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Supporting community action on AIDS in developing countries

ÉVALUATION DE LA 2 PHASE DU PROGRAMME RÉGIONAL AFRIQUE DE L’ALLIANCE e

Mars 2011


Remerciements L’évaluation a été réalisée par les consultants Robin Brady et Mimi Khan, en liaison avec les personnels du Secrétariat de l’Alliance. Un grand merci à tous ceux qui ont participé à cette évaluation et y ont apporté leur importante contribution, notamment : des membres du PRA (membres du personnel des bureaux nationaux et des organisations de liaison de l’Alliance et du groupe consultatif du PRA), l’équipe régionale de formation sur la stigmatisation, les formateurs sur la stigmatisation, les participants aux groupes de discussion dirigée sur le rendement social, le personnel du Secrétariat de l’Alliance et les bailleurs. Cette publication a été rendue possible grâce au soutien de l’Agence Suédoise de Coopération et de Développement International (Sida) et l’Agence Norvégienne de Coopération et de Développement (Norad). Le contenu est la responsabilité de International HIV/AIDS Alliance et ne reflète pas nécessairement les vues de Sida ou de Norad.

Les informations contenues dans cette publication peuvent être reproduites, publiées ou autrement utilisées gratuitement, sans la permission préalable de International HIV/AIDS Alliance. Toutefois, International HIV/AIDS Alliance demande à être citée comme source des informations. Cover image © Gideon Mendel for the International HIV/AIDS Alliance © International HIV/AIDS Alliance, 2011 ISBN No: 978-1-905055-85-2

RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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Table des matières Remerciements

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Glossaire

2

Résumé

3

1. Introduction

5

Contexte 5 Histoire du PRA 5 Méthodologie

6

Limites

7

2. Résultats

8

Réduire la stigmatisation et la discrimination auxquelles sont confrontées les personnes vivant avec le VIH et les groupes vulnérables 8 Améliorer l’accès aux interventions de prévention efficace pour les populations vulnérables et stigmatisées

14

Renforcer l’implication significative des personnes vivant avec le VIH dans l’élaboration et la mise en oeuvre des politiques des réseaux nationaux et régionaux

18

Organisation et gestion du programme

21

Valeur ajoutée

23

3. Recommandations

25

Annexes

28

RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


2

Glossaire AFRICASO BP DANIDA EANASO GIPA KANCO L’Alliance MRS NAP+ NEPHAK NU OL PRA 1 PRA 2 PRA 3 RATN RENSIDA SADC SAfAIDS SAT Sida SROI SWAA VIH

Conseil Africain des Organisations d’Action contre le SIDA Bureau National Agence danoise pour le développement international East African Network of AIDS Service Organisations (Réseau des organisations de lutte contre le SIDA en l’Afrique de l’Est) Participation accrue des personnes vivant avec le VIH/sida Kenya AIDS NGOs Consortium (Consortium des ONG du Kenya contre le SIDA) International HIV/AIDS Alliance Système de suivi et de reportage de l’Alliance Network of African People Living with HIV (réseau des personnes vivant avec le VIH/sida) National Empowerment Network of People Living with HIV/AIDS in Kenya (Réseau national d’émancipation des personnes vivant avec le VIH/SIDA au Kenya) Nations Unies Organisations de liaison Programme Régional Afrique (Phase 1) Programme Régional Afrique (Phase 2) Programme Régional Afrique (Phase 3) Regional African Network of AIDS Service Organisations (Réseau des organisations de lutte contre le SIDA en Afrique) Rede Nacional de Associacoes de Pessoas Vivendo com HIV/SIDA (réseau national d’associations de personnes vivant avec le VIH/SIDA) Southern African Development Community (Communauté de développement d’Afrique australe) Southern Africa HIV and AIDS Information and Dissemination Service (Service de diffusion de l’information sur le VIH/SIDA en Afrique australe) Southern African AIDS Trust (Programme de formation sur le sida en Afrique australe) Agence suédoise de coopération internationale au développement Rendement social Society for Women against AIDS in Africa (Association Panafricaine des femmes face au SIDA) Virus de l’immunodéficience humainev

RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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Résumé Contexte Ce rapport est une évaluation du programme régional Afrique 2 (PRA 2). Ce programme a été mené d’avril 2008 à mars 2011 et a été financé par l’Agence suédoise de coopération internationale au développement avec un budget initial de 5 millions d’USD. Le PRA 2 avait trois objectifs principaux: n

Réduire la stigmatisation et la discrimination auxquelles sont confrontées les personnes vivant avec le VIH et les groupes vulnérables

n

Améliorer l’accès aux interventions de prévention efficaces pour les populations vulnérables et stigmatisées

n

Renforcer l’implication significative des réseaux nationaux et régionaux de personnes vivant avec le VIH dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de lutte contre le VIH.

Au total, 20 pays ont participé au PRA 2 et ont mené tout un éventail d’activités en fonction de leurs propres capacités et du contexte VIH local.

Résultats de l’évaluation Globalement, le programme a été un succès, même s’il y a eu des défis importants. Nous avons identifié des recommandations non seulement pour la conception du programme, mais aussi la gestion et le suivi qui devraient être considérés lors de la conception de PRA3. Le caractère régional du programme a permis le partage des connaissances et des activités qui se dérouleront à travers les pays PRA qui autrement n’auraient pas eu lieu. Objectif n° 1 : stigmatisation et discrimination Globalement, les activités de sensibilisation à la stigmatisation ont amené des changements positifs dans les comportements des prestataires de services et des communautés, dans les pays où elles ont été menées. Le travail de lutte contre la stigmatisation a permis de réaliser des changements importants, parfois inattendus, dans la vie des personnes vivant avec le VIH et dans celle de leurs familles. Le modèle de formation sur la stigmatisation des formateurs dépend toujours d’un financement externe. Pourtant, encourager les approches entrepreneuriales peut permettre d’augmenter sa pérennité. Objectif n° 2 : accès à la prévention du VIH Il existe quelques preuves que les subventions pour la prévention du PRA ont permis de surmonter les obstacles à une prévention efficace pour les populations clés. Les partenaires du PRA et les réseaux nationaux et régionaux ont renforcé leur capacité à mettre en œuvre des interventions de prévention du VIH efficaces. Mais ce processus a été lent et inégal. Les ateliers et les autres formations sur la prévention du PRA ont eu un impact limité sur le renforcement de capacité des OL à s’impliquer dans la réponse nationale et à agir sur les réponses probantes. Des liens solides ont également été créés entre le PRA 2 et la campagne mondiale de prévention, mais rien ne prouve pour l’instant que l’apprentissage issu des études nationales, financées par les subventions pour la prévention du PRA 2, ait contribué à la campagne. Objectif n° 3 : renforcer les réseaux Le PRA est très impliqué au niveau régional et a permis de responsabiliser les réseaux nationaux de personnes vivant avec le VIH pour mieux faire entendre leur voix lors des prises de décision. Mais il est trop tôt pour pouvoir mesurer l’impact spécifique et les changements politiques de la composante Réseaux.

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Gestion, organisation et valeur ajoutée du programme Dans le cadre du PRA 2, la planification du programme a été rigoureuse. Pourtant, l’organisation de la gestion du programme n’a pas fonctionné aussi efficacement qu’elle aurait pu. Dans l’ensemble, le suivi et l’évaluation au sein du PRA 2 est insuffisant et désordonné. Excepté au sein du secrétariat, les systèmes sont méconnus et peu compatibles. Le PRA 2 a amélioré l’image de l’Alliance au niveau régional, mais il faut poursuivre le travail pour garantir que l’apprentissage est partagé et mis en œuvre dans toute la région.

Principales recommandations : n

Examiner l’organisation et l’analyse de rentabilisation pour une consultation sur la formation en stigmatisation.

n

Améliorer la compréhension de l’impact qu’ont les activités sur la stigmatisation sur les bénéficiaires finaux et prévoir les conséquences.

n

Renforcer les liens actuels avec les plates-formes nationales de partenariat dans le cadre du PRA 3 : elles offrent une approche unique qui pourrait permettre de soutenir les campagnes nationales grâce à l’apprentissage et au partage de la bonne pratique.

n

Il est nécessaire de mieux suivre les résultats et les effets du PRA sur la prévention et d’avoir un suivi plus structuré.

n

Repenser la stratégie de l’implication des réseaux pour garantir qu’elle soit complémentaire avec le travail à venir sur le PRA.

n

Effectuer un examen général du fonctionnement de la structure de gestion du PRA avant la mise en ouvre du PRA 3.

n

Planifier la mise en œuvre des objectifs de façon plus stratégique dans le PRA 3 pour intensifier les programmes communs dans la région.

n

Trouver une manière efficace d’améliorer le suivi du PRA et de l’intégrer au sein du suivi actuel effectué par le secrétariat de l’Alliance.

n

S’assurer que le cadre de suivi comporte des indicateurs et des hypothèses clairs concernant les conséquences prévues des interventions.

n

Trouver un interlocuteur pour le plaidoyer dans chaque BP/OL. Les bureaux nationaux et les organisations de liaison, tout comme le secrétariat, devraient aussi être encouragés à faire figurer les notions de politique/plaidoyer sur les descriptions existantes.

n

Mettre en place des systèmes de partage des connaissances plus officiels et plus pertinents et s’assurer que leur utilisation devient instinctive.

n

S’assurer qu’une évaluation complète des activités 2010/2011 du PRA 2 est effectuée pour que les leçons apprises et l’apprentissage de ces activités ne soient pas perdus.

RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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1. Introduction Contexte La 2e phase du programme régional Afrique (PRA 2) a été mise en œuvre par l’International HIV/ AIDS Alliance (l’Alliance) entre 2008 et 2011. Son objectif était d’aider les bureaux pays (BP), les organisations de liaison (OL) et les partenaires régionaux de l’Alliance à améliorer la qualité des programmes de lutte contre le VIH et, à terme, de contribuer à l’accès universel à la prévention, aux traitements, à la prise en charge et au soutien. Le PRA 2 était la continuation d’un précédent programme régional Afrique (appelé PRA 1 dans ce rapport). Le PRA 2 a trois objectifs principaux : 1. Réduire la stigmatisation et la discrimination auxquelles sont confrontés les personnes vivant avec le VIH et les groupes vulnérables. 2. Améliorer l’accès à des programmes de prévention du VIH efficaces pour les populations vulnérables et stigmatisées. 3. Renforcer l’implication significative des réseaux nationaux et régionaux de personnes vivant avec le VIH dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques de lutte contre le VIH. Au total, 20 pays ont participé au PRA 2 au niveau national et régional. À des moments et à des niveaux différents, les BP et les OL ont mis en œuvre des activités qui correspondaient à un ou plusieurs de ces trois objectifs. Les activités du programme comprenaient notamment: la formation et le suivi de la stigmatisation et la discrimination liées au VIH, la production de supports de formation sur la stigmatisation et la discrimination, l’organisation d’ateliers régionaux pour le partage des connaissances sur la prévention du VIH, le renforcement de capacité de certains réseaux nationaux dans plusieurs pays dans la région et dans les îles de l’océan Indien. Le programme comprenait également un large éventail d’autres activités, financées par les subventions PRA 2 pour la prévention. Pendant le PRA 2, les activités de programme ont été menées dans 16 pays en Afrique australe Burkina Faso, Burundi, Côte d’Ivoire, Ghana, Kenya, Lesotho, Madagascar, Mozambique, Namibie, Nigéria, Sénégal, Sud Soudan, Tanzanie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe. Certains pays du programme régional d’Afrique du Nord de l’Alliance ont aussi participé aux réunions régionales du PRA 2 afin de favoriser le partage des connaissances.

Histoire du PRA L’Alliance a mis en place sa première stratégie régionale Afrique entre 2004 et 2006. La 1re phase du programme régional Afrique (PRA 1) a eu lieu de 2006 à 2008, suivi du PRA 2 de 2008 à 2011. Les agences de coopération internationale au développement danoises et suédoises (Sida et DANIDA) et le ministère néerlandais des Affaires étrangères ont apporté un budget de 5 millions USD au PRA 1. Ce programme mettait en œuvre un large éventail d’activités. Pourtant, un examen à mi-parcours a indiqué qu’il comblait les lacunes en matière de financement et d’activités dans le travail du programme national de l’Alliance nationale au lieu de servir de véritable programme régional. De ce fait, trois objectifs seulement ont été définis pour le nouveau PRA 2, centrés sur trois thèmes : la stigmatisation et la discrimination, l’accès à la prévention du VIH et le renforcement des réseaux régionaux. Cette démarche avait pour but de permettre au programme régional, soutenu par une nouvelle structure de gestion, d’être plus cohérent. Les membres (pays ayant des BP ou des OL de l’Alliance) ou les partenaires du PRA 2 ont sélectionné les activités en fonction de leurs besoins spécifiques. Le PRA 2 s’est distingué par d’importantes activités régionales, distinctes des activités RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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existantes du programme national des membres du PRA. 75 % du financement reçu par le PRA 2 provenaient de Sida (5 millions). Au début du PRA 2, les activités ont été différées. Les années des programmes ont donc été modifiées et divisées en quatre périodes : d’avril à décembre 2008 (année 1), de juin à décembre 2009 (année 2), de janvier à décembre 2010 (année 3) et de janvier à mars 2011 (année 4).

Méthodologie Cette évaluation a été menée par Mimi Khan et Robin Brady, avec le soutien du personnel du secrétariat de l’Alliance. Pour cette évaluation, plusieurs méthodologies ont été utilisées, notamment l’étude de documents, des entretiens avec les principaux participants (par téléphone et en personne) et une collecte de données qualitatives et quantitatives auprès des bénéficiaires et des participants à la formation sur la stigmatisation. n

Une liste des rapports, documents, comptes-rendus de réunion, présentations et autres supports examinés par les évaluateurs est disponible en annexe B.

n

Au total, 45 entretiens ont été menés. Les personnes interrogées comprenaient notamment des membres du groupe consultatif du PRA, du personnel des membres du PRA (BP, OL et autres partenaires de l’Alliance), les membres du personnel du secrétariat de l’Alliance et les bailleurs. (la liste des personnes interrogées en annexe A.)

n

Début 2009, des données de référence sur la stigmatisation et la discrimination ont été collectées dans un échantillon de trois pays du PRA 2 (Kenya, Mozambique et Sénégal). Ces pays représentaient l’Afrique de l’Est, l’Afrique australe et l’Afrique de l’Ouest. Ils ont été choisis, car ils prévoyaient de mettre en œuvre des activités correspondantes aux trois objectifs du PRA 2. Cette évaluation suivait les données de référence et collectait des données finales sur les mêmes sites dans les mêmes pays. Les mêmes équipes de recherches ont été utilisées dans la mesure du possible. Lorsque cela n’a pas été possible, de nouvelles équipes de recherche ont été choisies et formées. Pour la collecte des données finales, trois méthodologies différentes ont été utilisées: − Une enquête communautaire quantitative. Pour cette enquête, un échantillon de 1 368 personnes a été utilisé (460 dans la capitale kenyane Nairobi, 501 au Mozambique et 407 au Sénégal). En outre, les données qualitatives ont été collectées via des groupes de discussion dirigée avec un large éventail de personnes notamment : des travailleurs du sexe, des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, des personnes vivant avec le VIH et des professionnels de la santé (format des échanges des groupes de discussion dirigée en annexe D). Des consultants locaux ont été engagés pour effectuer la collecte les données finales au Mozambique et au Sénégal. Au Kenya, l’OL de l’Alliance (consortium des ONG du Kenya contre le sida) y a participé. − Des études de cas sur l’impact des activités du PRA 2 ont été réalisées grâce à des entretiens et à des groupes de discussion dirigée au Kenya, au Sénégal, en Ouganda et en Zambie. − Des articles et des histoires sur l’impact des activités du PRA en Ouganda et en Zambie ont également été commandés auprès des principaux correspondants locaux (journalistes citoyens). Ils appartenaient à un réseau de personnes, dans la région, avec lequel l’Alliance a créé des liens. n

Une étude distincte du rendement social (SROI) de la composante stigmatisation et discrimination du PRA 2 a été menée en Zambie par Robin Brady (voir annexe G).

RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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n

Une enquête auprès des formateurs sur la stigmatisation a été menée, dans la continuité d’une enquête mondiale sur la stigmatisation effectuée au début du PRA 2. Quatre questions y ont été ajoutées pour représenter la méthodologie SROI. Les questions abordaient les activités, les comportements et l’impact perçu des formateurs sur la stigmatisation. (Cette enquête a été menée via Survey Monkey. Une prime d’encouragement a été proposée aux formateurs en stigmatisation pour remplir et retourner le questionnaire en ligne).

Limites Cette enquête a été menée entre le mois d’août et le mois de décembre 2010 alors que l’activité du PRA 2 n’était pas encore terminée (la fin du PRA 2 est prévue en mars 2011). Par conséquent, certaines activités n’ont pas pu être évaluées, soit parce qu’elles n’étaient pas terminées, soit parce qu’il était trop tôt pour vérifier leurs résultats et leurs impacts. Le plan de travail 2010 pour le PRA 2 est joint à ce rapport, y compris une mise à jour pour chacune des activités de décembre 2010. Les résultats des versions de l’enquête de référence et finale sur les formateurs en stigmatisation ne sont qu’illustratifs, car le nombre de personnes interrogées était insuffisant (20 pour l’enquête finale et 49 pour l’enquête de référence). Le ratio entre les personnes interrogées francophones et anglophones a considérablement changé, avec des différences de réponse importantes entre les deux.

RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


2. Résultats

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Dans l’ensemble, le passage du PRA 1 au PRA 2 (et l’accent sur seulement trois objectifs) a été un succès et a permis aux activités d’être plus régionales. Les défis rencontrés ont pourtant été importants.

