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Printemps 2012

Le journal de l’association AFS Vivre Sans Frontière

Le printemps de l’accueil

2 ÉDITORIAL Un nouveau Contact pour un même objectif 3 PAROLES D’AFSERS Nataša : « Je vois le monde avec d’autres lunettes » LA VIE DE L’ASSOCIATION EN FRANCE 4 Dossier spécial : Accueillir un jeune asiatique 6 Entretien avec Valérie Suignard, enseignante et bénévole AFS 7 La parole aux lycées d’accueil DANS VOTRE RÉGION 8 Touchdown !

www.afs-fr.org


Éditorial

Envoyez vos réactions et contributions concernant Contacts à : communication.afsvsf@afs.org

Un nouveau Contacts pour un même objectif : l’Accueil Anne Collignon, présidente d’AFS Vivre Sans Frontière

A

près plus de 10 ans de bons et loyaux services, la maquette de Contacts évolue. Votre jour­ nal adopte une mise en forme plus actuelle tout en restant fidèle à ce qui fait sa force : votre parole. Si Contacts se modernise, c’est pour se rapprocher encore plus de vous. Plus aérée et agréable à lire, cette nouvelle formule laisse aussi une plus grande place à l’image. Outre vous informer de l’actualité de l’as­sociation, nous voulons en effet pouvoir mon­ trer ce qui fait le quotidien d’AFS. Vos réactions, positives ou plus critiques et vos contributions sont les bienvenues. Nous les attendons nombreuses afin qu’ensemble nous fassions grandir ce nouveau

AFS Vivre Sans Frontière 46 rue du Commandant Jean-Duhail 94132 Fontenay-sous-Bois Cedex Téléphone : 01 45 14 03 10 Courriel : info-france@afs.org Site : www.afs-fr.org

Contacts, lieu de rassemblement de toute la com­ munauté AFS Vivre Sans Frontière. C’est à cette même communauté que je souhaite faire appel aujourd’hui. Nous avons devant nous un défi important : réussir à trouver près de 300 familles d’ac­ cueil bénévoles pour la rentrée prochaine. C’est pour­ quoi, j’appelle chacun d’entre vous à se mobiliser : relayez nos appels, diffusez notre documen­tation, parlez-en à vos amis, votre famille, vos collègues*… Nous avons besoin de vous et je suis certaine qu’ensemble, nous pouvons réussir ce pari. * Pour tout savoir sur l’accueil avec AFS consultez la rubrique « Devenir famille d’accueil » sur notre site www.afs-fr.org

En couverture La famille Oliveira et Yuka, japonaise de 17 ans, lors de son arrivée à Paris début septembre.

Directrice de la publication Anne Collignon Ont contribué à ce numéro Anaïs Crouzet, Myrtille Nury, Simon Papet Conception graphique Atelier trois Impression Compédit Beauregard S.A. Tirage 3500 exemplaires Nº d’ISSN 1953-762X

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© Max Imbert

Contacts est publié à titre gratuit par AFS Vivre Sans Frontière, association de loi 1901, reconnue d’utilité publique.


PAROLES D’AFSERS

Nataˇsa (la 3e en partant de la gauche) et les accueillis de Vienne-Charente en visite à Paris.

 Je «   vois le monde avec d’autres lunettes » Propos recueillis par Myrtille Nury, Responsable de la Communication

Nataša a 17 ans et vient de Bosnie Herzégovine. Installée dans la Vienne, chez Thérèse Guilloteau et Jean-Pierre Tremel, cette jeune fille enjouée et dynamique a décidé de passer le baccalauréat et vise une belle performance au championnat régional de tennis table. Tu as décidé de passer un an en France, pourquoi ? Je voulais partir à l’étranger depuis petite, mais pas en touriste. J’ai toujours été attirée par la France, mon père y est venu en échange pendant ses études et m’a encouragée à sauter le pas. Le Ministère de la Famille, de la Jeunesse et des sports de la République serbe de Bosnie et la ville de Foča où j’habite m’ont aidé à financer le programme. J’avais envie de découvrir la culture française, d’apprendre

