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PARTIE 1 : L’ECHANGE SUR LES MARCHES CHAPITRE 1 : LE MARCHE ET LE MECANISME D’AJUSTEMENT PAR LES PRIX  Les compétences à maîtriser : - Le but est d’analyser l’influence du niveau d’un prix ou de ses variations sur les décisions des agents économiques - Expliquer les variations de l’offre et de la demande sur un marché  Notions à maîtriser : - Le marché - L’asymétrie d’information

I)

Le fonctionnement du marché A) Le marché, lieu d’échanges

Il existe trois types de marchés : - Le marché de biens et de services par lequel on achète/vend des biens ou des services (produit = Bien ET service) - Le marché du travail - Le marché des capitaux (capital finance) Le marché n’est pas au sens économique un lieu physique de confrontation de l’offre et de la demande, c’est un lieu théorique.

1) La confrontation  Sur le marché des capitaux : - Court terme : marché monétaire - Long terme : marché financier Le marché des capitaux permet la confrontation d’agents à capacités de financement (qui ont épargnés) avec des agents à besoin de financement (endettement). Les agents économiques sont les ménages, les entreprises, l’Etat, les organisations financières et le reste du monde. On considère de manière globale que les ménages sont les agents à capacité de financement et que les entreprises sont les agents à besoin de financement. Exemple d’un marché financier : vente d’actif financiers (actions et obligations) organisé par la bourse (exemple bourse de Paris avec la société Euronext, bourse de Londres par La city, Bourse de NY par la NY stock-exchange). La bourse compartimente les actifs qu’ils ont en leur possession (exemple : CAC40 : les actions des 40 plus grandes entreprises Françaises) Actions - Risques - On reçoit des dividendes - Plus value plus importante Obligations - Pas de risques - On reçoit des intérêts - Plus value moins importante Auparavant, la confrontation de l’offre er de la demande se faisait à la Bourse au palais Brognard (salle des marchés). Aujourd’hui, on peut dire aussi que la « Corbeille » a laissé place aux réseaux informatiques (cotation assistée en continu). L’intérêt est de contrôler l’évolution du cours d’une action en temps réel.  Sur le marché du travail : Il permet la confrontation des personnes à la recherche d’un emploi (of9freurs d’emploi) avec des employeurs en quête de salariés (demandeurs d’emplois). Historiquement, il était organisé des bourses du travail, aujourd’hui c’est


dépassé. La confrontation se fait par différents moyens (Pôle Emploi, sites internet, annonces dans les journaux, réseaux …) Ce marché offre un panachage de confrontation directes (candidatures spontanées) et des entités qui organisent la confrontation (intérim, les cabinets de recrutement, les salons, etc.)  Sur le marché des biens et services : Il permet la confrontation des personnes à la recherche d’un bien ou d’un service avec les offreurs. Exemples : - Le marché des voitures d’occasions (Akerlof) la confrontation de l’offre et de la demande se fait par plusieurs moyens (annonces, centre d’occasions, concession, affiches…) - Le marché du pétrole : confrontation entre les pétroliers (offreurs) et les industries & les distributeurs (demandeurs) sur les marchés de NY et de Londres. - Le marché des céréales : confrontation entre les céréaliers (offreurs) et les éleveurs, les industries agroalimentaires & les producteurs d’agro-carburant (demandeurs) sur le marché de Chicago.

2) La coordination par les prix Exercice 1 : 1. Production = offre Consommation = demande Ce graphique permet de mettre en relation l’offre, la demande et les stocks. La consommation est plutôt stable de 1995 à 2001 et à partir de 2001-2002, on a une forte augmentation avec un record en 2008 (624 millions de tonnes). La raison principale de la hausse de la demande émane des pays émergeants. La production est stable entre 1999 et 2002, puis il y a eu une alternance de chutes et de rebonds. La raison sont les conditions climatiques. L’offre suit la demande (la production suit la consommation) et c’est l’utilité du stock qui est un amortissement. Les stocks sont importants en 1999 en raison d’un excès de production. En raison d’un excès de demande, il y a eu un déstockage en 2004 (Demande > offre) 2. Production > consommation => Offre > demande => baisse des prix Production < consommation => Offre < demande => hausse des prix La courbe de l’offre est au-dessus de celle de la demande jusque 1999 => l’offre est supérieur à la demande => baisse des prix A partir de 2001-2002, la courbe de la demande passe au-dessus de celle de l’offre => la demande est supérieur à l’offre => hausse des prix L’excès de demande, à partir de 2005, a été absorbé en partie par les stocks. La flambée des prix a été plus tardive. - Les prix, vecteur de l’information Pour les économistes néo-classiques, le respect des conditions de concurrence pure et parfaite permet de garantir l’autorégulation de marché et son efficience (efficacité et qualité). Pour les néo-classiques, le mécanisme d’ajustement par les prix est important dans la condition des agents économique. Des prix totalement administrés (situation des économies centralisé, exemple de l’ex-URSS) ou partiellement administrées (exemple de la PAC) perturbent le signal d’information à destination des acteurs et ne permettent pas aux agents économiques de se coordonner pour se diriger vers une situation d’équilibre. Les rigidités sur les salaires (exemple du SMIC) expliquent le chômage classique (pour les néo-classiques) c’est-à-dire qu’il y a une surreprésentation de personnes qui offrent leur force de travail à ce niveau de garantie minimum de salaire. - Les prix permettent aux acteurs de se coordonner. La flexibilité des prix à la hausse ou à la baisse permet la convergence au niveau de l’offre et de la demande. Le mécanisme d’ajustement par les prix permet au marché d’atteindre automatiquement l’équilibre. Remarque 1 : Un système de prix perturbé (subvention, gratuité, prix garantis) peuvent perturber le signal d’information et empêcher la coordination des acteurs (surproduction, maintient d’une entreprise improductive, sousproduction …) Remarque 2 : La flexibilité des prix est donc une condition de réussite de la bonne coordination des acteurs économiques Remarque 3 : Les stocks peuvent servir de tampon dans les ajustements de l’offre et de la demande. Ils peuvent permettre d’amortir les cycles courts des affaires. Ainsi un excès d’offre peut permettre de reconstituer les stocks qui seront sollicités en cas d’excès de demande (CF polycopié exercice 1)

