appréciation des circonstances des conditions réelles de ses opérations. Par exemple, il se rend à la piste avec son appareil dans le but de photographier une course des chevaux appartenant à queques amis; que fait-il? II s'assure d'une place favorable juste sous le fil et attend la finale. Au moment où les chevaux passent à une allure de 2:10, il les photographie de cÔté, à une distance de dix pieds, et il ne peut pas· s'expliquer pourquoi son cliché est tout embrouillé, car se sera son résultat. Voici la raison de son insuccès: s'il s'est servi d'un appareil à double objectif avec l'obturateur à billes pour Kodaks, il a fait une pose approximative de 1/50 de seconde, ce qui semble un espace de temps bien court; mais en calculant la vitesse d'un cheval parcourant un mille en.2 :10, nous constatons que cela représente 40 pieds et 8 pouces à la seconde, soit plus de neuf pouces dansi/50 de seconde, le temps de la pose-soit une distance suffisante pour donner une image très embrouillée. La distance parcourue par l'image sur le cliché pendant la pose est proportionelle à la distance couverte par le sujet, comme la distance focale de l'objectif à la 'distance du sujet. Dans le présent cas, nous supposerons que la distance focale est de six pouces, et nous savons que la distance qui sépare l'objectif du sujet est de dix pieds (120 pouces) et que le sujet parcomt approximativement neuf pouces. Nous représentons par X la distance du mouvement de l'objet sur la plaque, et nous avons l'équation suivante: X : 9 : : 6 : 120=9/20. II est évident que si le sujet parcourt 9/20 de pouce sur la plaque, l'image sera gâtée. II\'est'~donc manifeste que, pour réussir la photographie des sujets en:{mouvement, deux facteurs sont d'importance majeure: la vitesse;; d'action', de;:.l'obturateur et la distance du sujet. La vitesse d'action deI l'obturateur de l'appareil ordinaire de l'amateur est d'environl1/50_de seconde, bien':'que, pour les kodaks ~spéciaux et les ap2 '


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pareils munis d'objectifs anastigmatiques, elle varie de 1/100 à 1/300 de seconde. Il faut donc photographier d'une plus grande distance du sujet. En effet l'expérience nous enseigne' que, pour réussir la photographie de chevaux, d'autos, etc., à la course, de près et à angle droit l'obturateur doit fonctionner à raison de 1/500 à 1/1000 de seconde' et ces vitesses excessives exigent de,s' appareils munis d'obturateurs a~ plan focal. Un objectif anastigmat d'une ouverture de, disons f.6.3, est d'environ soixante pour cent plus rapide qu'un objectif rectiligne rapide, et, nécessite une obturation de 1/300 seconde pour arrêter un mouvement modérément rapide et obtenir uncliché à pose exacte en bonne lumière. Mais tout métier a ses ruses, et l'on peut réussir facilement la photographie de sujets se déplaçant avec rapidité, en les prenant partiellement de face et à une distance raisonnable. L'image ci-contre d'un' "train-éclair," filant à pleine allure, montre bien les résultats possibles en ce sens. Cette photographie a été prise avec un kodak de poche, à une distance d'environ cent pieds de l'endroit du passage du train, et un peu en avant èe ce dernier. En suivant cette méthode, l'amateur apprendra bientôt à' photographier les objets se déplaçant avec grande rapidité, et de manière à éviter en' grande partie les impressions embrouillées. On reconna!tra naturellement qu'il faudra quelques tentatives avant de bien fixer un train rapide dans le viseur et de faire fonctionner l'obturateur au moment utile pour comprendre tout le train dans le négatif, soixante milles à l'heure équivalant à mille 'pouces par seconde. . Dans la photographie instantanée ordinaire, avec une pose' relativement lente, la durée de la pose est considérée comme le facteur le plus important, et bien que la chose soit indispensable dans la photographie des objets animés, le principal facteur est la vitesse de l'objet en mouvement, parce que le négatif de cet objet n'a de valeur qu'en tant qu'il reproduit distinctement. De plus, ce n'est pas la vitesse réelle de l'objet en mou:vement qui importe, ,mais la vitesse d~ mouvement de l'image traversant la face de la pellicule, et œette vitesse diminue ou s'accroît suivant I"'angle de mouvement par rapport à l'objectif. Pour éclairer la question, prenons un homme qui court, à une distance de 25 pieds. Si la direction de sa course traverse le champ à angle droit avec l'instrument, le mouvement en travers de la pellicule sera très rapide. Il sera, au contraire, très peu marqué, si l'homme court vers l'objectif. Sauf pour des fins spéciales, le débutant obtiendra les meilleurs résultats en photùgraphiant à un angle de 45 à 60 degrés. Celui qui emploie un obturateur au plan focal ne doit pas oublier que la fente du rideau de l'obturateur n'a absolument aucune relation avec la distance focale. L'obturateur ne concerne que la durée de l'exposition, et, quelle que soit la largeur de la fente du rideau de l'obturateur i la distance focale n'en sera pas influencée. C'est l'ou:verture de l'ob-


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jectif qui contrôle la profondeur du foyer. Cette ouverture est réglée par le diaphragme iris, ou ordinaire, tel qu'énoncé à la page 17. Le degré d'ouverture du diaphragme détermine la profondeur du foyer de l'objectif, c'est-à-dire, la netteté des lignes des objets, à diverses distances de l'appareil, et qui, en outre, détermine nécessairement la quantité de lumière traversant l'objectif en un temps donné. Plus j'ouverture de l'objectif est petite, plus grande est la plofondeur du foyer, mais plus la quantité de lu'mière est faible. Par conséquent, pour faire des ex[ositions extra-rapides avec l'obturateur au plan focal, - il faut se servir d'un rideau à petite ouverture afin d'obtenir assez de vitesse j::our arrêter le mouvement,. En même temps, il faut employer le plus grand diaphragme utile afin de laisser pénétrer le plus de lumière [ossible pour que l'image s'impressionne assez fortement sur la pellicule en vue de produire un bon négatif. Dans les expositions lentes, instantanéès, on peut utiliser un rideau à plus large fente, et si la lumière est forte, on peut employer un diaphragme d'objectif plus petit, pour augmenter la profondeur focale et assurer plus de précision. Dans la photographie des objets se déplaçant avec une extrême rapidité, ou pris à étroite proximité de l'appareil, et exigeant souvent des poses aussi rapides que 1/1000 de seconde, un appareil Grafiex est indispensable. Particulièrement destiné à la photographie extrarapide, il est muni d'un obturateur au plan foc.al, construit dans lé bâti de l'appareil et fonctionnant aussi près que possible de la face de la plaque ou de la pellicule, lorsqu'il est mis au point. On peut arrêter un mouvement extra-rapide, même à une distance rapprochée. L'obturateur Graflex est un obturateur photographique très efficace. Il est construit dans l'appareil et en fait partie. Son rideau, ayant un certain nombre d'ouvertures fixes, variant du plus grand format du négatif à un huitième de pouce de largeur, passe au-dessus de la plaque ou de la pellicule, la durée de la pose étant réglée par la grandeur de l'ouverture et la-vitesse avec laquelle il traverse la plaque. La plus petite ouverture fontionnant à l'extrême vitesse est réglée de manière à donner une pose de 1/1000 de seconde. A mesure que l'ouverture grandit et que la vitesse ralentit, la durée de la pose augmente, et l'on peut donner automatiquement des vitesses variant de 1/1000 à 1/10 cie seconde. Ce n'est pas tant la vitesse réelle cie l'objet qui compte, Facteurs mais la vitesse proportionnelle de l'image traversant la de surface de la pellicule. Cette vitesse est déterminée au vitesse: moyen cie la vitesse réelle clu mouvement clu sujet, cie . l'angle de mouvement vers l'objectif, cie la clistance du sujet à l'objectif et cie la distance focale de l'objectif. Ces facteurs étant co~nus, c'est un problème très facile que cie cléterminer le mouvement cie l'image ,à la surface cie la pellicule et la vitesse d'action de l'obturateur pour fixer le mouvement. Les mêmes éléments qui déterminent la vitesse apparente cie l'image servent à en déterminer la, grandeur, de sorte qu'un changement survenu clans l'un des facteurs influence forcément les autres. ' Il a été démontré qu'on obtenait les meilleurs résultats Grandeur: en photographie extra-rapide, lorsque la hauteur cie de l'image: l'image d'un homme mesure environ un pouce et demi, tandis que l'image cI'un cheval à la course ne cloit pas excéder un pouce, cles épaules aux sabots.


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Si vous essayez de fixer un mouvement rapide avec une image plus grande que celle indiquée ci-dessus, vous serez obligé de sacrifier à la fois la durée de la pose et la distance focale. La distance à laquelle le photographe peut contrôler Distance un sujet est en grande partie déterminée par la grandeur· de l'image désirée et par la longueur focale de l'objectif. du sujet: L@rsque la distance échappe au contrôle de l'opérateur, la seule ressource de ce dernier est de se procurer un objectif possédant un foyer convenable. Dans la photographie ordinaire, le photographe a vite Profondeur fait d'apprendre que plus le diaphragme de l'objectif du champ: est petit, plus son champ est profond. Dans la photo. graphie extra-rapide, il faut donner la plus grande quantité de lumière possible, ce qui exige une grande ouverture du diaphragmé et limite le champ.

Dans la photographie extra-rapide, il est impossible d'obtenir la parfaite. netteté de tous les objets dans le champ, et le photographe doit se contenter de poser avec très grande précision la partie qui présente le plus d'intérêt. Notons cependant ce fait important: quelle que soit la longueur du foyer de l'objectif, si le photographe se contente· d'une image d'un pouce et demi de hauteur, il aura suffi~amment de champ, même avec la plus grande ouverture dé son objectif. Ce n'est qu'en traitant des sujets ,spéciaux, tels que les groupes nombreux ou étendus qu'il peut devenir nécessaire de déterminer la plus grande ouverture à employer sagement, tout en' s'assurant d'une image distincte. .


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LES SUJETS Les mouvements dès enfants au jeu sont reJativement lents, et il n'est pas nécessaire de faire des expositions de très peu de durée. Ce n'est qu'en: de rares occasions qu'il faut employer un obturateur d'une vitesse dépassant 1/100 de seconde. Comme la taille des enfants n'est, en moyenne, que la moitié de celle des adultes, il faut se placer plus près pour impressionner une image d'un pouce et demi de hauteur. Cela diminue naturellement la profondeur du. champ, et il faut se servir, d'une plus petite ouverture utile, soit, f.8 pour les petits groupes. Dans une chambre ordinaire, et à moins de six pieds Portraits de distance d'une fenêtre faisant face au grand jour, d'enfants: des enfants vêtus d'habits aux couleurs claires peuvent facilement être photographiés avec la plus grande ouverture utile de l'objectif, exposant de une ,à trois secondes. Au dehors, il faut se placer à l'ombre et exposer de 1/10 à 1/100 de seconde. Il Jaut d'abord tenir compte que, lorsqu'un homme Courses court cent verges en dix secondes, son corps seul se à pied: meut à cette vitesse, mais que ses jambes ont une double vitesse de mouvement. Ainsi, dans le calcul de la vitesse d'action de l'obturateur, il faut décider si l'image entière du coureur doit être parfaitement distincte. Avec un objectif d'un foyer de 83:'2 pouces, les coureurs doivent être photographiés à une distance de 35 pieds, et s'ils traversent le champ de 'l'objectif à angle droit, l'obturateur actionné à une vitesse de 1:1700 de seconde fixera très nettement le corps, mais les pieds ne seront pas absolument distincts. Pour que l'image entière soit très claire, il faut une exposition de 1/1400 de seconde. Le meilleur moyen d'obtenir un résultat satisfaisant, tant au point de vue de l'image qu'au point de vue du travail, est de poser ses sujets à un angle d'environ 45 degrés par rapport à l'objectif, alors que la durée de l'exposition sera de 1/500 à 1/1000 de seconde, respectivement. Pour les courses à longues distances, on peut employer une exposition un peu moins rapide, mais il faut toujours se servir de la plus grande ouverture utile de l'objectif. Si la balle est le principal sujet, employez la plus Balle au camp grande vitesse. La distance qui sépare la balle du et tennis: joueur doit être de 50% plus grande que dans les cas où le joueur est le sujet. Quand la chose est possible, il faut choisir un endroit où la balle se dirige directement vers l'objectif, ou s'en éloigne. Il faut considérlr un coureur de buts comme un coureur en vitesse. Aux buts, la vitesse est relativement ralentie, et il suffira d'une exposition de 1/300 de seconde. ' Vu la similitude d'action, les observations faites à l'égard de la balle au camp (baseball) s'appliquent également au tennis, sauf qu'à ce dernier jeu l'actio.n n'est pas tout à fait aussi rapide. Il faut traiter ces sujets de la même manière que les Courses de courses d'hommes. En effet, lorsqu'elle laisse le chevaux: sol, la patte du cheval se meut à une vitesse double de celle de son corps. Enfants au jeu:


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Lorsqu'il est possible d'opérer à un angle de 45 degrés par rapport à l'pbjectif, il faut photographier les trains à une disTrains ' tance d'au moins 100 pieds, de façon à prendre un rapide,s..et train entier. . On obtient les meilleurs résultats à, up automobiles: angle de 45' degrés ou moindre vers l'àppareil. A 45 degrés, l'impression du mouvement ne se produira pas en 1/200 de seconde, pour un train allant à une' vitesse de 35 milles à l'heure, tandis que pour un train filant à une allure de 60 milles, 1/400 sera suffisant. Ùne automobile peut être considérée comme une locomotive, et la vitesse de l'obturateur peut être réglée en conséquence. A l'angle de 45 degrés, on peut photographier les voitures lentes, à une distance de cinquante ,pieds, avec une 'exposition de 1/1000 de seconde. . Pour les grandes vltesse~, il est préférable d'augmenter la distance en raison de la vitesse de la machine, plutôt que de compter sur une ouverture 'plus rapide. Il ne faut pas se croire obligé d'employer urie grande ouverture, pour la simple raison que l'objectif en est, muni. 'D'autre part, afin d'obtenir Un champ plus profond-c'est-à-dire, la netteté des sujets tant rapprochés qu'éloignés-servez-vous de la plus petite ouverture qui vous permette de mesurer votre pose et d'obtenir le plus fort degré de clarté et de précision. Inutile de tirer à balles sur des oiseaux; il est plus facile de les atteindre avec des plombs. Une petite ouverture utile corrigera une multitude d'erreurs de mise au point.


LA PHOTOGRAPHIE DES PAYSAGES Dans l'étude de la photographie, nous avons, à dessein, commencé par la photographie des objets en mouvement, à cause de la rencontre si fréquente de ces sujets dans la photographie paysagiste. En vous familiarisant avec ce sujet, vous êtes prévenu et prémuni, tant à l'égard des limitations qu'à l'égard des possibilités de tout appareil que vous employez. . Dans la photographie des paysages, nous vous déconseillons l'introduction de figures humaines, qui, dans la plupart des cas, ne peuvent s'harmoniser avec votre sujet, sous le rapport du costume ou de la pose. Toutefois, vous pouvez souvent introduire, avec'succès, des animaux domestiques, tels que chevaux, vaches et moutons. Dans l'introduction de figures humaines, évitez de les faire regarder directement vers l'appareil, et veillez à ce que leur pose et leur action s'harmonise avec votre tableau. Il est beaucoup plus facile de maîtriser le côté physique de la photographie-la pose et le mouvement---que le côté artistique. . On trouve quelques individus qui possédent véritablement le sens inhérent de l'artistique, mais la plupart d'entre nous doivent étudier et réfléchir beaucoup avant de pouvoir produire des résultats même ci:mfinant à l'art. . L'étude complète du sujet de la composition artistique exigerait plus de pages que n'en contient ce livre tout entier, mais nous pouvons, d'une manière générale, formuler des recommandations qui aideront précieusement à éviter ou à corriger la plupart des erreurs manifestes dans un sujet qui n'a pas été étudié. Le grand secret du travail artistique consiste à rechercher la simplicité, à éviter l'encombrement et à employer le moins de lignes et de masses possible dans la disposition de votre tableau. Viennent ensuite l'harmonie et l'équilibre, sans quoi la composition artistique est impossible. Il serait à propos de faire observer à cet égard que moins votre tableau renfermera d'éléments, plus il sera facile de les harmoniser et équilibrer. , Uri des défauts le plus souvent constatés chez les débutants est le désir de faire entrer trop de sujefs dans le cadre de son image. .;'Vous voyez souvertt groupées dans un seul tableau des matières qui devraient faire le suje1!' de deux ou plusieurs tableaux. Il en résulte que l'œil erre confusément d'un point à un autre, et il s'en dégage une impression d'irritation, plutôt que d'agrément. Ayez tout d'abord une raison pour photographier votre tableauque ce soit la conservation tl'un souvenir d'un lieu agréable ou d'une occasion intéressaute, ou la 'photographie de la beauté de quelque coin de paysage ou de ciel, ou d'un tableau remarquable par ses lignes ou sa toIialité.


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Une photographie réussie peut combiner toutes ces qualités, mais il y en a toujours une dominante, et c'est qu'il ne faudrait jamais révoquer en doute la raison d'être du tableau. La composition artistique n'est pas une science exacte sur laquelle nous pouvons compter mécaniquement pour obtenir des résultats. Nous pouvons cependant appliquer un assez grand nombre de ses principes généraux pour que, avec l'étude de bons tableaux, nous puissions substantiellement éviter le côté inartistique. On peut, aussi bien que de toute autre façon, définir la composition: la disposition harmonieuse et symétrique des choses. Néanmoins, le choix doit précéder la composition, et la première leçon à apprendre est la négligence des inutilités. Examinez n'importe laquelle de vos premières tentatives de photographie paysagiste, et vous constaterez que vos clichés renferment une foule d'inutilités qui vous ont échappé. En ce qui concerne le choix, une bonne règle à observer est d'abord la recherche d'un premier plan favorable, qui vous donnera une vue modeste, mais àgréable, de l'objet principal de votre image. Choisissez l'endroit avec soin, et n'oubliez pas que si le peintre peut éliminer ce qu'il désire, vous possédez presque le même àvantage, puisque vous pouvez tourner votre appareil à droite ou à gauche, l'élever ou l'abaisser, pour obtenir une m~e au point sur un plan différent, .et produire, à l'aide des différentes" ouvertures du diaphragme, l'effet désiré. Dans l'exécution de votre composition, il faut observer les principes fondamentaux suivants: Votre tableau doit contenir une figure ou un objet dominant auquel doivent être subordonnées toutes les autres parties de votre tableaÏl. Il doit y avoir un sujet d'intérêt secondaire, qui soit relié à votre objet principal. Par exemple, si votre objet principal est un groupe d'arbres, un deuxième groupe, placé un peu plus loin, ou encore, une ftMùme jouant avec un enfant ou regardant venir un bilteau-constituer-à le motif de votre tableau. Rappelez-vous toujours que l'arrière-plan doit être secondàire et sans obstacles, qu'il ne doit pas, non plus, exister deux grandes °lurni:ères ni deux ombres foncées de même valeur, et que, si possiMe, l!ombre la plus foncée doit se joindre à la plus grande lumière. N'oubliez pas enfin que la position la plus importante d'une image est toujours plus ou moins près du centre, soit à droite ou à gaucb.e; mais il faut éviter le centre exact, car il divise l'image en deux partIes égaleso La ligne d'horizon qui, dans la plupart des paysages, est la plus en vue, ne devrait jamais diviser l'image en deux parties égale&, màis être approximativement à un tiers du sommet ou de la base. Avec des sujets au premier plan, la ligne doit être à environ un tiers du haut, tandis que, dans une vue de grande étendue, elle doit être à la même distance du bas. Pour cette dernière, il faut avoir de préférence, un ciel couvert. Les nuages sont un avantage marqué, en cela qu'ils rompent la monotonie d'un ciel blanc, et qu'ils augmentent fortement la beauté et l'attraction de l'image.


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La question de la lumière est digne d'autant de soin que la disposition des objets. de votre tableau, car la lumière détermine 'la vigueur et la position de vos jours et ombres. En prenant I}ne pose au soleil, le débutant doit, en général, se placer de manière à avoir le soleil dans le dos ou au~ dessus 'de l'épaule, mais le progrès de l'amateur justifie de plus amples Éclairage:

rens~ignements.

On peut fréquemment réussir des tableaux avec le soleil d'un côté, et, en certains temps, la valeur du tableau s'augmente du fait que le soleil est un peu en avant. (Dans ce cas, il faut masquer l'objectif pendant l'exposition pour le préserver des. rayons directs du soleil.) Pour démontrer la chose, prenons un arbre au soleil brillant, marchons autour et observons attentivement les différents effets de lumière et d'ombre. Vous remarquerez que l'arbre parait plat, lorsque vous lui faites face et que vous avez le soleil directement en arrière de vous. A mesure que vous vous déplacez, à droite ou à gauche, vous constaterez que l'arbre est en partie dans l'ombre, et à un angle de 90 degrés par rapport à votre première position, vous verrez qu'un côté est au soleil, tandis que le côté opposé est dans l:ombre, et que le conti-astë agréable de la lumière et de l'ombre le fait ressortir, donnant ainsi de l'harmonie et de la netteté. Il faut aussi faire une étude soigneuse des ombres, qui devraient toujours avoir un certain degré de transparence et de relief. Les fortes ombres noires, dénuées' de relief, nuisent toujours à vO,tre composition. Quand le soleil est très brillant, et la lumière prononcée, alors que les ombres sOnt noires, l'instantané produirait un trop grand contraste. On peut y remédier par ,une très brève durée d'èxpositio)l, qui a pour r~sultat d'affaiblir l'intens,ité de la lumière et d'aJ-igmenter le relief des ombres. Dans la photographie des embarcations, le point de vue à obtenir. devrait, si possible, 'être tel que les effets d'ombre sur l'onde contrib4ent à relever la composition.


LA PHOTOGRAPHIE DES SCÈNES DE RUE Pour photographier avec succès les scènes de rues, l'amateur doit posséder à la fois de l'idée et de la dextérité. Il ne doit pas oublier que ses opérations doivent être rapides et paisibles, afin d'attirer le moins d'attention possible. Il doit, en outre, photographier à l'instant une situation agréable et intéressante. Ce genre d'opérations exige une parfaite connaissance du fonctionnement de tout l'appareil, l'habileté à obtenir rapidement le niveau et la mise au point, et à faire l'exposition, dès que les conditions sont favorables. L'adresse à donner vite et exactement le niveau à l'appareil importe surtout. En effet, dans la plupart des cas, les maisons avoisinantes seront représentées, et si l'appareil n'est pas de niveau, les lignes des maisons seront loin d'être agréables. Beaucoup de tableaux de scènes de rue révèlent qu'un certain nombre de personnes regardaient vers l'appareil, lors de la pose. Ainsi, prenez un groupe d'enfants intéressés à quelque jeu, leur action, leur application et leur inconscience constituent le tableau. Avertissez-les de votre intention, le jeu s'arrête et tous fixent l'appareil, faisant par suite perdre l'occasion d'un enregistrement réussi.

De plus, la manière de tenir l'appareil durant la pose est importante. De nombreuses photographies indiquent que le point de vue d'où elles ont été prises était trop bas. La distance ascendante qui sépare le lieu ou l'objet sur lequel nous sommes du niveau de l'œil, ou le point de vue dont nou's voyons notre sujet, varie, la plupart du temps, de quatre pieds et demi à cinq pieds et demi. Le bon endroit est contre la poitrine, ou aussi haut que possible, tout en pouvant voir dans le viseur.


LA PHOTOGRAPHIE DES ÉDIFICES ET DES INTÉR1EURS L'amateur, et plus particulièrement le touriste, rencontre très souvent des sujets d'architecture dont les traits caractéristiques présentent beaucoup d'intérêt, soit au point de vue de l'histoire ou de la. structure. Dans la photographie des sujets d'architecture, les détails complets sont de toute importance, ce qui nécessite, la plupart du temps, l'emploi d'ouvertures restreintes dans l'objectif ainsi qu'un temps de pose approprié. Pour ce genre de photographie il est absolument nécessaire de tenir l'appareil au niveau, si l'on veut éviter la distorsion; aussi, celui qui fait ce travail devrait lire attentivement toutes les instructions se rapportant au devant mobile; car utilisée d'une manière intelligente cette partie de l'appareil est très importante dans tel genre de travail. Une vue diagonale d'un édifice, plutôt qu'une vue de face, donne généralement un effet plus attrayant, surtout si' une 'partie de l'édifice se trouve dans l'ombre. Dans la photographie de détails, la position de l'appareil est importante. Les entrées et les fenêtres doivent être prises de face; si elles sont prises de cÔté le bon effet que donne le haut est souvent perdu. L'exposition doit être de dûrée suffisante, particulièrement pour les photographies d'intérieur, car un cliché qui manque de pose manque aussi de détails et, de plus, ses contrastes sont trop prononcés. Il est à noter que la pellicule Eastman est anti-halo et, à cause de ses propriétés orthochromatiques, elle se prête tout particulièrement à ce genre de travail. Lorsqu'il s'agit de prendre des photographies d'intérieur, telles que le salon ordinaire d'Une maison, il importe de donner quelque attention à l'arrangement de la partie de la pièce à poser. Il faut de toute nécessité éviter l'encombrement; ne cherchez pas à faire entrer tous les meubles de l'appartement sur votre cliché, et veillez à ce que les gros pbjets, tels que les chaises pesantes ou autres objets semblables, ne soient pas au premier plan, car au cliché ils paraîtraient hors de .proportion. Si les cadres fixés aux murs sont vitrés, évitez si possible la réflexion des vitres; on empêche souvent cette réflexion en baissant un des stores. Si c'est possible, photographiez à travers la lumière venant de la fenêtre, plutôt que directement vers elle; ainsi vous obtiendrez une meilleure gradation et vous éviterez le halo dans votre cliché. Prenez tout le temps voulu pour choisir votre point de vue et pOUl' disposer les meubles de la pièce; ne manquez pas non plus de donner une pose suffisante. Mieux vaut une durée trop longue qu'une durée trop courte si vous voulez obtenir tous les détails des ombres du sujet.


Photographie prise contre la lumière du soleil, l'objectif étant ornhragé par la présence du photographe.


LA PHOTOGRAPHIE A LA MAISON Avant de prendre des poses à Valeur de la lumière l'in térieur et en photo- au t 0 u \' de la .maison, il estgraphie: très important de bien comprendre la v;:tleur de la lumière, si l'on veut restreindre l'exposition aux limites de latitude de la pellicule et la faire correspondre, autant que possible, au type d'exposition normale et exacte. Le débutant est souvent porté à estimer son exposition d'après le pouvoir visuel, plutôt que le pouvoir actinique ete la lumière; c'est-àdire qu'une lumière qui paraît extrêmement brillante et forte à 1'-œil, peut n'avoir qu'une faible valeur' pour impressionner la pellicule Les vêtements aident bE'aucoup à raccourcir l~ temps de pose.

Pose naturelle.

sensible. C'est la réfraction et l'absorption qui diminuent le pouvoir actinique. Examinez.la lumière, par exemple, vers deux heures de l'aprèsmidi par un soleil brillant. Par cette lumière l'on peut obtenir à l'extérieur un cliché absolument net dans 1/100 de seconde avec un diaphragme S. U. 8. Entrez maintenant dans une chambre où donne ia lumière-une chambre ayant de grandes fenêtres vitrées, des murs blancs et la boiserie de même-la lumière vous paraîtra reut-être encore plus brillante qu'à l'extérieur.· Maintenant placez le sujet près de la fenêtre, faites une exposition avec la même vitesse et le même degré d'ouverture au diaphragme, et vous verrez au développe·· ment que l'exposition a été trop courte. En ce cas la perte du pouvoir actinique de la lumière est due à la' réfraction et l'absorption des rayons lumineux par les vitres, ainsi qu'au fait qu'il n'y a pas eu d'exposition directe à la lumière du ciel. Pour obtenir un cliché de même


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densité que le premier, il faudra donner un temps de ):ose d'une à deux secondes, ou de cent à deux cents fois plus iong que l'exposition faite juste de l'autre côté de ce morceau de verre trompeur. Essayez ensuite une pose dans la salle à manger; chambre bien éclairée avec ses tapis et sa tenture rouge vif-une exposition de deu)} secondes doit être suffisante. Vous n'avez pas réussi? Et pourquoi? Vous avez 'employé la même vitesse et le même degré d'ouverture au, diaphragme; l'éclairage était tout aussi bon que dans l'autre pièce, et cependant l'exposition est trop courte. Serait-ce à cause de la couleur du tapis et de la peinture? C'est bien cela. ' Tout ce qui est de couleur rouge a le pouvoir d'absorber une grande partie des rayons lumineux qui auraient quelque effet sur la pellicule-votre lanterne de chambre noire est munie de verres 'rouges. Avec les murs blancs on jouit de la lumière que leur surface réfléchit, à peu près dans les mêmes proportions' que la dernière exposition a été augmentée par le pouvoir absorbant des tentures et des tapis rouges. Maintenant faites deux autres essais. Placez de nouveau votr,e sujet à l'extérieur, sur le côté ombre de la maison, mais toujours où vous pourrez obtenir la lumière directe du cieL A l'oeil, il semble que cet endroit nécessite une exposition plus longue que celle faite dans la pièce aux murs blancs; cependant, essayez un temps de pose de 1/10 de seconde. Cette pose sera à peu près normale. Comme dernier essai, amenez votre 'sujet, sur la véranda et placez juste assez loin en arrière pour que la lumière' du ciel ne puisse servir. L'éclairage ici semble aussi propice que celui qui a servi à J'exposition précédente. Pour plus de sQreté, essayez deux poses: une de 1/10 de secondemême durée que votre dernière pose à l'extérieur-eL une de Yz seconde; l'exposition d,e 1/10 de seconde est de beaucoup trop courte, et celle de Yz seconde auInstantané obtenu par la réflexion de ~a rait pQ être augmentée à, une se- , lumière venant d'en bas. conde sans crainte de surexposer. Ces quelques essais serviront de base pour les expositions futures. Toutefois, durant les jours plus courts et par un temps nuageux, on doit augmenter l'exposition en proportion raisonnable. '


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Un portrait où les détails des environs sont permis.

Dans une" lumière un peu contrastante que l'on trouve assez "fréquemment, donnez, de préférence, une pose trop prolQngée; ceci non seulement détache mieux les détails de l'ombre, mais éloigne encore une bonne partie des contrastes par la tendance au manque de relief qui s'en suit généralement. " Lorsqu'on photographie les petits enfants, tout naturellement, les temps de pose de durée un peu prononcée sont hors de question; mais même dans ces cas, risquez plutôt le mouvement qu'une exposition trop courte. Il y a une grande différence entre un portrait et une Qualité du carte. portrait: Un portrait ne doit pas être seulement une ressemblance exacte, mais il doit montrer le sujet à bon avantagecachant ses défauts et accentuant ses traits caractéristiques. Pour plaire, le portrait doit être exempt de contrastes durs et posséder une gradation complète, de la plus forte lumière à l'ombre la plus foncée. Par conséquent, il faut nécessairement disposer le sujet et la lumière à produire cet effet. Par vos essais précédents vous avez acquis une connaissance assez considérable de la valeur de l'intensité de la lumière; faites donc maintenant quelques essais pour en déterminer la qualité. . En plaçant votre sujet près de la fenêtre, avec la lumière en pleine figure, vous remarquerez que toutes les parties du sujet sont éclairées au même degré, et il n'y a par conséquent aucune gradation. Reculez le sujet de quelques pieds; la lumière s'adouçit immédiatement et vous en obtenez une rondeur et un modelage beaucoup plus agréables à l'œil,


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L'on augmente les degrés de gradation en tournant un peu la tête du sujet dans le côté op!=osé à la lumière; seule la partie du visage dans l'ombre la plus foncée paraît trop noire et sans détail. Il est très facile d'éclairer cette ombre. Prenez une grande serviette blanche et tenez-la à quatre pieds environ du côté ombré; elle l'éclairera un peu mais pas suffisamment; alors aprrochez-vous lentement du sujet jusqu'à ce que cette ombre soit a~sez éclairée pour remplir le vide dans la gradation. Alors vous n'aurez qu'à épingler cette serviette' au dos d'une chaise haute," ou à tout autre objet sous la main, et vous avez un réflecteur aussi satisfaisant que l'on puisse désirer. Avant de prendre une pose quelconque, placez le sujet à divers endroits de la pièce et Les accessoir~s aident souvent à la étudiez soigneusement les effets mise au point que voùs pourrez produire. Il faut se rappeler une chose, c'e5t que la valeur de l'intensité de la lumière augmente et diminue avec le carré de la distance de la source lumineuse; c'est-à-dire que si l'exposition convenable à deux pieds de la fenêtre est de trois secondes de durée, alors pour" obtenir un cliché de densité égale à quatre pieds de fa fenêtre, il faudra une pose de neuf secondes. Utilisez "toujours la plus forte lumière possible pour l'effet que vous désirez obtenir, car une exposition prolongée ne fait p;J.S que diminuer la spontanéité de l'expression et de la pose, mais elle met le sujet mal à l'aise et l'expose à remuer. , Les expériences précédentes n'avaient trait qu'au côté Le contrôle technique de la photographie, et, par conséquent, de la lumière: vous n'avez fait que l'essai de la valeur de la lumière dans l'impression. Afin de rendre vos portraits artistique5, il vous faut apprendre à'contrôler et à diriger la lumière là où vous la voulez afin de produire l'effet désiré. Contrôler la lumière est chose bien simple qui 'ne demande que l'emploi de quelques morceaux de papier ou de tissu, et quelques épingles ou broquettes pour les tenir en place. Il est généralement admis que l'on obtient un effet plus naturel en laissant tomber la lumière sur le visage à un angle de quarante-cinq degrés, et vous pouvez facilement obtenir cet éclairage en bouchant simplement la partie inférieure de la fenêtre. Il y a d'autres méthodes d'éclairage qu'on peut employer avec succès; on peut même obtenir les plus beaux effets en laissant entrer la lumière par d'autres angles.


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La partie inférieure de votre fenêtre ayant été voilée, et le réflecteur étant bien placé, vous contrôlez alors' la lumière pour faire un portrait en buste ou de mi-longueur; mais supposons que vous désiriez faire un portrait en pied et que votre suiet porte un costume foncé-dans ce cas, il vous faut éloigner davantage votre sujet de la fenêtre, sà.it emrloyer un rideau semi-transparent pour voiler la partie inférieUl e de votre fenêtre, ou encore employer un deuxième réflecteur pour réfléter la lumière sur les parties du sujet qui pourraient en avoir besoin. La manière la plus simple, cependant, c'est d'éloigner suffisamment le sujet de la fenêtre pour que la lumière le couvre entièrement; mais dans certains cas, ce procédé augmente la durée de la pose au-delà des limites pratiques; alors il vous faut recourir à une des deux autres alternatives. La toile à fromage blanchie peut servir à voiler la partie inférieure de la fenêtre, s'il est nécessaire d'y admettre un peu de lumière; et pour refléter la lumière du plancher un morceau de cette toile placé sur une chaise, ou quelquefois simplement étend,u sur le plancher, peut être suffisant.' ' En photographie, il importe de se rappeler toujours que le visage est l'élément le plus important de l'image, et que, par conséquent, toutes les autres parties doivent lui être secondaires; chose comparativement facile si le sujet porte un costume foncé; mais si ses vêtements sont blancs ou presque blancs, alors il faudra trouver quelque moyen rour en diminuer le ton, sans en enlever la fraîcheur- ni l'éclat. Quelquefois il suffit d'affixer un rideau absolument opaque à la l'artie inférieure de la fenêtre, ce qui, bien souvent, cache trop de lumière; dans ce cas l'on peut employer simplement un morceau de toile à fromage de couleur jaune pour couvrir cette partie inférieure de la fenêtre, soit une épaisseur ou plus selon que les conditions l'exigent. Si le costume est foncé, donnez assez d'éclairage et d'exposition pour que l'on distingue les détails de la forme et le'tissu du costume; et pour les costumes blancs ou pâles la lumière doit être assez douce pour qu'ils ne paraissent pas comme une masse blanche sans détails. Le développement exact 'd'un diché a beaucoup à faire avec ces résultats, et nous en donnerons l'explication en temps et lieu. N'euf cent quatre-vingt-dix-neuf enfants sur mille sont La pose: gracieux de nature et prennent une meilleure pose que nous ne le pouvons; c'est le moment de se rappeler qU'Il faut prendre son temps et ne jamais s'énerver. Et puis, de la patience,. on n'en a jamais assez en photographie. Le photographe sagace sait cajoler ses petits sujets pour les amener à un endroit propice ct favorable à la pose, et là, les faire attendre le con moment. Quand vous étiez petit vous n'aimiez pas qu'on vous tiraille, soit rour baisser votre jupon, pour redresser votre collet ou lisser vos chevf>ux, ou encore qu'on vous dise: "Ne fais pas ça, Jeannot," ou "ôte ton doigt de ta bouche, Suzette," en photographiant les petits enfants, souvenez-vous de vos caprices d'enfants.


