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Dossier spécial "égalité des chances"

S OL E O

S OL E O Le magazine de l'agence Europe-Education-Formation France

25, quai des Chartrons F - 33080 Bordeaux cedex tél. +33 (0)5 56 00 94 00 fax. +33 (0)5 56 00 94 80 www. eu ro pe-educa tion-forma tion.fr

Diffusion gratuite Édité avec le soutien financier de la Commission européenne. Le contenu de cette publication et l’usage qui pourrait en être fait n’engagent pas la responsabilité de la Commission européenne.

Impression : SODAL, 33210 LANGON

ISSN 1634 - 443X

formation

education

EUROPE

SOLEO

Août 2007

Zoom sur... Le programme Leonardo da Vinci


So 3

Editorial de Sonia Dubourg-Lavroff

4

Osez l'Europe ! Comenius - Une suédoise parmi les évaluateurs français Le supplément au diplôme Europass - Réussir sa mise en place Leonardo da Vinci ou Leonardo ? Académie de Bordeaux - Les enseignants se forment à l'Europe en continu

SOLEO Directrice de la publication : Sonia Dubourg-Lavroff

e r i a m m

9

Directeur adjoint de la publication :

Zoom sur... Leonardo da Vinci - S'orienter dans le nouveau programme

Christian Roger Rédactrice en chef :

Toulouse > Londres en section européenne (lycée professionnel Le Mirail - Toulouse) Nouveautés Leonardo - Les partenariats - Les visites préparatoires

Dominique Ardiller Comité de rédaction : Christelle Coet - Amette,

Les travailleurs sociaux bénéficient de la mesure " transfert d'innovation " Les clés de la réussite

Marie-Pierre Chalimbaud, Sandrine Dickel, Didier Ferrasse, Valérie Houvert, Marie-Geneviève Picart, Maritxu Skawinski Maquette : Julia Robisco

13

Illustrations de couverture : affiches réalisées dans le cadre du concours “ Erasmus a 20 ans ! ” - 2007 De gauche à droite : Mathilde Berthomier, Sarah Bourget, Morwenna Moal, Xavier Langelle, Florence Weiser, Roland Frack, Charles Badi, Betty Bergoin Crédit photo : JUPITERIMAGES

Magazine imprimé sur papier écologique, blanchi sans chlore, imprimeur labellisé Imprim’vert

Editorial

s s info e l s te z tou r le site e v u n.fr o Retr Soleo su n-formatio r io de ette ucat ewsl e-ed n p a o l r .eu sà www -vou lash ! z e n F Abon Soleo

Dossier spécial - "Égalité des chances" Comenius " booste " élèves et parents (collège Albert Jacquard - Caen) L'insertion par l'apprentissage des langues (Conseil général du Val-de-Marne) Grundtvig - La VAE garantit l'emploi Erasmus - Des BTS agricoles franco-anglais uniques en France

19

Sonia Dubourg-Lavroff, directrice de l'agence Europe-EducationFormation France

C’est revêtu des plus belles couleurs des créations graphiques d’étudiantes et d’étudiants de France et d’ailleurs, que Soleo 16 vous est offert !

développement durable. Il sera désormais réalisé en papier et encre écologiques, dans la ligne que nous avons adoptée pour l’ensemble de nos activités quotidiennes.

Nous devons ce cadeau magnifique aux artistes d’un jour ou de toujours qui se sont exprimés avec force à l’occasion du concours, « les vingt ans d’Erasmus », que l’agence a organisé en cette année anniversaire.

Le dossier est consacré à l’égalité des chances, autre défi que l’Europe relève aussi. Nos programmes participent à la conquête de cet idéal en proposant à tous les publics d’accéder à d’autres cultures, à des langues d’Europe, à des projets communs basés sur la tolérance et le partage.

Le 18 octobre prochain, pendant les Rencontres européennes de l’enseignement supérieur, les hautes autorités de la Commission européenne nous feront l’honneur de remettre aux lauréats les prix récompensant leur talent. Nous serons nombreux - et avec vous - à célébrer dans la joie et la réflexion, Erasmus et les autres programmes européens destinés aux étudiants et à l’ensemble de la communauté éducative de l’enseignement supérieur, dans sa diversité, sur le thème du défi de l’emploi. Nous vous invitons chaleureusement à nous rejoindre à Bordeaux en octobre (inscription sur notre site www.europe-educationformation.fr). Soleo s’est aussi mis à la couleur du

Quant à l’équipe de l’agence Europe-Education-Formation France, elle a vaillamment relevé le défi de la mise en œuvre depuis janvier 2007 du nouveau programme « Education et formation tout au long de la vie ». Ce programme est aujourd’hui en marche ; nous vous présentons dans ce numéro ses premières réalisations. Toutes ses pépites ne se découvriront pas en un jour mais au fil du temps et… des prochains Soleo ! Bonne lecture à tous !

Actualité Les résultats du concours national d'affiches " Erasmus a 20 ans " 3


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Editorial de Sonia Dubourg-Lavroff

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Osez l'Europe !

Sonia Dubourg-Lavroff

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Directeur adjoint de la publication :

Zoom sur... Leonardo da Vinci - S'orienter dans le nouveau programme

Christian Roger Rédactrice en chef :

Toulouse > Londres en section européenne (lycée professionnel Le Mirail - Toulouse) Nouveautés Leonardo - Les partenariats - Les visites préparatoires

Dominique Ardiller Comité de rédaction : Christelle Coet - Amette,

Les travailleurs sociaux bénéficient de la mesure " transfert d'innovation " Les clés de la réussite

Marie-Pierre Chalimbaud, Sandrine Dickel, Didier Ferrasse, Valérie Houvert, Marie-Geneviève Picart, Maritxu Skawinski Maquette : Julia Robisco

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Illustrations de couverture : affiches réalisées dans le cadre du concours “ Erasmus a 20 ans ! ” - 2007 De gauche à droite : Mathilde Berthomier, Sarah Bourget, Morwenna Moal, Xavier Langelle, Florence Weiser, Roland Frack, Charles Badi, Betty Bergoin Crédit photo : JUPITERIMAGES

Magazine imprimé sur papier écologique, blanchi sans chlore, imprimeur labellisé Imprim’vert

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Comenius - Une suédoise parmi les évaluateurs français Le supplément au diplôme Europass - Réussir sa mise en place Leonardo da Vinci ou Leonardo ? Académie de Bordeaux - Les enseignants se forment à l'Europe en continu

SOLEO Directrice de la publication :

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Editorial

s s info e l s te z tou r le site e v u n.fr o Retr Soleo su n-formatio r io de ette ucat ewsl e-ed n p a o l r .eu sà www -vou lash ! z e n F Abon Soleo

Dossier spécial - "Égalité des chances" Comenius " booste " élèves et parents (collège Albert Jacquard - Caen) L'insertion par l'apprentissage des langues (Conseil général du Val-de-Marne) Grundtvig - La VAE garantit l'emploi Erasmus - Des BTS agricoles franco-anglais uniques en France

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Sonia Dubourg-Lavroff, directrice de l'agence Europe-EducationFormation France

C’est revêtu des plus belles couleurs des créations graphiques d’étudiantes et d’étudiants de France et d’ailleurs, que Soleo 16 vous est offert !

développement durable. Il sera désormais réalisé en papier et encre écologiques, dans la ligne que nous avons adoptée pour l’ensemble de nos activités quotidiennes.

Nous devons ce cadeau magnifique aux artistes d’un jour ou de toujours qui se sont exprimés avec force à l’occasion du concours, « les vingt ans d’Erasmus », que l’agence a organisé en cette année anniversaire.

Le dossier est consacré à l’égalité des chances, autre défi que l’Europe relève aussi. Nos programmes participent à la conquête de cet idéal en proposant à tous les publics d’accéder à d’autres cultures, à des langues d’Europe, à des projets communs basés sur la tolérance et le partage.

Le 18 octobre prochain, pendant les Rencontres européennes de l’enseignement supérieur, les hautes autorités de la Commission européenne nous feront l’honneur de remettre aux lauréats les prix récompensant leur talent. Nous serons nombreux - et avec vous - à célébrer dans la joie et la réflexion, Erasmus et les autres programmes européens destinés aux étudiants et à l’ensemble de la communauté éducative de l’enseignement supérieur, dans sa diversité, sur le thème du défi de l’emploi. Nous vous invitons chaleureusement à nous rejoindre à Bordeaux en octobre (inscription sur notre site www.europe-educationformation.fr). Soleo s’est aussi mis à la couleur du

Quant à l’équipe de l’agence Europe-Education-Formation France, elle a vaillamment relevé le défi de la mise en œuvre depuis janvier 2007 du nouveau programme « Education et formation tout au long de la vie ». Ce programme est aujourd’hui en marche ; nous vous présentons dans ce numéro ses premières réalisations. Toutes ses pépites ne se découvriront pas en un jour mais au fil du temps et… des prochains Soleo ! Bonne lecture à tous !

Actualité Les résultats du concours national d'affiches " Erasmus a 20 ans " 3


OSEZ L’EUROPE !

Comenius Une Suédoise à Bordeaux parmi les évaluateurs français A titre expérimental en juin dernier, Martina Pilling, consultante suédoise dans les relations internationales et européennes, a rejoint à Bordeaux le groupe d’experts français chargé de l’évaluation des candidatures 2007 à un partenariat scolaire Comenius. Elle a pu porter un regard extérieur intéressant sur l’évaluation qualitative des dossiers en France.

D

Dans le contexte de l’évolution en cours du processus d’expertise des projets au nniveau iveau européen, l’agence a souhaité eentrer ntrer sans tarder dans l’esprit du nouveau programme d’éducation et de formation tout au long de la vie, en proposant à des experts européens de se joindre à leurs homologues français, à titre expérimental. Dès 2008, tout dossier de candidature à un partenariat Comenius, Grundtvig ou Leonardo da Vinci sera en effet évalué globalement dans le pays du coordinateur du projet, pour donner à l’expertise une véritable dimension européenne. La présence de Martina Pilling à Bordeaux Leonard était donc une forme Orban d’anticipation pour l’agence. Martina Pilling, qui connaît bien les spécificités du système scolaire français, a pu constater que l’expertise se déroulait en France en toute transparence, selon les principes élaborés au niveau européen, et que l’avis des experts français convergeait le plus souvent avec le sien. Avec quelques différences cependant, par exemple sur les conditions de participation des établissements à un projet.

4

En Suède, a-t-elle remarqué, la participation des élèves d’un âge donné est conditionnée à la maîtrise des langues vivantes ciblées par le partenariat. Les candidatures suédoises présentent par ailleurs beaucoup plus souvent que chez vous des partenaires associés, comme des entreprises, des collectivités locales et des associations.

Martina Pilling s’est d’autre part étonnée de l’existence de nombreux partenariats entre des établissements français et polonais, ce qui a conduit les experts français à s’interroger eux-mêmes sur les liens noués au fil de l’histoire entre la France et la Pologne. Ils ont par ailleurs unanimement apprécié l’apport d’un regard neuf « étranger », complémentaire au leur, notamment par le profil culturel et professionnel original de Martina Pilling. La pertinence et la richesse de cette expérience permettent d’envisager sa poursuite et son extension, l’objectif étant de faire de la dimension européenne de l’expertise une partie intégrante et incontournable des procédures d’évaluation des actions Comenius. Martina Pilling a débuté sa carrière au sein de sociétés commerciales chargées des relations avec leur représentation en Grande-Bretagne et en France. Elle a ensuite été enseignante de français et d’anglais en lycée, avant de devenir consultante pour des projets internationaux dans le secteur public suédois. Après avoir été responsable de la gestion et de l’évaluation de projets pilotes Leonardo da Vinci à l’agence nationale suédoise, elle est aujourd’hui consultante spécialisée dans les relations internationales et européennes pour la ville de Västeras, dans son pays.

Comenius, Grundtvig, Leonardo

QAS à toute épreuve ! Le projet européen « Quality and Sustainability » - Qualité-Durabilité - est fondé sur le partenariat de quatre agences nationales (suédoise, britannique, tchèque et française). Financé par la Commission européenne, il s’efforce de répondre aux exigences nouvelles du programme européen d’éducation et de formation tout au long de la vie pour des projets durables et de qualité. > Vous êtes engagés dans un

projet européen ou vous ne savez pas comment vous y prendre pour vous engager dans un projet ? > Vous recherchez une boîte à

outils, simple et pratique, qui vous accompagne tout au long de votre partenariat multilatéral Comenius, Grundtvig ou Leonardo da Vinci ? QAS répond à vos attentes, avec un ensemble de guides, de jeux et de quiz pour : - mettre en route votre projet - partager de bonnes pratiques - rester sur la voie de la réussite - auto-évaluer votre projet - inscrire votre projet dans la durée Site Internet de l’agence suédoise, pilote du projet : http://qas.prograkontoret.se Nous transmettre vos questions : qas@programkontoret.se

Une partie de l'équipe du Groupe ESC Chambéry Savoie et les étudiants internationaux de la "Summer School" organisée par l'ESC sur son campus

Europass

Le supplément au diplôme des pistes pour une mise en place réussie « Le supplément au diplôme Europass » est un document qui s’annexe au diplôme d’enseignement supérieur pour en décrire le contenu en termes de compétences validées. L’étudiant l’utilisera dans sa démarche de recherche d’emploi et/ou sa poursuite d’études dans un autre pays européen. Michel Guilmault, directeur des Relations Internationales du Groupe Ecole Supérieure de Commerce (ESC) Chambéry-Savoie, a par le passé mis en place le document. Il livre quelques clés permettant de réussir le lancement de ce dispositif dans un établissement.

