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Website : www.afwa-hq.org

Bulletin N°101 - April/Avril 2010 ISSN 2218-225X

NORTH-SOUTH PARTNERSHIP

Partnership Agreement between AfWA and AFRE to be signed soon

PARTENARIAT NORD-SUD

Vers la conclusion d'un partenariat entre l'AAE et l'AFRE Climate Change Prof. Wangari Maathai,

“We need to stop talking and take action” Changement climatique Prof. Wangari Maathai,

“Nous devons arrêter les discours et agir” Access to Water and Sanitation Dr Anna Tibaijuka, Executive Director of UN-Habitat:

«Build an effective partnership to attain MDGs» Accès à l’eau potable et à l’assainissement Dr Anna Tibaijuka, Directeur Exécutif de UN-Habitat

«Construire un partenariat efficace pour atteindre les OMD»

15Th AfWA CONGRESS

Heading for attainment of the MDGs

ASSISES DU 15ème CONGRES DE L’AAE

Cap sur l’atteinte des OMD


REGULAR MEMBERS

Inside.. Sommaire

MEMBRES ACTIFS

NEWS - ACTUALITES

COMITE (AFRIQUE DU SUD) COMMITTEE (SOUTH AFRICA) ADE (ALGERIE / ALGERIA) SONEB (BENIN) ONEAD (DJIBOUTI/DJIBUTI) ONEA (BURKINA-FASO) REGIDESO (BURUNDI) SNEC (CAMEROUN / CAMEROON) CDE (CAMEROUN / CAMEROON) SODECA (CENTRA FRIQUE / CENTRAFRICA) SNDE (CONGO) SODECI (COTE D’IVOIRE) NOPWSD (EGYPTE / EGYPT) WASPA (KENYA) SEEG (GABON) MCWSSS (ETHIOPIE/ETHIOPIA) GWCL, AVRL (GHANA) SEG (GUINEE / GUINEA) EDM (MALI) COMITE (MAROC) COMMITTEE (MOROCCO) SNDE (MAURITANIE/ MAURITANIA) COMITE/COMMITTEE (NIGERIA) NWSC (OUGANDA / UGANDA) ELECTROGAZ (RWANDA) EMAE (SAO TOME) COMITE/COMMITTEE (SENEGAL) DAWASA (TANZANIE/ TANZANIA) STEE (TCHAD / CHAD) TdE (TOGO) SONEDE (TUNISIE / TUNISIA) WASAZA (ZAMBIE / ZAMBIA) CITY OF HARARE (ZIMBABWE) ONAS (TUNISIE / TUNISIA) NWC (KENYA) NRWB (MALAWI) IPAG (MOZAMBIQUE) LWSC (LIBERIA) REGIDESO (RDC / DRC) SPEN, SEEN, ARM (NIGER)

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NORTH-SOUTH PARTNERSHIP: Partnership Agreement between AfWA and AFRE to be signed soon PARTENARIAT NORD-SUD : Vers la conclusion d'un partenariat entre l'AAE et l'AFRE DOCUMENT

EVENT - EVENEMENT

ASSISES DU 15E CONGRES DE L’AAE Cap sur l’atteinte des OMD 15TH AFWA CONGRESS Heading for attainment of the MDGs

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Write-up of Bill & Melinda Gates Foundation Sessions

Performance Benchmarking & Fecal Sludge Management Seminars Résumé des sessions organisées par la Fondation Bill et Melinda Gates

Benchmarking des performances et séminaires sur la gestion des boues de vidange

EVENT - EVENEMENT Prof. Wangari Maathai, Nobel Prize for Peace: “We need to stop talking and take action” Prof. Wangari Maathai, Prix Nobel de la Paix : “Nous devons arrêter les discours et agir”

AFWA NEWS African Water Association’s (AfWA) quaterly Magazine Magazine trimestriel de l’Assocition africaine de l’eau (AAE) Siège social/Head Office : Av. 8 prolongée à la montée du Pont Houphouet-Boigny 05 B.P 1910 Abidjan 05 - Côte d’Ivoire Tél. : +225 21 24 04 96 - 21 24 14 43 Fax. : +225 21 24 61 57 - 21 24 26 29 Site Web : www.afwa-hq.org E-mail : susher.uade@aviso.ci Editorial Committee/Comité éditorial Directeur de la publication:Mamadou Dia, Editorship

Projects Manager/Head of Communication: George Acolor E-mail: gacolor.uade@aviso.ci Responsable des rédactions : Koné Bakary Ballo, Senior Editor E-mail:bkone.aae@aviso.ci Marketing Manager: Digbeu Aimé E-mail: dak.2ae@aviso.ci Imprimé en Côte d’Ivoire par exachrome Tél.: +225 21 26 86 00 ISSN 2218-225X

AfWA NEWS n° 101

April/Avril 2010

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EDITORIAL Positive Synergies

A

bove all expectations, the 15th Congress of the African Water Association (AfWA), held in Kampala, on the shores of Lake Victoria, testified to the fact that our Association now occupies a key place in all actions aimed at improving access of African populations to potable water and basic sanitation services. Never in the history of the ex-Union of African Water Suppliers (ex-UAWS) and AfWA, has a Congress had such international effect. Drawn from Africa and other continents, our members and partners of the Association had in depth and high-level discussions aimed at addressing a single concern: identifying By Mamadou DIA the best ways for ensuring that the cruPresident of AfWA sade against poverty is not just a vain word in the areas of potable water supply, sanitation and environment. Many presentations on the central theme demonstrated, in the face of the climate change and energy crisis, that it is imperative to adapt and efficiently to react to ensure a sustainable public water supply and sanitation service with the required quality and optimum energy. Described as a historical event, the 15th Congress was more than a historical event for many reasons, including the record participation, the great qualitative leap in the organization of the session, the strong involvement of international organizations, the AfWA-ESAR/IWA merger, the signing of an Agreement with AMCOW, etc. One is tempted to say that nothing will be the same as before, going by the great event of the Kampala meeting, which coincided with the celebration of the 30th Anniversary of the Association. It

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was a nice opportunity to pay homage to the founding members and to remain faithful to the initial ambition to re s o l u t e l y contribute to the development of the potable water supply and sanitation sectors on the continent. The shining success of the Kampala Congress is the outcome of positive synergies. The great African water family, therefore, wishes to express their sincerest thanks to all those who responded to our appeal: AfWA members, p o l i c y - m a k e r s , operators, donors, researchers, NGOs, etc. Their participation was of quality and highly appreciated. Our special thanks go to the Ugandan autho-

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rities led by His Excellency, President Yoweri MUSEVENI, who graced the occasion by personally presiding over the opening ceremony, and also to the NWSC, whose Managing Director, William Muhairwe, and his staff took all necessary measures to ensure that our Congress was held under very favourable conditions. The bar has been raised so high that our responsibility is still greater in the face of the present and future challenges. However, as Nelson MANDELA, whose perseverance should inspire us, put it: “it is on arriving at the top of a great mountain that you realize that there are several others to climb”. When we think about our populations, we are motivated to overcome all obstacles to ensure that from Ouagadougou to Djibuti, from Kampala to Casablanca, they enjoy long life in dignity thanks to potable water and sanitation.

Synergies positives

B

ien au-delà de toutes les attentes, le 15e congrès de l’Association africaine de l’eau (AAE) a donné la preuve à Kampala, sur les bords du lac Victoria, que notre Association occupe désormais une place centrale dans toutes les actions visant à améliorer l’accès des populations africaines à l’eau potable et à un service d’assainissement de base. Jamais dans l’histoire de l’ex-Union africaine des distributeurs d’eau (ex-UADE) et de l’AAE, un congrès n’a eu un tel retentissement international. Venus d’Afrique et des autres continents, nos membres et les partenaires de l’Association ont eu des échanges approfondis et de haut niveau avec une seule préoccupation : identifier les meilleures voies pour que la croisade contre la pauvreté ne soit pas un vain mot dans le domaine de l’eau potable, de l’assainissement et de l’environnement. De nombreuses communications axées sur le thème central nous ont démontrés, face au changement climatique et à la crise énergétique, qu’il est impératif de s’adapter et de réagir efficacement pour assurer la continuité du service public d’eau et d’assainissement avec la qualité requise et une optimisa -


EDITORIAL

tion de l’énergie. Annoncé comme historique, le 15e congrès l’a été à plus d’un titre avec le record de participation, le grand bond qualitatif dans l’organisation des sessions, la forte implication des organisations internationales, la fusion AAE-ESAR/IWA, la signature d’une Convention avec l’AMCOW, etc. Rien ne sera plus comme avant, est-on tenté de dire, après les temps forts du grand rendez-vous de Kampala qui a coïncidé avec la célébration des 30 ans de l’Association. Ce fut une belle occasion de rendre hommage aux membres fondateurs et de rester fidèles à l’ambition affichée dès le départ de contribuer de manière déterminante au développement du secteur de l’eau potable et de l’assainissement sur le continent. L’éclatant succès du congrès de Kampala est le fruit de synergies positives. C’est pourquoi la grande famille africaine de l’eau remercie vivement tous ceux qui ont répondu à notre appel : membres de l’AAE, décideurs, opérateurs, bailleurs de fonds, chercheurs, ONG, etc. Leur participation a été de qualité et hautement appréciée. Une mention spéciale aux

autorités ougandaises à la tête desquelles Son Excellence le Président Yoweri MUSEVENI qui a donné un éclat particulier à notre congrès en venant présider la cérémonie d’ouverture et aussi à la NWSC dont le directeur général William Muhairwe et ses collaborateurs avaient pris toutes les dispositions pour qu’a notre grand rendez-vous, tout se déroule dans de très bonnes conditions. La barre a été placée à un niveau si élevé que notre responsabilité est encore plus grande devant les défis présents et futurs. Cependant, comme l’a si bien dit Nelson MANDELA dont la persévérance doit nous inspirer : “c’est en arrivant au sommet d’une grande colline qu’on se rend compte qu’il reste encore plusieurs autres à escalader”. Nous sommes prêts à franchir tous les obstacles en pensant à nos populations pour que, de Ouagadougou à Djibouti, de Kampala à Casablanca, l’eau potable et l’assainissement soient pour elles les garanties d’une longue vie dans la dignité.

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NEWS RENEWAL OF AfWA GOVERNING BODIES: A New Mandate for President Mamadou Dia The mandate of the outgoing President of the African Water Association (AfWA), Mamadou Dia, was renewed for a further two years at the end of the General Assembly held on 13 March 2010 at the Munyonyo Commonwealth Resort in Kampala.

T

he General Assembly of the African Water Association (AfWA) renewed its confidence in the outgoing President, Mamadou Dia, by extending his mandate for a further two years to preside over the activities of the Association until 2012. The Executive Board set up by the General Assembly comprises new personalities who will occupy the positions of Vice Chair (North Africa, Central Africa, International Relations and Representative of IWA) and new members.

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The creation of two vice President positions within the Executive Board, one in charge of international relations and the other for the account of IWA, takes into account the recent merger (13 February 2010) between ESARIWA and AfWA, sanctioning African unity in water and sanitation issues. The wish of President Mamadou Dia is that AfWA becomes an organization capable of venturing off the beaten track through innovation and the search for imaginative solutions to express its vision of assuming an international positioning and stature. The new Executive Board has seventeen members as compared to fifteen in the previous mandate. The General Assembly adopted resolutions, including those on the coopting of eight new Honorary Members and recomposition of the Scientific and Technical Committee, which now has three specialized committees, as against five previously, and a co-presidency.

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Composition of the Executive Board of the African Water Association (AfWA) following the General Assembly held on 13 March 2010 in Kampala President: Mamadou Dia Vice-President North Africa: Ali Fassi Firi Vice-President West Africa: Ouibiga Yamba Harouna Vice-President Central Africa: Atangana Kouna Basile Vice-President East Africa: William Muhairwe Vice-President Southern Africa: Mrs. Jean NGubane Vice-President in charge of

International Relations: Prof. Hamanth Kasan Vice-President IWA Representative: Levi Zulu General Comptroller: SEEG, Gabon (Jean-Pierre Duboze) Members: SODECI (Côte d’Ivoire), TdE (Togo), SONEB (Benin), ARM (Niger), SONEDE (Tunisia) and Ghana Water (Ghana) Representatives of Affiliate Members: Claude Jamati and Amadou Hama Maïga

Composition of the new Scientific and Technical Committee Board (STC) First President: Silver Mugisha (NWSC, Uganda) Second President: Etienne Erolakaza Tchagolé (TdE, Togo) Specialized Committee 1: Management President: Ousmane N’Gom (SONES, Senegal) Vice-President: Jean-Michel Klican (SONEB, Benin) Specialized Committee 2: Technical Management of Water

President: Mawuvi Koué Kouevi (TdE, Togo) Vice-President: Jackson Midala (Tanzania) Specialized Committee 3: Sanitation and Environmental Management President: Dr Koné Doulaye (WOP Africa, Côte d’Ivoire) Vice-President: Ms Nontombi Maphagara (Swaziland)

New Honorary Members Co-opted To express its gratitude to personalities who actively contributed to the efficient running of AfWA, the General Assembly approved the retention of eight candidatures as Honorary Members. They are: -

Zouggari Mounir (Morocco); Somé Koné Désiré (Burkina Faso); Limam Abdelaziz (Tunisia); Minko Ndong Patrice (Gabon);

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Baba Coulibaly (Senegal); Chirfi Haïdara (Mali); Eng. Yerokamu Katwiremu (Uganda); Eng. Miiro Ganyana (Uganda).