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Ex~mple de composition attrayante.

Si vous avez:une idée arrêtée pour votre portrait, la seule manière pour· réussir c'est d'y intéresser le petit ou les petits; de fait en jouant à quelque jeu avec eux vous parviendrez à leur donner toute la pose voulue. Pour la plupart des enfants" il suffit de leur demander une chose pour qu'ils fassent exactement le contraire. Si vous avez à photographier des enfants qui ne sont pas habitués au kodak ou à son usage, placez votre appareil en position et occupezvous d'autre chose pour quelque temps, jusqu'à ce qu'ils soient accoutumés à sa présence; vous pouvez même leur laisser prendre l'appareil dans leurs mains s'ils le désirent. Les costumes simples se photographient mieux et gênent beaucoup moins les enfants. Pour eux les costumes de couleur blanche ou pâle sont particulièrement convenables, non seulement en ce qu'ils traduisent mieux leur âge, mais parce qu'ils vous permettent d'employer un temps de pose plus court. Quant aux personnes plus âgées, il faut apporter plus de soin dans la pose, malgré qu'avec un peu de pratique vous puissiez faciliter ce travail en disposant le siège ou les autres accessoires qu'elles occuperont de façon à ce qu'elles prennent la pose voulue sans savoir. Pour un portrait réussi il faut de l'éclairage, de l'exSuggestions position et du développement parfaits. Les portraits pour la pose: en pied semblent rendre mieux l'individualité du sujet; mais les difficultés augmentent en proportion de la grandeur de la pose. Vous verrez que dans chaque cas un côté du visage du sujet se photographie mieux que l'autre, et, s'il est possible, déterminez ce point avant de placer le sujet devant l'appareil. , Natureltement .vous choisissez le point de vue, soit de face, de côté ou de profil, qui montre votre sujet à meilleur avantage.


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Un arbre 'en lieurs à quelques pas de la fenêtre. atténuait" la lumi~re frappant "oh· iectif de l'appareil. Voir diagramme NoL

Il arrive souvent qu'avec une personne ayant des traits assez réguliers et un bon teint l'on peut obtenir un portrait satisfaisant à presque n'importe quel angle, mais le plus souvent il faut diminuer quelques traits ou en accentuer d'autres fortement afin d'obtenir un meilleur effet. Comme exemple, prenez un jeune homme qui a les oreilles étendues; il est évident, dans ce cas, qu'un portrait de face ne saurait plaire; alors tOU,rnez lentement le visage du côté opposé à la lumière jusqu'à ce que l'oreille la plus près de la lumière soit hors de la ligne de vision. WINDOW L'orèille sur le côté ombré se trouve naturellement cachée par l'ombre; mais SUBJtCTO si elle est encore trop en vue, demandez à votre sujet, comme expédient, de 3 s'appuyer la tête sur la, main, plaçant o a celle·ci juste à l'avant de l'oreille; ou z l'ombre peut être augmentée en éloignant davantage le réflecteur sur ce côté du visage. Quelquefois c'est le menton qui est un peu court; alors il faut lever la tête un peu ou appuyer le menton dans la main-un profil est naturellement hors de question. KODAK Le même procédé s'applique aux personnes qui ont un double menton, Maintenant prenez un sujet qui a une Diagramme No 1 forte mâchoire inférieure; placez-le di-

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Une pose pendant la conversation.


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rcctement en face de l'appareil et vous verrez que le contour cie sa tête est presque rectangulaire. Demandez-lui de se détourner lentement la tête de la lumière, l'arrêtant au point où le contour cie sa tête présente une forme ovale: il vous faudra peut-être aussi lui lever ou lui pencher la tête en vue d'un meilleur effet. Si le sujet a un visage très mince ou des pommettes saillantes, l'on doit diriger la lumière sur son visage de façon à ce qu'elle donne juste au bas du point des pommettes; ceci peut s'accomplir en baissant le store, en bouchant un peu la fenêtre ou en éloignant un peu le sujet de la lumière. II vous arrive souvent de rencontrer un sujet aux yeux renfoncés, ou de vouloir faire un portrait où le chapeau ombrage le visage; dans ce cas, pour donner assez d'éclairage aux yeux, tournez le sujet un peu plus vers la lumière ou employez un réflecteur supplémentaire. Les costumes simples se photographient Il est facile de photographier mieux. une tête chauve. Faites tenir par quelqu'un un morceau de carton au-dessus de la tête, entte la lumière et le point luisant, juste hors de la portée de l'objectif. . L'on doit donner une attention particulière aux yeux, car l'expression entière du visage dépend surtout des yeux. Évitez les doubles reflets de lumière et soignez bien la mise à point. Si votre sujet porte des verres, veillez à ce qu'ils ne soient pas brouillés par les reflets de lumière; et si les verres paraissent brouillés, tournez légèrement la tête du sujet, cI'un côté ou ,J'autre, jusqu'à ce que cet effet disparaisse. Pour les portraits en pied, il reste encore quelques points à considérer, mais il en est un d'importance vitale: c'est que ce sont les courbes, et non les angles, qui produisent la beauté et l'harmonie. Aussi n'importunez point votre sujet. S'il doit s'asseoir, demandezlui de le faire; et en le touchant rapidement de la main ici et là vous pouvez éliminer les angles trop saillants. Si vous ne réussissez pas par ce moyen, n'allez pas plus loin et inventez une excuse pour le faire lever, pour un moment, et le faire asseoir de nouveau. Il faut si peu pour ennuyer même le sujet le mieux disposé et si vous l'ennuyez vous détruisez du coup toutes les chances de succès.


Une I!m~e lumière de fenêtre. , '


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Veillez toujours à ce que les mains ne soient pas placées trop à l'avant du corps, car elles paraltront hors de proportion avec le visage. Une main partiellement fermée a généralement une meilleure apparence qu'une main fermée serrée ou grande ouverte. Rappelez-vous toujours que le visage est la partie la plus importante de l'image, que toutes les lignes doivent tendre vers lui et que toutes les autres parties du corps doivent lui être secondaires. Ces quelques suggestions sont données dans le but de vous apprendre à éviter les erreurs les plus communes et vous montrer la nécessité d'étudier votre sujet et voir ce qu'il y a à faire avant d'entreprendre l'exposition. Un arrière-plan mal Les arrièrechoisi gâtera le plus plans: joli portrait; il est donc importa nt d'apporter Un instantané. une~grande attention à cette partie de votre travail. Pour un portrait en buste, un arrière-plan uni est de bon goût; et l'on peut utiliser à cette fin le mur de la pièce, s'il est couvert de tenture unie, ou, si le mur n'est pas propice, on peut s1,Ispendre un tissu uni à l'arrière du sujet. Pour les portraits en pied et les groupes un arrière-plan avec détails peut être admis, mais il faut amoindrir ces détails pour qu'ils n'enlèvent à votre sujet son attraction. Dans un grand nombre de petits portraits faits à la maison les détails de l'arrière-plan et des accessoires peuvent être admis, pourvu qu'il ne soient pas trop voyants. Comme exemple, prenez un gro1,Ipe autour d'un piano; il serait ridicule de ne pas faire ressortir les détails du piano, ou encore dans un portrait de petits enfants jouant dans la nursery, les détails du mur et des garnitures s'harmonisent bien avec votre image. Il est bon de montrer les détails pourvu qu'ils n'enlèvent point l'intérêt aux personnages de votre portrait. Le développement Développement: dans la boîte obscurE' est toujours préférable, non seulement pour la portraiture, mais pour tous les genres de clichés, car cette méthode n'est pas seulement la plus simple et la plus Que votre image signifie toujours facile, mais elle produit les meilleurs quelquechose. résultats.


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Pour le développement faites usage des poudres de vingt minutes, car elles semblent posséder exactement la qualité d'impression demandée en photographie. Cependant, si vous développez dans une chambre noire, ne prolongez pas le développement autant que pour les paysages; ceci est particulièrement vrai si vos sujets sont vêtus de blanc, car un développement prolongé tend à brouiller le blanc et empêche les détails de bien ressortir sur le cliché. Le compagnon L'impression: naturel du réservoir à pellicules est le cadre d'impression amateur, lequel est bien en harmonie avec le plan de simplicité et d'efficacité du kodak. Les portraits d'extérieur ne 'devraient jaLa pormais être faits sous traiture à la lumière directe du l'extérieur: soleil. Choisissez un endroit éloigné du soleil, mais où donne la lumière directe du ciel. La lumière est plus faible le matin avant dix heures et l'après-midi après quatre heures. Ceci s'applique aux mois d'été, car il n'y aurait pas de plaisir à faire des portraits à l'extérieur pendant les mois d'hiver. Un groupe d'arbustes forme un exUne pose ligne mais absolument cellent arrière-plan si le sujet est placé n~turelle. Diagramme No 2 à plusieurs pieds en avant, et si l'on donne une grande ouverture au diaphragme de l'objectif. ~ OSUBJtCT Les réflecteurs et les autres accessoires o ont peu d'utilité dans ce genre de photo- a graphie, et vous ne pouvez que difficilement z améliorer la lumière, mais vous pouvez pro- 3 duire un bon nombre de clichés des plus satisfaisants avec très peu d'efforts. C'est une règle chez les Espacement peintres que l'image doit et coupage: couvrir le canevas, c'est-àdire que tout ce qui ne rapporte pas ou qui nuit à l'objet principal de l'image doit en être excl u. Dans certains cas KODAK il est impossible de placer le sujet ou l'appareil de façon à n'inclure que ce qui est désiré; il vous faut alors couper votre cliché pour qu'il ·ne reste que la partie que vous Diagramme No 2. voulez avoir.

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Quelques suggestions au sujet de l'espacemertt pourraient peut-être servir: Sur les portraits en pied ou de longueur trois-q'uart, on peutfatre paraître plus grande une personne très courte en espaçant l'image de façon à ce que la tête vienne près du haut de l'image; une chaise ou une table basse peut aussi donner cet effet. Les personnes de forte taille sont portées à donner un peu d'attention au meuble sur lequel elles 'se placent, de sorte qu'il n'est pas nécessaire de suggérer ici de les empêcher de se servir de meubles petits ou frêles. Pour les portraits d'enfants laissez un peu plus d'espace au haut que pour ceux des adultes; ceci donne, une meilleure idée de leur grandeur, Quelques, artistes prétendent qu'on peut éliminer une partie de la tête ou de la coiffure sur l'image, mais jamais les pieds ou les mains. En général vous Quelqupchose"à l'extérieur attire l'attention de bébé. Diagramme No J. pouvez inclure toutes ces parties importantes sans nuire à l'image. Quelquefois il est d'aussi mauvais goût d'avoir trop d'espace blanc autour de votre sujet que d'avoir trop' de détails, et l'on peut y faire entrer quelque petit objet tel qu'ml portrait ou un vase" pourvu qu'il soit disposé de façon à ne pas nuire au reste de la composition. Le plus vous étudierez l'art de remplir votre espace, le moins vous aurez à couper votre image, mais quand il vous faut la couper, coupezla sans merci. Il y a eu autant de bonnes Le choix photographies de gâtées en d'une carte: étant mal montées qu'il y a eu de peintures de ruinées en étant encadrées inconvenablement. Puisque la carte est l'ornement de votre image vous devez donner quelque soin au choix de la forme et de la grandeur. Heureusement que les fabricants de cartes ont dépensé beaucoup de temps et de KOQAK soins à la production de cartes appropriées qui s'adaptent bien à tous les genres d'ouvrage, de sorte que le danger de faire un Diagramme No 3. mauvais choix est réduit à son minimum.

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Illumination complète avec temps de pase très court. Diallfamme No 3.


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KODAK

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Diagramme No 4

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La premlere chose à considérer c'est la couleur. La couleur de la carte doit s'harmoniser avec la teinte de l'image. Les images blanches et noires ne doivent pas être montées sur du brun ou tout autre couleùr vive; choisissez plutôt un gris léger, le noir ou blanc. Si l'image contient de fortes lumières, on peut employer une carte blanche; mais si les tons sont obscurs, employez le gris, car le blanc dégrade les grandes lumières d'un cliché faible. Les cartes noires peuvent servir avec les images contenant des ombres obscures et cela pour la même raison. Avec les images aux tons plus chauds, tels que brun sépia' et violet foncé, les couleurs variées de brun, vert et même rouge peuvent être employées avantageusement.


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Fait avec un kodak à lne distance focale de 8 pieds. sans l'accessoire.

Fait avec l'accessoire à portraits kodak; distance focale. 3 ~ pieds.

L'accessoire à portraits Kodak est tout simplement une lentille supplémentaire montée de façon à être glissée sur le devant de l'objectif des kodaks ordinaires. Ce petit accessoire permet de se rapprocher du sujet à photographier et de reproduire plus en grand les portraits en buste ou de tête. Mais ce n'est là qu'une de ses utilités, car il peut servir à photographier les petits animaux, les fleurs et autres choses semblables, les reproduisant plus gros qu'il ne serait possible sans lui. L'accessoire à portraits Kodak:

Les vignettes sur cette page montrent clairement son utilité pour la portraiture. Maintenant permettez-nous d'attirer votre attention Quelques-unes sur quelques-unes des illustrations qui servent à des vignettes: expliquer les points du texte. Et si vous étudiez ces images, vous verrez comme elles sont simples, et • comme elles ont été faites dans des conditions qui peuvent s'obtenir dans presque toutes les résidences. La photographie reproduite à la page 46 a été prise presque directement contre la lumière du soleil. Bien que très souvent l'on puisse, de cette manière, obtenir de très beaux effets de lumière, l'on doit prendre


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toutes les mesures voulues pour se protéger contre le halo. En prenant ce portrait le photographe s'est tenu entre la lentille et la lumière, c~est­ à-dire que l'ombre,de son corps recouvrait l'objectif pendant la pose. Au portrait de la p~ge 53 vous remarquerez que la plus grande partie de la lumière provient de la fenêtre qui se trouve directement·à l'opposé du sujet et non 'comprise dans le rayon visuel de l'objectif (voir diagramme). La fenêtre qui fait face à l'appareil se trouve en quelque sorte abritée par les fleurs du dehors. Par conséquent, l'objectif vise à travers la lumière, ce qui constitue un arrangement très satisfaisant. A la page 60 vous trouverez un portrait qui indique une méthode très simple de produire toute l'illumination qu'exige une courte exposition' en opérant à courte distance de la lumière et contre elle. , Au moment de prendre la photographie de la page 59, l'attention du bébé était attirée au dehors par quelques enfants en train de lanct'r des boules de neige contre la maison. En général, ce sont des petits trucs de ce genre qui sauvent la situation après la faillite de méthodes orthodoxes. Dans cette photographie, comme dans d'autres à travers les pages de ce volume où une fenêtre est comprise dans l'angle de l'objectif, la lentille' est protégée contre la lumière du ciel de manière à empêcher le halo. Ici, tout particulièrement, une projection de l'édifice servait d'écran protecteur. Souvenez-vous toujours que ce qui vous importe c'est le point de vue de la lentille. A la page 61 vous avez une méthode simple et très satisfaisante d'utiliser les feuilles-éclair Eastman poùr' de la photographie à la poudre-éclair. Dans le diagramme qui suit vous npterez la position du sujet, de l'appareil et de l'éclair. Les image~ de la page 62 prouvent les bons résultats obtenus avec le petit accessoire à portraits Kodak, employé à la lumière extérieur ordinaire, en suivant les simples méthodes esquissées. 'oubliez pas, cependant, qu'à cette faible portée, les distances doivent être absolument exactes. Employez un ruban gradué, en mesurant la distanct' qui sépare l'objectif des yeux du sujet. L'image de la pagé 52 est un exemple de la photographie faite à la maison à l'aide de l'accessoire à portraits Kodaks. Pour ces photographies, placez l'appareil à une distance exacte du sujet (à 4 pieds dans le cas de notre illustration), et faites l'exposition à un moment favorable. Les illustrations des pages 48, 55 et 57 ne sont que de simples photographies en plein air--de purs "instantanés," mais elles possèdent une grâce naturelle qui fait que le papa, absent de la maison, trouve agréable de les regarder très souvent. Aucune de ces illustrations n'a la prétention d'être un chef-d'œuvre; ellt's ont toutes été faites dans des conditions d'éclairage ordinaire, avec un kodak et sur pellicules Eastman. Chacun de vous peut produire des résultats aussi satisfaisants, en suivant les instructions données dans votre manuel à kodak ainsi que les autres suggestions de ce livret.


PHOTOGRAPHIE À LA POUDREÉCLAIR La poudre-éclair a considérablement élargi le champ de l'amateur photographe. Avec elle l'amateur est de~enu indépendant de la lu- . mière du jour et il lui est même possible de prendre le soir certaines sortes d'images à l'extérieur. A mesure que l'amateur a appris à connaître les avantages de la poudreéclair pOlIr l'illumination, et combien il est aisé et sûr d'obtenir les divers éclairages, il a parfois abandonné la lumière du jour pour prendre des photographies. Dans ce chapitre nous ne traiterons que de l'emploi des feuilles-éclair' Eastman, et celles-ci offrent à l'amateur le moyen le plus simple d'illumination à la poudreéclair.

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Une feuille-éclair Eastman No 2.

5U8JECT

7 pieds du sujet. . 7 pieds de terre.

Ll CAMERA

FLASM

X.

Murailles de teinte nti-sombre. Sujet à 6 piëds de l'appareil.


PHOTOGRAPHIE A LA POUDRE-ÉCLAIR 65

15''1 FtASIt SHEET

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Trois éclairs, pose totale de 3 secondes. Une feuille-éclair Eastman nO 3 dans le foyer. Une demi-feuille-éclair Eastman n° 3 jus!-c au-dessus et à droite de la lampe. Une demi feuille-éclair Eastman nO 3 juste t:n arrière du sujet à 2 pieds de terre. Murs de teinte foncée. Sujet à 8 pieds de l'appareil.


66 P HOT 0 G R A PHI E A LA POU D R E - É CL AIR L'éclairage à la J.oudre-éclair esl l'illumination produite par l'ignition et la combustion de certains composés chimiq ues ou par le passage au feu de magnésium pur. L'illumination ainsi obtenue, quoique d'une grande puissance actinique, est d'une durée très brève et est apte, si elle n'est pas employée avec prudence, à produire des contrastes de lumière contraire~ au goût artistique. Il est cependant très facile de placer et de contrôler votre poudre-éclair de manière à vous en servir aussi avantageusement que de la lumière du jour et produire exactement les degrés voulus de contrastes et de tons.

Ce qu'est l'éclairage à la poudre-éclair:

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'ne feuille-éclair Eastman nO 2.

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7 pieds du sujet, J pieds de terre.

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Réflecteur de coton blanc.

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Pour l'ouvrage fait en plein air ou dans des appartements très éclairés, la lumière du jour est certainement , satls . f alsante, . . tres car nous connaIssons sa foree et pouvons déterminer d'une manière exacte le temps nécessaire à l'exposition. D'autre part et spécialement

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PH 0 T 0 G R A PHI E A LA POU DR E - É CL AIR 67 dans la reproduction de portraits, l'amateur est ordinairement fo:cé de travailler dans des chambres mal ou in~uffisamment éclair€:es. Avec la lumière du jour, même s'il est doué d'une grande habileté, il est souvent arrêté par l'impossibilité de diriger sa lumière au point voulu ou d'en obtenir un volume suffisant au moment désiré. Avec l'éclairage à la poudre-éclair, l'amateur, après quelques ex~ périences, est en état de mesurer la quantité nécessaire. Il connaît d'une manière certaine quel pouvoir d'illumination chaque feuilleéclair produira, il sait qu'il peut diriger sa lumière exactement à l'endroit voulu, car il peut p~oduire l'éclair de manière à en envoyer les rayons dans n'importe quelle direction.

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Une feuille-éclait Eàstman nO 2. 6 pieds du sujet. 2 pieds au-dessus de la tête du sujet. Réflecteur de toile cirée blanche placée en arrière du sujet. Voile de toile à fromage entre le sujet et l'éclair. M urs de teinte foncée. Sujet à 6 pieds de l'appareil.

En faisant un portrait à l'aide de la poudre-éclair, il ne faut pas oublier que nous cherchons à imiter la lumière du jour; il faut donc, par conséquent, suivre les mêmes règles qu'en travaillant à cette dernière lumière. Comme nous l'avons déja dit, un portrait, pour être satisfaisant, doit non seulement être ressemblant, mais doit aussi montrer le sujet dans une position favorable, sous une bonne lumière, sans contrastes déplacés, dans une clarté ni trop forte ni trop faible. Il est admis qu'on peut obtenir une bonne illumination en dirigeant la lumière sur le sujet à un angle de quarante-cinq degrés; cependant l'on rencontre des exceptions à cette règle comme nous l'expliquons plus loin. En faisant un portrait à la lumière du jour il est impossible d'obtenir de bons


68 PHOTOGRAPHIE A LA POUDRE-ÉCLAIR

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Feuilles-éclair Eastman.

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SUBJECTS

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8 pieds du sujet, 7 pieds de terre. Réflecteur en coton blanc. Éclair placé dans l'angle de deux grandes feuilles de carton afin de servir de réflecteur et d'abriter l'objectif de l'éclair.

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Murs de teinte d~mi-foncée. Sujets à 25 pieds d(l'appareil.


PHOTOGRAPHIE A LA POUDRE-ÉCLAIR 69 résultats en plaçant le sujet et l'appareil dans une position quelconque relativement à la lumière; vous devrez au contraire dépenser un certain temps pour réussir à placer votre sujet convenablement et pour contrôler votre lumière afin de la diriger à l'endroit voulu. En vous servant de l'éclairage à la poudre-éclair, vous devez prendre les mêmes précautions, mais la tâche est' plus facile, car vous connaissez la quantité de lumière requise et aussi votre habileté à la contrôler. Les agents essentiels de la photographie à la poudre-éclair sont peu nombreux: le kodak et la pellicule, un support ferme et facile à adapter à l'appareil durant la pose (recommandons, en passant, l'usage d'un trépied dont l'extrémité des pieds serait recouverte de liège afin de l'empêcher de glisser ou mieux encore celui du trépied mobile R. O. C., fait spécialement pour cet usage), un paquet de feuilles-éclair Eastman, un écran ou filtre pour la diffusion de la lumière -et un réflecteur ordinaire pour mitiger les ombres. Lorsque l'éclair est à une distance considérable du sujet, l'écran placé devant la lumière afin de la diffuser peut être avantageusement remplacé par un réflecteur placé derrière pour en augmenter le volume. Pour tout travail ordinaire dans des pièces de grandeur moyenne, nous recommandons l'usage des feuilles-éclair Eastman et du support à feuilles éclair Eastman. Ces feuilles sont excessivement facîles-à manipuler, ne prennent qu'environ une seconde pour se consumer et produisent un éclairage doux et étendu. Si vos sujets deviennent nerveux pendant que vous préparez la pose, rassurez-les; ayez soin de ne pas vous énerver vous-même, procédant à chaque opération avec 'calme et lenteur. Quand vous faites votre illumination à la lumière du jour, le sujet doit être placé en tenant compte de la position de la fenêtre; mais si vous vous servez de l'éclairage à la poudre-éclair vous pouvez installer votre sujet où bon vous semblera, à l'endroit le plus convenable, puis mettant votre appareil à la distance voulue, produisez l'éclair dans n'importe quelle p03ition nécessaire pour donner l'éclairage désiré. Pour vous servir avec aise des feuilleséclair Eastman, procurez-vous une tringle de bois d'environ huit pieds de long et de l'épaisseur d'une latte ordinaire; attachez-la, dans une position verticale, au dos d'une chaise et vous aurez alors un support pour vos feuilles-éclair qui peut facilement se transporter d'un bout à l'autre de la pièce. Il existe cependant un moyen plus sûr et plus simple, c'est de faire usage du support à feuilles-éclair Eastman qui répond à tous les -besoins. Vous pouvez le tenir sans danger dans votre main, entre vous-même et la feuille-éclair, ou, le manche en étant dévissé, ce support peut être fixé à un trépied ordinaire qu'on aura muni au préalabe d'une douille.


70 PH 0 T 0 G R A PHI E A LA POU DR E - É CL AIR

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Feuilles-éclair Eastman. 5 pieds du sujet. 10 pieds de terre. Réflecteur de coton blanc. Objectif abrité d'une feuille de carton pendant la pose. Murailles dè teinte demi-sombre. Fait avec l'accessoire à portraits Kodak. Diaphragme S. U. 8. Sujet à 3Y2 pieds de l'appareil.


PHOTOGRAPHIE A LA POUDRE-ÉCLAIR 71 La feuille est mise en place a il centre du grand plateau audessus de l'ouverture dont le rebord est muni de dents soule-vées et qui l'entourent à moitié: Pressez du pouce sur la feuille de manière à la perforer et en faire émerger une partie dans l'ouverture. Puis, afin de mieux assujétir la feuille, pressez autour du rebors denté en ajustant solidement cette partie de la feuille-éclair sur le plateau. Maintenant pour produire l'éclair, vous n'avez qu'a introduire par en arrière une allumette en feu à travers l'ouverture du centre. Il est évident . qu'il est possible, au moyen de ce support, de produire l'éclair dans n'importe quelle position et à n'importe quelle hauteur, et c'est là un très grand avantage. De plus, l~ doublure blanche à l'épreuve du feu de support à feuilles-éclair Kodak agit comme réflecteur et augmente la force de la lumière. Ne placez jamais plus d'une feuille à la fois dans le support. Si vous en mettiez deux ou plus, elles seraient exposées à se détacher et à tomber, enflammées, sur le plancher. En plus de la lumière, il y a un autre agent important dans la photographie à la poudre-éclair, c'est l'emploi d'une plaque ou d'une pellicule rapide orthochromatique et anti-halo. N'essayez pas de faire de la photographie à la poudre-éclair avec une plaque ne possédant pas ces qualités, et puisqu'elles se rencontrent toutes dans la pellicule Eastman, celle-ci est la pellicule idéale pour ce genre de travail. Voyons maintenal)t le côté pratique. Supposons que nous sommes au soir ou que la lumière du jour ne soit pas bien forte dans la chambre; dans ce cas baissez les stores et faites de la lumière tout comme si c'était le soir. En exposant n'altérez aucunement ces conditions; la lumière ne fera aucun tort, au contraire elle préviendra la dilatation de la pupille de l'œil du sujet, ce qui lui donne si souvent une expression plus ou moins égarée. La teinte ainsi que la grandeur de la pièce est une chose que l'on a tort de négliger. Choisissez de préférence une pièce de moyenne grandeur, et une muraille pâle qui aidera grandement à diffuser la lumière et adoucir l'effet. La première chose à considérer c'est la grandeur et la position de la feuille-éclair que l'on devra employer.


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Feuilles-éclair Eastman. 5 pieds du sujet, 6 pieds de terre. Réflecteur de coton blanc. Voile de toile à fromage entre l'éclair et le ,sujet. Murailles de teinte demi-sombre. Sujet à 10 pieds de l'appareil.


PH 0 T 0 G R A PHI E A LA POU DR E - É CL AIR 73 La feuille-éclair Eastman se fait de trois grandeurs: 3 x 4, 4 x 5, et 5 x 7 pouces, désignées par numéros 1, 2 et 3 respectivement. La grandeur nécessaire différera selon le teint du sujet, la teinte de la pièce et la distance entre la lumière et le sujet. Exemple: si le teint du sujet est clair, avec des cheveux blonds et un costume blanc, la chambre de grandeur moyenne à murailles pâles, on se servira de la feuille-éclair nO 1, à une distance de six pieds. Pour un teint ordinaire' servez-vous du n° 2, tandis que pour un teint foncé il faudra la feuille-éclair nO 3 ou le nO 2 en la rapprochant un peu du sujet. Plus on éloignera le sujet de la lumière, plus l'effet sera doux; c'est en plaçant le sujet près de la lumière que l'on obtient les profils forts et osés. L'on prend généralement comme base pour obtenir de. bons résultats une distance de six pieds. A huit pieds pour un parfait éclairage on se servira de la feuille-éclair nO 3, et pour une distance de moins de six pieds, le nO 1 donnera une lumière suffisante. La lumière peut être placée n'importe où sauf dans le voisinage immédiat du champ de l'objectif. Sa position exacte dépendra du genre d'éclairage désiré et des traits particuliers du sujet. Il existe une impression chez les débutants que la lumière ne peut être mise ailleurs qu'en arrière de l'appareil pour éviter la réflexion sur l'objectif. Il n'en est pas q,insi; la lumière peut être placée n'importe où sauf dans le champ de l'image, sans ·crainte pour la réflexion. Dans certains cas, il devient nécessaire . d'utiliser un écran opaque pour. couper les' rayons de lumière qui pourraient frapper l'objectif, mais ces cas sont si apparents qu'ils ne demandent pas d'autres explicationd. Une faute habituelle chez les commençants, c'est qu'ils ne placent pas la lumière à une hautenr suffisante. Si elle est à six pieds du sujet elle devra être placée trois pieds plus haut que sa tête, pour obtenir la netteté voulue des traits et la douceur désirée. On fait exception à cette règle dans le cas où le sujet a des yeux profondément encavés et des sourcils bien fournis, ou quand il porte un grand chapeau, et que l'on désire éviter l'ombre de cè chapeau. On devra donc alors baisser la lumière. Le réflecteur et l'écran sont des choses très importantes pour aider à obtenir des résultats artistiques. Il est évident qu'à moins de pourvoir contrôler les ombres du côté,du visage, les contrastes de noirs et blancs seront trop prononcés. Par l'usage du réflecteur on obtient ce résultat; la construction de ce réflecteur est chose très simple. Une essuie-mains fixée au dos d'une chaise à haut dossier, peut très bien servir pour la pose d'un buste, si le sujet est assis. Ne placez jamais le réflecteur trop bas, car la lumière reflétée produira une dépression dans la forme normale du côté ombragé du sujet. Le réflecteur devra être placé un peu en avant du sujet, ce qui donnera de meilleurs demi-tons entre la lumière et l'ombre, et qui empêchera quelques rayons perdus de frapper l'objectif. Si le sujet est debout, l'on pend un drap ou un linge de couleur pâle (excepté jaune ou rouge) sur une ficelle qui traverse la pièce à l'endroit désiré. On pourra fixer de la même manière l'écran tansparent ou autre appareil à cette fin. Cet écran devra avoir au moins une verge carrée et être fait de toile à fromage blanche. On pourra même utiliser une douille pour trépied, ou douille supplémentaire, pour tenir l'écran clans la position voulue. La vignette suivante indique une des nombreuses manières de se servir clu réflecteur et de l'écran.


74 PHOTOGRAPHIE A LA POUDRE-ÉCLAIR

On trouve dans plusieurs maisons des arches ou des portes pliantes entre' les diverses pièces, ainsi que des portières qui peuvent servir d'arrière-plan; il suffit d'attacher un bout du réflecteur et de l'écran au moyen de ficelles à chaque Z Œ :> !: extrémité de la o cl <f. 0 0 0 D1NINGROOM perche à rideau et ~ SIn'ER CAMERA ~ les autres extrémiU Ü (, \l-Ef~'1"O~ tés à la suspension . 5ITTING ROOM électrique qui se trouve g é n é rai ement au centre du plafond de la pièce. Dans chaque pièce se trouvent des chambranles de porte et de fenêtre auxquels on peut assujétir l'écran improvisé sans rien détériorer. Par ce moyen vous obtiendrez les reflets de lumière désirés en variant la position de votre réflecteur et de votre écran. Plaçons maintenant notre sujet pour une' exposition suivant' la vignette de la page 72. Si vous vous servez d'une feuille-éclair, sans toutefois employer le porte-feuille-éclair Eastman, vous vous procurerez un allumoir à long manche muni d'une bougie ou une allumette fixée à un bâton d'au moins deux pieds de long. Tout étant prêt, ouvrez l'obturateur de votre appareil, allumez vivement votre feuille-éclair; dès qu'elle est consumée fermez l'obturateur. Ne vous pressez pas trop, car la lumière du gaz ou de l'électricité, après la combustion de la feuilleéclair, n'impressionnera aucunement votre pellicule durant le temps nécessaire pour fermer l'obturateur de votre appareil.

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Le développement idéal de la photographie exposée à la poudreéclair s'effectue au moyen de la boîte obscure: le négatif donnera alors les meilleurs résultats et produira ce qu'il y a de mieux en portraits. Le trépied R. O. C. à roulettes est un instrument très utile pour la photographie à la poudre-éclair et autre, alors qu'un trépied est employé dans des travaux de photographie à l'intérieur. Ce trépied, à cause de son dispositif de déplacement, se tient solidement en place au moyen de griffes à ressort qui l'empêchent de glisser ou de rayer le plancher ou le tapis. Ce dispositif est muni de roulettes qui facilitent grandement le déplacement de l'appareil dans la pièce. Il se replie sur lui-même et est très solicle.


PH 0 T 0 G R A PHI E A LA POU DR E - É CL AIR 75

RÉSUMÉ , Pour obtenir de bons résultats il faut considérer attentivement les conditions' et faits suivants: 1. Lumière:

a-Sa position: b-Sa diffusion nécessaire, par un·écran. c-Sa distance du sujet. d-La bonne position du réflecteur. a-La force de l'éclair.

2. Exposition: b-La grandeur et la teinte de la chambre.

c-La couleur du sujet (le teint). d-La distance entr.e la lumière et le sujet. a-La méthode convenable. 3. Développe- b-Révélateur de force requise. ment:

c-La durée du développement.

Les illustrations de ce chapitre ont ,toutes été faites avec des pel1icules Eastman en employant l'éclair:age produit par les feuilles-éclair Eastman. \ Les diagrammes qui accompagnent les, vignettes montrent exactement comment chaque portrait a été fait, et, en sui,vant ces simples instructions, l'amateur ne peut éprouver de difficultés à obtenir d'aussi satisfaisants résultats.


