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Photo Reto Guntli - Munga Guest House

AVRIL-MAI 2018


DOSSIER P.6

LA COMMUNE DE TAGHAZOUT SUR TOUS LES FRONTS ENTREPRISES MAROCAINES DE SURF TOURISTIQUE

SPORTIF D’ICI P.16

OTHMANE CHOUFANI, SURFEUR DE BIG WAVES

SUCCESS STORY P.20

MUNGA GUEST HOUSE À TAGHAZOUT VILLAGE

SOMMAIRE AGADIR PREMIÈRE est édité par Azigzao éditions Av. Hassan II - Imm. Maison de l’Avocat N°620 - 6e étage - Agadir Tél. : 05 28 82 16 72 - Fax : 05 28 82 07 65 E-mail : info@azigzao.com Directrice de Publication : Touria OUCHEHAD Rédactrice en Chef : Catherine BIDAULT Directeur Artistique : Yassine MOUTAOUAKIL Graphiste Senior : Maryam IMAKBOUBEN Graphiste : Ikram IMAKBOUBEN Responsable Développement : Malik BOULBAROUD Community Manager : Hiba OUCHEHAD Chargée de gestion : Sanae CHAKIR Impression : DIRECT PRINT Crédit Photos : Azigzao - Shutterstock - Reto Guntli Mustapha Elbaz Agence Fly Viral - Pete Frieden Lamia Lahbabi

Dépôt légal : 2006/0076 Dossier de presse : 06/234 ISSN 2028-9723 Marque & Modèle déposés Tirage 10 000 exemplaires Distribution gratuite

Responsable Commercial : Hicham OUCHEHAD Tél. : 06 61 93 25 46 - commercial@azigzao.com

SOCIAL P.22

IMOURAN SURF ASSOCIATION

PATRIMOINE P.24

HISTOIRE DU LYCÉE YOUSSEF BEN TACHFINE

ÉVÉNEMENT P.28

LE MARATHON VERT D’AGADIR 2018

SPÉCIAL CANARIES P.30

LA LAGUNA A UNE HISTOIRE À VOUS RACONTER

ARCHITECTURE P.34

LES JOURNÉES DU PATRIMOINE D’AGADIR

CULTURE P.36

AGENDA CULTUREL DE L’IFA LE FIDADOC FÊTE SES 10 ANS À AGADIR

TOURISME P.42

VILLES TOURISTIQUES, L’EXEMPLE ESPAGNOL

À VOL D’OISEAU P.52

TEMPS FORTS D’AVRIL-MAI EN EUROPE

QUOI DE NEUF P.54 LE TOUR DES NOUVEAUTÉS

OÙ NOUS TROUVER P.56

NOS POINTS DE DISTRIBUTION OFFICIELS

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www.agadirpremiere.com facebook.com/agadirpremiere

éditorial U

ne brise marine entoure ce numéro placé, une fois n’est pas coutume, sous le signe du tourisme, car nous attendons tous depuis longtemps que les choses bougent. S’il reste du chemin à faire, force est de constater que le rythme s’accélère. C’est notamment le cas du côté de Taghazout où travaux et aménagements transforment doucement mais sûrement le visage de notre littoral en une station balnéaire qui n’est pas sans évoquer les plages californiennes. Comme pour donner plus de corps à cet esprit, le surf reste l’activité phare de la région et constitue même un formidable créneau touristique à développer. L’ampleur que prend progressivement l’activité met aussi en lumière ses freins et ses faiblesses. Taghazout village n’est pas en reste, bien au contraire. Sur place, un grand effort de rénovation, d’assainissement et d’équipement est en cours ; des

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a Régionalisation avancée est bien en marche dans le Souss. Une session extraordinaire du Conseil Régional s’est tenue, le jeudi 5 avril, sous l’oeil bienveillant de Monsieur Ahmed Hajji, Wali de la Région Souss Massa. La session a été consacrée exclusivement au tourisme. Une excellente démarche saluée par l’ensemble des institutionnels et professionnels du secteur du tourisme car les attentes dans ce domaine sont énormes. Parmi les faits marquants de cette session, les statuts de la SDR (Société de Développement Régional) ont été votés, ainsi que plusieurs conventions dont une avec Air Arabia reliant Agadir à la ville de Rabat au prix de 300 DH l’aller simple pour les 80 premiers sièges. Le désenclavement de la ville d’Agadir via les vols internationaux et domestiques est une priorité absolue des institutions publiques déterminées à relancer la destination. Dans quelques semaines, le Ministère du Tourisme annoncera son Plan d’impulsion du tourisme à partir d’Agadir. Ce dossier étant en cours, nous pouvons toutefois vous annoncer que la destination d’Agadir fait partie des grandes priorités et qu’un projet de relance très ambitieux lui sera dédié.

hôteliers y déploient une belle énergie pour tirer la qualité de service vers le haut et un skate park a vu le jour pour faire le bonheur des jeunes et des moins jeunes. Du côté d’Agadir, les initiatives se multiplient aussi pour réamorcer notre créativité touristique à l’image du workshop organisé par la CCIS et l’UIZ en présence du Maire de la Ville de Salou et d’un chercheur universitaire des Îles Baléares. Enfin, finissons par cet événement qui nous réjouit particulièrement chez Agadir Première, au regard de notre persévérance à mettre en lumière la valeur architecturale de notre centre-ville : la 1ère édition des Journées du Patrimoine d’Agadir au mois d’avril avec, entre autres animations, des visites guidées à la redécouverte de nos bâtiments.

Touria Ouchehad Boulbaroud Directrice de publication

Catherine Bidault Rédactrice en chef

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LA COMMUNE DE TAGHAZOUT SUR TOUS LES FRONTS

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DÉSENCLAVEMENT DES DOUARS

ous l’aurez certainement remarqué, le village de Taghazout, si célèbre auprès des surfeurs du monde entier, fait l’objet de grands travaux qui ne passent pas inaperçus. L’année 2017 a été, en effet, une année remarquable pour la Commune de Taghazout. Sous la présidence de M. Mohamed Bouhrist, nouvellement élu en 2015, les exhortations du conseil à la coopération et aux actions en faveur de nouveaux partenariats avec les services extérieurs et le tissu associatif local, ont porté leurs fruits. Depuis lors, les chantiers sont ouverts partout. De grands projets se sont concrétisés tel le cas de l’assainissement liquide du centre de Taghazout. Cette vision s’inscrit dans une démarche globale d’amélioration de la qualité de vie des citoyens et du développement durable. Elle incite à une polarisation des investissements dans une logique de synergie d’efforts de multiples partenaires. Pour en savoir plus, nous nous sommes rapprochés de la Commune de Taghazout et avons rencontré M. Mohamed Bouhrist, son Président.

Le désenclavement a également sa part dans le programme de développement durable adopté par la Commune. Pour faciliter la mobilité de la population rurale des douars, les préoccupations du conseil se sont orientées vers l’aménagement prioritaire de trois routes d’une certaine envergure. Ce programme vise à rétablir la dynamique d’intégration des populations rurales dans la vie communautaire : scolarisation, santé, et services publics. Le projet s’articule autour de l’aménagement de la route reliant la Nationale n°1 et le douar Tagorzamt le long d’un parcours de 8.66km dont les crédits alloués s’élèvent à 10.840.867,20 Dirhams ; l’aménagement de la route reliant le douar Aourgua et le douar Issi le long d’un parcours de 10.60km dont les crédits alloués s’élèvent à 24.913.465,92 dirhams ; et l’aménagement de la route reliant la Nationale n°1 et les douars de Tagounit, Abouzid, Adouz Sidi Ouaaziz le long d’un parcours

TRAVAUX D’ASSAINISSEMENT LIQUIDE Le premier lot de ce projet ambitieux est actuellement dans sa dernière phase de réalisation. Le deuxième lot, qui portera sur l’installation du réseau sur le coté mer du centre, ne tardera pas à démarrer dans les jours à venir. Le coût de ce projet d’assainissement liquide dans sa globalité est estimé à 50.000.000 Dirhams. Très prochainement, le démarrage du deuxième lot du projet d’assainissement liquide sera lancé pour incorporer la zone littorale du centre de Taghazout. Avantager ce projet en priorité était une évidence devant d’autres réalisations qui vont de pair avec le projet de requalification urbaine du centre de Taghazout dont les objectifs se focaliseront sur les redressements qualitatifs de la façade, à savoir l’élargissement de la route principale reliant le centre avec la station touristique intégrée Taghazout Bay, le revêtement des rues de connexion et la construction des murs de soutènement. Ces travaux se résument au goudronnage, à l’aménagement d’espaces verts, à la mise en place d’un réseau d’éclairage public performant et aux travaux d’assainissement des eaux pluviales. La réalisation de cette mise à niveau est estimée à 55.000.000,00 Dirhams.

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de 9.89km dont les crédits alloués s’élèvent à 16.134.588 Dirhams. Dans le cadre de cette stratégie, le Conseil Communal face à l’obligation de mettre fin aux nuisances olfactives et de réduire les risques d’inondations, s’est penché sur l’aménagement de l’Oued Tizaou. Ce projet, longtemps espéré par les riverains, a enfin vu le jour. D’autres travaux de rénovation et de dallage du pont de l’Oued Iffassoune sont sur le point d’aboutir à leur réception définitive. AMÉNAGEMENTS SCOLAIRES Sur le plan social, l’outil participatif a connu un regain d’actualité, encouragé par l’INDH (Initiative Nationale du Développement Humain) dans le domaine d’ajustements structurels d’unités d’enseignement préscolaire et primaire. Les efforts ont généré effectivement l’aménagement et l’équipement d’une unité préscolaire à l’école primaire de l’Immam Al Bousairi, la reconstruction de huit classes et leurs équipements au sein de cette unité scolaire. Une budgétisation respective a été prévue, soit 330.000 Dirhams, et l’autre avoisinant les 1.400.000 Dirhams pour les travaux de reconstruction. En vue de lutter contre le décrochage scolaire, le transport scolaire est aussi à l’ordre du jour. Les élèves du collège Nabuls, soit une cinquantaine, ont ainsi pu rejoindre leurs classes grâce à l’achat d’un transport scolaire en partenariat avec l’INDH à 360.000 Dirhams.

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LA COMMUNE DE TAGHAZOUT SUR TOUS LES FRONTS INVESTISSEMENT POUR LA SANTÉ Le volet santé n’a pas été oublié. L’acquisition d’une ambulance à 331.000 Dirhams s’inscrit particulièrement dans le cadre de la protection de la santé des femmes et la lutte contre la mortalité infantile. Les personnes vulnérables, ayant des insuffisances rénales, font l’objet d’un projet de transport qui sera mis à leur disposition. DES DIVERTISSEMENTS POUR LES JEUNES L’ampleur croissante de ces projets a touché également l’épanouissement des jeunes à travers la création d’un terrain de football de proximité au bord de la voie de contournement de la station touristique intégrée de Taghazout Bay sur une superficie globale d’un hectare et l’aménagement d’un skate park qui acquiert de plus en plus de notoriété au niveau national et mondial. LA BELLE HISTOIRE DU SKATEPARK DE TAGHAZOUT Derrière le nouveau pôle d’animation qu’est le Skatepark de Taghazout, offert aux jeunes de la localité depuis décembre dernier, réside une belle histoire de communion et de partage au-delà de nos frontières. À l’initiative d’un jeune de la région, Ali Tamara, président de l’association Taghazout Skatepark, l’idée émerge dès lors que la Mairie de Taghazout a octroyé, en face du mythique spot Anchor Point, un terrain destiné aux initiatives publiques. Ali Tamara propose alors aux autorités locales d’en faire un skatepark qui participerait à animer la vie de ce site touristique. L’écho est positif et la dynamique de co-création se met en marche. En collaboration avec la communauté de volontaires Make Life Skate Life, qui a travaillé sur différents projets similaires à

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travers le monde, et grâce à la générosité de volontaires et contributeurs au projet via une collecte de fonds, le skatepark de Taghazout vit le jour après 20 jours de travaux. « Le design de ce skatepark, venu d’Australie ... est comme une pièce d’art ... Tout au long de la construction, je me souviens que les volontaires travaillaient du lever au coucher du soleil, parfois même la nuit ... en y mettant tout leur cœur. Nous les remercions sincèrement... » a déclaré Ali Tamara. Ce fantastique espace offre ainsi aux jeunes passionnés de glisse une infrastructure de choix pour s’épanouir et faire naître des vocations, un nouvel écosystème qui donnera un bel élan à Taghazout et aux sports urbains. www.facebook.com/TaghazoutVisit


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ENTREPRISES MAROCAINES DE SURF TOURISTIQUE

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arce qu’il véhicule un style de vie libre et sans attaches, une image saine de loisirs en plein air et un cliché glamour de vie à la plage, le surf connaît un succès sans précédent dans le monde entier. Déjà fréquenté depuis des décennies par les connaisseurs, notre littoral n’a pas échappé à la démocratisation mondiale de ce sport et voit aujourd’hui affluer des touristes d’un nouveau genre, souvent des débutants venus goûter, le temps d’une semaine, aux joies, aux sensations d’adrénaline d’un sport de glisse qui les fait rêver. Ce phénomène, ajouté à une concentration exceptionnelle de spots pour tous les niveaux de pratique, a fait se développer dans notre région une offre touristique de niche non négligeable autour de cette activité. Depuis 2007, chapeautée par la Fédération Royale Marocaine de Surf, la discipline a connu ces dernières années une transformation importante, allant de la pratique ludique au développement entrepreneurial, une transition qui a mis toutefois en évidence un certain nombre de confusions dans la marge de manœuvre, les droits et les devoirs des différents intervenants. Face aux lourdeurs de structuration du secteur, les professionnels ont exprimé une

nécessité urgente de redéfinir la réglementation du volet commercial de l’activité en créant, en 2015, la Confédération des Entreprises Marocaines de Surf Touristique (CEMST). Entretien avec son Président, Hicham Limati, entrepreneur et spécialiste en marketing… Un surfeur qui a les pieds sur terre.

