
INVESTISSEMENTS 2024
Les détails d’un record

































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SAS CPMRA
6, avenue de l’Europe
38029 Grenoble Cedex 2
France
Mail : prenom.nom@ montagneleaders.fr
SAS au capital de 2 226 944 € RCS Grenoble 883 848 103
Président :
Dominique Verdiel
Directrice générale, directrice de la publication, directrice des rédactions :
Nasrine Kahia
Directrice générale déléguée, directrice de la publicité et de la diffusion :
Florence Trabalon
Rédacteur en chef :
Mickaël Frottier
Journaliste : Julien Tarby
Publicité commerciale
Print et digital/web :
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Fondateur de Montagne Leaders : Michel Drapier †
Studio graphique : Cie des Médias
Imprimerie :
Rotimpres, 17181 Aiguaviva (Girona)
ISSN : 1774 - 4547
Dépôt légal : à parution
Photo de couverture :
© Pyrouu - OT Deux Alpes
Toutes photos non créditées :
© Cie des Médias
La reproduction, même partielle, de tous les articles parus dans le magazine Montagne Leaders est interdite, sauf accord écrit de la rédaction.
En France, le récent sommet parisien consacré à l’IA a fait de cette technologie une priorité nationale, qu’importe son impact croissant sur l’environnement (39 % des 18/25 ans l’utilisent quotidiennement, et plus de 75 % de façon hebdomadaire, selon une étude publiée par Les Échos).
Au sein de l’Union européenne, des déclarations ont entrouvert la voie à une hypothétique déconstruction de la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), avec la suppression du reporting extra-financier. Aux États-Unis, l’un des premiers décrets signé par le 47e président faisait sortir le pays des accords de Paris, les qualifiant « d’escroquerie injuste et unilatérale ».
À l’échelle de la planète, l’impact carbone de Tiktok est évalué à celui d’un pays comme la Grèce (www.greenly.earth)…
Pendant ce temps, en montagne, certaines bonnes volontés tâchent de se montrer exemplaires : en produisant de l’électricité décarbonée,
en s’équipant pour piloter au plus juste leur consommation de ressources, en damant sans émission de CO2 ou de particules, en démontant certaines remontées mécaniques obsolètes, ou en réimplantant certains appareils ailleurs. Aux côtés des nouveaux aménagements sur les domaines skiables, ces initiatives ont contribué à un nouveau total record d’investissements, à découvrir dans ce numéro. Les destinations de montagne démontrent leur capacité à améliorer leurs services tout en se préparant leur avenir.
Souhaitons que ce dynamisme accompagne le COJOP « Alpes 2030 » et son futur président, Edgar Grospiron (NDLR : ce numéro a été imprimé avant le lancement du COJOP prévu le 18 février). Ils devront en effet réussir la prouesse d’organiser des JOP en un temps record, mais aussi et surtout, en avançant une empreinte carbone exemplaire devant la planète entière !
CQFD I

L’INTERVIEW
© Erich Zann

FABRICE PANNEKOUCKE, PRÉSIDENT D’AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
« Je suis
à la rupture »
8 GRAND ANGLE
Val Thorens –Cime Caron parée pour l’hiver… et l’été
10 INDICATEURS
12 EN CHIFFRES
L’accidentologie 2023-2024 selon MdeM
16 LA CHRONIQUE JURIDIQUE
Les motoneiges de loisirs : une mise en œuvre stricte de la loi
20 DÉCRYPTAGE
Architecture en montagne –Mutation éternelle, un peu plus qu’en plaine…
24 DÉCRYPTAGE
Marketing –
À vos calendriers : le Bonnel nouveau est arrivé !
26 SÉBASTIEN MERIGNARGUES
Directeur de l’OT de l’Alpe d’Huez
28 ALEXIS RIGHETTI
Directeur général de la SPL Trio Pyrénées
30 STÉPHANIE BAUDOT
Avocate, spécialiste en droit de la montagne
32 CARNET
43
43 CDA/PRINOTH
Le damage vers la décombustion
44 JACQUARD ÉLECTROMÉCANIQUE
Des appareils qui ont plus de deux vies
46 AFMONT
Un nouvel élan
48 MONTAZ
« Nous devons faire évoluer la technique en continu »









Aux côtés des acteurs de la montagne toute l’année, nous développons l’optimisme, soutenons l’audace, accompagnons la réussite et nous engageons pour une montagne durable.
Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes, la banque de la montagne et de ceux qui y vivent.






62
LOI « ANTI-AIRBNB »
Casse limitée en montagne
69 ENQUÊTE EXCLUSIVE
INVESTISSEMENTS 2024
Les détails d’un record
105
105 ENSEIGNEMENT
GEM « hors les murs »
106 COURCHEVEL
L’eau précieuse
109 VAL THORENS
Caron 3200, concept multi-services
110 THERMALISME
« Il faut absolument une palette d’activités »
111 CONFÉRENCE
L’investissement en montagne face aux défis climatiques

50 STATIOSCOPIE : LES 7 LAUX


113 AVIS D’EXPERTS
113 FONDATION USMB
Les territoires et la cohésion sociale avec les communs fonciers
117 UNIV. G. EIFFEL LYON & UNIV. DU NEW HAMPSHIRE
Des « Smart rocks » pour qualifier le risque rocheux


120 ÉQUIPEMENT
122 LIVRES













TEXTE : JULIEN TARBY PHOTO : THIBAUT LOUBERE - OT VAL THORENS
Le site Caron 3 200, entre Val Thorens et Orelle, a ouvert le 27 janvier. En plus des couloirs vitrés et du pas dans le vide existants, la SETAM a ajouté un complexe pourvu d’une salle proposant séminaires, films et expositions, d’une boutique de
souvenirs locaux, ainsi que d’un bar à vin richement doté. Le restaurant de 130 places et le rooftop permettent au skieur ou piéton de savourer le panorama à 360 degrés sur les monts français, suisses et italiens. « Nous voulons construire ici
depuis huit ans. J’ai visité des spots en Amérique du Nord et dans l’arc alpin, où le panorama est sublimé et où des loisirs sont proposés en hiver et en été », révèle Éric Bonnel, directeur de Val Thorens Tours voulant parfaire l’attractivité estivale. I

Députée de la
3e circonscription de Savoie
Comment percevez-vous l’abaissement du niveau de protection du loup?
Depuis vingt ans, nous attendons ce moment en Savoie, qui a longtemps été le département le plus touché avec les Alpes Maritimes. Nous étions assez seuls pendant toutes ces années. Avec l’explosion de la population du prédateur, c’est désormais la France qui est concernée et notre voix a plus porté. Il ne s’agit pas d’éradiquer le loup qui a toute sa place. Mais comme toute espèce sauvage non régulée, il a tendance à se multiplier à outrance et à bouleverser l’équilibre de biodiversité. Dans un souci de rééquilibrage, ce texte vise à freiner son expansion. Je n’ai cessé de me battre pour les éleveurs, à la Région comme vice-présidente à l’agriculture, puis à l’Assemblée nationale et à l’Union européenne, à l’époque avec Michel Dantin. La Savoie voyait ses élevages attaqués mais aussi ses populations de bouquetins diminuer. En jouant son rôle de régulation, la chasse remplit aussi une mission d’intérêt général.

C’est la quantité d’énergie, en kilojoules, que les dispositifs de protection pouvaient absorber sur la route de Moûtiers, où a eu lieu malgré tout un éboulement de trois blocs rocheux. Ces barrières, mises en place entre 2022 et 2024, étaient le top de la protection selon le préfet de Savoie François Ravier, qui a rappelé les travaux de sécurisation sur la falaise engagés par l’État et la surveillance quasi quotidienne par drones et capteurs de mouvement. De quoi relancer la création d’un deuxième tube dans le tunnel de Ponserand, pour le flux montant de voitures.

Ce sont les recettes internationales en euros (+ 12 %) réalisées par la France sur le tourisme. Le solde du poste de voyage de la balance des paiements est positif de 15 milliards d’euros. Les JOP de Paris ont pesé, mais aussi le taux d’occupation de 85 % des stations de ski à Noël.
Les évolutions des produits du transport par câble de l’été et de l’hiver traduisent une vraie évolution en montagne. En 15 ans, entre 2008 et 2023, les recettes d’été ont crû de 168 % quand elles ont baissé de 6 % en hiver. Sans qu’il n’y ait compensation pour autant. L’été ne représente actuellement que 30% des recettes. Sources : Remontées Mécaniques Suisses (RMS)
59 %
C’est le pourcentage des Français qui sont allés en montagne sur les trois dernières années, selon le baromètre Montagne 2024 d’Atout France réalisé du 13 au 27 septembre par Harris Interactive en ligne, auprès d’un panel de 7 300 personnes représentatives des Français.
+ 40 %
Prix immobiliers en haute altitude
C’est la hausse des stations de haute altitude depuis dix ans, selon l’étude annuelle de la FNAIM. Les prix y ont progressé deux fois plus vite que dans les stations de basse altitude (+ 20 %). Avec 5 465 transactions enregistrées sur les 12 derniers mois dans les 71 stations alpines étudiées, le marché montagnard, avec une valeur moyenne de 3 781 € le m² contre 2 931 € le m² en France au 1er novembre 2024, reste attractif.
TENDANCES - 34 %
Si les précipitations globales n’ont pas diminué, les chutes de neige ont baissé d’un tiers en 100 ans dans les Alpes, à cause de la hausse des températures, selon une étude publiée dans l’International Journal of Climatology. L’équipe de chercheurs italiens, allemands et suisses a étudié 46 sites sur 1920-2020. Cette baisse est inégale, à - 23 % dans le Nord et - 50 % dans le Sud. Les chercheurs notent une accélération de cette raréfaction depuis 1980.










◦ Dirigeants des stations de ski (remontées mécaniques, services des pistes...)
◦ Communes de montagne
◦ Offices de tourisme en stations
◦ Fournisseurs














UNE ACCIDENTOLOGIE DES SPORTS D’HIVER QUI RÉGRESSE SUR 2023-2024. NÉE EN 1953, L’ASSOCIATION MÉDECINS DE MONTAGNE RASSEMBLE PLUS DE 300 MÉDECINS GÉNÉRALISTES INSTALLÉS EN STATION. SON RÉSEAU D’ÉPIDÉMIOLOGIE, CRÉÉ EN 1992, RECUEILLE LES DONNÉES DE 14 STATIONS, CE QUI REPRÉSENTE ENVIRON 25 000 CAS TRAUMATIQUES PAR SAISON. CES DONNÉES SONT EXTRAPOLÉES AFIN DE DRESSER UN ÉTAT DES LIEUX DE L’ACCIDENTOLOGIE SUR LES DOMAINES SKIABLES. BONNE NOUVELLE : LES CAS LES PLUS SÉRIEUX, NÉCESSITANT UNE HOSPITALISATION, SONT EN BAISSE.
Le nombre de blessés est de 136 700, soit 2,6 blessés pour 1 000 journées-skieurs : par tranche de 1 000 skieurs par jour sur un domaine skiable, il y a en moyenne 2,6 blessés. Les patients transférés à l’hôpital ou en clinique juste après la prise en charge en cabinet se raréfient de 3,6 %, et cette tendance se confirme depuis dix ans. Les graphismes démontrent que les membres supérieurs des
snowboarders sont les plus exposés (58 % des cas) quand ce sont les membres inférieurs chez les skieurs (54 %). Des données utiles pour la commercialisation de protections et l’aménagement des pistes et snowparks. L’amélioration ne doit toutefois pas occulter les drames occasionnés en hors-piste par avalanche, souvent dus à un manque d’équipements (DVA, pelle, sonde, sac Airbag), de prise
d’information ou de prudence. « Nous avons un défi de communication à relever. Les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux, et qui se terminent bien, banalisent le risque et attirent ceux qui sont en recherche d’adrénaline », déplore Éric Viallet, directeur de l’Association nationale des directeurs de pistes et de la sécurité de stations de sports d’hiver (ADSP), en poste à Valloire.

Profil skieurs jeunes
Les accidentés, tous sports d’hiver confondus, sont sans surprise essentiellement des skieurs dans 83 % des cas, dont l’âge médian n’est que de 31 ans. Ce sont à 54 % des hommes car ils constituent la majorité des pratiquants. À 32 %, ce sont leurs membres inférieurs qui sont touchés.
Parcours domicile fléché
Lorsque l’accident traumatique sur piste survient, le blessé rallie un cabinet médical par lui-même à 64 %, et est transporté par des pisteurs à 36 %. Ceux qui sont directement acheminés à l’hôpital local représentent une part négligeable. Depuis le cabinet, 3,6 % sont hospitalisés. Plus de 95 % retournent à leur domicile.
Maux ligaments exposés
Les blessures sont des entorses à 38,5 %, des contusions à 24,6 %, des fractures à 23,4 %. Plus en détails, la palme revient aux ligaments croisés antérieurs (14,4 % des blessures), aux fractures des poignets (5,8 %), aux traumatismes crâniens (3,7 %), entorses du pouce (3,2 %) et des chevilles (2,5 %).
Sports de l’inattendu
Le ski est concerné dans 83 % des cas, le snowboard dans 13 %. Le reste concerne d’autres sports de glisse et la randonnée. Le ski de fond ne représente que 0,6 % des accidents, essentiellement des entorses. La luge atteint aussi 0,6 %, et implique des enfants à 49 % seulement. Toutes les tranches d’âge sont touchées.






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LES MOTONEIGES SONT DÉFINIES PAR LA LOI COMME DES ENGINS MOTORISÉS CONÇUS POUR LA PROGRESSION SUR LA NEIGE. SI LEUR UTILISATION À DES FINS PROFESSIONNELLES DE RECHERCHE, D’EXPLOITATION OU D’ENTRETIEN DES ESPACES NATURELS OU DE SERVICE PUBLIC EST LARGEMENT ACCEPTÉE, IL N’EN EST PAS DE MÊME POUR L’UTILISATION DES MOTONEIGES À DES FINS DE LOISIRS. LA MOTONEIGE DE LOISIRS N’EST CEPENDANT PAS INTERDITE EN MONTAGNE, ELLE EST SIMPLEMENT LIMITÉE.
Le régime d’interdiction des motoneiges de loisirs dans les espaces naturels
Le fondement de ce régime d’interdiction est la protection des espaces naturels, reconnue d’intérêt général par la loi de 1976 sur la protection de la nature.
Ainsi, la loi du 9 janvier 1985 permet aux maires des communes
« Le terrain aménagé doit être réservé exclusivement à la pratique de la motoneige, et n’est pas compatible avec d’autres activités individuelles ou collectives. »
de montagne d’interdire l’accès à certaines voies à diverses catégories de véhicules à des fins de protection de l’environnement ou de la tranquillité publique. Cette possibilité est généralisée par la loi du 3 janvier 1991 relative à la circulation des véhicules terrestres dans les espaces naturels. En effet, cette dernière pose le principe général d’interdiction de circulation des véhicules à moteur en dehors des voies classées dans le domaine public routier, des chemins ruraux et des voies privées ouvertes à la circulation publique. Le cas spécifique des motoneiges et autres engins motorisés conçus pour la progression sur la neige est expressément envisagé par la loi : l’utilisation à des fins de loisirs est interdite en tous lieux et en tout temps.
Ce principe d’interdiction de la motoneige à des fins de loisirs est consacré à l’article L.362-3 du Code de l’environnement : « L’utilisation, à des fins de loisirs, d’engins motorisés conçus pour la progression sur neige est interdite ». Cependant, cette pratique reste possible, grâce à un régime dérogatoire et limitatif.
Le régime dérogatoire : deux exceptions à la loi rendant possible la motoneige de loisirs
Le principe d’interdiction de la motoneige à des fins de loisirs n’est pas absolu. Il existe deux dérogations : le convoyage de clients vers les restaurants d’altitude, et
les terrains de sports motorisés. La dérogation pour le convoyage de la clientèle vers les établissements touristiques d’altitude offrant un service de restauration a été instaurée par la loi du 20 décembre 2014 relative à la simplification de la vie des entreprises. L’alinéa 4 de l’article L.362-3 du Code de l’environnement précise ce point : « Par dérogation, le convoyage par ces engins de la clientèle vers les établissements touristiques d’altitude offrant un service de restauration est autorisé, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État ». Le décret n°2016-1412 du 21 octobre 2016 encadre les possibilités de convoyage accordées aux établissements situés sur l’emprise des pistes de ski alpin. Comme le précise l’article R.362-1-2 du Code de l’environnement, il s’agit d’une autorisation donnée par le maire ou le préfet après demande par l’exploitant. La responsabilité de ce dernier est alors engagée lors du convoyage de la clientèle. L’autorisation n’est soumise à aucune exigence supplémentaire.
L’autre dérogation concerne la pratique des sports motorisés, soumise à la condition de s’opérer sur un terrain aménagé. C’est l’article L.362-3 du Code de l’environnement qui en fixe une fois de plus les contours : « L’ouverture de terrains pour la pratique de sports motorisés est soumise à l’autorisation prévue à l’article

L.421-2 du Code de l’urbanisme. L’utilisation, à des fins de loisirs, d’engins motorisés conçus pour la progression sur neige est interdite, sauf pour les terrains ouverts dans les conditions prévues au premier alinéa. » Et cet article vise plus spécifiquement la nécessité d’un permis d’aménager. Ce dernier peut être soumis à étude d’impact et à évaluation des incidences Natura 2000. Le législateur a ainsi entendu encadrer strictement les conditions dans lesquelles peut être autorisé l’aménagement en zone de montagne de terrains pour la pratique de sports motorisés en vue de l’utilisation des motoneiges à des fins de loisirs. Mais l’application de cette loi s’est avérée très stricte avec le temps.
Une application stricte de la loi sur l’utilisation des motoneiges à des fins de loisirs
La jurisprudence montre une application sévère de cette dérogation, et notamment sur les conditions dans lesquelles un terrain doit être aménagé pour que l’activité soit rendue possible. L’arrêt du
La jurisprudence à ce sujet reste sévère. Ainsi, dans une décision de la cour d’appel de Grenoble du 4 septembre 2023, confirmée par la cour de Cassation du 19 novembre 2024, le terrain aménagé doit cumuler plusieurs conditions : l’espace prévu pour les motoneiges doit être borné par des balises, avec un accès unique visible pour ce terrain d’activité, et surtout, la zone d’accès doit être exclusivement réservée à cette activité. Un tel sujet mériterait un cadre juridique plus clair par le législateur pour éviter une surréglementation jurisprudentielle, ne dépendant que de l’interprétation du juge. Une interprétation excessive pourrait en effet entraver la démarche de diversification engagée par les stations.
5 novembre 2014 (n°365121) retient une définition stricte de l’article L.421-2 du Code de l’urbanisme relatif au permis d’aménager.
La décision de la cour administrative d’appel de Lyon du 6 décembre 2011, commune Avanchers Valmorel et commune La Léchère, impose le balisage essentiel du terrain, bien que cela ne suffise pas à transformer un espace naturel en terrain de pratique. En effet, les domaines skiables demeurent des
espaces naturels au sens du Code de l’environnement. La pratique des loisirs motorisés (motoneige et autres) y est donc strictement interdite. Le terrain aménagé doit être réservé exclusivement à cette activité, elle n’est pas compatible avec d’autres activités individuelles ou collectives. La notion de terrain strictement délimité ne permet pas d’autoriser la pratique de sports motorisés sur les pistes de ski de fond. ▲










C’est à l’époque du plan neige que naissent ces ensembles organisés en quartiers, où l’on trouve à portée de main tout le nécessaire pour pouvoir passer un maximum de temps sur les pistes.
un peu plus qu’en plaine...
SOUMISE À DES INFLUENCES EN MOUVEMENTS DE BALANCIER, L’ARCHITECTURE EN MONTAGNE ÉVOLUE CONSTAMMENT. QUELQUES TRAJECTOIRES SE DISCERNENT TOUTEFOIS DANS LE CHANGEMENT CONTINU.
« En 2011, nous avons livré L’Étoile polaire, une tour de logements pour saisonniers à Flaine, avec possibilité de construire une tour jumelle ultérieurement. Le maître d’ouvrage m’a rappelé à cette fin. Mais l’évolution technique (thermique, énergétique, des matériaux) et réglementaire est telle que cette tour, à programme similaire, ne sera pas si jumelle », s’amuse Laurent Roudil, architecte gérant de l’agence Remind à Chambéry, qui s’est occupée du Lodge Arcs 1 800 repris ou du Funiflaine, finalement resté lettre morte. Une preuve que rien n’est immuable, surtout en altitude.
Un monde à part
Les contraintes hors norme rendent cet univers particulier. « Nous devons parfois aller au-delà des DTU
(documents techniques unifiés), plus loin que les méthodes constructives. Beaucoup d’architectes échouent au début », précise Mathieu Miet, gérant de l’agence Amma Architecte à Saint-Ismier (38). Un temps d’apprentissage également souligné par Johann Sevessand, cofondateur de A-Team, qui mentionne « les demandes de références dans ce milieu où le bouche-à-oreille est roi ». Le dirigeant de l’agence de Crolles (38), qui a conçu les gares G2 et G3 du Jandri 3S aux DeuxAlpes, insiste aussi sur les délais serrés à respecter afin de s’adapter à la météo capricieuse des hautes altitudes : « Les exploitants veulent des certitudes sur les dates d’ouverture des remontées, vitales financièrement ». En outre, alors que les grandes collectivités en plaine
disposent d’équipes d’ingénierie et inscrivent leur développement dans l’environnement réglementaire, les communes en montagne ne peuvent pas autant planifier et agissent plus au coup par coup. Enfin, la réglementation, conçue pour des sites en plaine, peut être inappropriée. « La RT 2012 n’intégrait pas nos spécificités d’amplitudes de températures ici, aboutissant à des incohérences de calculs thermiques », déplore Laurent Roudil.
Vérité d’un jour...
Les modes existent, mais peu longtemps dans le secteur. « Il y a ce qu’on imagine, puis il y a la confrontation aux matériaux, aux coûts, aux crises économiques... », égrène ainsi Laurent Roudil, citant La Tania en forme de fer à cheval, dont la première moitié est constituée d’ensembles élevés, et la deuxième de chalets à cause de la crise de 1992 survenue entretemps. Les stations de première

génération, nées au début du XXe siècle (Chamonix, Megève, Morzine), s’appuient sur des habitats existants modernisés ; celles de deuxième génération, construites après-guerre, s’implantent dans des espaces vierges (Courchevel, Les Deux Alpes, l’Alpe d’Huez), avec de gros chalets résidentiels et l’adoption de toits-terrasses ou à un seul pan. La troisième génération, dans les années 60, confirme cette rupture, comme Avoriaz aux immeubles recouverts de bois et de toitures à un pan. Avec le plan neige, les projets architecturaux sont globalisants, comme à Flaine, où l’architecte du mouvement Bauhaus, Marcel Breuer, a oeuvré. Puis les grands ensembles sont boudés dans les années 70 et le chalet réapparaît, parfois en construction à bas coût imitant le style montagnard. Les grands ensembles sont alors vilipendés et comparé aux cités des banlieues. Ils reviennent en grâce actuellement, avec des corrections techniques apportées. La vérité d’un jour n’est donc pas celle du lendemain. Même le progrès technologique peut conduire à l’impasse. « Hier, il était de bon ton de mettre des chaudières bois et ventilations double flux dans les logements pour faire des économies énergétiques. Mais la combustion du bois peut poser problème sur la qualité d’air, et le double flux implique une excellente étanchéité, ce qui empêchait les gens d’aérer librement. On avait oublié leur bien-être », illustre Laurent Roudil, qui travaille sur un centre de vacances à Courchevel et sur le centre UCPA de Val-d’Isère. Le BIM (building information mode-
ling) semblait proposer des process révolutionnaires, mais sa lourdeur freine sa généralisation, notamment sur des projets d’échelle modeste.
Des lignes de fond cependant Les domaines skiables sont maintenant tous engagés dans la réduction de leur impact carbone, lors de la construction et sur le cycle de vie du bâtiment : les qualités d’enveloppes, doubles peaux, toitures retenant la neige pour l’utiliser comme isolant... sont plébiscitées, comme les panneaux solaires. « Nous cherchons à réhabiliter pour éviter d’altérer le sol et le biotope. Quand l’extension est nécessaire, nous limitons l’impact », décrit Mathieu Miet, dont l’agence encourage les écomatériaux et les réutilisations. Les besoins fonctionnels ne sont pas omis, comme il l’a prouvé avec le bâtiment technique de Méribel Alpina. « Les clients demandent une amélioration du cadre bâti, mais aussi une facilitation du parcours client », insiste-t-il. Les domaines skiables rénovent donc aussi des restaurants d’altitude. Enfin, le recours à l’architecte pour de l’ordinaire, comme les petites gares de télésièges, les garages... se répand en France, pour la notion d’expérience client globale. « Ce n’était pas le cas en 2010 quand nous avons commencé », se souvient Johann Sevessand. La cohérence architecturale de l’ensemble de la station est plus recherchée. « À force de polémiques, les DSP prennent plus en compte les avis de tiers », note-t-il, tandis que les logiciels de visualisation permettent plus de discussions autour des projets.
JULIEN TARBY
Le bois est aujourd’hui mis sur le devant de la scène. Il gagne du terrain mais doit être présent en structure et protégé des intempéries dans un idéal environnemental. ici, Amma Architecte s’est occupé de l’extension des espaces d’accueil de l‘Alpe d’Huez 1 800.

