

INVESTISSEMENTS 2020 Une année en négatif


















SAS COMPRA
Au capital de 1 500 000 €
RCS Grenoble 798 096 459 6, avenue de l’Europe
38029 Grenoble Cedex 2
France
Tél. : 04 76 90 84 38
Président,
Directeur de publication :
Dominique Verdiel
Directrice de la rédaction :
Nasrine Kahia
Rédacteur en chef :
Mickaël Frottier mickael.frottier@ montagneleaders.fr
Journaliste :
Léo Guilbert leo.guilbert@ montagneleaders.fr
Directrice publicité, et diffusion :
Florence Trabalon
Publicité commerciale Print et Digital/Web :
Denis Réal 04 76 84 32 16 denis.real@ montagneleaders.fr
Administration des ventes :
Stéphanie Lucchino 04 76 84 32 08 stephanie.lucchino@ montagneleaders.fr
Abonnements et diffusion :
Sylvie Bonniot 04 76 84 32 03 abonnement@ montagneleaders.fr
Graphiste prestataire : Fred Dumas
Imprimerie : Rotimpres, Espagne ISSN : 1774 - 4547
Dépôt légal : à parution
Toutes photos non créditées : COMPRA SAS.
Photo de couverture :
Montagne Leaders
La reproduction, même partielle, de tous les articles parus dans le magazine
Montagne Leaders est interdite, sauf accord écrit de la rédaction.
De l’investissement, encore et toujours
« Impossible d’envisager une ouverture pour les fêtes ». Ces paroles, lâchées le 24 novembre au détour d’une allocution présidentielle, symbolise un doigt dans l’engrenage d’une communication hasardeuse, et incompréhensible pour le secteur touristique montagnard. Pression hospitalière, risque de cluster, cohérence européenne ont, tour à tour, tenté de justifier le maintien de cette posture ubuesque, qui autorise la période des soldes dans les centres commerciaux, tout en consignant des remontées mécaniques qui avaient fait montre de tous les protocoles et garanties sanitaires possibles. La fermeture administrative des remontées mécaniques cet hiver laissera aux professionnels de la montagne un sentiment durable d’injustice.
La colère et la frustration ont progressivement cédé la place à une forme de crispation, bien légitime au regard de l’incertitude et de la crainte pour leur avenir économique. Si les activités touristiques liées à
la neige, palliatives aux sports de glisse, proposées par les destinations de montagne cet hiver ont offert un divertissement, elles ne sauraient supporter le rôle de poumon économique territorial que constituent les sports d’hiver.
Les répercussions de la fermeture administrative des remontées mécaniques ne font que commencer au sein d’une économie particulièrement saisonnière pour tous ses acteurs et ses intervenants. Tous obéissent à un cycle de fonctionnement, désormais profondément dégradé. Si les « perfusions » garanties par l’État (PGE) ont pu constituer une solution à court terme, il est urgent de penser la relance à moyen et même court termes. La solution avancée par beaucoup est celle du soutien à l’investissement qui permettrait d’irriguer les différentes ramifications d’un écosystème. Sans quoi le bilan des investissements 2020, à découvrir dans ce numéro, n’est qu’un avant-goût de 2021. ▲
MICKAËL FROTTIER
Rédacteur en chef

Derrière les aménagements sur les domaines skiables et en stations, toute une filière économique de fournisseurs et prestataires de services...

26 L’INTERVIEW
YARIV ABEHSERA, PRÉSIDENT DE TRAVELFACTORY
« Hiver et été, la montagne
va regagner des nuitées »
8 GRAND ANGLE
Remontées mécaniquesUne vision parallèle
10 INDICATEURS
12 EN CHIFFRE
L’appel à l’aide du thermalisme
16 LA CHRONIQUE JURIDIQUE
Encadrement des activités sur les « domaines skiables » par Me Charlotte Trolez
18 DÉCRYPTAGE
Les sites nordiques gâtés pour Noël
18 LEADERS
18 ANNE MARTY
Présidente déléguée de DSF
20 ANTOINE PIN
Directeur des opérations Protect Our Winters –France
22 BENJAMIN THALLER
Directeur exécutif du cluster
Outdoor Sports Valley
24 CARNET
33
ENTREPRISES
33 SKAPING
L’utilité au profit de la visibilité
34 IDM
L’ADN de la proximité
36 MACCAFERRI
HELLOMAC, la protection connectée
38 PRINOTH
Damer le pion au CO2
40 ALPIPRO & DIGITAL MONTAGNE
Préparer une relance concrète