ACTUALITES RENOUVELLEMENT DES INSTANCES DE L’AAE : Le président Mamadou Dia reconduit pour un nouveau mandat

Le président sortant de l’Association africaine de l’eau (AAE), Mamadou Dia a été reconduit pour un nouveau mandat de deux ans à l’issue de l’assemblée générale tenue, le 13 mars dernier au Munyonyo Commonwealth Resort à Kampala.

L

’assemblée générale de l’Association africaine de l’eau (AAE) a renouvelé sa confiance au président sortant, Mamadou Dia en le reconduisant pour un mandat de deux ans pour la présider jusqu’en 2012. Le nouveau comité de direction issu de cette assemblée générale comprend de nouvelles personnalités qui occuperont des postes de viceprésidents (Afrique du Nord, Afrique centrale, relations internationales et représentant de l’IWA) et de nouveaux membres. La création de deux postes de viceprésidents, l’un chargé des relations internationales et l’autre pour le compte de l’IWA au sein du comité de direction tient compte de la récente fusion (13 février dernier) entre l’ESARIWA et l’AAE qui consacre l’unité africaine sur les questions de l’eau et de l’assainissement. Le président Mamadou Dia a souhaité que l’AAE soit une organisation capable de sortir des sentiers battus par l’innovation et la recherche de solutions imaginatives, pour exprimer sa vision du positionnement et de la stature internationale qui doit être la sienne. Le nouveau comité de direction compte dix-sept membres contre quinze dans le mandat précédent. L’assemblée générale a adopté des résolutions dont la cooptation de huit nouveaux membres d’honneur et la recomposition du Conseil scientifique et technique (CST) qui comporte désormais trois comités spécialisés contre cinq précédemment et une coprésidence.

Composition du comité de direction de l’Association africaine de l’eau (AAE) issu de l’assemblée générale du 13 mars dernier à Kampala Président : Mamadou Dia Vice-président Afrique du Nord : Ali Fassi Firi Vice-président Afrique de l’Ouest : Ouibiga Yamba Harouna Vice-président Afrique centrale : Atangana Kouna Basile Vice-président Afrique de l’Est : William Muhairwe Vice-président Afrique australe : Mme Jean NGubane

Vice-président chargé des relations internationales : Pr Hamanth Kasan Vice-président représentant l’IWA : Levi Zulu Contrôleur général : SEEG, Gabon (Jean-Pierre Duboze) Membres : SODECI (Côte d’Ivoire), TdE (Togo), SONEB (Bénin) ARM (Niger), SONEDE (Tunisie) et Ghana Water (Ghana) Représentants des membres affiliés : Claude Jamati et Amadou Hama Maïga

Composition du nouveau bureau du Conseil scientifique et technique (CST) Premier président du CST : Silver Mugisha (NWSC, Ouganda) Deuxième président : Etienne Erolakaza Tchagolé (TdE, Togo) Comité spécialisé 1 : Management Président : Oussmane N’Gom (SONES, Sénégal) Vice-président : Jean-Michel Klican (SONEB, Bénin) Comité spécialisé 2 : gestion technique de l’eau

Président : Mawuvi Koué Kouevi (TdE, Togo) Vice-président : Jackson Midala (Tanzanie) Comité spécialisé 3 : gestion de l’assainissement et de l’environnement Président : Dr Koné Doulaye (WOP Africa, Côte d’Ivoire) Vice-président : Ms Nontombi Maphagara (Swaziland)

De nouveaux membres d’honneur cooptés Pour traduire sa reconnaissance à des personnalités qui ont contribué activement à la bonne marche de l’AAE, l’assemblée générale a donné son accord pour retenir huit candidatures en qualité de membres d’honneur. Ce sont : -

Zouggari Mounir (Maroc) ; Somé Koné Désiré (Burkina Faso) ; Limam Abdelaziz (Tunisie) ; MINKO NDONG Patrice (Gabon) ;

- Baba Coulibaly (Sénégal) ; - Chirfi Haïdara (Mali) ; - Eng. Yerokamu Katwiremu (Ouganda) ; - Eng Miiro GANYANA (Ouganda).

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ON THE WIRE

NEWS Funding of WOP-Africa: ADB grants 490,000 Euros to AfWA A funding agreement for Water Operators Partnership Africa (WOPAfrica) was signed on 16 March 2010 in Kampala between the African Development Bank and the African Water Association (AfWA). Discussions for the funding of WOP-Africa were devoted to the fruits of a grant of 490,000 Euros from the African Development Bank (ADB) to AfWA in the framework of the special fund of the African Water Facility. The Secretary General of AfWA, Sylvain Usher, and the official responsible for the African Water Facility, Sering Jallow signed the grant agreement document on 16 March 2010 on the fringes of the 15th Congress of AfWA in

Kampala. The grant will be allocated to the financial assistance of WOPAfrica, particularly in the implementation of two major projects: the sharing of experiences among water utilities through the implementation of ten peer-to-peer learning partnerships and benchmarking database and Utility Performance Assessment. The objective of these projects is the improvement of the quality of service to clients as compared to the technical and financial performances of water and sanitation utilities. The special fund of the Water African Facility was instituted on 25 May 2004 by a resolution of the ADB Board of Governors for mobilization of resources in favour of access of the population to potable water.

Financement du WOP-Africa : La BAD octroie 490 mille euros à l'AAE

Un accord de financement du Water Operators Partnership Africa (WOP-Africa) a été conclu le 16 mars dernier à Kampala entre la Banque africaine de développement et l'Association africaine de l'eau (AAE).

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Les discussions pour le financement du WOP-Africa portent les fruits d'un don de 490 mille euros de la Banque africaine de développement (BAD) à l'AAE dans le

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cadre du fonds spécial de la Facilité africaine de l'eau. Le secrétaire général de l'AAE, Sylvain Usher et le responsable chargé de la Facilité africaine de

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AfWA will soon acquire status of international organization The African Water Association (AfWA) amended its Constitution and By-laws during an Extraordinary General Assembly held on 13 March 2010 in Kampala. To ratify the Vienna Convention and initiate the necessary measures for obtaining the status of international organization, AfWA wants to take advantage of all the opportunities that such a status presents. Distinction: The Ivorian Marcel Zadi Kessy receives his award The President of the African Water Association (AfWA), Mamadou Dia, officially handed over to Mr. Marcel Zadi Kessy (President 1980-1990), on 22 March 2010 in Abidjan, the distinction honouring the founding members of the ex-Union of African Water Suppliers (UAWS). During the gala-dinner held on 17 March 2010 in Kampala to commemorate AfWA’s 30th Anniversary, the founding members of the Association were honoured. The Ivorian Marcel Zadi Kessy, absent in Kampala, is the first founding member to receive his award. International Network of Basin Organizations (INBO): a new President appointed Mr. Mohamed Salem Ould Merzoug was appointed as the new President of the International Network of Basin Organizations (INBO) during the 8th World General Assembly held from 20 to 23 January 2010 in Dakar. Mr. Mohamed Salem Ould Merzoug is an academician and current High Commissioner of the Organization for the Development of River Senegal (OMVS). His three-year mandate will run until the next General Assembly scheduled for 2013 in Brazil.


SUR LE FIL

l'eau, Sering Jallow ont paraphé le document de l'accord de don, le 16 mars dernier en marge des assises du 15e congrès de l'AAE à Kampala. Le don sera affecté à l'assistance financière du WOP-Africa, notamment dans la mise en œuvre de deux projets majeurs : le partage d'expériences entre sociétés d'eau à travers l'établissement de partenariats et la base de données du benchmarking pour évaluer les performances des socié-

tés d'eau. Ces projets ont in fine pour objectif l'amélioration de la qualité de service à la clientèle concurremment aux performances techniques et financières des sociétés d'eau et d'assainissement. Le fonds spécial de la Facilité africaine de l'eau a été institué le 25 mai 2004 par une résolution du Conseil des gouverneurs de la BAD pour la mobilisation des ressources en faveur de l'accès des populations à l'eau potable.

NORTH-SOUTH PARTNERSHIP: Partnership Agreement between AfWA and AFRE to be signed soon The African Water Association (AfWA) and the Association of Manufacturers of Water and Irrigation Materials of Spain (AFRE) initiated discussions on establishment of a partnership on 16 March 2010 in Kampala on the fringes of the 15th AfWA Congress. Two representatives from the Asociacion de fabricantes de Agua y Riego de Espana (AFRE), Miguel Lopez and Alvaro Mazon, had an important working session with the Secretary General of AfWA, Sylvain Usher, and the Project Manager, George Acolor, to define the basis of a future longterm partnership. During the discussions, the two organizations reviewed activities to be carried out under the partnership agreement as well as the draft graphic charter of the Website that will be dedicated to it (www.africaspainforwater.org). The purpose of this partnership, known as “Africa Spain for Water”, is the promotion of investments in

infrastructural projects in Africa and public/private sector partnership, the exchange of information, the sharing of knowledge and implementation of joint programmes. The first five projects and the Web- site will be presented during the first “Africa Spain Water Workshop” scheduled to be held in early november 2010. AFRE is a sector association comprising nearly 100 Spanish businesses whose mission is to contribute to the promotion of sustainable management of water in its full cycle, as well as a productive, sustainable and quality agriculture.

L’AAE : Vers l’obtention d’un statut d’organisation internationale L’Association africaine de l’eau (AAE) a procédé à la modification de ses statuts et règlement intérieur lors d’une assemblée générale extraordinaire, le 13 mars dernier à Kampala. Pour ratifier la Convention de Vienne et mener les démarches nécessaires à l’obtention du statut d’organisation internationale, l’AAE veut se donner toutes les chances en adoptant des statuts et règlement intérieur adaptés aux exigences du droit international public. Distinction : L’Ivoirien Marcel Zadi Kessy reçoit sa distinction Le président de l’Association africaine de l’eau (AAE), Mamadou Dia a remis officiellement la distinction honorant les membres fondateurs de l’ex-Union africaine des distributeurs d’eau (UADE) à M. Marcel Zadi Kessy (président de 1980-1990), le 22 mars dernier à Abidjan. Lors du dîner gala commémorant les 30 ans d’existence de l’AAE, le 17 mars dernier à Kampala, les membres fondateurs avaient été distingués. L’Ivoirien Marcel Zadi Kessy, absent à Kampala, est le premier membre fondateur à recevoir sa distinction. Réseau international des organismes de bassin (RIOB) : un nouveau président a été choisi M. Mohamed Salem Ould Merzoug a été désigné nouveau président mondial du Réseau international des organismes de bassin (RIOB) lors de la tenue de la 8e Assemblée générale mondiale, du 20 au 23 janvier dernier à Dakar. M. Mohamed Salem Ould Merzoug est universitaire et actuel Haut commissaire de l’Organisation de la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). Il assumera la fonction de président jusqu’à la prochaine assemblée générale prévue en 2013 au Brésil.

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ACTUALITES PARTENARIAT NORD-SUD : Vers la conclusion d'un partenariat entre l'AAE et l'AFRE

L'Association africaine de l'eau (AAE) et l'Association des fabricants de matériels d'eau et d'irrigation d'Espagne (AFRE) ont entamé des pourparlers pour l'établissement d'un partenariat, le 16 mars dernier à Kampala en marge de la tenue du 15e congrès.

President of Afwa, Mamadou giving medal to the representative of M. Marcel Zadi Kessy (founding member and former president)

Deux représentants de l'Asociacion de fabricantes de Agua y Riego de Espana (AFRE), Miguel Lopez et Alvaro Mazon ont eu une importante séance de travail avec le secrétaire général de l'AAE, Sylvain Usher et le directeur des projets, George Acolor pour définir les bases futures d'un partenariat de long terme.

Au cours des échanges, les deux organisations ont passé en revue les activités qui formeront l'ossature du partenariat ainsi que le projet de la charte graphique du site Web qui y sera dédié (www.africaspainforwater.org). L'objet de ce partenariat dénommé « Africa Spain for Water” est la promotion des investissements

dans les projets d'infrastructures en Afrique et du partenariat secteur public et secteur privé, l'échange d'informations, le partage de connaissances et la mise en œuvre de programmes jumelés. Les cinq premiers projets et le site Web seront présentés lors du premier Atelier « Africa Spain Water Workshop » prévu début novembre 2010. L'AFRE est une association sectorielle de près d'une centaine d'entreprises espagnoles et qui a pour mission de contribuer à une gestion durable de l'eau dans son cycle intégral, d'une agriculture productive, durable et de qualité.

