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Issn: 2337 - 2979 - Magazine bimestriel: Du 20 novembre 2018 au 20 janvier 2019- Sénégal : 5 000 FCFA

N°15

CFMPL

Responsable en Manutention et Exploitation Portuaire

FOCUS

Sénégal : zoom sur les métiers en pleine croissance dans le secteur des Transports et de la Logistique.

INTERVIEW

M. Alessandro SAPONARO Président d'Africa Logistics Network

INTERVIEW

M.Mountaga DIAO DIRECTEUR GÉNÉRAL D’INTEGRAL LOGISTIX

« L’Etat doit absolument rassurer les acteurs nationaux pour qu’ils cessent de penser que les entreprises étrangères sont favorisées à leur détriment » Prix magazine pays de l’Afrique de l’Ouest : 5 000 FCFA www.africalogisticsmagazine.com


Nos offres

on De formati

BTS

Transport Logistique

+221 Transport Logistique Commerce Développement Logistique Internationale

Licence

Droit et Sécurité des Activités Maritimes et Océaniques

Master

Management Portuaire et Maritime Supply Chain Ingénierie de la Chaine Logistique Gestion de Production Logistique Achats

Administrateur des Affaires Maritimes Officier de Port Maitre Port

Formation Professionnelle

Avenue Malick Sy Immeuble COSEC Dakar SENEGAL


EDITORIAL Thierno Abdoulaye DIALLO, Directeur de Publication

Formation-emploi, le pari d’une orientation réussie ! Si la finalité après un lourd investissement dans les études de sa progéniture est de leur assurer une insertion professionnelle, s’informer sur les métiers d’avenir et qui recrutent devient une nécessité absolue. Egalement, s’il est incontestable qu’au lendemain des indépendances, les pays africains avaient un besoin inestimable de personnes formées aux lettres et sciences humaines, capables d’assurer la relève et de participer à la formation des cadres d’un continent naissant, il n’en demeure pas moins que le même besoin est aujourd’hui ressenti dans les filières ayant un impact direct sur le développement de l’Afrique. Et de nos jours, avec la mondialisation des échanges et le développement du e-commerce, nous vivons dans un monde où tout ou presque est logistique. De la production à la distribution, en passant par les approvisionnements et le stock, la logistique couvre une large gamme d’activités. Ce qui laisse présager une bonne santé à ce secteur en pleine explosion. Les métiers du transport et de la logistique sont à la quête de professionnels bien formés. Et par voie de conséquence, il urge pour que le Sénégal, à l’instar de l’Afrique, qui a su de façon extraordinaire anticiper sur les moyens de transfert d’argent (E-money), de miser sur les formations liées au transport et à la logistique pour créer de la valeur. En effet, comme le souligne le site Chef d’Entreprise, les stocks optimisés évitent, entre autres, l’immobilisation des capitaux, les ruptures de stock qui font perdre des ventes et par conséquent ont un impact négatif sur le taux de service et éventuellement le détournement d’acheteurs.

A l’heure actuelle, caractérisée par une compétition accrue au plan mondial pour abriter les meilleures universités et attirer les esprits plus brillants, le Sénégal pour ne pas rater le train en marche, doit impérativement basculer vers les formations qui donnent accès à des métiers recherchés par le monde du travail. Il doit ainsi privilégier les études de courtes durées à l’image de la logistique et ses disciplines affiliées. Au Sénégal, c’est une lapalissade de dire il y a par endroits une nette inadéquation entre les formations dispensées dans des établissements d’enseignement supérieur et les besoins réels exprimés par le monde du travail. Un scénario qui explique par moments le sous-emploi d’une jeunesse pourtant surdiplômée. Comme pour dire aux parents en quête d’orientation professionnelle pour leurs enfants, que la logistique, à la recherche de diplômés,… tend sa perche.


SOMMAIRE Editorial par Serigne Mbaye DRAME

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ACTUALITES INTERNATIONALES Transport maritime

Transport routier

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Logistique pharmaceutique

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Les métiers de la logistique

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Transport aérien

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Supply Chain Management

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CFMPL Le Responsable en Manutention et Exploitation Portuaire

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Formation Professionnelle continue

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INTERVIEW EXCLUSIVE Monsieur Mountaga DIAO : DG INTEGRAL LOGISTIX

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DOSSIER : la formation en logistique Formation en logistique :

20

FOCUS Zoom sur les métiers de la logistique

23

CONTRIBUTION : la mobilité en Afrique La mobilité en Afrique

26

INTERVIEW Monsieur Alessandro SAPONARO, Président ALN

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N°15

CFMPL

Responsable en Manutention et Exploitation Portuaire

FOCUS

Sénégal : zoom sur les métiers en pleine croissance dans le secteur des Transports et de la Logistique.

INTERVIEW

M. Alessandro SAPONARO Président d'Africa Logistics Network

INTERVIEW

M.Mountaga DIAO DIRECTEUR GÉNÉRAL D’INTEGRAL LOGISTIX

« L’Etat doit absolument rassurer les acteurs nationaux pour qu’ils cessent de penser que les entreprises étrangères sont favorisées à leur détriment » Prix magazine pays de l’Afrique de l’Ouest : 5 000 FCFA www.africalogisticsmagazine.com

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DIRECTION COMMERCIALE

Adresse : Sacré-Coeur 3 VDN, Lot 3, Dakar-Sénégal Tel : + 221 33 865 14 50 / + 221 76 878 89 67 Email : contact@africalogisticsmagazine.com

EQUIPE RÉDACTIONNELLE

Directeur de Publication : Thierno Abdoulaye DIALLO Rédacteur en Chef : Serigne Mbaye DRAME Content Manager : Symplice NGOMOU Correcteur : Babacar DIAGNE Graphiste: Momar Victor NDIAYE Photographe : Ibrahima SECK Contributeurs : Ahmad Bachir TAMBEDOU, Oulématou CAMARA


ACT UALI TES INTERNAT IONALES

TRANSPORT MARITIME

Le Gabon va se doter de son premier chantier naval

Dans l’optique d’optimiser ses ressources et développer un circuit de maintenance, de réparation et de réhabilitation aux normes internationales pour s’occuper de sa flotte, le Gabon prépare la construction de son premier chantier naval. Ainsi, localisé à Port gentil dans la province de l’Ogooué Maritime, le projet comportera pas moins de quatre unités de production. C’est un nouveau projet d’envergure que s’apprête à démarrer le Gabon. Situé à Port Gentil dans l’Ogooué Maritime, le projet de chantier naval a démarré avec la construction de quatre unités de production à savoir, l’unité de production de tuyauterie et de chaudronnerie, l’unité de production mécanique et électromécanique, l’unité de production bois et polyester, et l’unité de production des travaux extérieurs.

Ndoundangoye ministre des Transports et de la logistique, a d’ailleurs indiqué « nous avons par le passé beaucoup investi en matière d’acquisition de bateaux, mais nous n’avons pas pris le soin de mettre en place des structures de maintenance, de réhabilitation ou de réparation ». Ce sera donc chose faite très prochainement avec la construction puis la mise en service de ce chantier naval. Issu d’un nouveau partenariat public-privé entre la société CMT et la CNNII, celui-ci permettra à l’Etat de réaliser d’importantes économies quand on sait que « la durée moyenne d’un bateau est de 50 ans alors que les nôtres ont en moyenne 25 à 30 ans » indique le ministre à la presse locale.

Par Ladji Nze Diakité

En effet, disposant d’un parc navigant non négligeable à travers la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII), le Gabon ne disposait jusque–là d’aucune structure de maintenance. Justin

Du 20 novembre 2018 au 20 janvier 2019

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TRANSPORT ROUTIER MAROC : MOBILITÉ DURABLE

LA DÉCARBONISATION DU TRANSPORT ROUTIER EN LIGNE DE MIRE

En prévision du Sommet mondial sur l’action climatique, à San Francisco en septembre prochain, le Climate Group et l’Alliance des 40 métropoles du monde se sont lancé le défi de décarboniser le secteur du transport routier. La Convention-Cadre des Nations unies sur le changement climatique estime que c’est la première fois que certains des plus grands États, régions, villes et entreprises s’unissent pour signifier à l’industrie automobile l’ampleur de la demande qui existe pour les véhicules électriques. Le Sommet mondial sur l’action climatique, du 12 au 14 septembre prochain à San Francisco, aura pour principal thème «Relever l’ambition au niveau supérieur» afin de contenir le réchauffement climatique entre 1,5 et 2 °C tel que fixé par l’Accord de Paris. Et c’est justement ce que compte faire le Climate Group, organisation regroupant grandes entreprises et gouvernements, fondée en 2004 pour trouver des solutions au changement climatique compatibles avec la croissance économique, et C40 Cities, réseau de 96 mégalopoles mondiales engagées dans l’action climatique. La Convention-Cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) indique que ces deux organisations ont lancé un nouveau défi «Zéro Emission Véhicule Challenge». Au niveau mondial, le secteur des transports émet environ 13% du total des émissions de CO2 dont 10% reviennent au transport routier. La CCNUCC indique, à titre d’exemple, qu’aux États-Unis près de 3 millions de véhicules, tous types confondus, seront vendus en 2019 à des entreprises privées et

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Du 20 novembre 2018 au 20 janvier 2019

gouvernementales, soit environ 18% de toutes les ventes d’automobiles prévues l’année prochaine, selon les projections de la US Energy Information Administration. «Si ces nouveaux véhicules étaient électriques, les entreprises et les gouvernements réduiraient leur facture énergétique ainsi que la pollution et contribueraient à assurer une meilleure santé pour les communautés au sein desquelles ils opèrent», indique le Sommet mondial sur l’action climatique de San Francisco. Les cinq grands défis du Sommet porteront sur les systèmes énergétiques sains, la croissance économique inclusive, les collectivités durables, la gestion des terres et des océans et les investissements climatiques innovateurs. Selon la même source, une trentaine de villes américaines, dont New York, Los Angeles et Chicago, avaient informé en 2017 les constructeurs automobiles de leurs intentions d’acheter 114.000 voitures et camions électriques d’une valeur de plus de 10 milliards de dollars. «Il est temps de parler de la fin du moteur à combustion et d’accélérer le passage des véhicules dont les émissions posent des risques pour la santé et une contribution croissante au changement climatique», a déclaré Helen Clarkson, PDG du Climate Group.