76

IN TÉ RIE URS A LA POU D R E - É CL AIR

PHOTOGRAPHIE D'INTÉRIEURS A LA POUDREÉCLAIR Le chapitre précédent couvre tout le travail ordinaire de la photographie à la poudre-éclair, mais nous désirons le faire suivre de quelques remarques d'un caractère plus général sur les différents genres d'opérations s'y rattachant. En dehors de la pose des portraits il est maints autres usages de la poudre-éclair comme illumination en photographie. Il arrive souvent que nous ne pouvons prendre, même le jour, la photographie d'un intérieur par suite de l'insuffisance de la lumière, ou parce qu'une fenêtre dont l'obstruction est impossible jette des rayons de lumière dans l'appareil. Dans ces cas la poudre-éclair obvie aux inconvénients. Dans d'autres cas nous voulons photographier une très grande chambre que le jour n'éclaire que d'un côté; pour exposer assez longtemps le coin le plus sombre de cette pièce, nous obtiendrons une exposition trop longue de la partie mieux éclairée. Alors une poudr'eéclair, abri~ée par un meuble ou un écran de manière à ne pas jeter de rayons directs sur l'objectif, éclaire ce coin obscur et donne une pose convenablement éclairée de toute la pièce. Ce sont là des usages ordinaires de la poudre-éclair, et en suivant ces règles faciles l'amateur peut faire de la photographie avec autant de chances de succès qu'il en a en faisant des instantanés en plein air. Mais lorsqu'il s'agit d'effets spéciaux à produire, il faut étudier les conditions, peser avec soin les causes, les effets, et ne pas se décourager si l'on ne réussit pas du premier coup. Il y a bien des manières de se servir de la poudre-éclair pour aider à la lumière artificielle ou même à la lumière du jour, et produire des effets artistiques et uniques, fournissant au travailleur sérieux un nouveau moyen d'atteindre le but si ardemment désiré de tous les photographes, à savoir, l'effet photographique. Les feuilles-éclair Eastman fournissent un moyen simple et effectif de produire l'éclair. Leur iorce actinique étant très grande, elles impressionnent rapidement la plaque ou pellicule, bien que, toutefois, elles produisent un éclair moins aveuglant que les poudres ordinaires.

Feuilleséclair:

Leur combustion est lente, comparée à celle des poudres-éclair, et de ce fait leur emploi devient plus sûr, le danger d'explosion, par suite de manipulations imprudentes, est réduit à son minimum. Pour iaire en plein jour la photographie des coins sombres de certains intérieurs ou la pose de petits groupes, l'illumination au moyen de feuilles-éclair Eastman est idéale; mais pour de grandes pièces ou pour des groupes de dix personnes ou plus, il vaut mieux se servir de petites charges de poudre, ce qui donne une plus grande quantité de lumière.


INTÉRIEURS A LA POUDRE-ÉCLAIR

77

Dans la photographie d'intérieur, les feuilles-éclair Eastman peuvent être employés d'après le tableau suivant: A A A A

10 10 15 15

pieds pieds pieds pieds

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pâles, 1 feuille foncés, 1 feuille pâles, 1 feuille foncés, 1 feuille

nO nO nO nO

1. 2. 2. 3.

Comme nous le disions à la page 71 les feuilles-éclair ne doivent jamais être superposées par deux ou plus, ou attachées ensemble avec les bords se recouvrant l'un l'autre, attendu que la combustion est tellement rapide qu'il y a danger que l'une des feuilles se détache et vole toute enflammée sur le plancher. Placez les sièges en demi-cercle de façon à faire face à l'appareil et à en être tous à la même distance. La moitié des personnes formant le groupe doivent être assises et l'autre moitié debout en arrière des premières. Au cas où quelques-uns des sujets sont assis par terre, les jambes ,doivent être rapprochées du corps et non étendues vers l'appareil, autrement les pieds apparaîtront, sur l'image, d'une dimension toute disproportionnée. Il est mieux de laisser à la chambre son éclairage habituel tout en produisant l'éclair. Veillez à ce qu'aucun des visages ne reçoivent ['ombre de la tête ou du corps d'un des personnages. Il est facile d'obvier à cela en regardant le groupe de l'endroit où l'éclair sera produit.

Groupes:

Produisez votre éclair à un niveau assez élevé pour que l'ombre des têtes sur le mur de fond n'apparaisse pas plus haute que les têtes mêmes. Pour poser des groupes nombreux il est nécessaire que La pose de l'instrument soit très éloigné. Il est alors nécessaire grands de produire un éclair très puissant afin que, de l'arrière groupes: de l'appareil, la lumière puisse éclairer le groupe cI'une manière suffisante. Cependant, dans certains cas, l'on peut obvier à cela. Ainsi dans le cas d'un salon double, par exemple, où il est possible d'installer l'appareil dans une pièce et les sujets dans l'autre. L'éclair est alors produit dans la pièce où se trouvent les sujets, l'objectif en étant garanti par cette partie du mur qui forme le côté de l'arche. Par ce moyen la lumière se trouve plus près du sujet, ce qui nécessite un éclair d'une portée moins forte. L'arrière-plan, ou le mur cIe fond, doit recevoir une attention toute spéciale et doit toujours être de nature à procluire le relief voulu dans la pose des portraits ordinaires ou des groupes. Il vaut mieux que ce plan soit trop pâle que trop foncé. Quelquefois une personne seule, cIeux même, paraîtront très bien devant un simple rideau de dentelle. Pour cIes groupes un mur cIe couleur pâle moyenne est convenable. Arrièreplans:

Le viseur sur l'appareil aidera l'opérateur à former ses groupes de manière à obtenir le meilleur effet. Pour rendre l'image visible dans le viseur il faut que la pièce soit bien éclairée au moyen de lampes ordinaires. Ces lampes peuvent rester allumées pendant la pos'e, mais il ne faut pas qu'elles jettent des rayons de lumière dans le viseur.


78

1 N T É RIE URS A L A P 0 -U D R E - É CL AIR

Il est toujours mieux pour la pose des portraits que la bien éclairée au moment de la production de l'éclair, si to.utefois on peut le faire sans qu'aucune des lumières ne frappent l'objectif. Si la chambre est obscure, l'éclair subit affecte les nerfs optiques des sujets au point de leur donner, presqu'invariablement, un air effaré, tandis que si la chambre est d'avance bien éclairée au moyen du gaz ou de l'électricité, l'effet n'est pas aussi sérieux et les yeux conservent leur expression naturelle. Sans doute si la pièce est brillamment éclairée vous devez avoir soin de n'ouvrir votre obturateur qu'à l'instant qui précède immédiatement l'éclair et le fermer aussitôt après. Pour ces photographies à la· poudre-éclair vous ne devez pas tenir votre appareil à la main, mais vous devez lui donner le support indiqué à la vignette de la page 69. Voyez aussi à ce qu'aucun objet dans le champ de l'objectif ne soit plus près, de l'appareil que le sujet même; car plus un objet est près, plus il sera gros sur l'image. Une chaise, si elle est trop près de l'objectif, pourra au cJiché paraître plus grosse que toute autre chose visible. La photographie à la poudre-éclair est généralement considérée d'une importance secondaire comparée à la photographie à la lumière du jour; ceci peut s'expliquer par le peu de connaissance que l'on en a. Il est certain qu'un peu d'étude à ce sujet sera grandement récompensé par les beaux résultats qui peuvent en être tirés. Plusieurs photographes de profession s'en servent actuellement dans leur ouvrage régulier. Si vous voulez prendre plus d'une photographie à la poudre-éclair, prenez soin entre chaque pose de laisser évacuer la fumée en ouvrant les fenêtres; autrement, tous les portraits pris à la suite du premier seront nuageux. Les feuilles-éclair Eastman ne laissent pas beaucoup de fumée, mais l'œil humain ne sait pas toujours apprécier exactement la densité de cette fumée que la lentille va enregistrer en laissant une trace sombre sur le cliché. Dans les cas où vous ne devez ouvrir l'obturat~ur que juste le temps de la combustion de la feuille-éclair, il est préférable de placer cette dernière de manière à pouvoir d'une main y mettre le feu et de l'autre manier l'obturateur; ainsi leur action sera simultanée. En utilisant la feuille-éclair, il importe de se souvenir qu'elle ne brûle pas instantanément; il faut donc avertir votre sujet de se tenir immobile comme pour les poses ordinaires. La feuille-éclair diffère de la poudre ordinaire en ce qu'elle éclaire moins brusquement; il faut environ une seconde pour consumer une seule feuille; en ceci elle évite les ombres grossières si en évidence lorsqu'on se· sert des poudres-éclair. La feuille-éclair est aussi plus douce pour la vue; elle ne rend pas les yeux hagards comme le fait généralement la poudre ordinaire. Dans les divers chapitres traitant de la photographie, Le réflecteur: on explique l'emploi du réflecteur. Il est parfois fort ennuyeux d'avoir une personne pour tenir le drap ou la toile devant servir de réflecteur. -La vignette qui suit montre un réflecteur très pratique et tout à fait facile à construire. Procurez-vous deux pièces de bois d'un demi-pouce d'épaisseur par un pouce de large, l'une devant avoir deux pieds de long et l'autre deux pieds et six pouces. Généralités:

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IN TÉ RIE URS A LA POU D RE - É CL AIR

79

Fixez à votre grande tringle une vis à œillèt dont la tête soit d'environ un-demi pouce de diamêtre. Pratiquez une ouverture au centre de la petite tringle de façon à recevoir la tête de la vie. Un petit crochet plat attaché à la tringle cornplètera la jointure. Fixez à la petite

tringle au moyen de broquettes, un morceau de coton blanc mesurant environ deux pieds carrés, une forte bande élastique et vous avez votre appareil. Pour vous en servir, attachez-le au dossier d'une chaise à l'aide de la bande élastique; le coton tombera droit et vous pourrez glisser la tringle verticalement sur sa bande élastique et obtenir n'importe quelle hauteur voulue. Vous aurez ainsi un réflecteur_de premier ordre.


DÉVELOPPEMENT L'amateur a le choix entre deux méthodes de développement: La boite obscure et la chambre noire. Celui qui fait usage d'un appareil a pellicules en bobines a la bonne fortune de pouvoir faire ses développements ~n pleine lumière au moyen de la boîte obscure (ou cuve fermée.) . Avec la boîte obscure "Eastman" pour plaques et la boîte obscure "Premo" pour les pellicules en paquets, il faut chargel le développateur dans la chambre noire, mais le reste de l'opération se fait au grand jour. La méthode de développement basée sur le temps et la' températurec'est-a-dire l'action de développer pour un espace de temps fixe, avec un révélateur d'une force donnée et a une température réglée,-qui forme la base de la méthode de développement de la boîte obscure, a depuis longtemps passé la période d'expérimentation. Le développement en cuve fermée n'est plus une simple théorie, c'est un succès. Tout milite en faveur de l'adoption d'u)1e méthode si simple de développer les plaques ou les pellicules. Le premier et principal avantage de cette méthode c'est qu'elle donne de meilleurs résultats que l'ancien système, tout d'essais, de développement dans la chambre noire, et ce même pour les experts. , Le développement avec la boîte obscure évite les accidents, tels que effets de brouillard et égnitignures'; il protège le débutant contre sa propre inexpérience,-l'expérience est dans 'la boîte. Ce système supplée, dans de raisonnables limites, aux variantes dans la durée des poses. De fait, il a été démontré d'une manière absolue_que le développement normal, comme celui de la boîte obscure, donne des négatifs meilleurs pour l'impression que l'ancienne méthode de chercher a renforcer les clichés manquant de pose et a affaiblir ceux trop posés. Les négatifs a pose instantanée, comme ceux a pose prolongée, sont déposés dans la boîte obscure en même temps; ils en sortent en même temps, et se trouvent développés en entier. Les manipulations séparées ne sont pas nécessaires. Le système de la boîte obscure nous offre aussi l'aise et le confort; avec la pellicule en bobine tout se fait au grand jour, et avec les plaques en paquets "Premo," il suffit de se servir de la chambre noire pour charger la boîte et pour laver le négatif avant le fixage: opérations qui ne dûrent que quelques instants. La métho,de de la boîte obscure est aussi la plus économique. Elle économise le temps puisque l'on peut y développer a la fois une douzaine de plaques ou uri rouleau de pellicules. Elle économise les plaques et les pellicules puisqu'elle donne le plus fort pourcentage de négatifs réussis. Elle économise encore l'espace, car n'importe quelle boîte obscure, soit pour plaques ou pour pellicules, peut se loger dans le coin d'un sac de voyage quelconque. Le fait qu'un grand nombre de photographes professionnels se servent, pour développer, de la bcîte obscure pour plaques E,'lstman, est l'une des meilleures preuves de la supériorité de ce système. Pour ces persoi1l1es la commodité qu'of,fre le système est secondaire; ce sont les résultats qu'ils considèrent dans hmr commerce et l'expérience que la boîte obscure leur donnait des résulLats beaucoup supérieurs à ceux de l'ancienne méthode.


DÉVELOPPEMENT

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Le développement des pellicules dans la chambre noire est simple, mais l'amateur doit, naturellement, compter sur son propre jugement pour atteindre la densité de développement voulue, et il doit prendre soin de travailler sous un éclairage approprié. Comme les appareils photographiques sont souvent améliorés et que ces améliorations nécessitent de légers changements dans la rranipplation, les opérateurs de kodaks doivent lire attentivement le manuel qui accompagne chaque boîte. La préparation d'une bobine de pellicules autographiques pour le développement, comme la méthode de les développer dans la boîte obscure pour pellicules Kodak, est précisément la même que pour .la bobine de pellicules réguliers "N.C." La bobine de pellicules autographique est faite de papier duplex mince et de couleur rouge, au lieu du papier ordinaire épais, rouge et noir. Le papier rouge et mince n'est pas imperméable à la lumière. Entre ce papier et la pellicule on glisse une bande de tissu. Ce tissu sert à deux fins: à supplémenter le papier rouge dans l'imperméabilité à la lumière de la bobine et à permettre l'enregistrement, par la lumière, de l'écriture sur la pellicule. Quand, dans ces instructions, on parle du papier duplex, c'est du papier mince et rouge dont on veut parler.

BoITE OBSCURE POUR PELLICULE DE KODAK La boîte obscure pour pellicule de kodak se compose d'une boîte en bois, d'un tablier imperméable au jour, d'un dévidoir, d'un bassin à solution en métal dans lequel on développe la pellicule, et d'un crochet à manche servant à retirer la pellicule du bain. Chaque boîte contient aussi une bobine d'essai de pelliFIG. L cules avec laquelle il est bon de pratiquer avant de se servir d'une bobine contenClnt des pellicules exposées. Les divers accessoires de l'appareil sont empaquetés dans la boîte même, sauf le bassin à solution dont le diamêtre, de 27'2 pouces, est trop grand pour s'ajuster à l'intérieur de la boîte. 1. Sortez tout ce qu'il y a dans la boîte et enlevez Mise en le tablier et le crochet qui se trouvent dans le bassin œuvre de la à solution. . boîte obscure: 2. Introduisez dans les ouvertures du devant de la boîte les'essieux marqués "c" et "D" dans la vignette cicontre. Le devant de la boîte vous fera face lorsque vous aurez à votre droite le porte-fuseau qui est fixé au bout de la boîte. Ces essieux s'emploient indifféremment l'un pour l'autre. L'essieu "c" doit traverser le fuseau creux que l'on trouvera libre dans la boîte. A chaque bout de ce fuseau se trouve un œillet, et les crochets du tablier s'agrafent dan~; ces œillets. 3. L'essieu "D" est poussé à travers la tige creuse du dévidoir pour le tenir en place tel que le montre la vt.;nette. Les rebords de chaque bout du dévidoir sont marqués "Y" sur la vignette. Les deux essieux "c" et "D" doivènt traverser la boîte en entier et sortir par les trous du côté opposé.


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DÉVELOPPEMENT

4. Au moyen de crochets métalliques qui doivent entrer dans les œillets du fuseau, attachez le tablier au fuseau que traverse l'essieu "C" (comme l'indique la figure 2.) Le côlé ondulé des bandes de

F'G. 2.

caoutchouc doit se trouver sous le tablier, lorsque celui-ci est mis en place. Tournez ensuite l'essieu "C" à gauche et enroulez-y t6ùt le tablier en le tenant assez tendu avec la main.

FIG. 3.

NOTE-Lorsque vous développez la pellicule d'un kodak de poche de gilet, insérez le point d'appui du fuseau (extenAions aux extrémités du fuseau) dans les ouvertures du porte-fuseau.-Voir fig. 1. et à procéder de la manière ordinaire. A cause de la petite dimension des rebords aux extrémités du porte-fuseau dans les appareils "Brownie," ces rebords ne sont pas perforés et. en conséquence, les pellicules du kodak de poche de gilet ne peuvent pas être développées dans la boîte obscure de cet appareil.


DÉVELOPPEMENT

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5. Insérez la bobine de pellicules dans le porte-fuseau (fig. 3), et serrez le bras mobile sur le bout du fuseau. Faites en sorte que le papier duplex se déroule par en haut ("B," fig. 1). NOTE: La méthode d'enfiler la pellicule et le tablier dans la boîte obscure d'un kodak de poche de gilet ou d'un camera Brownie diffère légèrement. de sorte qu'il sera nécessaire de suivre attentivement les instructions qui accompagnent chaque boîte obscure.

Il.faut que les pellicules destinées à la boîte obscure Kodak soient fixées au papier duplex par les deux extrémités. La manufacture fixç ies pellicules Kodaks pal l'un des bouts de ce papier.. Cette opération peut s'effectuer de la manière suivante: ' Lorsque vous 2tes pr2t à développer (tenant la bobine avec le côté non imprimé du papier duplex tourné en haut) déroulez a'vec soin le papier duplex jusqu'à l'apparition du morceau· de papier gommé qui termine la pellicule et qui doit servir à la faire adhérer au papier-duplex; 'puis humectez d'une manière uniforme le côté gommé de ce papier sur une distance d'environ un pouce et collez-le au papier duplex en le frottant soigneusement afin d'obtenir une adhésion parfaite. De nouveau enroulez le bout du papier duplex sur la bobine et votre cartouche est prête à être placée dans l'appareil. FIG. 4. Im.portant:

6. Brisez le papier gommé qui tient le bout du papier duplex, passez le bout de cc dernier sous la broche audevant du dévidoir-à travers lequel passe l'essieu "D" (fig. 4), et' tournez cet eS5ieu lentement à droite jusqu'à ce que le mot "stop" apparaisse sur le papier duplex. 7. Puis accrochez le tablier aux œillets du dévidoir (fig. 5), absolument de la même manière que vous avez accroché l'autre bout aux œillets du fuseau, sauf que, FIG. 5. dans ce cas, l'essieu "D" tourne à droite. S. Faites faire un demi-tour à la manivelle pour que le tablier soit bien tendu, puis mettez en place le couvercle 'de la boîte. Tournez l'essieu "D" lentemènt et sans secousses jusqu'à ce que le papier duplex,


DÉVELOPPEMENT

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la pellicule et le tablier se trouvent enroulés ensemble sur le dévidoir, alors que l'essieu tournera très librement. Pendant que vous tournez à droite l'essieu "D," exercez une certaine pression en sens inverse sur l'essieu "C." Cette pression servira de frein qui raidira le tablier, la pellicule et le papier-duplex et les tiendra en bonne position. 9. Préparez votre révélateur tel qu'indiqué à la page 86. 10. Enlevez le couvercle de la boîte et saisissez le papier duplex à l'endroit où celui-ci dépasse l'extrémité du tablier. Puis tournez l'essieu "D" jusqu'à ce que le papier duplex se raidisse. Sans ce dernier mouvement il peut arriver que la pellicule touche le tablier, et cette partie de la pellicule ne pourrait plus être développée. ces

NOTE: Lorsque la pellicule est trop courte pour permettre au papier de s·étendre. sont pas nécessaires.

in~trllctions~ne

11. Tirez l'essieu "D," et, de l'autre main, tenez en place le tablier et le papier duplex afin' qu'ils ne se déroulent pas. Enlevez le dévidoir qui contient le tablier, le papier duplex et la pellicule, (à cette fin on enlève l'essieu "D") et glissez une petite bande élastique autour du tablier pour l'empêcher de se dérouler. En so'rtant le dévidoir ne pressez pas le tablier, car une telle pression pourrait le faire boucler. FIG,6.

12. Insérez immédiatement le dévidoir avec son tablier, son papier duplex et sa pellicule dans le développateur qui aura été préparé au p~~~

.

13. Après avoir rempli le bassin à solution suivant les instructions à la page 86, immersez le dévidoir dans la solution plaçant en haut le bout garni d'ailette, (fig. 7) Emploi de la et laissez-le glisser lentement solution: au fond du bassin. * La sortie du dévidoir de la boîte peut se faire à la lumière ordinaire d'une chambre, mais pour plus de sûreté il est bon de veiller à ce que la lumière ne soit pas trop forte. Le développement entier dure 20 minute. Puis couvrez le bassin (fig. 8),. plaçant les oreillons du couvercle dans les cannelures et l'y fixant en tournant à droite.

FIG. 7,

*Aussitôt après avoir mis le dévidoir dans le bassin, saisissez-le avec le crochet et remuez-le lentement de haut en bas deux ou trois fois. prenant soin, toufefois, de ne pas le soulever hors de la solution. Cette opération chasse les bulles d'air.


DÉVELOPPEMENT

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Maintenant renversez le bassin et placez-le dans un pleatau ou une soucoupe pour parer à toute fuite par le couvercle. Au bout de trois minutes tournez-le de n'ouveau et continuez ainsi, de trois minutes en trois minutes, à changer le bassin de bout jusqu'à ce que le développement soit terminé, soit vingt minutes. Le fait de tourner ainsi le bassin permet à la solution d'agir également et donne du ton et du brillant aux négatifs. On sort le dévidoir du bain en l'accrochant par FIG. 8. l'ailette au moyen d'une broche munie d'un crochet (fig. 9.) 14. Le développement fini, déversez la solution du bassin, puis, remplissez celui-ci d'eau froide et claiïe, en répétant cette opération trois fois, afin de bien laver la pellicule. Lorsque vous' voulez enlever le co~vercle du bassin de solution, placez celui-ci dans la paume de la main de manière à en saisir fortement le fond; puis saisissez le couvercle de l'autre main et tournez lentement à gauche, et il s'enlèvera facilement. Enlevez le dévidoir; séparez la pellicule du papier duplex et placez-la aussitôt dans le bain de fixage qui doit avoir été préparé au préalable suivant les instructions données à la page 88. L'on peut séparer la pellicule de sa doublure à la lumière ordinaire d'un appartement, à la condition que le révélateur en ait été entièrement détaché par le lavage. L'on doit, pour procéder à la séparation de la p~llicule de sa d?ubl~r~, se placer au-dessus d'un bol, d une cuve ou d un eVler. Si l'on éprouve de la difficulté à détacher le papier duplex de la pellicule, il n'y a qu'à dédoubler ce papier là où c'est possible. La surface durcie du papier étant ainsi enlevée, le reste ne tarde pas à s'imbiber et il est alors facile de l'enlever en frottant légèrement FIG. 9. du bout du doigt pendant que la pellicule est dans le bain. Cette adhésion du papier duplex à la pellicule est invariablement due à l'emploi d'un révélateur trop chaud. Si en développant une bobine de pellicules autographiques quelques petits morceaux de tissu ou de papier se collaient à la pellicule au moment du fixage, l'on doit enlever ces morceaux en flOttant légèlement la pellicule du doigt mouillé avant de procéder au lavage et au séchage de la pellicule. Après avoir terminé le développement d'une bobine de pellicule, il faut essuyer et assécher le tablier avant de procéder au développement suivant. Le tablier sèchera presque instantanément si on le plonge pour un instant dans une eau très chaude; ayez soin cependartt de ne pas vous servir d'une eau trop chaude, parce que le tablier pourrait bien se fendiller. Lorsque vous ne vous servez pas du tablier, tenez-le enroulé sur l'essieu "D" et ne le laissez jamais tremper dans l'eau.


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Développement de plusieurs bobines de pellicules en même temps:

Il est possible de développer plusieurs bobines de pellicules en même temps à condition d'avoir un outillage double, savoir, un bassin à solution et son couvercle, un dévidoir et un tablier pour chaque bobine additionnelle. Dans ce cas, les diverses bobines de pellicules sont roulées sur les dévidoirs et plongées dans le bassin à solution de la manière déjà décrite. Nous recommandons l'emploi du "Pyro." Les poudres Préparation révélatrices de la boîte obscure Kodak sont spécialedu ment préparées par nous pour le développement des révélateur: pellicules dans la boîte obscure et elles sont composées de produits chimiques soigneusement choisis et essayés. Placez quatre à cinq onces d'eau tiède dans le bassin à solution et faites-y dissoudre le contenu du gros paquet qui contient du sulfite et du carbonate de soude. Remplissez alors le bassin d'eau froide, mais jusqu'au cercle en relief seulement, et non jusqu'au bord, puis faites dissoudre dans cette solution, le contenu du petit paquet contenant du Pyro, et vous aurez votre révélateur. La température du développateur doit être de 65 degrés F. S'il arrivait qu'une partie du petit paquet restàt collée au papier, trempez celui-ci dans la solution pour en détacher la poudre. Le révélateur doit toujours être préparé à frais et ne doit servir que pour 'une bobine de pellicules. Si l'on désire abréger la durée du développement, il Développeest possible C1'obtenir de bons résultats en doublant ment rapide: la quantité de poudres et ne développant que pendant dix minutes. Ceux qui le désirent peuvent préparer eux-mêmes leurs révélateurs, mais ils doivent prendre soin de se procurer des produits chimiques absolument purs et de mettre les pesées exactes. POUR UN DÉVELOPPEMENT DE 20 MINUTES. BASSIN "BROWNIE"

20 grains de sulfite de soude désséché de la "C. K. Co."* 20 grains de carbonate de soude désséché de la "e. K. Co."* 10 grains de pyro. BASSIN DE

231

ET

331

POUCES.

44 grains de sulfite de soude désséché de la "e. K. Co." * 44 grains de carbonate de soude désséché de la "e. K. Co." * 22 grains de pyro. ' BASSIN DE

5 ET 7 POUCES.

60 grains de sulfite de soude désséché de la "e. K. Co."* 60 grains de carbonate de soude désséché de la "C. K. Co."* 30 grains de pyro. Dans l'ordre indiqué, faites dissoudre les produits chimiques; d'abord le sulfite dans quatre ou cinq onces d'eau, puis ajoutez le carbonate, et finalement, le pyro; puis remplissez le bassin d'eau froide jusqu'au cercle en relief. *Si vous utilisez la soude en cristaux, employez environ trois fois la Quantité de carbonate et deux fois la Quantité de sulfite.


DÉVELOPPEMENT

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POUR UN DÉVELOPPEME T DE DIX MINUTES. BASSIN "BROWNIE."

40 grains de sulfite de soude désséché de la "c. K. Co.'" 40 grains de carbonate de'soude désséché de la "c. K. Co.'" 20 grains de pyro. BASSIN DE

2Yz ET 3Yz POUCES.

88 grains de sulfite de soude dé&séché de la "C. K. Co.'" 88 grains de carbonate de soude désséché de la "c. K. Co.'" 44 grains de pyro. BASSIN DE 5 ET 7 POUCES. 120 grains de sulfite de soude, désséché de la "c. K. Co.'" 120 grains de carbonate de soude, désséché de la "c. K. Co.'" 60 grains de pyro.

*Si vous utilisez une autre marque de carbonate de soude en poudre. il vous' en faudra une plus grande quantité. Si vous utilisez la soude en cristaux. employez environ trois fois la Quantité de carbonate et deux fois la Quantité de sulfite. NOTE-La mesure "avoirdupoids" est celle Que l'on emploie pour composer les formules photographiques.


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DÉVELOPPEMENT

TEMPS ET TEMPÉRATURE POUR DÉVELOPPER AVEC LA BOÎTE OBSCURE Il arrive parfois, qu'en se servant des poudres révélatrices et de la boîte obscure, l'amateur ne peut atteindre ou maintenir la température normale de 65 degrés F. Dans ces cas la table suivante lui sera utile. TEMPÉRATURE

70 degrés 69 " 68 67 66 65 " NORMAL 64 03 62 61 60 59 Sil 57 56 55 54 S3 " 52 51 50 4-9 4-8 47 40 45

TEMPS AVEC UNE POUDRE

15 minutes 16 " 17 18 19 " 20 " NORMAL 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 3435 36 37 38 39 4-0

TEMPS AVEC DEUX POUDRES

8 minutes 9 " 9 10

" NORMAL

11 12 1.3

"

14 15 16 17

La température du révélateur ne doit jamais dépasser 70 degrés F. car à une température plus élevée il y aurait danger que les pellicules s'amolissent: 45 degrés F. est la température la plus basse à laquelle les poudres révélatrices peuvent être dissoutes et même à cette température la poudre doit être finement broyée et mêlée lentement à l'eau. Lorsque la chose est possible, il est toujours préférable d'employer la température normale (65°) car l'usage d'un révélateur trop froid aura une légère tendance à augmenter les contrastes des négatifs, tandis qu'un révélateur trop chaud rendra les négatifs plutôt voilés. Procurez-vous une boîte d'acide à fixage en poudre de Le bain de Kodak que vous devez préparer suivant les instrucfixage: tions indiquées sur l'enveloppe. Mettez la poudre dans une cuvette ou dans un bol, puis lorsqu'elle sera complètement dissoute, ajoutez-y, ter qu'indiqué, l'acide contenu dans la petite boîte qui se trouve à l'intérieur de la grande. Quand le tout est dissout, le bain de fixage est prêt à servir. L'on peut préparer n'importe quelle quantité d'après ces proportions.


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Passez la pellicule la face en bas (la face est le côté non luisanL) dans la solution à fixage en tenant un bout dans chaque main tel qu'indiqué sur la gravure. Répétez l'opération trois ou quatre fois, puis mettez un bout de la pellicule d,ans le bassin toujours la fac.e en bas

(un bassin de 8 x 10 pouces convient bien) et placez la banie de pellicules dans la solution en la repliant sur elle-même. Pressez plusieurs fois, mais légèrement, pendant le temps du fixage les plis de la pellicule en prenant soin de ne pas ·la briser; la solution de fixage atteindra ainsi chaque partie de la pellicule. Laissez la pellicule dans la solution deux ou trois minutes après qu'elle est débarassée de son brouillard ou que son apparence laiteuse est disparue, puis retirez-la pour le lavage. Vous pouvez, si vous le désirez, diviser les pellicules et les passer séparément dans le bain de fixage. IMPORTANT: Lorsque vous divisez des clichés faits sur des pellicules autographiques, veillez toujours à ce que l'écriture, dans des clichés verticaux, soit tout près du premier plan du négatif suivant, ou à gauche du négatif, vue d'arrière, (l'arrière est le côté brillant) le côté droit en haut, dans le cas de portraits horizontaux. Les pellicules Eastman doivent toujours être passées dans un bain d'acide. Quoiqu'il n'y ait rien de supérieur à l'acide de fixage en poudre de Kodak, vous pouvez si vous le désirez employer la formule suivante:


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DÉVELOPPEMENT

FORl\1ULE DE llYPO. Eau 64 onces. Hypo 16 onces. Lorsque cette solution sera complètement dissoute, ajoutez-y 4 onces de Velox durcisseur en liquide, ou bien le mélange durcisseur suivant, après avoir dissout chaque composé chimique séparément ou dans l'ordre indiqué: Eau 5 onces. Sulfite de soude de la ."C. K. Co." 1 once. Acide acétique (28%) 3 onces. 1 once. Alun en poudre Si vous le préférez, vous pouvez, au lieu de l'acide acétique, employer l'acide citrique, 1 once. Vous pouvez préparer ce bain longtemps, à l'avance et vous en servir tant qu'il retiendra sa force, ou tant que ce qui s'y introduit du révélateur ne l'aura pas souillé au point de tacher les négatifs. Tous les négatifs doivent être parfaitement lavés afin Le lavage: d'enlever toute trace d'hypo ou d'autres substances étrangères. Lorsque c'est possible, les pellicules doivent être placées dans un bassin ou dans un bol sous une légère chute d'eau courante pendant environ une heure. Il faut remuer les pellicules de temps à 'autre si l'on veut obtenir un lavage parfait. Il ne faut pas, non plus, placer un trop grand nombre de pellicules dans un petit bassin. Lorsqu'il est impossible de se procurer un jet d'eau courante, l'on doit placer les négatifs dans un bassin ou dans un bol d'eau froide pour environ cinq minutes; alors on doit changer l'eau et répéter le procédé cinq ou six fois. Le lavage terminé, attachez une pincette spéciale pour Séchage des développer les pellicules Eastman, ou une pincette négatifs sur Kodak junior, à chaque bout de la bande puis pendezpellicules: la ou épinglez-la pour la faire sécher. Assurez-vous, cependant, qu'elle soit assez éloignée du mur ou de tout autre objet pour que rien ne puisse y toucher. Si la pellicule a été coupée, épinglez-la par un coin sur le bord d'une tablette ou pendez les négatifs, au moyen d'une épingle courbée, sur une corde tendue, passant l'épingle jusqu'à la tête dans le coin de la pellicule pour l'accrocher sur la corde. On trouvera à la page 89 les instructions relatives à la coupe des pellicules.autographiques. Le sur-développement a lieu lorsque les Sur-dévelop- pellicules sont laissées dans le révélateur peInent: trop longtemps, lorsque la solution employée est trop chaude ou lorsque l'amateur, en mélangeant ses produits chimiques, se sert d'agents révélateurs trop forts. Dans ces cas les négatifs deviennent très forts et sont très difficiles à imprimer par l'effet de la' lumière. Séchage Le remède est d'affaiblir les négatifs en se servant au moyen de l'affaiblisseur Eastman ou de la méthode suivante. de pincettes


DÉVELOPPEMENT AFFAIBLISSEUR Eau Hyposulfite de soude Ferro-cyanure de potassium" solution saturée

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6 onces. Y::; once. 20 gouttes.

Remuez légèrement le bassin ju.squ'à ce que le négatif ait atteint la densité désirée, puis rincez pendant dix minutes à l'eau courante ou en changeant d'eau quatre fois. Certaines parties denses des négatifs peuvent être affaiblies en y appliquant, au moyen d'un pinceau en poil de chameau, la solution, ci-haut mentionnée; il faut alors rincer fréquemment l'affaiblisseur à l'eau claire afin de l'empêcher de se répandre sur les parties du négatif qui ne doivent pas être affaiblies. Le négatif affaibli apparait-il taché ou recouvert d'une, teinte jaunâtre, replacez-le pour quelques instants dans le bain Développeà fixage acide et il reprendra son apparence normale. ment trop Cette défectuosité se produit lorsque l'on retire trop léger: tôt les pellicules du révélateur, lorsqu'on se sert de solutions trop froides, ou lorsqu'il y a erreur dans le mélange des produits chimiques.. Il est évident qu'aucune de ces défectuosités ne se produira, si les instructions pour le développement dans la boite obscure étaient fidèlement suivies. ' Le remède pour un développement trop léger est de renforcir le négatif en le développant de nouveau, ou par la méthode suivante: Renforcement-L'ayant fixée et lavée, étendez la pellicule encore humide face en haut dans un bassin vide et versez dessus le renforçateur en quantité suffisante pour la couvrir en entier; laissez agir jusqu'à ce que la pellicule devienne d'une couleur uniforme, puis remettez le renforçateur dans la bouteille et rincez la pellicule pendant quinze minutes en changeant d'eau quatre ou cinq fois. Le renforçateur peut être acheté tout préparé, ou l'amateur peut le préparer lui-même d'après la formule suivante: RENFORÇATEUR. 1. Dissolvez 75 grains de bichlorure de mercure (sublimé corrosif, poison) dans 5 onces d'eau. 2. Dissolvez 112 grains d'iodure de potassium dans 2 Y::; onces d'eau. 3. Dissolvez 150 grains d'hyposulfite de soude d'ans 2 Y::; onces d'eau. Faites dissoudre séparément; mélangez le nO 1 et le n° 2 puis ajoutez ,le nO 3 à ce mélange. Bien que la méthode de renforçage par un second Renforçage développement soit comparativement nouvelle, les par un second redéveloppateurs "Royal" et "Velox" pour les toris déveIoppesépia sur les épreuves au "Velox" et "Bromide" sont ment: des moyens efficaces et si mples de renforcer les pelIicules négatives. Les redéveloppateurs "Royal" et "Velox" doivent être employés exactement de la même manière que pour produire les tons sépia sur papier à développer.