CELEBRATION OF THE 30TH ANNIVERSARY OF AFWA: Founding Members Honoured for Services Rendered The African Water Association honoured its founding members, who initiated the creation of the Association, during the celebration of its 30th Anniversary on 17 March 2010 in Kampala. tude to the founding members of the ex-Union African of Water Suppliers (UAWS), now AfWA, during a dinnergala commemorating the 30 th anniversary of its creation. Marcel Zadi Kessy (Ivorian), Abdoulaye

Bouna

Fall

(Senegal), Emile Paraiso (Benin), Divungi Di NDinge (Gabon), Yao Badjo (Togo) and other pioneers who in February 1980 created in Abidjan,

a

association

10

professional to

promote

cooperation and sharing of The current management team of

(AfWA), under the leadership of

their experiences in the areas of

the

Mamadou Dia, expressed its grati-

sanitation, production and supply of

African

Water

Association

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NEWS

water, were honoured for the

having been initiators of the most

immense services rendered and

representative African organization

their contribution to access of the

in the water and sanitation sector.

population to potable water. AfWA

The Association also expressed its

gave their representatives medals

gratitude to other personalities,

stamped with its logo.

including the former Secretary

Underscoring the sense of this dis-

General, the Ivorian N’Dri Koffi

tinction, the President of AfWA,

whose contribution was also deter-

Mamadou Dia, said that the

minant in the long march of AfWA.

founding members deserved a vibrant homage and gratitude for

CÉLÉBRATION DU 30ÈME ANNIVERSAIRE DE L’AAE Les membres fondateurs distingués pour services rendus L’Association africaine de l’eau a distingué les membres fondateurs qui l’ont portée sur les fonts baptismaux, lors de la célébration de son trentième anniversaire, le 17 mars dernier à Kampala. L’équipe dirigeante actuelle de l’Association africaine de l’eau (AAE) sous la houlette de Mamadou Dia a exprimé sa reconnaissance aux membres fondateurs de l’ex-Union africaine des distributeurs d’eau (UADE) devenue AAE, lors d’un dîner gala commémorant le trentième anniversaire de sa création. L’Ivoirien Marcel Zadi Kessy, le Sénégalais Abdoulaye Bouna Fall, le Béninois Emile Paraiso, le Gabonais Divungi Di NDinge, le Togolais Yao Badjo et d’autres pionniers qui ont en février 1980 à Abidjan, créé une association professionnelle pour mutualiser leur coopération et partager leurs expériences dans les domaines de l’assainissement, de la production et de la distribution de l’eau, ont été distingués pour les

immenses services rendus et leur contribution à l’accès des populations à l’eau potable. L’AAE a remis à leurs représentants des médailles estampillées de son logotype. Soulignant le sens de cette distinction, le président de l’AAE, Mamadou Dia a indiqué que les membres fondateurs méritaient un vibrant hommage et une reconnaissance pour avoir été les initiateurs de l’organisation africaine la plus représentative dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. D’autres personnalités dont la contribution a aussi été déterminante dans la longue marche de l’AAE ont eu droit à sa reconnaissance dont l’ancien secrétaire général, l’Ivoirien N’Dri Koffi .

ON THE WIRE Access of the population of Mali to potable water: CFAF 118.6 billion of planned investments According to the Malian Minister for Environment and Sanitation, an amount of CFAF 118.6 billion will be invested in Mali during the period 2010-2013, for the construction of 7,200 water points and rehabilitation of 3,000 existing structures to facilitate access of the population to potable water. Water supply: Ghanaian battalion of UNOCI offers potable water to Sorobango The 12th Ghanaian battalion of the United Nations Operation in Côte d’Ivoire (UNOCI), based in Bondoukou (436 km North-East of Abidjan) distributed on 13th April 2010 more than 3,000 litres of potable water to the population of Sorobango, who were facing acute water shortage due to inadequate pumps and wells. In all, nearly 3,000 inhabitants were relieved by this water supply operation.

SUR LE FIL Accès des populations à l’eau potable au Mali : 118,6 milliards FCFA d’investissements prévus Pour la période 2010-2013, 118,6 milliards FCFA seront investis au Mali pour réaliser 7 200 points d’eau et réhabiliter 3000 anciens ouvrages pour faciliter l’accès des populations à l’eau potable, indique le ministère malien de l’Environnement et de l’Assainissement. Fourniture d’eau potable : Le bataillon ghanéen de l’ONUCI donne de l’eau potable à Sorobango Le 12e bataillon ghanéen de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), basé à Bondoukou (436 km au nord-est d’Abidjan) a distribué le 13 avril dernier plus de 3 000 litres d’eau potable aux populations de Sorobango, confrontées à une pénurie d’eau due à l’insuffisance des pompes et de puits. Ce sont près de 3 000 habitants qui ont été soulagées par cette opération d’approvisionnement en eau.

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La capitale ougandaise, Kampala a abrité les assises du 15e congrès de l’Association africaine de l’eau (AAE) du 15 au 18 mars dernier. Plus de 1 600 délégués étaient présents pour engager la réflexion sur les enjeux énergétiques et les changements climatiques auxquels l’Afrique est confrontée.

Cap sur l’atteinte des OMD

ASSISES DU 15E CONGRES DE L’AAE

Le président de la République oncernant les assises ougandaise, du 15 e congrès de Yoweri Museveni présidant l’AAE, on peut avancer la cérémonie d’ouverture que les fruits ont tenu la produ 15e congrès messe des fleurs. Le nombre

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élevé de participants (1 600) en provenance de près de 64 pays a démontré l’intérêt d’accompagner et d’assister le continent africain pour faire face aux changements climatiques et atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Dans son allocution, lors de la cérémonie d’ouverture du congrès, le président de l’AAE, Mamadou Dia a donné le ton sur les résultats attendus. « Kampala ne sera pas pour nous

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un simple forum. Il devra être un jalon décisif avec des propositions pratiques orientées vers l’action et un engagement fort et partagé d’aller encore plus loin dans notre croisade contre la pauvreté », a-t-il soutenu. Quelques-uns des principaux orateurs invités (Pr Wangari Maathai, Jamal Saghir, Dr Anna Tibaijuka, Dr Uschi Eid) ont développé dans leur allocution la nécessité d’un accès pour tous à l’eau potable et à un service d’assainissement de base, tout en insistant sur les solutions à appliquer pour atténuer les effets du changement climatique. Pour la ministre ougandaise de

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l’Eau et de l’Environnement, Maria Mutagamba, la tenue du 15e congrès est propice à des discussions collectives pour formuler des stratégies qui apportent des solutions aux défis actuels du secteur de l’eau et de l’assainissement. Le président ougandais, Yoweri Museveni qui a rehaussé de sa présence effective la cérémonie d’ouverture, a appelé à la protection des forêts et des zones humides pour freiner l’avancée du désert. En termes de bilan, M. Dia déclare:«la démonstration a été faite que l’AAE a pris le bon cap et que sa contribution sera déterminante dans toutes les actions visant, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, à assurer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement au plus grand nombre d’Africains. » Pour la ministre sud-africaine de l’Eau et des Affaires environnementales et présidente du Conseil des ministres africains en charge de l’eau (AMCOW), Buyelwa Sonjica, les assises du 15e congrès seront d’un apport appréciable pour développer une appréciation et une compréhension communes des principaux défis auxquels nous devons faire face.


Les recommandations des délégués

Une vue des participants prenant part aux assises du congrès

Selon le pool de rapporteurs des assises du congrès, les participants ont durant quatre jours de travaux, d’échanges et de réflexions, abouti aux résultats suivants.

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ors de la cérémonie de clôture des assises du 15e congrès, le pool de rapporteurs composé de Piers Cross, Halifa Drammeh, Dennis Mwanza et Grace Lwanga a présenté les résultats des réflexions des délégués issus des 52 sessions. L’économie générale de ces résultats s’articule comme suit : le benchmarking, les partenariats et les réformes, les renforcements de capacité, la gestion clientèle, la recherche de financement, l’approvisionnement des zones défavorisées en eau potable, le rôle des décideurs politiques et le rôle des managers. Concernant le benchmarking, on notera qu’il peut être un important outil d’amélioration des performances des sociétés d’eau, s’il est bien conçu et bien mis en œuvre. D’autre part, Le benchmarking doit fournir des informations fiables, complètes et com-

paratives qui montrent les forces et les faiblesses des sociétés d’eau. Les délégués ont souligné la nécessité pour les programmes de partenariats entre deux entités d’être orientés sur des connaissances précises, des expériences et de la confiance à donner, à recevoir et à partager. De même que les réformes initiées doivent accélérer l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et aussi améliorer

l’accès à l’eau potable et à un service d’assainissement pour tous. Pour les renforcements de capacité, toutes les parties prenantes (sociétés d’eau, pouvoirs publics, communautés locales, autorités municipales, etc.) doivent être impliquées et formées. Ainsi, la mise en œuvre du WOP-Africa et l’ouverture de l’Académie africaine de l’eau concourront à initier des actions en faveur de l’amélioration des performances dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. Pour les délégués, la gestion clientèle (traitement des plaintes et réclamations, enquêtes de satisfaction) doit être perçue comme un indicateur de performance. C’est pourquoi, les sociétés d’eau doivent développer des mécanismes de gestion clientèle. Dans cette perspective, les organismes de régulation sont invités à institutionnaliser la «voix du consommateur». Le financement des projets d’approvisionnement en eau des zones défavorisées, impose de la part des sociétés d’eau, la recherche de mécanismes financiers

L’équipe de rapporteurs (MM. Dennis Mwanza, Piers Cross et Halifa Drammeh) avec M. Sering Jallow de la Facilité africaine de l’eau

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SUR LE FIL

EVENEMENT

Au premier plan, Dr Uschi Eid, la ministre ougandaise déléguée à l’Environnement, Jessica Eriyo et la Commissaire de l’UA, Rhoda Tumusiine suivent les communications

innovants tels que l’aide basée sur les résultats, indiquent les délégués. Les délégués ont estimé que les sociétés d’eau devraient développer des schémas d’approvisionnement en eau des zones d’habitations précaires. En clair, les sociétés d’eau devraient initier des programmes de subvention de connexion aux réseaux d’eau, plutôt que de subventionner la consommation. Les délégués ont relevé que les décideurs politiques doivent s’engager à ne pas s’immiscer dans la

Dans les coulisses

gestion des sociétés d’eau, celles-ci devraient avoir une autonomie financière et organisationnelle. En bref, le rôle des décideurs est de garantir l’accès pour tous à un service d’eau potable et d’assainissement. Enfin, la dernière préoccupation des délégués a été la gestion interne des sociétés d’eau. Les managers devront adopter un style de management innovant, procéder au renforcement des capacités du personnel, recruter et faire la promotion de jeunes diplômés.

19 sponsors contribuent à l’organisation du congrès

L’organisation parfaite du 15e congrès de l’Association africaine de l’eau (AAE) à Kampala a été soutenue par la contribution de 19 sponsors : UNEP, MTN, GTZ, SAAWU, SAUR, PAM Saint-Gobain, Gauff Ingenieure, WSP, Brussels Airlines, Kenya Airways, CCAA, etc.

Présentation du livre de William Muhairwe

Lors de la cérémonie d’ouverture du 15e congrès de l’Association africaine de l’eau (AAE), le 15 mars dernier à Kampala, il y a eu la présentation officielle du livre de William Muhairwe, directeur général de la NWSC, dont le titre est « Making public enterprises work : From despair to prmise ». Ce livre écrit en

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Droit de l’eau : Parution de la seconde édition du Code de l’eau La seconde édition du Code de l’eau vient de paraître aux Editions Johanet. Il présente l’ensemble des textes élaborés en droit français, européen et international concernant le droit de l’eau. Il est coécrit par Bernard Drobenko, professeur des universités et spécialiste du droit de l’eau et de l’urbanisme et par Jacques Sironneau, docteur en droit assumant la direction du bureau de la législation de l’eau et de la biodiversité à la direction de l’eau du ministère français de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer. Un site Internet dédié (www.code-eau.com) permet de consulter et de télécharger les textes règlementaires et les jurisprudences les plus récents et significatifs dans le droit de l’eau. Eau potable dans les écoles : Green Cross International lance un projet au Ghana Green Cross International (GCI) initie en partenariat avec Pureology Serious Care, une marque nord américaine de soins pour cheveux, le projet : «Smart water for green schools ». La phase pilote a débuté en février dernier au Ghana dans les premières écoles avec pour objectif de toucher 1987 écoliers et 67 enseignants dans 5 communautés. Le projet assurera l’hygiène et l’éducation à l’assainissement en encourageant les échanges entre écoles. Le partenariat vise à promouvoir le système d’approvisionnement en eau potable et sa conservation aux niveaux local, national et international. Dans les 24 prochains mois, le projet sera implémenté dans 4 bassins (La Plata, Volta, Mekong et le Jourdain).


SUR LE FIL

EVENEMENT

anglais propose des réformes à mettre en œuvre pour améliorer la performance des entreprises publiques en difficulté. Les fonds issus de la vente de ce livre seront alloués à une fondation s’occupant de l’éducation des enfants.

Engagement des autorités politiques Les autorités politiques ont marqué leur intérêt pour le congrès par une présence aux différentes séquences (cérémonies d’ouverture et de clôture, dîners ministériel et de la commémoration des 30 ans, exposition internationale). Le président ougandais, Yoweri Museveni a présidé la cérémonie d’ouverture en présence du ministre égyptien délégué de l’Eau, Dr Ahmed Emam, de la ministre ougandaise de l’Eau et de l’Environnement, Maria Mutagamba, de la ministre rwandaise déléguée à l’Energie et à l’Eau, Coletha Ruhamya et de la ministre swazi des Ressources naturelles et de l’Energie, Princess Tsandzile. La cérémonie de clôture a

Une vue des personnalités attendant l'arrivée du président Yoweri Museveni

été présidée par la ministre ougandaise déléguée à l’Environnement, Jessica Eriyo.