• Laurent Roudil
Architecte gérant de l’agence Remind
Existe-t-il un modèle en site de montagne ?
Pas vraiment. Mais travailler sur ces territoires force à innover face aux multiples contraintes. Dans les années 1970-80, Avoriaz, Flaine, La Plagne, Les Arcs ont élaboré leurs propres réponses et développé des écritures architecturales spécifiques dans la continuité du plan neige. La crise de 1992 a coupé l’élan des grands ensembles immobiliers. Puis, à la fin des années 90, on est revenu aux grandes UTN (unités touristiques nouvelles). Un nouvel effondrement économique a eu lieu en 2008. Depuis, les opérations sont plus ciblées, sur des contextes souvent déjà construits.
Identifiez-vous des ruptures ?
Oui, après-guerre, quand des alpages ont été transformés en destinations touristiques. Plus idéologique, on a aussi cessé, dans les années 90, de transférer les idéaux de la modernité en montagne au profit d’un néo-régionalisme, plus en rapport avec la tradition mais paradoxalement artificialisé. Aujourd’hui, les évolutions climatiques se ressentent plus en plaine qu’en montagne avec la forte préoccupation du confort d’été. Mais cela remonte la pente : des climatisations sont posées dès 1 500 m.

Remontée mécanique de tous les superlatifs, le Jandri concentre les technologies, parmi lesquelles les tout nouveaux contrôles d’accès sMove conçus par Skidata. Découverte.
Projet structurant par essence pour SATA Group, le téléphérique Jandri est la première installation en France à transporter des usagers à une vitesse de 8 m/s. Cette remontée installée au cœur de la station des 2 Alpes double le débit de son prédécesseur et atteint 3 000 personnes par heure depuis la station à 1 650 m et le domaine à 3 200 m. Pour accompagner cette nouvelle donne, une attention particulière a été portée à l’accès des usagers. « Il convenait d’être disruptif et de

marquer les esprits » assume Damien Montalan. Sensibilisé lors d’une visite en Autriche à une nouvelle génération de bornes d’accès, le directeur des Systèmes d'Information de SATA Group s’est rapproché du concepteur et fabricant Skidata pour inclure cette gamme révolutionnaire au chantier du Jandri 3S. « Le tourniquet traditionnel qui régule l’accès aux remontées mécaniques peut apparaître assez perturbant voire pénalisant pour les usagers de télécabines et de téléphériques. Son franchissement, l’hiver avec les skis en main, l’été avec des VTT ou des poussettes n’est pas des plus fluides. Sur la nouvelle génération du Jandri, nous souhaitions améliorer l’expérience client en simplifiant perceptiblement l’accès à la remontée » poursuit le spécialiste. Le concept du sMove édité par Skidata a idéalement répondu à ces préoccupations. « Les passages sont facilités car la barrière s’efface devant l’usager dès lors que son titre est valide » dépeint Damien Montalan. De fait,

les entraves se soustraient au cheminement des clients et les passages libérés réduisent perceptiblement les gênes pour les enfants, les vététistes, les parents avec poussettes mais également pour les personnes à mobilité réduite ; grâce à des bornes en taille « simple » (pour une personne) ou taille « double ». « Cette approche nous permet d’optimiser la dimension 4 saisons et de valoriser l’inclusivité des publics » pointe Damien. « Nous œuvrons de longue date en partenariat avec Skidata ; ce qui nous a permis de disposer de ce produit en avant de phase. Ces bornes embarquent de nombreuses capacités et ouvrent des perspectives pour l’utilisation, un jour, de forfaits sur smartphone grâce à la technologie Bluetooth, en complément des supports physiques. C’est la
garantie de files d’attente amoindries et d’un parcours client amélioré ». Inaugurées cet hiver, avec l’ouverture du Jandri, les nouvelles bornes d’accès sMove de Skidata ont ainsi contribué à la progression de la satisfaction de la clientèle. « Le contrôle d’accès n’est plus un frein au cheminement des usagers » s’enthousiasme Damien Montalan, intéressé par la généralisation progressive de cette solution sur d’autres remontées mécaniques.
SKIDATA France SAS ZA Alpespace 160 voie Champollion 73800 Montmélian www.skidata.com

L’année 2024 se termine bien pour Jacquard Électromécanique. Le spécialiste des installations électriques pour remontées mécaniques accompagne les exploitants dans une confiance inaltérée.

« Il y a bien eu quelques achèvements tardifs, le 15 décembre, juste avant l’ouverture de la saison hivernale 2024-2025, mais aucun retard ! » Le constat porté par Thierry Jacquard sur le second semestre 2024 révèle une activité soutenue et rigoureuse.
L’arrivée de la neige en quantité a stimulé un début de saison sur les chapeaux de roues avec, en
corollaire, une hausse assez remarquable, des sollicitations en SAV. Cette hausse de la demande a nécessité la mobilisation de quatre techniciens de l’entreprise de Viuz-en-Sallaz pendant la période des vacances de Noël pour des interventions SAV soit par le biais d’une assistance téléphonique, soit en physique sur site. « C’est une année un peu exceptionnelle

en termes d’assistance SAV, mais cela relève totalement de notre mission, dans l’accompagnement de nos clients exploitants, avec une attention poussée et une volonté de répondre en un délai concis grâce à nos experts ainsi qu’à notre important stock interne de matériel », analyse Thierry Jacquard. La société, passée maître dans les rénovations électriques d’installation de transport par câble (rétrofit ou remplacement complet d’architectures électriques d’appareils), s’engage sur l’année 2025 avec motivation. Deux commandes ont notamment été opportunément anticipées par les exploitants. La première, enregistrée dès mi-octobre, concerne le TSF4 de la Céma à Val d’Isère, un appareil construit en 2001 par Montaval, pour le remplacement de la partie contrôle-commande, qui s’inscrit dans la continuité du remplacement de la partie puissance effectuée par JEM durant
l’été 2024. La seconde sollicitation porte sur le TSD6 du Chamois dans la station des 7 Laux, un appareil Doppelmayr de 2001, qui verra également son architecture électrique puissance-contrôle-commande remplacée avec une évolution notoire. En effet, cet appareil verra également sa motorisation courant continu remplacée par un moteur asynchrone avec variateur AFE apportant des avantages en termes de fiabilité et de pollution sur le réseau électrique.


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POUR CERTAINS, L’AVANT-SAISON RIME AVEC LE BLACK FRIDAY OU LE BEAUJOLAIS NOUVEAU, D’AUTRES ATTENDENT LA PUBLICATION DU CALENDRIER INTERNATIONAL DES VACANCES SCOLAIRES D’ÉRIC BONNEL. CETTE COMPILATION EST DEVENUE UN OUTIL DE RÉFÉRENCE POUR LA SPHÈRE TOURISTIQUE.
Au début des années quatre-vingtdix, seul le calendrier scolaire français faisait foi pour les professionnels du tourisme au moment de fixer les tarifs pour la saison hivernale. Les vacances scolaires nationales constituaient la haute saison, le reste étant considéré comme la basse saison. Avec l’internationalisation progressive de sa clientèle, Val Thorens a nuancé cela. C’est à cette période qu’Éric Bonnel a eu l’idée d’agréger au sein d’un document les calendriers scolaires des pays européens émetteurs de clientèle de sports d’hiver. Trente-quatre ans après, le directeur marketing et commercial de la SETAM, l’opérateur du domaine de la station savoyarde, se souvient :
« À l’époque, l’idée était d’aider les hébergeurs à fixer leurs tarifs par semaine en période hivernale. Je leur fournissais ce calendrier avec des recommandations sur les clientèles étrangères. C’était une initiative de la SETAM, avec une idée évidente : si les hébergeurs font le plein, nous vendrons plus de forfaits. »
Un support devenu universel
Au fil des saisons, le document a pris de l’ampleur dans les échanges entre professionnels, et notamment pour appuyer les négociations entre les hébergeurs de la station savoyarde et les tour-opérateurs étrangers. « Après les hébergeurs, les tour-opérateurs ont
également voulu ce tableau et s’en servaient lors de leurs échanges avec d’autres stations de sports d’hiver, qui finissaient aussi par me le demander. Désormais je le laisse en libre accès sur internet en précisant sur les réseaux sociaux sa date de parution. » La renommée du document a dépassé les frontières, et le patronyme d’Éric est désormais associé à ce document annuel, y compris à l’international. S’il recensait les principaux pays européens de clientèle touristique, le calendrier s’est rapidement étoffé. En Europe, il compile désormais les vacances pour l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne, la République tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. (Pour certains pays, le document comporte des précisions de démographie régionale.) Avec l’internationalisation du tourisme, Éric Bonnel a ajouté l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, l’Australie,

le Brésil, les Émirats arabes unis, Israël, la Roumanie, la Slovénie et la Turquie. Son document comporte également des données partielles sur les vacances scolaires ou les congés en Autriche, en Croatie, en Finlande, au Luxembourg, en Norvège et en Slovaquie. Des indications relatives aux calendriers orthodoxe, catholique, musulman, chinois, persan, sont également présentes, ainsi que les dates de la Golden Week au Japon. Toutes ces données intéressent l’ensemble de la sphère touristique.
Une base de travail pour l’offre et la demande
Côté offre, les hébergeurs qui travaillent à l’international, plus volontiers présents dans les grandes stations, et les hôtels sont les premiers intéressés. Ils attendent ce calendrier pour fixer leurs tarifs de l’année suivante. C’est aussi le cas des loueurs de ski et des écoles de ski, et de certains prestataires qui ont besoin de connaître la fréquentation future pour pouvoir adapter leurs services ou leur personnel. Du côté de la demande, les tour-opérateurs en France ou à l’étranger y recherchent des indications sur la disponibilité des lits touristiques pour des périodes données, par rapport à d’autres
marchés concurrents, ou pour leurs négociations commerciales. Ce travail de compilation, optimisé au fil des années, comprend encore quelques difficultés : « Pour certains pays, deux minutes suffisent. Pour d’autres, c’est plus compliqué : certains ne sont pas à jour, d’autres ne sont pas traduits… » La difficulté principale réside dans l’incertitude des calendriers scolaires de quelques pays ou leurs décisions tardives. C’est l’une des raisons pour lesquelles la publication de son calendrier coïncide souvent avec l’ouverture du domaine de Val Thorens. C’est environ à la fin novembre que l’essentiel des informations nécessaires est disponible : « Je pourrais le sortir deux mois plus tôt. Pour les Hollandais ou les Belges, nous connaissons en effet les dates trois à quatre ans à l’avance. Mais je suis obligé d’attendre les données du marché anglais, car les clients britanniques constituent le premier marché, notamment pour les grandes stations ». Chaque année, le « calendrier Bonnel » est pourtant au rendez-vous pour permettre aux opérateurs de préparer leurs tarifs de forfaits de ski pour l’exercice suivant qui débute dès janvier avec le salon Destination Montagnes. I MICKAEL FROTTIER

• Marko Reiter
Directeur associé de ski-france.com
Quelle est votre activité ?
Éric Bonnel a imaginé cette compilation dès la fin des années quatre-vingt.
Nous sommes un touropérateur international basé en Allemagne et spécialisé sur le ski en France depuis 25 ans. Notre site est accessible en 26 langues et propose des destinations françaises dans les Alpes du Nord, les Alpes du Sud et les Pyrénées. Nous avons des clients partout dans le monde, y compris des clients français.
Quand avez-vous découvert l’existence du calendrier compilé par Éric Bonnel, et comment l’utilisez-vous ?
Cela fait au moins quinze ans que nous l’utilisons. Nous réalisons notre planning sur la base de ce calendrier. Il nous est particulièrement utile pour la tarification. Nous l’attendons avec impatience chaque année : tant qu’il n’est pas sorti, nous ne touchons pas aux prix pour la saison suivante ! Cette répartition des vacances permet de valoriser les semaines de la saison en adaptant nos prix. La valeur de ce calendrier est considérable et son influence économique est très importante. En fournissant le même niveau d’information à tous les acteurs du marché, ce support contribue à une forme de régulation des prix entre les hébergeurs dans toutes les typologies de stations.
P28 ALEXIS RIGHETTI
P30 STÉPHANIE BAUDOT

Après plusieurs destinations d’envergure (Tignes, Grau-du-Roi – Port Camargues, Courchevel, Avoriaz), Sébastien Mérignargues est, depuis novembre, le directeur de l’office de tourisme de l’Alpe d’Huez, l’unique station pour laquelle il avait fait le choix de candidater. Au sein d’une destination déjà performante, sa première mission sera d’assurer la continuité de ce qui fonctionne, et notamment sa notoriété, son domaine skiable et
son programme évènementiel. Fort de ses expériences, il a à cœur de « bien appréhender les spécificités de la station pour poser le meilleur diagnostic et proposer les projets les plus pertinents, mais aussi d’identifier les points d’amélioration afin d’établir un plan à moyen terme pour accompagner et amplifier l’existant ». Il a été séduit par la vision prospective locale – « La station utilise ses moyens d’aujourd’hui pour an-
ticiper son futur » – symbolisée par les plans d’investissements de la mairie et de la SATA pour préparer l’avenir du domaine face à l’évolution climatique. « L’Alpe d’Huez est déjà un succès commercial, il nous reste à travailler sur la qualité des séjours. Cela passe par l’accessibilité, la mobilité, le stationnement ou tout ce qui participe à rendre l’expérience encore plus belle et agréable. »
I MICKAEL FROTTIER


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2006 INGÉNIEUR DES ARTS & MÉTIERS.
2007 RESPONSABLE TECHNIQUE POUR AREVA.
2012 RESPONSABLE DE PRODUCTION DANS UNE USINE DE FABRICATION DE COMBUSTIBLE NUCLÉAIRE, POUR AREVA.
2014 DIRECTEUR D’EXPLOITATION SUD-OUEST POUR JCDECAUX.

« Inventer
ORIGINAIRE DU MERCANTOUR, ALEXIS RIGHETTI EST, DEPUIS DÉBUT OCTOBRE, LE NOUVEAU DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA SPL TRIO PYRÉNÉES, QUI EXPLOITE LES DOMAINES DE FORMIGUÈRES, PORTÉ-PUYMORENS ET DU CAMBRE D’AZE.
Quel a été votre parcours avant de rejoindre Trio Pyrénées ?
A.R. : J’ai changé plusieurs fois de domaine d’activité, en commençant par la technique pure, puis l’encadrement en milieu industriel, avant de travailler dans la publicité en lien avec les collectivités locales. J’ai saisi des opportunités de postes à responsabilité croissante. Parallèlement j’ai toujours mené des activités créatives : je suis l’auteur d’un essai sur l’IA (EVA), j’ai été illustrateur freelance pendant une dizaine d’années, j’ai créé des jeux de société et une entreprise d’édition dans ce domaine. Cet aspect créatif se retrouve dans ma pratique de la montagne au travers des images, de la vidéo et du montage.
Qu’est ce qui vous a poussé à rejoindre l’univers des stations de montagne ?
A.R. : L’idée d’associer mes compétences professionnelles et ma passion pour la montagne est devenue une évidence l’an dernier. J’avais deux options : l’hydroélectricité, un secteur semblable au nucléaire d’où je venais, et les stations de ski, qui, elles, me faisaient vraiment vibrer. Leur gestion touche à tous les domaines, et notamment à la nature. Observer les prévisions météo, les potentialités de chutes de neige, l’influence des vents : je le faisais pour mes loisirs, et c’est devenu mon métier. Je trouve cela génial. Le fait d’être au contact de la nature, pour un sujet ou un autre, me donne l’énergie.
Quelle est votre feuille de route pour les trois sites dont vous avez la charge ?
A.R. : Mon mandat de gestion au sein de la SPL Trio Pyrénées comprend deux objectifs. La première mission est de parvenir à l’équilibre budgétaire annuel. La seconde, qui à mon sens est encore plus importante, est le développement touristique à l’année. Nos trois stations ont un vrai potentiel pour cela. Elles sont complémentaires sur de nombreux aspects, tant pour l’hiver que pour l’été. C’est pour moi un véritable proof of concept, à la fois de diversifier les activités en lien avec le territoire, mais aussi d’inventer la rentabilité grâce aux différentes saisons qui composent un exercice d’exploitation.











CETTE AVOCATE D’ALBERTVILLE, QUI ÉVOLUE AU SEIN DU CABINET ÉGIDE AVOCATSCÎMES, SPÉCIALISÉE EN IMMOBILIER MAIS SURTOUT EN DROIT DE LA MONTAGNE, CONSTATE UNE ÉVOLUTION DE SON MÉTIER, DUE À UN CHANGEMENT NON PAS DE RÈGLES MAIS DE COMPORTEMENT ET DE PRATIQUES DES USAGERS.

Passion. Établie dans la région depuis 2017, elle a succédé au bâtonnier Maurice Bodecher chez Égide AvocatsCîmes en 2021, intervenant sur des dossiers traitant d’immobilier, mais aussi de responsabilité civile et pénale des acteurs de la montagne. Celle qui traite d’affaires sur la plupart des massifs est passionnée de ski et de territoires de montagne. « C’est d’ailleurs un trait commun que je décèle chez tous mes clients exploitants : passionnés, ils sont mus par l’envie de bien faire leur travail, et acceptent donc d’autant moins d’être poursuivis lorsque leur reponsabilité pénale est engagée, comme des bandits », remarquet-elle, voyageant en Suisse, en Autriche, au Chili et bientôt au Canada pour se familiariser avec d’autres manières d’appréhender les domaines skiables.
2001 SERMENT À LA COUR D’APPEL DE PARIS
2006 SPÉCIALISATION EN DROIT IMMOBILIER À L’ÉCOLE DE FORMATION DU BARREAU
2017 DU DE DROIT ÉQUIN UNIVERSITÉ DE LIMOGES
2018 BARREAU D’ALBERTVILLE
Stabilité du droit. La jurisprudence est établie et des arrêts ont clarifié les règles selon Stéphanie Baudot. « Un obstacle naturel en bord de piste est normal, il n’y a pas de sujet, alors qu’un ouvrage humain doit être signalé, protégé à proximité des pistes. Les discussions portent juste sur la notion de proximité », illustre-t-elle. Mais parfois, le bât blesse dans l’application de la loi : il est matériellement compliqué de répondre au non-respect des arrêtés municipaux, faute d’agent assermenté pour constater l’infraction. Et il est complexe de prouver à la Rosière – où des skieurs se sont élancés en hors-piste malgré les avertissements et ont dû être sauvés – l’intention de mettre en danger les équipes de secours. « On pourrait envisager leur responsabilité civile, mais pas leur responsabilité pénale », résume-t-elle.
Nouvelles mentalités. L’habitante de Beaufort constate que les gens perçoivent les domaines skiables comme des manèges : « Mais dans ces derniers, ils sont sanglés. Ici, ils doivent maîtriser leur descente. » Même si les exploitants lissent les pistes, les usagers doivent aussi se préparer. « Il faut remettre au goût du jour une culture d’apprentissage et les cours de ski... Le plaisir, cela s’apprend », insiste-telle, rappelant que des pratiquants, sans connaissance de la glisse, demandent à être redescendus en traîneau. Les gens ont parfois une vision tronquée de leur niveau. En parallèle, un côté plus procédurier et anglo-saxon de ceux qui chutent et accusent l’exploitant par principe, est apparu. Certains estiment vite que leur accident est lié aux mauvaises conditions d’exploitation, de signalisation, de remontée.

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L’emblématique maire des Gets, Henri Anthonioz, est décédé le 22 novembre dernier.
Conseiller municipal depuis 1983, et maire depuis 2008, il a incarné la station haut-savoyarde et a activement contribué à son essor touristique.