OBJECTIF 1 : RÉDUIRE LA STIGMATISATION ET LA DISCRIMINATION AUXQUELLES SONT CONFRONTÉES LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH ET LES GROUPES VULNÉRABLES Vue d’ensemble des principales activités de lutte contre la stigmatisation et discrimination du PRA Le programme de lutte contre la stigmatisation avait pour objectif de réduire la stigmatisation et la discrimination pour améliorer l’accès à la prévention, aux traitements, à la prise en charge du VIH et aux interventions d’atténuation de l’impact du VIH. Pour le programme, un modèle national de « formation des formateurs » a été utilisé. Ce modèle consiste à former des membres des réseaux de personnes vivant avec le VIH, du gouvernement et des travailleurs politiques, le personnel soignant et des membres de la communauté. Ces formateurs ont ensuite intégré la formation et les approches dans leur propre travail (en utilisant un plan d’action pour suivre les progrès de leurs activités). Ils étaient responsables de la diffusion de la formation au niveau national. Des réunions de suivi ont été organisées pour aider les équipes de formation nationales et pour permettre le partage des connaissances, le suivi et une formation plus approfondie, si nécessaire. La formation participative était basée sur le guide pédagogique anti – stigmatisation de l’Alliance. Il a été élaboré avec les communautés en Afrique, puis modifié grâce aux contributions des formateurs régionaux qui prennent en compte l’évolution de la stigmatisation. De nouveaux modules ont été ajoutés, notamment des outils pour étudier la stigmatisation à laquelle les enfants, les jeunes et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes sont confrontés et pour étudier la stigmatisation liée aux soins à domicile et au traitement antirétroviral.

Tableau 1 : Indicateurs pour l’objectif 1 Logique d’intervention

Indicateurs objectivement vérifiables

Cibles

Données actuelles

Source

Contribuer à la qualité accrue des programmes de lutte contre le VIH, permettant aux communautés d’être activement impliquées dans l’atteinte de l’accès universel à la prévention, aux traitements, à la prise en charge et au soutien

Accroître le nombre de populations vulnérables et stigmatisées qui sont atteintes par les programmes de prévention du VIH dans les pays ciblés

Aucune

Augmentation de 650 %, rapportée par les formateurs anglophones

Enquête mondiale finale sur la stigmatisation

% des personnes ayant une attitude tolérante envers les personnes vivant avec le VIH dans les pays ciblés

Aucune

−Mozambique : 89 % −Kenya : 89 %* −Sénégal : 72 %*

Enquête mondiale finale sur la stigmatisation

RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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Logique d’intervention

Indicateurs objectivement vérifiables

Cibles

Données actuelles

Source

Réduire la stigmatisation et la discrimination auxquelles sont confrontés les personnes vivant avec le VIH et les groupes vulnérables

Nombre de programmes, d’organisation et d’institutions ayant intégré les activités anti-stigmatisation dans leurs stratégies/plans/activités

Aucune

9 pays indiqués

Examen documentaire et entretiens clés

% des formateurs effectuant toujours des activités destinées à réduire la stigmatisation et la discrimination dans leur communauté/organisation/ institution, un an après la formation

Aucune

100 %

Enquête mondiale finale sur la stigmatisation

Nombre de formateurs sur la stigmatisation suivis après leur formation initiale

75%

90%

Examen documentaire et entretiens d’informateurs clés

Nombre d’ateliers communautaires ou « de quartier » organisés

50

16

Examen documentaire et entretiens d’informateurs clés

Nombre de personnes atteintes par les initiatives de réduction de la stigmatisation et la discrimination

Aucune

142 personnes ont participé à ces activités

Examen documentaire et entretiens d’informateurs clés

Nombre de prestataires de services formés sur la réduction de la stigmatisation et de la discrimination liées au VIH

100

Nombre de personnes atteintes par les initiatives de réduction de la stigmatisation et la discrimination

Aucune

119 personnes ont participé à ces activités**

Examen documentaire et entretiens d’informateurs clés

Nombre d’outils développés et distribués

3

3

Examen documentaire et entretiens d’informateurs clés

1.1 maintenir et renforcer le modèle de formation sur la stigmatisation dans 11 pays en Afrique subsaharienne

1.2 mettre en œuvre et soutenir des programmes de formation sur la stigmatisation dans cinq pays en Afrique subsaharienne

RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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1.3 plaidoyer pour des changements politiques et législatifs pour aborder la discrimination et la stigmatisation auxquelles sont confrontés les personnes vivant avec le VIH et les groupes vulnérables

Nombre de décideurs politiques et de leaders d’opinion informés de l’impact de la stigmatisation en tant qu’obstacle à l’accès universel

25

90

Examen documentaire

Nombre de personnes qui participent aux ateliers régionaux de partage des leçons sur la stigmatisation

50

121

Examen documentaire et entretiens d’informateurs clés

Nombre des histoires de changement et des leçons apprises recueillies

40

*Cette question n’a pas été posée dans l’enquête communautaire. Nous avons rapporté les réponses positives à la déclaration : « les personnes vivant avec le VIH devraient être autorisées à participer pleinement aux événements sociaux », en tant qu’indicateur du niveau d’attitude tolérante susceptible d’exister dans une communauté. **Ceci est différent du nombre de personnes atteintes. *** La plupart des indicateurs mesurent uniquement les résultats (les nombres d’activité), ce qui signifie que l’organisation n’a pas nécessairement recueilli des données permettant de vérifier les résultats des activités et l’impact obtenu. Nous avons vu des preuves d’un impact significatif, mais elles n’ont pas été enregistrées de manière systématique.

Résultat 1 : globalement, il y a eu des changements positifs dans les comportements des prestataires de services et des communautés dans les pays où les activités de sensibilisation à la stigmatisation ont eu lieu Les résultats de l’enquête communautaire, de l’enquête mondiale sur les formateurs en stigmatisation et les échanges de groupes de discussion dirigée décrivent les améliorations progressives des comportements des personnes vivant avec le VIH, même si les éléments de preuve ne sont pas tous positifs. Le tableau 2 expose les résultats de l’enquête communautaire menée au Kenya, au Mozambique et au Sénégal. Au Kenya, les résultats montrent, dans l’ensemble, une meilleure connaissance du VIH, moins de honte et de critiques liées au VIH, moins de peur injustifiée de contracter le VIH et une réduction des niveaux constatés de stigmatisation et de discrimination envers les personnes vivant et le VIH. Lors d’échanges avec des groupes de discussion dirigée, les travailleuses du sexe et les personnes vivant avec le VIH ont également indiqué que les professionnels de la santé, les enseignants et les responsables les soutiennent davantage, ce qui n’est pas le cas pour les églises. Au Sénégal, les résultats sont identiques, bien que la connaissance du VIH semble avoir légèrement diminué. Dans ce pays, les échanges de groupes de discussion dirigée ont soutenu l’impact positif des activités du PRA : l’utilisation des services par les personnes vivant avec le VIH semble mieux acceptée. Les personnes vivant avec le VIH et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes sont également maintenant mieux acceptés par leurs communautés. Au Mozambique, les résultats sont mitigés. On constate une augmentation significative du nombre de personnes qui voient le VIH comme une punition de Dieu et du nombre de personnes qui déclarent que, si elles avaient le VIH, elles n’oseraient pas le dire. Les résultats des échanges de groupes de discussion dirigée ont été plus positifs : ils ont indiqué une baisse importante de RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


la stigmatisation et la discrimination, due aux activités du PRA. Toutefois, dans ce groupe, les personnes interrogées étaient des intervenants engagés, tels que des personnes vivant avec le VIH ou des professionnels de la santé, ce qui pourrait expliquer la différence de points de vue.

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L’enquête mondiale sur les formateurs en stigmatisation révèle des éléments multiples. Les personnes ayant participé aux ateliers et les formateurs formés par l’équipe stigmatisation ont fourni des rapports mineurs sur l’impact positif de la formation et du guide pédagogique. Néanmoins, le pourcentage de formateurs, ayant indiqué que davantage de personnes parlent ouvertement de leur statut sérologique grâce aux activités de lutte contre la stigmatisation, a chuté entre l’enquête de référence et l’enquête finale : de 89 % à 50 % parmi les personnes interrogées anglophones et de 70 % à 62 % parmi les francophones. En outre, lors de l’enquête finale, un nombre moins important de personnes interrogées considérait que les comportements au sein des familles s’étaient améliorés, par rapport à l’étude de référence : le chiffre chute de 73 % à 66 % parmi les anglophones et de 90 % à 27 % parmi les francophones. Les preuves avancées par les prestataires de services semblent indiquer qu’il est essentiel de s’appuyer sur la formation sur la stigmatisation et sur les travailleurs en soutien de traitement pour améliorer l’accès au dépistage volontaire et anonyme et aux services de traitement antirétroviral et pour améliorer les connaissances générales de leurs patients, faisant ainsi progresser la qualité de ces consultations. Dans l’ensemble, les faits constatés au Mozambique, au Sénégal et au Kenya soulignent à quel point l’impact peut varier dans différents pays. Les enquêtes auprès des communautés et des formateurs en stigmatisation ont indiqué qu’il existe toujours une stigmatisation au sein des familles. Lors des groupes de discussion dirigée sur le rendement social, il a également été souligné que les professionnels de la santé, les enseignants et d’autres figures communautaires importantes contribuaient, par leur propre comportement, à la stigmatisation, y compris parfois en stigmatisant eux-mêmes les autres. Un nouveau module du guide pédagogique sur la stigmatisation de l’Alliance a été élaboré et sera mis en place en 2011. En effet, les professionnels de la santé sont considérés comme un groupe extrêmement important. Le personnel soignant a indiqué qu’il accueillerait très favorablement les activités de lutte contre la stigmatisation et sur le soutien, axée sur leur profession.

