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Agnès Cappadoro plasticienne


Agnès Cappadoro 11 rue henri biron 78300 Poissy

06 19 53 74 61 agnes@agnescappadoro.com www.agnescappadoro.com

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BIOGRAPHIE Née en 1972. Vit et travaille dans la région parisienne

De formation littéraire, Agnès Cappadoro s’intéresse à la relation que le corps/sujet entretient avec son milieu. Elle travaille à fictionner ce corps dans son territoire, dessinant un lieu réinventé pour un corps relu.Utilisant le texte, la photographie, l’installation et le multimédia, elle travaille autour des concepts de paysage, d’utopie et travaille de plus en plus à mettre en image un cinéma « sans cinéma », sans mouvement, sans équipe et sans scénario. Parfois humoristique ces travaux sur le cinématographique sont des points d’entrée dans la fiction.

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TRAVAUX/WORKS

2009

Un bel Après-Minuit •

2009

Proche et lointain / Near and far •

2008

Espace sociable •

2008

La fin du Monde qui vient •

2003

2009 - Ensilence •

Installation, site internet expérimental

2006

Noli me tangere •

Installation, livre

2005

2009 - Cinéma(s) •

Photographies

2007

Oniropolis en géodésie •

2007

Le Dit du Senti •

2006

Terre-peaux •

2005

Les inquiètes •

2004

Le Veuf et l’inconsolée •

Installation, Photographies, livre Photographies, livre

Photographies Aquarelles et photographies, livre

Photographies

Installation vidéo

Photographies Installation interactive et numérique Livre

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CV EXPOSITIONS PERSONNELLES, COLLECTIVES ET BOURSES 2009

AFFORDABLE ART FAIR • Amsterdam •

2009

AFFORDABLE ART FAIR • Paris • Galerie Véronique Tabaka • ONIROPOLIS & NOLI ME TANGERE

2009

AFFORDABLE ART FAIR • Bruxelles, BELGIQUE •

2008

CITÉ INTERNATIONALE DES ARTS • Paris •

2007

Galerie Zukunftslabor • Stuttgart, ALLEMAGNE •

2006

LIL’ART • Les Lilas •

2006

Festival Mon OEil • Viry-Chatillon •

2006

Aide Individuelle du Centre National des Arts-Plastiques

2005

Lil’Art • Les Lilas •

2005

Galerie Jardin • Paris XIV

2004

Galerie le Marchand de Sables • Paris XI

Galerie Véronique Tabaka •

Installation photographique •

Galerie Véronique Tabaka •

Exposition collective •

ONIROPOLIS

AILLEURS

Exposition collective •

HEIMAT

Noli me Tangere

Installation numérique •

Installation photographique et vidéo • ème

UN BEL APRES-MINUIT

Espace Sociable

Peintures, photos et carnets • ème

Pandore

Papiers-Peaux I

Dessins •

Faiseurs de rêves

SUR INTERNET 2007

INCIDENT •

2005

Archée •

2002-2009

Site personnel •

2005-2008

Blog Chronotes •

http://www.incident.net/

art numérique • thème le détail •

http://www.archee.qc.ca/

art numérique •

LE DIT DU SENTI

Inquiet Vertige

http://www.agnescappadoro.com/ http://www.agnescappadoro.com/ chronotes

PUBLICATIONS & livres d’artistes 2008

NEAR AND FAR • Tirage unique sur papier Mat archival et Tetenal duo, Format fermé : 15 x 21 cm,

format ouvert : 21 x 840 cm - Reliure dos carré collé.

2006

NOLI ME TANGERE • Tirage unique sur papier Mat archival, pliage accordéon.

Format fermé : 15 x 21 cm, format déplié : 21 x 840 cm - épaisseur 5,5 cm - Reliure carton et papier ciré.

2004

LE VEUF & L’INCONSOLÉE • Tirage unique

INTERVIEW 2006

Revue Online •

2006

Interview à l’occasion du festival Mon oeil •

http://perso.orange.fr/lartestpublic/NewAEP/numero2/DitDuSenti/LeDitDuSenti.html

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http://www.ville-viry-chatillon.fr/


« Nous ne regardons pas la réalité,  mais un monde contaminé  par l’interprétation et la signification,  c’est-à-dire une réalité dilatée  par les vides et les blancs » ROSALIND KRAUSS