Appelé au sein du gouvernement, Éric Lombard est remplacé par Olivier Sichel, qui a été nommé directeur général par intérim de la Caisse des dépôts. Il en était auparavant le directeur général délégué, ainsi que le directeur de la Banque des Territoires.
Anne-Sophie Secondi devient directrice générale du comité départemental du tourisme (CDT) de Haute-Savoie après avoir dirigé le GIP Cerdon Vallée de l’Ain qui y gère trois sites touristiques : le musée des Soieries Bonnet qui s’est distingué pour son exposition Yves-Saint-Laurent, la cuivrerie de Cerdon, l’Île Chambod-Merpuis, qu’elle a su dynamiser depuis 2021.
Michaël Ruysschaert prend la tête du nouveau Comité du tourisme de Savoie, créé après la dissolution de l’Agence Savoie Mont Blanc, qu’il a dirigée de 2020 à 2023. Après avoir été directeur général des services de la ville de Megève, son nouveau défi est de restructurer la stratégie touristique du département face aux enjeux de transition climatique.
2006 : fusion des deux entités touristiques en une seule. 2024 : liquidation de l’Agence Savoie Mont Blanc pour cause de litige. Sept. et déc. 2024 : création des CDT savoyard et haut-savoyard.

E-Liberty, expert de la gestion des forfaits de ski pour les domaines skiables depuis 20 ans, qui a considérablement été renforcé il y a deux ans par son actionnaire SoftNext (le pôle logiciels du Groupe Baelen), ouvre un nouveau chapitre. Christian Mars, fondateur emblématique, quitte ses fonctions de directeur général pour évoluer au sein du Groupe Baelen et prendre la tête de la Compagnie des Montagnes, qui a acquis des stations au Québec et en Suisse. Jonathan Guéniot, par ailleurs directeur général des activités tourisme, loisirs et culture de SoftNext, devient le nouveau DG de l’entreprise savoyarde, dont le volume de ventes transitant sur ses plateformes atteint les 300 millions d’euros.

Après sa mission au sein de la Régie des stations du Queyras, Nicolas Perretta a pris la direction générale de la SEM d’ArêchesBeaufort. Il y apportera son expérience acquise auprès de ses précédentes destinations (Verbier, Courmayeur, Montgenèvre).

À 41 ans, Camille Torte devient directeur de l’office de tourisme d’Avoriaz. Ce passionné de vélo et de glisse, qui a une expérience dans l’industrie du vélo, de l’outdoor et de l’hôtellerie, entend y développer des projets aussi bien en été qu’en hiver.

Chez GPS Interfaces, spécialiste du conseil en recrutement qui compte un pôle Tourisme Montagne, Benoît Stein, de cursus commercial-marketing et présent dans l’entreprise depuis 2015, remplace à la direction son père, Philippe Stein, fondateur il y a 25 ans.


Transition : notre rôle de partenaire, c’est aussi de trouver les vôtres.



































Fabrice Pannekoucke
Fabrice Pannekoucke est le successeur de Laurent Wauquiez à la tête de la Région Auvergne-Rhône-Alpes depuis septembre dernier. Fort de son expérience d’élu local de montagne, il apporte sa vision sur les enjeux à venir pour l’aménagement de ces territoires.
En janvier dernier, vous avez prolongé votre visite au CES de Las Vegas par un déplacement dans les montagnes de l’Utah. Quel était l’objectif ?
J’ai souhaité optimiser ce déplacement lointain puisque Salt Lake City n’est qu’à une bonne heure de Las Vegas. J’y ai rencontré les institutionnels de la ville ainsi que ceux de Park City. Nous avons visité les sites qui accueilleront
les Jeux de 2034. Je voulais voir les tremplins de saut, le tracé de bobsleigh, et les pistes de ski, découvrir cette destination de Salt Lake et comprendre son fonctionnement. Je souhaitais également leur faire une proposition. Nous organisons les Jeux de 2030, Cortina d’Ampezzo ceux de 2026, Salt Lake City ceux de 2034, et j’ai porté le même message à la présidente du canton de Vaud s’agissant de 2038 : constituons un club informel pour échanger tous ensemble. Nous ne pouvons pas être chacun dans notre silo pour organiser nos JO. Certes, chacun organisera les siens, sur son territoire, et à sa manière, mais échangeons nos expériences. Pourquoi est-ce que dans l’Utah on ferait d’une manière, et en Auvergne-Rhône-Alpes d’une autre
manière ? Les interrogations sont les mêmes chez les uns et les autres. Nous sommes dans un monde en mouvement. L’objectif est aussi de pouvoir échanger sur nos pratiques.
La filière Montagne s’est réjouie de l’attribution des JOP 2030 aux Alpes françaises. Compte tenu de l’opposition existante et de l’instabilité gouvernementale, êtes-vous confiant quant à la tenue de l’évènement, son financement, ou les travaux préparatoires ? Oui, évidemment nous sommes confiants ! Je fonctionne à la conviction. Lorsqu’on est élu, il faut, en conscience, fixer les objectifs qu’on souhaite atteindre et les moyens pour y parvenir. Sur ce dossier précis, qu’il
y ait des oppositions ou non, ce n’est, pour moi, ni un moteur ni un frein de mon engagement sur le sujet de ces jeux olympiques et paralympiques. J’ai accompagné ce mouvement parce que nous avons, en Auvergne-Rhône-Alpes, une culture, un héritage, un patrimoine, des athlètes et des sites absolument merveilleux. Notre territoire compte aussi une expertise dans l’organisation des grands évènements sportifs internationaux. L’instabilité gouvernementale ne nous arrange pas. Cependant, il faut se souvenir qu’au moment de cette attribution, le 24 juillet dernier, nous n’avions plus d’assemblée nationale. Malgré ce contexte, le président de la République s’est rendu à cette 142e session du CIO pour annoncer que la France serait au rendez-vous grâce à une loi d’exception. L’État est donc à nos côtés et je dois rencontrer François Bayrou prochainement (NDLR : cet entretien a été réalisé le 15 janvier). Nous attendons de lui qu’il permette à la France de réussir en tenant les engagements qui ont été pris.
Il est beaucoup question de ce qui rayonne et peut-être pas assez du magma très actif qui est au cœur de cet évènement : la préfiguration, les réunions techniques hebdomadaires, les rencontres de premier niveau autour de Michel Barnier, lorsqu’il était Premier ministre, et du délégué interministériel aux jeux olympiques, qui a été nommé entre-temps et avec qui nous continuons de travailler.
« Nous ne pouvons pas tourner le dos à cette économie touristique, même s’il est évident que le modèle actuel doit tenir compte des questions climatiques, environnementales et sociétales. »
2001-2014

MAIRE DE SAINT-JEAN -DE-BELLEVILLE (73)

2014-2024
MAIRE DE MOÛTIERS (73)

DEPUIS 2009
PRÉSIDENT DE LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES CŒUR DE TARENTAISE (73)
2016-2024
Toute la phase active de préparation de ce projet olympique n’a jamais été arrêtée (NDLR : à la date du bouclage, la présidence du COJOP par Edgar Grospiron sera proposée le 18 février par le bureau exécutif lors de l’éassemblée générale constitutive).
Même si l’hiver a bien débuté dans les stations avec les fêtes de fin d’année, le budget voté par la Région a-t-il pu préserver des crédits en faveur de la transition et de la diversification des stations de montagne ?
La question pourrait laisser penser qu’on aurait changé de braquet en la matière. Même si nos détracteurs voudraient laisser croire le contraire, nous n’avons jamais changé, nous avons toujours apporté notre soutien à la montagne. C’est le cas pour ses activités historiques comme pour les sports d’hiver. Il existe une véritable économie associée au ski, qu’il faut conforter, en l’accompagnant sur ses projets de neige de culture, sur les mobilités, etc. Il faut soutenir ce modèle existant et nous l’avons toujours fait. Parallèlement, nous avons aussi encouragé la diversification et la transition. Je suis un opposant à la rupture, à ceux qui


CONSEILLER RÉGIONAL D’AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

DEPUIS SEPTEMBRE 2024
PRÉSIDENT DE LA RÉGION AUVERGNE-RHÔNE-ALPES


nous disent qu’il su it d’arrêter le modèle. L’économie touristique en Auvergne-Rhône-Alpes représente 21 milliards d’euros par an, dont 10 milliards d’euros pour le tourisme lié à la neige, sur un périmètre plus petit et une temporalité plus ramassée. Nous ne pouvons pas tourner le dos à cette économie, même s’il est évident que le modèle actuel doit tenir compte des questions climatiques, environnementales et sociétales. C’est la raison pour laquelle nous travaillons sur la diversification.
Lorsque, pour définir l’espace valléen nous changeons de regard, en passant d’un spot touristique à un spot de territoire, c’est une démarche de diversification. Promouvoir l’appellation du Beaufort, installer une luge sur rail, plaider pour la place du vélo électrique ou du vélo hydrogène, ou valoriser un musée sont autant de manières de diversifier notre économie. Lorsque la Région valorise notre industrie, c’est aussi une manière de diversifier notre économie : cette expertise et ces capacités rappellent que nous disposons de manière patrimoniale d’une industrie qui a d’abord fait la force de nos territoires. La diversification a donc toujours existé. Elle se traduit dans nos






















dispositifs régionaux d’accompagnement de deux manières : les espaces valléens, pour lesquels il reste d’ailleurs quelques crédits européens, et notre plan Montagne.La neige ne représente que 30 % des 100 M€ du budget du plan Montagne II, voté en 2021. Les autres 70 % sont consacrés à des volets moins médiatisés, dont la diversification, la montagne durable, et l’accompagnement des « petites stations ». Ce terme n’est pas un jugement de notre part, c’est un moment de puissance de remontée mécanique calculé par Domaines skiables de France. Très souvent, ces petites stations ont d’ailleurs des projets autour de la diversification.
En novembre, dans le cadre de la réunion annuelle de la SUERA, vous avez appelé à un pacte européen de la montagne. Qu’en est-il précisément ?
Cela renvoie à une partie de ma mission à Bruxelles. Avec les autres régions qui comptent des territoires de montagne, j’appelle à une reconnaissance de leur situation. Ce pacte doit permettre de pointer la singularité de ces territoires, depuis les risques naturels jusqu’à la question de l’économie de la montagne, en passant par l’aménagement du territoire avec une question : comment vit-on et habite-t-on en montagne ? L’idée est que ce pacte européen de la montagne soit suffisamment fort à l’échelle des sept États de la Suera, qui représentent 48 régions, pour demander à Bruxelles des moyens dédiés au service de ce pacte, au sein des politiques de soutien et de cohésion à venir. C’est notamment le cas de la gestion des risques naturels en montagne, qui nécessite une réelle prise en main. S’agissant de La Bérarde, j’ai ainsi obtenu de Bruxelles un dispositif particulier, au sein du programme Restore, qui permettra d’accompagner le hameau dans sa remise à niveau.

Comme d’autres secteurs économiques, le tourisme se doit de se décarboner. Comment la région peut-elle encore accélérer sur la mobilité ferroviaire ?
Nous avons déjà obtenu des avancées, de toute évidence, et nous restons mobilisés sur cette question des mobilités ferroviaires. C’est le cas des engagements que nous avons pris avec notre « choc de l’offre » en faveur des transports collectifs régionaux. Si nous ne sommes pas responsables des grandes lignes, nous avons la main sur la partie TER, pour laquelle la Région s’est engagée à hauteur de 5 milliards d’euros à l’échéance 2035. C’est un engagement à la fois sur du matériel ferroviaire, qui relève pleinement de notre compétence, mais aussi sur de l’infrastructure pour laquelle l’État ne va pas assez vite, et que nous compensons avec quelques boosters grâce au budget régional. Les services express régionaux métropolitains (SERM) sont aussi une manière de compiler les modes de déplacement sur nos territoires. Mais notre engagement concerne également l’évolution de nos gares. Il y a eu des investissements importants à Moûtiers, à la faveur des championnats du monde de ski de Courchevel-Méribel, qui ont changé les standards
de cette gare et apporté de la fluidité.
Que l’on évoque Lyon-Grenoble, Lyon-Chambéry ou Lyon-Aix/ Annecy, l’objectif de nos investissements est évidemment d’améliorer les performances, la ponctualité et la fluidité. Cela contribue à une meilleure offre.
Parallèlement, les ascenseurs valléens constituent notre autre priorité. Des appareils ont déjà été réalisés avec des engagements importants de la Région. Je pense à celui d’Allemond/Oz-en-Oisans (Isère) – et l’Oisans dispose encore de jolis projets en la matière – ou à ceux de Saint-Gervais (HauteSavoie). Je salue d’ailleurs l’engagement de Jean-Marc Peillex : en un mandat, il a tenu deux projets très importants sur cette question des mobilités, avec l’ascenseur à eaux usées et le Valléen / Alpin. À la faveur des Jeux olympiques et paralympiques, l’objectif est de profiter de cette échéance pour, non pas construire des équipements sportifs puisque nous les avons déjà, mais avancer sur ce sujet de la décarbonisation des mobilités. C’est un axe important au sein duquel les ascenseurs valléens trouvent tout à fait leur place.
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Experte depuis vingt années dans l’installation de luges sur rails en milieu de montagne, l’entreprise Caratelli inaugure une nouvelle génération d’équipements avec un savoir-faire toujours plus abouti pour assurer une prestation clé en main.
Distributeur o ciel de Sunkid, l’un des principaux fournisseurs mondiaux d’attractions de loisirs familiales, constructeur de luges sur rails "moutain coaster", la société Caratelli perfectionne son accompagnement auprès des exploitants en station de montagne. « Notre rôle d’intégrateur assure une prestation sur-mesure et intégrale. Notre bureau d’étudesest en capacité d’aider la conception des tracés mais également celui des bâtiments d’accueil et des infrastructures. Nous apportons des solutions d’intégration clé en main, conçues en interne, de l’avant-projet jusqu’au montage », introduit Lionel Besson, responsable de l’activité luge au sein de la société Caratelli. Interlocuteur unique auprès des donneurs d’ordre, l’entreprise s’est spécialisée sur les modèles monorail qui présentent
pour avantage leur intégration moins "impactante" dans le milieu naturel. La mise en œuvre des supports d’un seul tube réduit par trois le volume de matériels requis Vs un modèle double rails. Cette technologie couplée à l’expérience "maison" permet une conception calquée au plus près du terrain afin de coller à la morphologie des sols ; et par là même aux préconisations croissantes de l’administration et des donneurs d’ordre. Sur la base d'un tracé informatisé sur plan puis d’un profil en long opéré par un géomètre, la société optimise l’itinéraire au gré des orientations souhaitées par chaque client. La fabrication peut alors être initiée à partir d’éléments de longueurs, de droitures ou de courbures préétablies. « Ce n’est pas un catalogue mais un assemblage d’éléments référen-



cés pour s’adapter au terrain, en incluant les terrassements, le montage, la fourniture d’électricité et les phases test », confirme Lionel Besson.
Ce savoir-faire est aujourd’hui mis au profit d’une nouvelle génération de luge 2.0 ; des modèles attachés à amplifier la sécurité et le confort. Sur le plan de la sécurité, la nouvelle luge Sunkid monorail mise en œuvre par Caratelli livre des véhicules équipés d’une intelligence embarquée capable d’activer un frein magnétique au gré de l’intervention de l’usager, assurant un fonctionnement même en temps de pluie. Arrêtée grâce à un système d’aimant alimenté par des batteries automatiquement rechargées en gare, chaque luge peut ainsi être utilisée même en cas de crachin, contrairement à des freins patins. Cette technologie garantit également l’anti-collision attendu que les luges communiquent entre elles par réseau Bluetooth. Ces dispositions génèrent un "auto-freinage" si deux véhicules se rapprochent à moins de 25 mètres. Elles permettent également un ralentissement automatisé, paramétrable sur informatique, sur des portions identifiées le long du tracé. "C’est une démarche volontaire que la
réglementation n’exige pas, mais que le constructeur a souhaité généraliser" pointe Lionel Besson. En matière de confort, les luges Sunkid 2.0, utilisables en solo ou en binôme, ont été agrandies et leur forme a été repensée pour obtenir un ensemble coque-assise-dossier en pièce unique dotée de coussins imperméables moelleux. Des éclairages intégrés valorisent l’expérience et la ceinture passe en 3 points afin d’améliorer le maintien compte tenu des sensations accrues que permet le concept monorail. Évolutive, cette gamme qui conserve un transport aisé au moyen des remontées mécaniques existantes (téléskis, télésièges, télécabines ou convoyeur dédié) a fait son apparition cet hiver à Bernex et à Chamrousse.

Caratelli SAS
Rue des Sources 38920 Crolles 04 76 08 05 42 entreprise@caratelli.fr www.caratelli.fr
L’ingénierie électrique des transports par câble
SEIREL Automatismes réalise depuis 1985 des équipements électriques allant du téléski au téléphérique, pour des installations neuves et la rénovation de machines existantes. Au fil du temps, des solutions et produits dédiés ont été conçus pour améliorer le fonctionnement des installations. En 2024, le produit rénovation ascenseur et Dat’Mountain Light ont été déployés sur le marché.
SEIREL a également participé à plusieurs projets concrets d’économie circulaire en montagne en intervenant sur le déplacement d’installations existantes.
Pour une montagne responsable
Le télésiège débrayable 2 Lacs de Val Thorens a trouvé une nouvelle maison à Val Cenis, et devient le TSD Roches Blanches. De même, le TSD de Cotch à Gourette a été déplacé sur le même domaine et devient le TSD de Sarrière. Cette initiative va au-delà de la simple relocalisation : elle incarne un véritable engagement pour une montagne plus durable tout en offrant des installations performantes aux usagers. En améliorant l’efficience énergétique des parties électriques et en traitant les enjeux d’obsolescence de matériel, SEIREL est déterminée à jouer un rôle clé dans cette transition vers une montagne responsable, engagée et tournée vers l’avenir. DR

Contribuer à l’amélioration du parcours client

Fiabiliser et sécuriser les installations
En collaboration avec STGM-Tignes, la rénovation électrique de l’ascenseur des Brévières avait pour objectifs d’améliorer la fiabilité des équipements électriques et d’assurer la pérennité de l’exploitation sur le long terme.
L’appareillage fourni bénéficie d’une certification conforme aux normes des ascenseurs inclinés, garantissant une intégration optimale et des délais d’étude réduits. Grâce à cette solution innovante, SEIREL élargit son offre en proposant une alternative performante aux petits funiculaires, avec un matériel aux caractéristiques similaires. Ces équipements sont conformes aux standards SEIREL, déployés sur les installations neuves et les rénovations.

La modernisation de l’ascenseur du glacier aux 2 Alpes a donné une seconde vie à cette installation dont le matériel était devenu obsolète. Avec un treuil complètement remplacé, une architecture électrique composée d’un automate PILZ PSS4000 et d’un variateur de vitesse SCHNEIDER, cette installation a retrouvé un taux de disponibilité élevé. Le gain pour l’exploitant de l’appareil se caractérise également par une meilleure maitrise de l’entretien et de la maintenance. Grâce à la supervision Supreme REVO, SATA dispose également d’une assistance technique sécurisée pour lui permettre de réaliser sereinement ses interventions. DR

Pour accéder à notre site internet www.seirel.com Pour nous contacter contact@seirel.fr
SEIREL Automatismes, le partenaire génie électrique de vos transports par câble
• Eductour
• Ateliers Digi-solutions
• Mountain Next
• Mountain Tourism Awards
• Soirée réseau
Le rendez-vous des fournisseurs de l’aménagement durable de la montagne, des exploitants de domaines skiables, des maires de station, des professionnels du marketing touristique et de l’innovation digitale. WWW.ALPIPRO.COM














Après des prototypes prévus pour décembre 2025, des pré-séries devraient être en action sur les domaines de la CDA dès 2026.
LA FIN DE L’AVENTURE COMMUNE ENTRE LA COMPAGNIE DES ALPES (CDA) ET CM DUPON, PLACÉE EN LIQUIDATION JUDICIAIRE, N’A PAS ENTAMÉ LA VOLONTÉ DE L’OPÉRATEUR DE DOMAINES SKIABLES D’ÉLECTRIFIER LE SECTEUR DU DAMAGE. IL S’ALLIE AVEC LE CONSTRUCTEUR PRINOTH POUR INDUSTRIALISER CETTE DÉMARCHE.
La Compagnie des Alpes s’était d’abord impliquée avec Aztec pour développer un constructeur français de dameuses. L’aventure s’est poursuivie avec CM Dupon en ajoutant la volonté de décarboner l’usage de ces engins. « Les stations françaises ont ouvert le bal, mais ce n’est pas une priorité pour les marchés autrichien, suisse et surtout américain, rappelle David Ponson, le directeur de la division Domaines skiables et activités outdoor de la CDA. L’accompagnement de CM Dupon devait permettre de challenger l’écosystème et les constructeurs historiques. » Après l’arrêt de l’activité de CM Dupon, la CDA s’est
montrée proactive, et c’est Prinoth qui a saisi l’opportunité. « Avec ce partenariat, nous mutualisons nos moyens techniques, financiers et les compétences de nos équipes pour fiabiliser une machine électrique de forte puissance, sur la base du modèle Leitwolf. »
Un site français à définir
Après le recours à l’HVO dans les moteurs thermiques afin de décarboner le secteur, place à la décombustion grâce à l’électricité. « L’hydrogène sera sans doute une solution à long terme quand elle sera débarrassée de ses contraintes d’acheminement et de stockage sous très haute
pression. La transition est une question de temporalité, et elle sera d’abord électrique dans les dix prochaines années. Nous avons la chance d’avoir le réseau électrique partout en station, donc on est en capacité de recharger nos engins comme on le fait aujourd’hui pour un bus ou une voiture. » Si Prinoth est déjà présent à Alpespace et à Gilly-sur-Isère, la localisation d’un site tricolore pour la ligne d’assemblage n’est pas encore arrêtée : « Le partenariat comprend des critères fins et mesurables afin qu’il y ait des éléments approvisionnés et construits en France, et l’assemblage se fera en France. »
Le développement d’une version électrique se concentrera sur le modèle Leitwolf.