Table 2 : résultats de l’enquête communautaire Réponse (%) Indicateur Connaissance du VIH 1) % indiquent qu’une personne ayant l’air en bonne santé peut avoir le VIH 2) % indiquent qu’il est possible de contracter le VIH en dormant dans la même pièce qu’une personne infectée 3) % indiquent qu’il est possible de contracter le VIH en partageant un repas avec une personne infectée

Kenya R F /

Mozambique R F /

Sénégal R F /

94 88 

96 78 

63 74 

89 88 

75 64 

14 19 

90 89 

71 62 

90 89

RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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Réponse (%) Indicateur Honte et critiques 4) % sont d’accord avec cette déclaration : « le VIH est une punition de Dieu pour mauvaise conduite » 5) % sont d’accord avec cette déclaration : « j’aurais honte d’être vu avec une personne dont on sait qu’elle a le VIH » 6) % sont d’accord avec cette déclaration : « les chefs spirituels stigmatisent davantage les personnes vivant avec le VIH qu’ils ne les soutiennent » 7) % sont d’accord avec cette déclaration : « les leaders communautaires stigmatisent davantage les personnes vivant avec le VIH qu’ils ne les soutiennent »

Peur de contracter le VIH 8) % sont d’accord avec cette déclaration : « j’aurais peur de le dire à qui que ce soit si j’avais le VIH » 9) % sont d’accord avec cette déclaration : « si le virus du VIH rendait quelqu’un de ma famille malade, je serais d’accord pour qu’il/elle reste chez moi » 10) % sont d’accord avec cette déclaration : « les enfants séropositifs ne devraient pas être autorisés à étudier avec d’autres enfants » 11) % sont d’accord avec cette déclaration : « j’achèterais les légumes du marchand si je savais qu’il avait le VIH »

Stigmatisation et discrimination constatées 12) % de personnes ayant été témoin de discrimination envers une personne vivant avec le VIH

Kenya R F /

Mozambique R F /

Sénégal R F /

31 16 

14 29 

54 50 

26 19 

13 17

26 26 -

30 27 

27 22  45 27  35 10 

35 20 

56 53 

17 32

40 39 

74 83 

85 80

76 80 

35 32 

39 41

75 80 

78 82 

61 -

64 52 

50 51

20 28

11 10 

Notes : R=résultats de l’étude de référence, F=résultats de l’étude finale, =évolution positive, =évolution négative. RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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Travail innovant

En 2009, un nouveau programme avec le ministère de la défense kenyan a testé la pertinence du modèle de formation sur la stigmatisation pour lutter contre la stigmatisation institutionnalisée. Vingt-deux cadres supérieurs ont bénéficié d’une formation en tant que formateurs. Début 2010, une réunion de suivi a souligné que cette formation et le plan d’action mis en place avaient eu un impact sur les discussions des politiques du ministère de la Défense concernant les personnes vivant avec le VIH servant dans les forces armées.2

Une transformation personnelle

« Personnellement, je dois admettre que l’atelier sur la question des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes m’a, en quelque sorte, transformé… Depuis longtemps, je regardais ces hommes comme des personnes malades et qui avaient besoin d’être soignés pour leur « anormalité ». Pourtant, pendant l’atelier, j’ai été bouleversé quand un des participants m’a demandé « et si l’homme qui était persécuté était votre fils, que ressentiriez-vous ? »… À mon retour au ministère, j’ai abordé la question des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et, tout d’abord, cette question a été très sensible… J’ai besoin de temps pour faire avancer l’ordre du jour, grâce à mon influence au ministère. Cela prendra peut-être du temps, mais je suis confiant et je sais que nous accomplirons un travail considérable. » – Formateur en stigmatisation du ministère de l’action sociale, Burkina Faso

Résultat 2 : le travail de lutte contre la stigmatisation a apporté des changements significatifs, certains inattendus, dans la vie des personnes vivant avec le VIH et de leurs familles L’enquête mondiale sur les formateurs en stigmatisation a également souligné que les personnes vivant avec le VIH trouvent du travail. L’enquête communautaire finale confirme ces résultats. En effet, elle indique une baisse de la stigmatisation envers les marchands ou les enseignants notamment (voir tableau 2). À Mazabuka en Zambie, le groupe de discussion dirigée sur le rendement social (SROI) a également précisé qu’il était maintenant plus facile d’avoir une échoppe sur le marché, ceci étant la conséquence directe des activités de lutte contre la stigmatisation du PRA 2. Dans le cadre de l’évaluation SROI, les participants au groupe de discussion dirigée zambien ont également précisé qu’ils avaient davantage confiance en eux, de plus grandes chances de trouver un travail, une meilleure santé et que les enfants infectés par le VIH et les orphelins pouvaient à nouveau aller à l’école sans avoir peur des représailles. Au Burkina Faso, des changements politiques importants concernant les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes sont étudiés. Ces changements pourraient considérablement améliorer leur accès aux services. Un fonctionnaire ayant participé à un atelier des formateurs du PRA a rendu ces changements possibles en modifiant son propre comportement (voir « une transformation personnelle » à la page précédente). Cependant, la baisse de la stigmatisation et la meilleure acceptation des personnes vivant avec le VIH ont aussi eu des impacts que le programme n’avait pas prévu.

2 Rapport annuel 2009 du programme régional de formation sur la stigmatisation, Alliance Zambie ; entretien avec l’équipe de formations sur la stigmatisation, 5 Novembre 2010, Robin Brady

RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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Dans les services de traitement antirétroviral des cliniques, les temps d’attente ont beaucoup augmenté, diminuant la capacité des personnes à travailler ou à s’occuper de personnes à charge. Les dépenses pour les soins ont également augmenté dans les foyers : par exemple, des dépenses alimentaires mensuelles plus élevées dues une meilleure nutrition nécessaire à l’adhérence au traitement antirétroviral. Les coûts supplémentaires liés au retour des enfants à l’école ont aussi un impact important sur la famille. Nous sommes conscients des enjeux supplémentaires pour les individus. Mais il est important préciser que nous ne suggérons pas que le travail de lutte contre la stigmatisation et la discrimination n’aurait pas dû avoir lieu, mais plutôt que les impacts de l’activité semblent mal compris et mal évalués.

Résultat 3 : le modèle de formation en stigmatisation des formateurs continue de dépendre d’un financement externe, mais encourager des approches entrepreneuriales peut accroître sa viabilité Les éléments de l’enquête sur la stigmatisation montrent que le modèle de formation donne de bons résultats : des activités dans 20 pays indiquent un réel impact et illustrent une influence politique ambitieuse. Comme la plupart des activités de l’ONG, le modèle de formation des formateurs dépend de financements externes qui, de par leur nature, sont incertains. Néanmoins, ce modèle permet de générer des revenus en constituant, à partir de l’équipe stigmatisation, une équipe de consultants qui pourra être engagée par d’autres organisations et d’autres pays pour effectuer une formation sur la stigmatisation. De cette façon, le modèle permet de générer des revenus et d’attirer les investissements, ce qui augmenterait considérablement sa viabilité. Les formateurs peuvent également être classés en trois groupes : ceux déjà employés par une agence pour faire un travail similaire et qui ont intégré le guide pédagogique de formation sur la stigmatisation à leurs activités, ceux ayant obtenu un travail avec d’autres agences après avoir suivi la formation sur la stigmatisation, et ceux qui peuvent en tant que formateur seulement s’il y a un financement externe. Il existe un groupe de formateurs qui n’ont jamais cessé de travailler et donc environ 20 % des formateurs trouvent un autre emploi. Toutefois, le troisième groupe de formateurs représente une opportunité manquée. En effet, ces personnes ont acquis de précieuses compétences, mais n’ont pas bénéficié des ressources nécessaires pour le suivi. En favorisant une approche entrepreneuriale dans le cadre de la formation initiale, certains formateurs pourraient développer leurs propres activités, réduisant ainsi le gaspillage et améliorant l’impact des activités de stigmatisation.