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Démarche Paysage : espace qui pousse à regarder le plus loin devant soi et force à déboucher les horizons. J’ignore si cette définition du paysage préexiste à mon intérêt pour ce sujet ou si elle s’est construite petit à petit, mais c’est indéniablement ce qui, aujourd’hui, me porte à approfondir cette recherche. Ce paysage qui ne se donne à voir qu’en lien avec le météorologique, le géographique, le cartographique et qui s’appréhende par une déambulation attentive. Et c’est parce qu’il n’y a, pour moi, pas de paysage sans conscience d’un avenir que j’ai commencé à travailler cette notion en la liant à celle du deuil (Le Veuf et l’Inconsolée, Near and far). Pour les traverser il me fallait porter mon regard le plus loin possible en avant et inscrire ceux qui venaient à manquer dans un vaste paysage ; l’un dissolvant l’autre pour le grandir et le cristalliser. Du paysage, le glissement s’opère jusqu’au territoire

où l’homme s’hydride avec le milieu et dessine un espace, une zone dont il est l’acteur, le témoin et l’échelle. Je cherche où se dévoile le mieux cette interaction homme/milieu, et c’est à la frontière – toutes les frontières - que je le trouve, dans cet interstice de frottement entre les êtres, entre les êtres et leur environnement (Espace Sociable, Oniropolis, Terre-peau) où se dévoile quelque chose d’incertain et d’un peu inquiétant. Dans un autre volet de mon travail, je prolonge cette recherche sur ce qui est incertain et bien souvent fragile et j’y observe - en les vivant - de permanentes métamorphoses (les Inquiètes, Noli me tangere, le Dit du Senti). Tout mon travail résulte d’une sorte d’étonnement philosophique sur ces métamorphoses et les constants rééquilibrages qu’elles demandent. C’est donc en changeant qu’on ne devient pas fou ? et

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c’est en changeant qu’on le devient aussi ? et c’est dans ce bain constant d’incertitude que germe l’inquiétude. Cette démarche s’élabore formellement dans une hybridation des médiums et des pratiques, par une recherche sur le fragment (le Dit du Senti, Ensilence), la fiction (Untitled, Fictions d’août à décembre) engendrée par des rapprochements sémantiques qui cherchent à donner naissance à un cinéma « sans cinéma »(cinéma(s)), une fiction sans véritable narration mais qui s’emparerait de personnages conceptuels l’arpenteur, l’imposteur, le bipolaire…. – pour générer une histoire capable de produire de l’histoire qui produit de l’histoire. Au final, un espace d’imaginaire auto-engendré où celui qui regarde est celui qui crée l’histoire qu’il se raconte. ( Losing territories, Untitled, Fictions d’août à décembre).


installation photographique

un bel après-minuit 2009

À la suite du décès de sa femme, un homme fait une promenade avec sa fille sur la plage. Sa silhouette évoque celle d’un personnage de Tati, mais le traitement de l’image renvoie au chagrin et à quelque chose d’un peu inquiétant. Tragi-comique et infiniment triste, ce cheminement est aussi un travail sur une marge ; celle du littoral. Frontière entre le solide et le liquide, bord de monde, extrémité. Quand, sur une des images, le personnage tournant le dos à l’océan, le dos voûté, semble regarder la terre avec perplexité, c’est bien qu’il est sur la marge, en hésitation… Prêt à choisir, mais choisir quoi ? La terre solide, ferme et sûre mais où le corps de sa femme, désormais repose et donc témoin d’un passé dont il faut faire table rase, ou la mer, fluide, fuyante, effrayante, bleue d’inconnue et d’angoisse, mais aventureuse et tournée vers l’avenir ? Le personnage c’est autant cet homme au chapeau - un peu voûté et tellement triste - que les confins lui-même - le périmètre de la plage - où se meut une multitude tantôt riante, tantôt hostile, incongrue de soleil et de nudité, d’attente et de vacance... L’homme et le paysage… Uni dans un même chagrin et une même volonté d’aller de l’avant. Les autres et la vie… Deux cotés pour choisir… Le titre – Un bel Après-Minuit – fait référence à un poème de Robert Desnos et dans un autre registre à la nuit américaine, procédé cinématographique grâce auquel on crée de la nuit en plein jour. Il situe aussi l’histoire du coté de l’ambivalence ; la souffrance transmuée en douce mélancolie, en joie peutêtre, en comique parfois comme le dit cette image de l’homme sautant les pieds joints. Ce projet est également une réflexion sur la détérioration de l’image. Réalisé avec un iPhone, un appareil extrêmement technologique, mais dont l’optique a été détérioré par l’usage d’un verre en plastique, l’image a subi un passage de prisme en prisme, s’est détériorée à chaque post-traitement jusqu’à rejoindre une imagerie de photo-povera… L’installation crée par un jeu d’encradrement en boites et fenêtres un rapport physique de recherche de la vision. L’empêchement de voir crée la nécessité de regarder. L’installation 7 boites : 5 triangulaires, 2 rectangulaires - Format divers

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LES PHOTOGRAPHIES existent en 25 x25 à l’unité et 15x15 en série de 3 encadrées en caisse américaine.


