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Flashback sur l’année 2013


SIEGE SOCIAL 7 chemin des vignes 41100 COULOMMIERS-LA-TOUR

Président Christian CONTINI 7 chemin des vignes 41100 COULOMMIERS LA TOUR 02 54 77 06 81— 06 89 25 16 90 contini.c.g@aliceadsl.fr

Secrétaire Ghislaine CONTINI 7 chemin des vignes 41100 COULOMMIERS LA TOUR

Le MAGAZINE A.G.&C. est disponible en téléchargement sur l'espace web de l'association Gendarmes et Citoyens : http://www.assogendarmesetcitoyens.fr/

Nous remercions toutes les personnes qui ont contribué à la création, l'édition, la mise en page du magazine et celles qui ont proposé des articles. Malgré le soin apporté à sa rédaction, des erreurs typographiques ont pu nous échapper, nous vous prions de nous en excuser.

Directeur de publication : Christian CONTINI Comité de rédaction : Relecture membres CA de AG&C Maquette AG&C Articles : Christian CONTINI, Joaquin MASANET, Sekkhi, Emmanuel GARGOULLAUD. Les articles non signés sont le résultat d’un travail collectif des membres de l’Association Gendarmes et Citoyens.

Conception graphique – Photomontages – Mise en page - Dessins : AG&C. Photos : Médiathèque de l'AG&C - Images et photos internet - Collection AG&C - Couverture : montage Sekkhi - Dépôt légal : dès parution La reproduction des articles et photos est autorisée .

Contact : contact@assogendarmesetcitoyens.fr

3 - Edito « Très bonne année 2014 » 4 - Edito de Joaquin Masanet dans l’écho du policier. « Un flic est mort ». 5 - Quand les souhaits de Noël sont adressés au directeur de la gendamerie… 6 - Départ de Arnaud Chadelat alias D’Artagnan Berrichon. 8 - Des Nardo et autres d’Artagnan Berrichon seront toujours nécessaires. 10 - Les brèves d’actualité. 19 - Suicide du lieutenant Girard, une nouvelle plainte qui défie l’entendement 20 - Les suicides. 22- Sur notre page facebook , un commandant de compagnie sans langue de bois. 23 - communiqués (liens presse). 24- Flashback, oppositions policiersmagistrats. 26- Façon de parler. Interview de AG&C la voix des muets. 28 - Lu dans la presse. 42 - Les risques du métier. 45 - Livre du mois: l’Afghanistan en feu de Emmanuel Gagoullaud. 46 - Padchance change de résidence, d’environnement et de métier. 48 - perles gendarmiques. 49 - activité sur nos espaces numériques. 50 - Nos partenaires. Merci de nous lire


Très bonne année 2014 Arrivés à cette époque de l’année, il nous faut bien nous retourner pour voir quel est le chemin parcouru ces douze derniers mois. Parmi les regrets, il faut penser à ceux qui nous ont laissés en chemin pour des motifs parfois confus ou bien légers. Heureusement les adhésions se multiplient et de nombreux nouveaux membres, des jeunes en particulier, sont là pour reprendre le flambeau. Les sympathisants sont de plus en plus nombreux et pour s’en convaincre il suffit de voir le « compteur » de notre page facebook. Nous sommes heureux de voir combien ils sont respectueux, dans leur très grande majorité, des règles de bonne conduite que nous nous imposons et que nous leur imposons.

Par Christian Contini Président AG&C

Notre plus grand regret tient aux agissements d’aigrefins qui ont utilisé notre association pour jouer sur les cordes de la sensibilité et de la générosité en vue de se remplir les poches. Ils ont été rattrapés par la police et pris les doigts dans le pot de confiture. Quelles que soient les suites de cette affaire nous n’aurons aucune pitié pour ces escrocs qui ont trompé notre confiance. Nous aurons d’autant moins de pitié qu’à cause de leur comportement nous avons du cesser de venir en aide aux gendarmes ou à leurs familles dans le besoin. Nous allons de nouveau avoir recours à une régie publicitaire mais, connaissant les ficelles utilisées par les imposteurs de la société ACPAS, nous allons mettre en place de nouveaux verrous pour protéger les annonceurs des malversations possibles. « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts ». Nous ne reviendrons pas ici sur les drames que représentent les suicides car, pour nous, ils font malheureusement partie de notre quotidien et nous ne cesserons jamais de combattre ce fléau dont Grégory Girard est devenu le symbole. Un autre regret réside dans l’absence de reconnaissance de la part des autorités qui chapeautent la Gendarmerie et de celles qui nous gouvernent. Le 2 décembre le ministre de l’Intérieur et le directeur de la gendarmerie ont reçu les associations représentant une kyrielle de retraités et «d’amis » de la gendarmerie, des réservistes et des « familles de gendarmes ». Comme d’habitude nous sommes tenus à l’écart et nos récents courriers restent sans réponse. Les sujets évoqués le 2 décembre ont été largement traités dans nos colonnes et sur nos sites. Le fait de reléguer notre association au rang de quantité négligeable est secondaire mais cette façon de mettre dans le même panier les milliers de gens qui nous suivent relève d’un certain mépris doublé d’une flagrante erreur d’appréciation. Ce rapide constat ne nous rebute pas, bien au contraire, car il est la preuve de notre indépendance et de notre liberté. Nous remercions tous ceux, toujours plus nombreux, qui nous soutiennent. Comme il faut bien sacrifier à la tradition, au nom de tous les membres de l’Association Gendarmes et Citoyens, je suis heureux de vous souhaiter à toutes et à tous, de très joyeuses fêtes de fin d’année et surtout une excellente année 2014. Comme la mode est aux notations je vous souhaite un triple A : Amour, Amitié, Argent. Si l’on doit vous en supprimer un, choisissez celui qui compte le moins pour vous et remplacez le par un B comme Bonheur.


Nous vous proposons ici de reprendre l’édito de Joaquin Masanet président national de l’Anas dans l’Echo du policier. Un texte écrit avec le cœur qui aurait pu être signé par n’importe quelle personne proche des forces de l’ordre. Merci Jo. Rappelons que l’ANAS est la seule association qui ait su monter une structure au Courbat en Indre et Loire qui puisse venir en aide aux policiers atteints par la dépression mais aussi aux gendarmes qui font partie du ministère de l’Intérieur.


Quand les souhaits de Noël sont adressés au directeur de la gendamerie… C'est la période. Un grand nombre d'enfants s'appliquent à écrire à un vieux monsieur dont personne ne connaît l'âge, vêtu d'un rouge vif et porteur d'une barbe blanche très opulente en espérant avoir été suffisamment sage au cours de l'année pour avoir droit à la livraison d'un ou plusieurs cadeaux qui feront leur bonheur le 25 décembre. Viendra quelques jours plus tard la nouvelle année avec ses étrennes et son lot de bonnes résolutions pour la grande majorité de la population. C'est le moment où toutes les espérances peuvent nous traverser l'esprit. Il y a parmi tous ceux-là un groupe de personnes, qui n’écrivent pas de lettre au père Noël pour lui dire combien elles ont été sage, elles sont adultes, responsables et laissent cette tâche aux enfants, mais malgré tout, elles continuent d'espérer. Celui qui pourrait éventuellement prendre la place du père Noël pour ce groupe de citoyens, ne ressemble en rien physiquement à ce vieux bonhomme à la bouille si sympathique et au ventre si rebondi. Celui qui pourrait apporter une forme de bonheur non négligeable n'a pas de pouvoir magique et ne pourra pas satisfaire en une seule nuit les espérances de toutes ces personnes, même la plus importante. Nous ne lui en demandons pas tant même s’il dispose d'un certain pouvoir... Cet homme, à l'allure fière, grand et de corpulence athlétique, que beaucoup et notamment la gente féminine pourrait qualifier de bel homme porte lui aussi une tenue assortie à celle de ses employés. En effet, lorsque l'on voit un lutin vêtu de vert et de rouge, on sait immédiatement pour qui il travaille ! Eh bien lorsque l'ont voit des personnes vêtues de bleu, on reconnaît immédiatement l'uniforme et on sait aussi qui est leur patron. C'est une tenue bien moins festive mais avec tout autant de charme. Cet homme c'est le Directeur Général de la Gendarmerie

Nationale, le Général Denis FAVIER, et ce groupe d'individus sont les gendarmes de tous grades. Il y a tant de choses, certaines petites et d'autres bien plus importantes qu'ils réclament ! En premier lieu, ils voudraient pouvoir obtenir une véritable liberté d'expression afin de pouvoir exposer leurs doléances sans avoir peur d'éventuels « retours de bâton » pour une simple et bonne raison : comment prétendre être à l'écoute de ces hommes (et femmes) s’ils ne peuvent s'exprimer librement et sans filtrage dans leur totalité ! Comment ces effectifs pourraient-ils être écoutés, entendus et défendus par leur Général s'ils ne peuvent dire par exemple combien ils sont contre le port d'un matricule destiné à les identifier par toute personne hors du cercle Gendarmerie ? Et ce n'est pas tant d'être identifié par n'importe quel citoyen qui pose problème, c'est de pouvoir être identifié par des criminels et délinquants dans des secteurs où les enfants ont peur de dire à l'école qu'ils sont des enfants de gendarmes ! D'être identifiés, comme le seraient des taulards aux Etats-Unis, par des individus ayant déjà eu affaire à la Justice et dont le sport national est de casser du gendarme ! De plus lorsque nous connaissons le coût de cette mesure ayant déjà existé par le passé sans faire ses preuves, c’est du gaspillage à l'heure où les gendarmes pleurent des effectifs et des moyens matériels. Pourquoi ne pas tatouer ce numéro sur leur front tant que nous y sommes, peut-être cela coûterait-il moins cher ! Nous ne sommes pas les seuls à rejeter cette mesure, nos amis de la police nationale en font autant par le biais de leurs syndicats. Le DGGN et le DGPN se doivent d'être les portes paroles des femmes et des hommes sous leurs ordres et ensemble exprimer la voix de leurs institutions auprès du Ministre de l'Intérieur. En prenant fait et cause pour cette masse professionnelle, ils apporteront un 1er espoir pour toutes les Forces de l'Ordre à l'aube de l'année 2014. Il s'agit là des premiers souhaits des gendarmes pour la nouvelle année. Nul besoin de se demander s'ils ont été tous biens sages cette année, Il suffit de voir le travail accompli avec de moins en moins d'effectifs et de moins en moins de matériel, même si la limite est très certainement atteinte en matière de rendement ! Sekkhi


