Issuu on Google+

La Lumière Ahmadiyya Anjuman Ishaat Islam Lahore (France) La seule organisation Musulmane soutenant la finalité de la mission prophétique

février 2014

Webdiffusion sur le premier service Islamique mondial en temps réel à l’adresse www.virtualmosque.co.uk réponse à sa prière, si bien que le sceau d'une vérification céleste et vivante est apposé sur sa sincérité;

Editeurs Shahid Aziz Mustaq Ali

Contenu: L'appel du Messie

Page 1

Hudaibiya 4 La Conception Virginale: Une Ancienne Fable, Par Hazrat Dr Basharat Ahmad 6

‫ہ‬ ‫ّللا الرَّحْ مہ ِن ال َّر ِحیْم‬ ِ ٰ ‫بِس ِْم‬ L’appel du Messie (Suite de l’édition précédente)

(4) la preuve présentée par les saints et les justes, après réception de la révélation Divine, à une époque où il n'y avait ni signe, ni trace du demandeur, puisqu'une telle preuve, étant des nouvelles de l'invisible, est aussi un signe du Plus Grand Dieu. C'est de fait le faveur et la grâce de Dieu le Plus Grand que les quatres voies et moyens d'induire une complète conviction et une parfaite satisfaction ont été apportées ensemble pour porter sur ce cas, et maintenant, nos adversaires internes n'y feront pas attention. Dans les pages qui suivent, nous écrivons et parlons de ces quatres voies et moyens d'induction de la conviction, et attirons l'attention de

Par Hazrat Mirza Ghulam Ahmad, Le Messie Promis et Mahdi Quatre voies et moyens Pour une entière conviction et une parfaite satisaction en ce domaine, il y a, de l'avis des gens de la Vérité, quatre voies et moyens: (1)Les déclarations claires et catégoriques dans le Livre de Dieu ou de fiables et authentiques traditions du Saint Prophète communiquant explicitement les signes de l'Homme Promis aussi bien que le moment de son avènement, et aussi statuer et trancher le litige sur la mort ou autre du prophète Jésus le Messie; (2) Des arguments rationnels et des observations tirées des sens, basés sur la vraie et claire connaissance, de laquelle il n'y a aucune possibilité de fuir ni de s'échapper; (3) Ces témoignages et preuves célestes qui sont apparus sous la forme de signes et de merveilles pour le bien du vrai demandeur en

Je dois aimer toute l’humanité


La Lumière

février 2014

2 ceux qui cherchent la vérité sur le fait qu'ils peuvent questionner et interroger ces adversaires sur la raison pour laquelle ils se détournent de ces clairs arguments et les dénoncent. N'était-il pas nécessaire et essentiel qu'ils aient pu en bénéficier? Il est, bien sûr, manifestement clair que ce qui s'est passé a atteint le degré de la certitude alors que ce qui ne s'est pas passé est à présent dans un état d'imprécision et d'obscurité et on ne sait pas de quelle manière cela se passera, que ce soit de manière littérale et observable ou métaphoriquement, car toutes ces possibilités peuvent survenir dans les prophéties. Mais la partie qui a réellement eu lieu et a atteint de degré de certitude demande et requiert que ces questions qui demeurent contre elle soient considérées avec un sens métaphorique, afin qu'il ne puisse subsister aucune contradiction ou incohérence dans les prophéties de Dieu le Plus Grand. Ces arguments sont les suivants.

La mort de Jésus Pour l'attentive considération de ceux qui cherchent la vérité, j'ajoute en premier lieu que la mort du prophète Jésus reste clairement établie et prouvée par le Saint Coran. Le verset sacré a décidé au-dessus de tout doute que toute corruption et tout vice qui se sont introduit dans la doctrine Chrétienne sont apparus après la mort de Jésus; et si vous affirmiez que Jésus est toujours en vie et qu'il n'est pas mort, alors vous admettrez aussi que les Chrétien non pas encore entâché et corrompu leur croyance, car il a clairement été déclaré que la perversion de la doctrine Chrétienne aurait lieu après la mort de Jésus. Quant à la signification du terme tawaffa, il a été définitivement décidé dans Bukhari que sa vraie signification est de causer la mort, comme il a été donné par Ibn Abbas (Dieu soit satisfait avec lui), qui a plus tard été corroborré dans Bukhari par le hadith. A présent toute personne cherchant à être satisfait est aisément capable de comprendre que dans le Saint Coran et dans ce livre qui est le plus fiable et le plus correct après le Livre de Dieu, il a été déclaré que Jésus est mort; et cette preuve a été présentée non seulement par Imam Bukhari mais aussi par Imam Ibn Hazam et Imam Malik (Dieu soit satisfait avec chacun d'eux). Leur con-

