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Octobre 2007 Volume V

Un monde, des étudiants, un journal

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INTERNET, FUTURE ARME DE DESTRUCTION MASSIVE ?

MON STAGE À NEW YORK

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RAID 4L TROPHY

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BIOCARBURANTS. « BIO », VOUS ÊTES SÛRS ?

Et aussi : Pourquoi

U K O D SU + TÉLÉX p.2

se spécialiser en GI ? p.5

La publication de la Toile Internationale des étudiants de HEC Montréal


Numéro 3 Octobre 2007

LES TÉLÉX

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LES

TÉLÉX

ENVOYEZ VOS TELEX SUR www.isnhec.com/agora

....................... c’est comme le Nutella : c’est du bonheur à tartiner.

1 Il parait qu'un gars ne trouve pas sa coloc super marrante, évidemment elle parle à son chat et collectionne des trucs inutiles, il préfère ne pas être trop proche d'elle pour pas devenir foldingo 2 Agora serait de source sûre le journal le plus lu de Montréal après FHM... 3 tent...

Ce serait aussi le plus pervers depuis que les télex exis-

16 Melopy pense que travailler au poker canadian club c'est faire le trotoire...Mais Melle, il faut mettre des jupes un peu plus longues...C'est un club de cartes, pas un peep show 17 Pendant le week end ISN, l'association Horizon a battu VIDA au callage de biere... d'ailleurs Benhams s'est revelé etre un calleur hors normes... 18 Apres les bananes, voila les concombres.... A quand les courgettes...

4 l y aurait des énormes fautes d'orthographe dans l'édition de Septembre d'Agora.... C'est pourquoi une correctrice aurait été recrutée en urgence par l'organisation du journal et le rédacteur en chef se la taperait (mais chut faut pas le dire....)

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5 il paraitrait que 2 etudiants dynamiques et bogoss prétendraient à un co-post de VP promo!

21 Le VP frenchy du groupe 1 reprend deux cours cette session..Quelle bite ce gars!!! Surtout pour Maths fi!

6 Il parait que pour appliquer à un poste de VP Promo il faut déjà le faire savoirà la personne concernée et avoir les qualités requises !!!

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24 Le canard du groupe 13 se serait fait enculer par une poule ...

prout

8 Il parait que la fée Clochette a arrêté de boire, même que ça a bouleversé son régime alimentaire. 9 Il parait que les qualités requises de l'actuel VP promo sont inexistantes sauf si on considere la difficulté a communiquer et l'inactivité comme necessaires 10 Une étude montre que les garcons val de marnais aurait les plus gros penis de toute la france, a la derniere marche on trouve le loir et cher, c'est du à la presence d'un roumain au membre microscopique qui fait chuter la moyenne. 11 Un ex-membre d'AGORA, d'aussi loin qu'il soit, n'oublie pas ce que ce journal et ses contributeurs lui ont apporté, lui apportent et lui apporteront. Bon travail et surtout BRAVO! 12 il parait kon va faire un centurion chez niko!! cool non?? 13 il parait que certians sont prets a faire un shooter de biere + un shooter de lait !! 14 On offrirait 1000$ à qui voudrait bien offrir un pantalon à la presidente de Mélopie Canada... 15 Il paraît qu'Agora a disparu de ses racs de distribution pdt qq jours, autant au Principal qu'à Decelles. Qui pourrait en vouloir à un journal d'une qualité si inférieure à son soi-disant concurrent?? Le mystère reste intact...

Le roumain cherche des amis...

20 La presidente d'un certain journal fume des pet' avec le redac en chef et le "bananes man"... Et c'est pas joli a voir

Le roumain AIME les golden Shower...

23 Il paraitrai qu'un membre du groupe 13 aurait serré la main de Segolene royal

25 Aprés les bananes, les concombres,a la fin de l'année le plus brillant des journalistes d'agora aura fait l'inventaire de tout les objet que l'integrateur francais homosexuel s'est introduit dans le rectum 26

le WIKI C'EST TROP NULLLLLLLLLLLLLLLLLL

27 êtes?

Les Chics-Chocs vont rocker encore cet année!!! Vous y

28 Est ce que ceux qui ont vidé la boite de condoms du local RJ 881 sont priés de refournir le stock ? (pas de nom , pas de diffamation) Ça sert toujours à l'occasion! Merci 29

Les téléx c'est comme le sexe, on en veut toujours plus !


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ÉDITORIAL

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ÉQUIPE PRÉSIDENTE Aurélia Coirard RÉDACTEUR EN CHEF Nicolas Guay MISE EN PAGE & GRAPHISME Sébastien Rothlisberger www.rothlismedia.com CORRECTRICE Amélie Favaro PROMOTION Christian Laurin JOURNALISTES Thibault Lepinay Karan Moorjani Ilham Guessous Pauline Decaestecker Mathieu Gervais Ali Yousfi Samuel Many COLLABORATION SPECIALE Melina Simard Valérie Verrier-Diaconescu AGENCE DE COMMUNICATION 7/24 Marketing, INC. www.724marketing.ca IMPRIMEUR Hebdo-Litho Agora est le journal international des étudiants de HEC Montréal. Créé en 2003, il fait partie de l’association ISN, LA TOILE INTERNATIONALE DES ÉTUDIANTS D'HEC MONTRÉAL. Si vous avez des questions, commentaires ou critiques n’hésitez pas à nous les faire parvenir. Voici nos coordonnées : Journal Agora 3000 Chemin de la Côte Ste-Catherine, RJ-881, Montréal, QC H3T 2A7 Tél. : (514) 340-6906 Fax : (514) 340-5636 E-mail : agora@hec.ca Web : www.isnhec.ca/agora Tout texte publié dans Agora n’engage que son auteur et peut être reproduit avec mention obligatoire de la source.