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DÉVELOPPEMENT

Les négatifs renforcés par un second développement apparaissent uniformes, sans contrastes déplacés et sans aucun danger de se ternir. L'avantage de pouvoir employer les produits chimiques pour deux fins différentes (donner la teinte sépia aux épreuves et renforcer les négatifs) est évident, le résultat dans les deux cas étant des plus satisfaisants. Quelques photographes préfèrent humecter la surface Autre de leurs pellicules ou de leurs plaques avant d'y apJTl.éthode: pliquer le révélateur, afin que ce dernier se répande uniformément et ne produise pas de rayures. Ceci peut se faire facilement avec la boite obscure pour les pellicules Kodak. Au lieu de placer immédiatement ·le dévidoir dans le révélateur, emplissez la boite à solution d'eau froide et claire; plongez-y le rouleau pour quelques minutes, puis retirez-le et continuez de la manière indiquée pour le développement. Quelquefois (lorsque l'amateur voyage, par exemple,) Moyen le verre gradué par son volume et sa fragilité est rapide: plus ou moins embarassant. On peut s'en dispenser et se servir, pour dissoudre les poudres révélatrices, d'un verre ordinaire à demi rempli d'eau à une température d'environ 75 degrés. Après que les poudr"es sont dissoutes versez la solution dans le bassin et ajoutez de l'eau froide jusqu'au cercle en relief. Par' cie précédentes expériences faites sans produits chimiques, vous avez pu apprendre quelle quantité d'eau tiède ou froide est requise pour atteindre la température nécessaire de 65 degrés. . Le bain à fixage peut aussi se préparer sans verre gradué. Un verre ordinaire contient environ huit onces; ainsi il peut servir à donner une force suffisante à votre bain à fixage, une légère variante dans la force de la solution ne causant aucun dommage, pourvu que, cependant, vous ayez soin de faire durer le fixage pour cinq minutes environ après que l'apparence laiteuse est entièrement disparue du dos des négatifs. Les pellicules Graflex et en cartouches à dévidoir Instructions peuvent être développées dans la boite obscure pour spéciales: pellicules kodak de la manière suivante; Placez le petit support en métal que vous recevez avec la boite obscure, sur le piyot du côté mobile du porte-bobine, puis, placez-y la cartouche de telle manière que le papier duplex se déroule par en-dessous. Ceci est exactement l'opposé de la manière dont on place une cartouche Kodak. Toutes les pellicules Gratlex et en cartouches à dévidoir sont munies à leur bout libre d'un morceau de papier manille gommé. Afin de les préparer pour la boite obscure, déroulez le papier duplex jusqu'à l'apparition du papier manille; humectez le côté gommé, collez-le' sur le papier duplex tel qu'indiqué sur la "gravure, puis enroulez de nouveau le papier sur la bobine. Votre cartouche est maintenant prête à être placée dans la boite obscure.


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Avec les cartouches à dévidoir et Graflex le mot "stop" n'est pas imprimé sur le papier duplex; cependant, l'opérateur devra s'arrêter lorsqu'une longueur d'environ un pouce du papier manille, qui maintient la pellicule, apparaîtra. Il faut ensuite procéder de la même manière que lorsque l'on fait usage des cartouches Kodak..

LA MÉTHODE DE LA CHAMBRE NOIRE La ehose essentielle c'est une chambre noire. Par chambre noit e nous entendons un endroit entièrement noir où aucun rayon de lumière ne puisse pénétrer. Le soir une telle chambre peut se trouver presque partout. On peut se servir d'une lampe de sûreté rouge ou d'une lampe ordinaire recouverte d'un voile à teinte rouge. La raison pour laqueUe une chambre noire est requise c'est que la pellicule est extrêmement sensible à la lumière blanche, lumière du jour ou lumière artificielle, et serait gâtée si elle était exposée même pour une fraction de seconde. Servez-vous, si vous le pouvez, d'eau courante, sinon procurezvous une cruche d'eau froide (eau glacée en été), une tablette ou une table pour y travailler et une paire de gros ciseaux. Procurez-vous aussi une installation pour le développement et le tirage des épreuves se composant de: 1 lanterne de chambre noire. 4 cuvettes pour le développement. 1 verre gradué de 4 onces,

1 paquet de poudres révélatrices. 1 livre d'acide à fixer en poudre Kodak, 1 bague,tte en verre à mélanger.

Une telle installation ne coûte pas, plus qu'un dollar ou deux et sera suffisamment complète pour vos premiers essais. Ayant choisi une chambre ou un cabinet, où, la porte fermée, aucun rayon de lumière ne pénétrera, placez votre lanterne à chambre noire sur une table ou sur une tablette. La lampe-bougie Kodak faite d'un tissu 5pécial et éprouvé, montée d'un appui métallique, ou, si l'électricité peut servir, la lampe de sûreté "Brownie" qui s'ajuste à une douille électrique, fournit une illumination satisfaisante et sûre pour la chambre noire, donnaht une lumière rouge douce qui n'endommagera pas la pellicule à moins qu'elle en soit trop rapprochée. Placez la lampe sur la table à au moins dix-h~it pouces du bassin à développer. Ne vous servez jamais d'une lumière jaune avec la pellicule Eastman, car vous obtiendrez un effet de brouillard comme résultat. ,NOTE-Une température convenable est importante. Les meilleurs résultats sont obtenus à une température de 6S degrés F. pour le développement. et la température du bain à fixage et de l'eau devant servir au lavage doit être de 50 à 65 degrés F. Si le développateur est trop chaud, les négatifs sont passibles d'être voilés et dans plusieurs cas l'émulsion sera amoHe et la surface plus sujette à être endommagée par les égratignures. Si le développateur est trop froid l'action chimique sera retardée produisant des négatifs faibles et minces.

1. Emplissez d'eau, presqu'en entier, un des bassins (premier bassin.) 2. Ouvrez une des poudres révélatrices, mettez-en le contenu (deux produits chimiques) dans le verre gradué et emplissez-le d'eau jusqu'à la marque de 4 onces; m~lez au moyen de vo~re baguette jusqu'à complète dissolution, puis versez dans le second bassin. 3. Pour développer, déroulez la pellicule et détachez la bande en entier du papier duplex, du tissu ou du papier rouge. 4. Passez la pellicule dans le bassin d'eau claire (page 89) en le tenant un bout dans chaque main. Passez la pellicule dans l'eau plusieurs fois, jusqu'à ce qu'il n'y reste aucune bulle d'air et qu'elle soit mouillée en entillr; elle est alors prête pour le développement.


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5. Passez maintenant la pellicule dans le révélateur en agissant de la même manière que pour la mouiller. Remuez-la constamment et au bout d'environ une minute les grandes lumières commenceront à s'assombrir, et vous pourrez distinguer les sections non-exposées entre les négatifs; au bout de deux minutes vous distinguerez les sujets de l'image. Continuez le développement de la bande en prenant le temps nécessaire afin, de rendre apparent chaque détail du négatif le plus faible. Ce n'est pas mauvais signe que d'avoir des négatifs de densité différente; vous pouvez remédier à cela dans le tirage vu que la différence de densité n'affecte pas les contrastes. Remuez constamment la bande de pellicules que vous développez, laissant agir le révélateur pendant cinq ou dix minutes. Vous pouvez suivre les progrès du développement en examinant, de temps à autre, les négatifs à la luéur de la lampe. En développant la pellicule Eastman, servez-vous d'une lampe rouge et n'approchez la pellicule de celle-ci que pour quatre ou cinq secondes à la fois .. cette pellicule est très rapide et orthochromatique et, par conséquent, sujette à se voiler si elle n'est pas maniée avec soin. Le voile ou brouillard sur une pellicule est parfois causé par le contact d'une lumière autre que celle qui apparaît à travers l'objectif. Fréquemment il est causé par l'emploi, pendant le développement, d'une lumière incertaine ou par la présence dans la chambre noire de lumière passant par le trou de la serrure ou par une fente dans la porte. Ayant de commencer le développement, examinez soigneusement la chambre noire et voyez à ce que toute lumière blanche en soit exclue. Souvent aussi le brouillard se produit lorsque l'on expose les négatifs à la lumière après le développement, mais avant le fixage. Si le négatif est exposé à la lumière avant que la solution à développer en ait été lavée, l'image se trouvera souvent renversée au positif. 6. Une fois le développement terminé, passez vos n~gatifs au troisième bassin et, après les avoir rincés deux ou trois fois à l'eau claire, et froide, transférez au bain de fixage. (Page 88.)

DÉVELOPPEMENT DES PELLICULES PREMO EN PAQUET DANS LA BOÎTE OBSCURE A DÉVELOPPER La boîte obscure pour le développement des pellicules Premo consiste de deux pièces. Un receveur ou caisse métallique destinée à recevoir les pellicules et un réservoir à couvercle pour le liquide révélateur. Tout l'outillage est compact ce qui le rend facile à transporter. La caisse des réservoirs de petite dimension est divisée en douze , compartiments dont six seulement dans la boîte de 5 x 7, chaque compartiment pouvant recevoir une pellicule. Enlevez en le tournant à gauche le couvercle de la Pour préparer cuvette. La boîte ou support pour les pellicules sépale révélateur: rées peut alors être tirée de la cuvette. Versez dans _ cette dernière une quantité suffisante de liquide révélateur pour la remplir au niveau du cercle en relief, lequel indique le point jusqu'auquel il faut verser le liquide. Si la cuvette n'est pas remplie jusqu'à ce point, les parties de pellicules en émergeant ne pourront être développées. ,. La température du révélateur, au moment de s'en servir, doit être de 65 degrés F.


DÉVELOPPEMENT

Failcs dissoudre

Ull

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palluet d'ulle. livre de poudre

Préparation acic!e à fixer Kodak dans 64 onces d'eau. Cette de la solution solution peut être embouteillée pour servir tant qu'elle à fixage: gardera sa force.

Maintenant fait~s disparaître toutes lumières blanches du cabinet obscur. A défaut de cabinet obscur ce travail peut s'effectuer le soir dans une pièce quelconque où vous avez' de l'eau courante. Ayez soin toutefois de voir à ce qu'il n'y ait pas de lumière blanche pendant les quelques minutes que vous emploierez au transfert de la série de pellicules aux compartiments. Après avoir exposé toutes les pellicules du paquet, Comment ces dernières deviennent imperméables à la lumière détacher les et on peut les sortir de l'appareil au grand jour. Lorspellicules que les pellicules ainsi exposées ont été préalablement du paquet: enlevées selon la méthode indiquée plus bas, le paquet de pellicules doit être scellé immédiatement après l'avoir enlevé à la lumière du jour de l'appareil à la suite de la douzième exposition; à cette fin humectez-le à l'intérieur de l'angle des ailes et collez ces dernières au paquet même. Quand vou s êtes prêt à développer, briFIG. t. sez le scellé noir dans les côtés et tirez l'aillette du bas (Fig. 1.). Ceci VOLIS permet d'atteindre la pellicule qui peut être enlevé~ de la manière injiquée à la fig. 2. Pour extraire du paquet une ou plusieurs pellicules destinées à être développées avant l'exposition des autres; procédez comme suit: Ap[:ortez l'appareil dan.s la chambre noire et brisez le sceau noir dont il est question plus haut. Avant de laisser le cabinet obscur, et lorsque vous aurez sorti la pellicule exposée, remettez le paquet dans l'appareil sans FIG. 2 le sceller de nouveau. Vous êtes alors prêt à faire d'autres poses. A VIS IMPORTANT: Si vous sortez les pellicules du paquet pour les développer avant qu'elles soient toutes exposées, n'enlevez pas le papier de l'enveloppe de protection mais laissez-le afin de garantir la pellicule supérieure après que toutes aient été exposées et que vous sortiez le paquet à la lumière du jour. _ Quand tous les préparatifs prescrits plus haut sont Chargement terminés laissez les pellicules dans la boîte, chacune des pellicules dans son compartiment respectif et sans en détacher dans la boîte: le papier noir. Pour ce faire prenez la pellicule entre le pouce et les doigts, le papier noir tourné vers vous, et repliez-en les bords tel qu'indiqué sur la vignette na 3. Glissez avec soin chaque pellicule jusqu'au fond de son co,npartiment avec le bout déchiré en haut et voyez à ce que le morceau du centre ressorte bien entre les bords de la pellicule pour éviter tout contact au cours du développement.


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DÉVELOPPEMENT

(JuanJ toutes les pellicules sont ainsi mises en place, placez la uuîtc dans la cuvette obscure, (fig. 4), puis élevez et abaissez-la à deux ou trois reprises en l'immergeant légèrement afin d'en ch~sser les bull e s d'air, r UIS recouvrez la cuvette En abaissant le couvercle que vous tournez à droite jusqu'à demeure. NOTE-La boîte à cuvette nO 1 est Quelque peu différente

en apparence de celle repréJ"'-.1,,;::iii===~~ sentée par la vignette nO 3. ~1iiiI.i!I!lIllJ mais la méthode de s'en servir est exactement la même.

Allumez maintenant la lumière blanche et comptez le temps. Le temps LA CUVETTE PREMO' À DÉVELOPPER LES PELLIdoit être compté d'après CULES EN PAQUET. le cadran qui se trouve sur la face de la boîte dans laquelle vous recevez les poudres révélatrices. Pendant le procédé du développement tournez la cuvette sens dessus dessous quatre ou cinq fois afin d'obtenir un développement régulier' et uniforme. Au bout de vingt minutes ouvrez la cuvette et déversez-en le révélateur. Cette opération doit se faire dans la chambre noire ou, du moins, à une lumière très douce. Lorsque vous enlevez le couvercle de la cuvette à solution, placez la cuvette dans la paume de la main afin de pouvoir la tenir solidement par le fond. Puis, de l'autre main, tournez lentement, à gauche, le couvercle qui s'en détachera facilement. Mettez ensuite la cuvette sous l'eau courante ou plongez-la ]:our quelques secondes dans un vaisseau d'eau claire. Les pellicules sont alors prêtes ]:our le fixage. (Voir page 88.) Pour préparer le bain à fixage, servez-vous cl"un plat ou d'un autre vaisseau; puis au moyen du crochet métallique enlevez le receveur de la. cuvette, sortez les pellicules de la boîte, débarrassez-les du papier noir qui les recouvre et placezles dans le bain, laissant la cuvette et la boîte prête à en recevoir un nouveau paquet. Les pelli cules doivent être déplacées deux ou trois fois pendant le fixage pour assurer un résultat uniforme. Laissez les pellicules dans le bain à fixage jusqu'à ce qu'elles soient parfaitement transparentes et exemptes de toutes taches jaunâtres, puis placez-les dans un bassin sous l'eau courante et lavez-les pendant une demi-heure. (Il est toujours préférable de les laisser dans la solution à fixage pendant· dix ou quinze minutes de plus afin d'en obtenir un fixage complet et d'éviter les taches et la détérioration.) Avant de laver les pellicules ayez soin de les débarasser complètement de leur papier noir. Si vous ne pouvez vous servir d'eau courante, vous devrez les laisser dans l'eau claire pendant trois quarts-d'heure et changer cette eau six ou huit fois pour en enlever toute trace d'hypo. Voir à la page 90 pour la manière de faire sécher les pellicules. FIG. 3.


DÉVELOPPEMENT

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Les instructions qui précèdent, si elles sont suivies avec soin, donneront des résultats absolument satisfaisants, pourvu qu'on ait fait des expositions convenables. Nous recommandons avec ces cuvettes l'emploi des poudres à développer ordinaires Premo, car elles se comt:osent de produits chimiques des plus purs. , Pour ceux qui désirent préparer eux-mêmes leur solution nous donnons les formules suivantes: SOLUTION A DÉVELOPPER-FORMULE PYRO. N° 1: Eau 27 onces. Sulfite de soude, à l'état sec, de là "c. K. Co."60 grains. Carbonate de 'soude, à' l'état sec, de la "c. K. Co." 60 grains. Pyro 22 grains. Faites dissoudre ces produits suivant les instructions de la page 86. Si l'on utilise une' autre marq.ue de carbonate de soude à l'état sec" il vous en faudra une plus grande quantité. Si vos soudes sont cristallisées, employez trois fois la quantité de carbonate et deux fois celle du sulfite. POUR LA CUVETTE A PELLICULES FILM PACK

POUR LA C,vVETTE A PELLICULES FILM PACK

KO

2:

Eau - 52 onces. Sulfite' de soude, à l'état sec, de la "e. K. Co." 120 grains. Carbonate de soude, à l'état sec, de la "C. K. Co." 120 grains. Pyro' - 45 grains. POUR LA CUVETTE A PELLICULES FILM PACK No 3: Eau - 68 onces. Sulfite de soude, à l'état sec, de la "c. K. Co." 140 grains, Carbonate de soude, à l'état sec, de la "c. K. Co." 140 grains. Pyro - 52 grains. Dévelopçez vingt minutes à 65 degrés F. ' DéveloppeAprès' avoir sorti du paquet les pellicules exposées ment par la (voir page 95), enlevez le papier auquel elles sont méthode de la attachées et, placez chacune d'elles, le côté sensichambre bilisé en bas, dans une cuvette d'eau claire. (Le côté noire: sensibilisé, ou la face, est le côté .non-Iuisant.) Laissez, là pendant deux ou trois minutes, puis placez séparén)ent chaque pellicule, toujours la face en bas, dans le baquet à développer. Remuez doucement le baquet de temps à autre pour que les pellicules ne s'y massent' pas ensemble. ,Assurez-vou3 du progrès du développement en examinant les pellicules à la lumière de la lanterne. Le développement terminé, passez au bain de fixage. Voir page 88.

DÉVELOPPEMENT DES PLAQUES PHOTOGRAPHIQUES Les directions ,qui précèdent s'appliquent au développement des plaques. sensibles comme à celui des pellicules. Les procédés chimiques sont les mêmes, bien que l'on puisse s'exempter de mouiller la plaque au début. ' Cependant, il faut traiter les plaques une à une dans la cuvette à développer, autrement il y a danger qu'elles se rayent ou s'égratignent J'une l'autre. Elle doivent aussi être développées la face en ha1tf. 4


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DÉVELOPPEMENT

Pour le Iîxage des pla4ues il esl préférable de se servir d'une buÎle à Iîxage ayant habituellement douze rainures. Chaque plaque peut alors être glissée dans sa rainure et, ainsi, le danger des rayures disparaît, de même que l'on évite que les plaques se recouvrent l'une l'autre. . En lavant les plaques ayez bien soin qu'elles ne se Lavage: recouvrent l'une l'autre, ni même qu'elles se touchent car il y a danger que les coins endommagent la surface. NOTE-Les plaques doivent être développées au même degré Que les pellicules et elles peuvent être examinées de la même manière. en les plaçant devant la lampe de la chambre noire.

Après un lavage complet les négatifs doivent être séchés. A cet effet on place les plaques dans un support à rainures et dans un endroit frais. Elles sont alors prêtes pour le tirage des positifs.

DÉVELOPPEMENT DES PLAQUES SENSIBLES AU MOYEN DE LA BOtTE OBSCURE POUR PLAQUES EASTMAN La boîte obscure pour plaques est, en principe, la même que celle qui sert pour les pellicules. Elle n'en diffère que dans les détails de construction que nécessite la différence matérielle entre une j:laque et une pellicule. La boîte obscure pour rlaques Eqstman consiste en. une cuvette métallique à solution qui se fer m e hermétiquement, d'un couvelcle, un r-anier I:,ouvant tenir douze plaques et une boîle à charger r-ermettant l'introduction dans la chambre noire, des plaques dans leur panier. Les r-Iaques exposées sont i=lacées dans le panier et mis~s dans la boîte obscure dans la chambre noire, puis on ajuste le couvercle. Sur le devant de la boîte obscure se trouve un cadran pour marquer le temps. Le développement doit se continuer pendant quinze minutes, et la boîte obscure retour~ée plusieurs fois pendant ce temps. Le développement fini, les plaques sont lavées pour en enlever la solution révélatrice, le panier est sorti de la boîte obscure et les plaques mises dans le bain de fixage (voir page 90). Après le fixage les plaques sont prêtes à être soumises au lavage ordinaire. TOUS recommandons l'emploi du Pyro. Les poudres Le révélatrices Kodak sont préparées pour servir aussi avec révélateur: la boîte obscure pour plaques Eastman et ne contiennent que des produits chimiques contrôlés et choisis. Avec les boîtes obscures Eastman pour plaques de 4 x 5 servezvous des poudres révélatrices pour boîtes obscures Kodak de 2 Y2 et 3Y2 r-ouces; et avec les boîtes obscures de 5 x 7, servez-vous des poudres rour boîtes obscures de 5 x 7. Ceux qui préfèrent préparer leurs propres solutions trouveront avec chaque boîte obscure des instructions détaillées.


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DÉVELOP PEME,NT

JI est bon en commençant de ne pas faire usage d'un trop grand nombre de sortes de révélateurs. Vous obtiendrez plus de satisfaction, ainsi que de meilleurs résultats, avec un seul révélateur, ou deux au plus, lequel vous connaîtrez parfaitement, que si vous vous embarrassez de diverses formules offertes en vente à l'heure actuelle. Apprenez à vous servir d'un révélateur "Pyro" ou "l'hydroquinone" qui sont assurément deux des meilleurs; Le "Pyro," le plus populaire, a une tendance prononcée à tacher les doigts. Si l'on veut éviter ce désagrément, l'on obtiendra d'excellents résultats en employant l'Hydroquinone avec l'Elone. Tous les débutants ne sont pas munis de balances de précision qui sont indispensables pour la pl éparation des solutions. Il est donc préférable, plutôt que d'agir d'une manière incertaine, d'employer des poudres révélatrices toutes prépalées, et c'est ce que nous recommandons. Les poudres révélatrices spéciales Eastman, ne tachant pas les doigts, sont surtout recommandables. Cependant, si le photographe amateur désire p~é­ parer lui-même ses révélateurs, les formules suivantes, employé~s tel qu'indiqué ci-dessous donneront d'excellents résultats. Choix de révélateurs pour la chambre noire:

FORMULE DU RÉVÉLATEUR "PYRO." "A" SOLUTION AU "PYRO." "Pyro", 1 once. Acide sulfurique, 20 minims. Eau, 28 onces. "13" SOLUTION A LA SOUDE. Carbonate de soude, à l'état sec, de la "C. K. Co."* 2 onces. 3 onces. Sulfite de soude, à l'état sec, de la "c. K. Co."* Eau 28 onces. POUR CÉVELOPPER DA

S LA CHAMBRE

aIRE, PRENI?Z:

once. "B," 72 once. Eau, 4 once~. Ce révélateur contiendra donc 1.56 grains de "Pyro" par once.

"A,"

31

RÉVÉLATEUR ELONE-HYDROQUlNO .'Œ. SOLUTION A. Elone Hydroquinone Sulfite de soude, à l'état sec, de la Eau .

"c.

K. Co."*

SOLUTION 13. Carbonate de soude, à l'état sec, de la "C. K. Co."* Eau

Pour développer:

60 grains. 30 grains. % once. 20 onces.

Y2 once. 20 onces.

~ren7~ ~,ne once de la, soluti0!1 "A"; 1 once de la sofutlOn 13 ; 2 onces d eau: ajoutez, pour chaque once de révélateur, une ou deux gouttes d'une solution à 10 pour 100 de bromure de potassium.

* Si l'on se sert d'autres marques de carbonate de soude, il faudra en employer une plus grande Quantité. Si les soudes sont cristallisées. il faudra tripler la Quantité de carbonate et doubler celle du sulfite. Si l'on compare les révélateurs employés dans les boîtes obscures avec ceux dont on se sert dans la chambre noire. nous constatons dans ces derniers une plus grande quantité de sulfite de soude. Cela est dû à ce que dans le développement dans la chambre noire il se forme par suite de l'exposition à l'air, une forte oxydation et le sulfite de soude est nécessaire pour empêcher le négatif de prendre une teinte jaune trop prononcée. Avec la boîte obscure nous pouvons réduire la Quantité de sulfite au minimum. les négatifs n'étant pas exposés à cet inconvénient.


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DÉVELOPPEMENT

QUELQUES REMARQUES CONCERNANT LE DÉVELOPPEMENT Les pages qui précèdent indiquent au débutant à peu près tout ce que l'on entend par développement, mais la théorie même de ce qu'on appelle "développement" n'est pas sans valeur. Il est impossible à l'œil de distinguer la pellicule qui a été exposée de celle qlJi ne l'a pas été; il faut la développer pour voir l'action des rayons lumineux y révéler l'image latente ou invisible. Les ingrédients dont on se sert pour développer sont: Un corps agissant-le Pyro, l'Hydroquinone, et l'Hydroquinone mélangé avec l'Elone-affecte l'image latente en précipitant les sels d'argent dans les parties que la lumière a frappées; en d'autres termes il les noircit. Mais ceci ne suffit pas; une substance plus énergique sera donc employée. Une solution d'alcali et du corps agissant apportera Accélérateur: une grande attraction à l'oxygène et devient en conséquence plus énergique comme réducteur; ce sont ces alcalis qu'on appelle accélérateurs. Les principaux alcalis dont on se sert d'habitude sont le carbonate de soude et le carbonate de potassium. Substance dont on se sert pour ~etarder le développeModérateur: ment. Le bromure de potassium, le plus communément employé à cette fin, a la propriété de dissoudre une certaine quantité du bromure d'argent de la pellicule, formant un double sel qui est beaucoup plus difficile à réduire et par conséquent ralentit le travail du révélateur; de là le nom de modérateur. Le conservateur 'est une substance qui, prévient la Conservateur: décoloration et l'oxydation lorsque l'on désire conserver le révélateur pour un usage futur. On emploie à cette fin le sulfite de soude qui a un effet marqué sur la couleur des négatifs. Une petite quantité de sulfite de soude rendra l'image brune et très accentuée; donnant un positif aux contrastes marqués; et si on en emploie une grande quantité, le négatif aura une teinte grise, plus douce et plus complète au point de vue des détails. L'hyposulfite 'de soude enlève le bromure d'argent Pour fixer partout où la lumière n'a pas laissé d'impression, le négatif: c'est le fixage, et, tant qu'il n'est pas fait, le négatif reste impressionnable. On dit que le négatif est fixé, quand l'apparence laiteuse a disparu du dos; on peut alors l'exposer à la lumière sans crainte d'accidents. L'opération du fixage terminée, il est nécessaire de Lavage: bien laver le négatif, car l'hypo y laisserait des taches. L'hypo détruit aussi le papier sensibilisé et même plus rapidement qu'il ne tache le négatif; de là la nécessité de bien laver le négatif pour faire disparaître toutes traces d'hypo de sa surface.


LE TIRAGE DES ÉPREUVES Après avoir développé les clichés négatifs, la dernière opération dans la photographie consiste à obtenir les photogrammes. Les' différents papiers dont on peut se servir pour cela sont groupés dans deux catégories générales: les papiers sensibles "à image apparente" sur lesquels l'image apparaît aussitôt après l'exposition à la lumière, et les papiers "à image latente" ou "à développement" sur lesquels l'image ne devient visible qu'après l'application du révélateur. Pour les amateurs, le procédé le plus satisfaisant est celui qu'offre l'emploi du papier Velox. Les photogrammes obtenus d'après ce procédé ont des tons riches et doux qu'aucun autre papier ne' peut exceller. Le Velox peut être exposé soit à la lumière' du jour, soit à la lumière artificielle, et comme pour les pellicules sensibles, l'image n'est pas visible et par conséquent doit être développée. Le procédé est simple, mais comme pour tous les autres, il faut faire preuve d'un peu d'habilité et de jugement, ce qui' est très facile si l'on veut se conformer strictement aux form'ules et aux directions données. Le Velox convient à toutes sortes de travaux photographiques, tel qu'il est amplement démontré dans l'article intitulé: "Qualités de papiers et degrés de contraste." On ne doit pas confondre le Velox avec le papier Bromure ou d'autres papiers sensibles: il a des qualités distinctes qui lui ,Sont propres et que l'on n'a encore jamais pu imiter comme il faut. Récemment on a beaucoup amélioré sa fabrication et, aujourd'hui, le Velox constitue le produit perfectionné d'anflées d'expérience. ,Comme il est fabriqué en différents grains, qualités et degrés de contraste, celui qui s'en sert peut obtenir de bons photogrammes avec pour ainsi dire n'importe quel négatif suivant ses goûts et aussi selon les conditions particulières du cliché: On fabrique six différentes sortes de Velox que l'on Qualités et divise en trois degrés de contraste portant noms: degrés de "Contraste", "Régulier", et "Spécial." Comme ces contraste: expressions commerciales indiquent l'intensité' de contraste et non le grain du papier, on pourrait aussi bien dire: "Dur", "Moyen" et "Faible." Il y a une variété de grain. Choisissez celui qui vous convient le mieux et qui' s'harmonisera avec le sujet de votre photographie. Choisissez aussi votre négatif en VQus rappelant que les' papier~ "Contraste" et "Régulier" se développent rapidement et s'appliquent aux clichés manquant de contrastes, c'està-dire aux clichés, "faibles" ou "gris." Le "Spécial" demande plus de développement 'que les deux autres et convient mieux aux négatifs à contrastes intenses que l'on désigne aussi sous le nom de négatifs durs, vigouréux ou opaques. Le "Royal Velox" se fait en "Régulier" et en "Spécial", mais d'une seule épaisse.ur et il diffère des autres papiers Velox dans ce sens que le fond est teinté en crème-teinte très peu prononcée qui sert à adoucir les parties tlOP éclairées. La papier lui-même e,st un peu plus épais que le Velox ordinaire et à peu près la moitié entre l'épaisseur simple ct l'épaisseur double.


LE TIRAGE DES ÉPREUVES

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Les photogrammes obtenus avec le Royal Velox sont délicieux même quand on les développe de la façon ordinaire, mais on obtiendra de meilleurs résultats en les ledéveloppant (Voir page 114). Pour l'information des personnes qui ont l'intention de se servir du papier Velox, voici un tableau indiquant les différente~ catégories ou qualités, les grains de papier et les degrés de contraste. CATÉGORIES, GRAINS DE PAPIER ET DEGRÉS DE CONTRASTE. CATÉGORIE.

*Velvet Velox *Velvet Velox Velvet Velox *Portrait Velox Carbon Velox Carbon Velox Carbon Velox Rough Velox *Glossy Velox *Glossy Velox Royal Velox Royal Velox

GRAIN.

Demi-glacé Demi-glacé Demi-glacé Mat lisse Mat Mat Mat Jyrat grené Emaillé Émaillé Mat Mat

CONTRASTE.

Spécial Régulier Contraste Spécial Régulier Spécial Contraste Spécial Spécial Régulier Spécial Régulier

Le Velo x donne de lrès Lons photogrammes avec l'exposition à la lumière du jour, mais nous recommandons très fortement de se servir de la lumière artificielle, à cause de sa plus grande régularité; il est ainsi plus facile d'obtenir un résultat satisfaisant. Si l'on emploie la ·lumière du jour on doit choisir une fenêtre exposée au nord, si possihle, car la lumière venant de cette direction est plus régulière. Le papier étant très sensible, on ne doit le manipuler qu'aux rayons d'une lumière très réduite, autrement il risque de se voiler.. Il ne faut pas oublier de baisser les rideaux des fenêtres et d'assombrir suffisamment la pièce où on le manipule. Pour essayer la lumière qui doiL éclairer votre travail, placez sur votre table une feuille de papier Velox Spécial non impressionnée, l'émulsion en dessus et dans le même sens que votre bassin à développer. Recouvrez-en la moitié avec une feuille de carton et laissez-la pendant deux minutes, puis développez-la sens dessus dessous pendant 35 secondes. Si la moitié de la feuille devient grise ou noire et que l'autre moitié reste blanche, c'est une indication positive que la lumière dont vous vous servez est trop forte. Par contre si toute la feuille reste blanche, votre lumière est bonne. Ne vous servez jamais de Velox avec une lumière qui ne supporte pas cette expérience. Si >la lumière est trop forte pour l'impression, il faut l'atténuer ou la voiler en appliquant plusieurs' épaisseurs de papier-toile blanc. Il est bien entendu que les directions que nous donnons par la suite s'appliquent aux cas où l'on emploie la lumière artificielle. On peut se servir d'une lampe à huile, munie d'un bec rond ou bec Rochester; mais vu la lueur jaune que cela donne, il faudra exposer pendant beaucoup plus longtemps qu'avec une lampe électrique Mazda. Manipulation:

*Fourni aussi en Velox de double épaisseur. Les papiers de double épaisseur n'ont pas besoin d'être montés et Quand 'on les impreRsionne avec un cache oui laisse un contour en blanc, on obtient un effet, très artistique.

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LE TIRAGE DES ÉPREUVES

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Le tableau suivant indique le temps de pose du Velox Spécial avec les diverses lumières pour un négatif d'inten~ité moyenne. NOTE----Quand on se sert de Velox "Contraste," on doit prolonger la pose.

Ce tableau n'est qu'approximatif, car vu les différentes lumières employées et les degrés d'intensité des négatifs, il est impossible d'établir une règle absolue. Toutefois cela servira de guide et permettra au débutant d'avoir une idée approximative du temps de pose qui convient. Avec cela vous pouvez savoir le temps qu'il faut, en vous guidant toujours sur les directions relatives au développement qui sont données à la page 106. . m

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Ln négatif d'intensité· moyenne, c'est-à-dire un négatif qui donnera de bons résultats avec du papier à image papier: apparente, doit être imprimé sUr du Velox Spécial, tandis que le Contraste et le Régulier sont préférables l'our le tir~ge des clichés qui n'ont pas assez de contrastes pour les autres papiers photographiques, ou bien lorsque l'on veut obtenir des contrastes très intenses sur le photogramme. Ceux qui sont habitués à se servir du Velox n'ont pas' de difficulté à choisir la s.orte de papier qui convient le mieux aux résultats qu'ils désirent. Evidemment, le novice se laisse guider par les conseils de l'un et de l'autre, et souve~t on lui indique la mauvaise sorte de papier. S'il n'obtient pas les résultats qu'il attendait, il est porté à croire que c'est la faute du papier. Les illustrations reproduites ci-après indiquent quelle est la meilleure sorte de papier Velox,"soit Contraste, Spécial ou Régulier, qu'il convient d'employer pour les clichés n'ayànt pas la même intensité de contrastes. Quand vous choisissez la bonne sorte de papier, lappelez-vous que le Contraste est celui qui s'adapte le mieux aux clichés les plus faibles et les plus opaques.

Le choix du


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LET IRA GE

FIG. 1.

Ceci représente un cliché , faible gris ou mince, ayant peu cie contrastes entre les blancs et . les noirs, et convient par conséquent au . Velpx Réguliel' ou Contraste.

DE S É PRE UV ES

FIG. Il.

Ceci représente un cliché vigoureux clont les contrastes sont très intenses et qui cloit être imprimé sur Velox Spécial.

FIG. III.

FIG. IV.

Voici le résultat cie l'impression cI'un cliché faible ou gris sur clu Velox ,Spécial; ce n'est pas le papier qui convient à ce genre cie négatif.

Voici le photogramme du cliché reproduit clans la planche nO 2 imprimé sur du Velox Régulier, montrant peu cie clétails clans les parties éclairées. Ce n'est pas le papier qu'il faut. pour les négatifs à contrastes intenses.


