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Numéro 209

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Trois réalisateurs marocains obtiennent la subvention du Doha Film Institute Depuis sa création, l’institut a subventionné quelque 300 films de 51 pays

Patrimoine culturel,

La poésie soufie au Sahara marocain reflète les liens étroits entre la profondeur de l’identité et les constantes de la nation

Chronique

Comparer c’est fâcher par Khalid MHAMMEDI


2 culturetoute.com 12.01.2017


Le 14 Janvier 2017 au Théâtre Afifi d’El Jadida Après une première édition réussie sous le nom de TEDxDeauvilleBeach, TEDxElJadida revient le 14 Janvier 2017 au théâtre Afifi d’El Jadida avec 6 intervenants aussi passionnés les uns que les autres. Ainsi, cette nouvelle édition, sous le thème« Educated Fools »est un hommage à toutes ces personnes, qui fortes de leur grande culture, leur érudition et leur savoir, n’en demeurent pas moins d’une naïveté parfois déconcertante. Une nature leur ayant permis de façonner le monde d’aujourd’hui tel que nous le connaissons, parce qu’ils ont eu la candeur ou l’audace, de croire en leurs rêves, tandis que la société et leur entourage les prenaient pour des fous ,des déséquilibrés, privés de toute rationalité, bref des personas non grata. Pour en citer quelques-uns, c’est notamment le cas de Malala Yousafzai, prix Nobel de la paix. C’est une jeune militante pakistanaise victime d’une tentative d’assassinat à 15 ans parce qu’elle a eu le courage de lutter pour l’éducation des femmes. Walt disney aujourd’hui et mondialement reconnu pour être un producteur, réalisateur, scénariste et animateur de dessins animés et inventeur du concept“ parc à thème ”Disneyland, Walt est une personne qui a raflé le record des Oscars remportés, a pourtant été renvoyé d’un journal réputé pour “manque de créativité.” Cette édition de TEDxElJadida invite, pour cette édition, des intervenants de milieux hétérogènes pour une expérience plus riche. Cet événement propose une large palette de speech scénarisés offrant une ambiance théâtrale et un savant mélange entre le stand up et le storytelling à l’américaine. L’objectif étant de propager de nouvelles idées et de rencontrer des personnalités déjà connues dans une vision plus intimiste et décontractée. Deux intervenants ont été à ce jour révélés et pas des moindres : Pr Jaafar Heikel qui est une personnalité à casquettes multiples dont celle de médecin épidémiologiste spécialiste en maladies infectieuses et santé publique, expert international en management sanitaire ,doyen de la Faculté des Sciences de la Santé et vice-recteur de l’Université Internationale de Casablanca. Ses travaux portent sur les enjeux de mondialisation et leurs impacts sur le développement socio-économique, sanitaire et humain. Aussi, l’autre invitée d’honneur est Mme Meryeme Bouzidi Laraki fondatrice et Présidente de l’association “Sourire de Reda,” est une femme de cœur et d’action qui a réussi à éveiller les consciences sur la délicate question du suicide des jeunes. Elle a notamment développé des ateliers de prévention dans les établissements scolaires et créé www.stopsilence.org, un centre d’écoute par ch@t destiné à soutenir les adolescents en souffrance. Plusieurs annonces inédites sont à prévoir via les réseaux sociaux et à travers d’autres communiqués. 12.01.2017 culturetoute.com 3


Comparer c’est fâcher par Khalid Mhammedi

I

l y a quelques temps, je me suis mis en tête de chercher les majors de promotions des différentes classes où je suis passé. C’était de la

curiosité ou la volonté de vouloir voir la récompense d’être studieux et appliqué ou tout simplement génie des études.


Je suis passé par une prépa mathématique et une école de commerce, donc j’ai côtoyé deux spécimens de majors de promo : les champions olympiques des mathématiques et les champions du monde de la débrouillardise, ainsi que plusieurs nationalités. Le major de promo de ma classe de math sup était médaille de bronze des olympiades de mathématiques ( c’était pas une image figuré, ça existe vraiment ) , je l’ai retrouvé en cadre moyen dans une mine au fin fonds du sud marocain, sa façon de s’exprimer n’avait pas beaucoup évolué par rapport à la période estudiantine, sa façon de s’habiller non plus, son charisme approchait dangereusement du zéro et à la question : - Quel est actuellement ton livre de chevet ? La réponse fut : - J’ai pas beaucoup le temps de lire ! tu sais le travail, les responsabilités, la famille, les enfants …etc

