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Société Française d’Habitations économiques

Vivre

aujourd’hui

septembre - décembre 2013 - n°74

le magazine de l’habitat social

Hlm, habiter mieux


édito E

t voilà une nouvelle rentrée ! La rentrée c’est parfois le moment propice au bilan. Aussi, nous vous proposons un regard sur les actions lancées par les organismes HLM de notre région pour la première édition de la Semaine nationale des Hlm. La rentrée, c’est aussi la reprise de la voiture. Dans la rubrique Ensemble, Vivre aujourd’hui livre quelques conseils pour stationner sans gêner. Avec la rentrée, nous pouvons être confrontés à quelques difficultés financières (retour des vacances, rentrée scolaire, …). Vivre aujourd’hui vous propose des solutions. Pour continuer les vacances, nous vous livrons un parcours pour découvrir les trésors d’architecture de notre région. Enfin, un nouveau talent à découvrir, avec Jean-Luc Atteleyen, artiste de l’industrie. Très bonne lecture.

Sabine Veniel-Le Navennec Directrice de la Publication

sommaire Brèves p.3 Les dernières actualités du logement social

Dossier p.4-6 La semaine du vivre-ensemble !

Repères p.7-10 Nouveaux programmes locatifs, travaux et rénovation, charte de bon voisinage... Ça bouge du côté de votre organisme.

Ensemble p.11 Stationner sans gêner

Pratique p.12-13 Que faire en cas de difficultés financières ?

Et que faisons-nous de vos courriers ? 

Tous les courriers adressés par les locataires à Vivre aujourd’hui sont pris en compte et nous essayons dans la mesure du possible de donner une suite à vos sollicitations : article rédigé sur un sujet mis en exergue dans vos courriers, information relayée, talent présenté,…

• OPH de Haute-Garonne - 75 rue Saint-Jean BP 63102 - 31131 Balma Cedex tél. : 05 62 73 56 00

Contacts Le magazine de l’habitat social « Vivre aujourd’hui » est édité par l’association Vivre Aujourd’hui 104 avenue Jean-Rieux - 31500 Toulouse tél. : 05 61 36 07 60 - fax. : 05 61 36 07 61 e-mail : ushmp@union-habitat.org qui regroupe : • OPH de l’Ariège - 23 bis av. de Ferrières BP 39 - 09002 Foix Cedex - tél. : 05 61 02 30 00 • OPH de Decazeville - 20 av. Maruéjouls 12300 Decazeville - tél. : 05 65 43 15 49

• Colomiers Habitat - 8 allée du Lauraguais BP 70131 - 31772 Colomiers Cedex tél. : 0811 567 567 • La Cité Jardins - 18 rue de Guyenne 31702 Blagnac Cedex - tél. : 05 61 71 79 19 • Société Française d’Habitations Économiques (S.F.H.E) - 5 av. Marcel-Dassault Tersud, Bât. B 31500 Toulouse - tél. : 05 61 24 77 21 • OPH de Rodez - 14 rue de l’Embergue BP 217- 12000 Rodez - tél. : 05 61 24 76 44 • PATRIMOINE SA Languedocienne 5 place de la Pergola, 31077 Toulouse Cedex 04 tél. : 05 61 36 26 00

• OPH de Millau et sa région 23 ter boulevard de la Capelle - BP 452 12104 Millau Cedex - tél. : 05 65 61 50 70 • Sud Massif Central Habitat - 55 boulevard de Verdun - 12400 Saint-Affrique - tél. : 05 65 49 20 00

• Le Nouveau Logis Méridional 2 place de la Légion-d’Honneur - BP 35865 31506 Toulouse Cedex 5 - tél. : 0 810 200 350

• Promologis - 2 rue Docteur-Sanières CS 90718 - 31007 Toulouse Cedex 6 tél. : 0 820 85 85 83

• SA des Chalets - 29 boulevard GabrielKoenigs - CS 23148 - 31027 Toulouse Cedex 3 - 05 62 13 25 25

évasion p.14-15 Des airs de château au cœur de la ville

Magazine conçu et réalisé par ageel www.ageel.fr - 05 61 14 78 31 Photo de couverture : iStockphoto © Yuri Imprimé par Pure Impression, sur papier issu de forêts durablement gérées.

Talent p.16 Jean-Luc Atteleyn, artiste de l’industrie

ISSN : 1240-9626

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Une publication sur le logement HLM en Midi-Pyrénées avec Répliques n°5

« HLM, bal(l)ade et croisements » Depuis 2009, l’USH Midi-Pyrénées souhaite valoriser le logement social, mettre en valeur les réalisations des organismes, donner la parole aux territoires et aux partenaires. Dans la publication de 2013, Répliques n°5 dont le titre est « HLM, bal(l)ade et croisements », l’USH Midi-Pyrénées vous propose une ballade et une balade qui doivent donner envie de découvrir le logement social. Ces deux parcours, ballade comme une douce musique, et balade comme une randonnée, permettent de lever le voile et de cheminer. ■ En télechargement sur www.habitat-midipyrenees.org/nos-publications