Médiatisation du congrès Près d’une trentaine de médias internationaux et nationaux (presse, télévision, radio, média en ligne) ont assuré la couverture médiatique du congrès. Un media center équipé d’ordinateurs avec une connexion Internet haut débit a été mis à la disposition des journalistes accrédités. Des conférences de presse conjointes étaient animées par des intervenants principaux pour donner des informations en temps réel.

Les records du congrès

Dans l’histoire des congrès de l’AAE, celui de Kampala (15e congrès) a battu tous les records de participation de délégués. On a dénombré plus de 1600 participants venant de 64 pays. 52 sessions techniques ont été organisées avec plus de 250 présentations et 500 intervenants. Selon les statistiques, ce sont près de 411 organisations qui ont pris part à ce congrès.

Exposition internationale Une exposition internationale sur les technologies de l’eau a réuni plus d’une soixantaine d’exposants (sociétés d’eau et d’assainissement, bailleurs de fonds, organismes professionnels, agences des Nations unies, équipementiers, etc.) Cette exposition a offert des opportunités d’échan-

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ges, de contacts commerciaux et professionnels et de présentations des récentes technologies utilisées dans le secteur de l’eau et de l’assainissement.

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Gestion des boues de vidange : Publication d’un rapport d’évaluation des politiques et pratiques dans 7 pays d’Asie (A Rapid Assessment of Septage Management in Asia) Un rapport d’évaluation sur les politiques et pratiques en gestion de boues de vidange dans 7 pays d’Asie (l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, le Sri Lanka, la Thaïlande et le Vietnam) est disponible en version électronique anglaise, en attendant l’édition papier. Ce rapport met en lumière les insuffisances relevées dans la gestion des boues de vidange dans les stations de traitement et le mode opératoire prédominant dans l’assainissement des villes asiatiques. Le rapport propose également une analyse des principaux défis et bonnes pratiques existantes dans la gestion des boues de vidange et présente les stratégies par lesquelles, les pouvoirs publics, les sociétés d’eau et d’assainissement et les agences de développement pourront promouvoir la gestion de boues de vidange comme une solution pratique de proximité pour faire face aux problèmes criants d’assainissement. Le rapport est publié par l’USAID dans le cadre du programme Environnmental Cooperation-Asia (ECO-Asia), en étroite collaboration avec Dr Doulaye Koné pour le compte de Eawag/Sandec (Suisse), actuellement président du comité spécialisé assainissement de l’AAE. Le lien pour la consultation et le téléchargement en ligne est : www.waterlinks.org/septage-report Eau et santé : Dans l’eau, la santé (In aqua, sanitas) Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la gestion idoine des ressources d’eau et l’accès fiable des populations à l’eau potable et à des installations sanitaires de base permettraient de sauver 1,8 million de vies par an principalement celles des jeunes enfants. La liste des maladies hydriques est impressionante.


Heading for attainment of the MDGs 15Th AfWA CONGRESS

The Ugandan capital, Kampala, hosted the 15th Congress of the African Water Association (AfWA) from 15 to 18 March 2010. The more than 1 600 delegates present in Kampala engaged in discussions on the energy and climate change challenges facing Africa.

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oncerning the deliberations of the 15th AfWA Congress, the outcome measured up to the expectations. The high number of participants (1 600), drawn from nearly 64 countries, is an indication of the interest in accompanying and assisting the African continent to address the challenges of climate change and achieve the objectives of the Millennium Development Goals (MDGs). In his opening address, the President of AfWA, Mamadou Dia, set the tone on the results to be expected from the congress. “Kampala, for us, will not be a mere forum. It should be a decisive milestone with practical action-oriented proposals and a strong and shared commitment to move ahead in our crusade against poverty”, he declared. Some of the keynote speakers (Prof. Wangari Maathai, Jamal Saghir, Dr Anna Tibaijuka, Dr Uschi Eid) underscored in their statements the need for ensuring for all, access to potable water and basic sanitation service, and proposed solutions for curbing the effects of climate change. For the Ugandan Minister for Water and Environment, Maria

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Mutagamba, the 15th Congress was an occasion for holding collective discussions on formulation of practical strategies that provide solutions for addressing the current challenges facing the water and sanitation sector. The Ugandan President, Yoweri Museveni, who graced the occasion by personally attending the opening ceremony, called for the protection of forests and wetlands in order to halt the advance of the desert. In terms of benefits, Mr. Dia declared: “it has been demonstrated that AfWA has taken the right course and that its contribu-

tion will be determinant in all actions aimed at combating poverty, by ensuring for the greatest number of Africans access to potable water and sanitation.” For the South African Minister for Water and Environmental Affairs and President of the African Ministers’ Council on Water (AMCOW), Buyelwa Sonjica, the 15th Congress will make a valuable contribution to the development of a common appreciation and understanding of the main challenges we are confronted with.

Recommendations by Delegates According to the pool of rapporteurs covering the 15th Congress, the participants, after four days of deliberations, exchanges and reflections, arrived at the following conclusions.

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uring the closing ceremony of the 15th Congress, the pool of rapporteurs composed of Piers Cross, Halifa Drammeh, Dennis Mwanza and Grace Lwanga presented the conclusions of the reflections of the delegates of the 52 sessions. These conclusions are organized

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around the following points: benchmarking, partnerships and reforms, capacity building, customer management, innovative financing, access to potable water for urban poor, role of policy-makers and role of managers. Concerning benchmarking, it should be noted that if it is proper


ly conceived and implemented, it can be an important tool for improving the performance of utilities. On the other hand, benchmarking must generate credible, comprehensive and comparative information, while identifying the strengths and weaknesses of utilities. The delegates stressed the need for partnership programmes between two entities based on clear knowledge, experiences and trust to give, receive and share. Besides the reforms initiated should accelerate the achievement of the Millennium Development Goals (MDGs) and also improve access to potable water and sanitation service for all. Regarding capacity building, all the stakeholders (water service providers, public authorities, local communities, municipal authorities etc.) should be involved and trained. Hence, the implementation of WOP-Africa and the opening of the African Water Academy will contribute to initiate actions for improving performances in the water and sanitation sector. According to the delegates, customer management (treatment of complaints, satisfaction surveys) should be perceived as a performance indicator. Hence, the need for utilities to develop clear and transparent customer care mechanisms. In this perspective, the regulatory bodies are invited to institutionalize “consumer voice”.

The financing of water supply projects for urban poor imposes on utilities, the need to search for innovative financing mechanisms, such as output-based Aid, the delegates noted. The delegates also felt that utiliies should develop water supply systems in informal settlements. In clear terms, utilities should initiate programmes of subsidizing connection to water supply systems rather than subsidizing consumption. The delegates urged policy-makers not to interfere in the management

of utilities, but rather grant them financial and organizational autonomy. In short, the role of policymakers is to guarantee access to water supply and sanitation service for all. The last concern of the delegates was internal management of utilities. They recommended that managers should adopt innovative management styles, embark on strengthening the staff-capacity building, while recruiting and promoting young graduates.

IN THE CORRIDORS

Presentation of William Muhairwe’s Book

The opening ceremony of the 15th Congress of the African Water Association (AfWA), last 15 March in Kampala was also marked by the official presentation of the book entitled “Making public enterprises work: From despair to promise” written by William Muhairwe, Managing Director of NWSC. The book, written in English recommends reforms for enhancing the performance of distressed public enterprises. Proceeds from the sale of this book will be allocated to a Foundation in charge of child education.

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EVENEMENT

IN BRIEF

Congress benefitted from the contribution of 19 Sponsors

The perfect organization of the 15th Congress of the African Water Association (AfWA) in Kampala may be attributed to the contribution from 19 sponsors, particulalry UNEP, MTN, GTZ, SAAWU, SAUR, PAM SaintGobain, Gauff Ingenieure, WSP, Brussels Airlines, Kenya Airways, CCAA, etc.

Commitment of Political Authorities The political authorities showed keen interest in the Congress by attending the different events on the occasion (opening and closing ceremonies, ministerial dinners and celebration of AfWA’s 30th anniversary, international exhibition). The Ugandan President, H.E. Mr. Yoweri Museveni, chaired the Opening Ceremony in the presence of the Egyptian Minister of State for Water, Dr Ahmed Emam, the Ugandan Minister for Water and Environment, Maria Mutagamba, the Rwandan Minister of State for Energy and Water, Coletha Ruhamya, and Swazi Minister for Natural Resources and Energy, Princess Tsandzile. The Closing Ceremony was presided over by the

Water Law: Publication of the Second Edition of the Water Code The second edition of the Water Code has just been published by Johanet Publications. It presents all the texts developed in French, European and international law concerning the Water Law. The coauthors are: Bernard Drobenko, University Professor and Water Law and Urban Development Specialist and Jacques Sironneau, holder of a doctorate in Law and Head of the Bureau of Water Legislation and Bio-diversity at the Water Department of the French Ministry of Ecology, Energy, Sustainable Development and the Sea. The regulatory texts and most recent and significant judicial precedence in Water Law may be consulted and downloaded from a specialized Internet site (www.code-eau.com).

Ugandan State Minister for Environment, Jessica Eriyo. Media Coverage of the Congress Media coverage of the Congress was ensured by about thirty international and national media (press, television, radio, on-line media). A media centre, equipped with computers and high-speed internet connection, was put at the disposal of the accredited journalists. The keynote speakers held joint press conferences to communicate information in real time. The Kampala Congress beats all records In the history of AfWA congresses, the Kampala Congress (15th Congress) has beaten all records in terms of delegate participation. It attracted more than 1600 participants drawn from 64 countries. Fifty-two technical sessions were organized, involving more than 250 presentations and 500 speakers. According to the statistics, nearly 411 organizations participated in this congress. International Exhibition An international exhibition on Water Technologies brought together about sixty exhibitors (water and sanitation utilities, donors, professional bodies, United Nations agencies, equipment suppliers, etc.) The exhibition offered opportunities for exchanges, commercial and professional contacts and presentation of latest technologies used in the water and sanitation sector.

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Potable water in schools: Green Cross International launches a project in Ghana Green Cross International (GCI) is initiating in partnership with Pureology Serious Care, a NorthAmerican profesional hair care brand, the project: “Smart Water for Green Schools”. The pilot phase targeting 1987 school children and 67 teachers in 5 communities started in February 2010 in first schools in Ghana. The project will ensure hygiene and sanitation education by encouraging exchanges between schools in the same river basins. The partnership aims to promote smart water supply systems and water conservation at the local, national and international levels. Over the next 24 months, the project seeks to expand to 40 schools in 4 basins (the La Plata, Volta, Mekong and Jordan River Basins).


“We need to stop talking and take action” -Prof. Wangari Maathai, Nobel Prize for Peace-

At the recent African Water Association (AfWA) 15th congress, keynote speakers deliver important messages related to the theme: “Water and sanitation: what perspectives on the energy challenges and climate change”. We reproduce here relevant excerpts of these messages.

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frica needs to seek solutions to her problems from her experience rather than continue to borrow copies from others or to wait to be told what needs to be done. Since Africa does not have money right now, perhaps she should manage herself with smaller but efficient governments that deliver services rather than cater for the needs of the politicians. I know that these are dreams, but then if we don’t dream, who will dream for us? To avert negative effects from climate change this conference should offer knowledge, tools and finances so that African governments and communities can have what they need to face serious challenges with respect to sanitation and effective public health compliance. Africa needs adequate water, management of waste, water treatment plants and combined sewer overflow control programs. The cost of harvesting, conveyance, storage and distribution of water continues to rise. Many waste plants were designed on the basis of the historic hydrologic records, taking no

Prof. Wangari Maathai : «Africa needs to seek solutions to her problems»

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account of changes in flow conditions due to climate change and increased populations. Therefore there is need for policy and institutional reforms and clarity on rules governing roles of various stakeholders. We should minimize overlap of various agencies, build capacity of local communities and prioritize watershed related research and technology development. The knowledge gained should be applied not stored in archives as so often happens. It is essential for everybody to know where water comes from and why we should protect forests, watersheds, wetlands and rivers. This is partly because every prediction from the climate experts is that Africa will be the most adversely affected by climate change, precipitating unpredictable rainfall patterns, floods and droughts. Africa will also continue to be a dry continent because it has less surface water and a higher evaporation rate per unit area than any other regions in the World. Harvesting rainwater, conserving the environment, conserving the soil and biodiversity are some of the more effective ways of cushioning ourselves from the negative impacts of

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climate change. When water runs off, the underground water reservoirs are gradually depleted and we have to dig more and deeper boreholes to get water, while rivers and dams lose much of their volume or eventually dry up. Such vulnerability can be avoided. As we are aware, for millions of people in this region and elsewhere in the poor regions of the world, water is scarce commodity. In many countries in Africa 500 ml of bottled water is more expensive than the same amount of soft drink like Coca-Cola! This is because such companies are not paying for the real price of water. Even the poor need clean drinking water. Therefore, it should not be left to the market because the politically powerful and rich will determine who accesses clean drinking water and who does not. Currently large numbers of urban poor are unable to access clean drinking water. Governments should ensure that their citizens are not held captive by the market. Water should be available and affordable. Denying people clean drinking water would be tantamount to condemning them to death. At this conference we shall learn about people who live in water-deficient areas, those who suffer from water-borne diseases, challenges on public health, better methods of sanitation, and new technologies. We shall learn about dams, irrigation schemes, and new ways to use water more efficiently. Copenhagen energized governments and communities to engage in information


dissemination and local initiatives for mitigation and adaptation. But those who will win against climate change are those who will be ready because they stopped talking and took action. As I travel in parts of the world I notice that other countries are already doing whatever they can to mitigate and adapt. Africa seems

to be waiting before they start. When agreements are made and rules are set, will we be found still talking and waiting? Predictions are that Africa is the most vulnerable continent. If we shall not be ready, that will exacerbate our vulnerability. We need to stop talking and take action.”