52
DOSSIER ATHLÈTES
Leur vision de la montagne
60
ENQUÊTE
INVESTISSEMENTS 2020
Une année en négatif
87
INITIATIVES
87 4 SAISONS
Puigmal se réinvente
88 DÉVELOPPEMENT DURABLE
Flocon Vert : un label qui fedère et engage
89 STRATÉGIE
La Compagnie des Pyrénées pour voir plus loin
90 STATIONS
Tapis roulant : l’exception qui confirme la règle
ART

STATIOSCOPIE : ISOLA 2000
91 FILIÈRE
Les fournisseurs, d’une seule voix
92 ÉVÈNEMENT
Chamonix a relevé le défi
95
AVIS D’EXPERTS
95 POPROCK
Transition, adaptation, éco-engagements : redéfinir la notion de valeur créée en montagne
99 UNIVERSITÉ DE TOULOUSE
Pyrénées : accompagner la reconversion des stations de sports d’hiver
102
ÉQUIPEMENT
106 LIVRES
Dessine-moi une montagne 42



Remontées mécaniques Une vision parallèle
TEXTE : LÉO GUILBERT. PHOTO : LÉO GUILBERT - COMPRA.
Un objet si familier devenu si rare. Mis à part quelques appareils fonctionnant pour les écoles de ski, les clubs et les différentes équipes nationales, tout est à l’arrêt. En cet hiver 2021, voir un télésiège tourner en France s’apparente à une vraie mission.
Un peu comme Arthur cherchant à découvrir le Graal. Alors, en marge de la Coupe du Monde de ski alpin à Chamonix fin janvier, la curiosité était trop forte d’aller voir ce TSF4 permettant aux athlètes, staffs sportifs, photographes et membres de l’organisation de rejoindre le haut de la piste de la Verte des Houches. Un instantané qu’il sera bon de ranger le plus tôt possible dans une boîte à archives. Alors vivement l’hiver prochain dans un monde normal. ▲

Julien Gauthier
Directeur
Développement Skiset
Quels sont les impacts de la fermeture des remontées mécaniques pour votre groupe ?
La réalité aujourd’hui, c’est que pour l’ensemble de nos magasins en station, nous enregistrons une perte moyenne de 90 % du chiffre d’affaires sur l’hiver, en sachant que l’hiver représente 85 % du chiffre d’affaires de l’année et que nos charges fixes s’étalent sur douze mois quand l’activité se fait elle sur quatre mois. Aujourd’hui, nous ne louons plus que des raquettes, des skis de fond et des skis de rando, ce qui représente 5 % de notre activité. Sur l’activité vente, c’est très compliqué également puisque nous ne vendons pas de casque, pas de masque, moins de gants, et pas de tenue de ski ou très peu. Et il ne faut pas oublier que l’on a fermé le 15 mars l’an dernier et que nous avions déjà perdu 20 % de notre activité annuelle, ce qui signifie que sur deux exercices consécutifs, nous perdons plus d’une année de chiffre d’affaires.
CHIFFRES
4 MDS €