viction en ce que Jésus est mort est e f f e c t ive ment la conviction de tous les g ra n d s théologiens de la ummah, car nulle opposition à cette croyance n'a été rapportée, et si les distingués théologiens de cette époque avaient quelque exception à cette croyance, ils en auraient certainement fait mention dans un ouvrage. Il doit être rappelé que notre déclaration a pour base le fait de la mort de Jésus Christ, et la fermeté et l'inébranlable de cette fondation peuvent être appréciés du fait que son exactitude a été attestée et vérifiée par la Parole de Dieu, le hadith du Saint Prophète, la déclaration de Hazrat Ibn Abbas, la preuve des distingués théologiens de l'Islam et selon tous les témoignages de la raison et de l'intellect humain. La même preuve est fournie par l'histoire de la deuxième venue du prophète Elie, qui, comme il l'a été interprété par Jésus lui-même, impliquait que par Elie, on parlait de Jean le Baptiste (Yahya). Cette interprétation, à vrai dire, a démoli l'enseignement Juif disant que le même propète Elie qui avait disparu de ce monde reviendrait sur cette terre une deuxième fois. Ceux qui cherchent la vérité devraient réfléchir sérieusement et considérer que la vraie et correcte croyance comme en témoignent le Saint Coran et les Traditions du Saint Prophète, la preuve des anciennes écritures et des grands théologiens, et en plus, les arguments apportés par la raison et l'intellect humainss, est sans aucun doute que Jésus le Messie est mort, et que l'attente de son retour sur cette terre est vraiment comme l'attente qui a valu aux Juifs de nier la mission prophétique de Jésus. Nous plaçons le litige devant des juges impartiaux, de-

Je dois aimer toute l’humanité


février 2014

La Lumière 3

mandant s'il se trouve un défaut ou une faille dans le prononcement de cette décision?

Le terme tawaffa Il est confirmé par le Coran tout entier que le terme tawaffa signifie la prise de possession par Dieu le Plus Grand de l'âme humaine, non le corps humain, et cela peut, bien sûr, être accompli de deux manières, soit par le biais du sommeil auquel cas l'âme est renvoyée dans le corps- ou dans le cas de la mort; ce sont les deux seules manières mentionnées dans le Saint Coran. Mais la prise de possession du corps humain n'a nulle part été mentionné, comme aucun lexicologue n'a jamais écrit que la signification de tawaffa était la prise de possession d'un corps par Dieu le Plus Grand; plutôt, tous les lexicologues sont unanimes quand, par exemple, il est dit que cela ne signifiera rien d'autre que Dieu a pris l'âme de Zaid en Sa possession. Bien sûr, dans le Saint Coran, le terme a été employé dans les deux sens; soit Dieu prend une âme dans le sommeil, quittant le corps allongé dans le lit, et puis la place à nouveau dans le corps, ou alors, dans le cas de la mort, Il la prend pour toujours et ne la renvoit que le Jour de la Résurrection. Mais l'action de prendre possession renverra toujours à l'âme, et non au corps. Il y a une autre erreur qui est souvent faite par les Ulema qui s'opposent à nous. Ils prétendent que le terme tawaffa signifie aussi dormir. Dieu soit miséricordieux en égard de leurs conditions. Ils devraient savoir que tawaffa n'a jamais voulu dire dormir, et qu'il n'a jamais servi pour dénoter le sommeil, ni dans le Saint Coran, ni dans aucune oeuvre lexicographique, ni dans les livres du Hadith. Le terme tawaffa, comme je l'ai déclaré plus haut, possède seulement deux significations: premièrement, s'emparer de l'âme pour tous les temps à venir, cette signification renvoyant à la mort. Deuxièmement, s'emparer de l'âme pour un court laps de temps puis la renvoyer à nouveau dans le corps, et la derniere pris de l'âme renvoit à l'état de sommeil et est convenablement appliqué à une personne quand son âme est prise par Dieu dans son sommeil, comme il l'est fait à chacun