« Dans une démarche d’implantation du supplément au diplôme Europass, il est essentiel d’impliquer sa propre direction dans la maîtrise de la problématique et de désigner un chef ou porteur de projet qui nommera les différents acteurs-clés. Ce responsable aura au préalable pris intégralement connaissance des « conseils de bonne pratique » afin de guider son équipe vers l’objectif de lisibilité et de transparence préconisé par la Commission européenne. La constitution d’un cahier des charges et son respect par des acteurs - responsables de formation, service scolarité, équipe informatique, département international, relations entreprises - est un élément de réussite de la production du supplément. Il conviendra d’adapter le logiciel interne de données administratives aux rubriques du dispositif pour chaque

diplômé, à la fois sur son parcours individuel (séjours d’études et langue d’enseignement, lieu du ou des stages en entreprise et langue de communication, etc.) / et sur ses résultats propres (scores aux examens externes de langues entrant dans l’attribution du diplôme), afin de permettre d’anticiper une livraison exhaustive. La complexité réside dans la capacité à synthétiser les éléments génériques de chaque programme et à décliner le parcours individuel. La traduction en anglais est bien sûr à encourager ; elle doit être sans équivoque ». « La plus-value de la démarche pour un établissement d’enseignement supérieur se résume surtout par l’inscription de l’établissement dans un concept européen qui clarifie et authentifie l’architecture du LMD*.

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OSEZ L’EUROPE !

Comenius Une Suédoise à Bordeaux parmi les évaluateurs français A titre expérimental en juin dernier, Martina Pilling, consultante suédoise dans les relations internationales et européennes, a rejoint à Bordeaux le groupe d’experts français chargé de l’évaluation des candidatures 2007 à un partenariat scolaire Comenius. Elle a pu porter un regard extérieur intéressant sur l’évaluation qualitative des dossiers en France.

Dans le contexte de l’évolution en cours du processus d’expertise des projets au niveau européen, l’agence a souhaité entrer sans tarder dans l’esprit du nouveau programme d’éducation et de formation tout au long de la vie, en proposant à des experts européens de se joindre à leurs homologues français, à titre expérimental. Dès 2008, tout dossier de candidature à un partenariat Comenius, Grundtvig ou Leonardo da Vinci sera en effet évalué globalement dans le pays du coordinateur du projet, pour donner à l’expertise une véritable dimension européenne. La présence de Martina Pilling à Bordeaux Leonard était donc une forme Orban d’anticipation pour l’agence. Martina Pilling, qui connaît bien les spécificités du système scolaire français, a pu constater que l’expertise se déroulait en France en toute transparence, selon les principes élaborés au niveau européen, et que l’avis des experts français convergeait le plus souvent avec le sien. Avec quelques différences cependant, par exemple sur les conditions de participation des établissements à un projet.

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En Suède, a-t-elle remarqué, la participation des élèves d’un âge donné est conditionnée à la maîtrise des langues vivantes ciblées par le partenariat. Les candidatures suédoises présentent par ailleurs beaucoup plus souvent que chez vous des partenaires associés, comme des entreprises, des collectivités locales et des associations.

Martina Pilling s’est d’autre part étonnée de l’existence de nombreux partenariats entre des établissements français et polonais, ce qui a conduit les experts français à s’interroger eux-mêmes sur les liens noués au fil de l’histoire entre la France et la Pologne. Ils ont par ailleurs unanimement apprécié l’apport d’un regard neuf « étranger », complémentaire au leur, notamment par le profil culturel et professionnel original de Martina Pilling. La pertinence et la richesse de cette expérience permettent d’envisager sa poursuite et son extension, l’objectif étant de faire de la dimension européenne de l’expertise une partie intégrante et incontournable des procédures d’évaluation des actions Comenius. Martina Pilling a débuté sa carrière au sein de sociétés commerciales chargées des relations avec leur représentation en Grande-Bretagne et en France. Elle a ensuite été enseignante de français et d’anglais en lycée, avant de devenir consultante pour des projets internationaux dans le secteur public suédois. Après avoir été responsable de la gestion et de l’évaluation de projets pilotes Leonardo da Vinci à l’agence nationale suédoise, elle est aujourd’hui consultante spécialisée dans les relations internationales et européennes pour la ville de Västeras, dans son pays.

Comenius, Grundtvig, Leonardo

QAS à toute épreuve ! Le projet européen « Quality and Sustainability » - Qualité-Durabilité - est fondé sur le partenariat de quatre agences nationales (suédoise, britannique, tchèque et française). Financé par la Commission européenne, il s’efforce de répondre aux exigences nouvelles du programme européen d’éducation et de formation tout au long de la vie pour des projets durables et de qualité. > Vous êtes engagés dans un

projet européen ou vous ne savez pas comment vous y prendre pour vous engager dans un projet ? > Vous recherchez une boîte à

outils, simple et pratique, qui vous accompagne tout au long de votre partenariat multilatéral Comenius, Grundtvig ou Leonardo da Vinci ? QAS répond à vos attentes, avec un ensemble de guides, de jeux et de quiz pour : - mettre en route votre projet - partager de bonnes pratiques - rester sur la voie de la réussite - auto-évaluer votre projet - inscrire votre projet dans la durée Site Internet de l’agence suédoise, pilote du projet : http://qas.prograkontoret.se Nous transmettre vos questions : qas@programkontoret.se

Une partie de l'équipe du Groupe ESC Chambéry Savoie et les étudiants internationaux de la "Summer School" organisée par l'ESC sur son campus

Europass

Le supplément au diplôme des pistes pour une mise en place réussie « Le supplément au diplôme Europass » est un document qui s’annexe au diplôme d’enseignement supérieur pour en décrire le contenu en termes de compétences validées. L’étudiant l’utilisera dans sa démarche de recherche d’emploi et/ou sa poursuite d’études dans un autre pays européen. Michel Guilmault, directeur des Relations Internationales du Groupe Ecole Supérieure de Commerce (ESC) Chambéry-Savoie, a par le passé mis en place le document. Il livre quelques clés permettant de réussir le lancement de ce dispositif dans un établissement.

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« Dans une démarche d’implantation du supplément au diplôme Europass, il est essentiel d’impliquer sa propre direction dans la maîtrise de la problématique et de désigner un chef ou porteur de projet qui nommera les différents acteurs-clés. Ce responsable aura au préalable pris intégralement connaissance des « conseils de bonne pratique » afin de guider son équipe vers l’objectif de lisibilité et de transparence préconisé par la Commission européenne. La constitution d’un cahier des charges et son respect par des acteurs - responsables de formation, service scolarité, équipe informatique, département international, relations entreprises - est un élément de réussite de la production du supplément. Il conviendra d’adapter le logiciel interne de données administratives aux rubriques du dispositif pour chaque

diplômé, à la fois sur son parcours individuel (séjours d’études et langue d’enseignement, lieu du ou des stages en entreprise et langue de communication, etc.) / et sur ses résultats propres (scores aux examens externes de langues entrant dans l’attribution du diplôme), afin de permettre d’anticiper une livraison exhaustive. La complexité réside dans la capacité à synthétiser les éléments génériques de chaque programme et à décliner le parcours individuel. La traduction en anglais est bien sûr à encourager ; elle doit être sans équivoque ». « La plus-value de la démarche pour un établissement d’enseignement supérieur se résume surtout par l’inscription de l’établissement dans un concept européen qui clarifie et authentifie l’architecture du LMD*.

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Alea jacta EST !

Les jeunes diplômés obtiennent plus de facilités à poursuivre leurs études dans un autre pays européen

... Son système global d’allocations et d’accumulation de crédits ECTS** y trouve alors sa limpidité. Ce document facilite l’intégration et la transparence de l’institution dans la nouvelle dynamique européenne de l’enseignement supérieur. Vous ouvrez vos portes, entrez dans la même logique et parlez la même langue que les pays voisins ! C’est pour ces raisons que le Groupe

i

« Les jeunes diplômés obtiennent plus de facilités à poursuivre leurs études dans un second pays européen grâce à la clarté de présentation du contenu académique, de la déclinaison des années d’études et de l’expérience de stage. Pour une recherche d’emploi dans un pays étranger, même si les recruteurs en sont encore au stade de la découverte de ce document, la formation reçue et le parcours effectué gagnent indéniablement en lisibilité (qui plus est en langue anglaise). Plusieurs recrutements d’étudiants français ont d’ores et déjà été facilités par cet outil, ce qui se révèle très encourageant ».

*Licence-Master-Doctorat **European Credit Transfert System

En savoir plus :

Document élaboré conjointement par la Commission européenne, l’UNESCO et le Conseil de l’Europe, le supplément au diplôme Europass est aujourd’hui adopté par 31 pays en Europe. Il est introduit dans le système d’enseignement supérieur français sous la dénomination « annexe descriptive au diplôme » par le décret du 8 6

ESC Chambéry-Savoie souhaite adhérer rapidement à ce processus de reconnaissance commune et communautaire, donnant ainsi au supplément au diplôme une valeur d’accélérateur de promotion du dispositif ECTS ».

avril 2002 qui a également lancé la réforme LMD en France. C’est lors de l’entrée en vigueur en janvier 2005 de la Décision Europass que le « supplément au diplôme » a été officiellement remplacé par le « supplément au diplôme Europass ». www.europe-educationformation.fr

Chaque année, de nombreux projets européens produisent des résultats dont les contenus innovants en matière d’enseignement et de formation (méthodes pédagogiques, supports d’enseignement, jeux éducatifs, etc.) pourraient être transférés vers de nouveaux utilisateurs. Jusqu’à présent, la culture de la diffusion des résultats était peu développée mais des initiatives tentent aujourd’hui de changer la donne. C’est ainsi que l’agence italienne, rejointe par d’autres agences dont l’agence française, a entrepris ce travail de diffusion en créant un outil de référencement des projets Comenius et Grundtvig, baptisé EST (European Shared Treasure). Cette base de données accessible sur le site www.europe-educationformation.fr permet aux porteurs de projets Comenius et Grundtvig d’inscrire en ligne les informations relatives à leur projet, leur savoir-faire et leurs bonnes pratiques, pour les offrir en partage à leurs collègues européens. Il est prévu que cet outil de diffusion, actuellement en phase de test, se développe dans l’ensemble des pays de l’Union européenne.

OSEZ L’EUROPE !

Leonardo da Vinci ou " Leonardo " ? Petit nom pour grand programme Le Tchèque Jan Amos Komenský, dit Comenius, le Néerlandais Desiderius Erasmus Rotterdamus, le Danois Nikolaj Frederik Severin Grundtvig et l’Italien Leonardo da Vinci ont chacun, de manière posthume, donné leur nom à un programme sectoriel du programme d’éducation et de formation tout au long de la vie. Certains avec leur prénom, d’autres pas. D’où parfois des questions posées à l’agence. Illustration humoristique, avec une récente interrogation parvenue par la voie électronique sur la légitimité de « Leonardo », et la réponse de Christian Roger, directeur adjoint de l’agence. François P. : J’ai récemment participé à un groupe de travail auquel avaient été conviés des partenaires européens. A l’occasion d’une discussion informelle, un invité a indiqué son étonnement que tous les pays de l’UE nomment correctement le programme « Leonardo Da Vinci », alors que la France, dans un splendide isolement, l'appelle simplement "Leonardo". Certains, notamment des Espagnols, ont cru déceler dans cette familiarité une possible arrogance latente des milieux français de l'éducation et de l’enseignement supérieur. Jean Monnet, l’un des créateurs de l'Europe, a aussi donné son nom à un programme européen. Risquons-nous donc d'avoir dans quelques années un programme "Jean" ? Christian Roger : Tous ceux qui fréquentent des réunions européennes sur la formation professionnelle savent que les Français ne sont pas les seuls à dire « Leonardo », de préférence à Leonardo da Vinci. On peut voir là le principe éprouvé de l’économie maximale chère au locuteur, selon lequel on rabote sans pitié dans toutes les langues les mots trop longs. Ainsi le kinésithérapeute ne va-t-il plus depuis longtemps au cinématographe à vélocipède, ni même au cinéma à bicyclette : c’est de nos jours le kiné qui va au ciné a vélo, même s’il ne s’y rend assurément pas plus vite en éliminant des syllabes avec ses calories. Convenons néanmoins que cette explication est un peu courte. Dire « Leonardo », c’est tout simplement, en effet, appeler da Vinci par son prénom, pour marquer une

familiarité et une complicité de bon augure pour le programme. Rassurons-nous : la chose ne serait pas possible pour Jean Monnet, irréductible à Jean, déjà pris au demeurant par un évangéliste, et prénom féminin en anglais. « Jean » ne dirait de toute façon pas Monnet car, en dehors des pays francophones de surcroît, il pourrait être prononcé « djiin ». Bien que n’étant pas un bleu de la chose européenne, il renverrait néanmoins à la toile Denim (d’origine française, de Nîmes) des pantalons hélas autrement plus célèbres, dans le monde globalisé du XXIe siècle, que le père fondateur de l’Europe. Ce qui importe, en fin de compte, c’est que la réduction syllabique n’entraîne pas une perte de sens. Aucun risque pour Leonardo qui, depuis des siècles, porte en lui da Vinci. Quand on admire une de ses toiles, n’est-il pas ainsi permis de dire qu’on y goûte la grâce de Leonard ? C’est décevant pour un certain DiCaprio, mais rassurant pour l’art. Notons pour finir que certains documents se réfèrent à Leonardo da Vinci par ses initiales, LdV. C’est un peu hermétique. Le véritable défi de ce programme, en réalité, c’est que rapidement Leonardo soit aussi connu du grand public qu’Erasmus*. Au risque de décevoir nos amis espagnols, cela ne sera pas le signe du triomphe de l’arrogance hexagonale, mais bien celui du succès que mérite ce grand et beau programme. *Sait-on encore, en ce vingtième anniversaire, qu’Erasmus est en fait un acronyme (European Region Action Scheme for the Mobility of University Students) ?