ÉDITORIAL Un pays qui court à sa ruine Si je vous parle d’un pays bilingue où les francophones sont minoritaires, un pays qui révère une tête couronnée qui se trouve au dos de toutes ses pièces, et qui court vers sa scission prochaine … Un pays où l’identité nationale est un véritable problème, et où il est difficile de savoir à quel groupe on appartient vraiment … À quel pays pensez-vous ? Je vous parle bien sûr de la Belgique. Ce petit pays européen connaît de graves difficultés. Incapable de se former un gouvernement, tant l’opposition est forte entre les Wallons (francophones) et les Flamands (néerlandophones), incapable de trouver une solution pour la gestion de la ville de Bruxelles, au centre français et aux banlieues mixtes, au beau milieu d’un territoire flamand, le pays court vers sa scission. Le roi des Belges, Albert II, a beau faire ce qu’il peut, le pays semble aller vers son déclin le plus certain. Vivrons-nous une page d’histoire dans l’actualité prochaine ? La disparition d’un pays, quel événement … Mais peut-être sommes-

nous trop habitués chez nous à connaître ce genre de désillusions quant à une scission nationale. Il existe toutefois une différence fondamentale entre la Belgique et le Canada. La Belgique s’est constituée librement et a tenu à former un royaume unifié après être avoir acquis son indépendance auprès des Pays-Bas. La séparation y est vue comme une fatalité, le seul moyen de concilier des intérêts trop divergents. Le Canada, lui, a été constitué de force, et sa cohésion est fréquemment mise à l’épreuve, mais beaucoup considèrent que l’indépendance du Québec est l’aboutissement logique d’une union forcée. Si la Belgique doit se séparer un jour, elle sera peut-être un modèle pour nous. En attendant, il n’est pas trop risqué de prédire que si cet événement doit arriver, il fera certainement beaucoup parler de lui de notre côté de l’Atlantique. Espérons … Nicolas Lehy-Guay, rédacteur en chef

SOMMAIRE

Les Téléx Internet, future arme de destruction massive ? GI / Entretien avec Mr Leblond Profil du mois : J.M. Theagene Mon stage à NY Biocarburants. « Bio », vous êtes sûrs ? Entretien avec Chantal Parent Ramadan : petit guide à l’ intention des profanes La chronique de Benham’s Loisirs : Sudokus / BD Le Raid 4L Trophy

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INTERNET

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INTERNET, FUTURE ARME DE DESTRUCTION MASSIVE ? par Thibault Lepinay

Si vous avez voyagé pendant l’été ou si vous vous êtes installés dans un nouvel appartement pour la rentrée, vous avez dû constater quelque chose : Internet est devenu indispensable! Indispensable pour communiquer, s’organiser, s’informer, acheter, etc. Il a pris une telle place dans nos vies qu’il est devenu le lien le plus sûr entre nous et les autres, entre nous et le monde. Et pourtant, Internet est aussi une source multiple de dangers dont certains sont bien connus : danger au niveau du contenu – surtout pour les plus jeunes, danger pour les libertés (avec l’exemple de Google en Chine) ou danger pour le respect des informations privées (avec des banques de données gigantesques). Mais voilà qu’Internet devient un danger pour la stabilité politique et économique du monde. En effet, ce qui ne relevait jusqu’à cette année que du fantasme est devenu bien réel : Internet peut être utilisé comme outil de guerre interétatique. Et les exemples affluent. En avril, des attaques provenant de Russie avait été perpétrées contre des banques et des organismes d’État estoniens après

qu’une statue en l’honneur du soviétisme ait été démontée. C’était la première fois qu’une attaque virale visait un État. Mais depuis juin, on soupçonne la Chine de faire de même. En effet, des services étatiques américains, britanniques, allemands et français ont été la cible de cyber attaques provenant de Chine et suivant le même mode opératoire, à savoir des « chevaux de Troie » (où le hacker prend le contrôle de l’ordinateur). Le Pentagone lui-même a été « visité ». Mais si la provenance exacte des attaques n’a pas pu être identifiée à cause de la complexité des relais utilisés ; on imagine mal des particuliers être à la source de ces attaques ciblées. Autrement dit, l’armée chinoise est pointée du doigt. Mais dès lors se posent quelques questions : dans quel but ces virus ont été envoyés? Pourquoi sont-ils dangereux? Et en sommes nous protégés? Selon Laurence Ifrah, spécialiste en cybercriminalité, ces attaques « ressemblent fort à des tests pour mesurer la résistance des réseaux et les retombées médiatiques ». Mais si l’armée chinoise est bien l’auteur de ces attaques multiples, cela pourrait tout simplement s’expliquer par une volonté d’affirmation et de perfection militaires, due au refus de la Chine de n’être qu’une puissance économique.

Et c’est en ce sens que ces attaques sont dangereuses : elles ouvrent la voie à des conflits interétatiques détournés et silencieux qui peuvent être tout aussi dommageables que des dégâts réels. Ces cyber-attaques sont d’autant plus dangereuses qu’elles peuvent être utilisables de manière efficace par de petites organisations, éventuellement terroristes. Quant à la question de la protection, heureusement, les informations et réseaux les plus sensibles de l’État sont isolés d’Internet. De plus, il existe déjà des cellules de surveillance informatique dans les services de défense nationale. Seulement, elles sont actuellement trop faibles pour contrer des attaques massives comparables à celles survenues cet été. Il va donc falloir développer ces cellules, et les étendre. Car si les attaques contre les organismes étatiques ont pu être détectées, de telles attaques contre des entreprises privées ne l’auraient pas été. Ainsi, c’est la perte du savoir faire de nos entreprises via le vol de leur propriété intellectuelle qui peut avoir lieu. ❏


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GESTION INTERNATIONALE

PROJET GESTION INTERNATIONALE,

LA NOUVELLE RECRUE DE ISN

Agora a le plaisir et le grand honneur de vous présenter la nouvelle équipe « Projet Gestion Internationale », une sous-sous-sous partie de ISN. Malak Benyakahlef, Pauline Decaestecker et Mathieu Gervais auront le privilège de vous servir au cours de cette année. Leur mission (s’ils l’acceptent) est de promouvoir la spécialisation Gestion des Affaires Internationales, d’organiser des activités d’information sur les stages, les emplois ou la vie à l’étranger, sur les carrières internationales…bref tout ce dont vous aurez besoin si vous