C’est le montant des aides promises par le gouvernement du fait de la fermeture des remontées mécaniques. Cette somme, annoncée le 1er février dernier, pourrait même atteindre 7 milliards d’euros d’ici à la fin de l’hiver.
En sus de ces indemnisations, les exploitants de domaine skiable réclament à la Commission européenne un déplafonnement des aides dont le montant actuel est fixé à 3 M€ par entreprise.
Selon Jean-Luc Boch, président de l’ANMSM, ce plan devrait sauver 95 à 98 % de l’activité montagne.
SKI DE RANDO : UN MARCHÉ QUI EXPLOSE
Les chiffres sont sans commune mesure ! En deux ans, sur le mois de janvier, l’entreprise Ekosport a vendu 2,5 fois plus de paires de skis de randonnée sur son site Internet et dans ses magasins en Savoie. Si la hausse était déjà visible entre janvier 2019 et janvier 2020 (plus 150 paires, soit 20% de progression), les ventes enregistrées en janvier 2021 correspondent à une augmentation de 111 % des flux par rapport à janvier 2020. Une explosion qui trouve sa justification dans les envies de ski des Français à l’heure où les remontées mécaniques sont fermées.
9,50 M€
TENDANCES
TSL OUTDOOR
Le malheur des uns... Privés de ski, les amateurs de paysages enneigés ont notamment reporté leurs envies sur... les balades en raquettes. Pour le plus grand bonheur d’un des leaders mondiaux en la matière : TSL Outdoor. L’entreprise annécienne a du mettre les bouchées doubles pour tenter de répondre à l’explosion de ce marché.


- 66,9 %
Avalanche d’annulations
Selon une étude réalisée par le site Particulier à Particulier

C’est le montant du budget voté pour le tourisme et la montagne par le Conseil Savoie Mont Blanc. Hervé Gaymard et Christian Monteil, présidents des Départements de la Savoie et de la Haute-Savoie, ont également pris l’initiative de lancer les Assises de la relance du tourisme alpin au printemps. 2022
La moitié des experts touristiques interrogés par l’Organisation mondiale du tourisme (UNWTO) prévoient un rebond du tourisme international dans leur propre pays en 2022. À l’échelle européenne, 48 % espèrent ce rebond touristique dès le troisième trimestre de cette année 2021.
Vacances du 4 au 31 janvier 2021 et publiée le 2 février, les réservations pour les vacances de février ont baissé de 58,6 % en France par rapport à 2020. Sans surprise, le secteur de la montagne est le plus touché avec une baisse des réservations de 66,9%.






Bottes multifonctions pour les travaux forestiers avec classe 2 de protection anti-coupure



Chaussures fonctionnelles de haute qualité pour le TRAVAIL & les LOISIRS
Disponible chez votre revendeur:
Thermalisme. Le 17 février dernier, la présidente de l’ANEM, Jeanine Dubié, interpellait le gouvernement au sujet de la situation économique de la filière thermale. Le secteur présente certaines similitudes avec la situation des domaines skiables, à commencer par l’incertitude quant à une date éventuelle de réouverture...
Fermés entre mi-mars et fin juin en 2020, et à l’arrêt depuis novembre dernier, les établissements thermaux n’ont pu recevoir que 200 000 curistes médicalisés en 2020 (- 67 %). Une chute de fréquentation qui ne les exonère pas de leurs charges, une autre difficulté partagée avec les opérateurs de domaine skiable : supporter un taux de charges
fixes très important, estimé à près de 70%. Ces charges ne sont pas compressibles et même si les établissements thermaux ont bénéficié de certaines aides mises en place par l’État, cela reste insuffisant pour assurer la pérennité du secteur. C’est dans ce contexte que le président du Conseil national des établissements thermaux (CNETh), Thierry
Dubois, appelle au soutien : « Nous avons demandé une aide exceptionnelle de 82 millions d’euros sous forme de subvention pour couvrir les importants déficits car nous allons mourir. Ne pas aider le secteur, c’est condamner une médecine utile aux malades chroniques dont les ressources sont souvent limitées ».
Plus d’informations : medecinethermale.fr
Le secteur du thermalisme affichait une belle reprise depuis 2009, concrétisée par l’évolution croissante du nombre de curistes médicalisés.
(Source CNETh)
113 À L’ARRÊT
Au sein des 90 stations thermales que compte la France, 113 établissements thermaux sont contraints à la fermeture en raison des mesures de restriction sanitaire liées à la pandémie de Covid-19. Sur l’exercice 2020, cela représente une perte estimée à 110 millions d’euros.
10 000 EMPLOIS EN DANGER ! La pérennité du secteur concerne les établissements ainsi que les 10 000 emplois directs non délocalisables. Plus largement, 100 000 emplois directs, indirects ou induits non délocalisables relèvent de l’économie du thermalisme : un réel enjeu pour les territoires.