INTERVIEW HICHAM LIMATI « Développer le surf dans un cadre touristique s’aborde comme toute activité entrepreneuriale. Il faut s’appuyer sur trois axes : la reconnaissance, la structuration et le développement. Dans notre cas, nous pouvons dire que le premier stade est en cours puisque le surf touristique est désormais reconnu comme une niche économique à part entière.

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À présent, il faut instaurer une véritable structuration du secteur qui commence par faciliter l’exercice de la profession. Par exemple, dans notre activité, le transport occupe une place très importante, mais l’obligation d’un agrément touristique constitue un frein (cahier des charges déposé à la Wilaya par la fédération de surf en 2007). Car, pour obtenir un agrément de transport, il faut créer une société de transport et investir dans un véhicule onéreux, ce qui entrave


considérablement l’acte d’investir. Il faut aussi structurer le terrain par une reconnaissance officielle des spots de surf et le maintien d’un accès routier à ceux-ci. On constate, en effet, que certains nouveaux projets et constructions commencent à occulter l’accès à des spots renommés au niveau international. La reconnaissance des spots implique aussi l’établissement d’une fiche d’identité précisant leur niveau, leurs dangers, leurs règles de priorité, des numéros d’urgence et toutes autres informations pratiques et utiles aux usagers et aux professionnels. Par ailleurs, ces spots, notamment les plus fréquentés, doivent être sécurisés par la présence de sauveteurs parlant plusieurs langues et de postes de secours à proximité. En ce qui concerne la partie

logement des touristes surfeurs, il apparaît à ce jour que la majorité des sociétés qui travaillent dans le surf n’ont pas d’hébergement. Tout simplement parce que c’est la partie la plus lourde, financièrement parlant. Par exemple, pourquoi ne mettraiton pas en place des mini-villages de surfeurs sur des parcelles de quelques hectares hébergeant 5 ou 6 structures avec, au centre, des parties communes intégrant restauration, feu de camp et animations accessibles à tout le monde ? Bref, de vrais villages qui correspondraient totalement à l’ambiance conviviale que recherchent les surfeurs. Il suffirait pour cela de mettre à disposition des terrains à louer, à l’instar du camping qui est en location. Les entrepreneurs n’hésiteraient pas à y investir,

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ENTREPRISES MAROCAINES DE SURF TOURISTIQUE car ce serait un investissement léger, avec des structures en bois, par exemple. Le coût de quelques chalets dans ce mini-village reviendrait beaucoup moins cher que celui d’une auberge en dur. Ces mini-villages créeraient donc une dynamique dans le monde du surf en suscitant une concurrence positive et une création croissante d’entreprises. Il y a de la place pour tout le monde, assez de spots et assez de vagues pour tout le monde. Si l’on veut attirer des millions de clients, il faut favoriser la création d’entreprises. Le tourisme du surf est une économie comme une autre à qui l’on peut appliquer la méthode des 4 P, des principes qu’il faut absolument réussir pour arriver au résultat espéré : en français cela donne le Prix, le Produit, la Distribution et la Communication. Le Produit, c’est la base. Pour l’instant, nous n’avons presque rien. Nous devons préparer un produit attractif qui pourrait être l’idée des mini-villages. Une fois le produit créé, nous pourrons travailler sur la Distribution, c’est-à-dire les avions. Pour cela, il faut s’asseoir avec les professionnels du surf et identifier la provenance de leur clientèle pour décider la création de liaisons aériennes. Nous recevons, par exemple, des clients venant d’Estonie qui prennent

jusqu’à trois avions pour arriver à Agadir. Ce n’est pas logique. Pour ouvrir des lignes aériennes, il faut mener une étude pour savoir quelles sont les villes intéressées par le surf et celles qui peuvent fédérer des villes à proximité. Ensuite, nous devrons définir un point lié aux deux précédents, c’est le Prix. Il nous faut un produit concurrentiel qui ne soit pas plus cher, ni moins cher que d’autres destinations. Nous devons nous positionner avec un bon rapport qualité/prix. Pour l’instant, nous offrons une qualité de service très variable, loin de ce dont on peut bénéficier à l’étranger pour un prix très abordable. Il nous reste à aborder le volet Communication. Celle-ci ne peut se faire qu’une fois les trois points précédents réalisés : un bon Produit, un bon Prix, une bonne Distribution. Dans la ligne éditoriale de cette communication, il faudra informer sur toutes les potentialités de la région, et non pas uniquement sur les avantages de certaines structures. La méthode des 4 P étant universelle en marketing, il faut l’appliquer et évaluer ses résultats dans la durée. Si ces derniers ne sont pas bons au bout de six mois ou un an, il faut identifier celui des quatre points qui ne marche pas et apporter des corrections.

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Nous tenons à rappeler qu’en tant que membres de la Confédération des Entreprises Marocaines de Surf Touristique, nous nous tenons à disposition pour travailler avec les institutions sur le marché du surf et accompagner la mise en place d’une stratégie de structuration. Dans cette structuration,

chacun doit jouer son rôle : les sociétés exercent dans la sphère professionnelle tandis que les associations œuvrent dans le social et le sport. Quant à l’informel, il doit tout simplement disparaître. Ce n’est qu’au terme de cette structuration que l’on se développera en appliquant la méthode des 4 P et en mettant


les moyens pour aller chercher les clients, en faisant participer les spécialistes du domaine dans les événements, les salons, dans une optique d’intérêt général. Les membres de la Confédération des Entreprises Marocaines de Surf Touristique sont bien placés pour jouer ce rôle de promotion. Nous avons déjà engagé un plan

d’action avec le Conseil Régional du Tourisme d’Agadir Souss Massa et ces actions méritent d’être diffusées pour entraîner une dynamique positive dans le secteur. Nous avons tout ce qu’il faut dans cette région pour réussir ce tourisme de niche: le sable, le soleil, la mer à bonne température, les moyens financiers, les organismes nécessaires... Tout est donc une question de volonté. Aujourd’hui, dans notre domaine, il y a des compétences, de l’expérience. Il y a des investisseurs issus du monde des affaires, capables de diriger sérieusement leurs entreprises. De même, en poussant plus loin : pourquoi continuonsnous d’importer du matériel fabriqué en Chine et revendu par les pays européens, dont le coût final est élevé ? Pourquoi n’encouragerions-nous pas les spécialistes étrangers à s’installer ici, moyennant une exonération temporaire et une mise à disposition de terrains, à venir produire ici des planches et du matériel à prix accessibles localement et concurrentiels que nous pourrions, à notre tour, exporter vers les marchés européens en concurrençant la Chine ? Serions-nous prêts pour ce genre de projet à forte valeur ajoutée ?

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ENTREPRISES MAROCAINES DE SURF TOURISTIQUE En conclusion, nous avons de l’or entre les mains, à nous de le faire fructifier. Nous avons tout ce qu’il faut pour y arriver. Aujourd’hui dans le tourisme du surf, nous avons des hommes, du potentiel naturel, de la matière grise… Ayons confiance en notre capacité à réussir !

LA CONFÉDÉRATION C.E.M.S.T. Jusqu’en 2014, seule la Fédération Royale Marocaine de Surf gérait l’ensemble du secteur sportif et touristique, y compris dans l’affiliation des sociétés et leur autorisation d’exercer. Or, à l’instar d’autres destinations comme le Portugal ou la France, les sociétés de surf touristiques ne nécessitent pas d’autorisation supplémentaire pour exercer puisqu’elles l’obtiennent auprès du Tribunal du Commerce ; seuls leurs moniteurs doivent être diplômés. Actuellement, les sociétés de surf touristique inscrites au registre du commerce sont au nombre de 78. Comme toute entreprise, ces dernières paient des impôts, créent des emplois et contribuent de façon croissante à la fréquentation touristique de notre région. En 2015, dans le but de recadrer l’activité touristique du surf dans un cadre entrepreneurial, les sociétés se sont unies pour créer la Confédération des Entreprises Marocaines de Surf Touristique (actuellement une vingtaine de structures inscrites). Loin de vouloir couper le cordon avec la fédération, les entreprises touristiques comptent sur son action positive pour le développement de la discipline, la formation de vrais moniteurs-sauveteurs, la reconnaissance des spots du littoral marocain et la création de champions diffusant l’image du pays dans le monde entier. Après une longue carrière en France dans la branche commerciale, Hicham Limati a fait le choix de rentrer vivre au Maroc par amour de la patrie et pour participer à son développement. Après quelques expériences en entreprises marocaines, il a décidé de s’éloigner du stress urbain et de monter sa propre affaire. Depuis 2011, il possède un magasin de location de matériel et de vente d’articles textiles sur le spot de Croco (Imourane Surf Maroc dans l’enceinte du camping) en attendant un climat plus propice au développement de son activité. Entrepreneur dans l’âme, il occupe avec ferveur la présidence de la Confédération des Entreprises Marocaines de Surf Touristique. CEMST - presidentcemst@gmail.com

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F D’IC SPORTI

OTHMANE CHOUFANI, SURFEUR DE BIG WAVES

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i nombre de jeunes d’Agadir ont le surf pour passion, certains partent en quête d’un peu plus d’adrénaline sur les plus grosses vagues du monde. C’est le cas d’Othmane Choufani, né à Rabat en 1992 et originaire d’Agadir, qui n’a pas hésité à affronter les mâchoires liquides d’Hawaï, Californie, Mexique, Indonésie, Tahiti, Portugal… pour se qualifier sur le Big Wave Tour by World Surf League (circuit professionnel de grosses vagues). La passion d’Othmane pour le surf est née très tôt sur les plages d’Agadir. « J’allais à la plage depuis tout petit. Ma mère avait l’habitude de m’y emmener souvent et je m’amusais avec son boogie, puis j’ai reçu ma première planche de surf et fait mes premiers Take Off sur les vagues en compagnie de Ramzi et Samir Boukhiam, mes deux amis d’enfance. Je surfais à chaque fois que je n’avais pas de cours. J’allais directement à la plage pour surfer et depuis, je ne me suis jamais arrêté. »

« Mon rêve… surfer pour le reste de ma vie »

LE PÔLE FRANCE SURF- BAYONNE 2007- 2011 C’est à 14 ans, au retour des Championnats du Monde de Surf Junior et après une rencontre avec les entraîneurs du pôle France Surf (Structure la plus élevée de la filière du haut niveau surf de la Fédération Française de Surf), qu’Othmane annonça à ses parents qu’il souhaitait quitter le cocon familial et poursuivre ses études secondaires au Lycée René Cassin à Bayonne, au sein du Pôle France. Othmane y fut admis en tant que surfeur marocain grâce à une convention entre la Fédération Française de Surf et la Fédération Royale Marocaine de Surf. Cinq années d’entraînement intense et quelques milliers de vagues plus tard, Othmane représenta fièrement le drapeau national dans plusieurs compétitions internationales. Othmane Choufani se démarque de la nouvelle génération de surfeurs. Malgré des résultats plus qu’encourageants dans la sphère compétitive, celui que ses pairs surnomment

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désormais « Hot Man », décida, à 19 ans, de se retirer du circuit Pro Junior pour goûter à un nouvel aspect du surf : le Surf Extrême – Big Wave, en se lançant à l’assaut des vagues géantes du monde entier. Il est en effet le 1er surfeur marocain et arabe à avoir surfé à la rame les spots de Mavericks, Nazaré et Jaws et à avoir été nominé au XXL Big Wave Award. Le surfeur, qui réside à Agadir, est sponsorisé par Quiksilver, Paradis Plage, Maroc Rider et Euroglass. Othmane Choufani a également été nominé pour une des plus grosses vagues en 2017 sur un spot de surf marocain appelé Tafernicks. « Mon but était vraiment de pouvoir surfer une ou deux vagues assez grosses afin de faire entrer un spot marocain sur la scène du surf de gros et j’ai réussi grâce à cette nomination au XXL Award. Pouvoir mettre ce pays aux côtés des grandes nations du surf est une fierté… » Sources : www.paradisplage.com/othmane-choufani / ma.surf-report.com


ZEN POUR REPOUSSER LES LIMITES « Je crois que le surf de grandes vagues m’a choisi et non le contraire ! Depuis que j’étais enfant, j’ai toujours aimé aller audelà de mes propres limites dans tout ce que je faisais. » J’aime cette excitation en observant la houle, tout en décidant d’y aller ou pas. Mon sac de voyage est toujours prêt. Un jour au Maroc, le jour d’après à Mavericks en Californie... En tant que surfeurs de grandes vagues, nous prenons des coups, nous voyageons beaucoup, nous dépensons beaucoup d’énergie pour trouver la bonne vague… La préparation mentale est aussi importante. J’aime pratiquer le yoga pour me sentir bien avant le surf. Il m’aide à garder mon calme. J’ai moins de blessures quand je suis plus détendu. … La plus belle chose qui accompagne ma carrière, c’est qu’aujourd’hui, j’ai des amis dans le monde entier. J’aime rencontrer de nouvelles personnes, découvrir de nouvelles cultures… Si je dois remercier le surf pour quelque chose, ce sont tous ces visages que j’ai rencontrés. » Source : www.cnn.com/videos/world/2018/02/22/african-voicesothmane-hotman-choufani-surfer-morocco-b.cnn

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RTAGE O P E R I PUBL

HÔTEL SOL HOUSE TAGHAZOUT BAY TADENGA, L’ACADÉMIE DE SURF HORS NORMES

L’HÔTEL ET SES RESTAURANTS

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’hôtel Sol House Taghazout Bay-Surf a instauré une nouvelle dynamique dans la station balnéaire de Taghazout Bay avec un concept unique et inédit qui vous fait vivre des expériences extraordinaires axées sur la mer, la culture, le sport, la nature et l’écotourisme. Bordant l’océan, l’hôtel Sol House Taghazout Bay-Surf offre une piscine extérieure, un centre de fitness et un sauna, des bungalows-chambres à la décoration fraîche et moderne ainsi que de grands espaces de restauration. Appréciez aussi un moment de détente le dimanche avec une formule barbecue inédite comprenant l’accès piscine et un choix de plats et de boissons à partager avec vos amis dans un cadre divertissant et exceptionnel. Situé face à un spot de surf renommé, l’hôtel Sol House dispose d’une Surf Academy mettant à disposition le matériel nécessaire ainsi que des moniteurs qualifiés pour accompagner les débutants.