B) Le cadre institutionnel du marché Pour pouvoir fonctionner, le marché a besoin d’un cadre institutionnel. L’absence de ce cadre ne permet pas au marché de fonctionner correctement, voir même de se développer, c’est le cas notamment des pays en guerre ou à très forte instabilité politique. C’est la raison pour laquelle les économies se sont dotées progressivement de ce cadre institutionnel (autorité de régulation, règles juridiques, tribunaux => condition nécessaire à la bonne marche de l’économie de marché [#économie planifiée])


Exercice 2 : 1. Risque 2 : coup d’état, réquisition du matériel par l’armée Risque 3 : fermeture d’une banque locale et impossibilité de récupérer ses avoirs Risque 4 : impossibilité de faire reconnaitre ses droits devant un tribunal 2. Risque 1 : guerre civile, conflits armés (2003 : Darfour ; 1991-2002 : Sierra Léon ; 1989-2005 : Libéria ; 1994 : Rwanda) 3. Stabilité politique, démocratie, justice indépendante, paix, régulations financières et économiques (état) (analyse Keynésienne) Un cadre institutionnel permet de garantir : - L’accès à l’information sur la concurrence à un acheteur (exemples : étiquetage obligatoire, publicité loyale) Cela permet de rassurer le consommateur, d’augmenter la demande et donc d’augmenter la production. L’acheteur est souvent en situation d’asymétrie d’information vis à vis du vendeur. De peur d’être laissé à posteriori dans la transaction, il préfère s’abstenir. - La bonne exécution des contrats : il s’agit de la confiance qui s’installe entre les acteurs d’un marché (rédaction de chartes, réputation de l’entreprise) Des contrats incomplets ou l’absence de tribunaux peuvent conduire les acteurs à internaliser la production (produire soi-même, pas de sous-traitance) ou s’abstenir de contracter => théorie de cout de transaction - La confiance mutuelle des intervenants sur le marché : La défiance de l’offreur vis-à-vis du demandeur (peur du non paiement, mauvaise foi) et inversement (non-conformité du produit, non livraison) peuvent conduire à l’absence de transaction.

II)

Les prix et la décision économique des agents A) Ajustement par les prix 1) Le prix du marché informe les acteurs du marché

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Les offreurs : les entreprises cherchent à maximiser leurs bénéfices. Les prix vont donner aux offreurs une indication : quoi produire (pour plus de bénéfices) ? Combien produire (prix du marché = indicateur du degré de saturation du marché) ? Où et comment produire (Où est-ce le moins cher ?) ? Changer ou pas de production (dans la perspective de perte) ? Les demandeurs : les ménages cherchent à maximiser leur satisfaction sous la contrainte budgétaire. Cette maximisation les oblige à effectuer constamment des arbitrages. Chaque bien ou service représentent un cout d’opportunité (Optimum de Pareto => A chercher). Consommer, c’est renoncer à d’autres consommations. Les prix permettent d’indiquer aux ménages : Combien consommer ? Quoi consommer (Arbitrage, renoncement ou réorientation des achats [effet de substitution]) ? (exemples : Lorsque les prix sont excessivement élevés : exemple du diamant, cela nous indique une pénurie de l’offre (rareté). La pénurie de l’offre peut être due à la rareté (ex : diamant…), les aléas climatiques (ex : melon, fraises…), le tarissement de la ressource (ex : pétrole). Cela peut indiquer également la présence de nombreux demandeurs sur le marché. Remarque : attention, les prix élevés peuvent avoir pour volonté de discrimination afin de montrer la qualité de la marque (Hermès, etc)

2) La variation des prix Exercice 3 : 1. La réaction est une augmentation de la production car le prix élevé du cours du baril rend profitable le cout élevé d’extraction. De ce fait, les producteurs vont accepter de s’intéresser aux gisements les moins rentables. Il y a un risque d’y avoir pénurie de l’offre à cause de la rareté, il y aura donc augmentation des prix. 2. Conséquences, c’est la baisse de la consommation, la baisse de la demande, car la demande est une fonction décroissante du prix. -Quand les prix augmentent, l’offre augmente -Quand les prix baissent, l’offre baisse  L’offre suit le même sens de variation que les prix. On dit que l’offre est une fonction croissante du prix -Quand les prix augmentent, la demande baisse.


