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Convention avec la Région  : retour sur les 15 actions

RÉFÉRENCES RAPPORT D'ACTIVITÉS 2015

PROJET MÉTROPOLITAIN L'Agam s'implique

Planification

Le PLUi de MPM en chantier p.18

Urbanisme

La révolution énergétique p.48

agam - rapport d'activités - juin 2016

2015 ANNÉE CHARNIÈRE POUR L'AGAM


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L'éditorial de Laure-Agnès Caradec Présidente de l'Agam

''L'Agam, un outil privilégié des relations entre les acteurs publics''

L

’année 2015 a vu se mettre en place une nouvelle organisation institutionnelle dans les territoires. La loi NOTRe, (dont les évolutions qu’elle a apportées à la loi Maptam), la loi relative à l’organisation des régions ont provoqué de profonds bouleversements qui non seulement rebattent les cartes des compétences mais invitent aussi à porter un nouveau regard sur les relations entre les territoires et entre les institutions. INGÉNIERIE. À une organisation institutionnelle recomposée répond également une nouvelle réflexion sur le format et le rôle de l’ingénierie territoriale et en particulier la place de l’outil''agence d’urbanisme''. Considérant que l’exigence du partenariat fait partie de son ADN, l’agence d’urbanisme cherche à s’affirmer encore davantage comme l’outil privilégié des relations entre les acteurs publics. L’année 2015 a ainsi donné le départ d’une collaboration active avec le conseil régional dont les compétences se sont vues singulièrement étoffées. Depuis le 1er janvier 2016, la création de la Métropole Aix-Marseille-Provence porte aussi en elle une réflexion sur les besoins en terme d’ingénierie qui doit non seulement être inscrite dans une logique de réseaux mais aussi marquer sa capacité à travailler avec la Métropole, les conseils de territoire et les communes. INNOVATION. Comme à l’accoutumé, le présent rapport d’activités 2015 présente l’essentiel des travaux de l’Agam, mais en filigrane il souligne son positionnement résolument tourné vers l’innovation, l’investissement dans de nouveaux domaines, dans de nouveaux métiers  : en témoignent les travaux sur la révolution numérique qui pointent à la fois le poids croissant de cette filière et son adaptabilité aux enjeux des centres urbains comme celui de Marseille mais aussi l’énergie, la question des réseaux, thèmes qui s’imposent parmi les principaux défis que les territoires urbains auront à relever. Mais l’innovation, la réflexion sur les méthodes concernent aussi les disciplines plus classiques comme c’est le cas de l’appui qu’apporte l’Agam à la commission d’urbanisme de Marseille qui lui donne l’occasion de faire prévaloir les enjeux de la qualité et de l’insertion urbaines mais aussi de créer les conditions d’un suivi exigeant et réactif de la mise en œuvre des règles portées par les documents d’urbanisme. ADAPTATION. L’Agam doit sans cesse se renouveler, interroger ses méthodes de travail, adapter son programme de formation aux nouveaux défis des métiers, renforcer ses actions en terme de pédagogie, d’explications. C’est un outil ouvert sur les territoires et utile à tous les élus, tous les acteurs dont l’action contribue au développement et à l’aménagement.

Agam • rapport d’activité 2015 • 3


LE SOMMAIRE La vie de l'AGENCE....................................................................................... 7

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MéTROPOLE.................................................................................................. 9 Projet métropolitain, l’Agam s’implique........................................ 10 Secteurs d'enjeux métropolitains..................................................... 12 Mobilités : mieux comprendre le livre blanc............................... 14 Un centre de ressources métropolitain......................................... 15 Base projets métropolitaine............................................................... 16

PLANIFICATION / PROJET URBAIN............................................................... 17 2015 : Lancement de l’élaboration du PLUi.................................. 18 Enjeux complexes pour le PLU d’Aubagne.................................... 20 Zoom centre-ville de Marseille : patrimoine, mobilités, économie.................................................................................................... 22 Commissions d’urbanisme ................................................................. 24

20

32

DOSSIER SPECIAL Partenariat Région....................................................25 Convention Région agences PACA : retour sur les 15 actions

Mobilités..................................................................................................29 Urbanisme et transport : le couple inséparable......................... 30 Décryptage des mobilités.................................................................... 33

HABITAT .....................................................................................................35 Une nouvelle approche de la politique de la ville.................... 36 Observer pour décider.......................................................................... 38 PLH : un suivi méthodique pour une production record........ 39 Programmation : optimiser l’offre d’accueil des jeunes enfants.40

économie................................................................................................... 41 Pointer les filières porteuses et les freins au développement.. 42 Où implanter les zones d’activités ?................................................44 Enquête : tout savoir sur la vie des étudiants............................. 46 L’attractivité d’Aix-Marseille-Provence à l’aune européenne..... 46

42

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ENVIRONNEMENT - DÉVELOPPEMENT DURABLE......................................... 47 La révolution énergétique...................................................................48 PNC : faire perdurer la qualité du site............................................ 50 Une collaboration accrue avec le monde de la recherche..... 52 Autres productions de l’Agam en 2015.......................................... 53 Les instances et l'équipe de l'Agam.................................................54

4 • Agam • rapport d'activités 2015

AGENCE D’URBANISME DE L’AGGLOMÉRATION MARSEILLAISE Louvre & Paix – 49, La Canebière CS 41858 13221 Marseille Cedex 01 Téléphone  : 04 88 91 92 90 – Fax  : 04 88 91 92 66 agam@agam.org – www.agam.org --------------------------------------------------------------------Directeur de la publication  : Christian Brunner Chargée de communication  : Isabelle Collet Reymond Création et réalisation  : Jacques Hérétiguian, Martine Lamballe Rédaction : équipe d'études de l'Agam, avec l’appui de Michel Couartou, journaliste Impression : Agam © Crédits photos  : Agam, Airbus helicopters, Amandine Suñer, David Girard, Geoffroy Matthieu, Gip Marseille rénovation urbaine, GPMM, Hélios images, Laurence Fillion, Nasa, Parc national des Calanques


Entretien Christian Brunner Directeur général de l’Agam

''2015 ANNÉE CHARNIÈRE DANS L'HISTOIRE DE L' AGAM'' A l'heure de faire le bilan de l'activité de l'Agence d'urbanisme de l'agglomération marseillaise en 2015, comment définiriez-vous cette année ? CB. C'est une année charnière dans l'histoire de l'agence. Depuis déjà quelque temps, le monde bouge autour de nous, le contexte est mouvant, nous ne pouvons plus nous appuyer sur les mêmes certitudes. Nous sommes obligés de nous interroger, sur nos métiers, sur nos méthodes, sur nos process. Et 2015 marquera ce moment, celui où l'Agam a dû changer de peau, effectuer sa mue pour évoluer, pour innover, pour changer de paradigme.

C'est pour cette raison que vous avez voulu la création de ce magazine en guise de rapport d'activités ? CB. Bien sûr, mais ce n'est pas simplement un gadget. Il symbolise le changement en profondeur que nous sommes en train d'accomplir. Un des grands défis auxquels nous allons être confrontés dans les prochaines années sera celui de la pédagogie, de l’explication. Nous restons à la disposition des élus mais aussi des acteurs du territoire et la pertinence de nos analyses doit demeurer notre préoccupation quotidienne mais nous devons aussi savoir les synthétiser, les rendre accessibles au plus grand nombre, revisiter totalement notre vocabulaire, traquer le jargon, être obligatoirement compris. N'est-ce pas l'essence même du travail de journaliste que de rendre accessible ce qui est mal connu ? Voilà pourquoi cette forme de magazine, qui nous oblige déjà à avoir une approche plus synthétique de notre travail.

C'est en cela que vous considérez 2015 comme une année charnière ? CB. Pas uniquement. L'acte 3 de la décentralisation a profondément redéfini le cadre de l'action et de l'organisation territoriale. L'émergence des métropoles bouleverse les échelles et redistribue les cartes entre les niveaux territoriaux décentralisés. Et dans la Métropole Aix-Marseille-Provence, comme ailleurs en France, l'ingénierie territoriale va devoir impérativement évoluer. Pour s'adapter au monde mais aussi pour intégrer à la nouvelle donne budgétaire des collectivités. Nous sommes contraints d'être plus performants et nous devrons demain savoir mieux mutualiser les forces et les moyens, travailler dans une logique de réseau, intégrer de nouveaux paramètres d'étude. La dimension ''énergie'', par exemple, était un domaine que nous ne traitions pas il y a quelques années et il va devenir essentiel. Le processus de planification, autre exemple, est totalement différent aujourd'hui de ce qu'il était hier.

Agam • rapport d'activités 2015 • 5


Vous parlez de mutualisation des moyens. Entre plusieurs agences ? CB. Les cinq agences d'urbanisme de la région, Aix,

Cela veut dire que vous allez ouvrir d'autres domaines d'intervention ? CB. Obligatoirement. Historiquement, nous étions dans

Avignon, Marseille, Nice et Toulon, fonctionnent déjà en réseau depuis plusieurs années, notamment en lien avec la DREAL. Mais 2015 aura vu la signature d'une convention des cinq agences avec la Région qui vise à déployer une expertise collective sur l'ensemble du territoire de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le nouvel exécutif régional a confirmé cette volonté qui va nous permettre d'optimiser un système régional d'observation et d'analyse sur des thèmes essentiels comme la localisation des sites économiques, les problématiques de déplacement ou d'habitat. Nous continuons à accompagner les territoires et les élus dans l'évolution de leur action mais les échelles changent.

le champ de l'urbain et de l'aménagement. Nous allons désormais investir ceux de l'énergie, comme je le disais à l'instant, mais aussi du numérique, de la biodiversité, des modes de vie, des nouvelles formes de l'économie... Et nous ne pourrons pas rester repliés sur nous-mêmes alors que le monde s'ouvre de toutes parts et la rapidité dans le changement nous oblige à une adaptation permanente.

''NOUS DEVRONS DÉSORMAIS INVESTIR LES CHAMPS DE L'ÉNERGIE, DU NUMÉRIQUE, DE LA BIODIVERSITÉ, DES MODES DE VIE, DES NOUVELLES FORMES DE L’ÉCONOMIE...'' Comment envisagez-vous d'inscrire l'action de l'Agam dans le territoire de la Métropole Aix-Marseille-Provence ? CB. Il va nous falloir élargir notre vision tout en continuant à travailler au plus près des préoccupations de nos partenaires et des acteurs du territoire pour affiner notre outil qui doit être celui d'une ingénierie publique de projet. Cela veut dire savoir jouer entre les différentes échelles géographiques mais aussi entre les échelles de temps (long terme / court terme) et entre les différents états des projets (en amont / en aval). Aix-Marseille-Provence est dotée de compétences stratégiques essentielles pour lesquelles l'Agam doit venir en appui et en accompagnement  : l'urbanisme, le projet, l'économie, la mobilité, l'habitat, l'environnement... Il va nous falloir indéniablement développer notre niveau d'expertise et nos capacités d'analyse.

6 • Agam • rapport d'activités 2015

La convention avec la Région n'est pas une fin en soi mais les prémisses de nouveaux partenariats, avec le Département par exemple, mais aussi avec les mondes économique, universitaire, hospitalier, avec les grands opérateurs, l'Agence de l'eau, l'ADEME... Il nous faut là aussi changer d'échelle.

Vous ne craigniez pas, en développant ces nouveaux partenariats, de vous éloigner des préoccupations de la collectivité, en l’occurrence la Métropole Aix-Marseille-Provence ? CB. Bien au contraire. C'est pour répondre aux besoins de ce territoire, et donc de la collectivité qui s'y rattache, que nous avons besoin aujourd'hui d'être ouverts, innovants et pluridisciplinaires. N'oublions pas que nous ne sommes pas un service de cette collectivité. Une agence d'urbanisme, pour bien servir la décision locale, doit pouvoir garder une certaine autonomie, une capacité d'auto-saisine sur les dossiers, pour éclairer les enjeux du territoire. C'est le sens de la mutation profonde que nous avons entreprise en 2015 et que nous allons amplifier dans les années futures.

Propos recueillis par Michel Couartou 


LA VIE DE L'AGENCE Décloisonner

les démarches

conjuguer

les échelles

proDuire

contribuer

de l'expertise

à la construction

de la ville de demain

accompagner

éclairer

les évolutions

Plaquette A

les trajectoires

Faciliter

les interactions

entre les acteurs

p a r ta g e r

des clés de lecture

agence d'urbanisme de l'agglomération marseillaise Partenaire des territoires

Démarche collective Fin 2014, une démarche de réflexion collective a été engagée dans un contexte d’évolutions institutionnelles, afin de préparer le futur de l’Agam pour améliorer le fonctionnement, la transversalité et l’efficacité globale de l’agence, tout en confirmant l’attention portée aux collaborateurs, à leurs conditions de travail et leurs perspectives d’évolution. Cinq grands domaines ont été ciblés : > l’évolution des métiers et des missions ; > l’amélioration du fonctionnement et des process ; > l’examen des processus d’évaluation ; > le développement d’une culture commune et de valeurs partagées ; > la valorisation des travaux.

vec le renouvellement de ses instances en 2014, l’agence a souhaité refondre sa plaquette de présentation. Elle prend la forme d'un document synthétique qui présente les singularités de cet outil technique. Elle détaille ses missions, ses domaines d’intervention et ses ressources au service des territoires depuis plus de 40 ans.

Voyage d’étude à Milan

Les collaborateurs de l’Agam et de la Soleam ont participé au voyage d’étude à Milan, à l’occasion de l’exposition ''Nourrir la planète, l’Énergie pour la vie'' les 18 et 19 septembre 2015. Également au programme, les visites guidées des quartiers de Portello et de Porta Nuova sur un des trois plus gros projets urbains de la ville de Milan qui se développe sur d’anciens terrains industriels, et qui ont mobilisé plus de 20 architectes de 8 pays différents. Objectif réussi ! nos collaborateurs sont revenus enrichis des pratiques, de nouvelles réflexions qui viendront alimenter nos études, et de nombreuses photos pour notre photothèque.

CHIFFRES DES PRODUCTIONS

10 REGARDS DE L'AGAM

69

210 37 productions

DOCUMENTS PARTENARIAUX

16

SYNTHÈSES

60  % des productions en ligne

notes

74

ÉTUDES

''Le développement des coproductions contribue à la mutualisation de l'ingénierie recherchée par l'Agam'' Agam • rapport d'activités 2015 • 7


Le patrimoine territorial en projet

MARATHON

PHOTOS LE PATRIMOINE TERRITORIAL EN PROJET COLLECTIF

Nouveauté ne journée ensoleillée, 15 équipes

U

En librairie 2015 armées le de13 15 novembre appareils photos.

144 / quadri broché / 16 23 cm / 29 € Lespages équipes de l’Agam, après unex formation en photo reportage se sont lancées à l’assaut du territoire métropolitain pour tirer son portrait. A la clé, plus de 500 Le patrimoine est aujourd’hui partout, au fondement de photos réalisées qui sont venues égayer l’identité des territoires. Aménager l’espace en préservant les salles de réunion, les couloirs et l’enle semble « déjà-là » est de une préoccupation croissante des des publications l’agence.

Développement Durable L’Agam s’engage

L

e patrimoine est aujourd’hui partout, au fondement de l’identité des territoires. Aménager l’espace en LA FNAU le ''déjà-là'' est une préservant La FNAU (Fédération nationale préoccupation croissante des citoyens, des agences d’urbanisme) regroupe relayée par les élus. 52 agences d’urbanisme, organismes Explorant l’évolution du concept de publics d’étude sur l’aménagement patrimoine depuis ses origines, cet et le développement des grandes ouvrage, enrichi d’une chronologie, agglomérations françaises. présente les enjeux actuels du patrimoine Lieu d’échanges sur les questions territorial et explicite l’apport des agences urbaines, elleàprend position dans d’urbanisme travers une large sélection les débats de grands cas concrets et nationaux de projets et en France et européens les politiques urbaines à l’étranger.sur L’Agam a participé activement et l’avenir des villes. à son élaboration.

citoyens, relayée par les élus. De ce fait, la notion de patrimoine s’est élargie depuis une cinquantaine d’années, passant de l’objet exceptionnel au paysage en intégrant des espaces naturels et bâtis à de vastes échelles. La mise en valeur et la transmission de ce patrimoine territorial est l’oeuvre d’un travail de longue haleine, mené par les élus, les habitants, les techniciens et les associations. Et pour accompagner leurs démarches, les partenaires privilégiés que ors sont les agences d’urbanisme interviennent avec un du premier forum dédié au  objectif: faire projet autour du patrimoine territorial dans une numérique qui a eu le 25 septembre, organisé par La Tribune, l’Agam aux a été modes de vie d’aujourd’hui. relation apaisée et adaptée invitée à présenter un outil de de patrimoine depuis ses Explorant l’évolution du innovant concept visualisation transports  : Transport origines, cet des ouvrage, enrichi d’une chronologie , présente outil d’ingénierie partenalesAnalyst. enjeuxCet actuels du patrimoine territorial et explicite l’apport représente l’accessibilité du point desrial agences d’urbanisme à travers une large sélection de cas de vue des usagers qui amène un vrai concrets et de projets en France et à l’étranger.

Ville intelligente L

bouleversement dans les méthodes de Points Fnau est une collection d’ouvrages travail. Il sera décliné, en 2016, dans une sur le projet urbain pensés par des epuis deux ans, l’agence d’urbanisme version simplifiée ouverte aux acteurs urbanistes pour réinventer, entre pistes de participe à la semaine du dévelopUne collection d’ouvrages sur le projet urbain pensés par des urbanistes pour réinventer, entre du territoire sur différentes thématiques : réflexion et exemples concrets, la ville de pement durable, dont la thématique en pistes de réflexion et exemples concrets, la ville de demain. tourisme, emploi, équipements… Actueldemain. Autres ouvrages parus : 2015 était l’énergie. Plusieurs actions ont lement en cours de développement, cet Editions Alternatives été menées en interne  : une campagne de outil open source s’inscrit pleinement 144 pages - 29 € recyclage continue pour les piles, ampoules, dans la mouvance des villes intelligentes bouchons plastiques, lunettes, etc. et la mis en avant lors de ce Smart City Forum. diffusion du documentaire ''Prêt à jeter'' sur l’obsolescence programmée. Pour l’occasion, un carnet de notes avec les principaux chiffres-clés en matière énergétique a été édité. Un franc succès qui permet à tous a 36e Rencontre de la Fnau a été organisée par l'agence Attachée de presse d’être concernés et acteurs ! de Lyon. Du 19 au 21 octobre, quelque 800 participants, Sophie Gallet élus et professionnels se sont réunis autour de la question Pour rappel, en 2014, l’équivalent de neuf 01 49 54 14 29 de la place de l’individu dans la création de la ville, tout à bacs de déchets recyclés ont été récoltés. sophie.gallet@gallimard.fr www.editionsalternatives.com la fois comme usager, habitant et citoyen et comment le Une partie de ces produits a été remise aux mettre au cœur d’une action publique renouvelée. Au proassociations qui contribuent à l’aide aux gramme, 17 ateliers-visites dont un co-organisé par l’Agam personnes en difficulté. sur "Santé de la personne et ville en bonne santé".

D

L’INDIVIDU

CRÉATEUR DE VILLE

8 • Agam • rapport d'activités 2015

L


métropole L

a création de la Métropole Aix-MarseilleProvence au 1er janvier 2016 et l'évolution du cadre institutionnel inscrit dans la loi NOTRe qui redistribue les compétences des collectivités bouleversent profondément le cadre d'intervention de l'Agam. Le territoire change d'échelle, il passe de 18 à 92 communes, les voisins proches sont désormais Avignon, Toulon, Nîmes et le projet collectif vise tout de suite une ambition plus haute. Dès 2015, l'Agence s'est projetée dans ce nouveau projet en adaptant ses méthodes et ses objectifs pour anticiper les enjeux. Quand le territoire se recompose, les outils pour l'appréhender, l'analyser et le décrypter doivent eux aussi muter. Le projet collectif à bâtir ne sera pas la somme des projets antérieurs des EPCI, envisagés à l'aune de ces EPCI. Mutualisation, co-production, partenariat, sont désormais les maîtres mots d'une nouvelle ingénierie territoriale qui doit désormais ajuster sa vision à l'échelle du nouveau territoire. Les études menées avec la Mission interministérielle pour le projet métropolitain, l'appréhension des secteurs d'enjeux, la participation au Livre Blanc des transports, la relance du Centre de ressources métropolitain sont autant d'actions qui ont anticipé en 2015 la nouvelle vision territoriale de l'Agence.

Agam • rapport d'activités 2015 • 9


MÉTROPOLE

PROJET MÉTROPOLITAIN

L'AGAM S'IMPLIQUE

L’Agam a poursuivi en 2015 sa contribution aux travaux de la Mission interministérielle en participant au pilotage technique de la consultation urbaine et territoriale et à la production de "documents d’interpellations stratégiques".

L

a Mission interministérielle pour le projet métropolitain A i x-Ma rsei l le -P r o vence a lancé en 2015 une consultation pour proposer une ''vision métropolitaine à 1015 ans'' et des''projets démonstrateurs'' capables d’enclencher sans attendre la transformation métropolitaine. Trois équipes pluridisciplinaires emmenées par des grands noms de l’urbanisme, Lin Architekten, Christian Devillers et Seura Architectes (David Mangin), ont travaillé pendant 18 mois.

Appui à la consultation Au fil des travaux, l’Agam a porté le besoin d’un projet concret en prise avec la réalité des enjeux, et a mis à disposition des équipes sa connaissance et son expertise du territoire : données géographiques et statistiques, état du ''futur'' engagé sur les projets et documents d’urbanisme, vision

prospective de l’évolution du territoire… Elle a participé aux régies techniques d’analyse et d'orientation des travaux, est intervenue dans l’ensemble des rencontres thématiques avec les équipes sur les transports, l’économie, l’habitat, les ressources... et a travaillé en direct avec une partie des équipes. Dans une consultation clairement annoncée sur le thème de la "métropole des liens" et qui a produit un matériau de qualité pour les futures réflexions sur le projet métropolitain, l’Agam a régulièrement souligné l’importance et le potentiel des villes de la Métropole. Leur diversité est une opportunité unique pour promouvoir un mode de développement respectueux des ressources et qui facilite la vie des habitants. Ces mêmes enjeux ont été régulièrement portés par Laure-Agnès Caradec, Présidente de l’Agam, lors du comité de pilotage de la consultation.

La qualité de l’analyse et la force “  des propositions des DIS tiennent

beaucoup à l’appui important de l’Agam, qui s’est mise au service des partenaires de la démarche. Le projet métropolitain a en effet besoin d’une argumentation solide pour guider les choix à opérer et d’une grande ouverture sur le champ des possibles. 

” 

Vincent Fouchier

Directeur de la Mission interministérielle pour le projet métropolitain

Contribution au DIS

des randonnées métropolitaines ont été organisées par les équipes de la consultation

La Mission a publié à la fin de l'année 2015 une série de''documents d’interpellations stratégiques'' (DIS) et de''cahiers d’acteurs'' qui témoignent du foisonnement des travaux et des échanges conduits au travers des chantiers métropolitains. L’Agam a largement con­ tribué à ces productions.

Transition énergétique L’Agam a fourni un appui transversal pour l’élaboration du document et particulièrement contribué sur trois axes : un panorama énergétique de la Métropole à partir d’un état des unités de production d’énergies renouvelables existantes ou en projet, une définition des enjeux et des pistes à suivre dans la lutte contre la précarité énergétique, les problématiques de report modal et d’écomobilité, et enfin, un repérage des places, rôles et modes d’actions des leviers de la transition par territoire.

10 • Agam • rapport d'activités 2015


mobilité

Économie productive

Internationalisation

Cohésion sociale

Le DIS prolonge en les valorisant les résultats de deux études sur l’économie productive de la Métropole : l'une sur les systèmes productifs, confiée au Cabinet CMI et l'autre sur l’offre foncière, réalisée par CMN Partners. Cette dernière procède d’un rapprochement entre l’offre et les besoins et a utilisé comme matériau principal les données du SIG sur les zones d’activités de la Métropole co-produit par la CCIMP, l’Agam et l’Aupa. Au fil de l’ensemble de ces travaux, l’Agam a porté les enjeux aussi bien de maintien et de renouvellement des activités en zone urbaine, que de réalisme quant au potentiel foncier mobilisable.

Pour ce DIS dont la diffusion est prévue avant l’été 2016, l’Agam a largement aidé à la structuration de l’ensemble du document en même temps que produit plusieurs travaux spécifiques sur les fragilités métropolitaines et sur l’accès au logement et à l’emploi.

Aix-MarseilleProvence

L'Agam a rédigé l’essentiel de ce DIS qui s’est largement nourri de deux études, sur la géographie de l’innovation, co-pilotée par l’Agam pour la Fédération nationale des agences d'urbanisme (Fnau) et le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), et sur les liens capitalistiques entre métropoles, produite par la géographe Céline Rozenblat.

Convergences métropolitaines

Numérique

Port et logistique En plus d'une participation active au comité de rédaction (aux côtés de la Mission, de la DREAL, de la CCIMP, de la Région et du GPMM), l'Agam a particulièrement travaillé sur les enjeux fonciers de la logistique. Il ressort de ces travaux le besoin d’une vraie stratégie de réorganisation de l’offre et de la création d’une offre complémentaire destinée à donner un peu de marge à une économie moteur de la Métropole, certes, mais très contrainte par l'enjeu foncier.