Taghazout est mondialement connue pour être une destination de surf par excellence. L’académie Tadenga Surf Village, couplée à l’hôtel Sol House Taghazout Bay, propose à ses usagers des équipements de qualité, bien entretenus et confiés à des moniteurs passionnés pour des activités nautiques spécifiques face à un des meilleurs spots de la région. Le coaching y est professionnel, personnalisé et de haut niveau. L’académie permet aux amateurs comme aux professionnels de pratiquer leur sport dans un lieu convivial et équipé selon les meilleurs standards internationaux. Une académie parmi les mieux dotées du monde avec salle de gym, parc de plus de 140 planches de surf, une trentaine de stand up Paddle, ainsi qu’une salle de réparation de matériel de surf, une salle de yoga et un auditorium pour les séances de vidéo-analyse avec les moniteurs après la session de surf. LES SOIRÉES SOLSETS INÉDITES DU JEUDI Les soirées « Solsets » du Sol House Taghazout Bay Surf ont su redonner un élan festif à la région. Vacanciers et sportifs du coin ont vite pris note du rendez-vous immanquable du Jeudi au Sol House Taghazout Bay Surf. Chaque soirée Solsets est différente avec des artistes de la région aux styles variés, présentant, tour à tour, musiques et danses traditionnelles, shows endiablés (danseuses, cracheurs de feu) ou concertos rythmés, le tout guidé par le majestueux DJ résident qui sait parfaitement accompagner son public jusqu’au bout de la nuit. Vous aussi, réservez votre soirée du jeudi, pour vous détendre et apprécier le show, un cocktail à la main.

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S SUCCES

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MUNGA GUEST HOUSE À TAGHAZOUT VILLAGE

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DU BRÉSIL AU MAROC...

e cœur du village de Taghazout abrite un lieu magique, un joyau d’architecture mêlant à la fois les lignes authentiques et blanches des villages côtiers, la créativité inspirée de ses fondateurs, quelques touches du Brésil et du Maroc, et un indicible esprit bohème chic en totale symbiose avec l’ambiance surf du village. Le luxe…en toute simplicité. Nommée Munga Guest House, cette charmante maison d’hôtes a vu le jour au gré des voyages de Gabriella et Mounir, un couple porté par ses multiples cultures et influences. Il y a 15 ans, près de 7000km séparaient Gabriella, Suisse-Allemande qui a grandi au Brésil, de Mounir, surfeur de l’équipe nationale marocaine… mais un voyage au Brésil pour une compétition scella leur destin. Quelques années plus tard, désireux d’investir, le couple opta d’abord pour un emplacement à Jericoacoara, site prisé du littoral brésilien, puis à Fortaleza, un peu plus loin. Mais l’éloignement familial se faisant sentir, Gabriella et Mounir décidèrent de faire un break au Maroc pour réfléchir à s’y installer. Retrouvant un mode de vie qui lui convient et une proximité avec la famille, le couple décida de rester et se lança, dans un premier temps, dans une activité artisanale qu’il affectionne. Utilisant des cuirs, daims et fourrures du Maroc et de l’étranger, tous deux commencèrent à dessiner et confectionner des tapis et poufs originaux pour les commercialiser, puis finirent par racheter la maison du village qui allait devenir ce fabuleux projet.

UNE DÉCORATION HORS DU COMMUN Sous la créativité de Gabriella et Mounir, la décoration intérieure de Munga Guest House est tout simplement envoûtante… Dessinant eux-mêmes leurs créations ou faisant appel aux artisans de la région pour leur réalisation, le couple s’appuie sur le savoir-faire de Gabriella en décoration et sur la passion de Mounir pour l’architecture des

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vieilles demeures de la région. Tous deux ont ainsi su créer des univers extraordinaires et personnalisés dans chacun des espaces de la maison, n’hésitant pas à intégrer des troncs de thuya dans les chambres, des barques de pêcheurs, des portes anciennes de villages amazighs et toujours des clins d’œil à l’océan avec du bois flotté, des coquillages…


UN RESTAURANT REGARDANT L’OCÉAN Avec une vue panoramique sublime sur toute la baie, les vagues et les barques en contrebas, le restaurant «La Favela» offre, sur le toit-terrasse de la maison, une décoration inspirée des couleurs de Rio et de l’esprit zen du village de Taghazout. Ouvert le soir sur réservation, le restaurant vous accueille pour admirer le merveilleux coucher de soleil laissant doucement la place aux chaudes lueurs des lanternes. Au menu, une assiette gastronomique dominée par la pêche du jour au village, mais aussi des viandes servies sur rondin de bois, des tagines traditionnels, plateaux de sushis et desserts raffinés. Quant au restaurant « Munga’s Kitchen », ouvert sur la rue principale du village, il vous est accessible à tout moment de la journée pour vos pauses gourmandes avec thé à la menthe, cakes faits maison et bien d’autres délices.

Gabriela & Mounir

www.mungaguesthouse.com Instagram @mungaguesthouse

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SOCIAL

IMOURAN SURF ASSOCIATION UN LOCAL EQUIPÉ POUR L’ASSOCIATION

AVEC HAFID IDDOUCH, VICE-PRÉSIDENT

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mouran Surf Association a été créée en 2005 par les surfeurs locaux, à l’occasion de l’European Tour of Bodyboard qui a eu lieu à Tamri, afin que les jeunes de la région puissent s’affilier à la fédération et prendre part à la compétition. Depuis sa création, les objectifs de l’association ont été l’accompagnement (recherche de sponsors, logistique et prise en charge d’une partie ou de la totalité des frais) des surfeurs locaux dans leurs déplacements, que ce soit au Maroc ou à l’étranger, la formation des jeunes et le développement de la pratique du surf dans la région. Mais au fur et à mesure, depuis 2005, ces objectifs se sont développés. Nous avons formé des athlètes qui, aujourd’hui, représentent le Maroc à haut niveau. Quand nous avons créé Imouran Surf Association, il y avait déjà une base posée par Agadir Surf Club qui n’existe plus aujourd’hui, mais dont nous respectons beaucoup le travail fourni, ainsi que celui de M. Hervé Pignoges qui a formé pas mal de jeunes. Plusieurs athlètes de haut niveau ont bénéficié de la formation de ce dernier à leurs débuts, tels Ramzi Boukhiam, Othmane Choufani, Kenza Nassila… Notre association est donc venue en complément et nous avons aussi formé de grands athlètes. Avec notre équipe, nous avons eu la Coupe du Trône deux fois successives et nous organisons également un événement annuel international, l’Agadir Open Surf & Bodyboard.

C’est en 2008 que s’est véritablement produit le déclic au sein de l’association, quand nous avons rencontré Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Il n’y avait pas encore grand-chose au niveau du projet Taghazout. Alors que les premiers plans ne prévoyaient que des hôtels en bord de mer, nous avons fait comprendre aux responsables de l’aménagement de la zone de ne pas oublier les jeunes de Tamraght, Aourir et Taghazout qui n’avaient pas de lieux pour pratiquer sports et loisirs. Sa Majesté le Roi a donc donné ses hautes instructions pour garder le foncier situé entre le camping et l’Oued Tamraght à des fins d’intérêt public ; il a aussi donné ses hautes instructions pour nous construire le local que l’association occupe en bord de mer (sur la plage du 14km). Le local nous a grandement facilité la tâche et tout le travail est venu avec, notamment les formations des jeunes, même des plus démunis. Aujourd’hui, plusieurs d’entre eux ont leur brevet fédéral et se sont convertis en moniteurs de surf. Certains sont employés dans des écoles de surf, d’autres ont créé leur propre entreprise.

MODALITÉS D’INSCRIPTION DES ENFANTS Imouran Surf Association, qui accueille les enfants dès l’âge de 6 ans, compte aujourd’hui 172 enfants inscrits. Ce sont des inscriptions ouvertes moyennant 300 DH par an, un tarif très abordable seulement destiné à couvrir l’assurance et les frais de licence fédérale. Une fois inscrit, l’enfant a droit à deux séances d’apprentissage du surf par semaine, pendant les journées d’études qui ont lieu les samedis et dimanches, ainsi que les mercredis et jeudis pendant les vacances scolaires. Par sécurité, les cours ont lieu par rotation de 30 élèves maximum dans l’eau. Nous fournissons combinaisons et planches de surf et un de nos moniteurs les accompagne. Nous parvenons aussi à prendre en charge les enfants les plus démunis en gérant nos budgets de fonctionnement. Nous couvrons les charges de la compétition annuelle grâce aux subventions que nous recevons du Conseil Régional, du Conseil Régional du Tourisme d’Agadir Souss Massa et de la Commune d’Aourir, mais nous avons aussi quelques sponsors qui nous permettent d’assurer le fonctionnement de l’association tout au long de l’année. »

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HISTOIRE DU LYCÉE YOUSSEF BEN TACHFINE

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remier lycée du Sud du Maroc, le Lycée Youssef Ben Tachfine Agadir, qui demeure l’un des plus anciens établissements scolaires du pays, est considéré comme une pépinière qui a permis l’éclosion de la première génération de gestionnaires et professionnels de l’économie de la Région Souss Massa et du sud en général. Projet visionnaire, il a été bâti sur une surface exceptionnelle de près de 78.000 m2 au cœur de la Cité Suisse. Sa construction fut entamée en 1951 par décret ministériel en date du 18 juin 1951. Fruit d’un concours d’architecture, le projet fut présenté par le groupement d’architectes Jean Forcioli, Jean Chemineau et Édouard Delaporte, avec la collaboration du bureau d’études Atbat-Afrique sous la direction de l’Ingénieur Bodiansky (1er prix), qui remporta le concours et l’exécution devant celui des architectes Jean-François Zevaco et Paul Messina (2ème prix).

1953-54, LA PREMIÈRE ANNÉE SCOLAIRE À sa création, l’établissement comportait un internat en dehors de l’aile réservée aux cours avec classes et amphithéâtre. Il comprenait de vastes ateliers pour l’enseignement des industries du bois, du métal et de l’électricité, et des locaux pour les arts ménagers et la couture. Une partie seulement des constructions prévues fut réalisée en 1952. L’ensemble ne devait l’être qu’au fur et à mesure du développement de la ville et de ses besoins encore difficiles à définir, car si toutes les familles européennes faisaient suivre des études secondaires à leurs enfants, les enfants marocains y venaient aussi de plus en plus nombreux. C’est en octobre 1953 que l’établissement ouvrit officiellement ses portes. Dédié, dans un premier temps, à l’enseignement collégial, il prit pour première appellation « Collège Mixte d’Agadir ». Avec seulement 8 classes occupées, cette première année scolaire 1953-1954 ne comptait qu’un effectif de 221 élèves, soit 108 filles et 113 garçons, pour une ville qui ne dépassait pas les 15.000 habitants. Cette année-là, il y eut 3 classes de niveau 6ème, 2 classes de 5ème, 2 classes de 4ème et 1classe de 3ème. Dans un premier temps, l’établissement se destina aux élèves étrangers, aux meilleurs élèves marocains et aux fils de notables.