Par Samir Benmalek


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LOGISTIQUE PHARMACEUTIQUE

Sérialisation du médicament, quels impacts pour les supply chain Pharma ? A l’initiative du Pharma Logistics Club, le colloque sur le Transport international des produits de santé (TIPS) se déroulera les 20 et 21 novembre à Lyon. L’occasion d’aborder les conséquences logistiques de la sérialisation des médicaments dont la réglementation entrera en vigueur le 9 février 2019. Placée sous le thème de l’intégrité des données au sein des bonnes pratiques de distribution, la seconde édition du colloque TIPS accueillera une centaine de conférenciers français et internationaux… 3 mois avant l’entrée en vigueur de la directive sur les médicaments falsifiés (n°2011/62). « Cette nouvelle législation vise à empêcher l’introduction dans les chaînes d’approvisionnement légales de médicaments à usage humain contrefaits ou licites, mais présentant des défauts de qualité, en vue d’assurer une plus grande protection aux patients », explique Philippe Devès, président du Pharma Logistics Club.

Nouvelle traçabilité La directive oblige à se doter de nouveaux dispositifs de sécurité pour vérifier l’intégrité et l’authenticité des médicaments distribués. A compter du 9 février 2019, les codes Datamatrix 2D figurant sur chaque boite de médicaments devra contenir un nouveau identifiant unique déposé par leurs fabricants au moyen d’un système européen ou national d’authentification (EMVS ou NMVS). Tout au long de la chaîne jusqu’au pharmacien, ce numéro sera contrôlé assurant une traçabilité de bout en bout. Lors de la distribution du médicament, le pharmacien se connectera sur la base EMVS ou NMVS pour s’assurer de l’identifiant du médicament et le désactivera lors de sa délivrance au patient.

Parmi la vingtaine d’ateliers seront notamment traités les logistiques hospitalières, humanitaires ainsi que la distribution de médicaments dans plusieurs pays dont le Maroc, le Canada et les pays d’Europe de l’Est. Temps fort de l’événement, la soirée de gala le 20 novembre au château de Montchat.

Cette nouvelle organisation appliquée en Europe suppose l’équipement sur toute la chaîne d’appareils capables de scanner les codes Datamatrix 2D, d’une application logicielle pour accéder au système d’authentification EMVS ou NMVS et d’une capacité d’archivage des données d’une durée d’au moins 10 ans. Sous technologie blockchain notamment de nouveaux outils accompagnent cette transition réglementaire à l’image de ceux développés par Tilkal.

Créée fin 2015, le Pharma Logistics Club est une association inter-professionnelle qui rassemble aujourd’hui 110 membres impliqués dans le transport et la logistique des produits de santé. Souvent issus de milieux très différents, le PLC encourage le dialogue et le partage d’expériences favorisant la démultiplication des bonnes pratiques de distribution dans la filière.

Par : ERICK DEMANGEON

Ouverture à l’international Le colloque TIPS sera également l’occasion d’aborder l’évolution des certifications Pharma conformes aux bonnes pratiques de distribution du secteur dans les transports air, mer et terrestres ainsi que dans le domaine de la logistique.

Du 20 novembre 2018 au 20 janvier 2019

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LES MÉTIERS DE LA LOGISTIQUE

L’AFT valorise les métiers du transportlogistique avec la réalité virtuelle

L’association sensibilise à un secteur parfois méconnu en permettant à son public d’être plongé au cœur d’un entrepôt ou d’un camion. Pour mettre en avant et distinguer les intérêts du transport et de la logistique, l’AFT a décidé de moderniser ses outils et de déployer, sur l’ensemble du territoire, 20 dispositifs de réalité virtuelle permettant de découvrir de façon ludique et immersive les métiers d’exploitant, de conducteur routier de marchandises, de préparateur de commandes et de cariste. Casque sur les yeux et manettes en main, les jeunes découvrent les métiers du transport et de la logistique qu’ils connaissent parfois mal et qui souffrent de difficultés de recrutement. L’organisme de développement de la formation professionnelle espère sensibiliser encore davantage tous les publics dans chaque bassin d’emploi.

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Du 20 novembre 2018 au 20 janvier 2019

Si, en 2017, elle avait informé et orienté près de 75 000 personnes, cette année, l’objectif est fixé à 100 000 personnes grâce à ce kit de « réalité virtuelle » composé d’un casque, de deux manettes, de deux capteurs et d’un ordinateur. Une solution qui devrait renforcer la communication de proximité et susciter l’intérêt des publics présents sur les salons et forums. Cet outil vient compléter les différents supports déjà conçus par l’AFT (comme le portail web et mobile Choisis Ton Avenir, 18 films métiers, 43 fiches métiers, un guide d’orientation, des plaquettes régionales d’orientation, etc.). Pour le moment dédié au volet « marchandises », d’autres scénarios seront prochainement proposés : transport routier de voyageurs, déménagement et transport sanitaire.

Par Charlotte COUSIN


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EUROPE: Gartner dévoile son classement des meilleures supply chains européennes.

Comme chaque année, le cabinet de conseil américain Gartner a dévoilé son top 15 des meilleures supply chain d’Europe en 2018. À l’occasion de sa conférence annuelle Supply Chain Executive, le cabinet Gartner a dévoilé son classement annuel des 15 meilleures supply chain européennes. Celui-ci se base sur les ROI, les rotations d’inventaire, la croissance et les politiques RSE des entreprises. Sur le podium, on retrouve le géant agroalimentaire Unilever, le leader du retail Inditex (Zara, Pull & Bear) puis Nestlé. Unilever et Inditex conservent ainsi leurs positions de l’année précédente et arrivent également en tête du classement mondial de Gartner. Trois entreprises font leur entrée dans le classement : Novo Nordisk à la sixième place, British American Tobacco à la 14e place et Danone à la 15e place. « Les organisations logistiques européennes continuent de progresser, représentant désormais 11 des 25 meilleures supply chain mondiales et montrant une croissance forte de leur chiffre d’affaires avec une moyenne de 8,3 %, tout en ayant des scores très élevés sur les questions de RSE », analyse Stan

Aronow, research vice president chez Gartner. « Pour cela, celles-ci s’appuient sur des innovations digitales - robotique, Ia réalité augmentée - s’axent sur l’expérience client et réalisent des efforts sur la visibilité et la traçabilité tout au long de la supply chain ». Présent dans ce classement pour la quatrième année consécutive et gagnant deux places pour arriver cinquième, Schneider Electric s’est félicité de ces résultats. « Nous sommes fiers de figurer parmi les cinq premiers du classement établi par Gartner pour l’Europe. L’année écoulée a été synonyme d’intensification de notre transformation numérique, accélérée notamment par la mise en œuvre de notre programme Smart Factory en Europe (et ailleurs) dans le cadre de notre démarche de création d’une supply chain 4.0 personnalisée, durable et connectée », a ainsi déclaré Mourad Tamoud, directeur général opérations industrielles de Schneider Electric.

Le classement complet :

7. L’Oréal

1. Unilever

10. Adidas

2. Inditex

8. Diageo 9. BAS 11. BMW

3. Nestlé

12. Reckitt Benckiser

4. H&M 5. Schneider Electric 6. Novo Nordisk

13. Nokia 14. British American Tobacco 15. Danone Par Emilien VILLEROY

Du 20 novembre 2018 au 20 janvier 2019

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TRANSPORT AÉRIEN

AIR CÔTE D’IVOIRE : 65 MILLIARDS DE FRANCS CFA DE PERTE EN CINQ ANS

Air Côte d’Ivoire, la compagnie nationale ivoirienne, a subi en cinq ans une perte de 65 milliards de francs CFA, comme le prévoyait son plan d’affaire à sa création en 2012, a annoncé à Abidjan son directeur général adjoint. « Le plan d’affaire validé par le conseil administration et par nos administrateurs disait que de 2013 à 2017, la compagnie devrait perdre 60,2 milliards de FCFA (91 millions d’euros) », a déclaré à l’AFP Laurent Loukou, directeur général adjoint d’Air Côte d’Ivoire, partenaire d’Air France-KLM. « Dans les faits, on a perdu 65 milliards de FCFA, soit une différence de cinq milliards sur les cinq ans, en raison d’une hausse du prix du pétrole », a-t-il souligné. Outre le pétrole, qui représente 30% des charges de la compagnie, le retard pris dans le renouvellement de la flotte prévu avant 2016 a contribué à ce déficit. « Le modèle commercial est une réussite, mais pour arriver à la rentabilité, il faut une meilleure répartition de la richesse créée. Tant que ce point n’est pas traité, il sera difficile de parler de rentabilité », a expliqué M. Loukou, dénonçant « les redevances et les taxes trop élevées » pratiquées par l’Etat et les opérateurs aéroportuaires. Air Côte d’Ivoire, créée en 2012 après la faillite d’Air Ivoire, est détenue à 58% par l’Etat ivoirien, à 23% par le groupe privé ivoirien Goldenrod, à 11% par Air France et à 8% par la Banque ouest-africaine de développement, selon les chiffres fournis par la compagnie. La Banque africaine de développement (BAD) a récemment estimé qu’en « dépit d’une croissance récente »,

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Du 20 novembre 2018 au 20 janvier 2019

le secteur du transport aérien en Afrique de l’Ouest et du Centre demeurait faible, entravant ainsi « la croissance économique et l’intégration régionale ». 42 compagnies nationales ont disparu dans cette région (de Nouakchott à Kinshasa) de 2000 à 2018, en raison des « coûts très élevés des redevances et des charges d’exploitation », a dénoncé M. Loukou. Air Côte d’Ivoire a transporté 2,8 millions de passagers en cinq ans, dont 850.000 en 2017, contre 700.000 en 2016, et prévoit d’atteindre 950.000 passagers en 2018. Son capital a régulièrement augmenté, de 25 milliards de francs CFA (38 millions d’euros) en janvier 2013, à 130 milliards FCFA (200 millions d’euros) actuellement. La compagnie a annoncé l’acquisition de cinq nouveaux avions d’ici à trois ans pour poursuivre son expansion en Afrique où elle dessert déjà 20 capitales. Air Côte d’Ivoire compte quatre appareils Bombardier Q400, quatre Airbus A319 et deux Airbus A320.