de nouvelles choses et surtout d’améliorer mon français. J’adore les langues étrangères. Tu parlais donc déjà français à ton arrivée ? J’ai étudié le français pendant six ans en Bosnie. C’était un avantage, mais je ne le parlais pas très bien quand je suis arrivée ici. Je pense avoir beaucoup progressé et ça va continuer. Je suis les cours sans problèmes au lycée. J’apprends vite et j’essaie de m’améliorer chaque jour. Comment se passe le lycée justement ? Je suis la seule élève AFS de mon lycée. C’était un peu difficile au début, mais je me suis adaptée rapidement. Les professeurs sont très gentils et je pense que c’est aussi intéressant pour eux d’avoir une élève qui vient d’un autre pays. En Bosnie c’est complètement différent, je commence l’école à 8 h et je finis vers 14 h, mais ici nous sommes en cours toute la journée. Je me sens bien au lycée, j’y ai beaucoup Nataˇsa à l’entrainement au club de la MJC Naintré.

J’aime mes amies, ma famille d’accueil, la musique, la culture, le shopping…

Je n’aime pas perdre un match…

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d’amis et j’aime les cours de Sciences Économiques et Sociales (SES). C’est tout nouveau pour moi et je me demande même si je ne vais pas continuer dans cette voie plus tard. Tu envisages de passer le bac ? J’ai commencé en Première ES, mais j’ai changé de classe au bout d’un mois. Tout se passait bien, mais je me suis dit : pourquoi ne pas tenter le bac tant que tu es là ? Je suis donc en Terminale ES maintenant et je prépare en plus les épreuves anticipées de français et de SVT. Je suis très contente, car je vais aussi passer le Serbe, ma langue maternelle. Je regrette juste de ne pas pouvoir gagner plus de points en jouant au tennis de table.

« Je me suis dit : pourquoi ne pas tenter le bac ? » Tu fais du ping-pong depuis longtemps ? On dit « tennis de table » ! (rires) Je joue avec mon club, le STK Perućica Foča depuis que j’ai l’âge de 8 ans. J’ai aussi participé à de nombreuses compétitions avec l’équipe nationale de Bosnie. Ici en France, j’ai intégré la première équipe de la MJC Naintré et tout le monde est très gentil. Nous sommes deuxièmes au classement régional, mais je suis sûre que nous remporterons le championnat ! As-tu l’impression d’avoir changé depuis que tu es en France ? Cette expérience m’apporte beaucoup. Mes opinions, mes routines et mes habitudes ont changé. Je vois le monde avec d’autres lunettes et j’en suis ravie. Je suis devenue plus indépendante et responsable. J’ai appris beaucoup de nouvelles choses dont la patience, l’écoute et le respecter de l’autre. C’est une expérience qui me servira à l’avenir.


LA VIE DE L’ASSOCIATION EN FRANCE

DOSSIER SPÉCIAL

Accueillir un jeune venu d’Asie Par Anaïs Crouzet, Coordinatrice des programmes Accueil

Le nombre d’AFSers venus d’Asie n’a cessé de croître ces cinq dernières années passant de 36 à 50 entre 2007 et 2011. Pour les familles d’accueil, les premiers jours avec un adolescent venu d’ailleurs peuvent être déroutants. Ce phénomène est encore plus frappant avec les jeunes asiatiques qui ont grandi dans une culture où règne l’implicite. Leçon de décodage avec la famille Devos qui accueille Koki, un jeune japonais.