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1956, UNE DOUBLE ORIENTATION À la rentrée scolaire 1954-1955, l’établissement reçut une nouvelle appellation « Collège Mixte Classique, Moderne et Technique ». Il comptait déjà 550 élèves. Après l’Indépendance en 1956, le lycée ouvrit ses portes aux différents élèves marocains. Ceux qui s’y inscrivirent eurent alors le choix entre deux filières : un enseignement marocain dit « classique » ou un enseignement « moderne » nommé enseignement de la mission française. L’enseignement moderne européen sera ainsi donné au sein de ce collège jusqu’en 1978. À cette époque, après ce cursus scolaire au Collège mixte d’Agadir et après la seconde, les élèves de la région se trouvaient dans l’obligation de partir vers d’autres villes du nord du Maroc pour obtenir leur diplôme de baccalauréat. De même, les élèves de la mission devaient également s’inscrire dans l’un des lycées français du Royaume : Lycée Descartes à Rabat, Lycée Victor Hugo à Marrakech ou Lycée Lyautey à Casablanca. UNE ÉQUIPE CHARISMATIQUE Depuis sa construction en 1951, le Lycée Youssef Ben Tachfine a connu une dizaine de directeurs. Le premier, M. Clément Pouchucq, occupa ce poste dès le début des travaux de construction et ce, jusqu’en 1960, année du tremblement de terre d’Agadir. Le premier surveillant général fut M. Antoine Pieraggi, le premier économe, M. Gaston Bouin, et la première secrétaire de direction, Mme Simone Chatelet. L’équipe comptait aussi trois chaouchs dont le chef se nommait Clovis. Saïd le Clovis (surnommé Azgagh) était un homme assez grand de corpulence, assez rougeaud, avec des yeux bleus, habitant Yahchech et toujours en blouse grise. Il avait la confiance des élèves. Pour leur part, les chaouchs se chargeaient des courses et courriers entre les bâtiments de l’établissement, du courrier postal (Clovis était délégué), de l’entretien des sanitaires et des classes, des ateliers et des jardins. Cette ambiance familiale sera pourtant endeuillée lors du terrible séisme de 1960 qui a détruit Agadir. L’établissement, qui a résisté, a sauvé les élèves qui y étaient internés mais la plupart des autres élèves de la ville ont péri sous les décombres… Il ferma alors ses portes toute une année afin d’être restauré. Par la suite, il fut dirigé par M. Texier jusqu’en 1967, date où le Maroc fit le choix de placer des cadres marocains à la direction des différents établissements scolaires marocains.

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HISTOIRE DU LYCÉE YOUSSEF BEN TACHFINE YOUSSEF BEN TACHFINE C’est en référence à Youssef Ben Tachfine, célèbre Sultan qui régna de 1071 à 1106, fondateur de la dynastie Almoravide et de la ville de Marrakech, que le Ministre marocain de l’Education nationale de l’époque, M. Mohamed Al Fassi, a nommé l’établissement, à partir du 1er octobre 1957 par dahir, paru au BO du 28 février 1958. En 1964-1965, l’établissement scolaire devint un lycée, accueillant les différents élèves provenant des régions sud : Tata, Tiznit, Taroudant, Bizakaren,… Les différentes filières créées et le programme d’enseignement dispensé ont fait de lui la destination la plus prisée des élèves qui souhaitent un enseignement distingué et de qualité. Il devint le 1er Lycée au niveau du Sud du Royaume. ANCIENS ÉLÈVES AUJOURD’HUI CÉLÈBRES ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES DU L.Y.B.T.

Le Lycée Youssef Ben Tachfine a joué un rôle catalyseur dans la promotion d’une région qui était alors connue pour un enseignement classique et coranique. Plusieurs figures de la scène politique, économique et culturelle régionale, nationale et internationale ont fait leurs études au sein de cet établissement, entre autres : Docteur Saadeddine El Otmani : le Chef du Gouvernement, Mme Mbarka Bouaida : Secrétaire d’état chargée de la pêche maritime, M. Tariq Kabbage : l’ancien Maire d’Agadir, M. Salah El Malouki : l’actuel Maire d’Agadir, M. Brahim Hafidi : le Président du Conseil Régional Souss-Massa, M. Karim Achengli : le Président de la Chambre de Commerce Souss-Massa, M. Omar Halli : Président de l’Université Ibn Zohr, Docteur Mohamed Cheikh Biadillah : l’ex-Ministre de la Santé, M. Larbi Aajoul : l’ex-Secrétaire d’état chargé des postes et télécommunications au Gouvernement de M. el Youssoufi en 1998, M. Noureddine Zerhouni : ex-Ministre de l’Intérieur Algérien, feu Abdallah Baha : ex-Ministre d’état, M. Omar El Aadmi (El hadrami) : exWali de Settat, M. Noureddine Bouchkouj : ex-Secrétaire général de l’Union des parlements arabes, M. Ahmed Zerhouni : ex-Ambassadeur d’Algérie en Mauritanie, M. Gérard Sambrana : Ambassadeur de France auprès d’un pays africain, M. Dominique Strauss-Kahn : ex-Président du Fonds Monétaire International, M. Omar Hilale : l’actuel Représentant permanent du Maroc aux Nations Unies... et bien d’autres personnalités influentes d’ici et d’ailleurs.

L’idée de fonder « l’Association des Anciens élèves du Lycée Youssef Ben Tachfine pour l’Éducation et la Coopération Agadir » est venue après plusieurs rencontres entres amis de la même promotion, partageant une nostalgie commune de leur lycée. Les objectifs de l’association sont, entre autres, d’ancrer des valeurs de solidarité chez les anciens du lycée ; de consolider les valeurs pédagogiques de l’établissement dans le domaine social et culturel, constituer un pôle civil muni de solides expériences professionnelles en vue de protéger le patrimoine de l’établissement ; de participer à l’élaboration et à la mise en œuvre de projets au profit de ses élèves ; de promouvoir un réseau de communication au sein de l’établissement via la collaboration avec sa direction ; d’organiser des activités scientifiques, pédagogiques, sportives et de divertissement en faveur des élèves de l’établissement et des adhérents de l’association ; d’organiser des rencontres dans différents domaines relatifs à l’éducation et à la formation ; d’intervenir auprès des autorités publiques et des acteurs socio-économiques et civils pour promouvoir le développement local ; faire connaître les différentes activités de l’association via les moyens de communication, collaborer avec les associations et les instances intéressées par le développement social, économique, culturel et sportif en vue de créer des partenariats.

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LE MARATHON VERT D’AGADIR 2018

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e dimanche 22 avril prochain, le Marathon International Vert d’Agadir (MIVA) revient pour une 6e édition dans notre ville. Fidèle à sa vocation d’événement sportif respectueux de l’environnement, le MIVA réserve aux participants quatre parcours pour répondre à toutes les attentes : un marathon de 42km, un semi-marathon de 21km, un mini-marathon de 7km sans oublier le Kids marathon. Cet événement est proposé par Running Morocco.

À VOS MARQUES… PRÊTS…?

Plus qu’un événement sportif, le Marathon International Vert d’Agadir est une aventure à forte valeur ajoutée pour la ville, les participants et pour Dame Nature. Ce rendezvous sportif devenu en 2016 membre de l’Association Internationale des Marathons et Courses Distance, s’inscrit dans la dynamique du respect des engagements pris par le Royaume en faveur des énergies renouvelables et de la protection de l’environnement. Voilà déjà six années que l’esprit du Marathon Vert d’Agadir «Courir pour notre environnement» se perpétue à travers l’implication des différentes parties prenantes qui lui permettent de voir le jour.

UNE PROGRESSION EN LIVE Au fil des années, le Marathon International Vert d’Agadir continue de magnifier les valeurs du sport et du respect de l’environnement. Populaire mais tout aussi ouverte sur l’international, la course innove et évolue pour davantage répondre aux attentes des participants. En phase avec les normes internationales, l’édition 2018 intègre la technologie MYLAPS, un système de chronométrage utilisé dans les plus grandes manifestations sportives internationales. Equipé d’une puce électronique, chaque dossard enregistrera les informations relatives à la course. Ce qui permettra notamment la géolocalisation des coureurs en temps réel. La technologie permet aussi de disposer des résultats des courses à diffuser instantanément sur le site du marathon, ou encore d’analyser et d’améliorer les performances des coureurs. LES ENFANTS À L’HONNEUR Le marathon et le semi-marathon côtoieront, lors de cette édition, des championnats régionaux organisés en partenariat avec les clubs de la ligue du Souss Massa d’Athlétisme. Une semaine avant le départ officiel, le 15 avril, place aux plus jeunes avec le Kids Marathon du MIVA. Près de 1500 participants issus d’établissements publics et privés y sont attendus au départ de la course. De plus, comme lors des précédentes éditions, une opération de plantations d’arbres concernera des zones identifiées dans la ville. La veille de la course, une soirée « Pasta Party » aura lieu à partir de 19h et mettra à l’honneur le top 50 des coureurs qui seront présentés à la presse. Pour finir, en famille ou entre amis, faites un tour au Marathon Expo à la Place Amal. www.agadirmarathon.com

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LA LAGUNA A UNE HISTOIRE À VOUS RACONTER LA FORÊT D’ANAGA Surplombant son centre, universitaire, moderne et touristique, et par là même en constante ébullition, la forêt d’Anaga, logée sur le mont du même nom est un havre de paix, un lieu de communion avec la nature. Inscrite comme Réserve de la Biosphère par l’UNESCO depuis 2015, elle s’étend sur plus de 50.000 hectares et reste le territoire européen concentrant le plus grand nombre d’espèces endémiques, un régal pour les botanistes et autres biologistes qui peuvent y observer une nature généreuse en état de conservation exceptionnelle. LE CLIMAT DE LA LAGUNA À une altitude d’environ 700 mètres au dessus du niveau de la mer, La Laguna elle-même est entourée de massifs entre lesquels s’engouffrent les alizés qui lui confèrent sa climatologie particulière, toujours plus humide et en moyenne 2 degrés plus fraîche que la capitale voisine Santa Cruz de Tenerife. Cette configuration offre à la ville et à ses visiteurs de magnifiques paysages, non seulement depuis son cœur historique d’où les montagnes verdoyantes sculptent l’azur du ciel, mais également depuis ses nombreux sites aménagés à flans de collines pour permettre d’apprécier, dans les meilleures conditions et en toute sécurité, d’idylliques vues panoramiques sur l’urbanisme de la ville, sur les côtes Nord et Est, ou sur le plus lointain mais imposant volcan, le Teide, qui trône et veille sur l’île de Tenerife.

UN CONCEPT D’ARCHITECTURE MODÈLE

L’ensemble des éléments architecturaux historiques que renferme la Municipalité, leur distribution particulière et l’excellence de leur conservation ont permis d’élever La Laguna au rang de Patrimoine Mondial, unique ville de l’archipel voisin à avoir cette haute distinction conférée par l’UNESCO. C’est d’ailleurs lors de la réunion du Comité de l’UNESCO à Marrakech, que la ville canarienne s’est vue octroyer cette haute et touristiquement attrayante distinction. Son tracé urbanistique demeure intact depuis sa conception au début du XVIe siècle et constitue une référence historique d’application du concept de «ville-territoire», un cas d’école de ville hispanique non-fortifiée usant de son altitude et de son éloignement des côtes en guise de protection face aux troubles venus des océans au cours des siècles passés. Sa géométrie alors innovatrice aurait servi de modèle à la conception des grandes cités sud-américaines comme Lima au Pérou, Carthage des Indes ou La vieille Havane.

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Avec Benjamin Eche Cazelles, Spécialiste des marchés canariens et africains info@conexionafricana.com


UNE FLORE ABONDANTE EN VILLE Installée sur une ancienne lagune qui lui proféra son patronyme et léchée régulièrement par d’humides nuages, La Laguna est un grand jardin urbain aux balcons, patios, places et résidences verdoyants et fleurissants. Ses rues sont donc colorées et bien souvent embaumées de doux effluves des camélias et orangers qui peuplent parcs et jardins particuliers. Diverses espèces ancestrales de palmiers particulièrement étirés et de longs pins canariens dominent les ciels et surpassent les bâtiments, dans l’ensemble relativement bas, de la ville. Mais les doyens de la cité fondatrice, et durant longtemps capitale des Îles Canaries, sont sans aucun doute la centaine de dragonniers qui ornent toujours ses rues et certaines maisons particulières grâce à l’attention, et maintenant l’expertise, dédiées à leur conservation. UNE VILLE CULTURELLE ET UNIVERSITAIRE De tous temps et malgré la perte de sa prédominance administrative au XVIIIe siècle au profit de Santa Cruz de Tenerife et de Las Palmas aujourd’hui co-capitales régionales, La Laguna reste la référence culturelle de l’archipel. La ville universitaire se veut un espace ouvert, accessible et dynamique où les Arts et la Culture s’apprennent, se contemplent mais également se produisent. Entre son cossu Théâtre Leal, un bâtiment classique d’une grande élégance, ses places, ses musées et salles modernes et animées, l’offre culturelle de la ville est foisonnante et variée. Loin d’être une activité élitiste et isolée, elle y est pensée comme un vecteur social, une source de bien-être pour ses citoyens et visiteurs, et surtout un complément indispensable et indissociable des offres universitaires, commerciales ou encore gastronomiques que renferme La Laguna. DES CITOYENS FIERS DE LEURS TRADITIONS Si un peuple ignorant de sa propre histoire, de ses origines et de sa culture est comme un arbre sans racines, celles de La Laguna, bien au contraire, sont profondément ancrées dans le lit de l’ancienne lagune sur laquelle elle siège. Le patrimoine de la ville est remarquablement conservé grâce à sa population qui vit et choie son histoire, qui perpétue et transmet ses traditions, qui appuie et produit la Culture et lutte quotidiennement pour maintenir et valoriser son identité particulière faite de culture locale et de cultures du monde qui s’y entre-nourrissent depuis des siècles.

