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aha!magazine Dossier thématique allergies et poids corporel sain

Allergies et intolérances, un thème dans les crèches aussi

Comment s’alimente et bouge la Suisse

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Matthias Remund: «Le sport n’est efficace que s’il est pratiqué avec plaisir.» Page 16


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Sportif actif et en forme, avec des allergies aussi

04 Vivre sainement - éviter les allergies

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«Le doigt levé ne motive personne.»

06 Comment s’alimente et bouge la Suisse

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Pour plus de moments en mouvement

08 «Le monitorage est central pour tout programme d’action.»

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Le bon conseil en cas d’allergie

09 Un doux secret: boire de l’eau

20 «Je n’ai pas dû changer grand-chose dans ma vie.»

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Se nourrir équilibré - simple comme bonjour

22 Participer, gagner et célébrer

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Savoir ce qui se cache dedans et derrière

23 Pour bien être informé

Impressum Éditrice: Fondation aha! Centre d’Allergie Suisse Scheibenstrasse 20, 3014 Berne Conception et réalisation: ZB Werbung AG, Berne Impression: Jordi AG, Belp Date de parution: mars 2014 Tirage: 3 000 exemplaires

Notre impression est neutre en carbone

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03 Editorial


Symptômes de notre mode de vie moderne Chère lectrice, cher lecteur,

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Avec les allergies et un poids corporel sain, nous nous attachons en 2014 à deux aspects centraux du débat actuel sur la santé. Les thèmes de l’obésité et des allergies ont de nombreux points communs: ils sont tous deux des symptômes des modes de vie des sociétés industrialisées, des dysfonctionnements sanitaires liés entre autres à notre type moderne d’alimentation, de mobilité, d’habitation, de travail et de loisirs. Ces deux problèmes touchent déjà des millions de personnes en Suisse et occasionnent des couts médicaux directs ainsi que des couts économiques de l’ordre de milliards de francs. Tous deux sont des thèmes exigeant des mesures urgentes. Et, dans les deux domaines, beaucoup peut déjà être atteint par les simples moyens que sont l’information et les conseils. La prévention revêt ici aussi une importance absolument centrale: la bonne information sous une forme personnalisée et au bon moment peut, dans les deux domaines, permettre d’éviter des restrictions massives de la qualité de vie et, le cas échéant, une atteinte grave de la santé parmi de grands groupes de la population. Il est clair que nous nous sommes également demandé avec des partenaires compétents quelles pouvaient être les interférences mutuelles entre ces deux mégatendances et les synergies en découlant pour la sélection et la mise en œuvre de mesures appropriées. Dans quelle mesure les allergies, les inflammations sousjacentes et les limitations en matière d’activité physique, qui y sont souvent liées, peuvent-elles entrainer des cas supplémentaires de surpoids? Et dans quelle mesure un surpoids avec les limitations typiques de la mobilité et de l’envie de bouger peut-il entrainer des cas supplémentaires d’allergies? Comment associer de manière optimale les campagnes pour un poids corporel sain et celles de la prévention des allergies pour un renforcement mutuel de leur effet? Avec la fondation Promotion Santé Suisse, nous avons lancé des projets innovants et des offres dans le domaine des allergies et d’un poids corporel sain, entre autres par l’information et des conseils dans le cadre d’offres de loisirs encourageant un style de vie sain. Cette édition de l’aha!magazine présente des aspects intéressants de ces tensions très actuelles, touchant directement ou indirectement tant de personnes en Suisse. Nous espérons apporter ainsi une contribution importante au débat actuel sur la santé ainsi qu’à la recherche commune active de solutions face à ces défis. Dr Georg Schäppi Directeur aha! Centre d’Allergie Suisse


Vivre sainement Éviter les allergies Un enfant en surpoids présente un risque supérieur de développer des allergies et de l’asthme, ainsi que le confirment différentes études et des spécialistes reconnus. «Allergies et poids corporel sain»: faits, chiffres et opinions sur un thème faisant l’objet d’un débat de plus en plus large. La santé publique est appelée à réagir L’asthme et l’obésité représentent des épidémies liées qui, bien que plus fréquentes et en constante augmentation dans les pays industrialisés, se développent aussi rapidement maintenant dans les pays en voie de développement. Comme toutes les maladies chroniques, l’asthme et l’obésité peuvent déjà apparaître pendant l’enfance, plusieurs maladies chroniques pouvant se développer de manière simultanée. La fréquence et l’augmentation de l’asthme sont particulièrement remarquables chez les filles et les femmes en surpoids.

Le Prof. Dr méd. Peter SchmidGrendelmeier est le chef de service de l’Unité d’allergologie de l’Hôpital universitaire de Zurich et vice-président du Conseil de fondation aha! Centre d’Allergie Suisse.

L’obésité semble donc être un facteur de risque pour le développement d’un asthme et mène à une forme d’asthme typique des personnes obèses. L’inflammation du tissu adipeux de ces patients asthmatiques entraine la libération de substances messagères, les médiateurs de l’inflammation, qui peuvent jouer un rôle dans le développement d’un asthme. Un des problèmes cliniques est le fait que ces patients présentent souvent une résistance contre les thérapies habituelles. Afin de pouvoir donc trouver une approche appropriée permettant d’éviter et de traiter l’asthme et l’obésité, il faut intervenir à long terme et systématiquement au niveau individuel et social. Des mesures efficaces doivent être prises d’urgence par la santé publique, afin d’enrayer la croissance de l’obésité et son influence sur l’asthme. LA RELATION ENTRE LE RISQUE D’ALLERGIE ET LE SURPOIDS EST ÉTUDIÉE SUR LE PLAN INTERNATIONAL Un surpoids augmente nettement le risque d’asthme, surtout chez les enfants et adolescents. Ainsi que le montrent différentes études, il peut être jusqu’à trois fois supérieur à celui des enfants ou adolescents de poids normal. Dans une vaste étude, des chercheurs de la clinique Henry Ford ont collecté les indices de masse corporelle (IMC ou BMI en anglais) d’enfants âgés de 6 à 8 ans et, lors d’une nouvelle étude, douze ans plus tard, contrôlé la proportion des participants à l’étude, maintenant âgés de 18 à 20 ans, présentant des maladies des voies respiratoires. Le groupe de chercheurs américains a ainsi constaté que le surpoids augmente nettement le risque d’une maladie asthmatique, surtout chez les garçons: 11 pour cent des garçons en surpoids souffraient d’asthme. Par comparaison, seuls trois pour cent en moyenne des jeunes de poids normal souffraient d’asthme ou d’autres maladies des voies respiratoires. Chez les filles, la proportion des maladies asthmatiques était de 20 pour cent contre 10 pour cent chez celles de poids normal. Selon les chercheurs américains, la présence d’une atopie (prédisposition aux allergies), donc d’une sensibilisation aux allergènes comme les acariens de la poussière domestique, les chats ou le pollen, chez l’enfant lors de la première étude à l’âge scolaire ne jouait aucun rôle dans cette différence. La relation ainsi indiquée entre les maladies asthmatiques et le surpoids est confirmée par un nombre croissant d’études, qui avaient déjà constaté auparavant une dépendance possible entre l’obésité et les maladies allergiques. Il se peut que les médiateurs de l’inflammation produits de manière accrue par l’augmentation du tissu adipeux, les adipokines, soient responsables d’une accumulation de l’asthme chez les patients adipeux. Une autre large étude du réseau Ga2len (initiative de recherche européenne contre les allergies et l’asthme) portant sur 845 hommes et 1 110 femmes répartis sur 15 centres en Europe va également dans ce sens.

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Le Prof. Dr méd. Cezmi A. Akdis est directeur de l’Institut suisse de recherche sur les allergies et l’asthme (SIAF), Université de Zurich, Davos. Il est également membre de la direction et porteparole de CK-CARE (Christine Kühne – Center for Allergy Research and Education) avec siège social à Davos.


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L’Hôpital universitaire de Zurich effectue également des recherches plus approfondies sur la dépendance entre le poids corporel et/ou le surpoids et l’asthme et les allergies. La recherche porte sur l’influence de la flore intestinale bactérienne et des acides gras dépendant de l’alimentation, qui se modifient en cas de surpoids, sur le développement d’asthme et d’allergies. Sur la base des connaissances obtenues, on peut considérer que le traitement de l’asthme chez les personnes en surpoids devrait également inclure un changement des habitudes alimentaires associé à une nette réduction du poids. Promouvoir la santé est synonyme de la prévention des allergies Quel est le rapport entre les allergies, l’asthme et l’eczéma atopique avec le poids corporel? Une question que se pose la fondation aha! depuis un certain temps déjà. Les résultats des dernières études scientifiques confirment notre opinion que le surpoids et l’obésité (un surpoids très important) augmentent le risque d’allergie, notamment en relation avec l’asthme.