Par Koli Dado


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SÉNÉGAL : LES IMPORTATIONS ONT ATTEINT 3 536 MILLIARDS EN 2017, EN HAUSSE DE 18, 8 % (ANSD) Dakar, 10 oct (APS) – L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) fait état d’une hausse de 18, 8 % des importations sénégalaises dont la valeur financière est passée de 2 977, 5 milliards de francs Cfa en 2016 à 3 536, 5 milliards l’année suivante. Cette hausse est consécutive à la remontée des achats à l’ extérieur des machines et appareils (17,8 %), des matériels de transport et pièces détachées ( 11,5 %), des métaux communs et ouvrage en ces métaux (40,5 %), des céréales (14,2 %) et des produits pétroliers finis (28,8%), rapporte la Note d’analyse du commerce extérieur du Sénégal.

S’agissant des produits importés du continent américain, la note d’analyse du commerce extérieur du Sénégal a relevé une hausse de 33,3 % (après 8,8% en 2016) imputable à l’accroissement des achats de céréales (76,5%), des métaux communes et ouvrages en métaux (72,5 %), des sucres bruts et raffinés (78,6 %) et des matériels de transport et pièces détachées (32,5%). Au niveau communautaire, les importations du Sénégal provenant des pays de la CEDEAO sont évaluées, en 2017, à 438,5 milliards de FCFA contre 354,8 milliards de FCFA l’année précédente, soit une hausse de 23, 6 %, note l’ANSD.

Par APS

Cependant, cette augmentation a été modérée par la baisse des importations des produits laitiers (- 6,3 %) et des engrais (-7,2 %), rapporte le document rendu public mercredi par l’ANSD. Le continent européen, avec une part estimée à 46,4 % après 45 % en 2016, l’Asie (27,2 % après 29,4 % en 2016) ainsi que et l’Afrique (17,8% après 18,2 % en 2016) ont été les principaux fournisseurs du Sénégal en 2017, fait savoir le rapport dont l’APS a obtenu copie. Dans les détails, les importations en provenance de l’Europe sont arrêtées à 1 640,2 milliards de francs en 2017 contre 1 389,1 milliards de francs l’exercice précédent, soit une hausse de 22, 4% après une baisse de 8,6 % enregistré en 2016. Durant cette période, les importations du Sénégal provenant du continent africain, évaluées à 627,8 milliards de FCFA, ont enregistré une hausse de 16,1 % par rapport à l’exercice 2016 où elles étaient estimées à 540,6 milliards de FCFA, détaille l’ANSD.

Du 20 novembre 2018 au 20 janvier 2019

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ACT UALI TES INTERNAT IONALES

Supply Chain Management EXOTEC SOLUTIONS : DE LA START-UP À L’INDUSTRIEL EXPERT EN ROBOTIQUE

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Après une nouvelle levée de fonds de 15 millions d’euros en juin 2018 auprès d’Iris Capital et de ses investisseurs historiques 360 Capital Partners et Breega, la toute jeune entreprise Exotec Solutions revient pour nous sur son ascension fulgurante et ses ambitions, à la hauteur de son récent succès.

mais nous ne voulions pas rester en 2D et avoir des stocks limités à 1,80 m. Nous avons donc cherché à comprendre comment stocker sur 10 m comme dans tout bon stockage automatisé, sur la base de robots parallèles », se remémore Romain Moulin. Les fondements d’Exotec Solutions étaient nés.

Nous sommes en juin 2018, à Croix dans la métropole lilloise. Renaud Heitz, Romain Moulin, co-fondateurs d’Exotec Solutions et la quarantaine de collaborateurs qui les entourent, sont accompagnés de leurs familles. Ensemble, ils inaugurent le site de production de la jeune pousse robotique devenue en à peine trois ans une PME industrielle reconnue dans le paysage logistique. L’histoire d’Exotec Solutions démarre pourtant par un simple échange, dans un bus. Comme chaque jour, Romain Moulin et Renaud Heitz empruntent ce dernier pour se rendre chez General Electrics Healthcare, où ils exercent respectivement comme architecte hardware et software. L’action se déroule fin 2014. Les deux collaborateurs se sont rencontrés quelques temps auparavant chez BA Systèmes et se sont ensuite suivis chez le spécialiste d’imagerie médicale où il leur arrive encore de travailler ensemble : « Nous discutions des news du marché de la robotique. Amazon, qui avait racheté Kiva Systems en 2012, annonçait la fermeture du département commercial de la start-up. Cela nous a mis la puce à l’oreille, nous nous sommes dit qu’il était assez bluffant d’acheter une entreprise ce prix-là pour ensuite ne pas vendre le produit. Nous avons alors réalisé qu’il existait d’énormes besoins en matière de préparation de commandes au détail. Nous avons donc identifié le marché,

Quand le rêve devient réalité

Du 20 novembre 2018 au 20 janvier 2019

Au printemps 2015, Romain et Renaud se lancent, ils consultent des acteurs du secteur, confirment la bonne idée et créent officiellement la société durant l’été : « Cette discussion nous a fait comprendre que nous avions tous les deux les mêmes rêves de gamins : monter notre boîte, notamment en robotique. C’était une occasion idéale, nous connaissions nos compétences techniques, nous nous entendions bien, tous les voyants étaient au vert », confirme-t-il. Cerise sur le gâteau, la directrice de l’incubateur Télécom Paristech Entrepreneurs apprécie le projet et accueille les deux nouveaux associés en son sein. À l’hiver de la même année, tout s’accélère. Un premier tour d’investissements auprès de proches, amis, et business angel permet de récolter 330 000 euros pour véritablement lancer la jeune pousse sur deux axes principaux : la construction de l’architecture du système, son cahier des charges et la faisabilité du projet mais aussi une étude de marché poussée afin d’être certains de répondre aux besoins du secteur. « Nous avons visité beaucoup d’entrepôts et, petit à petit, en entrant dans ce petit monde qu’est celui de la logistique, nous avons ressenti deux choses : un très bel accueil mais aussi que les acteurs du secteur savaient que l’innovation était la clé de la transformation qui allait avoir lieu », se souvient Romain Moulin.


Ainsi, au fur et à mesure, les deux collaborateurs affinent leur système, comprennent ce que recherchent leurs futurs prospects et notamment les e-commerçants. « Pour eux, l’idée était de s’équiper d’un système 3D le plus souple possible. Le seul élément complexe et intelligent du système est notre robot Skypod, nous pouvons le produire en série et dérouler une installation en six mois, là où d’autres mettraient trois fois plus de temps. Grâce à cela, nous sommes en mesure d’accompagner leur croissance, de dimensionner le système selon leurs besoins et de l’agrandir plus tard si besoin en évacuant tous risques industriels ».

La preuve par l’exemple Le discours fait mouche. À l’été 2016, Exotec Solutions, alors constituée de trois personnes, signe avec Cdiscount pour équiper son site de Cestas (33) de huit Skypod. En quelques mois, le contrat est cadré, sans POC ni pilote mais avec l’idée de réaliser un petit système en production pour sortir les commandes. Au même moment, par effet de bascule, Exotec Solutions lève 3,3 millions auprès des investisseurs 360 Capital Partners et Breega. L’entreprise change une première fois de visage, passe de trois à 10 salariés et s’installe dans ses propres locaux à Lille (59). L’été suivant, le premier Skypod est posé chez Cdiscount et effectue sa toute première commande à l’automne 2017. Fort de cette première réussite, Exotec Solutions signe d’autres contrats avec des clients dont les noms restent encore confidentiels, sauf un puisqu’il s’agit de son premier, Cdiscount, pour 50 machines et 50 000 bacs supplémentaires dont l’installation est prévue à l’été 2018 : « Le fait que Cdiscount ait de nouveau commandé un système a véritablement prouvé au milieu que nous n’étions plus une startup mais un industriel avec un produit éprouvé. L’e-commerce, la grande distribution et le BtoB sont des secteurs particulièrement porteurs pour nous. Le retail cherche des méthodes pour améliorer sa supply chain, et a beaucoup de besoins auxquels nous pourrions répondre. Avec ce système, les préparateurs vont aller cinq fois plus vite. Une commande passée à midi par un client premium peut être sortie à 12h05 du système », détaille le cofondateur de l’entreprise.

Aujourd’hui après une seconde levée de fonds de 15 millions d’euros, l’entreprise lilloise, constituée de 42 personnes mais visant la centaine l’an prochain, affiche des objectifs ambitieux, à la hauteur de sa réussite. 1 000 nouveaux robots d’ici 2019, la multiplication par dix de son chiffre d’affaires annuel par rapport à 2017, la création d’un réseau d’intégrateurs en Europe (dont certains, confidentiels, sont déjà signés), des aspirations en Asie et aux États-Unis ainsi que le développement d’un nouveau produit sont notamment en ligne de mire. « Être arrivés là où nous en sommes aujourd’hui est d’une extrême richesse. Désormais, ce sont les collaborateurs que nous avons recrutés qui embauchent nos nouveaux salariés ! De notre côté, nous nous positionnons davantage sur la question de la transmission de valeurs et du développement stratégique de l’entreprise. Tous ces nouveaux challenges sont particulièrement satisfaisants intellectuellement. D’autant plus que nous sommes sur un terrain de jeu immense. Nous étudions ce qu’il est possible de faire en amont et en aval du Skypod et avons véritablement l’ambition de rester au top de la technologie », conclut Romain Moulin.