« Koki   est diffèrent de tous les ados que nous recevons à la maison, car la culture française et plus largement la culture européenne lui étaient complètement étrangères. » Véronique et Gérard Devos, habitent dans le Pas de Calais et accueillent depuis septembre Amalia, 15 ans de Colombie et Koki, 17 ans, originaire du Japon. Jour après jour, ensemble, ils apprennent à mieux se comprendre. Véronique raconte : « Quand on imaginait les Japonais, c’était — et cela va paraître caricatural — des yakusa, des karatékas… Nous nous attendions à un ado très mature, bosseur, ne sachant pas utiliser nos couverts, manquant d’humour… Et puis on a appris à connaître Koki et on a vite compris que les Japonais étaient loin de ce que l’on se représentait. » Le continent asiatique rassemble à lui seul près de la moitié de la population mondiale. S’il est plus hétérogène que l’Europe sur le plan culturel, ses habitants ont une valeur commune prépondérante qui contraste fortement avec l’individua­ lisme occidental : l’importance accordée à l’harmonie sociale. Les désirs personnels s’effacent devant les besoins du groupe. En partageant leur quotidien avec ces jeunes, les familles d’accueil sont les témoins d’une culture en actes : « Koki ne savait pas s’occuper par lui-même quand il est arrivé en France, car chez lui, heure après heure, on lui dit ce qu’il doit faire. Il a un emploi du temps chargé qui laisse peu de temps à la réflexion et à l’imagination. Quand on lui demandait s’il sortait le week-end avec ses copains, il répondait : oui, je vais à la bibliothèque.

Je vous laisse imaginer la tête de nos enfants et d’Amalia… » Hiérarchie sociale et familiale « Koki est impressionné par les relations que nous entretenons avec nos enfants ainsi que les rapports élève-enseignant : l’écoute, la compréhension, le dialogue… Je crois que c’est ce qui l’étonne le plus en France. » Respect des aînés et du rang social sont des principes fondamentaux des sociétés asiatiques où chacun doit tenir son rôle pour préserver la structure et le fonctionnement du groupe. De façon plus générale, on peut parler de culture de la cordialité dans laquelle il est important qu’aucune des parties ne perde la face. Comprendre ce qui est implicite est une des plus grandes difficultés dans la communication interculturelle et la source de bien des malentendus. Ainsi, dans de nombreux pays d’Asie, dire « non » de façon directe apparaitra comme un manque de

Le conseil de Véronique :

« Pour que Koki se sente bien à la maison, je l’ai considéré comme les autres. Il a eu dès le départ les mêmes droits et les mêmes obligations. Je lui ai donné quelques responsabilités pour lui montrer que j’avais confiance en lui. » Koki (au centre) et Amalia (en bleu) font de l’accrobranche avec les enfants de Véronique et Gérard Devos. Nicolas, Adelaïde, Clémentine, Églantine et Éloïse.

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La notion de réciprocité Facteur de liens sociaux, elle est essentielle et très codifiée dans les sociétés asiatiques. Elle marque le reflet de l’importance accordée à la relation et symbolise l’acceptation dans le groupe. Une bonne surprise, à laquelle Véronique ne s’attendait pas : « Nous pensions les Japonais ‹ sans émotion ›, voire indifférents et pourtant ses parents nous couvrent de cadeaux sans oublier Amalia et mes parents…» Si la culture exerce une grande influence sur le comportement, la personnalité et le caractère de chaque individu jouent aussi. À l’intérieur d’un même pays, les personnes sont différentes de par leur région, leur ethnicité, leur religion, leur langue, mais aussi le sexe, la génération et l’éducation ou la profession. Toute expérience d’accueil est unique. C’est une aventure humaine dans laquelle deux mondes plus ou moins éloignés se rencontrent et se découvrent. Et ce que vivent chaque année, plus de 300 familles AFS.

© Max Imbert

savoir-vivre, mais on trouvera de multiples façons de signifier son désaccord malgré tout. Il faut donc parvenir à lire entre les lignes. « En France, Koki apprend qu’il peut avoir des idées différentes des autres et qu’il peut les exprimer. Comme ses cheveux poussaient, je lui ai proposé d’aller chez le coiffeur ce à quoi il a répondu : « Eh bien, la France étant le pays des libertés, je souhaite les laisser pousser et les colorer », aujourd’hui ses cheveux sont longs et roux ! »

Antisèche : Accueillir un jeune asiatique Bonjour

Soyez observateurs

La plupart des jeunes asiatiques ne sont pas habitués au contact physique pour se saluer. Ne vous étonnez pas si votre accueilli n’est pas très à l’aise pour faire la bise ou serrer la main au début.