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Alea jacta EST !

Les jeunes diplômés obtiennent plus de facilités à poursuivre leurs études dans un autre pays européen

... Son système global d’allocations et d’accumulation de crédits ECTS** y trouve alors sa limpidité. Ce document facilite l’intégration et la transparence de l’institution dans la nouvelle dynamique européenne de l’enseignement supérieur. Vous ouvrez vos portes, entrez dans la même logique et parlez la même langue que les pays voisins ! C’est pour ces raisons que le Groupe

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« Les jeunes diplômés obtiennent plus de facilités à poursuivre leurs études dans un second pays européen grâce à la clarté de présentation du contenu académique, de la déclinaison des années d’études et de l’expérience de stage. Pour une recherche d’emploi dans un pays étranger, même si les recruteurs en sont encore au stade de la découverte de ce document, la formation reçue et le parcours effectué gagnent indéniablement en lisibilité (qui plus est en langue anglaise). Plusieurs recrutements d’étudiants français ont d’ores et déjà été facilités par cet outil, ce qui se révèle très encourageant ».

*Licence-Master-Doctorat **European Credit Transfert System

En savoir plus :

Document élaboré conjointement par la Commission européenne, l’UNESCO et le Conseil de l’Europe, le supplément au diplôme Europass est aujourd’hui adopté par 31 pays en Europe. Il est introduit dans le système d’enseignement supérieur français sous la dénomination « annexe descriptive au diplôme » par le décret du 8 6

ESC Chambéry-Savoie souhaite adhérer rapidement à ce processus de reconnaissance commune et communautaire, donnant ainsi au supplément au diplôme une valeur d’accélérateur de promotion du dispositif ECTS ».

avril 2002 qui a également lancé la réforme LMD en France. C’est lors de l’entrée en vigueur en janvier 2005 de la Décision Europass que le « supplément au diplôme » a été officiellement remplacé par le « supplément au diplôme Europass ». www.europe-educationformation.fr

Chaque année, de nombreux projets européens produisent des résultats dont les contenus innovants en matière d’enseignement et de formation (méthodes pédagogiques, supports d’enseignement, jeux éducatifs, etc.) pourraient être transférés vers de nouveaux utilisateurs. Jusqu’à présent, la culture de la diffusion des résultats était peu développée mais des initiatives tentent aujourd’hui de changer la donne. C’est ainsi que l’agence italienne, rejointe par d’autres agences dont l’agence française, a entrepris ce travail de diffusion en créant un outil de référencement des projets Comenius et Grundtvig, baptisé EST (European Shared Treasure). Cette base de données accessible sur le site www.europe-educationformation.fr permet aux porteurs de projets Comenius et Grundtvig d’inscrire en ligne les informations relatives à leur projet, leur savoir-faire et leurs bonnes pratiques, pour les offrir en partage à leurs collègues européens. Il est prévu que cet outil de diffusion, actuellement en phase de test, se développe dans l’ensemble des pays de l’Union européenne.

OSEZ L’EUROPE !

Leonardo da Vinci ou " Leonardo " ? Petit nom pour grand programme Le Tchèque Jan Amos Komenský, dit Comenius, le Néerlandais Desiderius Erasmus Rotterdamus, le Danois Nikolaj Frederik Severin Grundtvig et l’Italien Leonardo da Vinci ont chacun, de manière posthume, donné leur nom à un programme sectoriel du programme d’éducation et de formation tout au long de la vie. Certains avec leur prénom, d’autres pas. D’où parfois des questions posées à l’agence. Illustration humoristique, avec une récente interrogation parvenue par la voie électronique sur la légitimité de « Leonardo », et la réponse de Christian Roger, directeur adjoint de l’agence. François P. : J’ai récemment participé à un groupe de travail auquel avaient été conviés des parte partenaires européens. A l’occasion d’une discus discussion informelle, un invité a indiqué son étonnement que tous les pays de l’UE nomment correctement le programme « Leonardo Da Vinci », alors que la France, dans un splendide isolement, l'appelle simplement "Leonardo". Certains, notamment des Espagnols, ont cru déceler dans cette familiarité une possible arrogance latente des milieux français de l'éducation et de l’enseignement supérieur. Jean Monnet, l’un des créateurs de l'Europe, a aussi donné son nom à un programme européen. Risquons-nous donc d'avoir dans quelques années un programme "Jean" ?

J'

Christian Roger : Tous ceux qui fréquentent des réunions européennes sur la formation professionnelle savent que les Français ne sont pas les seuls à dire « Leonardo », de préférence à Leonardo da Vinci. On peut voir là le principe éprouvé de l’économie maximale chère au locuteur, selon lequel on rabote sans pitié dans toutes les langues les mots trop longs. Ainsi le kinésithérapeute ne va-t-il plus depuis longtemps au cinématographe à vélocipède, ni même au cinéma à bicyclette : c’est de nos jours le kiné qui va au ciné a vélo, même s’il ne s’y rend assurément pas plus vite en éliminant des syllabes avec ses calories. Convenons néanmoins que cette explication est un peu courte. Dire « Leonardo », c’est tout simplement, en effet, appeler da Vinci par son prénom, pour marquer une

familiarité et une complicité de bon augure pour le programme. Rassurons-nous : la chose ne serait pas possible pour Jean Monnet, irréductible à Jean, déjà pris au demeurant par un évangéliste, et prénom féminin en anglais. « Jean » ne dirait de toute façon pas Monnet car, en dehors des pays francophones de surcroît, il pourrait être prononcé « djiin ». Bien que n’étant pas un bleu de la chose européenne, il renverrait néanmoins à la toile Denim (d’origine française, de Nîmes) des pantalons hélas autrement plus célèbres, dans le monde globalisé du XXIe siècle, que le père fondateur de l’Europe. Ce qui importe, en fin de compte, c’est que la réduction syllabique n’entraîne pas une perte de sens. Aucun risque pour Leonardo qui, depuis des siècles, porte en lui da Vinci. Quand on admire une de ses toiles, n’est-il pas ainsi permis de dire qu’on y goûte la grâce de Leonard ? C’est décevant pour un certain DiCaprio, mais rassurant pour l’art. Notons pour finir que certains documents se réfèrent à Leonardo da Vinci par ses initiales, LdV. C’est un peu hermétique. Le véritable défi de ce programme, en réalité, c’est que rapidement Leonardo soit aussi connu du grand public qu’Erasmus*. Au risque de décevoir nos amis espagnols, cela ne sera pas le signe du triomphe de l’arrogance hexagonale, mais bien celui du succès que mérite ce grand et beau programme. *Sait-on encore, en ce vingtième anniversaire, qu’Erasmus est en fait un acronyme (European Region Action Scheme for the Mobility of University Students) ?

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Bordeaux, Cité mondiale Les 17, 18 et 19 octobre 2007 Organisées tous les deux ans par l’agence Europe-Education-Formation France, ces journées s’inscrivent dans le large débat national qui s’est engagé autour de l’emploi, et notamment la relation entre l’entreprise et le monde universitaire dans l’enjeu qu’est aujourd’hui l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. C'est à ces questions que tenteront de répondre les acteurs du monde de l’entreprise, des universités, des grandes écoles, des ministères et des institutions européennes. Ils débattront aussi des apports de l’Europe, des dispositifs et des programmes européens au défi de l’emploi. > Pour s'inscrire :

www.europe-educationformation.fr

8

s'orienter dans le programme

Un partenariat pilote académique à l'oeuvre

Le programme Leonardo da Vinci pour l’enseignement et la formation professionnelle offre une large palette d’activités. Il permet la mobilité des personnes désireuses d’acquérir une expérience professionnelle en Europe. Il facilite les échanges de bonnes pratiques entre responsables de formation et constitue aussi un levier de choix pour mettre en place de nouveaux outils et méthodes de formation, afin d'étendre leur application au niveau européen.

dans la Gironde L’agence Europe-EducationFormation France étant implantée à Bordeaux, elle a souhaité, il y a trois ans, développer un partenariat pilote de proximité avec le rectorat de l’académie. Illustration.

Lycéens, apprentis, formateurs, salariés en formation, entreprises et tous types d’organismes, publics ou privés, acteurs de la formation professionnelle : laissez-vous guider !

Nouveautés

C

Comme les écoles normales avaient leur école d’application, l’agence bénéficie aujourd’hui sur le terrain, en quelque sorte, d’une « académie d’application ». Outre le rectorat lui-même, avec le soutien actif du recteur Marois et de la DAREIC*, sont impliquées des inspections académiques, l’inspection pédagogique régionale, des inspections de circonscription scolaire et, bien sûr, des enseignants. A titre d’exemple, ce partenariat - sans doute unique en Europe - a permis d’imaginer et de mettre en place, dans la Gironde, un dispositif de formation continue des enseignants du premier degré ouvert sur l’Europe, dans le cadre du plan départemental de formation. A ce jour, ce sont ainsi près d’une centaine d’enseignants girondins qui ont pu bénéficier d’un stage de formation dans dix-huit pays d’Europe. L’intérêt évident de ce dispositif, c’est son encadrement, son pilotage et son suivi par l’institution. Quatre mercredis sont en effet, par exemple, consacrés à la réunion des stagiaires pour la préparation, le bilan et le rapport du stage. Tous les stagiaires d’une année scolaire sont ainsi réunis à leur retour pour un échange sur leur vécu de la mobilité européenne de formation. Leurs rapports sont mis en ligne sur le site de l’inspection académique de la Gironde pour une mutualisation au service de l’ensemble

Actions décentralisées

Actions centralisées

(gestion nationale)

(gestion communautaire)

Lycéens, apprentis, demandeurs d'emploi, salariés

Enseignants, formateurs, tuteurs, responsables d'organisme de formation, responsables RH

Effectuer un stage dans une entreprise européenne

Découvrir et échanger sur les pratiques professionnelles

MOBILITÉ

MOBILITÉ Tous les acteurs

des enseignants du département. (http//www.ac-bordeaux.fr/pedago-ia33/). A noter également l’organisation d’une réunion complémentaire, pour évoquer les projets d’école qui pourront s’engager à partir des premiers échanges. L’objectif de l’agence est clair dans cette démarche : faciliter des pratiques actives d’excellence, en termes d’implication institutionnelle et de cohérence territoriale, pour les diffuser au niveau national, où elles sont facilement transférables. C’est une voie essentielle pour assurer un véritable impact du programme d’éducation et de formation tout au long de la vie sur le système scolaire de notre pays.

Transférer à d'autres publics et secteurs des outils et méthodes

Créer, développer un outil, une pratique ou une méthode de formation

TRANSFERT D'INNOVATION

DÉVELOPPEMENT D'INNOVATION Tous les acteurs

Coopérer entre entreprises / organismes sur des sujets d'intérêt commun PARTENARIATS

Préparer son projet VISITES PRÉPARATOIRES

Construire une expertise européenne par l'élaboration d'études/analyses * Délégation aux relations internationales et européennes et à la coopération

RÉSEAUX THÉMATIQUES

OSEZ L’EUROPE !

Les Rencontres européennes de l’enseignement supérieur

Leonardo da Vinci,

Formation continue Comenius

ZOOM SUR LEONARDO DA VINCI

défi loi p m E ' l de Le

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Bordeaux, Cité mondiale Les 17, 18 et 19 octobre 2007 Organisées tous les deux ans par l’agence Europe-Education-Formation France, ces journées s’inscrivent dans le large débat national qui s’est engagé autour de l’emploi, et notamment la relation entre l’entreprise et le monde universitaire dans l’enjeu qu’est aujourd’hui l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. C'est à ces questions que tenteront de répondre les acteurs du monde de l’entreprise, des universités, des grandes écoles, des ministères et des institutions européennes. Ils débattront aussi des apports de l’Europe, des dispositifs et des programmes européens au défi de l’emploi. > Pour s'inscrire :

www.europe-educationformation.fr

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s'orienter dans le programme

Un partenariat pilote académique à l'oeuvre

Le programme Leonardo da Vinci pour l’enseignement et la formation professionnelle offre une large palette d’activités. Il permet la mobilité des personnes désireuses d’acquérir une expérience professionnelle en Europe. Il facilite les échanges de bonnes pratiques entre responsables de formation et constitue aussi un levier de choix pour mettre en place de nouveaux outils et méthodes de formation, afin d'étendre leur application au niveau européen.

dans la Gironde L’agence Europe-EducationFormation France étant implantée à Bordeaux, elle a souhaité, il y a trois ans, développer un partenariat pilote de proximité avec le rectorat de l’académie. Illustration. Comme les écoles normales avaient leur école d’application, l’agence bénéficie aujourd’hui sur le terrain, en quelque sorte, d’une « académie d’application ». Outre le rectorat lui-même, avec le soutien actif du recteur Marois et de la DAREIC*, sont impliquées des inspections académiques, l’inspection pédagogique régionale, des inspections de circonscription scolaire et, bien sûr, des enseignants. A titre d’exemple, ce partenariat - sans doute unique en Europe - a permis d’imaginer et de mettre en place, dans la Gironde, un dispositif de formation continue des enseignants du premier degré ouvert sur l’Europe, dans le cadre du plan départemental de formation. A ce jour, ce sont ainsi près d’une centaine d’enseignants girondins qui ont pu bénéficier d’un stage de formation dans dix-huit pays d’Europe. L’intérêt évident de ce dispositif, c’est son encadrement, son pilotage et son suivi par l’institution. Quatre mercredis sont en effet, par exemple, consacrés à la réunion des stagiaires pour la préparation, le bilan et le rapport du stage. Tous les stagiaires d’une année scolaire sont ainsi réunis à leur retour pour un échange sur leur vécu de la mobilité européenne de formation. Leurs rapports sont mis en ligne sur le site de l’inspection académique de la Gironde pour une mutualisation au service de l’ensemble

Lycéens, apprentis, formateurs, salariés en formation, entreprises et tous types d’organismes, publics ou privés, acteurs de la formation professionnelle : laissez-vous guider !