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comptez vivre l’aventure GI. D’autres projets comme un cocktail recrutement ou des conférences actualités mûrissent encore dans la tête de nos GO (« Gentils Organisateurs ») pour votre plus grand enchantement !! Suivez l’agenda de l’Agora pour tout savoir des activités. Ils vous donnent déjà rendez-vous début novembre pour la première conférence actualité. (De plus amples informations seront à venir… pour l’instant le suspense est à son comble) ATTENTION : Cette équipe est à VOTRE service. Donc n’hésitez pas à leur communiquer vos idées, vos attentes pour les actions GI ! Ils seront à l’écoute. Écrivez leur à l’adresse de ISN : isn@hec.ca ou sur leur adresse HEC (faciles à deviner) À bientôt, Pauline Decaestecker. ❏

POURQUOI SE SPECIALISER EN

GESTION DES AFFAIRES INTERNATIONALES ? par Pauline Decaestecker et Mathieu Gervais Vous ne savez toujours pas quelle sera votre spécialisation ! Agora vous donne un coup de main et présente aujourd’hui la spécialisation gestion des affaires internationales (GI) à l’aide d’un entretien avec le directeur du programme, Monsieur Patrick Leblond.

Q Parlez nous de l’importance grandissante d’avoir une expérience internationale Dans un contexte de Mondialisation, les entreprises ont de plus en plus affaire à l’international, cette expérience devient nécessaire même si cette entreprise opère de façon locale. Tout ce qui se passe à l’étranger peut avoir un impact sur elle. Au minimum il faut donc avoir cette compréhension globale.

Pourriez-vous nous donner un bref aperçu des cours phares de la spécialité?

Avec la nouvelle structure, le cours de commerce international a été divisé en deux cours selon des aspects différents; l’aspect marketing et la dimension import-export. Ces derniers sont depuis très populaires. Il y a de plus, le cours d’environnement économique international qui mériterait d’être un cours obligatoire au BAA.

Y a-t-il des pré-requis? Il faut au moins maîtriser une deuxième langue et avoir une expérience à l’international, soit un stage, une mission commerciale ou un échange étudiant pour valider le diplôme. Cependant, pour l’option mixte ces pré-requis ne s’appliquent pas.

Que pensez vous de l’opinion selon lequel un bac en GI ne mène a rien? Certes, il est important de la jumeler avec une autre spécialisation pour avoir une fonction propre dans l’entreprise. Par contre, il ne faut pas négliger que les élèves de la spécialisation connaissent un taux de placement supérieur à 95% dans les six mois après leur graduation. De plus la GI en option mixte constitue indéniablement un plus.

Pouvez-vous nous donner des exemples de débouchés? Ce diplôme permet de travailler comme négociant en import-export ou comme consultant stratégique. On peut aussi travailler en développement d’affaire pour des PME, ainsi que dans les ambassades pour les relations commerciales ou au sein du gouvernement. Bref, il y a énormément de débouchés possibles.

Finalement, dites nous pourquoi ne pas prendre GI ? (Par exemple pourquoi avez vous préféré faire votre BAA en comptabilité?) Il faut admettre que ça prend une personnalité particulière et une ouverture d’esprit. Je déconseille la GI aux introvertis, ceux qui fuient l’incertitude et qui aiment la stabilité. Moi par exemple, lors de mon choix de spécialisation il me manquait de la maturité et de l’expérience. Je suis allé en comptabilité et j’ai travaillé dans une entreprise où il me manquait la dimension internationale. J’ai donc choisi de me réorienter vers la GI.❏


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PROFIL DU MOIS

PROFIL DU MOIS Voici le profil de J.M. Theagene, second profil d'une série de diplômés de HEC vivant aujourd'hui à New York. Avec la collaboration de la présidente sortante du Réseau HEC section NY, Katleen Felix. À SUIVRE DANS LES PROCHAINES PARUTIONS D’AGORA !

Jean-Manasse Theagène, M.Sc., MBA HEC 1997 Global Marketing – Zometa Novartis Oncology Manasse’s credentials include a Master’s degree in Criminology (University of Montreal) and an MBA that he completed at HEC-Montreal in 1997.

In fact he was part of the first cohort of the new MBA program started in Fall 2006. After graduating from HEC, he held various challenging positions with three different Canadian companies in the areas of Corporate Marketing in Semi-conductors, Business Development in the highend clothing industry, and Management Consulting. These positions took him to many places across the US and Canada. He also spent a few months living in Brazil where he quickly learned Portuguese. Nowadays, his travels are mainly to Europe, within the US, and occasionally Latin America and the Far East. Manasse tells us these past expe-

riences have well prepared him for the unique challenges he was about to face in the pharmaceutical industry. By 2001, looking for a gratifying position with more stability (less constant travel), Manasse had join Schering-Plough pharmaceuticals in New Jersey in their leadership program. This program gave him exposure to various departments in the company and responsibilities for important strategic assignments, all under the mentor-

ship of two senior executives. During one of these assignments Manasse was based in Paris where he held marketing responsibility for a major product for the company’s French subsidiary, before being offered a global marketing position back in the US headquarters. After four years with that company, and after gaining a good marketing experience in the therapy areas of CNS (Central Nervous System) and CV (Cardio-Vascular), Manasse accepted a new position with increased responsibility in the area of oncology with Novartis. He is currently responsible for the Global Marketing of one of Novartis' Oncology blockbuster products. His team is composed of people of various nationalities, trai-


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PROFIL DU MOIS

ning backgrounds and expertise. He admits it feels funny sometimes when he realizes that he is able to speak French with colleagues at the office, which is based in New Jersey (a state often called “pharma city”).

the best cities in the world! “Really I never miss an opportunity to invite people I meet across the globe to go visit Montreal. I can tell you I have many non-Canadian friends who are now big fans of Montreal.”