En dehors de la langue, il existe d’autres moyens de s’exprimer et de faire passer un message : les gestes, les expressions du visage, les choix vestimentaires sont autant d’indicateurs. Les codes de la communication non verbale varient eux aussi d’une culture à l’autre. Si votre accueilli évite de vous regarder dans les yeux lorsque vous lui parlez, ce n’est pas forcément qu’il vous ignore, mais peutêtre sa façon de montrer son respect.

Les relations familiales L’importance de la famille est capitale dans la culture asiatique où le respect de la hiérarchie et des aînés est essentiel. Chaque membre de la famille a ses droits et devoirs en fonction de sa place. Pensez à mettre les choses au clair dès le début sur votre mode de vie, ce qu’il convient de faire ou encore n’est pas acceptable dans votre foyer. Yuka, accueillie en Île-de-France profite des vacances pour découvrir le MontSaint-Michel avec sa famille d’accueil.

À l’école L’école est une institution importante dans la vie des jeunes asiatiques. Au Japon, encore plus qu’ailleurs, la réussite scolaire conditionne les succès professionnels futurs. Les étudiants asiatiques sont très attentifs à leurs résultats scolaires. En France, la barrière de la langue peut parfois devenir frustrante pour ces jeunes dont la réussite scolaire se trouve entravée. Pour ne pas se démotiver, votre accueilli aura besoin d’être rassuré et encouragé si ses résultats ne sont pas à la hauteur de ses espérances ou de celles de ses parents.

À table Il fait « slurp ! » quand il avale sa soupe ? Rien d’anormal, manger ou boire en faisant du bruit n’a rien d’inconvenant pour un jeune asiatique. Et aussi sur www.afs-fr.org

Une année dans la Famille Oliveira Yuka, 17 ans, vient du Japon et passe l’année chez Sylvie et Xavier Oliveira en compagnie d’Alice, sa sœur d’accueil. Ils vous font partager leur aventure interculturelle en images sur notre site avec le témoignage de Yuka dans un excellent français !

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Les loisirs La plupart des adolescents venus d’Asie ne sont pas habitués à structurer leur temps libre. Depuis leur enfance, les journées sont organisées par leurs parents ou par l’école. Facilitez la tâche à votre accueilli en l’inscrivant dans un club de sport, au conservatoire de musique…


Établissements scolaires EN FRaNCE

Entretien avec Valérie Suignard, enseignante et bénévole AFS

En quoi consiste le travail d’un référent international de lycée ? J’interviens dans les classes, la section européenne par exemple, pour sensibiliser les élèves à l’ouverture internationale. Chaque élève ayant un projet de mobilité s’adresse à moi pour s’informer. Je conseille toujours de comparer plusieurs associations ou organismes avant de se décider. Les élèves ont des objectifs très divers. Bien sûr, je leur parle d’AFS par expérience, mais certains souhaitent ne partir qu’un mois ou pendant les petites vacances et je passe donc du temps avec eux pour trouver la meilleure solution. Il faut sans relâche aiguiser la curiosité des petits Français à l’apprentissage interculturel. Il est tellement plus confortable de rester tranquille dans son coin plutôt que de faire l’effort d’aller vers les autres, de s’intéresser à leur histoire… Sensibiliser les adolescents à cette ouverture d’esprit est énergivore ! Heureusement, avec certains, cela fonctionne… Nous avons la chance en Champagne Ardenne d’avoir le soutien du Conseil Régional qui propose des bourses d’aide à la mobilité lycéenne pour inciter les jeunes à partir à l’étranger.

Comment intégrer l’apprentissage interculturel dans les établissements ? Il faudrait faire tellement de choses : créer un club international par exemple, mettre en place des expositions au CDI… Cela viendra, mais dans l’enseignement des langues vivantes, le temps consacré aux réunions des équipes, à la création de systèmes d’évaluation communs, etc. va croissant ce qui laisse moins de temps pour des activités annexes. Malheureusement, le système éducatif français ne reconnait pas suffisamment les efforts des enseignants qui essaient de sensibiliser leurs élèves à l’apprentissage interculturel. Le chef d’établissement a des moyens limités. Nous allons d’ailleurs être contraints d’abandonner la section européenne anglais à la prochaine rentrée. Comment différencies-tu apprentissage linguistique et apprentissage interculturel ? Dans le cas des programmes scolaires à l’étranger, il faut faire prendre conscience aux lycéens qu’apprendre une langue ne doit pas forcément être un but en soi. Vivre dans un pays où la langue est différente de sa langue maternelle permet de grandir,