Par Laurène MATZEU DE VIALAR

Du 20 novembre 2018 au 20 janvier 2019

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CFPML

RESPONSABLE EN MANUTENTION ET EXPLOITATION PORTUAIRE

CADRE DIRIGEANT EN TRANSPORT LOGISTIQUE ET COMMERCE INTERNATIONAL

LE METIER

LE METIER

Le Responsable en Manutention et Exploitation Portuaire organise ou supervise tout ou partie des activités d’une unité d’exploitation portuaire (terminal, manutention portuaire, ...) ou de transport maritime (ligne maritime, ...) dans ses dimensions techniques, commerciales, sociales et financières, selon les normes de sécurité et la réglementation, dans un objectif de qualité (service, coût, délais). Il peut animer ou coordonner l’activité d’une ou plusieurs équipes d’exploitation (opérateurs de manutention portuaire, personnel administratif et commercial, techniciens, exploitants, ...).

Le cadre dirigeant en transport logistique et commerce international dirige, définit et conduit la stratégie de l’ensemble des opérations logistiques (de transport, de stockage, d’allotissement, de distribution et de dédouanement des marchandises). Il alloue et gère les ressources opérationnelles, humaines et financières en fonction des modes opératoires choisis et coordonne tous les métiers impliqués dans la chaîne logistique internationale. Il participe à la conception de solutions logistiques globales adaptées à une entreprise évoluant sur un marché mondialisé.

CONDITIONS D’ACCES

CONDITIONS D’ACCES

• Etre salarié dans une entreprise • Avoir au minimum 3 ans d’expérience • Avoir le niveau BTS • Etre admis(e) au test

• Etre salarié dans une entreprise • Avoir au minimum 3 ans d’expérience • Avoir le niveau Licence ou équivalent • Etre admis(e) au test d’entrée

PUBLIC CONCERNE

PUBLIC CONCERNE

Particuliers, Salariés du secteur public ou privé

Particuliers, Salariés du secteur public ou privé

VALIDATION

VALIDATION

• Dispositif de validation des acquis de l’expérience. • Titre Professionnel niveau I

• Dispositif de validation des acquis de l’expérience. • Titre Professionnel niveau I

OBJECTIFS DE LA FORMATION

OBJECTIFS DE LA FORMATION

• Organiser des opérations d’avitaillement de navires (carburant, vivres, matériel, ...) • Organiser des opérations de gestion/suivi des conteneurs • Mettre en œuvre les moyens techniques, humains, et financiers et commerciaux afin d’assurer le développement et les performances quantitative et qualitatives des terminaux • Garantir auprès du client des engagements commerciaux • Participer à l’étude et à la conception des prestations dédiées incluant un engagement de durée

• Pilotage de la mise en œuvre des flux amont et aval à la production • Les réglementations applicables y compris les aspects sociaux • Choisir et piloter une solution transport et logistique • Les fonctions logistiques de l’approvisionnement à la distribution

DURÉE DE LA FORMATION : 1 an

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Du 20 novembre 2018 au 20 janvier 2019

DURÉE DE LA FORMATION : 2 ans La Rocade Fann Bel Air – BP : 32 395 Dakar Ponty Bureau : 33 832 89 77 – Fax : 33 832 89 76 Contact : Mme KANE Awa - Tél : 77 740 18 61 Email : cfmpl@cfmpl.sn – Site web : www.cfmpl.sn


CFMPL

Formation Professionnelle continue

DESTINEE EXCLUSIVEMENT AUX PROFESSIONNELS DANS LE CADRE DE LA VALORISATION DES ACQUIS ET DE L’EXPERIENCE OU DE LA RECONVERSION PROFESSIONNELLE Démarrage des cours : Début janvier 2019 Inscription : en cours Durée de formation : un (1) an pour tous les programmes / deux (ans) pour le niveau Bac+5 Le CFMPL, à la demande des professionnels du secteur du Transport et de la Logistique, organise chaque année des formations qualifiantes et diplômantes en cours du soir, dans le cadre de la revalorisation des acquis et de l’expérience ou de la reconversion. Cette année le CFMPL propose les filières suivantes :

1. Technicien Spécialisé en Manutention et Exploitation Portuaire (Niveau 4) 2. Technicien Spécialisé en Exploitation Transport (Niveau 4) 3. Technicien Supérieur Spécialisé en Méthodes et Exploitation Logistique (Niveau 3) ; BAC + 2 4. Technicien Supérieur Spécialisé en Organisation de Transport International (Niveau 3) ; BAC + 2 5. Responsable de Production Transport et Logistique (Niveau 2) ; BAC + 3 6. Responsable en Manutention et Exploitation Portuaire (Niveau 2) ; BAC + 3 7. Cadre Dirigeant en Transport Logistique et Commerce International (Niveau 1) ; BAC + 5

Validation : Titre professionnel reconnu par la branche professionnelle

CONTACT : Mme KANE Awa

Responsable Développement de la Formation continue Tél : (+221) 77 740 18 61 - Email : awa.kane@cfmpl.sn Ou service accueil CFMPL, La Rocade Fann Bel Air – BP : 32 395 Dakar Ponty Tél : 33 832 89 77 – Fax : 33 832 89 76 - Email : cfmpl@cfmpl.sn – Site web : www.cfmpl.sn Du 20 novembre 2018 au 20 janvier 2019

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INTERVIEW

Monsieur Mountaga DIAO Directeur Général d’ Integral Logistix 1. Qui est Mountaga DIAO ? Titulaire d’un Master en finance, option Valeurs Mobilières, Mountaga DIAO est un jeune entrepreneur Sénégalais, de 42 ans, marié, père de 03 enfants. Il est le Directeur Général de INTEGRAL LOGISTIX, une des plus grandes compagnies de Freight Forwarding au Sénégal qu’il a fondé en juin 2014, après 13 ans d’expériences passés auprès de multinationales dont Philip Morris, BNP Paribas (BICIS), DHL et DAMCO.

2. Parlez-nous de Integral Logistix ? INTEGRAL LOGISTIX est un Freight Forwarder Sénégalais (avec des branches au Sénégal, au Mali, en Guinée et bientôt en Côte d’Ivoire et à Bissau) avec une cinquantaine d’employés. Nous nous positionnons sur le marché de la Logistics comme une alternative valable aux grandes enseignes et multinationales historiques. Nous proposons à nos clients des solutions efficaces, fiables, et innovantes pour faciliter la gestion globale de leur Supply Chain. Pour cela, nous disposons de toutes les licences essentielles dans notre domaine. Nous sommes, commissionnaire agréé en Douane, en Transport, en Consignation de Navires et en Manutention Portuaire. Nous sommes aussi représentants en Afrique de l’Ouest des 07 des plus grands réseaux de partenaires spécialisés dans le monde dont : World Cargo Alliance (WCA), la Fédération International des Transporteurs Aériens (FIATA) et Africa Logistics Network (ALN), pour ne citer que ceux-là. Ces réseaux, représentent les plus grands groupements de transitaires et de freight forwarder au monde et nous assurons donc une couverture mondiale de toutes les opérations qui nous sont confiées. Nous venons, à titre illustratif, de finir l’organisation de la 4ième conférence annuelle de Africa Logistics Network (ALN) à Dakar durant la période du 08 au 12 Octobre dernier au KING FAHD PALACE avec la participation de près de 140 délégations venues du monde entier. L’an dernier, nous étions déjà le Hosting member de la 2nde conférence annuelle Africa Freight Bridge Network (AFBN) qui s’est tenue au Radisson avec près 75 délégations.

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3. Et Pourquoi ces deux termes ; INTEGRAL LOGISTIX ? En langage mathématique, le terme Intégral symbolise la somme et l’intégration. Logistix s’écrit très souvent, dans le milieu, avec « cs » à la fin, j’ai mis le « x » à la place pour rester dans le thème des mathématiques. Cette approche peut être surprenante, mais elle s’explique tout simplement par le fait que j’ai eu une formation scientifique à la base. J’ai voulu juste associer mon expérience professionnelle à celle académique.

4. Qu’est-ce-qui vous a motivé à vous lancer dans l’entreprenariat ? En réalité, j’ai toujours eu cette impression que je n’ai jamais été à ma place en entreprise. J’y étais en ayant le sentiment chaque matin au réveil, que c’était un complément à ma formation. Au fond de moi, je pense que j’ai toujours été entrepreneur dans l’âme avec le fort besoin d’être utile au plus grand nombre et d’être indépendant. C’est ma conviction profonde et c’est ce qui me définit. Ce qui finalement est loin d’être un gage de réussite mais essentiel pour « tenir » et rester engagé tout le temps jusqu’au bout. Et donc, après 13 ans d’expérience, l’idée s’est précisée et je me suis sentit plus en confiance à me lancer.

5. Dans votre CV que nous avons consulté sur LinkedIn, nous avons remarqué que votre formation de base est la Finance, comment vous vous êtes retrouvés dans la logistique ? Ça s’est fait un peu par hasard. DHL Express m’a débauché d’une banque ou j’étais en poste comme analyste financier. Je me suis découvert toute de suite une passion pour la logistique et j’y ai donc développé rapidement de bonnes aptitudes. Toutefois, cette formation en finance me servira davantage dans mon rôle actuel de dirigeant d’entreprise. Comme quoi, toutes les connaissances sont bonnes à consolider dans l’entreprenariat.

Du 20 novembre 2018 au 20 janvier 2019


6. Comment se porte la logistique au Sénégal en tant que Chef d’entreprise ? Le Sénégal est un grand pays de logistique historiquement et géographiquement avec le Port Autonome de Dakar (PAD), porte d’entrée naturelle pour le Mali et accessoirement pour la Gambie, le Cap Vert et même souvent les 02 Guinées au Sud. C’est aussi un Hub naturel proche des Amériques et de l’Europe. Le pays reste aussi une alternative intéressante pour les escales sur le plan maritime et aérien. D’une part, depuis quelques années, l’offre de formation est bien pourvue ce qui permet à des milliers de jeunes de s’y lancer. Les opportunités, dans un avenir proche, seront nettement plus intéressantes avec les projets en cours, l’exploitation minière, du gaz et du pétrole, qui représentent tous de grands enjeux logistiques. D’autre part, toutes les stratégies mises en place pour un Sénégal émergeant (dans la santé, l’agriculture, les infrastructures, …etc) atteindraient difficilement leur objectif sans une plateforme logistique assainie et soutenue. C’est pourquoi, en tant que Chef d’entreprise, je pense que la puissance publique doit d’avantage soutenir le secteur de façon à créer ses propres champions nationaux. C’est bien la meilleure façon de sauvegarder une plus grande valeur ajoutée sur la vente des services. Pour le moment, les grandes multinationales tirent plus facilement leur épingle du jeu, sans avoir à beaucoup investir dans le fond. Elles ont pratiquement toutes du « asset-light business » model.