© Eco TLC

La borne aux habits

2013, année de mesure de la satisfaction

Depuis 2003, les bailleurs sociaux ont l’obligation de réaliser tous les trois ans des enquêtes de satisfaction auprès de leurs locataires. 2004, 2007, 2010 et... 2013 ! Cette année, fin août jusqu’à octobre sera menée la quatrième grande enquête destinée à mesurer la perception des habitants sur leurs logements et leur niveau de satisfaction. Rendez-vous en mars prochain pour les premiers résultats régionaux. ■ Vivre aujourd’hui n°74 _ septembre - décembre 2013

Toulouse Métropole augmente sa capacité à recycler le textile. 300 bornes de collecte seront installées sur les 37 communes de l’agglomération d’ici 2014, dans le cadre du Programme Local de Prévention des Déchets (PLPD). Un grand pas en avant pour compléter les 80 points de recyclage existants. Habits, couvertures, chiffons, linge, chaussures, usés ou non, connaissent ainsi une seconde vie. Un moyen de faire un geste pour l’environnement et de favoriser l’économie solidaire. La collecte de textiles entre dans un programme d’actions plus large qui vise à réduire de 7 % la production des ordures ménagères et déchets assimilés par habitant d’ici cinq ans. Dans les autres agglomérations régionales (Rodez, Millau, Decazeville) des systèmes de collecte ont été mis en place. Renseignezvous auprès de votre mairie. ■

Brèves

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La semaine

du vivre-ensemble !

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© Polo Garat / Odessa

1 : 15 juin, inauguration des jardins potagers de la résidence du Grand Ramier en présence des locataires et de Jean-Marc Barès, adjoint au maire de Toulouse et d'Arnaud Cursente, Directeur général du Nouveau Logis Méridional.

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2 : 10 juin, débat sur le thème de « les défis du bailleur social de demain »

© Christophe Maupoux, EAM Ingénierie

Première édition, premier succès ! La Semaine nationale des Hlm, organisée du 8 au 16 juin a été à la hauteur des attentes de chacun : un moment de partage entre habitants, bailleurs et collectivités et un événement qui a fait parler de lui. En région Midi-Pyrénées, les actions se sont multipliées. Ateliers, inaugurations, colloques et autres manifestations : revivons ensemble, au jour le jour, une semaine extra-ordinaire !


Un succès national

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amedi 8 juin. À Muret, au pied du quartier rénové de Maïmat, l’inauguration des 66 premiers logements prend des airs de fête. Promologis a souhaité marquer les esprits en cette ouverture de Semaine nationale des Hlm et jouer la carte de la convivialité. Dès 10 h, habitants, bailleurs, partenaires et élus se sont retrouvés au pied d’un quartier entièrement repensé par l’architecte Jean-Manuel Puig et dont le renouvellement se poursuivra jusqu’en 2015. Après la traditionnelle coupure du ruban par le maire, la centaine de personnes présente a pu visiter les nouveaux logements BBC, et découvrir les essences d’arbres replantés dans le square. Puis tout le monde s’est retrouvé autour d’un buffet campagnard où se sont mêlés acrobates, jongleurs et échassiers !

Réflexions et trophées Lundi oblige, c’est un ton plus studieux qui domine le 10 juin. Pendant qu’au Conseil Général 170 personnes réunies par Les Chalets, sous l’égide du président

3 : 8 juin, inauguration de Maïmat en présence de Mme Blanc (paysagiste), M. Puig (architecte), M. Mandement (maire de Muret, pdt de la CAM), M. Pacheu (pdt du directoire de Promologis) et M. Delahaye (conseiller régional). 4 : 8 juin, atelier maquillage à Muret. 5 : 8 juin, le quartier rénové de Maïmat à Muret. 6 : 10 juin, remise des trophées MIB aux lauréats, Abdelmoumen Derdour, Farid Brahimi, Dominique Valienne, Ismaël Zailel.

du Conseil Général, Pierre Izard, débattent autour du thème « les défis du bailleur social de demain », à la fondation Bemberg, l’Union sociale pour l’habitat Midi-Pyrénées organise ses « Entretiens Midi-Pyrénées », rendez-vous bi-annuel d’un réseau d’acteurs de l’habitat de la région. Ici les discussions tournent autour de « Objectif 150 000 logements : quelles déclinaisons en Midi-Pyrénées ? ». L’USH Midi-Pyrénées a également profité de cette semaine pour présenter le numéro 5 de sa revue Répliques intitulé Hlm, bal(l)ade et croisements ». Changement d’ambiance à la médiathèque du Grand M, au cœur de Bellefontaine. Dans un amphithéâtre plein à craquer, quatre jeunes du quartier (Abdelmoumen Derdour, Farid Brahimi, Dominique Valienne, Ismaël Zailel) reçoivent les premiers trophées de la Mission Interbailleurs (MIB). Une manière pour le groupe Les Chalets, Patrimoine SA et Habitat Toulouse de mettre en valeur des parcours d’intégration dans le milieu du travail grâce au suivi mis en place par les médiateurs dans les halls d’immeubles depuis 2008. Vivre aujourd’hui n°74 _ septembre - décembre 2013

Au 16 juin, le bilan de la première édition de la Semaine nationale des Hlm organisée par l’Union sociale pour l’habitat était plus que positif : 220 organisations et associations régionales se sont mobilisées pour proposer 537 événements à travers toute la France. Placée sous la bannière du vivre-ensemble, cette semaine a su fédérer les organismes, partenaires et locataires dans un bel élan collectif : combattre les clichés sur le logement social par une forte exposition médiatique et enclencher une dynamique d’avenir. Il n’y a qu’à regarder le site pour se rendre compte de l’enthousiasme du public pour cet événement. Images et vidéos de l’événement sur www.semainehlm.fr

Aujourd’hui ces quatre jeunes ont tous trouvé un CDI. Leurs proches étaient là pour partager ce moment de réussite !