3. C’est la contrainte budgétaire qui conduit les ménages à opérer un arbitrage face à plusieurs postes de consommation (nourriture, logement, transport, loisir, etc) 4. Elasticité-prix = -0.4/1 = -0.4. Quand les prix augmentent d’1%, la demande diminue de 0.4%.

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Offre > Demande => Baisse des prix. Lorsque l’offre est supérieure à la demande (déséquilibre), cela entraine une baisse des prix. Cette baisse des prix va entrainer une baisse de l’offre. • L’offre diminue car il y a :  Une diminution des quantités offertes par les entreprises en places, car il est moins rentable de produite => chômage technique => Diminution de la demande  Risque de faillite des entreprises les rentables qui ne peuvent plus conserver leurs marges positives en raison de la baisse des prix => Diminution de l’offre • Les prix baissent => demande augmente Conséquences sur la variation de la demande :  En raison de l’élasticité, les prix diminuent donc les consommateurs sont intéressés pour consommer davantage => augmentation de la demande  De nouveaux consommateurs disposent d’un pouvoir d’achat suffisant pour consommer ce bien en raison de la baisse des prix => demande augmente

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Offre < Demande => Augmentation des prix • Impact sur la variation de l’offre  Il y a un accroissement des quantités offertes par les entreprises pour faire face à la demande et aux perspectives de profit  Il va y avoir également de nouveaux entrants sur le marché attirés par la rentabilité du marché => l’offre augmente • Impact sur la variation de la demande  Il y a une baisse de la demande en raison de l’élasticité de la demande en raison de l’augmentation du prix  Ce sont les consommateurs disposant de pouvoir d’achat plus faible qui vont rechercher un produit de substitution => baisse de la demande

B) L’influence des prix sur les décisions des agents économiques Exercice maison : George Akerlof 1. Le manque de confiance sur le marché (asymétrie d’information) conduit à une baisse de la demande. L’offre sera donc supérieure à la demande et aura donc pour conséquence la baisse des prix. La baisse des prix est un indicateur, aux yeux des consommateurs, d’une mauvaise qualité. Les bons vendeurs quittent donc le marché (bon vendeur : qui vend un produit de bonne qualité) Ne reste donc sur le marché que les mauvais vendeurs, ce qui ne rassurera les demandeurs (cercle vicieux) Conséquence : paralysie du marché 2. La solution serait que l’Etat instaure un contrôle par un organisme de certification afin d’attester de la qualité du produit.

1) Les risques pris par un investisseur économique Les prix permettent aux agents économiques de choisir de façon rationnelle, en effet les agents économiques peuvent, grâce aux prix, procéder à une analyse coût-avantage-risque pour déterminer la conduite optimale à adopter

2) Les risques pris par un investisseur financier Les anticipations des agents économiques ont un impact sur le marché. En effet, une anticipation de hausse ou de baisse des prix se traduit par des mouvements spéculatifs qui ont un impact direct sur le prix du marché : Anticipation auto-réalisatrice.


3) Les risques pris par un consommateur Les variations de prix fournissent les incitations à agir pour les agents économiques. Pour les ménages, les prix obligent constamment à réaliser des arbitrages consommés (lors d’une baisse des prix) ou épargnés (lors d’une augmentation des prix). Deuxième arbitrage : acheter ce produit ou acheter un produit substituable. Pour les entreprises, les prix déterminent la rentabilité de l’activité productive, ils vont donc dicter les grandes orientations de l’entreprise en matière d’investissement, de production et de localisation.

Théorie économique: Léon Walras (libéral) Courant classique et néoclassique : laisser le marché s’autoréguler sans intervention de l’Etat Courant Keynésien : Quand le marché est déséquilibré, l’Etat intervient Courant libéraux : Aucune intervention de l’Etat, il doit rester à ses fonctions régaliennes. 1. Le modèle central de l’économie libérale : Il s’agit de l’économie de marché avec le rôle prédominant du marché. L’Etat doit laisser le marché s’autoréguler. 2. Les marchés vont s’autoréguler par le mécanisme d’ajustement par les prix. L’Etat à parfois mis en place des plans pour assurer la régulation : l’économie centralisée planifiée. Or l’économie libérale repose sur le marché, on parle donc d’économie décentralisée. Cependant, pour Léon Walras, les individus ne suivent pas un plan mais suivent des incitations qui sont liées à la variation des prix.


Chapitre 1 Economie