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Lycéens, apprentis, demandeurs d'emploi, salariés

Enseignants, formateurs, tuteurs, responsables d'organisme de formation, responsables RH

Effectuer un stage dans une entreprise européenne

Découvrir et échanger sur les pratiques professionnelles

MOBILITÉ

MOBILITÉ Tous les acteurs

des enseignants du département. (http//www.ac-bordeaux.fr/pedago-ia33/). A noter également l’organisation d’une réunion complémentaire, pour évoquer les projets d’école qui pourront s’engager à partir des premiers échanges. L’objectif de l’agence est clair dans cette démarche : faciliter des pratiques actives d’excellence, en termes d’implication institutionnelle et de cohérence territoriale, pour les diffuser au niveau national, où elles sont facilement transférables. C’est une voie essentielle pour assurer un véritable impact du programme d’éducation et de formation tout au long de la vie sur le système scolaire de notre pays.

Transférer à d'autres publics et secteurs des outils et méthodes

Créer, développer un outil, une pratique ou une méthode de formation

TRANSFERT D'INNOVATION

DÉVELOPPEMENT D'INNOVATION Tous les acteurs

Coopérer entre entreprises / organismes sur des sujets d'intérêt commun PARTENARIATS

Préparer son projet VISITES PRÉPARATOIRES

Construire une expertise européenne par l'élaboration d'études/analyses * Délégation aux relations internationales et européennes et à la coopération

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Formation continue Comenius

ZOOM SUR LEONARDO DA VINCI

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Toulouse > Londres en section européenne Implanté dans le quartier du Mirail, à Toulouse, le lycée professionnel du même nom cible le cœur de Londres pour ses sections européennes. Depuis leur création, proviseur et enseignants sont convaincus des bienfaits d’un stage à l’étranger pour les jeunes de leur établissement. Le contact est permanent entre l’équipe éducative du lycée et les tuteurs pour accompagner les élèves, ajuster leurs stages à leurs attentes et mesurer leur capacité d’adaptation.

Régis, en baccalauréat professionnel « commerce » : « Au début, je ne comprenais rien et pourtant le deuxième jour, on m’a confié la responsabilité de la caisse ! A la fin du stage, j’ai reçu une proposition d’emploi immédiate, avec évolution vers un poste de manager ». Anabelle, en stage chez Partridges dans un quartier bourgeois de Londres : « une très belle expérience, enrichissante, à refaire. Le premier soir, je me suis surprise à penser en anglais ; à la fin du séjour, je discutais en anglais avec les clients sans aucune appréhension ». Souksan : « Le stage, c’est quelque chose d’inoubliable, je le referai volontiers. On est très autonomes, considérés comme des grands, on nous fait confiance, on doit prendre nos responsabilités. Moi, ça m’a fait grandir ! Saisissez cette chance, profitez-en… »

N OUV EAUTÉ

Préparation pédagogique, linguistique et culturelle Avant le départ, les élèves suivent en anglais deux heures d’enseignement de disciplines non linguistiques (DNL), ce qui les plonge dans le bain de la communication professionnelle dans cette langue. Au travers de jeux de rôle, ils se préparent à accueillir, informer, orienter le client, proposer un produit correspondant à ses besoins, émettre ou recevoir des appels téléphoniques. En complément, les heures dédiées au projet pluridisciplinaire à caractère professionnel (PPCP) sont consa-

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crées à la connaissance de Londres et à la préparation du séjour. Des évaluations certificatives L’évaluation des compétences et des attitudes professionnelles révèle une grande adaptabilité des élèves aux exigences professionnelles, beaucoup de sérieux, d’autonomie et d’esprit d’initiative. Le niveau de langue, pauvre au départ, s’est largement amélioré au cours des semaines sur place, du point de vue de la compréhension et de la production orales, de même que de la volonté de communiquer avec la clientèle. Les élèves reconnaissent que l’expérience est très porteuse. Ils la valorisent auprès des promotions suivantes, qu'ils encouragent à franchir le pas. Ils sont désormais ouverts à toute nouvelle immersion, aussi bien à Londres qu’ailleurs en Europe. Le passeport Europass mobilité qui leur a été remis sera désormais la preuve de leur mobilité professionnelle.

i

En savoir plus :

Lycée professionnel du Mirail – Toulouse Avenue Jean Baylet 31081 Toulouse cedex http://ec.europa.eu/education/policies/lang/aw areness/label_fr.html

Préparer votre projet : les

ZOOM SUR LEONARDO DA VINCI

( Baccalauréats professionnels "Services" et "Commerce" ) N OU VE AU TÉ

Les partenariats une nouvelle mesure de coopération "Leonardo da Vinci" Les partenariats permettent la coopération entre tous types d’acteurs de l’enseignement, de la formation professionnelle (EFP) : lycées professionnels, entreprises, organismes de formation, fédérations professionnelles, partenaires sociaux, collectivités territoriales etc. Ils peuvent s’inscrire dans la continuité de projets de mobilité, en permettant de coopérer sur les résultats, les contenus des projets, les pratiques. Des liens étroits à caractère durable sont ainsi tissés entre les différents acteurs européens du monde de l’enseignement et de la formation professionnelle. Ces partenariats, impliquant au moins trois pays, peuvent également constituer une étape intermédiaire vers un projet de transfert d’innovation. Des exemples de thématiques : - Coopérations entre lycées professionnels et entreprises sur la transition vers la vie professionnelle ; -Travail entre les acteurs de la formation et les branches professionnelles sur l’anticipation de leurs besoins en compétences. Le financement portera sur de la mobilité et sur un travail à distance donnant lieu à un résultat conjoint, au bout des deux années : rapport sur la thématique traitée, conférences, cédéroms, productions réalisées par des stagiaires.

visites préparatoires

Des visites préparatoires aux projets de mobilité, de partenariat ou de transfert d’innovation sont destinées à rencontrer les partenaires potentiels d’un projet et à préparer une candidature. Une personne seulement (sauf exception dûment justifiée) pourra être financée pour son déplacement et son séjour, limité à 6 jours chez le partenaire européen. La demande de visite préparatoire peut être déposée à tout moment, 6 semaines au moins avant la date prévue du déplacement. Les formulaires de candidature sont disponibles sur le site internet de l’agence nationale : www.europe-education-formation.fr/leonardo.php.

( Secteur social )

Transfert d'innovation pour les travailleurs sociaux Les travailleurs sociaux hongrois, bulgares et portugais pourront bientôt bénéficier d’un cycle de formation déjà mis en œuvre avec succès dans trois pays européens. Depuis 2004, une formation à la relation d’aide aux personnes en situation d’abandon (enfants, adolescents, personnes âgées) est ouverte aux travailleurs sociaux qui souhaitent se spécialiser sur ces publics en France, en Italie et en Roumanie. La conception de ce programme RELAIS a été cofinancée par le programme Leonardo da Vinci. En réponse au succès de cette formation dans les pays concernés et à la demande pressante d’autres acteurs pour y accéder, y compris hors de l'Union Européenne, le GIP académique « formation et insertion professionnelle » de Grenoble, avec huit partenaires, travaille aujourd’hui à son transfert vers de nouveaux pays : la Bulgarie, la Hongrie et le Portugal. Dans ces trois Etats, les travailleurs sociaux ayant en charge les publics en situation d‘abandon ne bénéficient que très rarement d’une formation adéquate, et les formations existantes ne prennent pas suffisamment en compte les problé-

matiques liées à la relation d’aide pour des publics exclus. L’étude de faisabilité d’un transfert s’étant révélée positive, les référentiels métiers et les programmes de formation du projet RELAIS sont en passe d’être adaptés aux spécificités nationales de ces trois nouveaux pays. Un nouvel éclairage anglo-saxon et scandinave est également apporté. L’objectif est de former 45 nouveaux formateurs par pays - soit 135 formateurs au total – au cours du projet (2006-2008). Au total, sur les deux projets, le cycle de formation de formateurs et les outils de formation auront été validés par neuf pays aux modèles sociaux variés : l’Allemagne, la Norvège, la France, la Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie, l’Italie, l’Espagne et le Portugal.

i

En savoir plus :

http://www.acgrenoble.fr/dafco/relais/pdf/accueil.pdf

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Toulouse > Londres en section européenne Implanté dans le quartier du Mirail, à Toulouse, le lycée professionnel du même nom cible le cœur de Londres pour ses sections européennes. Depuis leur création, proviseur et enseignants sont convaincus des bienfaits d’un stage à l’étranger pour les jeunes de leur établissement. Le contact est permanent entre l’équipe éducative du lycée et les tuteurs pour accompagner les élèves, ajuster leurs stages à leurs attentes et mesurer leur capacité d’adaptation.

Régis, en baccalauréat professionnel « commerce » : « Au début, je ne comprenais rien et pourtant le deuxième jour, on m’a confié la responsabilité de la caisse ! A la fin du stage, j’ai reçu une proposition d’emploi immédiate, avec évolution vers un poste de manager ». Anabelle, en stage chez Partridges dans un quartier bourgeois de Londres : « une très belle expérience, enrichissante, à refaire. Le premier soir, je me suis surprise à penser en anglais ; à la fin du séjour, je discutais en anglais avec les clients sans aucune appréhension ». Souksan : « Le stage, c’est quelque chose d’inoubliable, je le referai volontiers. On est très autonomes, considérés comme des grands, on nous fait confiance, on doit prendre nos responsabilités. Moi, ça m’a fait grandir ! Saisissez cette chance, profitez-en… »

N OUV EAUTÉ

Préparation pédagogique, linguistique et culturelle Avant le départ, les élèves suivent en anglais deux heures d’enseignement de disciplines non linguistiques (DNL), ce qui les plonge dans le bain de la communication professionnelle dans cette langue. Au travers de jeux de rôle, ils se préparent à accueillir, informer, orienter le client, proposer un produit correspondant à ses besoins, émettre ou recevoir des appels téléphoniques. En complément, les heures dédiées au projet pluridisciplinaire à caractère professionnel (PPCP) sont consa-

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crées à la connaissance de Londres et à la préparation du séjour. Des évaluations certificatives L’évaluation des compétences et des attitudes professionnelles révèle une grande adaptabilité des élèves aux exigences professionnelles, beaucoup de sérieux, d’autonomie et d’esprit d’initiative. Le niveau de langue, pauvre au départ, s’est largement amélioré au cours des semaines sur place, du point de vue de la compréhension et de la production orales, de même que de la volonté de communiquer avec la clientèle. Les élèves reconnaissent que l’expérience est très porteuse. Ils la valorisent auprès des promotions suivantes, qu'ils encouragent à franchir le pas. Ils sont désormais ouverts à toute nouvelle immersion, aussi bien à Londres qu’ailleurs en Europe. Le passeport Europass mobilité qui leur a été remis sera désormais la preuve de leur mobilité professionnelle.

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En savoir plus :

Lycée professionnel du Mirail – Toulouse Avenue Jean Baylet 31081 Toulouse cedex http://ec.europa.eu/education/policies/lang/aw areness/label_fr.html

Préparer votre projet : les

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( Baccalauréats professionnels "Services" et "Commerce" ) N OU VE AU TÉ

Les partenariats une nouvelle mesure de coopération "Leonardo da Vinci" Les partenariats permettent la coopération entre tous types d’acteurs de l’enseignement, de la formation professionnelle (EFP) : lycées professionnels, entreprises, organismes de formation, fédérations professionnelles, partenaires sociaux, collectivités territoriales etc. Ils peuvent s’inscrire dans la continuité de projets de mobilité, en permettant de coopérer sur les résultats, les contenus des projets, les pratiques. Des liens étroits à caractère durable sont ainsi tissés entre les différents acteurs européens du monde de l’enseignement et de la formation professionnelle. Ces partenariats, impliquant au moins trois pays, peuvent également constituer une étape intermédiaire vers un projet de transfert d’innovation. Des exemples de thématiques : - Coopérations entre lycées professionnels et entreprises sur la transition vers la vie professionnelle ; -Travail entre les acteurs de la formation et les branches professionnelles sur l’anticipation de leurs besoins en compétences. Le financement portera sur de la mobilité et sur un travail à distance donnant lieu à un résultat conjoint, au bout des deux années : rapport sur la thématique traitée, conférences, cédéroms, productions réalisées par des stagiaires.

visites préparatoires

Des visites préparatoires aux projets de mobilité, de partenariat ou de transfert d’innovation sont destinées à rencontrer les partenaires potentiels d’un projet et à préparer une candidature. Une personne seulement (sauf exception dûment justifiée) pourra être financée pour son déplacement et son séjour, limité à 6 jours chez le partenaire européen. La demande de visite préparatoire peut être déposée à tout moment, 6 semaines au moins avant la date prévue du déplacement. Les formulaires de candidature sont disponibles sur le site internet de l’agence nationale : www.europe-education-formation.fr/leonardo.php.