d'entre nous toutes les nuits; notre corps reste allongé sur un lit ou un matelas alors que nos âmes sont prises par Dieu pour la nuit toute entière ou pour toute durée qu'Il choisit. Pendant ce temps, l'exercice de notre libre arbitre, en la matière des actions de l'âme, devient inactif et inerte. Quand la nuit ou la période qu'Il a choisi s'achève, l'âme est renvoyée dans le corps; c'est à dire, nous mourons la nuit et amenés à la vie le matin. C'est un exemple explicite de la prise de possession de l'âme pendant le sommeil, une circonstance que nous observons et remarquons chaque jour. Mais nous, aussi bien que nos adversaires, savons très bien que quand notre âme est prise la nuit, Dieu la porte aussi loin qu'Il le veut, alors que notre corps de bouge pas d'un pouce de sa place. Pouvons-nous dire et affirmer que durant le sommeil notre corps monte dans le ciel, ou bouge même ne serait-ce qu'un peu de son lieu de repos? Certainement non. En bref, il a été très clairement déterminé que la signification de tawaffa est de prendre l'âme, que ce soit pour un court moment dans le sommeil, ou dans l'état de mort jusqu'au Jour de la Résurrection.

Une objection Il peut être rappelé ici que dans Barahin-i Ahmadiyya j'ai, à un endroit, écrit par erreur que la signification de tawaffa est de donner dans la pleine mesure, que certains maulvis apportent par voie d'objection. J'admets que ceci était une erreur de ma part, mais pas qu'il y a une erreur dans la révélation. Je suis un être humain avec ces lacunes de la nature humaine que l'on troue dans tous les êtres humains, par exemple, commettant un certain nombre d'erreurs et d'omissions. Même si je sais que Dieu le Plus Grand ne me laissera pas rester dans une erreur donnée, je ne clâmerai pas, malgré tout, être incapable de faire une erreur dans mon ijtihad. Sa fondation est le seul mot Divin, qui est au-dessus et au-delà de l'erreur, alors que la parole de l'humain ne l'est pas; oublier et se tromper est humain et inévitable. Dans Barahin-i Ahmadiyya, j'ai aussi professé la doctrine que Jésus le Messie (la paix soit sur lui) viendrait sur cette terre pour une seconde visite. Mais cela était encore une erreur, qui était incom-

Je dois aimer toute l’humanité


La Lumière

février 2014

4 patible avec la révélation Divine - notée dans le même Barahin-i Ahmadiyya - dans laquelle Dieu le Plus Grand a conféré sur moi le nom Jésus, déclarant que j'étais la personne en laquelle la prophétie Coranique renvoyait spécialement à Jésus le Messie, était accomplie, et m'a conféré les attributs du Messie Promis. Il était, toutefois, de la volonté et de la sagesse de Dieu que, nonobstant toute cette clarification par la révélation, je n'étais pas informé de l'intenton de cette communication et écrivis dans Barahin-i Ahmadiyya des doctrines telles qu'elles étaient incompatibles avec les prophéties. Cet écrit, cependant, obtient pour moi une honorable relaxe, parce que si ces révélations, notées dans Barahin-i Ahmadiyya, en lesquelles j'ai été catégoriquement appelé Le Messie Promis, avaient été de ma propre invention, je ne serai pas allé contre ces révélations dans ma déclaration; plutôt, j'aurai énoncé ici et là que j'étais le Messie Promis. Mais il est clair que ma propre conviction que j'ai écrit dans Barahin-i Ahmadiyya a milité contre l'intention des révélations écrites dans Barahin-i Ahmadiyya, à propos desquelles toute personne saine et sensible peut absolument comprendre que ces révélations sont entièrement pures et loin de toute imagination de ma part. Il doit aussi être rappelé qu'il n'est pas dans le pouvoir et les capacités d'un homme que de pouvoir, douze ans avant une déclaration, écrire une révélation et établir les fondations de cette déclaration et plus tard, après que se soient écoulées de nombreuses années, avancer une revendication de la fondation de ce qui a été établi longtemps auparavant. Un si subtile stratagème ne peut être envisagé par un homme, et Dieu le Plus Grand ne lui donnerait pas un aussi long moment pour la propagation de ses falsifications.