Ateliers ludiques Mardi 11 juin. Et si on jouait ? Propositions ludiques pour apprendre à mieux vivre ensemble. À la Maison des Associations de Saint-Geniès-Bellevue, la SFHE a mis en place « Jeu M’loge », une approche ludique des relations entre bailleur et habitants. Une manière d’informer sur les droits, devoirs et démarches dans la bonne humeur ! Au même moment, sur l’esplanade Cécile-Brunschvicg à 100 mètres des résidences Gounod et Embouchure, PATRIMOINE SA rassemble handballeurs du Club Fénix, jeux et goûter pour continuer le travail de sensibilisation des habitants, entamé depuis 2012 avec le concours des jeunes de l’association Unis-Cité, sur la question cruciale du tri des déchets. Même équipe, même thématique le lendemain, mercredi 12 juin, à la résidence Tourasse de Bellefontaine, première résidence toulousaine à avoir

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Tous au jardin ! La fin de la semaine s’est jouée en extérieur, dans les jardins potagers et partagés, des espaces de verdure pour cultiver ensemble. Le 13 juin, Colomiers Habitat a organisé des ateliers de jardinage dans deux résidences, qui ont reçu un composteur (Seycheron) et un récupérateur d’eau de pluie. Le 15 juin, les locataires de la résidence de l’île du Ramier à Toulouse, ont inauguré leurs sept jardins potagers mis en place par Nouveau Logis Méridional dans le cadre d’une opération plus vaste de reconquête d’un quartier qui souffrait d’isolement. En présence des élus et du directeur Arnaud Cursente, les locataires se sont retrouvés autour d’un goûter convivial, ont reçu un lot de plantes aromatiques et un chèque cadeau dans une enseigne de jardinerie pour étoffer leurs plantations ! Ravis, ils ont émis le souhait que ce rendez-vous festif soit renouvelé l’an prochain. ■

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1 : 11 juin, démonstration avec le Club Fénix Toulouse Handball. 2 : 10 juin, table ronde organisée par l’Union sociale pour l’habitat Midi-Pyrénées sur le thème « Objectif national de 150 000 logements : quelle déclinaison en Midi-Pyrénées ? » 3 : 12 juin, Pascal Barbottin en présence de Claude Touchefeu, maire adjoint de Toulouse, Jean-Paul Pla, conseiller municipal de l’Économie Sociale et Solidaire à Toulouse et Zhora El Kouacheri, conseiller général à la résidence de la Tourasse à Bellefontaine. 4 : 12 juin, des enfants de Val d’Aran, Naspe, En Jacca, Seycheron et Saint-Exupéry ont participé à un atelier sur la propreté des parties communes. 5 : 12 juin, visite du logement témoin Les Bois du Lauraguais. 6 : 15 juin, en présence d’Arnaud Cursente, inauguration des jardins de la résidence de l’île du Ramier.

Des équipes impliquées Si la semaine a réussi à réunir les habitants et partenaires autour de thématiques fortes (économies d’énergies, jardins partagés, respect, insertion sociale, réhabilitations…) elle a aussi entraîné une forte mobilisation des équipes des bailleurs sociaux. Colomiers Habitat avait par exemple mis à disposition de ses salariés pour distribution tout au long de la semaine : des ballons gonflables pour les enfants et des stylos pour les locataires et fournisseurs. Cela a facilité les échanges. « J’ai déjà reçu plein d’idées d’actions pour l’an prochain » témoigne Josiane Capin, chargée de communication. Même écho pour le groupe Les Chalets : « Cette semaine concentre les actions et nous permet de monter des projets que l’on n’aurait peut-être pas pu organiser sans ça. Cela a créé une forte émulation en interne, et une belle dynamique ». Bravo à tous, donc, et rendez-vous l’an prochain.

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© Christophe Maupoux, EAM Ingénierie

accueilli des containers enterrés. C’est aussi là qu’habite Abdallah Ouertani (lire son portrait dans le n°73), inventeur du « clipclean », un kit primé au concours Lépine qui permet de favoriser le tri sélectif et qui a été offert aux locataires. Les habitants étaient aussi ravis de découvrir un hall flambant neuf et un nouveau système d’interphone. La « sensibilisation » semblait le maître mot en ce mercredi. Colomiers Habitat organisait aussi un atelier autour du nettoyage de halls d’immeubles et des parties communes, avec des enfants de Val d’Aran, Naspe, En Jacca, Seycheron et Saint-Exupéry prêts à mettre en pratique les conseils de la société de nettoyage EDG. À l’issue de ces ateliers les enfants ont réalisé une quarantaine de dessins qui servira de base à la réalisation d’une affiche sur le respect des parties communes. Quant au Conseil Municipal des Jeunes, casquettes aux couleurs de Colomiers Habitat, ils ont monté une opération de nettoyage du quartier centre sur le thème « en bas de chez vous c’est aussi chez vous ». À Tournefeuille, à la résidence Résistance, l’ambiance était à l’apprentissage des bonnes pratiques d’économie d’énergie avec une quinzaine d’habitants. En partenariat avec l’association SOLEVAL, Les Chalets souhaitaient accompagner les rénovations énergétiques des logements par une véritable mise en pratique dans un logement témoin : comment tirer le meilleur profit d’un thermostat de chauffage, d’un économiseur d’eau…