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LA LAGUNA A UNE HISTOIRE À VOUS RACONTER DES MUSÉES DE L’HISTOIRE ET DE L’ESPACE Bien qu’équipée d’installations modernes et d’infrastructures de transport avec son tramway qui la relie à Santa Cruz et un aéroport international à ses portes qui connecte directement l’île de Tenerife avec Agadir, Casablanca, Lisbonne et une multitudes de destinations nationales, La Laguna propose à ses visiteurs un passionnant voyage dans l’espace et l’Histoire. Le Musée d’Histoire de Tenerife, le Musée des Sciences et du Cosmos, le Musée d’Anthropologie Casa Carta dans le bourg de Valle Guerra sont tant d’installations muséales d’importance nationale qui invitent les plus curieux cherchant à découvrir, apprendre et s’amuser autour de la connaissance. Ces centres gérés par la Municipalité ou par les Autorités insulaires viennent compléter les ruelles du noyau historique de la ville, véritables musées à ciel ouvert. DE NOMBREUX FESTIVALS ET FESTIVITÉS La Culture prend également une forme festive à La Laguna et s’allie avec le commerce, les activités touristiques, la gastronomie et les activités sociales ou intellectuelles. De grandes célébrations d’origines religieuses et de nombreux festivals ou évènements se jalonnent dans un intense agenda culturel s’étalant tout au long de l’année. Parmi les festivités catholiques celles du Corpus Christi, de la Semaine Sainte ou de la Romería (pèlerinage et offrandes) de San Benito sont sans aucun doute les plus suivies. L’offre purement culturelle ou commerciale proposée par la Commune est presque infinie, citons, parmi les principales, la Fête de la Musique, la Nuit Blanche, le Festival Hidrosfera à Punta del Hidalgo, la Route des tapas, les Rencontres avec l’Afrique, etc. BASSINS ET PISCINES NATURELLES SUR L’OCÉAN La frontière Nord de la municipalité est une large bande littorale baignée par l’Océan Atlantique et bordée de bassins, piscines naturelles et plages de sable noir d’origine volcanique et dont la qualité des eaux et des équipements est garantie par le Pavillon Bleu. Valle Guerra, Bajamar et la Punta del Hidalgo sont de modestes et charmantes cités balnéaires où profiter de nombreuses activités maritimes comme le surf, les promenades en kayak ou en paddle surf.

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LES JOURNÉES DU PATRIMOINE D’AGADIR

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hez Agadir Première, le patrimoine architectural d’Agadir suscite notre intérêt depuis plusieurs années et nous y avons consacré nombre d’articles et publications. C’est donc avec joie que nous accueillons la nouvelle de la première édition des Journées du Patrimoine d’Agadir qui se tiendront les 27 et 28 avril 2018. Marquée par la reconstruction post-séisme, la ville se tient droite et fière à travers ses bâtiments à la fois imposants et rassurants qui inspirent respect et admiration. De grands noms tels que Le Corbusier, Zevaco, Ben Embarek, Azagury y ont laissé leurs empreintes et, c’est ce legs inestimable pour tout gadiri et pour les générations à venir qui sera magnifié lors de ces journées. Ne manquez pas cet événement !

LE TEMPS DE LA RECONNAISSANCE Célébrer le patrimoine architectural d’Agadir, tel est le dessein des Journées du Patrimoine d’Agadir (JPA) organisées les 27 et 28 avril prochains par la Mémoire des Architectes Modernes Marocains (MAMMA). Cette organisation dédiée à la revalorisation de l’architecture marocaine post-indépendance (1940 – 1990), propose de redécouvrir la ville à travers le prisme de bâtiments emblématiques. De l’Immeuble A en passant par le Collège Souss Al Alima, jusqu’à La Poste ou encore l’Hôtel de Ville, les bâtiments d’Agadir sont un patrimoine d’exception portant la signature de grands architectes. Visites guidées, conférences, ateliers, expositions temporaires, projections de films, sont autant d’activités prévues lors des Journées du Patrimoine d’Agadir qui ne manqueront pas de passionner le public. Pour cette grande première, la MAMMA s’est associée à la plateforme web « Agadir, sites et monuments », lancée en 2012 par des élèves volontaires du Lycée Français d’Agadir sous la houlette d’Hélène Tassain-Perrie, professeur au Lycée Français d’Agadir et spécialiste de la

valorisation patrimoniale, en collaboration avec le Conseil Régional du Tourisme d’Agadir Souss Massa. « Il fallait tout réfléchir pour mieux tout dominer (…)

... faire œuvre neuve, vivante, essentiellement tournée vers l’avenir, pour redonner aux hommes des raisons de vivre et d’espérer... ».

En ces mots, Feu Sa Majesté le Roi Hassan II montrait la voie de ce qu’allait devenir la future ville d’Agadir. Moderne, imposante, rassurante. L’omniprésence du béton apparent, la rigueur des formes, rien n’a été laissé au hasard pour faire de la ville un ensemble architectural esthétique et harmonieux. www.facebook.com/MAMMA.GROUP

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« FAITES UN BEL AGADIR » Les architectes de la Reconstruction n’ont pas manqué d’honorer ces mots de Le Corbusier en bâtissant au lendemain du tragique séisme de 1960, une ville singulière. À travers les Journées du Patrimoine d’Agadir, la volonté est de faire redécouvrir la ville d’Agadir, de mettre à l’honneur son patrimoine architectural et de sensibiliser le grand public à l’intérêt de la préservation de nos monuments historiques. Pour l’occasion, des guides-médiateurs volontaires ont été formés à expliquer aux visiteurs les spécificités de l’ensemble architectural gadiri ainsi que les particularités de dix bâtiments phare de notre ville. Dans le sillage de ce parcours, les visiteurs pourront découvrir l’Hôtel de Ville, la Poste, le Tribunal d’Agadir, le Marché Municipal, l’Immeuble A, l’Immeuble D, les Maisons à patios et les Immeubles T1 et T2. Toutes les activités des JPA sont gratuites afin de toucher un très large public.

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AGENDA CULTUREL DE L’IFA GRAND CONCERT DU RAMADAN

NE PLUS TOMBER AMOUREUX…

Le Grand Concert du Ramadan est l’un des événements majeurs de l’agenda culturel de l’IFA, prévu le 30 mai à 22h. L’Institut Français d’Agadir a composé une affiche qui invite au recueillement et à l’émotion. En première partie, la troupe Agrawe de Tiznit composée de 11 femmes investit la scène du Théâtre de Verdure de la Municipalité. Chantant les louanges soufies, elles nous transposent dans une ambiance aussi artistique que spirituelle. Puis, place au voyage avec Alsarah & the Nubatones, au cœur des sonorités égypto-soudanaises avec la chanteuse américanosoudanaise Alsarah, l’oudiste américanoarménien Haig Manoukian et le bassiste français Mawuena Kodjovi. L’exceptionnelle Oum partagera avec le public gadiri son univers musical qui mêle jazz, soul et musique soufie.

Ce 17 avril, «Ami-Ami», une comédie de Victor Saint-Macary, raconte l’histoire de Vincent qui sort d’une rupture amoureuse et décide de tourner la page en se mettant en colocation avec sa meilleure amie, Néféli. Au fil des semaines et malgré leur promesse de ne plus jamais tomber amoureux, Vincent fait la connaissance de Julie... Gratuit pour les adhérents / 20 DH pour les non-adhérents. GASPARD VA AU MARIAGE Puis, le 26 juin à 19h à l’IFA, découvrez « Gaspard va au mariage » d’Antony Cordier. Longtemps séparé de sa famille, Gaspard, 25 ans, renoue de nouveau avec sa famille à l’occasion du remariage de son père. Avec Laura qui accepte de se prêter au jeu de la petite amie, Gaspard retrouve les spécificités des siens… Gratuit pour les adhérents / 20 DH pour les non-adhérents.

3 PETITS PAS ET PUIS S’EN VA En ce printemps, la Compagnie Graine de Malice propose au jeune public gadiri un spectacle de théâtre d’objets. «3 petits pas et puis s’en va» est un concerto de talons, qui narre l’aventure d’une paire de chaussures d’enfant qui ne veut pas marcher ! Le déclic opère le jour où son grandpère l’emmène au cirque voir un spectacle plutôt spécial… À découvrir avec vos chérubins le 16 avril à 19h à l’IFA.

ENQUÊTE AU PARADIS Prix du Jury œcuménique de la Berlinale 2017 ET FIPA d’or du documentaire de création et Prix Télérama du Meilleur documentaire, «Enquête au Paradis» est un documentaire de Merzak Allouache à l’affiche à l’IFA le 24 avril prochain. Jeune journaliste, Nedjma mène une enquête sur les différentes représentations du Paradis véhiculées par la propagande islamiste. Gratuit pour les adhérents / 20 DH pour les non-adhérents.

COMPAGNIE DANSER CASA Place à la danse avec le Spectacle de la Compagnie Danser Casa le 20 avril à 19h à l’Institut Français d’Agadir. Huit danseurs aux styles différents, acrobatie, cirque, popping locking, parkour, danse contemporaine... se rejoignent dans ce projet artistique. Un atelier de danse hip-hop est prévu le 19 avril de 17h à 18h30 à l’IFA.

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QUATUOR DE TROMBONES HEPHAÏSTOS La programmation de l’IFA proposera, le 27 avril à 19h, à l’IFA, le concert du quatuor de trombones Héphaïstos. Amateurs de musique de chambre ou simples curieux, ce rendez-vous est pour vous. Avec leur instrument fétiche, le trombone, Antoine, Kévin, Nicolas et Romain présenteront aux Gadiris un vaste répertoire musical allant du 16e siècle à nos jours. Gratuit pour les adhérents / 20 DH pour les non-adhérents. JUSQU’À LA GARDE Autre registre avec le thriller de Xavier Legrand «Jusqu’à la garde». Après leur divorce, les Besson se dispute la garde de Julien ; Miriam, la maman, exige une garde exclusive pour protéger son fils de la violence de son père. La juge qui considère le père bafoué accordera une garde partagée qui ne sera pas de tout repoas pour Julien. Film récompensé du Prix du Public au Festival Premiers plans d’Angers 2018. À voir le 3 juin à 19h à l’IFA. Gratuit pour les adhérents / 20 DH pour les nonadhérents. DES ULTRAS DANS LA VILLE Le 25 avril prochain à 19h, l’IFA vous propose une rencontre littéraire avec Abderrahim Bourkia autour de son livre «Des ultras dans la ville : un aspect de la violence urbaine». À travers le prisme des actes de violences que l’on peut hélas constater dans les stades d’ici et d’ailleurs, l’ouvrage interroge l’origine de ces comportements tout en faisant découvrir les vastes communautés de supporters et ultras.

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CULTUR

LE FIDADOC FÊTE SES 10 ANS À AGADIR

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oici dix ans que notre ville accueille le Festival International du Film Documentaire d’Agadir (FIDADOC), première manifestation cinématographique marocaine exclusivement dédiée à la création documentaire. L’occasion pour nous de revenir sur cet événement de grande importance qui prendra ses quartiers au cœur de notre ville du 19 au 23 juin 2018. En célébrant dix années au service de la culture, de l’échange et de la création à travers le prisme du film documentaire, le FIDADOC ambitionne d’élargir son scope et de rendre le film documentaire accessible à tous. Au-delà de nos frontières, le Festival, porté et organisé par l’Association de Culture et d’Education par l’Audiovisuel (ACEA), entend promouvoir la création documentaire comme un pont entre les peuples, les cultures. Zoom sur une manifestation qui fait la fierté de notre ville depuis une décennie.

UN ÉVÉNEMENT À FORTE VALEUR AJOUTÉE… En plus de sa vocation événementielle participant à l’animation culturelle d’Agadir, le FIDADOC est aussi une manière pour ses organisateurs, l’ACEA, de promouvoir le cinéma documentaire en tant que vecteur de culture, d’éducation et de citoyenneté. Il contribue ainsi, entre autres, à la démocratisation et à la décentralisation de l’offre culturelle du Royaume. VOTRE PROGRAMME 2018 Au programme de cette 10 e édition, des sessions de projection gratuites d’une quarantaine de films documentaires qui feront la part belle à la création à travers le monde et seront toutes suivies de dialogue avec les auteurs ou protagonistes des films diffusés. Notons également les autres activités phares du FIDADOC, la Ruche Documentaire et Produire au sud Agadir-Sahara : deux espaces de formation et de création qui ont pour objectif d’identifier, d’accompagner et de promouvoir les acteurs de la création documentaire au Maroc et sur le continent. Initiée en 2012, la Ruche Documentaire regroupe à chaque édition une soixantaine d’étudiants et de lauréats issus des établissements formant au cinéma ainsi qu’une douzaine de porteurs de projets sélectionnés sur appels à candidatures. Ils bénéficient de rencontres professionnelles et master-classes pendant le Festival, mais aussi d’un programme de formations et d’accompagnement dédiés. Depuis l’an dernier, le FIDADOC abrite également le premier atelier de formation à la coproduction internationale au Maroc : Produire au sud Agadir-Sahara.

Plus de 270 films sélectionnés, 45 pays représentés, 350 séances diffusées et pas moins de 100.000 spectateurs cumulés au fil des éditions, le FIDADOC s’est imposé dans notre ville comme un véritable rendez-vous de la création documentaire. Chaque année, professionnels du secteur, apprentis cinéastes, universitaires et cinéphiles s’y retrouvent pour échanger, apprendre, monter en compétences dans un secteur qui gagne de plus en plus de terrain au Maroc et au-delà de nos frontières. L’ambition du FIDADOC est ainsi de faire partie du Top 5 des manifestations cinématographiques du Royaume et de contribuer à la structuration d’une filière de production documentaire au Maroc.

