Une saison à toute épreuve

STATIOSCOPIE
INTERVIEW
RENAUD
PRÉSIDENT
DOSSIER THERMALISME
CURE DE JOUVENCE
POUR LA MONTAGNE
BANQUE POPULAIRE AU CŒUR DES SOMMETS


Aux côtés des acteurs de la montagne toute l’année, nous développons l’optimisme, soutenons l’audace, accompagnons la réussite et nous engageons pour une montagne durable.
Banque Populaire
Auvergne Rhône Alpes, la banque de la montagne et de ceux qui y vivent.


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Fondateur
Montagne Leaders : Michel Drapier †
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Imprimerie : Rotimpres, Espagne
ISSN : 1774 - 4547
Dépôt légal : à parution
Toutes photos non créditées : Compra.
Photo de couverture : © Compagnie du Mont Blanc
La reproduction, même partielle, de tous les articles parus dans le magazine
Montagne Leaders est interdite, sauf accord écrit de la rédaction.

REGARDER L’AVENIR
« En léger progrès » Telle pourrait être l’évaluation de cette édition de notre enquête TOP 100. Malgré des conditions météorologiques défavorables, les opérateurs de domaines skiables français ont fait le dos rond durant l’hiver dernier. La saison a notamment révélé la solidité structurelle des groupes exploitant plusieurs domaines skiables à des altitudes élevées, et les difficultés de plus petits sites dès lors que la météo vient compliquer une situation déjà obérée. En la matière, la décision du conseil municipal de FavergesSeythenex ne manque pas d’intérêt. Le 14 juin dernier, la commune a voté une délibération décidant « d’arrêter l’exploitation des remontées mécaniques et du domaine skiable de la station de la Sambuy après la saison estivale 2023 ».
Une décision que certains observeront dans le contexte de la parution fin août de l’étude relative à l’avenir des stations au regard du changement climatique dans Nature Climate Change. Plus que l’inquiétude associée à l’enneigement, c’est bien le modèle économique et
l’exploitation déficitaire qui ont eu raison des sports d’hiver sur ce site haut-savoyard.
Si la collectivité a franchi le pas après avoir envisagé d’autres scénarios – développement de la destination, maintien en l’état, ou continuité des activités estivales et arrêt du ski alpin – la décision de faire une croix sur « leur » Sambuy est douloureuse pour la population locale comme pour les socioprofessionnels. Quel que soit l’avenir de cette montagne, il sera riche d’enseignements pour l’avenir des massifs français.
Dans ce numéro, l’avenir des stations des Alpes du Sud est aussi évoqué par le président de la Région ProvenceAlpes-Côte-d’Azur. Lucide quant aux conséquences du réchauffement climatique, Renaud Muselier observe le futur avec ambition, celle d’une candidature au nom des Alpes françaises pour accueillir les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver en 2030. ▲
MICKAËL FROTTIER Rédacteur en chef


L’INTERVIEW
« Un projet de territoire indispensable »
8 GRAND ANGLE
Éboulement - La vallée de la Maurienne touchée
10 INDICATEURS
12 EN CHIFFRES
IKON/EPIC : À la conquête de l’Est
16 LA CHRONIQUE JURIDIQUE
Collision des usagers : l’obligation de sécurité de l’exploitant du domaine skiable, par Me Stéphanie Baudot
18 DÉCRYPTAGE
Les Deux AlpesJandri : la signature de la montagne française
22 MÉDIAS
COMPRA - COMALP« Nos titres sont tous des marques puissantes »
26 LEADERS
26 CYRIL GOUTTENOIRE
Directeur général de Crédit Agricole Alpes Développement
28 ANNE-LISE BARD-HOUDANT
Directrice de la Société d’économie alpestre de la Haute-Savoie
30 ALEXANDRE BOUET
Directeur général de Méribel Alpina
32 CARNET
48
ENTREPRISES
45 MBS
Sécuriser l’évènementiel sportif
46 AMMA ARCHITECTE
Valoriser l’existant
48 G2A
Centraliser ses données d’exploitation
50 IMAGINA INTERNATIONAL
Un pilote énergétique



60 STATIOSCOPIE : LA PLAGNE
74
DOSSIERS
74 THERMALISME
Cure de jouvence pour la montagne ?
90 ENQUÊTE EXCLUSIVE TOP 100
1 655 M€ - Défi réussi !
117
INITIATIVES
117 SUMMER DEBRIEF
Un été en grande forme
119 MOBILITÉS
Se déplacer grâce aux eaux usées
120 UNION SPORT & CYCLE
Une charte expérimentale pour éviter les risques en montagne
121 CYCLES
La ViaRhôna vise la fin 2030
122 ADSP

Cinq choses à savoir sur l’assemblée générale 125
Avalanches : quelles menaces sur les routes ?
128 ÉQUIPEMENT
130 LIVRES


Éboulement La vallée de la Maurienne touchée
TEXTE : MICKAEL FROTTIER PHOTO : DÉPARTEMENT DE LA SAVOIE.
Surveillée depuis plusieurs années par le conseil départemental de la Savoie et le bureau d’études SAGE, la falaise
La Praz a pourtant laissé partir un éboulement spectaculaire le 27 août dernier. 15 000 mètres cubes de roches

et de terre ont touché la commune de Saint-André, en Maurienne, et ses infrastructures, sans faire de victime. Les voies de circulation – la RD 1006, l’A 43, et la vois SNCF – ont été coupées. Le service RTM apporte depuis un appui technique et travaille de concert avec les géologues, les ingénieurs, le conseil départemental ainsi que la SNCF et la SFTRF (Société française du tunnel routier du Fréjus) pour remettre en ordre et sécuriser la circulation dans cette zone. ▲
INDICATEURS
L’AVIS DE…

Laurent Reynaud
Délégué général de DSF
L’étude parue dans Nature Climate Change pointe le risque de manque de neige pour les stations, quelle est votre réaction ?
+3°C

TENDANCES
800 000
Le train, les jeunes et l’Occitanie
La plus pessimiste des conclusions de cette étude fait peser une menace sur l’enneigement de 91 % des stations concernées, compte tenu de la trajectoire actuelle de réchauffement : +3 °C à l’horizon 2100. DR
Cette étude rappelle que le changement climatique est une menace pour les stations, avec une grande variété de trajectoires possibles. En se plaçant à l’horizon 2100, avec un scénario d’émission de GES défavorable, beaucoup de domaines skiables ne survivraient pas. Sur une échelle plus courte et une trajectoire plus raisonnable, qui est celle sur laquelle table la France, le ski perdure dans un grand nombre d’endroits. Cette étude est un outil d’aide à la décision pour les socioprofessionnels et les élus. Elle confirme que l’avenir des stations doit être imaginé de façon différenciée selon leurs atouts. La neige n’est pas le seul déterminant. Il y a la question de la clientèle, de l’hébergement, de l’appétence pour le ski, qui ne se dément pas, mais sur laquelle il faut continuer à travailler.
EN CHIFFRES
L’étude publiée par Nature Climate Change à la fin du mois d’août a fait grand bruit. Son objectif consistait à évaluer le risque pour l’enneigement dans 2 234 stations de sports d’hiver, réparties dans 28 pays européens, selon les scénarios de hausse des températures.
VACANCES VS REVENUS
Les inégalités face au départ en vacances étaient au cœur d’une étude publiée avant la période estivale par l’UNAT et la fondation
Jean Jaurès. 71 % des catégories supérieures devaient partir en vacances durant l’été 2023, pour seulement 29 % des personnes aux revenus les plus bas.
Six Français sur 10 concèdent également avoir modifié leurs habitudes face à l’inflation : partir moins longtemps (40 %), partir moins loin (35 %), ou dans un hébergement moins cher (30 %).
800 000 jeunes ont voyagé en train en Occitanie durant la période estivale, profitant de l’offre des billets à 1 €. Parmi eux, 53 % de primovoyageurs. C’est une progression de 38 % par rapport à 2022. La Région incite au ferroviaire avec l’offre +=0 à l’attention des 16-26 ans sur le réseau liO (train et car).
2,3 M€
C’est l’indemnisation versée aux stations par Nivalliance, l’assurance contre les aléas climatiques proposée par DSF. Une somme non exceptionnelle : depuis sa création, en 2001, il y a eu deux sinistres totaux, où le plafond de cinq millions a été atteint.
164 000
Les stations de Grandvalira Resorts ont fait le plein cet été. Plus de 164 000 visiteurs se sont rendus sur ces sites andorrans. Ce total n’intègre pas les spectateurs venus assister à la coupe du monde de VTT. Et plusieurs activités seront encore ouvertes durant l’automne.
-450 000€
La fin de la Sambuy
Le déficit communal annuel de ce site hautsavoyard avait atteint un niveau intenable pour la municipalité de FavergesSeythenex qui a acté en juin l’arrêt des remontées mécaniques et de la station de La Sambuy. Une requête en annulation est en cours.


INDICATEURS
À LA CONQUÊTE DE L’EST. TANDIS QUE SE PROFILE LA SAISON HIVERNALE DANS L’HÉMISPHÈRE NORD, VAIL RESORTS ET ALTERRA ONT LANCÉ LA COMMERCIALISATION DE LEUR PASS 2023-2024. L’HIVER DERNIER A VU LE RETOUR EN EUROPE DES CLIENTÈLES ÉTRANGÈRES, DONT BEAUCOUP DE PRATIQUANTS DE SPORTS D’HIVER AMÉRICAINS ET CANADIENS GRÂCE À L’INTÉGRATION DE STATIONS DU VIEUX CONTINENT DANS CES OFFRES. TOUR D’HORIZON.
Ils ont une décennie d’écart mais sont devenus les meilleurs rivaux. Vail Resorts avait lancé l’Epic Pass en 2008. Un autre groupe américain, Alterra Mountain Company, est venu créer son concurrent dix ans plus tard : l’Ikon Pass. Plus qu’une guerre des tarifs, c’est le contenu de l’offre qui peut se révéler incitatif. Et l’équation comporte de nombreuses variables. L’Ikon Pass
propose ainsi un plus large choix de destinations (55 contre 49), quand l’Epic Pass offre une plus grande proportion de destinations en accès illimité (84% contre 29%). À noter que ces offres peuvent nécessiter des réservations préalables auprès des destinations partenaires. Et ces deux géants du ski rivalisent d’avantages pour séduire le client. Outre des pass
moins onéreux, mais plus restrictifs en destination, ils proposent : facilités de paiement, assurance et remboursement, réductions tarifaires sur les services durant le séjour (cours de ski, location de matériel, nourriture), partenariat promotionnel avec des équipementiers, avantages en période estivale ou pour faire profiter amis et familles...
Prix Un produit phare
Les ventes sont déjà ouvertes pour la saison 2023-2024. L’Epic Pass est proposé à 949 $US. Avec un carnet de destinations plus étoffé, son concurrent est accessible pour 1 259 $US (939 $US pour les 13-22 ans). Mais chacun propose des déclinaisons moins onéreuses, par zones régionales ou avec des accès limités.
1
Offre Course au chiffre
Chaque année de nouvelles destinations viennent grossir les rangs de l’offre ski des deux groupes. En intégrant cette année Alyeska Resort (Alaska), l’Ikon Pass propose désormais 55 stations à ses adhérents. Le panel de l’Epic Pass est un peu plus restreint, avec tout de même 49 destinations de sports d’hiver.
Exemple : dans l’État de Washington, l’EPIC Pass propose une destination, et l’offre de l’IKON Pass en compte deux.
Ski À l’international
Pour les skieurs également globe-trotters, le choix peut paraître cornélien. Six nations hors États-Unis et Canada pour l’Epic Pass : 4 en Europe, 1 en Asie, et 1 en Océanie. Neuf pays hors États-Unis pour son concurrent : 5 en Europe, 1 en Asie, 2 en Océanie, et 1 en Amérique du Sud.
Accès Illimité ?
L’argument du ski illimité mérite d’être précisé. Pour l’Ikon Pass, cela concerne 16 de ses 55 destinations, et uniquement en Amérique du Nord. L’offre de l’Epic Pass est moins restrictive avec 41 destinations (sur 49) en accès illlimité, essentiellement aux États-Unis, mais aussi en Suisse, en Australie et au Canada.


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LA CHRONIQUE JURIDIQUE
M e STÉPHANIE
BAUDOT
AVOCATE AU BARREAU D’ALBERTVILLE, ET MEMBRE DU RÉSEAU GESICA
Collision des usagers : l’obligation de sécurité de
l’exploitant du domaine skiable
SELON UNE ÉTUDE
PUBLIÉE EN 2016, LES ACCIDENTS DE SKI ALPIN
ONT AUGMENTÉ DE 30 % EN DIX ANS. LA CAUSE DE CETTE AUGMENTATION
RÉSIDE PEUT-ÊTRE
DANS L’ENGOUEMENT
POUR CETTE PRATIQUE, CONJUGUÉ À UNE MAÎTRISE
PARFOIS INSUFFISANTE DE L’USAGER ET À L’ÉVOLUTION DU MATÉRIEL DE GLISSE.
Dans son « Rapport sur la question des risques en matière de sports de montagne » de mai 2019, l’École nationale des sports de montagne indique qu’entre 2010 et 2018, les accidents les plus graves survenus pour les usagers des domaines skiables sont les collisions (contre un obstacle, ou dans une proportion plus faible, entre usagers). La jurisprudence rappelle régulièrement que « le ski constitue une activité qui n’est pas dénuée de danger et qu’il appartient à tout skieur de pratiquer cette activité en adaptant sa vitesse et en contrôlant sa trajectoire » (TJ Gap du 7 août 2023, mais aussi TJ Chambéry du 15 février 2021, TJ
« Il ne saurait être exigé de l’exploitant de baliser et signaler tous les obstacles et dangers éventuels du milieu naturel. »
TJ Gap - 7 août 2023, et CA Chambéry - 16 juin 2023
Tarbes du 7 décembre 2021, CA Versailles du 5 novembre 2020, CA Pau du 6 octobre 2020 et CA Aixen-Provence du 12 mai 2022). Mais l’exploitant du domaine skiable reste tenu d’une obligation de sécurité vis-à-vis de ses usagers.
L’obligation de sécurité de l’exploitant du domaine skiable lors de la chute ou de la collision de l’usager L’exploitant du domaine skiable est débiteur, vis-à-vis de ses usagers, d’une obligation de sécurité : il doit savoir prévenir, par des précautions convenables, les accidents, signaler spécialement les dangers excédents ceux contre lesquels les skieurs doivent personnellement, par leur prudence, se prémunir. L’obligation de sécurité dont l’exploitant du domaine skiable est débiteur e st une obligation de moyens ; elle implique pour lui de prendre toutes les mesures utiles pour limiter les risques de chute, de blessure et les aléas dangereux. Et en cas d’accident, il appartiendra alors à l’usager victime de rapporter la preuve d’une faute de l’exploitant ayant un lien de causalité direct avec la survenance de l’accident.
A contrario, lorsque l’exploitant est débiteur d’une obligation de résultat (sur le trajet en ligne d’un télésiège par exemple), la seule survenance de l’accident engage sa responsabilité et l’exploitant ne pourra s’en dégager qu’à condition de rapporter la preuve de la faute de la victime ayant les ca-
ractéristiques de la force majeure (évènement soudain, imprévisible et irrésistible).
Les différentes collisions accidentelles de l’usager
Le préjudice corporel subi par le skieur peut avoir pour origine une collision contre un élément naturel, un obstacle créé par le fait de l’homme ou un autre usager. Lorsque l’accident résulte de la collision entre plusieurs usagers, c’est la responsabilité pour faute (article 1240 du Code civil) de l’usager responsable (notamment au regard des 10 règles du skieur de la FIS) qui sera recherchée. Lorsque l’accident résulte de la collision contre un élément naturel (arbre, rocher, fossé…), la victime va souvent rechercher la responsabilité de l’exploitant en invoquant une faute dans l’absence de protection de l’élément naturel en cause Or, la jurisprudence est constante s’agissant de la collision contre un élément naturel : « Il ne saurait être exigé de l’exploitant de baliser et signaler tous les obstacles et dangers éventuels du milieu naturel » (TJ Gap du 7 août 2023, mais aussi CA Chambéry du 16 juin 2023). Il a encore été rappelé que lorsqu’une piste est tracée au milieu d’une forêt, « il ne saurait être exigé de l’exploitant du domaine skiable qu’il sécurise la piste sur toute la longueur dès lors qu’elle est bordée d’arbres et de rochers qui constituent autant d’obstacles naturels, potentielle-

ment dangereux si un skieur venait à les percuter » (TJ Gap du 7 août 2023, mais aussi CA Chambéry du 16 juin 2023). En effet, il convient de rappeler que la pratique du ski alpin s’effectue en milieu montagnard, et que ce milieu comporte, par nature, des éléments naturels dangereux contre lesquels les usagers doivent, personnellement et par leur propre prudence, se prémunir en adaptant notamment leur vitesse et leur trajectoire.
Seuls les obstacles naturels ayant un caractère de dangerosité anormale, doivent faire l’objet d’une signalisation et d’une protection adéquate ; l’arrêt le plus connu est celui du torrent situé en contrebas de la piste (Civ. 1re du 17 février 2011 n° 09-71.880, inédit). Il existe également une décision à propos de la chute d’un rocher sur une piste verte (CA Aix-en-Provence du 24 novembre 2010).
Enfin l’accident peut résulter de la collision d’un usager avec un obstacle qui résulte du fait de l’homme (par exemple, l’embase d’un pylône ou d’un enneigeur, d’un bâtiment ou de tout autre élément qui n’existe pas à l’état naturel dans la montagne).
Dans ce cas, une jurisprudence constante commande à l’exploitant du domaine skiable de protéger cet obstacle, s’il se situe à
LA PREUVE, ÉLÉMENT ESSENTIEL
L’issue judiciaire d’un accident sur le domaine skiable va largement dépendre des éléments de preuve dont disposeront chacune des parties. Il est donc indispensable, en cas d’accident, et avant même l’éventualité d’un contentieux, de réunir un maximum d’éléments matériels permettant de rapporter la preuve du déroulé de l’accident, mais aussi la preuve de la configuration des lieux au moment de l’accident et, ipso facto, de la bonne exécution de son obligation de sécurité par l’exploitant. La saisine judiciaire pouvant intervenir de nombreuses années après l’accident, il est impératif de disposer d’éléments de preuve de nature à justifier la bonne exécution de ses obligations de sécurité par l’exploitant.
proximité des pistes, afin de limiter les conséquences traumatiques pour l’usager qui viendrait à le percuter. Ainsi, un petit bâtiment (transformateur électrique) situé à proximité de la piste doit être protégé (CA Chambéry du 27 juin 2013). La responsabilité de l’exploitant est engagée lors de la collision entre un usager et un enneigeur en bord de piste signalé mais non protégé (CA Grenoble du 18 mai 2010).
Dans la mesure où l’exploitant du domaine skiable n’est tenu à une obligation de sécurité que sur les pistes (et ainsi entre les jalons qui la dessinent), un obstacle du fait de l’homme qui n’est pas situé à proximité de la piste n’aura pas à être protégé, puisque l’usager
qui skie sur la piste ne doit pas pouvoir entrer en collision avec. En synthèse, il faut retenir que les juridictions sont attentives à l’obligation de sécurité de l’exploitant du domaine skiable, « mais sans décharger pour autant le skieur, utilisateur de la piste qui se livre à une activité sportive à risques, de la prudence indispensable qui lui permet seule de se prémunir des dangers subsistants, inhérents à cette activité » (TJ Gap du 7 août 2023, mais aussi CA Chambéry du 16 juin 2023).
Les exploitants sont invités à rappeler à leurs usagers les règles de sécurité et de prudence élémentaires, notamment en publiant et en diffusant les 10 règles du skieur établies par la FIS.▲

Les travaux en gare intermédiaire à 2 600 m d’altitude.
Les Deux Alpes Jandri : la signature de la montagne française
SATA GROUP MÈNE UN PROJET SUR DEUX ANS POUR
REMPLACER UN MONUMENT DES DEUX ALPES : LE DMC
JANDRI EXPRESS ET SES DEUX TRONÇONS. UN CHANTIER
D’ENVERGURE POUR METTRE EN PLACE UNE TECHNOLOGIE
3S AU SERVICE DE LA CLIENTÈLE.
Le remplacement de cette colonne vertébrale de la station iséroise était rêvé de longue date. Il constituait même une pierre angulaire du développement de la destination, comme le rappelle Fabrice Bouttet, le directeur général de SATA
Group : « Le Jandri faisait partie intégrante de la délégation de service public, son remplacement devait être réalisé dans un timing très court. Le contrat de DSP imposait d’ailleurs la technologie 3S. »
3S pour 3 câbles (seilbahn en allemand) : deux câbles porteurs, et un câble tracteur pour assurer le mouvement. Ce choix technique permet, grâce à de longues portées en ligne, des franchissements conséquents, tout en réduisant le nombre de pylônes, de 17 à 7,
et donc l’emprise au sol. « C ela permet de rendre des espaces à la nature, et de limiter l’impact visuel : seul un pylône sera visible depuis la station. » En associant une vitesse d’exploitation de 8 m/s à des cabines de 32 places, le futur fleuron des Deux Alpes doit permettre de rallier le sommet en 17 minutes, contre 40 actuellement.
Jandri l’utile à l’agréable Outre la capacité à emmener rapidement les clients au sommet des Deux Alpes, le 3S contribue à améliorer l’extraction des skieurs vers le domaine skiable. Il viendra ainsi s’ajouter au Diable, devenu télémix, à Belle étoile, en construction, et à Vallée blanche, redynamisé dernièrement.
« Grâce à leurs cabines, tous ces appareils peuvent être empruntés par tous les niveaux de ski, les piétons, les accompagnants, les vététistes, ou les contemplatifs. C’est un service global pour toute la population, en toute saison. » Si la technologie 3S était imposée, les gares sont des choix SATA, proposés aux élus : « Accueil, embarquement, design : nous avons fait des choix importants car c’est la signature des 2 Alpes pour les 50 ans à venir ! (...) C’est le fleuron, le Concorde, le Rafale de notre flotte. » Coût global de l’opération : 135 M€, sous forme de crédit-bail avec six partenaires financiers.
Un chantier coconstruit
La fierté de porter un tel projet requiert la confiance dans ses équipes et ses partenaires. Cela s’est traduit par un kick-off meeting qui a rassemblé en mars les dirigeants et chefs de chantier de toutes les entreprises retenues,

La future gare de départ. pour expliquer la philosophie de partenariat et de coconstruction autour de ce projet. « Ce n’est pas un chantier SATA, prévient Thierry Hugues, directeur de projet. C’est un chantier partagé avec l’ensemble des entreprises, autour de leurs savoir-faire et de leurs compétences. » C’est ainsi que se sont préparés les travaux, et que sont traités les ajustements nécessaires en cours de chantier, orchestrés par un coordinateur chantier SATA, reconnu en montagne, Jean-Michel Mellet. « Cet appareil portera la signature du savoir-faire de la montagne française », souligne Yann Carrel, le directeur technique de SATA Group.
Une logistique hors norme
L’anticipation est le maître-mot pour un tel ouvrage. Six mois de préparation ont permis d’analyser les conditions de travail des équipes et de s partenaires, et d’imaginer deux plateformes logistiques, une à Bourg d’Oisans, et une autre à l’entrée des Deux Alpes, dédiés au stockage et à l’acheminement au fur et à mesure des besoins, et à des ho-
raires définis pour contrôler les flux et l’activité afin de limiter les nuisances. Mais le site emblématique de ce chantier est implanté plus haut. Une base a été créée à 2 600 mètres d’altitude pour limiter les transports. Ce « petit village » rassemble les bureaux des entreprises, avec un réseau informatique dédié, une centrale à béton pour fabriquer directement en altitude, une plateforme d’assemblage... 130 personnes y vivent grâce à la proximité du restaurant La Toura, devenu le mess, midi et soir. Le prochain objectif est le clos couvert de l’ensemble des bâtiments de gares avant le début de la saison 2023-2024 pour permettre de poursuivre les travaux intérieurs durant l’hiver, et d’imaginer de premières marches à blanc. Suivront le câblage du premier tronçon avant la fin du mois de juin, pour démarrer les essais et servir de pilote, et celui du second tronçon qui sera coordonné à l’arrêt et au décablage du DMC (aux alentours du 30 juillet) pour permettre de tendre ceux du 3S. L’ouverture au public est prévue pour décembre 2024. ▲ MICKAEL FROTTIER
EN CHIFFRES
2 tronçons
Chacune de ces deux sections est indépendante et dispose de sa boucle câble tracteur et de ses quatre câbles porteurs. Un transfert peut accoupler les deux appareils pour permettre aux cabines de passer d’un appareil à l’autre en G2/G3. La première section affiche 3 730 mètres de long, la seconde 2 500 mètres.
40 km
Dès le printemps prochain, 40 kilomètres de câbles (porteurs et tracteur) seront déroulés en l’espace de trois mois.
1 550 m
Avec un tel dénivelé, 70 % du chantier de l’appareil se situe au-dessus de 2 300 mètres d’altitude, notamment grâce à la base de vie installée à 2 600 mètres et qui permet d’accueillir 130 personnes.
37 + 27
64 cabines Symphony (32 places), signées Sigma, circuleront sur les câbles des deux tronçons.
Plus de 30
Parmi les nombreuses entreprises qui apportent leur pierre à cet édifice : AD2i Ingénierie, Alp’études, APSARA, ATEAM Architectes, Betrec Ingénierie, Groupe Blanchet, BOTTA, Bruyas, CCG, Les chalets Verney, Comag, Cabinet Denizou, ERIC, Famy TP, GFE, Gustave, Joly&Philippe, MBTM, Miroiterie Lanty, POMA, Socotec, STGL, STGO...
700
À l’occasion de visites organisées, 700 curieux ont découvert l’activité de ce chantier hors norme.
MÉDIAS