Sereina Maibach est une collaboratrice de la fondation aha! dans le domaine des services spécialisés. Elle gère divers projets et est également conseillère, entre autres sur aha!infoline.

Photo: màd/istock

Les mécanismes exacts ne sont pas encore déterminés. Des indications existent aussi que d’autres maladies atopiques (tendance génétique à des réactions d’hypersensibilité) comme l’eczéma atopique (neurodermatite) sont négativement influencées par un poids corporel malsain. Une bonne raison pour la fondation aha! de consacrer le thème de l’année 2014 à cet aspect de la prévention des allergies, sous le point fort «Allergies et poids corporel sain». De nombreux projets en Suisse ciblant ce thème du surpoids et de l’obésité existent déjà. Travailler avec des partenaires poursuivant les mêmes objectifs ou des objectifs semblables est donc pertinent, car les projets sur la prévention du surpoids mènent à des aspects importants comme une «alimentation saine» ou «activité physique et sport». Ainsi se referme le cercle: un poids corporel sain contribue essentiellement à la prévention des allergies. aha! Centre d’Allergie Suisse travaille en coopération étroite avec la fondation Promotion Santé Suisse à cet effet. Soutenir l’activité physique des enfants et adolescents est aussi à l’avant de la coopération avec la fondation MS Sports en tant que partenaire de santé. Afin d’intégrer ce thème dans le quotidien scolaire aussi, la fondation aha! met des unités de cours gratuites sous www.kiknet-aha.org à la disposition des enseignantes et enseignants.


Comment s’alimente et bouge la Suisse L’enquête sur la santé réalisée tous les cinq ans en Suisse offre des informations sur l’état de santé de la population suisse. Les chiffres de la dernière enquête de 2012 fournissent des informations importantes, mais suscitent aussi des questions. Selon la dernière enquête sur la santé, le nombre de suisses et suissesses en surpoids ou obèses a continué d’augmenter au cours des dernières cinq années, bien que plus de personnes aient une activité physique suffisante. De plus, les recommandations en matière d’alimentation en Suisse ne sont respectées qu’en partie. Comment évaluer ces faits et où se trouvent les liens?

«Nous ne nous attendions pas à ce que le nombre de personnes en surpoids augmente.»

Une activité physique suffisante protège du surpoids et de l’obésité Plus de personnes en surpoids malgré une augmentation de l’activité physique La définition d’une «activité physique suffisante» est basée sur les recommandations suisses en matière d’activité physique, qui recommandent 2.5 heures d’activité physique d’intensité moyenne par semaine ou 1.25 heures d’intensité élevée pour les adultes. Les activités d’intensité moyenne sont toutes les formes de mouvement provoquant un léger essoufflement. Elles sont considérées d’intensité élevée lorsqu’elles entrainent au moins une faible transpiration et une accélération de la respiration. Les périodes d’activité physique dépassant 10 minutes peuvent être additionnées sur une journée. Les enfants devraient bouger pendant au moins une heure par jour. Si l’on satisfait à ces prescriptions, on obtient un premier bénéfice salutaire, par exemple une amélioration de la santé cardio-vasculaire, mais la consommation de calories n’est pas très importante, autrement dit:

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Surpoids: tendance continue à l’augmentation 41 pour cent de la population suisse de plus de 15 ans sont en surpoids ou obèses, soit trois pour cent de plus qu’en 2007. La proportion de personnes obèses, surtout, a fortement augmenté ces dernières vingt années: elle était de cinq pour cent en 1992, en 2012 elle atteint dix pour cent. Une augmentation qui n’avait pas nécessairement été attendue par les experts, car la proportion des personnes concernées stagnait en 2002 et 2007. Sur la base de différentes autres études aussi (entre autres le 6e rapport sur la nutrition en Suisse de l’Office fédéral de la santé publique de 2012), on s’attendait plutôt à une stabilisation de la fréquence du surpoids et de l’obésité. Une analyse détaillée des données est en cours, afin de connaître les groupes à risque et de comprendre l’arrière-plan de ce développement.

Tendance à plus d’activité physique Depuis 2002, la proportion de suisses et de suissesses pratiquant une activité physique suffisante a augmenté de dix pour cent. Actuellement, 72 pour cent de la population respectent les recommandations suisses en matière d’activité physique, avec une baisse simultanée de la proportion de personnes inactives: de 19 pour cent (2002), elle est passée à 11 pour cent aujourd’hui. Un développement dans la bonne direction, puisque l’activité physique a un effet protecteur sur le développement du surpoids et de l’obésité. Pourquoi le nombre de personnes en surpoids et obèses augmente-til quand même?


une «activité physique suffisante» n’entraine pas nécessairement une réduction de poids, l’énergie consommée étant trop faible. L’alimentation, un facteur important À côté de l’activité physique, l’alimentation joue un rôle élémentaire dans le surpoids et l’obésité. Lors de l’enquête sur la santé suisse 2012, 68 pour cent de la population ont signalé qu’ils surveillent leur alimentation. Cette proportion est inférieure de trois pour cent à celle de la dernière enquête en 2007. Un élément remarquable est que rares sont ceux tenant compte des recommandations en matière d’alimentation sur la base de la pyramide alimentaire suisse. Ainsi, une personne sur cinq seulement mange tous les jours cinq portions de fruits et de légumes.

Faible respect des recommandations en matière d’alimentation

Afin d’agir contre ces facteurs, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a initié en 2008 le «Programme national alimentation et activité physique» (PNAAP) en collaboration avec l’Office fédéral du sport (OFSPO). L’objectif de ce programme est de sensibiliser la population à un mode de vie sain avec une alimentation équilibrée et une activité physique suffisante à l’aide de diverses mesures et de projets basés sur les données de cette enquête sur la santé suisse. Ces données sont continuellement récoltées avec les chiffres provenant d’autres sources représentatives et classées dans un instrument spécialement développé à cet effet par le PNAAP, en fonction de différents indicateurs comme l’activité sportive ou la satisfaction par rapport à son corps, des mesures pertinentes ne pouvant être élaborées que sur une telle base exhaustive. Texte: Nadine Stoffel-Kurt (responsable du projet MOSEB) et Kathrin Favero (Office fédéral de la santé publique (OFSP) Graphiques: Office fédéral de la statistique Photo: màd

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Plus d’engagement pour la santé Le surpoids et l’obésité sont considérés comme des facteurs de risque des maladies non transmissibles comme les maladies cardiovasculaires, le diabète, le cancer et les maladies des voies respiratoires.

EN SAVOIR PLUS Depuis 1992, l’enquête sur la santé suisse est réalisée tous les cinq ans par l’Office fédéral de la statistique et fait partie du programme de relevés du recensement fédéral de la population suisse depuis 2010. L’enquête a lieu par interviews téléphoniques en allemand, français et italien suivis de questionnaires. L’enquête est conduite auprès de la

population résidante permanente âgée de 15 ou plus et vivant dans des ménages privés. Le site Web du système de monitorage alimentation et activité physique (MOSEB) offre des informations importantes sur l’alimentation, l’activité physique et le poids corporel en Suisse. (www.moseb.ch)


«Le monitorage est central pour tout programme d’action.» Le système de monitorage alimentation et activité physique (MOSEB) a été lancé fin 2007 par l’Office fédéral de la santé publique dans le cadre du programme national alimentation et activité physique (PNAAP). La responsable du projet, Nadine Stoffel-Kurt, répond à nos questions. Quelle est la mission du MOSEB? Nous collectons en permanence toutes les données représentatives sur les thèmes de l’alimentation et de l’activité physique, provenant si possible de sources existantes, et nous les résumons systématiquement selon différentes catégories, appelées indicateurs.

Quels sont vos objectifs? Notre objectif principal est l’amélioration qualitative et quantitative des données sur la situation en matière d’alimentation et d’activité physique en Suisse. Un autre objectif est de mettre les résultats de la recherche à la disposition du public de manière compréhensible et simple, par exemple sur notre site Web moseb.ch.