Passage par le japon, deux années de bénévolat au brésil, une cascade de multinationales pour atterrir comme membre du top management d’une ENORME banque hollandaise. Elle a eu beaucoup de mal pour se rappeler de moi mais eu égard ma nationalité et mes prouesses éthylique à la cave , ca a finit par revenir ( mon second prénom est boomerang). On a diné au Vinkeles, un restaurant ou il faut réserver largement à l’avance ( toi et moi, pas elle ), le sommelier a débouché un « Nieuw Tivoli 2011 » qui nous a fait changer d’avis sur les vins blancs hollandais. Elle était venue seule et a beaucoup parlé de de son parcours, de nos souvenirs d’école, des expositions qu’une ville comme Amesterdam te permet de voir à longueur d’année, de ses auteurs favoris.. etc. Au moment du dessert, je me suis permis une question indiscrète :

Chez lui, j’ai retrouvé ses parents qu’il avait fait venir pour les installer avec sa petite famille ( - Tu t’es marié ? j’ai arrêté de compter les enfants à 5 ) et je me suis rendu compte que sa femme est mère au -O  ui bien sure, et j’ai deux enfants qui sont foyer. partis ce soir avec leur père participer Le Tagine était succulent, le thé enivrant. Quand il a fallu que je cherche la major de promotion de mon école de commerce toulousaine ( les deux françaises NDLR) , j’ai du retracer à la loupe son parcours :

au concours national du conservatoire d’Amesterdam. Je te les présente demain car tu viens déjeuner à la maison. What do you expect ? . ©culturetoute.com


CAFE LITTERAIRE du ROTARY CORNICHE avec Rachid KHALESS Lejeudi12Janvier2017,leRotaryCasaCorniche organisera une rencontre littéraire autour de la belle histoire d’amour : «ABSOLUT HOB «, de l’écrivain et poéte  Rachid KHALESS. Cette rencontre, qui se déroulera au Golden Tulipe Farah de Casablanca, sera rehaussé par la présence de plusieurs personnalités telles que, l’écrivain marocain Mounir SERHANI, le talentueux Najib ABDELHAK, l’ex gloire des stades Aziz BOUDERBALA, l’écrivain Habib MAZINI, l’éditeur Philippe Broc, l’homme de culture derrière les micros Adib MECHRAFI … etc. Cette rencontre-débat, sera animé conjointement par l’animateur culturel au sein du Club ROTARY CORNICHE khalid M’HAMMEDI et l’écrivain poète Habib MAZINI. Elle sera aussi l’occasion de mettre en avant les valeurs universelles du Rotary. Humanisme, le don de soi, le travail pour la communauté, le partage, la défense des causes humaines et sociales qui sont au cœur des préoccupations du Rotary. Cette philosophie de vie qui part de l’homme pour servir tous les hommes et leur donner plus de confiance dans l’avenir de l’humanité. Dr Othman TAZI , président du Rotary Casa Corniche évoque à juste titre l’engagement du Rotary pour les arts et la culture, dans ce même souci de partager le savoir, de créer des ponts entre les créateurs et leurs environnements. C’est dans ce sens, que le Rotary Casa Corniche fait de ces rencontres littéraire un nouveau rendez vous désormais mensuel incontournable dans son planning.


SOMMAIRE

Numéro 209 du 12 janvier 2017 directeur publication Ahmad Bouzoubaa contact@culturetoute.com

actu 12 Patrimoine culturel, La poésie soufie au Sahara marocain reflète les liens étroits entre la profondeur de l’identité et les constantes de la nation

en une 08 Cinéma, Trois réalisateurs marocains obtiennent la subvention du Doha Film Institute

08

#culturetoute

magazine 12 Mode, Interview exclusive myhipstersquare.com avec Yasmine Zemmama 20 Patrimoine, Nouvelle ère de la muséologie au Maroc par Abdellatif bouzoubaa 14 Art, Le Maroc en force à l’Institut des Cultures d’Islam (paris) 24 Musique, Cette semaine DISQUEs, une chronique de Mourad HAMAYET

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22 Cinéma, Beauté cachée une chronique de Laila boui idrissi 24 Cinéma, L’adaptation de “Spirou et Fantasio” tournée au Maroc 26 Cinéma, Jackie Chan en tournage au Maroc 12.01.2017 culturetoute.com 7


interview Par Ahmad bouzoubaa

Trois réalisateurs marocains obtiennent la subvention du Doha Film Institute

L

e Qatar investit tous les secteurs, y compris le cinéma, notamment grâce au Doha Film Institute. Créée en 2010, la structure a contribué au financement de la production de sept œuvres, originaires du monde entier, présentées aussi bien dans les sections parallèles du Festival de Cannes que dans sa sélection 2016. Dans le cadre de son programme de soutien au titre de l›automne 2016, l’institut a choisi 32 films de 27 pays, dont 3 films de réalisateurs marocains dans la catégorie des longs métrages et des films expérimentaux. Il s›agit des films «Volubilis» de Fouzi Bensaid, «Stateless» de Narjis Nejjar et «Zanka Contact» d›Ismail Iraki, des coréalisations entre le Maroc, le Qatar et la France, indique un communiqué de Doha Film Institute. Le film documentaire «House in the fields», une production marocoqatarie de la réalisatrice Tala Hadid (de père irakien et de mère marocaine), a également bénéficié du soutien de cette institution dans la catégorie des longs métrages