« Nos titres sont tous des marques puissantes »
Dominique Verdiel, président de COMPRA et COMALP et Doriane Mantez, directrice générale de Nivéales Médias / COMALP.
EN CRÉANT LA COMPAGNIE DES MÉDIAS ET DES MAGAZINES ALPINS (COMALP), AVEC LE RACHAT RÉCENT DES HUIT TITRES DE PRESSE PAPIER ET NUMÉRIQUE DU PÔLE MONTAGNE DE NIVÉALES MÉDIAS, DOMINIQUE VERDIEL, DÉJÀ À LA TÊTE DE COMPRA, LA COMPAGNIE DES MÉDIAS ET PUBLICATIONS RHÔNE-ALPES, QUI ÉDITE QUATRE HEBDOMADAIRES ET TROIS MAGAZINES, DONT « MONTAGNE LEADERS », CONFORTE SA STRATÉGIE DE DÉVELOPPEMENT : DONNER TOUJOURS PLUS DE VALEUR À L’INFORMATION, SOUS TOUTES SES FORMES ET POUR TOUS SES USAGES.
Dominique Verdiel, pourquoi avez-vous racheté les titres du pôle Montagne de Nivéales ?
D.V. Avec les huit titres du pôle Montagne, nous étendons le périmètre de nos activités à la presse spécialisée dans les sports de montagne et rejoignons ainsi le secteur du B2C (Business to Consumer). Fondée il y a trente ans, par ses dirigeants Jean-Pierre Roger et Pascal Maltherre, la société Nivéales Médias est en effet considérée comme le principal éditeur français de médias outdoor en presse magazine et numérique (web, réseaux sociaux)
sur le secteur des sports et loisirs de montagne (ski, snowboard, randonnée, alpinisme, escalade, trail, vélo…). Avec ce nouveau pôle et Montagne Leaders, qui est le magazine national B2B (business to business) de l’aménagement touristique des stations, de leurs domaines skiables et de leurs activités hivernales et estivales, notre groupe de presse devient le premier média français du secteur de la montagne.
En quoi cette acquisition vientelle compléter le panel de titres dont vous disposez déjà ?
D.V. Cette croissance s’inscrit pleinement dans la stratégie de développement que j’ai initiée dès 2008, soit un an après ma reprise des Affiches de Grenoble et du Dauphiné. Elle a été jalonnée par différentes acquisitions : Montagne Leaders, La Vie nouvelle , l’hebdo historique de la Savoie, Le Mémo de l’Isère , le titre référence sur le Sud-Grésivaudan, le trimestriel consacré à l’art de vivre, Beaux Quartiers, et cette année La Tarentaise Mag, le magazine d’information des territoires de Tarentaise Vanoise et l’intégration complète du Fau-
cigny, l’hebdo haut-savoyard incontournable pour tous ceux qui s’intéressent à la vie politique et économique locale. Toutes nos croissances reposent sur une valeur forte, partagée avec tous les collaborateurs : développer un périmètre de titres ancrés aussi bien sur leurs territoires que sur leurs segments, pour préserver notre position d’éditeur alpin local et indépendant.
Doriane Mantez, quel a été votre parcours avant votre nomination à la direction générale de COMALP ?
D.M. En premier lieu, j’ai exercé plusieurs emplois en lien avec mes études consacrées à l’évènementiel sportif : à la Fédération française d’équitation à Lamotte-Beuvron, puis pour un spectacle équestre de haut niveau. En 2017, mes rencontres professionnelles dans la région Centre m’ont donné l’opportunité de découvrir la presse agricole. Je suis alors devenue journaliste, et quelque temps plus tard responsable de l’édition Horizons L oir -et-Cher, puis du Loiret. La trentaine approchante, j’ai eu envie de revenir dans mes montagnes d’origine, étant par ailleurs une adepte de sports outdoor. J’ai alors pris la direction du journal Terre Dauphinoise et de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de l’Isère (FDSEA 38). Fonctions que j’ai occupées jusqu’à juin dernier, avant de prendre la direction générale de Nivéales Médias / COMALP, aux côtés de Dominique Verdiel.
Quelles sont vos ambitions à moyen et long terme pour ce pôle de presse magazine spécialisé ?
D.M. Notre ambition première est de renforcer notre place de média outdoor / montagne n° 1
en France (print / digital) ! Il nous faut continuer de mettre en avant nos nombreux atouts : des titres de renom, des équipes spécialisées et engagées, une mise en page soignée, une place importante consacrée au visuel et principalement à la photographie, un contenu éditorial technique s’adressant à chaque fois à une catégorie particulière de pratiquants de sports ou d’activités outdoor. Pour ce faire, nous travaillons actuellement sur la refonte intégrale et l’évolution de chacun de nos magazines, en lien avec nos lecteurs. En parallèle, nous continuerons à pratiquer avec assiduité et passion notre « sport quotidien » : être sur le terrain, tout en animant nos nombreux réseaux.
Dominique Verdiel, quelle est votre stratégie de développement ou de positionnement à l’échelle de vos deux entreprises, COMALP et COMPRA, distinctes mais complémentaires ?
D.V. Notre stratégie de développement doit toujours faire sens autour de nos tr ois f amilles de presse : régionale, judiciaire et spécialisée. Elle s’appuie par ailleurs sur une assise territoriale forte, avec des implantations sur l’ancienne région Rhône-Alpes, pour favoriser les synergies et la proximité avec tous nos interlocuteurs, lecteurs comme clients. Notr e ambition e st de pérenniser et développer des titres, plutôt que d’en créer de toutes pièces. Il s’agit par là même de préserver des emplois qualifiés, et bien sûr d’en cr éer de nouv eaux : nos deux sociétés sœurs comptent désormais 70 collaborateurs, investis quotidiennement au service de nos 17 titres et c’est l’une de nos plus grandes fiertés ! ▲
LE PÔLE MONTAGNE DE NIVÉALES MÉDIAS








Montagnes Magazine (1977)
Créé par Michel Drapier, c’est la référence des amoureux de la montagne, qu’il s’agisse de randonner à pied ou à ski, de grimper sur du rocher ou de la glace, ou de se hisser sur les sommets.
Vertical (1985)
Décryptage de l’alpinisme en profondeur, des Alpes à l’Himalaya, pour ceux qui aiment la montagne en grand et les ascensions au plus haut niveau.
Snow Surf (100% digital)
Snowsurf.com, c’est le média de référence du snowboard français et européen depuis 1992 !
Grimper (1994)
Pour découvrir les nouveaux sites d’escalade en falaise ou en salle, en France mais aussi dans le monde, tout en suivant les plus grandes compétitions de ce sport désormais olympique.
Skieur Magazine (1995)
Résolument défenseur des amateurs de ski et des domaines skiables, ce magazine est reconnu depuis toujours pour la qualité de ses tests de skis.
Big Bike Magazine (2002)
Spécialiste du VTT gravity, de la descente à l’enduro, musculaire ou à assistance électrique, Big Bike a résolument modifié l’image du VTT par son esprit « glisse »
Wider (2011)
La revue qui accompagne ses lecteurs, adeptes notamment du trail-running, sur les plus beaux sentiers et dans leurs aventures pour atteindre les longues distances ou le Graal, l’UTMB.
Échappée (2022)
Dédié au voyage à vélo, qu’il s’agisse d’aventures lointaines ou d’itinérances en famille, Échapée invite à pédaler en levant le nez du guidon pour admirer les paysages.
À propos du Groupe COMPRA / COMALP : Rassemblant soixante-dix collaborateurs, il est composé du pôle Montagne de Nivéales Médias, mais aussi du bimestriel Montagne Leaders, de l’hebdomadaire isérois Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné, de l’hebdomadaire savoyard La Vie nouvelle, du trimestriel Beaux Quartiers, de l’hebdo Le Mémo de l‘Isère, de La Tarentaise Mag et de l’hebdo haut-savoyard Le Faucigny. Le groupe édite également le trimestriel La Mairie Magazine, en partenariat avec l’Association des maires et adjoints de l’Isère. Il a réalisé un chiffre d’affaires 2022 de 7,7 millions d’euros (CA proforma 2023 : + 10,50 M€). Il dispose d’un siège social à Grenoble et de trois sites sur la région Auvergne-Rhône-Alpes.







NOUVEAUTÉ : LE TYROLKID

Les Saisies s’engagent vers un parcours client fluide et sans couture !



En 2023, à l’heure où tout le monde parle d’omnicanal, d’échange par “API”, ou encore de données temps réel, le monde de la montagne et du tourisme en général reste à la traîne ! Freinées depuis plusieurs années par un empilement de prestataires, complexifiant l’innovation et l’évolution de l’offre, et générant des difficultés de maintenance, la SPL Domaines Skiables des Saisies et la SAEM Les Saisies Villages Tourisme ont missionné Intence pour mettre en œuvre et éprouver leur solution durant l’été 2023. C’est en quelques semaines qu’Intence a mis en place sa solution de gestion de parcours client, à la fois auprès de la SPL et de la SAEM !
Au programme, une billetterie omnichannel : vente en ligne et logiciel de caisse fullweb,
retrofit des bornes de contrôle d’accès existantes permettant un fonctionnement hybride de deux systèmes de billetterie, un contrôle léger via smartphone, création de package et de ventes croisées, base CRM commune, digitalisation du ticket…
Enfin, un vrai parcours client efficace et pertinent !
Au-delà de la solution technologique, nous avons souhaité comprendre la démarche des Saisies et avons posé quelques questions à Michaël et Olivier.
Quel est l’avenir des stations de Montagne ?
Michaël Tessard – Directeur de la SPL : Notre modèle économique repose majoritairement sur l’hiver (97 % du CA annuel), sur le séjour à la semaine. Nous constatons une évolution de la pratique des clients, y compris sur l’hiver, ils ne veulent pas consommer que du ski ! Comment garder le client engagé sur le séjour ? Pour nous, il faut que l’on propose aux clients d’autres activités, une expérience
entière sur notre destination ! On sent le potentiel également de l’été, c’est un beau terrain de jeu pour tester des offres packagées avant d’engager sur l’hiver.
Olivier Reydellet - Directeur de l’Office du Tourisme et SAEM Les Saisies Villages Tourisme : Notre SAEM gère l’Office de Tourisme, le Centre Aquasportif, ainsi qu’un restaurant Bowling. On se doit de démystifier l’accès à notre destination. Que cela soit l’achat de forfaits ou d’activités, afin d’apporter un produit facile à comprendre et à consommer. L’enjeu est de faire vivre une parfaite expérience à nos clients. L’offre packagée permet cela.
Quel a été votre objectif en choisissant Intence ?
Michaël Tessard – Directeur de la SPL : Nous souhaitons rationaliser nos outils, non pas pour des raisons de coûts, mais pour nous permettre d’être 100 % focus sur nos clients. Le sujet des offres packagées est pour nous majeur, nous voulions développer plusieurs Pass Loisirs cet été et
être libres sur le support du client (pas obligatoirement avoir une skicard pour franchir nos bornes de contrôle d’accès), et Intence a su répondre rapidement à notre demande en incluant tous les prestataires que nous voulions. De plus, la solution se développe en co-construction, dans une amélioration continue et ça nous plaît.
Olivier Reydellet - Directeur de la SAEM : Nous avons cherché un prestataire en capacité de nous accompagner sur la fluidité du parcours, l’amélioration des outils et la simplification pour l’usager final. Nous avons interrogé nos partenaires historiques et n’avons entendu que des contraintes… sauf chez Intence qui a été apporteur de solutions en un temps record. Intence a la vision et a su comprendre les enjeux du changement de modèle qu’implique le changement de consommation. L’entreprise souhaite coconstruire pour apporter une réponse la plus en adéquation avec les demandes du terrain.
Intence en quelques mots
Création : 2018
Siège social : Le-Bourget-du-Lac (Savoie)
Effectif : 21 personnes
Chiffre d’affaires 2023 : 1 M€
Références : Les Saisies, Avoriaz, Alpe d’Huez, La Grave, Le Grand Bornand, Les Sybelles, Savoie Nordic, Nordic Alpes du sud, Nordic France, …
Rencontrons nous au congrès DSF!!!

Alexandre
06 64 61 97 80 www.intence.tech contact@intence.tech


LEADERS
P28 ANNE-LISE BARD-HOUDANT
P30 ALEXANDRE BOUET

Cyril Gouttenoire
Directeur général de
Crédit Agricole Alpes Développement (C2AD)
Après avoir constitué et dirigé pendant huit ans le pôle
Tourisme du Crédit Agricole des Savoie, Cyril Gouttenoire prend la direction du C2AD. Après des expériences au Crédit coopératif, à la Banque de développement des PME, puis à Oseo (devenu BPI), Cyril Gouttenoire est entré au Crédit Agricole des Savoie en 2015 pour créer le pôle
Montagne et territoire, devenu le pôle Tourisme pour une vision territoriale élargie, avec trois activités : banquier pour les acteurs
de l’aménagement touristique, investisseur en fonds propres, et animateur de la filière tourisme pour le compte et la stratégie de la caisse régionale. Depuis le 1er octobre, Cyril Gouttenoire dirige C2AD – une société de gestion détenue par le Crédit Agricole des Savoie et le Crédit Agricole Sud-Rhône Alpes, qui officie en Ardèche, Drôme, Isère, Savoie, et Haute-Savoie – avec l’objectif de dynamiser les participations dans les entreprises du territoire (start-ups, PME ou ETI), en termes de mon-
tants investis et de nombre d’entreprises accompagnées. « C2AD est généraliste, mais certaines de ses participations touchent au secteur touristique et à la montagne, compte tenu de la composition du tissu économique. Nous pouvons donc imaginer l’accompagnement de certains industriels de ce milieu. J’aurai un œil tout à fait attentif à l’évolution de ce marché, auquel je reste attaché, personnellement et professionnellement, et C2AD ne se privera pas d’investir auprès des acteurs de ces territoires. » ▲ M.F.

Nos formations en ligne à toute heure et partout !

La PRO ACADEMY: en toute liberté !
Avec une offre de formation très diversifiée, la PRO ACADEMY est disponible 24H/24 et 7J/7 depuis votre ordinateur, téléphone ou tablette. Qu‘il s‘agisse de cours en ligne sur une plage lointaine, de webinaires depuis le canapé de la maison, de formations
pratiques ou personnalisées, rien ne vous empêche de vous former toute l‘année en distanciel ou en présentiel pour tout savoir sur PistenBully ou SNOWsat !

Toutes les informations se trouvent ici :


2001 DIPLÔMÉE DE L’ECOLE NATIONALE DU GÉNIE RURAL, DES EAUX ET FORÊTS.
2007 CHEFFE DU SERVICE ENVIRONNEMENT À LA DIRECTION DÉPARTEMENTALE DES TERRITOIRES DE LA SAVOIE.
2015
DIRECTRICE DE PROJET (MISSION LYON-TURIN) À LA PRÉFECTURE DE SAVOIE.
2022 DIRECTRICE DE LA SEA DE LA HAUTE-SAVOIE.

Anne-Lise Bard-Houdant « Il faut faire connaître le métier d’éleveur et de berger »
DANS UN CONTEXTE OÙ LE CHANGEMENT CLIMATIQUE RÉDUIT LES MARGES DE MANŒUVRE DES ÉLEVEURS, ET FACE À LA CROISSANCE DE LA FRÉQUENTATION EN MONTAGNE, LA DIRECTRICE DE LA SOCIÉTÉ D’ÉCONOMIE ALPESTRE DE LA HAUTE-SAVOIE PRÔNE DAVANTAGE D’INFORMATION ET DE SENSIBILISATION.
Quel est le rôle de la société d’économie alpestre de la HauteSavoie ?
A-L. B-H. - C’est une association loi 1901 qui a vocation à favoriser l’économie montagnarde, et l’élevage en particulier. Elle a trois missions principales.
« Alpage et foncier » vise l’amélioration des équipements et la gestion concertée des terrains.
« Territoires et environnement » permet la réalisation d’études, de diagnostics et d’animations autour du pastoralisme, de la ressource en eau, et apporte des outils techniques pour faire face à la prédation. « Communication et sensibilisation » valorise les alpages et informe les visiteurs sur les bonnes pratiques à adopter.
Comment évolue la cohabitation entre tourisme et pastoralisme ?
A-L. B-H. - Le tourisme doit beaucoup au pastoralisme : c’est grâce à ce dernier qu’on a des espaces ouverts, des chemins d’accès à certains alpages… On constate depuis trois ans une augmentation de la fréquentation des alpages et l’explosion de certaines pratiques sportives. La SEA reçoit davantage de plaintes des éleveurs quant à un manque de respect des alpages, qui est leur outil de travail. Sachez aussi que la pratique de nuit ne favorise pas le repos des quelque 300 chiens de protection des troupeaux, dans un contexte où la prédation du loup a bien augmenté depuis quatre ans en Haute-Savoie.
Comment remédier aux problèmes posés par cette cohabitation ?
A-L. B-H. - Il faut faire connaître le métier d’éleveur. Plus on connaît quelque chose, plus on le respecte. Il est important d’amplifier la concertation des éleveurs avec les aménageurs de domaines skiables ou les organisateurs de manifestations sportives. La SEA peut être facilitatrice de ces réunions de concertation. Nous travaillons aussi à localiser les troupeaux protégés et à rendre l’info disponible, via les applis existantes par exemple. Il revient ensuite au public d’adopter les bonnes pratiques : respecter les clôtures, savoir ralentir à l’approche d’un troupeau voire le contourner,tenir son chien en laisse, etc.


2001
DIPLÔMÉ DE L’ÉCOLE
SUPÉRIEURE DES TECHNIQUES AÉRONAUTIQUES ET DE CONSTRUCTION AUTOMOBILE (ESTACA).
2001-2019
ENTRE À LA SOCIÉTÉ DES TÉLÉPHÉRIQUES DE VAL D’ISÈRE. IL EN DEVIENT LE DIRECTEUR TECHNIQUE ET D’EXPLOITATION EN 2015.
2019-2023
DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT À LA SOCIÉTÉ D’AMÉNAGEMENT DE LA STATION DE LA P LAGNE (SAP).

Alexandre Bouet « Nous pouvons encore conforter notre performance »
INGÉNIEUR AÉRONAUTIQUE ET FERROVIAIRE, CE NORMAND D’ORIGINE A TOUJOURS TRAVAILLÉ DANS LE MILIEU DE LA MONTAGNE. APRÈS VAL D’ISÈRE OÙ IL A COMMENCÉ COMME STAGIAIRE, ET LA PLAGNE, IL REJOINT, CETTE ANNÉE, MÉRIBEL ALPINA AU POSTE DE DIRECTEUR GÉNÉRAL.
Qu’est-ce qui vous a amené en Tarentaise, et plus spécifiquement à Méribel ?
A.B. - Ma famille avait un piedà-terre en Tarentaise. Jeune ingénieur, il n’y avait pas d’autre milieu qui m’intéressait plus que celui de la montagne. J’ai commencé comme stagiaire à la STVI. Après 18 ans passés du côté technique et opérationnel, j’ai souhaité élargir mon champ d’action en devenant directeur adjoint à la SAP. Mes nouvelles foncions à Méribel Alpina s’inscrivent dans cette continuité. La station est au cœur du domaine des 3 Vallées, qui rassemble quatre exploitants, et plusieurs communes. Cette complexité donne beaucoup d’intérêt au poste.
Méribel a connu une année faste, avec les mondiaux, comment rebondir après cette réussite ?
A.B. - Les championnats du monde ont en effet été une très belle séquence. Il s’agit maintenant de redonner une dynamique de développement à la station en poursuivant la modernisation de notre parc de remontées, et en accentuant encore notre attention sur les clients. Méribel a de bons retours, mais nous pouvons encore conforter cette performance. Cela passe notamment par la préservation de la beauté du domaine skiable et l’entretien de nos infrastructures. Prochainement, nous allons rénover la télécabine des Rhodos et les espaces débutants qui y sont rattachés.
À plus long terme, comment comptez-vous relever le défi climatique ?
A.B. - Le programme d’investissement est encore en discussion avec notre concédant, mais nous savons déjà que nous devons prendre en compte l’altitude de Méribel, à 1 450 m, et sa position au sein du domaine relié. L’enjeu est d’avoir des appareils performants, qui puissent, sur certaines périodes, acheminer les skieurs sur les parties hautes de notre domaine et leur permettre d’accéder aux 3 Vallées, et éventuellement de les ramener. Concernant l’été, trois remontées tournent déjà pour les randonneurs et Vététistes. Il nous faut développer d’autres activités en lien avec ce service.

Axess SKI WALLET
Le forfait de ski sur smartphone

L’heure est au forfait de ski digital !
Après avoir effectué votre achat dans l’Axess WEBSHOP, les forfaits de ski peuvent être enregistrés désormais directement sur un smartphone via l’application Axess SKI WALLET. Grâce à cette solution innovante, le titre est alors lu par les lecteurs sans avoir à le sortir de sa poche. Tout fonctionne comme avec les forfaits traditionnels, sauf que ces derniers sont stockés sur votre téléphone mobile. teamaxess.com
LEADERS CARNET

DÉCÈS

Les habitués de La Grave connaissaient son visage et sa bonne humeur : il fut le conducteur historique du téléphérique des glaciers de la Meije de 1981 jusqu’à son départ à la retraite en 2018. Gérard Faure, surnommé « Nounours », s’en est allé le 15 août dernier.

Depuis le 1er juin dernier, Arnaud Guyon est le nouveau directeur de l’OT du Corbier où il succède à Pierre Exandier. Son arrivée coïncide avec la volonté de redynamiser la destination et d’affirmer l’identité de cette station du domaine relié des Sybelles.
NOMINATION
KÉVIN THIRION
Après ses premières années passées dans l’industrie, Kévin Thirion prendra la tête de Réallon à compter du mois de décembre. Déjà installé en famille à Savinesle-Lac, il a été l’un des premiers clients de la station des HautesAlpes à sa réouverture post-Covid. Kevin a fait ses armes en montagne dans les Alpes du Nord, notamment en tant que moniteur de ski à Villard-de-Lans, Courchevel ou La Plagne
Il prendra la direction de la station avec la volonté de mettre en avant son attractivité et sa résilience : « Réallon a plein de choses à offrir ». Au sein de la vallée de Serre-Ponçon, Réallon cohabite avec Crévoux et Les Orres, et c’est là l’une des idées de Kévin, « développer les stations avec un discours cohérent, nourrir les attentes des nouveaux consommateurs : la connaissance de soi, la créativité, le développement de soi et la performance »
2016-2020 Responsable d’exploitatin et chef de secteur pour Colas. 2021-2023 Directeur filiales Carrières pour Eiffage Route. 2023 Directeur de Réallon.
HAUTES-ALPES NICOLAS COLOMBANI
Après une expérience dans la gendarmerie, et notamment le PGHM des Hautes-Alpes pendant près de cinq ans, Nicolas Colombani a débuté au sein du groupe Labellemontagne par la direction de Saint-François-Longchamp, avant de rejoindre Risoul en décembre 2022. À compter du 16 novembre, il rejoindra Semilom resort pour accompagner le projet d’Orcières. Sur sa feuille de route : la restructuration du domaine skiable à court terme, l’accélération de la diversification, et la valorisation du Palais des sports.
MOUVEMENTS

L’Afmont a désigné son nouveau président. Max Rougeaux (TechnoAlpin) succède à Didier Bic jusqu’à la fin du mandat actuel (fin 2024). Max est engagé de longue date auprès de l’association des fournisseurs, il en était d’ailleurs le vice-président depuis maintenant cinq ans.



Aurélie Lévêque poursuit son aventure au sein de la CDA en prenant la direction du domaine skiable des Arcs (ADS). Après cinq années aux Menuires, elle était depuis 2013 directrice adjointe des opérations à Val d’Isère (STVI), et depuis 2019 directrice des opérations.
Suite au départ de Cyril Gouttenoire, c’est Lionel Gruffat qui prend la direction du pôle Tourisme du Crédit agricole des Savoie. Après avoir dirigé le centre d’affaires Agriculture du CADS, il avait pris la direction du pôle Territoire en 2020. DR


Renaud Muselier
PRÉSIDENT DE LA RÉGION PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR
« Un projet de territoire indispensable »
Àl’initative d’une candidature commune, avec Auvergne-Rhône-Alpes, pour accueillir les Jeux olympique s et paralympiques d’hiver en 2030, le président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur ne cache pas ses ambitions : cet évènement doit servir au developpement du territoire, et particulièrement à celui des stations du massif des Alpes du Sud.
Vous êtes à l’initiative du projet d’accueillir les Jeux olympiques et paralympiques de 2030 dans les Alpes. Qu’est ce qui a motivé cette décision ?
Jeune parlementaire, j’ai été rapporteur du budget de la Jeunesse et des Sports. À cette occasion,
j’avais accompagné la ministre des Sports Michèle Alliot-Marie à Lillehammer pour les JO de 1994. J’ai assisté à des Jeux exceptionnels, qui ont servi de référence, des Jeux que je qualifie de « Neige et chalets ». Exactement ce dont nous disposons dans les Alpes du Sud. L’évolution des Jeux, avec ceux de Sochi ou de Pékin, a éloigné la façon de voir nos Alpes. En tant que président de Région, j’ai observé que la stratégie de ces Jeux gigantesques n’avait aucun sens. Il existe un espace pour créer des olympiades autour des montagnes, d’un développement durable et pérenne, avec un budget que je qualifie « Une COP d’avance », tourné à 100 % vers l’environnement. Avec la moitié de la Région compo-
sée de départements qui portent le nom Alpes, je me suis dit que l’on pouvait tenter notre chance. Nous avons les qualités et les compétences : nous avons fait réaliser une étude qui a conclu que les deux tiers de nos stations disposeraient de neige jusqu’en 2050. Nous avons donc fait le nécessaire, avec le soutien du Comité régional olympique et sportif, ainsi que du Comité national olympique et sportif. Les échanges avec le CIO nous ont conduits vers un projet pour 2030.
Vous avez acté ce projet avec Laurent Wauquiez. Est-ce un symbole de l’alliance des Alpes du Sud et du Nord ? Compte tenu du calendrier, il semblait indispensable de fédérer
les Alpes françaises et de se servir des structures existantes.
Les stations des Alpes du Nord disposent déjà des tremplins de saut à ski et d’une piste de bobsleigh, qu’il faut revoir mais qui existent.
Le CIO nous a demandé s’il était possible de travailler ensemble. Nous avons dit oui tout de suite. Nous nous sommes entendus pour œuvrer ensemble et trouver des solutions. Nous avons été reçus par le Comité national olympique et paralympique, pour travailler à notre candidature auprès du CIO, qui, si elle est retenue, s’écrira au nom des Alpes françaises.
Les soutiens du monde économique régional vous ont-ils étonné ?
Ces soutiens sont une agréable surprise. En se lançant dans un projet aussi ambitieux, j’imaginais avoir en face de moi un certain nombre de résistances locales. Quelle ne fut pas ma surprise de voir, avec modestie et humilité, une grande majorité du monde économique nous soutenir : les chambres de commerce et d’industrie, les unions patronales, les présidents de Département, les élus de l’ensemble de la Région se sont mobilisés pour soutenir cette candidature. Tout cela crée un mouvement collectif intéressant et entraînant.
Sapporo ou Québec ont renoncé à ce projet pour 2030. Les décisions de ces grandes destinations vous font-elles douter ?
À l’inverse de ces compétiteurs de dimension mondiale qui jettent l’éponge, nous fédérons nos forces et nous avançons. C’est un projet de territoire absolument indispensable pour nos vallées et nos montagnes.
« Notre candidature s’écrira au nom des Alpes françaises. »