7. Quels sont les vrais problèmes du secteur ? Ce sont essentiellement des problèmes d’accès au financement (tant sur l’investissement que sur la trésorerie). D’une part, les investissements en Logistique peuvent être très lourds. A moins d’avoir des garanties hyper solides, les banques sont peu enclines à financer, aussi nombreuses soientelles, et ce quel que soit la qualité du business présenté. D’autre part, le problème le plus crucial reste la trésorerie qui est en train de pousser à la faillite beaucoup de PME-PMI. Cela est un problème inhérent à pratiquement tous les secteurs, mais en particulier dans le secteur de la logistique ou en aval tout est payé presque au comptant alors qu’en en amont les délais sont de plus plus long, pouvant atteindre jusqu’à plus de 90 jours, y compris et particulièrement dans les grands projets de l’Etat ; par exemple sur le chantier du Train Express Régional.

En plus dans le secteur de la logistique, considérée comme facteur clé de l’efficacité et de la compétitivité de l’économie, les services et installations ne répondent pas encore aux besoins, en particulier en dehors de l’agglomération de Dakar.

8. Qu’est-ce qu’il faut faire réellement pour améliorer le secteur de la logistique au Sénégal ? Quels conseils donneriez-vous au futur Président du Sénégal par rapport à la logistique ? Il y’a déjà beaucoup de choses qui sont en train d’être fait au Sénégal. Les nombreux projets sur les infrastructures (routes, autoroutes, ponts, rails, Diamniadio), les nouveaux ports (Ndayane et minéralier de Bargny), le nouvel aéroport AIBD, la ZES …etc ; sont tous de nature à améliorer le développement et les performances du secteur. Qu’ils poursuivent leurs efforts dans ce sens. C’est encourageant et très prometteur pour nous les acteurs. Il suffit à l’Etat d’identifier les aspirants sérieux et méritant et leur permettre d’émerger comme des champions nationaux. Le bienfondé et la pertinence d’une telle stratégie est davantage justifiée par le démarrage des activités d’exploitation pétrolière et gazière en offshore bientôt. Par exemple, trouver des mécanismes de garanties pour aider au financement des investissements en matériels logistiques. Autrement, des grandes compagnies étrangères vont venir jouer ce rôle à notre place causant un sérieux dommage à notre économie.

L’Etat doit absolument rassurer les acteurs nationaux pour qu’ils cessent de penser que les entreprises étrangères sont favorisées à leur détriment.

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Malheursement; pour le moment, c’est la perception la mieux partagée dans le milieu. Ainsi, pour l’amélioration de la performance et de l’efficacité des secteurs des transports et de la logistique, il faut simplifier son organisation. Avec des responsabilités éclatées entre divers ministères et agences, la gouvernance de ces secteurs serait incohérente. Cette dernière ne pourrait être améliorée que par le regroupement de tous les modes de transport au sein d’un même ministère avec une vision unique d’ensemble pour le développement des transports et de la logistique.

Les Hommes diffèrent de ce qu’ils font de leur temps. Consacre le tien au travail, cela ne te garantit pas d’être milliardaire, mais (ça) t’éloignera au minimum de l’ennui et du besoin.

10. Comment appréciez-vous le journal Africa Logistics Magazine ? Une référence et un acteur majeur dans notre domaine. Un instrument important pour les acteurs privés comme publics dans leur prise de décisions. Avec en plus de petits modules de formations que je partage toujours avec mes équipes.

9. En tant qu’Entrepreneur, qu’est-ce- Dans notre domaine, nous le lisons tous. -que vous conseillez aux jeunes qui Je vous félicite, je vous encourage et je vous veulent se lancer dans l’entreprena- remercie. riat ? Curieusement, la couleur blanche est la somme de toutes les couleurs. Le noir en est l’absence. C’est la science qui le dit ! Par analogie, l’entrepreneur n’est pas son propre patron. En réalité tout le monde est le patron de l’entrepreneur (ses clients, ses fournisseurs et ses employés). Il vit en permanence une solitude indescriptible à chercher, seul, le bonheur de ses patrons. Il cherche en permanence l’équilibre entre son rêve et la réalité. Il doit être généreux, parce que prêt à se sacrifier pour ceux qui ont cru en lui : sa famille qui ne le voit plus, ses amis à qui il manque, ses employés qui ont pris le risque avec lui, ses fournisseurs qui lui ont fait confiance, ses clients qui lui ont donné une chance.

On n’est jamais prêt pour se lancer ! peu importe ses connaissances, peu importe ses moyens, peu importe si c’est lent, l’entrepreneur doit durer le plus longtemps possible et tenir. Il apprendra, il aura des moyens et des situations favorables, des opportunités se présenterons à lui mais en attendant il doit se bouger et chercher la première opportunité …. Bref, qu’il fasse en sorte d’exister tous les jours.

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Ce n’est facile pour personne en réalité. Pour cela, il ne suffit pas de rester motivé, il faut l’être tous les jours, aujourd’hui plus qu’hier. A partir du moment où il a décidé de se lancer, tout lui parait insurmontable et le décourage ; c’est bien là son premier test qu’il lui faut absolument réussir. Faire de soi-même son premier « chantier », changer et être meilleur que la veille ! Et puis travailler sans relâche. Faire les choses et arrêter de ne faire que les planifier et tourner autour.

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VOTRE PARTENAIRE TRANSPORT & LOGISTIQUE

ACTIVITÉS

& SERVICES : Transport & Opérations de transit • Maritime • Aérien • Ferroviaire et routier

9435 Sacré cœur 3 Dakar / Sénégal CP 11 000 / BP 25 574 Dakar TÉL : (+221) 33 821 21 21 EMAIL : contact.ilx@integral-logistix.com SITE WEB : www.integral-logistix.com

• Groupage et dégroupage • Entreposage (Warehousing) • Heavy-cargo operation • Déménagements


DOSSIER

SÉNÉGAL : la formation en logistique entre balbutiement et reconnaissance • Centre de Formation aux Métiers Portuaires et à la Logistique (CFMPL)

Quand la performance est recherchée à tous les niveaux de la chaine logistique, se donner les moyens de gérer au mieux le facteur humain est fondamental. Cela passe obligatoirement par la formation pour garantir l’excellence opérationnelle de l’entreprise. Mais comment trouver la formation la plus adaptée? Ce dossier se propose de vous décrire par un tour d’horizon l’offre du marché et de vous donner des conseils pour choisir la bonne école par rapport à vos besoins. Historique Depuis les années 2000, la formation en logistique au Sénégal ne cesse de susciter un intérêt particulier au niveau des entreprises et des écoles de formation professionnelle. En effet, même si la logistique reste encore un terrain vierge dans le pays, les premiers modules de formation dispensés, s’accentuaient sur le transit et plus ou moins sur le transport. Il faut attendre en 2003 avec la création du Brevet de Technicien Supérieur (BTS) en Transport-Logistique, un examen d’Etat sanctionné d’un diplôme de Bac + 2, qui marque un pas majeur dans le développement de cette filière dans le pays. Puis, les écoles de formation privée ont commencé à l’intégrer dans leurs programmes et envoyaient chaque année leurs étudiants à cet examen qui est considéré jusqu’à présent comme un baromètre pour mesurer leurs performances. A la même époque, au niveau des entreprises, le service logistique était presque inexistant. Rares ont été les sociétés qui connaissaient

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la fonction logistique, son importance jusqu’à l’intégrer dans leur organigramme. Il a fallu que les premières générations de logisticiens sortis du BTS puissent faire comprendre aux chefs d’entreprise le concept de logistique. Aujourd’hui, de plus en plus, les entreprises intègrent la fonction logistique. D’ailleurs, c’est l’une des filières qui recrutent le plus au Sénégal grâce à un boom du secteur de la logistique occasionné par une multiplication des prestataires logistiques et surtout la mise en œuvre de grandes infrastructures de transport telles que le Train Express Regional, l’Autoroute à péage Dakar-Diamniadio et le pôle logistique de Diamniadio. Ce qui s’est traduit au niveau des écoles de formation par une demande de plus en plus forte des étudiants de cette filière. Celles qui en étaient sont conscientes, ont pu lui créer une branche depuis la première année jusqu’au master et d’autres sont allées plus loin en mettant en place des programmes de formations spécialisés en logistique tels que le Master en Supply Chain Management de l’Institut Africain de Management (IAM) et le Master en logistique pétrolière de l’Institut Supérieur des Transports (IST). Au niveau étatique, nous pouvons remarquer la création dès 2012 des BTS de Transit et Gestion de la Chaine d’Approvisionnement et Logistique où les étudiants y accèdent par voie concours.

L’offre de formation Le paysage de la formation en logistique au Sénégal est composé d’écoles spécialisées dans ce secteur, peu nombreuses, et d’autres plus nombreuses, qui sont généralistes et donnent une place prépondérante à cette filière dans leur offre de formation. Nous vous proposons ci-dessous une liste d’écoles les plus remarquées :

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Considéré par certains professionnels du secteur comme la meilleure école de logistique, le CFMPL a révolutionné la formation en logistique au Sénégal par son offre très différente des autres. En effet, c’est la seule école en Afrique de l’Ouest qui propose des formations diplomantes en conduite d’engins de manutention. Depuis son arrivée en 2007, le centre a participé incontestablement à la performance du Port Autonome de Dakar grâce à la formation de qualité qu’il a délivrée aux différents acteurs portuaires surtout pour ceux qui sont dans la fonction opérationnelle comme la conduite d’engins de manutention. Il faut reconnaitre que celle-ci était inexistante au Sénégal et coûtaient chers aux entreprises qui envoyaient leurs agents en France pour se faire former et le centre fait 100% d’insertion pour ses étudiants dans cette filière. C’est aussi, une école qui fait de l’alternance Ecole-Entreprise une réalité ; tous les étudiants qui y entrent par voie de concours, font des stages obligatoirement. Ces derniers sont pris en charge par l’établissement. De plus, le centre offre des formations de courtes durées sous forme de certificats et d’autres en cours du soir mais elles sont exclusivement dédiées aux professionnels ; autrement dit, les demandeurs d’emploi ne peuvent pas y accéder.

