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INDUSTRIES DE L'INFORMATION

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LES VIRTUOSES DU VIRTUEL

“N

Développée depuis l’an 2000 par une équipe pluridisciplinaire d’ingénieurs, d’experts et d’informaticiens du CSTB, la maquette numérique de bâtiments ou de projets urbains est en passe de révolutionner les métiers de la construction.

ous sommes des simulateurs !, explique en souriant Souheil Soubra, Docteur de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, qui manage l’équipe en question au sein du département Technologies de l'Information et Diffusion du Savoir sur le site de Sophia Antipolis. Nos simulations constituent un outil précieux d’aide à la décision en matière de conception, de construction, mais aussi d’exploitation d’ouvrages." Le principe est simple : dans un premier temps, la totalité des éléments constitutifs d’un bâtiment – plans CAO des architectes, calculs des bureaux d’études, types de matériaux, etc. - sont entrés sur une plate-forme informatique, avec leurs caractéristiques complètes et précises. Ensuite, "les virtuoses du virtuel" entrent en jeu !

Un métier de visionnaire L’ensemble est agrégé, modélisé et traduit en modèle 3D grâce à de puissants logiciels. "Dès lors, il devient possible de visiter un bâtiment qui n’existe pas encore, d’apprécier et de faire varier sa luminosité, son acoustique, son confort thermique, sa consommation énergétique, bref, d’interagir avec lui par le biais de cette maquette numérique." Une maquette qui présente l’avantage de pouvoir évoluer au rythme des informations successives dont on l’alimente. "Nous savons intégrer des informations dédiées au chantier (pour améliorer la sécurité, par exemple) ou ajouter des données relatives à l'exploitation (utilisation des espaces, interventions et opérations de maintenance…). Ainsi, tout au long de la vie de cet ouvrage, son "double virtuel" le précède, éclaire le chemin, dessine les possibles, débusque les choix judicieux et évite les chausse-trappes. Le viaduc de Millau et le projet de tramway de la ville de Nice bénéficient déjà des services de cet appréciable compagnon de route. "Nous exerçons un métier de visionnaires. Notre objectif, à terme, est de contribuer à améliorer l’habitat et la qualité des réalisations urbaines, en montrant à chacun à quoi ressemblera son cadre de vie." Ce qui est parfaitement en phase avec la vocation du CSTB.

DOCTEUR AU CSTB, UNE THESE EN BETON ! Un clic de souris sur Internet a suffi à Hung Ung Quoc pour obtenir la possibilité de faire une thèse au sein du département Technologies de l’Information et Diffusion du Savoir du CSTB. Une vraie success story. ung Ung Quoc a su saisirsa chance. Venu de Hanoï (Viet Nam) avec son diplôme d’ingénieur en poche pour effectuer un DEA de Génie civil à Rennes, c’est en surfant sur Internet qu’il prend connaissance de l’offre de thèse mise en ligne par le CSTB. Sans hésiter, il saisit son téléphone, obtient un rendez-vous avec son futur directeur de travaux… et décroche la bourse qui l’amè-

H

nera à soutenir son doctorat trois ans plus tard, le 4 décembre 2003. "J’ai participé au développement de nouveaux modèles d’endommagement du béton, déclare Hung avec une certaine fierté. Après mon doctorat, le CSTB m’a offert la possibilité de continuer en "post doc". Avant de retourner dans mon pays, où un emploi d’enseignant chercheur m’attend à l’Ecole nationale supérieure de

génie civil, j’aimerais bien compléter ma formation durant encore un an ou deux par une mission d’ingénieur." A 28 ans, même si son pays lui manque, Hung a la tête bien sur les épaules. Chargé de travaux dirigés à l’IUT de Marne la Vallée, il encadre également les recherches d’un thésard au CSTB, où il participe à de nombreux projets du pôle Modélisation, Calcul et Développement.

Métiers et projets au Centre Scientifique et Technique du Bâtiment

Vivre sa passion est un état

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d’

Enjeux de société Bienvenue dans un monde virtuel La sociologie pour un développement urbain … durable

Ouvrages et confort Jamais à bout de souffle

Produits et techniques En verre et contre tout PARIS - MARNE LA VALLEE - GRENOBLE - NANTES -SOPHIA ANTIPOLIS

CENTRE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE DU BATIMENT 4 avenue du Recteur Poincaré – 75782 Paris Cedex 16 Tél : (33) 01 40 50 28 28 – Fax : (33) 01 45 25 61 51 – www.cstb.fr

■ R E C H E R C H E ■ E VA L UAT I O N E T C E RT I F I C AT I O N ■ C O N S U LTA N C E S C I E N T I F I QU E E T T E C H N I QU E ■ D I F F U S I O N D U S AVO I R ■


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EVOLUEZ AVEC LE CSTB

sommaire

ALAIN MAUGARD Président du CSTB

édito

Construire le futur avec nous

EVOLUEZ AVEC LE CSTB

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CSTB : PORTRAIT

Le bâtiment, au cœur de la civilisation urbaine, participera à la grande aventure des villes du XXIe siècle. Evolution des modes de vie, évolution des matériaux et des techniques de construction : la construction au sens large est en pleine mutation. Et elle concerne chacun d'entre nous, car nous sommes tous "utilisateurs" de logements, de bâtiments, d'édifices, d'ouvrages d'art, d'architecture. Parallèlement, s'imposent des défis de société : la réduction des gaz à effet de serre, la santé environnementale (avec les maladies de la civilisation urbaine), mais aussi la maîtrise des questions de sécurité et des risques divers. Le bâtiment doit avant tout remplir sa fonction protectrice. Enfin, l’arrivée de l’intelligence dans les bâtiments et dans les villes fait de la construction un secteur de plus en plus placé sous le signe de la haute technologie.