Les grands évènements sportifs internationaux sont parfois critiqués pour leur impact environnemental et leur bilan économique. Avez-vous imaginé un nouveau modèle ?
Très tôt, dès 2017, nous sommes partis sur un plan environnemental régional avec 20 % du budget consacré à l’environnement et une montée en puissance progressive. Désormais 100 % du budget sont consacrés au développement, sans sanctuarisation mais en protégeant notre environnement. Et cela a des conséquences très importantes pour nos vallées.
Une compétition de dimension internationale accélérera mécaniquement les grands enjeux d’aménagement du territoire et l’amélioration des dessertes. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas accepter de passer cinq heures pour rallier Marseille à Briançon, alors que nous faisons des efforts très importants de décarbonation par le rail. C’est cette vision d’aménagement du territoire, pérenne et soucieux de la protection environnementale, qui séduit dans la présentation de notre dossier. Sur le plan international, la Région Paca est reconnue par les fonds européens pour son engagement environnemental. La signature avec le gouvernement en
1993 - 2002
2007 - 2012
DÉPUTÉ DES BOUCHES-DU-RHÔNE
2002 - 2005
SECRÉTAIRE D’ÉTAT AUX AFFAIRES ÉTRANGÈRES
2014 - 2019 DÉPUTÉ EUROPÉEN
DEPUIS 2017
PRÉSIDENT DU CONSEIL RÉGIONAL DE PROVENCEALPES-CÔTE D’AZUR
2019 - 2021
PRÉSIDENT DE RÉGIONS DE FRANCE
novembre dernier d’un protocole d’expérimentation dans le domaine de la planification écologique fait de Paca une région test pour la France. Cette démarche montre bien que le développement sportif, le développement des montagnes, et le développement économique ne sont en aucun cas antinomiques avec le respect de notre environnement, mer et montagne.
Quels bénéfices en attendezvous pour les territoires ?
L’accueil de cet évènement doit permettre un désenclavement, le renforcement des infrastructures hospitalières, un aménagement du territoire pour le développement économique, et le renforcement de notre politique environnementale pour préparer ce que l’on appelle « la montagne quatre saisons ».
Votre plan Montagne régional 2021-2027 est doté de 200 M€, tandis que certaines destinations des Alpes du Sud connaissent des difficultés, comme dans d’autres massifs. Comment arbitrer l’avenir de ces stations de montagne ?
Il faut se rendre compte que les Hautes-Alpes et les Alpes-deHaute-Provence sont de petits départements en nombre d’habitants. Le fait d’y porter des


projets et de formuler des propositions pour les dix ans qui viennent est très important. Par ailleurs, avec Christian Estrosi, nous avons établi un plan Montagne à hauteur de 100 millions d’euros dans la mandature précédente : 50 pour les vallées et 50 pour les montagnes. Nous avons été à la manœuvre durant la crise du Covid pour sauver les stations de ski. Cette période a rappelé l’importance de l’activité liée à l’or blanc sur les vallées. Lorsqu’il n’y a pas de neige, pas de stations, ni de skieurs, l’économie de la totalité de la montagne s’écroule. Avec les études scientifiques que nous avons faites réaliser, nous savons exactement quelles stations vont décliner d’ici 2050. Sur la base de ces chiffres incontestables, les stations au-dessous de 1 600 mètres d’altitude sont devant leur destin. Nous les accompagnons pour prendre des décisions pour leur avenir. C’est très difficile à faire accepter. Les études sont là pour aider les élus locaux et les populations à prendre conscience du réchauffement climatique, qui est incontestable pour ceux qui ouvrent les yeux. Il faut faire des
moyens modernes, par réservation, avec paiement ou non. Nous avons mis en place des gardes régionales dans nos massifs, nos forêts et nos réserves naturelles. Nous avons augmenté le nombre de ces réserves pour être protégés, sans pour autant être sanctuarisés. Cet équilibre est important. Il faut trouver des solutions concrètes. Les gorges du Verdon sont aussi un endroit incroyable, accessibles par trois itinéraires : une route qui fait le tour du lac et deux autres, en corniche haute, et en corniche basse. Pour remédier aux heures d’embouteillage, nous avons modifié les itinéraires de circulation avec Waze. Nous avons passé un accord avec cette application pour guider les visiteurs et mieux les répartir.
projections et les laisser choisir leur orientation future et la forme de leur reconversion.
La notion de surtourisme a été particulièrement médiatisée cet été. Quel est votre sentiment sur ce phénomène ? En Région Paca, nous avons parfaitement conscience de ce problème. Nous sommes confrontés à des dégradations de notre environnement par ce tourisme de masse. Nous nous sommes donc inspirés d’un certain nombre de mesures du Costa Rica, première destination écotouristique au monde et qui est jumelé avec notre Région. L’accès aux îles est désormais limité à un certain nombre de bateaux, l’accès aux calanques est également réduit. Nous rendons ainsi agréable aux touristes la visite de ces endroits magiques. Ce qui est assez facile pour les îles et les calanques doit être appliqué à nos montagnes. Le lac d’Allos, plus grand lac d’altitude d’Europe situé dans le Mercantour, ne peut pas être accessible à des centaines de milliers de touristes chaque jour. L’organisation peut se faire avec des
Quels sont les enjeux prioritaires pour l’avenir des territoires de montagne et des Alpes du Sud ?
Fédérer la destination Alpes du Sud. Les Hautes-Alpes sont dotées de plus de quarante stations, mais qui sont isolées en termes de desserte. Les Alpes-Maritimes comptent aussi des stations superbes, avec un enneigement remarquable. Et au milieu, deux pourraient fusionner pour avoir un avenir commun à l’échelle européenne : Pra Loup et La Foux d’Allos, avec l’espace Lumière que nous sommes en train de créer. Il faut faire des liaisons entre ces territoires. Nous avons pris du retard, car nous n’avons jamais accueilli les Jeux olympiques dans le passé. Il faut se servir de ces Jeux pour aménager ces territoires, gagner en temps et en desserte, tout en agissant en faveur de la décarbonation.
Par ailleurs, en recevant les Jeux, nous devons hisser le niveau de nos stations, tout en montrant la diversité de nos montagnes. Nous avons une offre dont ne disposent pas les Alpes du Nord : nous proposons du ski pour toutes les bourses et pour tous les âges.
▲ PROPOS RECUEILLIS PAR MICKAEL FROTTIER

Cabine Premium Diamond EVO

Pour nous, la personnalisation c’est l’usage.
Particulièrement spacieuse, la cabine Premium Diamond EVO de LEITNER répond à toutes vos attentes avec son système de construction modulaire qui permet sa déclinaison en différentes longueurs, largeurs et hauteurs. Avec ses portes coulissantes automatiques aux vitres panoramiques, elle offre encore plus de confort d‘assise aux passagers installés à proximité de ces portes. www.leitner.com | #leitnerropeways
Le Crédit Agricole des Savoie lance les Futurs Désirables du Tourisme
Acteur impliqué dans l’économie touristique des montagnes, la caisse régionale du Crédit Agricole des Savoie inaugure un concept inédit dans l’accompagnement des investissements de ce secteur : les « Futurs Désirables du Tourisme ». Dans un contexte d’évolution climatique avéré, dont les effets sur les territoires de montagne questionnent le modèle de l’économie touristique historique, l’établissement bancaire leader dans l’investissement en stations de sports d’hiver confirme son engagement au devenir de la montagne. Au bénéfice d’une investigation qui aura impliqué une cinquantaine d’acteurs institutionnels, professionnels et politiques, la caisse régionale du Crédit Agricole des Savoie s’est positionnée sur ce que devra être le tourisme sous dix à quinze ans, durée moyenne de remboursement des emprunts. Alors que ce domaine d’activité constitue le premier pilier économique de la Savoie, l’un des principaux en Haute-Savoie, il représente pour le Crédit Agricole des Savoie un volume d’encours et d’actifs que la banque entend pérenniser.

« La modification du modèle est certaine compte tenu du changement climatique. Le tout ski tire l’économie des départements alpins et nous continuerons à accompagner les acteurs en montagne, mais les évolutions sont pour demain. Nous avons donc pris nos responsabilités » résume Cyril Gouttenoire, directeur du Pôle Tourisme. À sa vision financière et comptable étayée par l’analyse des plans de développement des entreprises et des marchés, le Crédit Agricole des Savoie ajoute donc une grille de lecture et de notation extra-financière dans laquelle
la responsabilité sociétale des entreprises prend une place fondamentale.
L’établissement entend pouvoir agir selon trois domaines d’intervention :
- pour l’Économie à travers un tourisme équilibré et créateur de valeurs au bénéfice de son territoire d’assise, capable d’équilibrer la fréquentation dans le temps ;
- pour l’Humain grâce à un tourisme bénéfique à la vie des habitants en stations de montagne, moteur d’une économie alternative au tout ski et sans neige ;

- pour la Planète via un tourisme décarboné et respectueux de l’environnement, attentif aux ascenseurs valléens, aux réhabilitations plus qu’aux constructions, à la formation des collaborateurs sur les enjeux climatiques, comme s’y est appliqué pour lui-même le Crédit Agricole des Savoie.
Cette démarche, intitulée les Futurs Désirables du Tourisme, s’incarne, outre la grille de notation, par la création d’un observatoire dans lequel le Crédit Agricole des Savoie et le cabinet d’études et de prospective G2A partagent des indicateurs jusqu’alors inaperçus. Ces items accessibles publiquement facilitent le suivi dans le temps d’une activité touristique invitée à cheminer vers les enjeux de la RSE. L’établissement a en ce sens mobilisé une enveloppe en fonds propres de 100 millions d’euros afin d’accompagner les projets dont les valeurs seront fidèles à celles des Futurs Désirables du Tourisme.


publirédactionnel
Téléphérique de Zhuhai, un projet d’envergure
Le projet de Zhuhai est un projet hors norme du groupe POMA, sur lequel SEMER a réalisé toute l’ingénierie électrique, ainsi que la partie « automatismes ».
Dans la foulée d’un projet emblématique de 3 télécabines en triangle pour Chimelong Group dans son Safari Park, parc animalier parmi les plus vastes d’Asie, le groupe POMA a été choisi pour réaliser un nouvel appareil, unique au monde, à proximité du parc aquatique d’Ocean Kingdom qui accueille plus de 8 millions de visiteurs chaque année.
Cet appareil est un ensemble de 3 téléphériques débrayables, à nouveau configurés en triangle (!), interconnectés, de technologie tri-câble (3S) proposant à plus de 5 700 voyageurs par heure, une liaison de 4,5 km dans 93 cabines Symphony, entre le colossal aquarium et deux nouvelles zones au-dessus de la baie de Macao.
Une innovation nécessaire
Dès le lancement du projet, l’innovation technologique a été au centre des études menées par le groupe POMA, des gares aux véhicules, en passant par les équipements électriques de contrôle-commande et des systèmes de communications embarqués fournis par SEMER.
Pour répondre aux défis proposés, il a donc fallu élaborer des solutions de hautes technologies, adaptées à un appareil unique,


et définir des méthodes de travail ad hoc pour gérer l’environnement complexe du projet.
En effet, après 3 années d’interruption du fait du virus COVID-19 et de quelques typhons, les équipes de Chimelong Group, de POMA, POMA Beijing, SIGMA, COMAG, SACMI et SEMER ont relevé le challenge de termi-

ner les mises en œuvre des 3 téléportés en même temps sur l’année 2023.
L’expérience bénéfique du téléphérique 3S urbain de Toulouse
Entre-temps, SEMER, avec le groupe POMA, a mis en service le téléphérique tri-câble de Toulouse qui a apporté de précieux enseignements sur les contraintes d’exploitation et de maintenance lors de fréquentations importantes et continues.
Forte de ces retours d’expérience, SEMER a pu transposer, sur le site de Zhuhai, les innovations techniques mises en œuvre à Toulouse en application urbaine, mais aussi sur d’autres appareils réalisés dans le milieu de la montagne (communication cabines/sol, cybersécurité, économies d’énergie…).
Depuis mars 2023, des équipes de SEMER et de POMA sont à pied d’œuvre pour finaliser, mettre en service, régler et qualifier le téléphérique de Zhuhai.
Chaque jour, elles mettent à profit leurs expertises dans les projets complexes, enthousiasmés par la réalisation de cette installation magistrale, et imaginant le sourire des premiers passagers qui profiteront de ce voyage d’exception avec vue sur la baie de Macao.
Données techniques :
• 3 téléphériques débrayables « 3S »
• Long. de ligne : 4 334 m
• Débit : 5 700 personnes/h
• Vitesse : 7 m/s
• Cabines : 93 unités de 32 passagers
• 2 transferts automatiques
• 3 garages
• Technologie Direct Drive
Contact PAE du Pays du Mont-Blanc 120 avenue des Râches 74190 Passy 04 50 93 60 07
contact@semer.fr www.semer.fr



























































ENTREPRISES
30 m
MBS a sécurisé un endroit stratégique de la descente du Col de la Loze pour le compte de la commune de Saint-Bon-Tarentaise.



MBS
Sécuriser l’évènementiel sportif
LA SÉCURISATION D’UN SECTEUR MÉDIATISÉ LORS DU PASSAGE DU TOUR DE FRANCE 2023 VIENT RAPPELLER LA STRATÉGIE DE DIVERSIFICATION DE MBS VERS D’AUTRES DISCIPLINES SPORTIVES QUE CELLES PRATIQUÉES SUR LES DOMAINES SKIABLES.
La sécurisation du dernier virage de la descente du Col de la Loze durant le Tour 2023 est une illustration de cette diversification. L’entreprise de Tours-en-Savoie déploie ses solutions à la faveur de contrats avec Amaury Sport Organisation (A.S.O.) avec les collectivités qui ont, elles aussi, la responsabilité de la sécurité d’épreuves sportives. MBS travaille d’ailleurs avec A.S.O., directement ou indirectement, sur d’autres courses cyclistes, comme le Tour de l’Ain, ou le Critérium du Dauphiné, mais aussi sur des épreuves de triathlon. La sécurisation de ce type d’évènements fait partie des objectifs de MBS depuis quelques années, comme l’explique son directeur général, Frédéric Lahaye-Goffart : « C’est un marché que nous sommes en train de prendre en main. Nous lançons des partenariats avec la Fédération française de cyclisme, et l’Union cycliste internationale. » Après les championnats de France de VTT aux Arcs en juillet, l’entreprise vise toutes les disciplines
du V TT, et plus largement les pratiques à deux roues non motorisées.
Répondre à un marché naissant
« Nous avons présenté nos solutions il y a quelques années avec une idée simple : si nous sommes capables de sécuriser des skieurs de plus de 100 kg descendant à plus de 120 km/h en coupe du monde, nous sommes en capacité de sécuriser des courses cyclistes. »
C’est sur cette base que s’affiche la diversification assumée de MBS, reposant sur la transversalité des métiers. L’entreprise sécurise ainsi des parcours de golf, avec la pose de filets en grande hauteur, une compétence déjà présente au sein des équipes.
Certains matériels utilisés pour le ski sont dupliqués pour le vélo.
C’est le cas des airfences (matelas gonflable à pression autorégulée), ou des matelas de protection orange dont la mousse répond déjà aux exigences de sécurité.
D’autres nécessitent des développements. MBS travaille ainsi sur une
gamme dédiée au cyclisme, avec des matelas à hauteur adaptée, et des bâches de glissement. « Nous faisons face aux balbutiements de la sécurisation du cyclisme. Il y a encore trop de blessés sur les grandes compétitions. Nous souhaitons apporter des solutions concrètes aux organisateurs et aux collectivités. » ▲
MICKAËL FROTTIER
Les airfences qui équipent les raquettes d’arrivée de ski font leur apparition dans le cyclisme.


La réhabilitation du refuge de Turia, à 2 427 mètres d’altitude, dans le parc de la Vanoise.
AMMA Architecte
Valoriser l’existant
L’AGENCE D’ARCHITECTURE A MIS SA RELATIVE JEUNESSE DE CÔTÉ POUR AFFIRMER SES VALEURS, ET PARTICULIÈREMENT SA VOLONTÉ DE PRIVILÉGIER LE PATRIMOINE BÂTI AUX CONSTRUCTIONS NEUVES.
On a coutume de dire qu’une entreprise devient mature après cinq ans d’activité. Créée en octobre 2015, AMMA Architecte y parvient en 2023, après une croissance interrompue par la crise du Covid. À son origine , trois associés. Quelques années plus tard, et des philosophies de développement entrepreneurial différentes, Mathieu Miet est aujourd’hui l’associé unique de cette agence d’architecture installée à Saint-Ismier, à proximité de Grenoble. Après une dizaine d’années au sein d’Amplitude à travailler pour le monde du travail (industrie tertiaire, laboratoires de recherche), le logement et le secteur public, Mathieu Miet s’est concentré sur le secteur
économique en s’associant avec l’entreprise d’ingénierie ER2I, pour lancer AMMA Architecte. Le destin en décide autrement : « Le premier projet sur lequel nous avons collaboré était l’escalier des Grands Montets », se souvient-il. Les prémices d’une collaboration durable avec la Compagnie du Mont Blanc et d’un développement tourné vers la montagne.
15 à 20 projets par an En octobre, l’agence a clôturé son exercice avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 750 000 euros. « Nous sommes, depuis l’année dernière, sur une nouvelle dynamique de sortie de crise Covid. Cet exercice nous permet de remonter le chiffre
d’affaires de façon conséquente. Avec une équipe de dix collaborateurs, nous sommes déjà dimensionnés pour l’an prochain ce qui va nous permettre de réellement décoller pour atteindre voire dépasser les 900 000 euros de chiffre d’affaires. » La montagne prend une place à part dans l’activité de l’agence. Certes les affaires représentent des montants moindres que dans le secteur industriel, mais douze de ses quinze projets de l’année sont situés en zone de montagne. « C’est la plus grosse année “montagne”. L’exercice prochain suivra cette tendance. Cela correspond à mon objectif de ces dernières années qui consiste à développer à fond ce secteur, » assume Mathieu Miet.
Saisir l’âme de lieux
Qu’elle intervienne dans le monde des entreprises ou celui de la
10
L’agence AMMA
Architecte compte neuf collaborateurs autour de son dirigeant. Mathieu
Miet dirige une jeune équipe dont l’âge va de 25 à 43 ans.
AMMA ARCHITECTE EN CHIFFRES
60 %
De 5 à 10% à ses débuts, AMMA réalise aujourd’hui
50 à 60% de ses projets en montagne : refuges, réhabilitations de gares de remontées mécaniques, bureaux, espaces d’accueil publics...

montagne, AMMA retrouve des similitudes dans ces projets techniques – gestion des flux, format de construction, temporisation des projets... – même si son dirigeant reconnaît au milieu montagnard une certaine avance quant à la qualité environnementale liée au choix des matériaux, notamment sur les refuges. « Gagner ces concours de refuges est particulièrement valorisant. Il faut saisir la philosophie de ces bâtiments qui ont une âme, une vie autour du gardien, de l’accueil ou des secours. Ce sont nos projets les plus techniques. » Des affaires qui amènent AMMA à réfléchir à l’autonomie énergétique et au mix le plus approprié à chaque refuge, selon sa localisation.
Priorité à la réhabilitation
Désormais reconnue pour ses relations humaines et son sérieux, l’agence affirme ses valeurs – elle a pris part à la CEC – en privilégiant quasi-exclusivement des affaires de réhabilitation : « Nous n’avons pas honte de dire non à un projet, en expliquant notre décision. C’est
15
Des Hautes Alpes à la Haute-Savoie, l’agence AMMA collabore avec plus d’une d’une quinzaine de communes, domaines skiables ou parc nationaux.
90 %
Les enjeux environnementaux sont au cœur des décisions : 90% des réalisations d’AMMA se font dans le cadre de rénovations ou de réhabilitations, et parfois avec des extensions maîtrisées.
Le remplacement de l’escalier des Grands
Montets (3 295 m) est l’un des premiers chantiers références d’AMMA en montagne.

La réhabilitation et l’extension des locaux de SATA Group est en cours à l’Alpe d’Huez.
l’une de nos réflexions : commencer à refuser des contrats qui ne seraient plus dans nos valeurs. » AMMA réalise encore des extensions de bâtiment, mais les plus re sserrées possible, et avec la volonté de compenser l’emprise au sol. « Au sortir d’un modèle des années soixante, la seule réponse que l’on ait trouvé est d’agrandir les stations par du logement neuf, notamment en créant des résidences touristiques excentrées, ce qui contribue à tuer les cœurs de stations, regrette Mathieu Miet, tout en s’interrogeant sur la tendance de la montée en gamme. Est-ce là la réalité de la montagne de demain ? » Une tendance qui ne fait que conforter l’agence dans ses choix : « S’il s’agit d’un projet de réhabilitation d’un immeuble en montagne, à transformer en résidence, en hôtel ou en logements, nous nous positionnerons, car c’est la valorisation d’un patrimoine déjà construit. Un mètre carré de façade construit correspond à une tonne d’émission de CO2. Nous n’avons aucun intérêt à détruire des bâtiments aujourd’hui. » ▲ MICKAEL FROTTIER
L’ACTUALITÉ D’AMMA
Parmi les projets en cours de l’agence :
– Réhabilitation de la gare sommitale du téléphérique du Brévent et aménagement du sommet
– Rénovation de la gare de départ du téléphérique de l’Aiguille du midi
– Ex tension de l’espace d’accueil 1800 et des caisses de l’Alpe d’Huez
– Réhabilitation du siège de la SPL des Saisies
– Réhabilitation et extension des refuges de Turia (PN de la Vanoise)et du Chatelleret (PN des Écrins)
– Reconstruction de la télécabine de Planchamp à Valmorel
– Intégration d’aires de pique-nique et de repos sur le domaine skiable de Serre Chevalier...

LE DIRIGEANT
Mathieu Miet Après une dizaine d’années d’expérience au sein d’une autre agence d’architecture – de dessinateur jusqu’à devenir associé et responsable d’agence –Mathieu Miet a ensuite cofondé AMMA Architecte en 2015. À 43 ans, il en est aujourd’hui l’associé unique.
G2A Centraliser ses données d’exploitation
LA SOLUTION GYPAETE, SPÉCIALEMENT CONÇUE POUR LES SOCIÉTÉS DE REMONTÉES MÉCANIQUES, EST UN OUTIL DE BUSINESS INTELLIGENCE LEUR PERMETTANT DE SYNTHÉTISER ET VISUALISER TOUTES LEURS DONNÉES EN TEMPS RÉEL DANS UN TABLEAU DE BORD PERSONNALISÉ.


MND S’AGRANDIT À ALPESPACE



Après des débuts prometteurs en Suisse, G2A Consulting et Visioos se sont associés pour déployer Gypaete en France dès cet hiver. Expert reconnu dans l’analyse et l’optimisation des grilles tarifaires des produits des gestionnaires de remontées mécaniques et dans le traitement des données en temps réels, G2A a souhaité enrichir son offre de services dédiée aux exploitants en la complétant avec un outil entièrement digitalisé, accessible sur tous types de supports numériques.
Des tableaux de bord en temps réel
Via une interface moderne et ergonomique, Gypaete centralise différents indicateurs permettant de monitorer l’activité des domaines skiables, qu’il s’agisse des ventes, de la consommation des skieurs en circulation ou encore des passages sur le domaine… Connecté en temps réel à la billetterie (caisses et ventes en ligne) et aux données de transport, l’outil présente de manière graphique et synthétique une vue d’ensemble pour la direction et l’exploitation. Tous les indicateurs sont dispo-
nibles par jour, par semaine ou par mois, à la fois sous forme de graphiques mais également de données exportables. Ils peuvent être croisés, donnent accès à différents benchmarks de la branche et permettent la production de rapports automatiques facilement diffusables.
Des indicateurs et rapports personnalisables
Grâce à de multiples connecteurs, de nombreux indicateurs peuvent être suivis dans l’outil afin d’apporter une réponse sur-mesure aux enjeux de chaque exploitant comme le nombre de skieurs en circulation, le nombre de forfaits vendus par point de vente, le nombre de passages par appareil, le chiffre d’affaires par produit, le prix moyen journée… Par ailleurs, adossé aux données d’observation dont disposent la plupart des territoires de montagne, le dispositif permet de définir plus finement les taux de conversion, les taux de capture des produits du gestionnaire sur l’ensemble des clients de la destination et d’affiner ainsi les politiques marketing.▲ M.F.
Les indicateurs sont disponibles par jour, par semaine ou par mois, sous forme de graphiques ou de données exportables.
Dans la perspective de mener à bien son plan s tratégique « Succeed Together 2024 », qui vise à concevoir de nouvelles lignes de produits et à accroître ses capacités in dustrielles en France pour la production de ces nouvelles solutions et d es projets dédiés au transport urbain, MND a agrandi ses locaux. Le gro upe a ainsi réceptionné fin juillet l’extension de ses bâtiments avec plus de 4 000 m ² de nouveaux espaces de fabrication et d’assemblage sur son site industriel d’Alpespace, à SainteHélène-du-Lac (Savoie).
LUMIPLAN BIEN ACCOMPAGNÉ
Durant l’été, InnovaFonds, accompagné de BpiFrance a annoncé son entrée au capital de Lumiplan, le spécialiste français des solutions d’information dynamique pour les collectivités territoriales et leurs délégataires. Cette opération doit permettre à Lumiplan de poursuivre sa croissance à l’international et de déployer sa stratégie autour de ses plateformes LumiData et LumiPlay. Le groupe Lumiplan, fondé en 1972, emploie 270 personnes et réalise déjà un chiffre d’affaires de 55 M€, dont près de 30 % à l’export, grâce à sa présence dans plus de 20 pays.
Accélérateur de développement et d ’innovation durable[s] en montagne
Acteurs des territoires de montagne, intégrez le dispositif
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Véritable concentré de réflexions et questionnements d’experts et professionnels de la filière, les cahiers de tendances sont des outils d’aide à la décision.

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Imagina International Un pilote énergétique
DANS SA VOLONTÉ D’OPTIMISATION ÉNERGÉTIQUE, VAL CENIS A CONFIÉ
À IMAGINA INTERNATIONAL L’ÉTUDE ET LA MISE EN ŒUVRE D’UNE SOLUTION DE GESTION INTELLIGENTE MINIMISANT SON IMPACT ENVIRONNEMENTAL, TOUT EN ASSURANT UNE EXPÉRIENCE OPTIMALE POUR LES VISITEURS.


Imagina International accompagne Val Cenis dans cette démarche vertueuse avec l’objectif de maintenir une expérience optimale pour les visiteurs de la destination savoyarde. La mise en place de cette solution s’est déroulée en plusieurs étapes. Une étape d’audit préalable a d’abord permis de recueillir des données précises concernant les besoins et la consommation d’énergie des remontées mécaniques, des éclairages, des bâtiments, des enneigeurs et des autres installations essentielles.
Un module de supervision Aten Altitude a ensuite été installé pour surveiller en temps réel la consommation énergétique de chaque secteur de la station. Des capteurs intelligents de type IoT ont été déployés pour collecter et transmettre les données à la solution Aten Altitude déjà en place. Cet équipement permet aux gestionnaires de suivre les fluctuations de la demande énergétique et d’identifier les éventuelles anomalies ou l’incidence de la consommation en fonction
de l’affluence et de la vitesse des appareils.
Priorité aux skieurs et aux ressources humaines Fort de cette installation, il est donc possible de prévoir les appels d’énergies. Les remontées mécaniques peuvent ainsi être ralenties ou arrêtées en fonction de l’affluence des skieurs, réduisant la consommation énergétique et l’usure des appareils sans affecter l’expérience des clients du domaine skiable. La gestion Intelligente du chauffage des infrastructures de remontées mécaniques constitue l’autre dimension majeure de l’optimisation énergétique. Aten Altitude permet de piloter à distance, selon le besoin instantané, par équipement ou globalement, pour maîtriser les dépenses énergétiques sans altérer le confort de travail du personnel.
Cette solution de gestion intelligente doit désormais permettre à Val Cenis de réduire son empreinte carbone, sans sacrifier la qualité de l’expérience offerte à ses visiteurs. ▲ M.F.