L’entreprise conserve une âme authentique et familiale. La femme de Thierry l’a d’ailleurs rejoint dans l’aventure et travaille à ses côtés.
PETIT À PETIT, JACQUARD AIDE LES DOMAINES DANS LEUR TRANSITION EN REPOUSSANT LE REMPLACEMENT DES TÉLÉPORTÉS, GRÂCE AUX RÉNOVATIONS ÉLECTRIQUES, QUI SE MULTIPLIENT.
L’expert en réalisation d’équipements électriques et d’automatismes, pour l’industrie et le transport par câble, n’a pas à se plaindre au sortir de 2024. « Nous sommes décalés en termes de chiffres puisque nous bouclons les comptes le 31 mars, mais les objectifs sont d’ores et déjà atteints au bout de neuf mois », se réjouit Thierry Jacquard, fondateur et dirigeant de cette entreprise bien connue de Viuz-en-Sallaz (74), qui compte 19 salariés et réalise entre 2,5 et 3 millions d’euros de chiffres d’affaires chaque année. Une réelle stabilité des chiffres, qui ancre durablement la société
dans le paysage des remontées mécaniques.
Deuxièmes rénovations
La PME, qui a acquis une vraie notoriété pour ses connaissances en ingénierie et son savoir-faire en automatisme, peut être sollicitée par les domaines skiables mais aussi les industriels, à l’exemple du cimentier Vicat, en périphérie de Grenoble, qui a, par le passé, fait appel à ses services pour rénover le téléphérique à matériaux reliant, par-delà l’autoroute, la cimenterie du groupe à la carrière située au pied du Vercors. Le retrofit est sa marque de fabrique, « mais on peut
aussi proposer des équipements électriques pour des appareils nouveaux », précise Thierry Jacquard. L’entreprise n’est mariée à aucun constructeur de remontée à proprement parler. « Nous réalisons des téléskis pour GMM, des télésièges pour CCM Finotello, mais notre coeur de métier reste la rénovation d’appareils », explique-t-il, conscient d’une certaine évolution de mentalité des exploitants au fil du temps. « À part la Compagnie des Alpes et quelques grandes stations qui n’hésitent pas à remplacer les appareils, la tendance est à la prolongation coûte que coûte des durées d’utilisation. » Depuis deux ans environ, les demandes de clients pour une deuxième rénovation électrique de leurs appareils se multiplient. « Nous changeons les armoires et
C’est la date de création de la société à Onnion (74) par Thierry Jacquard, ensuite installée à Viuz-en-Sallaz depuis septembre 2007, entre la vallée Arve-Giffre, le Chablais et le bassin annemassien.
78 %
C’est la part du chiffre d’affaires réalisée par l’activité transport par câble en 2024 (70 % en moyenne). Le reste vient des métiers de l’eau (installation de pompage, traitements par ultraviolets…)

les automates sur des appareils qui ont déjà été rénovés », énonce celui qui se souvient que jadis, les exploitants remplaçaient l’armoire au bout de 25 ans, ce qui permettait de garder encore en fonctionnement l’ensemble pendant dix à quinze ans, avant de changer l’ensemble de la mécanique. Un domaine comme celui de Flaine cherche désormais à éviter au maximum cette dernière étape, commandant donc une deuxième rénovation pour son télésiège stratégique des Lindars Nords permettant d’accéder à la zone sommitale. D’autant plus qu’en zone naturelle, le remplacement va devenir toujours plus compliqué. « Les contraintes réglementaires et les oppositions environnementales intensifient le phénomène », ajoute le chef d’entreprise.
L’avantage d’être petit
Même si Jacquard intervient sur tous les massifs français et en Suisse, la PME haut-savoyarde fait figure de petit poucet à côté de concurrents plus importants par leur taille. Un détail, pour Thierry
Aux Thermes de Saint-Gervais, l’ascenseur incliné à eaux usées a été inauguré en 2024. Les deux activités de Jacquard ont été réunies puisque l’entreprise haut-savoyarde a livré les systèmes de pompage et de remplissage des ballasts.
1 000
C’est le nombre de mètres carrés occupés par les bâtiments de Viuz-en-Sallaz, regroupant les ateliers, les bureaux et les espaces de stockage.
15%
C’est le pourcentage de chiffre d’affaires que représente la valeur des stocks. Un chiffre élevé, afin d’être réactif en saison et de remplacer les pièces au plus vite sur les remontées mécaniques.

Jacquard : « Face à ces grosses structures, nous avons justement la carte de la réactivité à jouer. » Cette souplesse devient justement essentielle aux yeux des exploitants qui, ayant beaucoup à perdre lors des interruptions de remontées en saison, sont demandeurs d’un SAV des plus pointus. « C’est pourquoi notre stock de pièces est si conséquent. Il nous permet de gagner nos galons auprès des clients », affirme celui qui note de leur part une prudence et une anticipation accrues depuis la période covid. « Auparavant, il y a cinq ans de cela, beaucoup d’affaires se décidaient tard dans l’année avant la saison. Désormais, beaucoup se signent en n-1, notamment de grosses opérations de téléportés ». Ainsi, après Les Aillons-Margeriaz (73) et Valloire (73) il y a deux ans, Val d’Isère (73) et les Sept Laux (38) vont être le théâtre de deux interventions en 2025 : celle sur le télésiège de Céma dans la station avaline, et celle sur les Chamois dans l’Iséroise. Toutes deux pour des rénovations électriques...
I JULIEN TARBY
Les innovations de rupture sont rares. « L’automate de sécurité s’est imposé en 2003. Nous en sommes à la deuxième génération et il y en aura une troisième chez Pilz d’ici 2035 », indique Thierry Jacquard. La créativité réside dans le réemploi d’équipements, dans le retrofit d’automates. « Des composants sont encore fiables. Il s’agit alors de moderniser les éléments clés que sont l’automate et l’interface homme-machine », ajoute celui qui précise que des clients en profitent aussi pour passer de moteurs à courant continu à des motorisations asynchrones avec variateurs AFE.
En 2020, alors que la France a fermé ses stations, Thierry Jacquard décide d’ouvrir une filiale en Suisse, à Martigny. Les commandes émanant du Valais représente 10-12 % du CA, jusqu’à 25 % selon les années, en cas de télésiège, comme ici à Morgins, Portes du Soleil côté suisse.

DIRIGEANT FONDATEUR
Thierry Jacquard
Après un bac pro équipements et installations électriques et une première année en BTS maintenance industrielle, il décide de créer Jacquard Électromécanique, spécialisée dans les automatismes pour l’industrie, les installations de pompages d’eaux claires et usées et surtout le transport par câble. En 2017, après une opération réussie à CransMontana, l’idée de se développer en Suisse commence à germer dans son esprit.
AVEC UN NOUVEAU BUREAU, L’ASSOCIATION DES FOURNISSEURS DE MATÉRIELS ET SERVICES POUR LA MONTAGNE (AFMONT) S’INSPIRE DE SA RAISON D’ÊTRE POUR IMAGINER UNE VIE PLUS RÉGULIÈRE.

Le nouveau bureau de l’Afmont intègre deux nouveaux élus : Denis Ribot (Leitner) et Anthony Julien (MDP Consulting). Cette gouvernance constituée de 12 membres a désigné un bureau restreint. Aux côtés de Max Rougeaux, reconduit en tant que président, Damien Laymond (IDM) et Christian Montaz (Montaz Équipement) ont été élus vice-présidents, Pierre-Emmanuel Danger (systemD), secrétaire, et Anthony Julien, trésorier. En prônant un engagement important de ses adhérents, l’association veut trouver les moyens de se structurer et d’organiser une vie associative plus régulière. Créée en 2007, l’Afmont lance une dynamique nouvelle autour de sa raison d’être : fédérer les acteurs, représenter la filière, et contribuer collectivement aux réflexions sur les enjeux de la montagne et son développement.
De nouveaux rendez-vous
Cette volonté de renouveau se traduira notamment par une nouvelle formule des trophées décernés
par l’association. Auparavant basés sur l’anticipation, ils mettront désormais en lumière des problématiques particulières et la façon dont les acteurs de la montagne s’en sont emparés au travers de solutions innovantes ou de bonnes pratiques. Récompensant toujours un tandem fournisseur/donneur d’ordre (exploitant de domaine skiable, territoire, collectivité…), ils s’ouvriront aux enjeux actuels en mettant en valeur l’innovation et le souci environnemental, et devraient désormais être décernés entre fin juin et début juillet. Un autre rendez-vous symbolisera ce nouvel élan. L’Afmont et l’Association des directeurs de service des pistes (ADSP) se réuniront le 25 mars dans le cadre d’un atelier de réflexion sur l’évolution du métier de directeur de service des pistes, et celle des pratiques. Il y sera question d’ingénierie touristique, de sécurité, et de gestion des risques naturels pour faire de la piste un terrain de jeu pour les activités hivernales et estivales.
I MICKAEL FROTTIER

Les infrastructures du site de Saint-Martin-de-la-Porte (73) sont désormais protégées contre les chutes de rochers grâce au nouvel écran pare-bloc RB 9000, une première en France. Installé en collaboration avec SNCF Réseau et CITEM, il surplombe la voie ferrée et la RD 1006. Le développement de cette nouvelle barrière dynamique a bénéficié de l’expérience de Maccaferri sur les marchés du génie civil, de la géotechnique et de l’environnement. Certifiée CE, elle peut résister à l’impact d’un bloc rocheux avec un niveau d’énergie de 9 000 kJ.
Plusieurs domaines skiables ont déjà recours à ELDA Snow (capteurs LiDAR) pour cartographier avec précision leur manteau neigeux, afin d’optimiser la production de neige et de réduire leur impact environnemental. La start-up travaille au développement d’un modèle d’IA prédictif pour anticiper la fonte des neiges sur dix jours. ELDA Technology a aussi annoncé une levée de fonds de 700 000 euros en avril pour diversifier ses activités.






































km de Catex sont installés dans le monde depuis le début de Montaz Équipement.

LE LEADER DU CÂBLE TRANSPORTEUR D’EXPLOSIFS CATEX TRANSFORME CONTINUELLEMENT
SON OFFRE DANS UN CONTEXTE ENVIRONNEMENTAL ET DE DEMANDE CLIENT TRÈS ÉVOLUTIF.
Si, depuis les débuts de Montaz Équipement en 1987, les Catex déclenchent les avalanches pour la sécurisation des pistes de ski, des routes de montagne et d’autres sites sensibles, les technologies dont disposent les équipes opérantes se perfectionnent. Le transport par câble est toujours installé sur des fondations en béton pour supporter les pylônes et le câble, et piloté par les artificiers depuis la station motrice au poste de pilotage. Le déplacement des charges explosives vers leur point de tir, l’automate permettant le positionnement des charges, l’explosion qui provoque une onde de choc pour décrocher le manteau neigeux, sont autant d’éléments scrutés pour que ce type d’opération devienne banal.
Pallier les variations climatiques
Car le recours à de tels dispositifs s’amplifie : le mercure qui monte après des chutes de neige rend les avalanches plus fréquentes et dé-
place leurs départs. « Il arrive aussi que celles-ci aillent plus loin dans la pente », précise Christian Montaz, président du groupe. Si la filiale Montaz Sports vend des articles auprès du grand public, Montaz Équipement, qui réalise 3 M€ de chiffre d’affaires et emploie une douzaine de salariés, écoule des déclencheurs, « dont nous devons constamment améliorer la technologie pour pallier ces nouvelles conditions climatiques, fluidifier les process informatiques dans les gares de départ, agir sur le temps du déclenchement et sur sa fiabilité. Par exemple, le boîtier électronique doit fonctionner même sous - 15 degrés. Nous parvenons à 96 % de taux de réussite du tir », illustre ce chercheur de productivité, qui entend améliorer le génie civil –par des pelles mécaniques héliportables par exemple –, le montage ou encore l’assemblage... « Nous observons nos clients l’hiver et nous apportons des sophistications à nos
produits pour les proposer l’année suivante », décrit le dirigeant.
Instaurer une politique de l’offre L’ancrage pylône et le câble robuste permettant de supporter des charges de 2 à 30 kg, Montaz Équipement dispose d’une latitude pour faire évoluer le produit sans le changer : « Nous l’améliorons techniquement et basculons d’une version à l’autre selon l’historique de l’appareil, pour faciliter le travail des artificiers et le débit des catex ; lesquels peuvent maintenant déplacer jusqu’à dix charges à la suite les unes des autres, pour un positionnement à chaque point de tir », spécifie-t-il. Nouvelles plateformes, tensions par vérin à la motrice, locaux ergonomiques... Même les anciens Catex sont évolutifs. « Ils accèdent à la technique 2024 pour une efficacité dernier cri », conclut celui qui a construit 200 Catex depuis les années 90.
I JULIEN TARBY
Montaz Équipement organise chaque année une journée de démonstrations, comme à Avoriaz en mars dernier.






















COMPOSÉE DE TROIS PORTES D’ENTRÉE (PRAPOUTEL, PIPAY ET LE PLEYNET) ET ÉTENDUE SUR QUATRE COMMUNES (THEYS, LES ADRETS, LE HAUT-BRÉDA ET LAVAL), LA STATION DES 7 LAUX SE CARACTÉRISE PAR UNE VIE ATTRACTIVE, MÊLANT TRADITION, DYNAMISME ET SOLIDARITÉ.
Si, depuis 2017 et le transfert des compétences des communes supports à la communauté de communes Le Grésivaudan, les 7 Laux est devenue une station communautaire – au même titre que le Collet d’Allevard et le col de Marcieu – elle n’en reste pas moins une entité aux identités multiples, en l’occurrence celles des villages situés à quelques kilomètres en aval des trois portes d’entrée du domaine skiable. Malgré leurs spécificités, Theys (le plus grand village, avec ses 2 006 habitants répartis sur 43 hameaux ou lieux-dits !), Les Adrets, Le HautBréda et Laval ont en commun de mélanger les populations. « On a aussi bien des vieilles familles locales, installées ici depuis plusieurs générations, que des néoruraux, qui travaillent dans la vallée mais qui sont venus s’installer pour le cadre de vie. Il n’y a pas de clivages et même un vrai mélange entre ces différentes populations », affirme Delphine Perreau, maire des Adrets. Même constat pour Sandrine Thilly, la maire de la commune du HautBréda – née de la fusion, en 2019, de Pinsot et de La Ferrière – qui ajoute : « On voit aussi de plus en plus de jeunes d’une vingtaine d’années, qui sont nés ici, revenir s’installer. Même si les conditions de vie peuvent être un peu rudes (météo, éloignement), il y a un état d’esprit particulier qui les attire ici. On a des valeurs d’authenticité, de partage et de solidarité. Sans oublier une dimension assez festive » Loin de l’idée qu’on pourrait parfois
se faire de la vie dans les villages de montagne, l’ambiance est non seulement conviviale, mais surtout dynamique. « On a de nombreux commerces et services. Hormis pour les grosses courses qu’il faut faire en plaine, on a tout ce qu’il faut pour vivre en autonomie ici », indique Régine Millet, la maire de Theys. De l’agence postale à l’esthéticienne, en passant par la pharmacie, le salon de coiffure, la micro-crèche, la bibliothèque, la maison de santé (infirmières, orthoptistes, psychologues, kiné, etc.), le tabac ou les bars et restaurants, rien ne manque.
Résidences secondaires
« La population s’est rajeunie, avec pas moins de 250 enfants entre la maternelle et l’école élémentaire », ajoute la maire, qui souligne la bonne desserte de Theys par les transports en commun. Le ramassage scolaire concerne les écoliers éparpillés dans les différents hameaux, mais aussi les collégiens et lycéens qui doivent aller à Goncelin dans la vallée, à 15 minutes de route. Des navettes permettent aussi aux touristes ou habitants de se rendre à Prapoutel, l’un des « hameaux » de la commune des Adrets, où l’on trouve évidemment les commerces et services classiques d’une station de ski, ainsi que de nombreuses résidences secondaires. Tout comme au Pleynet - dépendant du Haut-Bréda - fort de ses quelque 1 600 résidents secondaires. Notez en revanche qu’on ne trouve à Pipay qu’un restaurant et un loueur de ski, et aucun logement. I MARTIN LÉGER
250
C’est le nombre de points de tir du plan d’intervention de déclenchement des avalanches (Pida) pour sécuriser le domaine skiable du massif de Belledonne.

1971
Date de création de la station. Les routes d’accès voient le jour en 1971, ainsi que sept remontées mécaniques. Il faudra attendre 1977 pour la création des premiers lits. Un vaste projet immobilier se développe alors, avec dans un premier temps un objectif de 3 500 lits à Prapoutel et 1 200 lits au Pleynet.
3 961 habitants
Ils sont répartis sur les quatre communes qui accueillent le domaine des 7 Laux : 2 006 habitants à Theys, 1 072 aux Adrets, 448 à Laval et 435 sur le Haut-Bréda.
1 500 hectares
C’est la superficie du domaine skiable (hors-pistes compris).
800 emplois (permanents et saisonniers)
Parmi eux, les 150 employés de la SEM qui gère le domaine, et 150 moniteurs de ski.
1 350 m Altitude du village Il s’agit de l’altitude de Prapoutel, la porte d’entrée « principale » du domaine skiable des 7 Laux. Les deux autres portes d’entrée se situent à 1450 m (Le Pleynet) et 1550 m (Pipay, qui ne compte aucun logement, contrairement aux deux autres portes d’entrée).
1 350 m - 2 400 m
Plus bas et plus haut du domaine skiable
97 % & 3 %
Part hiver/été dans l’activité touristique globale
L’HÉBERGEMENT
8 000 lits touristiques
Dont 2500 lits chauds, 2500 lits tièdes, et 3000 lits froids.
18 restaurants
12 magasins de sports
8 autres commerces
7 prestataires d’activités (accompagnateurs en montagne, spas, etc.)
2042 date d’échéance de la DSP pour le domaine skiable





LE DOMAINE SKIABLE
2
443 700
journées-skieurs (hiver 2023-2024) (source TOP 100 2024)
9,5 à 10 M€
de chiffre d’affaires de remontées mécaniques
Le chiffre d’affaires moyen sur les dix derniers hivers (avec des variations entre 7 et 12 M€).
51 pistes de ski alpin
Assez équitablement réparties entre les pistes pour skieurs débutants/intermédiaires et bons skieurs/confirmés. Le domaine est composé de 11 pistes vertes, 14 bleues, 19 rouges et 7 noires. La piste emblématique, prisée de tous les chasseurs de poudreuse des bassins






21




grenoblois et chambérien, est celle des Vallons du Pra : 950 m de dénivelé (du sommet du domaine jusqu’au Pleynet) d’une descente sauvage avec vue sur les sommets majestueux de Belledonne, sécurisée mais non damée.
120 km de pistes
remontées mécaniques Avec un télécombi, huit télésièges (dont cinq débrayables), 11 téléskis et un tapis. Il faut ajouter une luge sur rail (Le Pleynet).
37 %
du domaine skiable couvert en neige de culture.
À 39 km de Grenoble, 50 km de Chambéry et 140 km de Lyon.
PAR LE RAIL
Les gares de Grenoble et de Chambéry sont à seulement 45 minutes.
PAR AVION
Le domaine est à 50 minutes de l’aéroport de Chambéry, 1h10 de l’aéroport Grenoble-Isère, 1h30 de l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.
+ Freeride, De nombreuses pistes rouges et noires sont sécurisées mais non damées, pour satisfaire les amateurs de poudreuse.
+ Accessible financièrement l’un des meilleurs rapports qualité du domaine skiable-modernité des remontées/prix.
- Victime de son succès, les weekends de beau temps, il arrive qu’il faille se garer loin, même si la SEMLG, l’exploitant du domaine skiable, a investi dans deux mini-bus pour acheminer les skieurs garés loin jusqu’au pied des pistes.













DIRECTRICE DE L’OFFICE DE TOURISME
BELLEDONNE-CHARTREUSE

Quels sont les atouts touristiques des 7 Laux ?
Le ratio nombre de lits (8 000) / nombre de kilomètres de pistes (120) est intéressant pour la fluidité de l’expérience sur le domaine skiable. Il n’y a jamais trop d’attente aux remontées. La station est facile d’accès, à quarante minutes de Grenoble et de Chambéry. C’est une station piétonne : les voitures sont garées à l’arrière des bâtiments, et tout se fait à pied avec des cheminements bien pensés. Le domaine offre de magnifiques panoramas sur la Chartreuse, le Vercors ou encore sur le lac du Bourget.
Quel est le profil de la clientèle ?
Elle vient à la journée à 70 %. Elle est très majoritairement française, à 90 %. À la journée, on attire surtout des skieurs des bassins de Grenoble, Chambéry et Lyon. Sur du court séjour, c’est tout Rhône-Alpes. En séjour, on a aussi des vacanciers d’Île-de-France ou du Nord. Les étrangers (Pays-Bas, Belgique et
Royaume-Uni) sont donc très minoritaires. Même si depuis cinq ans, on tente de diversifier cette clientèle, notamment en allant à Destination Montagnes. Nous avions accueilli des tour-opérateurs en amont de ce salon l’hiver passé, et on en sent les bénéfices cette saison.
Que faire en dehors du ski ?
Nous avons cet hiver deux nouveaux itinéraires raquettes : l’un au Pleynet, couplé à un jeu de piste ; un autre qui assure une nouvelle liaison entre Pipay et Prapoutel. On a aussi une luge sur rail au Pleynet, du ski de fond, des spas, mais aussi une très belle offre nature, alternative, avec une ambiance très sauvage, dans la vallée du Haut-Bréda, à dix minutes de route du Pleynet (qui est l’une des trois portes d’entrée du domaine skiable, avec Prapoutel et Pipay). Nous pouvons aussi compter sur des prestataires capables de proposer des activités hors ski s’il n’y a pas de neige, comme le tir à l’arc. I MARTIN LÉGER

La snowboardeuse, formée au Club omnisports des 7 Laux, a débuté par le freestyle, avec notamment une victoire en big air sur une coupe d’Europe en 2019. Aujourd’hui âgée de 24 ans, elle s’est reconvertie avec brio dans le freeride. Promue cet hiver sur le Freeride World Tour, elle a gagné la première étape à Baqueira Beret (Espagne), avant de prendre la deuxième place à Val Thorens, où elle habite désormais. Elle occupe la tête du classement général après deux étapes sur les six au programme.

C’est l’année de création du Club omnisports des 7 Laux, né de la fusion des skis clubs de la Ferrière (lui-même créé en 1923), Theys (1933), Laval (1950) et Les Adrets (1970). Il compte aujourd’hui 500 membres, répartis en cinq sections (alpin, nordique, snowboard, freeski et multiglisse). C’est le club formateur de Marie Dorin-Habert, Anaïs et Chloé Chevalier (biathlon), Mathis Desloges (ski de fond) ou encore Noémie Equy (snowboard).