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http://carrieres.cstb.fr

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Quels métiers exercent-ils ? P4

Le CSTB se met en quatre…

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ENJEUX DE SOCIETE Patron par passion

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Plaque tournante de la recherche

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Bienvenue dans un monde virtuel

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La sociologie pour un développement urbain… durable

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METIERS TRANSVERSES Certifié complet !

Tel est le défi du CSTB : imaginer, construire, perfectionner des édifices en parfaite harmonie avec les intérêts de l'homme et dans le respect de l'environnement. Pour relever ce défi, nous mettons en œuvre nos expertises, notre rigueur scientifique et technique, alliées aux nouvelles technologies. Nous participons ainsi aux projets d'ingénierie et d'architecture les plus pointus. C'est ce qui fait notre passion, notre état d'esprit. Un état d'esprit que nous vous invitons à partager en devenant acteur de ce futur en construction.

Des diplômés de grandes écoles généralistes ou spécialisées, débutants ou confirmés, Des diplômés universitaires, Des techniciens DUT, BTS en mesures physiques, génie civil, génie thermique, mécanique…

Un peu d'histoire Pour des bâtiments et des villes agréables à vivre

La sécurité à l'épreuve du feu

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UN VIVIER DE COMPETENCES Qui sont les collaborateurs du CSTB ?

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Ingénieurs, Chercheurs, Techniciens, Instructeurs d'Avis Techniques, Auditeurs Inspecteurs, Secrétaires d’équipes d'études et de recherche…

Pourquoi choisissent-ils le CSTB ? Pourquoi y restent-ils ? Parce que les activités du CSTB, qui concernent la

vie quotidienne, font appel aux techniques les plus modernes, faisant ainsi du Bâtiment une industrie de pointe innovante. Ingénieurs, chercheurs, techniciens d'essais ou de fabrication, inspecteurs, secrétaires : tous contribuent à améliorer l'avenir du Bâtiment sur les plans acoustique, climatique, sanitaire, sécurité, environnemental, etc. En un mot, ils contribuent à plus de confort et de sécurité dans nos lieux de vie, de travail, de loisirs et autres… Parce qu'il règne au sein du CSTB dynamisme, curiosité, esprit d'initiative, Parce qu'au CSTB, on exerce un métier différent, valorisant, innovant, Parce que le CSTB donne à ses collaborateurs les moyens d'évoluer sans cesse, Parce que le CSTB accueille des cultures, des nationalités et des savoir-faire différents, ce qui fait sa richesse.

UNE PLACE DE CHOIX A LA FORMATION

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OUVRAGES ET CONFORT Jamais à bout de souffle !

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Priorité au confort

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Toujours à l'écoute

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La chasse aux microbes

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Les collaborateurs du CSTB sont amenés à exercer des fonctions globales et transversales. La diversité des activités, des clients, ainsi que les évolutions scientifiques et technologiques imposent une mise à niveau permanente. D'où une politique de formation particulièrement active. Le CSTB réserve entre 3 et 3,5 % de sa masse salariale à la formation, ce qui représente en moyenne trois jours de stage par salarié et par an. Les trois quarts de l’effectif du CSTB suivent une formation chaque année. Les formations couvrent aussi bien

DES VALEURS FORTES > Objectivité et honnêteté intellectuelle > Indépendance et impartialité > Confidentialité

Le CSTB, c'est aussi une diversité et une richesse des savoir-faire, la créativité, l'esprit d'initiative, l'innovation permanente.

les différentes techniques utilisées au CSTB que l'apprentissage des langues ou encore le développement personnel. Au CSTB, on "ose" la formation. Ainsi, la grande majorité des collaborateurs souhaitant suivre un stage ne touchant pas directement leur domaine d'activité voient leur demande acceptée, pour autant que la formation s’insère dans l’un des nombreux domaines susceptibles d’intéresser le CSTB. Car tout nouveau savoir-faire peut être un atout pour demain.

PRODUITS ET TECHNIQUES Traquer le moindre défaut

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La construction légère sous toutes ses formes

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Ma petite entreprise

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En verre… et contre tout !

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UNE EVOLUTION PROFESSIONNELLE OUVERTE Chaque collaborateur a la possibilité d'acquérir ou de développer les compétences qui feront de lui un expert reconnu au sein de l'entreprise mais également par les partenaires, industriels et scientifiques.

INDUSTRIES DE L'INFORMATION Les virtuoses du virtuel

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Docteur au CSTB, une thèse en béton !

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Le développement de la polyvalence - notamment par le biais de la formation - allié à un esprit d'initiative, ouvrent des perspectives internes permettant d'exercer ses compétences dans un autre domaine d'activité ou un autre département. Au CSTB, l'évolution de carrière n'est pas un vain mot.