Où y a-t-il encore du potentiel? Notre objectif est une amélioration permanente de la qualité des données. Comparées à des données demandées, les données mesurées sont nettement plus précises et ne sont pas influencées par des impressions subjectives. Notre vision est de pouvoir disposer de données recueillies au niveau national dans les domaines du surpoids et de l’activité physique ainsi que d’autres facteurs de risque des maladies non transmissibles. Nous pourrions ainsi mettre sur pied des mesures de prévention encore plus ciblées et plus efficaces. Quel est le fait ressorti de l’enquête qui vous a le plus étonnée? L’augmentation du surpoids et de l’obésité ressortie des dernières données de l’enquête sur la santé 2012 en Suisse est ce qui m’a le plus étonnée. Je ne m’y attendais pas, d’autant plus que d’autres enquêtes nationales, les développements internationaux et un calcul de tendance jusqu’en 2022 avaient prédit une stabilisation. Texte: Petra Biffiger / Photo: màd

Sur quoi travaillez-vous actuellement? Nous effectuons actuellement la sixième actualisation des quelques 50 indicateurs du MOSEB. Pour ce faire, les indicateurs sont adaptés selon les derniers chiffres. La collection d’indicateurs est également élargie lorsque des nouveaux thèmes deviennent intéressants ou que des données sont disponibles; nous y ajoutons ainsi des indicateurs sur les thèmes de la consommation des boissons sucrées et le végétarisme. Qu’y a-t-il derrière le MOSEB? Le système de monitorage a été élaboré dans le cadre du programme national alimentation et activité physique (PNAAP). La section alimentation et activité physique de l’Office fédéral de la santé publique en a été chargée en collaboration avec les plus importants producteurs de données nationaux comme l’Office fédéral de la statistique (OFS), l’Office fédéral du sport (OFSPO), l’Observatoire suisse de la santé (Obsan) et Promotion Santé Suisse.

Nadine Stoffel-Kurt est diplômée en sciences de la mobilité et du sport (ETHZ) avec un post-grade en alimentation humaine (ETHZ). Depuis 2005, elle travaille pour l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), depuis six ans en tant que responsable du projet MOSEB.

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Pourquoi ce système de monitorage a-t-il été développé? Nos indicateurs nous offrent un aperçu de la situation actuelle en Suisse en matière d’alimentation et d’activité physique. Un tel système de monitorage unitaire et national est indispensable pour pouvoir reconnaître les développements, soutenir la conception de stratégies en Suisse et former la base pour la planification et la mise en œuvre de mesures.

A quoi sert cette collection de données? Les bénéficiaires proviennent de différents domaines, par exemple des personnes du domaine de la recherche/des études, les médias, les organisations de santé ou les représentants des administrations. Les données sont également utilisées par des spécialistes de la pratique ou de l’OFSP et de l’OFSPO.


Un doux secret: boire de l’eau De nombreux côtés confirment que la consommation de boissons sucrées favorise la prise de poids. C’est pourquoi Promotion Santé Suisse (PSCH) et les organisations nationales spécialisées en matière de nutrition recommandent l’eau comme la boisson la plus précieuse. L’objectif de Promotion Santé Suisse est de stimuler surtout la consommation d’eau du robinet chez les enfants et les adolescents en Suisse.

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Il est prouvé que les boissons sucrées favorisent la prise de poids, car elles sont caloriques tout en étant moins rassasiantes que la même quantité de calories sous forme d’aliments. De plus, les boissons sucrées favorisent les caries et les érosions dentaires par leur teneur élevée en sucre et acides. Les jus de fruits, même sous forme diluée, ne représentent pas une alternative recommandable à l’eau. Ils ont une teneur en sucre aussi élevée que les boissons sucrées. Bien que le fructose (sucre de fruit) soit moins rapidement absorbé dans le sang que le sucre de ménage, il livre la même quantité de calories. Leur teneur en acides de fruits fait que les jus de fruits peuvent aussi entrainer des caries et des érosions dentaires.

Prise de poids théorique lors de la consommation de boissons sucrées La consommation d’un verre (330 ml) de boisson sucrée (boisson au coca, thé glacé, etc.) peut théoriquement entrainer une prise de poids de jusqu’à 18.5 grammes par jour. Ceci correspondrait à une prise de poids de 7 kilos environ par an pour la consommation d’un verre de boisson sucrée par jour. Source : The American Journal of Clinical Nutrition 2006; 84: 274–88. Remarque: ces valeurs approximatives sont théoriques et n’ont jamais été contrôlées scientifiquement. Vous trouverez d’autres informations sous: www.chateaulapompe.ch (projet de Promotion Santé Suisse) Vous pouvez recevoir du matériel sous: Promotion Santé Suisse, www.office.lausanne@promotionsante.ch

Selon les analyses, les enfants de 4 à 12 ans boivent surtout de l’eau et du thé non sucré. La consommation en boissons sucrées augmente nettement chez les enfants de 9 à 12 ans et croit continuellement ensuite. C’est à ce moment qu’interviennent les mesures de Promotion Santé Suisse, par exemple dans les écoles. Des études prouvent que les interventions au niveau de l’école sont très efficaces, particulièrement lorsque plusieurs mesures sont combinées, par exemple placer des distributeurs d’eau ou de fontaines à des endroits stratégiques, donner des bouteilles ou des gobelets et thématiser systématiquement et sur une plus longue période le fait de boire de l’eau dans les cours. Des mesures d’accompagnement comme l’éducation physique régulière, le soutien d’une activité physique quotidienne à l’école, les offres extrascolaires d’activités physiques ainsi que la collaboration entre l’école et les parents sont également des canaux pouvant être utilisés régulièrement pour ancrer largement la consommation d’eau dans le quotidien. Toutes les interventions soutenant la consommation d’eau sont importantes et apportent une contribution essentielle à un poids corporel sain des enfants et des adolescents. Texte: Franziska Widmer Howald, responsable du projet Poids corporel sain/alimentation, Promotion Santé Suisse (PSCH)

Photo: màd


Se nourrir équilibré simple comme bonjour Quel est le nombre idéal de repas par jour? Est-il sain de manger de la viande tous les jours? Combien faut-il boire? Conseils et recommandations de la Société Suisse de nutrition SSN. Pour les adultes: la pyramide alimentaire suisse La pyramide alimentaire suisse présente en image une alimentation équilibrée. Les aliments des étages inférieurs sont nécessaires en plus grande quantité, alors que ceux des étages supérieurs suffisent en moindre quantité. Une alimentation saine ne nécessite aucun interdit. Elle résulte simplement de la combinaison des aliments dans une juste proportion.

Légumes & fruits Consommer 5 portions par jour, de couleurs variées, dont 3 portions de légumes et 2 portions de fruits. Chaque jour, une portion peut être remplacée par 2 dl de jus de fruits ou de légumes sans sucre ajouté. Produits céréaliers, pommes de terre & légumineuses Consommer 3 portions par jour. Choisir les produits céréaliers de préférence complets. Lait et produits laitiers, viande, poisson, œufs & tofu Consommer 3 portions de lait ou de produits laitiers par jour. Consommer chaque jour une portion de viande, de volaille, de poisson, d’œufs, de tofu, de Quorn, de seitan, de fromage ou de séré. Alterner entre ces différentes sources de protéines. Huiles, matières grasses & fruits à coque Utiliser 2 à 3 cuillères à soupe (20 à 30 g) d’huile végétale par jour, dont au moins la moitié sous forme d’huile de colza. Consommer chaque jour 1 portion (20 à 30 g) de fruits à coque non salés ou de graines. Une petite quantité (env. 1 cuillère à soupe = 10 g) de beurre, margarine, crème, etc. peut aussi être consommée chaque jour. Sucreries, snacks salés & alcool Consommer avec modération les sucreries, les boissons sucrées, les snacks salés et les boissons alcoolisées.