Décembre 2015 128 pages •

La contribution de l'Agence a pris la forme d’un partage de réflexions sur le territoire à l’heure numérique et d’une participation à des ateliers-débats thématiques qui se sont tenus au fil de la préparation du DIS.

L’Agam a apporté son expertise “  pluridisciplinaire aux réflexions

de la Mission. Elle a permis une analyse d’ensemble et cohérente des thématiques. La qualité du graphisme de ses illustrations a aussi contribué à la compréhension des phénomènes à l’œuvre au sein du territoire.

” 

Marc REVERCHON

Président directeur général de la La Méridionale

Carnet d’acteurs L’Agam et le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA) ont coordonné et animé en 2014 des groupes de travail sur les ressources naturelles. Les productions de ces groupes ont pris, début 2015, la forme d’un carnet d’acteurs sur l’agriculture, la biodiversité et l’eau. L’Agam a participé à la rédaction finale du carnet et fourni de nombreux supports d’illustration. Elle a largement participé à la production d'un document sur les enjeux du commerce métropolitain. En synthèse de l’ensemble de ces travaux, la Mission a publié début 2016 à la Documention française un ouvrage de synthèse, ''Convergences métropolitaines'', pour lequel l’Agam a contribué à la rédaction, aux supports cartographiques, graphiques et iconographiques. Agam • rapport d'activités 2015 • 11


MÉTROPOLE

SECTEURS D’ENJEUX MÉTROPOLITAINS UNE APPROCHE DE LA MÉTROPOLE PAR LA POTENTIALITÉ GÉOGRAPHIQUE Depuis deux ans, l'Agam étudie les secteurs qui pourraient focaliser des potentialités pour la Métropole. Plus que des préconisations, ces études visent surtout à alimenter le débat et à s'enrichir mutuellement d'une meilleure connaissance du territoire.

10 000 EMPLOIS PROJETÉS DANS LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE

70 000 EMPLOIS SUR EST BERRE

D

ans le cadre de travaux d’approche de l’échelle métropolitaine, l’Agam a engagé depuis deux ans un travail sur des grands secteurs d’enjeux métropolitains qui, en prenant appui sur le ''futur engagé'' (l'état des projets du territoire), vise à identifier les enjeux d’aménagement et esquisser les premières propositions pour l’évolution de ces secteurs. Ces documents sur les secteurs d’enjeux, en tant que contribution au débat métropolitain, ont vocation à alimenter ce débat et à permettre de s’enrichir collectivement.

Est Berre

socle géographique du territoire est berre

A l’interface entre Marseille Provence, Pays d’Aix et Pays Salonais, Est Étang de Berre est un territoire "carrefour", nœud autoroutier, siège de l’aéroport et situé à proximité d’une gare TGV. C’est un des pôles économiques de la Métropole le plus créateur d’emplois et qui recèle, depuis l’Arbois jusqu’à la plaine de l’Étang de Berre, les principaux potentiels fonciers de la Métropole pour ce qui est des activités productives ou

logistiques. C’est aussi un territoire fragile, avec des équilibres écologiques instables et des paysages bousculés. Mais il possède un vrai potentiel environnemental qui pourrait en faire un lieu de loisirs et de tourisme essentiel pour l'attractivité résidentielle. De nombreux diagnostics ont été menés depuis 15 ans, mais le morcellement institutionnel n’a jusqu’ici pas permis de mettre en place une stratégie d’ensemble pour son développement. Plus récemment, le projet Henri Fabre et la démarche d’atelier de territoire de l’Étang de Berre ont permis une première approche plus intégrée des enjeux. La Métropole apparaît comme une opportunité de prolonger cette approche vers un projet d’ensemble pour ce territoire métropolitain majeur.

Des documents sur les secteurs d’enjeux qui ont vocation à alimenter le débat sur le projet Plusieurs orientations sont listées pour prolonger les projets engagés et pour améliorer la cohérence d'ensemble   : • assurer une desserte du territoire en adéquation avec l’importance du pôle, notamment à partir de la gare VAMP et du BHNS Les Pennes-Mirabeau/Vitrolles/Marignane  ; • améliorer la lisibilité et le fonctionnement en requalifiant les axes et nœuds routiers  ; • pérenniser le développement en accélérant le projet cap horizon et en engageant une requalification plus globale du pôle d’activités  ; • dynamiser la production de logements en quantité et qualité  ; • s’appuyer sur la reconquête des bords de l’Étang pour améliorer le cadre de vie.

12 • Agam • rapport d'activités 2015


plan-de-campagne

Vallée de l’Huveaune Entre Marseille et Gémenos, la vallée de l’Huveaune s'étend sur 4  000 hectares, accueille 96 000 habitants et 43 000 emplois. Elle constitue l’axe historique de développement économique de l’Est marseillais et l’émergence plus tardive du pôle résidentiel et économique d’Aubagne. C’est un corridor de déplacements majeur de la Métropole, très saturé avec de multiples flux entrants et sortants à tous les niveaux de la vallée. Le massif de Saint-Cyr au sud et du Garlaban donnent à la vallée un cadre paysager d’exception mais sont aussi des facteurs de risques  : inondations (PPRI en cours), mouvements de terrain et feux de forêt. De nombreuses études ont été menées sur la vallée de l'Huveaune, notamment par l’Agam. Ce nouveau travail restitue plus clairement les enjeux dans une perspective ­ métropolitaine. Il a été mené en parallèle et de façon complémentaire à l'accompagnement par l’Agam de MPM et PAE sur le diagnostic partagé de la vallée de l'Huveaune confié à Interland. Trois orientations ont été choisies   : accessibilité, projet économique d’ensemble et valorisation des atouts paysagers. Pour ce qui est de l'accessibilité, l’amélioration du maillage nord sud et de la desserte des espaces d’activité apparaît comme une condition à l’évolution urbaine de la vallée. Un projet économique d’ensemble  sur les vocations et la requalification des

LA VALLÉE DE L'HUVEAUNE, C'EST

96 000  HABITANTS

43 000  EMPLOIS

zones permettrait de gagner en lisibilité métropolitaine du secteur. Enfin, pour ce qui est des atouts paysagers, la vallée a tourné le dos à l’Huveaune qu’il s’agit maintenant de réintégrer dans son milieu, en considérant le risque inondation comme un potentiel d’aménagement.

Interface MPM- CPA  : un territoire intégré autour de Plan-de-Campagne Entre les trois grands pôles urbains de Marseille, Marignane/Vitrolles et Aix-en-Provence, Plan-de-Campagne, la plus grande zone commerciale de France, se développe dans un environnement périurbain caractéristique, avec imbrication complexe entre habitat diffus, activités artisanales et

commerciales et agriculture résiduelle. Les axes routiers sont quotidiennement saturés par les 52 000 déplacements générés par la zone, auxquels se superposent le trafic de transit de l’A7 et de l’A51, et les déplacements de proximité. Les massifs de l’Étoile et de l'Arbois et une agriculture résiduelle atténuent les impacts paysagers majeurs de cette urbanisation peu qualitative et chaotique. Les travaux sur ce secteur questionnent son devenir, fortement lié à l'avenir de la zone commerciale. Ils ont permis à l'Agam d'explorer et d'appréhender les problématiques de l'étalement urbain, de l'avenir des centres commerciaux périphériques et de la mobilité.

illustration d'un développement possible autour de la gare de la barasse

Agam • rapport d'activités 2015 • 13


MÉTROPOLE

MOBILITÉS MIEUX COMPRENDRE LE LIVRE BLANC ET SA MÉTHODOLOGIE INNOVANTE La contribution importante de l'Agence à la rédaction du Livre Blanc des mobilités lui permet d'en décrypter clairement les éléments.

CE

PROVEN

SEILLE-

AIX-MAR

FEVRIER 2015 : N°30 Mobilités

portrait

à télécharger sur Agam.org

portrait

Comprendre la mobilité métropolitaine Chiffres-Clés

0

10

650 000

km 20déplacements quotidiens métropolitains

50 %

d'augmentation des déplacements quotidien en 12 ans voyages en transports en 110 commun par an et par habitant

22 ''Lignes de Désir''

La métropole Aix-Marseille est un territoire atypique, par sa taille, son organisation géographique, sa multipolarité et son asymétrie. Toutes ces caractéristiques s’opposent à la métropole européenne classique, constituée d’un centre et d’une périphérie. Notre forme métropolitaine pose de réelles difficultés pour comprendre la mobilité. Les flux se superposent au lieu de se distribuer vers le centre ou en rocade. La disposition des polarités ne permet pas de comprendre l’accessibilité à partir du seul temps de parcours au centre. Les réseaux de transports sont multiples et à différentes échelles. La mobilité métropolitaine est, elle-même, différente de la mobilité locale : de plus longue distance et donc plus rapide, plus marquée par les échanges domicile-travail, et surtout très consommatrice d’énergie et émettrice de pollution. De nouveaux indicateurs de mobilité, croisés avec l’environnement, l’accès à l’emploi, l’économie, sont nécessaires. Tous les acteurs du territoire, institutions, monde socio-économique, habitants, ont identifié les politiques publiques de mobilité durable comme de nature métropolitaine et à aborder en priorité. Cependant, il n’existe pas de diagnostic et de plan de déplacement à l’échelle métropolitaine. Dans cette optique, une étude approfondie des déplacements a été réalisée par l’Agam dans le cadre des Chantiers de la Mission interministérielle pour le projet métropolitain. Elle a contribué à la construction du Livre Blanc des Transports Métropolitains d’AixMarseille-Provence. Ce Regards de l’Agam apporte des éclairages méthodologiques sousjacents à tous ces travaux.

N°30  : comprendre la mobilité métropolitaine Agam, février 2015 •

vidéo  : une journée de transport dans la Métropole

L

’année 2015 a été essentiellement consacrée à la diffusion et aux échanges autour du Livre Blanc des transports métropolitains de la Mission interministérielle pour le projet métropolitain (MIPM), auquel l’Agam a largement contribué. Parmi les nombreuses présentations, on peut citer celle devant le Conseil de développement de MPM, comme la participation aux ateliers des États généraux de Provence ou à la consultation urbaine de la MIPM. De fait, le Livre Blanc est devenu le document de référence à l’échelle de la Métropole, aussi bien par son diagnostic, largement partagé, par les enjeux techniques et financiers identifiés, que par les deux scénarios "Ring" et "Interpôle". L’Agam a en outre publié un Regards sur la mobilité métropolitaine qui précise les éléments méthodologiques innovants utilisés pour la construction du Livre Blanc. Parmi ces avancées, l’exploitation des

données ouvertes du Pilote est essentielle pour mieux comprendre l’accessibilité du territoire par les horaires réels des transports en communs. L’Agence a ainsi produit un support multi-indicateurs de la mobilité sur un corridor  : les Lignes de Désir. Une vidéo d’une journée de fonctionnement du réseau de transport constitue une autre visualisation de ces nouveaux outils d’analyse. L'année 2015 est aussi celle d’importantes évolutions législatives sur les thèmes de la mobilité. Elles concernent les compétences propres de la Métropole et son articulation interne avec les Conseils de territoires, à travers les lois MAPTAM et NOTRe. Ces lois renforcent aussi les compétences des Régions en terme de mobilité, en particulier en leur transférant les transports interurbains par cars depuis les Conseils départementaux. Une veille législative et des notes techniques ont été produites.

Transport Analyst La DREAL, le CEREMA et la Mission interministérielle pour le projet métropolitain ont développé un outil de création d’isochrones pour les transports collectifs ou la voiture. Il est ainsi possible de visualiser sur une carte dans quel périmètre un réseau de transport permet de se déplacer, dans un temps et un jour donné, à partir de n’importe quel point. En 2015, la DREAL a financé par une convention avec l’Agam, l’évolution de cet outil vers plus de fonctionnalités techniques mais aussi une utilisation ouverte et simplifiée.

Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur Le projet ferroviaire de Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur définit comme prioritaire la traversée de Marseille, avec la création d’une gare souterraine à Saint-Charles, et l’amélioration de l’infrastructure ferroviaire au nord et à l’est de la ville. L’Agam assiste SNCF Réseau sur les problématiques de mobilité et d’urbanisme dans les secteurs à enjeux des gares Saint-Charles et de La Barasse. 14 Agam •• rapport rapport d'activités d'activités 2015 2015 14 •• Agam


UN CENTRE DE RESSOURCES MÉTROPOLITAIN (CRM) POUR LES AGENCES DU TERRITOIRE

Dans une logique de mutualisation des ressources et de partage des données, les deux agences présentes sur la métropole s'associent avec des acteurs publics.

D

ans la perspective de la création d’un pôle métropolitain qui devait être mis en place début 2013, l’Agam, l’Aupa et l’Epad avaient mis en place en 2011 un partenariat visant à créer un centre de ressources métropolitain (CRM). Celui-ci était envisagé dans une logique de capitalisation et de mutualisation des ressources, au service des intercommunalités. En septembre 2012, l’annonce par le gouvernement du projet de création de la Métropole Aix-Marseille et la nomination d’un préfet de police et d’un préfet délégué au projet de l’agglomération met un terme au processus de pôle métropolitain et de toutes les démarches qui lui étaient associées dont le CRM. Fin 2015, à l’orée de la création de la Métropole Aix-Marseille-Provence, l’Agam et l’Aupa ont réactivé la démarche. Le CRM, dans sa

nouvelle configuration, s’est fixé trois objectifs  : • mutualiser les données et les savoirfaire dans une optique d’améliorer la connaissance du territoire de la Métropole Aix-Marseille-Provence  ; • favoriser les coproductions, à format variable, d’analyses et d’études  ; • valoriser et donner plus de lisibilité aux publications sur la Métropole, renforcer la complémentarité des travaux des partenaires du CRM. En décembre 2015 a eu lieu la première séance du CRM qui, outre les deux agences d’urbanisme, réunissait une dizaine d’organismes publics ou parapublics. Ce socle de partenaires est voué à s’élargir une fois que la feuille de route du CRM et sa charte de fonctionnement seront stabilisées à l’horizon de l’été 2016.

MAI 2015 /

La population des métropoles régionales

à télécharger sur Agam.org

Cinq questions à enjeux concernant les métropoles régionales et leurs neuf millions d’habitants

La population des métropoles régionales Cinq questions à enjeux concernant les métropoles régionales et leurs neufs millions d'habitants. Études, Agam, mai 2015 •

Agam • rapport d'activités 2015 • 15


MÉTROPOLE

440

FAVORISER LA DYNAMIQUE MÉTROPOLITAINE DE PROJETS

À

partir de sa base de donnés SIG, l’Agam a produit un état littéral NOMBRE DE PROJETS et cartographique des projets méRECENSÉS AU SEIN tropolitains sur l’économie, l’habitat, les DE LA BASE PROJETS équipements, les déplacements et l’enMÉTROPOLITAINE vironnement. Dans la continuité d’un premier travail sur les futurs engagés réalisé en 2014 à partir du récolement des documents d’urbanisme, le document "les projets du territoire métropolitain" a vocation à fournir à la Métropole, aux Conseils de territoire et aux communes une connaissance des projets engagés ou programmés sur l’ensemble du territoire, et à servir de base aux futurs travaux sur les schémas et politiques métropoa i x - m a r s e i l l e - p r o v e n c e litaines. Le document privilégie une aples projets du territoire métropolitain proche large, intégrant l’ensemble des rojets métropolitains, sectoriels et de proximité, engagés, programmés ou prévus à long terme actions engagées en réponse aux besoins actuels et futurs en matière d’économie, d’habitat, d’équipement, de transports et d’environnement. Certains ont une en-

déplacements

projets d'infrastructures

42 16 • Agam • rapport d'activités 2015

vergure métropolitaine, du fait de leur rayonnement, de leur dimensionnement et des réseaux d’acteurs qu’ils mobilisent et construisent. D’autres sont développés à des échelles plus locales, mais tous participent autant à l’évolution globale du territoire. Les projets sont présentés par thème sous forme de cartes et de tableaux. Sont renseignés en fonction des informations disponibles  : la localisation, la maîtrise d’ouvrage, les partenaires et le budget, l’échéance et la maturité. Ce document n'a pas encore fait l'objet d'une coproduction avec les territoires porteurs des projets. Il est donc non exhaustif et susceptible d'être amandé par les acteurs concerné. Par ailleurs, il a naturellement vocation a être régulièrement actualisé en fonction de l’évolution des projets.

a

les projets du

projets métropolitains, sectoriels et de proximité

carte des projets de transports en 2015


Planification & projets urbains B

ien sûr, la planification est toujours au cœur de l'action d'une agence d'urbanisme. Mais dans quelles conditions s'exerce-t-elle aujourd'hui ? En 20 ans, le paysage s'est totalement transformé. Les documents d'urbanisme ont considérablement évolué, les pratiques de zoning sont dépassées, on ''optimise'' les financements publics, les habitants sont une composante centrale des politiques d'aménagement, les préoccupations de développement durable sont omniprésentes, la biodiversité, le numérique, la ville intelligente sont autant de champs totalement nouveaux. Alors qu'elle était avant tout un exercice de régulation des usages, la planification aujourd'hui se doit de rendre possible le projet. Elle doit veiller à une concrétisation réaliste, envisager les contraintes techniques, budgétaires ou sociétales, prendre en compte l'impact énergétique, concerter tous les acteurs, bref, ne plus s'occuper de quantitatif mais surtout de qualitatif. A travers l'élaboration des nouveaux documents de planification, les PLU, désormais intercommunaux, que ce soit pour MPM ou le Pays-d'Aubagne et de l’Étoile, l'Agam a fait totalement siennes ces nouvelles approches. Et sa participation aux commissions d'urbanisme de la Ville de Marseille affirme encore plus le souci qualitatif de son action.

Agam • rapport d'activités 2015 • 17


PLANIFICATION ET PROJETS URBAINS

2015  : LANCEMENT DE

L'ÉLABORATION DU PLUi DE MPM Après deux ans d’études préalables, la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole (MPM) a officiellement lancé le 22 mai 2015 la procédure d’élaboration de son Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi).

L

'élaboration du Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de MPM est contrainte par deux échéances impératives. Le débat sur le PADD doit avoir lieu avant le 27 mars 2017 et l’approbation du document avant le 31 décembre 2019. Il s’agit, pour la première fois sur le territoire de MPM, de proposer un seul et même document d’urbanisme pour l’ensemble des 18 communes. Le document s’appuie néanmoins sur l’historique des 18 documents d’urbanisme communaux (PLU ou POS) et des documents cadres intercommunaux (SCoT, PDU, PLH, DAC) constituant un socle de connaissances et d’orientations. Une instance de gouvernance ad hoc, la Conférence Intercommunale des Maires, a été créée pour mener à bien ce chantier. Dans le but de préparer les arbitrages, un groupe de travail technique s’est réuni à 9 reprises tout au long de l’année 2015. Les principaux enjeux du PLUi ont pu y être abordés, développement économique et résidentiel, préservation des espaces naturels et agricoles, structuration du territoire, qualité urbaine…

Les grandes orientations traduites dans le pré-PADD L’année 2015 a donc été consacrée à l’élaboration d’une première version du PADD du PLUi. Le PADD sera composé d’un cahier communautaire, qui expose les stratégies globales à l’échelle du territoire intercommunal, et de 18 cahiers 18 • Agam • rapport d'activités 2015

communaux, qui proposent une stratégie locale cohérente avec la stratégie globale. Cette articulation entre cahier communautaire et cahiers communaux, de même valeur juridique, permettra de prendre en compte les projets locaux portés par les communes. Dans une logique de coconstruction entre les deux

Il s’agit, pour la première fois sur le territoire de MPM, de proposer un seul et même document d’urbanisme pour l’ensemble des 18 communes échelons, toutes les grandes orientations du PADD ont été débattues en groupe de travail associant l’ensemble des communes. Le cahier communautaire est conçu pour assurer une cohérence entre les différents thèmes de l’aménagement et de l’urbanisme   : environnement, logements, ­ activités, équipements, infrastructures, etc. Le chapitre 1 expose l’ambition et le positionnement de MPM dans un espace métropolitain plus vaste. Le chapitre 2 est consacré aux espaces naturels et agricoles. Le chapitre 3 définit une structuration de l’espace urbanisé autour d’un ensemble de centralités et d’une logique de cohérence urbanisme-transport. Le chapitre 4 est consacré aux modalités d’urbanisation en tenant compte de considérations mul-

450

ZONAGES EXISTANTS À HARMONISER

70

SITES POTENTIELS DE PROJET

LEXIQUE COS COEFFICIENT D’OCCUPATION DES SOLS DAC DOCUMENT D’AMÉNAGEMENT COMMERCIAL OAP ORIENTATION D’AMÉNAGEMENT ET DE PROGRAMMATION PADD PROJET D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE PDU PLAN DE DÉPLACEMENTS URBAINS PLH PROGRAMME LOCAL DE L’HABITAT PLU PLAN LOCAL D’URBANISME POS PLAN D’OCCUPATION DES SOLS SCOT SCHÉMA DE COHÉRENCE TERRITORIALE

tiples (risques, renouvellement urbain, cadre de vie, patrimoine, nature en ville…). Quant aux cahiers communaux, après une mise en perspective des particularités des communes, ils complètent les orientations communautaires relatives à la limitation de la consommation foncière, à la préservation de l’environnement, à la prise en compte des risques ainsi qu'à l’organisation et la durabilité du développement urbain. L’élaboration du diagnostic du PLUi a également été lancée. A l’image du PADD, il se décline en un diagnostic communautaire et des diagnostics communaux. Les principaux travaux ont porté sur l’analyse des capacités de densification et de mutation des espaces bâtis. Les fonciers peu denses et les dents creuses ont été repérés afin de tester leurs capacités à évoluer de manière spontanée. Par ailleurs, une typomorphologie a été produite pour cartographier les différents tissus urbains rencontrés sur le territoire. Elle alimente la réflexion sur l’évolution des tissus et préfigure la délimitation des futurs zonages du PLUi.

Préparation du chantier réglementaire Le chantier réglementaire, qui ne démarrera réellement qu’en 2016, recouvre les travaux de zonage, d’écriture réglementaire et les OAP. Il vise à homogénéiser les différents zonages et règlements communaux tout en préservant les particularités locales. Il prolonge les réflexions sur l’évolution des formes urbaines, réflexions initiées dans


Entretien Domnin Rauscher le PLU de Marseille approuvé en 2013 et à l’occasion des commissions techniques d’urbanisme mises en place à partir de 2014. À ce titre, le décret du 28/12/2015 offre des opportunités pour proposer des solutions innovantes encadrant l’évolution des formes urbaines. Une première identification des sites qui doivent faire l’objet d’OAP sectoriels a été proposée. Ces OAP sectorielles seront complétées par trois OAP thématiques  : une OAP cohérence urbanisme-transport, une OAP formes urbaines et une OAP aménagement urbain.

Modifications du PLU de Marseille Parallèlement aux travaux sur le PLUi, le PLU de Marseille continue à évoluer en 2015. La modification n°1 corrige les effets induits par la suppression des COS (loi ALUR). La modification n°2 apporte des adaptations mineures après deux années d’application du document, complète la description du patrimoine et accompagne les grands projets territoriaux (PRU, Euroméditerranée…) •

Directeur général adjoint Développement urbain Métropole Aix-Marseille-Provence

''INVENTER UNE MÉTHODE DE TRAVAIL À 18 COMMUNES'' Quels sont les enjeux du PLUi de MPM ? Le principal enjeu est d’inventer une méthode de travail à 18 communes pour co-construire le premier PLUi de la Métropole. Nous ne partons pas de rien, les communes ont déjà travaillé ensemble mais pas à ce niveau de détail. Rappelons qu’il s’agit de descendre à la parcelle ! Il nous faudra aussi démontrer notre capacité à harmoniser tout en tenant compte des spécificités locales. Ce n’est pas une mince affaire et la mobilisation de toutes les équipes (MPM, communes, bureaux d’études, Agam…) est plus que nécessaire.

Quel est l’apport de l’Agam dans l’élaboration du PLUi  ? L’Agam est présente sur toutes les pièces du PLUi et en assure la cohérence. L’enjeu de transversalité est majeur. Elle a en charge la rédaction du diagnostic pour lequel elle mobilise ses différentes compétences thématiques. Elle a nourri les réflexions sur les grandes orientations du PLUi et réalisé les 18 cahiers communaux. Elle est attendue en 2016 sur le chantier réglementaire, qui s’appuiera sur les études de typomorphologie et sur les retours d’expérience de l’application des POS/PLU en vigueur.

Quelles seront les conséquences de la constitution de la Métropole sur le PLUi ? La Métropole sera responsable de la procédure mais, sur le fond, le chantier PLUi va se poursuivre avec une forte implication du conseil de territoire. Les équipes techniques s’y préparent déjà. C’est sur l’élargissement de la réflexion à l’ensemble du territoire métropolitain que la Métropole apportera une réelle plus-value. Je pense en particulier aux travaux qui seront lancés sur le SCoT métropolitain et sur les PLUi(s) qui couvriront les périmètres des autres Conseils de territoire. C’est une formidable opportunité de co-construction d’un projet métropolitain. Agam Agam••rapport rapportd'activités d'activités2015 2015••19 19


PLANIFICATION ET PROJETS URBAINS

ENJEUX COMPLEXES

POUR LE PLU D'AUBAGNE

Confrontée à des enjeux urbains et réglementaires multiformes, la ville d’Aubagne a confié à l’Agam l’élaboration de son Plan Local d’Urbanisme, tout comme l’animation de la concertation. Engagé en septembre 2014, soumis à enquête publique en avril 2016, le PLU doit être approuvé en Conseil municipal en décembre 2016.