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CSTB : PORTRAIT

LE CSTB SE MET EN QUATRE…

UN PEU D’HISTOIRE Pour des bâtiments et des villes agréables à vivre Le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) voit le jour en 1947. Sa mission :

Depuis lors, les compétences et domaines d’expertise, l’implication dans de grands projets

animer, superviser et codifier la reconstruction d’une France dévastée par la guerre.

de société, mais aussi l’internationalisation du CSTB ne vont cesser de croître : contribution à l'harmonisation des réglementations européennes dans le domaine de la construction, à l’élaboration de nouvelles réglementations, notamment thermiques, en réponse aux chocs pétroliers, puis, à la fin des années 80, mise à profit de l’avènement des nouvelles technologies de l'information et de la communication pour faciliter l’accès à la réglementation technique.

Laboratoire européen d’acoustique du bâtiment. Le CSTB à Champs-sur-Marne dans les années 50.

Enfin, à l’aube du XXIe siècle, il engage un important programme de recherche dans le domaine du développement durable et de la santé environnementale, prenant en compte les enjeux environnementaux, sociaux et économiques.

Cet élargissement des compétences s’accompagne d’un programme ambitieux de grands équipements comme la soufflerie Jules Verne, à Nantes, vaste équipement de plus de 5 000 m2 capable de recréer n'importe quelle condition climatique, ou encore la salle immersive "Le Corbusier" pour la représentation en 3 dimensions d'un projet de bâtiment

En choisissant comme slogan “le futur en construction”, le CSTB souhaite jouer toujours Les jardins de Bercy.

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Le CSTB en quelques chiffres

750 personnes, dont 600 chercheurs, ingénieurs et techniciens, constituent l’effectif du CSTB et se répartissent sur cinq sites : Paris, Marne la Vallée, Grenoble, Nantes, Sophia Antipolis. Le CSTB réalise 69 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 26 % en recherche et développement sur fonds publics, 27 % en consultance scientifique et technique, 37 % en évaluation et certification et 10 % en diffusion du savoir.

Le lycée de Calais.

plus son rôle de catalyseur de l'innovation pour améliorer le bien-être et la sécurité des personnes au sein des bâtiments et dans les villes.

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Le CSTB compte trois filiales : ACOUSTB, dédié aux études d'environnement acoustique ; CEQUAMI, en charge de la certification NF Maison Individuelle ; Aérodynamique Eiffel pour l'aérodynamique appliquée et l'aéraulique industrielle. Il est partenaire, avec l’ensemble des professionnels regroupés au sein de l'association Le Net du Bâtiment, d’Interbat, le site portail des professionnels de la construction. Etablissement public à caractère industriel et commercial, le CSTB exerce son activité en toute indépendance. Son éthique est fondée sur le professionnalisme, la rigueur scientifique et le respect de règles déontologiques.

La mission du CSTB se compose de quatre domaines d'expertise complémentaires, tendus vers une finalité unique : l’amélioration du bien-être et de la sécurité des personnes au sein des bâtiments. LA RECHERCHE APPLIQUEE Le CSTB conduit des recherches sur un large spectre de disciplines et de technologies, s'appliquant à tous les domaines de la construction, y compris l'environnement urbain, la santé, les sciences de la communication, de l'économie et du social. Il accompagne ainsi les politiques publiques et permet de développer un savoirfaire valorisant l'ingénierie française dans de grands projets communautaires et internationaux.

LA CONSULTANCE DE HAUT NIVEAU ET L’EXPERTISE Objectif de ces deux pôles d’activité : résoudre les questions d’intérêt général les plus diverses, de la sécurité incendie dans des tunnels routiers à la légionellose en passant par la réhabilitation de l’habitat social ou la lutte contre les nuisances sonores. Ils favorisent également les dynamiques d’innovation industrielle, architecturale et sociologique.

L’EVALUATION, LES ESSAIS ET LA CERTIFICATION C’est le cœur de métier historique du CSTB. Produits, logiciels, ouvrages, acteurs sont concernés et, là encore, les domaines d’intervention du CSTB sont des plus vastes. Evaluation de risques. Evaluation qualitative de produits et de procédés de construction innovants. Essais de matériaux et de composants. Essais acoustiques, thermiques, mécaniques, tests de résistance au feu. Certifications CSTBat (pour les produits innovants) et NF (pour les produits traditionnels), mais aussi certifications de professions phares du bâtiment telles que les architectes, les maîtres d’ouvrage ou les promoteurs constructeurs ou encore certification HQE® (Haute qualité environnementale) pour les bâtiments tertiaires.

LA DIFFUSION DU SAVOIR Impliqué dans de nombreux programmes de recherche nationaux et européens, le CSTB occupe une position de leader dans le développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication appliquées au secteur de la construction. Il se donne les moyens d'une diffusion du savoir des plus modernes et propose directement à l’ensemble des professionnels du bâtiment une gamme complète de nouveaux services et produits d’information pratiques et simples à utiliser.

…AU SERVICE DE LA CONSTRUCTION Ces quatre domaines d’expertise irriguent les huit départements du CSTB, regroupés eux-mêmes autour de quatre thèmes majeurs : Les enjeux de société englobent trois départements : Développement Durable ; Sécurité, Structures, Feu ; Economie et Sciences Humaines. Ouvrages et confort se scinde en deux départements : l’un dédié à l’Acoustique et l’Eclairage, l’autre à la Climatologie, l’Aérodynamique, la Pollution et l’Epuration.