LE TIRAGE DES ÉPREUVES

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FIG. VI.

FIG. V.

Voici le photogramme du Voici le résultat de l'imnégatif de la planche nO 1, sur pression sur Velox Spécial du Velox Régulier qui est la sorte négatif de la planche nO 2. de papier à. employer pour un C'est le papier qu'il faut pour cliché fllible ou gris. un cliché à contrastes intenses. Un cliché trop exposé ou trop développé (l'illustration en est difficile) est complètement opaque et dans ce cas il est nécessaire d'exposer longtemps le papier à la lumière pour que l'impression se fasse. Pour un négatif de ce genre il vaut mieux' employer le Velox Régulier ou Contraste. Les conditions essentielles pour l'obtention de photoCe qu'il faut grammes sur Velox sont pen nombreuses et d'un caractère très simple. Il faut naturellement la lumière, pour soit artificiellè, soit du jour; il faut aussi les révélateurs imprimer: et l'eau pour laver les photbgrammes. On se sert de châssis-presse ordinaire pour exposer le cliché. ,A part du local et de la lumière, il vous faut aussi: 3 bassins, de préférence en acier émaillé (deux fois plus grands que le format de l'épreuve à tirer). châssis-presse (avec glace si l'on veut impressionner des pellicules). verre gradué de 4 onces. bouteille de'solution Nepera. bouteille de rénforçateur liquide Velox; livre d'hyposulfite cristallisé ou granulê. paquet de chacun des papiers Velbx: Régulier, Contraste et Spécial. . DisI:0sez les trois bassins devant vouS' sur votre table de travail de la façon indiquée ci-dessous: 1 once de solution Nepera 4 onces d'eau

Eau propre

1

2

X Serviette

4 onces d 'hypo 16 onces d'eau 1 once de renforçateur liquide Velox

3

Ne laissez pas les rayons cie la lumière dont vo,us vons servez pour la pose' frapper le bassin nO 1, qui contient. Je révélateur. Mettez un morceau de papier de couleur ronge ou orange entre la source lumineuse


106 o L E °T 1 RA GE DES É PRE UV ES

et ce bassin, afin d'avoir une lueur réduite et sûre. De cette façon vous éviterez de voiler le papier pendant le développement. Au centre des espaces représentés ci-dessus, nous avons indiqué la solution que chaque bassin doit contenir pour développer soit le Velox Contraste, le Spécial ou le Régulier. Ne ménagez pas trop la quantité des solutions que vous employez, surtout le fixateur (bassin nO 3). Si vous tirez trois ou quatre douzaines d'épreuves (3~ x 4~), prenez-en tout une chopine (voir formule page 108) et ne 1a gardez pas après vous en être servi, car un nouveau bain donnera de meilleurs résultats. . température a son importance.. Si vous voulez obtenir de bons résultats le révélateur doit être à 70 degrés Fahr~nheit et le fixateur et Z' eau à 50 degrés. Si le révélateur est au-dessus de 70 degrés, les photogrammes risquenJ.. de se voiler et Z' émulsion peut se ramollir. Si le bain est trop froid, 'Z' action chimique est retardée et l'impr,ession est faible et vague. Vous voici prêt à exposer le cliché que vous mettez Le tirage des dans le châssis-presse. Appliquez le côté sensible de épreuves: la feuille de papier Velox sur le côté mat du négatif. Le papier se recoquille légèrement, le côté sensible étant concave. Pour vous rendre compte, mordez le coin de la feuille: c'est le côté sensible qui adhère aux dents. Mettez le châssis-presse à la distance voulue 'de la lumière artificielle. Cettè distance doit être égale à la diagonale du négatif. Pour vous rendre compte si la lumière éclaire régulièrement le point· choisi pour l'exposition, prenez un morceau de carton blanc de la dimension du négatif, et déplacez-le par rapport à la source lumineuse jusqu'à te que vous trouviez la distance la plus rapprochée où l'illumination est régulière. Il suffit de quelques secondes de pose pour l'impression' d'un négatif d'intensité moyenne sur Velox. Avant d'exposer le premier cliché, nous recommandons de couper une feuille de papier Velox en petites bandes d'environ un pouce de largeur, d'en placer une sur une partie importante du négatif et de l'exposer en exerçant votre jugement quant à la distance qui doit existerent.re le châssis-presse et la lumière et à la durée de la pose. péveloppez-le et si vous n'êtes pas satisfait, essayez une autre bande, en changeant la durée de pose. Quand vous aurez atteint l'effet désiré, vous pour.rez faire autant de t.irages que vous voudrez avec le même négatif. Si la durée de pose, la distance de la lumière ainsi que le révélateur sont chaque fois les mêmes, t.ous les photogrammes devront être également .réussis. En comparant vos autres négatifs avec celui que vous avez essayé, vous pourrez vous faire une idée Çlssez juste de la durée de pose nécessaire pour n'importe quel négatif. Après avoir enlevé le papier impressionné du châssis-presse, vous le placez dans un endroit que vous avez choisi d'avance et le voici prêt à être développé. Quand vous plongez le papier dans le révélateur (bassin nO 1) la surface sensible doit être en dessus et il faut que la solution la recouvre et régulièrement. La durée de développement pour le Velot Contraste et Régulier devrait être de 15 à 20 secondes. Le Velox Spécial demande deux fois plus de temps. On ne peut pas donner une durée exacte, car cela dépend de la force du révélat.eur. Avec nos révélateurs liquides tout préparés, il n'est pas nécessaire d'ajouter du bromure de potassium, car la solution en contient. une proportion suffisante. Aussitôt que les reliefs de l'image ont atteint l'intensité désirée, enlevèz le papier du révélateur et placez-le dans le bassin nO 2

.,•.'La


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où vous le lavez pendant un moment en le tournant plusieurs fois. Ensuite plongez-le dans le fixateur (bassin nO 3) en le tenant constamment en mouvement pendant quelques secondes comme vous l'avez fait pour le lavage à l'eau. Puis remuez la feuille de temps en temps de façon que le fixateur se répartisse régulièrement et qu'il n'ait pas de taches ni d'autres imperfections. Laissez les épi euves dans cette solution jusqu'à ce qu'elles soient bien fixées, ce qui prend environ 25 minutes. Quand elles sont fixées, enlevez-les du fixateur et lavez-les comme il faut à l'eau courante pendant une heure, puis laissez-les sécher. Une fois sèches les épreuves peuvent être taillées et montées. Vous devez opérer d'une façon systématique, en vous rappelant que la propreté est essentielle dans la photographie. On doit faire bien attention qu'il n'y ait pas d'hyposulfite qui pénètre dans le bassin contenant le révélateur. Ayez Une serviette propre quand vous vous mettez à travailler et lavez et essuyez vos mains chaque fois que vous aurez trempé une épreuve dans le bain d'hyposulfite. Pour le Velox on doit se servir d'un révélateur spécial Notes sur le et non pas d'un révélateur que l'on emploie pour le développedéveloppement des plaques et des pellicules seulement. Toutefois la solution Nepera est un dévelopment: pateur universel (voir page 108). II y a plusieurs 'sortes de développateurs pour le tirage des épreuves sur Velox. Ils se vendent sous différents noms de commerce comme l'Arcol, le Kodelon (Paramidophénol-Hydrochlorure), l'Elon et l'Hydroquinone, etc. L'Acrol donne un ton bleu noir très prononcé, mais en raison de l'oxydation rapide, on doit préparer une solution fraîche chaque fois que l'on veut tirer des épreuves. Le Kodelon (Paramidophénol-Hydrochlorure) donne aussi de très bons résultats. Cependant' il a été prouvé que l'Elone et l'Hydroquinone mis ensemble donnent les meilleurs résultats avec le Velox quand on les emploie dans la proportion indiquée dans notre formule. Étant donnée la difficulté que l'on a à se procurer des produits chimiques vraie ment purs et les ennuis qu'éprouvent ceux qui essayent de composer leurs propres développateurs, nous recommandons l'emploi de nos révélateurs liquides: la solution Nepera et le révélateur liquide N. A. pour papiers Velox. Voici une formuJe pour ceux qui préfèrent préparer leur solution eux-mêmes: Eau 10 onces. Elone 7 grain . Hydroquinone 30 grains. Sulfite de soude "c. K. Co." 110 grains. Carbonate de soude "C. K. Co." 150 grains. 10 pour cent de solution de bromure de potassium. Faire dissoudre les produits dans l'ordre donné. Cette solution ;e conserve indéfiniment en bouteilles remplies jusqu'au col et bouchées hermétiquement. Elle s'emploie, dilué en parties égales d'eau, pour les papiers Contraste, Régulier et Spécial. C'est un excellent développateur concentré et tout Le développa- préparé pour les 'papiers Velox. A l'encontre de tout teur liquide autre, certaines qualités le rendent unique dans le N. A. Velox: domaine photographique. N. A. (non-abrasion) signifie que toutes traces de craquelures ou de friction, auxquelles sont surtout sujetS les papiers glacés, seront évitées grâce


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à cette solution, Un autre appoint, c'est qu'il indique quand le fiXage est parfait-l'impression n'est définitivement fixée qu'après toute disparition de la nuance jaune dans un bain d'acide hyposulfite bien préparé. L'IMPRESSION. Développateur pour Velox Contraste, Régulier ou Spécial: Développateur liquidé N. A. 1 once. Eau 4 onces. Il importe que cette solution soit à 70° F. En été, s'il est nécessaire de la refroidir, n'y mettez pas de glace, ce qui la diluerait. Placez le bassin dans un plus grand en l'entourant de glace. Le développateur N. A. ne doit pas être employé pour développer les plaques, pellicules, papiers bromure ou Velox, quand ils doivent être redéveloppés dans le ton Sépia. Elle est connue comme développateur "universel" La sohltion .parce qu'on peut l'employer, non seulement pour les Nepera: papiers Velox, Azo, Bromure, mais aussi pour les pellicules ou les plaques. Comme tous les liquides t\epèra, c'est une solution -concentrée, composée des plus purs ingrédients chimiques" pouvant donner les meilleurs résultats. 'Elle diffère du développateur liquide N. A. Velox, en ce qu'elle n'a pas la propriété d'éviter la friction et d'indiquer le fixage, mais, par contre, combinée avec les poudres auxiliaires Nepera, elle excelle à produire des négatifs de pellicules ou de plaques de la meilleure qualité, pour le tirage sur papier à image latente. . Employez pour le Velox Contraste, Régulier ou Spécial: ' 1 once. Solution Nepera Eau 4 onces. Température du bain 70° F. Employez pour le papier Bromure: Solution Nepera 1 once. .6 onces. Eau 1 capsule de poudre auxiliaire Nepera. Développez la pellicule 20 minutes. Sans cuvette QU machine à développer, on peut se servir de la formule suivante, pour développer en chambre noire, si désiré. En pareil cas, il faut naturellement continuer le développement jusqu'à ce que l'on ohtienne la densité voulue: Solution Nepera Y2 once. S onces. Eau Une capsule de poudre auxiliaire Nepera. Température 65° F. L'IMPRESSION. On peut se procurer l'hyposulfite en cristaux ou graFixage: nulé. Il se.-t à dissoudre les sels d'argent que la lumière n'a pas atteints. L'importance de ce produit , est évidente, mais il n'est guère de procédé en photographie plus mésusé que la préparation à point du bain de fixage et le fixage voulu. Les


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photogrammes pour durer doivent être fixés dans un bain d'acide neuf. La dissolution de l'hyposulfite dans l'eau abaisse la température de la solution considérablement. Il importe que la température du bain de fixage soit maintenue autant que possible à 50° F. Il est probable que nombre d'épreuves changent de teinte par suite de fixage insuffisant, plutôt que par défaut de lavage; aussi ces points méritent-ils attention. Ayez quantité de solution assez forte pour compléter le fixage en moins d'un quart d'heure. Employez toujours l'acide durcisseur dans le bain, pour enrayer la tendance qu'a le bain de fixage à causer des boursouffiures et des taches; remuez les épreuves au moins quelques secondes après l'immersion, afin d'arrêter dès le début l'action du' développateur sur toute la surface de l'épreuve. Voici notre formule pour la préparation du bain de fixage à l'acide hyposulfite: Eau Hyposulfite (cristallisé ou granulé)

64 onces. 16 onces.

Après dissolution parfaite, ajoutez le durcisseur suivant, en dissolvant les ingrédients l'un après l'autre dans l'ordre donné: Eau Sulfite de soude "c. K. Co." Acide acétique nO 8 (contenant 28% d'acide pur, Alun en poudre

5 onces. 1 once. 3 onces. 1 once.

Cette solution se conserve en bouteille hermétiquement bouchée'; une chopine fixera une demi-grosse d'épreuves de 3~ x 572 ou leur équivalent. Si le sulfite de soude en cristal remplace le granulé, doublez la quantité mentionnée. Les amateurs trouveront utile de se servir de nos solutions préparées et nous leur recommanoons spécialement le durcisseur liquide Velox concentré:* Eau Hyposulfite, Durcisseur liquide Velox

16 onces. 4 onces. 1 once.

Les photogrammes lavés doivent êtte débarrassés de l'hyposulfite. Il faudra une heure entière pour laver 72 épreuves de 3~ x 572, en ,employant deux bassins de dimension appropriée, changeant une par une les épreuves d'un bassin à l'autre et renouvelant l'eau au moins douze fois. Notes sur le lavage:

A l'eau courante, on doit remuer les épreuves sans arrêt de façon que chacune reçoive un lavage parfait d'une demi-heure à une heure, selon que le requiert leur nombre. S'ils sont entassés dans le bassin et que l'eau entre par un bout du bassin pour en sortir par l'autre, ils ne seront pas lavés. Dans certaines localités, où l'eau renferme une excessive quantité de fer ou d'autres impuretés, les blancs de l'image peuvent prendre une légère teinte Jaunâtre ou des petites taches rouges *A ceux Qui désirent acheter le développateur et le fixage à l'acide sec, nous recommandons nos tubes développateurs pour le Velox et nos poudres acides à fixer Kodak.


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LE T,I RA G EDE S É PRE UV ES

peuvent apparaître, On peut y obvier en filtrant l'eau à travers plusieurs épaisseurs de simple mousseline ou une simple épaisseur de flanelle cotonneuse. Il ne faut pas laver les épreuves plus que de besoin pour faire disparaître entièrement l'hyposulfite, En hiver il faut tenir l'eau au même degré autant que possible, vu que l'eau glacée cause des ampoules, Quand on se sert d'eau courante pour le lavage, le jet ne doit pas couler directement sur les épreuves, ce" qui expose la fibre du papier à se briser ou produit des ampoules. Faites couler l'eau dans un grand verre, placé dans le bassin de façon qu'elle y déborde dans le bassin. _ Pour s'assurer s'il n'y a plus trace d'hyposulfite, on Epreuve de peut avec succès se servir de la formule expérimentale l'hyposulfite: suivante: Soude caustique Permanganate de. potasse Ea u distillée

7 gr. 8 gr. 8 gr.

Cette solution devrait être rafraîchie au moins une fois par mois. Remplissez un verre d'eau pure; ajoutez-y trois ou quatre gouttes de solutions de potasse. Sortez alors de l'eau une couple d'épreuves et laissez-les égoutter dans le verre. S'il reste de l'hypo, la couleur violette de l'eau passera à une légère teinte verte en trois ou quatre minutes. En pareil cas lavez de nouveau jusqu'à définitive élimination de l'hyposulfite. " Après le lavage, sortez de l'eau les épreuves et mettezLe séchage: les en pile sur une glace propre et pressez-les pour en faire sortir l'eau. Couchez-les ensuite sur la surface des séchoirs, formés d'un cadre de bois auquel vous fixez une toile à fromage écrue. Les épreuves, séchées de cette manière, se recoquillent très peu. Si vous n'avez pas de séchoir, séchez vos épreuves face dessous, sur une toile propre non colorée ou sur des serviettes dépourvues de mO'lsse. Ne séchez jamais lés épreuves Velox entre des buvards ou sur des papiers. Elles sont exposées à adhérer et à vous donner du trouble. Les papiers glacés Velox peuvent être soumis au Papier à satinage. Sortez les épreuves du bain et placez-les sur surface une plaque métallique à polir; frottez-les au brunissoir ém.aillée: jusqu'à contact complet et laissez-les sécher à fond, alors qu'ils se détacheront avec le lustre désiré. Si la plaque métallique a servi quelque temps, des parcelles des épreuves peuvent adhérer; pour éviter cela traitez vos plaques de cette manière-ci: Dissolvez dix grains de cire d'abeille dans un once de benzine; laissez reposer quelques heures, puis il se formera un précipité. La solution limpide sert à polir les plaques métalliques, par application sur la surface au moyen d'une toile douce (flanelle cotonneuse). Quand la surface de la plaque est entièrement enduite de cette préparation, elle doit être polie au moyen d'un morceau de flanelle cotonneuse pour enlever autant de cire que pObsible. Comme la composition de la cire varie jusqu'à un certain point, de même la consistance de la solution peut quelque peu varier, de sorte qu'il peut être nécessaire d'y ajouter un peu de benzine pour faciliter le polissage. Lavez les plaques de temps à autre à l'eau bouillante afin d'enlever toute parcelle de gélatine, qui ont pu adhérer.


LE TIRAGE DES ÉPREUVES

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Le moyen le plus simple et le plus satisfaisant de faire le calage sur le carton est de se servir du tissu collant Kodak. Son emploi permet de faire le collage par contact en évitant toute roulure, même sur le plus mince carton. Cet avantage est précieux dans le collage multiple. Deux épreuves peuvent être ainsi collés dos à dos, et, ne s'enroulant pas, servir de feuillet d'album. N'importe quelle épreuve peut être collé avec ce tissu, et comme il est imperméable à l'eau, il n'y a aucun danger que l'image soit tachée par les produits chimiques que pourrait contenir le carton. Pour vous servir du tissu, placez votre épreuve face en bas sur une surface unie' et mettez sur le dos une feuille de tissu que vous y fixerez en le touchant à chaque extrémité de la pointe d'un fer chaud. Tournez votre épreuve et taillezla en même temps que le tissu de la grandeur voulue; placez-la convenablement sur le carton, mettez par-dessus une feuille unie de papier blanc et pressez la surface entière avec un fer à repasser chaud,; pressez, ne frottez P:J,s. Le fer doit être assez chaud pour qu'en le touchant du doigt mouillé on entende le friselis de l'eau. Si le fer est trop chaud, le tissu collera au carton sans adhérer à l'épreuve et l'inverse se produira s'il est trop froid. Le remède est d'augmenter ou diminuer, suivant le cas, la chaleur du fer et pre~ser de nouveau. . Le collage:

Le moyen suivant est le meilleur pour faire le collage sur carlon avec de la colle ordinaire. Après avoir taillé vos épreuves, placez-les dans un bassin d'eau claire où vous les laisserez tremper assez longtemps pour qu'elles deviennent tout à fait souples. Mpttez-les ensuite en pile sur un assez grand morceau de verre bien propre, couvrez la pile d'un buvard et au moyen de rouleau à brunir, pressez-les pour en faire écouler l'eau, puis étendez au moyen d'un bon pinceau en poil raide une couche égale et mince de colle d'empois sur l'épreuve. Enlevez-la, en la saisissant par les coins opposés, et, la tournant, fixez-la sur le carton. Placez sur l'épreuve un buvard propre et sec et faites adhérer au moyen du rouleau. Avec une éponge ou un linge humide enlevez aussitôt de la surface toute tache de colle et toute mousse ou parcelle de buvard qui puisse s'y trouver. Les imperfections des ér reuves terminées peuvent être corrigées par le pointillage en se servant d'encre de Chine diluée et d'un fin pinceau. On doit être soigneux dans le choix des cartons pour que leur nuance s'harmonise avec la teinte des épreuves. Pour les épreuves à la sépia, n'importe .quelle nuance de brun ou les tons rouge foncé sont tout-à-fait convenables, tandis qu'ils ne sauraient s'harmoniser avec des épreuves aux tons noir et blanc, qui eux parai3sent avec plus d'avantage sur des cartons de teintes grise, noir mat, crème ou chamois. Le papier pesant peut subir le collage rigide, mais a un meilleur effet en feuillets doubles, une manière très artistique de préparer ces épreuves sur papier fort est de les tirer sur une feuille beaucoup plus grande que le négatif. Ceci nécessite l'emploi d'un châssis de grande dimension (6}1 x 8Y2 ou 8 x 10). Prenez une vitre claire de la grandeur du châssis et fixez votre négatif au centre au moyen de papier gommé; dans un papier noir ou orange de la grandeur de la vitre, découpez au milieu un carré d'un demi-pouce moins grand que le négatif; placez ce papier masqué dans le châssis entre le négatif et le papier photo-


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LE TIRAGE DES ÉPREUVES

graphique et faites le tirage du positif de la manière habituelle. Cela vous donnera une épreuve avec une large marge blanche. ' Si, après l'avoir séchée et redressée, VOU3 faites au moyen de la planche une ligne de marge à environ un pouce du contour de l'image, votre épreuve présentera l'apparence d'un dessin ou d'une gravure. Vous fixez cette épreuve dans un feuillet plié en papier à couverture de la nuance convC!J.able. Le résultat est un des plu3 artistiques. ' Le tiràge des positifs sur, les cartes postales Velox est 'a'bsolument le même que sur le papier photographique. Les cartes ne sont sem;ibilisées que sur un côté, le verso est imprimé en conformité des lois postales du Canada. On doit se servir d'un châssis-presse et d'une vitre d'un numéro plus grand que le négatif et les cartons découpés qui accompagnent chaque paquet de cartes, serviront à masquer le négatif. Placez ce carton entre le négatif et le côté sensibilisé de, la carte postale, et après avoir exposé, développé ct fixé, tout comme pour une feuille de papièr Velox ordinaire, vous aurez comme résultat la reproduction de l'image sur: un bout de la carte avec une marge blanche dans la partie qui était masquée par le carton. Finissage des cartes postales Velo,,:

Vous devez apporter le même soin au choix du négatif que lorsque vous faites le tirage sur une feuille de Velox, et vous devriez vous servir de cartes postales genre Contraste, Régulier ou Spécial. Lorsqu'on recherche les contrastes, les cartes postales velours contraste, velours régulier, régulier glacé ou régulier royal donneront les meilleurs résult<i-ts et l'on devrait les employer avec les négatifs minces. Les cartes postales velours spécial, portrait spécial, glacé spécial et spécial royal conviendraient mieux, pour des négatifs vigoureux et produiront des effets tendres. La double impression permet un bon et artistique La double travail sur les cartes postales Velox. Ce procédé im.pression: permet de produire des marges de teinte légère, mais il demande un travail attentif, la taille exacte des masques nécessaires, et un enregistrement soigné des cartes postales durant l'impression. Procurez-vous un nombre donné de plaques transparentes de la grandeur 5 x 7 (on peut employer de vieux négatifs dont l'émulsion a été enlevée par un bain dans une solution de soude et d'eau chaude) et aussi quelques feuilles de papier opaque de la même dimension (5 x 7). Avec l'une des feuilles fabriquez un écran comme on en voit un à la fig. 1. A partir des bords A et B mesurez une marge de cinq huitième à un pouce de largeur; coupez ensuite une ouverture de 2 pouces par 3 à travers laquelle vos négatifs et vos cartes devront être exposés. Fixez les négatifs avec des bandes gommées sur une des plaques transparentes, mettant la partie à imprimer juste en dessous de l'ouverture dans le masque obscur. Mettez la plaque transparente, le négatif et le masque dans le châssis à imprimer, posez sur la carte postale Velox le côté sensible en dessous, afin que les extrémités couvrent l'ouverture du masque. Ayez soin à ce que les bords A et B du verre du masque et de la carte s'ajustent bien exactement aux bords correspondants du châssis. Exposez à la lumière et donnez le temps voulu pour une bonnc impression; enlevez le tout du châs~is et placez-y le verre et le masquc nO 2 que vous aurez auparavant préparé comme l'indique la fig. nO 2.


LE TIRAGE DES ÉPREUVES No. 1

No. 2

B

B

A

A

Les

parties noires représentent papier opaque et le blanc montre la partie découpée.

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le

Les

parties noires représentent papier opaque et le blane montre la partie découpée.

le

Dans un autre morceau de papier opaque 5 x 7, coupez une ouverture de 3 x 5 et mesurez exactement de manière à laisser des marges d'un q.uart de pouce sur les bor.ds A et B. Fixez ce masque soigneusement à une autre plaque au moyen de bandes gommées, puis coupez un aqtre morceau de papier opaque de 27.l: x 37.l: pouces et posez cela dans l'espace clair à une distance d'exactement un demi-pouce des bords A et B. Mettez le tout dans le châssis, posez la carte Velox qui a déjà été exposée dans le premier châssis, ajustez bien les bords et exposez. Cette seconde exposition doit suffire tout juste pour donner la teinte désirée en réglant sa durée sur le degré de Velox employé. Si J'exposition s'est prolongée, les bords seront foncés; ils seront pâles dans le cas contraire. Il faut un peu de pratique pour obtenir la teinte désirée. . Quand les mesures, l'exposition et le développement seront parfaits, vous aurez sur une carte postale une photographie de 2 x 3 avec bordure grise d'un quart de pouce au haut et sur un côté, et d'un ·demi-pouce au bas et de l'autre côté. La teinte de cette bordure.devrait être gris ardoise et s'harmoniser avec le ton noir de votre impression. Le procédé qui vient d'être expliqué s'applique aux autres modèles, comme les ovales et les cercles. Il est quelquefois avisa ole de modifier la teinte des Tons sépia épreuves sur papier Velox pour obtenir un effet plus sur Velox: en rapport avec le sujet reproduit que le ton original donné par le seul développement. Le ton sépia est durable et s'obtient de diverses manières; nous n'en décrivons que demc: le procédé à l'hypo-alun et le procédé de redéveloppement Velox. Le procédé à l'hypo-alun est lent et quelque peu incertain. Il consiste en une solution à l'eau bouillante d'hypo et d'alun pulverisé. Lorsque cetfe solution est refroidie on y plonge les épreuves et on les y laisse jusqu'à ce qu'elles aient atteint la teinte voulue. L'ooération requiert d'une à douze heures et le résultat est toujours incertain. Le procédé de redéveloppement Velox donne d'excellents résultats dans bien moins de temps, donnant des tons aussi durables qu'ils sont beaux. Les photographies faites sur le papier Velox de n'importe quelle qualité ou n'importe quel fini donnent d'excellents résultats lors-


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LET 1 RA GE

DE S É PRE UV ES

qu'ils sont redéveloppés, mais il semble que le procédé soit particulièrement fécond en bons résultats avec les épreuves sur le Velox Royal. Le redéveloppement fait ressortir d'une manière admirable le fini crémeux, moëlleux et doux du papier; les photographies présentant, quand elles sont finies, un fini d'une délicatesse et d'un velouté quasi indéfinissable. Les épreuves sur le Velox de toute qualité, si elles ont été convenablement et entièrement fixées et lavées, donneront de bons résultats avec le redéveloppement, mais quelques sujets, tels les vues marines et celles d'hiver paraissent mieux si elles sont finies en blanc et noir. Les paysages, les VUfS d'automne et les portraits acquièrent une plus grande valeur artistique, grâce à la chaleur des tons que donne le redéveloppateur. Un· paquet de ledêveloppateur consiste en une boîte contenant 14 capsules et une bouteille de solution. Chaque capsule contient les produits chimiques nécessaires pour produire en y ajoutant simplement de l'eau, le bain-réductif requis pourJaire la réduction des épreuves avant le redéveloppement. Le liquide que la bouteille contient est très concentré et doit être manié avec soin; le contenu d'une bouteille de quatre onces est suffisant pour redévelopper environ quatre cents épreuves Velox de 3,li x 5Yz. Il est important que les épreuves ne conservent aucune trace d'hypo et, en conséquence, le lavage doit avoir été minutieux. Placez l'épreuve en noir et blanc dans la solution réductrice où vous la laissez jusqu'à ce que les tons' noirs soient entièrement disparus des parties sombres, environ une minute. Lavez-la ensuite soigneusement à l'eau fraîche, placez-la dans le redéveloppateur; l'image indécise changera aussitôt, apparaissant d'une riche ton brun, se développant graduellement jusqu'à ce que tout son ancien brillant lui revienne, mais changée en un ton sépia au lieu du noir et blanc. Cela requiert 30 secondes. Une solution trop forte ou une trop longue immersion causeraient' des ampoules. Après redéveloppement, rincez les épreuves et immergez-les dans un bain composé du durcisseur liquide Velox, 1 once, et eau, 16 onces. Un dernier lavage complète l'opération qui n'a pris que peu de temps, de sorte que les avantages de ce _procédé sur celui de l'hypo-alun sont évidents. Le redéveloppateur Velox produira aussi d'excellents tons sépia sur le papier bromure, l'ancienneté des épreuves n'affectant appareminent pas ces tons. Les meilleurs résultats sont obtenus avec les épreuves d'un noir bleuâtre, plutôt qu'avec celles d'une teinte verte ou Çllive, résultat de l'emploi d'une trop forte quantité de bromure. Les solutions 1 éductrices et redéveloppatrices garderont leurs forces pour assez longtemps, si elles sont embouteillées hermétiquement. Si les épreuves sont ampoulées, c'est sans doute dû à un durcissement insuffisant de l'épreuve en noir et blanc. Pour y remédier, on se servira d'une solution fraîche et au point, d'acide hypo à une température de 50° à 60°, dans laquelle on fixera ces épreuves environ 20 à 25 minutes. Le négatif doit être lavé et débarrassé de toute trace Conunent cI'hypo. Plongez un papier Velox dans de l'eau claire tirer des quelques instants; puis placez-le sur le côté sensiépreuves d'un bilisé du négatif humide; pressez-le en évitant cie négatif briser le négatif. Exposez-le sans vous servir du hutnide: châssis-presse. Après l'exposition trempez le tout clans l'eau avant cie les séparer. Développez et fixez l'épreuve comme à l'orclinaire.


LE TIRAGE DES ÉPREUVES

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Un peu d'empois est dissout dans de l'eau jusqu'à consistance de la pâte, puis versez de l'eau bouillante jusqu'à transformation en gélatine transparente et laissez refroidir; enlevez la peau qui se form.e à la surface et servez-vous de la pâte limpide. Corn.rn.ent Frottez la surface sèche de l'épreuve avec une houppe faire dispade coton imbibé d'alcool de bois. Ne frottez pas raître les assez fort pour endommager la surface de l'épreuve froissures ou et prenez soin de tenir l'épreuve à plat sur une surface rn.arques de unie, tel un morceau de verre. frottern.ent Le développateur liquide Velox N. A. empêche toute des photomarque de frottement. graphies Velox: La lecture attentive.des instr?ctions pré<;éd~ntes vous permettra de produire des resultats satisfaisants sur tous les papiers Velox.

Corn.rn.ent faire une bonne pâte d'arn.idon:

Causes d'insuccès:

En consultant les causes d'insuccès ci-dessous vous pourrez probablement résoudre toute difficulté que vous aurez dans votre travail.

L'IMAGE EST TROP FONCÉE.

Exposition trop longue. Développement trop prolongé. Insuffisance de bromure de potassium. MANQUE DE VIGUEUR DANS LE NÉGATIF.

Peut-être l'emploi de la mauvaise marque de papier; essayez le Velox Contraste ou le Velox velours régulier. L'ÉPREUVE EST TROP PÂLE, SANS DÉTAIL.

Exposition trop courte. Le négatif était trop opaque pour le papier régulier. Essayez le velours spécial ou le Velox spécial à portrait. BLANC SALE SUR TOUTE LA SURFACE .DE LA PHOTOGRAPHIE.

Brouillard léger. Manque de bromure de potassium dans le révélateur. Vieux papier. BLANC GRISÂTRE OU ApPARENCE GRANULÉ SUR LES BORDS DE L'IMAGE OU MÊME SUR TOUTE SA SURFACE.

Exposition trop courte ou développement trop poussé. Vieux papier. Papier conservé à l'humidité. Fumées chimiques, ammoniaque, etc. Gaz d'éclairage ou de charbon. TEINTE VERDÂTRE OU BRUNE PARFOIS AVEC MARBRÉE.

Emploi d'un révélateur trop vieux ou trop faible. Excès de bromure de potassium. Excès d'exposition. TACHES JAUNE VERDÂTRE ApPARAISSANT LORSQU'ON DU RÉVÉLATEUR LIQUIDE VELOX N. A.

Exposition trop courte, et développement trop poussé.

S'EST SERVI


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LE TIRAGE DES ÉPREUVES

TACHES JAUNE PÂLE ApPARAISSANT DANS LES CONDITIONS DES PRÉCÉDENTES. Se fixe complètement dans un bain d'hypo bien prépalé (voir la formule p'age 109). La disparition entière de cette teinte garantit un fixage satisfaisant. TACHES ROUGES OU BRUNES. Emploi d'un révélateur vieilli ou oxydé (on ne doit jamais se servir d'un révélateur fortement coloré par l'usage ou devenu pâteux). ' Fixiige imparfait. Emploi d'un révélateur trop chaud. Jnsuffisaüce de l'acide dans le bain de fixage ou bien les épreuves n'ont pas été tenues en mouvement dans le bain pour permettre ['effet uniforme de la solution de fixage. (Voir page 1D9.) COLORATION VIOLETTE. (Peu fréquente.) Le papier Velox a été traité comme papier à image apparente. Fixage incomplet. P01NTS,BtA~CS.

Bulles d;iJ.i:;sur la surface,du' papier. On les éviJe' en'.développant la face en haut et chassant ces bulles dès qu'elles se forment, 'en lés frottant du doigt. ' POIN.TS SOMBRES, RO'NDS'ET IRRÉGULIERS. : Causés par des 'bulles' d'air se formant à la burface de l'épreuve en les plaçant dans le bain de fixage sans avoir soin de les tenir en mouvement. D(,:~OT BLANCHÂTRE SUR TOUTE LA SURFACE DE L'ÉPREUVE.

Bain d'hypo laiteux (trop chargé de sels de chaux). Si l'épreuve est bien 'lavée et le dépôt enlevé avant le séchage, il n'en résultera pas d'inconvénient. Corrigez le bain de fixage en ajoutant encore de ['acide acétique nO 8. BIEN QUE L'IMAGE SOIT BONNE, ELLE EST COUVERTE DE MARQUES OIRES. Craquelures causées par le frottement. (Voir page 107.) AMPOULES. Les épreuves ont été froissées ou brisées pendant le lavage. Ne laissez jamais un· jet d'eau tomber directement du robinet sur l'épreuve. . Emploi d'acide acétique trop fort dans le durcisseur. Différence trop grande entre la température des divers bains. Jnsuffisance du durcisseur dans le bain de fixage. Ne vous servez jamais d'un bain d'hypo seulement; ajoutez-y toujours le durcisseur liquide Velox pour l'acidifier. DES CRAQUELURES SE PRODUISENT PENDANT LE RE DÉVELOPPEMENT. (Voir page 115.)


LE TIRAGE DES ÉPREUVES

Développée avec l'étone-hydroQuinone de force moitié moindre Que les indications sur la feuille ct 'instructions. BIZARRERIES.

117

Drvcloppéc avec l'étone-hydroquinone selon la force prescrite sur la fcuille d'instructions.