qui correspond à 628 Anno Domini) n'étaient par aucun moyen forts militairement, leur moral resta haut à Hudaibiya. Six années s'étaient écoulées depuis que le Prophète Muhammad, la paix soit sur lui, et ses soutiens, avaient quitté Makah. Les païens de Makkah avaient essayé d'écraser la puissance montante de l'Islam et ont attaqué les Musulmans à Médine trois fois, la première à la bataille de Badr, puis à la bataille de Uhud et enfin à la bataille de Khandaq. Les Musulmans n'étaient pas assez forts pour lancer une contre-attaque aec une telle force à Makkah. Le Prophète, la paix soit sur lui, déclara son plan pour se rendre à Makkah pour réaliser la Umrah plus tard cette année. Une grande caravane de 1400 pélerins et 70 chameaux sacrificiels se rendirent en conséquence à Makkah. Les leaders Qurayshites à La Mecque furent inquiétés par cette congrégation, et en dépit du fait que les Mecquois étaient tenus d'autoriser tout pélerin désarmé pour réaliser la Umrah; ils interdirent l'accès à la ville aux Musulmans et envoyèrent leur commandant Khalid bin Walid avec 200 combattants pour les arrêter. Le Prophète Muhammad, la paix soit sur lui, changea sa route pour éviter la confrontation et voyagea vers un lieu moins connu appelé Hudaibiya sur le bord ouest du territoire Harem. Une bataille était hors de question comme il s'agissait d'un mois sacré et qu'ils se trouvaient déjà dans un

Hudaibiyah: Une Grande Victoire (de Nur-i-Islam, Décembre 2013) Le nom Hudaibiyah dénote une grande victoire pour la nation Musulmane. Bien que les Musulmans en 6 de l'Année de Hégire (AH, ce

Lake Saif-ul-Mulk, Pakistan

Je dois aimer toute l’humanité


février 2014

La Lumière 5

état de consécration appelé ihram.

sein de sa tribu).

De là, le Prophète, la paix soit sur lui, envoya alors un message aux dirigeants de La Mecque mais ils ont maltraité l'émissaire. Hulais bi Alqama, le chef de Ahabeesh, visita le camp Musulman et avisa la tribu Qurayshite de Makkah qu'il n'y avait rien a craindre mais l'avis fut ignoré. Par la suite, ils envoyèrent Urwah bin Massoud pour négocier, qui a ensuite relayé que "j'ai visité les cours royales des Empereurs César, Kisra et Najashi (les cours Perses, Romaines et Ethipiennes) mais je n'ai jamais été témoin d'un respect et d'une plus grande estime que des adeptes comme ceux de Muhammad. Ils sont simplement venu pour le culte."Encore, les dirigeants de La Mecque étaient résolus à empêcher les Musulmans d'entrer. Comme un dernier recours, le Prophète, la paix soit sur lui, envoya Uthman bin Affan, qui avait de bonnes relations à Makkah, mais il fut emprisonné et la rumeur fut répandue que Uthman avait été tué. Bien que se trouvant à 400km de sa ville et ne possédant pas de réelle arme pour combattre, le Prophète, la paix soit sur lui, appela ses adeptes à se préparer à la guerre. Les gens se sont précipités pour porter allégeance au Prophète et les Mecquois furent bientôt informés que 1400 volontaires étaient prêt à combattre à ses côtés. Les craignant, les Mecquois acceptèrent de discuter de nouveaux termes de paix avec lui. Les Mecquois relâchèrent Uthman bin Affan et envoyèrent Suhail bin Amr Al-Thaqafi pour négocier les termes d'un traité de paix. Bien que difficile dans ses démarches, Al-Thaqafi embrassa plus tard l'Islam à leur retour à La Mecque.