L

a mission confiée à l’Agam et à ses partenaires par la ville d'Aubagne dès 2014 présentait trois intérêts majeurs. Il fallait avant tout mettre au point une méthode de travail adaptée à des enjeux complexes et des délais contraints. Il fallait ensuite, fort de l’expertise territoriale acquise par l’Agam au fil de l’élaboration du SCoT et du PLH, élaborer un projet de ville qui exprime les orientations de l’équipe municipale. Enfin, l'articulation entre projet de territoire et projet urbain était essentielle et s'illustrait, notamment, par les études spécifiques conduites par l’Agence dans le centre-ville d’Aubagne. La méthodologie mise au point pour construire le PLU d’Aubagne est liée à deux grands enjeux. Le premier consiste à

accompagner le développement communal futur par un projet de ville dont les orientations doivent être adaptées aux problématiques actuelles du territoire  : difficultés d’accessibilité, manque de foncier pour l’accueil d’entreprises, un centreville en perte de vitesse…

une élaboration quasi simultanée des documents Le deuxième enjeu résidait dans le fait de savoir prendre en compte des dispositions de la loi ALUR, qui, pour limiter l’étalement urbain, oblige les communes encore couvertes par un POS à adopter un PLU avant mars 2017. A défaut, le POS devient caduc et la gestion du territoire communal devient soumise au contraignant Règlement National d’Urbanisme.

45 243 HABITANTS À AUBAGNE

+3 500 LOGEMENTS À PRODUIRE D'ICI 2030

50 ha PRÉVUS POUR RÉPONDRE AUX BESOINS DES ACTIVITÉS PRODUCTIVES

Vers un plan-guide pour le centre-ville Plusieurs objectifs guident l’intervention de l’Agam  : requalification des cours et des entrées de ville, constitution d’une galerie commerciale à ciel ouvert, implantations d’équipements...

20 • Agam • rapport d'activités 2015

Dans ce contexte, le diagnostic a rapidement été circonscrit à quelques thèmes essentiels pour ajuster le projet et engager les travaux de zonage et d’écriture règlementaire. Les capacités constructives des zones urbaines constituées et des zones d’urbanisation diffuse (zones NB) ont ainsi été évaluées en priorité afin de déterminer, en cohérence avec le ScoT, les objectifs admissibles pour le territoire de production de logements. Cette analyse, conjuguée à celle des conditions de déplacements et des besoins en équipements, a également faci-

accompagner le développement communal futur avec un projet de ville lité le travail de reclassement réglementaire des secteurs d’urbanisation diffuse. L’estimation des besoins fonciers économiques et le repérage des gisements fonciers potentiels pour y répondre ont été traités dans des délais similaires. Parallèlement, les équipes de l’Agam ont investi plusieurs sites stratégiques pour le développement futur du territoire  : le centre-ville, Camp Major, Napollon-Solans, Camp Sarlier… Au total, la définition claire de priorités d’études et d’intervention, combinée à l’élaboration itérative et quasi-simultanée des différentes pièces du PLU (diagnostic, PADD, zonage et règlement), a facilité le respect de délais très contraints.


Entretien Gérard GAZAY un plu qui exprime Un projet de ville Le PLU offre une véritable vision stratégique. Contrairement aux POS qui ne se composaient que d’un diagnostic, d’un plan de zonage et d’un règlement, les PLU intègrent une nouvelle pièce  : le Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD). Le PADD d’Aubagne exprime l’ambition et la vision pour la ville à l’horizon 2030. Il s’articule autour de trois axes  : • le centre-ville, pivot du développement d’Aubagne. Il s’agit d’établir un projet global pour le centre-ville, afin qu'il retrouve une vitalité et une attractivité économique,commerciale, touristique, culturelle et résidentielle ; • un nouveau souffle économique. Cette ambition repose sur l’affirmation des Paluds comme site productif de référence, le développement et l’amélioration de l’intégration urbaine des grandes zones communales (Napollon, Pôle Alpha)… • du centre-ville aux piémonts, un développement raisonné et équilibré. Des réponses adaptées aux besoins en logements doivent être apportées tout en améliorant, notamment, l’organisation urbaine des quartiers des piémonts.

Maire d'Aubagne

''L'AGAM DISPOSE D'UN RÉEL SAVOIR-FAIRE DANS L'ÉLABORATION DES DOCUMENTS DE PLANIFICATION'' Pourquoi avoir confié à l’agence d’urbanisme l’élaboration du PLU de la Ville ? GG. L'Agam dispose d'un réel savoir-faire dans l'élaboration des documents de planification. L'agence ayant participé à la fabrication du Schéma de Cohérence Territoriale et du Programme Local de l'Habitat de la Communauté d'Agglomération du Pays d'Aubagne et de l’Étoile, lui confier l'écriture du Plan Local d'Urbanisme paraissait assez naturel.

Comment l’Agam a-t-elle travaillé avec l’équipe municipale pour proposer un projet de ville ? Les élus ont une vision très claire du projet qui porte sur l'avenir de leur ville. L'Agam a assisté l'équipe municipale dans ses choix d'aménagement et a contribué, compte tenu de son expertise juridique et de sa connaissance du territoire, à les traduire dans un document d'urbanisme.

Quel est l’apport essentiel de l’Agence dans ce travail d’élaboration et de concertation ? L'apport a été principalement pédagogique. En effet, lors des réunions publiques de concertation, il était important d'expliquer aux Aubagnais et Aubagnaises le cadre contraint dans lequel il a fallu nécessairement inscrire le PLU.

Agam • rapport d'activités 2015 • 21


PLANIFICATION ET PROJETS URBAINS

Journées européennes du Patrimoine 2015 En 2015, le thème des Journées européennes du Patrimoine, ''le patrimoine du XXIe siècle, une histoire d'avenir'', a mis à l’honneur l’héritage architectural en train de se constituer depuis les quinze dernières années. C’est dans ce contexte que l’Agam a réalisé un Regards dédié aux enjeux du patrimoine en ce début de XXIe siècle. Un lexique par l’image consacré aux façades marseillaises depuis le XVIIe siècle jusqu’à la fin du XXe siècle a été conçu également pour l’occasion. Édifices protégés au titre des Monuments historiques ou par le PLU de Marseille, réalisations distinguées par les ouvrages d'architecture, les exemples montrent, notamment, le caractère méditerranéen de l'architecture marseillaise. Ces deux documents ont été largement diffusés pendant tout le temps de l’exposition ''Le cœur d'une ville''.

EXPOSITION "LE CŒUR D'UNE VILLE, URBANISME ET PATRIMOINES À MARSEILLE" Alors que les ZPPAUP vont laisser la place à une AVAP, une exposition, conçue par la Ville de Marseille, le Musée d'Histoire et l'Agam, révèle la richesse du centre-ville.

SEPTEMBRE 2015 : N°37 T E R R SI T O OC II RÉ ET SÉ

portrait

portrait

à télécharger sur Agam.org

Les enjeux du patrimoine au xxie siècle ÉDITO

Après le XIXe siècle qui a inventé les monuments historiques, le XXe siècle

Longtemps considérée comme intangible, immuable et basée sur une notion historisante du temps, l’approche patrimoniale a connu depuis quelques décennies des évolutions majeures tant dans ses définitions, son encadrement que dans le regard que l’on porte aujourd’hui sur ce qui fait patrimoine. Qu’il soit matériel, physique ou immatériel, le patrimoine s’impose aujourd’hui comme une notion hétérogène consubstantielle des interrogations sur le mode d’habiter, l’enjeu énergétique, les contraintes financières, l’implication citoyenne tout comme il apparaît de plus en plus lié à la question des valeurs, des repères, voire même de l’identité. La vie urbaine est un mouvement perpétuel basé sur des cycles, des modes, des crises, des prises de conscience et le patrimoine n’échappe pas à ces interrogations permanentes qui, loin de mettre en péril les fondamentaux, soulignent la nécessité d’apporter des réponses adaptées et interrogent notre capacité collective à relever le défi de la mémoire, de l’histoire et des témoignages laissés aux générations futures.

qui a défini les ensembles urbains historiques, le XXIe siècle commençant

Laure-Agnès CARADEC Présidente de l'Agam

D

est en train d'amplifier le phénomène de "l'omni-patrimonialisation" apparu dans les années 1960. Le patrimoine et le rapport de notre société à celui-ci sont en train de changer. Les enjeux sont liés à la conservation (prolongation de la vie d'un édifice, respect de l'intégrité architecturale) mais ils sont aussi sociaux et humains. Dans les prochaines années, le patrimoine jouera ou non un rôle régulateur dans l'aménagement des villes selon la façon dont le citoyen s'en saisira et en fonction, notamment, du regard qui sera porté sur l'héritage urbain des XXe et XXIe siècles. Il est certainement encore trop tôt pour discerner quelles tendances de fond vont s'imposer, le XXIe siècle débutant à peine. Néanmoins, les chercheurs du patrimoine se sont déjà activement engagés dans la prospective. Ils élaborent des scénarios possibles sur la base d'un état des lieux et de l'analyse des phénomènes d'émergence. Le thème des Journées du Patrimoine de 2015, "le patrimoine du XXIe siècle, une histoire d'avenir", permet de mettre à l’honneur le patrimoine en train de se faire et les créations architecturales des quinze dernières années mais il sous-tend, aussi, la question du devenir de la notion même de patrimoine dans un avenir proche. Le présent Regards de l’Agam se propose de dresser une synthèse des principales réflexions que mène actuellement le milieu de la recherche sur les changements en cours et les évolutions possibles qui ont, en particulier, nourri le projet de la loi Création, Architecture et Patrimoine.

Les enjeux du patrimoine au XXIe siècle Agam, septembre 2015 •

à télécharger sur Agam.org

Façades marseillaises Lexique par l'image Agam, septembre 2015 •

22 • Agam • rapport d'activités 2015

u 1er décembre 2015 au 28 février 2016, l'exposition ''Le cœur d'une ville, urbanisme et patrimoines à Marseille'' a donné à voir ou revoir le centre-ville de Marseille au moment où s'élabore une Aire de Mise en Valeur de l'Architecture et du Patrimoine (AVAP). Proposée par la direction générale Urbanisme, Aménagement et Habitat de la Ville de Marseille et le Musée d’Histoire, cette exposition a été conçue en collaboration avec l’Agam et l'École nationale supérieure du paysage Versailles-Marseille. Elle a été inaugurée le jour de la première réunion publique d’information sur le projet d’AVAP. Le périmètre de ce nouveau plan de gestion qui doit se substituer aux quatre anciennes "Zones de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager" (ZPPAUP) ne délimitera pas uniquement des quartiers mais comprendra tout à la fois un vaste espace paysager emblématique et un véritable palimpseste de pierre et de ciment. L’exposi-

tion a donc cherché à révéler, par petites touches, les couleurs et la richesse de la matière de la ville sous la forme d’une ''promenade dans l'inconnu de notre univers familier'', un parcours jalonné par des représentations figurées de la ville et de ses monuments, des maquettes, des dessins aquarellés et des supports numériques. L’Agam, déjà associée aux comités techniques de l’AVAP, a aussi activement contribué à cette exposition en sélectionnant les documents et les objets présentés (reproductions d’œuvres du Musée d’Histoire, échantillons de matériaux sélectionnés au Centre interdisciplinaire de conservation et restauration du patrimoine de La Belle de Mai) et en collaborant à l’écriture du propos et du dossier de presse. Elle a conçu également plusieurs supports pédagogiques (fresque murale introductive, photographies, vidéo-projections, livret d'accompagnement de la visite, plaquettes de présentation…).

l'avap, nouveau périmètre pour la gestion d'un vaste espace paysager emblématique


PLANIFICATION ET PROJETS URBAINS

MOINS DE VOITURES PLUS DE PIÉTONS SUR LE VIEUX-PORT Une enquête réalisée par l'Agam montre une hausse importante de la fréquentation du centre-ville en dix ans.

E

n une petite dizaine d’années, l’espace public du centre-ville de Marseille a été profondément requalifié, grâce essentiellement à deux grandes opérations  : le retour du tramway et la semi-piétonisation du Vieux-Port. Ainsi, La Canebière est passée de 4 voies à 1, le Quai des Belges a perdu 2/3 de ses voies automobiles et la circulation a quasiment disparu du Cours Belsunce. L’Agam a été missionnée pour faire le bilan de ces transformations profondes en termes de mobilité et commencer à esquisser comment elles pourraient être prolongées. Une première analyse des flux montre une réelle baisse de la circulation, d’environ 60 % , entre 2002 et 2013. L’essentiel est dû à la diminution du transit, c’est-à-dire de voitures qui traversaient le centreville sans s’y arrêter, par exemple pour aller des quartiers Sud à Euroméditerranée ou aux autoroutes. Concernant le stationnement dans le centre, les évolutions ont été tout aussi marquantes, avec

une forte extension du stationnement payant sur voirie, mais peu de baisse de l’usage des parkings. Parallèlement, les extensions du métro et du tramway ont entraîné une explosion de l’usage des transports en commun  : + 17 000 voyages par jour. Il s’agit d’y ajouter une bonne progression de la marche, avec en général 12 % de flux piétons nouveaux, et jusqu’au doublement sur certains axes (Vieux-Port…). D’autres évolutions ne peuvent pas être quantifiées, mais sont évidentes, en particulier la croissance de l’usage du vélo et de la moto. Le constat réalisé est donc celui d’une hausse de l’accès au centre-ville, mais avec un fort transfert de la voiture vers des modes plus respectueux de l’environnement. L’impression de forte présence de la voiture reste cependant prégnante. L’enjeu pour les années à venir est donc de confirmer les effets positifs de la décennie écoulée pour affirmer un centreville vivant et agréable.

les extensions du métro et du tramway ont entraîné une forte augmentation de l’usage des transports en commun  : +17 000 voyages par jour

PPRi  : vallée de l'huveaune Dans le cadre de la préfiguration du Plan de Prévention du Risque Inondation (PPRi) par débordement le long de l’Huveaune, l’Agam a accompagné les services de l’État pour identifier les ''zones d’enjeux'' (méthode et résultats). Une démarche menée fin 2014 et début 2015 en concertation avec les communes dites prioritaires  : Marseille, La Pennesur-Huveaune, Aubagne, Gémenos. Cette méthode a été reprise courant 2015 sur le territoire de Roquevaire. •

Chantier Ville-Port L’Agam a participé aux différents chantiers de la Charte Ville-Port à travers une convention spécifique avec le GPMM, en particulier sur la notion de portes et lisières du port. Ces réflexions se prolongeront de manière plus opérationnelle en 2016 dans la construction d’un Master Plan Ville-Port. •

Journée portes ouvertes à l’Agam Les 12 et 13 juin 2015, l'Agam s’est associée à l’événement national "les architectes ouvrent leurs portes" pour ouvrir l’Agence et proposer des visites guidées de ses locaux et de l’exposition ''Le Vieux-Port, les coulisses d’un projet urbain métropolitain'', installée dans son hall d’accueil. Une première qui a attiré une cinquantaine de personnes, professionnels et curieux.

CENTRE-VILLE DE MARSEILLE  : POUR UN NOUVEL ÉLAN ÉCONOMIQUE

ÉCONOMIE

portrait

portrait

l’Agam a animé en 2015 une démarche de diagnostic et de réflexions pour objectiver les dynamiques économiques à l’œuvre dans le centre-ville et proposer des leviers d’actions immobiliers pour renouveler son identité économique. Innovation ? Numérique ? Professions libérales  ? Start up  ? Autant de pistes qui ont donné lieu à de nombreux échanges et débats cette année.

à télécharger sur Agam.org

Centre-ville de Marseille

© Agam

A

vec près de 100 000 emplois salariés privés sur les sept premiers arrondissements, le centre-ville de Marseille reste en 2015 le premier pôle en volume d’emploi de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Cette donnée, qui confirme l’enjeu métropolitain de l’économie du centre-ville de Marseille, recouvre des situations disparates et une dynamique de croissance qui globalement reste faible. Face à cet enjeu,

MARS 2016 : N°44

Pour un nouvel élan économique ÉDITO

Avec près de 100 000 emplois salariés privés sur les sept premiers arrondissements, le

Le dynamisme du centre-ville de Marseille est un enjeu d’échelle métropolitaine incontestable. Son rayonnement repose principalement sur le renforcement des fonctions résidentielle, commerciale, économique, culturelle, patrimoniale et touristique, organisé à partir d’une nouvelle étape de requalification de l’espace public. La dimension économique interroge la capacité de ce territoire à se réinventer, en attirant de nouvelles activités tout en confortant son tissu existant aujourd’hui en partie en difficulté. Une première réponse passe par l’offre en immobilier de bureau prompte à étoffer le nombre d’emplois. Les actifs qui travaillent en centre-ville contribuent largement à l’activité commerciale comme à celle de la restauration. L’émergence des nouvelles économies, dans le numérique et les activités créatives, est porteuse de réels espoirs. Son avantage concurrentiel, avec une offre associant aménités urbaines (commerces, équipements, lieux récréatifs et festifs...) et accessibilité en transports en commun très performante, repositionne le centre-ville comme une localisation préférentielle.

centre-ville de Marseille est en 2015 le premier pôle en volume d’emplois de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Cette donnée confirme l’enjeu métropolitain de l’économie du centre-ville mais recouvre cependant des situations disparates. Ainsi, si le 2e arrondissement enregistre une croissance de l’emploi salarié de 1,6 % entre 2009 et 2014, le 1er décroche à - 7 %. Plus généralement, si le centre-ville semble avoir stoppé sa récession, il connaît une croissance plus faible par rapport au reste de la ville et de la métropole. Le centre-ville est donc toujours économiquement fragile. Même s’il est aujourd’hui présent dans les options de localisation des grandes entreprises tertiaires et commerciales, avec une offre de haut niveau dans le 2e, le reste du cœur de ville (essentiellement le 1er et le 6e) connaît une baisse significative et régulière de l’emploi salarié et une dynamique du marché de l’immobilier tertiaire plus faible. Cette situation est d’autant plus inquiétante qu’elle s’inscrit dans un contexte de fragilité démographique et sociale. Le recul significatif du nombre de salariés a aussi un impact sur le tissu commercial : 25 % des salariés du centreville de Marseille déclaraient en 2009 faire leurs achats à proximité de leur lieu de travail. Face à ces constats, la question du positionnement économique du centre-ville se pose. Avec pour objectif de renouveler l’image économique par des actions transversales sur l’aménagement et la programmation urbaine. Comment réveiller le potentiel d’attractivité qui, de La Canebière à Castellane et de la Joliette à Longchamp, font du centre-ville un espace de développement, d’innovation et d’hybridation unique sur la Métropole Aix-Marseille-Provence ?

Laure-Agnès CARADEC Présidente de l'Agam

N°44  : Centre-ville de Marseille Pour un nouvel élan économique Agam, mars 2016 •

Agam • rapport d'activités 2015 • 23


PLANIFICATION ET PROJETS URBAINS

Un nouveau site pour architectureenligne.org A l’occasion de ses 3 ans, architectureenligne.org fait peau neuve et lance un nouveau site internet. L’Agam participe depuis 3 ans à cette plateforme qui donne à voir le meilleur des conférences qui se sont tenues dans la région sur l’architecture, l’urbanisme et le paysage. Né à l’initiative de la DRAC Paca, un ensemble de partenaires institutionnels et associatifs s’est regroupé autour de ce projet collectif qui rassemble aujourd’hui près de 40 vidéos, des résumés de 3 minutes et des vidéos intégrales •

COMMISSIONS D’URBANISME  POUR PLUS DE QUALITÉ URBAINE ET ARCHITECTURALE… L’Agam participe depuis 2014 aux commissions d’urbanisme de la Ville de Marseille. Outre l'évolution qualitative des permis de construire, la démarche permet de développer le conseil aux promoteurs et aux architectes.

Hôpitaux Nord A la demande de l’AP-HM, l’Agam mène une réflexion globale sur le site des hôpitaux Nord (AP-HM, Faculté de médecine, Edouard Toulouse). Elle identifie les forces et faiblesses de cet équipement métropolitain, interroge les dysfonctionnements et fait des propositions pour améliorer son organisation et son insertion dans son environnement complexe •

Marseille aux côtés de Paris pour une candidature aux JO 2024 Marseille a été choisie par Paris pour accueillir les épreuves de voile des Jeux olympiques et paralympiques d'été en 2024 si la capitale française est désignée ville hôte par le CIO. L’Agam a apporté son appui à cette candidature auprès de la Ville de Marseille par des réflexions sur l’aménagement des sites et leur accessibilité. L’Agence a également apporté un soutien graphique  : maquette, cartographie et réalisation d’un film pour donner de la cohérence à la proposition d’aménagement •

visualisez la vidéo des JO

24 • Agam • rapport d'activités 2015

D

ans le but de faire évoluer les permis de construire vers une plus grande qualité urbaine, architecturale et paysagère, l’Agam participe aux commissions d’urbanisme de la Ville de Marseille organisées une fois par semaine autour de Laure-Agnès Caradec, adjointe au maire déléguée à l’Urbanisme. La démarche a été initiée en 2014 à la suite de l’approbation du nouveau PLU. Logiquement, après son élaboration, l’Agence a commencé à accompagner la Ville dans la bonne mise en œuvre de ce PLU, en veillant au respect de l’esprit initial. Elle propose ses remarques en séance et produit des études concises dans des délais courts, allant du simple conseil au projet urbain en passant par l’analyse critique ou la clarification d’un contexte urbain particulier. L’équipe de la commission compte, outre l’adjointe au maire, le directeur de l’urbanisme, le directeur des autorisations et ses responsables de division, l’architecte conseil de la Ville de Marseille, un membre du service "projets urbains" de

la Ville, un membre du service des espaces verts et un membre de l’Agam. Cette commission s'inscrit dans un processus précis avec différentes étapes qui permettent un suivi qualitatif mais surtout une plus grande maîtrise par la collectivité de la production architecturale et urbaine sur le territoire marseillais. Ce processus démontre la constante préoccupation de la Ville quant à son exigence de qualité et, en impliquant l’architecte-conseil de la Ville, l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) et l’Agam, s’inscrit pleinement dans une démarche tournée vers le conseil. Un conseil qui prend ici la forme d’une aide à la décision, replace le projet dans son contexte urbain élargi, questionne la forme urbaine, convoque la question de la volumétrie et de l’écriture architecturale, et interpelle la notion de paysage et de nature en ville. Il s’agit également d’instaurer une démarche de projet en partant d’une faisabilité, en établissant en amont un partenariat de travail avec les promoteurs et les architectes et en assurant le suivi de l’évolution du projet. L’Agam peut apporter en supplément des études de contexte ou des propositions alternatives pour guider les maîtres d’œuvre. Durant ces commissions, l’Agam capitalise aussi une expérience d’observateur privilégié afin de produire un matériau nécessaire à la réflexion sur la planification. Ainsi, le travail effectué depuis 2014 a déjà généré un retour d’expérience pour l'élaboration du PLUi.

L'agam propose ses remarques et produit des études concises dans des délais courts, allant du simple conseil au projet urbain en passant par l’analyse critique ou la clarification d’un contexte urbain particulier


dossier spécial

Partenariat Région

L

a redistribution des compétences et des responsabilités des collectivités questionne le rôle des agences d'urbanisme. Et la place désormais essentielle de la Région dans les stratégies de développement économique pose la question de la façon dont les politiques régionales vont ''atterrir'' sur le territoire. Qui pourrait être mieux placé que les agences d'urbanisme pour connaître ce territoire, ses acteurs, ses potentialités, ses faiblesses et ses désirs ? Les cinq agences de Provence-Alpes-Côte d'Azur ont signé dans cette optique une convention avec la Région qui les positionnent d'une façon nou-

velle auprès d'une autre collectivité partenaire. Il s'agit de travailler à une différente échelle, d'anticiper une vision plus large du territoire habituel de l'Agence tout en prenant en compte les interactions avec d'autres territoires. Il s'agit surtout, une fois encore, de changer de méthode pour mutualiser les moyens avec les autres agences, partager les données et les analyses, inventer de nouveaux objectifs. En un mot, la convention signée en 2015 avec la Région, et dont la première phase se poursuivra jusqu'en 2017, oblige l'Agam et ses consœurs à innover plus que jamais.

Agam • rapport d'activités 2015 • 25


RÉGION

Convention Région-agences Paca Retour sur les 15 actions

Planification MÉTHODE ET INTERFACE POUR LA PRISE EN COMPTE DES ENJEUX TERRITORIAUX DU SRADDT

La territorialisation des orientations du Schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire, adopté par la Région en juin 2015, vise à rendre celles-ci applicables sur les territoires de projet, en tenant compte de leur diversité, et à approfondir le dialogue territorial, en articulant échelles régionales et infrarégionales. En s’appuyant sur leur connaissance des territoires et des documents de planification, les agences ont élaboré des propositions méthodologiques pour assurer cette territorialisation. PRESCRIPTIVITÉ DES SCHÉMAS RÉGIONAUX INTÉGRATEURS

La loi NOTRe d’août 2015 nécessite de passer d’un schéma sans portée juridique forte (SRADDT) à un SRADDET (Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’Égalité des territoires) ayant un effet prescriptif sur les documents de planification spatiale. En s’appuyant notamment sur l’expérience de schémas ''prescripteurs'', l’action a permis d’anticiper les nouvelles possibilités offertes par le SRADDET sur quatre dimensions  : intégration des approches sectorielles, prescription, négociation et contractualisation avec les territoires.