Deux autres sont regroupés sous le thème produits et techniques de construction. Il s’agit d’Enveloppe et Revêtements d’une part, et d’Hydraulique et Equipements Sanitaires d’autre part. Enfin, industries de l'information chapeaute l’ensemble des technologies de l'information et de Diffusion du Savoir.

Ainsi, tant en France qu’à l’international, le CSTB, groupe à la pointe de l’innovation, est en mesure d’offrir à ses nombreux clients et partenaires – pouvoirs publics, maîtres d’ouvrage, bureaux d’études, industriels, entrepreneurs et professionnels de la construction - l’assurance d’une prestation alliant finesse et rigueur de l’expertise à une approche globale du bâtiment, élargie à son environnement urbain.

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ENJEUX DE SOCIETE

DEVELOPPEMENT DURABLE SECURITE, STRUCTURES, FEU

ECONOMIE ET SCIENCES HUMAINES

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Préserver les ressources naturelles, lutter contre la pollution, protéger la santé publique. Développer une ingénierie de la sécurité pour assurer la sauvegarde des personnes et des biens. Apporter un regard de sociologue pour prendre en compte les dimensions économiques et sociales de l'habitat, de la construction et de la ville.

Introduire la dimension sociale, s'interroger sur l'adéquation des constructions et l'évolution des modes de vie

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Lydie, Sociologue et Maître de recherche

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ENJEUX DE SOCIETE

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SECURITE, STRUCTURES, FEU

PATRON PAR PASSION ! Eric Cesmat supervise les études et essais au feu au département Sécurité, Structures, Feu. Recherche, technologie, administration et communication : il est "accro" de son métier.

DEVELOPPEMENT DURABLE

BIENVENUE DANS UN MONDE VIRTUEL

“J

e pilote deux laboratoires dont la mission est de tester la réaction et la résistance au feu des matériaux du bâtiment. Dans le premier cas, on observe tout ce qui se passe lorsqu’un produit se trouve au contact d’une flamme : inflammabilité, propagation de la chaleur, dégagement de fumées, etc. L'étude de la résistance au feu, quant à elle, consiste à savoir combien de temps une structure va pouvoir résister à l’épreuve des flammes. Exemple concret : si une cloison est prévue pour tenir 10 minutes - le temps d’évacuer le public - nous devons être sûrs qu’elle ne va pas lâcher au bout de 30 secondes. Pour exercer ce métier, je suis en permanence en contact avec les industriels afin de bien définir leurs besoins. J’organise fréquemment des réunions d’information pour présenter à nos clients et à nos prescripteurs (sociétés d’ingénierie, bureaux d’études, etc.) le savoir-faire du CSTB et les avancées technologiques dans leurs domaines d’activité. Même si les tâches administratives sont incontournables, ce volet "communication" est celui que j’aime le plus.

DEVELOPPEMENT DURABLE

PLAQUE TOURNANTE DE LA RECHERCHE Nathalie Pasquier assure la bonne marche au quotidien de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur en même temps que la gestion administrative de la division Santé-Bâtiment. Une fonction à la frontière entre science et administration. Lorsque l’Etat a confié au CSTB la mise en œuvre d’un Observatoire de la qualité de l’air intérieur en 1999 et d’une campagne nationale de mesures, tout ou presque était à mettre sur pied, du choix des sites et des polluants au déroulement de l’enquête chez les particuliers.

les ingénieurs et les autres personnes du CSTB pour contribuer à l’organisation et à la réussite du projet". Sa polyvalence l’a amenée à prendre en charge la gestion administrative de la division Santé-Bâtiment : budget, dépenses d’équipements, contrats avec les clients (industriels, ministères, universités)…

"Au sein d’une équipe à dominante scientifique, en tant que responsable opérationnelle, j’assure l'interface avec les services fonctionnels (comptabilité, gestion, juridique…) et le suivi des prestataires internes et externes ou encore l’élaboration des appels d’offre", résume Nathalie Pasquier, ingénieur au département Développement durable.

Ce rôle de "plaque tournante", Nathalie le revendique avec enthousiasme. Pas de doute, le côté transversal et pluridisciplinaire de sa mission est un "plus" qu’elle n’échangerait pour rien au monde. Hier, elle faisait le point sur la gestion des enquêtes de mesure de la qualité de l’air en cours chez les particuliers. Aujourd’hui, elle prépare une demande de financement auprès d’un nouvel organisme public…

Diplômée de l’Institut d’études politiques d’Aix en Provence, le poste et la mission de Nathalie sont assez atypiques au CSTB. "Je n’ai pas de domaine d’expertise, comme la plupart de mes collègues : j’apporte des compétences de généraliste ! Finance, administration, achat, organisation, logistique, juridique… : à moi de suivre ces aspects et de faire le lien avec

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Et demain, elle s’attaquera aux commandes fournisseurs à valider. La routine ? Elle ne connaît pas !

Campagne de prélèvement d’air dans un logement.

Modéliser sur informatique le comportement énergétique des bâtiments : un métier où le virtuel prend – parfois – le pas sur le réel !