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documentaires. Le programme de subvention d›automne couvre des projets allant de la phase de développement à celle postproduction, ajoute le communiqué. Depuis sa création, Doha Film Institue a subventionné quelque 300 films de 51 pays, dont 264 du monde arabe. «En créant notre département de financement, nous avions avant tout l’ambition de créer une nouvelle génération de réalisateurs qataris, mais nous voulions également donner corps à une famille de réalisateurs à travers le monde, créer un espace où ils peuvent échanger et collaborer à un moment donné», explique Khalil Benkirane, directeur du fonds de soutien du Doha Film Institute. «Avec notre évènement «Qumra», lancé il y a plus de deux ans, nous ramenons également des talents à Doha. Les réalisateurs qataris peuvent ainsi présenter leur projet et surtout rencontrer de grands noms de l’industrie. L›une des priorités du Doha Film Institute est la formation parce que Qatar ne dispose pas vraiment d’une industrie


cinématographique», a-t-il ajouté. «Au départ, notre fonds de soutien était exclusivement destiné au cinéma arabe (Moyen-Orient et Afrique du Nord), poursuit Khalil Benkirane. Depuis six sessions, en raison de deux par an, nous avons décidé de l’ouvrir à l’international. C›est ce qui nous a permis de participer à la production de films comme «Dogs» et «Apprentice», présentés à la section «Un Certain Regard» du Festival de Cannes. Il y a aussi «Mimosas» qui a obtenu le Grand prix Nespresso et le Premier prix de la Semaine de la critique, sans oublier «Diamond Island» qui a obtenu

le prix SACD de la Semaine de la critique ». «Il est important que les réalisateurs arabes présentent leurs œuvres au-delà de leurs frontières. A partir du moment où on se compare à toute la planète, il y a beaucoup plus de chances de générer un cinéma plus intéressant, plus avant-gardiste, plus frais et donc plus célébré. Depuis 2010, nous avons aidé environ 300 films, dont 48 en dehors du monde arabe suite à l›élargissement du fonds», conclut le directeur du fonds de soutien de Doha Film Institute. © libe.ma 12.01.2017 culturetoute.com 9


la revue de presse #du jeudi 12 janvier 2017 La poésie soufie au Sahara marocain reflète les liens étroits entre la profondeur de l’identité et les constantes de la nation La poésie soufie au Sahara marocain reflète les liens étroits entre la profondeur de l’identité marocaine et les constantes de la nation ainsi que les spécificités du citoyen marocain attaché à sa partie et au glorieux Trône alaouite, a indiqué Khalid Touzani, enseignant-chercheur à l’université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès. S’exprimant samedi lors d’une conférence sous le thème «la... © libe.ma Le 12 janvier 2017

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Rencontre littéraire Les «Voix d’auteurs du Maroc» dévoilées à Rabat

La Villa des arts de Rabat abrite, jeudi 19 janvier à 18 h, une rencontre littéraire autour de l’ouvrage collectif «Voix d’auteurs du Maroc», paru aux éditions Marsam. Coordonnée par Abdellah Baïda, Mamoun Lahbabi et Jean Zaganiaris, cette nouvelle publication regroupe 30 écrivains autour de la question : «Qu’estce que la littérature ?» Il s’agit de Bouthaïna Azami, Abdellah Baïda, Lamia Berrada-Berca, Mohammed Berrada, Omar Berrada, Mokhtar Chaoui, Réda Dalil, Rita El Khayat, entre autres... © lematin.ma Le 9 janvier 2017


16 000 RECRUTEURS

140 000 ETUDIANTS

22 000

OFFRES DE STAGE

/stagiaires.ma

@StagiairesMA

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interview Par Ahmad bouzoubaa

Interview exclusive myhipstersquare.com avec Yasmine Zemmama “J’ai eu la chance de collaborer avec de grandes marques et enseignes telles que : le groupe L’Oréal pour Maybelline, Yves Saint Laurent, Sexy Hair, Macadamia mais aussi pour le groupe Aksal, Gap, Adidas MENA... toutes ces opportunités ne sont que valorisantes et motivantes pour une continuité dans le monde du blogging.”