• Centre Trainmar de Dakar C’est la première école de logistique au Sénégal. En effet, il a été créé par l’Etat du Sénégal à travers le Port Autonome de Dakar (PAD) et le Conseil Sénégalais des Chargeurs (COSEC) qui dirigent son conseil d’administration. Au départ, le centre était spécialisé dans le renforcement de capacités des cadres portuaires mais il offre aujourd’hui une formation diversifiée allant de la première année jusqu’au master avec des diplômes d’universités françaises délocalisés sur place. D’ailleurs, c’est ce qui fait sa force et qui poussent beaucoup d’étudiants à s’inscrire dans cette école.


Le Centre Trainmar, c’est aussi des voyages Cependant, l’école n’offre pas pour le pédagogiques à l’étranger chaque année, moment des masters en logistique, son un corps enseignant de qualité composé de offre de formation s’arrête en licence 3. professeurs d’une expérience professionnelle au minimum 15 ans issus du Sénégal et • Conseils de l’étranger. Choisir son école ou son programme de • Institut Africain de formation n’est pas une chose aisée. La plupart des étudiants en logistique font de Management mauvais choix par rapport à leur formation. Considéré comme le Leader de la formation En effet, de nos jours presque toutes les en management au Sénégal et classé écoles à Dakar proposent des formations premier du classement des business en logistique puisque c’est la demande schools au Sénégal par Jeune Afrique en qui l’impose. Certaines d’entre elles ont 2015, l’IAM n’a pas attendu longtemps pour une plus grande de réputation grâce à leur se consacrer à la formation en logistique. Il succès dans d’autres filières et où la filière existe depuis quelques années une filière logistique n’est pas une dominante. D’autres Transport-Logistique mais marche à peine, sont considérées comme de « petites il faut toujours attendre le second semestre écoles », accordent une importance capitale de la troisième année pour voir les étudiants à la logistique et en font une dominante. faire des modules spécialisés en logistique. Alors quels peuvent être des critères pour Poussée par les opportunités qu’offre la opter, nous vous proposons ci-dessous logistique, l’école a lancé l’année dernière cinq conseils pour choisir son école ou son son Master en Supply Chain Management programme : en partenariat avec l’université de Michigan. Aujourd’hui, une partie des cours est 1. Consulter les programmes de formation donnée par des professeurs de Michigan en logistique proposée (regarder si c’est de et un voyage d’études est organisé chaque la première année jusqu’en master), année pour les étudiants. 2. Demander les références des programmes (si c’est un programme local ou • Institut Supérieur des international),

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Transports (IST)

L’IST fait partie des premières écoles à se lancer dans la formation en logistique au Sénégal. C’est une école qui appartient au Groupe Supdeco Dakar qui a très tôt compris l’importance de cette filière. C’est une école spécialisée dans la formation en logistique de la première année jusqu’en master. L’école offre plusieurs masters spécialisés tels que le master en logistique pétrolière et celui en logistique humanitaire.

3. Demander les accréditations (est-ce-que c’est habilité par l’Anaq-Sup ou reconnu par le CAMES), 4. Demander la liste des professeurs qui dispensent les enseignements (existent-il des docteurs ou certifiés).

Thierno Abdoulaye DIALLO

• Institution Jeanne D’Arc Post-Bac C’est l’école pionnière dans le BTS en Transport-Logistique car elle a été la première à se lancer dans cet examen. Certains disent que le référentiel s’est inspiré de son programme de formation. Ce n’est pas une école spécialisée dans la formation en logistique mais la grandeur de ses résultats dans cet examen lui a donné cette réputation. C’est une école généraliste.

Contact : Sacré-Coeur 3 VDN - Dakar Sénégal Tél: + 221 77 073 84 13 / + 221 76 878 89 67 Email: contact@africalogisticsmagazine.com

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FOCUS

Sénégal :

zoom sur les métiers en pleine croissance dans le secteur des Transports et de la Logistique. Les métiers de la chaîne logistique sont variés et multiples. Au Sénégal, depuis plus d’une décennie, le paysage de la logistique est en train de prendre forme du point de vue de l’infrastructure comme des solutions logistiques. Les entreprises et les pouvoirs publics ont pris conscience d’une part de la nécessité d’apporter des investissements afin, d’optimiser leur chaîne d’approvisionnement et d’être compétitif. D’autre part, l’enjeu est de faire du Sénégal un « hub logistique » sous régional. Aussi, il faut dire que le secteur de la logistique est parmi les secteurs qui offrent plus d’emplois dans le pays. Par ailleurs, c’est un secteur peu organisé, pris en charge par l’informel où les contrats de travail et les salaires restent encore très précaires. Les profils BTS ou Bac + 2 sont de plus en plus recherchés. Ainsi, l’offre de formation dans le secteur de la logistique est très diversifiée avec des écoles comme : • Le CFMPL qui offre des formations orientées métiers ; • Le Centre Trainmar qui axe ses formations sur les métiers portuaires et la Supply Chain ; Le Centre Trainmar qui axe ses formations sur les métiers portuaires et la Supply Chain ; • L’institution Sainte Jeanne D’Arc Post Bac qui axe ses formations sur les métiers d’acheteur-approvisionneur, Supply Chain, agroalimentaire, et qui a une démarche axée sur l’approche par les compétences ; • Nous avons aussi L’institut Africain de Management, qui axe ses formations sur la chaîne d’approvisionnements de santé ; • L’institut Supérieur des Transports, qui axe ses formations sur les métiers du transport et de la logistique ; • Nous avons BEM, qui a délocalisé plusieurs de ses formations métiers telles que celui d’acheteur. De plus, nous notons une forte orientation des nouveaux bacheliers vers les formations de la logistique. Le nombre de candidats qui se présentent au BTS le prouve. De 2010 à 2018, le nombre de candidats qui se sont présentés BTS est passé de moins de 500 à près de 1500 candidats. D’ailleurs, il y a de plus en plus des profils qui sont recherchés dans le secteur du transport et la logistique. Entre autre, nous pouvons identifier les profils suivant :

1. Responsable logistique Le responsable logistique exerce dans des entreprises de taille moyenne ou grande. Il peut travailler tout seul dans les plus petites sociétés, mais il dirige la plupart du temps une équipe. Son travail varie selon la structure qui l’emploie. Ses principales tâches sont: Gérer les flux et les stocks: sa principale mission est de contrôler les flux de marchandise en respectant les délais imposés. Il doit s’assurer que les biens produits soient livrés en temps et en heure chez les clients. Il contrôle l’arrivée des matières premières pour que la production ne soit jamais stoppée. C’est lui qui régule la circulation des marchandises dans et en dehors de l’entreprise. Maîtriser et réduire les coûts: son but est de dépenser le moins possible pour la gestion des stocks et pour le transport des marchandises. Il est donc chargé de trouver le circuit d’approvisionnement et de distribution le moins cher possible tout en respectant les délais. Il travaille très souvent en flux tendu. Des stocks importants de marchandise coûtent en effet cher à l’entreprise. Respecter les normes de qualité: Il doit s’assurer que les marchandises ne soient pas endommagées pendant le transport. Il doit vérifier que chaque flux respecte bien la démarche qualité de l’entreprise. Entretenir une relation privilégiée avec les partenaires et les autres services: Son poste implique des interactions fréquentes avec les partenaires (transporteurs, fournisseurs, clients...) mais aussi avec les différents services de l’entreprise (commercial, production, achats..). Il doit veiller à la satisfaction de chacun et centraliser les informations recueillies.

Quelles sont les qualités et compétences nécessaires pour être embauché en tant que responsable logistique ? Un responsable logistique doit être organisé et rigoureux pour pouvoir gérer les flux de l’entreprise. Il doit être capable de maîtriser plusieurs tâches à la fois. Il doit être particulièrement réactif pour pouvoir respecter les délais. Il lui est demandé de bien parler anglais. C’est en effet la langue de référence dans ce secteur. Selon l’origine des clients et des fournisseurs de son entreprise, il peut être amené à parler couramment une deuxième langue. Il doit maîtriser l’environnement informatique. La plupart des flux sont en effet gérés par ce biais. Il peut lui être demandé savoir gérer certains logiciels spécifiques. Il a généralement de bonnes capacités relationnelles. Il est un bon communiquant. Il sait se faire écouter mais il sait aussi se faire entendre. Il a des talents de négociateur.

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2. Responsable planification

sécurité, et en respectant certains impératifs, comme le coût, le délai et la qualité.

Qualités et compétences nécessaires

La mission principale d’un Responsable planification consiste à organiser et à gérer la production sur une chaîne de fabrication. Il travaille en étroite collaboration avec le service recherche et développement, le service production et les services commerciaux. Après avoir étudié le dossier du produit commandé par le client, le responsable planification procède à l’évaluation des procédures à mettre en œuvre pour la fabrication. Il harmonise, coordonne et redistribue, si nécessaire, les ressources matérielles et humaines afin de répondre à la commande en respectant les contraintes de délais, de budget et de qualité. Il transmet les objectifs et les plannings aux unités de production concernées et contrôle régulièrement la mise en œuvre du plan de fabrication en le réajustant en fonction des aléas et des imprévus (retards, machines défectueuses...). Il s’occupe également des aspects logistiques en veillant à ce que les stocks de matières premières et de produits soient équilibrés et que l’approvisionnement soit continu. L’autre partie de sa mission est centrée sur l’amélioration constante de l’organisation et des méthodes de production selon l’évolution des commandes. Ses fonctions le placent au point de rencontre entre les clients, les services commerciaux, les unités de production et les services recherche et développement.

Qualités et compétences nécessaires Les fonctions d’un Responsable planification exigent une grande rigueur et des capacités organisationnelles solides, complétées par la réactivité et l’adaptabilité indispensables à une gestion optimale quelles que soient les conditions. L’aisance relationnelle et communicationnelle, en tout contexte, est aussi une qualité nécessaire : le Responsable planification doit être capable d’animer et de motiver une équipe, de convaincre les clients et de rendre compte à la direction générale. Ses activités nécessitent une bonne résistance au stress et la capacité d’anticiper de manière cohérente et opérationnelle.