repères

Société Française d’Habitations économiques

Ils ont fêté la semaine des HLM ! Du 8 au 16 juin s’est tenue la première édition de la semaine nationale des HLM. 537 événements ont été organisés dans toute la France et notamment à Saint Geniès de Bellevue où les habitants se sont essayés à une animation drôle et ludique pour mieux comprendre leur logement, Jeu m’loge.

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lusieurs familles de la résidence Les Jardins d’Emilie, fraîchement installées, se sont retrouvées le 11 juin à Saint-Geniès-de-Bellevue dans le cadre de la semaine des HLM. En compagnie de Monsieur le Maire et de l’équipe de la SFHE, ils ont pu s’amuser grâce au jeu de société Jeu m’loge animé par l’ADIL 81 et l’ADIL 31. Après le mot du Maire de le commune, Jacques Mazeau, un apéritif a été offert aux participants afin de clôturer cet après-midi récréatif et instructif !

Qu’est-ce que je peux faire dans mon logement, quels sont mes droits, qui doit régler les réparations locatives ? Pour répondre à toutes ces questions, l’ADIL 81, le centre social de la ville de Graulhet (Tarn) et Tarn Habitat ont créé Jeu m’loge, un nouvel outil pédagogique qui permet de mieux comprendre les relations entre le bailleur et le locataire. Avec des pions et des dès, ce jeu permet au locataire de redécouvrir de façon ludique ses droits et ses devoirs. De plus en plus utilisé lors des ateliers collectifs et des réunions d’information, ce jeu favorise la discussion. Il permet de rétablir les véritables informations

© DR

Jeu m’loge, c’est quoi ?

et de lutter contre les idées reçues en matière de droit locatif !

Comment on joue ? C’est très simple ! Il suffit de répondre correctement à des questions sur les droits et les devoirs des bail-

leurs et des locataires. Chaque bonne réponse permet de récolter un bloc, au bout de six blocs on construit une maison… Le premier qui la bâti a gagné ! Selon l’évolution de la législation, l’ADIL met régulièrement à jour de nouvelles cartes de questions/réponses. ■

Repères

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repères

sélectif à Z !

© Fotolia.com

Le tri de A

Comment trier vos déchets, dans quel bac mettre le carton ou les boites en métal ? Pourquoi ce tri et que deviennent les déchets recyclables ? Qui est à même de vous renseigner pour mieux trier ? Pour devenir incollable en tri sélectif, suivez le guide !

1 - On perce le mystère des bacs à déchets recyclables Ces bacs, jaunes ou bleus selon votre commune, parfois fermés par un couvercle à opercule pour limiter les erreurs de tri, sont réservés aux déchets ménagers recyclables, bien vidés et en vrac. Bac jaune ou bleu 1- Les bouteilles et flacons en plastique uniquement 2 - Les canettes, conserves et boîtes métalliques 3 - Les briques alimentaires, papiers et journaux magazines Pour le verre il existe un bac spécifique. Attention ! Si le tri n’est pas conforme à ces indications un ruban adhésif est appliqué sur le container afin que les déchets soient collectés par le camion des ordures ménagères. Le recyclage ne pourra pas avoir lieu. Mal trier c’est du temps et de l’argent de

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perdu. Un apprentissage est nécessaire, adultes et enfants compris, pour comprendre ces règles et trier correctement.

2 – Trier, oui mais pourquoi ? Mettre cartons et canettes dans un bac jaune n’est pas un acte anodin ! Avec 670 canettes recyclées on fabrique un vélo en aluminium et avec 27 bouteilles en plastiques, une parka polaire ! Vos déchets recyclables, une fois collectés, sont acheminés vers un centre de tri. Là, ils sont triés et conditionnés. Les différents matériaux sont ensuite transportés dans une usine de traitement et de recyclage pour être réutilisés. Que deviennent-ils alors ? • Les journaux, papiers, magazines  ➔ D e la pâte à papier • Les bouteilles en plastiques  ➔ D es fibres textiles, tuyaux, tubes, gouttières... • Acier, aluminium  ➔ Des pièces automobiles

3 - Rencontre avec votre ambassadrice du tri « Nous allons à la rencontre des nouveaux arrivants pour leur remettre en main propre un guide du tri et une poche de pré-collecte pour les bacs jaunes dans laquelle ils peuvent déposer leurs déchets recyclables », explique Claire Sénat-Sauné, ambassadrice du tri à Toulouse Métropole. Les ambassadeurs se déplacent aussi dans les écoles ou les réunions d’accueil des résidents, armés d’une poubelle pédagogique. « Ça permet aux gens de tester leurs connaissances et de mettre le doigt sur leurs erreurs », explique-t-elle. Cette action vise également à limiter les erreurs de tri qui pourraient empêcher le recyclage de tout un conteneur. « Les éboueurs nous font des retours s’il y a trop d’erreurs dans certaines résidences. Nous nous rendons alors sur place pour sensibiliser davantage les habitants », poursuit l’ambassadrice. ■


Jardins de Pablo :

Réunion des locataires, juin 2013 © DR

des locataires, acteurs de leur environnement

Repas de quartiers, événements ou rassemblements… Vivre aujourd’hui revient sur un événement original organisé aux Jardins de Pablo.