C

omment simuler en laboratoire l’action d’un thermostat, d’une alarme ou d’un système de délestage électrique sur la consommation énergétique d’un bâtiment ? Une seule solution : développer des programmes informatiques de modélisation en y intégrant le maximum de paramètres : circulation d’air, rayonnement solaire, climatisation, éclairage… Une mission à laquelle Peter Riederer s’est attaché avec enthousiasme au sein des laboratoires SIMBAD du département Développement durable. "Je m'occupe du logiciel de simulation du département qui sert de base aux laboratoires virtuels, explique Peter. Je suis par ailleurs responsable

d'un de ces laboratoires, le SIMTEST, développé en partenariat avec de grands groupes industriels. Nous y testons les produits que nous confient les fabricants. Objectif : s’assurer de leur conformité aux réglementations thermiques en vigueur." Les travaux des laboratoires SIMBAD intéressent bon nombre de divisions du CSTB (climatisation, ambiance intérieure, systèmes énergétiques et solaires, santé et bâtiment, etc.) mais également EDF-GDF, qui souhaite approfondir les modélisations réalisées par l’équipe de Peter. A l’ordre du jour : la mise au point d’un nouveau banc d’essais – toujours bien virtuel – destiné à modéliser l’hydrologie des réseaux de chauffage, de climatisation et d'eau chaude sanitaire.

ECONOMIE ET SCIENCES HUMAINES

LA SOCIOLOGIE POUR UN DEVELOPPEMENT URBAIN… DURABLE Rattachée au département Economie et Sciences humaines, Lydie Laigle se définit comme une chercheuse de terrain au service des collectivités locales.

L

orsque Lydie Laigle, sociologue et maître de recherche au CSTB s’est rendue compte que les architectes chargés de la rénovation d’un immeuble avaient prévu de construire toutes les chambres côté rue, elle est immédiatement intervenue. Impossible de dormir avec un bruit moyen de 60 dB ! "Je travaille sur deux axes : le développement urbain durable et l’appropriation sociale des nouvelles technologies. Actuellement, je cible mon action plus particulièrement sur l’éradication des immeubles insalubres à Paris. Je cherche également à voir s’il existe un rapport entre les inégalités sociales et les nuisances environnementales subies par les populations. A chaque projet, j’introduis la dimension sociale, en m’interrogeant sur l’adéquation du cadre bâti et des espaces publics à l’évolution des modes de vie. En fait, tous les projets que je coordonne aboutissent à du concret et à l’ouverture de nouvelles pistes de réflexion, ce qui est rare en sociologie. Etre sociologue au CSTB, c'est travailler avec des interlocuteurs variés : ministères, villes, bailleurs sociaux, maîtres d’œuvre, experts et chercheurs européens… Cela demande une adaptabilité et une ouverture d’esprit très enrichissantes, en lien avec l’évolution des enjeux de société !"

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ENJEUX DE SOCIETE

METIERS TRANSVERSES

SECURITE, STRUCTURES, FEU

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DIRECTION TECHNIQUE

LA SECURITE A L’EPREUVE DU FEU

CERTIFIE COMPLET !

Au sein du département Sécurité, Structures, Feu, Fabrice Miemounitou est responsable adjoint du laboratoire "Dispositifs actionnés de sécurité".

Les disciplines techniques certes, mais aussi le marketing, la communication, les relations humaines, la formation et le management : les gestionnaires chargés de la certification touchent à de nombreux domaines. C’est l’un des charmes de la profession.

Quelle est votre mission au CSTB ? > J'évalue tous les dispositifs actionnés de sécurité (DAS) pour établir leur conformité aux normes en vigueur. J’instruis également les dossiers d’admission dans le cadre de la marque NF et des contrôles techniques périodiques sur ces produits. Concrètement, les DAS regroupent tous les dispositifs qui assurent la mise en sécurité des établissements recevant du public, des immeubles de grande hauteur, des installations classées pour la protection de l’environnement... Il s’agit de volets de désenfumage, de blocs-portes à fermeture automatique, d’ouvrants télécommandés de façade, etc.

Que testez-vous sur ces appareils ? > Je vérifie que ces DAS fonctionnent correctement à température ambiante et dans des conditions extrêmes de mise en oeuvre. Par exemple, la chaleur ne doit pas empêcher la bonne marche des exutoires placés sur un toit. J’effectue des tests pour vérifier que les produits se comporteront bien en situation, en simulant la montée en température d’une toiture. Les composants du DAS séjournent dans un four à 70°. 300 cycles d’ouverture et fermeture - simulant le vieillissement - sont nécessaires pour vérifier leur endurance. Je vérifie ensuite qu’ils fonctionnent normalement. De même, il est impératif qu’une porte de compartimentage reste en position de sécurité lorsqu’elle a été actionnée. Ces essais peuvent se révéler vitaux en cas d’incendie dans un bâtiment. Il faut toujours prévoir l’imprévu !

Quelles sont les qualités pour exercer votre métier ? > Un esprit d’analyse, une vision généraliste de la sécurité incendie et un bon relationnel - puisque je suis amené à collaborer avec des industriels et organismes de certification (AFNOR, CNMIS…). De plus, en tant que membre du comité de marque NF, je participe à la rédaction de la réglementation NF, et en tant que membre du comité de normalisation, je rédige les normes françaises et participe à leur adaptation européenne. C’est un métier vraiment très varié, passionnant… et utile !