'.,

/

Développement irrégulier, l'image semblant couverte de taches graisseuses, de m<J.rques de doigts créant, l'impression' qu'il y a des endroits du papier qui n'àuraient pas été ·'gélatinés. De toutes les plaintes que nous re~evons du papiet Velox aucunes ne causent autant d'ennuis que ces effets.et ces résul.tats bizarres. C'est· ennuyeux pour le photographe qui croit que c'est le papier qui en est la cause et ennuyeux pour nous qui savons que le mal est causé par l'emploi de solutions incorrectes. Nous reproduisons (page 118) une épreuve montrant l'un de ces effets curieux. C'est par les temps bien humides que ces bizarreries se produisent le plus souvent. Il est incontestable que le papier absorbe l'humidité cI'une manière inégale et que par endroits il est réfractaire à l'action d'un révélateur défectueux. Il est essentiel d'employer des .pro,duits chimiques absolument purs dans la préparation., des solutions révélatrices, et comme le Velox exige un bain contenant près de deux fois autant de carbonate de soude que de sulfite de soude, il est facile de comprendre que la moindre erreur dans les proportions de ces produits cause des désagréments'. Le myoen d'empêcher ces résultats bizarres est de jeter votre révélateur et de préparer une solution neuve, la faisant même plus forte. Il arrive quelquefois qu'un paquet de Velox donnera des effets tout à fait curieux dans un révélateur qui n'affectera pas un autre lot de papier, Ce n'est pas là une preuve que le papier est défectueux, mais cela montre simplement que ces paquets ont été conservés, depuis leur sortie de la manufacture, dans des conditions différentes l'un de l'autre, et que par suite l'un des deux est devenu plus sensible à l'action d'un révélateur défectueull:, Les deux paquets, cependant, donneraient un excellent résultat si la solution dont on se sert, était absolument correcte.

1

'


LE TIRAGE DES ÉPREUVES

118

T ACHES

D'UN BLANC JAUNÂTRE SE REPRODUISANT LORSQU'UN AUTRE RÉVÉLATEUR QUE LE N. A. A ÉTÉ EMPLOYÉ.

Une teinte se répandant sur toute l'iniage est le résultat de sousexposition et d'un développement forcé. Les épreuves n'ont pas été tenues en mouvement durant les premières secondes de l'immersion dans le bain de fixage à l'hypo. Le révélateur employé était trop faible. Lavage et fixage insuffisants. L'eau du lavage contenait du fer-provenant probablement des tuyaux d'eau. L'air de la mer· affecte le papier Velox, occa&ionnant ces teintes d'un blanc jaunâtre, de sorte que les paquets ne doivent pas être laissés ouverts et le développement doit se faire aussitôt après l'expo~ition. La permanence des épreuves sur Velox n'a jamais Cette permanence dépend de la manipulation soignée des épreuves. Il est hors de doute qu'avec l'emploi d'un révélateur correctemen,t et. fratehement préparé, et avec un fixage et un lavage complets les' épreuves sur le Velox seront d'une permanence absolue. Bon nombre ç!e marchands ont depuis des années des photographies que nous leur avons envoyées comme échantillons. et qu'ils ont tenus exposés continuellement dans toutes sortes de conditions atmosphériques. C'est bien là/un argument irréfutable en faveur de la permanence du Velox. La boite à imprimer Boîte à kodak permet à l'aim.prim.er mateur de tirer un uniforme Kodak,pour nombre am.ateur: de photographies, d'un négatif quelconque-et 'rapide]Uent-sur Velox ou sur tout autre. papier se développant de façon identique. Cet appareil se compose d'une boite dont le couvercle s'enlève à volonté et ,'enfermant une fenêtre vitrée qui sert à imprimer. Les photographies peuvent se faire avec des marges blanches, de dimensions variant de 1 % x 231 pouces à 4 x 531 pouces par un simple procédé automatique auto-mask qui maintient solidement le négatif.. A l'intérieur de la boite se trouve une petite ampoule électrique rouge, qui permet d'ajuster le négatif et le papier sensible, et une lampe Mazda de 60 Watts qui s'allume automatiquement pour faire l'exposé, une fois que le couvercle est hermétiquement clos. Sur le côté de la boite est une fenêtre mobile recouverte de papier de couleur rouge et jaune, qui fait l'office de chambre noire. Elle est fournie toute complète, mais sans lampe, avec 531 pieds de cordon de fil électrique et commutateur de jonction. ' Il faut· se servir de l'électricité pour utiliser la Boite Kodak à imprimer pour amateur.

Perm.anence: été mise en doute.


LE TIRAGE DES ÉPREUVES

119

Le nouvel AutoMask est le châssis-presse le plus commode et le plus utile pour imprimer, qui ait jamais été imaginé. 11 peut s'adapter aux dimensions de n'importe quelle épreuve photographique d'amateur, mesùrant 4 x 5, 3;i x 571 et plus petit, étant menu de la même méthode simple Auto Mask que pour la boîte à imprimer Kodak, .pour amateur. L'épreuve est maintenue solidement en place par le masque, et elle peut s'enlever facilement, quand onJe désire, en appuyant légèrement sur le levier avec le pouce. On peut imprimer un nombre illimité d'épreuves avec marge sans qu'il soit nécessaire de changer la position du négatif, et, si on le désire, les photographies peuvent êtres faites en laissant, sur le côté ou en bas une marge blanche, réservée pour l'écriture, 'comme pour les cartes postales. Les échelles g-raduées, placées sur les côtés fixes des guides stationnaires, facilitent l'ajustage aux dimensions exactes voulues. Cet appareil s'emploie aussi bien à la lumière du jour qu'à celle de la lampe électrique ou à gaz. Châssis-presse auto-mask Kodak pour imprimer:


SILHOUETTES PHOTOGRAPHIQ,UES. Reproduit de "Kodake;y," mai 1915. Une "silhouette" consiste' ordinairement dans une image uniformément noire. Il existe aussi des silhouettes blanches, mais les noires sont généralement comprises. Comme l'image d'un portrait-silhouette -est dénuée de détail, l'att'ention de l'observateur se porte forcément sur ses contours, qui sont d'ha1Jitude assez caractéristiques pour révéler l'identité de la personne représentée. ·· d 1 lmagedécoupéeàmêmel'imagc L ongtemps avant. l, 1I1ventIOn e a entière à la page 121 photographie, on a fidt des silhouettes en . . traçant les cont01,lfS d'une ombre sur le mur ou sur une feuille de papier,. puis en remplissànt ces contours de pigment noir. On a aussi obtenu des silhouettes en découpant dans du papier noir ks portraits ombrés,' avec une paire de ciseaux. Cette dernière' méthode est deveniIe très . populaire dans la première partie du siècle dernier, et beaucoup de silhouettes excellentes qui ont alors été faites,

Parties choisies imprifuées à Faide du négatif. Image entlêt:~ sur négatif indiquée à gauche.


SILHOUETTES

Grandeur entière de l'image.

121

La manière cie la découper

est indiquée dans l'illlls~ration d~ la page 120.

surtout celles de nos .présidents et autres hommes public, sont aujourd'hui conservées dans nos musées. Il est intéressant de rappeler, en passant, que les premières impressions faites au soleil ont étê des silhouettes. ' On peut faire des silhouette;; photographiques à toute lumière assez forte pour donner un négatif. -éaninoins, la manière la-plus sûre et la plus facile d'obtenir des ré&ultats uniformes est de faire les expositions instantanées le soir. Il faut deux pièces, séparées par une porte ouverte. Il faut entièrement recouvrir cette dernière avec un qrap blanc- (un drap de lit est excellent) étendu uniment pour qu'il.n'y ait pas de plis. Ces derniers apparattront dans l'épreuve. Le sujet et l'appareil sont placés dans une pièce et le poudre-éclair au magnésium dans l'autre.' Le sujet


122

SILHOUETTES

est posé uevant le urap, ct fait, à angle droit, face à l'appareil. La face doit être de plein profil, afin que ll1ê,me les cils de l'œil le plus rapproché du drap soient visibles, quand on regarde le sujet, de b position de l'objectif. Ainsi que l'indique le diagramme de la page 124, il faut aussi placer la lumière ou la poudre-éclair de telle sorte qu'une ligne tirée du centre de l'objectif à la position de la poudre-éclair passerait par le centre du drap qui obstrue l'entrée de la porte. Juste avant de faire l'exposition, il faut éteindre toutes les lumières des deux chambres, et après avoir ouvert l'obturateur, le magnésium est allumé, puis il faut aussitôt fermer l'obturateur et rallumer les luinières de la pièces. Dans la photographie des silhouettes, il faut éviter les réflexions des murs, des tableaux et des meubles. Une porte située près de l'angle d'une chambre est impropre, à moins que le papier-tenture soit très foncé. Les costumes de couleur blanche ou pâle conviennent aussi moins bien que les costumes foncés. Les négatifs doivent avoir du contraste, pour que l'ombre de l'image du sujet soit la seule à être impressionnée. On obtiendra des négatifs contrastés en développant les pellicules dans la cuvette à pellicules Kodak pendant quinze minutes, avec deux poudres révélatrices à cuvette, employées à une température de 65 degrés. Les négatifs développés à la cuvette offriront du contraste, avec l'emploi du révéla-

Image entière avec tous les accessoires. et image découpée accentuant la figure.


SILHOUETTES

123

teur à double puissance, jusqu'à ce que l'arrière-plan (tel que vu du dos du négatif) soit noirci à la base de l'émulsion. Dans l'impression du négatif d'une silhouette, il faut d'ordinaire masquer la partie inférieure. On peut fabriquer le masque avec un papier opaque quelconque, découpé ou déchiré suivant la forme voulue. On peut placer le masque entre le papier sensible et le négatif, ou le tenir au-dessus du dos du négatif, durant l'impression. On peut aprliquer une substance opaque avec un pinceau à retouche (on peut se procurer les deux chez les marchands de kodaks) sur le dos du négatif, pour obstruer l'image de tout ce qui peut apparaître sur le négatif en dehors de la surface couverte par le drap. Si on le désire, on peut aussi, Image indiquée à la page 122, en appliquant' cette méthode. moditelle Qu'imprimée à travers fier les contours des costumes et des une cache. accessoires. Il faut imprin-er les silhouettes sur du papier contraste, comme le Velox Régulier. Le papier doux, tel que le Velox Spécial, n'est pas approprié, à moins que la densité du fond ne soit extrême. Quana le sujet est çlacé à 2 pieds du drap blanc et que la feuilleéclair est alluLT.é à 5 pieds en arrière du drap, avec l'ouverture de l'objectif graduée à f. 8 (S. U. 4), la table suivante indiquera le format de la feuille-éclair à utiliser pour les différentes dimensions d'appareils énumérés: 1% x 272 1 nO 1 feuille-éclair Eastman. U'<Îx3~

272 x

4~ 3~x4~ 3~ X 572

4

4~

5

X X

X

1 nO 2 feuille-éclair Eastman.

5

672 1 nO 3 feuille-éclair Eastman. 7

Diagramme indiquant le dispositif de prise de silhouette.


LA PHOTOGRAPHIE D'INTÉRIEUR Reprodutt de "Kodakery," février 1917. La manière la plus simple de photographier les ,pièces d~ la maison est de placer l'appareil sur un trépied et de donner le temps de pose à la lumière du jour qui pénètre par les portes et fenêtres. Les- personnes qui ont observé que le' jour est fort dans certaines parties d'une pièce, et faible dans, d'autres parties, peuvent douter des bons résultats qu'on peut obtenir par une méthode aussi,simple. La clef du succès consiste à contrôler la lumière par l'élévation ou l'abaisseQ1ent des ridéaux des fenêtres et l'ouverture ou la fermeture des porte~; de façon à rend~e la lumière aussi uniforme que po~sible dans les parties de la pièce qui doit être photographiée. De plus, il faut toujours que l'appareil soit à contre-jour, ou que la lumière pénètre par un ou plusieurs côtés, sauf le côté de la pièce vers leguel l'objectif est dirigé. Il faut encore que le temps de pose soit assez long pour permettre l'i[llpression distincte de toutes les ombres, à l'exception dES plus prononcées. Nos illustrations proviennent de photographies obtenues' à l'aide de cette méthode. Les pièces ont été photographiées par un jour de

FlG. l.-1-Pr.isc à 10 heures du matin; diaphragmef.22; 3 minutes.


LA PH 0 T 0 GR A PHI E D' IN T É RIE UR

125

FIG. 2.-Frise à Il heures du matin; dia'phragme,f.32; 6 minutes.

cl3ir soleil. Le seul changement apporté dans la disposition des pièces 'a été l'enlèvement des meubles trop rapprochés de l'appareil. La vignette 1 a été prise à 10 heures du matin. Les murs, le, plafond et la boiserie étaient de couleur pâle. Le jour pénétrait du côté est par une fenêtre et par une porte, placées toutes deux derrière, l'appareil. Le mur situé au sud figure sur le côté gauche de l'image. L'escalier était parallèle au mur situé à l'ouest, Bien que les rideaux des,fenêtres de l'escalier fussent baissés, ils étaient de couleur si pâle qu'on pouvait voir les contouq des châssis à travers les rideaux. . La figure 2 représente une autre vue de la même pièce. La PÇ>rte ouverte se trouvait sur la paroi nord, Le jour entrait du côté droit de l'appareil. La plus grande lumière qui soit pénétrée dans la pièce au-delà de la porte provenait des fenêtres de gauche, qu'on ne I=ouv,ait apercevoir de la position de l'appareil. Les murs, le plafond et le mobilier impressionnés dans la figure 3 étaient très sombres. Le soleil dardait directement sur les fenêtres représentées dans la vignette, projetant ainsi l'ombre des barres de la fenêtre sur les rideaux de couleur sombre. Cette photographie a été nrise à la lumière qui êntrait par deux bay-windows se faisant face, Lesombr~s du parquet indiquent qu'il pénétrait une plus forte lurni~re par les fenêtres placées à gauche de l'appareil que par celles-placées à dr?ite. La vignette 4 indique .des parties des trois pièces. La ,vue pointait vers l'est. La pièce la plus éloignée était éclairée par les fenêtres du nord, de l'est et du sud, et les autres pièces recevaient le jour des fe-


126

LA P HO TO GRA PH lE D'UIT É.RlE UR

nêtres du nord et du sud. Le bosquet, légèrement visible au-dessus de la fougère, était à l'extérieur, à l'ombre, et très rapproché de la maison. Les effets uniques représentés dans les vignettes 5 et 6 ont été obtenus par un temps sombre, la pose ayant eu lieu à l'intérieur pour embrasser la vue extérieure visible à travers les fenêtres fermées. Dans la photographie d'intél ieur, il faut observer les règles suivantes: L'appareil doit être placé sur un trépied ou autre support solide pour les temps de pose. Si l'on tient l'appareil en main durant l'exposition, l'image sera embrouillée et, dans les instantanés, les clichés manqueront de pose. . L'appareil doit être de niveau, de sorte que lés lignes verticales des

FIG. 3.-Prise à 3 heures de l'après-midi; diaphragme.~16; 10 minutes.

parois, telles que vue" dans le viseur, soient parallèles aux parois du viseur, ou bien l'image révèlera que les murs s'effilent. Il faut représenter une plus grande partie du parquet que du plafond, ou bien la pièce paraîtra surchargée au sommet. • Avant de faire l'exposition, mettez fermement la tête en avant de l'objectif et cherchez les réflexions dans les images ou les miroirs (remarquez dans l'image la réflexion au-dessus de la cheminée, fig. 3) et, s'il n'yen a pas, placez un tampon de papier derrière un angle du cadre, changeant ainsi son angle. On remarquera un léger changement d'angle dans l'image. • 'employez jamais un grand diaphragme, ou bien la mise au point d'une partie de l'image sera défectueuse. Ne placez jamais des meubles au premier plan près de l'appareil, sans quoi ils seront trop en vedette par rapport à ceux placés plus loin cie l'objectif.


LA PHOTOGRAPHIE D'INTÉRIEUR

127

N,c groupez pas ueaucoup de meubles dans le champ de vision, car l'image fera paraltre la pièce encombrée. Prenez diverses vues de la même pièce, en laissant, autant que possible, chaque meuble à sa place habituelle. Pour déterminer les expositions d'intérieur, assurezvous si votre -appareil est muni d'un objectif double ou simple. La combinaison de face d'un objectif double est en avant de l'obturateur ~t visible, que ce dernier soit ouvert ou fermé. Au cont raire, un objectif simple se trouve derrière l'obturateur, et il est invisible quand ce dernier est fermé. Avec tous les appareils à main munis d'un objectif double, emj::loyez le diaphragme gradué à 16 et, avec tous les autres appareils pourvus d'un objectif simple n'ayant pas de diaphragme . FIG. 4.-Prise à 4 heures de ]'aprês-inidi; gradué à 16, employez la diaphragmè,I.22; 2 minutes. deuxième graduation et donnez les temps de pose recommandés ci-dessous:

TABLE D'EXPOSITION POUR PHOTOGRAPHIE D'l NTÉRIEUR Murs blancs et plus d'une fenêtre: soleil clair dehors, 4 secondes; soleil voilé, 10 secondes;

clair et nuageux, 20 secondes; sombre et nuageux, 40 secondes;

M urs blancs et une seule fenêtre: soleil clair dehors, 6 secondes; soleil voilé. 15 secondes;

clair et nuagetLx, 30 secondes; sombre et nuageux, 60 secondes;

Murs et tentures demi-ton et plus d'une fenêtre: soleil clair dehors, 8 secondes; soleil voilé dehors. 20 secondes;

clair et nuageux, 40 secondes; sombre et nuageux, 80 secondes;

Murs et tentures demi-ton et une seule fenêtre: soleil clair dehors, 12 secondes; soleil voilé, 30 second.es;

clair et nuageux, 60 secondes; sombre et nuageux, 120 secondes;

Murs et tentures foncés et plus d'une fenêtre: soleil clair, dehors, 20 secondes; soleil voilé, 40 secondes.;

clair et nuageux, 80 secondes; sombre et nuageux, 2 minutes et 40 secondes;

i\i urs et tentures foncés et une seule fenêtre: soleil clair dehors, 40 secondes; soleil voilé, 80 secondes;

clair et brillam. 2 minutes et 40 seéondes; sombre et nuageux, 5 minutes et 20 secondes.


128

L'A PHOTOGRAPHIE D'INTÉRIEUR

Cette table sert pour les pièces dont les fenêtres reçoivent la lumière libre du ciel. et pour les expositions faites au' moins trois heures après le lever du soleil; ou pas plus tard que trois heures avant son coucher. Dans l'emploi de la graduatio,n suivante plus petite que celle mentionnée, pour un appareil muni d'un objectif simple ,ou double, faites une expositiop double de celle indiquée dans la table. Si vous êtes dans l'embarras pour décider s'il faut ranger les mur~ et tentures de la pièce dans la catégorie des couleurs demi-ton ou foncées, faites l'exposition recommandée pour les murs et tentures foncés. Les conditions varient grandement dans des I,ièces diffé-

FIG. 5.-Prise à 10 heures du matin; très nuageux; diaphragme. 1.22; 5 secondes.

rentes. !\éanmoins, quelles que puissent être les conditions, si les pièces ont une ou plusieurs fenêtres, vous pouvez réussir des photographies de, certaines parties de ces pièces, en employant la méthode décrite. La plate-forme du trépied R. I. C. (voir page 75) est un accessoire très convenable dans l'usage d'un trépied à l'extérieur. La ,plate-forme est munie de roulettes, ce qui rend très simple le déplace"!llent de l'appareil à tout endroit de la pièce.


AGRANDISSEMENT La plupart des amateurs savent qu'on peut obtenir de magnifiques agrandissements de presque tous les formats à J'aide des négatifs du kodak ou de tout autre petit cliché.. Ils croient cependant que le procédé d'agrandissement est compliqué et nécessite un outillage considérable et une grande habileté. En réalité, il est facile de faire un agrandissement, et ce travail n'exige pour ainsi dire pas d'autre accessoire que le kodak. Aux pages suivantes, nous expliquons clairement les usages faciles et particuliers aux papiers Bromure et Velox, et nous démontrons comment utiliser un kodak et beaucoup d'autres appareils à main pour faire des agrandissements. Nous ne visons pas à expliquer J'outillage plus compliqué et plus couteux employé par le professionnel, mais nO'lS no.us bornons aux exigences de l'amateur ordinaire. . Le papier Bromure est un papier photographique pur, Papier enduit d'une couche sensible, composée priricipalebromure: ment de bromure d'argent et de gélatine blanche, . similaire à J'émulsion sur les plaques ou pellicules sèches, mais beaucoup moins rapide, ce qui" permet de les manipuler· à une lumière plus forte qu'il ne faudrait pour les plaques ou pellicules.. Exposé à la 1umière et developpé, le bromure d'argent donne un ton· noir pur; les parties non exposées du papier enduit de cette émulsion conservent un blanc pur, à J'exception du papier bromure "Royal"," qui se fait sur un fond crème délicat. . Si le débutant tient compte que la feuille de papier bromure possède exactement la qualité de la plaque sèche lente, et qu'on obtient une image positive en photographiant à travers le négatif sur la feuille de papier Bromure, en plaçant le. négatif et la feuille de papier à l'écart l'un de l'autre, plutôt qu'en contact, comme pour les épreuves 01 di· naires, il lui sera beaucoup plus facile de comprendre ce procédé., Le papier Bromure poss~de de remarquables qualités -de conservation, tant avant qu'après le tirage; et si l'épreuve, après développement, est fixée et lavée avec soin, elle se conservera aussi longtemps que le papier support lui-même. Au sens ordinaire du mot, un agrandissement est une Qu'est-ce image ou un portrait positif obtenu en laissaht' passer qu'un agran- des rayons lumineux à travers un cliché pour passer' dissement? ensuite par un objectif et se converger sur une feuille de papier bromure sensible; la grandeur de -rimage projetée dépend de la distance qui sépare J'objectif de la feuille; ainsi,. plus la feuille est éloignée de J'objectif, plus J'agrandissement est considérable. Le diagramme de la page 130 'fait clairement comprendre la chose. L'agrandissement d'un négatif se fait aussi de la même manière, en se servant d'un petit positif, J'image projetée convergeant sur une plaque sèche, au lieu de converger sur le papier. Bromure. S


130

AGRANDISSEMENT

Tout kodak ou brownie à mise au point et toute autre espèce d'appareils à main à mise au point se prêtent aux agrandissements de tous les formats désirés, à l'aide des clichés qui ne sont pas plus grands que les pellicules ou plaques employés par l'appareil. Pour agrandir avec un appareil à main, la seule chose nécessaire est une chambre noire, ayant une fenêtre à travers laquelle peut librement pénétrer la lumière du ciel. A part de l'appareil, l'amateur peut fabriquer tout son outillage d'agrandissement. Cet outillage comprend un cadre-châssis de bois (fig. 1), ajusté à une planchette (A dans fig. 2), avec, dans le châssis et la planchette, un'e ouverture d'à peu près le même diamètre et la même forme que le dos du soufflet de l'appareil, un réflecteur blanc (C dans fig. 2) ,et une planèhe à copier ou chevalet (fig. 3) pour tenir le papier sur lequel il faut faire l'agrandissement.

L'usage du kodak et du brownie pour l'agrandissement: '

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La largeur des côtés du cadre-châssis (A fig. 1) doit avoir le double de l'épaisseur du camera-cette dernière épaisseur étant sa plus faible dimension, lorsque fermé. L'espace B (dans fig. 1 et 2) représente une coulisse où l'on place le porte-cliché, composé de deux morceaux de vitre nette et sans défaut un peu plus grands que le cliché. Le cadre-châssis est muni d'une fenêtre ouverte, et les parties de la fenêtre non remplies par la planchette doivent être obstruées avec des matières légères, telles que du bois, du carton épais ou un tissu opaque, de sorte que la seule lumière qui puisse entrer par la fenêtre soit celle qui pénètre dans le camera par l'ouverture,. du châssis. (Voir fig. 3.) Ilfaut tenir en étroit contact ave'c le châssis le camera supporté par la planchette au fond du chassis (D fig. 2). Le plus facile moyen de réussite est l'emploi d'une couple de bandes élastiques solides et larges, comme en vendent les libraires. Les joints 'entre le camera


AGRANDISSEMENT

131

et le châssis doivent être impénétrables à la lumière. S'ils ne le sont pas, il faut les couvrir au. moyen d'un châle ou drap froncé. Dans les agrandissements, il faut que le négatif soit uniformément illuminé. A cette fin, il faut que le réflecteur, placé à l'extérieur du cadre, à un angle de 4-S degrés, pour réflecter la lumière du ciel par l'ouverture du cadre, soit approximativement B trois fois a ussi large et trois fois aussi long que l'ouverture pratiquée dans le cadre. Après plusieurs essais de réflecteurs, on a constaté que le plus satisfaisant est le carton t-llanc, propre, sans éclat. On peut placer sur une table, ainsi qu'indiqué dans la fig. 3, le tableau, qui peut se composer d'une planche à dessin, munie FrG.1. d'une base pour que le tableau puisse se tenir debout. Il faut coller sur un masque opaque avec du papier gommé les bords du négatif, et que le masque soit de la même grandeur que les vitres entre lesquelles le négatif est placé, afin que la seule lumière qui pénètre dans l'appareil soit celle qui passe par la surface de l'image du négatif. Toute lumière qu'on laisse traverser les vitres à l'extérieur de la surface de l'image est susceptible de voiler l'agrandissement. On peut découper des masques dans le papier noir qui sert d'emballage aux papiers Velox et Bromure. Toutefois, les feuilles à masques Eastman conviennent mieux, car elles sont réglées avec précision, ce qui assure le découpage des masques à angles droits parfaits. Après avoir placé entre les vitres le négatif masqué, il faut assujettir les vitres avec du papier gommé, aux extrémités, pour assurer la planéité du négatif. . En plaçant dans la coulisse (B fig. 2) les verres qui supportent le négatif, de sorte que ce dernier soit renversé, avec le côté de l'émulsion(le côté mat) du .négatif faisant face à l'objectif, il faut projeter sur le tableau le côté droit de l'image. Avec l'objectif à peine l'ouverture et la chambre noire fermée, afin qu'aucune autre lumière que celle qui travel se le négatif et l'objectif ne puisse entrer dans la pièce, on peut opérer la mise au point exacte du format d'agrandissement désiré sur une feuille cie papier blanc épinglée au tableau Le négatif et le tableau doivent être parallèles. S'ils ne le sont pas certaines partie!; de l'agrandissement ne seront pas au point.


132

AGRANDISSEMENT

Le format de l'agrandissement est déterminé par la distance relative qui sépare le tableau de l'objectif-plus cette distance est grande, plus l'image est grande-et la mise au point précise est effectuée en avançant ou recula,nt l'objectif sur la base du camera. Après une exacte mise au point, il faut arrêter l'objectif à sa plus petite ouverture; et placer un écran coloré jaune pâle en avant de l'ob· jectif. Une lumière terne et jaune sera ensuite projetée sur le tableau, et vous pouvez sans danger, manipuler pendant quelques instants, dans cette lumière jaune faible, le papier sur lequel vous devez faire l'agrandissement. Après avoir épinglé le papier à agrandissement dans la même position que le papier blanc sur le tableau, vous ouvrez le diaphragme de l'objectif à la graduation 16, vous enlevez l'écran et fait,es l'exçosition.

FIG. 3.

Après l'exposition, vous fermez l'obturateur de l'appareil et développez: l'aglan~issement. Vous pouvez déterininer l'exposition à faire en découpant dans toute la longueur du papier à agrandissement une bande d'un pouce ou deux de largeur, puis vous l'épinglez en diagonale sur la surface du tableau, et vous faites les expositions d'essai. !\. cette fin, recouvrez % de la bande d'un morceau de carton et exposez 73 non découvert de la bande pendant un certain temps, puis enlevez le carton pour que le 73 exposé et la Yz de la partie couverte soit découverte, et faites une autre exposition de même durée que la première. Finalement, enlevez tout le carton et faites sur toute la bande une troisième exposition de même durée que la première. La bande aura ainsi reçu 1, 2, et 3 unités d'exposition. Il faut développer cette bande durant le temps recommandé dans les instructions données avec le papier employé. La partie qui parait au point, après le dévelop-


AGRANDISSEMENT

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pement et le fixage de la bande est celle bien exposée. Si la bande toute entière semble trop faible, toutes les expositions ont été trop courtes, tandis que si la totalité de la bande paraît trop prononcée, les expositions ont été trop longues. Le remède à apporter dans ce' cas est manifeste-il faut exposer une autre bande pendant une durée différente. L'outillage est simple et parfaitement efficace pour faire les agrandissements à la lumière du jour. Il peut être construit par une personne habile à manier de3 outils. Dans les agrandissements suivant la méthode décrite Contrôle ci-dessus, la chambre noire dans laquelle nous opérons central: constitue l'intérieur de l'appareil d'agrandissement (même comme l'intérieur du soufflet constitue l'intérieur d'un appareil pliant à main), et le tableau sur lequel est projetée l'image agrandie sert d'écran pour la mise au point. L'appareil à main (dont le dos a été enlevé) employé dans l'agrandissement .sert d'appareil porte-objectif et porte-cliché, et le soufflet de l'appareil à main forme un cône impénétrable à la lumière qui empêche toute lumière, sauf celle traversant le négatif et l'objectif d'atteindre le papier sur lequel est fait l'agrandissement. En étant à l'intérieur de l'appareil d'agrandissement durant le tirage de l'agrandissement, nous pouvons contrôler l'agrandissement localement. Comme nous pouvons, à l'aide de cette méthode, obtenir des images que nous ne pouvons aussi facilement obtenir au moyen de tout autre procédé photographique, nous exptiquerons la méthode pn détail. Presque tous les négatifs, excepté ceux qui manquent fortement. de pose, contiennent de nombreuses nuances délicates que nous· pouvons à peine observer dans une petite épreuve Rar contact,' mais' que nous pouvons ilpercevoir dans un agrandissement. ' c. 1 . L'absence de détail dans les petites surfaces de la lumière ou:des tons foncés, d'une petite image n'est pas désagréable. Cependant, comme ces surfaces sont· plus vastes dans un agrandissement, elles' sont plus visibles et rarement agréables à la vue, avec ou sans détail.

• FIG.

4.-lndiquant la méthode de contrôler localement l'épreuve d'un agrandissement.


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AGRANDISSÊMENT

Si le négatif accuse du détail dans ces surfaces, nous pouvons l'enregistrer dans notre agrandissement et, ce qui importe davantage, nous pouvons aussi augmenter ou diminuer le contraste entre les différents tons de l'image, autant que nous le désirons, grâce au contrôle local de l'épreuve d'agrandissement. La méthode à suivre à cette fin est illustrée par le dessin de contour indiqué dans la fig. 4. Les lignes pointillées reliant l'objectif au tableau suggèrent le format d'agra-ndissement à donner, et la tache noire sur le tableau représente une surface qui paraîtrait trop noire, ou sans netteté, dans l'agrandissement, si nous permettions à la lumière d'exercer sur elle une action aussi longue que sur les autres parties de l'image. La méthode à employer pour contrôler localement l'impression est de permettre l'action de la lumière nécessaire sur toute l'image pour assurer l'impression des tons sombres. Puis, dès l'achèvement de l'impression des tons noirs, il faut tenir un morceau de carton entre l'objectif et le tableau dans une position telle que la lumière ne peut parvenir à la partie de l'image complètement imprimée, ce qui aurait pour conséquence dè donner une trop forte impression, sans toutefois empêcher la lumière d'atteindre les parties non encore entièrement imprimées. Le format du carton doit être déterminé par la grandeur de la surface à masquer et par la distance du carton à l'objectif-plus le carton' est près de l'objectif, plus l'ombre projetée sera grande et plus les bords de l'ombrage seront diffus dans l'image achevée. En le tenant un peu plus rapproché de l'objectif que du tableau, et en le déplaçant constamment pour faire l'ombrage, l'image ne révélera aucune trace d'ombrage. Il faut fixer le carton, au moyen de bandes de papier gommé, ou de tout autre article convenable à un manche formé d'une bande de vitre nette d'environ Y2 pouce de large et aussi long que la moitié de la largeur du tableau. Comme la lumière traversera cette vitre, le manche n'aura pas d'effet appréciable sur l'ombrage de l'image. Pour l'impression du détail des tons clairs, on emploie une feuille de carton qui masquera tout le tableau. Il est pratiqué dans le carton une ouverture par où pénètre la lumière durant l'ombrage. On peut modifier la surface et la forme de l'ouverture en bouchant une partie de cette dernière avec les doigts. Bien que sa description soit difficile, ce procédé est d'application très facile et, avec un peu de pratique, le photographe devrait obtenir les résultats qu'il désire--résultats que ne peuvent dépasser aucune autre méthode connue. Après la _mise en place du négatif et avoir veillé à ce L'exposition: que le paquet de papier bromure soit bien protégé, ajustez l'obturateur pour un temps de pose et déclanchez la détente pour l'ouvrir; une image plus ou moins brouillée apparaît sur le tableau; reculez maintenant ou avancez ce dernier jusqu'à ce que vous ayez obtenu le format d'agrandissement désiré, puis opérez la mise au point exacte de l'image par le va-et-vient de l'objectif. Plus l'objectif est rapproché du négatif, plus grand est le format d'agrandissement, et il faudra reculer le tableau en conséquence pour obtenir une mise au point précise. Ouvrez tout grand l'objectif pour faire la mise au point, et réduisez l'ouverture au moins à la graduation 16. Cela vous assure non seule-


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ment une netteté convenable, mais vous permet, en prolongeant le temps de pose, de mieux contrÔler l'exposition, et vous donne le te!UPs d'ombrager ou d'augmenter l'exposition sur une partie quelconque ~de l'image. 1.0rsque vous aurez obtenu la grandeur désiré,e et la mise au point convenable, fermez l'obturateur et mettez la feuille de papier Bromure en place sur le chevalet ou tableau. Avant de couvrir l'objectif ou de fermer l'obturateur, marquez sur le tableau l'endroit exact où doit être placée la feuille de papier Bromure. Vous pouvez employer un écran compensateur, de couleur foncée, pour couvrir l'objectif, car la lumière qui le traver~e ne peut agir sur le papier Bromure dans les quelques instants nécessaires à l'ajustement du papier sur l'écran à agrandir. Nul procédé d'impression ne procure autant ç1'avantab'es que l'agrandissement Bromure, dans la modification des traits caractéristiques du cliché original, sur l'épreuve, Abaissez ,J'objectif de manière à obtenir tout le temps voulu pour l'exposition. Vous pouvez alors ombrager un peu à un endroit, faire une plus longue exposition à un autre endroit, et obtenir juste le résultat désiré, faisant ressortir la finesse des ombres et adoucissant une grande lumière à volonté. Pour masquer une partie durant la pose, tenez le masque plus rapproché de l'objectif que de l'écran à agrandir afin d'éviter l'intensité des lignes' et cI'obtenir la diffusion utile. ' Après l'exposition vient le développement, qui se fait Développeà peu près de la même manière que le développement ment: des clichés ou pellicules. Munissez-vous d'une lanterne, d'un verre gracIué, cI'un bâton à mélanger et de trois bassins, de préférence en caoutchouc dur, ou doublées en caoutchouc, mesurant cIe chaque côté, au moins un pouce de plus que vos feuilles de Bromure, pour faciliter les manipulations. ' On peut facilement construire un bassin de toute grandeur doublée en caoutchouc, en collant un morceau cIe tissu caoutchouté dans une boite ou bassin de bois. Comme le papier Bromure n'est pas aussi sensible à la lumière qu'une plaque ou pellicule sèche, on peut employer une lumière un peu plus forte pour le développement. On peut pratiquer à cette fin une petite ouverture à l'extérieur cIe la fenêtre, recouverte de deux épaisseurs de papier jaune d'emballage, ou bien on peut enlever la vitre rouge de la lanterne du laboratoire ou chambre noire. La vitre cIe couleur orange qui reste protège suffisamment contre le brouillard et permet d'observer le cIéveloppement avec plus de facilité (voir page 93). Employez le révélateur à une température d'environ 70 0 F.; avec la solution Nepera 1 à 6, à une température de 70 0 , l'image doit apparaître dans une périocIe cIe 12 à 15 secondes, et il faut laisser l'épreuve se développer pendant une durée d'exposition d'au moins une minute à Il minute. Si l'épreuve se développe en moins d'une minute, dans-les conditions précitées, la durée d'exposition a été trop longue. Si elle ne se développe pas entièrement en 1 Yz minute, dans les mêmes conditions, la durée a été trop-courte.