Propos recueillis par Myrtille Nury, Responsable de la Communication

Valérie Suignard cumule les fonctions, présidente d’AFS Aube et responsable départ, elle est aussi professeur d’anglais et référente internationale au Lycée JoliotCurie à Romilly-sur-Seine Valérie, peux-tu nous parler de ton rôle d’enseignante ? Je suis professeur d’anglais en lycée et j’enseigne à des élèves de Seconde, Première et Terminale. Depuis l’année dernière, je suis aussi référente internationale pour mon lycée. Je reçois donc toutes les informations relatives à des programmes de mobilité internationale : documentation sur des programmes européens comme Leonardo ou Erasmus par exemple, les formations et les stages à l’étranger, les possibilités de bourses ou encore les propositions de placement de jeunes originaires d’autres pays dans l’académie…

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« Il y a ma vie avant et après AFS » Mon aventure avec AFS a commencé, il y a plus de 20 ans, lorsque nous avons été la famille d’accueil de Fiona Shaw, une Néozélandaise venue passer deux mois en France alors que j’étais en seconde. Mes parents avaient connu AFS par des cousins et voulaient tester le sérieux de l’association avant de me laisser partir toute une année à l’étranger. Pari réussi puisqu’ils m’ont laissé m’envoler pour l’Australie pendant mon année de Terminale S. Aujourd’hui encore, je suis toujours en contact avec Fiona et ma famille d’accueil australienne.


de mûrir et de gagner en confiance en soi. Quant à la langue, elle s’acquiert tout naturellement, car elle est indispensable à la communication au quotidien. En cela, je suis convaincue que s’ils ne peuvent pas partir, le plus utile pour les élèves est d’avoir une matière qui est enseignée dans la langue cible comme c’est le cas en classe européenne. Elle devient alors un moyen de communication et non un objet d’étude. Dans mon établissement, un professeur de mathématiques donne ses cours en anglais pour la classe européenne anglais et en allemand pour les classes européennes allemand. As-tu déjà accueilli de jeunes AFSers dans ta classe  ? Cette année, j’ai eu une accueillie Australienne pendant deux mois et depuis septembre une jeune japonaise qui effectue une année complète. Les élèves ont été très curieux de faire la connaissance de Kurita, notre accueillie du japon. Elle a très volontiers présenté sa culture et la langue japonaise à l’occasion de la journée des langues le 26 septembre. Sa présence n’a pas tellement changé ma pratique d’enseignement de l’anglais en classe. Cette langue étant aussi une langue étrangère pour elle, ce n’est pas évident. Son professeur d’HistoireGéographie, passionné par le Japon, œuvre beaucoup pour elle, pour suivre ses progrès en français et s’assurer qu’elle passe une certification de français langue étrangère. Alice, notre accueillie Australienne s’est bien investie en anglais langue renforcée. Mon collègue garde un très bon souvenir de son passage parmi nous. Penses-tu que ton expérience AFS a influencé ton parcours  ? C’est mon expérience en Australie qui m’a donné envie de faire de l’anglais alors que j’ai passé un Bac scientifique. J’aimais beaucoup les sciences, mais je n’avais pas de projet bien défini pour mes études supérieures. Après mon année AFS, tout était devenu très clair, je voulais continuer à apprendre l’anglais. Aujourd’hui, je fais souvent référence à mon séjour en Australie, il y a ma vie avant l’expérience AFS et ma vie après…

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© Max Imbert

« Vivre dans un pays où la langue est différente de sa langue maternelle permet de grandir, de mûrir et de gagner en confiance en soi. »

La parole aux lycées d’accueil Deux établissements témoignent de leur expérience d’accueil avec AFS l’an dernier.

Ci-dessus : Branca (à gauche) lors de l’orientation de fin de séjour. Ci-dessous : Sheila, au CDI de l’Institution Saint Louis.