Installation Un bel Après-minuit

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LIVRe

Proche et lointain 2009

Chacune des photographies de Near and far a été obtenue de haute lutte contre la météorologie. Pour les faire, il a fallu lutter contre les éléments ; la pluie, le brouillard, la grêle, de l’eau sans fin, de l’eau à profusion et le froid en plein été… Alors qu’en France, c’était la petite canicule… Et lorsque voir la ligne d’horizon, qui était mon programme n’a plus été possible, j’ai choisi un horizon plus proche de moi, j’ai pris appui sur le sol, au plus près, travaillant dés lors à départager le proche du lointain. Editées et choisies lors d’un deuil, elles évoquent un état d’âme et sont une méditation sur le deuil, le proche et le lointain, le présent et l’absent. Ces paysages sont habités de solitude.

le livre Prévu en 8 tirages numérotés, signés.

Dos cousu carré collé sur tétenal duo

Format ouvert : 29 cm x 45 cm/ Format fermé : 14,5 cm x 45 cm

Couverture tirée sur papier fine Art 300 g.

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Livre Proche et lointain / Near and far

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installation photographique

ESPACE SOCIABLE 2009

C’est une nouvelle ville pour moi, qui n’en connais rien. Espace sociable, zone de frottement, zone de friction... Et où est-ce que ça frotte le plus ? Sur les bords... Dans les marges... Autour. Sur les bords de la ville. Mais cette limite elle-même est insaisissable, variable d’un individu à l’autre ; nous n’habitons pas cette zone frontière, tous, de la même manière. Pour les uns : zone d’insécurité, pour les autres : espace liminaire d’une aventure potentiellement nouvelle, pour d’autres encore zone de marge et d’éventuelle fantaisie, pour moi indéniablement : zone de poésie. Je voulais apprendre à connaître ma ville et je voulais entrer en résonance avec ses habitants et je voulais faire de la photographie, une photographie sensible et je voulais un programme, un cahier des charges. Alors, j’ai recommencé Espace sociable avec un nouveau volet : «les bords».

TIRAGES 20 photographies en 35x25 sur papier brillant + 20 définitions sur Archival Mat paper, encadrés sous cadre noir.

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ARÊTE [].n.f.(XIIe; lat. arista). I. Bot. Barbe de l’épi de certaines graminées. 1° Tige du squelette des poissons osseux. II. Grande arête : la colonne vertébrale du poisson. Sardines sans arête. — Arêtes, les côtes qui en partent. S'étrangler avec une arête. 2° Par anal. Ligne d'intersection de deux plans. Les arêtes d'un cube. L'arête d'un toit (V. Arêtier, arêtière). Arête du nez. — Archit. et Charp. Une pierre, une poutre taillée à vive arête. Arête d'une voûte : angle qu'elle forme avec un mur ou une autre voûte. Voûte d'arête. V. Voûte. — Géogr. Arête d'une chaîne de montagnes, ligne d'intersection des deux versants. « L'arête vaporeuse du Djebel-Amour se découpait sur un ciel d'une extraordinaire transparence » (Fromentin).