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e 3 juin, la SFHE a organisé une réunion publique dans le cadre privilégié du château de Catala à Saint-Orens. La mairie s’est associée à l’événement pour aborder avec les locataires des Jardins de Pablo deux thèmes principaux : le problème des incivilités et des dégradations, ainsi qu’un rappel des grands principes du tri sélectif. Pour l’occasion, l’ambassadeur du tri était présent afin de proposer aux habitants de tester leurs connaissances en la matière.

Repas de quartier aux Jardins de Pablo

Repas aux Jardins de Pablo © DR

À l’issue cette réunion publique, un repas de quartier a été initié le 12 juin par l’une des locataires des Jardins de Pablo. Partager un moment de convivialité avec ses voisins, voilà le principe de l’événement ! C’est dans cet esprit que les habitants de la résidence située route de Revel, se sont retrouvés pour partager un repas tiré du sac, en plein air. L’occasion pour les participants d’apprendre à mieux se connaître et à mieux vivre ensemble. ■

Enquête de satisfaction…

© Fotolia.com

à vos combinés !

Pour faire suite à l’engagement professionnel pris lors du congrès HLM de Lille en 2003 visant à l’amélioration de la qualité du service rendu aux habitants, et pour répondre du mieux possible à leurs attentes, SFHE mène une enquête de satisfaction auprès d’un échantillon de locataires. Elle portera sur le cadre de vie, la communication entre bailleur et locataires, la propreté… Aussi, nous vous demandons de bien vouloir réserver le meilleur accueil aux enquêteurs qui vous contacteront par téléphone au cours du mois d’octobre.

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Villebrumier

De nouveaux logements écologiques ! Une nouvelle résidence de la SFHE est sortie de terre cet été à Villebrumier. Et c’est en présence de la ministre Sylvia Pinel que les locataires ont pu inaugurer Les Mûriers le 22 juin dernier, avant d’y déposer leurs valises quelques semaines plus tard.

fiche d’Identité Nom : Les Mûriers Nombre de logements : 22 (19 maisons individuelles et 3 appartements T2 collectifs) Caractéristiques: norme BBC, les logements sont raccordés au réseau de chaleur de la commune et à sa chaufferie collective au bois.

Une inauguration en grande pompe Grands espaces verts, terrasses en dallage, jardins privatifs… Le 22 juin dernier, les futurs habitants des Muriers et les Villebrumierains sont venus découvrir leur résidence. Et ils n’étaient pas seuls à avoir fait le déplacement. La ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, Sylvia Pinel était également au rendez-vous. « Alors que les artisans éprouvent des difficultés, il est bon que que les collectivités locales et les acteurs du logement se mobilisent comme ici pour mener à bien ce type de projet. Ces logements seront également bons pour l’école, bons pour le commerce... C’est tout cela qui crée l’attractivité d’un territoire », a t-elle salué. Etienne Astoul, le maire de Villebrumier s’est quant à lui félicité du développement de sa ville, qui a su évoluer tout en préservant un cadre de vie agréable. ■

Inauguration en présence de M. Jean-Michel Baylet, président du conseil général du Tarn-et-Garonne, Thomas Baylac, directeur délégué régional du Groupe Arcade, la ministre Sylvia Pinel, Valérie Rabault, députée de l’arrondissement de Montauban, Etienne Astoul, maire de Villebrumier.

Paroles de locataires !

Madame EL BOUAZATI, nouvelle locataire d’un T3

« Nous sommes très bien installés, les logements sont bien construits et agréables à vivre »

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Jennifer Ségala,

nouvelle locataire d’un T3

« C’est une petite résidence à taille humaine, le cadre est vraiment sympa, toutes les maisons ont un petit jardin. J’ai apprécié sa situation, c’est à proximité du village et des commerces, mais l’environnement reste assez tranquille »


ensemble

Stationner sans gêner Stationner correctement : il en va du respect et de la bonne entente entre voisins et également du porte-monnaie de chacun. Être mal garé, ça coûte cher. Explications.

Se simplifier la vie En ville comme en périphérie, il est parfois difficile de se garer… C’est pourquoi des parkings sont mis à la location par les organismes Hlm. Ces places peuvent être louées à tout moment de l’année au sein de sa propre résidence ou dans une résidence aux alentours, il suffit d’en faire la demande auprès de son bailleur. Dans la mesure des disponibilités, chaque locataire peut louer plusieurs emplacements distincts. Terminées les longues minutes à tourner en rond pour trouver une place, à s’énerver au volant et à patienter indéfiniment. En louant sa place, on joue la carte de la facilité, de la sécurité, de la sérénité et de l’économie également.