Pouvez-vous vous présentez au grand publique ? Je m’appelle Yasmine Zemmama, j’ai 25 ans, je suis Digital Marketing Manager et bloggueuse mode et beauté depuis bientôt 5 ans. J’ai toujours été intriguée et intéressée par le monde de la mode et la beauté ce qui m’a poussée à créer mon blog où je partage mes idées de tenues, mes découvertes beauté ainsi que les bons plans et voyages... Comment êtes vous lancée dans le blogging ? Je me suis lancée dans le monde du blogging parce que j’adorais voir ce qui se passe partout dans 12 culturetoute.com 12.01.2017

le monde à travers des blogs et que je me suis dit que ce serait bien d’en avoir aussi au Maroc afin de représenter la mode telle que je la vois : moderne ! Petit à petit j’ai fait des recherches pour la création du blog, le choix du nom, de la plateforme ... etc et s’en sont suivis les réseaux sociaux, l’approche des marques ...etc Quelle est la particularité de votre approche sur le web qui fait votre succès sur le digital ? Je pense que c’est l’affirmation de soi, j’aime montrer qu’on peut se sentir bien, peu importe les idées reçues ou autres préjugés, il est important de pouvoir


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interview Par Ahmad bouzoubaa

s’affirmer et s’assumer telle qu’on est ! Faites vous cela par passion ou par nécessité ? Bien sur par passion ! Arrivez vous a en vivre ? Non ! Je garde bien sur mon travail mais par choix, je trouve que c’est une passion que j’aime partager mais si je ne travaillais pas à côté je pense qu’il me manquerait quelque chose d’important dans la vie. J’ai étudié la communication et la publicité parce que j’aime ça. J’ai eu la chance et l’opportunité de travailler pour des choses qui me tenaient à coeur. Considérez vous que le digital est un vecteur incontournable pour le développement de la culture? ABSOLUMENT ! Et je suis bien placée pour le considérer ! J’y travaille quotidiennement et je pense qu’il est important de prendre en considération le volet digital comme vecteur pour le développement de la culture et pas que... C’est une chance que de pouvoir transmettre au monde entier un message grâce 14 culturetoute.com 12.01.2017

au canal web et il faudrait s’en servir pour pouvoir partager cela dans les meilleures conditions. Que pensez-vous vous du projet #culturetoute ? Je trouve que c’est très réconfortant de voir que le Maroc bouge et de la façon que j’admire : mettre en lumières de jeunes talents, entrepreneurs, artistes... etc j’encourage cette initiative et continuerai à lire tous les numéros pour en apprendre davantage sur ce qui nous entoure au quotidien mais qu’on n’a pas forcément la chance de découvrir. officiellement as-tu déjà représenté des marques? J’ai eu la chance de collaborer avec de grandes marques et enseignes telles que : le groupe L’Oréal pour Maybelline, Yves Saint Laurent, Sexy Hair, Macadamia mais aussi pour le groupe Aksal, Gap, Adidas MENA... toutes ces opportunités ne sont que valorisantes et motivantes pour une continuité dans le monde du blogging. © culturetoute.com


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Par Olivier Rachet © lesiteinfo.com

Le Maroc en force à l’Institut des Cultures d’Islam (paris) http://www.lesiteinfo.com/cultures/paris-le-maroc-en-force-a-linstitut-des-cultures-dislam-photos/

Organisée par l’Institut des Cultures d’Islam, situé en plein cœur du quartier de la Goutte d’Or, à Paris, l’exposition Sacrées graines est l’occasion de redécouvrir des artistes talentueux, dont beaucoup sont originaires du Maroc.

L

’Institut des Cultures d’Islam (ICI) est un établissement culturel de la ville de Paris, apparu en 2006. A la fois centre d’art contemporain et lieu culturel interdisciplinaire dont la programmation comporte aussi bien des débats, des concerts que des projections, cet espace est aussi un centre de formation, proposant des cours de langue et différents ateliers. En 2013, l’institut, situé rue Léon dans le 18e arrondissement, s’est agrandi avec l’ouverture d’un second espace, situé quelques rues plus loin, au 56 rue Stephenson, au cœur du quartier populaire de la Goutte d’Or. L’ICI accueille, dans ces deux lieux, jusqu’au 15 janvier, une exposition atypique consacrée au motif de la graine. On songe bien évidemment au blé, ingrédient indispensable aussi bien à la fabrication du pain qu’à la préparation du couscous, plat traditionnel s’il en est, devenu en France un plat national. S’intéresser aux graines revient ainsi à aborder des problématiques

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politiques que les commissaires de l’exposition, Elsa Blanc et David Régnier, mettent justement en avant : « Utiliser la graine, notent-ils dans le catalogue, c’est aussi poser en filigrane un certain nombre de questions : celles de l’exil, de l’immigration, de la transmission et du partage, de la vie domestique et des rapports de genre, de la mondialisation aussi. » Un ingrédient fortement connoté Mettre en scène les graines revient à interroger la répartition traditionnelle des tâches, au sein de la famille mais aussi de la société. Originaire du Liban, l’artiste plasticienne Ninar Esber propose avec La bonne graine une série photographique, fruit d’une performance ayant consisté, pendant six jours, à trier une tonne de grains de maïs. Cette séparation des bons grains de l’ivraie constitue une réflexion doublement intéressante sur la répétition mécanique propre à de nombreuses