Tout est dit dans la dénomination de cette profession! En effet, un gestionnaire de parc automobile se doit d’être un excellent gestionnaire. Il doit avoir une bonne et rapide vision d’ensemble des différentes priorités, en sachant trouver la meilleure solution, tout en se pliant aux obligations inhérentes à sa fonction. Il est également capable de constituer et rédiger un cahier des charges. Le gestionnaire de parc automobile doit posséder une certaine aisance rédactionnelle, et doit aussi pouvoir maîtriser le matériel technique nécessaire à la pratique de son activité professionnelle. Il possède également le sens de la communication. Il doit avoir une excellente connaissance sur les lois en matière de transport. De plus, avec des contraintes toujours plus importantes en matière de gestion, le gestionnaire de parc automobile doit constamment se tenir à jour, et donc pratiquer une veille informationnelle très importante.

Quelle formation et comment devenir gestionnaire de parc automobile ? Deux années d’étude après un bac seront nécessaires pour accéder au métier de gestionnaire de parc automobile. Les recruteurs montrent une préférence pour le BTS Mécanique automobile et électronique, car il donne au diplômé toutes les connaissances nécessaires en mécanique. Différents concours sont disponibles, certains sur diplômes, et d’autres en internes. Pour ces-derniers, il faudra justifier de quatre années d’expérience dans le secteur public.

4. Directeur logistique Le Directeur Logistique est responsable de la gestion de l’ensemble de la chaîne logistique d’une entreprise, depuis l’approvisionnement auprès des fournisseurs jusqu’à la livraison aux clients intermédiaires ou finaux en passant par la gestion des stocks. Il doit simultanément en optimiser les coûts et les délais, tout en maintenant un taux de disponibilité cohérent avec les objectifs de son entreprise.

Qualités et compétences nécessaires Le Directeur Logistique doit posséder : • Une connaissance approfondie des particularités logistiques du secteur dans lequel il opère, • Une forte réactivité, afin de prendre les bonnes décisions en cas de problème, quel qu’il soit (par exemple l’interruption de livraisons suite à des problèmes d’intempérie…),

Quelle formation et comment devenir responsable • Une bonne résistance au stress afin de ne pas perdre sa lucidité planification ? lorsqu’il sera confronté à une situation de crise. Les diplômes obtenus à la suite d’une formation en école d’ingénieurs généralistes avec spécialisation en gestion de la production, en mécanique ou en ordonnancement permettent l’accès au métier de responsable planification. Le recrutement s’effectue à Bac + 5. Un Master Génie des systèmes industriels avec spécialité production ou maintenance est également apprécié par les employeurs. Une expérience de quelques années comme chef de fabrication, chef d’atelier, ingénieur méthodes ou ingénieur process et méthodes est très souvent requise avant d’occuper un poste de Responsable planification.

Quelle formation et comment devenir directeur logistique ? Le Directeur Logistique est soit le titulaire d’un diplôme universitaire spécialisé dans la logistique, qui pourra être simplement un BTS ou un diplôme de niveau Licence, soit issu d’une grande école d’ingénieurs ou d’une école de commerce. La fonction n’est cependant accessible qu’après une expérience de plusieurs années dans le secteur logistique, et particulièrement après avoir occupé un poste plus subalterne mais déjà de responsabilité, tel que gestionnaire de stock.

3. Gestionnaire de parc automobile Partie intégrante des services logistiques, le gestionnaire de parc automobile est chargé d’organiser la gestion du service logistique, en mettant en permanence à disposition le matériel ou les équipements nécessaires au bon fonctionnement des différents services, selon les besoins. Il doit assurer la supervision, et l’entretien d’un parc d’un ensemble de véhicules, ou suivre une flotte de véhicules professionnels en fonction des différentes réglementations de

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Symplice NGOMOU


FORMATION

Nous formons dans les modules suivants: • Gestion des Achats - Approvisonnements • Gestion des Stocks • Exploitation des Transports • Logistiques de production & Distribution • Supply Chain Management • Mobilité urbaine & inter-urbaine • Douanes & Transit • Droit douanier & Contentieux • Consignation - Affrètement maritime • Sécurité & Sûreté aéroportuaire • Transport de marchandises dangereuses • Techniques du Commerce International : Incoterms • Techniques de passation de Marchés Publics • Logistique humanitaire • Logistique verte

Volume horaire: 20H pour chaque module Prix de la formation: 300 000 Fcfa Contact : Sacré-Coeur 3 VDN - Dakar Sénégal Tél: + 221 77 073 84 13 / + 221 76 878 89 67 Email: contact@africalogisticsmagazine.com


CONTRIBUTION SUR LA MOBILITÉ

Mobilité, Accessibilité des transports urbains en Afrique, les enjeux ? La population africaine est estimée à près de 1.3 milliards d’Habitants en 2018 selon la Banque Mondiale. Et plus de 500 millions d’entre elles vivent dans des grandes villes avec un taux de croissance moyenne de la population de 2,5% par an selon la Banque Mondiale. Croissance qui représente le double du taux de croissance moyenne de la population mondiale qui est de 1,2% selon la même source. De plus, d’ici l’horizon 2050 cette population africaine va doubler selon les prévisions. Face à cette démographie galopante, avec des fortes concentrations de population dans des grandes agglomérations et villes africaines, le problème majeur qui se pose, est celui de la “Mobilité”. Problématique, qui pousse de nombreux Etats africains à s’orienter de plus en plus vers la construction des villes intelligentes. Reposant sur les principes de la « fluidité », de « l’interopérabilité » et de la « connectivité ».

jours difficile à résoudre. La question de la fluidité des transports en zone urbaine, pose de véritables soucis de mobilité. Souci qui est lié d’une part, à une forte concentration des populations dans des grandes agglomérations africaines. D’ailleurs, c’est l’une des conséquences de l’exode rurale ou déplacement des populations des campagnes vers des grandes villes. Aussi, l’une des entraves à la mobilité est la vétusté du parc automobile (âge moyenne des véhicules dépassants plus de 20 ans en Afrique subsaharienne) dont le processus de renouvellement du parc, reste parfois très lent et complexe. La qualité de l’infrastructure parfois inadaptée ou dépassée avec le temps et l’augmentation de la population urbaine. D’autre part, l’indiscipline des usagers de la route constitue une conséquence majeure qui entraine la congestion.

Une démographie dense dans les grandes agglomérations africaiCependant, considérant juste l’Afrique nes. Dans un contexte africain en pleine mutation, le développement socio-économique est soutenu et croissante : « 3.2% - 3.5% » entre 2018 -2019 selon la Banque Mondiale. Ainsi, on a des grandes villes à forte densité de population, comme le Caire (16,5 millions d’habitants), Casablanca (4 millions d’habitants) en Afrique du Nord. Mais aussi, les villes de Johannesburg (12 millions d’habitants), Luanda (3 millions d’habitants) en Afrique Australe. En Afrique de L’Est, nous avons de grandes villes comme Addis-Abeba (4 millions d’habitants), Dodoma (3.5 millions d’habitants), Nairobi (4 Millions d’habitants). Pour finir on a en Afrique de l’Ouest et du centre, des grandes agglomérations comme Abidjan (4.5 millions d’habitants), Dakar (3.5 millions d’habitants), Douala (3 millions d’habitants), Lagos (21 millions d’habitants). Une densité de population qui constitue un réel avantage pour le développement et la consolidation des économies de ces régions. Cependant, la mobilité des populations dans ces grandes villes reste entravée par la « congestion ».

du Nord, nous pouvons remarquer une très grande avancé en matière de la gestion de la congestion et de la fluidité des transports. Avec une stratégie qui s’articule autour des systèmes de réseau de transport intelligent et avec

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une interopérabilité. Mais aussi, orienté vers une incitation des usagers à avoir la préférence des transports publics. Nous pouvons citer l’exemple du Caire (Egypte) et Casablanca (Maroc), qui pour minimiser les impacts de la congestion, ont misés sur un système de transport intermodal. Notamment, avec le « métro du Caire» ou le « Tramway de Casablanca » qui sont des transports de masse. Aussi, la connexion des périphéries aux agglomérations par des autoroutes et des voies réservées pour des Bus Rapid de Transit (BRT). De plus, le transport urbain maritime de voyageurs, est une solution que ces pays d’Afrique du Nord se sont approprié et ils exportent même leur expertise vers les pays du Sud. Pour l’Afrique subsaharienne, les enjeux et les défis de mobilité restent encore énormes. Au regard de la croissance démographique peu maîtrisée. De l’Afrique Australe en passant par l’Afrique de l’Est, du centre ou Afrique de l’ouest, la croissance démographique en moyenne dans ces régions va de 2.7% à 3.5%. De plus, nous avons des fortes concentrations de populations dans des grandes villes estimées en moyenne entre « 3 – 21 millions d’habitants ».


Aussi, la majorité de ces Etats, sont de jeunes Etats avec une moyenne de moins de 60 ans de souveraineté post indépendance avec des infrastructures de transport et plan d’urbanisation hérités de la colonisation. De Dakar à Abidjan, de Douala à Lagos, de Johannesburg à Luanda, d’Addis-Abeba à Nairobi, le problème de la congestion et de l’accessibilité des transports restent une préoccupation majeure pour les autorités en charges de transports pour ces villes. Car, ces villes contribuent de manière substantielle au développement socio-économique des pays africains. Ainsi, des solutions de système de réseau de transport intelligent sont en train d’être déployées à travers ces différentes régions.

Stratégies ou solutions axées sur le transport public de masse et des infrastructures modernes • Le système de Bus Rapid de Transit (BRT) Le précurseur en Afrique, fut l’Afrique du Sud dès 2008, qui a un besoin en transport urbain de plus de 10 millions de personnes par jour pour sa capitale Johannesburg, a misé sur le transport de public de masse sur voies réservées avec le lancement du Bus Rapid de TRANSIT à Johannesburg (BRT). Un projet de plus de 2 millions d’Euros, qui est opérationnel depuis 2011. Projet de transport moderne et ambitieux bâti sur des corridors 125 km, 58 stations, 143 bus, sur sa phase pilote. De plus, en moins de 10 ans, le BRT Johannesburg a quadruplé ses capacités de transport, qui était initialement de 70 000 passagers.