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la tête de son équipe de gestionnaires et d’auditeurs, au sein de la direction technique du CSTB, Coralie Nguyen, ingénieur diplômé des Arts et Métiers, préside aux certifications NF et CSTBat de quelque treize familles de produits sur des secteurs aussi divers que l’assainissement, la fumisterie, l’aéraulique et la ventilation, ainsi qu’aux certifications d’acteurs (MPRO® architecte, QUALIPROM® et QUALIMO®), ou de services (CSTBat Service). "Nous réalisons en moyenne pas moins de 400 audits chaque année."

A

Les ressources humaines sont également au cœur des fonctions de Coralie Nguyen. Outre le management de son équipe, elle organise la formation de nouveaux auditeurs et anime des groupes de travail dédiés à la

rédaction des règlements de certifications et à la mise en place du marquage CE. "La routine est exclue de mes journées professionnelles !" Des journées qui, pour son plus grand plaisir, se suivent et ne se ressemblent pas.

Bien sûr, le poste requiert une grande rigueur, un goût certain pour le formalisme et de solides connaissances techniques. "Mais c’est un métier où priment ouverture d’esprit et sens du contact humain", se plaît à souligner Coralie. "Nous travaillons en relation étroite avec nos clients. En amont, nous montons des partenariats avec les laboratoires d’essais et les autres organismes d’inspection dans le but de créer de nouveaux labels et répondre à l’appel du marché, comme la marque CSTBat développée dernièrement sur les ventilations hygroréglables."

Batteries de tests Créer une application de certification demeure une tâche considérable. "Environ une année de travail d’un groupe d’une dizaine de personnes, expertes dans le domaine considéré", précédée en conséquence d’une analyse marketing sur la nécessité économique de mettre au point, ou pas, la certification envisagée. "Mais les industriels sont très demandeurs, car la certification constitue un élément de valorisation extrêmement fort de leurs produits et services". Préalablement à la certification, les auditeurs étudient donc dans le détail système qualité produit et méthodes d’essais sur le site de fabrication tandis qu’en parallèle, les laboratoires du CSTB procèdent à des batteries complètes de tests.

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OUVRAGES ET CONFORT

ACOUSTIQUE ET ECLAIRAGE

CLIMATOLOGIE, AERODYNAMIQUE, POLLUTION, EPURATION

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Optimiser les ambiances intérieures et extérieures d'un bâtiment, d'un quartier, d'une ville et même d'un moyen de transport. Etudier les effets du vent, du climat et de la pollution sur une construction ou un composant dans son environnement réel.

De la tour du New York Times aux produits hydratants pour Chanel… la climatologie s'étudie sur tous les fronts

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Sophie, Ingénieur soufflerie

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OUVRAGES ET CONFORT

05

CLIMATOLOGIE, AERODYNAMIQUE, POLLUTION, EPURATION

JAMAIS A BOUT DE SOUFFLE ! ACOUSTIQUE ET ECL AIRAGE

S

i les trois petits cochons avaient fait appel aux talents de Stéphane Sanquer, ingénieur au département Climatologie,

Aérodynamique,

Pollution, Epuration à Nantes, le loup aurait eu beau souffler, leurs maisons ne se seraient pas écroulées. Car le métier de cet ingénieur, c'est précisément de mesurer la résistance au vent des ouvrages. "Nous préparons avec les architectes et les

dont la soufflerie climatique Jules Verne."

"Et en ce moment, je m'occupe du dimen-

Un équipement unique au monde qui récrée

sionnement de la toiture du stade de Lille,

les climats à la carte.

ajoute-t-il avant de conclure : au centre de

Les résultats de ces expériences permet-

Nantes, nous avons la chance de travailler

tent de dimensionner l'ouvrage et d'orienter

sur de grands projets, très variés, et de béné-

le choix des structures et des matériaux

ficier d'un équipement exceptionnel pour

pour assurer une parfaite sécurité de

mener à bien nos expériences".

l'ensemble. Mais ces équipements ne

conditions “Des de travail qui ne

se limitent pas au bâtiment. Le secteur des transports l’utilise. Spécialiste du ferroviaire, Stéphane s'est beaucoup investi dans la sécurisation du TGV Sud-Est. "Imaginez un

TOUJOURS A L'ECOUTE

V

éritable Sherlock Holmes du son, Jacques Martin, responsable des activités réalité sonore virtuelle, acoustique des habitacles et ondes électromagnétiques au département Acoustique et Eclairage à Grenoble, suit à la trace chaque bruit, depuis l'émetteur. Pour mesurer des ambiances sonores ? Mieux. Pour les reconstituer. C'est ce qu'on appelle la réalité sonore virtuelle. "Calculer le nombre de décibels émis par telle ou telle ambiance sonore n'est plus suffisant, constate-t-il. Il faut pouvoir entendre..." De la salle de concert à l'environnement urbain, son équipe est capable de restituer ce qu'un auditeur percevra.

le laissent jamais à bout de souffle !

vent latéral de 100 km/h soufflant sur un

train qui roule à 300 km/h... Il faut que ça

Et parce que notre réceptivité au monde extérieur passe par nos cinq sens, il est associé à des projets transversaux. "Je travaille sur un projet de réalité virtuelle qui utilise toutes les compétences du CSTB dans une plate-forme commune, détaille-t-il. L'idée est de mesurer les interactions et les influences de nos spécificités respectives (acoustique,

tienne !" Le jeune ingénieur consacre également une partie de son temps à la certification des exutoires de fumées en qualifiant leur performance en présence de vent.

bureaux d'études les éléments à tester, explique-t-il. Des maquettes sont alors réalisées et soumises à des vents allant de 80 à

PRIORITE AU CONFORT

plus 300 km/h dans différentes souffleries,

Sophie Moreau Ingénieur au département Climatologie, Aérodynamique, Pollution, Epuration à Nantes.