26 • Agam • rapport d'activités 2015

Développement durable PLANIFIER LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE PAR L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

L’accès facile à l’énergie a longtemps favorisé une urbanisation mal maîtrisée et des consommations énergétiques élevées. L’action a recherché à favoriser une meilleure prise en compte des enjeux Climat-AirÉnergie par les communes et intercommunalités lors de l’élaboration de leurs documents d’urbanisme et de planification  : benchmarking de démarches exemplaires, grille d’analyse des documents d’urbanisme, outils de sensibilisation et d’évaluation des impacts de l’aménagement urbain sur les consommations énergétiques. ACCOMPAGNEMENT POUR LA PRISE EN COMPTE DES ORIENTATIONS ET OBJECTIFS SPATIALISÉS DU SRCE SUR LES TERRITOIRES

Le Schéma régional de cohérence écologique (SRCE), arrêté en novembre 2014, s’impose aux documents d‘urbanisme de rang inférieur dans un rapport de prise en compte. Les retours d’expérience des agences sur leurs territoires d’intervention ont permis de capitaliser les bonnes pratiques d’élaboration de la trame verte dans les SCoT et les PLU. Ces modalités de prise en compte du SRCE ont été diffusées dans le cadre de fiches pédagogiques et d’une journée d’information.

1 345 JOURS DE TRAVAIL POUR LES AGENCES

70

ATELIERS DE RÉFLEXION COLLECTIVE RÉPARTIS SUR AVIGNON, AIX, MARSEILLE, TOULON ET NICE

30

CONNAISSANCE DU TERRITOIRE Région Provence - Alpes - Côte d’Azur

La lettre du partenariat Région & 5 agences d’urbanisme

RÉSULTATS

2015

LA CONVENTION

En octobre 2014, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et les cinq Agences d’urbanisme du territoire régional se sont engagées dans un partenariat triennal ambitieux décliné sous la forme de conventions annuelles. La DREAL PACA est associée à cette démarche pour laquelle elle partage le copilotage de la moitié des actions par la mise en convergence de son propre programme partenarial. Cette construction collective entend placer le diagnostic partagé au cœur de l’action publique territoriale afin de rendre cette dernière plus cohérente et pertinente.

Soucieuse de favoriser un développement équilibré et durable de Provence-Alpes-Côte d’Azur, de développer les capacités d’expertise au service de tous les territoires et d’encourager les coopérations, la Région souhaite, en conventionnant avec les cinq Agences d’urbanisme, construire une « culture commune » du développement des territoires et des enjeux d’aménagement régional. Le programme partenarial 2015 se compose de quinze actions portant sur l’économie, les transports, la planification, le développement durable, l’habitat. Cette synthèse porte sur l’une de ces actions.

PLANIFICATION

ACTION P1

Prescriptivité des schémas régionaux intégrateurs

ENJEUX DE L’ACTION

Début 2015, le projet de loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) annonçait clairement l’intention de passer d’un schéma sans portée juridique forte (le SRADDT, Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire) à un schéma « prescriptif » (le SRADDET, Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Égalité des Territoires), ayant notamment un effet sur les documents de planification spatiale. L’enjeu de cette action sur la prescriptivité était d’anticiper, par une réflexion commune, les dimensions fondamentales du futur SRADDET et les nouvelles pos-

sibilités qu’il va offrir à la Région et aux collectivités pour organiser et développer le territoire. Aussi les interrogations ont porté sur les dimensions intégratrice et prescriptive du SRADDET, et moindrement les dimensions négociée et contractuelle. En août 2015, la loi NOTRe adoptée a conservé ces quatre dimensions, en partie expérimentées dans le SRADDT de 2015 et complétée par les expériences... Cette réflexion s’est appuyée d’une part sur la prescriptivité du futur SRADDET telle qu’elle peut être appréhendée, et d’autre part sur l’expérience de schémas planificateurs d’échelle comparable, disposant déjà d’un pouvoir prescripteur.

Fil d'infos Synthèses des 15 actions Région Paca et agences d'urbanisme Paca mars, 2016 •

à télécharger sur Agam.org

Les travaux se sont attachés à définir les modalités d’inscription des dispositions des chartes de développement durable des PNR dans les SCoT et les PLU. Les travaux ont porté à la fois sur l’intégration des dispositions pertinentes des chartes existantes et sur la définition des dispositions à créer pour les parcs régionaux en phase de préfiguration. Ils ont également enrichi le guide régional pour la mise en œuvre du SRCE.

Dynamiques territoriales

DOCUMENTS FINAUX  : SYNTHÈSES ET ÉTUDES COMPLÈTES DISPONIBLES SUR LE SITE

d’infos

ACCOMPAGNEMENT DES PARCS NATURELS RÉGIONAUX POUR LA PRISE EN COMPTE DE LEUR CHARTE DANS LES DOCUMENTS D’URBANISME

TYPOLOGIE ET TENDANCES D’ÉVOLUTION DES CENTRES ANCIENS

De nombreux centres anciens perdent en vitalité et attractivité  : fermeture des commerces, manque d’animation, déprise démographique, paupérisation, vacance élevée, perte d’activités et d’emplois… Leur revitalisation est un enjeu majeur et commun aux politiques nationales (convention récente), régionales (CPER, SRADDT) et aux documents de planification locaux (SCoT, PLH, PLU…). L’action a permis de dresser un premier état de leurs dynamiques sur le territoire régional, en vue de dégager des éléments d’aide à la décision.


DYNAMIQUES PÉRIURBAINES

Les territoires périurbains recouvrent également un enjeu régional car ils sont le plus souvent absents des dynamiques de projets. L’année 2015 a permis de délimiter le champ et périmètre d’étude et de produire un socle de connaissances partagées pour mieux appréhender et comprendre les dynamiques à l’œuvre. Les points communs et la diversité des territoires périurbains ont été dégagés en vue d’identifier les réponses adaptées à y apporter.

Économie ÉTAT DES LIEUX ET PROBLÉMATIQUES EN MATIÈRE DE FONCIER ET D’AMÉNAGEMENT ÉCONOMIQUE

Les agences ont contribué à préfigurer un système d’observation et une stratégie régionale partenariale sur la problématique du foncier économique. Celui-ci doit permettre d’accueillir les filières stratégiques régionales et faciliter le parcours résidentiel des entreprises, ceci tout en veillant aux impacts en matière de consommation foncière, de déplacements et à leur bonne intégration urbaine. Les principaux sites économiques régionaux ont été analysés à l’aune de ces critères. L’ÉMERGENCE DE NOUVEAUX MODÈLES ÉCONOMIQUES EN PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR

À partir de l’audition d’experts, les travaux ont contribué à une meilleure connaissance des mutations économiques régionales, ciblée sur trois aspects  : l’appropriation des innovations dans les rapports économiques (économies collaborative, circulaire et de la fonctionnalité) ; l’émergence d’activités en lien avec de nouvelles sources de valeur ajoutée et nouveaux besoins (industrie créative et ''Silver

Louis-Laurent Dupont Directeur des études de l'Agam

''CRÉER UNE EXPERTISE RÉGIONALE COLLECTIVE EN RÉSEAU'' Comment se fait-il qu'une agence comme l'Agam travaille avec le Conseil régional ? LLD. Les cinq agences de la région, Marseille, Aix, Avignon, Toulon et Nice, ont signé une convention triennale avec la Région, pour la période 2015 – 2017. Il y a eu une série d'échanges en 2014 entre les directeurs des agences et les directeurs des services du Conseil régional qui étaient intéressés. Il y a eu, au fil des réunions de travail, une sorte d'acculturation réciproque. Chacun a appris à connaître et à comprendre le fonctionnement de l'autre. Nous travaillons sur les grands domaines de compétences de la Région : la mobilité et les transports, l'aménagement du territoire et le développement économique.

Quel est l'objectif de ce travail en commun ? LLD. Il s'agit d'abord de constituer une expertise à l'échelle du territoire régional qui puisse bénéficier à l'ensemble des acteurs. C'est une mise en commun des compétences et des travaux des cinq agences, pour les confronter, les consolider. Ensuite, le deuxième grand objectif est de vérifier sur le terrain la faisabilité des politiques régionales, les faire ''atterir'' sur le territoire en quelque sorte. Il s'agit pour la Région d'avoir à disposition un outil d'ingénierie territoriale régionale déjà performant et aguerri. Quant aux agences, elles bénéficient ainsi de la possibilité de porter un regard à une échelle nouvelle sur leurs thématiques habituelles. Et donc de pouvoir les questionner à l'aune de cette plus grande échelle.

Que se passera-t-il en 2017, à la fin de la convention ? LLD. Nous sommes en ce moment dans une première étape de collaboration qui pourrait normalement aboutir après 2017 à une adhésion du Conseil régional à chacune des agences. C'est une démarche qui dès aujourd'hui associe également les élus. La conférence des présidents des agences et des vice-présidents de la Région s'est déjà réunie plusieurs fois. À terme, on peut imaginer la constitution d'un véritable réseau des agences d'urbanisme de Paca.

Chacune des agences a une histoire et une approche différentes. Comment arrivez-vous à concilier cela ? LLD. C'est effectivement un vrai défi. Nous avons décidé d'organiser les actions communes en mode projet, avec un pilote, un comité de pilotage et des contributeurs. C'est assez efficace et ça marche bien. Nous allons dès l'automne 2016 présenter une exposition sur les premiers travaux menés en 2015.

La nouvelle équipe à la tête de la Région a validé le partenariat ? LLD. Oui, la convention est confirmée avec des fléchages précis sur la constitution des schémas régionaux, le SRADDT (Schéma régional d'aménagement et de développement durable du territoire) et le SRDEII (schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation). Le travail des agences va permettre un vrai dialogue entre les échelons régional et local, une vraie adéquation entre décisions politiques régionales et territoires qui vont en bénéficier. Propos recueillis par Michel Couartou  Agam • rapport d'activités 2015 • 27


RÉGION économie'') ; la recomposition d’activités traditionnelles dans un contexte de compétition mondiale (aéronautique, vin de rosé de Provence, festival d’Avignon). SUIVI CONJONCTUREL DES ENTREPRISES RÉGIONALES ET ZOOM SUR L’AGRO-ALIMENTAIRE

Le tissu économique existant porte l’essentiel des gains d’emplois et doit être suivi attentivement. La démarche d’observation régionale ''solvabilité des entreprises et sauvegarde de l’emploi en Provence-Alpes-Côte d’Azur'' initiée en 2010, associe Région, agences d’urbanisme et chambres de commerce. Elle assure un suivi trimestriel de la santé financière des entreprises dont le siège est en région et contribue à alimenter les actions de prévention et de soutien auprès d’entreprises fragilisées.

Tableau de bord trimestriel 2SE Paca Agam •

à télécharger sur Agam.org

connaissances en matière de mobilité. Le groupe des''référents transport'' a identifié ces besoins de connaissance et les sources et outils disponibles. Il a proposé un dispositif alternatif à l’enquête régionale ménagesdéplacements et a réalisé des analyses ciblées sur des questions et des territoires où cette connaissance est peu développée. EXPÉRIMENTATION ET DÉVELOPPEMENT DU DISPOSITIF RÉGIONAL ''QUARTIER DE GARE''

Le dispositif ''Quartier de gare'', lancé en avril 2015, vise à accompagner les collectivités locales pour aménager les quartiers de gare en traitant à la fois des questions d’accessibilité (tous modes), d’intermodalité et de développement de programmes urbains. Les agences ont apporté leur expertise et connaissance des problématiques locales à chaque étape du dispositif  : élaboration du règlement de consultation de l’Appel à Manifestation d’Intérêt, analyse des dossiers de candidature, organisation des auditions des candidats...

Transport AMÉLIORATION DU SYSTÈME DE CONNAISSANCE DANS LE DOMAINE DE LA MOBILITÉ ET DU TRANSPORT

La conception du futur schéma régional de l’intermodalité et des projets de transports (pôles d’échange, infrastructures...) nécessite d’améliorer les périmètre du péri-urbain provence alpes côte-d'azur (carte audat)

Habitat MUTUALISATION DES SYSTÈMES D’OBSERVATION TERRITORIAUX DANS LE CHAMP DE L’HABITAT

Dans le cadre de la charte régionale d’engagement pour le logement et de mobilisation du foncier en Paca, l’État et la Région ont proposé la mise en place d’un système régional d’observation de l’habitat, conçu à la fois comme outil partenarial de connaissance et lieu de réflexion sur les problématiques de l’habitat. Les agences ont recensé les 28 • Agam • rapport d'activités 2015

Observatoires de l’habitat et des programmes locaux de l’habitat dans une logique de mutualisation et d’amélioration de leur fonctionnement.

Méthodes AIDE À L’INGÉNIERIE

Cette action vise à mutualiser les méthodes et données entre Région, agences et services de l’État. Six séminaires ont permis de mettre en commun les savoir-faire en matière de traitement et de valorisation de données sur le logement, le marché immobilier, le cadastre, les entreprises et la population. Ils ont permis de confronter également les méthodes dans le champ de la prospective, sous l’angle des projections démographiques et d’emploi et des indicateurs stratégiques de suivi des territoires. ÉLABORATION D’UNE MÉTHODE COMMUNE D’ANALYSE DE LA CONSOMMATION FONCIÈRE

Les agences ont élaboré une méthode commune d’analyse de l’évolution de la consommation d’espace à l’échelle d’un Schéma de Cohérence Territoriale et d’un Plan Local d’Urbanisme. Cette méthode est applicable à tous les territoires de la région et permet une homogénéité des informations et la réalisation de comparaisons. Elle offre ainsi une lecture partagée et stratégique des évolutions à l’échelle régionale et des territoires à enjeux, propice à une meilleure maîtrise des grands équilibres territoriaux.


mobilités O

n disait encore il y a peu ''déplacements''. Et cela concernait essentiellement les trajets domicile-travail. C'est une thématique classique des agences d'urbanisme, mais là encore l'approche doit être nouvelle. La nature des besoins a profondément changé. L'enjeu est désormais d'établir des cohérences, urbanisme-transports, emploilogement... Étudier les mobilités consiste à travailler la planification, la création d'infrastructures, la mise à disposition de services, les applications numériques. Le stationnement fait aussi partie de la mobilité, qui elle-même devient un enjeu de société. L'insertion professionnelle, la qualité de vie, les difficultés sociales plus ou moins marquées, découlent aujourd'hui des problématiques de mobilités urbaines. Les jeunes urbains n'ont plus le permis de conduire et au début du XXIe siècle, l'âge moyen des acheteurs d'une voiture neuve est de 56 ans. Les transports seront la clé de voûte de la Métropole Aix-Marseille-Provence et l'Agam a placé la problématique au cœur de ses études, questionnant sans cesse le développement urbain à l'aune d'une nouvelle approche des déplacements. C'est pour cela que l'Agence a créé un ''Observatoire partenarial des mobilités'', non pas pour créer du chiffre mais pour l'analyser et le mettre en perspective.

Agam • rapport d'activités 2015 • 29


MOBILITÉS

URBANISME ET TRANSPORTS LE COUPLE INSÉPARABLE 

Pour optimiser l'accès aux transports, il est nécessaire de mettre en adéquation densité urbaine et maillage de réseaux. Et donc intensifier l'urbanisation des zones bien desservies en limitant la constructibilité des zones d'accès difficile.

C

onstruire une station de métro dans une zone pavillonnaire impossible à densifier serait aussi absurde que de réaliser un programme de 300 logements desservi uniquement par une voie en impasse (même s'il existe un projet de tramway). Ces logiques sont en totale contradiction avec les enjeux d’une coordination spatiale et temporelle durable entre urbanisme et transports.

Il s’agit d’améliorer le cadre de vie en offrant des alternatives à la voiture, en remettant le piéton au cœur de la conception de la ville

ulevard Michelet - Quel quartier autour de la Cité Radieuse ?

brer un modèle d’urbanisation extensif qui a trop longtemps reposé sur la voiture. Il s’agit d’améliorer le cadre de vie en offrant des alternatives à la voiture, en remettant le piéton au cœur de la conception de la ville, tout en optimisant les ressources de l’action publique par un usage maximisé des infrastructures de transport.

Qualifier le territoire en fonction de son niveau de desserte La qualité de la desserte constitue un critère fort pour définir les orientations stratégiques du développement urbain du territoire  : est-ce que l’offre de transport existante ou envisagée est compatible avec l’environnement urbain desservi ? Quelle densité faudrait-il atteindre à proximité d’un axe de transport pour massifier son usage ? Plus généralement, on visera la priorisation de l’intensification urbaine dans les zones bien desservies, et on limitera la constructibilité dans les zones de mauvaise accessibilité.

Le potentiel de renouvellement urbain d’un espace doit être mis en relation avec les réponses apportées en termes de mobilités. C’est dans les zones bien desservies par les transports en commun que l’essentiel Le quartier est traversé du nord-ouest opérations au sud-est par 2 axesdoit majeurs : des nouvelles - L'avenue de Mazargues : chemin historique ponctué de noyaux villageois (St-Giniez nord, St-Giniez sud, Steêtre envisagé, afin de rééquili-

4. Trame viaire

Préserver la perméabilité de la ville autour des stations

500 m ZONE DE BONNE DESSERTE D'UNE STATION DE TRAM OU DE MÉTRO

40 %

PART DE LA POPULATION MARSEILLAISE SITUÉE DANS LA ZONE DE BONNE DESSERTE

33 %

PART DES EMPLOIS MARSEILLAIS SITUÉE DANS LA ZONE DE BONNE DESSERTE

Un secteur insuffisamment irrigué

Anne) et concentrant l'essentiel des équipements, commerces et services de proximité (2 lignes de bus). Cette

mieux irriguer la trame viaire : l'exemple du bd michelet

Les grands tènements fonciers et les espaces résidentiels fermés peuvent être très pénalisants dans la mise en place d'un réseau de transports en commun accessible à tous. D’où la nécessité d’anticiper cette problématique afin de préserver au maximum les perméabilités qui rendront l’accès aux réseaux de transports plus faciles.

quelle densité atteindre près d'un axe de transport pour massifier son usage ? La question de la qualité d’aménagement des itinéraires d’accès aux stations est par ailleurs fondamentale. Lisible et qualitatif, l’aménagement devrait proposer a minima des trottoirs réglementaires, des aménagements cyclables, l’accessibilité aux personnes à mobilité réO duite…

mobile aux heures de pointe.

Séminaire sur la cohérence urbanisme-transport

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- Le boulevard Michelet : axe monumental aménagé dans le prolongement du Prado pour irriguer les quartiers

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services de proximité le long de cet axe le déleste d'un traffic qu'il serait tout à fait en mesure d'absorber. Les liaisons transversales entre ces deux axes majeurs sont très limitées (>600m. entre le Bd Barral et l'Avenue G. de Maupassant) et la plupart des piquages constituent des voies privées, sans issue ou fermées au public.

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Le 18 décembre 2015, les techniciens de la Ville de Marseille et de MPM se sont réunis à l’Agam lors d’un séminaire d’échanges sur la cohérence entre urbanisme et transport. L’objectif principal de ces échanges, amenés à se renouveler, est de construire une culture commune entre les différents partenaires sur les grands enjeux d’une meilleure articulation dans l’espace et, dans le temps, entre le développement de la ville et celui des transports, en particulier dans le contexte actuel d’élaboration du PLUi de MPM •

PROMENADE DE L’HUVEAUNE Huve

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concentration d'aménités sur une rue de faible gabarit génère un phénomène de pression et de congestion auto-

sud ; support d'une ligne de bus à haut niveau de service. Le manque de branchements routiers et l'absence de

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JARDIN DE LA MAGALONE JARDIN DU CORBUSIER

30 • Agam • rapport d'activités 2015

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Entretien Yves Moraine

Maire des 6e et 8e arrdts de Marseille

Adapter les formes urbaines selon une logique d’axe

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Au-delà de sa fonction de mobilité, la voirie porte un message intuitif à l’usager  : elle affirme son statut dans la ville, elle établit une lisibilité des espaces qu’elle structure et elle brosse un paysage, une composition, une scénographie… Outre son aménagement, le bâti qui la borde est aussi un des supports de l’expression de ce message. L’Agam réfléchit mars 2016 à un principe qui lierait l’axe à la forme urbaine qu’il génère. Cette logique permettrait ainsi de travailler sur des échelles de densité et d’ordonnancement du bâti adaptées à la hiérarchie du réseau viaire, et à l’inverse, de limiter la constructibilité dans les zones mal desservies.

''LE COURS LIEUTAUD NE DOIT PLUS ÊTRE UNE BARRIÈRE INFRANCHISSABLE'' Pourquoi avoir confié à l’Agam la mission d’imaginer une vision du cours Lieutaud ? YM. C’est d’abord le CIQ concerné et son président Jean-Claude Tricoche qui ont souhaité le lancement d’un projet de rénovation du cours Lieutaud et nous ont soumis des idées très intéressantes du devenir de cette artère ; en accord avec le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, j’ai immédiatement décidé de soutenir ce projet dont j’ai saisi la communauté urbaine, qui a chargé l’Agam d’une étude préalable. Le choix de l’Agam était une évidence compte tenu de son expertise et de sa connaissance parfaite des problématiques du centre-ville, pour avoir déjà travaillé sur des projets structurants comme la requalification du secteur VieuxPort. Elle pouvait ainsi inscrire ce projet dans un plan d’ensemble tenant compte des travaux du Vieux-Port, de la rue Saint-Ferréol, de la rue de Rome, et ceux à venir de la rue Paradis.

Pour vous, à quoi pourrait ressembler cet axe dans le futur ?   YM. L’objectif doit être de transformer cet axe de 20 mètres de large en boulevard urbain multimodal, plus aéré, sans saturer la circulation ; nous voulons faire plus de place aux piétons, mieux organiser les usages techniques (livraisons, poubelles, stationnement), assurer le maintien des commerces traditionnels notamment de motos, replanter des arbres, valoriser un patrimoine architectural d’exception. Le cours Lieutaud ne doit plus être une barrière routière infranchissable entre la ville basse et la ville haute (le cours Julien), les carrefours devront être apaisés et les traversées facilitées.

Quelles sont les prochaines étapes issues de ce travail ? YM. La Métropole doit d’abord lancer un appel à projet, qui sera ensuite concerté, puis il faudra aller vite pour que les crédits nécessaires soient débloqués, et que nous puissions espérer un démarrage des travaux avant 2020 au moins sur une partie du cours. Cette rénovation de la rue Paradis et du cours Lieutaud viendra compléter l’énorme travail de rénovation du centre-ville.

Agam • rapport d'activités 2015 • 31


MOBILITÉS

La gouvernance, clé de voûte de la cohérence urbanisme-transport

32 • Agam • rapport d'activités 2015

MOBILITÉ

portrait

portrait

à télécharger sur Agam.org

Pôle d’échanges multimodal de Saint-Loup

© Agam

La question de la gouvernance est essentielle pour parvenir à concrétiser et pérenniser les grands principes de la cohérence urbanisme-transport. L’objectif est de créer une dynamique vertueuse en associant l’Autorité organisatrice des transports (AOT) et les acteurs institutionnels de l’urbanisme dans le cadre d’un contrat d’engagement réciproque. Des outils comme le contrat d’axe (Grenoble, Toulouse…) sont au service des collectivités qui souhaitent rendre la cohérence urbanisme-transport plus concrète. Ce sera un des défis de la Métropole Aix-Marseille-Provence que celui de définir les modalités d’une gouvernance réussie entre urbanisme et transport. Forte de son savoir-faire et de ses travaux passés, en cours ou à venir, l’Agam pourra apporter sa contribution à cet enjeu majeur.

MARS 2016 : N°43

Comment mieux articuler urbanisme et transports ? ÉDITO La dynamique immobilière est un levier indispensable au développement de Marseille qu’il s’agisse de répondre aux besoins variés des Marseillais (qui à eux seuls nécessitent de construire près de 2 000 logements par an) ou d’accueillir de nouveaux habitants. Le choix de localisation des programmes est largement déterminé par les règles d’urbanisme qui font varier les droits à construire selon les spécificités du territoire. Mais il apparaît de plus en plus que le potentiel d’intensification urbaine d’un espace doit être mis en relation avec les réponses apportées en terme de mobilité. C’est dans les zones de bonne desserte à proximité d’axes lourds de transport que l’essentiel des nouvelles opérations doit être envisagé. Ce qui vaut pour Marseille vaudra aussi pour l’espace métropolitain dont le modèle extensif d’urbanisation a trop longtemps reposé sur la voiture. Les choix que la Métropole devra rapidement faire en matière de déplacements devront favoriser cette meilleure coordination spatiale et temporelle entre le développement urbain et l’offre de transports.