OBJECTIF 2 : AMÉLIORER L’ACCÈS AUX INTERVENTIONS DE PRÉVENTION EFFICACE POUR LES POPULATIONS VULNÉRABLES ET STIGMATISÉES Vue d’ensemble des principales activités de prévention L’objectif du PRA pour la prévention était de faciliter les interventions de prévention efficaces, basées sur des éléments probants au niveau national et régional (en particulier celles qui ne sont pas soutenues par les bailleurs). Les réunions régionales du PRA devaient servir de forum et permettre de diffuser l’apprentissage sur la prévention. Pendant le PRA 2, trois ateliers régionaux sur la prévention ont permis de traiter efficacement plusieurs questions clés sur la prévention. 80 participants de 17 pays différents ont assisté à ces réunions tenues à Nairobi, Johannesburg et Pretoria. Des membres du groupe consultatif du PRA et des organisations partenaires ont participé, notamment le programme de formation sur le sida en Afrique australe (SAT), l’association panafricaine des femmes face au SIDA (SWAA), le réseau régional de formation sur le SIDA (RATN), le service de diffusion d’informations sur le VIH/sida en Afrique australe (SAfAIDS) et le programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (ONUSIDA). RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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Après les ateliers, les membres ont pu demander des subventions pour la prévention à hauteur de 65 000 USD (en année 1, les subventions se sont avérées trop faibles pour être efficaces et le montant des subventions a été augmenté). Les critères de subvention donnaient la possibilité aux participants de répondre à des besoins spécifiques dans leurs propres pays. 20 subventions pour la prévention ont été accordées à 11 pays pendant la durée du PRA 2, pour un total de 700 millions USD. Les activités de prévention financée comprenaient notamment la recherche, la documentation, les ateliers (pour la diffusion des informations sur les politiques nationales, le plaidoyer et la prévention) et un appui technique pour gérer les financements d’autres bailleurs. Voici quelques exemples : l’adaptation d’un guide pédagogique sénégalais sur le travail avec les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les utilisateurs de drogues pour une utilisation au Burkina Faso ; des recherches sur des conducteurs des camions et des travailleurs/ travailleuses du sexe en Côte d’Ivoire ; un atelier de renforcement de capacité sur la prévention pour dix organisations de la société civile au Nigéria et une formation sur le plaidoyer pour les leaders régionaux au Kenya. Les activités des participants devaient avoir une influence sur leur propre organisation et sur la réponse nationale.

Tableau 3 : Indicateurs pour l’objectif 2 Logique d’intervention

Indicateurs objectivement vérifiables

Cibles

données actuelles

Source

2.1 influencer des programmes nationaux sur la prévention pour améliorer l’efficacité et la couverture des groupes vulnérables

Preuves factuelles de stratégies de prévention efficaces (du PRA ou d’autres partenaires) documentées et/ou diffusées

6 stratégies de prévention efficaces du VIH documentées

3

Rapport annuel 2009 du PRA

2.2 Soutenir des programmes nationaux sur la prévention pour améliorer la qualité des interventions de prévention utilisées par les groupes vulnérables

Nombre de visites d’échanges techniques et d’accompagnement auprès de partenaires nationaux pour élaborer des réponses à la prévention avec des populations vulnérables

3 visites d’échanges techniques et 3 visites d’accompagnement

3 visites d’échanges techniques, aucune visite d’accompagnement à notre connaissance

22.3. Échanger sur les interventions efficaces avec les populations clés lors des réunions régionales et utiliser ces interventions pour élaborer des stratégies pour la responsabilisation nationale, l’influence sur les politiques et la mise en œuvre de programmes

Nombre de réunions régionales sur la bonne pratique

4

3

100 (4x25)

2008:16 2009 : 34 + 30

Nombre de personnes ayant participé aux réunions régionales sur la bonne pratique

RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011

Total : 80 de 17 pays

Comptes-rendus des réunions régionales du PRA


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Logique d’intervention

Indicateurs objectivement vérifiables

Cibles

2.4 Intégrer les questions liées aux populations vulnérables et stigmatisées dans les programmes de prévention nationaux

Nombre d’OL/BP ayant documenté les besoins des groupes vulnérables et l’efficacité des réponses communautaires pour les réunions nationales

8

Au minimum, élaboration de comptes-rendus politiques pour souligner comment les besoins/questions affectant les populations vulnérables et stigmatisées peuvent être intégrées aux programmes de prévention nationaux

8

Nombre d’ateliers nationaux et nombre de participants en fonction des réunions régionales sur la bonne pratique

12 20 par réunion d’accompagnement

données actuelles

Source

80 personnes de 17 pays

comptes-rendus des réunions régionales du PRA

Résultat 4 : les éléments qui prouvent que les subventions à la prévention du PRA ont permis de surmonter les obstacles à une prévention efficace pour les populations clés sont limités Il a été montré que la mise en œuvre des subventions pour la prévention était optimale au Sénégal, au Burkina Faso et en Zambie. Au Sénégal, les résultats d’une étude sur les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ont servi de catalyseur pour des réunions avec les décideurs politiques et pour une enquête nationale plus vaste. Au Burkina Faso, le programme PRA a joué un rôle non négligeable et a permis de réaliser des changements politiques pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, conjointement avec des activités de lutte contre la stigmatisation. En Zambie, une convention nationale sur la prévention du VIH a eu lieu pour appuyer les changements politiques. Et la subvention initiale relativement faible pour la prévention a été utilisée pour mobiliser un financement national important. L’atelier régional sur la prévention a également permis de changer les comportements au sein d’Alliance Zambie pendant le PRA 2. En effet, ils soutiennent actuellement l’association nationale des gays et des lesbiennes, aidant ainsi à surmonter les obstacles à une prévention efficace pour les hommes et les femmes homosexuels. Des recherches importantes et la collecte de nombreuses informations sur la prévention ont été menées dans le cadre de PRA 2. Sans ce programme, ce travail n’aurait pas été financé par les bailleurs. Ces recherches comprenaient notamment la collecte d’informations sur trois stratégies de prévention du VIH efficaces au Sénégal et au Nigéria et l’élaboration d’un guide du facilitateur RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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pour le travail avec les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Le coût des subventions sur la prévention est relativement faible, comparé à l’impact considérable qu’elles peuvent avoir. Cependant, il existe très peu de mesures des résultats et de l’impact et très peu de rapports pour déterminer l’impact durable des subventions.

Résultat 5 : Les partenaires du PRA et les réseaux nationaux et régionaux ont renforcé leur capacité à mettre en œuvre des interventions de prévention du VIH efficaces. Mais ce processus a été lent et inégal. Nous pensons que cela est en partie du retard dans la distribution des subventions pour la prévention et à la faible importance du financement disponible. De ce fait, les OL ou BP qui reçoivent des fonds importants d’autres bailleurs ont été peu enclins à participer. Des exigences plus strictes pour la participation au PRA 2 auraient peut-être permis de garantir la rapidité de mise en œuvre des activités et une mesure correcte des changements en matière de capacité. Il semble que les mesures soient principalement quantitatives : les rapports annuels ne comportent que quelques brefs commentaires qualitatifs. Par conséquent, les données collectées ne permettent pas d’évaluer les changements en matière de capacité. Les ateliers régionaux ont cependant apporté un contexte clair aux membres du PRA pour leur permettre de comprendre la nature de l’épidémie du VIH dans la région et les besoins particuliers des populations clés, notamment les travailleurs/travailleuses du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les utilisateurs de drogues injectables. Pendant ces ateliers, les compétences et les connaissances des participants ont été renforcées. Ceci leur a permis de planifier des interventions de prévention du VIH appropriées, conformes à leur propre contexte national et fondées sur la bonne pratique.

Résultat 6 : Les ateliers et les autres formations sur la prévention du PRA ont eu un impact limité sur le renforcement de capacité des OL à s’impliquer dans la réponse nationale et à agir sur les réponses probantes. Dans le cadre de l’objectif sur la prévention, des activités comme les ateliers techniques régionaux sur la prévention ont permis aux membres du PRA d’acquérir des compétences et une confiance en eux. Ils ont donc pu assurer une planification sur la prévention, adaptée à leurs besoins et avoir une influence sur l’ordre du jour de la prévention dans leur propre pays. Dans certains cas, des représentants du gouvernement ont participé à des ateliers s’engageant ainsi directement avec les décideurs politiques nationaux. Des échanges de personnel technique entre les membres du PRA ont également eu lieu. Dans certains cas, le PRA 2 a réussi à influer sur les plates-formes de prévention nationale et à promouvoir une réelle implication au plus haut niveau. Au Burkina Faso, par exemple, le PRA 2 a été essentiel au changement politique pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. En Zambie, l’OL a organisé une convention nationale sur la prévention, en référence à un atelier régional sur la prévention. Cette convention semble avoir créé un nouvel élan national pour entraîner des changements politiques qui doivent ensuite être testés et examinés.

Le PRA 2 a également permis de soutenir les pays sortants de conflits. Au Sud Soudan, les activités de prévention ont permis d’avoir une influence sur la nouvelle stratégie nationale de prévention du VIH. Au Burundi, un comité (comprenant le comité national de lutte contre le sida, des acteurs nationaux clés et les bailleurs internationaux) a planifié des études. Les activités de prévention ont permis aux membres du PRA d’améliorer leurs relations avec leurs gouvernements et un certain nombre d’entre eux font maintenant partie des groupes de travail nationaux sur la prévention. RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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Résultat 7 : Des liens solides ont été créés entre le PRA 2 et la campagne mondiale de prévention, mais rien ne prouve pour l’instant que l’apprentissage issu des études nationales, financées par les subventions pour la prévention du PRA 2, ait contribué à la campagne La campagne mondiale pour la prévention de l’Alliance a été crée mi-2010. Au moment de la rédaction de ce rapport, la campagne n’a que six mois, mais des efforts importants semblent avoir été faits, dès le départ, pour s’impliquer dans le PRA 2. Au Sénégal, la campagne a soutenu de développement stratégique du plaidoyer sur la prévention pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Et en Ouganda, une étude de référence pour cartographier les principaux obstacles aux activités de prévention a été commandée. La campagne et le PRA se sont mutuellement influencés. Il y a eu une réflexion stratégique sur la manière dont la campagne pouvait fournir un cadre général et améliorer les liens avec les membres du PRA à l’avenir : en particulier sur le renforcement des échanges sur le travail politique du PRA sur la prévention et le travail de l’Alliance en général. Il existe aussi des éléments probants de liens de la composante prévention avec les plates-formes nationales de partenariat et le programme de santé maternelle du ministère pour le développement international.