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Le développement achevé, rincez l'épreuve dans de l'eau claire durant quelques secondes, et plongez-la dans le bain de fixage. N'essayez pas de développer trop d'épreuves dans le même révélateur. Tl existe beaucoup de révélateurs qui peuvent être emp'oyés par une personne expérimentée connaissant leurs limitations, et produite de bons résultats. Le photographe de profession agrandit d'après un cliché de qualité uniforme et pour obtenir un certain effet, tandis que l'amateur, à cause de la grande variété de ses essais a des négatifs dont l'épaisseur et la qualité varient, et 'e meilleur révélateur qu'il doit employer est celui qui doime le plus de latitude dans l'exposition et le développement, et celui qui se conserve bien en solution. Pour cette fin, la solution Nepera est, sans contredit, Je meilleur révélateur. Elle est reconnue comme le révélateur universel, car elle peut aussi bien servir pour lEs plaques, les pellicules et le papier Velox. rour le papier Bromure, employez Solution Nepera Eau

1 once. 6 onces.

Six onces de solution préparée développeront six épreuves de 8 x 10, ou leur équivalent, après quoi il. faut préparer une nouvelle solution. Si vous ne pouvez vous procurer la solution Nepera, 1 faut employer la formule suivante: Faites dissoudre les produits chimiques, dans J'ordre mentionné, en ag:tant constamment: Eau chaude Elon *C. K. Co. sulfite de soude (des) Hydroch none *c. K. Co. carbonate de soude (des) Bromure de potassium Alcool méthylique (de bois)

50 onces. ~ once. 3%: onces. 1 once. 5~ onces. 60 grains. 6Y2 onces.

*Dans l'emploi de crystaux, prenez environ trois fois la Quantité du carbonate et le double de la quantité de sulfite.

Ce révélateur concentré se garde 'ncléfiniment clans cles bouteilles rempFes bien bouchées Mettez clans un, bassin convenablePour Solution concentrée 1 once. développer: Eau 6 onces. Cette quantité suffit à développer SIX épreuves cle 8 x 10, ou leur équivalent. Le fixage parfait des papiers Bromure est de la plus Fixage: haute importance pour assurer la permane'nce des épreuves. La préparation du bain de fixage exige le même soin et la même précision que la préparation de la solution du révélateur. Il faut préparer ce bain suivant l'une ou l'autre des formules ci-dessous. Si vous suivez les instructions, le fixage des épreuves s'effectuera rapidement et parfaitement dans une dizaine de minutes, et vous éviterez les gerçures qui se rencontrent souvent dans les impressions au bromure, surtout par un temps chaud. Le bain


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possède d'excellentes qualités de conservation, et il peut servir pendant très longtemps sans détérioration. Hypo Eau Après dissolution, ajoutez Métabisulfite de potassium ou bisulfite de soude Alun en poudre

16 onces. 1 gallon.

Y2 once. Y2 once.

Si vous le préférez, vous pouvez employer le bain suivant: Hypo 16 onces. Eau 1 gallon. Après complète dissolution, acidifiez par l'addition de 4 onces du durcisseur liquide Velox. Les' épreuves doivent séjourner dans le bain de fixage durant au moins quinze minutes, et il faut les enlever l'une après l'autre, pour obtenir un fixage égal et éviter les taches. Après que toutes les épreuves ont séjourné quelques minutes' dans le bain de fixage, vous pouvez retirer le verre jaune de la lumière, et continuer le reste de l'opération à la lumière ordinaire. Avant de laisser pénétrer la lumière blanche, assurez-vous que toutes les parties non exposées ou non développées des feuilles ont été soigneusement protégées contre la lumière.. Après la' complète fixation des épreuves, il faut bien Lavage: les laver. Pour cela, il faut les laisser pendant une heure dans l'eau courante ou faire dix ou douze changements d'eau, faire chaque fois passer les épreuves d'un bassin à l'autre, et laisser s'écouler environ cinq minutes entre chaque changement. Le lavage ne doit pas exiger une durée plus longue qu'il ne faut pour éliminer des épreuves toute trace d'hyposulfite. En hiver, il faut autant que possible conserver l'eau à une température uniforme, car J'eau glacée peut déterminer des gerçures. Dans l'emploi d'eau courante pour le lavage, il ne faut pas laisser le jet couler 'directement sur les épreuves, car cela occasionnerait des brisures dans la fibre du papier et produirait des ampoules. Placez dans le bassin de lavage Itn grand verre et laissez l'eau couler et déborder le bassin, ou bien adaptez au robinet un tube de caoutchouc de deux ou trois pieds cie long, et dirigez l'écoulement de l'eau sur le côté du bassin. Vous trouverez, à la page 110, un moyen de déterminer si les épreuves sont entièrement débarrassées de l'hyposulfite. . Après avoir été bien lavées, les épreuves peuvent être Séchage: suspendues à l'aide d'épingles sur le bord d'une table ou d'une tablette. Elle peuvent encore être étendues, la face retournée, sur un morceau de drap propre, ou, la face en l'air, sur des buvards. . Évitez l'emploi de buvard ordinaire de cO'mmerce, qui contient d'habitucle une forte proportion d'hypo et d'autres produits chimiq ues nuisibles. 6


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Évitez aussi l'emploi de buvards de couleur et de ceux qui contiennent de la matière imprimée. En effet, l'encre de couleur et l'encre d'imprimerie sont susceptibles de s'impressionner sur l'épreuve. Le collage des agrandissements de petits formats, ne dépassant pas 6 x 8, se fait d'une manière très satisfaisante avec le Kodak Dry Mounting Tissue, l'épreuve adhérant parfaitement et sans s'enrouler, même sur la carte la plus mince. Voir page III. Pour les formats supérieurs à 6 x 8, il est 'préférable de coller l'épreuve au moyen d'une bonne colle à pâte, car il faut une presse Kodak pour le collage des agrandissements de grand format avec le tissu collant. Il est peu probable que l'amateur en.wit mul),i. Collage:

Voici le procédé de collage à la colle à pâte: SUR CA!!TE-Les épreuves sur papiers Bromure peuvent être collées humides. Etendez l'épreuve humide, face en bas, sur une table recouverte d'une toile cirée ou caoutchoutée, ou sur une vitre, et pressezla çour en éliminer le surplus d'eau; appliquez ensuite de la colle à pâte limpide sur le dos avec un pinceau, recouvrez d'une feuille de çapier propre, et faites adhérer à l'aide d'un rouleau à brunir en caoutchouc. POUR DÉROULER LES ÉPREUvEs-Après le séchage des épreuves, on peut les dérouler au moyen d'une règle à bord tranchant, qu'on applique sur le dos de l'épreuve, le coin de l'épreuve en arrière de la règle étant tiré en levant, durant le passage de la règle. Suggestions:

ÉPREUVES LÉGÈREMENT MARBLÉEs-Indiquent une durée d'exposition trop longue et un développement trop court.

NUANCES VERDÂTRES-Exposition trop longue ou trop de bromure. LA FACE DU PAPIER BROMURE PERMANENT peut être facilement distinguée en regardant à travers le papier ou sur le papier au grand jour après le fixage. Les parties non fixée~ apparaîtront d'un jaune ve~t. L'EAU COURANTE n'est pas un moyen de lavage des épreuves aussi sûr que leur passage d'une cuvette à une autre, en les laissant séjourner pendant au moins dix minutes dans chaque eau renouvelée; douze changements s'uffisent: pas moins. Depuis leur introduction, qui remonte à trente-cinq Choix du ans, les papiers Bromure permanents Eastman ont papier photo- toujours tenu la première place parmi les papiers graphique: photographiques. Nous recevons tous les jours des

témoignages de leur supériorité. Nous donnons c:-après la liste des différentes espèces de papiers Bromure Eastman, ainsi que leur mode d'emploi: BROMURE VELOUTÉ: Convient aux négatifs ayant de fortes ombres, le léger éclat de la surface demi-glacée donnant aux agrandissements des négatifs une vie et un brillant très agréables. Le papier Bromure Velouté est surtout apprécié par ceux qui agrandissent des négatifs d'amateurs ou de paysages.


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PAPIER BROMURE STANDARD: Papier au bromure à la surface naturelle est spécialement destiné aux agrandissements de toute sorte, surtout à ceux qui doivent être finis au crayon ou au pastel. L'émulsion- comporte deux différentes pesanteurs de papier: B, pesant et uni; C, pesant et rude. La marque B, pesant et uni, sert aux agrandissements de grand format, qui doivent être retouchés où finis à la couleur, à l'encre de Chine ou à l'huile. La marque C, pesant et rude, s'adapte mieux au travail grossier, _ qui doit être fini au crayon ou au pastel; il peut aussi être fini à l'encre de Chine ou à la couleur. La marque BB, pesanteur double, a la même surface que la marque B, et il n'est pas nécessaire de là décrire. Son emploi pour les photogrammes non collés sur carton et les travaux de grandes dimensions augmente sans cesse. PAPIER BROMURE ÉMAILLÉ MAT-Ce papier est d'un noir charbon riche, et sa surface est mate, douce et veloutée. Sa teinte donne du relief aux clairs et aux demi-tons. PAPIER BROMURE ÉMAILLÉ-C'est un papier bromure brillant qui donne aux agrandissements une apparence semblable à celle des épreuves luisantes par contact. Lorsqu'il est bruni sur la plaque à polir, ce papier donne un éclat équivalent au procédé glacé. Il ne se fait que de pesanteur moyenne. PAPIER BROMURE Roy AL-Les agrandissements aux nuances sépia faits à travers <lu voile (Bolting Cloth) sur le papier bromure Royal ont le cachet et la douceur des plus délicates gravures. Les négatifs ayant un fond sombre et artistique, les noirs accentués et les lumières éclatantes contribueront à produire, avec le papier Bromure Royal, un effet qu'aucun autre papier Bromure ne pourrait donner. L'emploi du Bromure Royal n'est pas destiné aux vignettes à- fond blanc, car il est préparé sur un papier ayant une légère teinte crème, la nuance jaunâtre des clairs s'harmonisant admirablement avec les fonds sombres. Il se fabrique seulement en surface unie. Effets spéciaux:

On réussit des photographies d'une douceur et d'une ampleur incomparables, en effectuant l'agrandissement à travers un écran d'étamine de soie. (Bolting Cloth.)

L'écran atténue la lourdeur des ombres et les mêle avec harmonie aux tons plus claits. La manière la plus commode de se servir de cette soie est de l'étendre sur un cadre ou tendeur. Si l'écran est mis en contact intime avec le papier, l'agràndissement semblera avoir été fait sur un canevas à mailles fines. Pour obtenir une grande diffusion, placez l'écran à une distance de 7;î: de pouce du papier. Plus l'écran est éloigné, plus grande est la diffusion de la lumière. L'emploi de l'écran augmente l'exposition d'environ un tiers. Il faut effectuer la mise au point avant la mise en place de l'écran. Avec


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le papier uni, il faut 'employer de la soie à réseaux très fins. Avec le papier rude, vous pouvez vous servir d'une soie ordinaire ou grossière. Pour les épreuves de petit format, servez-vous de soie très fine. Pour la commodité de nos clients, nous avons pris des mesures afin de leur fournir une soie (Bolting Cloth) de la meilleure qualité, et nous l'expédions en rouleaux, ce qui la préserve des faux plis. Des divers procédés d'obtention de nuances sépia, nous donnons la préférence à la méthode de redéNuances veloppement et à l'èmploi du redéveloppateur Royal. sépia: Les résultats obtenus à l'aide du redéveloppateur Royal sont chimiquement identiques à ceux obtenus par la méthode Hypo-alun, et on ne peut douter de la permanence de l'épreuve, car il ne se produit pas de changement, sauf dans la couleur de l'épreuve, soit dans la netteté ou la gradation. Les frais du procédé sont modérés. En effet, on peut redévelopper trois cents épreuves de 8 x 10, ou leur équivalent, .avec le contenu d'un paquet du redéveloppateur Royal de 75 cents, et le temps consacré est beaucoup moindre que celui nécessaire à l'emploi du procédé à froid de virage à l'Hypo-alun. Si une épreuve faite au papier Bromure a été fixée uniformément et bien lavée, elle donnera un résultat satisfaisant, lors de son redéveloppement. Le redéveloppateur Royal, possède, en outre, les avantages suivants: Uniformité-En suivant les instructions données, vous obtiendrez une uniformité absolue. . Rapidité-On peut, en moins de deux minutes, convertir en sépia une épreuve au Bromure. p , t' Pour préparer le bain blanchisseur, faites dissoudre cl repalt tl.on dans 20 onces d'eau le contenu du tube portant là es sa u Ions: mention "Agent blanchisseur" (Bleaching Agent). Pour préparer la solution à redévelopper, faites dissoudre dans 32 onces d'eau le contenu d'un tube portant la mention "Redéveloppateur." Le procédé pour virer à la sépia les épreuves au bromure est le même que celui du papier Velox. Voir "Virage pour tons sépia sur Velox," à la page 114. Les papiers Bromure Eastman peuvent servir au tirag~au contact, à la lumière artificielle ou à la luTirage au mière du jour, mais nous recommandons le papier contact: Velox, qui est particulièrement fabriqué à cette fin. Le papier Bromure Eastman est très sensible. Il ne doit pas être manipulé à la lumière ordinaire; le chassis-presse ne doit pas être tlIfargé, ~ le papier non exposé ne doit être manipulé qu'à une lumière jaune ou orange. Si vous opérez pendant le jour, servez-vous, pour boucher la fenêtre de la chambre noire, de deux épaisseurs de papier jaune-orange. Une seule épaisseur suffira, si vous travaillez au gaz ou à l'électricité. L'exposition doit varier suivant l'intensité du négatif, la valeur et .J'intensité de la lumière. Un négatif ordinaire exige une exposition environ d'un quart de seconde à la lumière du jour, ou de dix secondes, à une distance d'un pied d'une lampe à l'huile numéro 2.


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AGRANDISSEMENT SUR PAPIER VELOX Pour les agrandissements de grand format, on peut employer le Velox Spécial, au lieu du papier Bromure. Nous ne recommandons cependant pas son usage à la lumière du jour, sauf lorsque le négatif peut recevoir la pleine lumière du ciel. Quand le négatif reçoit la lumière par réflexion, le Velox n'est pas assez rapide pour avoir une valeur pratique. Bien que le Velox exige une plus longue exposition à la lumière que le papier Bromure, il possède le grand avantage d'être manipulé à une lumière beaucoup plus forte. Le contraste du Velox le rend surtout propre à l'agrandissement des négatifs petits et faibles, et la grande latitude d'exposition et de développement permet aux amateurs, même les moins expérimentés, d'obtenir les meilleurs résultats. Dans l'emploi du Velox, la manière de charger l'appareil est la même que pour le papier Bromure, si ce n'est que la chambre noire n'est pas nécessaire. Il faut toutefois baisser les rideaux des fenêtres et manipuler votre papier dans le coin de la pièce le plus éloigné de la lumière du jour. Pour l'agrandissement des négatifs d'une densité moyenne, et ne dépassant pas 8 x 10, une exposition d'une heure, par un ciel clair, sera approximativement exacte. Une ou deux expositions d'essai avec un négatif moyen détermineront la durée d'exposition de tous les négatifs, dans des conditions semblables. Il ne faut pas oublier que les négatifs d'une nuance jaunâtre exigent une exposition plus longue que les autres. Il ne faut pas oublier, non plus, que, dans les mois d'hiver, la lumière est beaucoup plus faible qu'en été, et qu'il faut en proportion faire une exposition plus longue. L'exposition terminée, le développement et le fixage s'eff~ctuent de la même manière que pour le tirage au contact. Pour développer les agrandissements sur papier Velox, nous recommandons la solution Nepera. Solution Nepera 1 once. Eau 4 onces. Température, 70 degrés F. Si vous désirez préparer votre propre révélateur, employez la formule de la page 136, en la diluant comme ci-dessus. .• Quand les agrandissements sur Velox sont développés, plongez-les un instant dans une cuvette d'eau claire, puis passez-les al,l bain de fixage. Après le fixage et le lavage, il faut faire sécher l'épreuve suivant les instructions données pour le papier Bromure. Voir page 137. N OTE--Qn peut fixer et laver les agrandissement sur Velox, de la même manière Que les épreuves par contact sur Velox. Voir page 109. .


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AGRANDISSEURS BROWNlE ET VEST-POCKET KODAKS L'idée qui préside à la conception de l'agrandisseur Brownie consiste à éliminer tout accessoire fantaisiste et à procurer aux prix de la marque Brownie les pièces seules indispensables à l'agrandissement au grand jour. On appréciera à quel degré de perfection on a réalisé cette conception par le prix modique de ces appareils et par le fait qu'ils peuvent agrandir d'une façon irréprochable jusqu'à un format de 8 x 10. L'agrandisseur Brownie consiste simplement d'une boite de forme conique d'un matériel solide, munie d'un porte-papier à la base et d'un porte-cliché au sommet. La caisse est pliante, ce qui en facilite le transport, et on peut la monter prête à s'en servir en quelques secondes. L'objectif, qui accompagne chaque agrandisseur, est ajusté à FIG. 1. l'intérieur du cône précisément à la distance voulue pour assurer invariablement une mise au point absolue, et un cliché bien défini ne saurait donner lieu à un agrandissement sur lequel l'image serait hors de mise. Pour faire un agrandissement, montez la boîte, mettez le négatif dans le portechiclé, une feuille de FIG. 2. papier au bromure ou de papier Velox dans le porte-papier, et procédez à l'exposition en plaçant l'appareil de façon à ce que la lumière du ciel (non celle du soleil) donne directement, sans obstruction, sur le cliché. Après une exposition de durée suffisante (voir les explications du manuel qui accompagne l'agrandisseur), développez le papier d'après le procédé ordinaire. Pour le montage de l'agrandisseur, enlevez d'abord tout ce qui se trouve dans le carton, et examinez attentivement les vignettes qui représentent l'appareil une fois monté. .L'agrandisseur se compose d'un cône, en deux sections, d'une planFIG. 3. chette porte-objectif, d'un porte-papier et d'un~porte-cliché.


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1. Prenez le porte-papier (grand cadre avec dos à charnières) et déposez-le, à plat devant vous sur une table, avec le côté à rainures à découvert, et ouvrez les fermoirs qui se trouvent sur la languette (voir fig. 2). 2. Ajustez soigneusement la plus grande des extrémités de la section de base dans les rainures du porte-papier (fig. 3.) 3. Placez ensuite la planchette porteobjectif au-dessus de la plus grande des deux sections du cône, et assurez-vous bien que la paroi marquée "Short Section on this side" est placée au sommet. 4. Au côté opposé ou sous le côté de la planchette porte-objectif se trouve la FIG. 4. plaque métallique du diaphragme. Cette dernière peut s'enlever facilement en la tournant à gauche au moyen des deux rondelles en saillie, afin de faciliter le nettoyage de l'objectif sur ses deux faces. Essuyez l'objectif à l'aide d'un mouchoir propre en toile. Une fois l'objectif ainsi nettoyé, n'oubliez pas de remettre le diaphragme en place et de l'assujettir solidement. Essuyez de temps à autre l'intérieur de l'agrandisseur avec un linge humide pour en enlever la poussière. Des deux côtés de la planchette porte-objectif se trouvent des fermoirs métalliques qui doivent s'adapter aux chevilles ménagées sur les parois du cône Fig. 4. 4. Avant de pousser les fermoirs, ajustez la grande extIémité de la plus petite des deux sections dans les rainures de la planchette porte-objectif. Introduisez ensùite les fermoirs dans les chevilles, ce qui donne à l'appareil la solidité et la rigidité voulues. Fig. 5. (Sur chaque côté de la plus' petite des deux sections se trouvent deux chevilles FIG. 5. qui doivent s'adapter aux fermoirs de la même manière que celles de la grande section.) 5. Le petit cadre qui contient deux feuilles de verre (retenues par des lamelles à ressorts), constitue le porte-cliché, et doit être assujetti à la petite extrémité du cône à l'aide de crochets ainsi que l'indique la fig. 6. L'appareil est alors prêt et il n'y a· plus qu'à placer le négatif à agrandir dans le cadre d'avant entre les deux verres, la face ou le côté mat donnant FIG. 6. sur l'objectif. On peut agrandir tout cliché de dimension moindre que l'ouverture du porte-cliché qui se trouve à l'extrémité de l'agrandisseur. Un négatif de plus petit format s'agrandira en proportion de ses dimensions, mais ne saurait être agrandi au format maximum que l'appreil peut rendre.


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Par exemple, on peut se servir avec l'agrandisseur Brownie nO 3 d'un cliché 272 x 472, bien que cet appareil soit destiné primitivement à des agrandissements de cliché mesurant 3~ x 4~. Il faudra, toutefois, se servir d'un cache avec le petit négatif afin d'intercepter toute lumière autre que celle qui traverse directement l'image, car sans un cache on s'expose à obtenir une épreuve embrouillée. Le porte-papier se charge d'une feuille de papier au bromure (dans le cabinet noir), ou de papier velox (par une lumière adoucie), après quoi l'appareil est prêt pour l'exposition, dont la durée est l'objet d'explications spéciales dans le manuel de l'agrandisseur. Les agrandisseurs pour le Vest Pocket-Kodak et pour le Brownie n O,2 à cartes postales sont semblables au Brownie et ne diffèrent l'un de l'autie que par le mode de chargement, et à cause de leur faibles dimensions, sont de forme rigide. Avec le papier Velox, le procédé peut s'effectuer en entier sans l'aide du laboratoire obscur. Dans le cas du papier au bromure, lequel est excessivement sensibilisé, le chargement et le développement doivent s'opérer en cabinet noir, mais on y gagne en ce sens qu'il nécessite une e]{position de durée beaucoup plus courte. L'agrandisseur Vest Pocket-Kodak produit des agrandissements, catte,s postales, (3~ x 572) à l'aide de clichés de Vest Pocket-Kodak. L'agrandisseur Brownie nO 2 à cartes postales permet d'obtenir cie!'. agrandissements, format carte postale, de 3~ x 572 à l'aide de clichés de 2% x-3~. -L'llgTandisseur Brownie nO 2 donne des agrandissements de 5 x. 7 à l'aide de clichés de 2~ x 3~, ou de 5 x 5 à l'aide de négatifs de 2~ x 23i; L'agrandisseur Brownie nO 4 produit des agrandissements de 8 x 10 à l'aide de riégatifs de 4 x 5; on en obtient aussi des agrandissements de clièhés de 3~ x 572. Une des preuves les plus éclatantes des avantages pratiques que réunissent ces. appareils, c'est qu'une foule de professionnels les ont adoptés pour faire de l'agrandissement pour le compte d'amateurs photographes. Les vignettes qui accon{pagnent ces pages font voir la facilité avec laquelle s'effectue le montage des agrandisseurs Brownie.


POSES EN PLEIN AIR Comme la majeure partie des sujets photographiés à l'extérieur peuvent se diviser en quatre groupes et qu'il est facile de se rappeler le temps d'exposition nécessaire à chaque groupe, l'exposition à la lumière du jour se résume simplement à une question de savoir à quel groupe appartient le sujet à photographier. En examinant les illustrations de ce chapitre, lesquelles portent les numéros du groupe dans lequel elles sont rangées, l'amateur pourra facilement juger exactement la durée d'exposition qu'il devra observer à l'extérieur et ainsi obtenir des clichés susceptibles de donner, lieu à cl' excelle~tes photographies.

GROUPE L Pour obtenir la-meilleure reproduction'"possible des sujets-di"peT'spective

éloignée, rangez un sujet de ce genre parmi le groupe des pays,?,ges extrêmement éloignés. ~\ . "

"

TABLEAU DE DURÉE DES EXPOSITIONS POUR L'ExTÉiiIEUR. Pour 2~ heures après le lever du soleil jusqu'à 2~ heures avant l"e.coucher du soleil, les jours où le soleil est brillant.

Vitesse de l'obturateur

GROUPE 1-Scènes de neige, vues au bord de la mer et sur grèves-paysages excessivement éloignées GROUPE 2-Paysages ordinaires dans lesquels entre le ciel avec le sujet principal au premier plan - -

Diaphragme Diaphragme Lentille " Lentille Rectilineur Anastigmat

1/25

" 32

22

1/25

16

16


146

POSES EN PLEIN AIR

GROUPE

1.

Dans les scènes au bord de la mer et les scènes de grèves les nuances pâles prédominent.

GROUPE 2.

Les objets bien en vue

au·premier des plan. sous un ciel clair doivent se ranger dans la catégoyie paysages ordinaïres. 1


POSES

EN PLEIN AIR

147

GROUPE 2.

Lorsqu,e l'on recherche la précision des lignes dans les photographies d'embarcations au rivage, ce genre entre dans la catégorie des paysages.

Les temps de pose recommandés dans le tableau qui précède ne sont ni les plus courts ni les plus longs qui assureront d'excellents résultats avec la pellicule Eastman. Ce bont des moyennes calculées de façon à ce que le tableau de pose serve d'excellent guide les jours ensoleillés d'hiver de même que pour les soleils d'été. ' Lorsque le temps est nuageux mais clair, les poses devraient durer de deux à trois fois le temps indiqué, et aux jours sombres i:exposition devrait être de quatre à huit fois celles portées au tableau. . Avec les appareils à foyer fixe du type rigide et" avec les appareils pliants pour lesquels le tableau ne porte pas d'indications'de pose, les expositions doivent s'effectuer comme suit: Pour le groupe 1, un instantané par l'ouverture du diaphragme de la plus petite grandeur qui suit immédiatement celle dont on se sert pour les instantanés ordinaires. Pour les groupes 2 et 3, un instantané, par l'ouverture habituelle. Pour le groupe 4, il faut placer l'appareil sur un pied ou sur un appui solide et on fixe l'obturateur pour un temps de pose dont la: durée doit varier entre Y2 seconde et une seconde. Il faut à peu près une demi-seconde pour prononcer mentalement "un, deux; trois" et environ une seconde pour "un, deux, trois, quatre." . Lorsque l'on se prépare à photographier une vue du genre de celle qui est reproduite à la page 146 il ne faut pas oublier que c'est la


148

POSES EN PLEIN AIR

GROUPE 2.

Les scènes de rues exigent un temps de pose deux fois aussi long que pour les paysages , . ordinaires.

vue éloignée qui constitue l'image, et même quoique le premier plan contienne des nuances foncées ces dernières n'occupent qu'une faible partie de l'étendue de l'ima;ge. Un sujet de ce genre se range dans la catégorie des paysages excessivement éloignés et le temps de pose est celui que l'on recommande pour les sujets du groupe 1. Dans la scène maritime reproduite à la page 147 ce sont les nuances pâles du ciel et de l'eau qui l'emportent, la langue de terre et les barques ne fournissant que les lignes nécessaires à la composition et les ombres sel vant à' faire re;;sortir ces lignes. Cette scène appartient au groupe 1 car c'est à ne pas s'y. méprendre une vue maritime; mais l'image de la page 148 n'est pas une vûe maritime. L'embarcation a, été photographiée à une courte distance, de sorte qu'eIle se ttouve un objet' prépondérant dans le premier plan et ce dernier lui-même se compose de nuances foncées qui prédominent dans l'image. Pour faire ressortides déGROUPE 3. tails dans un premier plan à miances l'on aperçoit que peu ou point de foncées, il faut le temps de pose que Lorsque ciel. le temps de pose deurait être aussi l'on recommande pour le groupe 2. long que pour les sdnes de rue.


P.o SES

EN P LEI N AIR

149

GROUPE 4.

Portraits à l'ombre pris ailleurs que directement sous un vérandah ou autre abri.

L'illustration qui représente des moutons, page 147, et la scène de ruisseau, page 146, sont toutes deux des sujets de paysages, mais la première 'de ces images appartient au groupe 2 parce que c'est une scène de paysage OIdinaire qui laisse voir du ciel, et dans laquelle la plus grande partie du sujet reçoit, sans obstruction, la lumière du ciel, tandis que la scène de ruisseau se range dans le groupe 3 parce qu'on n'y voit presque pas de ciel et que les nuances foncées l'emportent sur les tons pâles. Règle générale les scènes de rues comportent de nombreuses teintes

GROUPE 4.

Se ranie parmi les portrails Il caUle d. l'ombrai"


ÉCRANS EN COULEURS

150

foncées et si l'on n'expose pas en vue de rendre ces teintes, les objets rapprochés manqueront tout à fait de détails. Pour parer au clignotement des yeux et aux contrastes trop accentués qui proviennent de ce qu'un côté de la figure est éclairé par la lumière du soleil et que l'autre se trouve à l'ombre, on devrait toujours poser les portraits à l'ombre. L'image reproduite au haut de la page 150 a été prise dans des conditions avantageuses. Les figures des enfants sont éclairées uniformément, ce parce qu'ils ont été placés à l'ombre d'un édifice mais n'en ont pas moins été éclairés directement par la lumière du ciel. Dn ne devrait jamais prendre de portraits sous les arbres ou sous la toiture d'un portique, parce qu'à de pareils endroits les figures ne sont éclairés que d'un côté et pour les portraits, la lumière latérale 'produit invariablement de mauvais résultats. Pour obtenir des ressemblances agréables il faut à la fois la lumière d'en haut et de côté. L'image reproduite au bas de la page 150 n'est pas un portrait. C'est une espèce de récit par l'~mage et d'où sont exclus les traits du garçonnet. On a choisi cet exemple parce que c'est un genre de photographie que l'on fait souvent à des endroits sombres avec le même temps de pose que pour les sujets photographiés en plein soleil. Elle renferme de trop forts contrastes de lumière et d'ombre. Si l'on s'était servi de l'exposition recommandée pour le groupe 4, les contrastes auraient été sensiblement atténués, de façon à obtenir une épreuve plus douce et mieux définie.

EMPLOI DES ÉCRANS COMPENSATEURS EN COULEURS La lumière du soleil est désignée sous le nom de lumière blanche et se compose de toutes les couleurs. Lorsqu'un rayon de lumière est dirigé à travers un prisme la lumière subit une déviation, et à mesures que ces déviations s'accentuent, les couleurs se dispersent et quelquesunes deviennent perceptibles. Celles que l'on peut alors distinguer sans effort sont le violet, le bleu, le vert, le jaune, l'orarlgé et le rouge. Outre ces couleurs, la lumière solaire contient également des rayons habituellement imperceptibles, mais à l'aide d'un appareil spécial on peut en distinguer quelques-uns. Ces rayons sont désignés sous le nom de rayons ultra-violets et de rayons du spectre rouge. Les rayons rouge, soit les rayons caloriques, sont sans importance en photographie, mais les rayons ultra-violets, qui sont des rayons lumineux, jouent un rôle essentiel. Les couleurs dont la lumière blanche se compose se succèdent dans l'ordre indiqué au tableau suivant: . Imperc~ptibles