( Secteur social )

Transfert d'innovation pour les travailleurs sociaux Les travailleurs sociaux hongrois, bulgares et portugais pourront bientôt bénéficier d’un cycle de formation déjà mis en œuvre avec succès dans trois pays européens. Depuis 2004, une formation à la relation d’aide aux personnes en situation d’abandon (enfants, adolescents, personnes âgées) est ouverte aux travailleurs sociaux qui souhaitent se spécialiser sur ces publics en France, en Italie et en Roumanie. La conception de ce programme RELAIS a été cofinancée par le programme Leonardo da Vinci. En réponse au succès de cette formation dans les pays concernés et à la demande pressante d’autres acteurs pour y accéder, y compris hors de l'Union Européenne, le GIP académique « formation et insertion professionnelle » de Grenoble, avec huit partenaires, travaille aujourd’hui à son transfert vers de nouveaux pays : la Bulgarie, la Hongrie et le Portugal. Dans ces trois Etats, les travailleurs sociaux ayant en charge les publics en situation d‘abandon ne bénéficient que très rarement d’une formation adéquate, et les formations existantes ne prennent pas suffisamment en compte les problé-

matiques liées à la relation d’aide pour des publics exclus. L’étude de faisabilité d’un transfert s’étant révélée positive, les référentiels métiers et les programmes de formation du projet RELAIS sont en passe d’être adaptés aux spécificités nationales de ces trois nouveaux pays. Un nouvel éclairage anglo-saxon et scandinave est également apporté. L’objectif est de former 45 nouveaux formateurs par pays - soit 135 formateurs au total – au cours du projet (2006-2008). Au total, sur les deux projets, le cycle de formation de formateurs et les outils de formation auront été validés par neuf pays aux modèles sociaux variés : l’Allemagne, la Norvège, la France, la Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie, l’Italie, l’Espagne et le Portugal.

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En savoir plus :

http://www.acgrenoble.fr/dafco/relais/pdf/accueil.pdf

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les clés de la réussite d'un projet de mobilité

9C9h1iffr5es2clé8s 34 En 2006, plus de 8500 stages de mobilité Leonardo da Vinci ont été financés en France à destination de l’Europe. 22 projets d’ingénierie de formation proposés par des organismes français ont reçu le soutien de la Commission européenne.

Charte européenne de qualité pour la mobilité

A

Un document de référence fondamental en 10 points, adaptables en fonction de la durée de la mobilité et des besoins des bénéficiaires. Objectif : conduire les bénéficiaires vers une expérience positive et formatrice qui intègre une vision globale du parcours de formation (avant, pendant, après).

DOSSIER SPÉCIAL “égalité des chances”

Leonardo da Vinci :

r e i s s o D écial sp

"Égalité des chances"

Postulat : un partenariat préalablement construit.

Engagements et responsabilités

B

définis d’un commun accord par les organisations d’envoi et d’accueil avec les participants, et confirmés par écrit.

C

- des sources d’information et d’orientation fiables à destination des bénéficiaires ; - un plan d’éducation et de formation mis en place par l’ensemble des parties (objectifs, résultats, moyens) ; - un parcours de formation personnalisé en adéquation avec les compétences et la motivation des participants ; - une préparation préalable des candidats au départ.

D

- une évaluation linguistique et des cours de langue ; - une approche culturelle du pays d’accueil ; - un suivi en tutorat et accompagnement ; - un appui logistique : assurance, permis de séjour, sécurité sociale, logement, etc.

E

- la reconnaissance et l’homologation des périodes d’études et de formation qui font partie intégrante du plan d’éducation et de formation du bénéficiaire ;

Calendrie

r

COMENI

Un sentiment de succès

Développer en amont

Avant et pendant

Mettre en place en aval

- l’évaluation de la période de mobilité et l’aide à la réintégration dans le milieu social, éducatif ou professionnel ; - l'utilisation de l’Europass pour attester de compétences acquises en mobilité.

>

Toutes les informations sur la Charte européenne de qualité pour la mobilité : http://europa.eu/scadplus/leg/fr/cha/c11085.htm.

pour les élèves et les parents dans un collège « ambition réussite » > Publication de la décision établissant le programme au journal officiel de l’Union européenne : 24 novembre 2006 > Publication de l’appel d’offres au journal officiel de l’UE : octobre 2007 > Date limite de dépôt des candidatures : 31 janvier 2008 > Démarrage des projets : juin ou septembre 2008, selon les actions.

Au collège Albert-Jacquard de Caen, le projet interculturel « Terre, eau, feu : des hommes aux choses », conduit avec l’Italie et la Pologne, s’appuie sur un itinéraire de découverte (IDD) et réussit à désenclaver tout un quartier.

Philippe Guisembert, principal passionné par sa mission, mesure l’impact d’un projet Comenius sur un public culturellement peu ouvert, replié sur sa ville, son quartier, sa tour, sa cage d’escalier. Le collège Albert-Jacquard qu’il dirige à Caen, qui accueille des élèves issus à plus de 80 % de familles très défavorisées, est le seul du Calvados labellisé « ambition réussite ». Construit au pied des tours, il représente, avec le centre socioculturel et la MJC, un élément structurant pour les familles, et est à ce titre très souvent interpellé pour répondre aux nombreux problèmes rencontrés, y compris hors cadre scolaire.

Ils ont participé au programme Leonardo daVinci… de Sète, groupe Promotrans, école des mines d’Alès, de Douai, ANPE, etc. Projets pilotes pour l’ingénierie de la formation professionnelle : Mission Locale de l’Agenais et de l’Albret,

AGEFA-PME, Assistance publique Hôpitaux de Paris, Institut Technique du Vin, MEDEF Franche-Comté, Communauté de Communes du Cézallier, Turbomeca, etc.

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Projets de mobilité : Lycée technique du bois de Paris, lycée professionnel de l’ameublement Boulle à Paris, conseils régionaux du Centre, de Picardie, des Pays-de-la-Loire, de PoitouCharentes, de Haute-Normandie, mairie

US

Soleo : Le projet « Terre, eau, feu : des hommes aux choses » s’appuie sur un itinéraire de découverte, dispositif interdisciplinaire innovant. Un IDD réunit-il donc tous les « ingrédients » pédagogiques nécessaires à un projet Comenius ? Quelle valeur ajoutée représente la dimension européenne pour un itinéraire de découverte ? P.G. : Organiser un tel projet en dehors du temps scolaire, dans le cadre d’un club ou d’un atelier, me semble personnellement moins pertinent que de l’inscrire dans l’emploi du temps de l’élève et le service des enseignants. C’est une façon de montrer à la communauté éducative - personnels, parents, élèves, rectorat - que le projet Comenius est totalement intégré au fonctionnement de l’établissement. Le positionner comme IDD, c’est impliquer officiellement des enseignants de plusieurs disciplines, la documentaliste, l’informaticien, les assistants pédagogiques. Les IDD fonctionnant en semestres, cela permet aussi de mobiliser plus de cinquante élèves sur le projet Comenius. Les élèves devant acquérir des notions disciplinaires avec leur IDD, un tel projet est justement pour les enseignants un moyen d’aborder la maîtrise

de la langue française et des TICE, les notions géographiques, historiques et environnementales. Pour un élève, prendre conscience que des thèmes communs peuvent être traités et étudiés avec des élèves étrangers est une véritable révélation. Il est prévu que nous utilisions bientôt « Skype* » pour rendre plus réels et plus concrets les contacts tout au long de l’année. S. : Quel type de travaux réalisent concrètement les élèves ? Un professeur : Ils ont effectué des recherches sur leur patrimoine, comme le préconise Comenius. Nous avons souhaité l’ouverture à la connaissance des autres pays, en invitant au collège une Polonaise et une Italienne, qui ont présenté de façon très vivante les traditions de leur pays natal, qu’elles soient religieuses, culinaires ou politiques. Lors de leur déplacement en Pologne, les élèves ont été surpris par une vie quotidienne que rythme la religion catholique, avec par exemple la présence de crucifix dans une école publique. Sensibles à la beauté des sites visités dans ce pays, ils seront sans doute amenés à redécouvrir autrement leur propre ville.

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les clés de la réussite d'un projet de mobilité

lés Chiffres c En 2006, plus de 8500 stages de mobilité Leonardo da Vinci ont été financés en France à destination de l’Europe. 22 projets d’ingénierie de formation proposés par des organismes français ont reçu le soutien de la Commission européenne.

Charte européenne de qualité pour la mobilité

A

Un document de référence fondamental en 10 points, adaptables en fonction de la durée de la mobilité et des besoins des bénéficiaires. Objectif : conduire les bénéficiaires vers une expérience positive et formatrice qui intègre une vision globale du parcours de formation (avant, pendant, après).

DOSSIER SPÉCIAL “égalité des chances”

Leonardo da Vinci :

r e i s s o D écial sp

"Égalité des chances"

Postulat : un partenariat préalablement construit.

Engagements et responsabilités

B

définis d’un commun accord par les organisations d’envoi et d’accueil avec les participants, et confirmés par écrit.

C

- des sources d’information et d’orientation fiables à destination des bénéficiaires ; - un plan d’éducation et de formation mis en place par l’ensemble des parties (objectifs, résultats, moyens) ; - un parcours de formation personnalisé en adéquation avec les compétences et la motivation des participants ; - une préparation préalable des candidats au départ.

D

- une évaluation linguistique et des cours de langue ; - une approche culturelle du pays d’accueil ; - un suivi en tutorat et accompagnement ; - un appui logistique : assurance, permis de séjour, sécurité sociale, logement, etc.

E

- la reconnaissance et l’homologation des périodes d’études et de formation qui font partie intégrante du plan d’éducation et de formation du bénéficiaire ;

Calendrie

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COMENI

Un sentiment de succès

Développer en amont

Avant et pendant

Mettre en place en aval

- l’évaluation de la période de mobilité et l’aide à la réintégration dans le milieu social, éducatif ou professionnel ; - l'utilisation de l’Europass pour attester de compétences acquises en mobilité.

>

Toutes les informations sur la Charte européenne de qualité pour la mobilité : http://europa.eu/scadplus/leg/fr/cha/c11085.htm.

pour les élèves et les parents dans un collège « ambition réussite » > Publication de la décision établissant le programme au journal officiel de l’Union européenne : 24 novembre 2006 > Publication de l’appel d’offres au journal officiel de l’UE : octobre 2007 > Date limite de dépôt des candidatures : 31 janvier 2008 > Démarrage des projets : juin ou septembre 2008, selon les actions.

Au collège Albert-Jacquard de Caen, le projet interculturel « Terre, eau, feu : des hommes aux choses », conduit avec l’Italie et la Pologne, s’appuie sur un itinéraire de découverte (IDD) et réussit à désenclaver tout un quartier.

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Philippe Guisembert Guisembert, principal passionné par sa mission, mesure l’impact d’un projet Comenius C omenius sur un public culturellement peu ouvert, o uvert, replié sur sa ville, son quartier, sa tour, sa cage d’escalier. Le collège Albert-Jacquard qu’il dirige à Caen, qui accueille des élèves issus à plus de 80 % de familles très défavorisées, est le seul du Calvados labellisé « ambition réussite ». Construit au pied des tours, il représente, avec le centre socioculturel et la MJC, un élément structurant pour les familles, et est à ce titre très souvent interpellé pour répondre aux nombreux problèmes rencontrés, y compris hors cadre scolaire.

Ils ont participé au programme Leonardo daVinci… de Sète, groupe Promotrans, école des mines d’Alès, de Douai, ANPE, etc. Projets pilotes pour l’ingénierie de la formation professionnelle : Mission Locale de l’Agenais et de l’Albret,

AGEFA-PME, Assistance publique Hôpitaux de Paris, Institut Technique du Vin, MEDEF Franche-Comté, Communauté de Communes du Cézallier, Turbomeca, etc.

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Projets de mobilité : Lycée technique du bois de Paris, lycée professionnel de l’ameublement Boulle à Paris, conseils régionaux du Centre, de Picardie, des Pays-de-la-Loire, de PoitouCharentes, de Haute-Normandie, mairie

US

Soleo : Le projet « Terre, eau, feu : des hommes aux choses » s’appuie sur un itinéraire de découverte, dispositif interdisciplinaire innovant. Un IDD réunit-il donc tous les « ingrédients » pédagogiques nécessaires à un projet Comenius ? Quelle valeur ajoutée représente la dimension européenne pour un itinéraire de découverte ? P.G. : Organiser un tel projet en dehors du temps scolaire, dans le cadre d’un club ou d’un atelier, me semble personnellement moins pertinent que de l’inscrire dans l’emploi du temps de l’élève et le service des enseignants. C’est une façon de montrer à la communauté éducative - personnels, parents, élèves, rectorat - que le projet Comenius est totalement intégré au fonctionnement de l’établissement. Le positionner comme IDD, c’est impliquer officiellement des enseignants de plusieurs disciplines, la documentaliste, l’informaticien, les assistants pédagogiques. Les IDD fonctionnant en semestres, cela permet aussi de mobiliser plus de cinquante élèves sur le projet Comenius. Les élèves devant acquérir des notions disciplinaires avec leur IDD, un tel projet est justement pour les enseignants un moyen d’aborder la maîtrise

de la langue française et des TICE, les notions géographiques, historiques et environnementales. Pour un élève, prendre conscience que des thèmes communs peuvent être traités et étudiés avec des élèves étrangers est une véritable révélation. Il est prévu que nous utilisions bientôt « Skype* » pour rendre plus réels et plus concrets les contacts tout au long de l’année. S. : Quel type de travaux réalisent concrètement les élèves ? Un professeur : Ils ont effectué des recherches sur leur patrimoine, comme le préconise Comenius. Nous avons souhaité l’ouverture à la connaissance des autres pays, en invitant au collège une Polonaise et une Italienne, qui ont présenté de façon très vivante les traditions de leur pays natal, qu’elles soient religieuses, culinaires ou politiques. Lors de leur déplacement en Pologne, les élèves ont été surpris par une vie quotidienne que rythme la religion catholique, avec par exemple la présence de crucifix dans une école publique. Sensibles à la beauté des sites visités dans ce pays, ils seront sans doute amenés à redécouvrir autrement leur propre ville.