Manasse tells us that doing Global Marketing in the pharmaceutical industry is probably the most stimulating environment he could ever wish for. His thirst for learning is constantly being fed by the daily interactions with colleagues and experts from other departments such as Medical Affairs, Clinical Development, Regulatory, Legal and Health-economics to name a few. The pharmaceutical industry also allows him to work on therapies that he can be passionate about because of their unique impact on a disease and in improving patient quality of life. Manasse has worked on such diseases as addiction to heroin, prostate cancer, high cholesterol, hepatitis-C, and others.

What makes him special? Curiosity, discipline and ambition. Being curious by nature, it’s easy for me to pay detailed attention when I talk to people, there is always so-

RE

The more he travels, the more he feels Canada is a great country and Montreal is definitely one of

mething to learn when we take time to listen, and more importantly to hear what the other person is saying. I think we can achieve anything with good discipline because you just set your mind to it, develop a plan and then put the hard work to get it done. I do think I am ambitious. I like to accomplish things and surpass myself every chance I have. We should all have a goal in life to keep us motivated and passionate.❏

U TE MEN R C

T

RECRUTE DES JOURNALISTES

What keeps him moving? The fact that his job allows a constant learning of new things every day, regular travels to other countries, continuously solving problems and identifying new opportunities. In his off time, Manasse enjoys spending time with his wife and kids, and doing some fitness training (jogging, weights). He believes it’s important that his two little girls are exposed to stimulating things (people, languages, cultures, etc.) and enjoy life as much possible.

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agora@hec.ca

LES

TÉLÉX

Tu te crois

drôle?

Tu l'es peut-être ! Envoie tes Téléx sur www.isnhec.com/agora


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STAGE

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MON STAGE

À NEW YORK par Valérie Verrier-Diaconescu

Valérie a fait partie des quatre étudiants sélectionnés pour le programme de stage d’été de HEC Montréal « Work Experience in NY ». Elle rédige présentement un mémoire pour compléter une Maîtrise en Gestion Internationale. Taxis jaunes, limousines noires, trafic incessant, NYSE, gratte-ciel, restaurants chics, comédies musicales sur Broadway, magasins de vêtements griffés sur la 5e, lofts de millionnaires sur Park Avenue… New York est cela, et bien plus encore ! En mai dernier, j’ai fait un stage au sein de l’équipe de CGI, une firme de services-conseils spécialisée en technologie de l’information, ayant son siège social à Montréal et possédant plus de 100 succursales dans le monde. Leurs bureaux à New York sont situés au 36e étage d’un gratteciel qui en compte 60. De mon bureau, j’avais une vue exceptionnelle de la ville mais, aussi, du site dévasté des deux anciennes

tours du « World Trade Center ». Le dossier de ma chaise était muni d’une trousse de secours contenant une lampe de poche, des pansements, un sifflet et une carte détaillée. Ceci est une mesure de sécurité depuis 9-11 pour les employés travaillant dans les gratteciel. Tous les matins dans le « subway », je me faufilais à travers les huit millions de new-yorkais se rendant au travail. Je débarquais à la station « Wall Street », près des bureaux de CGI. J’ai été impressionnée de travailler dans ce quartier financier prestigieux, reconnu à travers le monde, où sont situées les plus

grandes institutions financières américaines et étrangères ainsi que la bourse de New York. Souvent, durant l’heure du midi, j’allais manger seule ou avec des collègues de CGI dans une petite allée, bondée de restaurants, située juste en face de Goldman Sachs, où tous les géants de la finance se retrouvent. À CGI, j’ai travaillé à la préparation des budgets prévisionnels pour 2008 pour le département spécialisé dans l’implantation de programmes informatiques pour le secteur bancaire des régions de New York et du New Jersey. J’assistais le contrôleur de CGI, dont les responsabilités sont de pla-


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nifier les revenus et les dépenses pour chacun des projets de ces deux régions. Mes connaissances d’Excel et d’Access m’ont permis de travailler rapidement sur une centaine de tableaux complexes tous reliés les uns aux autres qui me permettaient de visualiser les coûts budgétés. Ce travail demandait beaucoup de concentration et de minutie car une seule erreur aurait eu des répercussions sur de nombreux fichiers. Au cours des réunions avec les différents chefs de projets de CGI, j’étais témoin de nombreuses négociations dont les objectifs étaient d’atteindre un consensus sur chacun des budgets. Ces réunions m’ont permis de mieux comprendre la complexité d’implanter et de contrôler les coûts de projets de grande envergure. De plus, mes collègues de travail ont été très accueillants. Dès la première semaine de travail, ils m’ont invitée à aller jouer aux quilles et à assister à un match de baseball des Mets de New York. Habiter à New York coûte excessivement cher. Après de nombreuses recherches, j’ai réussi à trouver une chambre relativement abordable, en plein cœur de Manhattan, dans une résidence qui accueille

STAGE quelques 300 stagiaires venus de partout à travers le monde. http://www.websterapartments.or g Une fois habituée au bruit du trafic et à l’ascenseur collé à ma chambre, j’ai vraiment apprécié le fait que ma résidence était située sur la 34e rue, tout juste en face du "Madison Square Garden", de "l’Empire State Building" et du fameux magasin Macy’s. En compagnie de mes nouveaux amis, j’ai profité du toit de ma résidence, transformé en jardin, qui offrait une vue imprenable sur la ville et les feux d’artifice du 4 juillet, jour de l’indépendance américaine. New York est vraiment "la ville qui ne dort jamais". À toute heure du jour ou de la nuit, il y a de la circulation et de nombreux piétons sur les trottoirs. Le métro est en service continu et toujours bondé de monde. Chaque quartier est un petit village, avec des restaurants exotiques et des magasins souvent ouverts tard le soir. Dans le quartier bohémien « Greenwich Village », je n’ai pas manqué l’occasion de prendre un « cosmopolitan », le cocktail culte de l’émission américaine « Sex and the City » filmée à New York. Je suis également repar-