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activités professionnelles et sur l’incapacité de nombreuses sociétés à penser en termes de mixité et d’échanges culturels. De son côté, Zoulikha Bouabdellah, résidant à Casablanca, détourne le motif sculptural bien connu des « singes de la sagesse », pour proposer une série de trois photographies dans lesquelles un couscoussier sert à dissimuler tour à tour les oreilles, la bouche et le regard. Intitulé Ni, ni, ni, ce triptyque invite à réfléchir à la force des déterminismes sociaux et identitaires. Originaire de Tétouan, Younès Rahmoun propose, de son côté, une installation, sous forme de diptyque, composée de deux pièces, intitulées Baydaq, « le pion », et Loqma, « la boulette ». La première évoque de façon métonymique le lieu de sociabilité par excellence des pays arabes, 18 culturetoute.com 12.01.2017

le café traditionnellement dévolu aux seuls hommes. La seconde rappelle, quant à elle, l’espace de la cuisine, habituellement associé aux seules femmes. Comme l’analysent avec justesse les auteurs du catalogue, le cloisonnement de l’univers masculin s’oppose à « la fluidité et la proximité qui règnent dans le cercle féminin ». Ymane Fakhir, née à Casablanca et séjournant désormais à Marseille, propose avec Handmade une installation composée de cinq vidéos dans lesquelles l’artiste filme, en plan fixe, les mains de sa grandmère, confectionnant différents plats. Projetées pour l’occasion dans le hammam de l’institut, ces vidéos rappellent combien les aliments et les plats traditionnels constituent les plus intimes réminiscences de nos enfances respectives.


La politique n’est jamais loin Aborder l’espace sacré de l’intime, c’est aussi se permettre de naviguer dans les eaux troubles du collectif et du politique. Laurent Mareschal propose ainsi une installation étonnante invitant le spectateur à réfléchir au conflit israélo-palestinien. Intitulée Beiti, désignant aussi bien en arabe qu’en hébreu « ma maison », l’installation se présente sous la forme d’un immense motif décoratif à même le sol, composé de différentes épices. Si les motifs rappellent les zelliges, la fragilité de l’œuvre souligne la vulnérabilité du processus de paix entre deux peuples se disputant le même territoire. Jean-Luc Moulène enfonce le clou, en exposant dans une série intitulée Documents / Produits de Palestine

toute une série de denrées alimentaires fabriquées en Palestine : quand l’art contemporain rend visible l’invisible, pour reprendre les mots du peintre Paul Klee. Mais c’est peut-être l’installation de MehdiGeorges Lahlou, The Hourglasses, qui incite le plus à la rêverie et à la réflexion. Composée de cinq sabliers dans lesquels s’écoulent des graines de semoule, l’artiste arrive à nous rendre sensible le temps qui s’écoule entre chacune des cinq prières de l’islam. Comme l’écrit justement la critique d’art Marie Moignard, on explore ici « le temps de la matière. Matière industrielle, d’habitude travaillée à la main, elle s’envisage ici comme unité temporelle de la pensée. » Prenons-en de la graine ! © lesiteinfo.com 12.01.2017 culturetoute.com 19


la nouvelle ère de la muséologie au Maroc par Abdellatif BOUZOUBAA

La mémoire des nations, ne peut être mise à l’abri du temps qui l’érode irrémédiablement, que par un effort de conservation qui tient à la fois de l’art et de la science. La muséologie, discipline encore balbutiante, il y a quelques années au Maroc, prend avec de Mehdi Qotbi, un nouvel essor. Juste à temps, devrions-nous dire, car notre patrimoine était en agonie. Depuis qu’il a été nommé Président de la Fondation Nationale des Musées au Maroc, il a accompli un grand travail de

refonte de la culture des musées. Parce que, notre devenir est inscrit dans notre passé, il était nécessaire de voir et revoir d’où nous venons. Nous sommes sommés par la nature de notre époque traversée par des soubresauts inexorables, de choisir entre une amnésie délétère qui ronge nos racines, et une mémoire salutaire qui recèle les semences de notre avenir. La conception de la muséologie de Mehdi Qotbi conjugue présent, passé et avenir en artiste qu’il est, sans souci des bornes et innove, parce que, dit-il, « si l’on n’évolue pas, on meurt » Un tour dans les musées marocains montre désormais, que même si nous sommes une civilisation multiséculaire, nourrie par les affluents de nombreuses cultures, on doit encore nous frayer un chemin vers plus de créativité. Qu’il s’agisse du Musée Archéologique de Tétouan, du Musée archéologique de Rabat, ou encore le Musée de la Kasbah de Tanger, et last but not least, le Musée Mohammed VI d’art

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moderne et contemporain, pour ne citer que quelques uns, la démarche de Mehdi Qotbi consiste à démocratiser la culture sur un plan, et sur l’autre, elle régénère notre patrimoine commun.