Le Festival réserve aussi aux visiteurs des expositions de photographies, des ciné-concerts associant projections de films et création musicale originale, fruit de résidences artistiques, sans oublier les différents prix décernés aux films en compétition. www.fidadoc.org

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n l’espace de 40 ans, Agadir, qui était une station balnéaire, s’est transformée en ville touristique, multipliant son nombre d’habitants et ses centres urbains, sans vraiment parvenir à suivre cette évolution. Résultat : un produit touristique qui s’essouffle, des structures vieillissantes et un manque d’épanouissement entre la zone hôtelière et le centre-ville, le souk et les différents quartiers, épanouissement indispensable pour que la ville entière puisse s’appuyer sur l’activité touristique. Fort heureusement, une volonté de réussir nous anime tous. Incessamment, nous débattons et redébattons de la question. Le bon réflexe, c’est de nous inspirer de l’expérience d’autres destinations qui nous ressemblent et réussissent en surpassant leurs propres contraintes. Nous ne sommes pas seuls au monde. Le partage d’expérience est réciproquement enrichissant. Dans cette optique, saluons la récente initiative de l’Université Ibn Zohr et de la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services Souss Massa d’avoir invité, le 19 mars, deux experts en la matière : Monsieur Pedro Grandos Carillon, Maire de la Ville de Salou en Espagne et Monsieur Miguel Segui Linas, Chercheur en tourisme à l’Université des

Îles Baléares, autour d’un débat dont le thème portait sur : « La gouvernance d’une ville touristique », en présence d’acteurs économiques, institutionnels, journalistes et étudiants de l’ENCG Agadir. Le point commun du mode de gouvernance de ces deux régions espagnoles : des idées. Et des idées pour provoquer des idées !

GESTION D’UNE VILLE TOURISTIQUE LE CAS DE SALOU EN CATALOGNE En découvrant Agadir, Monsieur Pedro Grandos Carillon, Maire de la Ville de Salou, n’a pas manqué de souligner les similitudes entre les deux villes tout en remarquant leurs différences. À l’inverse de notre ville, Salou est en effet exclusivement touristique. En 1950, elle n’avait que 350 habitants, puis ses atouts « mer et soleil » l’ont orientée vers une vocation touristique en 1960. Aujourd’hui, elle compte 27.000 habitants de 100 nationalités différentes et peut atteindre les 200.000 personnes en été avec une clientèle à 75% familiale. Avec plus de 2 millions de visiteurs par an, Salou dépasse les 8 millions de nuitées. Son problème majeur est une population flottante à qui il faut offrir beaucoup de services pour rester compétitive. ÊTRE UNE MUNICIPALITÉ DE QUALITÉ Selon le Maire de Salou, le tourisme en général ne peut se limiter à l’hébergement, c’est un concept transversal qui doit également inclure l’intervention de la population locale. « Chaque citoyen doit être sensibilisé et œuvrer au tourisme à son niveau. Mais

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pour être une destination touristique de qualité, il faut d’abord être une municipalité de qualité, car si les citoyens ne sont pas eux-mêmes correctement servis, les touristes le perçoivent et se rendent compte que la destination n’est pas au niveau. Les touristes ne s’enferment pas dans les hôtels, ils sortent à la découverte de la ville et tous les services qu’ils rencontrent doivent être de qualité. La mairie doit donc beaucoup travailler dans cet objectif ; ce n’est pas une tâche facile car il faut débloquer des budgets, mais il faut le faire. La Mairie doit travailler à la qualité des services car les touristes deviennent vos citoyens le temps d’un séjour. Il faut toujours penser à la comparaison inévitable qu’ils ne manqueront pas de faire avec ce dont ils bénéficient dans leur pays. C’est une référence pour eux. C’est pourquoi il faut toujours chercher à s’améliorer sans toutefois chercher à leur ressembler. Le maintien de nos traditions est à ce titre important pour éviter la comparaison. Ce qui compte, c’est de lutter contre l’insatisfaction qui entraînera une mauvaise promotion au retour, surtout avec la puissance des réseaux sociaux. Il faut faire le maximum pour offrir


la qualité de service attendue dans les domaines de la santé, de la sécurité, de l’embellissement de la ville… L’activité touristique constitue une richesse pour tout un pays car les visiteurs consomment aussi des produits fabriqués dans d’autres régions. De la même façon, les millions de touristes qui viennent au Maroc influencent la production d’artisanat, de produits du terroir et tout ce qu’ils consomment. » L’IMPLICATION DU PRIVÉ ET DE L’UNIVERSITÉ Pour qu’une ville touristique puisse suivre l’évolution du marché et rester compétitive, le Maire de la Ville de Salou explique que le secteur privé doit marcher main dans la main avec la municipalité et s’impliquer financièrement quand les hôtels ont besoin d’être réformés. « À Salou, quelques 100 millions d’euros ont été investis par les investisseurs privés au cours de la dernière décennie. Ces hôtels ont ainsi pu monter en catégorie et en qualité, voire gagner des étoiles. De petite ville, nous sommes devenus la ville touristique la plus importante de Catalogne dans la catégorie soleil et plage. Mais pour maintenir notre niveau et aller au-delà, il est important de diversifier notre offre touristique. Nous sommes une station touristique saisonnière qui place sa haute saison en été, mais nous avons un bon climat, c’est pourquoi nous travaillons au développement du tourisme sportif et de parcs de divertissement à thèmes (PortAventura World, Ferrari Land, Hard Rock Entertainment World…). C’est le résultat d’une concertation entre la Municipalité, le Secteur Privé et l’Université qui nous apporte son indispensable volet recherche et innovation. Ces trois acteurs doivent absolument fonctionner ensemble. Même si nous savons que nous avons fait du chemin, ce n’est pas assez, nous devons nous renouveler en permanence pour rester compétitifs. »

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VILLES TOURISTIQUES, L’EXEMPLE ESPAGNOL LES CITOYENS, PREMIERS CONSOMMATEURS « Par ailleurs, toutes les installations mises au service du tourisme doivent profiter aux locaux. Les autochtones doivent avoir la possibilité d’accéder et de consommer ce qui est fait pour les touristes, afin de ne pas attiser leur jalousie, une « tourismophobie » qui les laisserait penser qu’ils ne subissent que les inconvénients du tourisme sans bénéficier des avantages. Cette jalousie peut lentement devenir un mal pour une destination, car les touristes peuvent se sentir mal accueillis. En revanche, un citoyen épanoui se montre sincèrement hospitalier, ce qui encourage les

touristes à revenir. Quand je disais que pour avoir une destination touristique de qualité, il faut avoir une municipalité de qualité, cela signifie aussi que nous devons travailler au bien-être de nos citoyens avant que nos touristes ne s’approprient ces services. Il est inconcevable dans une même ville de séparer les services destinés aux locaux des privilèges donnés aux touristes, sinon cela irait à l’encontre des locaux. Le tout doit marcher ensemble. La municipalité d’une ville touristique ne doit pas seulement répondre au tourisme mais travailler en faveur du tourisme. »

L’USAGE DE LA TAXE TOURISTIQUE La Ville de Salou possède une institution nommée Patronage du Tourisme avec un président conseiller délégué, en charge par la Municipalité de la politique touristique de la ville, ainsi qu’un gérant technicien en tourisme. Tous les partis politiques y sont également représentés et surtout le secteur privé. Au sein du Patronage du Tourisme, une commission se charge de la stratégie de la Taxe Touristique. Celle-ci devrait s’élever cette année à un montant d’environ 1.700.000 euros. À Salou, cette somme ne sert pas seulement à la promotion dans les salons et dans les brochures, mais une bonne part est aussi réinvestie dans l’amélioration sur place des services aux touristes, notamment au niveau de la plage, car cet embellissement constitue une forme de promotion directe.

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À Salou, la Municipalité attache beaucoup d’importance à la sensibilisation des citoyens à comprendre les bénéfices du tourisme et à leur formation. À ce titre, des enseignants supplémentaires d’anglais sont même financés dans les écoles. Heureusement, à Salou, nous avons peu d’hôtels All Inclusive car, en retenant les clients à l’intérieur, ils ne sont pas bons pour la prospérité de la population locale. Les hôtels All Inclusive sont une solution facile pour être compétitifs, mais il y a d’autres moyens innovants de le devenir, en augmentant l’attractivité par la qualité, notamment. »


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VILLES TOURISTIQUES, L’EXEMPLE ESPAGNOL ÊTRE UNE MUNICIPALITÉ DE QUALITÉ La destination de Salou ayant véritablement percé dans les années 1960, la Municipalité a estimé qu’il était temps de procéder à une rénovation et pas seulement au niveau des hôtels car c’est toute la ville qui est touristique. Cela concerne aussi les rues, les trottoirs, les commerces, les restaurants, les façades, les bâtiments des particuliers… Tout doit être impeccable. Dans ce plan stratégique, l’Université a grandement apporté sa part d’expertise en effectuant un diagnostic, en écoutant tous les acteurs économiques et sociaux de la ville pour déterminer les points forts et les points faibles, et soumettre des propositions. « À la Municipalité, nous sommes avant tout des politiques. Satisfaire le secteur privé n’est pas toujours facile car il a ses exigences, c’est pourquoi le travail d’écoute effectué par l’Université nous aide beaucoup à nous améliorer. Salou est une petite municipalité. Nous avons obtenu son autonomie en 1989, mais nous avons peu de terrain. Nous n’avons pas d’agriculture, pas d’industrie, aucune autre activité que le tourisme pour soutenir notre économie. C’est pourquoi nous devons travailler fermement notre produit pour anticiper toute crise touristique et nous diversifier pour ne pas dépendre uniquement du soleil et de la plage. »

L’ÉVOLUTION D’UNE STATION BALNÉAIRE LE CAS DES ÎLES BALÉARES Aux Îles Baléares, l’Université participe activement à l’économie locale. Monsieur Miguel Segui Linas, Chercheur en tourisme à l’Université des Îles Baléares, présente le rôle primordial de cette institution dans la recherche et l’innovation, la collecte de statistiques et d’idées, et le montage d’études destinées à soutenir les efforts conjoints des secteurs publics et privés à maintenir la prospérité des îles. « Entre 1989 et 1993, les Îles Baléares ont subi une vraie crise qui nous a poussés à revoir notre manière de penser. Une crise peut être bien ou mal gérée. Grâce au dynamisme des élus en place à cette époque, nous avons pu remonter la pente et attirer 6 millions de touristes de plus. Les Baléares sont un petit archipel de 5000 km2, composé de 4 îles dont Ibiza la plus connue, Majorque la plus grande, ainsi que Minorque et Formentera. Nous avons la contrainte d’une petite superficie fortement dense en population (1.100.000 habitants) du fait de la concentration de richesses et d’emplois, de beaucoup d’immigrants venus de toute l’Europe et d’autres pays. Les Îles Baléares connaissent donc

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une pression démographique énorme avant même d’y inclure les touristes, soit plus de 16 millions à fouler le sol des îles pour la seule année 2017. Un problème considérable… mais les recettes engrangées ne laissent aucun doute sur le succès du secteur touristique aux Baléares. »


UNE BANQUE DE LITS TOURISTIQUES « Depuis 1993, la capacité litière a atteint ses limites (623624 lits touristiques), ce qui prouve bien la difficulté de trouver un équilibre entre population locale, touristes et capacité litière, surtout si l’on tient compte de 48% d’espaces protégés et de 54% de littoral protégé. Nul besoin d’ajouter que nous devons faire preuve d’imagination pour résoudre cette problèmatique. Lorsqu’aux Iles Baléares, nous avons dû limiter le nombre de lits, cela a d’abord été une crainte, puis une joie, car c’est probablement la meilleure chose que nous ayons faite. Cela nous oblige à nous renouveler tout en stimulant la concurrence et en augmentant les prix, donc les salaires et la qualité. Nous avons créé une banque de lits touristiques. Tous les hôtels qui n’étaient pas conformes lors des audits devaient être démolis mais ils gardaient leur quota de lits, soit pour reconstruire, soit pour le revendre à d’autres investisseurs. Cette banque de lits est devenue une source de compensation pour les hôteliers qui n’ont pas pu rénover. Cela a également permis de faire disparaître du marché tous les mauvais entrepreneurs et conserver les meilleurs en créant une concurrence positive. Il ne reste aujourd’hui que 340 lits en vente dans les Baléares, ce qui laisse deviner la lutte qui existe entre les plus grands hôteliers du monde pour les acquérir. La banque de lits touristiques a donc été une idée très utile pour renouveler la qualité des lits hôteliers. »