L’ENNEIGEMENT BASÉ SUR L’ANALYSE DES DONNÉES : PLUS D’INTELLIGENCE, DE PERFORMANCES ET DE DURABILITÉ

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Nous distribuons les marques : BGS - UTILNOVA - HAMATON FLEX - BARDAHL MOTOREX - RILLFIT SIX...
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« Nous

Quelles sont les particularités des 7 Laux ?
Le domaine skiable se situe entre 1 350 m et 2 400 m d’altitude, avec trois portes d’entrée : Prapoutel, Pipay et Le Pleynet. Même si on est une « grande station » (par rapport à notre chiffre d’affaires), on a un caractère très alpin, qui fait qu’on ressemble davantage aux « très grandes stations ». Plus on monte en altitude, plus on se retrouve sur des pistes rouges et noires, comme celle des Vallons du Pra, notre piste noire emblématique sur 1 000 mètres de dénivelé, très sauvage, immergée au cœur des hauts sommets du massif de Belledonne. Mais on a aussi du ski accessible à tous, notamment sur l’itinéraire de l’Écureuil, qui permet de faire un tour du domaine skiable en deux à trois heures, en empruntant uniquement des pistes vertes ou bleues.
Quelle clientèle y retrouvet-on ?
La clientèle de proximité (dans un rayon de 2 heures de route) pèse
pour 65 % dans notre chiffre d’affaires, qui varie énormément selon les chutes de neige et la météo (entre 7 et 12 millions d’euros au cours des dix dernières années).
On a une image de station freeride, avec un gros bassin d’étudiants ou d’actifs qui posent des RTT pour venir skier les jours de poudreuse. C’est pour cela qu’on évite de damer les rouges et les noires les lendemains de chutes de neige, pour satisfaire ces amateurs de poudreuse. Mais on a aussi une clientèle plus « classique », notamment familiale.
Quelles sont vos priorités pour l’avenir ?
On veut continuer à améliorer la sécurité du domaine skiable,
Le domaine des 7 Laux est très prisé des amateurs de poudreuse.
alpin »
comme nous le faisons depuis 2020. Alors qu’on n’avait aucun gazex avant cette date, on en a désormais une vingtaine. On a aussi des avalancheurs (des sortes de canons qui tirent des flèches à neige, pour le déclenchement préventif d’avalanches). Ce sont autant de dispositifs pour soulager nos pisteurs artificiers. Il faut savoir qu’on a un gros Pida, avec près de 250 points de tir. Depuis l’hiver dernier, on a aussi mis en place des matelas de protection des enneigeurs aux couleurs des pistes où ils se trouvent, de façon à mieux orienter les skieurs vers les pistes adaptées à leur niveau.
La station est parfois victime de son succès les jours de beau temps. Comment gérez-vous cela ?
« On a une image de station freeride, avec un gros bassin d’étudiants ou d’actifs qui posent des RTT pour venir skier les jours de poudreuse »
Même s’il y a de grands parkings (environ 1 000 places à Pipay), il arrive parfois que les gens soient contraints de se garer assez loin. Cela avait été le cas le 13 janvier 2024 (qui était le premier vrai beau week-end de l’hiver, avec soleil et poudreuse), mais pas pendant les dernières vacances de Noël, malgré les très bonnes conditions de ski. Nous avons toutefois acheté deux minibus de 22 places chacun, pour ramener les clients garés loin sur Prapoutel. Ils circulent de 8 h 30 à 18 h les jours de grosse affluence. On paye aussi un bus qui part de Savoie Technolac avec des tarifs attractifs (forfait + bus), et il existe le même type de formules depuis Grenoble et le Grésivaudan (mises en place par les collectivités). I MARTIN LÉGER
Le Glacier de Stubai a renouvelé la troisième bande transporteuse Sunkid
L’altitude et les conditions climatiques de ce site confortent son qualificatif de « Royaume de neige ». La destination déploie des e orts constants pour atteindre son objectif : « Un domaine skiable familial, coloré, convivial et sportif. » Une démarche illustrée par un forfait de ski gratuit pour les enfants de moins de dix ans, des attractions de sports d’hiver sans cesse renouvelées, telles qu'un funpark, un boardercross ou une sunline, et un investissement continu dans des infrastructures de remontées mécaniques confortables pour les jeunes skieurs.
Le glacier de Stubai donne rendez-vous aux plus jeunes souhaitant apprendre le ski ou le snowboard au Big Family Kids – und Jugend-Ski-Camp situé sur le domaine de Gamsgarten. Cet espace pour enfants propose quatre moving carpets. Au cours des six dernières années, trois anciens systèmes Sunkid ont été remplacés par de nouveaux tapis du fabricant autrichien.
Le dernier ajout en date est un moving carpet de 42 mètres de
long de la dernière génération Sunkid type N avec commande i-CONTROL. En plus d’un fonctionnement intuitif grâce à l’interface multi-touch-HMI (écran), ce dispositif offre à l’équipe opérationnelle une connexion de maintenance à distance via WLAN.
Avec une puissance motrice de 15 kW et une station de serrage hydraulique comprenant un volant (pour compenser l’allongement de la bande), la bande transporteuse s'a ranchit de la pente moyenne de 12 % (max. 19,1 %), même à charge maximale. La couche coulissante de la bande transporteuse V-Slide minimise les forces de frottement et l’usure des composants.
Pour l’équipe de l’école de ski
Neustift Stubai Gletscher à Gamsgarten, « les joies du sport, de l’exercice et de la nature sont une priorité, en plus du plaisir ». C’est pourquoi les moniteurs de ski apprécient particulièrement les avantages de la galerie Evo-N, qui couvre également la zone d’accès exposée au vent. Durant le transport, les élèves comme les enseignants font le plein d’énergie et profitent de la chaleur du soleil à l’abri du vent.
La sortie de secours coulissante s’ouvre facilement en cas de nécessité. Les bâches d’entrée et de sortie auto-rétractables protègent la galerie de la neige la nuit ou durant les pauses de service.
Cet hiver, Sunkid a également fourni à ses clients des éléments conçus individuellement à partir de la gamme Sunny Stuff. Un écran Toucan M. indique le chemin vers le Big Family ski Camp, et un panneau matérialise l’école de ski Neustift. En début de descente, en parallèle du nouveau moving carpet, les enfants peuvent traverser une « arche d’entrée S » avec les
mascottes Zottel, Bommel et Wollie. Bommel, la « boule de poils animée », orne également quatre nouvelles figurines en mousse, dont un tapis en caoutchouc antidérapant et les chi res 1 à 4. Ces accessoires sont utilisés pour le regroupement du matin. Depuis de nombreuses années, le carrousel de ski Rotondo de Sunkid apporte également un divertissement pour les moments de pause. Emanuel Wohlfarter, CEO de Sunkid, résume : « Nous sommes très heureux d’accompagner la modernisation continue et le développement durable de la destination familiale de ski du glacier de Stubai en tant que partenaire depuis plus de 25 ans. »

Le nouveau Moving Carpet Sunkid comprend un auvent de galerie résistant aux tempêtes.



























Le Jandri, véritable colonne vertébrale du vaste domaine des Deux Alpes, est l’installation phare du plan de modernisation des infrastructures porté par SATA Group. Ce téléphérique débrayable tricâble (3S) relie la station (1650 m) au glacier (3200 m) en deux tronçons sur 6 km, renforçant l’attractivité du territoire en toutes saisons.


Grâce à une technologie de pointe et une conception optimisée avec seulement 7 pylônes, il allie confort, rapidité et respect de l’environnement. Sa double motorisation Direct Drive, sans hydrocarbures, réduit la consommation électrique de 5 % et limite les émissions sonores.
Avec une vitesse de 8 m/s, son débit passe de 1800 à 2800 pph (3000 à terme), ramenant le temps de trajet à 17 minutes. Les cabines Symphony (35 places), designées par Pininfarina et équipées de wifi, garantissent une expérience de voyage optimale au cœur du massif de l’Oisans.


SAVOIR-FAIRE FRANÇAIS


MONTAGNE • MOBILITÉ TOURISME • TRANSPORTS

PAR JULIEN TARBY
FISCALITÉ ALOURDIE, QUOTAS, INTERDICTION DES PASSOIRES THERMIQUES… CHAQUE POINT DE LA LOI LE MEUR SUR LES MEUBLÉS TOURISTIQUES A ÉTÉ REVU. LES SPÉCIFICITÉS DE LA MONTAGNE (ET DU LITTORAL) SONT MIEUX PRISES EN COMPTE.
Les députés ont adopté une version définitive de la loi Le Meur en novembre 2024, pour remédier aux déséquilibres du marché locatif. Après deux ans de discussions et un premier texte qui avait soulevé de nombreuses réticences, un compromis semble avoir été trouvé, « même si le recul sur l’impact de cette loi manque encore. Il n’y a pas eu les décrets d’application », précise Jérôme Olivier, avocat au Barreau d’Annecy. Le recours aux plateformes Airbnb, Abritel... a eu tendance à exploser ces dernières années. « Cette uberisation à outrance n’est pas maîtrisée, des gens font la fête toute la nuit à côté de familles », vitupère Émilie Bonnivard, députée de Savoie. La concurrence déloyale avec l’hôtellerie a aussi été dénoncée, comme le fait que le logement soit devenu un outil d’optimisation fiscale et de rendement permettant une exonération exagérée de l’impôt.
En parallèle, ceux qui recherchent un logement à louer sur la longue durée peinent à trouver. D’où cette loi, cependant dénoncée pour sa sévérité en première version. « En montagne, il était aberrant d’entraver les plateformes, outils de développement mettant en relation propriétaires et locataires dans des endroits qui ne connaissaient que les lits froids auparavant », affirme Jean-Luc Boch, président de l’ANMSM et maire de La Plagne.
Durcissement calculé
En 2025, les taux d’abattement et les plafonds sont donc revus à la baisse pour les loueurs Airbnb de manière mesurée : l’abattement fiscal passe de 50 à 30 % pour les meublés non classés (de 71 à 50% pour les classés), dans la limite de 15 000 € de recettes par an (contre 77 700 € auparavant). La loi renforce aussi les sanctions financières : pour toute location dépassant le seuil annuel, l’amende maximale passe de 10 000 € à 15 000 €
par année de dépassement. Un numéro d’enregistrement sera désormais nécessaire pour tous les meublés, afin de traquer les fraudeurs. Les amendes associées ont aussi été élevées : 10 000 € pour absence d’enregistrement, 20 000 € pour un faux numéro d’enregistrement. Pour Jérôme Olivier, avocat au Barreau d’Annecy, l’avancée concerne surtout les copropriétés : « L’interdiction des locations meublées de courte durée au sein des copropriétés est simplifiée. Les assemblées générales pourront désormais les proscrire à la majorité des 2/3, et non plus à l’unanimité ». Enfin, tous ces logements auront dix ans pour réaliser un diagnostic de performance énergétique. Avec une note inférieure à D, ils ne pourront plus être loués.
Pouvoir aux collectivités
Les communes peuvent désormais réduire à 90 jours la limite annuelle de location d’une résidence principale, actuellement fixée à 120 jours. Elles pourront également soumettre à autorisation tous types de locaux qui ne seraient pas à usage d’habitation. « Le Grand Annecy va prendre ces

options, mais pas les communes supports de stations de montagne. Les maires peuvent imposer des servitudes sur des zones, introduire des quotas d’autorisations de changements d’usage… », se réjouit Laurent Reynaud, délégué général de DSF. Jean-Luc Boch, maire de La Plagne, n’entend pas choisir ces restrictions. « Notre problématique est de réchauffer des lits », déclare l’édile. La possibilité de désigner des zones réservées à la construction de résidences principales, à condition d’être en zone tendue ou d’abriter plus de 20 % de résidences secondaires, rassure. « Le maire garde ainsi une certaine maîtrise du foncier », résume Émilie Bonnivard. Les assignations judiciaires à l’encontre des loueurs de meublés touristiques (propriétaires, conciergeries, plateformes) sont facilitées. L’amende maximale pour non-respect de la règlementation a été doublée, passant de 50 000 à 100 000 €.
Exagérations corrigées
Airbnb a opté pour la discrétion, se contentant de « regretter l’addition de mesures ciblant la location occasionnelle, et qui n’auront aucun effet sur les déséquilibres du marché locatif » Le géant américain rappelle ainsi que, sur les 4 000 villes déjà autorisées par la loi à prendre des mesures pour limiter l’essor des locations de courte durée, seules 350 s’en sont saisies. La plateforme cherche à être bonne élève en France, collectant la taxe de séjours et la restituant aux pouvoirs publics par exemple. « Ces acteurs connectent l’offre et la demande et évitent les transactions de gré à gré dans une économie parallèle sans taxe de séjour. Airbnb se rend indispensable en donnant du pouvoir aux propriétaires », constate Jérôme Olivier, avocat à Annecy. Un avis partagé par Laurent Reynaud, délégué général de DSF, qui cite « ces publicités Airbnb sur les réseaux sociaux, expliquant aux propriétaires de résidences secondaires les bienfaits de ce revenu complémentaire, sans devoir créer de site internet ».
La loi précédente faisait un lien trop évident entre la profusion de locations courte durée sur les plateformes et la pénurie de logement à l’année, ce qui est finalement peu évident sur le littoral ou en montagne. « Les appartements et chalets sont surtout des résidences secondaires, occupées quelques semaines, dont les propriétaires, qui veulent se réserver les vacances, ne sont pas prêts à louer à un saisonnier à l’année. La première version aurait pénalisé le tourisme sans pour autant obtenir des bénéfices sur le marché du logement », décrypte Laurent Reynaud. Afin de relancer l’offre, Jean-Luc Boch exhorte plutôt les
pouvoirs publics à changer les règles favorables aux locataires mauvais payeurs, ou à favoriser les opérations de construction d’appartements. Si le sujet du manque de logement à l’année est toujours sur la table, le système touristique français – associations littorales, Anem, Anel, CAT, ADN Tourisme... – semble soulagé des atténuations effectuées sur la loi de régulation de la location de meublés. I



« Enfin
RETOUR SUR LE DÉBAT : DEPUIS DEUX ANS, LES AVIS DIVERGENT QUANT AUX DÉCISIONS À PRENDRE SUR LES MEUBLÉS. LA NOUVELLE LOI OFFRE UN VRAI COMPROMIS SELON LE DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL DE DSF.
Pourquoi tant de débats autour de cette loi ?
Un rapport de l’inspection générale a mis le feu aux poudres en faisant un amalgame délétère entre l’existence de ces meublés et les difficultés de logements sur le territoire national. Globalement, les communes touristiques étaient divisées en deux quant à leur perception de l’impact des plateformes comme Airbnb : celles qui en avaient marre des abus, et celles qui gardaient en tête que c’était un formidable moyen de mettre en lien l’offre et la demande.
Le contexte en montagne est-il unique ?
La notion de lit froid est peu comprise, car propre à la montagne et même très française. Il n’y a pas eu ailleurs de dispositifs de défiscalisation (Pinel, Censi Bouvard…) débouchant sur ces nombreuses résidences de tourisme et permettant à terme, au bout de quinze

Pourquoi vous êtes-vous autant investie sur le sujet ?
ans, l’accession à la propriété en résidence secondaire pour de nombreux Français. À la fin de leurs baux, ces propriétaires se séparent des Pierre et Vacances, Odalys... et se tournent vers les Airbnb, Abritel... sur internet.
La voix des hôteliers semble avoir pesé...
Ils ont été les plus virulents à l’encontre des plateformes, car elles n’ont pas les mêmes obligations qu’eux, comme pour les normes incendies par exemple. Il est vrai aussi que certains acteurs rachètent en masse des appartements meublés pour les mettre en location via des plateformes. Pour des élus de villes touristiques comme Paris, SaintMalo ou Chamonix, les inconvénients du phénomène l’emportent. Mais dans les contrées plus isolées où les hôtels manquent, Airbnb est une solution.
Le résultat vous satisfait-il ? Oui, les clés sont données aux élus du territoire. Il aurait été catastrophique de décider de Paris car il existe deux salles et deux ambiances sur ce sujet. On ne peut pas incriminer la location de meublés pour les difficultés de logements sur le littoral ou en montagne. I
Nous avons beaucoup œuvré, avec Vincent Rolland, car la loi, qui répondait à la tension de logement en zone urbaine, ne correspondait pas aux besoins en montagne. L’hôtellerie dénonçait aussi une concurrence déloyale. En station, 70 % de la location touristique est basée sur la résidence secondaire. La première version de loi aurait découragé les propriétaires de louer leurs biens et aurait creusé la problématique des lits froids. Avec ce nouveau scénario, la location touristique en montagne est moins attrayante mais il y a quand même des avantages, ce qui reste positif pour le logement permanent.
Considérez-vous que la loi soit équilibrée au final ?
J’aurais préféré qu’on puisse supprimer l’abattement dans les villes touchées par les abus, et qu’on le maintienne pleinement ici. Mais la double fiscalité est impossible. Cette loi permet d’éviter que les territoires de montagne soient sacrifiés donc elle est positive. L’abattement fiscal pour les meublés de tourisme non classés est abaissé de 50 à 20 % et le plafond des revenus annuels pour les propriétaires, à 15 000 euros maximum par an, leur laissent encore un espace.
« Cinq ans sont souvent nécessaires pour une rénovation énergétique »

DIAGNOSTIC DE PERFORMANCE
ÉNERGÉTIQUE.
SI LES NOUVELLES
ÉCHÉANCES IMPOSÉES
POUR LES LOGEMENTS
DITS « PASSOIRES
ÉNERGÉTIQUES » PROUVENT
QUE LE LÉGISLATEUR A
ENTENDU LA VOIX DE LA MONTAGNE, TOUT RESTE À FAIRE POUR LES
APPARTEMENTS NOTÉS EN DESSOUS DE D.
En 2034, tous les meublés touristiques devront disposer d’un DPE classé entre A et D. Le maire peut exiger la transmission du DPE en cours de validité dans un délai de deux mois. En cas de non-respect, une astreinte administrative de 100 € par jour passé pourra être appliquée. L’amende administrative pourra aller jusqu’à 5 000 € par logement concerné. Mais le calendrier finalement adopté est plus accommodant.« Depuis huit à dix ans, la dynamique de
commercialisation des lits touristiques CtoC des stations tient essentiellement aux plateformes », explique David Ponson, directeur de la division domaines skiables et activités outdoor de la CDA.
Délais trop serrés À l’origine, le législateur interdisait la location de certains logements afin de les rénover pour le 1 er janvier 2025, ce qui semblait beaucoup trop rapide pour de nombreux acteurs de la montagne. « Comme d’habitude, le législateur demandait de réguler trop vite, sans connaître la situation ici, où tout ne fonctionne pas de manière aussi fluide qu’ailleurs, surtout en cas de copropriété », déplore Jean-Luc Boch, président de l’ANMSM. En effet, dans ce cas, il importe d’obtenir la validation majoritaire ds rénovations lors du conseil syndical, puis de passer un certain temps à obtenir un maître d’œuvre ou un maître d’ouvrage délégué, pour solliciter les entreprises et réaliser les travaux. « Cinq années sont
souvent nécessaires » , affirme celui qui est aussi maire de La Plagne - Tarentaise et qui prévoit de nombreuses rénovations, sur un rythme plus raisonnable. L’échelle de temps choisie pour la première version de la loi tenait peut-être aux chiffres alarmistes avancés concernant les logements en montagne : « La proportion de 70 % de passoires énergétiques en station était erronée. 40 % semble plus proche de la vérité », tempère Jean-Luc Boch, qui précise en guise d’explication que les bâtiments sont uniquement chauffés à l’énergie électrique alors que les cahiers des charges et les lettrages sont les mêmes qu’en plaine.
Questions sur les chantiers
Cette version corrigée de la loi ouvre maintenant une période d’interrogations, comme le souligne David Ponson de la CDA : « Nous sommes dans l’attente du dispositif : comment et quand va-t-il être mis en application ? Et surtout, je suis préoccupé par cette réglementation thermique et je me demande si le système aura la capacité de rénover ces bâtiments et ces lits tiède ou froids, en copropriété, sur lesquels personne n’a la main. » En effet, les élus ne disposent aujourd’hui d’aucun outil réglementaire à leur disposition pour intervenir. I
JULIEN TARBY

Depuis plus de 30 ans, le Groupe Pelletier a bâti sa renommée dans les métiers du gros œuvre en montagne comme en plaine, de l’ingénierie et de l’innovation, en tant que constructeur et promoteur immobilier et plus récemment, comme producteur industriel hors-site à travers une offre hors site 3D. Cette synergie de compétences positionne le groupe comme un acteur référent en matière de rénovation énergétique et de constructions durables dans le territoire alpin.
L’expertise du Groupe en montagne
Avec ses nombreuses références de chantiers en montagne de résidences de tourisme, hôtels, chalets mais également de complexes sportifs, centres techniques, gares de remontées mécaniques ou parkings, le Groupe Pelletier – acteur local savoyard - fait valoir à travers ses réalisations sa connaissance et son expertise dans ses conceptions (normes sismiques, prérogatives énergétiques, réduction de l’impact CO2 de ses constructions) et son savoir-faire en finitions de bâtiments s’intégrant parfaitement dans l’environnement montagnard.
Exemples de l’année 2024 avec les gares amont/aval du télécabine Setaz à Valloire et le CTM des Belleville réalisé pour la communauté de communes Cœur de Tarentaise (voir photos ci-dessous).