Aménager une station de métro dans une zone pavillonnaire impossible à densifier ? Ou construire un ensemble de 300 logements desservi par une voie en impasse en attendant le tramway ? Ces logiques sont en totale contradiction avec les enjeux spatiaux et temporels d'une meilleure articulation entre urbanisme et transports. Améliorer durablement le cadre de vie en rapprochant mixité et densité urbaine des transports et en remettant le piéton au cœur de la conception de la ville est un enjeu majeur. Dans un contexte d’optimisation des ressources de l’action publique, optimiser l’usage des infrastructures de transport est également primordial. C’est un système gagnant-gagnant : les usagers profitent de l’infrastructure, qui elle-même profite des usagers. Le territoire s’adapte aujourd’hui à ces enjeux : le Plan de déplacements de Marseille Provence Métropole propose d’instaurer une gouvernance pérenne de la cohérence urbanisme-transports. D’importantes opérations d’aménagement voient le jour à proximité des stations de métro, et les récents aménagements de l’espace public donnent plus de place aux mobilités douces. Le Plan local d’urbanisme intercommunal en cours d’élaboration inscrit cette relation au cœur de sa stratégie. Quel rapport entre qualité de la desserte en transports en commun et objectifs d’urbanisme ? Comment optimiser l’accessibilité pour tous aux stations ? Quel rapport entre les formes urbaines et la hiérarchie du réseau viaire ? L’Agam, au travers de ces travaux et de son expérience du territoire, souhaite sensibiliser les acteurs de l’action publique aux enjeux d’organiser, dans l’espace et dans le temps, la cohérence entre urbanisme et mobilité. A l’aube de la Métropole, l’enjeu est plus que jamais d’actualité.

Laure-Agnès CARADEC Présidente de l'Agam

N°43  : Comment mieux articuler urbanisme et transport ? Agam, mars 2016 •

Projet majeur du PDU de MPM, l’extension de la ligne 2 du métro inclut l’implantation d’un pôle d’échanges multimodal au cœur du quartier de Saint-Loup. Nichée entre l’Huveaune et le Parc national des calanques, dotée d’un noyau villageois dynamique et d’équipements structurants, la centralité de Saint-Loup souffre pourtant d’importantes contraintes d’accès. L’arrivée d’une station de métro doit s’accompagner d’une réflexion sur le renouvellement urbain de la centralité et sur l’amélioration de son accessibilité pour tous. L’étude menée par l’Agam en 2015 à la demande de MPM visait à alimenter cette réflexion.

Intégration urbaine des gares La Région Paca a initié un Appel à Manifestation d’Intérêt auprès des communes et intercommunalités sur les quartiers de gare. Pour l’aider tout au long de la démarche (cahier des charges, motivation des acteurs, évaluation des candidatures), les équipes de la Région ont sollicité les cinq agences d’urbanisme dans le cadre de la convention d’étude partenariale. Celles-ci ont pu apporter leur expérience commune issue des travaux sur les ''quartiers de la gare'' pour la Dreal Paca.


MOBILITÉS

DÉCRYPTAGE DES MOBILITÉS UN "OBSERVATOIRE" POUR CONNAÎTRE USAGES ET BESOINS Aider à la décision et alimenter l’évaluation du Plan de Déplacements Urbains de MPM sont les deux objectifs de ''l'Observatoire partenarial des mobilités" créé par l'Agam. Le partage des données et des analyses a permis une première publication en 2015.

L

e partage et le suivi des données de mobilité constituent des leviers majeurs pour améliorer la compréhension collective des usages comme des besoins en déplacements sur un territoire et ainsi orienter au mieux les processus décisionnels des politiques publiques. A l’aune de ces enjeux, un "Observatoire partenarial des mobilités" a été mis en place sur le territoire de l’agglomération marseillaise. Créé en 2012 par l’Agam et MPM, il a fait l’objet d’un important travail de structuration de l’outil et des indicateurs de suivi avec l’ensemble des partenaires et fournisseurs de données de mobilité sur le territoire (Département des Bouches-du-Rhône, Région Paca, RTM, SNCF, Bus de l’Étang, Grand Port Maritime de Marseille). De la grande accessibilité au développement de la mobilité active, comme la marche à pied ou le vélo, en passant par les transports collectifs, l’autopartage ou encore la sécurité routière et la qualité de l’air, l’outil dé-

crypte l’ensemble des composantes de la mobilité, tous modes confondus. La base de données de l’Observatoire constitue désormais un socle de référence pour le suivi des pratiques et des moyens engagés en faveur du changement des comportements de mobilité. En 2015, la consolidation du fonctionnement de l’Observatoire et le partage des analyses avec les partenaires ont permis la publication d’une première édition de résultats détaillés. Parmi les faits marquants observés en 2014, sont à noter  : •  l’essor du tourisme maritime avec toujours plus de croisiéristes accueillis par le Grand Port Martime de Marseille  ; •  la poursuite de la progression des réseaux de transports collectifs, avec une fréquentation des TCSP et des cars interurbains en hausse continue  ; •  le succès des services de mobilité partagés (autopartage, vélos en libre-service) ; ...

un outil de référence pour le suivi des pratiques et des moyens engagés en faveur du changement des comportements de mobilité

à télécharger sur Agam.org

OBSERVATOIRE

DES MOBILITÉS Les résultats de 2014 en chiffres Tableaux de bord détaillé de l’Observatoire

Observatoire des mobilités Les résultats de 2014 en chiffres Agam, MPM, décembre 2015 •

OBS

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DÉCEMBRE 2015 : N°41 MOBILITÉS

à télécharger sur Agam.org

La connaissance des mobilités, quels enjeux ? +

CHIFFRESCLÉS

Parce qu’elle façonne nos territoires, la mobilité quotidienne cristallise des enjeux par-

de 183 millions

des territoires, de préservation de l’environnement ou encore de santé publique. Les

Nombre de voyages annuels réalisés sur les réseaux de transports collectifs du territoire (urbains et interurbains)

+

16%

Hausse de la fréquentation sur le réseau de TCSP marseillais (Tramway + Métro) depuis 2010

8,5 millions

Nombre de voyages effectués sur les lignes CarTreize desservant le territoire de MPM

650 000

Nombre de déplacements quotidiens à l’échelle de la Métropole

36%

Part des déplacements effectués à pied sur le territoire de MPM

ticulièrement prégnants au sein des politiques d’aménagement et de développement impacts de nos pratiques de déplacements sur nos modes de vie sont nombreux (budget, temps de parcours, choix résidentiel), ainsi que leurs corollaires sur l’environnement (pression sur les ressources, émissions de gaz à effet de serre, exposition aux polluants, manque d’activité physique...). L’évolution des modes de vie bouleverse l’appréhension de notre mobilité quotidienne. L’ouverture des données et les innovations numériques ont fait émerger de nouveaux services et outils à destination d’individus de plus en plus mobiles et connectés. La révolution numérique participe alors d’une montée en puissance de nouveaux usages de mobilité ̏partagée˝, et d’un relatif désintérêt des moins de 30 ans pour la possession du permis de conduire ou d’un véhicule personnel. Le partage et le suivi des données de mobilité constituent des leviers majeurs pour améliorer la compréhension collective des usages et des besoins de déplacements sur un territoire, et orienter au mieux les décisions publiques. C’est à l’aune de ces enjeux qu’a été mis en place un outil de suivi sur le territoire de l’agglomération marseillaise. L’échéance métropolitaine met désormais en exergue la nécessité d’une amélioration du socle de connaissance des mobilités à l’échelle de ce nouveau territoire de projet. L’enjeu de l’organisation d’une mobilité plus durable est largement partagé par tous les acteurs du territoire (institutions, monde socio-économique, habitants…), et les pouvoirs publics auront donc plus que jamais besoin de repères et d’outils pour appréhender les pratiques et les besoins de déplacements à cette nouvelle échelle.

N°41  : La connaissance des mobilités, quels enjeux ? Agam, décembre 2015 •

6 500 000 DÉPLACEMENTS QUOTIDIENS RÉALISÉS À L’ÉCHELLE DE LA MÉTROPOLE

+ de

183

MILLIONS DE VOYAGES RÉALISÉS SUR LES RÉSEAUX DE TRANSPORTS COLLECTIFS DU TERRITOIRE

Agam • rapport d'activités 2015 • 33


MOBILITÉS

Requalification de la rocade du Jarret La communauté urbaine a lancé le 26 novembre 2015 un concours restreint de maîtrise d’œuvre pour la requalification de la rocade du Jarret à Marseille. Quatre équipes de concepteurs seront retenues courant 2016 par la Métropole pour proposer leur vision du Jarret de demain. Ils seront départagés sur leur aptitude à conjuguer les aspects fonctionnels et la composition urbaine, ainsi que sur la pertinence du phasage des travaux qu’ils proposeront sur cet axe long de 3,6 km. Entre 2014 et 2015, l’Agam a réalisé, à la demande de MPM et de la Ville, une étude préalable portant sur les enjeux de la requalification du Jarret. Cette étude, basée sur un diagnostic urbain et fonctionnel complet, a permis de définir les principales composantes du programme de requalification de cette rocade •

Chantier ferroviaire de Mourepiane Des "Rencontres de l'Agam" en partenariat avec le GPMM se sont tenues le 22 septembre, sur les enjeux métropolitains du projet de terminal de transport combiné à Mourepiane qui interroge à la fois le renouvellement urbain, la logistique urbaine et la qualité de vie •

34 • Agam • rapport d'activités 2015

•   l’essor des mobilités alternatives en centre-ville (TC, vélo, marche à pied), en lien avec l’amélioration de l’offre de transports collectifs et la requalification des espaces publics (effet accélérateur du tramway, semi-piétonisation du Vieux-Port). L’observatoire a désormais vocation à évoluer pour tenir compte du passage au niveau métropolitain. Les pouvoirs publics auront plus que besoin de repères et d’outils pour appréhender les pratiques et besoins de déplacements à cette nouvelle échelle. L’Observatoire partenarial des mobilités gardera donc toute sa pertinence pour contribuer à la mise en œuvre des politiques de mobilité aux différentes échelles d’intervention.

La diffusion de la “  connaissance sur les

phénomènes de mobilité est précieuse. L’Agence d’urbanisme est bien placée pour jouer ce rôle. En tant qu’outil partagé et transversal, elle a toute légitimité à récolter les données auprès des différents acteurs, qualifier leur pertinence, et les structurer pour en tirer des enseignements qualitatifs. Au-delà des chiffres bruts, c’est la façon de les représenter et de les ''faire parler'' qui est essentielle.. 

” 

Yannick Tondut

Directeur général adjoint Mobilité Métropole AMP

Le stationnement en chiffres En parallèle des travaux de l’Observatoire des mobilités, l’Agam poursuit sa mission de suivi de l’offre et des usages de stationnement sur le territoire de MPM, dans le cadre d’un observatoire dédié. Celui-ci répond tant à un objectif plus opérationnel d’appui à la gestion du stationnement public, qu’à celui d’un suivi global de la politique du stationnement. Des indicateurs détaillés sont produits pour analyser les évolutions de l’offre, de la fréquentation et des recettes des différents types de stationnement (voirie, parkings en ouvrage, parkings-relais).

OBSERVATOIRE

DES MOBILITÉS Le stationnement en chiffres 2014


Habitat L

’habitat est un champ fondamental de l’activité de l’Agam. Lui aussi transversal, lui aussi en lien direct avec le développement, les transports et la qualité de vie. La décision de relancer ''l’observatoire de l’habitat'' en 2015 est essentielle dans l’analyse que l’agence pourra porter sur cette question centrale de la vie de nos concitoyens et donc sur sa vision de l’action publique à mener. En lien étroit, l’Agam conduit une réflexion sur les formes urbaines : comment promouvoir la qualité architecturale ? Partager une conscience urbaine ? Comment concilier développement, équilibre des territoires et qualité ? La densification, tout le monde s’accorde à dire qu’elle est indispensable mais elle doit s’accompagner de services et d’équipements publics, d’une ''intensité'' de propositions et de perspectives pour la population. L’offre d’équipements, l’école en particulier, devient cruciale dans le choix d’une adresse. Elle intervient sur les équilibres sociaux des territoires. Particulièrement centrales dans les quartiers les plus fragilisés, ces questions sont autant de sujets qu’aborde l’Agam. Elle lance notamment un travail ciblé sur le suivi et l’accompagnement des projets de rénovation urbaine, en lien avec le GIP Marseille rénovation urbaine. L’Agam suit toutes ces tendances qui font la diversité des habitants et des territoires. La focale change, les besoins évoluent, la société mute et l’Agence adapte son point de vue, ses méthodes et ses pratiques.

Agam • rapport d'activités 2015 • 35


HABITAT

2015 UNE NOUVELLE APPROCHE

POUR LA POLITIQUE DE LA VILLE

L’État repense son programme de rénovation urbaine à l'échelle intercommunale et redéfinit la Politique de la ville. L'Agam s'implique dans les projets de territoire. cotés de l’État et des communes concernées. L’élaboration du contrat de ville mobilise en outre une large communauté d’acteurs qui peuvent devenir in fine signataires, comme ce fut le cas pour la communauté urbaine MPM avec 16 acteurs supplémentaires dont Pôle Emploi, la Caisse des dépôts, l’Éducation nationale, la Caisse d’allocations familiales, la Chambre de métiers et de l’artisanat, Euroméditerranée, l’Association régionale HLM et les bailleurs sociaux présents au sein des quartiers prioritaires. Ensuite, le contrat de ville propose un rapprochement plus conséquent qu’auparavant avec la rénovation urbaine au titre du pilier "cadre de vie des habitants et renouvellement urbain". Ainsi, parmi les quartiers prioritaires de la Politique de la ville de MPM, 14 sont retenus dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), qui fait suite au Programme national pour la rénovation urbaine (PNRU) couvrant la période 2004-2014, situés uniquement

JUILLET 2015 : N°36 H AC BIÉ TA SO TT É

© Citimages

L

'année 2015 a vu se concrétiser au fil des mois les nouveaux Contrats de ville 20152020, qui succèdent aux anciens Contrats urbains de cohésion sociale (Cucs) selon les termes de la loi n°2014-173 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, promulguée le 21 février 2014. Ainsi, le 17 juillet 2015, le contrat de ville de la communauté urbaine MPM fut signé en préfecture en présence de Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et Myriam El Khomri, alors secrétaire d’État chargée de la Politique de la ville. Ce nouveau dispositif contractuel, visant à réduire les inégalités entre les quartiers prioritaires et le reste du territoire intercommunal, se distingue des Cucs par deux aspects. Tout d'abord, l’action publique se déploie désormais à l’échelle intercommunale (et non plus communale) et mobilise un partenariat élargi. Ainsi, le Département, la Région et l’intercommunalité deviennent des signataires obligatoires aux

Politique de la Ville

Quels sont les enjeux de la réforme ?

CHIFFRESCLÉS

La géographie prioritaire de la Politique de la Ville est aujourd’hui le résultat d’une accu-

1 300

manière conséquente le nombre de territoires concernés. Cette sédimentation a entraîné

quartiers retenus dans 700 communes dans la nouvelle géographie prioritaire

56

quartiers prioritaires dans la métropole Aix-Marseille Provence

300 000

habitants concernés

20

quartiers identifiés pour bénéficier du Nouveau Programme de Renouvellement Urbain

mulation au fil des années de ̏ zonages˝ et de dispositifs, qui a conduit à accroître de l’apparition d’une géographie complexe composée d’un emboîtement de territoires et de périmètres, présentant chacun des avantages et des financements propres. La loi n° 2014-173 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014 avait pour objectif de simplifier la géographie actuelle en la recentrant sur les territoires les plus en difficulté pour faire de la Politique de la Ville un véritable levier de développement, de cohésion sociale et urbaine pour ces quartiers. Les outils d’intervention de la Politique de la Ville sont renouvelés à travers une nouvelle géographie prioritaire qui se veut plus simple et mieux ciblée et un contrat unique intégrant les dimensions sociale, urbaine et économique, le Contrat de Ville succédant ainsi aux Contrats Urbains de Cohésion Sociale (CUCS). Désormais, ce sont 1 300 quartiers situés dans 700 communes, au lieu de 2 600 quartiers dans 900 communes, qui vont bénéficier de la Politique de la Ville. Un critère unique a été utilisé pour les délimiter : le revenu des habitants. À présent, l’action publique se déploie à l’échelle intercommunale et non plus communale et mobilise un partenariat élargi. Enfin, la participation des habitants à la coconstruction des contrats et à leur pilotage devient une des conditions de réussite de ces Contrats de Ville.

N°36  : Politique de la ville Quels sont les enjeux de la réforme ? Agam, juillet 2015 •

à télécharger sur Agam.org

16

ACTEURS SIGNATAIRES DU CONTRAT DE VILLE

56

QUARTIERS PRIORITAIRES DANS LA MÉTROPOLE AMP

Crédit  : GIP Politique de la ville

36 • Agam • rapport d'activités 2015

Signature du contrat de ville MPM le 17 juillet 2015

à Marseille, et qui bénéficieront de crédits spécifiques de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru). Fort de son expérience et de son partenariat établit avec le GIP Politique de la ville, l’Agam est fortement impliquée dans les travaux du contrat de ville. En effet, il faut rappeler que l’Agence était en charge de l’observatoire des quartiers dans le cadre du Cucs de Marseille. Le second semestre 2015 et le début de l’année 2016 ont été consacrés à la rédaction des projets de territoires pour les quartiers prioritaires des communes de Marseille, Septèmes-les-Vallons, Marignane et La Ciotat ainsi qu’à la préparation du protocole de préfiguration du NPNRU qui définit les orientations stratégiques pour la mise en œuvre du renouvellement urbain des 14 sites marseillais retenus.

l'agam va contribuer à la mise en place de l'observatoire des quartiers A compter de l’année 2016, la phase opérationnelle du contrat de ville permettra à l’Agence de proposer sa contribution en matière de mise en place de l’observatoire des quartiers. Elle s'engagera aussi sur la finalisation du protocole de préfiguration du NPNRU et des premiers travaux à lancer dans le cadre de ce nouveau programme.


Entretien Arlette Fructus

Adjointe au maire en charge du logement, de la Politique de la ville et de la Rénovation urbaine

''LA POLITIQUE DE L’HABITAT CONCOURT PLUS LARGEMENT AUX ENJEUX DE DÉVELOPPEMENT DU TERRITOIRE'' Quels sont les chantiers à venir pour la Métropole en matière d’habitat ? AF. Pour la Métropole, les chantiers qui s’ouvrent sont nombreux mais elle ne part pas de rien. Les intercommunalités préexistantes ont réalisé un grand travail notamment en matière d’habitat. Des spécificités existent et, guidé par un état d’esprit de respect de l’échelon de proximité, il faut maintenant bâtir ensemble une démarche commune. Les défis sont nombreux, en premier lieu, l’élaboration du Programme local de l’habitat (PLH) pour laquelle je souhaite que l’Agam apporte sa capacité d’expertise comme elle l’a fait pour les PLH de MPM et la politique de l’habitat que je pilote à l’échelle de la Ville de Marseille. L’élaboration de ce PLH métropolitain nécessite de prendre en compte les différentes dimensions de l’habitat telles que l’amélioration du parc privé, les copropriétés dégradées, l’habitat social… tout en définissant de nouveaux dispositifs. Ensemble, il faut travailler vite et bien, dans le consensus. Il faut également garder à l’esprit que la politique de l’habitat concourt plus largement aux enjeux de développement du territoire. L’économie a besoin d’une offre de logements qui soit adaptée et connectée aux transports. Il est indispensable d’intégrer toutes ces dimensions dans nos réflexions. La maîtrise transversale de l’Agam sera aussi un atout supplémentaire.

Vous incarnez la convergence des politiques de l’habitat, est-ce un enjeu important pour vous ? AF. Organiser des synergies entre toutes les institutions est plus qu’une nécessité dans un contexte où il faut faire plus avec moins. Si l’échelon métropolitain est celui opportun pour porter une politique de l’habitat cohérente, il est primordial que celle-ci soit accompagnée par les interventions des autres collectivités territoriales. La Région a notamment lancé en 2015 le "Contrat régional d’équilibre territorial" (CRET). En conjuguant les priorités locales et régionales, et en mobilisant les

fonds européens gérés par la Région, ces contrats sont destinés à accompagner financièrement les stratégies de développement économes et solidaires du territoire. Consciente que l’acte de bâtir doit être soutenu, elle développe également des dispositifs pour soutenir les communes dans leurs projets d’aménagement et d’équipement (Fonds Régional d’Aménagement du Territoire). Le Département est également un partenaire privilégié au titre de sa compétence sociale mais aussi au travers de dispositifs qu’il déploie lui aussi. L’ingénierie est au cœur de cet enjeu de convergence. Lieux d’échanges, de concertation et d’expertise, l’Agam et plus largement les agences d’urbanisme, contribuent à forger une culture partagée.

Quel est le rôle de la Métropole dans la Politique de la ville ? AF. La Politique de la ville annonce elle aussi de grands défis et les enjeux sont d’importance. Au sein du territoire, six contrats de ville ont été signés en 2015, lesquels engagent de nombreux moyens financiers et de multiples partenaires. Les protocoles de préfiguration du nouveau programme de rénovation urbaine vont permettre de poursuivre les efforts entrepris depuis plusieurs années dans les quartiers les plus en difficulté. La Région sera également aux côtés des collectivités pour soutenir leurs interventions. Dans toutes ces démarches, l’Agam est présente et nous apporte une aide précieuse. Maintenant, il faut définir les axes d’une politique métropolitaine de la cohésion sociale. C’est une priorité à engager rapidement. Il est primordial de doter notre territoire d’une vision métropolitaine partagée et de porter une ambition collective.

Agam • rapport d'activités 2015 • 37


HABITAT

OBSERVATOIRE DE L'HABITAT

OBSERVER POUR MIEUX DÉCIDER L’Agam relance l'Observatoire de l'habitat pour lui redonner un souffle nouveau  : mutualisation des données et partage des informations pour mieux comprendre les enjeux. Copropriétés, permis de construire, logements sociaux sont répertoriés et suivis.

38 • Agam • rapport d'activités 2015

Ainsi l’Agam, à travers cet outil que constitue l'Observatoire de l’habitat, s'est fixé comme priorité pour les années futures, d'accompagner élus et techniciens dans la compréhension des enjeux et des problématiques en matière d'habitat.

vingt copropriétés dégradées prioritaires Grâce aux travaux de l’Observatoire près de 70 copropriétés potentiellement dégradées ont été identifiées, dont 20 sont prioritaires. Elles représentent près de 20 000 logements dans Marseille. Ces résultats reposent sur un partenariat actif entre collectivités locales, Etat et acteurs concernés. Ils se basent sur l’analyse de différentes sources d’information quantitatives et qualitatives sur l’état du bâti et les caractéristiques socio-économiques des occupants.

HABITAT

portrait

portrait

Suivi de la construction Marseille année 2014 CHIFFRES-CLÉS

5 270

C'est le nombre de logements réalisés en 2014 sur Marseille

plus de 5 000 logements livrés à marseille en 2014 L’enquête "permis de construire" de l'Agam s’inscrit dans la continuité d’une démarche de longue haleine, menée à partir d’une enquête exhaustive sur Marseille et en partenariat avec les services techniques des autres communes de MPM. Aujourd’hui, cette enquête couvre les communes de PAE et de MP. En 2014, 5 270 logements ont été livrés dans Marseille, 810 dans les autres communes de MPM et 197 dans les communes de PAE.

91 000 logements sociaux recensés sur mpm

JUILLET 2015 : N°35

© Agam

T

oujours dans la logique du partage de la connaissance et de l’aide à la décision et au pilotage des politiques publiques, l’Observatoire de l’habitat porté par l’Agam s’appuie sur une méthode et des outils éprouvés. L'Agence a décidé en 2015 de lui donner plus de souffle et d'ambition et l'objectif sera pleinement atteint en 2016. L’année 2015 s’est concentrée sur les fondamentaux de l’Observatoire de l’habitat  : l’acquisition des bases de données, le suivi de la livraison des programmes de logements au sein du Pays d’Aubagne et de l’Étoile (PAE) et de MPM, avec un zoom plus spécifique sur Marseille, le suivi du parc locatif social du territoire de MPM, ainsi que la définition d’indicateurs pour accompagner l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques de ses membres. Ce temps de mise en place a également permis de préfigurer de nouvelles pistes, lesquelles seront développées en 2016  : élaboration d’un outil en ligne présentant les principales données habitat disponibles, investigation de nouveaux champs plus qualitatifs, renouvellement du partenariat et de l’animation. L’Agam souhaite désormais''dépoussiérer  '' son Observatoire de l’habitat pour mieux partager avec ses membres et ses partenaires une culture commune en matière d’habitat. Avec la création de la Métropole et les changements d’horizon que celle-ci engendre, cet objectif apparait primordial.

4 675

C'est le nombre de logements produits en moyenne annuelle depuis 2008

17

C'est le nombre de programmes de plus de 100 logements soit 62 % des programmes réalisés

44 %

de la production totale correspond à des logements de type 3

30 %

des logements neufs ont été réalisés dans le 10e arrondissement

Lors du dernier numéro de Regards consacré à la construction neuve en 2013 l’Agam titrait ''la dynamique immobilière à Marseille à la croisée des chemins'' laissant sous entendre que le niveau de production record de 2013 (5 000 logements) pouvait marquer la fin d’un cycle. Et en conclusion, l’étude incitait à ''mettre plus que jamais en observation les années à venir''. L’enquête sur le suivi des permis de construire réalisée par l’Agam montre que 2014 ne sera pas l’année du retournement de tendance. En effet, le nombre de logements réalisés en 2014 constitue un nouveau chiffre record puisqu’il s’établit à 5 270 logements ! Avec un ratio de construction de 6,2 logements par an pour 1 000 habitants, Marseille s’inscrit en 2014 dans la moyenne du territoire métropolitain et présente une dynamique de construction proche de la plupart des autres grandes villes. Seules quelques villes atteignent le ratio de 8 logements par an pour 1 000 habitants, soit 500 000 logements à l’échelle nationale, pour satisfaire tous les besoins en logements au moment où la dynamique démographique faiblit (les travaux en cours avec l’INSEE sur l’évolution des migrations résidentielles sont de nature à apporter des éléments d’éclairage). Ce ratio décliné pour Marseille supposerait de construire environ 6 800 logements par an. Les résultats témoignent de la robustesse du marché du logement neuf dans un cycle long faisant écho à la faiblesse du niveau de construction dans les années antérieures. Cette dynamique est d’autant plus à souligner qu’elle s’inscrit dans un contexte de morosité économique régionale et nationale.