Dépenser moins

Respecter les autres Bien stationner facilite la vie en collectivité. Quelques règles simples sont à respecter comme ne jamais utiliser les places réservées aux personnes handicapées. Il n’est pas autorisé de se garer sur l’emplacement réservé au voisin, qui se trouverait bien embêté en rentrant chez lui. Évitez le stationnement sauvage : devant les entrées de résidences, les sorties

de secours ou les trottoirs aux alentours, les personnes à mobilité réduite et les personnes avec un caddie ou une poussette pourraient être obligées de faire un grand détour pour éviter votre voiture. Oubliez les pelouses ! Le stationnement de votre véhicule détériorerait les espaces verts. Réparer ces dégradations a un coût à la charge de tous les locataires. Enfin, pensez à circuler avec précaution dans l’enceinte des résidences et de leurs parkings, en roulant lentement et attentivement… il en va de la sécurité de tous. ■

Pour les proches aussi ! Les parkings d’une résidence ne sont pas uniquement réservés aux locataires de celle-ci. Tout particulier peut faire une demande auprès des organismes. Pour toutes informations sur le prix ou la disponibilité, adressez-vous directement au bailleur concerné.

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Louer un emplacement de parking a un coût, oui, mais les prix proposés par les bailleurs sociaux sont moins chers que le marché. Louer un parking, c’est aussi limiter d’autres frais auxquels on ne pense pas toujours. Il y a d’abord les contraventions. Si l’on n’a pas mis une

pièce dans l’horodateur ou un cas de stationnement gênant, sur un trottoir par exemple… on a bien évidemment droit à une amende de 17 ou 35 euros, quand ce n’est pas une mise en fourrière. Ces amendes cumulées, représentent un budget annuel important de l’ordre de 200 euros. Certaines études montrent que l’économie possible par le simple fait de ne pas tourner en rond pour trouver une place de parking peut aller jusqu’à 5 % de votre dépense de carburant : plusieurs centaines d’euros par an. On estime ainsi que les automobilistes passent un an de leur vie à chercher à se garer.

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pratique

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Que faire en cas

de difficultés financières ? Les aléas de la vie peuvent faire virer nos comptes dans le rouge. Pas de panique : quand elles sont prises à temps, les difficultés financières ne sont jamais insurmontables. Encore faut-il prévenir ses créanciers, bailleur en tête, pour trouver, ensemble, des solutions.

1/ Je me raisonne Connaître des mois difficiles peut arriver à tout le monde. Une perte d’emploi, une séparation, une baisse de revenus, rendent parfois l’équilibre du budget plus compliqué. Le meilleur moyen pour les surmonter est de garder la tête froide et de prendre le problème à bras le corps. Plus vous réagissez tôt face à une difficulté financière qui s’annonce, plus vous vous donnez des chances de trouver

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une solution avant que la situation n’empire. Il est en effet plus facile de négocier avec ses créanciers avant l’apparition des premiers impayés. D’autant que le fait de tenir un budget et d’établir des prévisions sur sa situation financière est un signe de bonne gestion. Prendre des mesures avant l’apparition des premiers impayés permet de faire l’économie de frais que ces incidents entraînent : agios bancaires, pénalités de paiement... Vivre aujourd’hui n°74 _ septembre - décembre 2013

2/ J’en parle Il n’est pas facile d’avouer ses difficultés à une tierce personne. La crainte de devoir se remettre en cause ou le manque d’espoir sur des solutions possibles sont autant d’obstacles à franchir. Pourtant, parler de ses difficultés permet de bénéficier d’un regard extérieur sur votre situation et d’envisager des sorties de crise. Votre bailleur dispose de solutions et sera à l’écoute de vos difficultés, sans vous juger. Son ob-


Votre bailleur dispose de solutions et sera à l’écoute de vos difficultés, sans vous juger. © Fotolia.com

jectif premier n’est-il pas de permettre à chaque famille de conserver son logement ? L’avertir de changements de situation familiale, d’un licenciement à venir, de l’arrivée d’un nouvel enfant ou d’un crédit de trop, aide à anticiper les périodes délicates. En cas d’impayé il faut contacter son gardien ou votre chargé de clientèle. La plupart des bailleurs disposent de services spécialisés en économie sociale et familiale qui privilégient la prévention et facilitent les échéanciers de paiement. D’autres vous aiguilleront vers des services sociaux compétents, dans un centre d’action sociale de votre commune ou de votre département. Il est également important d’évoquer ses problèmes avec son conseiller bancaire qui sera à même de faire le point sur les dépenses mensuelles et de vous indiquer des moyens de mieux gérer un budget.

3/ J’agis En premier lieu, il s’agit de faire le point avec sa conseillère en économie sociale, ou une assistante sociale, sur l’étendue des impayés, les revenus, les crédits, les dépenses mensuelles.