50 EN MONTAGNE Une cinquantaine de stations thermales sont situées dans des départements de montagne. Si les Alpes du nord et du sud n’en comptent qu’une douzaine, le Massif central et les Pyrénées sont particulièrement concernés avec respectivement 10 et 22 stations thermales.
825 M€ DES INVESTISSEMENTS L’embellie du secteur sur la décennie correspondait également à une stratégie liée à l’investissement. Sur la période 2016-2021, ce sont 825 millions d’euros qui avaient été consacrés à la rénovation des établissements thermaux français.

LE SKI SANS CONTACT POUR LES STATIONS

Un duo optimal : vente en ligne et Axess PICK UP BOX 600
Grâce à ce duo, les skieurs achètent leurs forfaits dans la boutique en ligne et les retirent sur une Axess PICK UP BOX 600 une fois sur place, ce qui évite tout contact physique et épargne en plus du temps. Avec leur forfait en poche, les personnes n’ont plus qu’à se diriger vers un lecteur. Le scanner contrôle la validité et ouvre automatiquement l’accès. Le passage est facilité grâce à des capteurs de présence permettant de détecter l’approche des skieurs. Bienvenue dans le nouveau monde du ski : teamaxess.com

LA CHRONIQUE JURIDIQUE ME CHARLOTTE TROLEZ
AVOCAT - DROIT DE LA MONTAGNE
LE DÉVELOPPEMENT DES ACTIVITÉS DE PLEINE NATURE, LIÉ À UNE VOLONTÉ DE DIVERSIFICATION DE LA PART DES ACTEURS DE LA MONTAGNE, A ENGENDRÉ DE NOUVELLES INTERROGATIONS SUR LE PLAN JURIDIQUE NOTAMMENT COMPTE TENU DU TERRITOIRE SPÉCIFIQUE QUE REPRÉSENTE LE MILIEU « MONTAGNE », MAIS ÉGALEMENT AU REGARD DU MAINTIEN DE LA FERMETURE DES REMONTÉES MÉCANIQUES EN CETTE
SAISON 2020-2021, CETTE SITUATION INÉDITE AYANT POUR CONSÉQUENCE UN AFFLUX DE PRATIQUANTS AVIDES DE GRANDS ESPACES.
Comment agir, ou réagir, afin de préserver la sécurité des personnes en un lieu habituellement réservé à la pratique d’activités de glisse règlementées par arrêté municipal : « les pistes de ski » ?
Étendue des pouvoirs de police du maire
L’article L. 2212-2 du CGCT prévoit que la police municipale a pour objet d’assurer le bon ordre, la sûreté,
la sécurité et la salubrité publique. Elle comprend donc notamment : « ... 5° Le soin de prévenir, par des précautions convenables... les accidents...et, s’il y a lieu, de provoquer l’intervention de l’administration supérieure... »
Le maire doit donc assurer notamment la sécurité, la tranquillité, la prévention des risques, les mesures d’assistance et de secours sur le territoire communal. À défaut, cela pourrait entraîner sa responsabilité ou celle de la commune, pour carence dans l’exercice de ses pouvoirs de police.
À titre d’exemple, tel est le cas dans une affaire ou une personne a été blessée suite à l’éboulement d’une falaise proche de la plage. L’accident s’est produit en un lieu où l’accès à la plage était interdit en vertu d’un arrêté municipal. Il ressort toutefois du procès-verbal de police et d’un constat d’huissier que, le jour de cet accident, seul un panneau, de surcroît en mauvais état, placé sur une barrière, informait les usagers éventuels que l’accès en était interdit en raison d’un danger d’éboulement. Par ailleurs, l’office du tourisme de la commune diffusait au public un dépliant assurant la publicité de ladite plage, sans préciser aucunement que celle-ci était interdite d’accès. Compte tenu de l’insuffisance de la signalisation de l’interdiction d’accès à ladite plage, et de l’information contradictoire donnée à ce sujet par un document municipal distribué au public, la Cour d’appel a considéré qu’en n’ayant pas respecté les obligations qui pèsent sur elle (art. L.2212-2 CGCT), la commune a commis une faute de nature à engager sa responsabilité à l’égard
de l’assurance. Pour rappel, la responsabilité pénale des collectivités territoriales ne peut être retenue que pour sanctionner les infractions réalisées dans le cadre de services publics pouvant faire l’objet d’une délégation et ce en application de l’article 121-2 du Code pénal, ce qui est le cas s’agissant de la sécurité sur les pistes de ski.
Au regard de ces éléments, et à l’heure où l’on s’interroge sur les modalités de mise en œuvre des pouvoirs de police des maires de station de montagne sur un domaine qui serait « redevenu du domaine montagne », il apparaît nécessaire de rappeler quelques définitions.
Définition du domaine skiable et fermeture des pistes de ski
La piste de ski alpin est définie au sein de la norme NF S 52-100 « P istes de Ski Alpin – Spécifications », reprise pour partie au sein du Code de l’urbanisme 1. Il s’agit à ce jour de la seule définition « légale » de la notion de « domaine skiable » lequel se définit comme suit :
« 1° Une piste de ski alpin est un parcours sur neige réglementé, délimité, balisé, contrôlé et protégé des dangers présentant un caractère anormal ou excessif, éventuellement aménagé et préparé, réservé à la pratique du ski alpin et des activités de glisse autorisées ; 2° Un domaine skiable est une piste de ski alpin ou un ensemble de pistes qui ont le même point de départ ou qui communiquent entre elles ou qui communiquent par le seul intermédiaire d’une ou de plusieurs remontées mécaniques (…). » La notion de « domaine skiable » est donc étroitement liée à la notion