N°35  : Suivi de la construction Marseille, année 2014 Agam, juillet 2015 •

à télécharger sur Agam.org

L’Agam a réalisé, sous forme d'un atlas, le recensement du parc locatif social dans les 18 communes de MPM. Ce travail mêle analyse statistique et représentation cartographique pour présenter un état actualisé du logement social par commune et par quartier sur Marseille. Aujourd’hui, 91  000 logements sociaux sont recensés dans MPM, dont 13 % ont été livrés depuis 2000. Au-delà du parc récent, l’amélioration du parc social ancien est un enjeu capital pour les politiques publiques.

12 000 LE NOMBRE DE LOGEMENTS SOCIAUX LIVRES SUR MPM DEPUIS 2000


Assistance au GIP Politique de la ville l’Agam a contribué à la rédaction des projets de territoires des quartiers prioritaires de Marseille sur la base des travaux menés sur ces territoires, mais aussi à la production d’éléments cartographiques pour les équipes opérationnelles du GIP •

Travaux pour le GIP Marseille Rénovation Urbaine

PROGRAMME LOCAL DE L’HABITAT UN SUIVI MÉTHODIQUE POUR UNE PRODUCTION RECORD L'Agam apporte un appui important dans le cadre du suivi du PLH. La production de logements en 2014 a été particulièrement élevée, contrairement à la tendance nationale.

L

e Programme local de l’habitat (PLH) de MPM (2012-2018), élaboré conjointement entre les services de la communauté urbaine et l’Agam, demeure un document stratégique construit en cohérence avec le SCoT et en lien avec les PLU. Il définit clairement la politique de l’habitat à travers des objectifs de production de logements par commune sur six ans. L’Agam apporte un appui important dans le cadre du suivi de ce programme. À l’aube de la Métropole, le territoire communautaire s'est montré particulièrement dynamique en matière de production de logements. À l’encontre du contexte national, l'année 2014 confirme cette spécificité locale avec une production de plus de 5 900 logements sur le territoire de la communauté urbaine, alors même que le premier PLH, sur la période 2006-2011, visait une production annuelle d'environ 5 000 logements par an. Plus de 1  400 logements sociaux font partie de cette production, résultat jamais atteint depuis 2009. La concrétisation d'un tel bilan a pu se faire grâce au travail partenarial entre l’Agam, la communauté urbaine et les communes membres. Ces temps d’échanges ont été aussi l’occasion pour les maires d'exprimer leurs préoccupations face à l'obligation d'atteindre, comme le stipule la loi Duflot, un quota de 25  % de logements sociaux à l’horizon 2025.

intervention accrue sur l'habitat ancien À ce titre, à partir de ce bilan annuel et face à ces obligations nouvelles, l’Agam a proposé une orientation originale dans la production de logements sociaux par le biais d'une intervention accrue sur l’habitat ancien et plus particulièrement grâce à la procédure d’acquisition amélioration de logement dégradés par des bailleurs sociaux.

L'Agam a apporté une contribution au GIP pour la rédaction du protocole cadre et du protocole de préfiguration du NPNRU En apportant des éléments de diagnostic et d’analyse des dynamiques urbaines au regard des orientations des documents d’urbanisme et des projets inscrits sur le territoire de Marseille •

JUILLET 2015 : N°34 H SO AC BIÉ TA TT É

portrait

portrait

Vieillissement et habitat Comment anticiper ? CHIFFRES-CLÉS

9,2 % des Marseillais auront 80 ans en 2040 contre 5,9% en 2010

79 ans pour les hommes et 83 ans pour les femmes. C’est l’âge moyen auquel

2060, représentant alors le tiers de la population. Ce phénomène démographique a des effets sociétaux et économiques. Il incite notre société à s’adapter et mettre en place les meilleures conditions sociales, économiques, sanitaires et environnementales possibles pour tous. Dans cette perspective, le logement représente un enjeu de taille. Souvent en nombre insuffisant, il n’est pas ou mal adapté au vieillissement. Or, cette adaptation est un facteur essentiel de la préservation de l’autonomie des personnes âgées ; sans elle, la dépendance et l’isolement peuvent s’accentuer. Autre facteur important à intégrer dans la réflexion, la pauvreté. Avec l’âge, le risque de pauvreté augmente ; les revenus peuvent diminuer alors

2 300 €/mois

L’objectif est donc de permettre à chaque personne, quel que soit son âge, son niveau de

C’est le coût en établissement avec un reste à charge de 1400€/mois

1 800 €/mois

une production de plus de 5 900 logements sur le territoire de la Communauté urbaine

représente un enjeu essentiel pour l’avenir. Ainsi, les Français de 60 ans et plus, au nombre de 14,5 millions en 2010, seront, selon l’INSEE, 20 millions en 2030 et près de 24 millions en

débute la perte d’autonomie

C’est le coût à domicile avec un

Par ailleurs, le bilan 2014 du PLH de MPM s’est fait en parallèle de la préparation des contrats de mixité sociale concernant dix communes du territoire et qui doivent être signés au premier semestre 2016 par les communes, l’État et la Métropole Aix-Marseille-Provence. Ces contrats recensent les obligations de productions triennales de logements sociaux (au sens du quota fixé par la loi SRU) et les projets de construction engagés pour tenter de parvenir à ces objectifs. L’année 2015 et le début 2016 demeurent cruciaux et ouvrent de nouvelles perspectives pour la politique de l’habitat avec la mise en place de la Métropole Aix-Marseille-Provence où une politique commune est à construire.

A l’heure où le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement est en débat au parlement (sa mise en vigueur est prévue début 2016), la prise en compte de l’autonomie

reste à charge de 1000€/mois

que les coûts de la vie peuvent augmenter liés à une fragilité croissante. dépendance ou ses ressources, de bénéficier de conditions d’habitat dignes, sécurisantes et confortables, de pouvoir rester le plus longtemps possible autonome et de conserver une vie sociale. Dans cette optique, deux options se présentent. La première solution envisagée est celle du maintien de la personne âgée à son domicile. Cette voie rejoint le souhait de la majorité de rester chez soi le plus longtemps possible. La seconde option concerne les différentes formes d’hébergement ou de logement spécifique pour les personnes âgées.

N°34  : Vieillissement et habitat Comment anticiper ? Agam, juillet 2015 •

à télécharger sur Agam.org

Agam • rapport d'activités 2015 • 39


HABITAT

JANVIER 2016 /

Observatoire Petite enfance Diagnostic des besoins en modes de garde et préconisations

à télécharger sur Agam.org

L

a Ville de Marseille souhaite se doter au travers de l’Observatoire de la Petite enfance, d’orientations sur la localisation des différents modes de garde en tenant compte de l’offre existante, mais aussi de la demande réelle. La Ville a sollicité l’aide de l’Agam pour définir au mieux une offre adaptée aux différents besoins des familles en recherche d’une solution en structure d’accueil et qui tient compte des réalités du territoire marseillais en termes de desserte en transports en commun, mais aussi des composantes sociodémographiques des arrondissements.

La garde des jeunes enfants par des tiers est

d’accueil des jeunes enfants (EAJE), garde à

une pratique aujourd’hui très développée.

domicile mais encore scolarisation précoce

Étroitement liée à l’augmentation de l’em-

ou en garde familiale, l’éventail des solutions

ploi des femmes, la garde des jeunes enfants

est large.

est une condition essentielle au maintien

Pour autant, l’indicateur le plus couramment

de l’activité des deux parents. Toutefois, la

admis pour mesurer la capacité d’un terri-

politique de la Petite enfance ayant pour but de favoriser le développement physique et psychique de l’enfant, de permettre son épanouissement et de garantir son bienêtre, l’accès à la garde par des tiers tend aujourd’hui à concerner aussi les familles en difficulté. Ces différentes composantes de la demande de garde nécessitent d’élargir le spectre des réponses à donner aux attentes des parents.

Près de 33 000 enfants de 0 à 3 ans à Marseille Le recensement de la population 2011 annonce près de 33 000 enfants de moins de trois ans à Marseille. Cela représente 4 % de la population totale. À titre de comparaison, Lyon et Paris sont sur les mêmes proportions (3 % pour la ville de Paris et 3,75 % pour Lyon). 

Assistantes maternelles, établissements

Observatoire petite enfance Diagnostic des besoins en modes de garde Agam, janvier 2016 •

Équipements sociaux En 2015, La Ville de Marseille a souhaité revoir les zones de vie sociale des équipements sociaux (Maisons pour tous et centres sociaux). Elle s’est appuyée sur l’Agam pour proposer un redécoupage basé sur les IRIS de l’Insee et développer une application Websig permettant une mutualisation de l’information entre les structures (CAF, Ville de Marseille…) •

PROGRAMMATION OPTIMISER L'OFFRE D'ACCUEIL DES JEUNES ENFANTS En comparant les besoins des familles et l'offre en crèches ou en équipements scolaires, l'Agam permet de mieux répondre aux attentes des habitants.

L

a prise en compte des besoins des habitants et les réponses pour les satisfaire sont une des composantes de la qualité de vie. A ce titre, ce qu'on appelle "l’offre en équipement d’accueil du jeune enfant" (EAJE) et les places en groupes scolaires doivent permettre de répondre aux attentes des habitants en termes de service. En 2015, les études réalisées par l’Agam ont permis, sur la base de différents paramètres, de proposer une vision prospective et à court terme des nécessités d’une adaptation de l’offre en groupe scolaire et en établissement d’accueil des jeunes enfants. L’offre d’accueil pour la petite enfance est aujourd’hui protéiforme   : les modalités de cet accueil peuvent varier en fonction des besoins des familles. Cette offre est proposée au travers d’un pa-

nel élargi de solutions  : offre privée des micros-crèches, assistantes maternelles aussi bien que pré-scolarisation. Dans un contexte hyper urbain, la proximité tend à ne plus être le seul critère de choix des familles et la prise en compte de la demande réelle (admis en crèche et inscrits sur liste d’attente) permet d’affiner et d’objectiver les besoins. L’Agam a ainsi identifié des actions localisées qui permettent de répondre aux besoins de garde. Pour les groupes scolaires, l’Agam s’appuie sur ses observatoires de la population et de la construction pour élaborer un modèle permettant d’alerter sur un risque de sureffectif dans les écoles. Ce modèle croise évolution des effectifs et volume de constructions à l’échelle du secteur de recrutement.

"RENCONTRES DE L’AGAM" REGARDS CROISÉS ENTRE LYON ET MARSEILLE

E

visualisez la vidéo des rencontres

40 • Agam • rapport d'activités 2015

n mai 2015, dans le cadre des Rencontres de l’Agam, les agences d’urbanisme de Lyon et de Marseille ont choisi de croiser leurs expertises pour comprendre comment, aux échelles de la Métropole pour Lyon et de la communauté urbaine pour Marseille, les territoires font face à la crise et quelle place ils occupent dans la dynamique nationale. Ces regards croisés ont porté sur trois thématiques  : la démographie, l’habitat et l’économie. Les deux présidents des agences d’urbanisme, LaureAgnès Caradec pour l’Agam et Michel Le Faou pour UrbaLyon ont convenu de l’intérêt de ce type de rencontre qui ne s’inscrit pas dans une logique concurrentielle de comparaison mais dans un

cadre propice au partage des constats et des expériences déployées par les deux territoires dans un contexte de crise. Michel Le Faou a mis en exergue le besoin de lisibilité du territoire et a insisté sur la nécessité de mettre en place des logiques partenariales comme l’a fait Lyon avec Saint-Étienne et Vienne dans le cadre du pôle métropolitain. En écho, Laure-Agnès Caradec a précisé que la Métropole Aix-Marseille-Provence devra suivre l’exemple lyonnais et aller même au-delà en encourageant la création d’une ''Eurométropole'' regroupant Lyon, Montpellier, Nice et Aix-Marseille.


économie P

eut-être encore plus qu’ailleurs, l’enjeu du développement économique est ici crucial. Dans un environnement urbain très dense, la question des équipements, de l’accompagnement et de l'environement de l’implantation des zones d’activités, bref, la question des conditions globales dans lesquelles peut se développer l’activité économique devient un véritable casse-tête. Là encore, il faut faire un suivi régulier à travers un Observatoire, mais bien au-delà, il est nécessaire d’anticiper, d’identifier les secteurs porteurs, les lieux performants, les entreprises en devenir, et de se comparer en temps réel aux autres régions, aux autres métropoles, aux autres territoires. L'apport de l’Agam est plus que jamais utile à tout ce travail de veille, de benchmark, de mise en perspective. Certes, le territoire de la Métropole est riche de potentialités importantes, dans la logistique, dans la santé, dans le tourisme, dans l’environnement, dans le numérique... mais il est essentiel de savoir porter ces potentialités, de leur donner la possibilité d’un développement optimum. Il ne faut pas chercher forcément toujours à être dans l’excellence mais plutôt opter par exemple pour une adéquation fine entre secteurs porteurs et formation de la population locale. L’Agence est au cœur de cette problématique.

Agam • rapport d'activités 2015 • 41


ÉCONOMIE

EMPLOI ET DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

POINTER LES FILIÈRES PORTEUSES ET LES FREINS AU DÉVELOPPEMENT Dans le champ de l’économie, la fonction observation est essentielle. Dans cet univers des flux, de la croissance, de l’investissement, les mutations engendrent de façon incessante de nouvelles opportunités d’activités qu'il faut savoir repérer, mais aussi des freins qu’il convient de cerner. SEPTEMBRE 2015 : N°38 TERRITOIRE

portrait

portrait

Le territoire à l’heure numérique CHIFFRES-CLÉS

23 millions

C’est le nombre d’abonnements haut-débit en France (200 000 au début du XXIe siècle)

300 milliards

de mégabits de données échangées en 2014. C’est 280 milliards de plus qu’en 2009

95%

C'est la part des Bouches-du-Rhône que les opérateurs privés s'engagent à relier au très haut débit d'ici 2020

38 840

C’est le nombre d’emplois salariés privés relevant de la filière économie numérique sur AMP

+ 2400

C’est le gain d’emplois pour les logiciels et services informatiques sur AMP entre 2008 et 2013

deux filières au cœur des enjeux du territoire En 2015, la Maison de l’Emploi de Marseille a sollicité l’Agam dans le cadre d’une démarche GPECT (Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences territoriales) sur les filières économie numérique et maritimo-portuaire. L’Agam a réalisé deux études permettant d’évaluer le poids de la filière dans l’économie locale, mais aussi les principaux enjeux en matière de développement économique. Ainsi, la filière économie numérique place Aix-Marseille-Provence au 3e rang des capitales régionales, après Lyon et Toulouse (hors Paris). Néanmoins, en cinq ans, l’emploi recule de 3 %, après les fortes pertes d’emplois du secteur de la publicité. Pour autant, le cœur de la filière reste dynamique avec la croissance du secteur des logiciels et services informatiques. Une seconde étude a été réalisée pour la Maison de l’Emploi sur la filière maritimo-portuaire. Elle présente différents segments  : secteur portuaire, secteur des technologies de la mer, secteur du tourisme et des loisirs. La filière portuaire représente

L’impact du numérique sur les villes et les territoires, et sur l’activité des acteurs qui les font, est transversal et omniprésent. Transversal, car il affecte tous les domaines de l’action publique et privée, de la citoyenneté à l’inclusion sociale, de la mobilité à la transition énergétique et au développement économique, etc. Omniprésent, car il engendre la multiplication de nouveaux services, visant à faciliter et enrichir le quotidien de tous les usagers et acteurs des villes et territoires. Ceux-ci prennent appui sur des outils et dispositifs technologiques toujours plus nombreux et connectés entre eux. La quantité d’informations et de données ainsi produites en continu, liée à l’ouverture et à la mise à disposition progressive de ces dernières à l’usage de tous, constitue une opportunité autant qu’un défi pour les acteurs qui pensent et conçoivent la ville. La disponibilité de ces données (open data) et les moyens existant aujourd’hui pour les stocker, les analyser et les mettre en relation afin de produire du sens ("Big data") peuvent en effet permettre d’affiner la compréhension de phénomènes urbains et territoriaux. Pour autant, l’irruption désormais inéluctable et avancée du numérique nécessite une adaptation de ces acteurs car il remodèle les relations entre habitants, acteurs privés, associatifs et collectivités. Il permet par exemple des interactions plus fréquentes et une co-construction de la pensée sur la ville autant que des politiques publiques qui la façonnent. "La technologie, c’est de la culture". Les travaux de l’Agam se retrouvent naturellement au cœur de ces enjeux qui nécessitent anticipation et compréhension fine des mouvements à l’œuvre. Deux études récentes ont ainsi traité de ces sujets : l’une portant sur l’aménagement numérique, condition sine qua non du développement de ces nouveaux usages et services, l’autre traitant de la filière "économie numérique" sur le territoire métropolitain.

N°38  : Le territoire à l’heure numérique Agam, septembre 2015 •

à télécharger sur Agam.org

43 500 emplois dans le département, répartis en trois secteurs, l’industrie (15  800, soit 36  % du total), les grandes familles professionnelles portuaires (13 100, soit 30,1 %) et la logistique terrestre de marchandises (11 500, soit 26,4 %). La filière des technologies de la mer se compose également de plusieurs activités  : réparation navale et grande plaisance (600 emplois sur le département), activités industrielles sous-marines (500 emplois sur MPM, hors Bourbon), énergies marines renouvelables (avec notamment la filière offshore flottant, près de 600 emplois), environnement littoral et marin (240 emplois, hors Veolia).La filière loisirs et tourisme liés à la mer est très difficile à cerner. Parmi ses composantes, la croisière générera plus de 1 650 emplois en 2020, tandis que le nautisme emploie plus de 3 500 personnes dans MPM.

les EMPLOIS SALARIÉS PRIVÉS DE LA FILIÈRE ÉCONOMIE NUMÉRIQUE DANS LES 9 PRINCIPALES AIRES URBAINES FRANÇAISES (HORS PARIS) 60 000 50 000

EMPLOIS

ACTIVITÉS LIÉES CŒUR DE FILIÈRE

40 000 30 000 20 000 10 000 ©

42 • Agam • rapport d'activités 2015

de compétences se révèle trop étroit. Ce travail partenarial, en association avec le Dros (Dispositif régional d'observation sociale) et le CCAS (Centre communal d'action sociale) de Marseille, devrait être publié courant 2016.

© Ville de Marseille

L

’Observatoire de l’emploi et du développement économique de l’Agam est une structure partenariale, avec comités technique et de pilotage, qui s’efforce de cerner aussi bien les évolutions conjoncturelles majeures que les mutations plus structurelles. Au titre de la conjoncture, par exemple, il co-anime l’action "2SEPaca" (sauvegarde de l’emploi par la solvabilité des entreprises) à l’aide d’une base de données Altares, en lien avec le Conseil régional, la Chambre de commerce et d’industrie régionale, les chambres territoriales et trois autres agences d’urbanisme de la région (Aix, Toulon et Avignon). Cette action donne lieu à des publications régulières ("Tableau de bord", notamment). Au titre des mutations structurelles, cet Observatoire s’attache à cerner le poids et les enjeux d’une filière d’activité. Après l’aéronautique en 2014, deux autres filières ont été étudiées en 2015, l’économie numérique et l'industrie maritimo-portuaire avec la collaboration de la Maison de l’Emploi de Marseille. Certaines caractéristiques socio-économiques structurelles singularisent Marseille. Un ­trav­ail a été engagé fin 2015 sur les raisons qui conduisent 4 000 sorties de l'école sans diplôme à Marseille, qui pénalisent plus qu’ailleurs le tissu économique de la région dont le vivier local

0 STRASBOURG

NICE

Source : Acoss, décembre 2013

GRENOBLE

BORDEAUX

NANTES

LILLE

MARSEILLE TOULOUSE AIX

LYON


concentration de la précarité dans le nord de marseille L’Agam, en collaboration avec le CCAS de Marseille et le Dros Paca, a élaboré un indice de fragilité socio-économique de la population à l’échelle de la Métropole Aix-Marseille-Provence (AMP). Cet indice synthétique prend en compte différentes familles de données, parmi lesquelles l’emploi, la composition familiale, la formation et le revenu. Une plus importante concentration de la précarité de la population est observée dans les 1er, 2e, 3e arrondissements et dans ceux du nord de Marseille, mais aussi à Port-de-Bouc, Berrel’Étang, Port-Saint-Louis-duRhône et Miramas. En cinq ans, on observe une dégradation globale des indicateurs, mais moins rapidement qu’à l’échelle nationale, grâce à une orientation plus favorable de l’emploi et une hausse moins rapide du chômage. Le 13e arrondissement de Marseille connait plutôt une amélioration, ainsi que

av r i l 2 0 1 5 : N ° 3 2 société

portrait

portrait

Quand la jeunesse s’invite dans les enjeux métropolitains chiffres-clÉs

350 000

jeunes de 15-29 ans en 2011 au sein de la métropole Aix-Marseille-Provence soit 19% de la population contre 22% pour le référentiel

24,9 %

des 15-29 ans déclarent être à la recherche d’un emploi en 2011, soit 4 points de plus que le référentiel

17 %

des 15-29 ans sont sans diplôme en 2011, contre 13% pour le référentiel

32 %

des 15-24 ans sont à temps partiel et 1 sur 2 occupe un emploi précaire en 2011 ; autant qu’au sein du référentiel

la jeunesse est une période de la vie qui a eu tendance à se prolonger ces dernières décennies, notamment en raison de l’allongement des études, mais aussi des difficultés d’insertion croissantes des jeunes. au sein de la métropole aix-Marseille-Provence, l’allongement des études a permis une importante progression des niveaux de diplôme, mais qui reste moins profitable qu’ailleurs. Malgré un fort recul de l’échec scolaire sur les vingt dernières années, le rattrapage tend à être moins rapide. l’une des caractéristiques du territoire est, en effet, la forte présence de jeunes sans diplôme. Par ailleurs, on observe une moindre fréquence de la poursuite d’études au-delà du Bac+2. Concernant l’insertion professionnelle, malgré une progression de la demande d’emploi des jeunes durant la crise moins rapide qu’à l’échelle nationale, en 2011 un jeune sur quatre déclare être au chômage. Un tiers des jeunes en emploi est à temps partiel et un sur deux occupe un emploi précaire. l’un des principaux enjeux du territoire concerne la lutte contre l’échec scolaire, en particulier dans les territoires les plus défavorisés. il constitue également un enjeu de cohésion sociale. Face à de nouveaux entrants de plus en plus diplômés sur le marché du travail et à une faible disponibilité des emplois, être détenteur d’au moins un premier niveau de diplôme devient incontournable pour les jeunes afin d’éviter des difficultés d’insertion professionnelle sur le long terme. De surcroît, l’évolution des niveaux de diplôme de la population a également un impact sur le développement économique du territoire, toujours en recherche de compétences. la lutte contre le chômage des jeunes passe aussi par la mobilisation d’autres moyens d’actions (mobilité, lutte contre les discriminations…).

N°32  : Quand la jeunesse s’invite dans les enjeux métropolitains Agam, avril 2015 •

à télécharger sur Agam.org

Vitrolles et les 1er et 2e arrondissements, avec néanmoins une évolution plus contrastée pour ces derniers. A l’opposé, les évolutions sont plus défavorables pour Port-de-Bouc et Berrel’Étang.

Chômage  : les jeunes et les séniors durement impactés Si l’importance du chômage se mesure par le nombre de demandeurs d’emploi et son évolution dans le temps, deux autres dimensions moins étudiées sont également fondamentales pour comprendre le phénomène  : les allers-retours au chômage et la durée d’inscription. L’Agam et Pôle emploi ont entrepris en partenariat une analyse expérimentale sur les trajectoires des demandeurs d’emploi. Cette étude, issue de l’exploitation du fichier historique des demandeurs d’emploi de Pôle emploi, observe le parcours de trois cohortes de chômeurs au début des années 2006, 2009 et 2012 sur le territoire de la Mé-

tropole Aix-Marseille-Provence. Parmi les principaux résultats, l’âge a un impact majeur sur le processus d’insertion  : le chômage est nettement plus récurrent pour les jeunes, mais ils sont inscrits moins longtemps ; les plus de 44 ans connaissent bien davantage le chômage de longue durée. Depuis 2006, les entrants sur le marché du travail ont connu une forte progression des allersretours au chômage, notamment chez les jeunes cadres. Les personnes titulaires d’un diplôme Bac et plus ont également plus de difficultés d’insertion qu’avant crise. Enfin, les plus de 55 ans connaissent les évolutions les plus défavorables avec une progression de la durée au chômage nettement plus importante que la moyenne, en lien avec les changements législatifs qui les ont impactés (allongement de l’âge d’entrée en retraite, fin de dispense de recherche d’emploi...).