La rénovation au cœur des enjeux du secteur

Dès 2015, le Groupe Pelletier s’est affirmé comme précurseur dans le champ de la rénovation énergétique des bâtiments. Aujourd’hui, le Décret Tertiaire et les réglementations environnementales - désormais normatives - imposent la recherche d’efficience et de compétitivité dans la conduite de projets d’écoconstructions et/ou de réhabilitations finançables par la surélévation et/ou l’extension. Pour ce faire, le groupe a développé la méthode Transitiv, une offre de services complète fondée sur 4 étapes fondamentales dans l’élaboration et le suivi d’un projet de rénovation : 1. Le diagnostic amont du bâtiment (relevé de températures, hygrométrie, éclairage, usages des occupants…) , 2. Une phase d’ingénierie intégrant la conception millimétrée du projet (choix des matériaux, fluides, énergie). 3. La réalisation ciblée des travaux. 4. L’exploitation, la maintenance et le suivi de performances du cycle de vie du bâtiment dans le temps. Démonstration probante de la démarche Transitiv : la rénovation intégrale de la médiathèque de Montmélian. « L’engagement de performance énergétique porte sur le pourcentage d’économie d’énergie primaire garanti de l’ordre de 50 %, note Patrick Pelletier, président du Groupe. Au total, les économies réalisées s’élèvent à -11,9 tonnes de CO2eq par an, -50% en énergie primaire, -42% de consommation électrique, et -54 % de consommation de gaz. La maintenance et le suivi du cycle de vie du bâtiment sont garantis pendant 8 ans. »
Construire durablement
Le Groupe Pelletier s’affirme comme un acteur pilote des opérations d’écoconstructions, de rénovations, surélévations et extensions de copropriétés existantes, à partir de constructions modulaires. « Le hors-site induit des délais de réalisation réduits (gain de 50% par rapport à une construction traditionnelle), délivre un produit industriel de qualité à coût maîtrisé (jusqu’à -30% par rapport à une construction sur site), une solution performante à faible impact carbone (jusqu’à -30%,) et occasionne moins de nuisances pour les occupants. Au total, cette solution évolutive, démontable, re-conditionnable et recyclable, est pensée dans une logique d’économie circulaire. Au-delà, une surélévation d’un à deux étages supplémentaires sur le toit d’une copropriété, permet de minimiser le coût de la rénovation énergétique et esthétique du bâtiment », relève Patrick Pelletier.
Un projet de construction, de rénovation, d’extension ?

Comptant une centaine de collaborateurs dirigés par Patrick Pelletier, le Groupe Pelletier, basé à Méry, réalise chaque année une quinzaine de chantiers en plaine comme en montagne à destination de collectivités publiques et d’acteurs privés du tertiaire, de l’industrie, du logement ou encore du médico-social. Le Groupe, fortement implanté dans le sillon alpin, compte plus de 400 références en construction et en rénovation dans la région. Avec ses 4 filiales internalisées, le Groupe Pelletier a la capacité de répondre aux besoins de conception-réalisation de bâtiments à usages public, sportif, d’hébergement ou encore d’infrastructures d’équipements en station de montagne et en ville.
Groupe Pelletier
490, rue Nicolas Copernic – Savoie Hexapôle 73420 MÉRY
www.groupepelletier.fr contact@groupepelletier.fr – Tel. 04 79 61 60 11




P70 ATOUT FRANCE / P72 DSF / P74 LES 10 PREMIERS P76 REMONTÉES MÉCANIQUES NOUVELLES / P78 REMONTÉES MÉCANIQUES - MODIFICATIONS / P79 REMONTÉES MÉCANIQUES - MAINTENANCE / P86 NEIGE DE CULTURE / P90 MARKETING & NUMÉRIQUE / DIVERS / VÉHICULES / DAMAGE / P92 SÉCURITÉ DES PISTES / P94 SIGNALÉTIQUE / P96 ÉQUIPEMENTS DE LOISIRS / P98 BILLETTERIE / P100 TRAVAUX DE PISTES / P102 MÉTHODOLOGIE
EN TOTALISANT 568 MILLIONS D’EUROS, LES OPÉRATEURS DE DOMAINES SKIABLES FRANÇAIS ET LES PARTICIPANTS À CETTE ENQUÊTE ONT ÉTABLI UN NOUVEAU RECORD POUR 2024. CE MONTANT MÉRITE POURTANT D’ÊTRE OBSERVÉ AVEC DISCERNEMENT.
D’ABORD CAR CE TOTAL EST PORTÉ PAR DES PROGRAMMES DE REMONTÉES MÉCANIQUES IMPORTANTS, DONT LE SOLDE DU JANDRI, ET DES BÂTIMENTS CONSÉQUENTS. MAIS AUSSI CAR, COMME LE SOULIGNENT ATOUT FRANCE ET DOMAINES SKIABLES DE FRANCE, L’INFLATION IMPACTE CE TOTAL NATIONAL, ET PLUS PARTICULIÈREMENT LE POSTE DES NOUVELLES INSTALLATIONS DE REMONTÉES MÉCANIQUES.
POUR AUTANT CE TOTAL AURAIT MÊME PU ÊTRE SUPÉRIEUR, SI CERTAINS PROJETS OU AMÉNAGEMENTS N’ÉTAIENT PAS RALENTIS OU ENTRAVÉS PAR LES DÉMARCHES ADMINISTRATIVES OU LES RECOURS…
CES PRÉCISIONS FAITES, LA FILIÈRE PEUT SE RÉJOUIR DE LA VOLONTÉ ET DE LA DÉTERMINATION DE SES ACTEURS QUI, SELON LEURS SITUATIONS, CONFORTENT LEUR OFFRE TOURISTIQUE OU LA FONT ÉVOLUER. CETTE DYNAMIQUE SERA UN VÉRITABLE ATOUT DANS LA PERSPECTIVE OLYMPIQUE DE 2030.
Une dynamique largement confirmée
En 2024, 568 millions d’euros ont été investis sur les domaines skiables français. Ce montant est en hausse de près de 63 % par rapport à la moyenne décennale et en très forte dynamique sur les 5 derniers exercices, dépassant même le record établi l’année dernière qui s’annonçait comme exceptionnel.
En France, les exploitants ont ainsi réinvesti cette année près de 34 % de leur chiffre d’affaires hors taxes, soit un taux de 9 points au-dessus de la moyenne décennale, confirmant la reprise de la croissance des investissements ainsi que la volonté des exploitants de faire évoluer leur offre en faveur d’un meilleur service.
Cette année présente notamment trois éléments marquants qui attirent notre attention : un contexte inflationniste qui perdure, l’envie de satisfaire différentes clientèles qui s’exprime à travers de nouveaux bâtiments dédiés à la fois aux clientèles jeunes et aux expériences accessibles et enfin, des stratégies d’investissements asymétriques selon les massifs.
Un contexte inflationniste qui impacte particulièrement les installations neuves en remontées mécaniques
Nous évoquions l’an passé un contexte inflationniste qui impactait fortement les remontées mécaniques neuves. Avec 295 M€ investis, les remontées mécaniques neuves constituent ainsi toujours le 1er poste national de dépenses ; ce montant interroge toujours car il représente 52 % des investissements globaux et une évolution correspondant à plus de 85 % de la moyenne décennale. Si on analyse plus finement les
nouveaux appareils (hors tapis, télécorde et équipement exceptionnel comme le Jandri 3S à hauteur de 100 M€ en 2023 et 50 M€ en 2024), leur nombre tend à diminuer passant de 39 appareils à 22 entre 2016 et 2024. Dans le même intervalle de temps, l‘investissement moyen par téléski, télésiège et télécabine a progressivement augmenté sur chacune de ces catégories. L’analyse affinée de chacun des appareils développés, nous permet de présenter les évolutions en prenant en compte les linéaires, dénivelées et débits développés. En près d’une décennie, le coût au mètre linéaire a été multiplié par 2,8, le coût à la dénivelée produite par 3,1 et le coût au débit par 2,2, témoin de cette forte tendance inflationniste. Cette année restera aussi marquée par le nombre de tapis neufs déployés. 36 installations nouvelles ont été construites pour renouveler les zones d’apprentissage, soit une valeur 3 fois supérieure à la moyenne décennale. Ces investissements reflètent un besoin de réponse à une population débutante importante, caractéristique pleinement cohérente avec les résultats du baromètre montagne hiver 1. En effet, les jeunes sont assez largement surreprésentés, notamment les 18-24 ans (+ 4 points) et les 25-34 ans (+9 points). Concernant plus particulièrement les pratiquants de ski alpin et snowboard, le constat est similaire avec en prime une démarcation importante chez les 35-49 ans (+ 8 points).
Le phénomène s’accentue aussi pour les pratiquants de ski de fond (+ 6 points pour les 18-24 ans, + 11 points pour les 25-34 ans).
2024, une année record pour les nouveaux bâtiments de services
Cette année, ce sont ainsi près de 71 M€ qui ont été investis. Ce poste
constitue celui qui enregistre la plus forte progression sur la décennie passée. En 2024 les domaines skiables ont ainsi davantage investi dans les infrastructures (montant 2,6 fois supérieur à la moyenne décennale) améliorant le parcours client et l’offre servicielle, notamment dans les territoires des deux Savoie.
En Haute-Savoie, la station d’Avoriaz a conçu un nouveau bâtiment administratif, offrant ainsi un cadre de travail optimal pour ses équipes et garantissant, de fait, un accueil et un service client améliorés. De même, Chamonix Mont Blanc a inauguré un bâtiment technique d’exploitation pour ses opérateurs, ce qui permet de renforcer l’efficacité et la qualité des services rendus, avec un impact direct espéré sur l’expérience des visiteurs et leur satisfaction.
En Savoie, le site de la Féclaz a inauguré un nouveau centre nordique dédié à la jeunesse et à l’éducation du bassin chambérien : il accueille désormais le pôle sport étude – pôle espoir, les publics scolaires de la démarche « jeunesse et tourisme social » ainsi que les professionnels et les associations dans un cadre événementiel. À La Plagne au sommet de Roche de Mio, « Le Lounge » est la nouvelle salle hors-sac où l’on peut retrouver un ensemble de services variés (distributeur de boissons chaudes, de snacks salés/sucrés, des toilettes, des prises électriques

et un accès wifi gratuit accessibles à toutes et tous). Enfin, à Val Thorens, c’est un centre de loisirs et services été comme hiver à 3 200 m d’altitude qui se dresse désormais au sommet de la Cime Caron. Il promet notamment une expérience gastronomique, œnologique et panoramique au cœur des 3 Vallées.
À chaque massif ses priorités … Indépendamment des volumes d’investissements globaux, on note des réalités di érentes en termes de stratégie ou de choix d’investissements par massif. Cette année, les Alpes et les Pyrénées concentrent ainsi une grande part des investissements dans les nouveaux appareils de remontées mécaniques, comme vu précédemment pour les Alpes du Nord. L’Isère bénéficie notamment de la dernière extension du Jandri aux Deux Alpes, tandis que les Alpes du Sud voient l’arrivée de nouveaux téléportés à Risoul et Puy-Saint-Vincent. De leur côté, les Pyrénées renforcent cette dynamique avec plusieurs équipements neufs sur les domaines du Grand Tourmalet, de Gourette et de Font-Romeu.




Représentant moins de 1 % des investissements nationaux, les Vosges, le Jura et le Massif central ont quant à eux ciblé d’autres priorités d’investissements. Le massif vosgien a concentré près de 80 % de ses investissements sur le poste bâtiments pour améliorer l’accueil ainsi que l’espace billetterie sur la station de La Schlucht. Le massif jurassien est marqué par une dépense majoritaire (47 %) sur le poste d’entretien et de modification de ses appareils en remontées mécaniques, en particulier sur les Monts Jura avec la télécabine du Fierney et le téléski débrayable du Muiset. Le massif central a concentré 43 % de ses dépenses sur le poste de billetterie sur le secteur de Super Besse modernisant et facilitant ainsi le parcours client par le biais de nouveaux portiques et de caisses. ▲ 1 https://www.atout-france.fr/fr/actualites/barometre-montagne-multi-saisons-focus-hiver © P. Deloche







INVESTISSEMENTS




Cet indicateur se base sur un montant d’investissements HT et un chi re d’a aire TTC issu du panel des répondants de l’enquête TOP 100 (ML 304) Le chi re d’a aires doit être divisé par 1,1 pour établir le rapport entre ces deux courbes.


« Les chiffres de l’investissement 2024 traduisent les efforts que les opérateurs et élus font au quotidien pour maintenir et faire évoluer l’offre des stations. Même si l’on retraite l’exceptionnel investissement du Jandri aux 2 Alpes, on peut lire dans ces chiffres la détermination des acteurs et leur envie de proposer des expériences toujours renouvelées, en améliorant l’offre neige et l’offre hors neige pour toutes les clientèles.
Ces clientèles plébiscitent clairement nos pistes de ski cet hiver et répondent positivement à l’ensemble de l’offre qui leur est proposée. Je suis d’ailleurs particulièrement heureuse que les principales fédérations de la montagne aient décidé collectivement, sous l’égide d’Atout France, de produire un baromètre annuel des clientèles de la montagne française. Ce travail nous permettra de suivre les aspirations de nos visiteurs, et d’en avoir une vision globale, au-delà des enquêtes propres à chaque station ou domaine skiable. Au fil des années, les évolutions que l’on peut lire dans la répartition des investissements sont la résultante de nos ambitions pour séduire ces clientèles, mais aussi de nos difficul-
tés à aménager. Ainsi, les difficultés administratives que nous rencontrons pour les travaux de piste et la neige de culture se ressentent nettement. Tout comme le prix des appareils neufs, que Atout France met en exergue dans son analyse. Les systèmes de billettique sont quant à eux à un tournant, en lien avec les attentes de diversification et de dématérialisation.
Je suis toujours surprise de voir la transparence à laquelle nos adhérents s’obligent en communiquant, pour publication, des données aussi précises que celles qui figurent dans ce numéro de Montagne Leaders. Il faut souhaiter que cette information permette aux observateurs, et ils sont nombreux, de comprendre les éléments clés de notre économie, qui présente de gros excédents bruts d’exploitation, nécessaires au financement d’investissements très importants. Quelle autre filière touristique réinvestit jusqu’à 34% de son chiffre d’affaires comme nous l’avons fait en 2024 ?
Les études Climsnow qui permettent de simuler l’état de l’enneigement en 2050 et 2080 ne freinent pas les investissements, elles les orientent pour s’adapter au monde de demain. » ▲








Le solde des investissements consacrés au Jandri, 30 % soit 51,4 M€, ne saurait expliquer à lui seul le total 2024 pour ce poste des appareils neufs, le deuxième de l’histoire après les 333 M€ de l’an passé. Certes, d’autres projets d’envergure contribuent à ce bilan, à commencer par les télécabines des Arcs, de Val d’Isère, de Val Thorens, de Valloire ou de Saint-Gervais (L’Alpin + Le Valléen). Ces appareils contribuent pour moitié au total de l’année, avec 145 M€ à eux six. Mais 2024 affiche tout de même une croissance de 65 % par rapport à la moyenne quinquennale, et 85 % par rapport à la moyenne décennale. L’influence de l’inflation sur les coûts d’investissements apparaît indéniable. 20 téléportés totalisaient 166 M€ en 2019. En 2022, post-covid, le poste rassemblait 161 M€ avec 17 téléportés. Cette année, hors Jandri, 16 appareils font grimper le total à 226 M€. ▲

DEVILLE - H2 EAUXMESURALPES - BLUECIME
Pour rappel, ce poste est dissocié pour la troisième année, les modifications d’appareils étant présentées à part des opérations de maintenance. Pour 2024, le volet des modifications est marqué par des montants importants comme l’installation du téléphérique de service des Grands Montets (4,5 M€) à Chamonix, la rénovation de la télécabine du Pic
Blanc (7 M€), le télésiège Sarriere (6,6 M€) à Gourette, ou le renouveau du téléphérique de la Saulire (10 M€) à Courchevel. En ré-associant les deux composantes, modifications (38,7 M€) et maintenance (36,3 M€), ce poste affiche plus de 75 M€. Il faut remonter à 2018 pour trouver le plus important total en la matière, avec 60 M€ « seulement






De nos premiers pas en 1974 à nos partenariats avec des milliers de stations de ski dans le monde entier, notre aventure, qui perdure depuis plus de cinq décennies, a été tout simplement extraordinaire grâce à des clients comme vous. Rejoignez-nous et célébrons 50 ans de dévouement, d’innovation et de quête incessante à créer la neige parfaite.
EQUIPEMENTS D’ENNEIGEMENT & TECHNOLOGIE










L’heure est à la préparation de l’avenir pour Semilom Resort, filiale de la société d’économie mixte de loisirs de la station qui a repris la DSP il y a deux ans, sur une durée de 25 ans, pour un montant de 42 M €. Alors que la mairie va rénover le Palais des sports que gère l’exploitant, celui-ci va directement dépenser 18 M € pour son troisième exercice. « L’année 2024 s’est traduite par l’installation d’un tapis roulant en galerie couverte. Désormais, l’heure est à la modernisation de la partie ouest du domaine », déclare Nicolas Colombani. Cette zone, desservie depuis le front de neige principal des Drapeaux, est sous-exploitée à cause de l’accès difficile (deux Télémix pour 20 minutes de trajet, ou un Télémix et un
téléski difficile). Des appareils vont être changés et des pistes réaménagées. Un télésiège débrayable de six places (TSD6 Muande) va permettre d’atteindre le sommet en six minutes (3 000 p/h). Rationalisation et économie d’énergie sur le long terme sont recherchées, avec des moteurs direct drive POMA plus sobres (- 10 % de consommation). Le réaménagement du front de neige des Drapeaux et l’abaissement de la pente de 17 à 14 % conviendra mieux aux débutants. Et plus tard, la deuxième tranche de la DSP concernera le site multi-activité (chiens de traineaux, ski de fond, piétons…) du Plateau de Roche Rousse, « où nous mettrons en place un espace débutant d’altitude, à 2 300 m », prévoit-t-il.
Toujours décrié, cet usage de l’eau se veut pourtant plus vertueux d’année en année, avec des investissements dans des équipements toujours plus économes, et par endroits la volonté de turbiner la ressource pour la production d’hydroélectricité.
En 2024, onze stations affichent des équipements ou des travaux pour des montants compris entre un et deux millions et demi d’euros. Ces domaines concentrent plus de 19 M€ au sein d’un poste qui en totalisent 43 M€. Savoie, Haute-Savoie, Isère, Alpes du Sud et Pyrénées représentent 98,5 % des investissements en neige de culture. Ce poste est dans la moyenne des cinq dernières années, et en retrait de 10 % par rapport à la période 2014-2023. ▲

SAVOIE : 13 864 129 €
ARCS (LES) - PEISEY VALLANDRY
ARCS (LES) - PEISEY VALLANDRY TURBINE HYDROELECTRICITE (REUTILISATION DU RESEAU NEIGE)
NORMA (LA)
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ALPE-D'HUEZ (L') IEA VAUJANIATTE
ALPE-D'HUEZ (L') IEA PREROND TECHNOALPIN -
ALPE-D'HUEZ (L') IEA SNOWPARC
ALPES (LES) IEA DEMOISELLES
/ PYRENEES

2024 a été marquée par l’ouverture du téléphérique Jandri 3S (148 M €), concluant la modernisation des axes structurants des Deux Alpes (après Crêtes et Diable). De quoi augmenter la rapidité, la fluidité, l’éparpillement des skieurs sur tout le domaine. La SATA a aussi été retenue pour être en régie intéressée à l’Alpe du Grand Serre et entend prouver que le modèle moyenne montagne n’est pas mort. « La notion de ski y existe toujours. Mais ce lieu est aussi un laboratoire pour proposer des alternatives comme le bivouac, la promenade, la tyrolienne, le VTT, à des horaires décalés en été pour que les
gens profitent de la fraîcheur », illustre Fabrice Boutet. L’investissement de 650 M € sur six ans va se poursuivre. 300 millions d’euros seront encore dépensés, pour une bonne part à l’Alpe d’Huez avec le projet altitude 3 300 consistant à remplacer cinq remontées mécaniques par des liaisons fluides, inclusives (skieurs, piétons, VTTistes, PMR, locaux…) et connectées entre les stations du domaine (Alpe d’Huez, Auris-en-Oisans, Oz 3300, Vaujany, Villard-Reculas), afin de faciliter la mobilité. La Grave ne sera pas non plus oubliée (troisième tronçon sur le glacier de la Girose). ▲
Ce poste vise à recenser les montants en matière d’équipements numériques et de marketing digital : appli web marketing, campagne web, affichage, création de visuels, logiciels, drones, site vente en ligne, webcam, site web, logiciel pour les secours, etc. Malgré nos efforts, ce total manque probablement encore d’exhaustivité pour mériter un commentaire. À noter cependant cette année : ces montants se concentrent essentiellement sur les deux départements de la Savoie. ▲
Avec près de 300 % d’augmentation sur les moyennes quinquennale et décennale, ce poste a largement majoré le total 2024 de cette enquête Investissements. En cause ? De nombreux bâtiments dédiés aux services à la clientèle, au fonctionnement des sociétés d’exploitation de domaine skiable, ou au confort de leurs salariés. Parmi les installations les plus imposantes : les nouveaux bâtiments administratifs de la SERMA à Avoriaz (5,2 M€), le centre nordique de la Feclaz (3 M€), les bâtiments et la salle hors sac de la Plagne (8 M€), près de 10 M€ cumulés pour la Compagnie du Mont-Blanc, et surtout 29 M€ investis à Val Thorens pour l’espace Caron 3200 et les bâtiments techniques et d’exploitation. ▲
Ce millésime 2024 affiche un nombre de véhicules en retrait dans chacune des catégories. Malgré cela, le total pour ce poste d’investissement reste largement supérieur aux moyennes quinquennale (+31 %) et décennale (+53 %). Avec plus de la moitié du montant total, la part de la Savoie mérite d’être soulignée. ▲
Les répondants les ont mentionnés : AEBI, ARC EQUIPEMENT, BALLEYDIER, BOMBARDIER, BRP, CHAVANEL, CHOSSADE BUSATO, DACIA, FORD, ISUZU, IVECO, JEAN LAIN, LYNX, MANITOU, MERCEDES, MITSUBISHI, PALFINDER, POLARIS, RENAULT, SECAMAT, SKODA, TEAM MOTO QUAD, TOYOTA, VOLKSWAGEN, WILLIAM AUTO, ET YAMAHA.


























































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La responsabilité de la sécurisation des domaines skiables par les opérateurs estelle amenée à s’étendre vers un devoir d’entretien de l’environnement montagne ?
En plus des montants consacrés à assurer la sécurité sur les pistes, d’autres investissements sont destinés à lutter contre les risques associés à la gravité et à l’évolution de la montagne. Une évolution pour partie naturelle mais aussi impactée par les conséquences du réchauffement climatique.
Les paravalanches, murs anti-reptation, pare-blocs, grillages ou filets sont autant d’ouvrages de prévention face aux risques associés à la neige mais aussi à la roche et à l’évolution des sols (glissements de terrain).
Le total 2024 est le plus important jamais recensé pour ce poste. Avec une croissance de 51 % par rapport à la moyenne quinquennale et 48 % par rapport à la moyenne décennale, faut-il y voir les premiers signes d’une tendance pour les années ou les décennies à venir ? ▲