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tie avec une peinture du quartier Soho, qui est reconnu pour ses galeries et ses designers de mode. Tous les jours, j’ai roulé en vélo aux cotés des taxis jaunes sur l’avenue Broadway. Il est étonnant de voir qu’il y a des pistes cyclables sur toutes les grandes artères de cette métropole. À Times Square, j’ai célébré la Saint Jean-Baptiste avec près de 300 québécois, certains de HEC Montréal, rassemblés à un club « Hip » pour savourer une bière québécoise et écouter Pépé et sa guitare. J’ai été surprise de constater, qu’à New York, le network de la communauté québécoise est très actif. Le stage à CGI m’a donné la possibilité de développer des compétences informatiques et analytiques. J’ai pu y côtoyer des gens passionnés par leur travail qui m’ont fait profiter de leurs connaissances et qui m’ont aidée à m’intégrer au sein de leur équipe. Je remercie l’école HEC de m’avoir permis d’effectuer un stage aussi enrichissant dans une ville fascinante comme New York. Cette expérience en sol américain me sera très utile dans le futur, désirant faire carrière dans une entreprise d’envergure internationale. ❏


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ENVIRONNEMENT

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BIOCARBURANTS ?

« BIO », VOUS ÊTES SÛRS ? par Ali Yousfi

Utiliser de la nourriture pour propulser des véhicules motorisés, faire « pousser » du pétrole dans les champs, attendre de la nature qu’elle fournisse, vite, un nouveau carburant liquide indispensable à notre soif de déplacements… L’idée parait séduisante, rassurante. Cette « mode », née aux Etats-Unis puis largement diffusée au Brésil, se propage à vive allure : le monde entier se met à l’heure des biocarburants, sans toutefois mesurer les véritables impacts écologiques… La réalité est-elle, en effet, aussi verte qu’on le croit ? Réchauffement climatique, dépendance énergétique, épuisement du pétrole… Le contexte n’a jamais été aussi propice au développement des biocarburants. Les partisans du carburant « vert » ont de quoi convaincre : substituer l’or noir, dont les réserves s’épuisent, par un produit entièrement renouvelable, donc infini, sans rejeter dans l’atmosphère des gaz à effet de serre ; assurer une indépendance énergétique face à un Moyen-Orient instable. Irréfutables, infaillibles, les arguments ne manquent pas.

Un engouement mondial La ruée vers ces carburants issus des produits agricoles a démarré en trombe. Si leur consommation représentait en 2005 seulement 1% de la consommation mondiale de carburants pour les transports terrestres, on prévoit une explosion de la demande mondiale dans les dix prochaines années. De nombreux pays ont déjà misé sur eux. Le Brésil commence à exporter massive-

Remplir le réservoir d'un 4x4 avec 94,5 litres d'éthanol pur nécessite environ 204 kg de maïs, soit suffisamment de calories pour nourrir une personne pendant un an.

ment son or vert, le bioéthanol, issu de la canne à sucre. Aux Etats-Unis, on assiste à une campagne frénétique en faveur des biocarburants, après l’annonce du président George Bush qui promet de multi-

plier par cinq la production d’éthanol, issu du maïs, d’ici à dix ans. A l’instar de ces deux pays, l’Union Européenne entre à son tour dans la course, en autorisant un allègement des taxes sur les biocarbu-


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ENVIRONNEMENT

rants et en se fixant des objectifs comme le développement de « biofuels » qui devront représenter, en 2020, 10% des carburants consommés en Europe.

L’inquiétude des écologistes Cette fièvre de l’or vert se heurte cependant à un obstacle majeur : avec leur capacité fulgurante à épuiser les ressources naturelles, les biocarburants montrent déjà des signes dangereux pour l’homme et l’environnement. Premier souci : Il n’y a pas assez de terre pour faire rouler tous les moteurs du monde. Selon une étude parue dans la revue Foreign Affairs, « remplir le réservoir d'un 4x4 avec 94,5 litres d'éthanol pur nécessite environ 204 kg de maïs, soit suffisamment de calories pour nourrir une personne pendant un an ». Son usage croissant menace ainsi l'alimentation des 2,7 milliards de personnes dans le monde qui vivent avec moins de 2$US par jour. Le comité de l’agriculture de la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, tire la sonnette d’alarme face à la hausse des prix des matières premières. Au niveau mondial, les cours du blé et du colza se sont effectivement envolés. Au Mexique, le prix du maïs, aliment de base des tortillas, a augmenté de 30% en trois ans.

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Un désastre environnemental imminent En Malaisie, la forêt tropicale est rasée pour planter des palmiers à huile, une essence à fort rendement. Cette déforestation menace les orangs-outangs et grignote les terres des petits paysans. Les gouvernements encouragent une culture intensive pour atteindre les objectifs annoncés, mais cela nécessite un arrosage massif, plus d’engrais et de pesticides, de grandes quantités de pétrole pour les tracteurs, le transport, les usines… Paradoxalement, on estime que la production de biocarburants à partir de ces cultures énergétiques exige davantage d'énergie d'origine fossile que celle qu'elles produisent ! Pas sûr que le bilan énergétique total soit bénéfique… L’homme n’en finit donc plus de se remettre en question : après l’enthousiasme suscité par cette alternative au pétrole, après l’espoir de trouver une solution à notre consommation effrénée d’énergie, la réalité, dure, frappe à nos portes. Désormais, les écologistes préfèrent parler d’ « agrocarburants » plutôt que de biocarburants car, au fond, le biocarburant n’a-t-il pas de « bio » que le nom…❏