Agam • rapport d'activités 2015 • 43


ÉCONOMIE

IMMOBILIER D'ENTREPRISES 

OÙ IMPLANTER LES ZONES D'ACTIVITÉS ? L'aménagement du territoire ne peut pas oublier la question du foncier économique. Quels espaces réserver au développement des activités ? Avec quelles interactions sur les autres composantes du territoire  : transports, habitat, loisirs ? Une question centrale que les études de l'Agam éclairent. seulement d’intégrer plusieurs échelles d’actions et de préconisations mais aussi de prendre en compte une diversité d’activités et de contextes urbains. Cette démarche doit être aussi étayée par une perspective opé-

Mobiliser le foncier pour répondre à la diversité des besoins des entreprises rationnelle, en relation avec les options de développement économique portées par les pouvoirs publics. Pour autant, si le développement économique doit trouver sa légitimité dans un projet global et sur un périmètre pertinent, les actions menées sur la spatialisation des activités économiques doivent cependant garder une certaine souplesse. Il est clair que le temps de l’entreprise n’est ni celui de la pla-

nification, ni celui du développement de la ville. C’est dans cette logique que l’Agam a poursuivi en 2015 ses travaux et réflexions sur les espaces économiques et l’immobilier d’entreprises. En se focalisant sur trois axes principaux. La revitalisation économique du centre-ville de Marseille constitue l'axe central, conforté par un suivi important des démarches d’études métropolitaines et l’accompagnement du Conseil régional Paca sur la connaissance des zones d’activités, en partenariat avec les autres agences d’urbanisme de la région.

MAI 2015 : N°33 ÉCONOMIE

© Vi V lllle le de le de Mar arse a rrssseeille iilllee

L

a capacité d’accueil d’entreprises et donc la potentialité de création d’emplois est un élément central de l’attractivité économique, en particulier dans notre territoire qui reste confronté à des taux de chômage encore trop élevés malgré les améliorations constatées depuis une quinzaine d’années. Cette capacité est évidemment en relation directe avec le foncier que l’on doit, ou que l'on peut, mobiliser pour répondre à la diversité des besoins des entreprises. Voilà pourquoi la question des espaces économiques est absolument centrale et pourquoi elle doit être placée au cœur des travaux et réflexions sur l’aménagement du territoire et le développement urbain au même titre que les infrastructures de transport et le logement. Travailler sur le foncier économique nécessite, au-delà de l’observation indispensable, non

Espaces économiques, ̏le droit de cité˝ ÉDITO La question du foncier économique s’impose chaque jour davantage comme un déterminant essentiel dans les stratégies de développement. La césure classique entre l’urbain et le périphérique est de moins en moins pertinente même si la généralisation de zones d’activités portée par la logique du desserrement économique des années 70 / 80 continuera à impacter durablement les territoires. Il nous faut aujourd’hui tourner la page et considérer que le cadre urbain devient un creuset naturel pour la plupart des implantations économiques bien au-delà du seul commerce ou du tertiaire. Cette recherche d’implantations économiques dans la ville pour les filières classiques comme pour les nouvelles économies oblige l’ensemble des acteurs à réinterroger leurs pratiques. Notre espace métropolitain est tout à fait représentatif de ces enjeux avec le besoin de nouveaux espaces d’activités extensifs, la requalification nécessaire des anciennes zones et l’affirmation des polarités urbaines intra muros comme lieu important de développement. Laure-Agnès CARADEC Présidente de l’Agam

L’activité économique, dans toute son hétérogénéité, structure l’espace urbain. Son impact sur la ville est considérable, tant en termes de déplacement, de développement, d’attractivité que de nuisances et de conflits d’usage. Sa localisation a souvent évolué, au gré des extensions urbaines, constituant à la périphérie des agglomérations des espaces qui lui sont parfois dédiés (zones commerciales, ZI, ZA, parc tertiaire). Les conséquences urbanistiques de cette périurbanisation économique sont nombreuses et pour partie aujourd’hui critiquées : la monofonctionnalité des sites et le rallongement croissant des distances domicile-travail, réinterrogent de manière globale la place accordée à l’activité économique dans la ville et plus spécifiquement les conséquences des choix des localisations passées. Pour autant, il serait inexact de considérer l’activité économique comme homogène dans ses besoins urbains et dans son impact spatial. De même, toutes les activités n’ont pas accès à la ville ̏dense˝. Si aujourd’hui les urbanistes et les acteurs économiques s’accordent pour promouvoir une mixité fonctionnelle plus grande dans les projets urbains, il s’agit pour l’essentiel des activités de services et de commerce. Le ̏retour à la ville˝ d’activités économiques repoussées par le passé à la périphérie laisse pour l’instant de côté certaines activités, qui répondent à des logiques immobilières et spatiales souvent incompatibles avec les contraintes financières et fonctionnelles du renouvellement urbain. Ce qui est certain c’est que le volet économique de l’urbanisme trouve un écho de plus en plus fort auprès des aménageurs publics ou privés. L’entreprise aussi devient partie prenante de cette réflexion, comprenant à son tour que l’optimisation de son fonctionnement passe aussi par un environnement urbain favorable, capable d’apporter des réponses efficaces en termes de services et de visibilité. C’est dans ce dialogue renouvelé entre l’urbanisme et le monde économique que doit s’inscrire aujourd’hui la production d’espaces urbains pour l’accueil d’activités et d’emplois.

N°33  : Espaces économiques, le droit de cité Agam, mai 2015 •

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éclairer les tendances en localisations urbaines Dans la continuité de la production de données et d’analyses sur le foncier économique métropolitain engagé en 2014 avec la CCIMP, l’année 2015 a été marquée par une intensification des travaux et de l’animation sur la question spatiale de l’économie. Particulièrement sur le suivi des démarches pilotées par la Mission interministérielle pour le projet métropolitain, dans le cadre du chantier "innovation" ou du carnet d’acteurs "commerce". En juin 2015, une publication Regards intitulée "Espaces économiques, le droit de cité" est venue prolonger les réflexions métropolitaines en cours, en particulier sous l’angle de la requalification des sites d’activités et d’une meilleure cohérence entre urbanisme économique et transport.

Carte des principaux espaces économiques de marseille

Volume d’emplois dans les principaux espaces économiques Secteurs

Nb d’emplois

Arnavants

7 000

Château-Gombert

4 000

La Valentine

7 000

Luminy

4 000

Centre-ville (Ier-7e arrdt)

130 000

Euroméditerranée 1 et 2

37 000

ZFU Nord Littoral

13 000

ZFU Sud

10 500

Source : Agam

12

44 • Agam • rapport d'activités 2015


?

CLUB DE L’IMMOBILIER D'ENTREPRISES UN LIEU POUR ÉCHANGER

P

lus que pour d’autres thématiques urbaines, l’approche immobilière et foncière du développement économique nécessite une approche transversale qui mêle travaux d’études et réflexions, acteurs de l’économie – opérateurs en immobilier d’entreprises ou aménageurs des grands sites économiques –, mais aussi qui permettent de cerner au mieux le profil des besoins des entreprises. Pour cela, l'Agam anime un "Club de l’immobilier d’entreprises" qui réunit les professionnels du secteur avec les collectivités, la CCIMP et Euroméditerranée.

Ce Club offre un moment d’échanges sur des problématiques urbaine et immobilière d’actualité sur le territoire de la communauté urbaine et de la Métropole. En 2015, les participants à ce Club immobilier d’entreprises se sont penchés sur la question de l’offre économique à l’échelle métropolitaine (diversité des gammes en produit immobilier, localisation optimale et optimisation des zones d’activités périphériques) et sur celle des besoins en bureau pour relancer l’attractivité du centre-ville de Marseille.

Témoignage Le Club immobilier “  d’entreprises est un espace de dialogue public/privé où les échanges sont concrets et transparents. L’Agam alimente nos réflexions avec une vision d’expert et nous apportons notre connaissance du terrain et des expériences professionnelles d’autres

Témoignage

villes. Nous n’avons pas

“  les préconisations portées par les professionnels de l’immobilier Je trouve dans ce Club beaucoup d’écoute et de respect pour

toujours la vision politique des choses. Ce dialogue constructif nous ouvre

d’entreprises que nous sommes. Personne ne détient la vérité, c’est un vrai

de vraies réflexions sur

échange qui se tient toujours dans un bon état d’esprit où tout le monde

le développement futur

avance dans le bon sens.

de Marseille et de son

Ces échanges nous permettent de nous tenir au courant de l’actualité des

territoire

projets, comme les projets de transport et de desserte. Nous avançons ensemble de façon positive et constructive Pascal Schori,

 ”

.

 ”.

Philippe Le Normand, directeur régional Méditerranée CBRE Agency

directeur régional BNP Paribas Estate

Agam • rapport d'activités 2015 • 45


ÉCONOMIE

ENQUÊTE TOUT SAVOIR SUR LA VIE DES ÉTUDIANTS L'Agam, les agences d'Aix et d'Avignon et les organismes universitaires relancent une enquête en ligne sur les conditions de vie des étudiants.

C Démarche logistique urbaine L’Agam a animé en 2015 un groupe de travail MPM-Ville de Marseille-Agam sur la logistique urbaine : benchmark des bonnes pratiques, feuille de route collective, création de deux ateliers sur le fonctionnement des livraisons et sur les espaces logistiques urbains, et un rapport final ont jalonné cette démarche. Les deux ateliers ont débouché sur la rédaction d’une quinzaine de fiches actions •

inq ans après le lancement d’une première enquête sur les conditions d’études et de vie des étudiants sur le territoire, l’Agam et ses partenaires ont décidé de renouveler l'exercice en 2015. Il s'agissait d'actualiser la connaissance des pratiques et des attentes de ce public spécifique. L'objectif, une fois encore, était de permettre de mieux accompagner les étudiants dans les différents aspects de leur vie quotidienne, le suivi des études, bien sûr, mais aussi le logement, les déplacements, l'alimentation, les activités culturelles, sportives et de loisirs, les problématiques de handicap ou la difficulté de trouver des ressources financières. Les partenaires de l'enquête, sans qui elle ne pourrait pas se mener à bien à l’échelle académique, sont des établissements de l’enseignement supérieur ou des structures de soutien (Aix-Marseille Université, Université des Pays d’Avignon et de Vaucluse, Crous, Rectorat) et les trois agences d’urbanisme du Pays d'Aix (Aupa), d'Avignon (Aurav) et de Marseille (Agam). Au final, c’est autant une mise à jour de la connaissance sur ces sujets qui est visée, que le développement d’une culture par-

tagée des problématiques étudiées. L’enseignement supérieur et la recherche sont en effet au cœur des questions de développement, de rayonnement et d’attractivité des métropoles. Et la mise en œuvre des politiques publiques en la matière s’inscrit dans des cadres de plus en plus intégrés nécessitant cette proximité entre acteurs. Sur près de 100 000 étudiants visés, ce sont plus de 16 000 répondants qui se sont rendus sur le site de l’enquête en ligne, pour près de 10 000 questionnaires complétés, fournissant ainsi une base d’analyse solide. L’Agam a pris en charge le développement et l’hébergement de l’outil d’enquête en ligne, ainsi que les premières opérations de nettoyage/recodage du fichier. Les trois agences d’urbanisme assureront conjointement l’exploitation des données recueillies et la production de l’analyse, partagée ensuite avec les partenaires. Ce travail, en écho à celui de 2011, a fait l’objet d’une intervention de l’Agam lors du séminaire d’observation urbaine organisé chaque année par la Fnau, le Cerema et l’Insee.

L'ATTRACTIVITÉ D'AIX-MARSEILLE-PROVENCE À L'AUNE EUROPÉENNE

L

'Agam a entrepris en 2015 un travail de collecte et d’analyse des données statistiques sur une trentaine de métropoles européennes millionnaires en habitants. Cette étude devrait déboucher sur la sortie d’une publication en 2016 qui permettra d’apprécier l’attractivité relative d’Aix-Marseille, au-delà du cadre national cette fois. En effet, ce travail d'analyse fait suite à une étude réalisée en 2012 et actualisée en 2014 sur une première approche de l’attractivité de Marseille à l’échelle française grâce à un comparatif de sept, puis douze métropoles régionales. Les données sont moins fiables car aborder l’échelle européenne oblige à accep-

46 • Agam • rapport d'activités 2015

ter une perte relative de la richesse de l’information statistique disponible. Les instituts nationaux ou européens n’ont pas les mêmes définitions des indicateurs ou le même degré de finesse des paramètres que l’on souhaiterait retenir. C’est le prix à payer pour obtenir malgré tout une idée approchante de l’attractivité de la Métropole provençale.

AMP s'avère meilleure en économie qu'en qualité de vie La comparaison s’est faite à partir de quatre familles d’indicateurs. Deux familles concernent les leviers de l’attractivité, taille et situation

économique d’une part, qualité de vie, d’autre part. Les deux autres abordent les effets, c'est-à-dire l'attractivité exercée sur les personnes et sur les entreprises. Cette dernière famille d'indicateurs pâtit du peu d’informations disponibles à une échelle fine comme celle des agglomérations et elle n’est que partiellement traitée. Les premiers résultats laissent apparaître un résultat mitigé  : Aix-Marseille Provence se révèle être une métropole qui obtient de meilleurs résultats économiques qu’elle ne dispense de qualité de vie pour ses résidents potentiels.


Environnement développement durable E

nvironnement-développement durable. La thématique n'est pas nouvelle mais la place qu'ont pris aujourd'hui les contraintes environnementales et les préoccupations de développement durable dans tous les secteurs de la société oblige à une prise en compte totalement nouvelle. L'environnement n'est plus aujourd'hui une donnée de l'urbanisme, il est devenu l'élément de départ du projet urbain. En même temps, il peut être un véritable vecteur du développement du territoire. La Métropole Aix-Marseille Provence a des atouts environnementaux précieux : la singularité extrême de tout son littoral, le massif des Calanques unique au monde, la baie de Marseille et son Contrat de Baie, le climat méditerranéen qui repense toute la problématique de la transition énergétique, l’Étang de Berre poumon bleu au cœur du territoire... Au XXIe siècle, la société française est passée dans un urbanisme de mode de vie. L'urbanisme de l'offre a vécu. Environnement et développement durable introduisent dans nos pratiques les notions de réversibilité, de souplesse, de réactivité. C'est pour cela que l'Agam revisite ses méthodes, repense ses process et réinvente ses études. Nous restons dans le temps long mais désormais nous gérons également le temps court.

Agam • rapport d'activités 2015 • 47


ENVIRONEMENT ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

URBANISME ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

LA RÉVOLUTION ÉNERGÉTIQUE

La maîtrise des consommations énergétiques, désormais cruciale sur le plan environnemental, a des répercussions sur l'ensemble des processus à l’œuvre dans l'aménagement urbain. Toutes les politiques sont à repenser profondément.

D

epuis près de 20 ans, les questions climatiques et énergétiques sont au cœur des préoccupations des décideurs publics aussi bien que des acteurs privés. Après la phase de prise de conscience, nous rentrons à présent dans une séquence opérationnelle, avec la mise en place d’outils et l’affirmation d’objectifs quantitatifs ambitieux.

une dépendance grandissante aux énergies Le développement des énergies a considérablement amélioré le confort de vie de la population et le champ des possibles dans tous les domaines. Toutefois, leur usage croissant a eu son revers, notamment dans le domaine de l'aménagement (étalement urbain qui a généré une utilisation massive de la voiture individuelle, urbanisation

1 160 €/an

et formes urbaines consomtous les domaines de matrices de foncier et peu écol'aménagement sont nomes en énergie, etc.), comproMOYENNE DES DÉPENSES interrogés ÉNERGÉTIQUES POUR UN MÉNAGE mettant ainsi un aménagement La mise en œuvre d’une transiMÉTROPOLITAIN durable du territoire. tion énergétique et écologique dans nos territoires constitue désormais une priorité. Elle suppose à la fois la mobilisation d’actions publiques PART DES MÉNAGES EN RÉGION volontaristes et des changePACA QUI DÉCLARENT SOUFFRIR ments structurants des moDU FROID des de vie. Tous les domaines de l’aménagement sont ainsi interrogés. En premier lieu, la planification avec l’émergence Notre société est aujourd'hui d’une organisation urbaine devenue dépendante et dis- PART DE LA CONSOMMATION pendieuse en énergies pour ses ÉNERGÉTIQUE D'UN LOGEMENT plus compacte tout en maintenant et améliorant le cadre principaux besoins (se nourrir, QUI CONCERNE LE CHAUFFAGE de vie, l'accès aux services, ET LA CLIMATISATION se chauffer, se déplacer...). Et ou la nature en ville. Les décela, alors même que ces énerplacements doivent laisser la gies deviennent plus chères, place aux transports collectifs plus rares et responsables en et aux modes doux. En ce qui grande partie en raison du réconcerne le logement ancien, chauffement climatique. une réhabilitation exigeante mais coûteuse du parc ancien le plus "énergivore" est essen-

nous entrons dans une phase opérationnelle avec l'affirmation d'objectifs quantitatifs ambitieux.

15 %

50 %

Avec 80 % des consommations énergétiques et plus de 70 % des émissions globales de CO2, les espaces urbains apparaissent comme les territoires à enjeux de l’action publique en faveur du développement de pratiques et de modes de vie énergétiquement sobres. L'objectif est alors de mettre en place des politiques favorisant un développement durable du territoire. Pour permettre l’appropriation de ces enjeux, l’Agence a réalisé un carnet pédagogique et largement illustré pour comprendre ce que sont la sobriété et l’efficacité énergétiques ainsi que le développement des énergies renouvelables, carnet accompagné d’un éclairage du contexte énergétique de quelques séquences territoriales. Face aux enjeux climatiques et énergétiques mondiaux, les grands objectifs sont connus  : le Facteur 4, le paquet climat-énergie européen. Le cadre réglementaire mobilise trois niveaux territoriaux  : national avec la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, régional avec l’adoption fin 2012 du Schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE), et local avec les Plans climat-énergie territoriaux (PCET). Bien que les objectifs soient globaux, la mise en œuvre des solutions est locale. Les collectivités locales sont donc des acteurs clé de la transition énergétique des territoires car elles exercent leurs compétences autant en matière de planification énergétique locale qu’en matière de planification urbaine.

48 • Agam • rapport d'activités 2015

énergie & territoires

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Réussir la transition énergétique

Décembre 2015

Énergie & territoires  : réussir la transition


tielle. Sur la construction de logements neufs, déjà peu consommateurs en énergie, une réflexion sur des formes urbaines évolutives comme le bioclimatisme s'impose. Enfin, des restructurations des process industriels les plus impactants en terme de pollution, doivent être accompagnées.

Une prise de conscience qui doit être collective Les chantiers sont immenses. Tous les pouvoirs publics ont un rôle à jouer, notamment à travers la définition d’une stratégie territoriale environnementale transversale qui passe entre autres par l’élaboration de plans territoriaux climat-air-énergie. Les particuliers ne sont pas en reste et dans leur mode de vie, dans leurs pratiques en termes d’habitat et de déplacements, ils peuvent aussi contribuer à la baisse de la consommation énergétique en cherchant en permanence l’efficacité et l’optimisation de leurs usages.

Rencontres de l’Agam Réduire la précarité énergétique des ménages Les consommations énergétiques des logements du territoire de la communauté urbaine MPM représentent 40 % des consommations énergétiques (hors industries). La moitié de ces consommations sont affectées au chauffage et à la climatisation. L’habitat est donc au cœur des enjeux de la transition énergétique. L’amélioration de la performance énergétique des logements répond également à une nécessité de diminution du coût des dépenses énergétiques des ménages et d’amélioration des conditions sanitaires pour les ménages les plus vulnérables. Pour partager ces enjeux et travailler à des pistes de réflexions, l’Agam a souhaité organiser des "Rencontres de l'Agam" en partenariat avec l'association Bâtiments Durables Méditerranéens.

Elle se sont tenues mardi 8 décembre 2015 au siège régional de Nexity, aux Docks libres, dans un remarquable bâtiment en bois. Lors de ce débat, l'Agam a présenté des premiers éléments de connaissance sur la vulnérabilité énergétique du bâti. L'association BDM a également réalisé une présentation axée sur les bonnes pratiques en matière de construction et de réhabilitation durables. Une table-ronde réunissant plusieurs acteurs locaux (UNIS, 13 Habitat et EDF) a permis de partager des expériences de démarches de réhabilitation de logements pour diminuer les consommations énergétiques et de réduction de la précarité énergétique des ménages. Un franc succès pour cette manifestation qui a réuni plus de 80 personnes.

Agam • rapport d'activités 2015 • 49


ENVIRONNEMENT ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

PARC NATIONAL DES CALANQUES

FAIRE PERDURER LA QUALITÉ DU SITE L’Agam est associée au Parc national des Calanques pour élaborer un "plan de paysage", sorte de feuille de route des préconisations, entre protection et gestion. Enjeu  : préparer les conditions d'un développement durable et harmonieux.

L

e massif des Calanques, les monts de Saint-Cyr et le Cap Canaille forment une interface naturelle entre les villes de la métropole marseillaise et la mer. Longtemps affectés à des usages d’exploitation agricole et industriels, ces espaces sont devenus l’emblème de la protection des paysages dès le début du XXe siècle. Cette dynamique s’est renforcée avec les politiques de protection à partir des années 1970. La création du Parc national des Calanques en 2012 est venue confirmer cette évolution en définissant le caractère de cet espace autour de trois composantes essentielles  : un territoire né de la mer (de beautés naturelles et de contrastes), un territoire façonné par l’homme (depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours) et un territoire de contemplation (l’infini à portée de main). Au-delà de la combinaison unique sur le plan international des éléments géologiques, de diversité biologique, d’activités

50 • Agam • rapport d’activités 2015

humaines et de paysages, la caractéristique typique du Parc national des Calanques est l’interdépendance des espaces de massifs, des masses d’eau et des systèmes urbains. Les enjeux et les missions du Parc ont pour objectif principal de valoriser et de faire perdurer

L’ambition est de mettre la qualité paysagère des espaces gérés par l’homme en cohérence avec la qualité exceptionnelle des paysages dans le temps un territoire de qualité. Pour cela, il doit considérer les espaces marins et terrestres comme un seul territoire interdépendant et permettre leur bonne coexistence avec la Métropole. D’autres défis sont pris en compte pour inscrire les usages dans le développement durable

200

NOMBRE DE PARTENAIRES MOBILISÉS SUR LE PARC NATIONAL DES CALANQUES (ASSOCIATIFS, INSTITUTIONNELS, CHERCHEURS, HABITANTS... )

les ateliers de terrain  : carrière du loin à la ciotat

ou réduire le risque incendie. Le paysage est le lieu d’expression de ces défis. En tant que "partie du territoire telle que perçue par les populations et dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations", le Parc est la résultante de la géomorphologie locale mais aussi et surtout, des modalités d’interventions des différents gestionnaires ou propriétaires dans ce périmètre. C’est dans cet esprit que le Parc national des Calanques et l’Agam ont souhaité s’associer en 2013 dans un appel à projet du ministère de l’Environnement et du Développement durable pour établir un plan de paysage du territoire du Parc national. Pendant son élaboration, les ateliers de paysage ont mis en exergue les besoins de définir des lignes communes. Face à tous les défis du paysage des Calanques, il est nécessaire de définir où placer le curseur entre protection et gestion, entre intervention et laisser-faire, entre diminuer la pression et accompagner la fréquentation. L’ambition du plan de paysage est de mettre la qualité paysagère des espaces gérés par l’homme en cohérence avec la qualité exceptionnelle des paysages du Parc national des Calanques. Ce séminaire se veut un prolongement de la richesse des dix ateliers de paysage permettant de construire ensemble ce territoire d’exception.


Entretien Didier Réault Quels paysages voulons-nous pour les Calanques ?

Président du conseil d’administration du Parc national des Calanques

mque laudantium, totam

''LA COLLABORATION AVEC L'AGAM AFFIRME LA DIMENSION MÉTROPOLITAINE DU PARC'' Pourquoi avoir confié à l’Agam la co-maîtrise d’ouvrage du plan paysage du Parc national des Calanques ?

La concertation publique a été au cœur de l’élaboration du plan de paysage. Elle s’est organisée d'avril à octobre sous la forme de dix ateliers participatifs réunissant élus, associations, habitants... pour débattre sur les secteurs étudiés. Un séminaire sur la qualité des paysages face aux défis du territoire, le 16 novembre 2015, a conclu cette concertation. Plus de 120 élus, techniciens, associatifs, chercheurs, se sont réunis pour échanger sur l'histoire du paysage et des pratiques dans les Calanques, avant d'évoquer les défis lancés par la protection. Du panorama des Calanques au jardin planétaire, une conférence de Gilles Clément au MuCEM a conclu cette journée dédiée au plan de paysage.

L’Agam a accompagné le Groupement d’intérêt public de préfiguration du Parc national des Calanques sur tous les sujets concernant l’inscription spécifique de ce territoire dans son contexte péri-urbain, ce qui fait de lui le seul et le premier parc national de ce type en Europe. Au vu de cette bonne connaissance du territoire et des acteurs, il était tout naturel que l’Agam continue d’accompagner le Parc national des Calanques dans l’élaboration du plan de paysage. Cette collaboration affirme la dimension métropolitaine du Parc national.