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VILLES TOURISTIQUES, L’EXEMPLE ESPAGNOL ÉVOLUTION VERS UN TOURISME QUALITATIF « Voici pourquoi nous avons changé notre vision du tourisme entre 1991 et 1995 ? À cette époque, le tourisme de masse jouait sur la concurrence des prix. Dans un premier temps, nous avons essayé de baisser nos prix pour attirer des touristes, d’élargir notre marché pour augmenter leur nombre, sans réussir pour autant à augmenter leurs dépenses pendant leur séjour... Voilà le problème dans lequel nous nous trouvions. Nous ne pouvions pas être plus compétitifs du fait de nos salaires élevés en comparaison d’autres destinations concurrentes du bassin méditerranéen. Outre les entrepreneurs et la société civile, l’Université a joué un grand rôle comme centre de débat à la découverte de solutions. Se renouveler ou décliner, il fallait faire un choix… Le passage du Fordisme (1945–1975, productivité et consommation de masse) au Post-Fordisme (à partir de 1975, compétitivité basée sur l’innovation et la différenciation des consommateurs) exige une bonne connaissance des marchés extérieurs et des réalités sociales locales, un grand travail de recherche tant au niveau des sociétés émettrices que réceptrices pour éviter tout malaise ou hostilité dirigée contre les touristes. Il faut étudier de près les besoins, les intérêts et la vie des locaux et celles des touristes pour pouvoir offrir des services que d’autres n’offrent pas. Une destination ne peut se déclarer post-fordiste qu’après une longue étape de réflexion, de recherche et de travail. Dans les Îles Baléares, le golf a été le premier secteur concerné par le post-fordisme. Les îles possèdent 26 parcours de golf. En 2014, 190.000 golfeurs sont venus aux Baléares, dépensant 218 millions d’euros, ce qui prouve bien l’apport économique de ce tourisme de niche, bien que le nombre de parcours soit limité depuis plus de vingt ans déjà. »

UN TOURISME RURAL HAUT DE GAMME « Lorsque, dans les années 1990, nous avons arrêté la croissance sur le littoral pour le protéger, nous nous sommes tournés vers l’arrière-pays. En y implantant des logements et de grands restaurants gastronomiques, les habitants locaux ont ainsi pu participer à la prospérité de leur île et voir ainsi leur niveau de vie augmenter. Au moment de développer notre tourisme rural, nous avons dû changer totalement d’état d’esprit puisque nous étions habitués à un tourisme bon marché. Là, nous avons évolué vers un tourisme grand luxe. Aujourd’hui, nous avons un total de 280 établissements ruraux qui ont totalisé, en 2016, près d’un million de nuitées et aucun n’est à moins de 200 euros la nuit. Les produits ruraux les plus caractéristiques des Baléares sont les villas privées d’anciens paysans (Fincas Mallorca). Le secret de la réussite de ces villas est un réseau de service haut de gamme et cousu-main dans

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chaque commune, disponible 24h/24 pour répondre à toute attente et à toute urgence. Chez nous, les communes qui abritent ces villas privées sont aussi celles qui ont le moins de travailleurs à salarier, car les paysans qui louent leur villa en vivent très bien. Par ailleurs, ce type de maison met sur le marché 180.000 lits touristiques. Plus de 3.260.000 touristes y ont séjourné en 2017. »


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VILLES TOURISTIQUES, L’EXEMPLE ESPAGNOL LE PHÉNOMÈNE DU CYCLOTOURISME « En 1999, un hôtelier qui aimait le vélo et dont l’hôtel ne marchait pas a eu l’idée de lancer le cyclotourisme aux Baléares. L’initiative a eu tellement de succès qu’aujourd’hui notre aéroport est même doté d’un tapis roulant dédié aux bicyclettes. Des cyclistes amateurs et professionnels viennent de toute l’Europe pour s’entraîner dans les îles. Des hôtels se sont même spécialisés dans le contrôle des calories et autres soins dédiés aux sportifs. En 2013, nous avons atteint un nombre de 150.000 cyclistes par an venus faire du vélo pendant un minimum d’une semaine. Au regard des problèmes d’espace auxquels nous faisons déjà face, ces milliers de cyclistes ont rapidement surchargé les routes classiques des îles empruntées par les conducteurs autochtones. Nous avons donc créé tout un réseau de pistes cyclables long de 675km et 252km en montagne. Aujourd’hui, vélos et voitures ne se croisent plus ; nous évitons les risques d’accident et les problèmes. Le cyclotourisme est un tourisme de niche en constante augmentation qui a, de plus, l’avantage de couvrir une période allant de février à mai, en dehors de la haute saison d’été, ce qui permet de rallonger notre fréquentation. Les motivations des cyclistes sont le climat, la qualité et la propreté de l’environnement, la beauté des paysages et la très bonne accessibilité par voie aérienne. À eux seuls, les cyclistes qui arpentent le réseau de pistes cyclables, ont sauvé nombre de petits bars et cafés dans les villages. De même, nous avons un sentier de grande randonnée de 114km et un autre de 105km dans les montagnes avec tout un système de sécurité. » AUTRES TOURISMES DE NICHE « Le tourisme sportif, en général, nous permet de couvrir une saison d’hiver allant de novembre à février avec des chiffres importants : un marathon de 11.300 participants (chiffres 2014), auxquels vous ajoutez un grand nombre d’accompagnants, et plusieurs triathlons qui attirent toujours plus de touristes. Ces événements et les célébrités sportives qu’ils drainent nous assurent plusieurs semaines par an de visibilité gratuite sur les télévisions européennes. Le tourisme sportif a fait naître de grands

ensembles hôteliers à l’image de la chaîne Viva Hotels, entièrement équipée d’installations de préparation sportive. De même, des établissements hospitaliers dédiés au tourisme de santé ont fait leur apparition récemment pour l’hospitalisation ou la récupération des sportifs. Le tourisme sénior, bien connu à Agadir, représente également une opportunité de rallonger la saison puisque ce sont des habitués du tourisme d’hiver. Ils représentent environ 12% du total des touristes qui fréquentent les îles. Nous pouvons également citer la réussite de la transformation d’anciennes maisons de ville en hôtels haut de gamme dans la

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catégorie 5* super luxe. Le tourisme spirituel est une formule qui prend de plus en plus d’importance. La principale cible sont les PDG, les grands entrepreneurs qui ont besoin de calme, de repos, de bénéficier de yoga et de massages dans un cadre déconnecté où portables et wifi sont bannis, moyennant un budget de 3000 euros la semaine. Le tourisme nous pousse à réfléchir. C’est pourquoi nous avons créé un grand parc technologique en liaison directe avec l’Université, un centre de recherche et d’innovation en faveur du secteur hôtelier, de la gastronomie,… également doté d’une pépinière d’entreprises. »


DES IDÉES POUR HÔTELS VIEILLISSANTS « Voici quelques exemples de ce que nous avons fait de nos vieux hôtels. Nous avions un certain nombre de vieux hôtels classiques de type soleil et plage, assez démodés, voire hors fonctionnement, et leur transformation a été tellement innovante qu’ils ont pu doubler leurs tarifs et obtenir un taux d’occupation extraordinaire. Il faut savoir que la loi nous oblige à démolir les vieux hôtels fermés. Depuis 1992, c’est une pratique devenue courante. Nous devons donc en permanence innover et nous renouveler pour l’éviter. Le premier qui a eu l’idée de le faire a été Melia qui a réuni cinq de ses vieux hôtels rassemblés dans le même secteur en un même resort offrant plusieurs thématiques : tourisme familial, tourisme jeune, sport, etc. Quel que soit l’endroit où le touriste a sa chambre dans cet ensemble hôtelier, il bénéficie d’une liberté de passage pour choisir l’ambiance qui lui plaît. Le même groupe hôtelier possédait un autre hôtel peu attirant loin de la mer. Au lieu de le démolir, il a eu l’idée de le transformer en immense parc de loisirs familial. Pour séduire les touristes, un autre hôtel loin de la mer a eu l’idée de placer entièrement son décor sous le thème des pirates. Pour s’assurer une belle promotion, l’hôtel offre une nuit gratuite aux clients qui arrivent déguisés et présentent une photo devant l’avion pour preuve. En contrepartie, l’hôtel bénéficie d’une belle publicité pendant tout le vol grâce aux inévitables questions des autres passagers sur la raison du déguisement. De même à Ibiza, l’hôtel Ushuaïa est devenu l’empire de la fête. Les anciens bâtiments ont été modernisés en façade et à l’intérieur pour se transformer en établissement luxueux. À partir de juin, la nuit se compte à partir de 1000 euros, ce qui n’empêche pas l’hôtel d’afficher complet ! Un autre exemple de reconversion est cet hôtel de Majorque, loin de la plage et de la ville, qui avait la particularité d’être à côté de la maison-musée du peintre Joan Miró, décédé en 1983. L’établissement s’est emparé de ce thème pour devenir l’Hôtel Joan Miró, entièrement orné d’œuvres d’art évoquant le travail de l’artiste. En matière d’innovation, notre gouvernement est tenu d’apporter sa part d’implication à la recherche touristique. C’est pourquoi, il organise tous les ans un concours public de présentation de projets et de recherches ouvert à tous – entreprises privées, chercheurs et étrangers – entre lesquels se joue une concurrence pour gagner le soutien au lancement dudit projet aux Baléares, mais à travers lequel le gouvernement gagne surtout énormément d’idées ! »

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TEMPS FORTS D’AVRIL-MAI EN EUROPE COPENHAGUE À VÉLO

HELLO SPRING AVEC AIR ARABIA !

Vols Agadir-Copenhague, mercredi et dimanche. Sous le soleil, le charme de Copenhague ne manquera pas d’opérer. C’est à vélo qu’elle vous invite à apprécier les promenades sous les cerisiers en fleurs, ou une balade sur ses canaux. Qui dit Copenhague pense assurément aux Vikings. Au mois d’avril, le marché des Vikings vous plonge au cœur de cet univers si passionnant.

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vec le retour des beaux jours, le «Vieux Continent» se pare de ses plus beaux atours et s’offre à vous. Grâce aux dessertes d’Air Arabia, parcourez les plus belles destinations européennes. De Munich à Copenhague, en passant par Dublin, Manchester, sans oublier Cologne, Toulouse ou Stockholm, chacune desservie deux fois par semaine par la compagnie Air Arabia. Partez à la découverte des attractions printanières munichoises ; explorez Copenhague à vélo, visitez les étendues verdoyantes du Jardin Anglais de Munich, le Lac Hollingworth de Manchester, les bâtiments pittoresques toulousains, sans oublier la Foire Internationale d’art de Stockholm… L’Europe n’attend plus que vous. Faites votre choix et offrez-vous une parenthèse dépaysante en maîtrisant votre budget de voyage.

L’ART À L’HONNEUR À STOCKHOLM Vols Agadir-Stockholm, mardi et vendredi. Amateurs d’art, Stockholm vous accueille à bras ouverts pendant le Supermarket Stockholm Independent Art Fair qui se tient en avril, pour rencontrer les artistes de la scène suédoise et internationale. CURIOSITÉS PRINTANIÈRES DE MUNICH Vols Agadir-Munich, lundi et jeudi. Les couleurs printanières s’emparent de la capitale bavaroise et vous invitent à une balade pour le moins bucolique. Laissez-vous guider par les senteurs florales des tulipes et hyacinthes en plein centreville, avant de vous poser à une terrasse, à l’ombre des marronniers, pour apprécier la beauté de la nature. En cette période, l’une des attractions phare de Munich reste le Jardin Anglais plus connu sous le nom de l’Englischer Garten. Plus de 375 hectares de verdure, rien que pour vous ! Vous pourrez aussi y visiter la Tour Chinoise haute de 25 mètres ou encore la Maison de thé japonaise, construite à l’occasion des Jeux Olympiques d’été de 1972 de Munich en hommage à sa ville jumelle japonaise Sapporo. La balade se poursuit au Parc Olympique de Munich, au nord de la ville.

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LE TOUR DES NOUVEAUTÉS BARBECUE PARTY AU HYATT PLACE

LA LIFA EN STAGE À AGADIR La Ligue Île de France d’Athlétisme (LIFA) a choisi la destination Agadir pour son stage de préparation estivale, initialement prévu en Afrique du Sud, suite aux articles de presse parus dans les médias sportifs français. Agadir Élite Sport a été sollicité pour préparer ce stage, à l’image du stage fédéral FFA de janvier dernier. Les jeunes athlètes présents font partie de la relève des sprinteurs et hurdleurs de l’Equipe de France venus en janvier. Ils seront encadrés par l’ancien international français Vincent Clarico, coureur de 110m haies dans les années 1990/2000. Les séances d’entraînement auront lieu au Stade Al Inbiaat d’Agadir et chez le partenaire habituel Agadir Élite Club & Spa. Agadir Elite Sport - Tél : 06 16 01 59 52

Que faites-vous dimanche ? Avec le retour des beaux jours, offrez-vous une Barbecue Party en famille ou entre amis sur les terrasses panoramiques du Hyatt Place Taghazout Bay autour d’un superbe buffet de grillades animé d’une ambiance musicale live. Et ce n’est pas tout, un accès aux piscines toute la journée est inclus ainsi que celui au kids corner avec animatrice. Barbecue Party tous les dimanches de 12h à 16h : 275 DH par personne / 50% pour les enfants de 4 à 12 ans. Réservez votre table au 05 28 29 68 68 ATLANTIC BOUTIQUE HOTEL & SPA

DÉFILÉ DE MODE CAFTAN TAZEGZOUT

Entre authenticité et modernité, cet établissement intime et plein de charme, rénové et décoré dans la tradition marocaine, vous donnera le sentiment d’un nouveau «chez soi». Situé au cœur de la ville, cette adresse de caractère vous plongera dans une atmosphère baignée de douceur. Agréable piscine nichée sous les palmiers, ambiance feutrée et musique live au bar lounge Khmissa, dégustation de mets traditionnels et revisités, et pour terminer, un voyage sensoriel au SPA Rose des Sables : une expérience inoubliable au cœur de ce boutique hôtel. Pour vos événements professionnels, la salle Jasmin, moderne et entièrement équipée est à votre disposition, ainsi que des équipes attentives pour vous organiser une offre sur mesure. Pendant le Ramadan, profitez de belles soirées animées dans le patio, autour d’un buffet à volonté. www.atlantichotelagadir.com