En outre, un mineur dont le père est toujours en vie ne serait pas capable de rejoindre Muhammad sans le consentement de son gardien mais que quiconque de Médine se joint à la tribu Qurayshite ne serait pas renvoyé. Finallement, ils ont accepté que les Musulmans retournent à Médine sans entrer à La Mecque mais qu'ils entreraient à Makkah l'année suivante et accompliraient le rituel de l'Umrah pour une période de 3 jours.

Les termes furent acceptés et documentés, incluant un armistice entre les deux parties pour les dix années suivantes et la liberté pour toute personne de rejoindre le côté adverse si elle le souhaitait. En plus, ils ont stipulé qu'un Mecquois se rendant à Médine serait renvoyé à Makkah mais que ce migrant de Médine serait autorisé en Makkah à rejoindre les Qurayshites. Cela dépeint l'absolue tolérance du Prophète envers ceux qui rejettent ses enseignements et son soutien pour la liberté de choix (même si les cas de renvois des convertis à Makkah le préoccupaient, le Prophète a accepté cela sur la base que le converti tenterait de répandre l'Islam au

Les Mecquois tentèrent de provoquer délibérément le Prophète par le moyen de termes rigoureux, mais le Prophète accepta les termes en dépit de cela afin de maintenir la paix et la stabilité. Ce traité, connu sous le nom de Traité de Hudaibiya, est un tournant dans l'histoire de l'Islam. Vraiment peu de personnes peuvent visualiser les bénéfices à long terme du traité. Le premier avantage du traité était qu'un dirigeant Mecquois hostile a reconnu le Prophète Muhammad, la paix soit sur lui, comme le chef de l'état à Médine. Deuxièmement, le traité à tronqué le comportement hostile des Qurayshites contre les Musulmans. Ils étaient alors libres de se déplacer et de parler ouvertement de l'Islam. Troisièmement, les Musulmans furent autoriser à composer des alliances avec d'autres tribus. Enfin, l'armistice de dix ans apporta aux Musulmans une opportunité unique de prêcher l'Islam et de converser avec leurs rivaux dans d'autres parties de la péninsule. Ils pourront en conséquence conquérir le bastion Juifs de Khyber et la tribu Qurayshite ne pourrait rien faire pour stopper cette acquisition. Suivant l'armistice pacifique à Hudaibiya, l'Islam se développa de façon exponentielle. Les Qurayshites avaient perdu trois batailles contre les Musulmans et les gens commençaient à entrevoir le triompe éventuel de l'Islam. Ainsi commença la conversion à l'Islam de milliers de personnes. Le Prophète, la paix soit sur lui, entra à Makkah l'année suivante avec 2000 pélerins à ses côtés, soit 600 de plus que l'année précédente. le traité auquel il est fait référence dans le 48ème, stipulant que "les convertis à l'Islam sont retournés à la Mecque" est abrogé, comme les fuyards n'émigraient pas à Médine, sachant