Autre corde à son arc : l'acoustique des habitacles (automobiles et aéronautiques) par simulation informatique ou encore le calcul des ondes électromagnétiques envoyées par les radars, les antennes téléphoniques ou radiophoniques. Technique, le travail de Jacques Martin ? Certainement. Mais il attache une valeur prédominante aux contacts humains, "essentiels pour une bonne ambiance dans l'équipe". Ambiance qui peut être très détendue. "Je me souviens de mesures acoustiques avec un matériel sono extrêmement puissant dans une vallée du Morvan, raconte-t-il. La panique que nous avions semée dans les troupeaux de vaches était comique !"

LA CHASSE AUX MICROBES

Q

ue font ces plantes vertes au beau milieu d'une pièce du centre de Nantes à côté de réacteurs qui propulsent un air ambiant ? "Il s'agit d'un test pour l'un des projets sur lesquels nous travaillons : l'épuration de l'air intérieur par les plantes", répond Abdel Lakel, ingénieur au département Climatologie, Aérodynamique, Pollution, Epuration de Nantes.

Ce que j'aime dans ce métier, c'est sa diversité. A chaque projet correspond une équipe spécifique qui fait appel à des compétences différentes. Je rencontre ainsi des personnes de tous horizons et de toutes cultures. Mon meilleur souvenir professionnel ? Notre travail sur la Tour du New York Times, à Manhattan. Nous devions réussir l'ambiance climatique d'un jardin terrasse à 250 mètres d'altitude... Un superbe défi ! J'ai aussi travaillé pour Chanel en testant, avec des volontaires, l'efficacité de produits hydratants dans des ambiances particulièrement sèches. Non, décidément, le mot "monotonie" ne fait pas partie de mon vocabulaire !

http://carrieres.cstb.fr

Panique chez les vaches…

CLIMATOLOGIE, AERODYNAMIQUE, POLLUTION, EPURATION

Ma formation d'architecte m'amène le plus souvent à travailler dans le monde du bâtiment. Je m'intéresse principalement aux effets du vent sur les espaces extérieurs, c'est-à-dire à la gêne ou au confort que les usagers ressentiront sur une terrasse, un balcon ou encore dans un environnement urbain. Les pays du nord recherchent le plus souvent à se protéger du vent et des courants d'air, alors que les pays du sud ont besoin de ventilation.

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éclairage, thermique, etc.) dans un ouvrage ou un environnement donné".

en pratiques, quelle récompense !" L'enthousiasme d'Abdel Lakel provient également de la liberté d'expression dont il estime pouvoir jouir au CSTB : "Ici, on peut donner son avis sans entrave en sachant qu'on sera écouté."

Son domaine : la recherche et le développement en matière de pollution et d'épuration pour tout ce qui touche à l'eau, à l'air et aux fumées. "Les problèmes environnementaux préoccupent de plus en plus les pouvoirs publics comme les industriels, explique-t-il. Les technologies progressent. Pourtant, si nous maîtrisons de mieux en mieux le traitement des eaux usées, il reste de gros progrès à faire en matière d'air et de fumées". Un large horizon s'ouvre donc pour ce chercheur passionné qui confie : "C'est très gratifiant de partir d'une idée et d'aboutir - après analyses en laboratoires, tests pilotes et essais sur plate-forme - à un système finalisé. Et lorsque le produit mis au point fait l'objet de publications et de nombreuses mises

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esprits

PRODUITS ET TECHNIQUES

ENVELOPPE ET REVETEMENTS HYDRAULIQUE ET EQUIPEMENTS SANITAIRES

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Etudier les caractéristiques physiques des plus petits constituants jusqu'aux parties d'ouvrage de façade ou de couverture, pour un habitat confortable et durable. Intervenir sur tout le cycle de l'eau : canalisations de distribution d'eau, systèmes de recyclage des eaux pluviales, de gestion et de traitement de l'eau.

Aller toujours plus loin dans la complexité des essais et l'éventail des produits testés 16

http://carrieres.cstb.fr

Pierre-Eric, Technicien

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PRODUITS ET TECHNIQUES

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HYDRAULIQUE ET EQUIPEMENTS SANITAIRES

TRAQUER LE MOINDRE DEFAUT es tests réalisés au laboratoire central de physique-chimie du département Hydraulique et Equipements Sanitaires du CSTB demeurent sans concession ! Colle, plastique, élastomère, cuivre… : tous les produits entrant dans la composition d’un réseau d’adduction d’eau à l’intérieur du bâtiment sont impitoyablement torturés. S’ils résistent aux épreuves auxquelles ils sont soumis, le verdict tombe : bons pour le service. Titulaire d’un BTS "Métiers de l’eau", Pierre-Eric Dumont est l’un des cinq techniciens du laboratoire.