OBJECTIF 3 : RENFORCER L’IMPLICATION SIGNIFICATIVE DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH DANS L’ÉLABORATION ET LA MISE EN OEUVRE DES POLITIQUES DES RÉSEAUX NATIONAUX ET RÉGIONAUX Vue d’ensemble des principales activités du réseau Le PRA 2 avait pour objectif de renforcer le réseau des personnes vivant avec le VIH/sida (NAP+), de développer les capacités de deux réseaux sous-régionaux au sein de NAP+ et de développer la capacité de trois réseaux nationaux au Burkina Faso, au Mozambique et en Ouganda. Le renforcement de capacité était centré sur : le développement de compétences de leadership solides ; le développement de compétences permettant au leader d’accompagner d’autres leaders. En renforçant et en soutenant NAP+, il était prévu que les personnes vivant avec le VIH participeraient, davantage et de façon avisée, aux prises de décisions politiques nationales et régionales. En raison des changements internes au sein de NAP+, la stratégie d’origine de la composante Réseaux n’a pas pu être appliquée. L’Alliance, SIDA et le conseil d’administration de NAP+ ont été d’accord pour modifier l’approche et travailler directement avec les réseaux sous-régionaux et nationaux pour renforcer leur capacité.

RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


Tableau 4 : Indicateurs pour l’objectif 3

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Logique d’intervention

Indicateurs objectivement vérifiables

Cibles

Données actuelles

Source

Nombre de réseaux soutenus nationaux et régionaux de personnes vivant avec le VIH ayant une capacité accrue d’interprétation et d’analyse organisationnelles et politiques, permettant un engagement plus important des décideurs politiques dans la baisse de la stigmatisation et de la discrimination et permettant un meilleur accès à la prévention du VIH

10 continentaux, régionaux et nationaux

4 nationaux ; 2 régionaux

Examens documentaires et entretiens avec des informateurs clés

Preuves de la participation significative des personnes vivant avec le VIH dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de politique nationale et régionale sur la prévention du VIH et la réduction de la stigmatisation et de la discrimination

Aucune

Potentiellement 2: Zambie (prévention) ; Burkina Faso (stigmatisation)

Examens documentaires et entretiens avec des informateurs clés

Nombre de décideurs politiques et des leaders d’opinion faisant preuve d’une compréhension approfondie de l’impact de la stigmatisation en tant qu’obstacle à l’accès universel

Aucune

1 signalé et enregistré

Examens documentaires et entretiens avec des informateurs clés

3.1 Renforcer la capacité d’un réseau régional et de deux réseaux sous régionaux

Plan d’analyse et de renforcement des capacités élaboré pour un réseau continental et quatre réseaux régionaux

5

7 (5 nationaux et 2 régionaux)

Examens documentaires et entretiens avec des informateurs clés

3.2 Renforcer les capacités de trois réseaux nationaux de personnes vivant avec le VIH

Plan d’analyse et de renforcement des capacités élaboré pour cinq réseaux nationaux de personnes vivant avec le VIH

5

4 (RNP+, RENSIDA, NEPHAK, REGIPIV)

Examens documentaires et entretiens avec des informateurs clés

Nombre d’appuis techniques fournis à cinq réseaux de personnes vivant avec le VIH par les OL/BP de l’Alliance

15

Nombre de personnes vivant avec le VIH impliquées et participant aux instances de coordination nationale

(3 CCM)

0

Non communiquée ou non vérifiée

3. Renforcer l’implication significative des réseaux nationaux et régionaux de personnes vivant avec le VIH dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques VIH

RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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Logique d’intervention

Indicateurs objectivement vérifiables

Cibles

Données actuelles

Source

3.3 Soutenir la participation accrue et informée aux politiques nationales et régionales des personnes vivant avec le VIH due au renforcement et du soutien de NAP+ et d’ICW au niveau national.

Dialogues politiques planifiés, sur des thèmes liés et ayant lieu au niveau continental, régional et national (au niveau politique : continental =1, sous-régional = 4 et national =3)

8

2 à un niveau national (Zambie et Mozambique)

Examens documentaires et entretiens avec des informateurs clés

Recherches effectuées et diffusées pour influer sur les programmes liés à un besoin identifié des personnes vivant avec le VIH

1

Non finaliséesen cours

Examen documentaire

Nombre de personnes vivant avec le VIH activement engagées dans les dialogues politiques nationaux et régionaux

Aucune

Non comptabilisé

Examen documentaire

Résultat 8 : le programme n’a que relativement réussi à donner les moyens aux réseaux nationaux de personnes vivant avec le VIH d’avoir une voix plus forte lors des prises de décision, mais il est trop tôt pour mesurer un changement politique spécifique La composante Réseaux du PRA 2 a fait face à des défis considérables, en partie en raison de facteurs externes dans NAP+. Néanmoins, la capacité à trouver un accord avec le donateur pour réorienter le programme démontre un leadership solide et une maturité importante. Certains succès ont déjà été obtenus à ce niveau, même si le travail sur la nouvelle stratégie a commencé en 2009. Le développement organisationnel du réseau national d’émancipation des personnes vivant avec le VIH/sida au Kenya (NEPHAK) en est le parfait exemple. Ce développement a été soutenu par Kanco et a renforcé la gouvernance et le leadership grâce à une nouvelle constitution, un nouveau conseil et une représentation démocratique lors de la conférence des délégués nationaux. Il a également permis d’élaborer un nouveau plan stratégique et de renforcer la capacité (en créant des normes et en élaborant des manuels sur la finance et les RH). NEPHAK organise actuellement des réunions régionales et exerce des activités grâce à des membres clés du personnel sur place. L’Alliance a également travaillé avec les réseaux nationaux de personnes vivant avec le VIH et les a soutenus afin d’améliorer la gouvernance et le leadership au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mozambique, au Sénégal et en Ouganda. Elle a aussi travaillé avec le réseau des îles de l’océan Indien des personnes ont été VIH. Étant donné le retard dans le lancement des programmes de renforcement des capacités du réseau national et sous régional, il est difficile de mesurer correctement l’impact de l’objectif 3 sur les moyens qu’ont les personnes vivant avec le VIH d’avoir une voix plus forte lors des prises de décision. Il est néanmoins important de noter que d’importantes réalisations similaires ont été obtenues dans le cadre des objectifs 1 et 2 : avoir une influence sur les politiques concernant les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes Burkina Faso et sur le plan national de lutte contre le VIH en Zambie. Nous savons également qu’un rapport financé par une subvention pour la prévention concernant l’impact des conducteurs de camions et des travailleurs/travailleuses du sexe sur l’épidémie en Côte d’Ivoire a été utilisé pour défendre le changement. Il est important de prendre un compte un dernier problème : au niveau continental, la RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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représentation des personnes vivant avec le VIH est quasi inexistante et ne peut donc pasvv répondre de façon appropriée aux autres institutions continentales ou régionales, ni interagir avec celles-ci (notamment l’union africaine, les Nations-Unies et les domaines de coopérations économiques régionaux).

Résultat 9 : le PRA est très engagé au niveau régional. Il est néanmoins trop tôt pour identifier efficacement l’influence de cette composante Réseaux sur les politiques Le PRA 2 a créé des liens nouveaux et solides avec les partenaires régionaux en Afrique australe, en Afrique de l’Ouest et en Afrique du Nord, notamment avec SAT, SAfAIDS, le réseau des organisations de lutte contre le sida en Afrique de l’Est (EANNASO), RATN et le réseau des organisations de lutte contre le sida en Afrique (RAANGO). Pendant toute sa durée, ce programme a montré une excellente implication régionale, en particulier avec la communauté de développement d’Afrique australe (SADC), des bailleurs régionaux et le conseil africain des organisations d’action contre le sida (AFRICASO). Le PRA 2 a été un des rares programmes internationaux à être invité à participer à la réunion sur la prévention de la SADC en juin 2009. Le porte-parole régional de l’Alliance en Afrique de l’Ouest a représenté le PRA 2 dans un certain nombre de forums régionaux. Par conséquent, un appui technique PRA a été mis en place par d’autres acteurs clés. Le PRA 2 est également très impliqué avec les institutions régionales d’ONUSIDA qui s’occupent de l’Afrique orientale et australe. ONUSIDA a d’ailleurs fait appel à l’expertise technique de l’Alliance pour renforcer les réseaux au Cameroun. Les leçons apprises du PRA ont également été appliquées dans le monde entier grâce au programme présenté lors de la consultation d’ONUSIDA sur le VIH à Bangkok. Toutefois, le retard dans le démarrage des activités de l’objectif 3 (du aux problèmes d’organisation avec NAP+) a eu un impact important sur les résultats prévus de l’Alliance en matière de renforcement des capacités pour les réseaux nationaux et régionaux. Il est trop tôt pour évaluer l’influence politique à terme sur les réseaux en Afrique. Suite aux entretiens menés auprès du personnel du secrétariat de l’Alliance et des OL/BP, deux points de vue différents semblent ressortir concernant la valeur de l’activité de travail en réseau. D’une part, la stratégie pour s’impliquer avec des réseaux et permettre un changement plus important semble bonne. Néanmoins, les réseaux semblent avoir reçu d’importants financements au fil du temps. Se pose maintenant la question de savoir si un type d’engagement différent est nécessaire pour mieux les soutenir dans leur effort pour permettre un changement.