À partir de ce « bilan » il est possible de proposer « un plan d’apurement » et d’apporter des solutions concrètes : échéancier, délais de règlement adaptés... Ne jamais se décourager, et persister à montrer sa bonne volonté : si vous ne pouvez régler la totalité, il faut toujours payer au moins une partie du loyer, et reprendre le plus vite possible le paiement du loyer courant pour éviter d’aggraver la dette. Si vous obtenez un étalement du paiement, veillez à respecter scrupuleusement les échéanciers. Il existe également des aides pour vous aider à conserver votre logement, en premier lieu le Fond Solidarité Logement (FSL), mis en place par chaque département, qui permet de rembourser les arriérés de loyers et charges locatives à condition que le locataire s’engage à payer les futurs loyers. Si vous voyez que, même avec ces solutions, le loyer est trop élevé par rapport à vos revenus, demandez à changer de logement, pour un appartement plus petit et moins coûteux. Cela peut représenter une solution temporaire qui soulage les finances, en attendant de se remettre à flot. ■ Vivre aujourd’hui n°74 _ septembre - décembre 2013

Le loyer tout sauf une dépense d’ajustement Le loyer doit être la priorité. C’est une nécéssité absolue, même en cas de difficultés financières. Il passe avant les notes de téléphone portable. Payer son loyer c’est se garantir un toit. Ne pas le payer c’est s’exposer à des poursuites judiciaires pouvant aller jusqu’à l’expulsion. Par ailleurs, tous les bailleurs sociaux sont tenus de prévenir la CAF en cas d’impayés. Selon les cas, la CAF décidera de maintenir ses aides au logement (AL ou APL) à la seule condition que le locataire régularise sa situation en respectant un échéancier de remboursement.

Ensemble

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évasion

Cour intérieure de l’hôtel d’Assézat © Pom2

Des trésors d’architecture

au cœur de la ville

Albi, Montauban, Gaillac, Toulouse... sont autant de villes qui regorgent de trésors d’architecture, parfois dissimulés : les hôtels particuliers. Vivre aujourd’hui est parti à la découverte de ces joyaux cachés. En route pour un voyage au cœur de l’Histoire…

J

osèphe De La Fage est guide-conférencière, travaille pour l’Office de Tourisme de Toulouse et, régulièrement, accompagne des visiteurs à découvrir son patrimoine. Aujourd’hui, elle nous conte l’histoire de ces hôtels si particuliers représentatifs de la spécificité architecturale de la Ville Rose... Au XVe siècle, Tolosa connaît son âge d’or. Cent ans de prospérité grâce au commerce du pastel, une teinture de couleur bleue, cent ans durant lesquels palais et hôtels particuliers jaillissent de terre. Attention, ces derniers se distinguent des hôtels de voyageurs, ils ne sont pas destinés à recevoir des touristes mais appartiennent, à l’époque, à des familles aux revenus considérables.

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Ce sont de nobles propriétaires, souvent des marchands (banquiers, hommes d’affaires...), qui vivent avec leur famille et leur personnel, dans ces maisons luxueuses situées au cœur de la ville. La possession de l’une d’entre elles constitue un signe de richesse évident pour une famille. Ces hôtels construits entre le XVIe et le XIXe siècle ont, pour la plupart, des cours intérieures, dites d’honneur, au milieu desquelles trônent les « tours d’orgueil ». Aujourd’hui, Toulouse compte une cinquantaine de ces tours et d’innombrables hôtels, visibles ou non depuis la rue, parfois dissimulés aux yeux des passants... « Toulouse est une ville à l’atmosphère particulière... c’est quand on pousse les portes des Vivre aujourd’hui n°74 _ septembre - décembre 2013

maisons qu’on en découvre ses merveilles et ses beautés insoupçonnées » chuchote la guide.

L’hôtel de Bernuy (rue Gambetta) Cet hôtel particulier marque l’introduction de la Renaissance dans l’architecture toulousaine. Jean de Bernuy est un commerçant espagnol qui fait fortune grâce au pastel. Il est l’un des hommes les plus riches de France et devient Capitoul* en 1533, date à laquelle la construction de son hôtel se termine. Sa tour capitulaire, de 26,5 m, est l’une des plus hautes de la ville. Cette demeure s’organise autour de deux cours intérieures de pierres sculp-


À LA DÉCOUVERTE DU PATRIMOINE TOULOUSAIN

La tour Renaissance de l’hôtel de Bernuy.

Rue Saint-Rome

De nombreuses visites sont proposées par l’Office de Tourisme de Toulouse, notamment « La ballade du Patrimoine ». Durant 2 heures, découvrez les principaux sites de la ville : admirez le Capitole, la basilique Saint-Sernin, de nombreuses églises et autres hôtels particuliers et, le long de la Garonne, profitez de splendides points de vue sur les monuments emblématiques de Toulouse.

➯ Tarif normal : 7,50 €

tées, où l’influence italienne pénètre le style gothique.

L’hôtel d’Assézat (rue de Metz) Bâti dans les années 1550, il est l’hôtel particulier le plus majestueux de la Ville Rose, un chef-d’œuvre de la Renaissance classique. Et pour cause, il a été conçu par Nicolas Bachelier, l’un des plus grands architectes de son temps, pour un riche pastelier : Pierre d’Assézat. La cour d’honneur, somptueuse, sert d’écrin aux deux façades rythmées par les colonnes antiques et reliées par la tour d’escalier. Au-desPortrait de l’architecte et sculpteur Louis Privat qui a conçu l’hôtel de Bernuy

sus de la loggia surplombe une galerie d’art. En effet, en 1995, l’artiste argentin Georges Bemberg sélectionne ce lieu d’exception pour y exposer sa collection d’œuvres d’art et la rendre accessible au public (www.fondation-bemberg.fr).