Savoir plus – manger mieux sge-ssn.ch

Qu’est-ce qu’une portion? 1 poignée (120 g) de légumes et de fruits comme pommes, poires ou tomates 2 poignées (120 g) de salade, baies, petit pois, cerises, légumes surgelés 75–125 g de pain/pâte (par ex. pâte à pizza) 60–100 g de légumineuses (poids à sec) 180–300 g de pommes de terre 45–75 g de pain croustillant/biscuits secs complets, flocons/farine/pâtes/ riz/maïs, autres grains de céréales (poids à sec) 2 dl de lait 150–200 g de yogourt/séré/cottage cheese, autres laitages 30 g de fromage à pâte mi-dure/dure 60 g de fromage à pâte molle 100–120 g de viande/volaille/poisson/tofu/ seitan/Quorn (poids cru) 2–3 œufs Remarque: d’autres quantités sont valables pour les enfants, les adolescents, les femmes enceintes et les autres personnes avec des besoins spécifiques. Informez-vous à ce sujet sur www.sge-ssn.ch  Toi et moi Boire et manger. Au fait, ce qui est important pour une alimentation saine des enfants de 5 à 12 ans est indiqué sur le disque de l’alimentation: www.sge-ssn.ch/disque-alimentation

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Boissons Boire 1 à 2 litres par jour, de préférence sous forme de boissons non sucrées, comme l’eau du robinet, l’eau minérale ou des tisanes aux fruits ou aux herbes. Les boissons contenant de la caféine comme le café, le thé noir et le thé vert contribuent aussi à l’hydratation.

© Société Suisse de Nutrition SSN, Office fédéral de la santé publique OFSP / 2o11


Les recommandations des experts

Les produits à base de céréales complètes sont particulièrement précieux. Comparés aux produits raffinés (par ex. farine blanche), ils sont plus rassasiants et contiennent plus de vitamines, de minéraux et de fibres alimentaires.

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Quelques conseils pratiques en plus des indications concrètes et des directives: les repas principaux peuvent être complétés par des en-cas (le matin, l’après-midi et/ou le soir). Chacun doit trouver son propre rythme, il faut toutefois éviter de manger ou de grignoter en permanence.

© So c i é t é Su isse

On se sert plus facilement de fruits et légumes losqu’ils sont à disposition. Par souci de l’environnement, insérez régulièrement une journée végétarienne.

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Privilégiez les huiles végétales avec une teneur élevée en acides gras oméga 3 saines pour le cœur, particulièrement l’huile de colza. Comme complément aux produits frais, gardez en réserve des fruits et légumes surgelés, séchés ou en conserve. Ne grignotez pas les petites gourmandises en passant, mais dégustez-les consciemment.

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L’assiette optimale Alors que la pyramide alimentaire présente en image la quantité à consommer des différents aliments, l’assiette optimale présente la répartition équilibrée de ces portions sur les repas principaux (petit déjeuner, repas de midi et du soir). Ces proportions ne sont pas à prendre au pied de la lettre, car elles dépendent de la nature des aliments composant le menu, et des besoins individuels, mais le modèle donne un ordre de grandeur moyen valable pour la plupart des adultes.

Un repas équilibré se compose de: • 2/5 de légumes et/ou fruits (salade, carottes, tomates, pomme…) • 2/5 de féculents (pommes de terre, pâtes, pain, polenta...) • 1/5 d’aliments protéiques (viande, volaille, poisson, œufs, tofu... ou produit laitier) • plus une ou plusieurs boissons non sucrées

Préparez une grande théière d’infusion de fruits le matin et laissez-la refroidir, vous aurez ainsi une boisson rafraîchissante pour toute la journée. Prenez le temps et mangez calmement. Interrompez les autres activités le temps du repas, pour pouvoir mieux en profiter et reconnaitre à temps la sensation de rassasiement. Une bonne réserve de denrées non périssables facilite la conception spontanée et variée des repas. A côté d’une alimentation équilibrée, une activité physique suffisante est essentielle pour la santé et le bien-être, surtout en cas de travail principalement sédentaire. Source: Société Suisse de Nutrition SSN

La Société Suisse de Nutrition SSN est l’organisation nationale en matière de nutrition. Elle renseigne la population et les professionnels sur toutes les questions de l’alimentation équilibrée en donnant des informations scientifiquement fondées. Les activités de la SSN se situent dans le domaine de la prévention et de la promotion de la santé. Elle attache aussi une importance particulière à l’alimentation en entreprise. Plus d’informations: www.sge-ssn.ch


Savoir ce qui se cache dedans et derrière Une alimentation saine et les allergies sont aussi un thème pour les repas de midi dans les écoles ou les crèches. Il est donc important que les personnes assurant la prise en charge soient bien informées. Les personnes intéressées apprennent des bases importantes au cours de la formation «Allergie alimentaires et intolérances alimentaires».

Un besoin actuel Quatre femmes qualifiées s’occupent actuellement de 15 bébés et petits enfants dans la crèche ouverte en août 2013 au centre de Lenzburg. Certains enfants sont allergiques, pour Stephanie Leibundgut et Ivana Boskovic la raison principale de leur participation à ce cours: «Nous avons de plus en plus souvent des enfants avec des allergies ou des intolérances», explique Stephanie Leibundgut. «J’en suis touchée personnellement aussi: je ne supporte pas le blé.» Ivana Boskovic a vécu un choc anaphylactique d’une fillette avec une forte allergie aux noix pendant sa formation. «Un de mes pires moments. On se sent tellement désarmé», ditelle. Théorie et pratique Pendant une demi journée, les orateurs invités par menuandmore informent les participantes et participants sur les allergies alimentaires, la maladie cœliaque, l’intolérance au lactose, les déclarations de produits et le label Allergie Suisse. Une utilisation pratique de ce nouveau savoir vient compléter la théorie. Au cours d’un atelier, chaque personne se voit attribuer un aliment, par exemple un biscuit salé, un assaisonnement pour salade prêt à l’emploi et un bâton de chocolat. Elles doivent alors déterminer ce que les allergiques peuvent manger ou non. «Le cours était très informatif et utile», résume Ivana Boskovic et Stephanie Leibundgut ajoute: «Surtout pour nous. Parce qu’il était spécifiquement

De retour à la crèche Dans la crèche «Drachenäscht», le repas de midi est préparé de frais deux fois par semaine et livré par menuandmore trois fois par semaine. Les enfants apprennent en jouant ce qui est sain ou non, entre autres à l’aide de différentes petites cartes. L’important, c’est que chacun puisse se servir lui-même. Un enfant peut ainsi se servir avec plaisir des haricots sur son assiette, contrairement à son refus antérieur, lorsqu’on lui avait demandé s’il en voulait. «Les enfants appréciennent de pouvoir décider eux-mêmes. Ils essayent plus facilement d’autres choses ainsi», sait Ivana Boskovic. L’autonomie – un thème important dans toutes les crèches ABB. «Nous travaillons selon l’approche d’Emmi Pikler», explique Leibundgut. Une pédiatre qui a suivi de nouvelles voies dans l’éducation des petits enfants au 20e siècle et qui accordait plus d’indépendance à l’enfant. «Les enfants doivent faire leurs propres expériences», résume Leibundgut. Ceci vaut non seulement pour l’alimentation, mais aussi pour l’activité physique. «Lors de nos excursions journalières, les enfants doivent eux-mêmes apprendre à monter sur quelque chose. Même si le potentiel de frustrations est peut-être plus élevé ainsi, la réussite n’en est que plus intensive pour l’enfant.» Qu’est-il resté du cours? Stephanie Leibundgut précise: «Je surveillais déjà fortement l’alimentation avant le cours, mais il m’a encore plus sensibilisée à la problématique des allergies et intolérances. J’ai acquis plus de sécurité dans le quotidien maintenant, dans la manière de m’occuper des enfants concernés. J’ai les connaissances générales nécessaires pour éviter les situations délicates.» Et Ivana Boskovic ajoute: «On prend vraiment conscience de ce que l’on mange. Beaucoup en savent trop peu à ce sujet.» «En fait, on devrait envoyer toute la population suisse à un cours de ce genre», résume Leibundgut avec un sourire. Texte: Petra Biffiger / Photo: Sebastian Magnani

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Une fois par an, menuandmore, une fournisseuse de restauration pour collectivités zurichoise, donne une formation «Allergie alimentaires et intolérances alimentaires» avec le Service de santé de la ville de Zurich et l’appui technique d’aha! Centre d’Allergie Suisse. Au cours de cette formation d’une demi-journée, le personnel des garderies et des crèches apprend ce que sont les allergies et les intolérances, quelles substances peuvent les déclencher et comment éviter les aliments non appropriés. Plus de cent personnes intéressées ont participé à l’évènement d’automne dernier, dont Ivana Boskovic et Stephanie Leibundgut, toutes deux membres du personnel qualifié de la crèche ABB «Drachenäscht» à Lenzburg.

axé sur les enfants et la pratique. Par exemple, Karin Stalder, spécialiste en nutrition chez aha! Centre d’Allergie Suisse, nous a expliqué comme lire les indications sur le produit.» Stephanie Leibundgut fut particulièrement étonnée du nombre d’aliments contenant des additifs: «Je ne veux vraiment pas savoir ce que ces substances ont comme effet sur notre corps.» Et Ivana Boskovic s’étonna du nombre de suisses avec une intolérance au lactose: «presque vingt pour cent.»