Je dois aimer toute l’humanité


La Lumière

février 2014

6 qu'ils seraient renvoyés, mais au lieu de cela se cachaient dans les côtes de la Mer Rouge et combattaient les caravanes de commerce des Quraishites quand elles passaient. Le traité a prouvé être un prélude à la conquête de Makkah. Comme pour l'accord, la tribu de Banu Bakr joigna ses forces à celles des Qurayshites et Banu Khuza'a fit alliance avec le Prophète, la paix soit sur lui. En raison d'une longue histoire d'inimité entre les deux tribus, Banu Bakr attaqua Banu Khuza'a juste 20 mois plus tard dans le 8ème corps d'infanterie. Amr bin Salem de Banu Khuza'a, accompagné de vingt hommes, se précipita à Médine et entretint le Prophète de la situation sur le terrain. Il envoya en conséquence un mot aux Qurayshites pour payer le prix du sang pour ceux qui avaient été tués et mettre fin à leur alliance avec la tribu Banu Bakr ou considérer la nullité du traité. Les Qurayshites refusèrent de payer ou d'annuler leur alliance avec Banu Bakr et ont exprimé leur accord pour l'annulation des termes du traité. Souhaitant éviter le massacre, le Prophète, la paix soit sur lui, entreprit la conception d'une stratégie secrète pour encercler Makkah avec une grande force si bien que les Mecquois se rendraient sans un combat. De fait, le Prophète a déclaré ses préparatifs pour la guerre sans spécifier un lieu. Les tribus Musulmanes se précipitèrent à Médine au huitième jour du mois de Ramadan; les tribus ont embrassé l'Islam durant ces vingt mois en suivant la conquête de Khyber et Taima. Les Musulmans volontaires vinrent par milliers. Les célèbres tribus de Aslam, Ghifar, Muzaina, Ashjaa et Juhaina se joignirent aux forces Islamiques. Les forces Musulmanes marchèrent vers la Mecque et campèrent à Marra Zahran. Puis elles encerclèrent la ville sainte. Les Musulmans ont aussi coupé toutes les voies d'échappatoires. Le Prophète, la paix soit sur lui, déclara une amnestie générale et la cité toute entière se rendit à lui le dixième jour du mois. Cela a une grande importance que les ennemis jurés de l'Islam aient saisi la situation et embrassé l'Islam après le traité Hudaibiya et avant la conquête de la Mecque. Parmi ceux-ci se trouvaient Abbas bin Abdul Muttalib, l'oncle du Prophète, Abu Sufyaan de Quraish, Khalid Bin Walid

et Amr bin Al-Aas, le futur conquérant de l'Egypte, plus tard, Ikrimah bin Abu Jahl, Uteba bin Abi Lahab, Safwan bin Umayyah, Kaab bin Zuhair, Suhail bin Amr, Hakim bin Hizam et Hindah bint Rabeeah, qui ont embrassé l'Islam. D'une manière pratique, il ne restait virtuellement aucun ennemi à l'Islam à Makkah. Le dirigeant Mecquois, qui avait déjà été interdit d'entrée dans la ville au sixième jour, soulignant le grand accomplissement du traité Hudaibiya. Le Prophète Muhammad, la paix soit sur lui, avait ainsi accompli sa mission divine. Alors qu'il avait embrassé des esclaves tels que Bilal bin Rabah, Zaid bin Haritha et Wahshi, il était aussi capable d'instruire l'élite dirigeante. Il a adressé neuf lettres importantes aux dirigeants des principaux empires et importants royaumes incluant le Roi Najashi, dirigeant d'Abyssinie, l'Empereur Héraclius de Rome, l'Empereur Chosroès de Perse, le Roi Makawkas d'Egypte, Hauza bin Ali, le dirigeant de Yamamah au Yémen, le dirigeant de Busra en Jordanie, Harith bin Shammar, dirigeant de Damascus, Manzar bin Sawi, dirigeant de Bahrain et Jeefar, dirigeant d'Oman. Toutes ces lettres furent reçues avec une grande ovation sauf pour l'empereur Perse, dont il est dit qu'il l'aurait déchirée. L'empire s'est luimême désintégré après que l'empereur ait été tué par son propre fils comme il le fut prédit par le Prophète Muhammad, la paix soit sur lui. Telle était la signification des évènements qui eurent lieu à Hudaibiya près de Makkah. Les gens visitent ce lieu historique et une mosquée fut érigée à l'endroit où le Prophète offra des prières durant son séjour. Cette mosquée, près de Shumaisi, repose à près de 20km de La Mecque sur la vieille route menant à Jeddah.

La Conception Virginale: Une Ancienne Fable par Hazrat Dr Basharat Ahmad Dans les pages précédentes, j'ai montré, à partir des notes évangéliques elles-mêmes, que l'idée de la conception virginale n'a pas d'existence durant la vie de Jésus ni du temps des