L’adjudant Arnaud CHADELAT qui a écumé les forums sous le pseudo de D ‘Artagnan Berrichon quitte la gendarmerie pour prendre sa retraite. Rappelons nous son poème qui avait fait grand bruit à l’époque ou le commandant Matelly avait été radié des cadres. http://fr.calameo.com/read/0000869214c828fab2337 (page 12) Il a réuni ses amis pour un très sympathique pot de départ à Bourges. Plutôt que de faire de longs commentaires nous vous proposons son émouvant discours qui renferme tout ce qu'il veut retenir de 25 années passées en gendarmerie:

Et bien nous y voilà, enfin m'y voilà... moi sur le départ et vous ''à mon départ''... Je vous remercie tous très sincèrement d'avoir répondu si nombreux à mon invitation, surtout ceux qui viennent de loin, votre présence me fait chaud au cœur et me touche profondément ! Comme vous tous, il m'est souvent arriver d'assister à ce genre de pots, d'anciens qui comme moi aujourd'hui arrivaient au bout de leur parcours, en souhaitant profiter ardemment de la nouvelle vie qui allait s'offrir à eux, et surtout pour profiter enfin de leurs proches qu'ils ont si souvent délaissés pour servir cette Grande Dame qu'est la Gendarmerie... J'ai toujours alors écouté avec une sincère émotion leur dernier discours, intervention méticuleusement rédigée à l'intention de leurs camarades de toujours, des amis et personnes qu'ils appréciaient pourtant, mais qu'ils quittaient néanmoins officiellement ce jour là en adoptant le statut de retraités. Mais finalement, jamais je n'avais vraiment réalisé le sentiment qui les animait alors, ni pourquoi je les sentais sur la réserve, ou en tout cas pas pleinement heureux... Je les voyais cacher pudiquement ce jour là, leur cœur serré et même pour certains leur peine, après les avoir pourtant si souvent entendus dire ''vivement la retraite'' ou ''vivement que j'y sois ! ''. Comme vous, j'en connais même d'autres qui par pudeur n'ont pas eu la force ni le cœur de faire ce genre de cérémonie, j'avoue même y avoir pensé moi-même un court instant... Mais aujourd'hui je comprends ceux-là également... Oui, je comprends surtout que l'histoire d'une carrière et des amitiés qu'on y tisse, ne peut se résumer en une allocution, si longue soit-elle, et que quelque soient les mots qu'on décide de prononcer ce jour là, ils n'arrivent jamais à refléter fidèlement le flot des sentiments qui vous submergent à ce moment précis. On ne laisse pas derrière soi comme ça tant d'années passées avec des personnes qu'on aime, qu'on a appréciées, avec lesquelles on a vécu le meilleur comme le pire. Rien ne s'efface, croyez-moi ! J'ai compris qu'on tourne ce jour là, une page si lourde de tous les souvenirs qui y sont gravés, que la tâche en est forcément pénible, parfois même impossible... J'ai senti monter cette énorme marée, cette écrasante impression quasi indéfinissable, cette fameuse ''boule au ventre'', seulement au cours des dernières heures en rédigeant ces quelques lignes.


J'ai alors pensé à tous ceux que j'ai croisés depuis mon engagement, à ceux qui sont partis ça et là mais que je reverrai, à ceux dont j'ai perdu la trace après leur départ et que je ne reverrai probablement jamais. J'ai pensé à vous qui me faites le plaisir d'être là ce soir, votre présence attestant des liens créés au cours du ou des chemins que nous avons parcourus ensemble. J'ai également pensé à ceux qui auraient voulu venir mais qui n'ont pas pu, mais aussi et surtout, j'ai pensé à ceux, trop nombreux, avec lesquels j'ai fait un bout de chemin et qui sont partis trop vite par maladie ou par désespoir. Je vous assure que vous faites toutes et tous partie de mes souvenirs à jamais, à moins qu’ALZHEIMER ne les efface un jour... Ceci dit, il aura quand même du boulot avec moi, car des souvenirs, ça j'en ai engrangé une quantité incroyable de très bons. Quant aux autres, je les lui laisse bien volontiers constatant qu'il s'est déjà attaqué à la plupart d'entre eux... J'ai intégré la Gendarmerie sur le tard, j'avais alors trente ans, mais je lui dois quand même la plupart des meilleurs moments de ma vie, et notamment le fait de vous avoir tous rencontrés. Je pars en me disant satisfait d'avoir vécu ses meilleures années, son apogée avant cette crise. Nous avions bien moins de temps libres, pas de quartier libre entre nos repos, nous étions d'astreinte en quasi permanence, mais nous étions à mon avis bien plus heureux, soudés et plus proches de nos concitoyens qu'aujourd'hui. La société a évolué, et la Gendarmerie à suivi les mêmes mutations au même rythme. Tout va de plus en plus vite, ce qui oblige les acteurs eux aussi à courir de plus en plus vite... Regardez moi, même quand j'étais jeune, j'ai toujours été plus résistant que rapide, alors vous comprendrez que je sois content de voir pour moi la ligne d'arrivée, et je souhaite sincèrement bon courage à ceux qui vont continuer à courir en adaptant leur foulée aux rythme des changements ! La Gendarmerie aura été toute ''ma vie'' durant plus de 25 ans, et une vie, c'est fait de tout, de bons et de mauvais moments, au point que mon Grand-Père, paix à son âme, se plaisait à la comparer à une tartine de merde, ajoutant cependant, ''mais putain, que le pain est bon ! '' Que vous dire de plus, si ce n'est que je vous suis sincèrement reconnaissant d'avoir plus ou moins partagé cette tartine avec moi, espérant partager ce soir avec vous ce qui reste de la mienne, dont je ne vous ai gardé rassurez-vous ''que le bon pain ! '' Mais avant de vous inviter à lever nos verres, je tiens absolument à remercier mon épouse puisque c'est justement elle qui a préparé mon reste de tartine... Non sérieusement cette fois-ci, Sylvie, je te suis éternellement reconnaissant d'avoir supporté mes contraintes, mes absences, mes humeurs, ma fatigue, d'avoir accepté sans jalousie excessive mon attachement viscérale à cette maîtresse exigeante, qui t'a ainsi que nos enfants, si souvent privée d'un mari ou d'un père suffisamment présent, disponible, attentionné, compréhensif et patient. J'espère seulement maintenant, pouvoir vivre assez longtemps pour te rendre tout cet amour que tu m'as témoigné en étant vis à vis de moi, tout ce que moi je n'ai pas toujours été pour toi et nos deux petits monstres à cause de mon métier. Devant vous tous en vous prenant à témoin, je prends l'engagement, et ce sera mon dernier celui-là, de te chérir avec les enfants au point que vous regretterez peut-être finalement bientôt, de ne pas me voir repartir pour une semaine d'astreinte ou plus... JE VOUS AIME ! Et sait-on jamais, ne m'en veux pas trop si un jour tu m'entends hurler dans mon sommeil... « PAR SAINTE GENEVIEVE, VIVE LA GENDARMERIE ! »


Des Nardo et autres d’Artagnan Berrichon seront toujours nécessaires (*) Jusqu'en 1973, la France vivait le boom économique des Trente glorieuses avec un chômage quasi inexistant. A cette époque, les fonctionnaires et les militaires étaient fréquemment la risée du secteur privé tant à emploi égal et responsabilités équivalentes, il y avait écart dans les rémunérations. Début des années 70, il n'était pas rare de trouver des brigades de gendarmerie rurales avec des W.C. collectifs et sans salle de bain alors que poussaient comme des champignons les cités HLM qui offraient un confort et des surfaces habitables ignorés de bien des gendarmes. Pour les escadrons de gendarmerie mobile, le casernement, notamment celui des célibataires, et les conditions d'hébergement en déplacement, c'était encore les années 40. En ce qui concerne l'emploi, bien des brigades n'étaient commandées qu'en fonction des "bûchettes" et d'une grille horaire pléthorique alors qu'il n'y avait qu'un jour de repos et aucune récupération après les services de nuit. Avec la crise pétrolière, les gendarmes qui devaient déjà acheter leur machine à écrire et leurs uniformes, qui pleuraient photocopies et fournitures de bureau auprès des mairies et des entreprises locales, sont devenus spécialistes des patrouilles à pied ou de la récupération de jerrycans d'essence. Combien grognaient ? Beaucoup. Combien le faisaient savoir ? Pas plus qu'il n'y a de Nardo et d’Artagnan aujourd'hui. Il y a eu des progrès mais beaucoup trop lentement et jamais à la hauteur des besoins réels. Il faut arrêter avec le battage idéologique de l'époque Sarkozy. J'ai connu le service de la gendarmerie sous des gouvernements de droite, de gauche, de cohabitation, les avancées les plus significatives ont été arrachées jamais concédées si ce n'est au profit de quelques grands chefs ou de serviteurs serviles. En dehors des belles déclarations de sympathie qui a vraiment eu des objectifs ambitieux pour la gendarmerie ?