En réalité, c’est plus, la durée que nous découvrons dans la contemplation de l’art. Car elle génère une effervescence émotionnelle au contact de ce qui passe, et surtout, de ce qui dure.

Mieux encore, interviewé récemment sur luxe radio, Mehdi Qotbi pointait la nécessité de professionnaliser la muséologie. En créant, en collaboration avec l’Université Mohammed V de Rabat, un Master de Muséologie, il a insufflé un nouvel élan à la compréhension de notre patrimoine commun.

D’un intervalle de temps à un autre, d’un siècle à un autre, ce qui nous est donné à voir, c’est comment les civilisations s’interpénètrent comme des vases communicants et résonnent en harmonie, sans solution de continuité.

En ce sens, le Président de la FFNM, est un passeur culturel, dont l’ambition est de nous faire voyager à travers les siècles, et en même temps, de sauver l’art et la culture, du gouffre inéluctable du temps qui ravage tout sur son passage. De fait, rien ne vaut un musée pour faire l’expérience du passage du temps. On peut explorer la scénographie d’un musée et nous perdre pour mieux nous retrouver dans les méandres des siècles. La traversée du temps se déploie sous nos yeux, avec ses risques, ses périls, et ses moments de génie créatif. Ainsi seulement, les heures, les jours, les mois, les ans et les siècles ne s’grènent pas dans une cacophonie de notes éclatées. Les œuvres exposées nous mettent en harmonie avec notre passé, notre présent et notre avenir en conférant du sens à notre héritage culturel.

« La durée vraie et pure » selon l’expression de Bergson, permet à la conscience de se déployer pleinement, soit dans l’acte créateur, la sereine introspection, ou dans la contemplation des œuvres d’art. Lorsque l’on franchit les portes d’un musée, ce n’est pas le temps objectif que nous rencontrons. Ce temps qui nous déprend de nous-mêmes, sous prétexte que le cadran de la montre et le calendrier, avec leur précision mathématique, mesurent froidement et indépendamment de nous. Ce que nous rencontrons dans un musée, c’est la véritable durée. Parce que les arts interpellent notre interprétation, ils nous apprennent à reconnaître nos traits et à nous mirer, sans narcissisme, dans un temps qui est à la fois, mémoire et vision. ©culturetoute.com 12.01.2017 culturetoute.com 21


chronique cinéma de Laila BOUI IDRISSi

Beauté Cachée

B

eauté Cachée est un film qui porte bien son nom ! Sous ses allures de film Américain lambda se cache un scénario plutôt travaillé et une brochette de très bons acteurs. Suite à une terrible tragédie, un publicitaire newyorkais à la réussite exemplaire sombre dans la dépression. Ses collègues échafaudent alors un plan radical pour l’obliger à affronter sa souffrance de manière inattendue.On retrouve Will Smith dans un rôle totalement différent et c’est une réussite! On plaint souvent la sur-présence de Will Smith à l’écran, ici c’est très bien dosé et le jeu d’acteur est génial. Ce film est un conte de Noël ou l’on

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y trouve une l’histoire de vie, de magie, de philosophie, de tendresse, et d’humour, tout y est joliment mixé, orchestré par des acteurs émouvants et attachants, et un will Smith comme on ne l’a jamais vu. L’histoire quant à elle est très romancée, belle et métaphorique. Ce film nous fait réfléchir, nous émeut, nous surprends À voir absolument, seul, avec vos amis ou même en famille, ce film ne vous décevra pas. De loin les meilleurs film avec Will Smith, qui se bonifient de plus en plus! Un ou deux oscars pour ce film, ne sont pas à exclure. Sortez vos mouchoirs ! © culturetoute.com