Je dois aimer toute l’humanité


février 2014

La Lumière 7

auteurs des Evangiles. L'histoire fut inventée beaucoup plus tard et incorporée dans les Evangiles. "Il y avait de bonnes raisons" avais-je déjà déclaré, " de vêtir Jésus avec le halo de la conception virginale et de faire de lui un fils de Dieu - arguments de poids de l'Etat." Ces raisons que je souhaite dévoiler dans ce chapitre. Pour comprendre correctement la fabrication de l'histoire de la conception virginale en ce qui concerne Jésus, il est nécessaire de connaitre la chaine toute entière dont elle ne constitue qu'un maillon. Il n'y avait, en premier lieu, rien de nouveau en ceci. C'est venu de temps immémoriaux et était important pour beaucoup de membres d'un peuple ayant le culte du soleil qui considéraient leurs dieux comme des incarnations du soleil. Apollon et Dyonisos, deux dieux Grecs, étaient supposés être des incarnations du soleil. Et ainsi était Hercule parmi les Romains, Mithra parmi les Perses, Adonis pour les Syriens, Osiris, Isis et Horus en Egypte et Baal et Astarte à Babel. Ils étaient tous des dieux soleils et selon une autorité éminente, le Dr Carpenter, Ils avaient tous en commun les critères suivants: Chacun de ces dieux soleils était né le ou près du 25 Décembre, le jour de la fête Chrétienne de Noël. Chacun est né d'une vierge. Chacun est né dans une grotte ou quelque chambre souterraine. Chacun a mené une vie de souffrance pour l'humanité. Chacun fut nommé par des épithètes tels que intercesseur, donneur de salut, guérisseur et lumière. Chacun fut dominé dans sa vie par les forces des Ténèbres. Chacun s'est caché sous terre, où se trouve l'Enfer. Chacun s'est relevé de la mort, s'est élevé aux Cieux, et fut adoré par les peuples. Chacun fonda une école des saints et une église dans laquelle les gens étaient baptisés et admis comme disciples. Chacun à sa mémoire commémorée par la Cène

du Seigneur. Un coup d'oeil de comparaison montrera que le schéma de dogme et de rituel des églises actuelles est une imitation des anciens cultes d'adoration du soleil. Chacune de ces touches mythologiques a été ajoutée au portrait de Jésus. Il est clair en face de cela que le prophète Israélite Jésus, le fils d'un humble charpentier de village, a été fait pours'asseoir sur un de ces anciens piédestals des dieux soleils avec tous l'attirail des anciennes croyances superstitieuses qui lui sont attachées. Et parmi d'autres choses, il était nécessaire de lui donner aussi une naissance virginale, ce qui fut fait. C'est à l'époque de l'Empereur Romain Constantin que Jésus subit toute sa métamorphose et, d'un pauvre mortel, devint un fils de Dieu. Il y a une preuve suffisament forte pour mettre ceci en lumière. L'idée vint à naître à l'époque où la Bible était écrite en Grec? Avant cela, il n'y a pas de trace de ça. Comme il l'a déjà été montré, l'histoire toute entière est basée sur la prophétie dans Isaïe:" Voici que la vierge concervra et portera un fil et devra l'appeler Emmanuel" (7:14). Maintenant, la critique supérieure a fait une révélation en ce qui concerne cette prophétie qui frappe tout le fond de l'histoire de la vierge. Une autorité éminente comme la recherche de Dr Davidson sur ce point est venue à la conclusion que le mot 'vierge' est une mauvaise traduction du mot Hébreu dans l'original. Le mot original ici était almah, qui signifie seulement 'une femme adulte'. En Grec, il fut traduit par parthenos, qui signifie 'vierge'. Et ceci, comme je vais le montrer, fut fait avec un but. Cela montre au delà de tout doute que l'idée de la conception virginale fut induite à l'époque où le Christianisme mit le vêtement Grec. Un texte clair dans l'Hébreu original fut distordu à partir d' 'une femme adulte' vers 'une vierge'. Cette falsification avec le texte de l'Ancien Testament doit suffir à expliquer l'incorporation dans Matthieu de la conception virginale qui est en conflit si manifestement avec le reste des preuves sur ce point. Mais la question reste: Pourquoi tout cela fut fait? Pourquoi des libertés telles que de remplacer un mot par un autre ayant un sens totalement différent furent prises avec les écritures