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R A N O E L

Soleo : De quelle manière les parents sont-ils associés à la dimension formatrice du projet ? Un professeur : Dans ce quartier « sensible », les parents sont toujours associés à toutes les formes d’activités du collège. De nombreuses familles s’étaient portées volontaires pour accueillir des jeunes en mars dernier, polonais et italiens. La barrière de la langue a été franchie grâce à leur volonté de communiquer, à leur sens de l’hospitalité, à leur gentillesse. Le collège avait lui-même organisé des rencontres : repas et spectacle musical, visites de la région, etc. Toutes les familles d’accueil ont pu échanger leurs impressions et, dans de nombreux cas sans doute, faire connaissance entre elles. Pleinement conscients du potentiel de tels projets, les parents étaient en conséquence prêts à laisser partir leurs enfants, malgré leur jeune âge. Un projet européen, c’est aussi un bon moyen de rendre concrète la géographie ! Une fillette de douze ans nous a demandé si la Pologne se situait en France, et nous n’avons pas ri, parce que c’était une vraie question. Celle d’un enfant qui n’est probablement jamais allé à Paris. S. : La valeur ajoutée du projet pour les élèves estelle mesurable ?

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P. G. : Dire que l’expression « projet Comenius » est aujourd’hui connue de tous équipes, parents, élèves -, n’est-ce pas apporter déjà la preuve qu’un tel projet permet, au sein de notre collège, de valoriser le travail des élèves et de leur redonner confiance ? Un indicateur pertinent : alors que les exclusions de cours sont innombrables tout au long de l’année scolaire, il n’y en a jamais eu une seule lors des deux heures d’IDD

Comenius. Au rang des objectifs affichés, figurait l’apprentissage de l’autonomie et la valorisation des compétences de chaque élève. Voir un élève comme Cyrille, avec deux ans de retard et un niveau de SEGPA** , effectuer, tant au cours d’IDD que sur son temps personnel, des recherches au CDI pour compléter son travail sur les sapeurs pompiers en France et en Europe, n’est-ce pas là encore la preuve d’une plus-value considérable ? Je voudrais dire enfin que le projet Comenius fait régulièrement débat au sein du conseil d’administration du collège. Après une première année de fonctionnement, les inquiétudes préalables ont été balayées. La seule demande formulée par les parents et les professeurs porte sur la participation massive de tous les élèves d’un niveau, afin qu’aucun ne soit privé d’une telle expérience. S. : Quels sont les deux ou trois conseils que vous donneriez à un collègue, futur candidat à un projet Comenius ? P.G. : Je ne souhaite pas m’ériger en conseiller. Je peux simplement dire que les débuts sont toujours difficiles, et qu’il ne faut en aucun cas se décourager. J’ajoute qu’une visite préparatoire est toujours plus pertinente que des échanges numériques, tant le relationnel entre les équipes est capital pour la réussite du projet. Le choix du coordonnateur aussi est primordial, car il a un rôle essentiel de médiateur, d’organisateur et de garde-fou.

m

( Aéroportuaire / tourisme / logistique / hôtellerie / restauration)

... Ce qui a été surtout remarquable, c’est leur application dans l’acquisition des rudiments du polonais : ils utilisaient leur dictionnaire, toujours à portée de main, posaient des questions et essayaient avec persévérance de communiquer, ce qui bien sûr a resserré les liens et créé une amitié qui s’est manifestée lors du départ par des larmes, pas seulement chez les enfants.

i c n i V D O D A obilité

DOSSIER SPÉCIAL “égalité des chances”

ier s s o D écial sp "Égalité des chances" Avant et pendant le projet, il ne faut pas hésiter à consacrer quelques jours à recevoir ou à aller rencontrer une partie des partenaires. Au mois d’août dernier, je suis ainsi allé en famille passer quatre jours en Pologne, pour y rencontrer, en dehors du contexte de travail, un professeur italien et sa famille, ainsi que la coordonnatrice polonaise. Pour le chef d’établissement, il est aussi très important de rendre visite régulièrement aux élèves et aux enseignants qui travaillent sur le projet, d’encourager et de valoriser le travail de tous. Enfin, il ne faut pas hésiter à compléter les financements européens avec le budget de l’établissement, en sus des quelques heures prises sur la dotation horaire globale. * Logiciel de communication vocale et visuelle **Section d'enseignement général et professionnel adapté

Le conseil général du Calvados et le Mémorial de Caen sont partenaires du projet.

i

En savoir plus :

Collège Albert-Jacquard 1, rue de Flandre 14000 Caen Tél : 02 31 75 33 30

Le projet " Terre, eau, feu : des hommes aux choses "

« Séjours européens pour l’emploi » au conseil général du Val-de-Marne : l’aide à l’insertion passe aussi par les langues On sait aujourd’hui que la marche vers le plein emploi se gagnera au plus près du terrain, là où peut se réaliser, en temps réel, la meilleure adéquation possible entre formation et gisements d’emploi. S’agissant de la formation professionnelle, cela passe par des actions concertées entre les entreprises et les acteurs de l’insertion professionnelle. La preuve par l’exemple européen, dans le Val-de-Marne, pour des jeunes en difficulté d’insertion professionnelle.

La clé du succès pour un jeune, c’est que sa formation soit pleinement adaptée au profil du poste qui pourra lui être proposé. C’est là l’idée forte à partir de laquelle depuis 2005, avec son projet Leonardo Mobilité intitulé « Séjours européens pour l’emploi », le conseil général du Val-de-Marne s’est engagé dans les secteurs de l’aéroportuaire, du tourisme, de la logistique et de l’hôtellerie-restauration. Pourquoi, dans une démarche locale, proposer une mobilité européenne à des jeunes en difficulté d’insertion professionnelle ? « Pour trois raisons », répond Christine Bourdel, qui a coordonné le projet au conseil général à Créteil. « Nous avons voulu offrir à ces jeunes une vraie formation linguistique en situation professionnelle, ce qui impliquait pour eux de se déplacer dans un autre pays. Il nous semblait par ailleurs important que l’accès à une première expérience professionnelle s’effectue dans des domaines d’activité porteurs, avec une ouverture de l’environnement relationnel et culturel des jeunes. Quoi de mieux

Offrir à des jeunes une vraie formation linguistique en situation professionnelle

pour cela que la rencontre de citoyens d’une autre culture ? » Pour construire et mettre en œuvre ce projet Leonardo da Vinci, avec l’Espagne et l’Irlande, le conseil général du Val-de-Marne s’est assuré le concours de partenaires institutionnels et associatifs efficaces, aux compétences complémentaires dans le domaine de l’insertion des jeunes : la région

Ile-de-France, de nombreuses missions locales, des associations spécialisées comme « Itinéraire International », les chambres consulaires, des organismes de formation et des entreprises. « Nous avons misé sur les grands pôles d’activité du département, comme l’aéroport d’Orly, qui influent directement sur le marché local de l’emploi, notamment sur les emplois de services », précise Christine Bourdel. Une première expérience professionnelle, européenne et directement liée à l’emploi, cela a représenté pour les jeunes un atout formidable. D’un point de vue professionnel, il va sans dire, parce que cette expérience est valorisable, avec l’acquisition de compétences techniques et linguistiques, mais aussi sur le plan personnel, avec l’enrichissement culturel, le développement de capacités d’autonomie et d’adaptation, le recul par rapport à l’environnement familier, etc. Les bénéficiaires de ces stages en entreprises espagnoles et irlandaises, identifiés par

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R A N O E L

Soleo : De quelle manière les parents sont-ils associés à la dimension formatrice du projet ? Un professeur : Dans ce quartier « sensible », les parents sont toujours associés à toutes les formes d’activités du collège. De nombreuses familles s’étaient portées volontaires pour accueillir des jeunes en mars dernier, polonais et italiens. La barrière de la langue a été franchie grâce à leur volonté de communiquer, à leur sens de l’hospitalité, à leur gentillesse. Le collège avait lui-même organisé des rencontres : repas et spectacle musical, visites de la région, etc. Toutes les familles d’accueil ont pu échanger leurs impressions et, dans de nombreux cas sans doute, faire connaissance entre elles. Pleinement conscients du potentiel de tels projets, les parents étaient en conséquence prêts à laisser partir leurs enfants, malgré leur jeune âge. Un projet européen, c’est aussi un bon moyen de rendre concrète la géographie ! Une fillette de douze ans nous a demandé si la Pologne se situait en France, et nous n’avons pas ri, parce que c’était une vraie question. Celle d’un enfant qui n’est probablement jamais allé à Paris. S. : La valeur ajoutée du projet pour les élèves estelle mesurable ?

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P. G. : Dire que l’expression « projet Comenius » est aujourd’hui connue de tous équipes, parents, élèves -, n’est-ce pas apporter déjà la preuve qu’un tel projet permet, au sein de notre collège, de valoriser le travail des élèves et de leur redonner confiance ? Un indicateur pertinent : alors que les exclusions de cours sont innombrables tout au long de l’année scolaire, il n’y en a jamais eu une seule lors des deux heures d’IDD

Comenius. Au rang des objectifs affichés, figurait l’apprentissage de l’autonomie et la valorisation des compétences de chaque élève. Voir un élève comme Cyrille, avec deux ans de retard et un niveau de SEGPA** , effectuer, tant au cours d’IDD que sur son temps personnel, des recherches au CDI pour compléter son travail sur les sapeurs pompiers en France et en Europe, n’est-ce pas là encore la preuve d’une plus-value considérable ? Je voudrais dire enfin que le projet Comenius fait régulièrement débat au sein du conseil d’administration du collège. Après une première année de fonctionnement, les inquiétudes préalables ont été balayées. La seule demande formulée par les parents et les professeurs porte sur la participation massive de tous les élèves d’un niveau, afin qu’aucun ne soit privé d’une telle expérience. S. : Quels sont les deux ou trois conseils que vous donneriez à un collègue, futur candidat à un projet Comenius ? P.G. : Je ne souhaite pas m’ériger en conseiller. Je peux simplement dire que les débuts sont toujours difficiles, et qu’il ne faut en aucun cas se décourager. J’ajoute qu’une visite préparatoire est toujours plus pertinente que des échanges numériques, tant le relationnel entre les équipes est capital pour la réussite du projet. Le choix du coordonnateur aussi est primordial, car il a un rôle essentiel de médiateur, d’organisateur et de garde-fou.

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( Aéroportuaire / tourisme / logistique / hôtellerie / restauration)

... Ce qui a été surtout remarquable, c’est leur application dans l’acquisition des rudiments du polonais : ils utilisaient leur dictionnaire, toujours à portée de main, posaient des questions et essayaient avec persévérance de communiquer, ce qui bien sûr a resserré les liens et créé une amitié qui s’est manifestée lors du départ par des larmes, pas seulement chez les enfants.

i c n i V D O D A obilité

DOSSIER SPÉCIAL “égalité des chances”

ier s s o D écial sp "Égalité des chances" Avant et pendant le projet, il ne faut pas hésiter à consacrer quelques jours à recevoir ou à aller rencontrer une partie des partenaires. Au mois d’août dernier, je suis ainsi allé en famille passer quatre jours en Pologne, pour y rencontrer, en dehors du contexte de travail, un professeur italien et sa famille, ainsi que la coordonnatrice polonaise. Pour le chef d’établissement, il est aussi très important de rendre visite régulièrement aux élèves et aux enseignants qui travaillent sur le projet, d’encourager et de valoriser le travail de tous. Enfin, il ne faut pas hésiter à compléter les financements européens avec le budget de l’établissement, en sus des quelques heures prises sur la dotation horaire globale. * Logiciel de communication vocale et visuelle **Section d'enseignement général et professionnel adapté

Le conseil général du Calvados et le Mémorial de Caen sont partenaires du projet.

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En savoir plus :

Collège Albert-Jacquard 1, rue de Flandre 14000 Caen Tél : 02 31 75 33 30

Le projet " Terre, eau, feu : des hommes aux choses "

« Séjours européens pour l’emploi » au conseil général du Val-de-Marne : l’aide à l’insertion passe aussi par les langues On sait aujourd’hui que la marche vers le plein emploi se gagnera au plus près du terrain, là où peut se réaliser, en temps réel, la meilleure adéquation possible entre formation et gisements d’emploi. S’agissant de la formation professionnelle, cela passe par des actions concertées entre les entreprises et les acteurs de l’insertion professionnelle. La preuve par l’exemple européen, dans le Val-de-Marne, pour des jeunes en difficulté d’insertion professionnelle.