Toi aussi tu veux écrire un Telex ? Vas sur ww.isnhec.com/agora

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CHANTAL PARENT

ENTRE ÉMOTIONS ET AMBITIONS, UN FASCINANT PARCOURS…

ENTRETIEN AVEC CHANTAL PARENT par Ilham Guessous

Une voix. Un style. Un art. Chantal Parent est avant tout une musicienne hors pair. Très jeune déjà elle sentait vibrer en elle les notes de musique que sa maman jouait au piano. Le violon lui permit alors d’exprimer ses émotions dès l’âge de quatre ans. Toute sa vie, elle a baigné dans le monde musical, et son perfectionnisme l’a toujours poussé à aller de l’avant. En effet, Chantal nous confie que le chant était pour elle un défi. Sa motivation première était d’emprunter un chemin auquel peu de personnes peuvent accéder. Elle percevait le chant comme un moyen de s’accomplir par le talent et non par l’argent. Mais ce qui l’attirait par-dessus tout, c’est l’opéra : chanter avec d’autres artistes, l’interaction sur scène, le jeu théâtral. Son acharnement et sa performance artistique lui ont d’ailleurs valu de très bons rôles, tels que Michaëla dans Carmen ou encore Antonia dans Les contes d’Hoffman. Il convient cependant de préciser que le travail de chanteur ne se limite pas à pratiquer la voix, c’est aussi un incroyable travail sur soimême : savoir s’adapter à la musique, au contexte musical ou théâtral, aux autres artistes et à leurs visions différentes de l’œuvre, savoir maitriser la langue chantée. Les rôles joués sont parfois tellement forts qu’il faut également beaucoup d’efforts pour pouvoir contenir ses émotions et rester professionnel. Etre soliste demande donc beaucoup d’investissement en termes d’énergie et de volonté, mais le plaisir de chanter l’emporte sur tout. Les gens sont naturellement touchés par la voix humaine, et être chanteur permet de faire vivre des émotions fortes dans le public et de les partager en même temps.

Après un baccalauréat et une maîtrise en interprétation en chant classique à l’Université de Montréal, puis un diplôme de musique à Concordia, Chantal ouvre son école de musique, où elle enseigne en parallèle de ses nombreuses activités artistiques. En effet, en plus de sa carrière de soliste et de ses rôles d’opéra, elle continue à donner des concerts un peu partout dans le monde, et participe à des évènements musicaux, comme l’Orchestre Symphonique des Musiciens du Monde (OSMM) où elle est membre depuis presque deux ans. Mais son ambition ne s’arrête pas là, car elle lance sa propre entreprise de production de spectacles. Sa motivation : créer plus d’évènements dans la musique classique et promouvoir des spectacles lyriques, ce qui lui a permit d’ailleurs d’atteindre une certaine notoriété. Il lui faut alors assurer son rôle de productrice, mais également de chanteuse car elle participe à ses propres spectacles. Par ailleurs, le chant classique est un domaine extrêmement compétitif, malgré ce qu’on pourrait en penser. En tant que soprano, il faut réussir à se distinguer : trouver des rôles importants, se bâtir une crédibilité et une image irréprochable, s’entourer des meilleurs maîtres de chant et avoir dans ses poches un répertoire plein de contacts influents. Comme nous dit Chantal, « il faut savoir penser business ». C’est ainsi qu’elle a commencé à suivre des cours de gestion des organismes culturels à HEC, l’art n’étant pas, comme on peut faci-

lement l’imaginer, indépendant du monde des affaires. Ses cours l’ont alors amené à modifier sa vision et à penser plus en femme d’affaire. Elle est davantage proactive, et se voit actuellement comme un produit à exploiter de façon efficace. Elle mise beaucoup sur une image de distinction et d’élégance, car comme elle nous le confie, elle est très conventionnelle sur scène mais peut aussi faire preuve d’excentrisme. Chantal est réellement convaincue que concilier l’art et l’administration ne peut que l’aider à effectuer une meilleure planification et à posséder les bons outils qui l’aideraient à mieux se positionner, tout en restant sincère, intègre et authentique dans ses œuvres. Aujourd’hui, notre soliste a un nombre incroyable de projets à moyen et long terme. Son énergie et sa détermination sont des atouts considérables dans un monde où l’art n’est pas toujours synonyme de succès. Mais Chantal Parent possède avant tout une sensibilité d’âme et une générosité du cœur qui rendent ses chants encore plus émouvants, encore plus bouleversants, encore plus grandioses. Et c’est ce qui permet de distinguer une simple chanteuse d’une artiste accomplie et réellement touchante. ❏


Numéro 3 Octobre 2007

RAMADAN

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RAMADAN : PETIT GUIDE À L’ INTENTION DES PROFANES. par Samuel Many Cela fait maintenant quelques semaines que le jeûne du Ramadan a commencé. Partie intégrante du culte musulman, il demeure encore peu connu de la population et notamment de celle des étudiants de HEC. Il suffit de se promener dans les couloirs et d’interroger quelques personnes au hasard pour entendre toutes sortes d’idées reçues sur ce sujet : "Ah oui, c’est quand on ne boit et ne mange pas pendant 1 mois" ou encore "C’est tu pas quand t’as pas le droit de rire ou de crier ? "… Bref ; toutes sortes de stéréotypes qui pourraient créer de petits incidents culturels… Le but de cet article, à l’intention des profanes, est de décrire (brièvement) ce qu’est le ramadan et quels en sont les principaux concepts afin de transformer un peu plus les barrières culturelles en véritables ponts.

A qui s’adresse le ramadan ? Il est observé par tout musulman pratiquant, adulte et en bonne santé. Le Ramadan, commence le neuvième mois du calendrier lunaire islamique et se termine par l'apparition du croissant lunaire, le 29ème jour au soir (du mois de Chahbâne), ou, si les nuages le cachent, il faut compter 30 jours.