Avec la présidence Sarkozy, la gendarmerie a surtout été victime du manque de poids de ses chefs et de leur frilosité à faire connaître la situation réelle de la maison. Ce n'est pas Sarkozy qui a inventé la crise mais il a été le premier à oser prendre certaines décisions que les politiques de tous bords savaient indispensables mais repoussaient par stratégie politicarde et ambition personnelle : problème des retraites, obésité de la fonction publique, sclérose des institutions entre autres. La faute de Sarkozy c'est d'avoir précipité les décisions sans analyse ni concertation et surtout sans jamais s'assurer du suivi et des conséquences. Oui, il fallait réformer les administrations et en dégraisser un certain nombre mais il fallait d'abord évaluer les besoins indispensables et définir une vraie politique de redéploiement.


L'autre erreur de Sarkozy, c'est d'avoir ignoré l'immobilisme des institutions et leur force d'inertie. Cela a eu pour conséquence une application des réformes parfois stupide, souvent contre-productive.

BLOIS 2001

Si les décisions en elles-mêmes avaient été aussi néfastes que ce qui est dit, pourquoi le président actuel n'a-t-il pas dit "stop", on revient à la case départ ? En ce qui concerne la police et la gendarmerie, s'il avait été démontré que l'ensemble des effectifs étaient indispensables et bien positionnés, l'application de la RGPP ne pouvait être que différence mais pour cela il fallait des chefs capables de propositions crédibles et incontournables sans risque pour les politiques. La seule réforme appliquée sans frein a été le PAGRE, forcément, les grands chefs y étant intéressés autant que les gros producteurs avec les subventions agricoles, autrement dit, le blé et le plus gros de l'oseille c'était d'abord pour eux. Que retiendra la prochaine génération de gendarmes ? Elle ne remettra certainement pas en cause le PAGRE ni la catégorie B, trop heureuse d'en profiter pleinement mais il faudra toujours monter au charbon pour les effectifs, les moyens et le logement, ce qui a toujours manqué à la gendarmerie. Pour cela, il faudra encore bien des Nardo et d’Artagnan Si la crise fait peur aujourd'hui, il faudra m'expliquer pourquoi les gendarmes subissaient sans réagir beaucoup plus d'abus de pouvoir des petits et grands chefs en période de plein emploi ou en dehors des crises économiques. Les comportements nettement individualistes étaient observables dans les unités dès le début des années 90. Ils ont commencé avant toutes les restructurations et pour ma part je les attribue à des changements dont aucun gendarme ne se plaindra : c'est l'ouverture à la société civile des gendarmes et de leur famille (à cause du travail des épouses, quasi inexistant ou impossible avant, à l'arrivée des quartiers libres et des activités hors caserne et à la liberté de circulation plus grande des militaires). Il était donc normal que les gendarmes imitent ou rattrapent le comportement de leur envi-

ronnement "civil". Ce n'est pas l'écouteur greffé à l'oreille ni le doigt soudé au clavier qui amélioreront les choses pour les nouvelles générations. L'avantage de "de mon temps", c'est que cela me permet de dire qu'en 1989, la première crise médiatisée de la gendarmerie, a été provoquée par les conditions de travail et de vie des gendarmes ainsi que le manque de moyens. Fin 1988, comme aujourd'hui, les cuves de carburant étaient vides et on demandait aux gendarmes de faire des patrouilles à pied. Les budgets des administrations avaient subi une baisse de 10%, ce qui ne posait aucun problème pour ceux qui avaient du gras mais qui était dramatique pour le fonctionnement de la gendarmerie. A partir de 1990, le taux de chômage a été en progression constante jusqu'à battre tous les records. La crise est arrivée. Les gendarmes sont toujours aussi silencieux.

(*) Personnages qui se sont distingués pour porter la voix des gendarmes


Centres éducatifs fermés, la promesse du candidat Hollande d’en doubler le nombre ne sera pas tenue. Un reportage de France tv info nous révèle que les services de la garde des Sceaux envisagent l'abandon de ce projet. En plus des 51 centres ouverts à compter de décembre, seuls deux CEF seront créés tous les ans jusqu’à la fin du quinquennat. Soit un total de 59, la ministre de la Justice met les formes et parle de « croissance maîtrisée du dispositif ». Le contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue a décidé d'alerter sur les centres éducatifs fermés. Il évoque « une réalité extrêmement variée, parfois sombre, avec des atteintes aux droits à l'éducation, à la santé et à la vie ». Jean-Marie Delarue a visité 42 CEF sur 47 existants. Il demande une réflexion sur les lieux d'implantation des centres, une meilleure formation des éducateurs « moins de la moitié sont qualifiés » et une définition des projets éducatifs plus précise. Il a pu constater des « atteintes graves aux droits fondamentaux ». Un centre perdu au milieu des champs, loin de toute grande ville. Lors de leur visite, alors que trois mineurs sont en fugue, les contrôleurs constatent une « absence totale de projet éducatif. C'est comme si vous conduisiez vos enfants à 8h30 à l'école et qu'ils passaient la journée à la garderie, n'importe qui crierait à l'escroquerie ». Les « activités sont largement improvisées, les éducateurs peu qualifiés et formés ». Au fond, l'idée de savoir ce que font ces enfants n'intéresse pas grand-monde, constate le contrôleur général. Ce qui intéresse,

c'est qu'ils soient soustraits de leur milieu et qu'on n'en entende pas parler. Tant pis si les contrôleurs découvrent, comme ce fut le cas en septembre, « dans les congélateurs du centre, des stocks importants de viande dont la date de consommation était dépassée depuis plusieurs mois ». Jean-Marie Delarue confirme ces difficultés. « On ne sait pas bien d'où vient l'enfant, ni où il va. Les responsables des centres n'ont aucune idée du devenir des jeunes ». Une forte impression de gâchis quand on connaît le montant des sommes englouties pour faire fonctionner ces centres, certainement pas de quoi juguler la récidive. Le partage équitable n’existe pas dans les forces de l’ordre. 192 à 243, ce n’est pas le score d’un quelconque match sportif, c’est juste le partage des créations de postes en 2014 dans les forces de l’ordre : 192 gendarmes et 243 policiers. On peut expliquer ce déséquilibre par le fait que les zones de police, en particulier en banlieues, montrent une insécurité grandissante et qu’il devient nécessaire d’alimenter les zones de sécurité prioritaires en personnels. On peut aussi évoquer le cas particulier de Marseille, la ville qui doit être la pire de France en matière de sécurité à tel point qu’on annonce déjà un renfort de 90 personnes dans cette métropole sous surveillance de la police. Peut-être devrait on également préciser que les gendarmes ne peuvent se plaindre de ce déséquilibre car ils n’ont toujours pas le droit d’expression ni de représentation et ne sont pas encore les citoyens à part entière promis par le président de la République lors de sa campagne électorale.


Il est évident que l’après 2012 ressemble tout à fait à la période qui avait précédé les élections présidentielle quand l’ancien chef de l’Etat montrait son grand attachement à nos amis policiers. Nous pouvons avancer une certitude sans nous tromper. Le recrutement de policiers ne devrait pas poser de problème par rapport à celui des gendarmes. Les conditions d’emploi, le droit d’expression, la qualité de vie des policiers sont nettement plus intéressants que ceux des gendarmes. Nous avons la nette impression que malgré la mise à plat des problèmes rencontrés en gendarmerie par le général Favier devant la représentation nationale, les gouvernants continuent à négliger la grave situation de ces militaires du ministère de l’Intérieur qui n’ont qu’un droit à la parole limité dans des instances parfaitement verrouillées par la hiérarchie. Le ministre de l’Intérieur et les gendarmes ou la cigale et les fourmis 18 novembre, à peine descendu de l’avion qui le ramenait d’un périple en Afrique où il a été accueilli « comme un président » et où il a distribué armes et véhicules, le ministre de l’Intérieur s'est rendu chez les gendarmes. Il a participé à l’ouverture de la 50e cession du CFMG, le Conseil de la fonction militaire gendarmerie. Si cette ouverture de session est une première le discours n’a pas apporté de nouvelles importantes. Après avoir salué la mémoire des gendarmes tués en service, il a rendu hommage, comme d’habitude, aux gendarmes qui s’impliquent dans le CFMG avant d’évoquer les chantiers en cours : - la levée de la mise en réserve d’une partie du budget gendarmerie 2013: rendre aux gendarmes ce qui leur appartient. Heureusement que le directeur de la gendarmerie a tapé du poing sur la table devant les députés, nous l’avons soutenu suite à cette dé-

marche courageuse. - le code de déontologie commun police gendarmerie qui sera bientôt signé. Un texte que nous avons combattu car il prévoit toujours de museler encore plus les gendarme en particulier sur les réseaux sociaux. - le port appadu numéro d’itentification, là encore une mesure qui n’apportera absolument rien à l’efficacité des forces de l’ordre et encore moins à leurs conditions de travail.

rent

- l'évolution du dossier des transfèrements judiciaires. Une Arlésienne à laquelle les gendarmes ne croient plus. - un programme ministériel de modernisation et de simplification, encore un, pourquoi apporterait-il plus que ce qu’ont apporté tous ceux qui ne cessent de se succéder ? - le ministre constate que l’engagement des personnels a permis la transition réussie des redéploiements police-gendarmerie et d’obtenir des succès dans la lutte contre la délinquance. Engagez-vous…..Rengagezvous…….. - le summum est atteint quand le ministre souligne les avancées et les signes encourageants dans la prévention des risques psychosociaux. Huit suicides en un mois, connus, dans les forces de l’ordre. Dans la majorité des cas le résultat de la pression sur l’activité professionnelle.


Rien d’enthousiasmant dans ces propos mais gageons que les membres du CFMG salueront le discours en remerciant le ministre de toute sa sollicitude avant d’approuver dans leur majeure partie les propositions qui vont leur être soumises pour simple avis. Mais ont-ils vraiment un autre choix?