Tarif réduit : 6 € Rdv à  l’Office de tourisme de Toulouse, donjon du Capitole Métro ligne A, station Capitole. Tous les mercredis à 10 h et les dimanches à 15 h. Tél. : 0 892 180 180 (0,34 € TTC/min) infos@toulouse-tourisme.com

Et bien d’autres hôtels... Du Capitole, en passant par la rue Saint-Rome jusqu’à la rue des Pharaons… les hôtels particuliers se succèdent, se multiplient et font finalement partie intégrante du décor urbain... encore faut-il savoir où ils se trouvent. Si certains donnent sur la rue (hôtel Pierre Comère, rue Saint-Rome…), d’autres sont camouflés derrière des boutiques, des façades quelconques... (hôtel de Brucelles, rue Saint-Rome, hôtel de la Mamie, rue de la Dalbade...) Quelques-uns d’entre eux abritent aujourd’hui des institutions : l’hôtel Boisson-Decheverry est devenu la maison de l’Occitanie, l’hôtel Dumay, le musée du Vieux-Toulouse, l’hôtel de Bernuy, le collège/lycée Pierre-de-Fermat, ou encore la cour de l’hôtel Augier-Ferrier, une terrasse de restaurant... Une manière de donner une seconde vie à ces lieux majestueux. ■

Rue Ozenne © Marie Dolin

* Conseiller qui siégeait au parlement de Toulouse au Moyen-Âge.

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talent

Artiste, collectionneur, blogueur, habitant actif dans votre quartier, mordu de sport, porteur de projet ou encore membre d’une association... Vous avez envie de partager votre expérience ? Écrivez-nous au journal pour participer à notre rubrique.

Jean-Luc Atteleyn artiste de l’industrie

je me suis dit qu’on pourrait aborder la mise en valeur du produit industriel de manière plus décalée, plus artistique. Et au même moment une commande d’un client, que je ne pouvais pas faire qu’à base de photo traditionnelle, m’a poussé à utiliser d’autres outils, notamment des logiciels informatiques. J’ai donc adopté une nouvelle manière de créer. »

Qui n’a jamais rêvé de concilier travail et passion ? Jean-Luc Atteleyn l’a fait. Ce scientifique de formation s’est penché sur la photographie et, plus tard, s’est lancé dans la création artistique. Le voilà devenu artiste photographe-plasticien dans le secteur de l’industrie… Un métier peu commun. Portrait.

…aux tableaux d’art numérique

D

ans les années 80, Jean-Luc fait des études d’électronique, un domaine dans lequel il travaille des années, jusqu’au moment où il se découvre une passion pour la photographie. « J’ai commencé un peu malgré moi, ma compagne de l’époque faisait de l’architecture et avait besoin de quelqu’un qui s’y connaissait en photographie… Je me suis penché sur la question. » Il décide alors de suivre un stage à l’École Nationale de Photographie en Arles… l’histoire commence là.

De la photographie industrielle… « J’avais envie de faire de la photographie mon métier, mais je ne savais pas encore dans quel domaine me spécialiser. Je me suis essayé au photojournalisme... Et une heureuse rencontre m’a poussé à y réfléchir. Je me suis dit qu’il serait intéressant de concilier mon passé scientifique et mes aspirations créatrices : j’ai pensé alors à la photographie industrielle. » Ce qui consiste à faire des reportages dans les entreprises, sur les hommes qui y travaillent, valoriser leur métier et mettre en perspective les produits ou services commercialisés. Des photographies la plupart du temps intégrées aux catalogues de vente ou autres documents institutionnels… Mais cette activité ne fait pas de lui un homme totalement comblé. « Dans les années 2000,

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la mise en valeur J’ai décidé

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d’aborder

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manière

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Dans une démarche artistique de « faire ensemble », avec l’entrepreneur commanditaire, Jean-Luc crée «  des œuvres d’art qui mettent en scène les valeurs identitaires de l’entreprise ou son cœur de métier. Je demande aux gens de participer, ça donne plus de sens à mon travail. » Il travaille sur ordinateur avec des photographies, les transforme, s’appuie sur les goûts, la charte graphique de la société et conçoit une œuvre qui lui ressemble… Le résultat final : des  « tableaux d’art numérique », comme il les appelle lui-même. Jean-Luc met donc son savoir et son art au service de la communication des entreprises, mais invite surtout le lecteur de l’œuvre à découvrir la poésie qui se cache derrière l’industrie. L’artiste participe à différents salons et expose régulièrement dans la région… Jusqu’au 30 septembre, au château de Saint-Izaire dans l’Aveyron. Et puis, il a des projets plein la tête. Le dernier en date ? Sensibiliser ses voisins et les résidences alentour à son art. Jusqu’où ira-t-il ? ■

sur www.jean-luc-atteleyn.fr ➯ Ietnfos pour visiter son atelier, rendez-vous à l’adresse suivante : Cité Saint-Michel - Bât. B Rue Alexis Monteil 12300 Decazeville L’industrie, 2008, 100 x 100 cm

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