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par Mourad HAMAYET Un incident de manipulation a fait que le 33 tours du contrebassiste Charlie Mingus, s’est rayé au point paroxystique de ‘’la réunion de prière de la nuit du mercredi’’ : ‘’Wednesday night prayer meeting’’… Oh, une rayure légère et à la limite peu dérangeante, mais j’avais peur, à chaque fois, que le précieux saphir ne dérapât sur la galette de vinyle et ne s’en fût brouter l’étiquette centrale de papier. Je m’ingéniai à régler le contrepoids pour que le soc sautât le plus légèrement possible le micro sillon sans provoquer de désagrément sonore. J’ai toujours apporté à mes disques un soin équivalent à celui apporté à mes livres. La preuve, ils sont toujours tous là, certains vieux d’un demi-siècle, dûment numérotés, rangés par ordre alphabétique, dormant debout comme de bons chevaux dans un haras militaire, en l’occurrence une armoire protégée de la lumière et de l’humidité. Je viens d’acheter mon ixième tournedisques et les soirs où je suis sage et ai la volonté de m’éloigner de cette fille ô combien publique et facile qu’est la télévision, je mets en route ma platine et m’offre un récital de Charlie Mingus, de Léo Ferré, de Coleman Hawkins ou de Mouloudji, de Fletcher Henderson ou d’Yves Montand… La dernière dégustation fut une soirée animée par Fats Waller et Barbara… Ma passion pour les disques ? Elle a été provoquée par mon frère aîné : il 24 culturetoute.com 12.01.2017

poursuivait ses études en France et, à l’occasion d’un de ses retours à la maison, il m’offrit un coffret fabuleux des Editions Pierre Seghers, collection « Poètes d’aujourd’hui », qui contenait des extraits de poèmes de Paul Valéry dits par Jean Vilar, 1912 et 1971, homme de théâtre et de cinéma, metteur en scène et directeur. La présentation, le contenant et le contenu me tétanisèrent de bonheur. Ce fut la première pièce de ma collection, l’une des plus précieuses aussi à ce jour… Impossible que cesse en moi l’écho de la belle voix grave de Jean Vilar, déclamant ‘’Le Cimetière Marin’’ : …‘’O récompense après une pensée Qu’un long regard sur le calme des dieux!’’ ... Ma passion pour le Jazz ? Un peu plus tard, par un bel après-midi estival, entre deux séquences de sieste, à radio allumée, j’entendis une musique de jazz qui me transporta. Du rythm and blues et du meilleur… Je notais soigneusement l’auteurinterprète – Earl Bostick- et le titre : Velvet Sunset… J’acquis tout ce que je pus trouver de ce gigantesque maestro du saxophone et de quelques-uns de ses disciples : le percussionniste Art Blakey, un des pères du be-bop, Benny Golson, saxo-ténor de génie qui s’illustra dans le genre hard-bop, le percussionniste Zuttty Singleton, et surtout, surtout le génial saxophoniste John Coltrane que seul dépasse en génie


l’inoubliable Charlie Parker.

totale…

Ce dernier succéda à Earl Bostick dans mon firmament. Avec Louis Armstrong et Duke Ellington, il compte parmi les musiciens les plus importants et influents de l’histoire du jazz. Evidemment j’enchainai mes approvisionnements avec ces deux monstres sacrés et toutes leurs déclinaisons …

…’’Oh, my man, I love him so He’ll never know All my life is just despair But I don’t care When he takes me in his arms The world is bright All right’’… ‘’La vie en rose’’ version désespérée… Je raflais tous ses disques… J’eus un second choc de ma rencontre avec Billie Holiday : l’écoute de son enregistrement avec Lester Young qui la surnomma Lady Day, et qu’elle appelait affectueusement Prez. Quelle complicité ! Quel respect ! Quelle entente ! Il y en eu un troisième : sa rencontre avec Ella Fitzgerald. La voix la plus pauvre qui ne couvrait qu’une modeste octave et quelque, celle de Billie, et la voix la plus riche, qui elle, en couvrait plus de 3, celle d’Ella… Mais toutes deux également géantes !... Billie me présenta ses inspiratrices et ses disciples, pêle-mêle, Bessie Smith, Diana Ross, Nina Simone, Esther Philips, Macy Gray, Amie Winehouse et tant d’autres. Je reconnus leur génie et bien évidemment je grandes provisions de leurs enregistrements … … Bon ! Voulez-vous que je sois franc ? Lorsqu’un discophile se met à parler de sa passion, je vous conseille en toute amitié de l’arrêter, car sinon, de lui-même, il ne s’arrêtera jamais. Mais là, j’ai mal de n’avoir pu parler de ma grande musique, de mes chanteurs, des grands orchestres, de Brassens, de Klemperer, de Brel, de Karajan, de Najat Saghira, de Reggiani, de Chet Baker, de Mohamed Abdul Waheb, de Gerry Mulligan, de Claude Nougaro, de Miles Davis, de Joaquim Rodrigo, de Major Holley, de, de, de quelques centaines d’autres qui constituent mon peuple. Une autre fois, peut-être ?