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Stephanie Leibundgut et Ivana Boskovic


Sportif actif et en forme, avec des allergies aussi Les allergies jouent aussi un rôle important dans le sport de masse et de haute performance: trois des maladies allergiques les plus fréquentes dans différents environnements sportifs ainsi que des recommandations pour la prévention et le traitement tenant compte de la règlementation antidopage du sport de pointe.

Prévention et traitement Le contact avec l’allergène devrait être évité ou réduit à un minimum. Des housses imperméables aux acariens (encasings) peuvent aider en cas d’allergie aux acariens de la poussière domestique. En cas de sports de plein air, des lunettes de soleil ou de sport moulantes protègent les yeux d’un contact massif avec les pollens. Si l’allergène déclenchant les troubles est connu, une immunothérapie (désensibilisation) peut être réalisée en accord avec l’allergologue. Il faut toutefois considérer que les injections ne doivent pas être administrées deux jours avant ou directement après une compétition: des symptômes allergiques pourraient être provoqués ou l’efficacité thérapeutique réduite. Les symptômes sont généralement traités par des antihistaminiques ou des corticostéroïdes; ces derniers, administrés sous forme de comprimés ou d’injections, sont interdits

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RHINITE ALLERGIQUE (RHUME ALLERGIQUE) Faits et chiffres Avec une fréquence de 10 à 20 pour cent dans la population totale et atteignant 40 pour cent chez les sportifs de haut niveau, le rhume allergique (ou rhume des foins) est une des maladies chroniques les plus fréquente chez les sportifs. Dans les sports de plein air, comme le football ou la course, les performances sportives peuvent être nettement réduites par le vol de pollens saisonniers et les troubles qu’il entraine. Dans les sports en salle, une charge pollinique plutôt élevée peut toutefois aussi apparaître après une aération correspondante. Lors de compétitions sportives ou de camps d’entrainement loin du lieu de résidence, des acariens de la poussière domestique ou des moisissures dans

les hôtels, les maisons de vacances ou les camps peuvent déclencher des symptômes. La charge en poussières fines, par exemple dans les bâtiments scolaires, peut renforcer les symptômes allergiques.


dans le sport de haute performance. Ils ne peuvent être pris qu’avec une autorisation exceptionnelle de l’agence antidopage nationale ou internationale. L’utilisation de l’acupuncture semble avoir un effet sur la rhinite allergique.

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ECZEMA ATOPIQUE (NEURODERMATITE) Faits et chiffres Des facteurs déclenchants (triggers, stimuli) se trouvent souvent dans l’environnement direct ou indirect du sport et peuvent déclencher ou aggraver l’eczéma atopique. Les facteurs comme l’humidité et l’eau (sports nautiques), la transpiration, le froid (sports d’hiver), les frottements (par les vêtements de sport) ou la chaleur (sports de plein air) endommagent souvent la barrière cutanée et provoquent des foyers d’eczéma. En cas de sensibilisation correspondante, des allergènes comme les pollens (sports de plein air), les acariens de la poussière domestique (sports en salle) ou l’épithélium de l’animal (p. ex. l’équitation) peuvent entrainer des réactions inflammatoires, de même que des substances irritantes comme le chlore (natation) ou des vêtements moulants (vêtements compressifs). Il est bien connu aussi que le stress et la nervosité avant une compétition peuvent déclencher des poussées de neurodermatite. Prévention et traitement Les deux piliers du traitement sont l’évitement des facteurs déclenchants et le rétablissement de la fonction barrière perturbée de la peau. Éviter les facteurs de provocation individuels pendant le sport est souvent compliqué, mais des mesures de protection peuvent aider (également par la formation du patient, des parents). En cas de froid, de contact avec l’allergène ou d’irritation de la peau, le refroidissement ou la réaction inflammatoire peut être évité par le port de vêtements appropriés, respirants ou à l’aide de sparadraps. Il faut aussi renoncer à se doucher ou se baigner fréquemment et longtemps, car ceci dessèche fortement la peau. Des régimes généraux sont déconseillés. En cas de sensibilisation à un aliment, il est recommandé de l’éviter. ASTHME ALLERGIQUE Faits et chiffres L’asthme allergique est fréquent chez les sportifs. Ce fait et la dépendance directe entre un apport d’oxygène suffisant et la performance confèrent à l’asthme bronchique allergique une grande importance sur le plan du sport. Particulièrement en cas de sport de plein air, le pollen peut provoquer des crises d’asthme saisonnières, l’épithélium des animaux (p. ex. l’équitation) ou des allergènes dans les salles, comme les acariens de la poussière domestique ou les moisissures, peuvent même provoquer des crises toute l’année. Prévention et traitement L’accent est mis sur l’évitement de l’allergène et des facteurs irritatifs supplémentaires comme le froid et l’air sec. L’immunothérapie spécifique permet d’atteindre une certaine tolérance. Des séjours à la mer ou en haute montagne peuvent nettement améliorer la fonction pulmonaire et la qualité de vie par le changement d’environnement allergène et très bien s’intégrer dans la planification des entrainements sportifs. Un entrainement physique ciblé (p. ex. sport à l’école, participation à des groupes de sport d’entrainement respiratoire) peut réduire les symptômes asthmatiques et améliorer la résistance. Les techniques de la thérapie re-

spiratoire physiothérapeutique peuvent aider à réduire la détresse respiratoire, la toux irritative et la peur et améliorer l’autogestion d’une manière générale. Une réduction du poids est recommandée chez les patients asthmatiques en surpoids. Fumer aggrave l’asthme du fumeur et de l’environnement exposé au tabagisme passif. Lorsque l’asthme est contrôlé et bien traité, tout type de sport apprécié peut être effectué après une phase d’échauffement. Il faut tenir compte du fait que certains médicaments contre l’asthme sont interdits dans le sport de haute performance. CONCLUSION Les allergies jouent un grand rôle tant dans le sport de masse que le sport de haute performance. Grâce à des mesures préventives et à un traitement ciblé approprié, correspondant à l’environnement spécifique du sportif et éventuellement adapté aux spécificités des règlements antidopage, les allergiques peuvent marier sport et plaisir et stimuler leur santé. Texte: Florian Pfab

Le Prof. Dr med. Florian Pfab est spécialiste en dermatologie et vénérologie, médecin du sport, acupuncture, médecine manuelle /chirothérapie, allergologie, médecine de la nutrition DAEM/DGEM. Il travaille dans un cabinet collectif à Munich.

EN SAVOIR PLUS Rhinite allergique (rhume allergique) La rhinite allergique (rhume des foins) est une inflammation de la muqueuse nasale suivie d’un écoulement nasal. Ces réactions sont déclenchées par un allergène, p. ex. les pollens, des acariens de la poussière domestique ou l’épithélium d’un animal. Fréquence chez les enfants et adolescents: entre 15 et 20 pour cent, atteignant un bon 15 pour cent chez les adultes. Eczéma atopique (neurodermatite) L’eczéma atopique est une maladie inflammatoire chronique de la peau due à une perte d’effet de la barrière cutanée et à une modification de la réponse immunitaire influencée par des facteurs environnementaux. L’évolution de l’eczéma atopique est variable, avec des poussées de la maladie d’une durée et d’une gravité différentes. Les patients ont une peau sèche, sensible et desquamante (qui pèle). L’eczéma atopique est une maladie fréquente chez l’enfant: entre 15 et 30 pour cent sont concernés; chez l’adulte, la fréquence n’atteint plus que 2 à 10 pour cent. Asthme allergique L’asthme allergique est dû à une hypersensibilité des voies respiratoires à des allergènes (p. ex. pollens, acariens de la poussière domestique, épithélium d’animal) suivie d’un rétrécissement des voies respiratoires sous forme de crises. La toux et la détresse respiratoire sont des symptômes typiques d’une réaction asthmatique. Entre 7 et 15 pour cent des enfants et adolescents souffrent d’asthme, et il touche 7 pour cent des adultes.