VALORISER LES CASQUES DE CHANTIER
Val Cenis est la première destination équipée par ce dispositif d’Imagina International.
Le spécialiste de la distribution de produits et service pour l ’environnement de travail Lyreco lance une solution d’économie circulaire dédiée aux équipements de protection individuelle (EPI). Cette démarche comprend la livraison d’un carton de collecte (pour 28 casques, avec ou sans visière), sa reprise une fois rempli à la demande du client et les opérations logistiques jusqu’au site de valorisation, 100% française, ainsi qu’un bordereau de collecte garantissant la traçabilité et une attestation annuelle de valorisation.
SALOMON
PARTAGE
SES ANALYSES
Salomon a mené des analyses du cycle de vie (ACV) sur la gamme de produits de l’entreprise afin de connaître l’impact de chaque étape du processus de création des produits, de l’approvisionnement en matériaux au traitement des produits en fin de vie. L’équipementier a rendu public le résultat de ces ACV, menées sur les skis, snowboard, chaussures de ski, fixations, masques et casques. Ces données doivent contribuer à la stratégie de Salomon « Change our tomorrow 2030 ».


90% des exploitants de remontées mécaniques nous font confiance
Les 50 experts de la Communauté Montagne Caisse d’Epargne Rhône Alpes disposent d’une parfaite connaissance de l’écosystème spécifique de la montagne. De part leur expertise, ils accompagnent les fournisseurs et les exploitants des domaines skiables dans l’accomplissement de leurs projets.
Imaginer ensemble la montagne de demain.
Au service de la plus grande région de VTT d’Autriche et des novices du trail
Le cirque de ski Saalbach Hinterglemm Leogang
Fieberbrunn est l’un des précurseurs du tourisme de montagne à l’année. L’exemple de l’utilisation modulable d’un moving carpet Sunkid démontre que les ressources existantes peuvent être utilisées toute l’année.
Au sein de cette destination VTT renommée en Autriche, les sportifs de tous niveaux trouveront à Saalbach les ascensions, les descentes et les randonnées qui leur conviennent. De nom-
breuses personnes font leurs premières expériences dans le « Learn to Ride Park », sur la Turmwiese, à côté du Kohlmaisbahn.
Pour la troisième saison d’été, un moving carpet de 96 mètres de long de Sunkid est à la disposition de tous les visiteurs pour accéder à cinq mini-trails différents. En été, environ 1 500 vététistes de tous âges et de tous niveaux, y compris les écoles de VTT locales, font chaque jour usage de cette offre d’ascension confortable et gratuite. Son usage est simple : il suffit de descendre de son vélo, de tenir le guidon, de se placer sur la surface du tapis Blue-Eye et de laisser le


VTT rouler à côté de soi, sur les bandes protections latérales. Pour les plus petits, cette utilisation est beaucoup plus facile que celle des remonte-pentes, qui demandent beaucoup plus d’équilibre.
Leni Krug, du marketing de Saalbach, décrit le moving carpet pour vélos comme « un addon luxueux pour les grands cyclistes. Mais il est particulièrement accessible pour les petits, qui perdent beaucoup moins vite l’envie de faire du vélo en montant sans utiliser leur force musculaire ». Mais les vététistes ne sont pas les seuls à pouvoir monter en toute sécurité par tous les temps grâce au moving carpet Sunkid. En hiver, l’installation
d’une longueur réduite est en service à la station inférieure du téléphérique de Schönleiten, entre autres pour les cours de l’école de ski Heugenhauser. Grâce aux rallonges (30 mètres au total), le montage, le démontage et le transport s’effectuent rapidement entre les saisons.
Fiche technique
• Utilisation : Montée (VTT)
• Longueur : 66 – 96 (été – hiver)
• Largeur de tapis : 600 mm
• Surface : Blue Eye
• Entraînement : 15 kW
• Vitesse max. : 0,7 m/s



























E-Liberty et Mountain Next dessinent la montagne de demain
Les stations de ski font face à une ère de transformation sans précédent. Le réchauffement climatique, la transformation digitale, et la forte augmentation des coûts d’exploitation sont autant de défis à relever. e-Liberty, leader des solutions digitales pour les stations, s’est positionnée pour offrir un accompagnement stratégique à une industrie qui ne peut plus compter que sur le « tout ski ».
À Orcières, une nouvelle gamme de forfaits incluant de nombreux services répondra dès cet hiver aux nouvelles attentes des skieurs et non-skieurs. À La Clusaz, un Pass unique ouvre déjà l’accès à une multitude d’activités toute l’année. À Chamonix, la Compagnie du Mont Blanc a lissé la fréquentation sur ses sites d’excursions grâce à la tarification dynamique tout en augmentant son chiffre d’affaires global. En Tchéquie, Dolni Morava et Lipno ont réduit leurs coûts d’exploitation, en supprimant les caisses et en commercialisant leurs produits uniquement sur internet. À Courchevel, c’est l’éco-conception du site internet qui est en cours avec une diminution des appels serveurs, donc de l’empreinte carbone. À Neuchâtel, siège du groupe, on termine enfin le prototypage des systèmes de contrôle d’accès sans gate et par smartphone pour réduire les coûts d’infrastructures.
Souhaitant aller encore plus loin dans cet accompagnement, Christian Mars, fondateur du groupe e-Liberty, Pierre Baelen, fondateur du groupe Baelen (800 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023), et François Drogoul son directeur général,
ont créé le fonds Mountain Next afin de prendre des participations dans les stations de montagne pour les aider à prendre le virage 4 saisons.
Le renouvellement des DSP en ligne de mire
Une première opération s’est conclue le 1er septembre 2023 au Canada par la prise de contrôle de la station de Mont Grands Fonds, élue meilleure station du Québec. Cette station, autrefois dirigée par la mairie de la Malbaie (Charlevoix), était dans l’incapacité de faire les investissements nécessaires pour poursuivre sa croissance. Mountain Next est intervenu en amenant les fonds et un nouveau modèle économique pour faire tourner cette station à l’année. Les sociétés françaises DCSA et Dia4s sont intervenues en soutien technique. Fort du succès de cette opération, Mountain Next a déjà signé des accords avec deux autres stations canadiennes pour étudier leur reprise en 2024.
Si Mountain Next a su saisir des opportunités en Amérique du Nord, c’est aussi en Europe qu’elle entend se développer. En France, certaines mairies veulent reprendre la main sur


leur territoire grâce à de nouveaux outils comme les SPL. Demeurent deux freins : la stabilité des ressources humaines à fort niveau de compétences et la mobilisation du capital. C’est à ce niveau que Mountain Next se propose d’intervenir en partenariat avec les territoires et en concertation avec les clients d’e-Liberty.
Des rendez-vous sont d’ores et déjà prévus avec des mairies en cours de renouvellement de DSP, une équipe technique a été constituée en Savoie pour aboutir dès 2024 à des annonces concrètes.
Contacts : info@mountainnext.com info@eliberty.fr
e-Liberty nominée au congrès DSF Habituée des interventions au Pitch Inno lors du congrès DSF, e-Liberty a cette année été sélectionnée pour son nouveau moteur de prix dynamiques sur créneaux horaires. Fruit de 3 années de travail et d’un important investissement en ressources humaines, le data-lab de e-Liberty est devenu le meilleur outil d’optimisation des revenus. Opposé à ses concurrents américains sur Chamonix et allemand sur La Clusaz, le data-lab a montré son efficience en s’imposant chaque fois. À Chamonix, le projet est même le plus ambitieux de la planète ski avec la totalité des produits en prix dynamiques et non plus seulement les forfaits journées.
Whymper, un nouveau cabinet de conseil & AMO Réseaux & Télécoms
Whymper Conseil est un cabinet de conseil savoyard spécialiste de la conduite de missions et de changements, dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. Il est spécialiste des réseaux informatiques, des télécoms, de la fibre optique et de son déploiement, des Groupes Fermés d’Utilisateurs, des infrastructures complexes LAN/WAN, de la téléphonie d’entreprise, des communications unifiées, du cloud, de l’hébergement et de la sécurité.
Suivant son désir de se rapprocher des organisations, de répondre à leur besoin constant d’amélioration des processus et des coûts, Pierre-Loïc Carette a lancé sa jeune entreprise cet été. Disposant de 15 années d’expertise technique et financière dans ce domaine, ce Savoyard a précédemment fondé, dirigé, puis accompagné un opérateur télécoms de proximité à son développement pendant 10 ans, pour atteindre 40 collaborateurs et 20 M€ de chiffre d’affaires.
Le cabinet intervient en tant que conseil, RSSI, DSI externalisé ou en assistance à maîtrise d’ouvrage, ponctuellement ou régulièrement dans les domaines de l’ingénierie technique et/ou financière. Il accompagne également ses
clients dans les processus de marchés publics ou privés : audit des infrastructures, proposition d’amélioration, élaboration de cahiers des charges, consultation, dépouillement, évaluation, gestion de projet et suivi.
Une forte compétence dans le milieu de la montagne
Pour les domaines skiables : la gestion des réseaux est extrêmement complexe et critique : multitudes de sites, de supports physiques, radio, fibre, cuivre, résilience des liaisons. Ils supportent l’ensemble de l’activité touristique : enneigement, billetterie/forfait, surveillance, supervision des appareils, communication…
Il en va de même pour les résidences de tourisme et hô -

telières, afin que la clientèle puisse profiter de réseaux wifi et internet suffisamment dimensionnés pour une meilleure qualité de service.
Le cabinet accompagne également les collectivités, les professionnels de l’immobilier ainsi que tout type de TPE exigeante, PME ou grand compte à l’optimisation et au suivi de leurs infrastructures numériques.
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Bonjour M. Fossati, pourriezvous décrire votre station et ses activités ?
Piani di Bobbio est une station de ski définie comme « de proximité », située dans les pré-Alpes lombardes. Notre station propose de nombreuses activités en toute saison : des pistes de ski et snowboard adaptées aux débutants et aux passionnés en hiver, et un réseau de sentiers pour des randonnées pédestres ou à VTT en été. La destination compte de nombreux restaurants, cafés, et location de matériel. Durant l’année, nous organisons des évènements spéciaux, comme des courses de ski, des concerts ou des festivals, pour divertir les visiteurs. Nous disposons également d’espaces dédiés aux familles avec des activités pour les enfants.
Piani di Bobbio a été la première à expérimenter un système BLE (bluetooth low energy) installé sur tous les tourniquets et avec un achat ouvert au public, qu’est-ce qui vous a poussé à prendre cette décision ?
– Améliorer l’expérience client : avec un système BLE, les utilisateurs peuvent profiter d’une expérience plus pratique et moderne. Ils n’ont plus qu’à se soucier d’avoir sur eux des billets physiques ou des cartes magnétiques.
– Réduire les coûts de gestion : en éliminant la nécessité de billets physiques ou de cartes magnétiques.
– Une plus grande sécurité : un système BLE peut être configuré pour garantir un contrôle d’accès plus strict. Le transfert non autorisé du

billet impliquerait le prêt du téléphone, dont il est difficile de se passer. – Être à l’avant-garde : l’adoption de technologies modernes telles que le BLE peut positionner Piani di Bobbio comme une station de ski avant-gardiste, et attirer un public intéressé par la modernité et la commodité dans l’expérience de ski.
Quels retours et réactions des clients ont été obtenus ?
Pour l’instant l’approche client, bien que limitée en nombre pour les utilisateurs, est positive et nous encourage à continuer dans cette direction.
Quels problèmes avez-vous rencontrer ?
L’introduction d’une nouvelle technologie nécessite que les utilisateurs s’habituent au nouveau processus. La procédure d’utilisation doit être communiquée correctement.
Comment le choix du BLE s’inscrit-il dans la tendance de dématérialisation des supports et de la suppression des plastiques ?
L’adoption du BLE comme alternative aux billets physiques s’inscrit dans le cadre des efforts visant à réduire l’impact environnemental, à accroître l’efficacité et à améliorer l’expérience utilisateur.
Quelle forme de communication privilégiezvous pour pousser les innovations ?
Les réseaux sociaux peuvent servir pour booster le nouveau système bluetooth, mais il est important de planifier une stratégie de communication efficace qui tienne compte du public ciblé, des objectifs marketing et des caractéristiques spécifiques de l’innovation elle-même. La combinaison de stratégies en ligne et hors ligne peut contribuer à maximiser l’adoption et le succès du nouveau système bluetooth sur le marché.
Enfin, quels sont les avantages du système BLE par rapport au système RFID ?
Le système Bluetooth Low Energy présente plusieurs avantages indéniables par rapport au système d’identification par radiofréquence (RFID) dans de nombreuses applications. Parmi eux :
– La bidirectionnalité : BLE est i ntrinsèquement bidirectionnel, ce qui signifie qu’il peut être utilisé non seulement pour lire des données à partir d’un appareil, mais également pour transmettre des données à l’appareil. Cette bidirectionnalité est utile dans les applications où il est nécessaire d’échanger des informations de manière interactive entre appareils, telles que les communications entre smartphones et appareils périphériques.
– La compatibilité des appareils mobiles : le BLE est amplement pris en charge par les appareils mobiles, tels que les smartphones et les tablettes, puisque la plupart des appareils modernes sont dotés d’une connectivité bluetooth intégrée. Cela facilite l’intégration avec les applications mobiles et l’accès des utilisateurs aux données.



MONITORING D’ÉNERGIE POUR
LES RESSOURCES EN MONTAGNE




OPTIMISATION DES CONSOMMATIONS ET DU PILOTAGE DES INFRASTRUCTURES
/ MONITORING
Collecte des données en temps réel
> Énergie
(postes de consommation et de production: eau, carburants, électricité, neige, solaire, parking, garage, remontées mécaniques….)
> Données process
(intégration données multi-sources : flux client, machine, météo, vidéo ; historique et projection de fonctionnement...)
/ ANALYSE
IA et Machine Learning
> Production
(détection automatique d’anomalies, de niveau de saturation, surveillance par création de seuils d’alarme et gestions d’indicateurs)

> Piloter
(algorithme d’optimisation du pilotage, aide à la décision et à la mise en place des moyens humains et matériel, maintenance prédictive)
- Collecte des données énergie et process en temps réel & optimisation du pilotage par analyse des données et machine learning -
STATIOSCOPIE
P62 EN CHIFFRES / P65 OFFICE DE TOURISME DE LA GRANDE PLAGNE / P66 SOCIÉTÉ D’AMÉNAGEMENT DE LA PLAGNE


La Plagne La grande parmi les grandes
LA PLUS GRANDE STATION D’HIVER EN TERMES DE JOURNÉES SKIEURS REVÊT AUTANT DE VISAGES QUE
D’ÉPOQUES TRAVERSÉES. DEVENUE CE GROS VAISSEAU, QU’AUCUNE TEMPÊTE NE SEMBLE ÉBRANLER, LA PLAGNE
N’A POURTANT PAS PRIS UNE RIDE. SON SECRET ? VIVRE
AVEC SON TEMPS PEUT-ÊTRE.
Plagne Centre, Belle Plagne et Plagne Montalbert : les panneaux indiquent des directions opposées, mais toutes les routes mènent à La Plagne. Montchavin et Champagny-en-Vanoise ? C’est encore La Plagne… Une fois posées les dimensions de la station vient immanquablement cette question : Comment ont-ils fait ? « L’histoire de La Plagne, c’est celle du plan Neige », répond JeanLuc Boch, le maire de La Plagne Tarentaise. « Le G ouvernement souhaitait développer des stations pour donner la possibilité aux Français de prendre des vacances à la montagne en France ». En 1960, spécialistes et ingénieurs viennent identifier les lieux. Émile Allais et le Dr Pierre Borrionne, le maire d’Aime, sont de ce premier convoi qui monte en peaux de phoque au Biolley. « Ils découvrent un site magnifique avec vue sur le mont Blanc, un vaste plateau facilement constructible et des pentes pour le ski. Les possibilités étaient immenses. » Le nom de La Plagne vient d’ailleurs de la typologie du terrain, plutôt plat. Autre avantage, une piste carrossable existait déjà. Elle conduisait aux mines de plomb argentifère, qui fonctionneront en parallèle de la station jusqu’en 1973. Les constructions sont lancées au printemps 1961, mais cette première année est difficile. Si quatre téléskis équipent déjà ce qui deviendra plus tard Plagne Centre, la route n’est pas finalisée et la faillite d’un constructeur retarde la livraison des hébergements. « Les
précurseurs vont se démener pour amener les premiers touristes en jeep ! » Le projet prend néanmoins de l’ampleur et de grands noms de l’architecture, dont l’inventif Michel Bezançon, s’y associent, attirés par ce nouveau modèle de station de troisième génération.
« Dès le début, il était prévu de ne pas faire un pôle unique mais un développement en constellation, avec des petits ensembles intégrés, et de les relier entre eux, toujours avec des accès skis aux pieds. Ils ont été très visionnaires », poursuit Pierre Gonthier, ancien directeur de la société d’aménagement de La Plagne, aujourd’hui président de l’office de tourisme.
Le résultat est ce chapelet de villages qui encerclent le domaine skiable, chacun étant le marqueur d’une époque architecturale… Si bien que visiter La Plagne, c’est se replonger dans l’histoire moderne des stations d’hiver : Aime 2 000 et son « paquebot », Belle Plagne la piétonne, Plagne Soleil et ses châlets… Une créativité possible grâce à « l’esprit novateur » des fondateurs. « Il fallait avancer et créer de nouvelles choses. Pour cela, le syndicat intercommunal de la Grande Plagne, fondé dès les débuts, a apporté de la cohésion », salue le maire . Et maintenant ? « Nous sommes à un tournant, il faut prendre le virage du développement durable, des nouvelles attentes de la clientèle, et plus que jamais travailler ensemble : La Plagne est un gros navire, avec une barre si dure, qu’il faut plusieurs barreurs pour le manœuvrer. » ▲
30
La piste de bobsleigh, qui a fêté ses 30 ans en 2022, accueille toujours des épreuves internationales, mais aussi le grand public : plus de 13 000 visiteurs ont testé « le grand frisson » l’an dernier.

LES COMMUNES
1961
Date de création de la station. Un premier repérage est fait en 1960 par le champion de ski Émile Allais, accompagné d’ingénieurs des Ponts et Chaussées et du Dr Pierre Borrionne, maire d’Aime.
Les premiers chantiers démarrent au printemps 1961, sur un alpage qui s’appelle aujourd’hui Plagne Centre.
8 789 habitants
Le maire de La Plagne
Tarentaise est Jean-Luc Boch, depuis 2014.
9 607 hectares
1 200 professionnels
liés au tourisme. Le domaine skiable emploie environ 700 personnes pendant l’hiver et 340 permanents.
Onze sites se répartissent entre 700 m et 2 100 m d’altitude : Plagne Centre, Aime 2000, Champagny-en-Vanoise, Plagne Villages, Montchavin, Montalbert, Plagne Bellecôte, Les Côches, Belle Plagne, Plagne 1800, Plagne Soleil.
1 250 m - 3 080 m
Point bas et point haut du domaine skiable
2027
Échéance de la DSP. En contrat avec la Compagnie des Alpes. La CDA est entrée au capital de la Société d’aménagement de La Plagne en 1992.
L’HÉBERGEMENT
56 000 lits touristiques, 4 millions de nuitées par an
575 000 visiteurs annuels
148 restaurants
434 magasins et services en lien direct avec l’activité touristique
114 structures d’hébergements touristiques (hors meublés particuliers)
85 % & 15 %
Part hiver/été dans l’activité touristique globale

LE DOMAINE SKIABLE ACCÈS & SITUATION
2,37 millions journées-skieurs
96 M€ de chiffre d’affaires de remontées mécaniques
(Source : Enquête Top 100 Montagne Leaders 2023)
135 pistes
225 km de domaine skiable
73 remontées mécaniques
34 % de couverture en neige de culture
La Plagne fait partie du domaine relié Paradiski qui la réunit aux Arcs et à Peisey-Vallandry depuis 2003.
425 km
domaine skiable relié (264 pistes et 130 remontées)
70 % de Paradiski et du domaine de La Plagne situé au-dessus de 2 000 m
11
espaces ludiques (pistes à thèmes, tunnels, points photos…)
7 itinéraires de ski de randonnée
55 km de pistes de ski nordique
PAR LA ROUTE
À 650 km de Paris, 196 km de Lyon, 150 km de Genève et de Grenoble. Depuis Chambéry, via l’autoroute A43 et A430.
PAR LE RAIL
Gare de Moûtiers-Salins-Brides-Les-Bains à 30 km selon les sites, gares d’AimeLa-Plagne et de Landry, dans la vallée.
PAR AVION
Les aéroports de Genève Cointrin, de Lyon Saint-Exupéry et de Grenoble sont à environ 200 km.
+ Une destination avec plusieurs ambiances. Familiale, sportive, d’altitude ou en forêt, chaque station possède son identité.
+ La multiactivité. La destination propose une cinquantaine d’activités. + Une forte notoriété. Un logo mythique et des flux de visiteurs importants.
- Une offre festive et gastronomique encore à développer.
- De grands ensembles, qui peuvent donner l’image d’une station « bétonnée ».


RÉMY COUNIL
DIRECTEUR DE L’OFFICE DE TOURISME DE LA GRANDE PLAGNE
« Une vie de village 100 % skis aux pieds »

Comment décrire votre destination ?
C’est une destination touristique polyvalente, dont la station de ski n’est qu’une composante. Notre territoire, composé de onze villages répartis à des altitudes différentes, offre une multitude de paysages : forestiers, d’alpages, glaciaires ou valléens avec des cours d’eau comportant les plus grands rapides d’Europe. Une partie, sur Champagny, est comprise dans le parc national de la Vanoise. Ces multiples facettes du territoire se reflètent dans la diversité des activités proposées et se révèlent très intéressantes pour l’été : bike parks, sentiers VTT, kart, tyroliennes, via ferrata, sports d’eaux vives et randonnée, qui est l’activité estivale numéro un. L’hiver, le ski reste l’activité phare, mais il est complété par beaucoup d’autres, tel que le bobsleigh, un marqueur du territoire. Les activités autour du chien se développent beaucoup, hiver comme été, avec les cani-randos.
Avez-vous une clientèle cible ? Pour faire quatre millions de nuitées, notre clientèle se doit d’être
très large ! Nous accueillons des familles, des groupes d’amis, des sportifs, des personnes âgées, des séminaires… Notre terrain de foot et de rugby, à 2000 m d’altitude, nous amène des sportifs de haut niveau. Une clientèle polyvalente à l’image de la destination. La diversité des lieux de séjours, des hébergements et des activités permet à chaque clientèle de trouver chaussure à son pied. Le marché domestique arrive en tête avec 65 %, ce qui est beaucoup pour une destination de notre taille. Les Britanniques représentent 18 % de notre clientèle, les Belges 7 % et les Hollandais 6 %. Notre volonté est de renforcer nos marchés émetteurs et cette clientèle internationale de proximité. Ainsi, nous ne recherchons pas du long courrier et notre stratégie RSE appuie ce positionnement. La Plagne n’est pas en concurrence avec
En 2019, La Plagne a lancé son agence de voyages en ligne. L’office de tourisme et le domaine skiable se sont associés pour proposer des offres packagées et faciliter le parcours client.
les stations de ski mais avec les autres destinations touristiques, au sens large. Notre stratégie est de séduire de nouveaux clients pour la montagne sur ces marchés de proximité.
L’aspect grande station ne rebute-t-il pas certaines clientèles ?
De loin, on peut avoir cette impression de grosse station, mais sur place , c’est l’esprit village qui domine. Les 55 000 lits de la destination se répartissent sur onze villages, ce qui fait environ 5 000 lits par sites. Les stations restent à taille humaine, avec des commerces de proximité, des écoles de ski, des lieux de sorties, bref, une vie de village 100 % skis aux pieds. Notre taille est même plutôt un avantage quand il s’agit de diluer la fréquentation. Hormis sur quelques points névralgiques, les vacanciers n’ont pas cette impression de foule. Le revers de cette diversité de lieux et d’activités est la lisibilité de l’offre, qui n’est pas optimale. Nous travaillons donc sur la fluidité du parcours client.
Quelle image de La Plagne souhaitez-vous donner ?
« La Plagne n’est pas en concurrence avec les stations de ski, mais avec les
autres destinations touristiques. »
En tant que grande station, nous nous devons de prendre notre place dans les réflexions sur l’environnement. L’année dernière nous avons réalisé un bilan carbone de toute la destination, clientèle comprise. En parallèle, nous avons travaillé sur un rapport RSE qui recense tout ce qui est mis en œuvre sur le territoire en matière de durabilité : biocarburant des dameuses, observatoire touristique de la faune et de la flore... Cela nous donne des éléments de comparaison et des axes d’amélioration. Dans cette perspective, nous sommes engagés dans la démarche de labellisation Flocon vert, que nous espérons obtenir cet hiver. ▲

NICOLAS PROVENDIE, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA SOCIÉTÉ D’AMÉNAGEMENT DE LA PLAGNE
« La force motrice du ski, c’est le volume »

Quelles sont les caractéristiques de votre domaine skiable ?
C’est le plus grand domaine skiable relié en France, et probablement dans le monde, réuni sous une même DSP, avec une centaine de remontées mécaniques, une immense variété de pistes, réparties sur une dizaine de stations. Ce schéma peut paraître complexe, mais cela donne un produit assez cohérent en terme touristique, avec une offre très complète et diversifiée. Ainsi, nous n’avons pas de profil très marqué : nous avons des profils. Certains diront que La Plagne est le généraliste du ski. Même si je n’aime pas cette image, c’est l’idée car nous proposons tout type de ski. Le domaine couvre tous les plaisirs et les attentes.
N’est-ce pas un point faible en termes de communication ?
Peut-être, mais nous avons ce logo et cette histoire très forte. Tout le monde a skié au moins une fois à La Plagne ! À une époque, la station a été un centre de formation de skieurs, via les classes de neige. Cette génération connaît la station, et s’en rappelle. Cette notoriété
est liée à la taille de La Plagne, qui possède les infrastructures pour accueillir des grands groupes. Or, la force motrice du ski, c’est le volume : une fois que la machine est en route, il faut accueillir du monde. La Plagne a cette capacité d’accueil qui attire les groupes et construit sa notoriété.
Quel projet pour l’avenir ?
Nous sommes en train de restructurer la colonne vertébrale du domaine, qui part de Bellecôte, passe par la Roche de Mio et va rejoindre un point sommital au glacier de Bellecôte. Cela représente quatre tronçons. Le tracé a été légèrement modifié, car nous avons renoncé à une partie du domaine skiable sur le glacier, qui sera difficilement exploitable en raison du réchauffement climatique. Cette solution a été obtenue en concertation avec les élus, toujours très engagés sur le sujet. Le collectif est aussi l’une des forces de La Plagne. Les discussions sont constructives et positives : au bout, on arrive à un choix pérenne, une vision à plus de vingt ans. ▲

UN NOM Dr PIERRE BORRIONNE
La Plagne, via sa société d’aménagement (SAP), est la seule station à installer elle-même ses remontées mécaniques.
Parmi les personnes motrices dans la création de la station, Pierre Borrionne, le maire d’Aime, a été particulièrement actif. Médecin respecté et charismatique, il a convaincu ses paires, Auguste Mudry à Bellentre et Albert Perrière à Mâcot, de se lancer dans le projet. Il a aussi été à l’initiative du syndicat intercommunal de la Grande Plagne, créé en 1960 et toujours d’actualité.