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BORD [].n.m.(Bort, 1112; frq. °bord « bord d'un vaisseau » ). I. 1° Extrémité supérieure de chaque côté du bordage d'un navire. V. Bâbord, tribord. Navire de haut bord : haut sur l'eau. Jeter par dessus bord : à la mer. 2° Chaque côté du navire, considéré par rapport au vent. Bord au vent, sous le vent. Virer de bord. 3°. Distance parcourue par un voilier entre deux virements. (V. Bordée, 3°.) Tirer des bords. Bords plats, carrés, qui ne font pas progresser le voilier dans la direction du vent. 4° Par ext. (À, De, Du borD). Le navire lui-même. Monter à bord (V. Abordage). « Le capitaine me prit à son bord avec mon domestique » (Chateaub.). Hommes du bord : l'équipage. Journal, livre de bord. : compte rendu de la vie à bord tenu par les officiers de quart. Le capitaine est maître à bord après Dieu. — Par ext. Se dit des voitures, des avions. « Le mitrailleur à bord de l'appareil » (St-exup.). ◊ tabLeau De borD. V. Tableau 5°(1849). Fig. Être du bord de qqn. Nous sommes du même bord : du même parti, de la même opinion. « Elle n'avait point de repos qu'elle n'eût fait se rencontrer chez elle ses amis de bord opposé » (Ste-beuve). II. (XIIe) 1° Contour, limite, extrémité d'une surface. V. Bordure, coté, limite, périphérie, pourtour. Le bord de la mer. V. Côte, grève, littoral, plage, rivage. Le bord, les bords de mer. Passer ses vacances au bord de la mer. — Le bord d'un fleuve, d'une rivière. V. Rive; berge. — Le bord d'un fleuve, d'une rivière. V. Lisière, orée. Le bord de la route. V. Côté. — Le bord d'une table. Verre plein jusqu'au bord. Plein à ras bord. — Bord d'un vêtement ; bord ourlé, festonné. Loc. adv. borD À borD, en mettant un bord contre l'autre, sans les croiser. Adj. Manteau bord à bord. ◊ Bord des paupières, d'une plaie. 2° Spécialt. Partie circulaire d'un chapeau, perpendiculaire à la calotte. Chapeau à large bord ; à bord baissé, relevé, roulé.

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installation photographique

ONIROPOLIS 2009

Sur un corps d’homme, sur un corps de femme (un ventre, une nuque, un dos, près d’un sexe...) sont dessinés ou incrustés numériquement, une ville imaginaire, une carte des vents, un plan de forêt ou de pays, autant d’utopies transportables. Leur rassemblement constitue une sorte de géographie des rêves... Il s’agit de faire sortir du corps cet espace imaginaire, cette utopie personnelle, ce lieu intime, de le faire émerger lentement, sous la peau, puis dessus, palpitant au milieu des veines, des accidents du corps. au travers des dessins très codifiés de la cartographie s’expriment les rêves inconscients, les désirs et les projections. Ainsi se transforment en refuge les lieux où se développent nos angoisses, le corps s’y fait territoire. Territoire de l’intime. Cartographie d’un corps qui se dévoile.

Renseignements techniques Photographies x8 , 50 x 60 cm contrecollées sur dibond numérotées signées

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installation

Noli me tangere 2009

Noli me tangere sont les mots prononcés par le Christ à sa mère et aux femmes qui l’accompagnaient le jour de sa résurrection. Noli me tangere cela veut dire « Ne me touche pas ». Noli me tangere sont les mots que je veux prononcer, là maintenant, vivante et à tous. Parce que de « Ne me touche pas » à « Ne m’émeus pas», « ne me brutalise pas », il n’y a qu’un tout petit pas à franchir et une longue supplique à déployer. Ce sont les mots que nous prononçons tous intérieurement, pour nous protéger du monde, nous extraire de sa violence, nous garder de son invasive corrosivité. C’est le mantra absolu, la méthode coué, le talisman dérisoire. Rassemblées dans les grains transparents d’un rosaire géant, les phrases impératives de notre protection se superposent à ce avec et par quoi l’on se protège d’autrui ; écran grillage, frontière… Dans ces hublots sombres se forment des cocons de confort où la menace reste tapie. L’image passée au tamis d’une pixellisation par l’écran crée une distance supplémentaire, au-dessus de laquelle des phrases-pistes proposent plusieurs lectures sans les clore ou les restreindre. Disposé autour de mains en prière, ce rosaire qu’aucun doigt n’égrenera interroge sur le dispositif d’auto-persuasion de la prière, de toutes les prières, car toutes les religions ont leur chapelet, tous les individus leur propre machinerie défensive et tous les humains leur besoin d’une trêve dans le chaos.

INSTALLATION Bulles, ficelle et tissu

LIVRE 15x21 cm - Pliage accordéon,

150x150x150 cm

longueur déplié : 840 cm, épaisseur : 5,5 cm -Tirage unique

Socle en cours de fabrication

juin 2006, sur papier Mat Archival, reliure carton et papier ciré.

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photographie

cinema(s) 2009

Arrête, tu m’étranges !

Collages d’instants divers, hors contexte. « Arrête, tu m’étranges »  et « Je sais quoi faire ». Mais aussi toute une série d’images qui n’ont pas trouvé place dans une geste particulière mais qui ne sauraient être évacuées.