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La clé du succès pour un jeune, c’est que sa formation soit pleinement adaptée au profil du poste qui pourra lui être proposé. C’est llàà l’idée forte à partir de laquelle depuis 2005, avec son projet Leonardo Mobilité intitulé « Séjours européens pour l’emploi », le conseil général du Val-de-Marne s’est engagé dans les secteurs de l’aéroportuaire, du tourisme, de la logistique et de l’hôtellerie-restauration. Pourquoi, dans une démarche locale, proposer une mobilité européenne à des jeunes en difficulté d’insertion professionnelle ? « Pour trois raisons », répond Christine Bourdel, qui a coordonné le projet au conseil général à Créteil. « Nous avons voulu offrir à ces jeunes une vraie formation linguistique en situation professionnelle, ce qui impliquait pour eux de se déplacer dans un autre pays. Il nous semblait par ailleurs important que l’accès à une première expérience professionnelle s’effectue dans des domaines d’activité porteurs, avec une ouverture de l’environnement relationnel et culturel des jeunes. Quoi de mieux

Offrir à des jeunes une vraie formation linguistique en situation professionnelle

pour cela que la rencontre de citoyens d’une autre culture ? » Pour construire et mettre en œuvre ce projet Leonardo da Vinci, avec l’Espagne et l’Irlande, le conseil général du Val-de-Marne s’est assuré le concours de partenaires institutionnels et associatifs efficaces, aux compétences complémentaires dans le domaine de l’insertion des jeunes : la région

Ile-de-France, de nombreuses missions locales, des associations spécialisées comme « Itinéraire International », les chambres consulaires, des organismes de formation et des entreprises. « Nous avons misé sur les grands pôles d’activité du département, comme l’aéroport d’Orly, qui influent directement sur le marché local de l’emploi, notamment sur les emplois de services », précise Christine Bourdel. Une première expérience professionnelle, européenne et directement liée à l’emploi, cela a représenté pour les jeunes un atout formidable. D’un point de vue professionnel, il va sans dire, parce que cette expérience est valorisable, avec l’acquisition de compétences techniques et linguistiques, mais aussi sur le plan personnel, avec l’enrichissement culturel, le développement de capacités d’autonomie et d’adaptation, le recul par rapport à l’environnement familier, etc. Les bénéficiaires de ces stages en entreprises espagnoles et irlandaises, identifiés par

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... Nous avons misé sur les grands pôles d’activité du département, comme l’aéroport d’Orly.

les missions locales, étaient des jeunes en recherche d’emploi, peu ou pas diplômés, sans expérience professionnelle et ne disposant pas de compétences linguistiques suffisantes. « Pour eux, partir individuellement dans une entreprise en Espagne ou en Irlande pour 14 semaines, ce n’était pas

2007 : année européenne de l’égalité des chances pour tous

L' 16

L’Union européenne se félicite de sa législa législation antidiscriminatoire, qu’elle considère comme l’une des plus complètes au monde. En 2000, en complément aux nombreuses dispositions européennes existantes pour l’égalité entre hommes et femmes, elle a adopté deux directives ambitieuses, interdisant la discrimination fondée sur la race ou l’origine ethnique, la religion ou les convic-

évident », remarque Christine Bourdel. « Nous nous sommes assurés de leur prise en charge linguistique, grâce à un tutorat permanent. Chacun a pu bénéficier d’un programme personnalisé de préparation au départ, en fonction de ses besoins propres. » Elément remarquable dans le projet, la mise en place d’une plate-forme de confirmation d’entrée dans la vie professionnelle, véritable instance de pilotage du projet, pour l’accompagnement individuel, depuis la validation de la candidature jusqu’ au retour du stage. Elle a permis une complémentarité intelligente, dans les différentes phases du stage, entre le conseiller de la mission locale, le correspondant européen et le conseil général.

i

I V T D N U GR

9C9h1iffr5es2clé8s 34 15 jeunes ont séjourné en Irlande et 5 en Espagne, soit 20 au total. A l’issue de leur stage, en août 2006 : > 3 sont aujourd’hui en CDI en France (hôtellerie, secrétariat et comptabilité) ; > 3 en CDD en France (vente de prêt-à-porter de luxe, relations clientèle) ; > 1 en CDD au Royaume-Uni ; > 4 en CDI en Irlande (assistant clientèle vente par Internet, gestion et marketing des entreprises) ; > 5 en formation dans le secteur de l’aéroportuaire et de la communication ; > 3 en recherche d’emploi ; > 1 a repris ses contrats de saisonnier.

Conseil général du Val-de-Marne christine.bourdel@cg94.fr

réfléchir ensemble, dans toute l’Union européenne, à une stratégie audacieuse, propre à donner un nouvel élan à la lutte contre la discrimination, autour de quatre objectifs clés : les droits à l’égalité de traitement, une juste représentation des groupes victimes de discrimination, la reconnaissance et le respect de ces groupes et des individus qui les constituent, dans une société plus solidaire acceptant différences et diversité.

i

En savoir plus :

A lire, « Stratégie-cadre pour la non-discrimination et l’égalité des chances pour tous », communication de la Commission au Conseil et au parlement : http://eurlex.europa.eu/LexUriServ/site/fr/com/2005 /com2005_0224fr01.pdf

La validation des acquis de l'expérience (VAE) mène les adultes à l'emploi

Première promotion « séjours européens pour l’emploi »

En savoir plus :

tions, un handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle sur le lieu de travail, la discrimination ethnique et raciale se voyant aussi interdite dans d’autres aspects de la vie quotidienne. Il est cependant bien évident qu’un dispositif législatif ne peut permettre à lui seul que l’égalité des chances soit au quotidien une réalité pour chacun. Des mesures incitatives doivent donc être prises pour dénouer l’écheveau complexe d’inégalités que peuvent subir en Europe certains groupes et certaines communautés, dans des sociétés en pleine mutation, dont les citoyens sont souvent inquiets d’une diversité croissante et d’un vieillissement accéléré. L’année européenne 2007 de l’égalité des chances pour tous, c’est donc l’occasion de

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DOSSIER SPÉCIAL “égalité des chances”

ier s s o D écial sp "Égalité des chances"

Le projet soutient également des demandeurs d'emploi en prévention judiciaire.

« Nous avons voulu produire de la connaissance pour et avec chaque apprenant, avec pour objectif d'optimiser l'orientation vers l'offre d'apprentissage, qu’elle soit existante ou à construire » indique Elena Blanco, directrice de DEVMED. Le principe, c’est un processus d'apprentissage conçu comme une étape vers l'emploi, dont la dimension européenne permet la réflexion comparée et le transfert d’expériences, avec des partenaires espagnols, italiens et norvégiens. « En établissant son portfolio personnel de compétences, chacun peut valoriser ses connaissances et ses compétences formelles, informelles et non formelles, pour aboutir à un véritable projet professionnel », précise Elena Blanco. Concrètement, ce portfolio, élaboré par chacun des pays partenaires dans sa propre langue, permet à chaque adulte en recherche d’emploi de faire le bilan des différentes étapes de sa vie personnelle, scolaire, de formation et professionnelle, pour en explorer les acquis en termes de compétences. Comme le fait remarquer Hassan Lablack, intervenant dans le projet, « toutes ces vies de l’individu, successives ou enchevêtrées, sont tissées d’expériences culturelles, artistiques, scientifiques, techniques, sportives, civiques, associatives, bénévoles, solidaires, etc. » Il s’agit de tirer de leur

Pour être compétitifs sur un marché du travail élargi, les demandeurs d’emploi doivent faire preuve de compétences actualisées et d’une réelle capacité d’adaptation, alors que de nombreuses études confirment qu’un chômage persistant conduit à une perte de confiance durable et à une appréciation négative de ses capacités individuelles. Pour répondre à ce dilemme, DEVMED 1 - centre de Formation Développement de Méditerrannée -, a conçu et mis en œuvre un partenariat GRUNDTVIG intitulé COMPACT (COMPétences ACTives) pour améliorer les chances d'accès à l'emploi d’adultes au chômage.

inventaire un passeport de la personne en recherche d’emploi, après avoir ordonné, valorisé et, si nécessaire, amélioré des compétences enfouies, méconnues, bien souvent négligées ou sous-estimées dans une spirale de l’échec. « L’objectif, ajoute Hassan Lablack, c’est bien sûr d’ouvrir le processus de validation des acquis de l’expérience (VAE) à des personnes en difficulté, en les aidant à franchir la première étape, avec un accompagnement adapté ». Cette démarche personnelle peut être par moments éprouvante mais, associée à une attention personnelle des formateurs inscrite dans la durée, elle redonne l’estime de soi, en faisant passer de l’ombre à la lumière les savoirs, les savoir-faire et les savoir-être. Sur une durée de deux ans, de la conception à l’évaluation et à la production, le projet COMPACT a ainsi permis d'expérimenter, auprès de publics cibles, la mise en œuvre d'outils et de méthodes spécifiques. Elaboré par les formateurs de chaque partenaire du projet, le portfolio de compétences a été utilisé, durant trois à six mois, auprès de cinq groupes d’apprenants : femmes isolées à Barcelone, jeunes adultes sans emploi à Naples, jeunes adultes et adultes incarcérés à Drammen et, à Marseille, groupe mixte de bénéficiaires des minima sociaux et de primo-de-

mandeurs d’emploi suivis en prévention judiciaire. Les retours d’utilisation et d’évaluation ont permis d’adapter le portfolio au plus près de la réalité des situations. A DEVMED, on est fier de ce projet Grundtvig, qui a été placé au cœur de l’activité du centre, avec l’implication active et efficace de partenaires locaux comme PFPA 2 à Arles, PROTIS à Marseille, qui ont eux-mêmes initié des coopérations bilatérales avec les partenaires européens. Révélateur de compétences, il est prévu que le portfolio, élargi dès la seconde année à l’Autriche et à la Hongrie, soit maintenant exploité dans le cadre d’un plan de formation de formateurs, pour en étendre l’utilisation auprès des publics cibles, au-delà des partenaires du projet Grundtvig. C’est la preuve d’une excellente stratégie de diffusion, d’exploitation et de transfert des résultats.

1 Centre de Formation Développement Méditerranée, 7bis, rue Marc-Sangnier, 13200 Arles. info@devmed.fr 2 Pôle Formation du Pays d'Arles, 65, boulevard MarcellinBerthelot, 13200 Arles

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... Nous avons misé sur les grands pôles d’activité du département, comme l’aéroport d’Orly.

les missions locales, étaient des jeunes en recherche d’emploi, peu ou pas diplômés, sans expérience professionnelle et ne disposant pas de compétences linguistiques suffisantes. « Pour eux, partir individuellement dans une entreprise en Espagne ou en Irlande pour 14 semaines, ce n’était pas

2007 : année européenne de l’égalité des chances pour tous

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L’Union européenne se félicite de sa législation antidiscriminatoire, qu’elle considère comme l’une des plus complètes au monde. En 2000, en complément aux nombreuses dispositions européennes existantes pour l’égalité entre hommes et femmes, elle a adopté deux directives ambitieuses, interdisant la discrimination fondée sur la race ou l’origine ethnique, la religion ou les convic-

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Première promotion « séjours européens pour l’emploi » 15 jeunes ont séjourné en Irlande et 5 en Espagne, soit 20 au total. A l’issue de leur stage, en août 2006 : > 3 sont aujourd’hui en CDI en France (hôtellerie, secrétariat et comptabilité) ; > 3 en CDD en France (vente de prêt-à-porter de luxe, relations clientèle) ; > 1 en CDD au Royaume-Uni ; > 4 en CDI en Irlande (assistant clientèle vente par Internet, gestion et marketing des entreprises) ; > 5 en formation dans le secteur de l’aéroportuaire et de la communication ; > 3 en recherche d’emploi ; > 1 a repris ses contrats de saisonnier.

En savoir plus :

Conseil général du Val-de-Marne christine.bourdel@cg94.fr

tions, un handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle sur le lieu de travail, la discrimination ethnique et raciale se voyant aussi interdite dans d’autres aspects de la vie quotidienne. Il est cependant bien évident qu’un dispositif législatif ne peut permettre à lui seul que l’égalité des chances soit au quotidien une réalité pour chacun. Des mesures incitatives doivent donc être prises pour dénouer l’écheveau complexe d’inégalités que peuvent subir en Europe certains groupes et certaines communautés, dans des sociétés en pleine mutation, dont les citoyens sont souvent inquiets d’une diversité croissante et d’un vieillissement accéléré. L’année européenne 2007 de l’égalité des chances pour tous, c’est donc l’occasion de

mène les adultes à l'emploi

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évident », remarque Christine Bourdel. « Nous nous sommes assurés de leur prise en charge linguistique, grâce à un tutorat permanent. Chacun a pu bénéficier d’un programme personnalisé de préparation au départ, en fonction de ses besoins propres. » Elément remarquable dans le projet, la mise en place d’une plate-forme de confirmation d’entrée dans la vie professionnelle, véritable instance de pilotage du projet, pour l’accompagnement individuel, depuis la validation de la candidature jusqu’ au retour du stage. Elle a permis une complémentarité intelligente, dans les différentes phases du stage, entre le conseiller de la mission locale, le correspondant européen et le conseil général.

réfléchir ensemble, dans toute l’Union européenne, à une stratégie audacieuse, propre à donner un nouvel élan à la lutte contre la discrimination, autour de quatre objectifs clés : les droits à l’égalité de traitement, une juste représentation des groupes victimes de discrimination, la reconnaissance et le respect de ces groupes et des individus qui les constituent, dans une société plus solidaire acceptant différences et diversité.

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En savoir plus :

A lire, « Stratégie-cadre pour la non-discrimination et l’égalité des chances pour tous », communication de la Commission au Conseil et au parlement : http://eurlex.europa.eu/LexUriServ/site/fr/com/2005 /com2005_0224fr01.pdf

La validation des acquis de l'expérience (VAE)

DOSSIER SPÉCIAL “égalité des chances”

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Le projet soutient également des demandeurs d'emploi en prévention judiciaire.