UNE DATE 2 003
Construit il y a vingt ans, le Vanoise Express relie les domaines de La Plagne et des Arcs pour former le domaine Paradiski. Cet appareil emblématique signé POMA a aussi été une prouesse technologique. Outre ses cabines de 200 places sur deux niveaux, ses lignes ont été doublées pour assurer le retour des skieurs en cas de panne sur l’une d’elles.








SOLUTIONS













Solution pour les secours techniques comprenant un casque STRATO VENT HI-VIZ, une lampe DUO RL, un harnais FALCON MOUNTAIN, une poulie-bloqueur MINI TRAXION, une poulie SPIN L1 et une protection de corde ROLLER COASTER. www.petzl.com
Parce que chaque seconde compte dans ces situations extrêmes, les opérations de secours techniques nécessitent les meilleurs moyens humains et matériels. Pour cela, les secouristes doivent régulièrement effectuer des entraînement, comme ici en exercice de via ferrata en Suisse. Ils savent qu’ils peuvent compter sur Petzl pour disposer des outils les plus performants.













Solution pour le travail en accès sur cordes comprenant un casque VERTEX VENT, une lampe SWIFT RL PRO, un harnais ASTRO BOD FAST, un antichute mobile ASAP LOCK, un descendeur RIG et une poulie-bloqueur PRO TRAXION. www.petzl.com
PETZL ROPE ACCESS SOLUTIONS
Accéder au sommet d’une cathédrale, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol, voilà une mission qui impose des compétences spécifiques et un matériel adapté. Petzl met à votre disposition toute son expertise pour le faire dans les bonnes conditions, avec les meilleurs équipements pour y parvenir. Ce ne sont pas les équipiers d’Adrénaline qui diront le contraire. Eux qui sont ici, en opération d’entretien et de pose de capteurs, sur la flèche de la cathédrale de Bordeaux (France) !





















Lumiplan accélère pour accompagner la transition des territoires
sommes bien connus pour nos plans des pistes panoramiques dynamiques (les fameux «Lumiplan»), ou pour notre solution logicielle Infoneige qui est devenue Lumiplay et pour nos applications mobiles au nom des stations, mais l’offre a suivi l’évolution des attentes et des usages, elle a considérablement évolué ces dernières années. Nous nous attachons à proposer un package «tout-en-un» de solutions interconnectées et intégralement pilotables par le gestionnaire local de l’information, en nous basant sur le besoin utilisateur. Vendre des technologies n’est pas la finalité, nous proposons une solution durable et facile à piloter pour un usage donné : guider, accueillir, informer, orienter, prévenir, etc. C’est en cela que notre nouvelle plateforme logicielle Lumiplay est extrêmement performante et efficiente pour les gestionnaires de l’information ».
Contribuer aux nouveaux enjeux des destinations touristiques et des stations en particulier Mixer technologie et politique vertueuse peut aujourd’hui paraître paradoxal. Pourtant Lumiplan assume pleinement cette situation et confirme que les medias d’information en temps réel disposés sur les territoires (plans dynamiques, écrans et bandeaux à leds, écrans TFT) ou proposés sous forme digi-
Lumiplan vient d’accueillir des partenaires financiers français, en actionnaires minoritaires, pour consolider son développement et poursuivre une politique d’innovation intensive. Patrick Grand’Eury, DG de Lumiplan MontagneTourisme, revient sur cette opération. Le Groupe Lumiplan, c’est aujourd’hui une équipe de 270 personnes réparties essentiellement en Europe et aux USA, sur 3 marchés, le transport public, la smart-city et le tourisme, dont la montagne. Notre entreprise a connu ces dernières années une forte croissance et une évolution très significative de ses métiers. La montée en puissance du digital et de la data ont par exemple généré une croissance des effectifs de l’ordre de 30 % et des diversifications produit importantes. Des opportunités de croissance externe (Italie, Espagne, France) nous ont permis de renforcer nos positions en Europe. Les nouveaux enjeux environnementaux et sociétaux des territoires favorisent l’usage des transports publics et plus généralement les solutions de communication publique en temps réel dans les villes et sur les territoires touristiques; c’est le coeur de métier de Lumiplan. C’est pour soutenir notre adaptation à ces nouveaux enjeux que nous avons souhaité renforcer notre capacité financière, en conservant le contrôle stratégique de notre entreprise, confirme Patrick Grand’Eury. « Il ne s’agit pas forcément de faire du toujours plus, mais bien de viser le toujours mieux » Dans le même esprit des partenariats se consolident avec des acteurs clés de l’écosystème touristique : l’ANMSM, l’ANETT, ADN Tourisme, Vélo et Territoires… Un guide vient d’être édité à leur attention : « Comment valoriser vos atouts touristiques, patrimoniaux et culturels grâce aux outils numériques »
De la technologie temps-réel à l’usage adapté
Yann Pfister DGA de Lumiplan Tourisme et product Manager Ville et Tourisme (et moniteur de ski), nous livre l’approche produit de Lumiplan. « Dans le milieu de la montagne nous



tale (applications mobiles, plans interactifs web, API de flux de données) peuvent contribuer à sensibiliser les usagers et à changer les comportements. « Nos solutions participent à améliorer les flux physiques de visiteurs par exemple, à mieux gérer les accès et les parkings, à éviter des déplacements inutiles » rappelle Patrick Grand’Eury. « Nous proposons, avec notre Studio, des contenus nouveaux pour favoriser les comportements de respect de l’environnement, d’économies d’énergie, etc. En plus de contribuer au plaisir du séjour par une expérience plus riche, nous agissons dans le sens des transitions nécessaires et des objectifs de décarbonation de notre filière ». C’est précisément ce principe d’écoute des besoins et de compréhension des enjeux qui a abouti à la création du mobilier interactif DKooVert que la commune de Saint-Julien de Concelles (44) vient d’installer en bordure de la véloroute de la Loire à Vélo. «C’est une diversification historique et stratégique pour Lumiplan » nous dit avec enthousiasme Yann Pfister, à l’origine de cette toute nouvelle gamme conçue avec un parte-
naire designer et les équipes techniques de Lumiplan.
Développer l’éco-conception partout où c’est possible « Outre une démarche RSE menée depuis plusieurs années, Lumiplan cherche à optimiser son sourcing et la conception des produits en choisissant des matériaux plus vertueux et des partenariats locaux, partout où c’est possible. En termes d’optimisation énergétique, une étude vient d’être réalisée et partagée avec les clients pour les aider à produire des contenus moins énergivores. En effet, 85% de la consommation d’un écran à leds dépend du contenu diffusé ! Autre exemple, le totem DKooVert intègre une batterie couplée à un panneau solaire pour assurer son autonomie énergétique et éviter les coûteux travaux de génie civil. La bonne gestion de la donnée et l’éco-conception numérique ne sont pas en reste, c’est une évolution profonde chez Lumiplan qui va s’intensifier », assure Yann Pfister.


MA VILLE AUTREMENT PLUS DURABLE
TÉLÉPHÉRIQUE DU MONT FARON - TOULON - FRANCE

Depuis 1959 le téléphérique du Mont Faron est l’un des emblèmes de Toulon, emmenant toulonnais et touristes sur les hauteurs de la ville, au cœur des massifs forestiers varois. Le remplacement des cabines a été confié à POMA et réalisé en 2017 dans nos ateliers isérois de SIGMA. Entièrement revisitées, côté design elles conservent leur allure retro chic et leur couleur rouge iconique, et s’habillent désormais de vitrages panoramiques ainsi que d’un large hublot intégré au plancher.
Mode de transport propre, électrique et 100% accessible, le téléphérique du Mont Faron offre un voyage paisible au cœur d’un environnement précieux à préserver, entre «mer et montagne» .





Vallier Energies, votre distributeur local de combustibles, carburants et lubrifiants
Acteur et distributeur de solutions innovantes, Vallier Energies s’engage sur la qualité de ses produits et de ses services pour un approvisionnement toujours honoré ! Nous avons rencontré M. Noly, son responsable régional, qui nous explique comment l’entreprise se différencie.
Pouvez-vous vous présenter et nous présenter Vallier Energies ?
Je suis Hervé NOLY, responsable régional chez Vallier Energies depuis 2006, soit depuis plus de 17 ans.
Vallier Energies est une entreprise familiale et indépendante, qui distribue du carburant et des lubrifiants sur la région alpine depuis 6 générations. Consciente des enjeux environnementaux, l’entreprise évolue sans cesse vers des solutions plus respectueuses de l’environnement. Il y a 15 ans, la direction a décidé de proposer des carburants plus performants, notamment avec le gasoil grand froid : l’ECOPOLAIRE. Il y a 8 ans, l’entreprise s’est diversifiée avec des carburants de synthèse, ayant une capacité polluante bien inférieure encore, sans soufre et avec des capacités biodégradables. Depuis maintenant plus d’un an, nous proposons des carburants décarbonés, fabriqués à base de biomasse : les HVO.

Nous sommes fiers de pouvoir dire que, depuis 2022, Vallier Energies livre davantage de carburant de synthèse (près de 55 %) que de carburant traditionnel !
Pouvez-vous nous parler de votre nouvelle offre de carburant décarboné, le HVO ?
HVO signifie Hydrotreated Vegetal Oil.
Nos carburants HVO sont des carburants issus de déchets végétaux et organiques (huiles alimentaires usagées, etc.) qui réduisent les émissions carbones de votre flotte de 90%.
Transformé par hydrogénation, l’huile est ensuite fractionnée pour produire du carburant moins polluant et moins dangereux, utilisable dans tous les moteurs diesel conventionnels.
Les carburants HVO offrent de nombreux avantages : ils sont moins polluants, sans odeur, biodégradables, non toxiques,

stables au stockage et offrent une très bonne tenue au froid.
Quelle démarche vous a conduit à sortir cette nouvelle offre ?
Nous avons fait le choix de nous démarquer en apportant des solutions innovantes et une offre de services de qualité.
En effet, nous œuvrons depuis nos débuts pour proposer des carburants plus propres et respectueux de la planète. Et notre offre de services telle que la disponibilité ou l’accessibilité des carburants est également appréciée.
Ainsi, les carburants HVO se sont imposés à nous telle une évidence.
Depuis quand proposez-vous ce produit ?
Nous nous sommes lancés au printemps 2022 à la suite d’une demande de la Compagnie des Alpes.
Depuis, plusieurs stations sont venues complétées cette sollicitation initiale, et un certain nombre de stations sont également sensibilisés aux enjeux de la décarbonation.
Si nous livrons un grand nombre de stations, notre offre a également séduit des collectivités, des compagnies de bateaux, des exploitants d’infrastructures d’autoroutes...
La demande risque de croitre encore puisque la décarbonation est un sujet crucial placé au cœur de la stratégie SNBC.
Quels sont les avantages des carburants HVO appliqués au secteur de la montagne ?
L’ensemble des avantages techniques sont dus à la qualité du produit qui répond aux besoins des acteurs de la montagne. Le HVO répond aux exigences de la norme EN 15940. Il possède un point éclair moyen très élevé de 74 degrés, il est biodégradable et considéré comme une substance non dangereuse, non toxique et non cancérigène. Il permet d’obtenir un bon rendement, un démarrage à froid optimisé et ne présente aucune odeur. Par ailleurs, nos produits sont contrôlés par l’association 2BS (agrée par Bureau Véritas).
C’est un gage de qualité qui nous différencie des concurrents. Certains proposent des produits de qualité inférieure, notamment exportés d’Asie et utilisant de l’huile de palme.
La traçabilité des solutions choisies est un axe à privilégier. Enfin, VALLIER ENERGIES a la capacité logistique de livrer, sur les destinations nord-Alpines, en toutes saisons grâce à une flotte de camions 4x4 adaptés aux livraisons tout terrain et des chauffeurs aguerris à ce type de transports, ainsi qu’à nos 2 dépôts primaires et nos 4 dépôts secondaires qui nous permet d’être réactifs.



DOSSIER
P76 CONSEIL NATIONAL DES ÉTABLISSEMENTS THERMAUX / P77 EN CHIFFRES / P79 ASSOCIATION NATIONALE DES ÉLUS DE LA MONTAGNE / THERMES DE SAINT-GERVAIS MONT BLANC P81 THERMES DE SAINT-LARY-SOULAN
Thermalisme Cure de jouvence pour la montagne ?
À CHAQUE STATION SA TRANSITION TOURISTIQUE, ENTENDON DANS LES COULOIRS DES SALONS ET AUTOUR DES TABLES RONDES. CETTE MAXIME, QUI SONNE PRESQUE COMME UNE DEVISE DANS LE MILIEU DE LA MONTAGNE, EST SOUVENT SUIVIE D’EXEMPLES, PARMI LESQUELS LE THERMALISME TIENT UNE BONNE PLACE. AVEC PLUS DE LA MOITIÉ DE SES CENTRES SITUÉS EN MONTAGNE, CETTE ACTIVITÉ FAIT EN EFFET PARTIE DE SON TISSU ÉCONOMIQUE. DANS UNE COURSE À LA DIVERSIFICATION, LES DESTINATIONS DE MONTAGNE DÉJÀ DOTÉES D’UN ÉQUIPEMENT THERMAL SEMBLENT AVOIR UNE LONGUEUR D’AVANCE. L’AFFLUX DE CURISTES, CERTES FREINÉ PAR LA CRISE SANITAIRE, CONSTITUE DÉJÀ UNE MANNE ÉCONOMIQUE POUR LES TERRITOIRES. LE DÉVELOPPEMENT D’UNE OFFRE TOUT PUBLIC, PORTÉ PAR LA VAGUE BIEN-ÊTRE ET DÉTENTE, EN VOGUE, POURRAIT DONNER UN COUP DE FOUET À CETTE FRÉQUENTATION THERMALE, ET PAR RICOCHET À LA DESTINATION. CEPENDANT, LES INVESTISSEMENTS QUE DEMANDENT CES STRUCTURES SONT-ILS VIABLES, COMPARÉS AU POTENTIEL DE FRÉQUENTATION ? LE THERMES SONT-ILS DURABLES, VOIRE RAISONNABLES, AU REGARD DES ENJEUX CLIMATIQUES QUI PÈSENT SUR LA RESSOURCE EN EAU ? PLUS SIMPLEMENT, CETTE DIVERSIFICATION PEUT-ELLE REMPLIR TOUTES SES PROMESSES ? NOS INTERLOCUTEURS DU MILIEU THERMAL, POLITIQUE ET TOURISTIQUE, APPORTENT DE L’EAU À NOTRE MOULIN.
« Les destinations et les thermes ont des intérêts croisés »

Directeur des Thermes de Saujon, en CharenteMaritime, Thierry Dubois est aussi le président du Syndicat national et de l’Association européenne professionnelle du thermalisme.
INTERVIEW LE PRÉSIDENT DU CONSEIL NATIONAL DES ÉTABLISSEMENTS THERMAUX (CNETH), THIERRY DUBOIS, DÉVOILE LES TENDANCES QUI SE DESSINENT POUR CE SECTEUR EN MONTAGNE.
Quand a démarré l’activité thermale ?
Certaines stations thermales ont été construites il y a une centaine d’années, mais le grand boom de cette activité est apparu au XIXe siècle. Elle s’adressait à une frange aisée de la population. Après-guerre, l’activité a beaucoup évolué avec le développement de la sécurité sociale, devenant un thermalisme social. Cette mutation a fait progresser la fréquentation qui s’est accélérée après 2009, date à laquelle a été publiée la première étude sur les services médicaux rendus par les cures. En 2018, le nombre de curistes atteignait quasiment les 600 000 par an. Mais la crise sanitaire a touché le secteur : en l’espace de quatorze mois, nous avons connu neuf mois et demi de fermeture administrative. Cela nous a fait perdre de la patientèle.
Quel est l’impact d’un établissement thermal sur son territoire ?
Un chiffre tout d’abord : un curiste sur deux est accompagné. Si on reprend le chiffre de 600 000, cela représente environ 900 000 personnes qui viennent dans une ville thermale chaque année. 70 % de ces destinations ont moins de 5 000 habitants. L’établissement thermal est donc, bien souvent, l’entreprise la plus importante de ces communes et représente donc une ressource économique considérable pour elles. L’activité crée des emplois directs, le personnel des thermes, mais aussi indirects et induits. Les curistes sont hébergés trois semaines, en hôtel pour une minorité, le plus souvent en résidence de tourisme ou en camping. Sur place, ils consomment, ont des loisirs, font des achats, créant une dynamique économique. À titre d’exemple, avant la crise, la station de Gréoux-les-Bains était la deuxième ville touristique du département des Alpes-de-HauteProvence, en termes de nuitées et de consommation.
Ce service médical est-il souvent complété par une offre touristique ?
En France, on fera toujours très attention à bien distinguer les deux activités, même si elles sont réalisées au sein du même établissement. Ainsi, on parle de courts séjours et de séjours prévention ou bien-être pour ce type d’offre. En Europe, il y a des pays où le volet médical est peu développé, au profit d’une offre de courts séjours, couplée à une offre hôtelière de standing. Dans d’autres pays, comme l’Italie, les offres médicales et de prévention s’équilibrent. Il est intéressant de noter que ces centres vivent mieux de leur offre bien-être. En France, l’activité médicale représente 90 %
de l’activité. Nous sommes en retard ! Il faut donc développer ce volet, qui permet de se diversifier, mais en complément des cures et non à leur détriment.
En quoi est-ce une opportunité ?
L’offre thermale élargit le panel d’activités d’une destination, et contribue à son attractivité. En hiver, la clientèle des stations constitue un potentiel de clients pour nos établissements. Les mini-cures, des soins à la carte et des offres packagées devraient pouvoir se développer. Nos intérêts sont croisés.
Comment mettre en place ces activités ?
Pour qu’elles puissent fonctionner, il faut une offre hôtelière adaptée sur le territoire. Elles se déroulent en effet sur des courts séjours, et s’adressent à une autre clientèle, plus jeune, en activité, qui souhaite se libérer des contraintes. L’espace et les plannings doivent aussi être aménagés pour ne pas mélanger les deux patientèles, avec des plages dédiées et des équipements : des spas, des piscines animées, des bassins extérieurs… Nous sommes sur une approche ludique.
Quelles sont les limites à ce développement ?
La majorité des ressources se trouvent dans des nappes profondes. Il s’agit d’eau infiltrée depuis des centaines, voire des milliers d’années. Ces réservoirs sont importants et ne vont pas s’assécher rapidement. Pour celles dont les nappes sont moins profondes, il y a lieu de s’inquiéter. Nous travaillons avec le ministère de la Transition écologique pour mettre en place des économies, en réutilisant l’eau des soins thermaux pour les activités bien-être par exemple. ▲
Les chiffres clés du thermalisme
17,9 millions 9,5 millions
NUITÉES MARCHANDES THERMALES * 2021 2019
Le secteur a été fortement touché par la crise sanitaire.
2,5
milliards d’euros RICHESSE GÉNÉRÉE EN 2021
(Soit un recul de 48% par rapport à 2019.)
RÉPARTITION DES 88 STATIONS SUR LE TERRITOIRE (estimation 2021, par département)
LA CLIENTÈLE DES ÉTABLISSEMENTS THERMAUX
CURISTES CONVENTIONNÉS
DÉPENSES MOYENNES D’UN CLIENT BIEN-ÊTRE
PAR JOUR
PAR JOUR SOIT
DÉPENSES
MOYENNES
D’UN CURISTE
DURÉE MOYENNE DU SÉJOUR
Source: Observatoire de l’économie des stations thermales, étude publiée en novembre 2021.
*La fréquentation de la clientèle est analysée à partir des données de nuitées payantes recueillies via la taxe de séjour : ce chiffre n’inclut donc ni les nuitées non-marchandes dans les résidences secondaires, qui peuvent représenter la majeure partie de la capacité d’hébergement, ni les nuitées générées par les moins de 18 ans.
Les données de fréquentation à l’échelle nationale ont fait l’objet d’une extrapolation. Elles ne comptabilisent pas les nuitées payantes dans les communes avoisinantes.





175 route de Thonon 74250 Fillinges 04 50 36 22 11
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DOSSIER

Les Thermes de Saint-Gervais Mont Blanc, spécialisés en soins respiratoires et dermatologiques, ont été repris par L’Oréal en 2018. Le groupe a été séduit par la marque cosmétique associée au thermalisme. ANEM FIN 2021, L’ASSOCIATION NATIONALE DES ÉLUS DE MONTAGNE COMMANDAIT UNE ENQUÊTE POUR RELANCER L’ACTIVITÉ
« Nous sommes dans
une période charnière »

ÉLODIE LOMBARDOT
DES THERMES. Les fermetures administratives des établissements thermaux en 2020 et 2021 ont entraîné une baisse de près de 70 % de leur fréquentation. « La moitié des stations thermales se trouvent en zone de montagne. Elles contribuent à générer de l’activité touristique sur nos territoires », constate Pascale Boyer, présidente de l’ANEM. Inquiète pour leur santé économique, l’association avait mené une étude afin de relancer leur activité. « La crise a mis en lumière leur fragilité. Il était donc urgent de voir comment faire évoluer l’activité de ces centres, afin de les pérenniser. Par ailleurs, elles sont un atout dans une démarche de diversification, rendant ces communes de montagne moins sensibles aux aléas climatiques. Nous sommes donc dans une période charnière. »
L’ANEM propose de développer l’offre de bien-être des thermes, « bien adaptée au tourisme de montagne », explique la présidente. « Le tourisme de bien-être est en plein essor et la montagne est
une destination de déconnexion. L’offre thermale bien-être répond complètement aux attentes de cette clientèle et s’inscrit, de plus, dans la transition écologique ». Pour les destinations, le développement de l’activité thermale permet de lisser la fréquentation sur l’année et éventuellement de prendre le relais des activités hivernales en cas de manque de neige. « Ce n’est pas une remise en question des cures médicales, qui ont une vraie utilité sanitaire pour les patients. L’offre bien-être s’y ajoute. Elle n’est cependant pas encore assez valorisée », estime Pascal Boyer. Bien que les infrastructures existent déjà, le développement de cette offre thermale nécessite des investissements. « Nous devons accompagner nos territoires avec de l’ingénierie financière, pour les aider à monter des financements. Peut-être développer des partenariats public-privé et solliciter l’aide de l’État. Dans tous les cas, ces actions doivent se penser à l’échelle du territoire et intégrer tous les acteurs de la destination. » Reste qu’en cas de sécheresse, l’activité pourrait être en difficulté ou montrée du doigt : « Des mesures d’économie et de recyclage de l’eau pourraient s’appliquer et il ne faut pas oublier que ces équipements sont collectifs ! » ▲
Directrice marketing et communication aux Thermes de Saint-Gervais « Les thermes existent depuis plus de 200 ans. Leur eau prodigue des soins respiratoires et dermatologiques. À l’aube des années 2000, nous avons commencé à proposer des soins esthétiques. Ces activités fonctionnant très bien, nous sommes allés plus loin en créant les Bains du Mont Blanc, un parcours thermal en trois étapes. Notre spa s’étend sur une surface de 3 000 m2 et comprend deux bassins intérieurs et quatre d’extérieurs. En 2018, nous avons ajouté un parcours polysensoriel et holistique. De 50 000 passages, nous sommes passés à 90 000. Cette évolution va de pair avec l’augmentation de la fréquentation ressentie en montagne. Notre offre est en adéquation avec la notion de ressourcement que les visiteurs recherchent. Nous ne perdons jamais de vue que Saint-Gervais est une station de montagne, et qu’il y a une demande touristique pour le bien-être. Les thermes accompagnent ainsi complètement la station dans sa volonté de développer le quatresaisons. Nous fonctionnons à l’année. Nous développons aussi des partenariats avec les remontées mécaniques, la compagnie des guides, l’ESF..., pour créer des offres packagées. » ▲


Roman Riac, directeur régional Sud ValVital, André Mir, maire de Saint-Lary Soulan, et Philippe Jugie, directeur de l’office de tourisme.
La neige et l’eau chaude en parfaite harmonie
SAINT-LARY SOULAN LA STATION PYRÉNÉENNE MISE SUR SON OFFRE THERMALE POUR SOUTENIR SON DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE. UNE STRATÉGIE MENÉE DE CONCERT AVEC LE DÉLÉGANT ET L’OFFICE DE TOURISME.
Saint-Lary-Soulan, dans les Hautes-Pyrénées, vient d’investir six millions d’euros dans ses thermes : l’espace dédié aux soins médicaux a été entièrement rénové et insonorisé. Des activités de balnéothérapie sont venues compléter l’offre de thermoludisme, proposée depuis les années 2000. L’espace qui leur est réservé a été agrandi avec l’aménagement de deux bassins extérieurs, doublant ainsi sa capacité d’accueil. « Cet investissement s’inscrit dans une politique de diversification des activités », annonce le maire, André Mir « La venue des curistes, d’avril à novembre, remplit les queues de saison. Le thermalisme génère de la fréquentation, améliore notre taux d’occupation, stabilise le commerce local et les emplois. Il contribue à faire vivre le village à l’année. »
Créés en 1980, les thermes de Saint-Lary-Soulan ont accueilli jusqu’à 2 800 curistes en 2017. La crise sanitaire et les fermetures
administratives ont divisé la fréquentation par trois en 2021. Depuis l’année dernière, elle progresse à nouveau, dépassant probablement les 2 200 cette année. « L’objectif est de fidéliser les curistes pour atteindre la barre des 3 000. » Dans cette projection, l’office de tourisme joue un rôle clé : « Nous participons à l’accueil des curistes pour leur présenter l’offre touristique de Saint-Lary et nous élaborons même une programmation spécifique pour eux. L’office fait la promotion de l’offre thermale et bien-être, tout en mettant en place des offres packagées. La proximité avec l’Espagne est également un atout », détaille Philippe Jugie, directeur de l’office de tourisme. Cet arsenal touristique et le nouvel équipement thermal ont séduit Valvital, qui en a repris la gestion l’année dernière. « Avec l’activité ski, nous pouvons fonctionner presque toute l’année grâce à la balnéothérapie et l’espace ludique », observe Roman Driac, le directeur régional du groupe thermal. « La régularité de l’activité facilite aussi le recrutement »
En symbiose
Le groupe thermal gère déjà quatorze autres établissements. « Nous disposons d’un plan de communication national, d’une exper-
tise et d’une image de marque. » Une aubaine pour Saint-Lary : « Valvital apporte un second souffle après cet investissement. Leur venue est cohérente avec notre positionnement », abonde André Mir. L’offre de soins cosmétiques de Valvital complète avantageusement l’activité bien-être et détente, qu’a developpée la collectivité. « Un des facteurs clé du succès d’une destination est la densité et la variété de ses activités. Ici, nous réunissons une offre de ski parmi la plus importante des Pyrénées et une offre balnéo qui s’accorde avec toute notre clientèle. De plus, cette activité complète une offre bienêtre, qui passe par le bien-manger et le bien-dormir. Les DINGs (Double Income, No Kids, NDLR) au pouvoir d’achat intéressant, comme les jeunes retraités qui viennent à nos cures, se retrouvent dans notre offre de balnéothérapie », observe Philippe Jugie. Une « symbiose » entre la collectivité, son délégant et l’office de tourisme qui semble déjà porter ses fruits : l’espace détente a vu sa fréquentation quasiment doubler cette année, passant de 40 000 à 70 000 entrées. Les plus gros chiffres s’enregistrent en hiver. « Sur 1,5 million de nuitées, 900 000 le sont sur la saison de ski. Nous estimons que plus d’un skieur sur dix va passer par les thermes. »
La collectivité, qui reçoit une redevance, touche aussi un intéressement sur le chiffre d’affaires du délégant. En contrepoint du coût de ces investissements qui pèse sur le budget de l’équipement – il était déficitaire de 150 000 euros l’année dernière – l’activité touristique thermale ruisselle sur toute l’économie locale
La commune compte ainsi poursuivre ses investissements dans les thermes. Elle a engagé 500 000 euros dans l’étude d’un nouveau forage, dans le but de « sécuriser la ressource en eau, et éventuellement d’augmenter le débit et le nombre de curistes ». D’autres investissements sont envisagés au terme de la DSP, prévu dans cinq ans. ▲
GeaKonsultant, un cabinet indépendant d’experts d’assurés au service de vos intérêts