ORGANISATION ET GESTION DU PROGRAMME Résultat 10 : la planification du programme dans le cadre du PRA 2 a été rigoureuse. Pourtant l’organisation de la gestion du programme n’a pas fonctionné aussi efficacement qu’elle aurait dû Le secrétariat, des groupes de travail pour chacun des objectifs, le groupe consultatif régional et les BP et OL de l’Alliance faisaient partie intégrante de l’organisation de la gestion du PRA 2. Certains ne fonctionnent pas aussi efficacement qu’ils pourraient malgré l’effort concerté du responsable de programme pour informer chacun de ses rôles et de ses responsabilités.. n

Les trois groupes de travail du PRA, définis pour chacun des objectifs, n’ont pas encore travaillé de manière efficace et n’ont pas été très visibles pendant le PRA 2. Les principales raisons qui ont empêché le fonctionnement efficace de ces groupes de travail sont : les leaders dédiés à ce projet n’ont pas un rôle formel concernant le PRA dans leurs descriptifs de poste ; deux des responsables techniques ont quitté leur poste pendant le PRA 2.

RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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n

La charge de travail du responsable de projet du PRA est extrêmement lourde et de trop nombreuses activités lui incombent. Nous pensons que cela est dû au fait que le poste est basé au secrétariat plutôt que dans la région. Il est donc également difficile de représenter l’Alliance lors de réunions importantes en Afrique, autant qu’il serait souhaitable.

n

Le rôle du groupe consultatif régional est de conseiller et de soutenir le développement et la mise en œuvre du PRA. Cependant, certains membres pensent que les niveaux d’engagement ont diminué, avec un détachement grandissant, et que le rôle du conseil consultatif est aujourd’hui limité et consiste principalement à fournir des informations à la direction du PRA. Le groupe consultatif ne s’est pas rencontré aussi souvent que prévu. Bien que le groupe ait une mission conséquente, son rôle et ses responsabilités doivent être plus clairs. Le groupe est tout à fait capable d’apporter un soutien concernant les programmes aux membres du PRA, mais il est difficile de savoir dans quelle mesure cela a été fait.

n

Le modèle du PRA 2 a pour objectif d’intégrer l’activité financée par le PRA dans d’autres missions des BP/OL de l’Alliance. Bien que le travail intégré soit positif, il représente des problèmes conséquents en matière de suivi et de gestion et diminue l’importance et la visibilité des activités du PRA.

Planification de programme: n

La gestion du programme a été rigoureuse comme le montre le fait d’avoir perçu la nécessité d’adapter le programme à des étapes clés, tout comme la qualité de la négociation qui a suivi et de l’accord avec des bailleurs. Ceci est particulièrement important pour la composante Réseaux.

n

Les trois objectifs du PRA 2 n’ont pas été mis en œuvre de façon intégrée ou équitable dans la région. Cela se voit notamment pour le plaidoyer le partage des connaissances (axés sur la stigmatisation et la discrimination) et l’échange de personnel national pour un apprentissage transversal.

n

Le responsable de programme du PRA a démontré qu’il savait solliciter et communiquer effacement s pays du PRA par pendant toute la durée du programme. Cela a donc conduit à une réelle implication dans un certain nombre de processus importants, notamment d’élaboration des directives de financement sur la prévention.

Politiques et plaidoyer : n

Actuellement, la prise de décision n’est pas intégrée dans tous les objectifs du PRA, mais est plutôt lieu pour chaque objectif particulier. Les OL rencontrent également des difficultés à suivre le travail de plaidoyer du PRA, car les postes de quelques membres du personnel des OL seulement sont dédiés au plaidoyer.

Établir un budget pour le PRA 2 : n

Un leadership efficace a permis de choisir l’approche pour résoudre le problème du déficit budgétaire de 25 %, en particulier la collaboration avec les bailleurs concernant la taille des activités du PRA et par le biais d’une activité à coût partagé avec SAT, le partenaire régional, concernant les coûts de la Réunion régionale sur le plaidoyer et la bonne pratique.

RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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Résultat 11 : dans l’ensemble, le suivi et l’évaluation dans le programme PRA 2 est inappropriée et inégale. Les systèmes sont peu connus et ne sont pas compatibles à l’extérieur du secrétariat Il était difficile de faire des comptes-rendus sur le plan de suivi en raison du manque d’éléments probants. Ceci est en partie dû au travail intégré. Les revues annuelles produites ont donné un aperçu de l’activité annuelle. Pourtant, elles ne faisaient pas référence aux indicateurs convenus avec les bailleurs, comme précisé dans le plan de suivi et d’évaluation du PRA. L’Alliance n’a donc peut-être pas eu toutes les informations possibles annuellement pour gérer le programme de façon stratégique. Actuellement, le système de suivi et de compte rendu de l’Alliance (MRS), géré par le secrétariat, ne suit pas les activités soutenues par certains bailleurs, notamment les activités du PRA. Au sein des OL, le personnel a généralement des connaissances insuffisantes des systèmes et dans certains cas, ils ne sont pas compatibles avec la version actuelle du MRS. Le suivi pour la composante stigmatisation et discrimination doit encore être amélioré. L’équipe zambienne sur la stigmatisation a fait de son mieux pour évaluer l’impact des activités pendant les ateliers. Pourtant, le suivi n’a pas été correctement intégré à celui des BP et des OL concernant les efforts en cours. Selon les évaluateurs, le programme PRA 2 a permis d’obtenir de nombreux résultats. Cependant, le cadre du suivi du PRA 2 ne permet de s’interroger sur les conséquences prévues ou fortuites des activités du PRA 2 ni de les prendre en compte. Certains des résultats obtenus pour chacun des objectifs n’ont donc pas été rapportés. Dans l’ensemble, le suivi et l’évaluation dans le PRA sont inégaux et s’appuient sur les compétences existantes plutôt que sur la formation ou le renforcement de capacité.

VALEUR AJOUTÉE Résultat 12 : le PRA 2 a amélioré l’importance régionale de l’Alliance. Pourtant, il est nécessaire de poursuivre le travail pour s’assurer que l’apprentissage est partagé est mis en place régionalement Le financement du PRA 2 a permis (avec des frais d’investissement faibles) de se concentrer sur trois domaines clés du VIH en Afrique, peu susceptibles d’être financés par d’autres bailleurs. En outre, une étude pilote sur le rendement social, menée sur deux sites en Zambie en 2010 dans le cadre du PRA 2, a également démontré que, pour chaque dollar investi dans le programme, une valeur sociale située entre 13 et de 75 $ et 21,20 dollars avait été créé (voir annexe G). La flexibilité du programme a permis aux membres du PRA d’utiliser différentes approches selon leurs différents contextes et des efforts manifestent ont été faits pour s’engager et collaborer avec d’autres acteurs régionaux. L’axe régional du programme a bien fonctionné pendant le PRA 2 et a permis aux pays ayant une forte prévalence au VIH de travailler aux côtés des pays ayant une faible prévalence, conduisant ainsi à un apprentissage transversal. Ce partage de l’apprentissage et des connaissances a été rendu possible grâce aux rapports annuels du PRA (qui ont été traduits), aux ateliers régionaux sur la bonne pratique, aux réunions du comité consultatif, aux visites d’échanges techniques ainsi qu’à d’autres ressources (outils de programme, rapports de bonne pratique et documents sur les politiques et le plaidoyer). Des informations ont également été partagées grâce : à un forum en ligne, au site Internet de l’Alliance et à des bulletins de nouvelles en ligne réguliers. Les connaissances ont également été plus amplement partagées avec les membres du programme régional Afrique du Nord dont certains RAPPORT D’ÉVALUATION FINALe DU PRA 2 – MARS 2011


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ont assisté aux ateliers régionaux. Toutefois, il semble que le partage des connaissances ait été différent pour les trois objectifs : sensiblement plus important pour la stigmatisation et discrimination et moindre pour la prévention et les réseaux. Il n’existe pas de stratégie ou de cadre de partage des connaissances qui permettent d’échanger systématiquement sur les réussites ou les problèmes importants du PRA 2 dans les BP/OL. Les BP/OL n’ont pas activement cherché à partager leurs connaissances. Il semble que l’apprentissage de l’Alliance n’ait pas bénéficié du partage des connaissances du PRA 2 dans les régions, en particulier pour les activités de lutte contre la stigmatisation et la discrimination. En outre, le fait que l’Alliance s’appuie sur une communication électronique (par courriel et intranet) n’est pas toujours en rapport avec l’infrastructure des OL. En effet dans certains cas, l’accès des OL à l’intranet est purement théorique. Nous pensons donc que des efforts supplémentaires doivent être faits pour garantir une bonne diffusion des rapports et de la bonne pratique. Les problèmes de barrière du langage, identifiés lors du PRA1, semblent avoir été surmontés, en partie, pendant le PRA 2 grâce aux efforts communs. Dans l’ensemble, le PRA 2 a permis de renforcer quelque peu l’importance régionale de l’Alliance. Pourtant, il est nécessaire de poursuivre le travail pour garantir que l’apprentissage de ces activités est effectivement mis en place dans les régions. Les programmes, le calendrier des activités et la participation des OL et des BP au PRA devront certainement être mieux maîtrisés. Tous ces éléments représenteront peut-être des enjeux relationnels importants.