2024 signe le troisième total pour les investissements en faveur de la signalétique. Outre le record, qui datait de l’an dernier (4,1 M€), il faut remonter à 2015 pour dépasser les 3,5 M€ en la matière. Cet exercice est notamment porté par l’équipement des nouveaux appareils de remontées mécaniques, dont certains programmes d’envergure ont été finalisés en 2024. La Savoie est encore massivement représentée avec six destinations qui ont mentionné des équipements de signalétique dépassant les 100 000 euros. ▲

Ce total 2024 maintient la tendance à la hausse pour ce poste, certes loin derrière le record de près de 22 M€ de 2023. Il affiche 24 % de plus que la moyenne à cinq ans, et 56 % de plus si l’on remonte à dix ans. La diversification est en marche. À titre d’illustration, les dix dernières années en la matière ont compilé 109 M€ d’investissements dédiés aux loisirs, quand la décennie précédente (2005-2014) ne totalisait que 44 M€.
Outre les luges de Chamrousse (2,8M€) ou de Bernex (2,5M€), les autres installations d’envergure de l’année sont la tyrolienne du Sauze (1,5M€), et le choix de l’innovation à La Clusaz avec une balançoire géante. ▲

GRAVE (LA) / MEIJE (LA)
GRAVE (LA) / MEIJE (LA)
Dynamisé par la vente en ligne et les logiciels de dynamic pricing, ce poste d’investissement compte également l’équipement de points de vente « hors » du périmètre classique des domaines skiables, avec de bornes de vente installées dans les hôtels ou les magasins de location. Ce total 2024 est bien loin des années record, et sous les moyennes quinquennale et décennale (5,1 M€), S’il faut admettre qu’il sous-estime le marché des supports, de forfaits, peut-être est-il annonciateur d’une décroissance de leur nombre compte tenu des solutions dématérialisées proposées par les équipementiers ? ▲

Chaque année, ce poste recense les remises en état après travaux ou les optimisations de tracés existants. Outre ces deux typologies d’interventions classiques, cet exercice est marqué par de nombreuses opérations de remise en état. Les précipitations, notamment à l’automne, ont mis à mal les tracés, courbes et dévers. Dans les deux Savoie, plus d’un million et demi d’euros a été déclaré et consacré à la remise en état suite à des intempéries ou des glissements de terrain. (Cela représente 16 % du total de l’année.) Cet exercice 2024 est stable par rapport aux périodes antérieures : +8 % par rapport à la moyenne quinquennale et -18 % par rapport à la moyenne décennale. ▲


VINCENT GATIGNOL
Directeur de Super-Besse
La diversification de la station du Puy-deDôme entre 1 300 et 1 850 m d’altitude, entamée dès les années 2000 avec le Funitel de la Perdrix comme colonne vertébrale, a accéléré en 2013 avec l’inauguration d’une des plus longues tyroliennes d’Europe (700 000 €), et se poursuit aujourd’hui avec la luge sur rail Super Coaster. « Le chantier a été lancé en 2023 pour une ouverture en février 2024. Avec le tubing utilisable en hiver comme en été, le coût total est de 3,4 M €. Le parc Hermin’eau bordant le lac et proposant des parcours de boules et jeux nautiques a coûté 500 000 € », décrit Vincent Gatignol, directeur de la Saeml Pavin-Sancy, conscient que ces activités outdoor ne remplaceront pas le ski pour autant. « Elles ont surtout été créées pour assurer une animation et stabiliser les saisonniers dans la région », reconnaît celui qui a enregistré une baisse de 10 à
7 M € de CA l’hiver dernier par manque de poudreuse. Surtout, la SEAML va, pour 2,6 M €, doubler la superficie du centre ludo-sportif des Hermines en cœur de station pour 2026 : laser game, parcours ninja et mur d’escalade viendront s’ajouter afin de proposer du 4 saisons aux 15-25 ans. Deux télésièges débrayables à 15 M €, pour aller au sommet par les côtés, sont prévus. Mais la Saeml fait une pause en termes de remontées mécaniques, car elle s’est vu confier en plus, dans la délégation, l’exploitation du centre historique nordique Pertuyzat-Pavin. Elle a réhabilité le pump track, et a créé un parcours filet dans les arbres, demain un accrobranche ou une tour panoramique. Les investissements sur le renouvellement de flotte des enneigeurs ne cessent pas pour autant, alors que la neige de culture couvre déjà 72 % du domaine.
Avec les années, cette « Enquête Investissements » est devenue un baromètre de l’économie des destinations touristiques en montagne. Elle compile et présente les divers investissements réalisés par les opérateurs des domaines skiables français ainsi que par les collectivités supports de ces domaines.
Panel
En partenariat avec Atout France et Domaines skiables de France, un questionnaire a été adressé aux opérateurs d’un ou plusieurs domaines skiables, mais aussi à leurs fournisseurs et équipementiers, ainsi qu’aux bureaux d’études.
Collaborations
Nous remercions ici la collaboration des différents services des opérateurs de domaines skiables, des constructeurs, des fournisseurs et bureaux d’études, ainsi que toutes celles et ceux qui ont contribué de près ou de loin à la collecte de ces données.
Ce bilan d’investissements a pu être réalisé en croisant l’ensemble de leurs déclarations, après plusieurs relances par mail et par téléphone. Pour certains postes, un travail d’harmonisation a été mené entre opérateurs et fournisseurs afin de présenter des chiffres cohérents.
Merci également à Atout France et Domaines skiables de France pour leur concours.
Saisie
Ce travail de compilation des données et de montants issus de différentes sources est conséquent. Il est possible que malgré de multiples vérifications, certaines erreurs subsistent, ce dont nous nous excusons par avance.
Afin d’éviter toute confusion ou interprétation, nous ne faisons apparaître le maître d’ouvrage que lorsqu’il était précisément mentionné pour une opération donnée.
Mode de calcul
Nous travaillons en euros courants et ne répercutons ni les augmentations de prix, ni l’inflation.
Informations
Pour le poste relatif aux nouvelles installations de remontées mécaniques, il est possible que les montants de notre enquête diffèrent de ceux du Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés (STRMTG) : le STRMTG ne comptabilise que la stricte partie Remontée mécanique d’une affaire, quand notre « Enquête Investissements » tient compte de l’ensemble des travaux généraux afférents à l’installation d’un nouvel appareil de remontée mécanique. (Certains travaux de génie civil et/ou de montage, les travaux électriques, les bâtiments, les installations d’accès, tels que des escaliers ou des passerelles, et bien d’autres opérations complémentaires à une remontée mécanique relèvent pour l’exploitant ou la collectivité de son budget Investissements.)
Nous sommes conscients que certains chiffres ne sont pas forcément l’exact reflet de la réalité ; pour autant ils correspondent aux montants qui nous ont été déclarés. Cette enquête a pour objectif de permettre la comparaison des différents postes, la part d’investissements de chaque domaine skiable et de chaque massif, ainsi que leur évolution dans le temps.
Depuis juin 2023, les domaines d’Oz-en-Oisans et Vaujany ont réintégré le périmètre SATA Group. Les investissements concernant ces stations apparaissent donc désormais dans l’ensemble « L’Alpe d’Huez/Auris-en-Oisans/Villard-Reculas/ Oz-en-Oisans/Vaujany ». ▲







000 m DE DÉNIVELÉ, QUE DU















Technologie 2 ou 4 roues motrices
Consommations mixtes gamme Suzuki Swift (WLTP) : 4,4 à 4,9 l/100 km.
Consommations mixtes gamme Suzuki Vitara (WLTP) : 5,0 à 5,6 l/100 km.
Pensez à covoiturer. #SeDéplacerMoinsPolluer

P106 COURCHEVEL - L’EAU PRÉCIEUSE / P109 VAL THORENS - CARON 3200, CONCEPT MULTI-SERVICES / P110 THERMALISME - « IL FAUT ABSOLUMENT UNE PALETTE D’ACTIVITÉS » / P111 CONFÉRENCE - L’INVESTISSEMENT EN MONTAGNE FACE AUX DÉFIS CLIMATIQUES
Le 17 septembre dernier, 2 200 primo-entrants ont pris part au premier Sustainability day, une journée en extérieur organisée par GEM sur différents sites naturels en Isère, comme le lac de Freydières, Chamrousse, ou Autrans-Méaudre.

PRÉSENTÉ EN NOVEMBRE DERNIER, EAGLE 2030 EST LE NOUVEAU PLAN STRATÉGIQUE DE GRENOBLE ÉCOLE DE MANAGEMENT (GEM) QUI DOIT PERMETTRE À L’ÉTABLISSEMENT DE SE DIFFÉRENCIER EN PROPOSANT DES CURSUS INÉDITS.
Mis au point avec les collaborateurs, les étudiants, les diplômés, les entreprises et les partenaires, dont la station de Chamrousse, ce nouveau plan couvre trois dimensions : la transition, et ses volets écologique, énergétique, social et territorial ; les sciences, en lien avec l’écosystème local (CEA, ST microelectronics, Schneider…), pour renouer avec la force de GEM ; et la montagne, une caractéristique
innovante « car GEM n’avait pas pris la mesure de la chance d’être en milieu montagnard » concède Philippe Monin, son directeur académique. Cette dimension montagne dépasse d’ailleurs une grande majorité des étudiants. Beaucoup ne mettront pas un pied en montagne durant leur cursus ; « certains n’ont jamais vu la neige ou ne savent pas skier », regrette Philippe Monin.
Observer les Alpes, sentinelles du climat
Or, les Alpes sont une sentinelle.
L’avenir de la Vallée blanche, la catastrophe de la Bérarde, les conflits d’usage autour de l’eau ont été des éléments de réflexion pour bâtir Eagle 2030 : « C’est un lieu où l’on observe avant, et mieux qu’ailleurs, les effets du changement climatique. Il faut qu’on les
©GEM
60-20-20
Dès la rentrée 2025, tous les nouveaux entrants à GEM suivront un programme pédagogique constitué de : 60% d’enseignements « classiques » en présentiel, 20% associés au monde virtuel (simulation, IA, ChatGPT...), et en contrepartie, 20% « hors les murs » pou évoluer dans la nature, dans un environnement outdoor ou dans les locaux d’entreprises partenaires. La démarche sera étendue à tous les étudiants dès 2026.
comprenne et qu’on les travaille. » Ce plan conjugue donc ces deux enjeux : faire sortir les étudiants des salles de cours et des amphithéâtres pour des études plus immersives et expérientielles, en profitant de la montagne, lieu emblématique, terrain de jeu pour l’outdoor et territoire d’expérience, au sens du terme anglais journey (voyage, aventure, parcours initiatique). À compter de la rentrée 2025, le programme pédagogique prendra le rythme 60-20-20 : outre les cours classiques, les étudiants seront challengés au travers d’un voyage pédagogique, reposant notamment sur des programmes expérimentaux en montagne. Cette révolution de l’enseignement se conclura pour les étudiants par un rendu sous forme de carnet de voyage. I MICKAEL FROTTIER
EN PÉRIODE DE SKI BASHING ET DE PRÉCIPITATIONS PLUS CONCENTRÉES, LES SYSTÈMES DE PRÉLÈVEMENT D’EAU POUR LA NEIGE DE CULTURE SE MODERNISENT, COMME LE PROUVE LA S3V.
La station de Tarentaise s’est équipée du premier système d’enneigement automatisé en 1983 mais a ensuite réorienté ses investissements. « Quand je suis arrivé il y a onze ans, j’ai dit au maire qu’il fallait arrêter de dépenser dans de nouvelles remontées et moderniser la production de neige », se souvient Pascal de Thiersant, président de la S3V.
Aujourd’hui, le domaine peut congeler 90 000 mètres cubes d’eau en 24 h, alors que l’objectif total de production est généralement de 550 000 sur une saison.
« La fenêtre de tir pour produire tôt dans l’année à des températures basses, afin d’économiser de l’énergie, se réduit d’année en année », explique Sébastien Piani, responsable de l’enneigement artificiel.
L’expertise des nivoculteurs –« qui mettent cinq ans pour devenir pleinement opérationnels et qui se font rares », ajoute celui qui dirige la fabrique à neige depuis 2015 – ne suffit pas toujours. La force de frappe des équipements est cruciale –56 % du domaine est couvert par 900 enneigeurs, dont 99 % bifluides haute pression –quand la moyenne en France est de 35 % (87 % en Italie, 49 % en Suisse). « Jusque dans les années 2000, la neige de culture avait pour vocation de pallier le manque de neige occasionnel. Aujourd’hui, elle sert également à poser une sous-couche en début de saison pour préparer le manteau et optimiser son maintien durant tout l’hiver », précise-t-il.
Erreurs médiatisées
Deux maladresses ont été commises par le passé. L’une était une mauvaise gestion du débit réservé sur la prise d’eau des Verdons associée au lac du Biollay en 2018, due à un manque d’information du personnel. Cela a contribué à l’assèchement temporaire (et habituel) du ruisseau quand la retenue se remplissait. Le personnel a été sensibilisé depuis. Des relevés annuels sont effectués pour l’agence de l’eau et des données sont transmises mensuellement à la DDT. La deuxième était un sur-prélèvement en 2022, dû à un système de comptage non adapté qui tient à la conception historique de la retenue du lac du Biollay. « De l’eau entre et sort de cette retenue en continu, il ne s’agit pas d’un pur stockage comme ailleurs. Ce qui complexifiait le comptage », avertit Jordan Fermaut, chef de projet environnement. La S3V a constaté elle-même le surplus de 30 000 m3 en fin d’année, au-delà des 200 000 m3 autorisés sur cette retenue (le total était toujours bien en dessous des 900 000 m3 d’eau autorisés sur tout le domaine) et a averti la police de l’eau.
Corrections
« Avec le cabinet Sage Environnement et la DDT, nous avons mis au point un logiciel de comptage dédié qui nous envoie des alertes », relate Jordan Fermaut. La pose d’une sonde a permis de quantifier les volumes entrant dans la retenue du Biollay. La S3V a aussi lancé une étude prospective avec Sage Environnement, qui s’appuie sur des stations de mesures aux points de prélèvements, afin d’anticiper le devenir de cette ressource pompée de manière réglementée, par arrêté préfectoral. L’heure est à la sobriété. Des outils (systèmes GPS Snowsat ou CGx) permettent aux dameuses de sonder l’épaisseur
de neige. De nouveaux modèles d’enneigeurs sont sept fois moins énergivores en air / électricité que les précédents. En 2023, alors que les prix de l’électricité explosaient, la consommation baissait de 12%.
La communication entre chauffeurs, pisteurs et nivoculteurs est cruciale pour brumiser au mieux cette eau sous pression sans adjuvants sur la piste. « Parfois, les conditions de vent entrent en compte », illustre Cédric Perretier, responsable du service des pistes.
Écosystème dépendant
Des associations environnementales reconnaissent que les enneigeurs peuvent être utilisés comme des outils pour réaliser la transition ou consolider des sites viables. Mais elles stigmatisent les abus, les canons à 3 000 m d’altitude ou au contraire à trop faible altitude, les retenues d’eau sur des zones humides... « 371 000 mètres cubes d’eau stockés à Courchevel, en partie restitués (retirons la partie évaporation) pérennisent 5 000 emplois. Tout un écosystème (salariés S3V, saisonniers, socio-pros…) bénéficie d’une durée d’activité garantie », précise Pascal de Thiersant, qui évoque l’évolution plus stricte des indemnisations chômage sur les mois d’activité des saisonniers.
I JULIEN TARBY




































LE POINT DE RENCONTRE ENTRE ORELLE ET VAL THORENS, SUR LA CIME CARON, OFFRANT UN PANORAMA À 360 DEGRÉS, A ÉTÉ MÛREMENT RÉFLÉCHI POUR PROPOSER DES ACTIVITÉS EN HIVER COMME EN ÉTÉ. LE BÂTIMENT A OUVERT SES PORTES LE 27 JANVIER.
La Setam, qui a dépensé 16 millions d’euros, n’a pas lésiné sur les moyens pour mettre en valeur cette liaison entre Maurienne et Tarentaise, dans des conditions extrêmes de chantier. Accessible uniquement via la télécabine d’Orelle cette année, à cause de l’accident du téléphérique de Caron, qui est en réparation, le complexe représente beaucoup plus qu’un simple restaurant d’altitude.
Invitation à rester Éric Bonnel, directeur marketing et commercial chez Setam, a effectué de nombreuses visites en Amérique du Nord et dans l’arc alpin pour s’inspirer de spots notoires où le panorama est mis en valeur, avant d’initier un tel projet, visant aussi à séduire la clientèle été et les piétons. « Des modèles comme celui de la Jungfrau en Autriche, pensé pour l’été avant celui de l’hiver, celui du Skyway Monte Bianco à Courmayeur ou celui de l’aiguille du Midi ont attiré notre attention, car nous devons aussi travailler l’attractivité à la belle saison. Nous n’avons plus le ski d’été », révèle-t-il. Au pas dans le vide dans des couloirs vitrés semblables à une structure lunaire, l’architecte Loïc Devineau (Studio Arch) et maître d’oeuvre des travaux José Estevao (Impact développement) ont ajouté un bâtiment pourvu de la plus haute salle de séminaires de France – pouvant aussi proposer des expositions et films. L’ensemble compte aussi une

boutique de souvenirs produits localement, ainsi qu’un loungebar à vin à l’entrée payante, dont les nectars sont dits meilleurs en altitude car moins oxygénés. Les visiteurs pourront se sustenter devant un panorama vertigineux. « À cause de l’accident, les gens qui viennent de Val Thorens doivent emprunter plusieurs remontées pour venir et nous perdons de la fréquentation. Mais nous travaillons actuellement la signalétique pour corriger le tir », précise Sylvain Buttard, directeur de site.
Efforts environnementaux
L’altitude et les intempéries ont obligé à la flexibilité. « Les matériaux ont été acheminés par le téléphérique de la Cime Caron, puis par la télécabine d’Orelle. Le plus lourd a été héliporté. Les chutes de neige ont été au rendez-vous, notamment à l’automne 2023 », retrace Éric Bonnel, directeur de Val Thorens Tours. Cette avant dernière étape du programme visant à renforcer l’entrée sur le domaine de Val Thorens par la Maurienne – la dernière sera un parking silo de 750 places à Orelle fin 2025 –a été placée sous le sceau de la sobriété environnementale. « Le bâtiment est doté d’une micro station d’épuration afin de récu-
pérer l’eau de lavage, de la filtrer deux fois et de la réutiliser pour les sanitaires. Les panneaux solaires sur la gare de la télécabine, ainsi que la récupération de la chaleur fatale du moteur de cette remontée mécanique, contribuent à chauffer l’ensemble », illustre Éric Bonnel, également directeur de Tarentaise Maurienne Restauration. Cette quête du moindre impact environnemental se retrouve jusque dans les détails en cuisine, où la place manquait et où il importait de limiter au maximum les déchets. « Nous utilisons des bocaux fabriqués à Grignon (73), que nous renvoyons là-bas pour qu’ils soient stérilisés avant de revenir ici, afin de limiter les emballages », explique Sylvain Buttard.
I JULIEN TARBY

EN NOVEMBRE DERNIER, GRÉOUX-LES-BAINS ACCUEILLAIT LES RENCONTRES NATIONALES DU THERMALISME.
JEAN-FRANÇOIS BÉRAUD, LE PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION THERMALE ET CLIMATIQUE FRANÇAISE, EST REVENU SUR CET ÉVÈNEMENT ET SUR L’ACTUALITÉ D’UN SECTEUR ENCORE LOIN D’AVOIR RETROUVÉ SON NIVEAU PRÉ-COVID.
Quels sont les grands enseignements de l’Observatoire de l’économie des stations pour 2024 ? Nous avons deux activités bien distinctes. Le thermalisme associé au bien-être n’arrête pas de croître. C’est une activité qui explose, et le phénomène s’accompagne d’une forte augmentation des équipements en la matière. Le thermalisme médical, lui, s’est maintenu par rapport à l’année dernière, entre -1 et + 1 %, mais il est toujours en retrait de 20 % par rapport à 2019, la dernière année de référence avant covid. Certaines stations affichent plutôt -30%. Nous avons donc lancé des analyses pour mieux comprendre les situations très inégales d’une station à une autre. Je n’ai pas de certitude, si ce n’est que l’attractivité touristique de certaines destinations peut aussi induire une demande plus forte pour l’activité thermale, mais cela reste à vérifier.
Quelle est la part des territoires de montagne concernée par le thermalisme ? Près de 45 stations sont situées en zone de montagne, dans tous les massifs. Cela représente quasiment la moitié du nombre d’établissements. Ce sont surtout des petites
stations, souvent gérées en régie et qui ont la chance d’avoir pas mal de cordes à leur arc. Le ski, la neige, la randonnée sous toutes ses formes et les activités liées à la nature leur permettent de proposer des activités à l’année en plus du thermalisme. Avec ces atouts, ces stations sont très prisées. C’est une typologie de stations identifiée dans l’étude que nous avons menée avec l’Association nationale des élus de montagne pour détailler les chiffres globaux issus de notre observatoire national.
Est-ce le thermalisme qui participe au tourisme ou l’attractivité touristique qui sert le thermalisme ?
L’un rejaillit sur l’autre. Le fait d’avoir un cadre favorable à la santé, et c’est le cas en zone de montagne, participe à conforter le thermalisme. Dans tous les cas, l’attractivité touristique est un plus pour toutes les typologies de clientèles. On constate ainsi une augmentation de la clientèle dite de proximité, que j’appellerai excursionniste. Ces clients habitent à environ 100 km et viennent à la journée, en week-end, ou pour des courts séjours. Ce n’est pas une nouvelle typologie de clientèle mais elle semble se développer.
L’environnement général du centre thermal fait-il partie des critères de sélection d’un séjour ?
L’éloignement de toutes les pollutions urbaines constitue un atout pour nos stations, la grande qualité de vie proposée, ainsi que le patrimoine architectural protégé sont des atouts. Les stations constituent des havres de paix, que l’on vienne en cure ou simplement faire un break. Tout concourt chez nous à faire de ces séjours une réussite.