Le cabinet GeaKonsultant vous représente dans la gestion de vos sinistres. Les associés du cabinet ont plus de 20 ans d’expérience professionnelle.
GeaKonsultant voit le jour il y a 4 ans, en 2019, quand les associés qui le composent décident de se regrouper afin de renforcer leur complémentarité et ainsi faire bénéficier d’un champ d’application plus large à leurs clients !
Leurs valeurs sont simples et évidentes : réactivité, professionnalisme, rigueur, conseils et suivi rapproché ! Elles font d’ailleurs la force du cabinet et c’est précisément celles que les clients souhaitent.
Si ce cabinet d’expertise d’assurés intervient auprès des parti-
culiers dans l’évaluation de leurs dommages à la suite d’un sinistre et l’analyse des polices d’assurance, il accompagne également les professionnels depuis ses débuts et s’est développé depuis plusieurs années maintenant sur le secteur de la montagne.
Son accompagnement vise à faire bénéficier ses clients de son expérience et de son expertise. GeaKonsultant peut intervenir en amont des sinistres à travers l’analyse des garanties existantes et le conseil sur les besoins d’assurance ainsi que le choix de la couverture la plus adaptée en rappelant que toutes les garanties ne sont pas forcément obligatoires et nécessaires. Les experts du cabinet représentent également leurs clients lors de la survenance de sinistres auprès des assureurs. Ainsi, ils deviennent les interlocuteurs privilégiés des experts d’assurance et représentent leurs
clients pour qu’ils obtiennent l’indemnisation la plus juste.
GeaKonsultant est présent sur le marché de la montagne depuis de nombreuses années, et constate que ce secteur prend de l’ampleur. En effet, l’activité en montagne n’a de cesse de se développer notamment sur l’activité 4 saisons qui nécessite des installations importantes et parfois coûteuses.
Le nombre de touristes augmente progressivement chaque année, et les stations investissent de plus en plus dans des projets innovants pour satisfaire la demande. Dans ce contexte, les exploitants de tout type d’infrastructure ont la nécessité de s’adapter en termes d’assurance en tenant compte de ces particularités.
« Tenir à jour son parc d’assurance, c’est simplifier la gestion
des potentiels sinistres à venir, nous explique Christophe Josserand, expert du cabinet : GeaKonsultant vous accompagne dans le choix des garanties les plus adaptées », poursuit-il.
Choisir GeaKonsultant c’est opter pour une tranquillité d’esprit. Les clients du cabinet l’ont bien compris et n’hésitent pas à le recommander. Il est le partenaire idéal pour vous aider à déterminer le juste niveau de valeur à assurer pour les biens immobiliers, matériels et les préjudices financiers.

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Épandage mécanique et projection de substrat (terre, compost…) propice au semis




Belisama Services, l’énergie au juste prix

Spécialiste du courtage en énergie, Belisama Services a développé une offre parfaitement adaptée aux activités des stations de sports d’hiver.
Opérant depuis huit ans la gestion négociée de contrats de fourniture en énergie : électricité et gaz en milieu de montagne, la société de courtage a développé une expertise particulièrement approfondie. « Nous avons pleinement conscience des charges que revêt l’électricité pour un exploitant en station » souligne Lionel Flips, directeur. La société qu’il a fondée est un partenaire apprécié et fiable de plusieurs dizaines sociétés de remontées mécaniques parmi lesquelles celles des domaines de Val Thorens, Orelle et de Villardde-Lans, du groupe Montagnette mais également de la Fédération Française de Ski. Belisama Services accompagne le tissu
hôtelier des destinations touristiques montagnardes par des solutions personnalisées. Cet art du « cousu main » garantit le maintien de services, de la négociation des contrats de fourniture avec les fournisseurs d’énergie, incluant au besoin toute résiliation, la genèse de produits spécifiques créés avec les fournisseurs, des achats groupés voire la réouverture des compteurs si la nécessité se fait jour.
« Nous ne nous résumons pas à la vente, nous étudions dans le détail les économies réalisables, l’intérêt de disposer de compteurs intelligents et les meilleurs accords auprès des fournisseurs les plus performants » détaille Lionel Flips. La recherche de cohérence renseigne ainsi de nouvelles stratégies de consommation, particulièrement sur des saisons hivernales où les pics de consommation sont systématiques. L’étude des contrac-
tualisations les plus adaptées favorise l’effacement de ces heures de pointe et l’identification de solutions alternatives.
Par cette approche et cette capacité de générer un conseil adapté, Belisama Services apporte de substantielles baisses des charges liées à l’énergie. L’exploitation d’une résidence de tourisme peut ainsi enregistrer des diminutions de plusieurs milliers voire dizaines de milliers d’euros sur le montant de ses factures selon sa situation.
Sur ce marché mondialisé, l’entreprise opère avec un large panel de fournisseurs attachés aux mêmes exigences qualitatives, présents en France comme à l’international. Implantée sur l’ensemble des massifs montagneux français, Belisama Services prépare son déploiement en Espagne et en Italie afin d’accompagner dans leurs recherches de performance les
chaînes de magasins investies en milieu de montagne. « Notre approche est avant tout rationnelle. Elle se nourrit du terrain et privilégie la santé économique de nos clients plutôt qu’une ambition de générer absolument du profit » conclut Lionel Flips.

Belisama Services
Hameaux 1 Plagne Village, 73210 La Plagne
Lionel Flips 07 50 34 22 32
lionelflips@courtierenligne.org











40 années au service des stations de ski
Le Congrès DSF se tiendra pour la 1re fois au Palais Neptune de Toulon les 5 et 6 octobre.
YORK sera présent, comme depuis 40 ans, en tant qu’exposant sur ce congrès qui aura une saveur toute particulière puisque YORK, leader européen de la lubrification des matériels de stations de ski, est une société 100 % toulonnaise.
La grande majorité des dameuses, remontées mécaniques et enneigeurs des stations de ski françaises et d’un grand nombre de stations de ski italiennes, autrichiennes, andorranes et espagnoles sont lubrifiées avec des produits conçus et fabriqués en ZI Toulon Est.
YORK est devenu depuis 40 ans un acteur incontournable du milieu de la montagne et le partenaire lubrifiant des princi-
paux constructeurs de matériels de stations de ski.
Les stations de ski les plus prestigieuses, présentes au congrès de DSF, font confiance depuis de très nombreuses années à la société toulonnaise qui a développé pour eux dans ses laboratoires une gamme spécifique de lubrifiants basses températures de très hautes performances. YORK a également été précurseur en matière de protection de l’environnement, sujet ô combien sensible dans nos montagnes, en mettant au point depuis plus de 25 ans des lubrifiants biodégradables qui permettent de concilier performances et respect de nos montagnes.
YORK, filiale du groupe MOTOREX, est un des principaux industriels du graissage français et se positionne clairement comme une alternative aux sociétés pé-

trolières en apportant une qualité de produits et de services de proximité très recherchés : suivi commercial terrain par ses 25 technico-commerciaux, panoplie de services sur mesure (plans de graissage personnalisés, analyses d’huiles, formation technique, …), livraisons rapides et sécurisées, y compris en altitude en saison hivernale, par
sa propre flotte de 6 camions porteurs dernière génération.
YORK SAS. ZI Toulon Est. 83088 Toulon. www.york-lubricants.com.
Tel : 04 94 08 66 44

Prinoth, partenaire du damage d’excellence
Partenaire de la station de Val d’Isère, le constructeur d’engins de damage Prinoth accompagne depuis plus d’une décennie les performances et la recherche d’excellence exprimées à l’échelle du domaine skiable. Rencontre avec Cédric Bonnevie, directeur des pistes de la régie municipale de Val d’Isère.
Comment sont nées ces relations durables entre la station et Prinoth ?
Cédric Bonnevie : Partenaire en 2009 des Championnats du Monde de ski accueillis sur la station de Val d’Isère, l’entreprise Prinoth a su apporter les bonnes réponses aux consultations que nous menons lors du renouvellement de nos machines. Notre régie communale est en effet soumise au code des marchés publics. Prinoth avait la volonté de travailler à nos côtés en répondant opportunément à nos souhaits.

Est-ce juste une relation client-fournisseur ?
C.B. : Non, je parlerais plus de confiance. Nous sommes satisfaits des capacités déployées par Prinoth à répondre à nos besoins. L’entreprise se positionne même comme force de proposition parfois afin d’apporter des solutions que nous n’avions pas envisagées. Je me souviens d’une saison où nous étions en quête d’une machine « étroite ». Sur la base des modèles que nous

possédons déjà, Prinoth a identifié une série d’ordinaire destinée au marché suisse, laquelle répondait à notre recherche.
Quelle est la composition de votre parc ?
C.B. : Nous possédons 17 modèles Leitwolf puissants, équipés ou non de treuil. Nous avons rapidement voulu harmoniser notre gamme au fil des générations de nouvelles gammes afin de faciliter le travail simultané des machines et leur entretien.
Obtenez-vous des retours de la part des skieurs quant au damage ?
C.B. : Sa qualité est réputée et reconnue. Les enquêtes de satisfaction que conduit d’ailleurs la Compagnie des Alpes positionnent souvent Val d’Isère en tête.
Quels enjeux pour la préparation de vos pistes de compétition ?
C.B. : La préparation de la face de Bellevarde lors du Critérium de la Première Neige répond aux exigences très pointilleuses de la Fédération Internationale de Ski. La préparation de la neige diffère des autres itinéraires. En cela les performances des engins Prinoth, et plus particulièrement des machines équipées de treuils, indispensables sur la face de Bellevarde, sont exceptionnelles. Sans être trop tech-
nique, je préciserai seulement que nos chauffeurs font évoluer leurs machines dans des qualités de neige allant de « gorgées d’eau » à « glacées », sur des pentes à plus de 60 %, ou bien encore à inverser le sens de rotation de leur fraise.
Que pensez-vous des services et du suivi ?
C.B. : Nos mécaniciens communaux, qui entretiennent les machines, se forment régulièrement chez Prinoth. Les bons rapports entretenus avec le service SAV du constructeur permettent de réagir rapidement. Au besoin, Prinoth peut même nous prêter une machine. Nous avons aussi de vraies facilités à tester les nouveaux modèles, si bien que nos conducteurs sont aujourd’hui très attachés à la marque.
En conclusion, quelle valeur principale retenez-vous ?
C.B. : La relation humaine avec des interlocuteurs que l’on connaît. Nous avons noué des liens de proximité et de terrain dans la durée. Nos interlocuteurs Prinoth nous rendent visite toute l’année et pas seulement pour vendre des machines. C’est très appréciable.

POMA offre une seconde vie aux cabines

Le groupe POMA conforte son engagement dans la réduction de l’impact environnemental de ses équipements, avec un axe de travail fort sur l’optimisation de leur cycle de vie. Au cœur de la démarche LIFE R’way, un service de rénovation complet valorise les véhicules existants. Illustration avec le reconditionnement par Sigma des cabines de ROC 1 aux Menuires, en Savoie.
60 ans après la toute première cabine type «Oeuf» POMA, SIGMA s’érige comme l’expert cabinier de l’un des leaders mondiaux des remontées-mécaniques.
Aujourd’hui dans le monde, un véhicule de transport par câble sur deux est conçu et produit dans les ateliers Sigma, la filiale historique du groupe POMA, située aux Avenières, en Isère. Cabines de téléportés de toutes capacités, funiculaires avec vitrage panoramique ou encore capsules pour roues d’observation… tout est fait dans les Alpes !
Si les projets neufs représentent l’essentiel de l’activité des ateliers de Sigma, la demande pour des opérations de rénovation de cabines augmente. En marge des grandes inspections règlementaires, il peut s’agir de reconditonner le véhicule soit en conservant sa structure d’origine et en l’équipant de nouvelles options pour gagner en confort et en esthétique, soit de concevoir une nouvelle cabine qui va s’installer sur un appareil existant.
Le travail sur le cycle de vie des produits est au cœur de la démarche LIFE R’way de POMA. En
modernisant un véhicule, on lui redonne une seconde vie fonctionnelle et esthétique tout en réduisant in fine l’impact global. En station comme en milieu urbain, les clients sont sensibles à ce principe d’économie circulaire sur lequel s’appuie POMA pour valoriser son service, réalisé en circuit court. « De l’origine de la matière, aux optimisations mécaniques pour notamment réduire le poids des cabines… nous avons intégré dans nos process un large spectre de procédés de valorisation durable dans le cadre d’une offre de service complète autour de la rénovation de cabines. » détaille Rémy Leusch, Inénieur SAV Sigma.
Des solutions de renovation et de valorisation esthetique En 2018, la Ville de Medellin, en Colombie, a donné l’impulsion en tant que commanditaire de la toute première rénovation de
cabines de transport par câble réalisée à grande échelle par POMA, ceci, 15 ans après la mise en service de sa première ligne de transport urbain (la ligne K) qui compte plus de 25 millions de passagers/an, fonctionnant 7/ 7j et 18/24h toute l’année.
« Tous les tests qualité réalisés attestent que les cabines rénovées répondent à l’ensemble des attentes sécuritaires, au même titre qu’une cabine neuve. » souligne Rémy Leusch.
En Savoie, la station des Menuires a sollicité POMA, afin de rénover intégralement l’ensemble des véhicules huit places de la télécabine ROC1, comprenant soixante-seize cabines au total. 850 000 passagers/an empruntent l’appareil, mis en service en 2005. « En 2023, fonctionnellement, les cabines étaient en bon état. Aussi, il n’était pas question de repartir sur l’achat d’un nouvel équipement. Cette


rénovation avait donc pour visée principale de soigner l’esthétique des cabines et de la gare, qui a été repeinte, et de garantir une unité d’ensemble vis-à-vis des usagers, explique Sébastien Pascal, directeur technique et d’exploitation de la Compagnie des Alpes, aux Menuires. Nous avons construit l’ensemble de la solution avec les équipes d’ingénierie de POMA. »
Après une inspection technique détaillée de l’état de l’ossature, un certain nombre de prestations est réalisé ; citons la remise en peinture complète des cabines, intérieur et extérieur, via une technique de corindonnage, le remplacement des plexiglass, l’ajout d’une double peau intérieure pour protéger le vitrage, le remplacement de la barre intérieure servant d’appui aux skis,

ou encore l’ajout de coussins de sièges pour le confort client et d’un revêtement au plafond.
« En tant que constructeur, Sigma a réalisé un état des lieux précis, en dressant la liste exhaustive des défauts et dysfonctionnements des cabines. Certaines rénovations mécaniques ont ainsi été réalisées lors du démontage », expose Rémy Leusch. Enfin, tous les logos et la signalétique ont été remis au goût du jour.
Des bénéfices client durables « POMA a conçu une solution hyper adaptée à nos contraintes d’exploitation. L’opération, amorcée à l’hiver 2023 avec le démontage d’une première cabine, a permis l’essai, l’adaptation et la validation du processus de rénovation sur-mesure. Le fait de l’avoir effecutée en deux temps, nous a permis de limiter l’impact sur le transport estival », explique Sébastien Pascal.
De plus, afin de limiter l’impact CO2 lié au transport routier, les camions ayant livré les premières
cabines rénovées sont repartis des Menuires avec le dernier lot de cabines pour les rapatrier vers les ateliers Sigma, en vue de leur complet reconditonnement avant la saison d’hiver.
La télécabine ROC1 des Menuires s’est donc vue entièrement modernisée, tout en valorisant l’équipement initial de la manière la plus écoresponsable possible.

ENQUÊTE
P92 UNE BELLE RÉSISTANCE / P94-101 LES 100 PREMIERS PAR MASSIF / P102 TOP 20 / P104 INDICATEURS PAR MASSIF / P106 DOMAINES SKIABLES DE FRANCE / 108 RÉPARTITION PAR STATUT JURIDIQUE & CA / P110 LES GROUPES / P112 MÉTHODOLOGIE
DÉFI RÉUSSI !
AGRICULTURE, BTP OU EXPLOITATION DE DOMAINE SKIABLE : AUTANT DE SECTEURS D’ACTIVITÉ QUALIFIÉS DE MÉTÉO-DÉPENDANTS. MALGRÉ LA MEILLEURE VOLONTÉ DU MONDE, POUR CES PROFESSIONS, CHAQUE SAISON EST ATYPIQUE, POUR NE PAS DIRE UNIQUE. ALORS QUE DÉCEMBRE PERMETTAIT DE CROIRE À UNE NOUVELLE SAISON PLEINE, DES TEMPÉRATURES PRINTANIÈRES SONT, TRÈS TÔT (DÈS LA FIN DÉCEMBRE), VENUES COMPROMETTRE CET ESPOIR. FORT HEUREUSEMENT ET MALGRÉ LE CLIMAT INFLATIONNISTE QUI PÈSE SUR LE POUVOIR D’ACHAT, LA CLIENTÈLE A ÉTÉ AU RENDEZ-VOUS – EN PÉRIODE ESTIVALE POUR SE RAFRAÎCHIR, EN PLEIN HIVER POUR SE DIVERTIR – QU’IL S’AGISSE DES VISITEURS DE PROXIMITÉ OU DU RETOUR DES TOURISTES LOINTAINS SUR LES PISTES FRANÇAISES. LOIN D’ÊTRE EXCEPTIONNEL, CE MILLÉSIME DU TOP 100 MAINTIENT DONC SA CROISSANCE, MALGRÉ LE CONTEXTE. DÉFI RELEVÉ !

Le retour de Cham’
Une belle résistance
APRÈS L’EXERCICE REMARQUABLE DE L’AN DERNIER, CETTE ÉDITION DU TOP 100 RENTRE LOGIQUEMENT DANS LE RANG, MÊME SI LE TOTAL DE CE BAROMÈTRE DE L’ÉCONOMIE DES DOMAINES SKIABLES TRICOLORES AFFICHE UNE LÉGÈRE HAUSSE : 1 655 MILLIONS D’EUROS CONTRE 1 602 MILLIONS D’EUROS EN 2022.
Il aurait été présomptueux d’espérer des records dans tous les massifs au regard de la météorologie de la saison.
Bulletin météo
La saison a débuté sous les meilleurs auspices avec des conditions neigeuses favorables dès le mois de décembre, rapidement dégradées par la suite. « Une ambiance printanière s’est installée sur l’ensemble de la France de mi-décembre 2022 à mi-janvier 2023 avec des températures ponctuellement dignes d’un mois de mai », analyse Météo France dans son bilan climatique de l’hiver 2023. « Dans un contexte de conditions anticycloniques, la France a connu 32 jours consécutifs sans précipitations significatives entre le 21 janvier et le 21 février. Il s’agit
du nombre de jours sans pluie (précipitations inférieures à 1 mm en moyenne sur la France), le plus important jamais enregistré depuis 1959, toutes saisons confondues. Cette séquence record a contribué au déficit pluviométrique exceptionnel du mois de février, ainsi qu’au déficit d’enneigement sur l’ensemble des massifs de l’Hexagone. »
Le plein en décembre
Dans ce contexte de déficit hydrique – l’hiver 2022-2023 est le 9e hiver le moins pluvieux depuis 1959 – nombre de stations ont réalisé un bon, voire un excellent, mois de décembre, avant de connaître des difficultés d’enneigement à mesure que la saison avançait. À noter, le massif des Alpes du Sud a pu compter sur des condi-

tions plus favorables. « Malgré le contexte d’inflation, la hausse des prix de l’énergie, et l’enneigement contrasté selon les périodes et les massifs, les stations de montagne affichent une très belle résistance avec 68 % de taux d’occupation et le retour de la clientèle étrangère, soulignaient Atout France, France Montagnes et l’ANMSM dès le mois d’avril. Ce bon résultat s’explique en grande partie par une bonne dynamique de l’activité touristique enregistrée en première partie de saison (vacances de Noël, mois de janvier 2023 et les trois quarts des vacances d’hiver). »
Prime à l’altitude
Fort logiquement, et malgré le travail des équipes pour préserver et préparer les pistes, les domaines de moyenne altitude ont plus vite fait les frais de ces difficultés. Le TOP 20 reste ainsi inchangé, avec toujours un domaine des Alpes du Sud (Serre-Chevalier) et deux Isérois (Les Deux Alpes et L’Alpe d’Huez) pour perturber l’hégémonie des deux Savoie. Inchangé ou presque, puisque Chamonix reprend la tête de ce TOP 100 à la faveur d’une année pleine, été 2022 et hiver 2022-2023 (voir p 102). Avec des sites plus en altitude, le TOP 20 fait cette année plus que jamais figure de locomotive des sports d’hiver. Ses vingt domaines totalisent 55 % des journées-skieurs du TOP 100, contre 52 % l’an passé. Logiquement la part du TOP 20 dans le chiffre d’affaires est également à la hausse cette année. Son chiffre d’affaires cumulé représente 66 % du TOP 100 (contre 63 % l’an dernier). Plusieurs opérateurs affichent en effet des progressions à deux chiffres : Chamonix (32 %), Avoriaz (22 %), Serre-Chevalier (13 %), Tignes et Les Menuires (12 %), ou Val d’Isère et Méribel Alpina (10 %). ▲
C.A. en millions d’euros

PORTÉ PAR LES GROUPES
Après l’exercice 2019-2020, amputé de sa fin de saison et la fermeture administrative des remontées mécaniques durant l’hiver 2020-2021, le TOP 100 poursuit cette année sa progression, avec un chiffre d’affaires de 1 655 118 754 euros.
La part des groupes opérant sur plusieurs domaines skiables y est prépondérante.
Pour cette année 2023, les 12 groupes totalisent un chiffre d’affaires cumulé dépassant le milliard d’euros ; ils représentent 66% de l’ensemble du TOP 100. Cette proportion était de 63% l’an dernier.
À titre de comparaison historique, la part des groupes il y a 15 ans, à l’occasion de l’hiver 2007-2008, n’était que de 46,3%. ▲
FERMETURE ADMINISTRATIVE DES REMONTÉES MÉCANIQUES
HAUTE-SAVOIE (22)
ISÈRE (10)
MOYENNE ISÈRE
LES 100 PREMIERS CHIFFRES D’AFFAIRES PAR MASSIF
SAVOIE (29)
RANGDOMAINES

LES 100 PREMIERS CHIFFRES D’AFFAIRES PAR MASSIF

TOP 100 2023
ALPES DU SUD (18)
LES 100 PREMIERS CHIFFRES D’AFFAIRES PAR MASSIF
VOSGES (3)
MOYENNE VOSGES
JURA (3)
RANGDOMAINES
TOTAL JURA MOYENNE JURA
MASSIF CENTRAL (3)
TOTAL MASSIF CENTRAL MOYENNE MASSIF CENTRAL
TÉMOIGNAGES

« UNE SYBELLES SAISON »
LAURENT DELEGLISE
Directeur de la SOREMET (La Toussuire / Le Corbier / Saint-Sorlin-d’Arves)
Cette saison a conforté la solidité de notre groupe, avec un chiffre d’affaires équivalent à l’année dernière. C’est réconfortant car, nous avions un positionnement de vacances scolaires moins favorable, une météo moins propice au ski, et des phénomènes sociaux qui nous ont impactés comme des grèves de train qui ont pu retarder l’arrivée de notre clientèle. Malgré tout cela nous faisons une « Sybelles saison ». C’était notre première saison en tant que groupe, (N.D.L.R. : la SOREMET s’est agrandie en décembre 2022 avec
la reprise de la SATVAC et de la SAMSO) et le constat est très positif, avec des équipes engagées et tournées vers les clients. Nos notes de satisfaction sont même meilleures que l’année précédente. Et ces évaluations clients sont quasiment identiques quelle que soit leur station de départ au sein des Sybelles. C’est notre socle, ce qui constitue l’unité de notre domaine relié, et c’est ce que nous continuerons à améliorer à l’avenir. Nous fêtons cette année les vingt ans des Sybelles. Nous allons programmer des animations à cette occasion. L’idée est de faire participer nos clients à cet anniversaire, ainsi que nos partenaires et nos salariés.
LES 100 PREMIERS CHIFFRES D’AFFAIRES PAR MASSIF

« ENCORE UNE SAISON RECORD »
FABRICE BOUTTET
Directeur général de SATA Group
(Les Deux Alpes / L’Alpe d’Huez / La Grave)
C’est une excellente saison, pour nos trois sites. À La Grave, nous avons connu un hiver un peu plus compliqué car, nous sommes extrêmement météodépendants. Or nous n’avons pas eu les neiges qui font rêver nos skieurs, et nous avons connu des intempéries. Sur nos deux autres sites, l’été 2022 a été excellent, au bénéfice du Tour de France à l’Alpe d’Huez. Et nous faisons encore une performance record sur l’hiver. L’une de nos satisfactions est d’avoir renouvelé la DSP de VillardReculas, et d’avoir pu débuter celles
de Oz-en-Oisans et de Vaujany, qui ont rejoint à 100 % le domaine de l’Alpe d’Huez depuis le 1er juin. C’est historique. Après dix ans de séparation, c’est la réunification de notre territoire, la volonté d’élus traduite par le travail de SATA. Ce bilan doit aussi être associé à la performance et au travail de nos équipes qui ont permis d’ouvrir nos deux domaines à 100 % tout au long de la saison. Cela a ravi nos clients français, et nos visiteurs étrangers, de retour. Grâce à l’accueil de Tomorrowland à l’Alpe d’Huez, nous poursuivons notre percée à l’international avec des clients en provenance de nouveaux pays (Brésil, Suisse, États-Unis, Canada…).
CHIFFRES D’AFFAIRES 2022-2023
1

« UN RECORD ABSOLU POUR CHAMONIX »
MATHIEU DECHAVANNE
Directeur général de la CMB (Chamonix-Les Houches / Megève)
Nous avions commencé par une très belle saison d’été, avec + 10% par rapport à 2021 qui avait été pénalisé par des circonstances météo. Et nous avons fait un très bel hiver, avec une progression de 18 % du chiffre d’affaires. C’est un record absolu ! En décembre, il y avait peu de neige en Haute-Savoie. Nous avons donc observé un afflux massif de visiteurs à Chamonix, au Brévent, à La Flégère... Malgré les pluies diluviennes qui ont précédé Noël, nous avons pu faire un bon mois de décembre. La suite de la saison a connu peu de
chutes de neige, mais nous avons pu profiter de notre positionnement en altitude et du retour de la clientèle étrangère. Nous avons enregistré une bonne fréquentation de la clientèle américaine. 60 000 skieurs sont venus d’Outre-Atlantique, notamment du fait de notre intégration dans l’Ikon Pass avec des séjours de cinq nuits à Chamonix, et ce au bénéfice de tous les commerces. Et contrairement aux derniers hivers, la clientèle britannique était présente dès le début de saison. À Megève, c’est le phénomène inverse : nous avons totalisé une baisse de 10% de chiffre d’affaires. Mais en ayant débuté à -35% à la fin du mois de décembre, nous avons limité la casse.