de « piste de ski » et l’existence d’une piste de ski ne semble pas liée au fonctionnement d’une ou plusieurs remontées mécaniques.
Cela signifie qu’une piste, dédiée à certaines pratiques de glisse et sécurisée à cet effet, et ce indépendamment du fonctionnement d’une remontée mécanique, reste une piste de ski au sens du Code de l’urbanisme et de la norme AFNOR, dont l’accès doit donc être règlementé par arrêté municipal adapté au cas par cas.
S’agissant des autres pistes de ski non sécurisées, le maire, en application de son pouvoir de police et afin de préserver la sécurité des pratiquants devrait procéder à la fermeture de celles-ci par arrêté municipal, d’autant plus que certaines de ces pistes font encore l’objet à l’heure actuelle d’une préparation du manteau neigeux, qu’à cet effet des véhicules terrestres à moteur sont amenés à y circuler en pleine journée et enfin, que les installations de remontées mécaniques font l’objet de déclenchements préventifs d’avalanche afin de les sécuriser.
Ces motifs de sécurité des pratiquants justifient pleinement ces mesures de fermeture de ces espaces. Les arrêtés municipaux, règlementant l’accès ou actant la fermeture des pistes de ski doivent bien entendu être limités dans le temps et dans l’espace.
La signalisation de ces arrêtés devra être claire sur le terrain et ce même s’il faut noter qu’une cour administrative d’appel a précisé
LE CAS DES FRAIS DE SECOURS
Sur le fondement de la loi « Montagne » du 9 janvier 1985, complétée par décret, les communes peuvent demander le remboursement des frais en cas de secours apporté aux pratiquants de ski alpin et de ski de fond. En outre, l’article L. 2331-4-15° du CGCT prévoit la possibilité de demander le remboursement des frais engagés à l’occasion d’opérations de secours consécutives à la pratique de toute activité sportive ou de loisirs. Cette participation peut être exigée par les communes aux intéressées ou à leurs ayants droit. Les maires de stations de montagne devront donc s’interroger sur la gratuité ou non des secours concernant les activités misent en place sur les pistes de ski et revoir, le cas échéant, le contenu de leurs délibérations. Ces délibérations doivent faire l’objet d’une publicité par affichage en mairie (CGCT art. 2321-7) et dans tous les lieux où sont apposées les consignes relatives à la sécurité.
La Cour d’appel de Marseille a rappelé cette nécessité d’affichage dans une décision du 14 mars 2014 et a précisé « qu’à défaut de justifier de l’affichage de la délibération approuvant le principe et les conditions de remboursement des frais de secours en mairie et dans les lieux où sont apposées les consignes relatives à la sécurité, la commune ne pouvait légalement demander le remboursement des frais liés aux opérations de secours effectuées ».
que « compte tenu de l’étendue du domaine skiable, ni une délimitation physique des endroits permis et de ceux interdits, ni une surveillance de l’ensemble du domaine skiable ne pouvait être exigée de la commune » 2
La traduction de l’arrêté municipal, matérialisée sur le terrain par des panneaux, filets… reste le « t rait d’union » e ntre le pratiquant et ledit arrêté.
Activités organisées : des consignes de sécurité claires
S’agissant des activités organisées et autorisées en certains lieux de la station, des consignes de sécurité