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Je sais quoi faire - une réponse définitive à Jean-Luc !

Sur la plage, Marianne dans «Pierrot le fou» de Jean-Luc Godard, répète inlassablement : “ Qu’est ce que je peux faire ?J’sais pas quoi faire ! Qu’est ce que je peux faire ? J’sais pas quoi faire ! Qu’est ce que je peux faire ? J’sais pas-quoi faire ! Qu’est ce que je peux faire ? J’sais pas quoi faire ! Qu’est ce que je peux faire ? J’sais pas quoi faire !” Altman lui a cloué le bec.

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PROJETS ANTERIEURS à 2007

2007 -

Le Dit du Senti – installation vidéo

Amoncelès, les uns sur les autres, neuf écrans diffusent de très courtes vidéos en boucle. Dans chacune d’elle, un fragment de corps de femme se meut lentement. L’ensemble est un portrait de femme. Multiple, composée, « couturée » elle est une expression possible d’une femme possible ou de plusieurs femmes potentielles, en butte aux tracasseries des rapports humains. Parcellaire, cette femme en morceau dit la pression des autres femmes sur elle : mères, amies, connaissances, collègues, femmes ennemies par hasard, ennemies sans conscience. Portrait de femme. Multiple, composée, « couturée » elle est une expression possible d’une femme possible ou de plusieurs femmes potentielles, en butte aux tracasseries des rapports humains. Parcellaire, cette femme en morceau dit la pression des autres femmes sur elle : mères, amies, connaissances, collègues, femmes ennemies par hasard, ennemies sans conscience. Fragmentaire, la parole y est comme les êtres, en petites touches, le mal est fait…

2006 -

Terre-peaux – Photographies

Au départ, il s’était agi de photographier ce qui affleure, ce qui pousse, malgré tout dans les interstices laissés vides. Très vite la terre s’est montrée peau... 2 tryptiques 60 cm x 180 cm

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PROJETS ANTERIEURS à 2007 (suite)

2005

- Les inquiètes – installation interactive et numérique

Pandore : Une nouvelle lecture du mythe de Pandore. Pandore, c’est Eve avant Eve, c’est déjà la femme coupable, avant l’Eden, avant la côte, avant la pomme... C’est par elle tous les maux du monde... Et par elle l’humain révélé.

Inquiet vertige : Sur l’écran, le bas d’un visage, sans les yeux. Visage étonné, dubitatif, inquiet. Le titre constitue le premier indice de lecture de ce travail : “L’œuvre d’art est une inquiétude exposée”... Le spectateur clique sur une série de mots en lien avec l’inquiétude qui se projette vers lui plus ou moins rapidement et réagissent à son rythme d’intervention... D’abord frustré par une sorte de vide, l’utilisateur comprend qu’il peut jouer avec l’oeuvre, qu’il peut se laisser happer par elle dans un rapport quasi-hypnotique. Il se retrouve ainsi face à ses inquiétudes, face à une liste mouvante qui se fait constat d’impuissance...

2004

- Le veuf et l’inconsolée – livre

Le Veuf et L’Inconsolée est le récit d’un deuil à la fois tranquille et inquiet. Tranquille, parce que c’est le deuil de plusieurs mois, de ma grand-mère maternelle ; inquiet, parce que c’est aussi, en quelque sorte, la chronique d’un deuil annoncé ; celui de mon très, très cher grand-père. Le Veuf et L’inconsolée est aussi une méditation sur le paysage, sur la relation très subtile, très intime qui nous relie aux paysages de notre enfance. Le paysage ici est intrinsèquement lié à l’état d’âme. Le cheminement, de la maison à la plage, fait apparaître des couples, des binômes… comme le portrait de l’un dit l’absence de l’autre ; comme le paysage, en déployant ses grands espaces et ses chemins isolés, dit l’espace étriqué où il vit ; comme les objets qu’il collectionne disent le vide laissée par l’aimée ; comme la plage renvoie à la banlieue ; comme la mer appelle la terre où elle est enterrée…

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PROJETS A VENIR

2010

- FICTIONS D’AOUT à DéCEMBREe – livre

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Agnès Cappadoro 11 rue henri biron 78300 Poissy

06 19 53 74 61 agnes@agnescappadoro.com www.agnescappadoro.com

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Agnès Cappadoro - plasticienne  

Présentation du travail de la plasticienne Agnès Cappadoro. De formation littéraire, celle-ci s’intéresse à la relation que le corps/sujet...

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