«Build an effective partnership to attain of the MDGs»

-Dr Anna Tibaijuka, Executive Director of UN-Habitat-

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he statistics are indeed alarming. Over 1 billion people lack access to safe drinking water and some 2.5 billion people lack access to adequate sanitation. But for the urban poor it is not the numbers that count. It is the harsh reality of having to face a daily struggle to find a jerry can of water or a toilet. We are faced with a crisis in subSaharan Africa of looming proportions. Progress in achieving the Millennium Development Goals for water and sanitation is far from satisfactory. Some projections indicate that with present trends, many countries in Africa will only achieve the MDGs well after the year 2050. This situation calls for new thinking, more creative approaches and stronger commitments from governments, public service providers and the international community. This congress provides an excellent forum for urban water utilities to begin a constructive dialogue with governments, the private sector, the

academic community, and development partners on the key issues which inhibit the extension of water and sanitation services to the urban poor. At UN-Habitat, we believe that p u b l i c water utilities, which provide more than 90% of piped water supplies to urban areas, have a key role to play in providing affordable services to the poor. In this regard, I am happy to report that UN-Habitat has established the Secretariat of the Global Water Operators Partnership Alliance to provide support to water utilities in enhancing their capacities through partnerships, networking, benchmarking and learning and knowledge sharing mechanisms. The Global Water Operators Partnership Alliance is actively supporting the African Water Operators Partnership and a growing number of utilities in Africa. Our assistance to water utilities aims to promote a more pro-poor focus in utility management and operations. It is a common fallacy that extending

water and sanitation services to the poor will compromise financial viability. The fact is that poor people in informal settlements largely rely on private vendors who charge per litre up to 50 times what is being charged by water utilities. From a purely financial standpoint, poor people constitute a major untapped market. I now turn to the issue of investment planning and financing in the water and sanitation sector. This issue determines the capacity of governments and utilities to extend services to the poor and their capacity to access these services. We are all aware of the huge financing needs of the water and sanitation sector in Africa, a continent that has suffered from a long legacy of under investment. Some estimates put the investment shortfall at US 30 billion just to attain the Millennium Development Goals. UN-Habitat strongly believes in strategic partnerships. A good example is the partnership between UN-Habitat and the African Development Bank which leverages the efforts of UN-Habitat in preinvestment planning and capacity building with the Bank’s mission to provide investment capital. There is a clear role for the private sector as well and we are very pleased that some private companies are taking concrete steps to engage in the water and sanitation sector. A partnership between UNHabitat and Coca-Cola in Asia provides a good model that we are hoping to replicate in Africa. The water and sanitation sector is

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ON THE WIRE Septage Management: Publication of a report on assessment of policies and practices in 7 Asian countries (A Rapid Assessment of Septage Management in Asia) A report on assessment of policies and practices in septage management in 7 Asian countries (India, Indonesia, Malaysia, Philippines, Sri Lanka, Thailand and Vietnam) is available in electronic version in English, pending publication of the hard copy. The report highlights weaknesses observed in septage management in treatment stations and the predominant modus operandi of sanitation in Asian towns. The report also proposes an analysis of the main septage management challenges and good practices and presents strategies that public authorities, water and sanitation utilities and development agencies could adopt to promote septage management as a practical proximity solution for addressing blatant sanitation problems. The report is published by USAID related to the Environmental Cooperation-Asia (ECO-Asia) programme with the contribution of Dr Koné Doulaye on behalf of Eawag/Sandec (Switzerland), current president of Sanitation specialized Committee of Afwa. The link for online consultation is: www.waterlinks.org/septage-report.

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Water and Health: In water there is Health (In aqua, sanitas) According to the World Health Organization (WHO), judicious management of water resources and reliable access of the population to potable water and basic health facilities would help save 1.8 million lives per annum, mainly those of young children. The list of waterborne diseases is impressive.

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Handshake between HE President Museveni and President of Afwa, Mamadou Dia

complex and the process of addressing the needs of the poor require partnerships at all levels, between development agencies, governments, local authorities, civil society, the private sector and community based organizations. Let me conclude by making an

appeal to all of you here today, to join forces in building an effective partnership to ensure that, by 2015, the sanitation revolution, started over 170 years ago, will finally reach every household in Africa and bring the benefits of safe drinking water and basic sanitation to all our people.”

15e CONGRÈS : LES MESSAGES FORTS DES PRINCIPAUX ORATEURS Lors des assises du 15e congrès, des personnalités ont délivré des messages forts en rapport avec le thème central : « eau et assainissement : quelles perspectives face aux enjeux énergétiques et aux changements climatiques ? » Nous vous proposons quelques extraits saillants.

Prof. Wangari Maathai, Prix Nobel de la Paix :

“Nous devons arrêter les discours et agir”

La recherche de solutions endogènes aux problèmes de l'Afrique

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'Afrique a besoin de rechercher des solutions aux problèmes qui se posent à partir de ses propres expériences plutôt que de continuer à copier celles des autres ou d'attendre qu'on lui dise comment

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agir. Etant donné que l'Afrique ne dispose pas de moyens conséquents, la gouvernance doit se faire avec des gouvernements à effectif réduit, mais performants qui règlent des problèmes plutôt que de satisfaire les besoins des politiciens. Je suis consciente que ce sont des rêves, mais si nous ne rêvons pas qui le fera


à notre place ? Pour prévenir les effets négatifs du changement climatique, ce congrès devrait servir de partage de connaissances, d'outils et de financements afin que les Etats africains et les communautés puissent obtenir ce dont ils ont besoin pour faire face aux défis réels de l'assainissement et d'un service performant de santé publique. L'Afrique a besoin de programmes adéquats de distribution d'eau, de traitement des eaux usées et d'un système d'assainissement maîtrisé. Le coût de la production, du transport, du stockage et de la distribution de l'eau ne cesse d'augmenter. De nombreuses usines ont été implantées à partir de données hydrauliques anciennes qui ne tiennent pas compte des fluctuations liées au changement climatique et à la croissance démographique. Par conséquent, des réformes politiques et institutionnelles ainsi qu'une répartition claire des rôles des différents acteurs s'avèrent nécessaires. Nous devrions minimiser le conflit de compétences des différentes agences, renforcer plutôt les capacités des communautés locales et accorder la priorité aux études et au développement des technologies liées aux besoins hydrauliques. Les connaissances acquises devraient être utilisées et non archivées comme c'est souvent le cas. Protéger l'environnement pour prévenir le changement climatique Il est essentiel que chacun sache la provenance de l'eau et pourquoi l'on devrait protéger les forêts, les bassins hydrauliques, les zones humides et les rivières. Cela s'explique en partie par le fait que chaque prédiction des

experts en climat indique que l'Afrique sera la plus affectée par le changement climatique avec des précipitations incertaines, des inondations et la sécheresse. L'Afrique continuera à être un continent sec parce qu'elle possède peu de surfaces d'eaux et un taux élevé d'évaporation par surface qu'aucune autre région au monde. Recueillir l'eau de pluie, préserver l'environnement, le sol et la biodiversité sont certaines des mesures les plus efficaces pour nous protéger contre les mauvais effets du changement climatique. Lorsque l'eau se fait rare, les réservoirs d'eaux souterrains se réduisent progressivement et nous devons creuser plus de puits assez profonds pour obtenir de l'eau, et pendant ce temps les rivières et les barrages diminuent de volume et finissent par s'assécher. Une telle vulnérabilité peut être évitée. L'accès à l'eau potable, un droit égal pour tous Comme nous le savons tous, l'eau est une denrée rare pour des millions de personnes en Afrique et ailleurs dans d'autres régions pauvres du monde. Dans de nombreux pays africains, 500 ml d'eau minérale coûte plus chère que la même quantité de limonade comme Coca-Cola. Cela est dû au fait que de telles entreprises ne s'acquittent pas du prix réel de l'eau. Même les pauvres ont besoin d'eau. Par conséquent, l'eau ne devrait pas être prise en otage par le marché parce que les politiquement puissants et les nantis doivent déterminer qui y a droit ou non. Aujourd'hui, une grande partie des populations urbaines n'ont pas accès à l'eau potable.

Les gouvernements devraient s'assurer que leurs populations ne sont pas otages des marchés. L'eau devrait être disponible et accessible. Leur refuser l'accès à l'eau potable équivaudrait à une condamnation à mort. Poser des actes ou périr Le présent congrès devrait nous fournir des informations sur les populations vivant dans les zones déficitaires en eau, celles qui souffrent de maladies hydriques, les défis de santé publique, les meilleures méthodes d'assainissement et les nouvelles technologies. Nous devons en savoir plus sur les barrages, les systèmes d'irrigation et les nouvelles méthodes d'utilisation de l'eau de façon rationnelle. La conférence de Copenhague a encouragé les gouvernements et les communautés à s'engager dans la diffusion de l'information et les initiatives locales d'atténuation et d'adaptation au changement climatique. Toutefois, ceux qui juguleront le changement climatique sont ceux qui seront prêts parce qu'ils ont arrêté de parler et se sont mis au travail. Et comme je voyage beaucoup, j'ai vu dans certains endroits du monde que des pays font déjà tout ce qu'ils peuvent pour atténuer les effets du changement climatique et s'en accommoder. Et l'Afrique semble encore attendre. Et tandis qu'on trouve des accords et on établit des règles, serions-nous toujours en train de parler et d'attendre ? Selon les prédictions, l'Afrique est le plus vulnérable continent, et si nous ne sommes pas prêts, cela va accentuer davantage notre vulnérabilité. Nous devons donc arrêter de parler et poser des actes.»

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Dr Anna Tibaijuka, Directeur Exécutif de UN-Habitat

«Construire un partenariat efficace pour atteindre les OMD »

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L

es statistiques sont en réalité alarmantes. Plus d'un milliard de personnes n'ont pas accès à l'eau potable, et environ 2,5 milliards de personnes n'ont pas accès à un service d'assainissement adéquat. Pour ce qui concerne les populations défavorisées des cités urbaines, leur quotidien n'est pas fait de chiffres. La triste réalité est de devoir faire face au combat quotidien pour trouver un seau d'eau ou des toilettes. Nous sommes confrontés à une crise aux proportions alarmantes en Afrique subsaharienne. Les progrès vers la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) sont loin d'être satisfaisants. Des projections découlant des tendances actuelles indiquent que de nombreux pays africains n'atteindront les OMD que bien après 2050. Cette situation requiert de nouvelles réflexions, des approches plus créatives et des engagements plus forts de la part des Etats, des fournisseurs de services publics et de la communauté internationale. Le présent congrès est un excellent forum offert aux sociétés d'eau urbaines pour amorcer un dialogue constructif entre les Etats, le secteur privé, la communauté universitaire et les partenaires au développement

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sur les questions essentielles qui entravent la fourniture des services

mécanismes d'apprentissage et de partage des connaissances. Le

Dr Anna Tibaijuka: « Plus d'un milliard de personnes n'ont pas accès à l'eau potable »

d'eau et d'assainissement aux populations défavorisées des zones urbaines. Nous sommes à UN-Habitat convaincus que les entreprises publiques d'eau, qui fournissent plus de 90% de l'approvisionnement en eau dans les zones urbaines, ont un rôle important à jouer dans la fourniture de services accessibles aux populations défavorisées. A cet effet, je suis heureuse d'annoncer qu'UNHabitat a mis en place le Secrétariat du Global Water Operators Partnership Alliance afin de soutenir les sociétés d'eau dans le renforcement de leurs capacités à travers des partenariats, la création de réseaux, le benchmarking et les

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Global Water Operators Partnership Alliance soutient activement le WOP-Afrique ainsi qu'un grand nombre de sociétés en Afrique. Notre assistance aux sociétés d'eau vise à promouvoir dans leur gestion opérationnelle un intérêt pour les populations défavorisées. C'est un raisonnement erroné de penser que la fourniture des services d'eau et d'assainissement aux populations défavorisées va compromettre leur viabilité financière. Le fait est que les populations défavorisées vivant dans les bidonvilles recourent en grande partie aux vendeurs privés qui leur facturent le litre d'eau 50 fois plus cher que le prix pratiqué par les sociétés d'eau. D'un point de vue


purement financier, les populations défavorisées constituent une grande part du marché non encore exploité. J'aborde maintenant le chapitre de l'investissement et du financement du secteur de l'eau et de l'assainissement, car cette question détermine la capacité des Etats et des sociétés d'eau à étendre leurs services aux populations défavorisées et la possibilité pour celles-ci d'y avoir accès. Nous savons que les besoins en financement du secteur de l'eau et de l'assainissement en Afrique sont énormes, un continent qui hérite d'un sous-investissement criant. Certaines estimations situent le déficit en investissement à 30 milliards de dollars américains rien que pour atteindre les Objectifs du millénaire

pour le développement (OMD). A UN-Habitat, nous croyons fermement au partenariat stratégique. Une parfaite illustration est le partenariat entre UN-Habitat et la Banque africaine de développement (BAD) qui renforce les efforts de UN-Habitat dans la planification du pré-investissement et du renforcement des capacités en lien avec la mission de la Banque dans l'octroi de fonds d'investissement. Le secteur privé a également un rôle déterminant à jouer et nous nous réjouissons que certaines entreprises privées posent des actes concrets pour s'engager dans le secteur de l'eau et de l'assainissement. Le partenariat entre UNHabitat et Coca-Cola en Asie a fait ses preuves en la matière, et nous espérons l'instituer en Afrique.