JOURNÉES SKIEURS 2022-2023
« UNE JOLIE SAISON À VAL CENIS »
YVES DIMIER
Directeur du domaine de Val Cenis Vanoise Cette saison hivernale a permis d’enregistrer un nouveau record, après un exercice 2021-2022 déjà très bon.
Sur la tot alité de la saison, nous n’avons pas eu beaucoup de neige, mais notre situation en haute altitude a permis aux vacanciers de skier dans d’excellentes conditions tout au long de la saison. Ce bon bilan se ressent également chez les commerçants et les socioprofessionnels de la station. Notre tarification dynamique expliquetelle notre 24e en place en termes de chiffres d’affaires tout en étant 19e en nombre de journées-skieurs ?
Nous observons cette différence de ratio depuis maintenant plusieurs saisons, bien avant la mise en place de la tarification dynamique. Le calcul est peut-être aussi un peu faussé, car, par exemple, nous comptons un certain nombre de journées skieurs dans nos forfaits saisons, et ce n’est pas forcément le même nombre que d’autres confrères.
De plus, nous sommes également très actifs sur les classes de neige, avec des tarifs les plus accessibles possibles pour permettre de les accueillir, donc cela peut aussi expliquer cette différence.
Par massif
NOMBRE DE PASSAGES AUX REMONTÉES MÉCANIQUES (EN
PRIX MOYEN DU FORFAIT JOURNÉE (EN €)
Alpes du Sud (18 domaines) 38,88 €
Haute-Savoie (22) 39,68 €
Isère (10) 39,25 €
Jura (3) 33,67 €
Massif central (3) 37,17 €
Pyrénées (12) 40,89 €
Savoie (29) 46,23 €
Vosges (3) 28,50 €
(Les non-répondants ne sont pas comptabilisés dans les moyennes de cet indicateur.)
PRIX MOYEN DU FORFAIT SÉJOUR (EN €)
Alpes du Sud (18 domaines) 199,29 €
Haute-Savoie (22) 203,99 €
Isère (10) 200,44 €
Jura (3) 167,00 €
Massif central (3) 208,27 €
Pyrénées (12) 209,50 €
Savoie (28) 240,73 €
Vosges (2) 172,90 €
(Les non-répondants ne sont pas comptabilisés dans les moyennes de cet indicateur.)
«
SAISON
2022-2023 : L’ENGOUEMENT
POUR LE SKI NE SE DÉMENT PAS »
ALEXANDRE MAULIN
Président de Domaines skiables de France
Comme chaque année, le TOP 100 de Montagne Leaders vient ponctuer l’analyse définitive que nous pouvons faire de la saison passée. Si l’on peut se féliciter d’une fréquentation en recul de seulement 5 %, malgré un enneigement par ticulièrement déficitaire (- 12 % chez nos voisins suisses), il faut éclairer ce chiffre de plusieurs points de vue pour donner toute la profondeur nécessaire à son analyse.
En premier lieu : la fréquentation nationale des domaines skiables a très bien résisté au global, et cela grâce à un engouement pour le ski qui ne se dément pas. Les clientèles françaises et étrangères ont été au rendez-vous. Toutefois, il faut le dire : cette année, ce sont les stations d’altitude qui tirent leur épingle du jeu, quand celles de basse altitude souffrent durement.
Second éclairage : certes la fréquentation et le chiffre d’affaires résistent bien au niveau national, mais les charges augmentent furieusement. Je pense en particulier à l’électricité, dont les factures cette saison ont été multipliées par cinq voire par dix pour tous ceux qui avaient renégocié leurs contrats à l’automne 2022. Je pense aussi aux salaires, au coût des investissements neufs, au damage, etc. Il en résulte un effet de ciseau sur nos comptes d’exploitation.
Heureusement, le travail sur la sobriété électrique a payé et, conformément aux engagements que nous avions pris à l’automne dernier, nous avons réduit nos consommations. L’amortisseur électricité et le guichet d’aide gaz et électricité ont également aidé à passer ce cap : je me réjouis d’ailleurs de ce que nous ayons réussi à élargir le guichet aux régies publiques. Et naturellement, nous nous félicitons que l’activité partielle ait pu fonctionner pour tous lors du début de saison particulièrement compliqué que nous avons connu. Qu’il s’agisse de l’activité partielle de droit commun ou de l’APLD, l’action de Domaines skiables de France a été déterminante pour en faire bénéficier l’ensemble

des acteurs des territoires support de station. Avec les élus de la montagne, que je remercie vivement d’être présents à nos côtés, nous travaillons d’arrache-pied à la transformation des modèle s de nos st ations. C’est le sens des projections Climsnow, qui sont désormais réalisées d an s la plupart des stations et qui mettent en lumière le surcroît de résilience que confèrent nos savoir-faire et investissements neige. Une saison aussi faiblement enneigée que celle de 2022-2023 fait ressortir les forces et les faiblesses du modèle, lequel modèle peut compter - on le voit - sur l’engouement très solide des clientèles pour le ski, complété par les activités de diversification. ▲


















EN % DU TOP 100
Répartitions
PAR STATUT JURIDIQUE
6 EPIC réalisent 11,25 M€. – MOYENNE : 1,87 M€
19 RÉGIES réalisent 83,85 M€. – MOYENNE : 4,41 M€
16 SA réalisent 613,21 M€. –MOYENNE 38,33 M€
11 SAEML réalisent 270,50 M€. – MOYENNE 24,59 M€
1 SARL réalise 0,74 M€.
19 SAS réalisent 412,58 M€. – MOYENNE 21,71 M€
19 SEM réalisent 198,16 M€. – MOYENNE 10,43 M€
6 SPL réalisent 56,64 M€. – MOYENNE 9,44 M€
1 Syndicat intercommunal réalise 1,12 M€.
2 Syndicats mixtes réalisent 7,07 M€. – MOYENNE 3,53 M€
PAR MONTANT DE CA
CA inférieur à 5 M€
41 opérateurs réalisent 98,67 M€. (36 opérateurs réalisent 87,51 M€.)
EN % DU TOP 100
(En italique et entre parenthèses : la répartition des opérateurs du TOP 100 de l’an passé.) 49,92 %
CA entre 5 et 10 M€
15 opérateurs réalisent 122,48 M€. (13 opérateurs réalisent 87,27 M€.)
CA entre 10 et 20 M€
25 opérateurs réalisent 350,30 M€. (31 opérateurs réalisent 415,40 M€.)
CA supérieur à 50 M€
11 opérateurs réalisent 826,27 M€. (9 opérateurs réalisaient 642,44 M€.)
CA entre 20 et 50 M€
8 opérateurs réalisent 257,39 M€. (11 opérateurs réalisaient 369,92 M€.)







TABLEAU DES GROUPES OPÉRATEURS DE DOMAINES SKIABLES
TOTAL GROUPES : 1 098 544 564 € (66,37 % DU TOP 100)
CDA (Compagnie des Alpes)
LA PLAGNE (2e)
LES ARCS - PEISEY-VALLANDRY (3e)
LES MENUIRES - ST-MARTIN-DE-B. (6e) TIGNES (7e)
VAL D’ISERE (9e)
SERRE CHEVALIER VALLEE (12e)
FLAINE - MORILLON - SAMOENS - SIXT (13e)
MERIBEL LES ALLUES - BRIDES-LES-B. (14e)
Part dans le TOP 100
CMB (Compagnie du Mont-Blanc)
CHAMONIX / LES HOUCHES (1er)
MEGÈVE (18e)
Part dans le TOP 100
Sata Group
LES DEUX ALPES (10e)
L’ALPE D’HUEZ / AURIS / VILLARD-RECULAS (11e)
LA GRAVE / LA MEIJE (81e)
Part dans le TOP 100
Sofival
AVORIAZ (8e)
LA ROSIÈRE (21e)
VALMOREL LA BELLE (28e)
Part dans le TOP 100
S3V (Société des 3 Vallées)
COURCHEVEL / MÉRIBEL MOTTARET (5e)
Part dans le TOP 100

Labellemontagne 40,23 M€
RISOUL 1850 (41e)
SAINT-FRANCOIS-LONGCHAMP (47e)
VAL D’ARLY (53e)
LA BRESSE - HOHNECK (55e)
MANIGOD-MERDASSIER (69e)
LA SCHLUCHT (95e)
Part dans le TOP 100 2,43 %
Part dans le TOP 100


Répartition CA
Vosges : 11 504 279 €
CA moyen : 3 834 760 € Nombre d'opérateurs : 3
Pyrénées : 100 687 130 €
CA moyen : 8 390 594 € Nombre d'opérateurs : 12
MÉTHODOLOGIE
Le périmètre concerné
Massif Central : 21 805 874 €
CA moyen : 7 268 625 € Nombre d'opérateurs : 3
Cette édition de l’enquête TOP 100 se base sur les données de chiffres d’affaires correspondant à l’été 2022 ainsi qu’à la saison hivernale 2022-2023.
La source d’information
Depuis 2020, les opérateurs de domaines skiables renseignent leurs données via une plate-forme internet sécurisée. Pour chaque station, le questionnaire papier individualisé a laissé place à un espace en ligne personnalisé. Après plusieurs relances, par mail et téléphone, nous avons compilé les réponses reçues. Nous avons également rectifié avec les opérateurs leurs données des exercices antérieurs lorsque cela s’avérait nécessaire. Par conséquent, tous les chiffres mentionnés au sein de ce dossier proviennent des opérateurs de domaines skiables.
Le panel
Lorsqu’une société exploite un domaine relié sur des stations différentes, l’ensemble est regroupé sous une seule entité. C’est notamment le cas de la SAP, la S3V, la SETAM et la STOR, ADS, ou la CMB. Les autres regroupements ont été effectués à la demande des opérateurs. En raison de son poids économique très fort, nous avons distingué le massif des Alpes du Nord en trois entités : la Savoie, la Haute-Savoie et l’Isère. Les autres massifs sont traités à part entière.
Le chiffre d’affaires
Il s’agit des recettes nettes TTC perçues « aux caisses » (en direct, individuel, tour-opérateur, groupes, internet, etc.). Ce chiffre d’affaires ne tient pas compte des éventuelles répartitions pour les domaines reliés, ni des redevances, taxes et autres.
Afin de faciliter la lecture de ce dossier, nous utilisons le terme de chiffre d’affaires (CA) pour les recettes nettes encaissées aux caisses. Pour rappel, cette donnée ne tient pas compte des diverses charges liées à
Jura : 10 902 052 €
CA moyen : 3 634 017 € Nombre d'opérateurs : 3
Haute-Savoie : 410 765 742 €
CA moyen : 18 671 170 €
Nombre d'opérateurs : 22
Savoie : 780 260 987 €
CA moyen : 26 905 551 € Nombre d'opérateurs : 29
Isère : 150 769 471 €
CA moyen : 15 076 947 € Nombre d'opérateurs : 10
Alpes du Sud : 168 423 219 €
CA moyen : 9 356 846 € Nombre d'opérateurs : 18
l’activité des opérateurs de domaines skiables. Cet indicateur économique ne saurait donc à lui seul refléter la rentabilité ou la valeur comptable de ces entreprises.
Les ratios
Nous avons édité les ratios les plus représentatifs de l’activité des opérateurs. Ils permettront aux professionnels du milieu socio-économique de la montagne de comparer de manière objective les diverses destinations. Ils permettent notamment des présentations par massifs, par statuts juridiques, ou par groupes.
La rédaction attire l’attention sur le fait que ces ratios n’ont qu’une valeur indicative. En effet, le panel des répondants n’est pas en tout point identique d’une année sur l’autre. Par conséquent, la composition du TOP 100 peut évoluer d’une année à l’autre. Ces ratios et statistiques ne représentent donc qu’une tendance ponctuelle ; mais ils permettent de fournir un panorama annuel de l’économie des stations de montagne en France.
Cette édition traite les données économiques en les comparant à l’enquête publiée dans Montagne Leaders n° 292.
Nouveauté
Cette campagne de collecte de données comprenait cette année des renseignements relatifs aux activités estivales et de loisirs. Ces données seront consolidées avec la campagne de l’an prochain pour imaginer de nouveaux indicateurs reflétant l’activité touristique en montagne.
Remerciements
Comme chaque année, nos remerciements vont aux opérateurs de domaines skiables, à leurs dirigeants et à leurs équipes – y compris ceux qui ne figurent pas dans ce classement – qui ont pris le temps de nous répondre, ce qui permet de bâtir cette enquête en faveur de l’économie touristique de montagne, dans les différents massifs français.


Jacquard Electromécanique, un partenaire actif et réactif
Partenaire de confiance, l’entreprise Jacquard Électromécanique poursuit une année caractérisée par de belles réalisations et une activité soutenue.
Menant à terme un ensemble conséquent de rénovations et de modernisations de remontées mécaniques depuis le début de l’année grâce à l’anticipation de nombreux exploitants, Jacquard Électromécanique consolide une activité qui reflète la confiance durable placée par des clients fidèles et satisfaits. L’entreprise de Viuz-en-Sallaz fournit à nouveau cette année les équipements électriques de plus d’une trentaine de téléskis, que ce soit des appareils neufs ou des rénovations – modernisations d’appareils y compris avec le remplacement des motorisations, notamment sur Suisse ou des moteurs de type IE4 (rendement amélioré) sont systématiquement mis en œuvre. S’y additionnent quatre téléportés débrayables, tous équipés d’automates de sécurité PILZ dernière génération de la gamme PSS4000 évolution PLC2 ainsi que de la dernière version du superviseur Visiorem by JEM, implantés sur l’ensemble des massifs dont les Pyrénées. C’était le cas fin juin avec la livraison du télésiège débrayable six places du Tourmalet dans la station de la Mongie et la rénovation du même type d’appareils avec le TSD6 Cap de Pales sur le domaine de Peyragudes. « Sur cet appareil qui dispose d’une double motorisation, nous remplaçons les armoires contrôle-commande motrice et retour, avec conservation de la partie puissance qui avait été rénové précédemment. En complément de la partie électrique, nous amenons sur cet appareil (à la demande de l’exploitant) une amélioration notoire sur le cadencement, en supprimant les dispositifs historiques PV-GV par électro-embrayages afin d’y ajouter un ensemble moto-réducteur épicycloïdal Leitner asservi par variateur de fréquence à une commande plus vite/moins vite. JACQUARD Electromécanique fournit sur cette opération en complément
de la partie électrotechnique-automatisme une prestation clés en mains comprenant également l’ensemble des études, opérations de montage et adaptation de la partie mécanique sur le site » indique Thierry Jacquard.
Du côté de la station de Margériaz, la livraison du TSD4 du Roc de Balme, qui a vu l’ensemble de son architecture électrique remplacé à neuf (contrôle-commande et puissance), a été effectuée au début du mois de septembre. « En effet, malgré la pénurie de CTI électrique, là encore, l’anticipation de nos clients, toutes affaires confondues nous a permis d’anticiper cette problématique réglementaire sur nos grosses opérations avec la seule société agréée à ce jour sur France pour ces prestations, nous assurant ainsi de pouvoir livrer la quasi-totalité de nos opérations 2023. Seules quelques modifications dont les commandes client sont arrivées tard vont probablement être impactées par cet aspect double regard externe » précise Thierry Jacquard, non sans une certaine satisfaction.
Les techniciens de la société sont parallèlement mobilisés dans la Drôme où l’EPIC des stations a fortement sollicité les compétences de Jacquard Électromécanique. Les compétences de l’enseigne haut-savoyarde ont été requises pour trois rénovations de téléski répartis sur les trois sites de la Drôme, mais également pour le télésiège débrayable quatre places du Col du Rousset dont la livraison est programmée pour début décembre. Cet appareil que l’exploitant a prévu de maintenir en service pour les 15 ans à venir a minima, verra son architecture électrique contrôle-commande et puissance complètement remplacée à neuf avec recâblage des voies embrayage & débrayage, remplacement des

portillons de cadencement ainsi que la liaison multipaire G1-G2 avec mise en œuvre de la fibre optique pour dialogue inter-automate de l’installation et superviseur Visiorem. La prise d’informations vitesse sera également renforcée : « tout comme l’an passé à Valloire, nous supprimons les dynamos tachymétriques entraînées par accouplements type poulie-courroie par des roulements instrumentés en prise directe sur les galets de gare. Une comparaison permanente des informations vitesses entrée/ sortie dans chaque gare permet une permutation automatique de l’une sur l’autre en cas de défaillance sans provoquer d’arrêt de l’appareil, des alarmes spécifiques permettent à l’équipe de maintenance de planifier ses interventions. À noter que l’ensemble des téléportés débrayables livrés cette année et plus généralement à compter de 2023 seront équipés de cette technologie en standard technique » précise Yannick Fivel, responsable technique JEM.
La fin de l’été 2023 signifie aussi, pour l’entreprise, la réalisation de plusieurs téléskis pour le compte de GMM que le constructeur implante sur France, avec une mention spéciale pour le domaine skiable des 2 Alpes. « Aux 2 Alpes, nous réalisons un téléski sur glacier. Cet imposant appareil de 1 100 m, que nous achevons début octobre, et non moins atypique de par son implantation et son altitude dégage une motorisation de 110 kW depuis sa motrice amont qui sera sans vigie, et entièrement piloté
depuis la G1 » souligne le dirigeant. Cette activité intense se traduit également par d’autres beaux chantiers, notamment dans la station des Orres où Jacquard Électromécanique fournit le contrôle-commande/puissance des deux salles de machines pour l’installation de neige de culture pour le compte de SMI. Cette approche partenariale a également concerné la station mauriennaise des Karellis, un client historique où l’entreprise accompagne une extension du réseau de neige de culture.
Enfin, un petit mot concernant l’ascenseur incliné de Saint-Gervais, construit par POMA, où JACQUARD Electromécanique, fort de son expertise sur les métiers de l’eau, va fournir l’ensemble de pompage-gestion des eaux usées et remplissage du ballast de l’installation, tant sur la partie électrotechnique-automatisme que la partie pompes et équipement hydraulique, avec une mise en service prévue pour début avril 2024.



162 rue de l’industrie


74 250 Viuz en Sallaz France Rue du Rhône 5 1920 Martigny Suisse

Plans topographiques par Lidar aéroporté
Orthophotoplans / MNT
Solutions à faible empreinte carbone
Cartographie de domaines skiables

Le déclenchement durable

INITIATIVES
P119 MOBILITÉS - SE DÉPLACER GRÂCE AUX EAUX USÉES
P120 USC - UNE CHARTE EXPÉRIMENTALE POUR ÉVITER LES RISQUES EN MONTAGNE
P121 CYCLES - LA VIARHÔNA VISE LA FIN 2030 / P122 ADSP - CINQ CHOSES À SAVOIR SUR L’AG
Summer Debrief
Un été en grande forme
CONCENTRATION
TOURISTIQUE
Vingt départements concentrent la majorité des nuitées françaises en été, avec 18 destinations littorales et deux destinations montagne, que sont la Savoie et Haute-Savoie.
Cette répartition était identique l’année dernière.

LE SUMMER DEBRIEF
S’EST TENU CETTE ANNÉE À PAU, DANS LE CADRE DU PREMIER CONGRÈS INTERNATIONAL DU TOURISME SPORTIF. L’ÉVÈNEMENT, QUI RASSEMBLE LES ACTEURS DU SPORT ET DU TOURISME, A DONNÉ LES PREMIERS CHIFFRES D’UNE SAISON GLOBALEMENT RÉUSSIE.
Après un été 2022 record, le tourisme français « termine sa convalescence » décrit Hugo Alvarez, sous-directeur observation, prospective et stratégie chez Atout France : « En 2021, la clientèle domestique revenait, en 2022, c’était au tour des clientèles européennes, cette année les clientèles lointaines, notamment asiatiques, sont de retour. » Les
premières estimations chiffrent le nombre d’arrivées à près de 84 millions, en deçà des 90 millions de l’année 2019, mais les recettes s’annoncent déjà excellentes : « 37 milliards au milieu de l’été pour les clientèles internationales. » « Attention à ne pas nous endormir sur nos lauriers », avertit néanmoins l’analyste. « D’autres destinations ont cartonné, telles que l’Espagne et l’Italie, qui ont retrouvé leur niveau d’avant pandémie. Nous sommes la première destination touristique mondiale, mais ce n’est pas un acquis. La compétitivité prix est telle, en Europe, qu’elle exacerbe la concurrence sur le tourisme sportif, très volatile ».
Des disparités sur le territoire
Tous les territoires ne profitent pas équitablement de cette em -
UN FLEURON DE L’ÉCONOMIE
Les recettes du tourisme en France devraient dépasser les 64 milliards d’euros cette année. Elles s’élevaient à 58 milliards l’année dernière.
La balance commerciale du secteur est positive, avec un solde de 13 milliards d’euros.
L’EFFET COUPE DU MONDE
600 000 visiteurs étaient attendus cet automne pour la coupe du monde de rugby. Les perspectives de réservations dépassaient celles de 2022 : + 20 % en volume de nuitées sur la période.
bellie, pointe Rodolphe Brenier, re sponsable Enquêtes et veille pour ADN Tourisme : « L’espace littoral (40 % de la fréquentation) a bien fonctionné, avec des nuances, l’espace rural aussi, mais les villes affichent un bilan plus mitigé ». Quant à la montagne, qui représente 10 à 15 % de la fréquentation, « elle a attiré sur l’ensemble de la saison, avec un petit bémol pour le sud-est. »
Le témoignage de François Barbier, le maire des Contamines Montjoie, présent dans la salle, a confirmé ces premiers chiffres : « Les températures élevées en vallée et en ville, et le beau temps à la montagne, nous ont amené du monde. La saison a démarré tôt : le tourisme de randonnée en juin et septembre m’a semblé encore plus important cette année. Il semblerait que la saison estivale se prolonge. » ▲ B.S.

Mobilités Se déplacer grâce aux eaux usées
EN PLUS DE SON ASCENSEUR VALLÉEN, LA COMMUNE DE SAINT-GERVAIS (HAUTESAVOIE) INAUGURERA AU PRINTEMPS UNE AUTRE FORME DE MOBILITÉ, QUI FONCTIONNERA GRÂCE
À LA GRAVITÉ DES EAUX USÉES.
Le vallon du parc thermal de Saint-Gervais-les-Bains ne se situe qu’à 200 mètres du bourg à vol d’oiseau. Pourtant, depuis la suppression il y a une quinzaine d’années de la navette qui desservait les thermes, ce trajet représente près de cinq kilomètres par la route. Une situation qui a conduit la commune à innover.
« Nous ne sommes pas, ici, dans un concept de mobilité à la française qui consiste à remplacer de vieux véhicules par des nouveaux sans rien imaginer. Nous inventons des nouvelles mobilités, tant au travers de l’ascenseur valléen que de cet ascenseur à eaux usées : jusqu’à présent ces liens n’existaient pas », souligne le maire de la commune, Jean-Marc Peillex, qui rappelle que le bourg du Fayet est distant de 4,5 kilomètres de la plupart des services.
Une énergie gravitationnelle déjà disponible
Vieux de quinze ans, ce projet d’ascenseur, né de l’imagination de l’ingénieur britannique Michael Farmer, a été associé à l’idée d’utiliser l’énergie potentielle gravitationnelle de l’eau déjà présente en amont dans le réseau d’assainissement. Des réseaux existent en effet sur chaque rive du torrent Bon Nant pour acheminer les eaux usées des Contamines et de Saint-Gervais vers la vallée pour être épurées. Le système de cet ascenseur utilise ce réseau existant pour remplir une cuve tampon de 10 m3, qui permet d’injecter 1 m3 dans la ballastière de la cabine afin de la faire descendre. Ce volume est ensuite rejeté, en aval, dans le réseau d’eaux usées

de l’établissement thermal. « Nous créons une forme de mobilité nouvelle, même si nous n’avons rien inventé dans la conception. Nous ne faisons que reprendre ce qu’avaient imaginé les anciens qui utilisaient d’autres forces que l’électricité. » Ce système, intégré par le groupement d’entreprises dirigé par POMA, constitue le « numéro zéro » d’un système qui pourrait être dupliqué à d’autres endroits en montagne pour relier des pôles difficiles d’accès. Avec cette solution de mobilité, qui plus est décarbonée, l’ascenseur permet de rallier le fond du parc thermal et le bourg de la commune en moins de cinq minutes. Cet ascenseur ne vise pas les trajets domicile/travail ou ceux du quotidien. Il s’adresse aux visiteurs, aux promeneurs qui souhaitent découvrir Saint-Gervais sans emprunter les chemins existants et leurs 200 mètres de dénivelé, ainsi qu’aux familles avec des enfants en bas âge, ou aux personnes à mobilité réduite.
En accès gratuit
« Nous aurions pu en faire une tirelire, en faisant payer son utilisation. Nous jouons la carte du non payant, comme c’est le cas à Saint-Gervais pour le parking, couvert ou aérien. Demander de l’argent aux visiteurs à peine arrivés n’est pas la bonne tech-
nique lorsque l’on veut faire du vrai commerce et de l’accueil » affirme Jean-Marc Peillex. « C’est une vraie solution de mobilité gratuite. » À noter, l’installation est automatisée. Le coût des contrats d’entretien et de la petite centrale d’épuration pour le dégrillage des eaux usées, soit 60 000 euros annuels, représente peu au regard des 18 M€ du budget communal de fonctionnement. Les travaux, qui ont déjà débuté, utiliseront un blondin pour éviter le recours à l’hélicoptère. La mise en service de l’ascenseur est programmée pour avril 2024. Potentiellement disponible 24/24h, cet ascenseur devrait voir ses horaires calqués sur ceux de l’établissement thermal. ▲ M.F.
« Nous inventons des nouvelles mobilités, tant au travers de l’ascenseur valléen que de cet ascenseur à eaux usées : jusqu’à présent ces liens n’existaient pas. »
L’ASCENSEUR EN CHIFFRES
Capacité de la cabine : 15 passagers
Dénivelé : 177 mètres
Pente : 48°
Groupement d’entreprises : POMA, Ingénierie Hydro, Remind architecte, STM Pugnat, Mauro Marché de conception-réalisation : 5,13 M€, dont 200 000 € du plan Avenir Montagne, et financés à 30% par le Département et à 70% par la commune
Union Sport & Cycle Une charte expérimentale pour éviter les risques en montagne
EN PLEIN MOIS DE JUILLET L’UNION SPORT & CYCLE (USC) ÉMETTAIT LA « C HARTE QUALITÉ ESTIVALE DES MAGASINS DE SPORT DE STATIONS DE MONTAGNE », À DESTINATION DE SES ADHÉRENTS, POUR UNE PRATIQUE PLUS RESPECTUEUSE ET SÉCURITAIRE DES SPORTS D’ÉTÉ EN STATION. ENCORE EN PHASE DE TEST, CETTE CHARTE EST AVANT TOUT UN GUIDE POUR MINIMISER AU MIEUX LES RISQUES LIÉS À LA PRATIQUE DES SPORTS DE MONTAGNE.
La montagne a toujours été synonyme de liberté, pas facile do nc de créer des règles dans cet univers où la nature règne. C’est pourtant le pari qu’a décidé de relever l’Union Sport & Cycle en émettant une charte, encore expérimentale, à l’attention de ses adhérents. En maturation depuis près d’un an, c’est face au développement important de l’activité estivale en montagne ainsi qu’aux dérives liées à la mauvaise pratique des sports de montagne que l’USC a décidé d’agir. Sur les 1 500 magasins de sport de montagne affiliés à l’Union, « plus de la moitié ouvre aussi en saison estivale », affirme Élodie Beaumont, chargée du groupe de travail consacré à la charte et directrice du magasin Intersport au Grand-Bornand (Haute-Savoie), qui note un boom au niveau de l’attractivité de la montagne ces dernières années. « Le sport en pleine nature comporte des risques. Nous nous sommes dit que face à cela, les magasins de sport avaient leur rôle à jouer vis-à-vis de la clientèle. Nous sommes l’un des acteurs importants de l’activité économique de montagne l’été », p récise Élodie Beaumont.