Le Ramadan, une dévotion coranique. Quatrième des cinq piliers de l’islam, le ramadan est défini dans la deuxième sourate du Coran (« La Génisse », II, 183185 et 187). D’après le texte, le jeûne du ramadan a été instauré afin que les croyants puissent cultiver leur piété ; le choix s’est porté sur ce mois particulier car c’est le mois durant lequel le prophète Mahomet a reçu la première des révélations divines (« L’Appel, al-Qurân, est descendu au mois de Ramadân », II, 185).

Le rituel du jeûne Le jeûne commence à la nouvelle lune du mois de ramadan et se termine à la nouvelle lune du mois de chawwal. Pendant la période du ramadan, le jeûne débute chaque jour à l’aube pour s’achever au crépuscule. Durant ce laps de temps, il est interdit aux musulmans d’ingérer tout aliment, toute boisson, d’avoir des rapports intimes ou à mauvais caractère. Si le jeûne diurne est obligatoire, la veillée est pour sa part recommandée. Chaque nuit en effet, lors de la rupture du jeûne, sont généralement récitées des prières rituelles, composées de longs passages du Coran. Un repas

(iftar) est servi après le coucher du soleil, un autre (sahur) étant pris le plus tard possible, avant l’aube et la reprise du jeûne. Cependant, le ramadan ne peut être réduit à un simple jeûne : cet exercice spirituel est une mise en condition pour une réflexion intérieure et une dévotion envers Dieu (Allah en arabe). Selon Bayhaqi, pieux musulman du XIe siècle, « C’est le mois de la patience, et la récompense de la patience est le Paradis. C’est le mois du don. C’est un mois dans lequel les ressources du croyant augmentent. Un mois dont le début est miséricorde, dont le milieu est pardon et la fin affranchissement du feu de l’Enfer. » (Bayhaqi, Anthologie du renoncement).

Les festivités du Ramadan ➢ LA « NUIT DU DESTIN » La nuit du 26e au 27e jour du mois de ramadan — pendant laquelle est survenue la première révélation divine — est appelée Lailat al-Qadr, « nuit du destin ». Selon le Coran (sourate XCVII, « La Puissance »), c’est au cours de cette nuit que Dieu a défini la course du monde pour l’année à venir. ➢ LA « RUPTURE DU JEÛNE » Les trois jours suivants la fin du ramadan — appelés l’Aïd elFitr, « rupture du jeûne » (de l’arabe Aïd « fête », et Fitr « rupture ») — sont célébrés par des prières et des festivités particulières. Voila, en espérant que ces quelques lignes vous ont permis d’en savoir un peu plus sur ce rituel, vous êtes maintenant parés, au courant mais surtout mieux informés afin de pouvoir nous comprendre un peu plus dans notre société multiculturelle.❏


Numéro 3 Octobre 2007

CHRONIQUE

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LA CHRONIQUE DE BENHAM’S LA FOLIE DES SERIES

par 11084416@hec.ca

Alors qui dit rentrée, dit Séries.... Et oui, la rentrée ce n'est pas juste une suite d'événements badants [retour de vacances - retour à l'école - travaux de groupes – intras - arrivée de l'hiver (Aaaaarrrgggghhh NON PAS L'HIVER !!!!)... Bref vous comprenez l'idée]. Donc oui, détrompez vous, la rentrée scolaire, sous certains aspects peut aussi être SUPER- TOP- GLAM- HYPE.... En un mot, la rentrée signifie aussi le RETOUR DES SERIES ! Techniquement, à quoi sert cet article ? Du point de vue de l’étudiant parfait de HEC qui lit le journal pour en apprendre plus sur l’international ou la vie de l’école (autrement dit le geek de base quoi !) : à rien !! Mais pour une fois qu'un sujet peut faire l’unanimité ou au moins, en passionner plus d’un, on va pas le lâcher! Donc les séries c'est trop cool, c'est une super bonne excuse pour pouvoir faire l'autiste, s'enfermer dans sa chambre et enfin, se retrouver avec nos amis d'un monde irréel... Oui je sais je vais loin, mais bon, après tout, j'assume ! (et je m’aime !) Ressortez tout l’attirail de base, les moments en solitaire avec son « kit-plateau-devant-la-téloche » sont de retour ! Moi je dis : vive les asociaux… Vous avez votre ordi prêt a télécharger à fond, acheté un bon système de son, mit un cadenas sur la porte de votre chambre, préparé psychologiquement vos colocs à ne pas vous déranger (sinon ils vont prendre cher… faut les prévenir tout de même !) et ressorti/acheté votre plateau (Elément essentiel sans lequel la soirée n’est pas DU TOUT la même. Si si je vous jure ! Si le plateau vous fait défaut, prenez directement la direction du Dollarama). Pour commencer, rendons à César ce qui lui revient, honorons ABC (raison suprême de mon obsession) et les autres grands networks américains comme NBC, HBO, CW… Si vous commencez à trembler (car là, on entre vraiment dans le sujet des séries), si vous sentez des palpitations, ou une quelconque forme de jubilation, ne vous en faites pas... Tout d'abord, ce n'est pas grave (Regardez moi, je suis