Le secteur de l'eau et de l'assainissement est assez complexe et prendre en compte les besoins des populations défavorisées nécessite des partenariats à tous les niveaux entre agences de développement, Etats, autorités locales, sociétés civiles, le secteur privé ainsi que les organisations à base communautaire. Pour conclure, je voudrais lancer un appel à tous ici présents aujourd'hui pour qu'ensemble nous puissions construire un partenariat efficace afin de s'assurer que d'ici 2015, la révolution de l'assainissement commencée il y a 170 ans atteigne finalement chaque foyer en Afrique et apporte à toutes ses populations, les avantages liés à l'eau potable et à un service d'assainissement de base.“

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DOCUMENT

Performance Benchmarking & Fecal Sludge Management Seminars (*) By Jenelle Van Eynde

1 - Performance Monitoring & Benchmarking: the next measure for service delivery

At the recent African Water Association (AFWA) Congress in Kampala, held on March 15-18, 2010, the Global Water Operators’ Partnerships Alliance and the Bill and Melinda Gates Foundation co-hosted two sessions on performance monitoring and benchmarking titled, How can performance benchmarking lead to improvements in service delivery in under-served areas? and Using Performance Benchmarking to Improve Services: Tools & Methodologies. Both sessions aimed to share information and learning from a range of initiatives underway in Africa and Asia.

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s a starting point, it was understood that there are multiple reasons for benchmarking water and sanitation service delivery, and different stakeholders use results in different ways. For example, some utilities use performance monitoring and benchmarking to inform investment planning; regulators rely on such data to compare service across a country or across countries; and NGOs use benchmarking practices to assess things like customer service levels, and to understand the integrity of financial flows.

Using performance benchmarking to improve service delivery for the poor

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The first session focused on questions about what to benchmark, what determines performance, and how benchmarking practice can be improved. Participants acknowledged that most benchmarking activities focus on technical performance of infrastructure, instead of looking at the quality, quantity, affordability and reliability of service received by all customers in a service area – including the poor, who are mostly off the grid. Presentations were made by Paul Reiter, Executive Director of the International Water Association (IWA); Meera Mehta, Professor Emeritus at CEPT University and Director of the Performance Assessment System (PAS) Project; Anselme Vodounhessi, Program Officer at Global Water Partnership (GWP), and Teun Bastemeijer, Director of Water Integrity Network (WIN). The session was moderated by Rachel Cardone, Program Officer at the Bill and Melinda Gates

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Foundation. l In her introduction of the PAS project, Dr. Mehta discussed the benefits of linking the project to the Government of India’s Service Level Benchmark Initiative, as a way to encourage sustainability and mainstreaming into urban sector practice. The PAS project is working to harmonize financial, operating, and service level performance measures across all 400+ urban local bodies in Gujarat and Maharashtra, and will emphasize equity in service provision by the poor. Data collected will support ongoing performance monitoring at the state level, and will be used to develop performance improvement plans to access public and potentially private finance. l

Dr Reiter presented IWA’s experiences with process vs. metric benchmarking, and how these two types of benchmarking are often confused. In metric benchmarking, a smaller number of strong measures to assess performance are preferable. Measures should focus on the most important aspects of performance, and should be followed up with process benchmarking to “drill down” into more detailed issues that can be addressed by appropriate departments in a utility.

l Issues of corruption and accountability were highlighted in Mr. Bastemeijer’s presentation, as a type of processbenchmarking which needs to be done in a sensitive way: government bodies do not want to appear at the bottom of a ranking. To address this issue, WIN uses a Water Integrity Index to score governments and share the results with donors and other stakeholders as a tool to support anti-corruption activities. l

Looking at wider water resources issues, Mr. Vodounhessi presented a case for a pan-African benchmarking program that would harmonize all African water monitoring initiatives and report to one benchmarking index, creating pressure on those countries at the bottom of the list to improve performance. A key objective for this proposed program would be to develop recommendations for targeting donor funding.


DOCUMENT Performance Benchmarking & Fecal Sludge Management Seminars The presentations were followed by a panel and participant discussion that focused on strategic questions and issues about the range of uses, benefits, and potential pitfalls to benchmarking practices. Some highlights from the discussion are as follows: l Many benchmarking programs are driven by donors or governments, and tend to be ad-hoc and short lived. Performance benchmarking makes the most sense when it is embedded into a service provider’s ongoing management practice, and conducted over time as part of regular operations. l In an effort to harmonize data across organizations (international and national governments, nonprofits, business, service providers, etc.) and to achieve a common language among stakeholders, it is helpful to define clearly what is meant by performance monitoring and benchmarking, and the measurements that are being used. l One way to address issues of corruption at the government and utility level can be through use of country-wide, regional or continental integrity indexes that are shared with donors and other stakeholders. l

Government ownership and support is needed to improve policy and finance mechanisms at national and decentralized levels to improve services. However, it was not clear that performance monitoring and benchmarking activities are effective advocacy tools to solicit this support. Further experience and discussion is needed. Collaboration across utilities, through peer-learning exchanges and twinning can help to identify gaps when developing policies and build on the others’ experiences.

Tools and methods used in performance benchmarking to improve service delivery

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The first session was followed by another discussion that focused specifically on methods for collecting data and generating information on service delivery; the usefulness of indicators to inform planning and investment decisions in non-networked areas; and how benchmarking processes and results are used by different types of organizations (utilities, regulators, NGOs, governments, donors). Presentations were made by Steen Bjeggaard, Water Operators’ Partnership (WOP) Coordinator at the International Water Association (IWA); Dinesh Mehta, Professor Emeritus at CEPT University and Director of the Performance Assessment System Project; Dennis Mwanza, WOP-Africa and the Water and Sanitation Program (WSP); and Mark de Boils, Geo-Consultant to UN-Habitat. The session was co-moderated by Bert Diphoorn, Chief Water and Sanitation at

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UN-HABITAT, and Rachel Cardone, Program Officer at the Bill and Melinda Gates Foundation. l

Using the IWA performance assessment system, Mr. Bjeggaard presented results from a 6-city group in Scandinavia that aimed to develop a way to compare operational and financial statements between companies for peer reviews. This project started with almost 200 indicators and was narrowed to 100, which produced better results and gives the companies space for internal goal measurement as well as a wider measurement of how companies are doing against their peers. l Dr. Mehta continued the Performance Assessment System presentation from the previous day by sharing a closer look at the methodology used for improving urban water and sanitation service delivery that is equitable and financially viable. He delved into the indicators the PAS project uses to measure water, sanitation and solid waste (each limited to 12 indicators) and how mapping the data to cities using GIS and other visualization tools is helpful in identifying un-served areas. l In speaking to the use of IB-NET as a diagnostic tool for performance assessments, Mr. Mwanza highlighted that utilities can self-report data and associated information into the system, which then generates a report to determine the level of performance against peers. In Africa, many utilities use this system to track their performance against one another. l Introducing the new Geo-Referencing Utility Benchmarking System (GRUBS - www.gwopa.org/grubs), Mr. de Boils showed how this interactive and visual tool overlays maps with benchmarking data. GRUBS is an open data source that can be used to analyze benchmarking results and measures.

The presentations were followed by a panel and participant discussion to raise and explore questions about the different initiatives and approaches. Some highlights from the discussion were: l Many performance benchmarking systems have a bias towards collecting more and more indicators and data, without reference to how the data will be used in relevant decision making processes, or the strength of the indicators in a local context. Overall, participants agreed that a fewer number of strong indicators is better than a large number of insignificant indicators.


DOCUMENT Performance Benchmarking & Fecal Sludge Management Seminars l

Visual mapping tools are increasingly being used for analyzing data, tracking information and where data stems from and determine service areas. Questions about long-term ownership and use of this data, as well as ensuring updates beyond individual project cycles remain outstanding. Using the range of tools presented to spur conversation among utilities as well as governments need to be explored further. Particularly, the discussion about how to engage governments and package the tools, results, and goals of performance benchmarking to improve service delivery for the poor need to be continued.

Conclusion The performance benchmarking sessions yielded valuable conversations and connections, particularly because this was one of the first dedicated discussions about benchmarking tools shared on such a large scale. With the growing number of performance monitoring and benchmarking initiatives in the sector, participants expressed an interest to continue having discussions and add stakeholders from the utilities in order to improve the quality of everyone’s efforts. As immediate next steps, participants agreed to continue the conversation during Stockholm World Water Week, as well as at the IWA World Water Congress & Exhibition in September, in Montreal.

2 - Hurdles and Heroics of Fecal Sludge Management At the recent African Water Association (AFWA) Congress in Kampala, held on March 15-18, 2010, The Bill and Melinda Gates Foundation and Water Operators’ Partnership Africa cohosted a seminar on fecal sludge management (FSM), Hurdles & Heroics: getting fecal sludge management to work in cities. The African Water Association (AFWA) hosted a follow up seminar on technical aspects of fecal sludge management, titled Innovations in fecal treatment and valorization.

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uring these seminars, presentations and discussion took place on different business models that are being used in Africa and Asia for FSM, identifying what is needed to make FSM work across cities, and what is currently working, where and why. The presenters came from across the globe to share their experiences and learning, and from them we were able to identify some common themes.

Getting fecal sludge management to work in cities The first session focused on questions about what successful FSM business models look like, what is needed to make them work across cities and what, where and why they are working. Presentations were made by Dorai Narayana, Head of Planning Service at Indah Water Konsortium (IWK) in Malaysia; Anthony

Mensah, Director of Waste Management at the Kumasi Metropolitan Assembly in Ghana; and Ibra Sow, President of the Dakar Fecal Sludge Emptiers Association in Senegal. The session was moderated by Doulaye Koné, Program Coordinator, Water Operators’ Partnership – Africa. l Mr. Narayana shared the Indah Water Konsortium’s experience in Malaysia as one of the national sewerage companies responsible for de-sludge and septic management of more than one million septic tanks. With the support of federal legislation and a concession model to allow for private sector participation, IWK has been able to improve services while building human resource capacity at a variety of technical and professional skill levels, generate revenues to recovery costs, and coordinate investment planning to expand and improve service levels. l Mr. Mensah presented a case from Kumasi, about scaling up FSM and the role of the free market for fecal sludge services. In Kumasi’s experience, fecal sludge services in a free market environment seems to have created competition on price to households, but also incentivizes illegal dumping and other challenges at the back end of the sanitation value chain. l Starting as a family business in a low-income area of Dakar, Mr. Sow shared his successes and challenges of growing a small business and contributing to advancing FSM in Senegal. Although household and institution (e.g. schools, markets, clinics) demand for FS emptiers is high, emptiers operate in a free market environment with little regulation. As a result, the market is flooded with both licensed and unlicensed emptiers who compete on price, which, coupled with limited contracting arrangements to encourage longterm business, limits the ability of pit emptying companies to invest in maintenance, upgrading, or expanding their businesses.

The presentations were followed by a panel and participant discussion that focused on strategic questions and issues about the FSM service market, regulatory efforts and challenges, and financial viability of services for FSM. Some highlights from the discussion are as follows: l Fecal sludge managers will need to work with local governments to help define and move forward with regulatory frameworks to ensure high service standards for the client, safety measures for service provider, and ensure that tankers are emptied safely without contaminating the environment. l Pit emptying and transport equipment used by FSM

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ASSOCIATION (Af

DOCUMENT Performance Benchmarking & Fecal Sludge Management Seminars companies tends to be severely over-worked and not maintained, causing break downs that sometimes cannot be repaired easily due to cost. Frequent breakdowns lead to lower levels of service for customers. Financial models, which may include concession and contracting arrangements, regulation, and/or guarantees or other mechanisms may help regularize the market, which would relieve some of the financial stress experienced by FSM providers. Stronger incentives are needed at all levels – from customers through to policy makers at local and national levels – to support investments that would encourage FSM as a mainstream business for urban sanitation. Additional tools to strengthen capacity (such as sanitation expertise and technical skills training, as well as business management and operations) within the market would help to strengthen the sustainability of FSM in urban areas.