Général Favier après l’assemblée nationale, audition au Sénat. Suite à l’audition du directeur de la gendarmerie à l’Assemblé nationale le 16 octobre une telle réaction médiatique avait été provoquée par sa prestation que son audition au Sénat le 22 octobre est passée pratiquement inaperçue. Il nous semble bon d'effectuer un flashback sur cette audition devant la représentation du second groupe d’élus qui composent notre Parlement. Tout d’abord nous constatons que le discours du général Favier est pratiquement identique à celui qu’il a prononcé devant les députés. Comment pourrait-il en être autrement puisque les problèmes sont les mêmes : gels et surgels des crédits, budget insuffisant, morosité des personnels etc. Nous en sommes à nous demander l’utilité de ces deux auditions par deux commissions différentes qui ont un même but à savoir voter un budget. Pourquoi ne pas faire une audition unique devant des représentants de ces deux commissions ? De là à se poser la question de l’utilité du Sénat, il y a un pas que nous ne pouvons pas franchir……. Certaines questions nous paraissent étonnantes. Les élus évoquent le manque d’effectif, le matériel vétuste, les contraintes budgétaires, l’immobilier pitoyable. Ils sont

tous élus de terrain, s’agit-il d’une découverte pour eux ou simplement de réflexions pour meubler le compte-rendu ? Lorsqu’un sénateur s’inquiète de la baisse du montant des loyers qui peut constituer une difficulté pour les collectivités qui ont souscrit des emprunts et calculé le montant des loyers pour qu’il couvre leurs annuités, nous découvrons qu’en définitive les casernes de gendarmerie ne coûtent pas grand-chose sinon rien à ces collectivités. Pourtant nombreux sont les élus qui mettent en avant leur intérêt pour la gendarmerie démontré par la construction de brigades neuves. Nous ne pouvons laisser de côté le commentaire de M. Larcher, ancien président du Sénat, qui constate que par les gels et surgels, le budget voté par les parlementaires n’est que théorique ce que confirme le général Favier qui précise qu’il est difficile de mesurer la distorsion entre le budget voté et la réalité des crédits disponibles. A quoi sert ce vote alors ? La gendarmerie n’a pas fini de cannibaliser des épaves pour remettre en état des blindés âgés d’une cinquantaine d’années. Comme pour la future loi sur les retraites qui prévoit un allongement de la durée de cotisation donc du temps de travail il est probable que ces blindés, des seniors, ont encore de beaux jours devant eux. S’agissant du maillage territorial le directeur de la Gendarmerie se montre favorable au regroupement de brigades en une seule unité. S’agirait-il du début des commissariats de campagne ? Le général Favier s’avance certainement en disant que les gendarmes ne demandent rien pour eux et qu’ils aspirent


juste à pouvoir faire leur travail dans de bonnes conditions. Il y a manifestement un problème dans la chaîne hiérarchique qui fait remonter le renseignement sur le moral des troupes et les espoirs des gendarmes. La générosité a ses limites. Les gendarmeries de Corse attaquées à la roquette. Cinq décembre, les casernes des groupements de gendarmerie de Bastia et Ajaccio ont subi des attentats à la roquette. Si l’on ne déplore aucune victime nous imaginons sans peine le traumatisme subi par les familles à la suite de ces actes qui auraient pu avoir des conséquences particulièrement graves. Les motivations de ces attentats ne nous intéressent pas. Cependant, il nous semble incompréhensible que les Corses, qui font des mots honneur et courage les principales qualités qui les caractérisent, puissent supporter d’avoir sur leur île des lâches sans honneur qui se permettent de terroriser des femmes et des enfants. Code de déontologie, nous y voilà. En guise d’étrennes nos gouvernants ont offert aux forces de l’ordre ce code de déontologie promis depuis quelques temps. Ce n’est qu’un tour de vis supplémentaire aux forces de l’ordre qui avaient critiqué, avec leurs moyens respectifs, ce projet de texte qui est maintenant entériné. l’époque nous avions largement commenté le contenu de ce décret mais il semble bon de rappeler quelques aspects. Nous approuvons la partie qui stipule : « Le supérieur hiérarchique veille en permanence à la préservation de l’intégrité physique de ses subordonnés. Il veille aussi à leur santé physique et mentale. Il s’assure de la bonne condition de ses subordonnés ». Il serait temps que ces préceptes soient pris

en compte. Le droit d’expression est bien recadré en visant l’obligation de réserve, y compris (et surtout) sur les réseaux sociaux dans ou en dehors du service. Nous nous apercevons qu’il existe un paragraphe spécial qui place police et gendarmerie sous « CONTROLE » du défenseur des droits dont nous savons pertinemment, en voyant ses actions, de quel côté va sa sympathie. Policiers et gendarmes doivent lui communiquer informations et pièces pour qu’il puisse ensuite saisir l’autorité chargée des poursuites disciplinaires. Après le judiciaire, l’administratif ou le militaire une nouvel hiérarchisation pour policiers et gendarmes. Viennent des dispositions propres à la police et à la gendarmerie. Pour la première on apprend quel agit éventuellement au péril de sa vie. On évite de parler du volet syndical en évoquant simplement une plus grande liberté d’expression des représentants. S’agissant de la gendarmerie il est bien précisé que l’état militaire exige en toute circonstance esprit de sacrifice pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême, discipline, disponibilité, loyalisme et neutralité. Le gendarme dispose de différentes instances de représentation et de concertation « dans lesquelles » les membres s’expriment librement. Il est rappelé que le gendarme est soumis également au Code de la Défense. Deux poids deux mesures dans un même ministère. Pour clore notre propos nous ne pouvons éviter de parler de l’étiquetage qui se résume à une simple phrase. « Sauf exception justifiée par le service auquel il appartient ou la nature des missions qui lui sont confiées, il se conforme aux prescriptions relatives à son identification individuelle ».


UNE VISION DU COMMANDEMENT ET DE LA CONCERTATION

Nous vous proposons un extrait d’un compte-rendu de commission de participation au cours de laquelle le commandant de la région du Centre a donné sa vision du commandement et de la concertation. Il serait difficile de ne pas adhérer à son propos. Espérons qu’il sera entendu.


Défense de détourner les effets d’habillement et insignes.

de parachutistes d'infanterie de marine de Castres ont perdu la vie à Bangui à la suite d’un accrochage avec un groupe armé.

Par une note du 6 décembre la direction de la gendarmerie, qui aurait vu son attention attirée par un commerce de composants des tenues réglementaires, l’assimile à une absence de préoccupation déontologique. Elle s’émeut de l’utilisation qui pourrait en être faite à des fins délictueuses, tant pis pour les collectionneurs. Combien de cas a-t-elle recensés au cours des dernières années ? Elle oublie de le préciser. Il est vrai qu’avec l’instauration du carnet d’habillement entraînant le monopole de la fourniture d’effets, certains gendarmes économes de leur tenue ont pu se laisser aller à revendre des effets qui leur appartenaient. Pour faire bonne mesure il est rappelé que le code pénal a classé délit l’utilisation d’effets d’uniforme et que le gendarme peut être complice par fourniture de moyens. Il est précisé que sont visés les militaires d’active et les réservistes. Les retraités ne sont pas concernés ? Et nos amis policiers ? Cette note émanant du directeur des soutiens et des finances, nous comprenons très bien que la finalité consiste à essayer d’empêcher les gendarmes de se faire livrer des effets militaires sur leur carnet d’habillement pour les revendre même s’ils sont propriétaires, de fait, de ces effets. Si tonton veut un treillis pour aller à la chasse ou cueillir des champignons, c’est terminé, il ira se fournir dans les stocks américains ou se tournera vers un retraité qui n’est plus soumis au carnet d’habillement. Deux militaires français tués en Centrafrique Nuit du 9 au 10 décembre les deux soldats de première classe Nicolas Vokaer, 23 ans, et Antoine Le Quinio, 22 ans, du 8e régiment

Ces deux militaires aguerris, engagés dans l’opération Sangaris recevront l’hommage de la nation. Le président de la République fait escale en Centrafrique sur le trajet qui le ramène d’Afrique du Sud. Nous adressons nos condoléances attristées à leurs familles, à leurs proches et à leurs frères d’arme. Le président de la République rend visite au Conseil Supérieur de la Fonction Militaire (CSFM) lors de sa 90e session. Le 9 décembre le président de la République a rappelé l’importance de la concertation mais n’a pas évoqué ses engagements de candidat à la présidence de la République alors qu’il avait déclaré vouloir des militaires citoyens à part entière. Il a d’ailleurs dit n’avoir « que deux préoccupations » au moment de son discours, l’intérêt supérieur de la nation et la vie de nos soldats. Il s’est vu remettre un catalogue de propositions pour rénover la concertation. Le ministre de la Défense est chargé de conduire cette rénovation.