Un axe principal autour du cyclisme
Aujourd’hui, même si certaines enseignes mettent un point d’honneur à informer leur clientèle sur les risques liés à la pratique des sports de montagne, cette démarche n’est pas encore démocratisée.
Et avec l’essor grandissant de la pratique du VTT en montagne, il a fallu réagir. Surtout avec la démocratisation du vélo à assistance électrique (VAE), qui a rendu bien plus facile l’ascension des cols de montagne. Si la montée est plus aisée et accessible, « il faut aussi gérer la descente, car cela ne s’improvise pas ! O n ne gère pas du vélo électrique en montagne comme on le fait en ville ou en plaine », martèle la chargée de projet.
Un respect du voisinage et des bonnes pratiques Une importante partie de la charte concerne donc la pratique du vélo en montagne, avec comme premier point, la présence dans le magasin d’un « mécanicien vélo », qualifié pour répondre aux besoins spécifiques sur l’entretien et la réparation des vélos mis à la
vente ou à la location. Autre souci, toujours lié au vélo : la cohabitation des usagers. Entre cyclistes, piétons, vaches et habitants, il est devenu nécessaire aujourd’hui de fixer des règles, « ne serait-ce que pour le respect des exploitations agricoles ou tout simplement de la montagne. Quand on passe à vélo en dehors des chemins, on abîme la nature aussi », rappelle Élodie Beaumont. Le but avec cette charte est avant tout de faire de la pédagogie. « Nous ne voulons pas qu’elle soit contraignante. Nous souhaitons principalement apporter des repères à nos adhérents », explique celle qui voudrait que ce document soit, finalement, un mode d’emploi des bonnes pratiques, suivi par la majorité des usagers. Pour l’instant, il est trop tôt pour connaître son réel impact. Émise en plein mois de juillet, les premiers retours ne se feront pas av ant le début de l’automne. Mais l’USC garde bon espoir concernant la responsabilité de ses adhérents, qui pour beaucoup n’ont pas attendu cette charte pour proposer un conseil avisé sur les dangers des sports de montagne.▲ JUAN BELLEVILLE
Une importante partie de la charte concerne la pratique du vélo en montagne.
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Cycles
La ViaRhôna vise la fin 2030
C’EST UN PROJET QUI DURE, ET QUI CHAQUE ANNÉE S’ÉTEND UN PEU PLUS. AUJOURD’HUI LA VIARHÔNA S’ÉTEND SUR PRÈS DE 815 KILOMÈTRES DONT 120 SONT SITUÉS EN ZONE MONTAGNE. L’ITINÉRAIRE LONGE LE RHÔNE, DU LAC LÉMAN À LA MER MÉDITERRANÉE.
Dans les tuyaux depuis la fin des années 1990 et accessible depuis 2005, la ViaRhôna n’a pourtant pas fini de s’étendre puisque des travaux sont encore prévus jusqu’à la fin 2030. Longue de près de 815 kilomètres, cette piste cyclable est née du projet ambitieux de joindre le lac Léman et la Méditerranée, en longeant le Rhône. C’est un pari presque gagné puisque plus de la moitié de son parcours (65 %) est à proximité immédiate du Rhône. Cette année, ce sont entre 2,5 et 3 millions de cyclistes qui se sont donné rendez-vous pour parcourir les différentes portions de la ViaRhôna, trois fois plus qu’en 2017. Un succès notamment lié au regain de l’activité cycliste, lui-même porté par la démocratisation du vélo à assistance électrique. Pour autant, ce chiffre est non-exhaustif puisque les capteurs qui sont placés à des endroits stratégiques pour mesurer l’affluence ne permettent pas de rendre compte en détail de la fréquentation. « Comme nous sommes sur un itinéraire qui est libre et gratuit, c’est difficile de donner un chiffre exact », reconnaît le président d’AuRA Tourisme, Fabrice Pannekoucke.
20 % de la fréquentation liée au tourisme
La ViaRhôna est avant tout une interconnexion de plusieurs tronçons de routes cyclables existantes ou construites pour l’occasion. Les premiers usagers sont les locaux, les habitants de la région : « Ils représentent environ un tiers

des personnes qui empruntent la ViaRhôna. Quant à la part des touristes, elle est d’environ 20 % », indique le président d’AuRA Tourisme.
Plusieurs
soutiens
Même si la Compagnie nationale du Rhône apporte près de 65 % du financement global du projet, la Région Auvergne-Rhône-Alpes est aussi un soutien de taille. Initiatrice du projet, conjointement avec la CNR, elle a apporté à ce jour vingt-trois millions d’euros au projet, dont dix-huit sur les infrastructures : « La plus importante partie de l’itinéraire est sur la région Auvergne-Rhône-Alpes, et il me semble que nous sommes les plus gros financeurs à ce stade », assure Fabrice Pannekoucke. Le reste des financements aura servi aux différentes dépenses liées au tourisme, mais aussi à soutenir certains hébergements présents sur l’itinéraire. Les Régions où passe la Via soutiennent également le projet. Quant à l’Union européenne, elle aura dépensé plus de 2 M€, depuis 2014 et la connexion deux ans plus tard de la ViaRhôna au
réseau Eurovélo long de plus de 90 000 km. Enfin, la SNCF a mis à disposition, durant cet été, plus de vingt TER Cyclo circulant entre la trentaine de gares présentes sur le parcours. ▲ JUAN BELLEVILLE
BILAN 2022 DE LA VIARHÔNA
L’itinéraire est un véritable atout pour les séjours touristiques et l’itinérance.
Les premiers résultats de cette enquête ont été présentés lors du comité d’itinéraire organisé à Avignon le 10 mai 2023.
Estimation des passages : 2 865 000 (1,1 million en 2017)
Estimation des personnes : 2 613 000
Estimation des touristes : 486 000 (25 % d’étrangers)
Estimation des itinérants : 183 000 (63 % de Français et 37 % d’étrangers)
Dépense moyenne journalière estimée des touristes : 69 €/j (66 €/j en 2017)
Estimation des dépenses sur l’itinéraire
ViaRhôna : 43,20 M €
Profils des cyclistes : 81 % d’excursionnistes, 12 % en séjour, 7 % en itinérance.
ADSP
Cinq choses à savoir sur l’assemblée générale
L’eau, le nerf de la guerre
Le thème central de cette assemblée générale était l’eau : « Elle nous est indispensable pour fabriquer la neige à l’automne. L’été, nos réserves servent aussi aux activités ludiques. Mais, nous ne sommes pas les seuls acteurs à en dépendre, rappelle Éric Viallet, le président de l’ADSP. Elle est aussi essentielle pour le maintien du pastoralisme en montagne, permettant d’abreuver et de garantir le fourrage en période de sécheresse. L’eau, enfin, c’est de l’énergie qui peut se stocker, dans les lacs ou les retenues collinaires. Notre savoir-faire en termes de gestion du flux de l’eau, répond à des problématiques qui vont bien au-delà de celles des domaines skiables. C’est le nerf de la guerre. »
Des métiers en évolution
Conséquence du « bouleversement climatique » et de « la modernisation des process », les métiers des pistes connaissent une mutation, observe Éric Viallet : « Les tâches des directeurs de pistes sont devenues plus administratives et plus techniques : les dossiers de chantier demandent davantage de préparation. La technologie nous amène à travailler à partir d’indicateurs et de mesures précises, afin d’optimiser la production de neige et le damage. Le changement climatique a accentué cette tendance. Résultat, nous sommes moins sur le terrain ! Enfin, nous devons répondre aux exigences des clients. Le domaine skiable est scruté, car toute l’économie locale en dépend. »

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
L’assemblée générale de l’Association nationale des directeurs de piste et de la sécurité des stations de sports d’hiver s’est tenue les 8 et 9 septembre, à Clermont-Ferrand au stade Marcel Michelin. « Un très beau succès, avec plus de cent personnes présentes sur les deux journées », commente son président Éric Viallet. L’ADSP a annoncé la création de son Fonds Vert, qui va contribuer au financement de projets environnementaux portés par les stations de montagne.
Un binôme capital
Les directeurs des pistes ont l’agrément du maire pour structurer, gérer et mettre en œuvre la sécurité sur le domaine skiable, mais le maire en garde la responsabilité. « Une vraie entente entre les deux personnes est primordiale. L’organisation du domaine skiable repose sur ce dialogue. Le maire doit pouvoir faire part de ses questionnements au directeur des pistes sans retenue, et inversement. Un guide des bonnes pratiques a été édité par la Fédération nationale de la sécurité et des secours sur les domaines skiables en 2018. C’est la Bible à l’usage des décideurs. Il est encore d’actualité, mais nous allons nous repencher dessus pour éclaircir ou détailler certains points. »
Uniformisation des tenues
Le rôle des pisteurs secouristes s’est accentué : en mettant en œuvre la politique de sécurité sur les pistes, ils en deviennent les représentants aux yeux des usagers de la station : « Les pisteurs sont très présents sur le domaine skiable. Leur présence contribue à renforcer le sentiment de sécurité. Pourtant, nous nous rendons compte que les clients ne les identifient pas facilement. » Leur tenue devrait ainsi s’uniformiser, afin de devenir reconnaissable d’une station à une autre. « Elles devront comporter des couleurs et des insignes communs. Nous sommes en train d’écrire un cahier des charges qui permettra d’aboutir à cette uniformité. »
ÉRIC VIALLET
« L’automne dernier, tous les voyants étaient au rouge… et puis nous avons fabriqué la neige, et malgré un début de saison compliquée, notamment en Haute-Savoie, nous avons réalisé une très belle saison. L’accidentologie a été raisonnable, nous avons su gérer la neige, et les clients ont été satisfaits. Nous avons démontré, une fois de plus, notre savoir-faire, l’ingénierie des stations, et la capacité à adapter la montagne aux conditions météorologiques. »
La saison prochaine
L’ADSP anticipe des scénarios, mais le contexte peut « évoluer très vite » avertit Éric Viallet : « La crise sanitaire nous a amenés à revoir les sports d’hiver dans leur ensemble. Auparavant, nous étions des fournisseurs de ski, aujourd’hui nous sommes multi-activités. Le ski reste néanmoins l’activité phare et celle pratiquée 70 % du temps ». Les services des pistes ont ainsi développé des pratiques pour s’adapter aux aléas climatiques : « J’ai confiance en nos outils et dans les hommes pour les utiliser convenablement. » Si certaines saisons peuvent être raccourcies, « la montagne reste une destination séduisante, qui a encore un très bel avenir ». ▲ B.S
Titanobel, le spécialiste de l’explosif
Titanobel présent sur le secteur de la Montagne. Titanobel, racheté en 2022 par le groupe Dyno Nobel, est le spécialiste de la fabrication, la distribution ainsi que de la mise en œuvre d’explosifs civils et de ses services associés. L’entreprise compte 520 salariés et réalise un CA de 120 millions d’euros dont 30% à l’export. Si elle intervient sur divers secteurs, elle est aujourd’hui présente sur le marché de la montagne grâce à deux axes.
- Des prestations de forage et de minage pour l’aménagement de pistes de ski grâce à sa filiale intégrée Sofiter.
- Des produits de déclenchement d’avalanches tels que des détonateurs, des mèches lentes, et des cartouches d’émulsions via l’entité Titanobel.
L’entreprise travaille en proximité puisqu’elle dispose d’un dépôt en Isère. Elle est ainsi réactive quant aux livraisons à réaliser sur le massif des Alpes.
Titanobel a également développé un produit spécifique et adapté aux besoins des acteurs de la Montagne : l’Emulstar M-40 qui résiste à des températures de -40 degrés. Ce produit, que seul Titanobel commercialise, est particulièrement apprécié.

L’efficacité énergétique, un atout différenciant
Les produits Titanobel se différencient par leur efficacité énergétique. En effet, ils disposent d’une concentration d’énergie plus importante que d’autres solutions sur le marché. Utilisables au plus près du lieu de déclenchement, les pisteurs peuvent les embarquer avec eux sur tout type de sites, même s’ils sont difficiles d’accès. Enfin, ils constituent un substitut à la dynamite plus sûr, non toxique et par conséquent meilleur pour l’environnement.

Un nouveau produit prévu pour la saison prochaine
La manipulation d’explosifs ne peut se faire que par du personnel dûment formé et habilité et la sécurité est une priorité absolue pour les équipes de Titanobel.
Attachés à répondre aux besoins sécuritaires de leurs clients, les équipes de Titanobel ont développé, conjointement avec la société DAVEY, un produit spécifique améliorant les conditions de travail des acteurs de la montagne.
Aujourd’hui, l’explosif est déclenché à l’aide d’une mèche lente et d’un détonateur pyrotechnique. Pour l’utiliser, les pisteurs doivent réaliser une manipulation qui peut se montrer délicate : sertir le détonateur sur la mèche
Demain, c’est-à-dire lors de la prochaine saison hivernale (2023-2024), la mèche sera livrée avec le détonateur déjà serti.
Ce projet innovant, le « Davey Fuse », offre de nombreux avantages : une meilleure qualité, une sécurité accrue, et un impact sur l’environnement réduit puisque les kits seront livrés « prêts à l’emploi ». Ainsi, les pisteurs utiliseront donc uniquement la
quantité nécessaire de mèche. De ce fait, il n’y aura pas d’effet de gaspillage.
Déjà présenté lors du congrès des DSF, le « Davey Fuse » a reçu un excellent accueil de la part de l’assemblée qui a parfaitement cernée le bienfondé de cette solution.
Poussées par l’envie d’innover, tout en étant en phase avec la préservation de l’environnement, les équipes de Titanobel réfléchissent déjà à une solution encore plus respectueuse de l’environnement. Soyez assurés que vous serez informés de la sortie de cette nouveauté !
Titanobel Rue de l’Industrie, 21270 Pontailler-sur-Saône
Téléphone : 03 80 47 67 10 www.titanobel.com

ROBERT BOLOGNESI, DIRECTEUR DE METEORISK
Avalanches : quelles menaces sur les routes ?
CERTAINES VOIES D’ACCÈS AUX STATIONS DE SKI, COMMUNES DE MONTAGNE ET HAUTES VALLÉES PEUVENT ÊTRE PARFOIS FORT DANGEREUSES, EN SAISON HIVERNALE, SI ELLES COMPORTENT DES TRONÇONS EXPOSÉS AUX AVALANCHES. OR, LA SÉCURITÉ DES USAGERS DOIT ÊTRE GARANTIE ; IL S’AGIT D’UNE INJONCTION MORALE, SOCIALE, JURIDIQUE ET MÊME ÉCONOMIQUE. DE FAÇON GÉNÉRALE, IL FAUT DONC MINIMISER LE RISQUE SUR LES ROUTES ET, POUR CELA, IL FAUT COMMENCER PAR LE CERNER EN LE QUANTIFIANT AVEC PRÉCISION ET OBJECTIVITÉ. CET ARTICLE PRÉSENTE UNE MÉTHODE DÉVELOPPÉE À CET EFFET. En préambule, on peut rappeler que le risque se définit comme le produit de deux facteurs : d’une part la probabilité qu’une avalanche touche le tronçon routier considéré ; d’autre part le dommage qu’elle occasionnerait alors en termes de pertes de vies humaines. Ainsi, plus formellement, le risque (moyen) n’est autre que l’espérance mathématique de la variable aléatoire décrivant le dommage potentiel, c’est-à-dire… un indicateur que tout statisticien sait calculer. Voilà de quoi être rassuré !
On notera que ce risque moyen ne permet pas de déduire le risque instantané. Bien qu’il soit lié au

DR
climat local, il ne dépend pas des conditions nivo-météorologiques du moment : connaître le risque moyen n’est donc d’aucune utilité pour prendre une mesure de sécurité ponctuelle, à un instant de l’hiver ; en revanche, il s’avère indispensable pour décider de travaux de sécurisation. Les stratégies de sécurisation sont multiples, car aucune d’entre-elles n’est universelle. Dans telle situation, une galerie paravalanche représentera la solution optimale ; dans telle autre, il faudra plutôt installer des ouvrages de retenue dans la zone de départ ; dans d ’autres cas, il sera plus indiqué d’organiser un service de prévision locale des avalanches et d’effectuer des déclenchements préventifs réguliers… Quelle que soit l’option envisagée, une évaluation du risque résiduel s’impose pour vérifier que cette option est adaptée. Le calcul du risque permet donc de révéler les problèmes tout comme il aide à les ré s oudre.
Principes d’évaluation du risque
La démarche consiste à : – ca lculer la probabilité qu’un usager de la route, circulant à une vitesse connue, se fasse emporter par une avalanche touchant le tronçon exposé, au cours d’une période donnée ; cette probabilité dépend de divers facteurs dont le temps de retour (périodicité) de l’avalanche, la longueur du tronçon menacé et sa déclivité, la vitesse du véhicule et sa longueur ; – év aluer la conséquence de cette avalanche via la « létalité », celle-ci étant la probabilité de décéder dans un véhicule qui est pris dans une coulée. Une statistique portant sur des accidents en Suisse a montré qu’elle est voisine de 0,18 en moyenne ; mais elle peut s’écarter sensiblement de cette valeur selon la topographie locale et la taille habituelle de l’avalanche. Certains de ces facteurs peuvent être mesurés (comme la
DR L’AUTEUR

Robert Bolognesi est nivologue. Cet expert franco-suisse a fondé le bureau d’études Meteorisk après ses expériences professionnelles dédiées au phénomène avalancheux, et ses travaux universitaires, dont une thèse consacrée à l’analyse spatiale des risques d’avalanches.
Un logiciel a été développé par Meteorisk pour faciliter les calculs. Un manuel présentant la méthode de calcul des risques vient d’être publié aux éditions Le Vent des Cimes.

longueur du tronçon touché), tandis que d’autres doivent être calculés (comme la périodicité) ou estimés (comme la létalité). En théorie, la démarche est donc assez simple, mais en pratique, l’exercice demande souvent des investigations approfondies, avec des relevés de terrain, des recueils de témoignages, l’examen d’archives, des analyses statistiques, des modélisations de trajectoires et, parfois, des estimations empiriques relevant de l’expertise. Ici, il convient d’être méticuleux car des données erronées conduiront à un résultat… erroné, bien sûr !
Exemple d’application
Soit une route dont la déclivité est de 8%, menacée par une avalanche quinquennale recouvrant habituellement la chaussée sur
« Le fait de fixer un seuil au-delà duquel le risque n’est pas acceptable induit un devoir de protection de la population et donc un devoir d’analyse. »
une longueur de 200 m, parcourue par des automobilistes roulant en moyenne à 40 km/h. Quel est le risque encouru par un usager qui prendrait la route matin et soir, chaque jour de l’année ?
À cette question, le calcul évoqué précédemment (que l’on ne d ét aillera pas ici) apporte une réponse claire : le risque individuel annuel est de 2.10 -5 ; autrement dit, l’usager a 1 « chance » s ur 5 0 000 de perdre la vie au cours de l’année, en se faisant emporter par une avalanche touchant ladite route… C e genre de résultat est extrêmement intéressant dès lors qu’a été fixé un seuil de risque « acceptable ». En effet, si le risque c alculé est supérieur à ce seuil, des mesures de protection doivent être mises en place... Il appartient à l’autorité politique de définir ce seuil. En Suisse, par exemple, il est actuellement fixé à 10 -5. Dans l’exemple proposé ci dessus, la route devrait donc être protégée d’une façon ou d’une autre, le risque devant être au moins réduit de moitié. Par ailleurs, on peut aussi estimer le temps de retour d’un accident mortel (TRAM) selon le trafic journalier. Si l’on reprend l’exemple précédent, on peut établir qu’un
accident mortel survient environ tous les 16 ans, en moyenne, si le trafic hivernal est de 3 000 véhicules/jour et que ceux-ci sont o c cupés par 2 personnes en moyenne. Ce résultat appuie le précédent, ce qui rend le diagnostic peu discutable : des mesures de protection sont nécessaires. On notera à ce sujet que le fait de fixer un seuil au-delà duquel le risque n’est pas acceptable induit un devoir de protection de la population et donc un devoir d’analyse : une méthode pratique de calcul du risque apparaît alors comme un outil fort utile, tant pour les gestionnaires de réseaux routiers que pour les élus de la montagne.
Un manuel et un logiciel
Les calculs se compliquent un peu lorsque la route présente des tronçons rapprochés les uns des autres et pouvant être atteints par des avalanches se succédant dans un court laps de temps. Or, ces cas ne peuvent pas être ignorés car, même s’ils ne sont pas très fréquents, le risque peut alors s’avérer considérable. Un manuel vient donc d’être publié pour exposer la méthode en détail, et un lo giciel (élément de la suite NivoLog) a été implémenté pour faciliter les calculs. Celui-ci permet de tester rapidement diverses hypothèses en cas de données incertaines. Par ailleurs, il facilite grandement l’analyse d’un réseau routier complet, permettant d’identifier les tronçons les plus dangereux et donc de les protéger en priorité.
En guise de conclusion
La méthode présentée ici est un outil pratique, répondant aux problèmes rencontrés sur le terrain ; elle a d’ailleurs été développée et testée à l’occasion d’études portant sur des cas réels. Elle permet tout à la fois de calculer les risques, de tester l’efficacité de différentes mesures de protection et de fixer des priorités dans le déploiement des mesures retenues. ▲

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SENSIBILISER À LA RESSOURCE EN EAU
La série Là-haut s’enrichit d’un cinquième tome. Après les mammifères et les oiseaux d’altitude, les alpages et les traces des animaux en montagne, la collection La petite encyclopédie de la montagne emmène les enfants (et les plus grands) à la découverte de l’eau en altitude. Aussi froide soit-elle, l’eau en montagne abrite un écosystème varié grâce à l’évolution qui a permis aux espèces, animales et végétales, de s’adapter à ses différentes formes : de la rosée au torrent, de la neige à la glace. Outre les stratégies des poissons, amphibiens et autres insectes, l’ouvrage aborde le cycle de l’eau, depuis les glaciers jusqu’à la mer, son utilité et ses usages en montagne, dont le pastoralisme et l’hydroélectricité. Un livre dans l’air du temps pour sensibiliser les enfants et les familles à cette précieuse ressource.
« Là-haut - L’eau et ses habitants »
Hervé Frumy, Éd. du Mont-Blanc

SI LA ROMANDIE M’ÉTAIT CONTÉE
Sept cantons composent la Suisse romande. La partie la plus occidentale du pays est reconnue pour ses paysages lacustres et alpestres, un environnement qui a influencé des savoir-faire, des traditions et un art de vivre.
Avec ce livre, Michel et Pierre Joye proposent de remonter aux origines de ce territoire, aux mouvements qui l’ont façonné. La première partie revient sur des notions essentielles de géologie, dont la tectonique. Forts de ce rappel, les auteurs détaillent ensuite l’histoire du relief des Alpes, marquée par la rencontre de l’Europe et de l’Afrique. Autant d’éléments qui permettent de mieux comprendre la géographie actuelle de la Suisse romande, de son sous-sol et de ses sols jusqu’à ses sommets. Une véritable approche scientifique et géologique pour redécouvrir cette région. « Histoire géologique de Suisse romandeDe Genève à Berne, des Préalpes au Jura » Michel et Pierre Joye, EPFL Press

TOUT SAUF DE « BASSES ALPES »
Entouré par les Hautes-Alpes et les Alpes Maritimes, entre montagnes et Méditerranée, le département des Alpesde-Haute-Provence mérite amplement d’avoir abandonné son ancienne appellation. Dans cette patrie de Jean Giono, l’aménagement de la Durance, du Verdon, de la Bléone et des autres cours d’eau rappellent que la question hydrologique est une priorité depuis bien longtemps pour ce territoire. Cette problématique n’a d’ailleurs pas empêché le développement du pastoralisme, ou du tourisme de montagne avec les stations nichées dans les vallées de l’Ubaye, de la Blanche, et du Verdon.
Les Alpes-de-HauteProvence sont aussi devenues un haut-lieu de l’outdoor, que ce soit dans ses cieux agités ou sur ses cours d’eau animés. Ce territoire méritait bien une é dition spéciale de L’Alpe.
« Revue L’Alpe n°102 - Alpes-de-HauteProvence » Éd.Glénat

LA PERCEPTION D’UN MASSIF À PART
Comme d’autres montagnes, les Pyrénées ont d’abord créé une frontière naturelle entre états, favorisant une certaine stabilité et l’épanouissement du pastoralisme et de l’agriculture. Alors sans considération touristique, leur image a évolué à partir du XVIIIe siècle pour séduire l’aristocratie ou la bourgeoisie, et bénéficier des effets de mode associés au thermalisme ou encore à la pratique de l’alpinisme (en l’occurrence au pyrénéisme). Dans cette réédition – la première version date de 2009 –il est donc question de l’histoire d’un massif à part. La troisième partie, Les Pyrénées actuelles, et son dernier chapitre, Maintenir les Pyrénées vivantes, interrogent notamment sur l’avenir de ces montagnes face aux enjeux environnementaux actuels que sont le réchauffement climatique, la fonte des glaciers, ou la préservation et la réintroduction d’espèces. « L’invention des Pyrénées » José Cubero, Éd.Cairn



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