A côte du BRT, l’Afrique du Sud a misé également sur un système de réseau ferroviaire intégré. avec une place importante accordée au métro ou train à grande vitesse. Bien qu’il soit vrai que le problème de la congestion ne peut être réglé définitivement, il faut dire que des solutions de système de voies réservées constituent des véritables réponses pour fluidifier le transport urbain. Car le BRT étant une solution de transport ultra moderne, incite des usagers à opter pour le choix du transport public et d’utiliser de moins en moins leur véhicule personnel. Ainsi, plusieurs autres grandes villes ont implémenté ou sont en voies d’implémenter ces solutions de transport sur voies réservées. Nous pouvons citer l’exemple de Nairobi, Dar-Es-Salam, le Caire, Lagos, Abidjan, Dakar Etc. D’ailleurs, les autorités sénégalaises en charge du transport terrestre et de la mobilité urbaine, prévoit de démarrer les travaux du système de Bus Rapid de Transit (Dakar BRT) au premier trimestre 2019.

• Dakar opte pour le TER et le BRT pour améliorer la mobilité et la connectivité. Le problème de la mobilité à Dakar a été toujours une équation à plusieurs inconnues. Une ville de près de 3.5 millions d’habitants et qui passera à 5 millions d’ici 2030 selon les prévions. Aussi, la ville de Dakar est bâtie sur une superficie de près de 547 km² et renferme à la fois les activités Administratives et Commerciales (capitale économique et politique). Ensemble de facteurs, qui rendent la ville de Dakar très congestionné. De plus, il y a plus de 30 points de congestion récurrente à Dakar (la banlieue non pris en compte). L’augmentation du parc auto, près de 300.000 véhicules immatriculés, est l’un des facteurs qui contribue à la congestion. Ainsi, que d’autres facteurs liés, à l’incivisme des usagers de la route. C’est pourquoi, à travers le Plan Sénégal émergeant, les autorités sénégalaises ont prévu deux projets qui vont anticiper sur la problématique de la mobilité dans l’agglomération de Dakar et fluidifier les transports. Il s’agit d’une part du projet du Train Express Régional (TER), dont les travaux en 2016 et seront livrés d’ici la fin d’année 2019, avec un coût de réalisation estimé à près de 568 Milliards de F CFA. L’objectif à court terme du TER, est de connecter l’agglomération de Dakar avec l’aéroport international Blaise Diagne de Diass. Mais aussi, le TER se veut être une solution de transport moderne de masse pour les populations hors agglomération ou de la banlieue. En réduisant substantiellement le temps de parcours : Dakar – AIBD : 55 km en 45 min, 14 gares pour maximiser l’accessibilité des usagers au TER. Selon les prévisions, le nombre de passagers transporté par jour par le TER est estimé à 115.000.

D’ailleurs, le deuxième projet majeur du Plan Sénégal Émergent concernant la mobilité dans l’agglomération de Dakar, va dans le même sens que le TER. Il s’agit du projet de réaliser un système de réseau Bus Rapid de Transit (BRT), un projet de transport moderne et ambitieux dont les travaux de lancement interviendront au premier trimestre 2019, pour un coût global de réalisation estimé à 300 Milliards de Franc CFA. L’infrastructure sera réalisée sur une distance de 18.3 km, disposera de 23 stations, 144 bus. Le corridor choisi, desservira la Gare de Petersen à la préfecture de Guédiawaye, en passant par Rond-point RTS, Sacré-Cœur, Rond-point Liberté 6, Parcelles Assainies. Cependant, l’une des limites du BRT réside dans le choix du corridor à desservir. On peut s’interroger sur ce qui a été déterminant dans le choix de ce corridor, qui en réalité ne prend pas en compte tous les points de congestion récurrente de l’agglomération de Dakar et sa banlieue. A travers une cartographie des points de congestion du centre-ville de Dakar et sa périphérie, il devrait y ressortir en principe plusieurs corridors. Ensemble de corridors qui devait permettre de fluidifier l’accès au centre-ville.

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Le BRT ambitionne de réduire le temps de parcours de 50% entre la banlieue et le centre-ville. Soit un temps de parcours qui va passer de 90’ à 45’. Avec une offre de transport articulée autour de 4 services de bus 1. Une ligne Omnibus : avec arrêts à toutes les 23 stations ; 2. Une ligne semi-express : avec arrêts à certaines stations ; 3. Une ligne Express : avec arrêts aux stations les plus importantes ; 4. Une ligne Express : de grand Médine-gare de Petersen, sans arrêts. Aussi, l’un des objectifs du BRT, après le démarrage de ses activités, est de transporter près de 300.000 passagers par jour. Par ailleurs, cette prévision en termes de capacité de transport du BRT devrait prendre en compte les aspects relevant de la gestion des « taux de remplissage » des bus. Car la plus part des projets de transport public de masse, minimise ce facteur, qui contribue substantiellement à l’accélération de la vétusté du parc automobile, indépendamment de la durée d’amortissement du véhicule. Il faut mettre fin aux taux de remplissage de 200%, respecter les capacités utiles des véhicules afin d’optimiser la gestion du moyen de transport déployé dans le cas d’espèce. En définitif, il faut dire que l’une des solutions pour améliorer la mobilité dans de grande ville est le système de transport sur voies réservées. C’est pourquoi, la tendance pour la plupart des agglomérations africaines, c’est le choix des systèmes de réseau de transport sur voies réservées que leurs autorités ont choisi pour assurer le transport public de masse et améliorer la mobilité urbaine comme le BRT, le Métro, le Tramway etc. De plus, certains de ces projets de transport sur voies réservées comme le Dakar BRT, peut servir également aux services d’urgence des hôpitaux et sapeurs pompiers pour leur permettre d’optimiser leur temps d’accès aux habitants en détresse. Ce qui constituerait une innovation en la matière.

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Cependant, il faut remarquer en réalité qu’après analyse de la majorité de ces projets de transport, c’est la question de leurs pertinences et priorités qui posent problème. Sont-ils des « investissements de prestige » ? Dans un contexte africain où, la plupart des régions de production ou bassins agricoles sont déconnectés des centres urbains. Ces derniers qui sont d’ailleurs, des marchés par excellence pour assurer la distribution des produits issus des régions de production.

Par Symplice NGOMOU, Supply Chain Manager Coordinateur des contenus ALM.


INTERVIEW

Monsieur Alessandro SAPONARO Président de Africa Logistics Network

1. Qui est Monsieur SAPONARO ? Je suis un transitaire qui capitalise une expérience d’une cinquantaine d’années dans le domaine. J’ai créé il y a de cela quatre ans une association internationale de transitaire, dénommée Africa Logistics Network (ALN) qui a de pour objectif participer au développement économique du continent africain. Nous avons organisé une première conférence annuelle à Bergamo en Italie et étions 50 transitaires. Puis, nous avons tenu une deuxième à Agadir au Maroc et une troisième à Lisbonne au Portugal. Aujourd’hui, nous tenons la quatrième conférence annuelle à Dakar dans l’Afrique « noire » et c’est très important pour nous.

2. Votre réseau compte combien de membres ? Notre réseau compte aujourd’hui 235 membres dont les 90 sont en Afrique : ce qui représente un pourcentage de 38% qui va augmenter dans les années à venir.

4. Qu’est ce qui a motivé le choix de Dakar pour votre 4ième conférence annuelle ? Nous avons pensé après trois conférences annuelles que le moment était venu d’en faire une en Afrique « noire » dans la vraie Afrique et Dakar représente la porte de cette Afrique : c’est mon opinion personnelle parce que si on regarde le Maghreb, c’est une copie de l’Europe ; maintenant nous allons regarder après s’il est possible de l’organiser dans le sud de l’Afrique dans les années à venir.

5. Quels sont les résultats attendus de cette conférence annuelle à Dakar ? Notre début avec cette association n’est pas certainement de faire du profit. Notre objectif est d’augmenter le nombre et la qualité de nos membres pour augmenter sa solidité.

Propos recueillis par Thierno Abdoulaye DIALLO

3. Pourquoi vous avez choisi de donner le nom à votre association Africa Logistics Network ? Nous sommes partis en pensant que l’Afrique est l’avenir du monde avec un potentiel énorme en termes de ressources de qualité et représente un immense marché de consommation : c’est pour cela que nous l’avons appelé Africa Logistics Network. Après quatre ans, nous avons la confirmation de ce que nous avons pensé car il y a d’énormes investissements dans les ports et aéroports en Afrique : ce qui est magnifique et constitue le squelette du développement. Ce qui reste après, c’est d’accompagner les entreprises de logistique en Afrique pour qu’elles puissent l’utiliser au mieux.

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ALN

October 8/12 2018 4th Annual Meeting of AFRICA LOGISTICS NETWORK

On October 12th with the visit to Gorée Island and to the Statue of the Renaissance Africaine terminated our fourth Annual Meeting. After the Meetings in Bergamo (Italy), Agadir (Morocco) and Lisbon (Portugal) I’m very pleased to confirm that the Meeting just terminated was the more productive and the best one. The relationship between the various Members became more and more closed and consequently the business agreements. The fact of being for the first time in the black Africa, the collaboration of our local members and the sense of hospitality shown by the people we met in Senegal contributed a lot to success of the Meeting.

In my opinion the quality also of our Members is increasing and this community makes a great Network!! In the logic of the alternance of the places of the Meetings, for the next year we will not be in Africa but, for the 2020, we will come back with, I hope, a greater Meeting in the core of Africa!! Please wait us, we will come back!!

AFRICA LOGISTICS NETWORK The President Alessandro Saponaro

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Africa Logistics Magazine N°15  

- Entretien : M. Mountaga Diao, Directeur Général d'Integral Logistix. - Entretien : M. Alessandro Sanoparo, Président du réseau Africa Logi...

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