claires doivent être affichées au départ ou à l’entrée des zones, et ce afin d’informer le pratiquant par exemple sur le niveau requis, la posture à adopter, les équipements de sécurité conseillés... Ces recommandations doivent être adaptées en fonction des activités en place. Il est enfin vivement recommandé de présenter et valider l’ensemble de ces dispositifs en commission municipale de sécurité. ▲
1 Article R122-4 du Code de l’Urbanisme
2 CAA Bordeaux, 30 oct. 2017, n° 15BX02675, M. et a. c/ Cne Bagnères-de-Bigorre

Sur tous les domaines nordiques en France, l’affluence a été énorme lors des vacances de Noël.
Décryptage
Les sites nordiques gâtés pour Noël
PENDANT QUE LES REMONTÉES MÉCANIQUES ÉTAIENT À L’ARRÊT, LES SITES NORDIQUES ONT CONNU DES RECORDS DE FRÉQUENTATION PARTOUT EN FRANCE DURANT LES VACANCES DE NOËL. DYNAMIQUE NOUVELLE OU SIMPLE EMBELLIE TEMPORAIRE ? ÉLEMENTS DE RÉPONSE.
Le contraste est saisissant. Alors que les remontées mécaniques restaient figées dans l’hiver, les pistes de ski nordique voyaient des milliers de pratiquants venir savourer ou découvrir les joies de la glisse. Attendue, cette vague du ski de fond et plus généralement des activités nordiques a été plus importante que prévue. Les usagers de la montagne lui ont trouvé des charmes et des ressources jusqu’ici laissées en retrait. « Il y avait une recherche de pratiquer une activité en plein air. Nous avons constaté la présence d’une nouvelle clientèle donc ce n’est pas qu’une parenthèse. Si on arrive à récupérer 20 % de ces nouveaux usagers, ce sera très bien pour nous », estime Jérôme Brunet, directeur du domaine d’Autrans-Méaudre.
À Bessans en Savoie, Laurent Vidal explique avoir bien préparé cette affluence exceptionnelle. « Notre stratégie était de proposer une multitude d’activités de façon qualitative afin de fidéliser et séduire les vacanciers. Nous avons constaté une mobilité supérieure sur le territoire de Haute-Maurienne Vanoise pour venir y trouver les différentes expériences que nous proposions : biathlon, patinoire, luge, ski de fond, cascade de glace et raquettes ».
Fréquentation exceptionnelle
Site emblématique, Les Rousses (Jura) a doublé son chiffre d’affaires par rapport à Noël 2019 réalisant 100 000 euros et 16 500 journées skieurs. Plus au sud, à Vallouise dans les Hautes-Alpes, la fréquen-
tation a, elle, plus que doublé par rapport à 2019 avec 4 700 journées skieurs contre 2 000 l’an dernier. « Nous sommes conscients de l’effet de report de la fréquentation de la clientèle alpine et ce sera peut-être difficile de faire plus. Nous verrons en février ce que nous pourrons retirer de ces bons chiffres », analyse Julian Barbarin, le directeur. À Serre-Chevalier, le chiffre d’affaires a triplé confirmant une tendance à la hausse de 25 % dans les Alpes du Sud. Au Val d’Azun dans les Pyrénées, la journée du dimanche 3 janvier a vu 1 200 personnes venir pratiquer. « Nous avons profiter de la chance que nous avions de pouvoir travailler d’autant que cela faisait près de huit ans que les conditions n’avaient pas été aussi bonnes », avance Sylvain Lanne. Ces conditions, justement, ont été un facteur clé de succès. « Globalement, nous avons eu de la chance puisque la neige est tombée au bon moment et la météo a été favorable. Ainsi, la deuxième semaine des