L

"Nous travaillons main dans la main avec les auditeurs du CSTB, explique-t-il. Ils se rendent chez les fabricants désirant obtenir une certification NF ou CSTBat pour l’un de leurs produits. Ils y effectuent les premiers essais de matériaux et nous envoient des échantillons à tester en labo. Traction, corrosion, choc thermique, UV : nous disposons de tout le matériel nécessaire pour vérifier leur conformité aux normes européennes." Une instrumentation qui lui permet d’aller toujours plus loin dans la complexité des essais et l’éventail des produits testés. Aujourd’hui, à la demande expresse d’un client, Pierre-Eric maltraite un nouveau type de raccord en cuivre. "Pas question de tolérer la moindre erreur dans mes analyses. Les résultats doivent être rigoureusement exacts. Imaginez les conséquences que cela pourrait avoir, tant pour le fabricant que pour les consommateurs si, par exemple, une pièce venait à lâcher dans un circuit d’eau ! C’est totalement impensable…"

ENVELOPPE ET REVETEMENTS

LA CONSTRUCTION LEGERE SOUS TOUTES SES FORMES A 33 ans, Karine Morcant est responsable des constructions légères dans le département Enveloppe et Revêtements. Un poste qui a consacré la reconnaissance de son expertise dans ces secteurs d’activité.

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e sortais tout juste de l’Ecole des mines de Saint Etienne quand je suis arrivée au CSTB. Cela fait maintenant dix ans. Petit à petit, l’expérience acquise dans le domaine des façades légères ou encore dans celui de l’architecture en verre a été reconnue dans le métier… et j’ai alors coiffé la casquette d’expert dans ces secteurs d’activité. Cela m’a amenée à prendre en charge le secteur constructions légères au sein du département Enveloppe et Revêtements. Aujourd’hui, j’encadre une vingtaine de personnes, techniciens et ingénieurs. Mes journées se partagent entre des tâches très techniques, par exemple lorsqu’il faut faire avancer des protocoles d’évaluation sur des panneaux sandwichs, l’animation de mon équipe ou la gestion des contacts avec les fabricants, les bureaux d’études et de contrôle. Dans un cas comme dans l’autre, je me dois d’être toujours disponible : je ne vis pas en autarcie dans mon bureau !

HYDRAULIQUE ET EQUIPEMENTS SANITAIRES

MA PETITE ENTREPRISE Responsable "robinetterie et appareils sanitaires" au département Hydraulique et Equipements Sanitaires, Jean-Marie Franco se définit avant tout comme un homme de terrain.

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i la robinetterie de votre salle de bain a une durée de vie qui avoisine les dix ans, si votre évier de cuisine résiste à la chaleur ou aux produits chimiques, c’est en grande partie à l’équipe de Jean-Marie Franco que vous le devez ! De même, l’équipe "robinetterie et appareils sanitaires" n’est pas étrangère au fait que le groupe de sécurité de votre chauffe-eau électrique résiste à de hautes températures. "Dans cette division, nous vérifions la conformité aux normes françaises et/ou européennes des équipements sanitaires qui nous sont confiés par les fabricants, explique Jean-Marie. Nous testons les caractéristiques hydrauliques, de fonctionnement, de sécurité, l’endurance mécanique, la résistance

aux chocs thermiques des produits…Pour l’acoustique par exemple, nous travaillons en étroite collaboration avec d’autres départements du CSTB." Avec son DUT "mesures physiques" en poche,Jean-Marie est arrivé au CSTB comme technicien, avant de devenir responsable de laboratoire, puis ingénieur et enfin, chef de division. Un poste qui exige un juste équilibre de son emploi du temps entre les tâches administratives, les réunions avec les industriels, les réunions de normalisation française et européenne, la gestion des certifications, l’évolution de l’outil de travail - qui doit toujours être plus performant - et le management de la qualité des prestations. "On fonctionne comme une petite entreprise, conclut-il. Et ça, c’est très motivant !"

ENVELOPPE ET REVETEMENTS

EN VERRE… ET CONTRE TOUT ! Ingénieur de formation, Michel Cossavella travaille aux constructions légères au département Enveloppe et Revêtements. Sa mission ? S’assurer que les façades en verre des bâtiments sont aussi résistantes que les structures en béton.

C

omment réaliser des façades en verre de 25 mètres de haut, comme à l’aéroport de Roissy, suffisamment résistantes et conformes aux normes de sécurité en vigueur ? Quelle taille donner aux raidisseurs, ces poutres de verre qui assureront la rigidité de la paroi ? Pour Michel Cossavella, ces questions n’ont plus de secret ! Vitrage collé ou vitrage attaché : depuis des années, il supervise les essais sur la solidité et la résistance au vent de tous les matériaux utilisés dans les bâtiments à façade en verre. "Dans les années à venir, le verre jouera un rôle de plus en plus important en tant que matériau de construction", affirme-t-il. Transparence, couleur et luminosité variable selon l’éclairage, introduction de cellules photoélectriques captant l’énergie des façades, assemblage mixte verre/bois : l’avenir frappe à la porte ! Un fabricant lui a demandé de tester un nouveau type de garde-corps futuriste en verre, à fixation ponctuelle. Mais il n’en dira pas plus, secret de fabrication oblige !

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Formation  

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