«Le doigt levé ne motive personne.» Matthias Remund, directeur de l’Office fédéral du sport (OFSP), sur les effets positifs de l’activité physique et l’importance de faire du sport avec plaisir. Monsieur Remund, pourquoi l’activité physique est-elle importante pour le corps? Les raisons sont physiologiques ainsi qu’une suite de l’évolution: l’humain est un être en mouvement. Autrefois, il devait chasser pour avoir de quoi manger, aujourd’hui il faut prendre des mesures conscientes. Malheureusement, l’activité physique a fortement diminué ces dernières décennies, en raison du développement de la mobilité. Une étude montre que les adolescents faisant du sport trois fois par semaine brulent autant de calories que des jeunes d’il y a 40 ans sans sport. L’OFSP donne-t-il des directives ou des recommandations? C’est individuel. Nous recommandons de faire une heure de sport trois fois par semaine ou de bouger au moins une demi-heure par jour. Tout ce qui est en plus est toujours mieux.

Quel est l’effet de l’activité physique sur la santé? Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’effet est prouvé: une espérance de vie supérieure, une moindre sensibilité aux maladies non transmissibles et une réduction du stress. Chez les petits enfants, le sport active aussi la maturation du système neuromusculaire. Qu’entendez-vous par poids corporel sain et qui est-ce qui le détermine? Il existe des indicateurs à cet effet. Avant c’était la mesure des indices de masse corporelle (IMC), ensuite la mesure du tour de taille. L’important c’est que l’on se sente suffisamment bien et en forme pour par exemple rouler à vélo, nager ou faire du jogging. Un poids corporel sain exige un équilibre entre l’apport de calories et leur consommation. Il est certain aussi que pratiquer cinq fois une heure de sport est meilleur que cinq heures en une fois.

Comment est-ce que l’Office fédéral promeut le sport et l’activité physique? Nous donnons des informations sur la bonne manière de pratiquer un sport ainsi que des recommandations aux écoles. Nous soutenons le sport des adultes et séniors, nous éditons des manuels, offrons une formation bachelier/ master, réalisons la formation des entraineurs au nom des associations et formons chaque année 65’000 moniteurs et monitrices J+S dans 75 disciplines sportives. Quelques 700’000 enfants et adolescents participent chaque année à plus de 55’000 cours de sport ou camps. Nous régissons aussi une plateforme d’enseignement axée sur la pratique www.mobilesport.ch pour les enseignants, les moniteurs et les entraineurs. Mais le plus important: le sport n’est efficace que s’il est pratiqué avec plaisir. Nous ne voulons obliger personne, mais bien motiver, et ceci ne fonctionne pas avec le doigt levé du donneur de leçon. Mais comment motiver quelqu’un à faire du sport? Motiver des personnes inactives à faire du sport est difficile. C’est pourquoi nous essayons de motiver les personnes qui en font déjà, par exemple avec «esa», notre programme de promotion du sport pour les adultes. Nous concevons ainsi des formations pour les associations sportives ou Pro Senectute, destinées à des personnes actives dans le sport et prêtes à transmettre leurs connaissances comme moniteurs et monitrices. Maitriser correctement un sport signifie aussi en tirer plus de plaisir. Qu’en est-il sur le plan de la recherche et de la formation? Nous sommes largement impliqués dans la recherche. Nous avons développé différents instruments, par exemple un mesureur d’activité physique qui peut être utilisé par l’armée, afin de découvrir quelles armes ont besoin de quelle condition physique. Ce faisant, nous avons aussi constaté que l’activité physique a un effet positif sur les statistiques d’accidents. L’activité physique est couplée au thème de la nutrition: Quelle est ici l’importance de votre influence? Nous avons un service spécialisé en nutrition sportive. Nous nous occupons plutôt de la nutrition ciblée des athlètes ou du type d’alimentation nécessaire pour un certain type de sport. Mais de principe, manger parfois ce que l’on aime est autorisé. Manger entraine aussi un sentiment de bonheur.

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Quelle est l’activité physique du Suisse moyen? La Suisse est fondamentalement active: 40 pour cent de la population pratiquent un sport trois fois par semaine ou plus, les hommes un peu plus que les femmes. Les différences selon les régions linguistiques sont intéressantes. En effet, les Romands et Tessinois font moins de sport que les Suisses allemands. Ce n’est pas une question de la promotion du sport, les dessous sont d’ordre culturel. Le niveau d’éducation joue aussi un rôle: les personnes plus instruites ont tendance à être plus sportives. Un bon quart de la population ne pratique aucun sport. Le meilleur promoteur chez les inactifs sur le plan sportif est encore toujours le médecin: il les pousse à en faire en faisant appel à leur raison. Beaucoup réalisent ainsi que le sport est quand même nécessaire.

Que fait l’OFSP en matière de prévention? Nous nous occupons de la promotion du sport avec effet préventif, lorsque le sport est bien mis en place. Le sport doit avoir un effet positif tant sur le psychique que le physique.


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Les personnes totalement accros au sport existent aussi: Quels sont les risques de (trop) d’activité physique? L’université de Genève a récemment publié une étude sur l’activité sportive et le bienêtre des étudiants. Ceux qui pratiquent moins de six heures de sport par semaine ne se sentent pas bien. Le bienêtre est meilleur chez ceux pratiquant jusqu’à 15 heures de sport et diminue de nouveau chez les étudiants pratiquant plus de 16 heures de sport par semaine. D’une manière générale, tout est et reste subjectif. Mais trop, c’est trop. On peut éventuellement pratiquer 20 heures de sport par semaine si le corps le supporte. En cas de blessure ou de douleur, il faut toutefois agir de manière réfléchie et rechercher des alternatives. Pensez-vous qu’il y a un lien entre le poids corporel et les allergies? Il est même prouvé qu’il y a des liens entre un surpoids et l’obésité d’une part et les allergies d’autre part. Les activités sportives sont un très bon moyen pour atteindre une amélioration. Que conseillez-vous à une personne allergique qui aimerait avoir une activité physique? Cela dépend de l’allergie. La médecine permet beaucoup sur ce plan. L’important, c’est de bouger avec mesure. Marcher, nager ou faire du vélo conviennent très bien, de même les sports d’équipe ou le tennis, mais pas de manière trop intensive. L’idéal est d’en parler avec un spécialiste. Quelle est votre propre motivation pour l’activité physique? D’une part, j’aime pratiquer un sport seul et réfléchir: j’ai toujours les meilleures idées sur mon vélo ou mes skis de fond. D’autre part, j’aime aussi pratiquer un sport avec la famille et des amis, car cela crée un sentiment d’appartenance. J’aime aussi les compétitions, où l’on se donne un objectif pour lequel il faut se préparer. C’est ce qui me motive. Texte: Miriam Kolly / Photo: màd

Matthias Remund (51) dirige l’Office fédéral du sport OFSP depuis le 1er avril 2005. Il a pratiqué le sport d’élite dans sa spécialité, le ski de fond, et est membre de divers cadres de promotion. Il a exercé plusieurs activités en tant qu’entraineur et dirigeant sportif. Matthias Remund est marié et père de six enfants. Ses principaux hobbies sont le ski de fond, le vélo, le jogging, le hockey sur glace et le ski alpin.

Recommandations et informations sur la promotion du sport de l’OFSP: Programme de promotion du sport «Sport des adultes suisse, esa», et/ou organisations partenaires: www.sportdesadultes.ch Qui sommes-nous Organisations partenaires Plateforme d’enseignement pour les enseignants, les moniteurs et les entraineurs www.mobilesport.ch Programme de promotion du sport Jeunesse + Sport www.jeunesseetsport.ch Enseignement, recherche, prestations: www.ehsm.ch www.ofsp.admin.ch (Office fédéral du sport OFSP)


POUR PLUS DE MOMENTS EN MOUVEMENT Une activité physique régulière et le sport sont fondamentaux pour la santé et la performance dans tous les groupes d’âge. Chaque pas vers plus d’activité physique est important pour les personnes inactives sur le plan sportif et apporte directement des premiers bénéfices. Les recommandations suivantes sont des objectifs pour le développement et l’évaluation d’activités de promotion de la santé orientées sur l’activité physique pour les adultes et les enfants. Vous trouverez plus d’informations sur www.hepa.ch sous Documentation  Documents  Activité physique.