Une nouvelle session extraordinaire du CSFM se tiendra au printemps Connaissant le système de l’endormissement maximum, gageons que cette réunion sera l’occasion de créer des groupes de travail et de réflexion qui aboutiront à de nouvelles réunions pour finir par un projet de règlement qui sera étudié par une commission qui rendra ses conclusions à l’horizon 2017 (peut-être) : de l’enfumage de pigeons. Transfèrements judiciaires un événement d’actualité destiné à faire avaler des couleuvres. Les transfèrements judiciaires à la charge de l’administration pénitentiaire : un vieux serpent de mer que l’on nous sert depuis des décennies et qui ne verra sans doute jamais le jour. Le directeur de la Gendarmerie a évoqué le sujet lors de la réunion de commandement du 10 décembre 2013. Un nouvel arbitrage du Premier ministre est rendu. Qui gagne du ministre de l’Intérieur ou de la ministre de la Justice ? C’est une nouvelle fois la seconde quand on constate que, malgré le transfert de 800 ETP (emplois temps plein) des forces de l’ordre vers l’administration pénitentiaires, les transfèrements judiciaires ont été suspendus du côté des fonctionnaires de la justice et sont retournés à la charge de la police et de la gendarmerie. C’est un nouveau marché de dupes qui s’offre aux forces de l’ordre. La réforme verra le jour entre 2015 et 2019. De 800 nous passons à 1 200 emplois basculés des forces de l’ordre vers l’administration pénitentiaire. Rassurons-nous, les 292 déjà transférés pour la gendarmerie entrent en déduction des 780 emplois qu’elle doit rendre. Reste 488 ETP à fournir, l’équivalent de 3 années de créations (promises) d’effectifs (162 en 2014). Pour ceux qui se demandaient pourquoi une quinzaine d’escadrons ont déjà été dissous c’est un début de ré-

ponse. Un rapide calcul s’impose : d’ici 2019 1 200 emplois transférés à l’administration pénitentiaire pour effectuer (peut-être) les escortes de détenus, belle opération. S’agissant de l’équilibre de l’effort entre police et gendarmerie c’est encore la seconde qui trinque puisque sur 1 200 emplois à rendre, elle doit en fournir 780. Il nous semblait pourtant que les effectifs sont moins nombreux chez les gendarmes que chez les policiers. Nos gouvernants ont vraiment des balances mal équilibrées. Rassurons-nous, un groupe de travail justice/gendarmerie/police va accompagner la réforme. Les GT sont des outils très à la mode depuis quelques temps. L’histoire de ce transfert de compétence est déjà longue puisqu’elle avait commencé avant 2007 par les policiers et les gendarmes qui ne devaient plus garder les détenus hospitalisés. Aujourd’hui en se retranchant derrière l’urgence ces services se poursuivent. Il n’y a aucune raison que ce comportement ne se reproduise pas et que d’ici quelques temps, malgré les transferts d’ETP, les forces de l’ordre soient amenées à assurer les escortes de détenus au-delà de 2019.


Monsieur le ministre, à partir de combien de suicides estimez vous qu'il est urgent de prendre en compte la souffrance au sein des forces de l'ordre? 12 familles détruites en seulement 2 mois, qui ne passeront pas Noël avec leurs proches, ça ne voussuffit pas? -Le major Laurent Oger, 44 ans, 24 ans de service, commandant la brigade de proximité de Pontvallain (72) s’est donné la mort dans son bureau, avec son arme de service, le 5 décembre 2013. -Le dimanche 1er décembre le major Trencart commandant la brigade de Crepy en Valois (60), s’est donné la mort à son domicile avec son arme de service. -Un jeune adjoint de sécurité de 24 ans s’est donné la mort le 28 novembre au commissariat de Nantes (44) où il était affecté. Il a utilisé son arme de service. -A Limoges le 17 novembre le commissaire Christophe RIVIECCIO du SRPJ Limoges âgé de 44 ans s’est suicidé avec son arme de service dans son bureau. -Le 18 octobre un major de la CRS autoroutière de Rhône-Alpes Auvergne âgé de 51 ans n’était pas à son poste à 9 heures. Ses collègues sont partis à sa recherche et l’ont découvert dans son véhicule, il s’était tiré une balle dans la tête avec son arme de service. -Le 15 novembre à Brest un major de police d’une cinquantaine d’années s’est suicidé par pendaison. -Un policier de 35 ans s’est donné la mort avec son arme de service dans les locaux du commissariat où il travaillait. -Le lieutenant Grégory Girard, 30 ans,

célibataire, commandant la communauté de brigade de Saint-Amand-Montrond (18) a mis fin à ses jours le 1er novembre 2013 dans son bureau en utilisant son arme de service. -Le 23 octobre, Frédéric P. 38 ans, gardien de la paix à la police aux frontières de Roissy s’est donné la mort avec son arme de service à son domicile du Val-d’oise. -Alors qu’il avait terminé son service à 21 heures 30, le corps d’un major de police âgé de 48 ans a été découvert le lendemain 22 octobre à 7 heures dans les locaux du tribunal. Il semblerait que ce policier se soit donné la mort avec son arme de service. - Le 7 octobre c’est un policier du commissariat de Valence (Drôme), âgé d’une quarantaine d’année, qui s’est donné la mort en s’immolant dans son véhicule à Tain-L’Hermitage. -Nous ne disposons que de peu d’éléments sur le drame qui s’est produit à Chatreauvillain (52). C’est un court article qui nous apprend que le corps du gendarme Jean-François Chevreux a été retrouvé sans vie le 28 septembre. Tous les membres de l’association gendarmes et citoyens espèrent une réponse pour enrayer ce phénomène insupportable.


Mutualisation de moyens. Si certains ont des doutes sur l’efficacité de la mutualisation police-gendarmerie, nous vous proposons une mutualisation des moyens qui a parfaitement fonctionné. Les pompiers et les gendarmes qui partagent l’arbre de Noël pour les enfants. Tout le monde y a trouvé son compte, les frais ont été partagés, le bénéfice de cette collaboration a profité aux enfants pour la qualité du spectacle et l’importance des cadeaux. Même le père Noël était particulièrement satisfait de n’avoir fait qu’une livraison au lieu de deux. Peut être que 2014 verra une mutualisation pompiers gendarmes et policiers.


Suicide du lieutenant Girard, une nouvelle plainte qui défie l’entendement

On aurait pu croire que les enquêtes motivées par ce douloureux événement allaient se poursuivre sereinement, mais l'un des acteurs et pas des moindres, a décidé lui aussi de se positionner en tant que victime en déposant plainte à l'encontre d'un des membres de l' AG&C pour... ''DIFFAMATION'', rien que ça ! ! ! Le Capitaine commandant la compagnie de SAINT AMAND MONTROND (18), a en effet décidé de porter plainte pour ''diffamation'' à l'encontre de l'Adjudant Arnaud CHADELAT, n'appréciant pas certains des termes dans lesquels ce dernier avait relaté le 02 novembre dernier, les douloureuses circonstances du suicide du Lieutenant GIRARD sur notre page facebook. L'officier n'a visiblement pas apprécié notamment, d'avoir été décrit par l'adjudant comme un ''nazillon, s'adressant à ses hommes comme à des débiles, des incapables et à qui il ordonnait de faire des pompes comme à des bidasses''. Il accuse également l'adjudant, de l'avoir qualifié ''d'officier carriériste adoptant des méthodes de commandement d'un autre âge''... Si ce Capitaine espère à travers ce dépôt de plainte, redorer son blason et accéder ainsi à se mettre en paix avec sa conscience, les membres de l' AG&C lui souhaitent d'y parvenir, n'ayant pour leur part aucun problème avec la leur. Nous ne saurions trop lui conseiller cependant, de relire le Code Pénal (à supposer qu'il l'ait déjà lu...), car pour que l'infraction de ''diffamation'' soit constituée, il faudrait que les propos tenus soient ''faux'' et divulgués dans le but de nuire à la personne visée. Ce n'est manifestement pas le cas en l'espèce, puisque l'Adjudant CHADELAT n'a fait que décrire une triste réalité qui ne l'oublions pas, a quand même poussé un homme au suicide, ce que cet officier semble avoir pour sa part totalement oublié, ne pensant présentement qu'à son image ''ignominieusement'' ternie par de soi-disant propos diffamatoires ! Nous laisserons donc ce Capitaine à ses états d'âme, constatant juste au passage, que son dépôt de plainte atteste finalement assez fidèlement de la très haute estime que ce personnage a de lui-même, et ce, toujours au mépris de celles et de ceux qu'il a commandés pour le triste résultat que l'on connaît aujourd'hui, ce qu'avait finalement très bien décrit l'Adjudant CHADELAT, en des terme certes moins choisis... www.assogendarmesetcitoyens.fr


La vague de suicide dans les forces de l’ordre se poursuit. Deux membres des forces de l’ordre viennent de se donner la mort ce qui porte à huit le nombre de suicides en un mois. A Limoges le 17 novembre le commissaire Christophe RIVIECCIO du SRPJ Limoges âgé de 44 ans s’est suicidé avec son arme de service dans son bureau. Il aurait laissé une lettre où il explique qu’il subissait une trop grande pression hiérarchique. Il était considéré comme un professionnel très apprécié de ses collègues, entre autre pour ses grandes qualités humaines. Il laisse une famille éplorée avec quatre jeunes orphelines. Le 18 octobre un major de la CRS autoroutière de Rhône-Alpes Auvergne âgé de 51 ans n’était pas à son poste à 9 heures. Ses collègues sont partis à sa recherche et l’ont découvert dans son véhicule, il s’était tiré une balle dans la tête avec son arme de service. En instance de divorce, ce père de deux enfants souffrait selon sa hiérarchie, et la formule consacrée, de problèmes personnels. Nous partageons l’incompréhension, la révolte et la douleur des familles, des proches et des collègues de ces policiers. Nous ne connaissons pas tous les tenants et les aboutissants de ces drames. Il reste cependant un constat indéniable: il ne s’agit pas d’une succession de hasards. Ces suicides sont la preuve de la grande pression que peuvent subir certains policiers sur leur lieu de travail. Le suicide est un acte d'appel au secours. Et tant qu'aucune réponse n’est apportée au malaise existant la vague de suicides n'a aucune raison de s'arrêter. Il faut prendre ces drames comme l'indicateur d'un malaise grave, et face auquel il faut réagir. Aujourd'hui, la psychothérapie du travail n'est pas très développée en France. On oublie trop souvent qu'une personne active passe la plupart de son temps sur son lieu d’emploi et qu'un suicide peut trouver son origine dans des conditions de travail mal acceptées. Il n'est d'ailleurs pas rare qu'en réaction au suicide d'un de leurs hommes, la police ou la gendarmerie se déchargent de leurs responsabilités, au prétexte par exemple que l'acte ne s'est pas déroulé sur le lieu de travail. Tant que les pouvoirs publics, et tout particulièrement le ministère de la Santé, resteront insensibles à cette problématique, il sera très difficile de répondre à ces actes de désespoir. S’agissant des pressions et du stress d’un métier difficile peut-être faut-il aussi chercher au niveau des décideurs les plus hauts placés. Ces personnes exigent toujours plus avec des moyens réduits. Des exigences qui retombent en cascade sur les exécutants via la voie hiérarchique.