À propos de l’accueil de Branca, 17 ans, originaire du Brésil Mademoiselle Branca Zilberleib a suivi avec brio les programmes de la classe de 1re ES, dispensés entièrement en français, tout au long de cette année scolaire, de septembre 2010 à juin 2011. Elle s’est montrée particulièrement motivée, investie et appliquée, réussissant à atteindre un très bon niveau général dans toutes les matières, alors qu’elle ignorait le français à son arrivée. Je ne peux que féliciter Branca pour cette remarquable adaptation et lui souhaite de poursuivre de brillantes études. Agnès Gruson, Proviseur adjoint au Lycée Rosa Parks de Montgeron (91) À propos de l’accueil de Sheila, 17 ans, arrivée de Jakarta (Indonésie) C’est avec grand plaisir que nous tenons à vous remercier de nous avoir confié Sheila Saleh tout au long de cette année scolaire 2010-2011. Notre objectif en accueillant des élèves de différents horizons est de leur permettre d’affermir leur connaissance du français. Nous sommes très satisfaits des progrès linguistiques réalisés par Sheila. De plus, elle a su tirer profit de son séjour pour découvrir notre culture. Nous nous réjouissons qu’elle ait eu à cœur de participer à la vie de l’établissement et d’en respecter les règles. Ces expériences sont également très enrichissantes pour nos élèves  qui découvrent ainsi avec enthousiasme d’autres cultures.  Thierry Bougère, Directeur du lycée Saint Louis à Saumur (49)


LA vie de l’association dans le monde

Touchdown ! L’association AFS Île-de-France accompagne cinq joueurs du « Flash », le club de football américain de La Courneuve, en banlieue parisienne, dans leur projet d’immersion culturelle aux États-Unis. Un exemple de la politique d’ouverture sociale développée par AFS Vivre Sans Frontière et une expérience rendue possible grâce aux responsables du club, la municipalité et les bénévoles AFS. « Nous aimerions donner la possibilité à certains de nos joueurs de passer une année aux États-Unis dans le cadre d’un programme scolaire », cette demande de Bruno Lacam-Caron, Secrétaire Général Exécutif du Flash de La Courneuve, a été adressée au bureau national d’AFS il y a quelques mois. Objectif : offrir l’opportunité à ces passionnés de football américain de découvrir en profondeur la culture dont est issu leur sport favori.

© Flash de La Courneuve

Par Simon Papet, Responsable du Service Départ

Motivés Les cinq jeunes du club de Seine-SaintDenis sélectionnés, sont ultra-motivés pour partir aux États-Unis et vivre une année scolaire en High School. Le système éducatif américain fait la part belle au sport, ce qui ne fait que renforcer leur intérêt. Entrainement intensif Pour concrétiser ce projet, AFS Île-deFrance et le bureau national d’AFS ont fait la rencontre des principaux membres du club. Les discussions ont bien souvent montré que si nos activités sont différentes, nous partageons les mêmes valeurs et la même envie d’accompagner la jeunesse dans ses découvertes. Les responsables du Flash nous ont spontanément décrit leur vision du projet en des termes que l’on aurait cru tout droit sortis d’un manuel AFS. AFS Île-de-France a réussi à assurer le suivi des cinq candidatures en un temps

record. L’équipe bénévole francilienne jouera bientôt les coachs interculturels en préparant consciencieusement ces jeunes à leur expérience d’immersion. Engagement associatif Le club du Flash de La Courneuve, neuf fois champion de France, est très actif au niveau sportif, mais aussi dans sa démarche associative. Ses membres sont investis dans la vie associative locale à travers des actions éducatives et d’ouverture sociale. Le club a sollicité l’aide du responsable du Dispositif de Réussite Educative (DRE) et de plusieurs élus de La Courneuve et obtenu un financement important pour les séjours des cinq jeunes. AFS a également été en contact avec ces financeurs et les échanges se sont avérés fructueux. Nos relations pourraient se renforcer dans les années à venir.

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08 | contacts – Printemps 2012

Contacts - 2012 - Printemps  

Le journal trimestriel de notre association AFS Vivre Sans Frontière, à destination des bénévoles

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