~_ _

ultra-violets~

Imperceptibles en deçà du rouge

Perseptibles

~~~

~

E 11_ _---' Rayons photographiques qui agissent très énergiquement sur les pellicules et les plaques.

Rayons visuels qui sont les plus distincts à l'oeil.

Rayons caloriques.


ÉCRANS EN COULEURS

151

Bien que toutes les couleurs traversent l'objectif et donnent sur la plaque lorsque, même sans écran, nous photographions un objet à la lumière du jour et que la pellicule ou la plaque serait, à la suite d'une exposition de durée suffisante, influencée par toutes ces couleurs, elle est tellement plus sensible au bleu, violet et à l'ultra-violet que ces dernières couleurs rendent l'image du sujet sur la plaque longtemps avant que les autres couleurs ne l'aient influencée, et le cliché serait gâté à la suite d'un prolongement excessif d'exposition en trop. Cela veut dire que lorsqu'il s'agit d'un cliché ordinaire d'un sujet éclairé à la lumière du jour, l'image que nous obtenons sur le négatif est presque entièrement le résultat de l'influence exercée par le bleu, le violet et l'ultra-violet, et c'est pourquoi, en se servant d'une plaque ordinaire çour photographier un paysage surmonté d'un ciel bleu·avec des nuages tlancs, et lorsque nous exposons assez longtemps pour enregistrer les détails d'un objet rapproché, les nuances comme le ciel apparaissent en blanc sur l'épreuve. Pour parer à cette difficulté et obtenir du bleu qu'il photographie plus foncé que le blanc, il faut employer une pellicule ou une plaque qui subit ·l'influence du vert et du jaune en même temps que celle du bleu, du violet et de l'ultra-violet. La pellicule Eastman, qui est orthochromatique (rectifiée au point de vue couleur) subit simultanément l'influence de ces couleurs. Cependant, étant donné que toutes les pellicules ou plaques, à quelque degré de perfection qu'elles aient· été orthochromatisées, restent encore sensibles au bleu, violet et ultraviolet, ces couleurs les impressionneront beaucoup plus fortement que les autres ne sauraient le faire si nous n'atténuons pas la force de ces couleurs à l'aide d'un écran orthochromatisé convenable, à travers lequel la lumière doit pénétrer avant de donner sur la pellicule ou la plaque. Le but, en se servant d'un écran orthochromatique est donc d'empêcher une partie du bleu et du violet de le traverser, ce qui a pour effet de répartir plus uniformément l'influence qu'exercent les diverses couleurs sur la plaque pendant le temps d'exposition. Comme l'écran orthocromatique empêche une partie du bleu et du violet de traverser, il intercepte une partie de la lumière qui, sans l'emploi d'un écran, altérerait la pellicule ou la plaque, et pour cette raison, exige un plus long temps de pose. Ce prolongement de la durée d'exposition dépend de la quantité de bleu et de violet que l'écran intercepte de même que du degré de sensibilité de la plaque ou de la pellicule à la lumière que l'écran laisse pénétrer. Ainsi, avec une pellicule d'une s~nsibilité également répartie, c'està-dire moitié au vert, jaune, orangé et rouge et moitié au bleu et au violet, si nous employoll3 un écran qui intercepte tout le bleu et le violet mais laisse pénétrer le vert, le jaune, l'orangé et le rouge, la durée d'exçosition avec l'écran ne serait que le double de celle requise sans écran; d'un autre côté, lorsque la sensibilité de la pellicule n'est que d'un cinquième au vert, jaune, orangé et rouge, et de quatre-cinquième au bleu et au violet, la durée d'exposition avec un écran qui intercepte tout le bleu et le violet mais qui laisse passer tout le vert, jaune, orangé et rouge, serait cinq fois plus longue que si l'on ne se servait pas d'écran.


152

ÉCRANS EN COULEURS

II n'est pas bon de trop sensibiliser ses pellicules à l'action du rouge parce que dans ce cas elles n'auraient pas la rapidité qu'exige la photographie des instantanés telle que pratiquée de nos jours; la manipulation en deviendrait excessivement compliquée dans le laboratoire obscUle et on nepourrait procéder au développement à l'aide de la boîte obscure. Le cliché serait voilé même avec une très faible lumière rouge. Seul un photographe expérimenté pourrait apprécier la densité du cliché au cours du développement devant une lanterne de sûreté à lumière verte d'une faiblesse excessive, nécessaire pour le développement en cuvettes. De plus, après le développement dans la boîte obscure, il faudrait transférer la pellicule au bain de fixage dans une chambre imperméable à la lumière et faire bien attention à ce que la lumière n'y parvienne pas avant un certain temps après son immersion dans le bain de fixage. ' Les explications qui précèdent nous font 'donc voir qu'à moins de dire dans quelles conditions on veut se servir d'un écran à rayons, le fait de le désigner sous le nom d'écran à trois puissances ou à cinq puissances ne signifie rien pour ainsi dire. Si l'on se sert de l'écran compensateur kodak avec la pellicule du même nom et que l'on veut reproduire en détail des objets rapprochés, tels que fleurs photographiées à courte distance, ou des objets en couleurs dans un paysage, lesquels se trouvent, par exemple, à moins de deux cents pieds de l'appareil, la durée d'exposition devrait être de dix fois celle que l'on observerait sans un écran, mais lorsqu'il s'agit de rendre avec le plus de précision possible des nuages blancs dans un ciel bleu plutôt que reproduire les détails, il faut une exposition trois fois aussi longue par l'écran compensateur Kodak que l'on devrait donner sans écran.


LES NUAGES ET LE PAYSAGE A l'exception d'un certain nombre, les amateurs en général n'attachent pas assez d'importance aux nuages dans la photographie. Non seulement les nuages offrent un sujet d'étude très intéressant, mais il faut savoir comment reproduire fidèlement les nuages sur les épreuves lorsqu'on ne peut les rendre directement sur le négatif. II arrive fréquemment qu'une photographie est impeccable au point de vue de la composition et de l'éclairage, mais il lui manque cet harmonie d'ensemble indispensable dans tout paysage. En apercevant l'espace blanc qui constitue la partie supérieure de l'image, on constate, après réflexion, que pour en faire une photographie parfaite il n'y aurait qu'à remplacer cet espace vide par un ciel nuageux. II y a deux procédés à l'aide desquels on peut reproduire les nuages. Le premier consiste à photographier le paysage par un temps nuageux. Le second procédé consiste à les insérer après coup 'par la méthode dite de composition. Ces deux méthodes ont leurs mérites respectifs. Dans le premier cas, la grande difficulté est d'exposer de façon à obtenir un négatif de ciel et un premier plan de densités proportionnées. D'ordinaire, on expose pour bien rendre les détails du premier plan et l'on a alors un ciel surexposé, avec ce résultat que la partie du cliché ainsi exposée est d'une densité et d'une force telles qu'elle manque absolument de détails. Lorsque l'on expose pour obtenir les nuages, il faut diminuer le temps de pose pour le premier plan. Les pellicules Eastman conviennent tout spécialement à ce genre de photographie à .cause de leurs propriétés orthochromatiques qui permettent d'obtenir les valeurs exactes des couleurs, en même temps qu'elles assurent des négatifs d'une densité plus uniforme. On peut aussi se servir d'un écran ou écran ou filtre compensateur qui contribue dans une grande mesure à parer au manque de concordance entre la sensibilité de la pellicule et celle de l'œil pour les couleurs. Toutefois, en se servant à la fois des pellicules Eastman et de l'écran compensateur, il y a lieu d'attendre les meilleurs résultats. II arrive de temps à autre que, même avec cette combinaison, le nuage reproduit est d'une densité trop forte, attribuable à surexposition exagérée ou parfois à développement trop prolongé. II faut alors atténuer la force de cette partie du cliché si l'on veut reproduire les détails sur les épreuves à tirer. Scrupuleusement employée, la formule à réduire suivante ne peut manquer de donner les résultats les plus satisfaisants. A 1 once de prussiate de potasse rouge ajoutez seize onces d'eau: Faites dissoudre et gardez la solution dans une bouteille hermétiquement bouchée, à l'abri de toute lumière. Préparez le mélange suivant dans une autre bouteille. Une once d'hyposulfite de soude et 12 onces d'eau. Procurez-vous une couple de cuvettes, beaucoup d'eau et plusieurs tampons de coton hydrophile, et mettez-vous à l'œuvre. Versez d'abord 4 onces de la solution d'hypo dans une cuvette et ajoutez-y environ une cuillerée à thé de la solution de potasse; ce nouveau mélange vous donne la solution à réduire.. Si, après un essai, vous la jugez trop faible, augmentez la dose de potasse; si, au contraire, elle est trop forte, additionnez d'eau. Après avoir bien lavé votre


LES NUA G E SET LEP A Y SA G E

155

pellicule, on la plaque, placez-la, face en bas, sur une plaque de verre dépoli (le ciel en bas) inclinée à un angle de 45 degrés au dessus: d'une cuvette qui servira à recevoir les égouttoirs, et ce devant une lumière qui permettra de voir à travers le négatif. Puis, à l'aide d'un tampon imbibé de la solution, frottez doucement la partie du cliché que vous voulez réduire. Il faut aussi passer à trois ou quatres reprises un autre tampon saturé d'eau pour assurer une réduction uniforme. Éloignez avec soin la solution à réduire de toute partie du négatif sur laquelle vous ne voulez pas qu'il exerce son influence. Surveillez attentivement j'action de la solution pour qu'elle n'agisse pas trop fortement. Une fois le cliché réduit au degré de densité voulu, passez-le à l'eau courante afin 'd'arrêter l'àction de la solution à réduire. Avant d'essayer la superposition de nuages par le Méthode de procédé dit de composition, il serait bon de vous composition: procurer une série de clichés de nuages, afin d'y choisir celui qui convient le mieux à chaque cas,car il ne faut pas oublier que l'état des nuages devra varier selon les conditions dans lesquelles la pose aura été faite du paysage. Ainsi, dans le cas d'une photographie de nuagè prise avec le soleil directement en arrière de l'appareil, et dans laquelle vous inséreriez, à l'aide d'un négatif, les nuages qui auront reçu leur éclairage du devant de l'instrument, on s'imagine facilement le résultat provenant de ces lumières qui se croisent par toute l'image. Ou bien encore, lorsque le paysage est 'éclairé du cÔté gauche, assurez-vous que les nuages du cliche ont reçu leur éclairage de ce même cÔté. Ne réunissez pas des nuages photographiés par un jour 'solllbre et sans soleil à un paysage qui aura été éclairé par les rayons directs du soleil et inversement. Les négatifs de nuages destinés à l'insertion par ce procédé çloivent. être minces, tout en possédant une certaine fermeté 'poilr donner le fini luisant à l'épreuve. A plusieurs points de vue, il est preférable de se servir d'un négatif de nuage' plus ou moins transparent ce qui permet de voir à travers et de l'appliquer avec plus de précision sur l'épreuve à laquelle voUs vous proposez d'ajouter les nuages. . En préparant vos négatifs pour faire une composition Le négatif: il importe de ne les exposer que pendant un très court espace de temps, car lorsque la durée de pose est trop longue, même de très peu, celà détruit les délicats contrastes qui existent entre la partie claire et l'ombre, et l'image manque absolument de netteté. Par exemple, lorsque -l'on fait une exposition de 1/50 de seconde avec le diaphragme F. S,pour un paysage ordinaire entièrement éclairé par la lumière directe du soleil, la pose est Donne pour le premier plan, mais trop longue pour le ciel, ce qui lui enlève sa beauté. Il faut donc exposer 1/50 de seconde pour le ciel seul, ou même 1/100 de seconde avec le diaphragme f. 32, et l'on obtient la plupart du temps des détails d'une précision parfaite. . Pour une photographie ainsi exposée il faut procéder avec soin à son développement, évitant de trops forts contrastes et arrêter le développement aussitÔt que les détails apparaissent au complet. Vous obtiendrez ainsi un négatif dont le tirage s'effectuera rapidement et qui renfermera toutes les gradations de lumière et d'ombre perceptibles à l'œil au moment de la pose. Nous croyons devoir ajouter que l'emploi d'un écran compensateur Kodak vous permettra d'améliorer votre cliché, mais exigera une pose de plus longue durée.


156

LES NUA GE SET LEP A Y SA GE

Premièrement, pour le tirage du premier plan, il faut obtenir un ciel blanc. Pour cela, masquez cette partie du négatif de manière à empêcher la lumière de traverser la pellicule et d'affecter la partie de l'épreuve qu'elle recouvre. D'abord, prenez une feuille de carton mince et faites-y, à mi-chemin entre le haut et le bas, un trait correspondant autant que possible à la ligne du ciel sur le négatif; découpez le carton le long de ce trait; conservez ces deux parties car elles vous serviront plus tard. Procurez-vous un chassis muni d'une feuille de verre et un peu plus grand que le négatif à reproduire, et aprèd y avoir mi3 le négatif, assujettisez-le à l'aide de papiers gommés, et fixez la partie supérieure du carton à face du chassis, afin que la partie à reproduire soit seule visible. Recouvrez ensuite tout le chassis d'un papier de soie et procédez au tirage de votre épreuve. Placez ensuite votre négatif de nuage dans le châssispresse et superposez-y à l'endroit voulu l'épreuve, vous servant de la partie inférieure du carton pour recouvrir le premier plan et faire en sorte que la lumière donne sur le ciel seulement. Il est bon de se rappeler que le carton, que nous appellerons masque ou cache, lorsque fixé au châssis, devrait être éloigné du verre d'environ un quart de pouce. afin que, pendant le tirage, la lumière se répande et ne produise pas de lignes tranchantes sur l'épreuve. Avec le papier velox, l'image n'apparait pas ayant le développement, et il faut, lorsqu'on se sert de ce papier, faire un trait au bord de la feuille pour retracer la ligne exacte du ciel, car sans cela il serait impossible de placer votre négatif à nuages à l'endroit voulu. Si vous vous servez de papiers à image transparente entourez le châssis de deux ou trois épaisseurs de papier de soie. Le procédé:


VUES POUR LANTERNES DE PROJECTION La préparation des verres pour lanternes de projection est une des branches les plus agréables de la photographie et qui présentent le moins de difficultés à l'amateur. Une collection choisie de vues bien préparées peut faire passer d'agréables heures aux amateurs qui, grâce à la modicité du prix de l'appareil nécessaire, peuvent se livrer avec succès à cette distraction artistique. L'essentiel pour réussir une bonne vue c'est d'avoir un excellent cliché, un négatif non seulement de gradation uniforme mais exempt de toutes flétrissures, telles que trous d'épingles et éraflures. Ne pas oublier non plus que la photographie, lorsque reproduite sur l'écran se trouve agrandie de plusieurs fois son format et les défectuosités qui passeraient inaperçues sur le négatif et sur le verre, apparaissent alors d'une façon alarmante. D'un autre côté on peut fort bien faire une bonne vue d'un négatif médioCre qu'il s'agit simplement de modifier par l'exposition et le développement. C'est ainsi que pour accentuer les contrastes d'un négatif faible, il suffit de le surexposer ou d'en prolonger quelque peu le développement, et si le négatif a plus que les contrastes voulus une légère surexposition y remédiera en uniformisant la gradation des nuances de l'image. En choisissant les négatifs pour les vues de projection, examinez-les soigneusement, et rejetez ceux qui ont des trous d'épingles, des éraflures ou d'autres imperfections de ce genre. Au retouchage ayez bien soin d'harmoniser autant que possible la densité des contours avec celle du centre, sinon vous risquez, de voir apparaître sur votre vue des taches transparentes auxquelles il vous sera excessivement difficile de rémédier. Il y a deux manières de préparer les vues de projection: Préparation par contact et par réduction. La première de ces des vues: méthodes est la plus simple et nous la recommandons spécialement aux débutants. Le seul appareil nécessaire pour le procédé par contact est le châssispresse. Placez le négatif, face en haut, dans le châssis, et mettez la plaque de la vue en contact avec ce négatif et procédez au tirage de la même manière que pour une épreuve sur Velox. Pour procéder par cette méthode, il est bien entendu que si le négatif est d'un plus grand format que la plaque de vue, seules les parties comprises dans les limites de la plaque seront reproduites. (Le fOl mat type américain est de 3~ x 4 pouces.) Bien souvent l'image proprement dite ne couvre qu'une faible partie du négatif et l'étendue de la plaque suffit amplement à la reproduire. Dans le cas contraire, il faut avoir recours au procédé de réduction. En.préparant des vues par contact il vaut mieux, mais pas nécessairement, choisir un châssis-presse plusieurs fois plus grand que le négatif dont on se sert. . NOTE-Si vous employez un cliché sur pellicule. le chassis-presse devra être muni, en guise de support, d'une vitre claire.


158 VUES POUR LANTERNES DE PROJECTION Comme les plaques à vues de lanternes sont aussi sensibles à la lumière que le papier au bromure, il faut procéder à l'exposition et au développement en laboratoire obscur, éclairé par la lanterne à chambre noire ordinaire; l'exposition proprement dite, cependant, se fait à la lumière blanche. Après avoir mis le négatif, face en haut, dans le châssis-presse, vous y placez, la face en bas, la plaque destinée à produire la vue de projection en contact avec le négatif, recouvrant d'un cache de papier noir la partie du cliché que vous ne voulez pas reproduire sur la vue. A noter que toutes les vues devant passer horizontalement par la lanterne, aucune ne doit être faite verticalement sur la plaque. Après avoir ajusté votre négatif d'une manière satisfaisante, remettez en place l'arrière du châssis-presse, et avant de procéder à l'exposition, voyez à ce que le couvercle soit remis sur la boîte de verres non exposées. L'exposition se fait par une lumière artificielle, telle que celle de la lampe à pétrole, du gaz ou de l'électricité. Pour assurer l'uniformité de l'éclairage, le châssis devrait être à environ douze pouces de la lumière. La durée d'exposition variera naturellement suivant la densité du négatif et l'intensité de la lumière, et comme les diverses marques de plaques à vues diffèrent en rapidité de développement, il importe de faire une exposition d'essai. Pour faire cette pose d'essai, servez-vous d'une lampe à gaz Welsbach, choisissez un négatif de -densité moyenne, couvrez-en la moitié et faites une exposition de six secondes; découvrez le négatif et faites une autre exposition de même durée. Vous aurez ainsi une moitié de la plaque soumise à une exposition de six secondes et l'autre moitié aura été exposée douze secondes. Développez, fixez et lavez de la même manière qu'une plaque sèche d'après la formule recommandée par le fabricant de la plaque employée et grâce à cet essai vous serez en mesure de déterminer la durée exacte de l'exposition requise. Pour la préparation de vues par réduction, on peut Vues par reproduire le tout ou une partie du négatif sur le verre, car l'image est projetée sur la plaque d'après réduction: le même principe que dans le cas des agrandissements.

Manière de se servir du kodak pour la préparadon des vues dp projection.

La vignette ci-contre indique comment tous les kodaks pliants (sauf les numéros 1 et lA) peuvent servir à la préparation, par réduction, des vues pour lanternes de projection.


VUES POUR LANTERNES DE PROJECTION 159 Comme le soufflet du kodak ne peut s'étendre assez pour reproduire des vues de pleines dimensions, sauf à l'aide de négatifs de très grand format, on peut obtenir la longueur focale requise en ajoutant une rallonge à l'arrière. Cette dernière consistera simplement d'une caisse de bois rectangulaire'à l'avant de laquelle se trouve ménagée une ouverture de grandeur suffisante pour y introduire le soufflet étendu et la base du kodak, lorsqu'il s'agit de l'insérer par l'intérieur de Ja boîte. (Naturellement, le dos du kodak doit être enlevé.) Le corps de l'appareil est maintenu en position sur l'avant de la boîte au moyen de deux petits crochets métalliques. La longueur de la rallonge est déterminée par la longueur du soufflet du kodak. Le kodak reproduit sur la gravure explicative est un. appareil nO 3A; son prolongement est de 8Y2 pouces, ce qui suffit pour produire des vues de format régulier, soit 3}4 x 4 pouces, à l'aide de négatifs de 3}4 x 5 Y2, ou de plus grands formats. Le dos de la boîte est muni de charnières au bas, ce qui permet d'abaisser le kodak; il est maintenu au haut par un crochet à ressort. On pratique aussi une ouverture de 3% x 4Ys au dos de la boîte avec des rainures pour recevoir un cadre muni d'une feuille de verre dépoli ou un porte-plaque de 3}4 x 4 pouces. Le cadre qui entoure le verre servant à la mise à point doit être de la même épaisseur que le porte-plaque; il faut également que la feuille de verre et la plaque soient exactement en correspondance. * Le dos de la rallonge devra reposer sur de petits taquets ménagés à l'extérieur de la boîte pour que la lumière n'y puisse pénétrer et cet intérieur devra être peint d'un noir mat pour éviter la réflexion. La gravure nous montre le kodak et son prolongement aménagés sur une ' planche de 3 Y2 pieds de long et 6 pouces de large. Une fente dans la planche permet de recevoir une vis de trépied qui s'adapte à une douille au bas de la rallonge, ce qui permet d'installer l'appareil là où l'on veut. L'extrémité d'avant de la planche est munie de tringles destinées à recevoir un châssis-presse ordinaire, sans le dos, pour maintenir le négatif. Ce dernier est placé dans le châssis, avec le côté gélatiné en regard du kodak, et est maintenu en place au moyen de çrochets ou de punaises. Un bon et solide trépied fera un excellent support pour l'appareil, maison peut aussi le poser sur une table ordinaire. Pour l'exposition il vaut mieux procéder par une lumière venant du nord et non interceptée par des arbres ou des bâtisses. On peut suppléer le manque de cette lumière en mettant en arrière du négatif une feuille de verre dépoli très fin pour répandre la lumière d'une manière uniforme. Toutes les fenêtres devraient êtres masquées, à l'exception d'un petit espace un peu plus grand que le négatif que l'on place aussi près que J=ossible de cette ouverture. La mise au point de l'image s'effectue sur l'écran de verre dépoli en àrrière de l'extension d'après le procédé coutumier, après quoi on insère le porte-plaque et l'on fait la pose au moyen de l'obturateur. ' Comme la rapidité d'impression des plaques à vues de projection est presque la même que celle du papier au bromure, voyez à la page 133 les recommandations concernant l'exposition. *On peut se servir d'un porte-plaque de 4 x 5 ou de 37,î x 5)1 avec un masque de 37,î x 4.


SUGGESTIONS Coupez sans crainte vos épteuves. Nous croyons pouvoir affirmer q1.!~ les trois quarts des épreuves peuvent être améliorées par l'emploi judicieux du coupe-épreuves (Kodak Trimming Board.) Certaines images laissent voir trop de ciel tandis que d'autres ont une trop vaste étendue de ciel ou de terre; d'autres offrent aussi certaines parties qui ne veulent rien dire. Il faut alors retrancher ces parties in utiles et ne conserver que la partie intéressante de l'image. Comparez les deux vignettes qui Découpage:

FIG.!.

FIG. 2.

Avant et après le découpage.


SUGGESTIONS

161

suivent et vous verrez à quel point on a amélioçé la dernière en enlevant le premier plan. Eut-on laissé l'image na 1 dans son état original, elle n'offrirait rien de bien attrayant, mais en la rognant d'un demi-pouce au bas nous en avons fait disparahre le premier plan insignifiant. (Fig. 2.)' S'il vous répugne de découper' vos photographies à l'aide du coupeépreuves, .procédez à une el,{périence en vous servant de deux cartes que vous appliquez de façon à ne couvrir que les parties défectueuses. cette expérience ne tardera pas à vous convaincre des avantages que présente l'emploi judicieux du coupe-épreuves. Ne vous servez de la cuvette à hypo que pour y verser Suggestions cette solution. utiles: Regardez sur votre verre dépoli et non à travers. Gardez vos pellicules, vos plaques et vos papiers dans un endroit sec et frais. Étiquetez vos bouteilles à solution et tenez-les fermées hermétiquement. Époussetez bien vos plaques et porte-plaques avant de vous en servir. Un grain de poussière sur la plaque laissera une tache transparente qui à son tour forme un point noir sur l'épreuve. . Les pellicules en cartouches sont à l'épreuve de la poussière de même qu'imperméables à la lumière et'n'ont pas besoin d'être essuyées, mais il arrive parfois que la poussière se loge sur cette partie de la pellicule qui se trouve dans le champ focal de l'appareil lorsque ce dernier est chargé longtemps avant de s'en servir. Un conférencier et 'photographe . . bien connu qui voyage beaucoup en auto sur des routes poussiéreuses surmonte cette difficulté en ayant soin, dit-il, de ne tourner la clef qu'au moment même de faire une pose. L'idée est excellente, mais il ne faut pas oublier de tourner la clef au moment voulu. ' . <. La poussière sur la pellicule après la pose ne peut la: détériorer car elle n'obstrue pas de lumière. Dans le doute; surexposëz votre cliché. Ne développez pas dans de l'eau chaude qui a pour effet de faire gondoler les pellicules. On entend par solution saturée celle dont la partie fluide a absorbé la plus grande partie du solide dont elle est additionnée. TABLES UTILES. AVOIRDUPOIDS.

16 drachmes = 1 once = 437.5 grains. 16 onces = 1 livre = 7000 grains. 27.34 grains = 1 drachme = 27.34 grains.

MESURE LIQUIDE.

S drachmes = 1 once. 16 onces "" 1 chopine. 60 gouttes = 1 drachme.

En achetant ou en pesant· des produits chimiques préférable de vous servir du grain comme unité, car pour les poids avoirdupoids, de troy et d'apothicaire, autres vadent. . Le poids avoirdupoids est l'étalon en usage dans des formules photographiques.

il est toujours il est le même tandis que les la préparation


GLOSSAIRE DES PRINCIPAUX

TERMES PHOTOGRAPHIQUE ABERRATION-Défaut de l'objectif qui a'pour objet d'altérer le naturel de l'image qui apparaît en lignes tordues et sans netteté, ABERRATION SPHÉRIQUE-Défaut de l'objectif qui fait qu'il ne concentre pas en un même foyer les divers rayons de lumière et qui a pour résultat un manque de netteté dans l'image. ACCÉLÉRATEUR-Est un produit chimique ajouté à un révélateur pour accélérer le développement; le carbonate de soude est généralement employé. ACHROMATIQuE-Incolore; s'applique à un objectif dont les foyers· focal et chimique coïncident. ACIDE-Une substance liquide ou solide qui est un composé d'hydrogène dans laquelle l'hydrogène en tout ou en partie peut être remplacé par un métal formant un nouveau composé. Les acides décomposent la plupart des carbonates. ACTINIQuE-Les rayons actiniques sont ceux qui produisent les changements chimiques, créant l'action photographique. ACTINOMÈTRE-Instrument servant à jauger la force du pouvoir actinique de la lumière, au moyen de ['observation du temps que prend un papier sensible à noircir jusqu'à un degré réglementaire. AFFAIBLISSE UR-Solution chimique pour adoucir les contrastes ou réduire la densité. ALCALI-L'opposé de l'acide, ayant la propriété d'en neutraliser l'effet et de former des sels composés, tels le sulfate et le carbonate de soude. BULLES D'AIR-Soulèvement de la surface sensible de l'épreuve produit en plaçant le papier la face en bas dans le révélateur, ou quand l'on n'emploie pas une quantité suffisante de solution. ANASTIGMAT (OB]ECTIF)-Objectif dépourvu d'astigmatisme, c'està-dire du défaut de ne pas faire converger les rayons horizontaux et verticaux au foyer focal. ANHYDRE-Terme chimique indiquant qu'une substance ne contient pas d'eau. ASTIGMATISME-Imperfection dans l'objectif qui ne réunit pas au foyer d'une manière aussi distincte les lignes horizontales et verticales. (Voir anastigmat.) , BAIN-Terme désignant les diverses solutions de fixage, développement, etc.


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BIAISER-Détourner les rayons lumineux en les obstruant au moyen d'un corps opaque pour empêcher la lumière de frapper direc,te- ' ment le négatif, pendant le tirage des épreuves. BIZARRERIES-Effet curieux d'ondulations blanchâtres causée par l'emploi d'une solution révélatrice incorrecte. BROUILLARD LÉGER-Teinte grisâtre de l'image provenant de l'emploi d'une lampe de chambre noire en mauvais état, de l'exposition accidentelle de l'épreuve ou du négatif à la lumière blanche, ou de quelque défectuosité de l'appareil. BRUNISSAGE-Action de donner un fini glaçé aux épreuves sur la plaque à polir. BRUNISsEuR-Ordinairement une bande de caoutchouc flexible, muni d'une monture en bois ou d'un rouleau avec poignée, ordinairement fait de caoutchouc durci, servant à assurer le contact d'une épreuve avec la plaque à polir. CHÂSSIS-PREssE-Cadre spécialement construit pour le tirage des épreuves et qui maintient en contact le négatif et le papier photographique. CLAIRs-Les parties d'une image où la lumière est le plus concentré et correspondants à la partie la plus opaque du négatif et à celle la plus claire d'une épreuve. CONCENTRÉ-Qualité des ingrédients liquides Où des ingrédients chimiques ont été dissouts dans la plus petite quantité d'eau possible. CONTRAsTEs-En parlant des épreuves on dit qu'elles sont à contrastes lorsqu'elles sont dures avec des ombres très noires et des clairs absolument blancs; en parlant des négatifs, cela signifie que ces derniers manquent de détails. COURBURE DU CHAMP-Défaut d'une lentille produisant u'ne image plus nette au centre que dans les bords. DÉCLANCHEuR-Consiste en une broche courte, flexible, encaissée dans un fourreau en tissu et munie, à son extrémité, d'une poussette qui sert à mettre le déclancheur en mouvement. DEMIS-ToN-La gradation des tons entre les "clairs" ou endroits fortement éclairées, et les "obscurs," ou ombres fortes, d'une image. DENSITÉ-Capacité de reproduction en parlant du négatif. DESSIFICATION (VOIR ANHYDRE)-État des sels chimiques pulvérisés et desquels l'eau a été extraite. DÉTAILs-Netteté de reproduction par l'objectif des plus petites parties d'un sujet. DÉVELOPPATEUR-Solution chimique qui sert à rendre visible l'image latente. DÉVELOPPEMENT-L'action de rendre visible, au moyen de développateurs, l'image latente ou invisibl~ de la pellicule ou du papier photographique.


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DIFFUSION DU FOYER-Signifie l'action de déplacer· le foyer, de sorte que l'image se trouvant quelque peu hors de champ, donne un effet plus doux. DISTORsION-Reproduction incorrecte de l'image. DOUBLET-Objectif formé de deux lentilles séparables. DOUBLURE-Substance opaque que l'on applique sur le dos des plaques et des pellicules pour prévenir le halo. (NoTE.-Servez-vous des pellicules "anti-halo" E.astman et évitez ce désagrément.) ÉCHELLE DE MISE A POINT-Échelle graduée fixée à la base des appar~ils et permettant à point pour n'importe quelle distance sans l'eIriploi de l'écran en verre dépoli. ÉCRAN DE MISE A POINT-Plaque de verre dépoli fixée à l'arrière de l'appareil et sur laquelle l'image est mise à point avant l'exposition. ÉMULSION-Mélange sensible qui sert il recouvrir les pellicules, plaques ou papiers, à l'action des faisceaux lumineux. ~CRANS COLORÉS OU COMPENSATEURS-Ûn appelle ainsi des lames transparentes jaunes, à faces bien parallèles, que l'on interpose sur le parcours des rayons lumineux pendant la photogràphie d'un Qbjet colorié.

ÉQU~VALENCE DU FOYER-Distance du centre optique de la lentille au verre dépoli lorsque la mise à point est faite sur un objet éloigné. ÉRAFLUREs-Toutes marques produites sur une feuille photographique soit par frottement ou par pression. EXPOSITION OU PosE-Le temps durant lequel sont soumises à l'action de la lumière les plaques, pellicules ou papiers. FAIBLE-Se dit d'un négatif ou d'une épreuve alors que le brillant et les contrastes manquent. Une épreuve faible contient tous les détails du sujet. FIXAGE-Ûn appelle fixage le procédé par lequel on enlève d'une épreuve ou ô'un négatif le surplus des sels d'argent; habituellement en les plongeant dans une solution d'hyposulfite de soude. FORCE DE PÉNÉTRATION-Qualité de l'objectif pour reproduire nettement sur l'image les objets éloignés. FOYER OU CHAMP-Le point où les rayons lumineux, convergeant de l'objectif, forment une image. Une image est dans le champ lorsque tous les détails apparaissent nets et distincts. FRONcEs-Replis et plissures sur les bords des pellicules; se produisent souvent par une température chaude, ou sont causés par un excès d'alcali dans le révélateur. (Le développement en boîte obscure permet d'éviter facilement ce désagrément.) HALo--Transparances rappelant un halo et apparaissant près des fenêtres ou autres endroits très éclairés de l'image, et ayant pour cause la réflexion de la lumière sur le dos des plaques., (La pellicule Eastman est anti-halo.)


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HEURTÉ-Une épreuve ou un négatif est heurté lorsqu'il existe un contraste trop prononcé entre les parties claires et les parties sombres. (Voyez Contrastes.) HYDROMÈTRE-Instrument pour mesurer la pesanteur, la densité ef la . force des liquides. Hypo--L'abbréviation du terme hyposulfite de soude, ou plu& exactement du thiosulfate de soude, employé pour le fixage des plaques, pellicules et papiers; on peut l'obtenir sous forme granulée ou crystallisée. IMAGE--ûbjet impressionné par la lentille, sur l'écran de verre dépoli ou sur la pellicule. IMAGE LATENTE-L'image que l'action de la lumière a impressionnée sur la pellicule du la plaque, mais qui n'est visible qu'après le développement. INTENSIFICATION-Action d'augmenter la densité d'un négatif ou d'une épreuve. LAITEUX-Se dit de l'apparence des bains de fixage défectueux et dénote souvent l'emploi de produits chimiques impurs. LATITUDE D'EXPOSITION-La latitude d'exposition d'une pellicule ou plaque est la propriété qu'elle possède de permettre des variations dans le temps de pose sans altérer la valeur du négatif. (La pellicule Eastman possède cette qualité au plus haut point.) LOURD-Voir Opaque. LUMIÈRE DIFFUSE-Lumière provenant d'un 'ciel nuageux en opposition à la lumière directe du soleil. Lumière dont les rayons sont interceptés par quelque chose, tel un verre opaque. MANQUE DE PosE-':Exposition trop courte donnant d'incomplets résultats. MINcE-'::::Se dit d'une épreuve ou d'un négatif qui manque de vigueur ou de c6ntrastes. MIRAG.E-Le mirage est formé par un dépôt métallique argentin sur toute la surface de la plaque ·ou de la pellicule, même sur les endroits que la I~mière est censée ne pas avoir impressionnés. .MORDANT (POUR RETOUCHER)-Solution de gomme et de térében.thineétendue sur le négatif afin de faire un fond pour le plomb ou -les couleurs que l'on veut y appliquer. NÉGATIF-Une image photographique sur une pellicule ou une plaque. . Les parties foncées d'un sujet apparaîssent claires sur un négatif .. et les parties pâles, foncées. NETTETÉ-Qualité d'une image claire et distincte. NON ACTINIQUE-Les rayons non actiniques sont ceux qui n'impressionnent pas les émulsions sensibles. OBJECTIF-Lentille circulaire ou combinaison de lentilles, polies, ajustées et serties dans un tube en métal.


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OBJECTIF CONVERTIBLE-Les objectifs sont convertibles lorsqu'ils peuvent être changés de position de manière à obtenir diverses, distances focales. OBJECTIFS RECTILINÉAIREs-Les lentilles rectilinéaires reproduisent les lignes droites des images sans courbures aucunes. OBJECTIFS SYMÉTRIQUEs-Objectifs dont les combinaisons ont des courbes identiques; ces combinaisons peuvent être employées individ uellement. OMBREs-La partie la plus claire d'un négatif et la plus foncée d'une épreuve. OPAQuE-S'applique aux négatifs dont le développement a été trop prolongé. ' ORTHOCHROMATIQuE-Sensible à la couleur. Se dit d'une pellicule ou d'une plaque lorsqu'elle est sensible aux couleurs autres que le bleu ou l'ultra-violet. (La pellicule Eastman est orthochromatique à un fort degré.) OXYDATION-En parlant des révélateurs, signifie que ces émulsions ont subi une détérioration par suite de la présence d'oxygène. Les révélateurs oxydés sont d'une couleur noire et généralement ils décolorent les négatifs ou les épreuves. PAPIER A IMAGE ApPARENTE-Papier photographique sur lequel lïmage est visible dès le tirage, sans qu'il soit nécessaire de le développer. Il suffit de le virer et de le fixer. PAPIER A IMAGE LATENTE-Papier sensibilisé dont l'image photographique n'est visible qu'après développement. S'applique aux papiers pour "éclairage au gaz" ou toute autre lumière artificielle, et généralement aux papiers demandant une exçosition plus longue que les papiers bromures. PICOTURES ou TROUS D'AIGUILLEs-Petits trous (ou petites taches) dans les négatifs, causés par les grains de poussière qui se sont déposés sur la surface avant l'exposition. PIGNON A CRÉMAILLÈRE-Une crémaillère destinée à la mise au point précise. PLANCHE A RELIEF-Appareil permettant de faire des ornements en relief sur les marges des photographies. PL AQUES A POLIR-Plaques de fer ou d'autre métal émaillée et polie, qui est employée lorsqu'on donne aux épreuves une surface 'glacée. On fait alors sécher les épreuves avec leur face en contact avec là surface de cette plaque. POIRE-Bulbe en caoutchouc avec tube communiquant à la valve de l'obturateur- et permettant d'ouvrir ce dernier par une simple pression. POSITIF-Employé en opposition à négatif. PRÉCIPITÉ-Substance qui, après dissolution, se sépare du liquide et se dépose au fond du vase la contenant. PROFONDEUR DU FOYER-Qualité de l'objectif qui lui permet de reproduire avec netteté les objets éloignés en même temps que ceux plus rapprochés.

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RÉFRACTION-Changement de direction qu'éprouvent les faisceaux lumineux en passant à travers un milieu transparent. RENFORCEMENT--0n appelle renforcement le procédé par lequel on accentue les contrastes d'une pellicule, plaque ou image, dont le développement n'a pas été suffisant. Cette opération se fait à l'aide d'un accélérateur. RENVERSEMENT-Le négatif se révèle en positif en tout ou en partie et inversement. Cette anomalie est causée par un développement prolongé outre mesure ou encore par l'exposition à la lumière pendant le développement. REPIQUAGE-Action de remplir les taches ou d'atténuer les défauts. d'un négatif ou d'une épreuve au moyen d'un fin pinceau avec l'encre de Chine, ou à la gouache. RETARDATEUR-Solution qui a pour effet de ralentir l'action des révélateurs. Une faible solution de bromure de potassium est généralement employée à cette fin. RETOUCHE-Action de faire disparaître ou d'amoindrir certains défauts du négatif à l'aide du crayon ou de la peinture. SOLUTION A 10 POUR lOO-Solution obtenue par la dissolution dans neuf onces fluide d'eau claire, d'une once (en poids) de produits chimiques en poudre. SPECTRE SOLAIRE-Les' sept couleurs produites par le prisme sous l'action d'un rayon de lumière. SURDÉVELOPPEMENT-Station trop prolongée d'Un négatif ou d'une épreuve dans le bain révélateur. SUREXPOSITION-Exposition trop prolongée d'un négatif ou d'une épreuve. SYMÉTRIE DU CHAMP-Qualité que possède un objectif de donner une image nette et uniforme aussi bien au centre qu'au bord de la plaque. TACHE BRILLANTE-Tache circulaire au centre d'une épreuve provenant d'une inperfection de,l'objectif. TON-La teinte, la nuance ou le clegré de coloris prédominant dans un négatif ou une épreuve. .


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Comment faire bonne photographie  

Manuel à l'usage des photographes amateurs publié par la Canadian Kodak Co., Limited, Toronto, Canada. Édition début 1900 ?

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