À l’occasion du mois de Ramadan, le Golf Tazegzout organise, le samedi 2 juin à partir de 19h00, la 3e édition de «Caftan Tazegzout» dans le cadre authentique et raffiné du Club House Tazegzout. L’événement verra cette année la participation de deux stylistes marocaines vedettes de Caftan du Maroc, Ilham Kassimi et Naoual Miri, pour un défilé haut en couleurs conjuguant style et glamour. Un marché de Ramadan sera également mis en place pour présenter les produits d’artisanat et du terroir. Au programme de votre soirée : Issawa à l’accueil, Ftour servi à table, défilé Styliste Ilham Kassimi, tombola et animation musicale, Dekka Merrakchia, défilé Styliste Nawal Miri, dîner servi à table accompagné de musique avec l’orchestre Kassimi, lancement de la soirée avec la chanteuse de renommée Saïda Charaf. Toute la soirée sera animée par la présentatrice de télé Samira el Beloui. Info/Résa : Golf Tazegzout 06 64 49 84 54 - reservation@tazegzout.com

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AGADIR SPIRIT, NOUVEAU TO SPORTIF Le 24 mars a marqué la naissance officielle d’Agadir Spirit, nouveau TO qui combine sport et bien-être à Agadir.
Le créateur, Tristan Bensoussan, est un homme d’affaires expérimenté en tourisme sportif. Lorsqu’il a redécouvert Agadir en 2015, il a fait d’elle l’heureuse élue de son projet. L’offre s’adresse aux individus d’une part et aux entreprises d’autre part. Tristan Bensoussan peut compter sur le dynamisme de Jeannine Ngono Owona, athlète de haut niveau pour l’activité fitness, et de son ami Franck Boucher, pointure du tennis international pour le tennis. Profitez, vous aussi, de la formule «One day in» d’Agadir Spirit, réservée aux personnes locales, qui inclue activités sportives et déjeuner au prix de 390 MAD/j. (source Laura Agroum) www.agadirspirit.com VOL AGADIR-RABAT AVEC AIR ARABIA Après les vols internationaux vers 7 villes européennes, le Conseil Régional Souss Massa s’attaque aux vols domestiques en partenariat avec la compagnie marocaine low cost Air Arabia. Une excellente nouvelle pour les Gadiris et pour les touristes qui souhaitent rallier Agadir à partir des villes comme Rabat, Tanger et Fès. En effet, lors de la session extraordinaire du Conseil Régional Souss Massa qui s’est tenue le jeudi 5 avril, le projet de relier Rabat à Agadir à partir de novembre 2018 a été voté et la promesse donnée pour faire suivre Fès et Tanger dans les meilleurs délais. Le Conseil Régional Souss Massa injecte dans le cadre de cette convention un montant de 12 MDH par an pour une durée de trois ans. L’aller simple est fixé à 300 DH pour les 80 premiers sièges. Le Plan prévoit quatre vols par semaine avec deux rotations par jour à partir de novembre 2018.

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ROUVE

ST OÙ NOU

MARINA / TAWADA

L’ÉCHAPPÉE BELLE

05 28 84 79 69

7, RUE BOUFOUS - TALBORJT

SALON RICHFLOR

05 28 84 49 72

MARINA D’AGADIR

PLOMBERIE INTER-RAP

05 28 84 63 43

10, RUE CHENGUIT - TALBORJT

JADE OR PARIS

05 28 84 06 16

MARINA D’AGADIR

UNIVERS D’ARGANE

05 28 84 48 44

26, LOT FAIZ - TALBORJT (À CÔTÉ CLINIQUE ASSOULIL)

CITY SPORT

05 28 84 74 33

MARINA D’AGADIR

GBH IMMOBILIER

05 28 84 37 44

AV. AL MOUQUAOUAMA - IMM. TIFAOUINE

CENTURY 21

05 28 84 35 55

MARINA D’AGADIR

AGADIR NICE SYSTEMES

05 28 82 09 53

AV. AL MOUQUAOUAMA - IMM. HAMRIA

RESTAURANT LE FLORE

05 28 84 88 39

PROMENADE TAWADA

MAMNIL

05 28 82 44 33

AV. 29 FÉVRIER - IMM. MARHABA (EN FACE AL OMRANE)

RESTAURANT DA CELSI

05 28 84 87 44

PROMENADE TAWADA

SYNDICAT DES PHARMACIENS

05 28 84 59 82

AV. 29 FÉVRIER

PURE PASSION

05 28 84 01 20

MARINA D’AGADIR

LA GRANDE RÉCRÉ

05 28 82 89 40

LES GALERIES TALBORJT

PAUSE VITAMINE

05 28 84 14 92

LES GALERIES TALBORJT

INSTITUT FRANÇAIS D’AGADIR

05 28 84 13 13

RUE CHENGUIT - TALBORJT

BD. DU 20 AOÛT / SECTEUR BALNÉAIRE SALON HAIR STYLE

05 28 84 34 84

BD. DU 20 AOÛT - HÔTEL MABROUK

TARGANI

05 28 82 42 95

BD. DU 20 AOÛT - COMPLEXE TAFOUKT

VILLE NOUVELLE / BD MY ABDELLAH / RUE DE MARRAKECH

DESSANGE

05 28 82 04 49

BD. DU 20 AOÛT - COMPLEXE TAFOUKT

UNION DES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER

06 71 56 25 24

VILLE NOUVELLE (GROUPE SCOLAIRE GAUGUIN)

RESTAURANT LA SCALA

05 28 84 67 73

BD. DU 20 AOÛT

SALON DIVA

05 28 82 65 58

RUE DE MARRAKECH

SALON BEAUTY STYLE

05 28 84 34 84

BD. DU 20 AOÛT - HÔTEL MABROUK

SALON RICHFLOR

05 28 84 17 75

AV. PRINCE MY. ABDELLAH

RESTAURANT JARDIN D’EAU

05 28 84 01 95

BD. DU 20 AOÛT

ORIGINAL PARA

05 28 84 57 44

IMM. TINMEL

BAOLI BEAUTY

05 28 82 19 24

AV. PRINCE MY. ABDELLAH

LIBRAIRIE AL MOGGAR

05 28 84 27 12

AV. PRINCE MY. ABDELLAH

FOUNTY SALON LE PRESTIGE

05 28 84 11 12

CITÉ FOUNTY - CHEMIN DES DUNES

SOFITEL AGADIR

05 28 82 00 88

CITÉ FOUNTY - BAIE DES PALMIERS

AVENUE DES F.A.R.

RIAD VILLA BLANCHE

05 28 21 13 13

CITÉ FOUNTY - BAIE DES PALMIERS

RIP CURL

05 28 82 71 54

AV. DES F.A.R.

NEW AGE PROPERTY

05 28 21 52 52

CITÉ FOUNTY - IMM. TAFRAOUT

CH’HIWA

05 28 82 70 30

AV. DES F.A.R. - IMM. CGI

PÂTISSERIE Ô QUOTIDIEN

05 28 23 36 36

CITÉ FOUNTY - IMM. MIMOSA

NATUR HOUSE

05 28 82 52 76

AV. DES F.A.R.

LE MAROQUIN

05 28 28 29 34

CITÉ FOUNTY - GALERIE MARJANE

MAHIR OPTIQUE

05 28 82 82 76

AV. DES F.A.R.

AGADIR BAY

05 28 22 09 09

CITÉ FOUNTY

NADA HOME

05 28 84 32 68

AV. DES F.A.R.

SELECT SPORT

05 28 28 02 50

CITÉ FOUNTY - MARJANE

ATLANTIDE IMMOBILIER

05 28 84 75 58

AV. DES F.A.R.

SO’FLEURS

05 28 84 26 00

AV. DES F.A.R.

SALON RICHFLOR EL MENZAH

05 28 84 38 39

AV. DES F.A.R.

AV. HASSAN II / BD MED. V MARONE OPTIQUE

05 28 82 82 64

AV. HASSAN II - IMM. IFRANE

RESTAURANT LE RITUEL

05 28 82 23 82

AV. DES F.A.R.

TIZNIT CAR

05 28 84 29 98

AV. HASSAN II - IMM. MAISON DE L’AVOCAT

JEFF DE BRUGES

05 28 84 11 09

AV. DES F.A.R.

ATLANTIC HÔTEL

05 28 84 36 61

AV. HASSAN II

ORIGINAL PARA

05 28 84 57 44

AV. DES F.A.R.

RESTAURANT BAMBOO THAI

05 28 84 21 08

AV. HASSAN II - IMM. HASSNA

NATUREL PRESSING

05 28 84 05 32

AV. DES F.A.R.

DHL

05 28 84 06 56

BD. MED. V - IMM. IGENOUANE

LISSAC L’OPTICIEN

05 28 84 11 14

AV. HASSAN II - ANGLE AV. GÉNÉRAL KETTANI

QUARTIER DAKHLA / QUARTIER ESSALAM

LE BOUDOIR DU LINGE

05 28 84 53 45

PLACE DES ORANGERS

L’ATELIER PÂTISSERIE

05 28 22 00 93

AV. HASSAN 1ER

ODYSSÉE

05 28 82 14 21

AV. HASSAN II - IMM. ASSIMA

VISION NET OPTIQUE

05 28 23 52 64

AV. HASSAN 1ER

CONCEPT BOIS

05 28 84 37 04

AV. HASSAN II

PHARMACIE FAISEL

05 28 23 83 83

1042 EXTENSION DAKHLA

RESTAURANT RAFIQ

06 55 25 87 68

AV. HASSAN II

PLANETE PHARMA

05 28 22 54 83

AV. ABDERRAHIM BOUABID

CÔTÉ COURT

06 71 95 71 33

AV. HASSAN II

ARIZAL

05 28 21 22 12

AV. AHMED AL MANSOUR EDDAHBI

PÂTISSERIE LEBANON SWEETS

06 43 38 18 56

65, RUE D’OUJDA - QUARTIER INDUSTRIEL

CHR EQUIPEMENTS

05 28 23 52 15

AV. AHMED AL MANSOUR EDDAHBI

LABO D’AUDIOPROTHÈSE BOUJJA

05 28 84 86 19

IMM. SYNERGIE CONSTRUCTIONS

VIVALU

05 28 22 28 02

AV. AHMED AL MANSOUR EDDAHBI

IMMOBILIÈRE DRISSI

05 28 84 31 85

AV. HASSAN II

S.O.S PANNEAUX

05 28 22 58 59

22, AV. AHMED AL MANSOUR EDDAHBI

PROTECH

05 28 21 28 74

BLOC D 1 - AV. 11 JANVIER

QUARTIER INDUSTRIEL / TALBORJT / AV. MOUQUAOUAMA UN AUTRE REGARD

05 28 82 09 93

QI. AV. MY. ABDALLAH

AUTRES

AGADIR STORES & CO

05 28 84 79 00

AV. AL MOUQUAOUAMA - IMM. HAMRIA

ANIR CARREAUX

05 28 33 08 08

E7 - ZONE INDUSTRIELLE - TASSILA

KRYS OPTIQUE

05 28 84 87 51

1, AV. 29 FÉVRIER

HÔTEL RESTAURANT LA PERGOLA

05 28 27 18 41

KM 8 - ROUTE D’AGADIR - INEZGANE

MOBILIA

05 28 82 44 49

AV. CHEIKH SAADI - IMM. ASSALAM

HYATT PLACE - TAGHAZOUT BAY

05 28 29 68 68

STATION TOURISTIQUE DE TAGHAZOUT BAY - ROUTE D’ESSAOUIRA

LINAN KEBAB

05 28 84 38 09

LES GALERIES TALBORJT

GOLF TAZEGZOUT

05 28 29 69 69

STATION TOURISTIQUE DE TAGHAZOUT BAY - ROUTE D’ESSAOUIRA

LYNX OPTIQUE

05 28 82 89 46

LES GALERIES TALBORJT

VILLAGE DE SURF SOL HOUSE

05 25 08 30 00

STATION TOURISTIQUE DE TAGHAZOUT BAY - ROUTE D’ESSAOUIRA

G&G

05 28 84 86 00

N°2 MITAK 21 - IMM. ASSALAM

VILLATE LIMOUNE

05 28 52 69 64

ROUTE DE TAROUDANT-OULED TEIMA

RESTAURANT LE PETIT PÊCHEUR

05 28 82 82 20

LES GALERIES TALBORJT

CERAMICA ITALIANA

05 28 33 57 33

BOULEVARD AL FARABI-TASSILA

SECRET DES ROSES

05 28 84 77 28

LES GALERIES TALBORJT

LA MAISON D’ALOE VERA

05 28 82 28 68

AV.HASSAN II-IMM.MERYEM

VENEZIA ICE

05 28 82 66 19

LES GALERIES TALBORJT

MUNGA GUEST HOUSE

05 28 20 02 02

TAGHAZOUT VILLAGE

C.D. PIERRE FAUCHARD

05 28 82 09 10

RUE OUM RABII - EXTENTION X - AGADIR

56


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78

58

65

59

47

72

69

61 80

87 75

48

85

SOFITEL AGADIR ROYAL BAY RESORT SOFITEL AGADIR THALASSA SEA & SPA

68 63

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45 46 62

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