Innovations in fecal treatment and valorization The first session was followed by a panel and discussion that focused specifically on research and development for fecal treatment, improving current fecal treatment methods and exploring alternative methods; and valorization of fecal sludge and re-use as a safe and profitable way to address sanitation in cities. Presentations were made by Halidou Koanda of CREPA; Dr. Ives Magloire Kengne, Faculty of Science at the Laboratory of Plant, Biotechnology, and Environment, at the University of Yaounde; Dr. T. Francine S. Abiola with ISE/UCAD; Aly Tounkara, Head of the Industrial Wastewater Department at ONAS; and Dr. Mbaye Mbeguere with Eawag/ONAS. The session was moderated by Doulaye Koné, Program Coordinator, Water Operators’ Partnership – Africa. l

Introducing how FSM has been integrated into Burkina Faso’s strategic sanitation plans, Mr. Koanda discussed the methodology used, achievements and challenges. The four aspects of this methodology are pilot studies and partnerships, regular workshops and advocacy to build awareness among different stakeholders, capacity building and reinforcement, and field action. l

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In an effort to protect the environment from fecal sludge discharge, Dr. Kengne presented the use of planted drying beds as an alternative to unregulated and unsafe fecal sludge dumping. Using planted drying beds allows for fecal sludge to be dumped into a drying bed, leaving the solids on the surface while the liquid flows into a separate tank, achieving solid-liquid separation and successful de-watering. Dr. Abiola shared research studies on how to scale up the use of drying beds as an alternative for treating fecal sludge. This study determined rates of plant growth in relation to the

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concentration of fecal sludge; preliminary results are promising; further field testing is needed to determine whether drying beds can be adopted into urban sanitation practice. l Expanding on the use of drying beds, Mr. Tounkara shared how nitrification of fecal sludge using intermittent sand filters (ISF) provides a re-usable product for the agricultural industry. Dr. Mbeguere presented lessons learned from combining the removal of fecal sludge and lagooning treatment of wastewater. The main challenge to this treatment option is the high expense relative to other approaches. The presentations were followed by a panel and participant discussion that focused on developments in research and practice for alternative methods to treat and dispose or reuse fecal sludge, as presented, and how they can be scaled up. l

There is a need to bring together different levels of fecal sludge managers – such as companies or associations of pit emptiers – and researchers to identify how the development of alternative treatments can be tested and used by fecal sludge management companies. l

Scalability of alternative fecal treatment options needs further exploration, including an understanding of the full costs, business models, and financial channels (public and commercial) to support these options, in order to understand the market potential throughout Africa. l

More research is needed to better understand the treatment process of fecal sludge and how, where, and when treated sludge can be re-used in an urban environment. Conclusion It became clear during the FSM presentations and discussions that there is a need for more interaction between the variety of academics working on FSM technologies and approaches, and the actual businesses and practitioners who are working to put in place strong FSM models in cities around the world. By sharing research and practical experience, the scope for fecal sludge management and treatment has a greater chance to be incorporated into infrastructure and financial planning in cities, as an alternative to conventional water-borne sewerage systems. Discussion between researchers and FSM businesses also suggested that there may be opportunities to combine the re-use aspects of fecal treatment to diversify small FSM business revenue flows, although further investigation and testing is needed. (*) Jenelle Van Eynde, Program Assistant Water, Sanitation

& Hygiene team at the Bill and Melinda Gates Foundation. jenelle.vaneynde@gatesfoundation.org


fWA)

DOCUMENT Benchmarking des performances et séminaires sur la gestion des boues de vidange

Benchmarking des performances et séminaires sur la gestion des boues de vidange (*) Par Jenelle Van Eynde 1 - Evaluation des performances et benchmarking: la prochaine recommandation pour une meilleure fourniture de services

Lors du récent congrès de l'AAE tenu à Kampala du 15 au 18 mars dernier, le Global Water Operators' Partnership Alliance et la Fondation Bill et Melinda Gates ont co-organisé deux (2) sessions relatives à la l'évaluation des performances et au benchmarking intitulées « comment le benchmarking peut-il conduire à l'amélioration de la fourniture de services dans les zones mal desservies? » Et « l'utilisation du benchmarking des performances pour l'amélioration des services : outils et méthodologie. » Les deux sessions avaient pour but d'échanger des informations et de tirer des leçons des

initiatives en cours en Afrique et en Asie.

C

omme entame de discussion, il a été admis qu'il existe de multiples raisons à l'utilisation du benchmarking de la fourniture de services en eau et assainissement, et que les différentes parties prenantes utilisent les résultats obtenus de manière différente. Par exemple, certaines sociétés utilisent l'évaluation des performances et le benchmarking pour planifier les investissements, les régulateurs ou organismes de contrôle s'appuient, quant à eux, sur de telles données pour faire une comparaison des services dans un pays ou entre des pays et les organisations non gouvernementales utilisent les pratiques du benchmarking pour évaluer la gestion clientèle et suivre la transparence des flux financiers.

Utiliser le benchmarking des performances pour améliorer la fourniture de services aux populations défavorisées La première session a mis l'accent sur des questions telles que quoi évaluer, qu'est ce qui détermine la performance et

comment améliorer la pratique du benchmarking. Les participants ont reconnu que la plupart des activités de benchmarking mettent l'accent sur la performance technique des infrastructures, au lieu de considérer la qualité, la quantité, la disponibilité et la fiabilité du service proposé aux clients dans la zone desservie - y compris les populations défavorisées qui sont pour la majorité déconnectées du réseau. Les exposés ont été faits par Paul Reiter, Directeur exécutif de l'Association internationale de l'eau (IWA), Merra Mehta, professeur émérite à l'université CEPT et directeur du projet du Système d'évaluation des performances (PAS), Anselme Vodounhessi, responsable des programmes au Partenariat global de l'eau (GWP) et Teun Bastemeijer, directeur du Réseau d'intégrité de l'eau (WIN). Le modérateur de la session était Rachel Cardone, responsable des programmes à la Fondation Bill et Melinda Gates. l Dans son introduction sur le PAS, Dr Mehta a expliqué les avantages qu'il y a à associer le projet d’initiative du benchmark du niveau de service du gouvernement indien comme moyen d'encourager la durabilité et l'intégration dans le secteur urbain. Le projet PAS vise à harmoniser les données financières, d'exploitation, ainsi que le niveau de performance du service dans plus de 400 collectivités urbaines à Gujarat et à Maharashtra, et mettre aussi l'accent sur l'équité dans l'accès des populations défavorisées au service. Les données recueillies serviront pour l'évaluation des performances en cours au niveau de l'Etat, et seront utilisées pour développer les plans d'amélioration des performances aux fins d'accéder au financement public et potentiellement privé. l Dr Reiter a présenté les expériences de l'Association internationale de l'eau (IWA) des processus par rapport au benchmarking quantitatif, pour démontrer à quel point ces deux approches peuvent créer des confusions. Dans le benchmarking quantitatif, un plus petit nombre de données pertinentes sont nécessaires pour l'évaluation de la performance. Les données devraient mettre l'accent sur les aspects les plus importants de la performance, et devraient être suivies du benchmarking afin de « faire ressortir » plus de points en détail qui peuvent être traités par les services appropriés dans la société. l Les problèmes de corruption et de responsabilité ont été mis en exergue dans l'exposé de M. Bastemeijer, comme faisant partie du benchmarking qui a besoin d'être

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DOCUMENT Benchmarking des performances et séminaires sur la gestion des boues de vidange traité de manière délicate : Les organismes gouvernementaux ne veulent pas apparaître à la dernière position. Pour traiter cette question, le WIN utilise un index d'intégrité de l'eau pour noter les gouvernements et mettre les résultats à la disposition des donateurs et autres parties prenantes comme outil de soutien aux activités anti-corruption. l Se référant aux questions des ressources en eau de façon globale, M. Vodounhessi a présenté un programme panafricain de benchmarking qui harmoniserait toutes les initiatives d'évaluation en Afrique dans le secteur de l'eau et serait soumis à un seul index benchmarking, en mettant la pression sur les pays à la traîne dans l'amélioration de leur performance. L'objectif clé pour ce type de programme serait de mettre au point des recommandations destinées aux bailleurs de fonds.

Les exposés furent suivis d'un panel et d'échanges entre les participants qui ont mis l'accent sur des questions et problèmes stratégiques sur l'éventail des utilisations, des avantages et pièges potentiels aux pratiques du benchmarking. Voici quelques points essentiels de ces discussions: l Beaucoup de programmes de benchmarking sont conduits par les bailleurs ou les gouvernements et tendent à être ad hoc et de courte durée. Le benchmarking des performances prend tout son sens quand il est intégré dans les pratiques de gestion d'une société et faisant partie des opérations régulières. l Dans un effort d'harmonisation des données dans les organisations (internationales, gouvernements, organisations à but non lucratif, prestataires de services, etc.) et de parvenir à un langage commun entre acteurs, il est utile de définir ce que l'on entend par évaluation des performances et benchmarking et les données qui doivent d'être utilisées. l Un moyen pour lutter contre la corruption au niveau du gouvernement et de la société d'eau peut se faire à travers l'utilisation d'index d'intégrité à l'échelle nationale, régionale ou continentale qui est mis à la disposition des bailleurs et autres parties prenantes.

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l L'on a besoin de l'approbation et du soutien du gouvernement pour réformer les politiques et les mécanismes financiers au niveau national et décentralisé afin d'améliorer la fourniture de services. Cependant, il n'est pas évident que les activités d'évaluation des performances et le benchmarking soient des outils efficaces de plaidoyer pour solliciter ce soutien. De plus amples expériences et débats sont nécessaires.

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l La coopération entre les sociétés d'eau à travers les partages d'expériences et de jumelage peut permettre d'identifier les dysfonctionnements dans la mise en place des politiques et s'inspirer des expériences des autres.

Outils et méthodes utilisés dans le benchmarking des performances pour améliorer la fourniture de services La première session fut suivie d'une autre qui a spécialement mis l'accent sur les méthodes de collecte des données et la production d'informations sur la prestation de services ; l'utilité des indicateurs pour renseigner sur la planification et les décisions d'investissement dans les zones non desservies ; et comment les processus et résultats de benchmarking sont utilisés par différentes organisations (sociétés d'eau, régulateurs, ONG, gouvernements, bailleurs de fonds). Les exposés ont été présentés par Steen Bjeggaard, Coordonnateur du Partenariat des opérateurs de l'eau (WOP) à l'Association internationale de l'eau (IWA), Dinesh Mehta, professeur émérite à l'université CEPT et directeur du projet du Système d'évaluation des performances, Dennis Mwanza du WOP-Africa et du Programme eau assainissement (WSP) et Mark de Boils, géo-consultant à UN-Habitat. Cette session a été co-modérée par Bert Diphoorn, chef de service eau et assainissement à UN-HABITAT, et Rachel Cardone, responsable des programmes à la Fondation Bill et Melinda Gates. l S'appuyant sur le système d'évaluation des performances de l'Association internationale de l'eau, M. Bjeggaard a présenté les résultats de 6 villes en Scandinavie qui visaient à développer une approche comparative des aspects opérationnels et financiers entre entreprises pour un examen interne. Ce projet débuté avec près de 200 indicateurs, pour être réduit ensuite à 100, a fourni de meilleurs résultats et donné aux entreprises une indication pour la mesure d'objectifs internes et une vision plus large de ce que les entreprises font par rapport à leurs pairs. l Dr Mehta a expliqué le système d'évaluation des performances présenté la veille par un développement de la méthodologie utilisée pour améliorer l'approvisionnement urbain des services d'eau et d'assainissement de façon plus équitable et financièrement viable. Il a spécifié les indicateurs de mesures que le projet PAS utilise dans le secteur de l'eau, de l'assainissement et des déchets solides (chacun se limitant à 12 indicateurs) et comment appliquer ces données aux villes utilisant le système d’informations géographiques (SIG) et d'autres outils utiles de visualisation dans le repérage des zones non desservies.


AFRICAN WATER ASSOCIATION (AfWA)

ASSOCIATION AFRICAINE DE L’EAU (AAE)

Une organisation professionnelle leader dans le secteur de l’eau et de l’assainissement en Afrique Récemment, l'AAE a conçu des programmes de leadership pour ses membres, tels que le Partenariat africain pour les opérateurs d'eau (WOP-Africa) pour accompagner les sociétés d’eau dans la fourniture de service de qualité, l’extension des infrastructures et l’amélioration de leur gouvernance d'entreprise. Ce programme est financé et conjointement mis en œuvre avec UN-Habitat, l'USAID, l'Association internationale de l'eau (IWA) et la Facilité africaine de l'eau de la Banque africaine de développement (BAD). Un autre projet récent est l'Académie africaine de l'eau basée à Kampala qui a démarré ses premières sessions de formation en février 2010. Cette Académie a pour vocation de former au leadership et au management du changement.

Présentation L'Association africaine de l'eau (AAE) anciennement dénommée Union africaine des distributeurs d'eau (ex-UADE) est une association professionnelle d'organisations, d'entreprises et d'opérateurs exerçant dans le secteur de l'eau, de l'assainissement et de l'environnement en Afrique. Depuis sa création en 1980, son objectif principal est de développer les capacités professionnelles de ses membres afin de réaliser sa vision d'un accès à l'eau potable pour tous les Africains.

L'AAE compte plus de 100 sociétés membres dans 40 pays en Afrique. Projets L'AAE a contribué durant des années à influencer les politiques d’eau et d’assainissement et au renforcement des capacités des sociétés d’eau avec le concours de partenaires, par des propositions et actions pertinentes sur des questions récurrentes.