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3. Recommandations Nous avons identifié des recommandations pour la conception du programme, mais aussi pour la gestion et le suivi de ce programme qui devront être pris en compte pour l’élaboration de la 3e phase du PRA (PRA 3).

Objectif 1 : Stigmatisation et discrimination 1. Examiner l’organisation et l’analyse de rentabilisation pour une consultation sur la formation en stigmatisation. 2. Améliorer la compréhension de l’impact qu’ont les activités sur la stigmatisation sur les bénéficiaires finaux et prévoir les conséquences. 3. Une étude longitudinale auprès de quelques formateurs et sur une période plus longue (plus de cinq ans) permettrait d’avoir de meilleurs rapports, de vérifier les faits et donc de mieux démonter l’impact considérable.

Objectif 2 : Prévention 4. Renforcer les liens actuels avec les plates-formes nationales de partenariat dans le cadre du PRA 3 : elles offrent une approche unique qui pourrait permettre de soutenir les campagnes nationales grâce à l’apprentissage et au partage de la bonne pratique. 5. Faire une analyse rapide de la capacité des membres du PRA pour déterminer s’ils ont, ou non, besoin d’un soutien plus important pour mener les activités de prévention. 6. S’assurer le personnel (le plus approprié possible) assiste aux ateliers régionaux pour optimiser le potentiel effet catalyseur des ateliers régionaux. 7. Il est nécessaire de mieux suivre les résultats et les effets du PRA sur la prévention et d’avoir un suivi plus structuré.

Objectif 3 : Réseaux 8. Insister sur la capacité institutionnelle avant d’attribuer le financement. Le leadership est un point essentiel. 9. Développer une meilleure coordination avec les bailleurs au niveau national, qui financent également les réseaux et le plaidoyer. 10. Repenser la stratégie de l’implication des réseaux pour garantir qu’elle soit complémentaire avec le travail à venir sur le PRA. 11. Préciser le rôle des réseaux en ce qui concerne la réalisation et le soutien des activités. 12. S’assurer que l’engagement régional solide et équitable continu. 13. Revoir l’outil d’évaluation organisationnelle, utilisé pour évaluer NAP+, et y rajouter des points de vérification pour éviter de que d’autres problèmes ne surviennent à l’avenir.

Organisation de la gestion du programme 14. Effectuer un examen général du fonctionnement de la structure de gestion du PRA avant la mise en ouvre du PRA 3. 15. Mieux intégrer le PRA dans l’organisation du secrétariat, notamment dans les descriptions de postes.

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16. Enquêter pour vérifier si la nouvelle organisation du secrétariat de l’Alliance sera en mesure d’apporter efficacement ses services au PRA 3. 17. Transférer le responsable de programme PRA dans la région pour garantir que l’Alliance peut-être pleinement représentée lors d’importantes réunions dans la région. 18. Créer un nouveau poste de chargé de programme PRA, basé au secrétariat, en soutien du responsable de programme dans la région. 19. Les groupes de travail PRA doivent être adaptés, redynamisés et relancés pour correspondre à la conception finale du PRA 3. 20. Revoir le rôle du groupe consultatif régional, en prenant en compte son rôle dans le soutien au PRA 3. Si le groupe consultatif régional est maintenu dans le PRA 3, il devrait être relancé dès le début du programme afin qu’il puisse pleinement réaliser sa mission. Rapprocher davantage la campagne de prévention mondiale du groupe consultatif régional. Pendant le PRA 3, le groupe consultatif est capable d’évoluer et de devenir un forum permettant la diffusion des politiques. 21. Préciser qui supervise le travail technique de l’équipe régionale de lutte contre la stigmatisation.

Planification de programme 22. Planifier la mise en œuvre des objectifs de façon plus stratégique dans le PRA 3 pour intensifier les programmes communs dans la région. 23. Prendre en compte l’importance du PRA 3 à la fois au niveau du secrétariat et à celui des BP/OL et vérifier si ce programme doit être complémentaire ou distinct. 24. S’assurer que les activités du PRA sont effectivement liées aux stratégies des BP/OL.

Suivi de programme 25. Améliorer le suivi des activités de lutte contre la stigmatisation et la discrimination au niveau national. 26. Trouver une manière efficace d’améliorer le suivi du PRA et de l’intégrer au sein du suivi actuel effectué par le secrétariat de l’Alliance. 27. S’assurer que le cadre de suivi comporte des indicateurs et des hypothèses clairs concernant les conséquences prévues des interventions. Garantir qu’il permet de suivre les impacts potentiels.

Politiques et Plaidoyer 28. Envisager de mettre en place un cadre de travail pour mesurer les activités de politique sur une période plus longue. 29. Trouver un interlocuteur pour le plaidoyer dans chaque BP/OL. Les bureaux nationaux et les organisations de liaison, tout comme le secrétariat, devraient aussi être encouragés à faire figurer les notions de politique/plaidoyer sur les descriptions existantes. 30. Expliquer davantage aux bailleurs et intervenants externes la valeur que l’alliance peut apporter grâce à son travail à la fois avec les populations clés et dans les épidémies généralisées en Afrique, le cas échéant.

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Partage des connaissances 31. Mettre en place des systèmes de partage des connaissances plus officiels et plus pertinents et s’assurer que leur utilisation devient instinctive. 32. Le secrétariat devrait être responsable de la gestion des modèles de la bonne pratique et de la diffusion des informations grâce à un système à deux niveaux de partage des informations (résumés annuels et évaluations détaillées du projet). 33. Les chargés de programmes nationaux doivent mettre en avant les activités du PRA et une communication sur le programme en général doit être intégrée dans toute l’Alliance. 34. Effectuer un suivi plus approfondi sur l’utilisation des guides sur la prévention, dans le cadre de la gestion future de la bonne pratique. 35. S’assurer qu’une évaluation complète des activités 2010/2011 du PRA 2 est effectuée pour que les leçons apprises et l’apprentissage de ces activités ne soient pas perdus.

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Annexes: disponibles sur demande A. Liste des personnes interrogées B. Publications revues C. Questionnaires

Utilisés pour interroger les membres du groupe consultatif du PRA 2 et les membres des BP et OL de l’Alliance.

D. Collecte des données finales

Formats des enquêtes utilisées pour collecter les données au Kenya, au Mozambique et au Sénégall n

Format des échanges avec le groupe de discussion dirigée

n

Format des données de l’enquête de référence communautaire

n

Format de l’étude de cas (Ouganda, Kenya, Sénégal et Zambie)

n

Format de l’étude mondiale sur les formateurs en stigmatisation

E. Résultats des données finales n Kenya n Sénégal n Mozambique n

étude mondiale sur les formateurs en stigmatisation (anglais et français)

F. Plan de travail 2010 du PRA 2 avec la mise à jour de décembre 2010 G. Étude de cas sur le rendement social (SROI) H. Cahier des charges de l’évaluation I. Les résultats de la prévention du PRA et rapports de suivi du programme

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Crée en 1993, l’International HIV/AIDS Alliance (l’Alliance) est un partenariat mondial d’organisations nationales qui œuvrent pour soutenir l’action communautaire dans la lutte contre le SIDA dans les pays en voie de développent. À ce jour, nous offrons un soutien à des organisations de plus de 40 pays et à plus de 3 000 projets. Ainsi, nous apportons à certaines des communautés les plus pauvres et les plus vulnérables : une prévention du VIH, une prise en charge, un soutien et un meilleur accès aux traitements. Les membres nationaux de l’Alliance aident les groupes communautaires locaux et les autres ONG à agir contre le VIH. Ils bénéficient de l’expertise technique, du travail politique, du partage des connaissances et de la collecte de fonds menée dans toute l’Alliance. L’Alliance a de nombreux programmes régionaux. Elle dispose de bureaux de représentation aux États Unis et à Bruxelles. Elle travaille aussi sur une large gamme d’activités internationales telles que le soutien à la coopération Sud-Sud, la recherche opérationnelle, l’élaboration de programmes de formation et de bonne pratique ainsi que l’analyse politique et le plaidoyer. www.aidsalliance.org

International HIV/AIDS Alliance (International secretariat) Preece House 91-101 Davigdor Road Hove, BN3 1RE UK

Telephone: +44(0)1273 718900 Fax: +44(0)1273 718901 mail@aidsalliance.org Registered charity number: 1038860

ÉVALUATION DE LA 2e PHASE DU PROGRAMME RÉGIONAL AFRIQUE DE L’ALLIANCE  

Ce rapport est une évaluation du programme régional Afrique 2 (PRA 2). Ce programme a été mené d’avril 2008 à mars 2011.

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