pareil, aucune raison de s'inquiéter... Non je vous assure, AUCUNE!), et puis surtout, ce n'est que le commencement du bonheur… Maintenant passons à ce qui en émoustillerait plus d'un en ce mois d’octobre. THE PREMIERE WEEK. Imaginez un monde de nourriture (pour les gourmands), un monde de vodka (pour les alcoolos), un monde de bibli (pour les geeks), et bien là, c'est à peu près pareil, une semaine entière avec que des épisodes de séries qu'on attend depuis mai !!!! YOUPI finies la pénurie et les redif’! Allez, c'est parti, embarquez donc dans mon monde ! (Mais nooooon n’ayez pas honte !) Parmi les séries les plus attendues et dont les premiers épisodes ont été diffusés fin septembre notons tout d’abord Grey's Anatomy qui est arrivée en grande pompe ! Heroes, dont la première saison l’an passé en a rendu plus d’un fou, va frapper fort cette année encore. D'autant plus que cette année, de nouvelles recrues se joignent aux protagonistes, dont Kristin Bell (la jolie blonde de « feu Veronica Mars » qui a refusé un rôle dans Lost) qui jouera la grande méchante de la saison deux... Aussi, à ne surtout pas rater, la seconde saison de Brothers & Sisters. Pour ceux qui ne connaissent pas il s’agit des aventures d’une grande famille mais en version dramatique (prévoir des mouchoirs pour les midinettes !). Bon il y a bien sûr Lost qui revient pour une n-ième saison (qui j'espère sera meilleure que les précédentes !).... Par contre sur le thème "je pars en cacahuètes total", la série ne reprend que le 7 février ! Allez savoir, il ne nous reste plus qu’à espérer que ça leur laissera le temps de se rattraper des deux dernières saisons qui, il faut l’avouer, ont été sérieusement moyennes ! Les Desperate Housewives sont aussi au rendez-vous avec une nouvelle femme au foyer et un nouveau couple… gay !

Sinon ma série Drôle préférée, 1) avec un D majuscule, 2) je peux AUSSI aimer des trucs drôle!), Ugly Betty... Pour ceux qui ne connaissent pas Betty, c’est une grosse moche avec des grosses lunettes et un appareil dentaire qui travail dans LE magasine de mode de NYC… Ensuite, nouvelles séries à faire leur apparition : Private Practice (spin off prometteur de Grey's, avec comme personnage principal Addison Sheperd) et Gossip Girl (adaptation du bouquin que toutes les nanas encore ados dans leur cœur –ou dans leur tète !- ont dû lire). Ca promet du lourd : même créateur que The O.C., casting pas mal fou… Parfait pour toutes les filles de HEC qui se sentent seules dans les soirs d’hiver ! Puis c’est top car c’est une série qui vit essentiellement sur des potins des jeunes riches de NYC… C’est un peu comme les Télex du journal Agora… Gossip, Gossip, Gossip, Gossip… Voilà je pense que je n'ai rien oublié... Pas la peine de me parler de Prison Break, j’ai horreur de cette série, et j'assume !!! Faut bien prendre position après tout ! Sinon pour les fanatiques de séries, je vous conseille les sites de NBC et (surtout) celui de ABC sur lesquels vous retrouverez des extraits inédits des épisodes à venir et des reportages exclusifs. Moi, malade mental? Non...❏

MEMO Heroes Private Practice Gossip Girl Ugly Betty Grey's Anatomy Desperate Housewives Brothers & Sisters Lost

NBC/lundi/21h ABC/mercredi/21h CW/mercredi/21h ABC/jeudi/20h ABC/jeudi/21h ABC/dimanche/21h ABC/dimanche/22h NBC/7 février/22h


Numéro 3 Octobre 2007

DÉTENTE

Sudoku

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BD

DÉTENTE La règle du jeu est simple :

UN SOUPERCONFÉRENCE ?!

Chaque ligne, colonne et région (sous carré de 3x3 carrés de base) ne doit contenir qu'une seule fois tous les chiffres de un à neuf. Formulé autrement, chacun de ces ensembles doit contenir tous les chiffres de un à neuf.

Niveau

Facile Solution :

Niveau

Difficile Solution :

BD par Julien Perret


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ÉVÉNEMENT SPORTIF

Numéro 3 Octobre 2007

RAID 4L TROPHY par Aurélia Coirard

Le 4L Trophy, c’est quoi ? Créé en 1997, le 4L Trophy est le plus grand évènement sportif étudiant européen à but humanitaire. Il se déroule chaque année pendant dix jours à la mi-février. Pour la 11ème édition du 4L Trophy 2008, qui débutera le 14 février, 1200 équipages d’étudiants s’élanceront pour un périple de plus de 6000 km entre Paris et Marrakech en … mais c’est aussi un événement sportif Renault 4L. VOUS POUVEZ PARTICIPER ! Cette expérience audacieuse permet aux étudiants participants de réaliser un projet, soit en accord avec leur formation, soit envisagé comme un défi et une aventure humaine. Dans tous les cas, c’est une occasion de valoriser son cursus scolaire, grâce à une expérience complète de construction d’un projet, qui

représente plusieurs mois d’investissement et de nombreuses démarches auprès des entreprises pour trouver des sponsors.

L’objectif est humanitaire… Le 4L Trophy, événement organisé par Désertours et l’Ecole Supérieure de Commerce de Rennes, a pour objectif de scolariser des milliers d’enfants du sud Marocain. Toutes ces 4L servent à acheminer 50Kg de fournitures scolaires (au total plus de 35 tonnes) qui seront distribuées par l’intermédiaire de Ligue Marocaine de Protection de l'Enfance, un programme soutenu par l'Unicef. Depuis le premier raid, les étudiants participants au 4L Trophy ont ainsi aidé à la scolarisation d'environ 10 000 enfants.

Le rallye consiste en une course d’orientation avec des arrêts dans les villages imposés afin de distribuer les fournitures. Il n’y a aucune notion de vitesse. En effet, les meilleurs sont ceux qui ont le moins de kilomètres au compteur pour rejoindre les étapes journalières, et qui ont donc le mieux surmonté les nombreuses difficultés rencontrées : neige, sable, cours d'eau, passages de dunes et de cols…sur environ 700km de pistes.

Une manifestation d’envergure Avec 1000 équipages au départ en 2007, et 1200 prévus en 2008, le 4L Trophy est devenu le premier rallyeraid européen par le nombre de participants. Ce raid est d'ailleurs de plus en plus médiatisé que ce soit par la presse écrite, la radio ou la télévision. Des milliers de personnes viennent aussi admirer les fameuses 4L lors du départ.

Comment s’inscrire ? L’inscription s’effectue sur internet à l’adresse www.4ltrophy.com jusqu’au 20 décembre 2007. Voir les conditions sur le site.❏

Agora | Octobre 2007  

Numéro 3, Volume 5