Suicide dans les forces de l’ordre, pas d’âge pour mourir. Un jeune adjoint de sécurité de 24 ans s’est donné la mort le 28 novembre au commissariat de Nantes (44) où il était affecté. Il a utilisé son arme de service. Comme toujours nous ignorons qu’elles peuvent être les motivations de son geste mais nous sommes rassurés de savoir qu’une enquête est ouverte. Pour ce qui est des résultats espérons qu’au moins la famille en aura connaissance. Ce drame vient s’ajouter à tous ceux que nous avons connus ces dernières semaines. Nous compatissons à la douleur de sa famille de ses proches et de ses collègues, nous les assurons de tout notre soutien.

Deux majors de gendarmerie se suicident. Le dimanche 1er décembre le major Trencart commandant la brigade de Crepy en Valois (60), s’est donné la mort à son domicile avec son arme de service. Pour l’instant aucun renseignement n’a filtré sur les causes de ce drame sinon qu’il aurait rencontré de graves soucis personnels. Le major Laurent Oger, 44 ans, 24 ans de service, commandant la brigade de proximité de Pontvallain (72) s’est donné la mort dans son bureau, avec son arme de service, le 5 décembre 2013. Originaire du Maine-et-Loir. Il était affecté à ce poste depuis octobre 2012. La section recherche gendarmerie d’Angers est saisie de l’enquête. Nous ignorons les raisons profondes de ces drame même si nous savons que les difficultés de cette profession ne permettent pas de trouver une sérénité qui puisse éviter un tel geste. Nous compatissons à la douleur des familles et des proches. Nous assurons les camarades de tout notre soutien.

Un policier découvert décédé dans sa voiture. Le corps a été découvert dans un bois à Vaires-sur-Marne (77). Affecté à la direction de l’ordre public et de la circulation à Paris (DOPC) ce policier de 34 ans avait disparu depuis 3 jours. Selon le journal le Parisien qui révèle l’information ce sont ses collègues qui l’ont découvert dans son véhicule par localisation de son téléphone. Il est mort d’une balle dans la tête et son arme de service était dans la voiture. Un film plastique était enroulé autour du visage et fixé avec du gros scotch Le parquet de Meaux qui a saisi la direction de la police judiciaire de Versailles n’écarte aucune hypothèse mais les constatations effectuées et l’autopsie qui a été pratiquée devraient rapidement permettre de confirmer ou infirmer la présence d’une tierce personne. Nous souhaitons que la famille, les proches et les collègues de la victime soient rapidement informés des résultats de cette enquête. Nous les soutenons dans cette pénible épreuve et partageons leur chagrin.


Lu sur notre page facebook. Publication de réactions avec l’accord de leurs auteurs.

https://www.facebook.com/AssociationGendarmesetCitoyens SAINT-GOBAIN - Le commandant Masson, de la compagnie de Laon, a profité de la Sainte-Geneviève pour dire tout haut ce que ses hommes de terrain pensent tout bas. L’article relatant son intervention et visible

dans notre rubrique« lu dans la presse » La hiérarchie n aimera surement pas... Mais la justice...ils ont qu’à regarder la réalité en face... Moi je le trouve politiquement correct en voila un qui a des c..... Il me rappelle un officier que j ai connu et qui osait ... ce discours vrai va déranger.... il y a trop de carriéristes dans la gendarmerie..... les associations de retraités de la gendarmerie doivent épauler ce discours.... BRAVO mon commandant..... Bravo camarade un officier qui ose dire qu'après tout ça ne va pas c'est beau. Mais malheureusement je pense que tu vas payer ton honnêteté ! Un ogr retraité Si ça pouvait les réveiller en haut .... Ce message venant de quelqu'un qui lui aussi est en haut de l'échelle des armées..... Et qui voit son travail et ses hommes anéantis par Lucide et plein de bon sens, pas carriériste, un vrai chef certainement. Il est vrai que connaissant la maison je sais aussi qu'il payera. Bon courage mon Commandant. Dans certains commentaires , le pessimisme règne , oui , il faut du temps pour faire bouger les choses mais ne faut-il pas tout de même pour les gendarmes actuellement en service , nos futurs gendarmes avoir un minimum d'espoir, de changement !!!! il faut du temps beaucoup de temps pour faire changer les choses !!!! Ce qui est dramatique, c'est que ce changement qui je pense est en route soit dû au sacrifice de certains et rien que pour cela nous nous devons d'être dans le chemin qu'ils nous ont tracé : plus jamais ça. Les paroles, Les discours de ces officiers (pour ma part courageux) ce ne sont certes que des mots mais qu'ils soient déjà dit est un grand pas .... La gendarmerie n'est peut être plus si "muette " que ça. Bravo !!! il est vrai qu'aujourd'hui mieux vaut être voyou que conducteur car les voyous eux ne risquent rien par rapport à de pauvres con...ducteurs qui sont sans cesse verbalisés pour souvent quelques kilomètres/heure de trop !!! les moyens sont surtout mis par l'état sur ce qui rapporte en invoquant de manière détournée la sécurité routière... au détriment du reste... mais pourquoi arrêter des voyous qui coûtent cher à la société (prison, cantine, avocats etc.) autant les laisser dehors vaquer à leur occupation favorite... commettre des larcins tout en profitant du système social ! Encore une fois bravo Monsieur, car vous avez non seulement parlé au nom de vos gendarmes mais aussi pour beaucoup de citoyens !

On dirait que le général Favier a ouvert la voie en mettant les problèmes de la gendarmerie à plat devant les députés. Voici un Chef avec un C majuscule ! Reste à savoir la vision sur le sujet de notre chère Garde des Sceaux ... La vision de nos élus, propriétaires des casernes en délabrement ... La vison de notre Directeur Général ... Je suis retraité de l'Arme. Si des officiers avaient tenus le même discours il y a plusieurs années en arrière nous ne serions pas arrivés à un tel point en attendant FÉLICITATIONS pour le courage de cet officier Bravo et félicitations à cet officier. Malheureusement, il le paiera cher prochainement ou lors de ses futures affectations. Le système est ainsi fait, la gendarmerie va progressivement perdre du terrain et sa place à terme. Nous ne sommes plus adaptés à la lutte contre la délinquance. On veut fonctionner comme nos collègues policiers mais nous n'avons ni les moyens ni la culture. Actuellement on cache la misère en attendant d'hypothétiques jours meilleurs. Sincères félicitations pour ce beau discours, je sais ce qu'est la Gendarmerie!!!!!!! pour y avoir passé 50 ans!!! en tant que fille et femme de gendarme!!!! On s en cogne des sanctions trop de gendarmes travaillent en pensant aux sanctions et aux feloches ce qui en fait des pisse froid. Il faut dire avec les formes ce qui va et ne va pas Vu qu'à mes yeux, ne sont respectables que ceux qui respectent les autres, les rangs de ceux que je respecte s'éclaircissent sérieusement de jours en jours... mais au moins ceux qui restent méritent eux tout mon respect, et vous êtes de ceux-là Mon Commandant !

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La série de suicides en quelques mois a eu un impact important sur les personnes qui fréquentent nos sites. La reprise par l’AFP de notre communiqué sur le décès du major Oger qui commandait la brigade de Pontvallain (72) a entraîné de nombreux articles dans différents journaux. Nous vous en proposons quelques-uns. http://podcast.rcf.fr/emission/140060/715892 http://www.europe1.fr/Faits-divers/Pontvallain-un-major-de-gendarmerie-se-suicide1734701/ http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/12/07/97001-20131207FILWWW00416-un-gendarmese-suicide-dans-sa-brigade.php http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/un-major-de-gendarmerie-se-suicide-avec-son-arme-deservice-8326099.html

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Sous le titre « oppositions policiers magistrats » nous relations un incident survenu en Seine-Saint-Denis où ses deux grands corps de l’Etat s’étaient opposés par l’intermédiaire de leurs syndicats. Magazine 17 février 2011 pages 20 et 27 http://fr.calameo.com/read/0000869217f2b5da24bc1 Les relations police magistrature sont elles meilleures aujourd’hui ? Il se produit bien quelques anicroches à la base mais c’est plutôt au niveau ministériel que nous avons pu constater quelques oppositions rapidement expliquées par une mauvaise lecture, une certaine incompréhension de ceux qui dénonçaient des dissonances gouvernementales. Si l’on s’en tient au contenu de l’article de 2010 on s’aperçoit que beaucoup de choses n’ont pas changé et même empiré. Nous avions vu des manifestations de policiers soutenus par leur ministre de tutelle en désaccord avec celui de la justice, une opposition parlementaire qui « saute sur l’occasion ». L’article soulignait un malaise entre police et justice, la morosité dans les forces de l’ordre en manque d’effectif, des autorités gouvernementales qui en arrivent à prendre parti publiquement et à s’opposer. Les ingrédients sont toujours les mêmes, les gouvernements passent, les difficultés subsistent.

Opposition policiers magistrats. Un feuilleton en trois épisodes vient de se dérouler en Saine-Saint-Denis. Tout commence le 16 septembre avec des policiers qui commettent des fautes graves suite à un accident en rédigeant de faux documents pour fuir leurs responsabilités. Le second épisode se déroule le 4 novembre au tribunal de Bobigny avec un procureur de la République qui tient des propos particulièrement discutables en alignant dans une même phrase Gestapo et Police française (Une enquête avait été demandée à l’IGS judiciaire par la ministre de la Justice de l’époque on ne connaît pas les résultats). Il requiert 3 à 6 mois de prison avec sursis contre les 7 policiers mis en cause. Le troisième épisode se déroule le 10 décembre par le prononcé du jugement avec des peines allant de 6 mois à un an de prison ferme. Sauf appel des parties (ce qu’a fait le Procureur de la République) cet épisode aurait dû être le dernier. Il n’en est rien puisque les suites ont fait beaucoup de bruit dans les médias.