Recommandations datant de 2013 établies par le Réseau suisse Santé et Activité physique hepa.ch pour le compte de l’Office fédéral de la Santé publique (OFSP) et de l’Office fédéral du sport (OFSP) en collaboration avec les institutions: bpa – centre de compétences pour la prévention des accidents , Promotion Santé Suisse (PSCH), Santé publique Suisse (www.public-health.ch), Société Suisse de Médecine du Sport (SSMS), Société suisse des sciences du sport 4S, Suva. Graphiques: Réseau suisse Santé et Activité physique hepa.ch

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Le bon conseil en cas d’allergie De plus en plus de personnes prennent un rôle actif, autodéterminé, lorsqu’il s’agit des questions de santé et de maladie. Les pharmacies répondent à cette tendance avec leur offre AllergoTest. aha! Centre d’Allergie Suisse offre un soutien professionnel à cette initiative.

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Les pharmacies sont souvent le premier point de contact lorsque les gens se sentent malades ou ne savent pas comment classer clairement leurs symptômes. Pilule, pommade ou cure? Si les symptômes décrits lors du premier entretien d’information indiquent une allergie possible, les spécialistes dans 210 pharmacies en Suisse (Amavita et Coop Vitality) offrent depuis le 1er mars 2014 un service supplémentaire: un test d’allergie portant sur dix allergènes déterminés. Il dure 20 minutes environ et donne à la personne testée des premières indications sur des sensibilisations et des allergies possibles. Après le test vient le conseil Après l’entretien et après avoir complété un questionnaire, les clients et clientes sont testé(e)s par le personnel spécialisé formé des pharmacies sur dix des allergènes les plus fréquents pouvant déclencher des réactions allergiques à l’inhalation: des pollens (armoise commune, bouleau, frêne, pariétaire et fléole), les épithéliums du chat et du chien, les acariens, les moisissures et les blattes. Les résultats du test sanguin (goutte de sang prélevée sur le doigt) sont disponibles en un quart d’heure. Ils montrent si des anticorps contre les allergènes testés sont détectés, si des symptômes comme éternuements fréquents, nez bouché, yeux rougis ou larmoyants, troubles respiratoires, démangeaisons ou inflammations de la peau peuvent être dus à une surréaction du système immunitaire et si l’on peut partir d’une allergie. Les résultats sont ensuite discutés avec la personne testée et la suite des mesures considérée. Des informations sur la thématique des allergies et des brochures spécifiques de la fondation aha! sont offertes. Des conseils et des premières solutions pour la gestion des troubles plus légers font également partie de l’offre. Un tel entretien peut aussi déboucher sur la recommandation de consulter le médecin de famille ou un allergologue en cas de symptômes importants, pour une clarification plus approfondie, un diagnostic ainsi qu’une médication et un traitement approprié. Un accompagnement professionnel et contrôlé L’initiative des pharmacies est soutenue par aha! Centre d’Allergie Suisse. Les spécialistes réalisant l’AllergoTest reçoivent une formation à laquelle participent des médecins spécialisés et des spécialistes d’aha! afin d’approfondir leurs connaissances et la compréhension des nombreuses relations en cas d’allergies. aha! Centre d’Allergie Suisse

offre également un soutien supplémentaire: l’équipe conseil d’aha! infoline répond aux questions encore ouvertes sur les AllergoTests (Je-Ve, 8.30-12.00 heures / 031 359 90 50). Des brochures avec des thèmes spécifiques peuvent être commandées auprès du secrétariat de la fondation aha! (031 359 90 00, info@aha.ch). Un comité spécialisé de la fondation contrôle régulièrement la qualité du service par des enquêtes. Les résultats servent à contrôler et à optimiser les AllergoTests. Les personnes testées reçoivent de plus une affiliation gratuite d’un an à aha! Les tests répondent à une tendance Les tests de santé rapides et simples correspondent à une tendance au niveau de la santé publique: la mise en réseau et l’interaction entre différents acteurs et fournisseurs. Les personnes intéressées agissent ce faisant activement et de leur propre gré. Des études prouvent que toutes les catégories d’âge utilisent de plus en plus les larges possibilités d’information sur les thèmes de la santé, par exemple sur Internet. Elles font des recherches, s’échangent dans des forums. Évaluer, discuter, participer aux décisions – rechercher un conseil avant même la consultation médicale: Avec l’AllergoTest, les pharmacies suivent donc en quelque sorte une tendance dans leur communication avec une clientèle de plus en plus autonome. aha! Centre d’Allergie Suisse


«Je n’ai pas dû changer grand-chose dans ma vie.» Christian Ledergerber (22) est joueur national d’unihockey et asthmatique. Le défenseur de Floorball Köniz raconte comment et quand il atteint ses limites et comment il vit son allergie au quotidien. Sport de pointe et asthme, est-ce combinable? Cela fonctionne sans problème si l’on est conscient de la problématique. En cas de forte charge pollinique, par exemple, je ne fais pas de tour supplémentaire et je renonce à aller jusqu’à mes limites en cas de températures extrêmement froides. Les jours normaux, je n’ai pas de restrictions à observer.

Comment avez-vous réagi ensuite? Je n’ai pas dû changer grand-chose à ma vie. Quelques changements m’aident toutefois à maintenir les troubles peu importants: je veille par exemple à fermer la fenêtre lorsque quelqu’un tond dehors. Comment est-ce que cela influence votre quotidien? Il y a de moins en moins de restrictions. L’important, c’est de toujours emporter un vaporisateur contre les inflammations et un autre pour ouvrir les voies respiratoires. A cause de l’asthme, est-ce que vous gérez vos forces plus consciemment que vos collègues? Non, j’essaie toujours d’aller jusqu’à mes limites de performance. J’atteins peut-être mes limites plus vite que d’autres à cause de mon asthme, mais je ne dois pas me retenir spécialement à cause de lui. Il n’y a pas de restrictions non plus en matière de régénération.

Comment êtes-vous venu à l’unihockey? J’y ai été amené par mon frère Jonas, qui joue aussi dans la première équipe de Floorball Köniz. J’ai d’abord joué dans l’équipe régionale de Floorball Köniz dès l’âge de 10 ans, avant de passer ensuite dans l’équipe de pointe. Avec plus de 30 000 joueuses et joueurs licenciés, l’uni-hockey est des sports les plus pratiqués en Suisse. Pourtant il est loin de la percée commerciale. Pourquoi? Je pense que l’unihockey est encore toujours trop peu connu. Nous ne sommes pas encore parvenus à établir correctement ce sport. Beaucoup de personnes ne savent pas ce qu’est exactement l’unihockey. A mon avis, les Championnats du Monde en Suisse (2012 hommes, 2011 femmes) n’ont pas été mis assez en évidence. Comment vivez-vous comme joueur d’unihockey? Vous ne gagnez probablement pas grand chose… Effectivement, nous recevons quelque chose pour les frais, mais c’est tout. Il est un fait que notre sport est pratiqué de manière absolument professionnelle, mais que les conditions-cadres pour le sport professionnel ne sont pas données. Je ne me pose donc pas la question d’arrêter éventuellement mes études… Êtes-vous parfois envieux, quand vous voyez les professionnels du hockey sur glace ou du football? Non, c’est bon comme c’est. La seule chose qui est étonnante, c’est qu’en tant que sportifs non professionnels nous atteignons des valeurs de fitness aussi bonnes voire meilleures que les professionnels du hockey sur glace ou du football. Est-ce que l’asthme est un thème tabou dans le sport de pointe? Pas en ce qui me concerne. Également parce qu’il ne me limite pas de manière massive et que je le gère bien. Texte: Denis Jeitziner / Photo: màd

Que conseillez-vous aux jeunes sportifs ambitieux: quelle activité physique et combien? L’idéal est de rester en mouvement le plus possible et de pratiquer des sports que l’on aime. Jusqu’à la 6e classe, j’ai joué à la fois du hockey de rue et du football. Ce n’est qu’après que je me suis concentré sur l’unihockey. Aujourd’hui, je joue trois fois par semaine en salle et je fais

Christian Ledergerber (22) joue de l’unihockey depuis 12 ans et l’année passée, il a été recruté pour la première fois pour l’équipe nationale. Le défenseur de Floorball Köniz (floorball-koeniz.ch) suit des études en informatique de gestion à la Haute école spécialisée de Berne et y travaille à temps partiel.