Quel est l’apport essentiel de l’Agam dans ce partenariat spécifique ? L’Agam a tenu un véritable rôle de co-maîtrise d’ouvrage aux côtés du Parc national des Calanques. En cela, elle a participé à l’élaboration de la démarche et des conditions de sa mise en œuvre. Elle a animé, avec le Parc national, les organes de gouvernance et les ateliers de paysage réalisés tout au long de l’élaboration du document. Elle a également permis, de par son implication dans les autres dossiers métropolitains, d’assurer un lien efficace entre l’élaboration du plan de paysage et toutes les études thématiques ou sectorielles en cours sur le territoire.

Quels sont les spécificités de ce nouvel outil ? Le plan de paysage constitue une démarche concertée entre différents acteurs au service d’un projet de territoire  : élus, habitants, associations, acteurs socio-économiques, professionnels des collectivités locales et des gestionnaires de l’espace, chercheurs, etc. Il s’agit d’une démarche qui invite à repenser la manière de concevoir l’aménagement du territoire en remettant le paysage au cœur du processus. Ce plan de paysage permet ainsi une nouvelle formulation d’objectifs de qualité paysagère partagés visant à la fois l’amélioration de la qualité de vie des populations locales et la préservation du patrimoine naturel et culturel du Parc national des Calanques.

Agam • rapport d'activités 2015 • 51


ENVIRONNEMENT ET DÉVELOPPEMENT DURABLE L’utilisation de satellites pour observer le territoire

UNE COLLABORATION ACCRUE AVEC LE MONDE DE LA RECHERCHE L'Agam vient de signer une convention Cifre qui lui permet d'accueillir un doctorant chercheur pour élaborer pendant trois ans une thèse sur le cadre de vie des Marseillais.

En 2015, l’Agam a signé la charte d’adhésion à l’organisme GeoSud qui met à disposition de ses membres des images satellites de haute résolution spatiale. Grâce à des traitements spécifiques, ces images donnent accès à des informations sur l’occupation du sol ou encore les chaleurs de surface. Des premiers essais ont notamment permis de calculer un indice de végétation à l’échelle métropolitaine, mais aussi d’obtenir la température de surface sur trois années différentes en période estivale. Ces données permettront de définir des îlots de chaleur urbains •

OBSERV’AGGLO La Fédération nationale des agences d’urbanisme (Fnau) et l’Association des communautés de France (ADCF) ont impulsé une démarche de connaissance des agglomérations françaises à partir d’un panel d’une quarantaine d’indicateurs permettant de mieux comprendre les dynamiques à l’œuvre sur les territoires urbains. Cette démarche appelée "Observ’agglo" concerne les agglomérations de plus de 200 000 habitants, hors le Grand Paris. Cette démarche a deux objectifs : concrétiser à l’été 2016 la réalisation d’un référentiel national d’agglomérations pouvant être régulièrement actualisé, et fournir aux agglomérations un outil adaptable sur leur propre territoire.

52 • Agam • rapport d’activités 2015

E

n novembre 2015, l’Agam a signé avec le ministère de la Recherche une Convention industrielle de formation par la recherche (Cifre) dans le domaine des sciences géographiques et de l’aménagement, qui se traduit par l’accueil d’un doctorant chercheur pour une durée de trois ans dans les bureaux de l'Agence. Cette collaboration vise à renforcer la synergie entre les acteurs du territoire, techniques d'un côté (Agam, collectivités) et scientifiques de l'autre (Aix-Marseille Université, LPED, axe TRAMES) autour du partage de données et de connaissances. Cette thèse de doctorat porte sur le cadre de vie des Marseillais. De par ses héritages multiples, ses spécificités et ses évolutions propres, Marseille doit faire

face à un certain nombre de handicaps mais elle bénéficie également d’atouts indéniables  : un socle naturel important, une vaste superficie et une offre diversifiée d’équipements et de services collectifs, y compris associatifs. Quel impact ces atouts peuvent-ils avoir sur l’accès aux aménités, les éléments procurant du "bien-être"  ? Est-ce que ce "patrimoine" profite à tous  ? Est-il approprié, articulé avec la demande sociale locale  ? Comment réunir les diverses pratiques et attentes citadines autour de ces biens communs  ? Telles sont les questions que la thèse du doctorant contribuera à éclairer. L’objectif de ce travail sera d'identifier des pistes pour renforcer la cohésion urbaine grâce à la régulation ciblée des inégalités d’accès à un bon "cadre de vie".

Signature du Contrat de baie de la Métropole Marseillaise

Indicateurs "éco-cité" pour Euroméditerranée

RAPPORT ANNUEL DE Développement durable de mpm

32 communes des Bouches-duRhône et 7 du Var ont décidé d’agir de manière coordonnée avec un outil opérationnel et fédérateur pour répondre aux grands enjeux du littoral de la Métropole marseillaise. La signature de ce contrat en octobre 2015 lance un ambitieux programme autour de 17 actions et 80 opérations pour un montant de 265 M €.

Souhaitant aller au-delà de l’évaluation obligatoire qui conditionne l’attribution de financements aux ÉcoCités, l’Agam et Euroméditerranée ont élaboré ensemble un référentiel de 44 indicateurs de suivi appelés à devenir une référence pour tous les territoires labellisés ÉcoCité. Une première publication est prévue en 2016.

Ce rapport évalue à travers les cinq finalités du développement durable les opérations, politiques et programmes de la collectivité et analyse les processus de gouvernance. Il met aussi en évidence les axes de progrès possibles. Obligatoire pour les communes de plus de 50 000 habitants, son élaboration est confiée à l’Agam depuis 2012.


AUTRES PRODUCTIONS DE L'AGAM EN 2015

Aix-Marseille-Provence  : futur engagé Une vision d'ensemble des projets de transport, de logement, d'activité et d'environnement. Avril 2015 / 26 p. - Étude

PLANIFICATION - PROJET URBAIN Étude de fonctionnement des hôpitaux Nord  : diagnostic.

n°13 • septembre 2015

Octobre 2015 / 83 p. Étude - Accès Membres

CLUB PROJET URBAIN &PAYSAGE

2014 2015

Club Projet Urbain et Paysage n° 13  : atelier de Riom

HABITAT - COHÉSION SOCIALE, ÉQUIPEMENTS Atlas du parc locatif social Décembre 2015 / 31p. - Étude

Novembre 2015 / 41p. - Étude- Accès Membres

Cartographie des équipements sociaux et développement d'une offre Websig (GATES) Septembre 2015 - Diaporama Accès Membres OB SE

RV AT

OI RE JANVIER 2016 : N°42 H AC BIÉ TA SO TT É

ATELIER DE RIOM VISITE IN SITU- LYON EXPERTISE - CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE

Suivi des logements réalisés

dans le Pays d'Aubagne et de l'Étoile 2007-2014 CHIFFRESCLÉS

PLU d'Aubagne - exposition Zonage et règlement

3 211

L’enquête sur la réalisation des permis de construire conduite en 2015 a porté sur les logements livrés en 2013 et 2014, période charnière de bilan du premier Programme local de l’habitat (2007-2013) et de lancement du nouveau PLH (2014-2019).

C'est le nombre de logements livrés entre 2007 et 2014

En moyenne, en 2013 et 2014, ce sont 320 logements qui ont été livrés par an, rythme de

400

Alors que le bilan des réalisations en 2013 s’inscrit dans le rythme des années précé-

C'est la moyenne de logements livrés par an sur la période

production inférieur à celui constaté ces huit dernières années (400 logements / an en moyenne entre 2007 et 2014). dentes et permet de clôturer positivement le bilan de l’ancien PLH avec des objectifs globaux presque atteints, la production 2014 apparaît en net recul. En 2014, un peu moins de 200 logements ont été livrés, constat qui s’accompagne d’une baisse importante de

54%

la part de logements collectifs dans les livraisons. Ce fait marquant pour les communes

C'est la part de logements individuels réalisés sur la période

hors pôle urbain, signale la fin d’un cycle de promotion immobilière en attendant le lan-

33%

communes : Aubagne (30 %), Auriol (10 %), Roquevaire (14 %) et Saint-Zacharie (12 %). Le pôle urbain accueille 33 % des logements livrés. En dehors d’Aubagne, des pôles secondaires de production se sont constitués autour des communes d’Auriol, Roquevaire et Saint-Zacharie en lien avec la desserte routière et les opportunités foncières.

90%

C'est le taux de logements réalisés par rapport aux objectifs de production du PLH

MARS 2016 : N°46 T AI T É CHOANBOI M E

©Hélios images

Accès au logement Un équilibre à trouver à l’échelle métropolitaine CHIFFRES-CLÉS

1 631 €

Revenu médian mensuel disponible par unité de consommation de la métropole, soit environ 3 100 € pour un couple avec 1 enfant

2 650 € / m² 3 540 € / m² 20 %

Part des communes de la métropole où le marché du logement collectif est dominant

Riche de sa diversité, le territoire métropolitain présente un panel important de formes d’habitat, du pavillonnaire "en campagne" jusqu’au studio locatif en résidence. Cela s’accompagne de conditions de logement multiples mais aussi d’une gamme de prix étendue, laquelle peut varier du simple au triple en accession à la propriété. Combiné à un déséquilibre entre offre et demande ainsi qu’à une pénurie de logements abordables, ces facteurs expliquent la tension pour l’accès au logement, particulièrement forte au sein du territoire de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Les impacts sur les parcours résidentiels des ménages sont importants, d’autant plus, dans un territoire où la maison individuelle domine le marché de l’habitat. Le pavillonnaire occupe une place importante dans l’imaginaire des habitants, alors que seule une minorité peut y accéder. Au-delà de ce segment de marché, les choix résidentiels des ménages, en particulier ceux souhaitant acheter leur premier logement, sont largement contraints. La localisation, élément structurant du choix résidentiel, est l’un des premiers "sacrifice" consenti. Nombreux sont ceux se reportant vers des territoires éloignés des bassins d’emploi ou non desservis en transports publics. Autre exigence revue à la baisse, les caractéristiques du logement. Celles-ci ne correspondent plus toujours à leurs aspirations. Ainsi, pour de nombreux ménages, l’accès à la propriété s’avère complexe au sein du territoire, situation qui a un impact direct sur son attractivité. Quelle est la capacité du territoire à répondre aux aspirations résidentielles des ménages ? Quels sont les leviers pour offrir des parcours résidentiels satisfaisants et adaptés aux différentes étapes de leur vie ? Comment éviter que des ménages ne choisissent l'option de s'installer à l'extérieur du territoire métropolitain ? Autant de questions qui, au-delà des choix individuels voulus ou subi des ménages, interrogent les politiques publiques et les conditions d’attractivité des villes et des pôles urbains de la métropole.

MOBILITÉS

Cours Lieutaud  : diagnostic et orientations Mars 2016 / 50 p. Diaporama - Accès Membres

Appel à Manifestation d’Intérêt  : Gare d'Aubagne Projet de réaménagement et de redynamisation du centre-ville d'Aubagne. Septembre 2015 / 12 p. Étude - Accès Membres

LN PCA  : lancement de l'analyse foncière Etape 1, prospective foncière Septembre 2015 Diaporama - Accès Membres

VATO IRE

Évolution de l'emploi salarié privé de 2009 à 2014

Tableau de bord sectoriel de la région marseillaise  : évolution de l'emploi salarié privé de 2009 à 2014. Février 2016 / 24 p. - Étude

L’attractivité socio-économique de Marseille-Aix Analyse quantitative comparée (échantillon de 12 métropoles régionales). Février 2016 / 46 p. - Diaporama

Géographie (La) de l'innovation des régions Paca et Rhône-Alpes Cette version de mars 2015 a été présentée au club Eco Fnau. Mars 2015 / 50 p. - Cote Agam 2015-204 Diaporama - Accès membres

Janvier 2016 / 4 p. Publication

Regards de l'Agam n°46  : Accès au logement  : un équilibre à trouver à l'échelle métropolitaine

Démarche logistique urbaine et livraisons en centre-ville Synthèse. Février 2016 / 64 p. Étude - Accès Membres

portrait

Prix médian des maisons vendues dans la métropole entre 2012 et 2014

Septembre 2015 / 64 p. Étude - Accès Membres

Regards de l'Agam n°42  : Suivi des logements réalisés dans le Pays d'Aubagne et de l'Étoile 2007-2014.

OB SER

Tableau de bord sectoriel de la région marseillaise

portrait

Prix médian des appartements vendus dans la métropole entre 2012 et 2014

Pôle d'échanges multimodal de Saint-Loup  : accessibilité et renouvellement urbain

FÉVRIER 2016 /

cement d'une nouvelle programmation prévue dans le PLH. Près de 70 % de la production de logements de 2007 à 2014 est répartie entre quatre

des logements ont été livrés dans le pôle urbain (Aubagne – La-Penne-sur-Huveaune)

Septembre 2015 / Panneaux

Juin 2015 / Panneaux

Décembre 2015 / 16 p. Publication

Exploitation des données de marché immobilier et foncier 2008-2013 Retour d'expérience sur les premières exploitations de la base de données Demandes de Valeurs Foncières (DVF).

octobre 2015 / 27 p Publication Fnau

PLU d'Aubagne - 5 panneaux d'exposition Présentation de la démarche d'élaboration du PLU et du PADD.

Lettre de l'Enseignement Supérieur n° 12

Mars 2016 / 8 p. Publication

OB SE

OI RE DÉCEMBRE 2015 : N°40 ÉCONOMIE

Regards de l'Agam n° 40  : Emplois salariés privés Synthèse 2014.

portrait

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Emplois salariés privés Synthèse 2014 CHIFFRES-CLÉS

+ 5 420

Après deux années de stagnation, l’année 2014, selon l’ACOSS, a été une très bonne année pour la Métropole Aix Marseille Provence (AMP). Elle a en effet gagné 5 420 emplois salariés privés (ou ESP) soit une hausse de 1% en un an et 15 987 ESP depuis 2009 (+3% en

emplois dans la Métropole AMP (+1%) en 2014

cinq ans). La dynamique a été portée par les deux plus grands territoires de la Métropole,

+ 3 753

Au niveau national également, l’aire urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, très proche

+ 2 581

de 1%. Elle est talonnée par les aires urbaines de Lyon et de Nantes avec une croissance de

1re

plus modéré : - 87 000 en 2012, - 58 400 en 2013 et - 23 400 en 2014. Nous pouvons remar-

emplois à Marseille

emplois à Aix en Provence

aire urbaine en progression sur un an (+1%)

+ 2 131

Diagnostic du Contrat de Ville  Transports, mobilités, habitat, population, précarité, développement économique, accès à l’emploi... des territoires Centre, Grand Sud, Nord Littoral, Nord Est, La Ciotat, Marignane et Septèmesles-Vallons.

RV AT

© Ville de Marseille

MÉTROPOLE

emplois industriels liés à l’aéronautique à Marignane entre 2009 et 2014

Marseille Provence Métropole et le Pays d’Aix et particulièrement par leur cœur, à savoir les communes de Marseille et d’Aix-en-Provence. dans ses contours de la future Métropole AMP, se distingue en 2014. Elle est la plus dynamique des dix plus grandes aires urbaines avec une plus forte croissance sur une année 0,9% sur un an, soit respectivement 7 067 et 2 547 emplois supplémentaires. La France, quant à elle, continue de détruire des emplois depuis 2012, mais à un rythme quer que la dynamique de l’emploi se situe de plus en plus dans les grandes métropoles

Décembre 2015 / 8 p. Publication

ou les grands bassins d’emploi, surtout dans les territoires de la façade Ouest et SudOuest ainsi que dans les régions lyonnaise et alpine, entre Lyon et la frontière suisse, de Mulhouse à la Savoie. Les secteurs les plus porteurs relèvent des services à l’entreprise ainsi qu’à la personne, à l’instar de l’ingénierie et des études techniques ainsi que l’accueil de jeunes enfants ou de personnes âgés. L’industrie manufacturière et la construction, en revanche, restent à la peine sur tout le territoire national en 2014, après sept années de crise. Seuls la filière aéronautique et les équipementiers progressent dans l’industrie.

ENVIRONNEMENT DÉVELOPPEMENT DURABLE Atlas de l'environnement de MPM (édition 2015). Juin 2015 / 122 p. - Atlas

Avril 2015 / 164 p. Étude OB SE

RV AT

Accueil SDF et migrants  Cartographie et Housing First. Avril 2015 / 133 p. + 5 p. Étude - Accès membres

OI RE OC TOBRE 2015 : N°39 ENVIRONNEMENT

Regards de l'Agam n° 39  : Améliorer la qualité de l'air, un enjeu d'échelle métropolitaine.

portrait

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Améliorer la qualité de l'air

Un enjeu d'échelle métropolitaine CHIFFRES-CLÉS

1 SUR 2

C’est le nombre de jours où la qualité de l’air est insuffisante sur le territoire métropolitain

60%

L’amélioration de la qualité de l’air sur le territoire de la future Métropole Aix-Marseille Provence est un enjeu de société, au cœur de plusieurs thématiques croisées qui intéressent l’Agam. C’est pourquoi il a semblé important de restituer les grands éléments de connaissance sur la qualité de l’air. Sur un territoire très impacté par la pollution de l’air extérieur, classée cancérigène par l’Organisation Mondiale de la Santé en 2013, le premier défi est sanitaire. Réduire durablement l’exposition de la population est indispensable pour garantir un cadre de vie de qualité.

C’est la part de la population métropolitaine qui habite dans une zone exposée au dépassement des seuils pour la protection de la santé liés à l’ozone

et qui cumulent d’autres nuisances comme le bruit et le phénomène d’îlots de chaleur.

6,8%

définis par l’Union européenne évitera à la France les contentieux avec la Cour de justice

C’est la part de la population métropolitaine qui habite dans une zone exposée au dépassement des seuils pour la protection de la santé liés aux particules en suspension

1 an DE VIE GÂCHÉ

C’est 6 mois d’espérance de vie en moins liés à la mauvaise qualité de l’air et 6 mois perdus dans les bouchons (Air Paca)

C’est en particulier le cas dans les centres urbains, appelés à être de plus en plus denses Il s’agit également de réduire les inégalités environnementales, spatiales et d’améliorer l’attractivité du territoire. D’autre part, tendre vers le respect des seuils de qualité de l’air européenne, comme c’est aujourd’hui le cas pour les particules. L’une des réponses est de conduire une politique intégrée de réduction des émissions à une échelle de territoire pertinente. Les réflexions à venir sur les politiques de logement, de mobilité et de développement dans l’élaboration du SCoT métropolitain devraient contribuer à apporter des réponses plus qualitatives et respectueuses vis-à-vis des enjeux environnementaux et de qualité de vie. Le défi est aussi d’intégrer les politiques climatique et énergétique dans une double logique : baisse des émissions de gaz à effet de serre, adaptation aux évolutions en cours.

Octobre 2015 / 8 p. Publication

ÉCONOMIE Filière économie numérique à Marseille  Enjeux et perspectives économiques. Mars 2015 / 35 p. Diaporama

Agam • rapport d'activités 2015 • 53


LES INSTANCES DE L'AGAM EN 2016 Nouveau conseil d’administration REFLET DE L’ANCRAGE MÉTROPOLITAIN DE L’AGAM Le conseil de la Métropole AMP a désigné ses 14 administrateurs au CA de l'Agam le 28 avril 2016. Ces désignations confirment l'ancrage métropolitain de l'agence. Tous les territoires qui composent la Métropole sont ainsi représentés ainsi que la quasi totalité des vice-présidents ou membres du bureau. C'est une nouvelle page qui s'ouvre pour l'Agam mais aussi une lourde responsabilité afin de répondre aux sollicitations émanant de la nouvelle institution, des territoires mais aussi des communes auxquelles l'agence entend rester très attachée.

Le bureau Présidente  : Laure-Agnès CARADEC, Secrétaire  : Claude VALLETTE Trésorier  : Gérard CHENOZ Membres  : S  ylvia BARTHELEMY, Arlette FRUCTUS

Le conseil d’administration REPRÉSENTANTS DE L’ÉTAT - Stéphane BOUILLON, préfet de région ProvenceAlpes-Côte d’Azur et des Bouches-du-Rhône - Gilles SERVANTON, directeur départemental des territoires et de la mer des Bouches-du-Rhône (DDTM 13)

REPRÉSENTANTS DE LA MÉTROPOLE AIX-MARSEILLE-PROVENCE - Maxime TOMMASINI, conseiller métropolitain et président de la RTM - Jean-Pierre SERRUS, vice-président de la Métropole AMP en charge de la mobilité et maire de la Roque d’Anthéron - Christophe AMALRIC, vice-président de la Métropole AMP en charge de la voirie et maire de la Barben - Danièlle MILON, maire de Cassis - Lionel ROYER-PERREAUT, conseiller métropolitain, maire du 5e secteur de Marseille - Claude VALLETTE, conseiller métropolitain - Georges ROSSO, vice-président de la Métropole AMP en charge de la concertation et maire du Rove - Michel ROUX, vice-président de la Métropole AMP en charge du projet métropolitain et adjoint au maire de Salon-de-Provence - Frédéric GUINIERI, maire de Puyloubier - Sabine BERNASCONI, conseillère métropolitaine, maire du 1er secteur de Marseille - Frédéric VIGOUROUX, maire de Miramas - Béatrice ALIPHAT, membre du bureau de la Métropole AMP et maire de Saint-Mitre-les-Remparts - Sylvia BARTHELEMY, présidente du Conseil de Territoire du Pays d’Aubagne - Gérard GAZAY, maire d’Aubagne REPRÉSENTANTS DE LA VILLE DE MARSEILLE - Jean-Claude GAUDIN, sénateur-maire - Laure-Agnès CARADEC, adjointe au maire - Solange BIAGGI, adjointe au maire - Arlette FRUCTUS, adjointe au maire - Gérard CHENOZ, adjoint au maire - Xavier MERY, adjoint au maire - Benoit PAYAN, conseiller municipal - Michel CATANEO, conseiller municipal

REPRÉSENTANT DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE MARSEILLE-PROVENCE - Marc REVERCHON, membre du bureau de la CCIMP REPRÉSENTANT DU GRAND PORT MARITIME DE MARSEILLE - Christine CABAU, présidente du directoire du GPMM

L’assemblée générale L'assemblée générale est composée de l'ensemble des membres du Conseil d'administration cités ci-dessus et  : • au titre de l’État  : - Bernard BEIGNIER, recteur de l'Académie d'Aix-Marseille - Claude SUIRE-REISMAN, directrice régionale de la direction des Finances publiques • au titre des personnes morales de droit public ou de droit privé, chargées d'une mission de service public ou d'intérêt général et intéressées aux travaux et réflexions conduits par l'Agence  : - Auguste LAFON, vice-président de l'UNPI (Union nationale de la propriété immobilière) - Jean-Michel BUDET, directeur général adjoint de l'AP-HM - Régis CHABERT, président de la UNIS (Union des syndicats de l'immobilier) Marseille Provence Corse - Hervé ISAR, représentant des Universités - Dominique TIAN, président de la Maison de l'emploi de Marseille - Didier REAULT, président du Parc national des Calanques - Arlette FRUCTUS, présidente du GIP Rénovation urbaine - Jean-Baptiste MARTIN, directeur du GIP Politique de la ville

REPRÉSENTANT D’EUROMÉDITERRANÉE - François JALINOT, directeur général

l'équipe de l'agam en 2015 ALLFREE Jonathan AMOUROUX Denis ANDOULSI Hamida ARAGNOL Catherine BALU Hélène BASILE Mathurin BEHR Aurélie BONGIORNO Marie-Noëlle BONNANS Alain BONNIN Céline BRUANT Nathalie BRUNNER Christian CAMPAGNO Audrey CARANONI-MOROSI Martine CARLUCCIO Laurent COLLET Isabelle CONTRUCCI Josiane

54 • Agam • rapport d’activité 2015

COUTURE Laurent CRESPEL Sylvain DE TATA Marion DELAUNAY Romain DUBREUIL Zoé DUPONT Louis-Laurent EMPTAZ Édouard FIBLA Sébastien GAYRAL Liza GIRARD REYDET Éric HERETIGUIAN Jacques LAMBALLE Martine LASSAILLY Alix MAUCOURT Frédérique MILLEREUX Karine MIRALLES Matthieu MITON Agathe

MOIROUX Xavier MORIN Gweltaz MORUCCI Sébastien NEVORET Catherine NICOLAS Benoît NOLO Hervé ORTS Patricia PATAIN Laurent PERRICAUDET Claire PICON Jean PINNA Sylvie REBEYROLE Anne-Clarisse RIEU Olympe ROUQUIER Damien ROUSSELOT-EMARD Peggy ROUSTAN Frédéric SABLIER Nicolas

SAN JOSE Julien SCOTTI Anne SILVA LE BAS Karin SOULIER Aurélie SUQUET Stéphanie SZANTO Laetitia TALBOT Mathilde TANGUY Patrick TERRASSE Mélodie THEDY Hervé THOMAS Aurélie TINET Vincent TRINQUIER Christophe TUSA Martine VAN DE VONDELE Éric VERMOT Thomas VITALIS Maxime

VOLPE Pascale ZERAFA Carmen Stagiaires ALMERO Adeline BOUSCARAT Laetitia BRUNET Jean-Baptiste FOUAN Antoine LAMACCHIA Magali MOUZ Rosalie QUEGUINER Patrig SEVERIN Hélène


REFERENCES - rapport d'activités 2015  

2015, année charnière pour l'Agam L’année 2015 a vu se mettre en place une nouvelle organisation institutionnelle dans les territoires. La l...

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