Je n’entrerai pas dans la polémique sur la gravité des faits reprochés où l’importance de la condamnation prononcée. Je veux seulement relater la suite des événements avec les réflexions qu’elle peut inspirer. Tout d’abord quelques centaines de policiers épaulés par leurs représentants syndicaux sont venus manifester devant le tribunal pour montrer leur soutien à leurs collègues. Le Préfet puis le ministre de l’Intérieur sont intervenus en faisant ressortir un jugement « disproportionné ». Le ministre de la Justice, à son tour, est arrivé pour épauler ses magistrats qui s’étaient d’ailleurs déjà positionnés par l’intermédiaire de leurs représentants syndicaux. Bien évidemment l’opposition parlementaire a sauté à pieds joints sur cette occasion pour fustiger le pouvoir en place. Au delà de toute cette gesticulation, ce tapage médiatique, je pense qu’il existe un grave malaise quand policiers et magistrats s’opposent de la sorte par l’intermédiaire de leurs syndicats. Il est évident que parmi les forces de l’ordre règne une morosité qui n’est plus à démontrer.


La sérénité de la justice est mise à mal, quand des faits graves se commettent, quand un magistrat tient des propos injurieux, quand des policiers sont amenés à manifester sur la voie publique, quand un jugement va bien au delà des sanctions requises et quand les autorités gouvernementales en arrivent à prendre parti publiquement et à s’opposer. Si des gendarmes s’étaient trouvés dans la même situation il y a de grande chance que tout se serait passé dans le silence, militarité oblige. Les causes de ces dérives peuvent s’expliquer, manque de formation, d’encadrement, pression permanente, fatigue, crainte de ne pas être soutenu, il n’en reste pas moins que des faits semblables peuvent se reproduire. Cessons de dire que la sécurité s’améliore mais surtout cessons de réduire les effectifs et les moyens des gens qui

sont sur le terrain, confrontés à la violence au quotidien. Retenons quand même que si la vérité a été révélée dans cette affaire, c’est par les services de police eux même qui ont mené l’enquête, ils méritent de conserver toute la confiance des citoyens. L’épilogue de cette affaire pourrait intervenir autour d’une table ronde (proposée par deux syndicats). Elle serait placée sous l'égide du Premier ministre et réunirait, avec les ministres concernés (Intérieur et Justice) les représentants de tous les syndicats de policiers et magistrats, ainsi que ceux de la gendarmerie. Ce n’est qu’une proposition. Bien évidemment on parle de représentants de la gendarmerie et non de ses syndicats. Probablement quelques officiers supérieurs chargé de dire que chez les « militaires » il n’y a aucun problème.


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15 novembre, Chanas (38) suite à un refus d’être contrôlé, un conducteur sans permis bloqué dans une impasse a percuté à trois reprises le véhicule des gendarmes. 15 novembre, Thonon-les-Bains (74) lors du contrôle d’un individu de 19 ans détenant de la drogue, les policiers ont du faire face à une trentaine d’individus un policier a été roué de coups alors que le préfet qui assistait au contrôle a reçu du gaz lacrymogène. 15 novembre, Corbeilles-Essonnes (91) trois policiers municipaux qui participaient à l’enlèvement de véhicules gênants ont essuyé des coups de feu blessant légèrement l’un d’eux. Les renforts de la police nationale ne sont pas intervenus « faute de véhicule disponible ». 16 novembre, Dannemarie (68) après un match de foot, ivre, un jeune de 20 ans qui créait du désordre a blessé un gendarme d’un coup de tête. 17 novembre, Buxerolles (86) un individu alcoolisé a appelé le 17 disant qu’il voulait se suicider en se jetant sur un autre véhicule. L’opératrice a gardé le contact et a permis d’éviter que l’individu qui circulait à contre sens sur la rocade (heureusement fermée) ne se jette sur les véhicules de police placés en barrage. 17 novembre, Clermont-Ferrand (63) se déplaçant sur une agression Les policiers se sont retrouvés au cœur d’un attroupement d’une trentaine de personnes qui les ont malmenés l’un deux a été blessé à la tête d’un coup de matraque. 17 novembre, Brest (29) Les policiers sont intervenus suite à un différend sur fond d’alcool. Une femme de 33 ans éméchée a tenté de pousser une fonctionnaire dans l’escalier. Elle a tenté d’asséner un ou deux coups de tête aux policiers. 18 novembre, Corbeil-Essonnes (91) lors d'une intervention sur plusieurs incendies d’engins de chantier les policiers se sont retrouvés face à une quarantaine de personnes qui leur ont jeté des pierres. Les policiers ont répliqué avec des grenades lacrymogènes et des tirs de flash-ball. Un policier a été légèrement blessé. 19 novembre, Sète (34) deux policiers on traversé le canal maritime à la nage pour secourir un homme tombé à l’eau. 19 novembre, Marseille (13) à la suite de la qualification de l’équipe de foot-ball d’Algérie des policiers ont été pris à partie et on dû se replier sur le marché de Noël où une centaine d personnes les ont encerclés et leur ont jeté des projectiles. Le même jour et pour les mêmes raisons à Avignon (84) les forces de l’ordre ont essuyé des jets de projectiles. A Besançon (21) des supporters s’en sont pris à une voiture de gendarmerie. Une gendarme a été blessée à un œil par l’éclat d’une vitre brisée par une pierre. D’autres agressions des forces de l’ordre ont eu également lieu à Paris et Toulon. 20 novembre, Villejuif (94) après avoir tenté de poignarder un policier un forcené de 30 ans blessé par balle s’est jeté dans le vide. 20 novembre, La Courneuve (93) alors qu’il recherchait l’auteur d’un meurtre un policier a été touché au visage par un tir de grenaille notamment à un oeil. Le tireur âgé de 68 ans n’était pas la personne recherchée il a probablement été pris de panique. 21 novembre, SaintGilles (Réunion) alors que des mineurs veulent forcer l’entrée d’un supermarché les gendarmes qui interviennent sont agressés l’un d’eux reçoit des coups de poing au visage de la part d’un mineur d’une quinzaine d’années. 22 novembre, Marseille (13) des bouteilles d’alcool et des pierres ont été jetées sur un commissariat des quartiers Nord régulièrement la cible d’actes malveillants. On ne déplore pas de victime. 22 novembre, Cannes (06) suite à un accident matériel un automobiliste prend la fuite, il gaze des policiers municipaux avant de leur foncer dessus traînant l’un d’eux sur 10 mètres. Deux agents ont ouvert le feu sur le véhicule qui a emprunté la voie rapide à contresens pour disparaître. 22 novembre, Mali, un capitaine de gendarmerie a été blessé par un tireur embusqué alors qu’il sortait de son domicile. Les blessures à la tête et à l’épaule sont légères. 22 novembre, Giberville (14) un quinquagénaire qui avait dit vouloir tuer ses proches et se suicider a menacé des policiers avec une hache et une cerpette. Un fonctionnaire a tiré à trois reprises le blessant à un genou.


23 novembre, Ayze (74) les gendarmes qui intervenaient pour épauler les pompiers suite à la découverte d’un homme couché en bord de route ont été menacés par l’individu violent armé d’un objet pointu. Deux militaires ont été légèrement blessés avant que l’individu soit neutralisé. 23 novembre, Crêches-sur-Saône (71) il a fallu 33 km pour bloquer un conducteur recherché et au permis annulé qui avait refusé de se laisser contrôler. Il a essayé à quatre reprises de percuter le véhicule des gendarmes. le véhicule des gendarmes. 24 novembre, Annecy (74) un homme sous l’emprise de l’alcool a tiré au fusil sur les locaux d’une association. L’individu n’a pas hésité à percuter la voiture des policiers qui le poursuivaient. 25 novembre, Bourg-de-Péage (26) un homme de 83 ans a tenté de tuer sa femme et blesse grièvement un policier avec un couteau lors de son interpellation. 26 novembre, Marseille (13) un garçon de 20 ans au volant d’un véhicule volé, voulant échapper à un contrôle, n’a pas hésité à rouler sur un policier le blessant sérieusement. 26 - 27 novembre, Mayotte des gendarmes qui intervenaient sur des grèves ont du subir les violences des manifestants. 27 novembre, Limoges (87) des policiers voulant intercepter les occupants d’une voiture volée ont du les poursuivre dans la ville. Au cours de leur fuite les voyous tentent à plusieurs reprises de percuter les voitures de police dont l’une a été sérieusement endommagée sans qu’il n’y ait de blessé. 27 novembre, Saint-Nom-la-Bretèche (78) lors de la poursuite de cambrioleurs, les voleurs ont perdu le contrôle de leur véhicule qui a été percuté par celui des gendarmes, l’un d’eux a été blessé. 27 novembre, Sainte-Rose (97) les gendarmes qui intervenaient suite à des appels pour dégradations ou incendies sont tombés dans une embuscade. Au moins un coup de feu a été tiré, 3 gendarmes ont été blessés dont un sérieusement. 28 novembre, Gros-Morne (Martinique) un jeune homme sans casque sur un scooter a renversé un gendarme dans sa fuite. 30 novembre, Châtellerault (86) un homme se promène avec une arme de poing factice. La patrouille de police qui intervient est prise à partie par un second individu de 15 ans qui donne un coup de pied dans le bas ventre d’une policière. 1er décembre, Brionne (27) 3 hommes qui tentaient de pénétrer dans une habitation on frappé deux gendarmes à coup de poings avant d’être maîtrisés. 1er décembre, Villiers le bel (95) voulant contrôler les occupants d’un véhicule à la suite d’un doigt d’honneur, 5 policiers ont été blessés à la suite des assauts des 4 occupants dont l’un est un adepte de boxe thaïlandaise. 3 décembre, Thouars (79) un ado de 16 ans se mêle d'un contrôle routier sur un scootériste et frappe un policier. 4 décembre, Fontanil-Cornillon (38) les gendarmes sont intervenus sur un casse de distributeur de billets à la disqueuse. Les voyous ont percuté la voiture des gendarmes en effectuant une marche arrière pour se dégager et prendre la fuite. 4 décembre, Chateauroux (36) voulant neutraliser un jeune de 14 ans devenus incontrôlable un policier a évité de justesse un coup de couteau. 4 décembre, Tourlaville (50) intervenant sur un trouble de l’ordre dans un immeuble les policiers ont subi les assauts d’un individu alcoolisé armé d’un sabre japonais et d’un couteau de boucher. Il s’est rendu sans provoquer de blessures.