Comment se porte le niveau d’investissement de la filière ?
Il y a deux types d’investissements : ceux qui sont liés à l’activité thermale sont portés par les établissements thermaux eux-mêmes ou par leurs groupes, et ceux associés aux infrastructures touristiques sont portés par les collectivités. Dans ces deux cas, on constate un niveau d’investissement toujours assez soutenu. Nous restons confiants pour l’avenir de la filière, à condition que les opérateurs, qu’ils soient publics ou privés, aient la volonté de s’ouvrir très largement sur la diversification et de développer tous leurs atouts, et pas seulement le thermalisme. Ce n’est pas pour autant que nous considérons que le thermalisme n’est pas essentiel, ou que le thermalisme médical n’a plus d’avenir, mais à lui seul, il ne peut pas faire vivre nos stations.Il faut absolument une palette d’activités.
I MICKAEL FROTTIER
COMMENT TROUVER
LE JUSTE ÉQUILIBRE
ENTRE DYNAMIQUE
ÉCONOMIQUE, MAINTIEN DE L’HABITAT ET RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT ?
« Chaque vallée a ses risques, son histoire, sa culture, ses profils socio-économiques… Et seule une communauté d’acteurs, aux intérêts et sensibilités différents, peut aborder une si vaste problématique », introduit Didier Bruno, membre du directoire en charge de la banque de développement régional de la caisse d’épargne Auvergne-Rhône-Alpes, qui voulait éviter les poncifs sur la transition environnementale.
Une sélection à effectuer
« La question de l’habitabilité doit se poser avant tout investissement d’aménagement », avance Florence Marchon, directrice du pôle alpin risques naturels (Parn). Parfois, la communauté n’aura plus les moyens d’intervenir sur certaines zones, même si les familles y résident depuis des générations. « Des sociétés d’assurances sont en situation critique », avertit celle qui parle d’une remise en cause du modèle économique. En effet, les phénomènes naturels destructeurs se multiplient : « Le phénomène de route coupée n’est pas nouveau, mais nous ne disposons plus du même temps pour réparer », confirme Fabrice Boutet, DG de Sata Group, exploitant des domaines des Deux Alpes, de l’Alpe d’Huez et de La Grave (Isère et Hautes-Alpes). Les statistiques sont formelles : « L’accélération est prouvée entre les périodes 1980-2000 et 2000-2024. À un moment donné, nous ne pourrons plus mettre des rustines partout », résume Philippe Berthet Rambaud, président du cabinet Engineerisk,
qui mentionne la notion de risque résiduel, une fois que toutes les mesures de protection ont été prises. « Chaque acteur le gère différemment, c’est pourquoi l’État met le pied sur le frein au contraire de certains investisseurs », ajoutet-il.
Penser aux « lieux de vie »
Certaines orientations à prendre paraissent évidentes. 95 % du chiffre d’affaires de la Sata provient des remontées mécaniques. Les investissements doivent donc se tourner également vers l’immobilier, la restauration, les évènements, et le 4 saisons en général. Ce qui signifie ne pas travailler que le sport, mais aussi le volet culturel, comme le championnat de France d’échecs, le festival musical Tomorrowland, le Festival du film de comédie, le Festival de la BD… « Depuis que nous avons récupéré la DSP, nous avons pour objectif de rendre le territoire viable. Toute décision est le futur de demain », affirme Fabrice Boutet, qui entend élever les fronts de neige, mais aussi penser les remontées comme des ascenseurs valléens connectant des villages, entretenir un écosystème de menuisiers, plombiers, entreprises d’infrastructures BTP... afin de garantir une activité à l’année. Une conception qui doit gagner du terrain, selon Philippe Berthet Rambaud : « Les stations savent accueillir des gens pour des loisirs sur peu de temps, mais elles manquent de lieux de vie, de commerces du quotidien et de services spécialisés permettant de maintenir les gens sur place ou d’attirer de nouvelles populations. »
Long terme et acceptabilité
Choisir les investissements de demain exige donc des réflexions plus larges et surtout à plus long

terme, sur le bilan carbone du tourisme par exemple. Florence Marchon loue ainsi le récent plan d’adaptation au changement climatique (PNACC 3) ou les travaux du Comité de massif des Alpes. L’accueil de nouvelles populations, comme des urbains qui télétravaillent ou d’autres qui cherchent un refuge climatique ponctuel lorsque les températures dépassent les 40 degrés en plaine, est par exemple une piste d’avenir. « La Sata a repris l’Alpe du GrandSerre pour proposer un parc de respiration à Grenoble, mais aussi pour disposer d’un laboratoire de moyenne montagne. De quoi beaucoup apprendre », précise Fabrice Boutet. L’investissement en montagne a ainsi encore un avenir, « à condition d’accepter des rentabilités plus faibles qu’hier », glisse Didier Bruno. I JULIEN TARBY
La solidarité est invoquée, car tout le monde n’a pas les mêmes niveaux d’habitabilité, de capacités financières et de connaissances scientifiques.










LANCÉE LE 5 FÉVRIER À
PARIS, LA CHAIRE VALCOM (VALORISER LES COMMUNS FONCIERS) EST PORTÉE PAR LA FONDATION DE L’UNIVERSITÉ SAVOIE MONT BLANC. CE PROGRAMME SCIENTIFIQUE PLURIDISCIPLINAIRE, UTILISANT LA MÉTHODE DES RECHERCHES PARTICIPATIVES, S’EST DONNÉ POUR OBJECTIF DE PENSER L’AVENIR DES TERRITOIRES AVEC DES SYSTÈMES ANCESTRAUX EN PLEINE RÉSURGENCE : LES COMMUNS FONCIERS. LA PHASE OPÉRATIONNELLE DÉMARRE EN 2025, AU TERME D’UNE ANNÉE DE PRÉFIGURATION QUI A PERMIS DE CONSTITUER UNE ÉQUIPE SCIENTIFIQUE, DE RÉUNIR DES PARTENAIRES ET MÉCÈNES ET DE DÉFINIR UN PROGRAMME D’ACTION.
« Les communs fonciers ou propriétés collectives sont des systèmes ancestraux qui reposent sur trois éléments interreliés : une ressource (forêt, alpage, eau…) ; une gestion collective par une communauté usagère, propriétaire ou non du foncier et composée d’ayants droit, qui s’organise selon ses propres règles par une gouvernance démocratique ; des droits d’usage au bénéfice des ayants droit, en échange de l’exécution de devoirs par ces individus. Méconnus et peu protégés par le droit français, ces systèmes présentent pourtant de nombreux avantages pour les territoires : la gestion prudente et pérenne des ressources, l’entretien des paysages et des éléments de petit patrimoine bâti, la création de lien social, ou encore la transmission des traditions et savoir-faire ruraux, constitutifs d’un patrimoine culturel immatériel. » *
Le travail de recherche mené jusqu’alors permet de montrer que les communs fonciers persistent
aujourd’hui sur l’ensemble du territoire français, notamment en zones rurales et/ou de montagne. Selon les régions, ces systèmes revêtent différentes formes, avec des fonctionnements et des modes de transmission des droits d’usage propres à chacune. Dans les sections de commune, présentes sur une grande partie du territoire, les droits d’usage sont liés au critère de la résidence principale. D’autres formes de propriétés collectives sont propres à certaines zones, comme les consortages, situés dans la Vallée de Chamonix, ou les bourgeoisies, près du lac Léman, à la frontière suisse, où les droits d’usage se transmettent surtout par héritage. Si l’année de préfiguration de la chaire a été consacrée à initier la constitution d’un réseau d’interlocuteurs, elle a aussi permis d’identifier plusieurs terrains d’étude et de mettre en lumière les problématiques rencontrées sur ceux-ci. Un sujet récurrent est ainsi le manque de (re)connais-

Depuis 2023, Julia Ambrosio est diplômée d’un master de droit public réalisé en alternance à la communauté de communes de la Vallée de Chamonix Mont-Blanc.

Depuis 2023, Sarah Ludwig est diplômée d’un master de droit public réalisé en alternance à la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne (FFCAM).

sance de ces systèmes fonciers et des personnes qui les font vivre par la puissance publique. En découle une incompréhension dans les actions et droits respectifs.
Objectifs et outils de la chaire
Afin de contribuer à la réflexion sur la manière de surmonter certaines difficultés territoriales (déficit d’animation de la vie locale, de services offerts aux populations, de lien social, préoccupations environnementales, etc.), la chaire
Valcom propose diverses actions. Elle a tout d’abord pour ambition de réinstaurer un dialogue qui a pu s’étioler entre différents acteurs locaux. Cela passe notamment par l’organisation de « rencontres territoriales » visant à apporter des éléments de connaissance ou de réflexion et à tracer des perspectives. Trois événements ont déjà eu lieu en 2024 (résumés en vidéo sur le site https://www. fondation-usmb.fr/chaire-valcom/).
D’autres sont à venir, sur de nouveaux sites et sur des secteurs où
un travail a déjà été entamé afin d’approfondir des thématiques supplémentaires, d’entretenir les liens établis avec les partenaires, de suivre l’évolution des situations sur les zones d’étude et d’accompagner la résurgence de ces « communs » sur les territoires. En parallèle, grâce à son partenariat avec la régie de gestion des données Savoie Mont Blanc, la chaire met en place un outil cartographique permettant de mieux identifier les systèmes fonciers collectifs. Alors que les sections de commune sont plus facilement reconnaissables, l’identification des autres communs fonciers est moins aisée et doit être réalisée après des vérifications minutieuses in situ au cas par cas. Des actions de formation à destination de différents acteurs seront proposées par la chaire afin d’informer chacun des spécificités des propriétés collectives, mais aussi pour que les droits d’usage des communautés puissent être exercés dans des conditions optimales. De plus, la
chaire expérimente un outil d’évaluation et de mesure des apports des « communs » sur un territoire donné afin de produire un indicateur synthétique qui renseigne les élus sur l’importance des actions d’intérêt collectif menées par les habitants en dehors ou en parallèle de l’action administrative ordinaire. Enfin, pour que les communs fonciers soient reconnus comme de véritables acteurs territoriaux, pris en compte par la puissance publique, il est indispensable de les faire connaître. Ainsi, Valcom souhaite accompagner et inciter les communautés à mettre en place une journée annuelle des communs fonciers. Cette mise en réseau inédite des ayants droit faciliterait le dialogue entre ces communautés et l’échange d’expériences pour s’enrichir mutuellement et, pourquoi pas, s’inspirer de ces systèmes robustes et éprouvés par le temps pour inventer de nouvelles formes de communs fonciers. La chaire se tourne tout particulièrement vers les élus locaux qui souhaiteraient se saisir du sujet et proposer des terrains d’expérimentation (contact.valcom@ univ-smb.fr). Si d’un point de vue juridique il n’est pas possible de créer de nouveaux communs fonciers, il est toujours possible de s’inspirer de ces systèmes. Alors, dans un siècle traversé par diverses crises sociétales, pourquoi ne pas faire confiance aux nombreux communs fonciers de nos campagnes, voire à de « nouveaux communs », pour repenser notre manière d’habiter les territoires et nos relations sociales, tout en révisant notre conception de la propriété individuelle et en revitalisant le monde rural ?
* J.-F. Joye (dir.), Les communaux au XXIe siècle, une propriété collective entre histoire et modernité, Presses USMB, 2022, 801 p. O. Chavanon, J.-F. Joye, « En commun ! La propriété collective à l’épreuve de la modernité » - Documentaire, 2022, 58 min. I













































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MARION BOST, LABO RISQUES ROCHEUX, UNIV. GUSTAVE EIFFEL
BRUMA SOUZA, DÉPARTEMENT D’INGÉNIERIE CIVILE ET ENVIRONNEMENTALE, UNIVERSITÉ DU NEW HAMPSHIRE
UN PROGRAMME DE RECHERCHE FRANCOAMÉRICAIN A ÉTUDIÉ LA CINÉMATIQUE D’UN BLOC ROCHEUX LORS DE SA CHUTE EN INTERACTION AVEC LES TERRAINS EN PLACE.
Les chutes de blocs rocheux en zone de montagne génèrent, en travaux de sécurisation, des investissements annuels importants. Or, la fiabilité de la caractérisation de cet aléa est limitée par l’incertitude forte sur le comportement des blocs le long de leur trajectoire dans la pente. D’où ce programme de recherche basé sur le croisement d’essais de chutes de blocs en laboratoire et in situ.
Conception d’une méthodologie
L’université du New Hampshire a mis au point le capteur Smart Rock (SR) qui permet d’instrumen-
ter les chutes de blocs (Souza et al., 2023). L’Université Gustave Eiffel dispose d’un site d’essais en région AURA qui permet de réaliser des chutes de blocs en conditions contrôlées (Bost et al., 2010). Le comportement des blocs rocheux pendant et après impact a donc été analysé au cours de deux campagnes expérimentales, l’une en conditions contrôlées en laboratoire et l’autre en conditions réelles sur terrain naturel, à l’aide de blocs instrumentés. En conditions contrôlées, plus de 300 impacts ont été réalisés avec des blocs dont la masse varie de 1 à 107 kg, lâchés à des hauteurs de chute comprises entre 1 et 10 m sur différents terrains plus ou moins meubles (sable, remblai graveleux, roche rugueuse, béton lisse). Les surfaces d’impact ont été inclinées sous différents angles entre 0° et 60°. Ces conditions d’impact ont été choisies pour
être représentatives des terrains rencontrés dans les territoires des deux côtés de l’Atlantique concernés par l’étude. Les données des SR et des caméras à grande vitesse ont permis d’étudier les énergies cinétiques de translation et de rotation selon les conditions d’impact, ainsi que la cinématique des blocs pendant et après chaque impact. Ces résultats ont été utilisés pour identifier des paramètres influents sur le mouvement du bloc lors de l’impact et sur l’énergie cinétique restituée après l’impact. Par la suite, des simulations numériques ont été réalisées à l’aide de trois logiciels de trajectographie, couramment utilisés par les bureaux d’études en France et aux États-Unis pour réaliser des études trajectographiques. In situ, 23 essais de chute de bloc ont fourni des données de SR et de caméras à grande vitesse, utilisées pour évaluer la

Bost
risque rocheux et ouvrages géotechniques à Gustave Eiffel, étudie la fondation des ouvrages au rocher et les dispositifs de protection contre les blocs.

Bruma Morganna Mendonça de Souza, ex-doctorante Gustave Eiffel / université du New Hampshire, est ingénieure en géotechnique chez Weston & Sampson.

cinématique du bloc dans des conditions non contrôlées. Les résultats de cette seconde campagne expérimentale ont ainsi été comparés aux prévisions de simulation numérique et aux résultats des essais en conditions contrôlées.
L’analyse des résultats indique que les modèles numériques représentent mieux la cinématique des blocs qui impactent des terrains rigides. Les estimations pour les blocs impactant des terrains meubles surévaluent les valeurs obtenues expérimentalement. Lors des impacts sur terrain meuble, les données du capteur SR et des caméras rapides montrent que le bloc interagit avec le terrain selon trois
phases successives : contact avec le terrain, scarification du terrain et par la suite, rebond ou pas. Le rebond se produit si le taux de pénétration, qui est le ratio de la pénétration verticale du bloc par la dimension du bloc, est inférieur à 15%. Par ailleurs, il s’avère que les données du capteur SR permettent d’identifier le caractère meuble d’un terrain vis-à-vis d’un impact. Les durées d’impact, évaluées en considérant la valeur à 10% du pic d’accélération, ont été extraites des courbes d’accélération SR mesurées pour chaque essai. Il a été observé que, lorsque ces valeurs sont normalisées par la hauteur des blocs, des plages de durée d’impact peuvent être définies pour classer les terrains.
Perspectives pratiques À l’aide du seul capteur SR, il est
dorénavant possible de qualifier le caractère meuble des terrains. Selon cette qualification, le modèle trajectographique, qui considère effectivement les cinématiques mobilisées par ce type de terrain, doit être choisi pour réaliser l’étude trajectographique. Au-delà de la seule perspective de l’amélioration de la qualification du risque rocheux, cette collaboration scientifique offre de nouvelles perspectives sur des problématiques connexes telles que : - l’extension du principe d’étude à d’autres aléas gravitaires, - l’étude du comportement des ouvrages de protection contre les chutes de blocs, qui se limite aujourd’hui à la considération de la seule énergie cinétique de translation à l’impact, en négligeant l’énergie de rotation.
Remerciements
Ces travaux de recherche ont été réalisés dans le cadre de la thèse de Bruma Morganna Mendonca de Souza (Souza, 2024). Pour la réalisation des expérimentations, ils ont bénéficié du soutien financier de la région AURA, de la Federal Highway Administration, de l’État du New Hampshire et de la direction générale de la prévention des risques du MTECT.
Références
BOST M., DUBOIS L., ROCHERLACOSTE F., FEREGOTTO M., 2010. A new testing station about full-scale testing for rockfall protection systems, Proceeding of Rock Slope Stability, 24-25 November 2010, Paris, France. SOUZA B., BENOIT J., 2023. Rockfall motion using a Smart Rock sensor. Canadian Geotechnical Journal. https://doi.org/10.1139/ cgj-2022-0599
SOUZA B., 2024. Evaluation of Rockfall Trajectories Using Smart Rocks and Measurement While Drilling, PhD dissertation, University of New-Hampshire, Univ. Eiffel, p.291 I
M. Le Président
1355 route d’Aime
Lieu-dit Les ProvagnesMACOT73210 LA PLAGNE
TARENTAISE
Tél : 04 79 09 74 04Fax : 04 79 09 99 67 mèl : secretariat@sigplaplagne.com
Référence : SIGP2024-02
Objet : Concession multiservices (sous la forme d’une délégation de service public) portant sur l’exploitation du domaine de La Grande Plagne (article L. 1121-3 du Code de la commande publique).
Remise des offres :
au lieu de : 28/01/25 à 12h00 au plus tard.
lire : 06/03/25 à 12h00 au plus tard.
VI.4.3 VI.4.3 : au lieu de : rubrique vide. lire : Procédure de recours : Les voies de recours ouvertes sont les suivantes :
- D’un référé précontractuel prévu aux articles L.551-1 à L.551-12 et R. 551-1 à R. 551-6 du Code de Justice Administrative (CJA) et pouvant être exercé avant la signature du contrat.
- D’un référé contractuel prévu aux articles L.551-13 à
L.551-23 du CJA et R. 551-7 à R. 551-10, et pouvant être exercé dans les délais prévus à l’article R. 551-7 du CJA.
- D’un recours de pleine juridiction en contestation de la validité du contrat ou de certaines de ses clauses non réglementaires qui en sont divisibles assorti, le cas échéant, de conclusions indemnitaires et pouvant être exercé par tout tiers dans un délai de deux mois à compter de l’accomplissement des mesures de publicité appropriées (CE Ass., 4 avril 2014, Département du Tarn et Garonne, req. n°358994).
Les requérants peuvent

éventuellement assortir leur recours d’une demande tendant, sur le fondement de l’article L. 521-1 du CJA, à la suspension de l’exécution du contrat.
- D’un recours pour excès de pouvoir contre les clauses réglementaires du contrat dans un délai de deux mois à compter de sa publicité. Les requérants peuvent éventuellement assortir leur recours d’une demande tendant, sur le fondement de l’article L. 521-1 du CJA, à la suspension de l’exécution du contrat.
Pour retrouver cet avis intégral, allez sur http://www.marches-publics.info

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La star suédoise du polar Viveca Sten s’essaie à la course contre la montre dans la station de ski fictive de Are, pour le troisième épisode de sa série. Charlotte Wretlind, femme d’affaires, s’apprêtait à lancer un projet de complexe hôtelier de luxe, nécessitant la destruction d’un grand hôtel désaffecté à Storlien. Mais la Stockholmoise est retrouvée sauvagement poignardée dans sa chambre du Copperhill Mountain Lodge. Un investisseur, un conseiller municipal véreux et un concurrent figurent sur la liste de suspects du duo d’inspecteurs de choc Hanna Ahlander et Daniel Lindskog – dont les confrontations aux problèmes du quotidien les rendent toujours plus humains –, jusqu’à ce qu’une sombre histoire du passé resurgisse… Une fois de plus, l’auteure, au féminisme revendiqué, se révèle dans le suspens implacable au sein d’une petite communauté, le tout dans le silence enneigé des montagnes. « Chambre 505 »
Viveca Sten, Éd. Albin Michel

Les Pyrénées sont devenues un lieu d’élaboration et d’expérimentation de nouvelles pratiques de la montagne entre la fin du XVIIIe et le début du XXe siècle. Un nouveau public fréquente cette région, par envie de conquérir les sommets notamment, et la fait connaître par des descriptions littéraires et de nouvelles connaissances scientifiques accumulées. Quelles furent les motivations des « pyrénéistes », leurs pratiques et leurs grandes réalisations ?
Comment ont-ils construit, par leur écriture, leur engagement institutionnel et leurs aménagements de la montagne, une vraie spécificité locale ?
En mêlant une approche sociologique et un travail sur leurs écrits, l’auteur esquisse l’histoire de cet espace qui s’est forgé une vraie spécificité ainsi que de grandes dynamiques, comme sa mise en tourisme.
« Petite histoire des Pyrénéistes »
Étienne Bordes
Éd. Cairn

« La planète aura-t-elle assez d’eau pour éviter qu’à toutes les raisons de faire la guerre s’ajoute celle du manque d’eau ? » Dès 2008, le ton employé par l’académicien Éric Orsenna symbolisait les tensions autour de la ressource hydrique. Aujourd’hui, plus personne ne peut les ignorer et tout le monde doit agir, à commencer par les collectivités et les intercommunalités. Cet ouvrage universitaire fait le tour de la question du point de vue de ces entités qui ont un rôle primordial dans la gestion de l’eau. Il y est question de la compétence Gemapi, de la politique associée aux Sdage, des différents modes de gestion de la ressource et de leurs répercussions sur sa tarification, des risques associés à sa maîtrise (crue, inondation) ou à son exploitation dans les usages industriels, et bien entendu, de l’évolution climatique et des tensions autour de son partage. « L’eau dans tous ses états - Enjeux politiques, juridiques et économiques » de J.L. Pissaloux, A. Rainaud, G. Orange Éd. PUG

Ce manuel, rédigé par les plus grands experts de la neige, est une aide précieuse pour les randonneurs, skieurs, et les amateurs de sport d’hiver au sens large dans leur évaluation du risque, qu’ils soient débutants, utilisateurs avancés et même professionnels. Car en effet, il offre des connaissances approfondies, impliquant une estimation correcte des conditions d’enneigement et de la météorologie, et une reconnaissance plus pointue des dangers. Les principes de base et les connaissances des experts sont illustrés de manière simple et compréhensible. Sans oublier que la gestion des facteurs humains, ainsi que la procédure correcte en cas d’urgence, sont également développées. Des QR codes sont proposés pour regarder en parallèle des vidéos, des modèles, des animations complémentaires dans un but pédagogique, avec le message fort permanent de réfléchir avant de s’engager.
« Avalanches » S. Harvey, H. Rhyner, J. Schweizer
Éd. Du Mont-Blanc





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