Je dois aimer toute l’humanité


La Lumière

février 2014

8 sacrées? Certes, cela a été fait quand le Christianisme s'est embarqué dans sa carrière avec les Romains d'autrefois. Mais pourquoi? Il n'est pas difficile d'en voir la raison. C'est un fait historique que le roi Romain Constantin était le seul homme qui, avec sa conversion, fit du Christianisme ce qu'il devint tout d'un coup. D'un bond, il devenait la religion d'état et la religion d'un peuple tout entier. Mais l'histoire nous dit aussi que ce converti royal était amoureux du doux enseignant de Galilée ou de ses enseignements. Il ne se souciait pas du tout de la religion qu'il devrait avoir ou ne pas avoir. Dans sa conversion, il ne fut inspiré que par les raisons d'état. Cela est admis par les critiques Chrétiens orthodoxes eux-mêmes. Constantin était un homme dôté d'un penchant d'esprit despotique et voulait gouverner comme tel. Un tel règne, cependant, était impossible dans l'atmosphère démocratique qui prévalait à Rome. Alors il mit au point un stratagème. La population Romaine était à l'époque divisée en deux groupes. Il y avait ceux qui étaient les égaux et les rivaux de Constantin, les gens de la classe aristocratique. Ils étaient tous les adorateurs du culte du dieu du soleil Apollon. Les autres étaient ceux qui avaient mené, génération après génération, une vie d'esclavage. Ils étaient presque tous Chrétiens. L'ambition de Constantin ne pouvait manquer de détecter en cette section la bonne sorte de matériel pour la plier à sa propre volonté et les utiliser comme les outils de ses desseins de despotisme. Pour rallier ces classes autour de lui, la manière la plus sûre était d'embrasser leur religion -le Christianisme. Mais ce n'était pas chose facile que de renoncer à l'ancienne, héréditaire et royale religion et de la substituer par une autre. Un juste milieu, toutefois, ne fut pas difficile à découvrir. L'ancien culte d'adoration du soleil peut être retenu dans tout dogme et détail, seulement Jésus devait être dressé sur le piédestal d'Apollon. Et ce fut fait. Toutes les sections du peuple furent satisfaites. Les classes supérieures ne virent aucun changement dans leurs formes coutûmières de cultes si ce n'est que le nom d'Apollon était remplacé par Jésus.

Les esclaves communs, les Chrétiens, furent enchantés que l'Empereur embrasse leur croyance, même si ce n'est que le nom. En outre, il y avait un peuple ignorant et qui ne savaient que peu de choses de leur religion. Le simple fait que Jésus était à présent adoré fut suffisant pour les rendre dévoués au règne de Constantin, bien que despotique. Ansi, c'était un ancien culte du soleil qui a été pris, détenu et labellisé comme Christianisme. Jésus, en conséquence, fut vêtu de tout l'attirail de ce culte, incluant la conception virginale. Pour faire les choses entièrement, toutefois, il était nécessaire de faire inscrire ce culte emprunté sur des feuilles bibliques. L'almah Hébreu, une 'femme adulte', d'Esaïe fut donc transformée en parthenos Grec, 'vierge'. Et quelques versets furent interpolés dans le texte dans Matthieu en ce qui concerne la naissance de Jésus. De la même manière dans Luc, les mots "comme il le fut supposé" furent ajoutés là où Jésus est dit être le fils de Joseph. Il y eut seulement tellement de liens dans une chaine forgée par l'avidité et l'ambition couplés aux desseins de l'habileté politique. Jésus de l'église est seulement Apollon sous une autre forme et si aujourd'hui il est supposé qu'il est né d'une vierge et considéré comme le fils de Dieu, il n'a rien a voir avec la noble âme qui a vécu et prêché en Palestine. Ce vrai Jésus apparaît à présent très clairement, au milieu de tout ce mythe et de cette mystification que l'égoïsme et la supersition ont tissé autour de lui. Il était un homme ordinaire, le fils d'un charpentier de village ordinaire, Joseph, et d'une noble femme ordinaire, Marie.

Ahmadiyya Anjuman Isha’at Islam Lahore (France) La première Mission Islamique au R.U établie en 1913, la Mission Musulmane de Woking E-mail: aaiiLahore@gmail.com

www.aaiil.org/uk | www.ahmadiyya.org | www.virtualmosque.co.uk J e d oSitesi webs: s a iDonations: m ewww.virtualmosque.co.uk/donations r toute l’humanité


The Light (French) February 2014