4 décembre, Candresse (40) un homme de 34 ans qui provoquait du tapage a reçu les gendarmes en ls bousculant et les menaçant d’utiliser une tronçonneuse. 4 décembre, Montpellier (34) un homme de 34 ans alcoolisé qui venait de dérober un véhicule a percuté une voiture de police avant d’être arrêté. 4 décembre, Saint-Maixent-l’Ecole (79) un trentenaire recherché par la police pour ne pas avoir rendu un véhicule de location, poursuivi par les gendarmes commet de nombreuses infractions avant d’être interpellé. 4 décembre , Saint-Dié (88) un policier a eu la main accrochée par le rétroviseur du véhicule d’un homme connu pour ses multiples infractions au code de la route. 4 décembre, Bohars (29) un dealer présumé de 32 ans, en possession d’un pistolet de 9 mm a manqué percuter plusieurs policiers qui ont tiré sur les roues du véhicule en fuite. 5 décembre, Ajaccio et Bastia les groupements de gendarmerie ont subi des attaques à la roquette qui n’ont pas fait de blessé mais ont fortement traumatisé les familles. 5 décembre, Niort (79) une femme de 81 a été retrouvée dans la sèvre, secourue par deux témoins et un policier qui se sont jetés à l’eau, malgré des soins intensifs elle n’a pas survécu. 5 décembre, Carcassonne (11) 18 véhicules ont été incendiés et des individus ont tenté de pénétrer dans une caserne de CRS. 7 décembre, Publier (74) un homme fortement alccolisé a été intercepté alors qu’il tentait de casser les vitres d’une résidence. Il se rebelle au cours de l’arrestation et blesse un policier. Il blesse ensuite le chef de poste avant de mordre violement un adjoint de sécurité. 8 décembre, Egreville (77) un routier qui avait trafiqué son compteur s’est rebellé lors du contrôle en tentant de porter des coups de pieds et de poings aux gendarmes. 9 décembre, Tours (37) une voiture de police a fait plusieurs tonneaux pour éviter un autre véhicule qui s’est déporté suite à l’entrée trop rapide d’une troisième voiture sur le périphérique. Trois policiers ont été légèrement blessés. 9 décembre, Guyane, de gros moyens ont été engagés pour arraisonner un bateau de pêche brésilien pris d’assaut par 19 gendarmes. Au cours de l’opération deux gendarmes et quatre brésiliens ont été blessés. Ce bateau a déjà été intercepté à 15 reprises pour pêche illégale. 9 décembre, Cognac (16) un homme de 23 ans ivre et coléreux s’en est pris au personnel de pôle emploi avant d’agresser les policiers blessant deux d’entre eux. Il a été neutralisé à l’aide d’un Taser 9 décembre, Argenteuil (95) un individu de 53 ans alcoolisé et armé d’un couteau avait déjà agressé 4 jeunes. Insensible au Taser il a fallu le maîtriser à mains nues. 12 décembre, Saumur (49) un forcené de 56 ans maîtrisé par le GIPN a été transféré à l'hôpital. Après des violences familiales sur fond d’alcool l’homme armé de deux fusils avait tiré 11 coups de feu. 15 décembre, Saint Etienne (42) lors de l’interpellation d’un individu éméché deux policiers ont été blessés.


47 – changement de résidence, d’environnement et de métier. La rencontre avec le nouveau commandant de compagnie, affecté depuis peu, se passe bien. Il a commencé sa carrière comme sous-officier et a travaillé une longue période en brigade de recherches, de quoi créer des liens. Il est d’un abord facile et apprécie l’humour. Il donne sa vision du PSIG et ce qu’il souhaiterait que cette unité devienne, il est conscient que la diversité des personnels qui composent le peloton ne permet pas d’en faire une unité de pointe il espère au moins une bonne cohésion dans l’unité. Intéressé par un gradé qui a travaillé pendant neuf années en brigade de recherches il espère bien le voir prendre en compte quelques belles enquêtes judiciaires. Sur ce point il comprend vite que le fait d’avoir été « primé par un candidat plus méritant » a décidé Padchance à laisser de côté les enquêtes pour lesquelles il ne comptait pas son temps ce qui l’amenait à négliger sa vie familiale. Le nouvel affecté s’engage quand même à s’investir dans l’activité de cohésion en participant au comité des fêtes pour organiser quelques manifestations. Le PSIG est avant tout affecté à la surveillance du centre nucléaire de production d’électricité de Dampierre-enBurly, un établissement particulièrement sensible. Quatre brigades territoriales participent également. Le seul avantage c’est que le commandant du PSIG connaît d’avance les missions de surveillance leur fréquence et les horaires, ça lui permettra d’établir des services sur un mois, une nouveauté très appréciée des personnels. De la même façon Padchance mettra au point un système de choix des congés qui permettra de satisfaire tout le monde ou presque. Un premier pas vers plus de co-

hésion. Les personnels sous-officiers du peloton sont tous des anciens avec des carrières et des expériences différentes, le tout est d’essayer d’utiliser les compétences même en matière de casernement puisque le PSIG est toujours sollicité lorsque des travaux sont à faire. D’un côté on voudrait des OPJ, officiers de police judiciaire mais on demande aussi beaucoup d’OPJ, ouvriers des pelouses et jardin. Les militaires du PSIG demeurent dans des endroits différents, dans la caserne ou dans des appartements répartis dans plusieurs immeubles HLM. Padchance décide de rapprocher les épouses qui se connaissent peu ou mal. Il essaiera d’y parvenir en participant à la construction d’une aire de jeu dans la caserne avec les crédits dont il dispose, une façon d’amener les familles qui demeurent à l’extérieur à rencontrer celles qui occupent la caserne. En instaurant une journée piquenique chaque année il amènera les familles du PSIG à se rencontrer et à mieux se connaître.


Comme il existe des gens qui souhaitent toujours rester isolés, ils seront tout désignés pour assurer les permanences durant ces entractes champêtres. Une bonne partie du personnel se compose aussi de gendarmes auxiliaires, des jeunes qui effectuent leur service militaire en gendarmerie. Là aussi les personnalités sont totalement différentes les unes des autres. On trouve des jeunes qui ont choisi cette orientation pour se la « couler douce » en évitant des corps de troupe qui réclament un gros investissement physique aux jeunes recrues. En résumé ils préfèrent être un faux-gendarme qu’un vrai parachutiste. Ils demandent une surveillance de tous les instants comme ce jeune originaire des Antilles qui avait oublié de signaler une condamnation pour violences et voies de fait sur agent de la force publique et quelques délits connexes lors de son incorporation. D’autres ont choisi un service en gendarmerie pour l’utiliser comme tremplin vers une carrière de sous-officiers. Ces derniers s’investissent beaucoup plus et montrent un intérêt certain pour le métier. Ils savent aussi qu’ils seront notés pour leur aptitude et font en sorte de donner satisfaction. Comme quelques-uns sont originaires du pays ils sont des intermédiaires très bien implantés pour nouer des contacts avec la population. Ces gendarmes auxiliaires affectés en renfort finiront par prendre de plus en plus des postes de sousofficiers, un début des réductions d’effectifs avant l’arrivée des gendarmes adjoints volontaires qui les remplaceront à la fin de la conscription. Après quelques mois le PSIG de Gien arrivera à former un groupe assez homogène avec un esprit d’équipe relativement bon. Aucun rapport avec une brigade de recherches mais si Padchance n’y trouvera pas de quoi le passionner il finira quand même par manifester de l’intérêt à com-

mander ce peloton. Pour prétendre quitter Gien assez rapidement il n’y a qu’une solution pour un adjudant-chef c’est de préparer et réussir le concours de major. L’inscription est faite rapidement pour 1992 l’année suivant l’affectation. Retour dans les bouquins pour revenir aux bases de la gendarmerie qui ne concernent que partiellement les activités des BR ou celles des PSIG. Le capitaine est sympathique puisqu’il propose de corriger des devoirs écrits à partir d’anciens sujets du concours. Des mini-stages d’une journée sont organisés au chef lieu de la circonscription pour travailler les épreuves orales. Malgré la nécessité de réussir ce concours l’envie de travailler n’est pas là et le premier avril 1992 quand le capitaine appelle pour dire que le candidat a échoué à l’écrit, précisant que ce n’est pas un poisson, il y a un peu de déception mais pas de surprise. Dans les thèmes figurait la reprise d’un sujet déjà proposé, la féminisation de la gendarmerie avantages et inconvénients. Quelle idée aussi de conclure l’exposé en écrivant que la gendarmerie avait déjà ouvert ses portes aux femmes depuis le début des années 1980 et qu’il était trop tard pour rechercher les avantages et les inconvénients. La documentation n’était pas rangée, il n’y avait plus qu’à s’y replonger pour préparer le concours 1993


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Magazine 51 janvier 2014