Perspectives L'AAE est devenue, après sa récente fusion avec l'ESARIWA (la représentation africaine au Sud et à l'Est de l'Association internationale de l'eau), la seule organisation représentative des associations professionnelles dans le secteur de l'eau et de l'assainissement en Afrique. Par cette position, l'AAE entend positivement contribuer à la mise en œuvre de politiques, à l'identification des besoins et à la promotion d'innovations et d'approches nouvelles. C'est pourquoi, l'AAE sera à l'avant-garde de la mise en action de la Déclaration de Sharm El-Sheikh des chefs d'Etats visant à accélérer l'accès à l'eau et à un service d'assainissement au plus grand nombre pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Siège Social / Head Office : Av. 8 prolongée à la montée du Pont Houphouët-Boigny 05 B.P 1910 Abidjan 05 - Côte d’Ivoire Tél. : +225 21 24 04 96 - 21 24 14 43 Fax. : +225 21 24 61 57 - 21 24 26 29 E-mail : susher.uade@aviso.ci E-mail : gacolor.uade@aviso.ci Site Web : www.afwa-hq.org

Créer un leadership professionnel dans le secteur de l’eau et de l’assainissement


DOCUMENT Benchmarking des performances et séminaires sur la gestion des boues de vidange l

Parlant de l'utilisation d'IB-NET comme un outil de diagnostic pour l'évaluation des performances, M. Mwanza a souligné le fait que les sociétés peuvent introduire ellesmêmes les données et informations dans le système, ce qui par la suite génère un rapport pour déterminer leur niveau de performance par rapport aux pairs. En Afrique, de nombreuses de sociétés d'eau utilisent ce système pour comparer leur performance aux autres sociétés. l

Présentant le nouveau système de géo-référencement du benchmarking des sociétés d’eau (GRUBS www.gwopa.org/grubs), M. de Boils a montré comment cet outil interactif et visuel combine les cartes avec les données du benchmarking. GRUBS est une source de données

utilisés pour analyser les données, collecter les informations, indiquer leur source et déterminer les zones de service. Les préoccupations relatives à la propriété à long terme, à l'utilisation de ces données, ainsi qu'à leur actualisation au-delà des cycles de projets individuels demeurent. l L'utilisation de l'éventail d'outils présentés pour encourager les discussions entre les sociétés d'eau et les gouvernements mérite d'être explorée. Le débat sur l'engagement des gouvernements et la mise en œuvre des outils, des résultats et des objectifs du benchmarking des performances pour l'amélioration de la fourniture de services aux populations défavorisées doit se poursuivre.

Conclusion Les sessions de benchmarking des performances ont présenté des contributions enrichissantes, principalement parce que c'étaient les premiers échanges consacrés aux outils de benchmarking discutés à une si large échelle. Avec le nombre croissant des initiatives d'évaluations des performances et de benchmarking dans le secteur de l'eau et de l'assainissement, les participants ont montré un intérêt à poursuivre les discussions et d'y adjoindre les acteurs des sociétés d'eau afin d'améliorer la qualité des efforts de chacun. Comme prochaine étape immédiate, les participants ont convenu de poursuivre les débats lors de la Semaine mondiale de l'eau à Stockholm, de même que pendant le congrès de l'Association internationale de l'eau (IWA) et l'exposition prévus à Montréal en septembre prochain.

accessibles qui peut être utilisée pour analyser les résultats et mesures du benchmarking. Les exposés ont été suivis d'un panel et d'échanges entre les participants pour soulever et explorer des questions sur les différentes initiatives et approches. Voici quelques points essentiels de ces discussions: l

De nombreux systèmes de benchmarking des performances sont orientés vers la collecte de plus en plus d'indicateurs et de données, sans aucune idée de leur l'utilisation dans un processus adéquat de prise de décision, ni encore de la pertinence de ces indicateurs dans un contexte local. Globalement, les participants ont admis qu'un petit nombre d'indicateurs pertinents est préférable à un grand nombre d'indicateurs insignifiants.

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Les outils de cartographie visuels sont de plus en plus

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2 - Obstacles et réalisations liés à la gestion des boues de vidange Au cours du récent congrès de l'Association africaine de l'eau (AAE) tenu à Kampala du 15 au 18 mars 2010, la Fondation Bill et Melinda Gates et le WOP-Africa ont co-organisé un séminaire sur la gestion des boues de vidange (FSM) intitulé : « Obstacles et réalisations: rendre opérationnelle la gestion des boues de vidanges dans les villes. » L'Association africaine de l'eau (AAE) a organisé un séminaire de suivi sur les aspects techniques de la gestion des boues de vidange intitulé : «Innovations dans le traitement et la valorisation des boues.»

A

u cours de ces séminaires, des exposés et débats ont eu lieu sur différentes approches en vigueur en Afrique et en Asie dans le cadre de la gestion des boues de vidange, notamment l'identification des besoins pour que la gestion des boues de vidange soit opérationnelle dans les villes, ce qui est fait


DOCUMENT Benchmarking des performances et séminaires sur la gestion des boues de vidange dans ce domaine, où et pourquoi. Les délégués sont venus de partout pour partager leurs expériences et savoir, à partir desquelles, nous avons pu identifier des thèmes communs. Rendre opérationnelle la gestion des boues de vidange dans les villes La première session a ciblé les questions liées aux modèles de réussite de la gestion des boues de vidange, comment la rendre opérationnelle dans les villes et quel est son champ d'action. Des exposés ont été présentés par Dorai Narayana, chef du service planification à Indah Water Konsortium (IWK) en Malaisie, Anthony Mensah, directeur de la gestion des déchets à l'Assemblée métropolitaine de Kumasi au Ghana et Ibra Sow, président de l'Association des éboueurs de Dakar au Sénégal. La séance était modérée par Doulaye Koné, coordonnateur du Programme Water Operators' Partnership - Africa. l M. Narayana a expliqué l'expérience de Indah Water Konsortium (IWK) en Malaisie, l'une des sociétés nationales d'assainissement chargée de l'enlèvement des boues de vidange et de la gestion de plus d'un million de fosses septiques. Grâce à la législation fédérale et l'existence d'un modèle de concession permettant la participation du secteur privé, IWK a pu améliorer ses services tout en renforçant les capacités techniques et professionnelles de ses ressources humaines, générer des revenus par la réduction de coûts et coordonner un plan d'investissements pour étendre et améliorer les niveaux de services. l M. Mensah a présenté l'exemple de Kumasi sur l'intensification de la gestion des boues de vidange et le rôle de l'économie de marché pour les services de vidange. Dans l'expérience de Kumasi, l'économie de marché dans les services de vidange semble avoir créé une concurrence de prix pour les ménages, mais aussi favorisé le déversement illégal et d'autres problèmes dans la chaîne de valeur de l'assainissement. l Ayant commencé au départ par une entreprise familiale dans une zone à faibles revenus de Dakar, M. Sow a présenté les succès et défis de développement d'une petite entreprise et sa contribution à l'amélioration de la gestion des boues de vidange au Sénégal. Bien que la demande de vidange des ménages et institutions (écoles, marchés, cliniques) soit forte, les vidangeurs opèrent dans un environnement d'économie de marché avec peu de réglementations. Le résultat est que le marché est occupé par des vidangeurs ayant un permis d'exploitation et d'autres n'en ayant pas, qui

se font la concurrence sur le prix, ce qui ajouté aux dispositions contractuelles restrictives ne permet pas d'encourager les activités de long terme, limite la capacité des sociétés de vidange de fosses à investir dans la maintenance, à accroître et à étendre leurs activités. Les présentations ont été suivies d'un panel et de débats des participants qui ont échangé sur les questions et problèmes stratégiques existant sur le marché des services de gestion des boues de vidange, les efforts et défis de régulation et la viabilité financière des services de boues de vidange. Certains points saillants du débat sont comme suit: l Les gestionnaires des boues de vidange ont besoin de travailler avec les gouvernements locaux qui les aideront à définir et à faire adopter des réformes du cadre réglementaire permettant d'assurer des services de qualité aux clients, des mesures de sécurité pour le prestataire et de s'assurer que les camions sont déchargés de sorte à ne pas contaminer l'environnement. l Les éboueurs et l'équipement de transport utilisé par les sociétés de vidange semblent être surexploités et la maintenance non assurée, entraînant des pannes qui ne peuvent parfois pas être réparées vu leur coût. Ces pannes régulières conduisent à une faible qualité de service aux clients. Des modèles financiers qui prennent en compte des concessions et dispositions contractuelles, la régulation et/ou les garanties ou autres mécanismes aideront à assainir le marché, ce qui allégerait les difficultés financières des prestataires de services de vidange. l De fortes mesures incitatives doivent être prises à tous les niveaux, des clients aux décideurs politiques tant au niveau local que national pour soutenir les investissements qui permettraient à la gestion des boues de vidange d'être une activité principale d'assainissement urbain. Des outils additionnels de renforcement de capacité (telle que l'expertise en assainissement, la formation technique et la gestion d'entreprise et opérationnelle) au sein du marché aideraient à renforcer la durabilité de la gestion des boues de vidange en zones urbaines.

Innovation et valorisation dans le traitement des boues La première séance a été suivie d'un panel et d'un débat qui a spécifiquement mis l'accent sur la recherche et le développement dans le traitement des boues, l'amélioration des méthodes

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DOCUMENT Benchmarking des performances et séminaires sur la gestion des boues de vidange alternatives, la valorisation des boues de vidange et la réutilisation comme moyen sûr et profitable pour régler la question de l'assainissement dans les villes. Des exposés ont été présentés par Halidou Koanda du CREPA, Dr Ives Magloire Kengne du Laboratoire de plante, de biotechnologie et environnement de la faculté des sciences à l'université Yaoundé 1, Dr T. Francine S. Abiola pour ISE/UCAD, Aly Tounkara, chef du département des eaux usées industrielles à l'ONAS et Dr Mbaye Mbeguere pour EAWAG/ONAS. La session était modérée par Doulaye Koné, coordonnateur du Programme Water Operators' PartnershipAfrica. l

Présentant l'introduction de la gestion des boues de vidange dans le plan stratégique d'assainissement du Burkina Faso, M. Koanda a parlé de la méthodologie utilisée, les réalisations et les défis. Les quatre aspects de cette méthodologie sont des études pilotes et des partenariats, des ateliers réguliers et un plaidoyer de prise de conscience des partenaires, le renforcement des capacités et des actions de terrain. l

Dans un effort de protection de l'environnement contre le déversement des boues de vidange, Dr Kengne a présenté les lits de séchage plantés comme une alternative au déversement dangereux et non réglementé des boues de vidange. L'utilisation de lits de séchage plantés permet d'y déverser les boues de vidange, laissant les solides en surface pendant que le liquide coule vers une autre citerne, permettant ainsi une séparation solide liquide réussie. l

Dr Abiola a partagé les résultats d'une recherche en grandeur réelle de l'utilisation des lits de séchage plantés comme une solution au traitement des boues de vidange. Cette étude a déterminé les niveaux de croissance des plantes en relation avec la concentration des boues de vidange et les premiers résultats sont prometteurs. D'autres expériences de terrain sont nécessaires pour déterminer si les lits de séchage plantés peuvent être adoptés comme pratique d'assainissement urbain.

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Sur le développement de l'usage des lits de séchage plantés, M. Tounkara a montré comment la nitrification des boues de vidange utilisant les filtres de sables intermittents (ISF) fournit un produit qui peut être réutilisé pour l'industrie agricole.

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l Dr Mbeguere a présenté des leçons tirées de la combinaison de l'enlèvement des boues de vidange et du traitement par lagunage des eaux usées. Le grand défi de cette

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option de traitement est son coût élevé par rapport aux autres approches. Les exposés ont été suivis d'un panel et d'un débat des participants qui ont insisté sur le développement de la recherche et de la pratique de méthodes alternatives pour traiter, enlever ou réutiliser les boues de vidange, et comment le faire à une plus grande échelle. l

Il existe une nécessité d'associer les gestionnaires des boues de vidange (telles que les sociétés ou les associations d'éboueurs) et les chercheurs pour identifier comment le développement de traitements alternatifs peut être utilisé par les sociétés de gestion des boues de vidange.

l L'éventail des options alternatives de traitement des boues nécessite d'autres études comprenant une appréhension des coûts réels, des modèles d'activités et des canaux financiers (public et commercial) pour soutenir ces options, afin d'identifier le marché potentiel à travers l'Afrique. l

Il faut plus de recherches pour mieux comprendre le processus de traitement des boues de vidange et comment, où et quand les boues traitées peuvent être réutilisées dans un environnement urbain.

Conclusion Il est ressorti des exposés et débats sur la gestion des boues de vidange qu'il y a un besoin d'interaction entre les universitaires travaillant sur les approches et technologies s'y afférant et les véritables professionnels et praticiens qui œuvrent pour mettre en place de modèles performants de gestion des boues de vidange dans les villes du monde entier. En partageant les recherches et expériences pratiques, il y a la possibilité que la gestion et le traitement des boues de vidange soient intégrées aux infrastructures et au plan de financement des villes comme alternative au système d'égouts de transport d'eau conventionnel. Les échanges entre chercheurs et professionnels de la gestion des boues de vidange ont aussi indiqué qu'il peut y avoir des opportunités de combiner les aspects de réutilisation du traitement des boues pour diversifier les revenus des petites sociétés de gestion des boues de vidange, bien que d'autres investigations et tests soient nécessaires. (*) Par Jenelle Van Eynde, Assistante de programme eau, assainissement et hygiène à la Fondation Bill et Melinda Gates, jenelle.vaneynde@gatesfoundation.org



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