Dès l’âge adulte, je pris l’habitude d’acheter de nouveaux disques à une fréquence régulière et cet achat était un des temps forts de mes plaisirs mensuels. Peu à peu les disquaires de mon biotope disparurent et là également, comme pour les livres, il me fallut m’organiser pour faire mes acquisitions à l’étranger. Mais je fus contraint de cesser cette pratique le jour où l’on me rapporta un ‘’33 tours’’ à la surface fortement rayée. Je devins donc le seul habilité à procéder à ces achats. Je ne puis compter le nombre de fois où l’on me pria de ne pas sortir les vinyles de leurs pochettes –rendant impossible ma vérification de l’état de la galette- et où je m’en fus fort mécontent et en claquant la porte. A Barcelone, chez un disquaire des Ramblas, j’en arrivai même aux mains avec l’ostrogoth converti en homme de l’art qui osa mettre en doute la qualité de mon éducation, lorsque je sortis un disque de sa pochette pour en inspecter l’état. Autre rencontre de fortune de ma vie de discophile : Affalé dans un sofa face à la mer, dans un de mes nids d’amour de la côte océane, je prenais congé du soleil à son coucher. Tout à coup j’entendis s’échapper de mon poste-radio Zenith acheté une fortune mais qui me permettait de capter les stations-radios du monde entier, une voix inouïe, éraillée, une voix de petite fille apeurée ou fatiguée, mais pétrie de sensualité à l’indécence : Billie Holiday ! Ce fut l’un des plus grands chocs artistiques de ma vie ! Mais avec lequel de ses organes chantait-elle donc, me demandais-je, impudique ? C’était l’extase

PS : Je ne prête jamais mes disques… ©culturetoute.com 12.01.2017 culturetoute.com 25


L’adaptation de “Spirou et Fantasio” tournée au Maroc

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prés « Astérix», «Lucky Luke», «L’élève Ducobu», ou encore «Boule et Bill», une autre bande dessinée de l’école franco-belge, et pas des moindres, va bientôt être adaptée au cinéma et sera tournée, en partie, au Maroc. Il s’agit «des aventures de Spirou et Fantasio» du réalisateur français Alexandre Coffre. Quant au tournage, il devra être entamé le 16 janvier courant dans plusieurs villes, dont notamment Marrakech, Ouarzazate, Tafilalet, Merzouga, Errachidia, Erfoud et Zagora. Le film connaît la participation de plusieurs noms du cinéma français, dont Thomas Solivères, Alex Lutz, Ramzy Bédia, Christian Clavier et Géraldine Nakache. «Spirou, un jeune homme déguisé en groom qui rencontre Fantasio, un journaliste frustré. Cela se fait avec éclats dans un grand hôtel et c’est peu dire qu’ils ne

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s’apprécient pas. Mais lorsque Champignac, un chercheur fou de champignons, est kidnappé par Zorglub et ses hommes, Spirou et Fantasio vont devoir faire équipe pour le retrouver, aidés par Seccotine, une jeune femme reporter rivale de Fantasio, et de Spip, un écureuil espiègle», lit-on dans le synopsis du film. «C’est alors que commence une aventure rocambolesque, allant de l’Europe à l’Afrique du Nord, faite de péripéties, de courses-poursuites et de zorglondes. Grâce à ce périple complètement fou, Spirou et Fantasio apprennent à se connaître, à s’apprécier et à s’aider… jusqu’à devenir un vrai duo de héros qui va devoir affronter Zorglub pour sauver Champignac, Seccotine… et tout le reste de l’humanité», ajoutet-on. © libe.ma


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Jackie Chan en tournage au Maroc

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i le maroc produit seulement une vingtaine de films par an, le pays reste une destination privilégiée pour le cinéma international et surtout quand il s’agit de tourner un film où la scène se déroule dans un pays du Moyen-Orient. Une nouvelle star du grand écran va ainsi se rendre au Maroc pour le tournage de scènes de son nouveau film. Il s’agit de Jackie Chan qui devrait arriver au Royaume cette semaine, selon le site «Challenge» qui cite des sources proches de l’acteur. Le mystère plane encore quant à l’endroit où les scènes du film seront tournées. Rappelons, par ailleurs, que l’Académie des Oscars avait remis un prix d’honneur à Jackie Chan, à Los Angeles, en novembre dernier. Cette récompense, qui fait l’objet d’une cérémonie à part entière indépendante de celle organisée chaque année au mois de février, honore des acteurs et actrices pour l’ensemble de leur carrière, ainsi que pour leur contribution à l’industrie du cinéma. Une récompense

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symboliquement importante et porteuse de sens quand on sait que le tout premier a été décerné à Charlie Chaplin, en 1929, “pour sa polyvalence et son génie à jouer, écrire, mettre en scène et produire Le Cirque“. Les Oscars ont souhaité saluer la filmographie de Jackie Chan, longue de 200 films, en tant qu’acteur mais aussi réalisateur. Lors de son discours de remerciements, il a affirmé sa fierté d’être chinois, et ajouté que recevoir une telle distinction était “un rêve” pour lui, qui se réalisait enfin. © libe.ma


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La Galerie Shart de Casa fĂŞte ses dix ans !

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