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« Nous avons voulu produire de la connais connaissance pour et avec chaque apprenant, avec pour objectif d'optimiser l'orientation vers ll'offre 'offre d'apprentissage, qu’elle soit existante ou à construire » indique Elena Blanco, directrice de DEVMED. Le principe, c’est un processus d'apprentissage conçu comme une étape vers l'emploi, dont la dimension européenne permet la réflexion comparée et le transfert d’expériences, avec des partenaires espagnols, italiens et norvégiens. « En établissant son portfolio personnel de compétences, chacun peut valoriser ses connaissances et ses compétences formelles, informelles et non formelles, pour aboutir à un véritable projet professionnel », précise Elena Blanco. Concrètement, ce portfolio, élaboré par chacun des pays partenaires dans sa propre langue, permet à chaque adulte en recherche d’emploi de faire le bilan des différentes étapes de sa vie personnelle, scolaire, de formation et professionnelle, pour en explorer les acquis en termes de compétences. Comme le fait remarquer Hassan Lablack, intervenant dans le projet, « toutes ces vies de l’individu, successives ou enchevêtrées, sont tissées d’expériences culturelles, artistiques, scientifiques, techniques, sportives, civiques, associatives, bénévoles, solidaires, etc. » Il s’agit de tirer de leur

Pour être compétitifs sur un marché du travail élargi, les demandeurs d’emploi doivent faire preuve de compétences actualisées et d’une réelle capacité d’adaptation, alors que de nombreuses études confirment qu’un chômage persistant conduit à une perte de confiance durable et à une appréciation négative de ses capacités individuelles. Pour répondre à ce dilemme, DEVMED 1 - centre de Formation Développement de Méditerrannée -, a conçu et mis en œuvre un partenariat GRUNDTVIG intitulé COMPACT (COMPétences ACTives) pour améliorer les chances d'accès à l'emploi d’adultes au chômage.

inventaire un passeport de la personne en recherche d’emploi, après avoir ordonné, valorisé et, si nécessaire, amélioré des compétences enfouies, méconnues, bien souvent négligées ou sous-estimées dans une spirale de l’échec. « L’objectif, ajoute Hassan Lablack, c’est bien sûr d’ouvrir le processus de validation des acquis de l’expérience (VAE) à des personnes en difficulté, en les aidant à franchir la première étape, avec un accompagnement adapté ». Cette démarche personnelle peut être par moments éprouvante mais, associée à une attention personnelle des formateurs inscrite dans la durée, elle redonne l’estime de soi, en faisant passer de l’ombre à la lumière les savoirs, les savoir-faire et les savoir-être. Sur une durée de deux ans, de la conception à l’évaluation et à la production, le projet COMPACT a ainsi permis d'expérimenter, auprès de publics cibles, la mise en œuvre d'outils et de méthodes spécifiques. Elaboré par les formateurs de chaque partenaire du projet, le portfolio de compétences a été utilisé, durant trois à six mois, auprès de cinq groupes d’apprenants : femmes isolées à Barcelone, jeunes adultes sans emploi à Naples, jeunes adultes et adultes incarcérés à Drammen et, à Marseille, groupe mixte de bénéficiaires des minima sociaux et de primo-de-

mandeurs d’emploi suivis en prévention judiciaire. Les retours d’utilisation et d’évaluation ont permis d’adapter le portfolio au plus près de la réalité des situations. A DEVMED, on est fier de ce projet Grundtvig, qui a été placé au cœur de l’activité du centre, avec l’implication active et efficace de partenaires locaux comme PFPA 2 à Arles, PROTIS à Marseille, qui ont eux-mêmes initié des coopérations bilatérales avec les partenaires européens. Révélateur de compétences, il est prévu que le portfolio, élargi dès la seconde année à l’Autriche et à la Hongrie, soit maintenant exploité dans le cadre d’un plan de formation de formateurs, pour en étendre l’utilisation auprès des publics cibles, au-delà des partenaires du projet Grundtvig. C’est la preuve d’une excellente stratégie de diffusion, d’exploitation et de transfert des résultats.

1 Centre de Formation Développement Méditerranée, 7bis, rue Marc-Sangnier, 13200 Arles. info@devmed.fr 2 Pôle Formation du Pays d'Arles, 65, boulevard MarcellinBerthelot, 13200 Arles

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Erasmus relève le défi de l’emploi avec des BTS agricoles franco-anglais bi-diplômant, uniques en France. La motivation des étudiants prime sur le niveau de langue pour l’accès à cette section. L’obligation d’en sortir bilingue garantit l’insertion après le double diplôme.

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L’ouverture à l’international des entreprises conditionne le recrutement de techniciens maîtrisant parfaitement l’anglais et la culture technologique d’un autre pays européen. C’est le cas des entreprises des domaines agricole et agro-alimentaire pour lesquels le lycée agricole de Saint-Lô Thère, dans la Manche, a conçu des formations BTSA européen d’excellence, couplées avec un diplôme britannique : le Certificate of Higher Education in Food Technology » (CHE), ainsi que les formations agroalimentaires en " Agricultural management " pour les formations orientées vers les productions animales. La plus-value de ces BTS réside dans l’acquisition rapide des champs linguistiques du secteur professionnel et de grandes facultés d’autonomie. Les étudiants - autant de filles que de garçons - ont 18 ans en moyenne et sont issus du milieu rural, sans être tous des enfants d’agriculteurs. La formation en agro-alimentaire ou production animale leur garantit une année en Grande-Bretagne, grâce au partenariat Erasmus entre leur lycée et Cannington College (Bridgwatersite de Cannington), dans le Somersset. Cet établissement du sud-ouest de l’Angleterre, essentiellement rural, forme des techniciens dans tous les secteurs agricoles. Leur CHE et leur BTSA en poche, les étudiants savent que l’insertion est assurée, comme le prouve la réussite des promotions qui les ont précédés.

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Le partenariat entre les deux écoles est fondé depuis de nombreuses années sur de réelles affinités personnelles et des échanges pédagogiques réciproques réguliers, au moins trois fois par an. Du coup, au lycée de Saint-Lô, tout le monde fait l’effort de l’anglais, écrit et parlé, y compris les

équipes administratives dont un membre fait toujours partie du voyage, quand une délégation d’enseignants part en reconnaissance à Cannington. Au lycée, neuf professeurs enseignent l’anglais dans des disciplines non linguistiques et tous les étudiants reçoivent, au premier trimestre, une remise à niveau portant sur l’acquisition du vocabulaire technique, à raison de cinq heures par semaine A Cannington, la totalité des cours se déroulent en anglais, en présence d’un interlocuteur francophone qui intervient en cas de besoin. Le système éducatif et la pédagogie y sont différents : moins d’heures de cours mais plus de travaux personnels. Les stages en exploitation agricole durent de cinq semaines pour les BTS PA (productions animales) à dix semaines pour les BTS IAA (industries agro-alimentaires). « Quand les étudiants rejoignent le terrain, les consignes-métiers sont précises et les gestes doivent l’être. Cela oblige à l’intercompréhension rapide ». Claudine Leguen, directrice adjointe du lycée de Saint-Lô, note aussi que l’évaluation du dispositif est mesurable, les taux de réussite (90% au CHE et 75 % au BTS), étant conformes aux moyennes nationales. Grâce à ce parcours, les étudiants peuvent poursuivre leurs études vers une année de licence, en France ou, en Grande-Bretagne, à l’université de Bournmouth. Certains s’établissent outre-Manche où ils ont trouvé un emploi, d’autres, plus rarement, partent vers les Pays-Bas ou la NouvelleZélande. Ceux qui rentrent travailler en France deviennent les ambassadeurs de la formation, dans le cadre de forums, de salons et de rencontres avec les médias, où ils présentent leur année Erasmus aux futurs partants. La boucle est bouclée. Tout

s’apprend avec des méthodes innovantes, parfaitement transférables sur d’autres types de diplômes, y compris la culture de la mobilité.

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2 Morwenna MOAL

3 Mathilde BERTHOMIER

4 Sarah BOURGET

5 Betty BERGOIN

6 Florence WEISER

7 Xavier LENGELLE

8 Charles BADI

9 Roland FRACK

10 Charlotte DEPIN

11 Anabel CONSTANT

11 Anthony TARRICONE

11 Johana BAROUX

14 Christophe LEBON

15 Anthony MARIN-CRUZ

15 Camille JARZEMBOWSKI

17 Benoît LEBREAU

17 Sandra HERMANN

19 Angélique BIDAULT

19 Anthony FOUCARD

19 Sandra De GIORGIO

En savoir plus :

Géraldine Leonce Chargée de communication geraldine.leonce@educagri.fr 00 33 (0) 2 33 77 80 80

> Par leur caractère innovant, ces deux diplômes ont reçu l’approbation tant du ministère français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche que de l’université de Bournmouth. Ils ont par ailleurs été couronnés en 2005 par le « label européen des langues » et se sont vus remettre, en 2006, le label européen « qualité », avec mention spéciale du jury.

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S U M S A ER (Agro-alimentaire / productions animales) 1 Jean-Sébastien SCHWARTZ

Deux diplômes d'un coup

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Erasmus relève le défi de l’emploi avec des BTS agricoles franco-anglais bi-diplômant, uniques en France. La motivation des étudiants prime sur le niveau de langue pour l’accès à cette section. L’obligation d’en sortir bilingue garantit l’insertion après le double diplôme. L’ouverture à l’international des entreprises conditionne le recrutement de techniciens maîtrisant parfaitement l’anglais et la culture technologique d’un autre pays européen. C’est le cas des entreprises des domaines agricole et agro-alimentaire pour lesquels le lycée agricole de Saint-Lô Thère, dans la Manche, a conçu des formations BTSA européen d’excellence, couplées avec un diplôme britannique : le Certificate of Higher Education in Food Technology » (CHE), ainsi que les formations agroalimentaires en " Agricultural management " pour les formations orientées vers les productions animales. La plus-value de ces BTS réside dans l’acquisition rapide des champs linguistiques du secteur professionnel et de grandes facultés d’autonomie. Les étudiants - autant de filles que de garçons - ont 18 ans en moyenne et sont issus du milieu rural, sans être tous des enfants d’agriculteurs. La formation en agro-alimentaire ou production animale leur garantit une année en Grande-Bretagne, grâce au partenariat Erasmus entre leur lycée et Cannington College (Bridgwatersite de Cannington), dans le Somersset. Cet établissement du sud-ouest de l’Angleterre, essentiellement rural, forme des techniciens dans tous les secteurs agricoles. Leur CHE et leur BTSA en poche, les étudiants savent que l’insertion est assurée, comme le prouve la réussite des promotions qui les ont précédés.

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Le partenariat entre les deux écoles est fondé depuis de nombreuses années sur de réelles affinités personnelles et des échanges pédagogiques réciproques réguliers, au moins trois fois par an. Du coup, au lycée de Saint-Lô, tout le monde fait l’effort de l’anglais, écrit et parlé, y compris les

équipes administratives dont un membre fait toujours partie du voyage, quand une délégation d’enseignants part en reconnaissance à Cannington. Au lycée, neuf professeurs enseignent l’anglais dans des disciplines non linguistiques et tous les étudiants reçoivent, au premier trimestre, une remise à niveau portant sur l’acquisition du vocabulaire technique, à raison de cinq heures par semaine A Cannington, la totalité des cours se déroulent en anglais, en présence d’un interlocuteur francophone qui intervient en cas de besoin. Le système éducatif et la pédagogie y sont différents : moins d’heures de cours mais plus de travaux personnels. Les stages en exploitation agricole durent de cinq semaines pour les BTS PA (productions animales) à dix semaines pour les BTS IAA (industries agro-alimentaires). « Quand les étudiants rejoignent le terrain, les consignes-métiers sont précises et les gestes doivent l’être. Cela oblige à l’intercompréhension rapide ». Claudine Leguen, directrice adjointe du lycée de Saint-Lô, note aussi que l’évaluation du dispositif est mesurable, les taux de réussite (90% au CHE et 75 % au BTS), étant conformes aux moyennes nationales. Grâce à ce parcours, les étudiants peuvent poursuivre leurs études vers une année de licence, en France ou, en Grande-Bretagne, à l’université de Bournmouth. Certains s’établissent outre-Manche où ils ont trouvé un emploi, d’autres, plus rarement, partent vers les Pays-Bas ou la NouvelleZélande. Ceux qui rentrent travailler en France deviennent les ambassadeurs de la formation, dans le cadre de forums, de salons et de rencontres avec les médias, où ils présentent leur année Erasmus aux futurs partants. La boucle est bouclée. Tout

s’apprend avec des méthodes innovantes, parfaitement transférables sur d’autres types de diplômes, y compris la culture de la mobilité.

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2 Morwenna MOAL

3 Mathilde BERTHOMIER

4 Sarah BOURGET

5 Betty BERGOIN

6 Florence WEISER

7 Xavier LENGELLE

8 Charles BADI

9 Roland FRACK

10 Charlotte DEPIN

11 Anabel CONSTANT

11 Anthony TARRICONE

11 Johana BAROUX

14 Christophe LEBON

15 Anthony MARIN-CRUZ

15 Camille JARZEMBOWSKI

17 Benoît LEBREAU

17 Sandra HERMANN

19 Angélique BIDAULT

19 Anthony FOUCARD

19 Sandra De GIORGIO

En savoir plus :

Géraldine Leonce Chargée de communication geraldine.leonce@educagri.fr 00 33 (0) 2 33 77 80 80

> Par leur caractère innovant, ces deux diplômes ont reçu l’approbation tant du ministère français de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche que de l’université de Bournmouth. Ils ont par ailleurs été couronnés en 2005 par le « label européen des langues » et se sont vus remettre, en 2006, le label européen « qualité », avec mention spéciale du jury.

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Dossier spécial "égalité des chances"

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Soleo 16, paru en aount 2007 par l'agence 2E2F