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Quand et comment avez-vous remarqué que vous souffrez d’asthme? Il y a cinq ans environ: J’avais un rhume des foins et je ne pouvais pas inspirer et expirer totalement. Après un test de la fonction pulmonaire (spirométrie) et une clarification chez le médecin, j’ai suivi un traitement pendant six mois. Comme je ne répondais pas bien aux médicaments, je les ai arrêtés. Depuis lors je suis en traitement chez mon médecin de famille.

trois fois de la musculation. En été, je pratique diverses activités de plein air et en hiver je jogge un peu.


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PARTICIPER, GAGNER ET CÉLéBRER Un aha!award pour des idées et des projets innovants Le prix aha!award est décerné chaque année à des projets et des performances d’une utilité directe pour les personnes souffrant d’allergies, d’asthme et d’intolérances, offrant des solutions pratiques et réalisables pour la gestion des restrictions quotidiennes dues à la maladie. L’éventail des idées et des travaux créatifs est large: qu’il s’agisse de sites Web avec des conseils utiles, de brochures, de guides, d’applications thématiques, de jeux, de films, de solutions dans le domaine de l’alimentation et de la gastronomie ou encore d’enquêtes et d’études, tous s’attachent à la thématique des allergies. Les candidats pour l’aha!award peuvent être des particuliers, des équipes, des institutions ainsi que des écoles. Un jury indépendant vérifie et évalue les projets et décerne jusqu’à trois prix par an. Alors n’hésitez pas à envoyer votre projet, votre travail ou votre idée à aha! Centre d’Allergie Suisse jusqu’au 30 juin 2014. Le formulaire de candidature peut être commandé par téléphone (031 359 90 00) ou par courriel (info @aha.ch). Plus d’informations sur www.aha.ch  Accès pour professionnels.

Camp d’enfants aha! Quitter la maison et passer quelques jours de vacances en compagnie d’autres enfants – peut-être même pour la première fois. S’amuser et vivre des aventures avec tous les jours des nouvelles activités passionnantes et des défis sportifs. S’émerveiller des magnifiques paysages des montagnes valaisannes lors d’une randonnée. Partager des impressions, développer des idées sur un thème, se faire des nouveaux amis et amies: le camp d’enfants d’aha! offre tout cela et même encore plus. Il se déroulera du 19 au 25 octobre 2014 à Crans-Montana et s’adresse aux garçons et filles de 8 à 12 ans souffrant d’allergies, d’asthme, d’eczéma atopique ou d’intolérances alimentaires. L’équipe pédagogique connait le dossier médical des enfants, assure l’observation de la médication et de la thérapie. Une diéticienne est responsable de l’alimentation et tient compte de tous les besoins spécifiques. Le nombre de participants est limité. Vous trouverez plus d’informations ainsi que le formulaire d’inscription à télécharger sous www.aha.ch  Vivre avec des allergies  sport et loisirs. La responsable du projet, Sereina Maibach, répondra volontiers à vos questions au 031 359 90 56 (sereina.maibach@aha.ch). Offrez de la qualité de vie Quelques trois millions de personnes souffrent d’allergies, d’asthme, d’eczéma atopique et d’intolérances en Suisse. Ces maladies leur imposent parfois des restrictions massives. Par des informations détaillées, des conseils, des formations et des camps de vacances pour enfants, la fondation aha! aide les personnes concernées à bien gérer leur quotidien et à améliorer leur qualité de vie. Votre contribution permettra de soutenir notre travail. Un grand merci! Votre don en ligne sous www.aha.ch  aidez-nous Par bulletin de versement: PC 30-11220-0
 Par E-Banking: IBAN CH07 0900 0000 3001 1220 0
 Ou transmettez votre don de CHF 5.– par SMS au 488 avec la mention «aha allergien»

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Informations pour plus de sécurité dans la vie quotidienne aha! Centre d’Allergie Suisse offre aux personnes concernées et intéressées un large choix de brochures gratuites, les informant de manière compréhensible sur les diverses formes d’allergie et leurs relations mutuelles souvent complexes. Elles ont été rédigées par des médecins spécialistes de la Société suisse d’Allergologie et d’Immunologie (SSAI). Les brochures sont régulièrement actualisées, afin de le mettre à jour selon les dernières connaissances médico-scientifiques. Huit «classiques» ont ainsi été publiés de nouveau ces derniers temps: les brochures concernant les allergies aux pollens, aux acariens de la poussière domestique et au venin d’insectes, l’eczéma atopique et les intolérances alimentaires. Ces publications ainsi que d’autres peuvent être commandées auprès du secrétariat (info@aha.ch, 031 359 90 00) ou téléchargées sous www.aha.ch  Vivre avec des allergies  Infothèque.


POUR BIEN ÊTRE INFORMÉ

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Des petites choses bien surveillées L’application «Pollen-News» permet aux personnes souffrant du rhume des foins d’obtenir partout et à tout moment les données polliniques actuelles. Elles sont mesurées par MétéoSuisse dans 14 stations. Des informations sur le début de la floraison, les prévisions concernant le vol pollinique, la météo et le développement de la végétation ainsi sur les plantes allergisantes les plus importantes complètent la partie biométéorologique. L’application gratuite offre aussi des informations factuelles sur l’allergie pollinique, complétées par des informations sur le diagnostic, le traitement et la prévention ainsi que des conseils pour une meilleure gestion des restrictions liées aux allergies. L’application pour Smartphones «Pollen-News» est publiée en commun par aha! Centre d’Allergie Suisse et MétéoSuisse. Détails sous www.aha.ch  Apps pour Smartphones. La fonction pulmonaire au centre de l’intérêt Avec l’application «Asthme-Info», les personnes concernées peuvent réaliser un test personnalisé. Elles doivent entrer les données et répondre aux questions: de la valeur du peak-flow (force du flux expiratoire pour une expiration maximale) à la prise et au dosage des médicaments. Les résultats résumés et expliqués dans un journal sont pris en compte dans une statistique et peuvent être visualisés sous la forme d’un diagramme, à côté de valeurs comme le peak-flow et la qualité de vie. Le journal avec les résultats du test peut être transmis au médecin traitant via l’adresse e-mail indiquée, complété par des données personnelles. Une partie conseil donne des informations sur la prévention et la technique respiratoire ainsi que des informations actuelles sur la météo, le vol pollinique ou la pollution atmosphérique. «Asthme-Info» est publié en commun par aha! Centre d’Allergie Suisse et MétéoSuisse. Détails sous www.aha.ch  Apps pour Smartphones. Journal des symptômes électronique L’application «e-symptoms» est un journal électronique dans lequel les personnes souffrant d’allergie et d’asthme peuvent consigner systématiquement leurs symptômes et leurs problèmes avant de les relier aux informations concernant leurs habitudes de vie ou la prise de médicaments. Avant une consultation médicale, ceci permet de disposer de données importantes issues de l’auto-observation, ce qui soutient un diagnostic précis. Car les données des patients sont complétées par des données environnementales: vol pollinique, météo, pollution atmosphérique, valeurs d’ozone et situation géographique. Une fois les informations jointes et représentées de manière visuelle, le spécialiste traitant peut les télécharger par voie électronique. Ce journal électronique des symptômes, qui contient également un module informations et conseils, est publié par aha! Centre d’Allergie Suisse, CK-CARE et MétéoSuisse, en collaboration avec l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) et la Société suisse d’Allergologie et d’Immunologie (SSAI). Détails sous www.aha.ch  Apps pour Smartphones. Pollens et allergies d’un seul clic Sous www.pollenetallergie.ch, les personnes souffrant du rhume des foins et celles intéressées trouveront un large éventail d’informations: les données polliniques actuelles et les prévisions pour toute la Suisse, des informations sur le début de la floraison et les caractéristiques des plantes allergisantes, la météo ou la pollution atmosphérique. Les utilisateurs peuvent aussi télécharger diverses informations sur les allergies. Le site offre aussi des tests basés sur le Web (rhume des foins et asthme) et une newsletter avec des données de mesure localement adaptées. La plate-forme, régie en commun par aha! Centre d’Allergie Suisse et MétéoSuisse, est disponible en trois versions linguistiques. www.pollenetallergie.ch


aha! Centre d’Allergie Suisse Scheibenstrasse 20 3014 Berne Case postale 1 3000 Berne 22 TÊl. + 41 31 359 90 00 Fax + 41 31 359 90 90 info@aha.ch aha!infoline: 031 359 90 50 www.aha.ch

aha!magazine – Dossier thématique «allergies et poids corporel sain»  

Allergies et intolérances, un thème dans les crèches aussi • Comment s’alimente et bouge la Suisse • Vivre sainement - éviter les allergies...

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