vacances a été exceptionnelle à tout point de vue. De nombreux sites ont doublé leur recette ou ont même dépassé leur chiffre moyen annuel sur quinze jours comme à La Bresse ou au Val de Morteau », étaye Marie Filotti, directrice de Nordic France.
Grand air et conflits d’usage Malgré ces fortes fréquentations, la physionomie des lieux de pratique et de l’activité en ellemême a rarement conduit à des regroupements de personnes. Un avantage notoire en période de Covid-19. Des configurations qui correspondaient également à ce que recherchaient les Français : grands espaces, nature et moments en famille. « Avec le ski de fond, les familles ont trouvé une nouvelle façon de partager une activité en prenant davantage le temps d’être ensemble, dans des cadres naturels », expose Marie Filotti. Après ce vent de fraîcheur, un nouveau défi se pose pour les sites nordiques : se préparer à accueillir un public plus large. Et cela passe forcément par un recrutement plus conséquent de vendeurs dans les magasins. Car parfois,
les caisses et les loueurs ont été pris de court face à la demande. « Nous avons tout ce qu’il faut ici pour proposer du bon ski. Nous allons travailler sur nos infrastructures et nos capacités d’accueil pour les saisons à venir », admet Jérôme Brunet d’Autrans-Méaudre. Il faudra également renforcer la communication afin d’éviter les conflits d’usages. « Beaucoup de primo pratiquants n’avaient pas les codes. Par exemple, des piétons marchaient sur les pistes ou les skieurs étaient en double sens. Nous devons travailler sur ces problèmes de cohabitation afin de proposer une offre et une pratique qualitative », analyse Laurent Vidal. Le directeur de Bessans met en avant quatre indicateurs pour remédier à ces dysfonctionnements : l’organisation spatiale, l’entretien du manteau neigeux avec des sentiers piétons adaptés, le balisage des sites et l’uniformisation de la communication par tous les acteurs de la station et les acteurs touristiques.
Sans aucun doute, le nordique saura capitaliser sur le succès de Noël pour s’affirmer sur le long terme. ▲ LÉO GUILBERT
RÉACTIONS
Sur la dynamique du ski de fond cet hiver :
Michaël Tessard
Directeur
SPL Les Saisies
« Nous avons doublé le chiffre d’affaires en comparaison avec une situation normale N-1 où l’alpin et le nordique étaient ouverts en simultané avec un bon enneigement. C’est donc le signe que la clientèle de séjournants présente sur les Saisies a fortement transféré sur cette activité. »
Franck Perrin
Directeur
Savoie Grand
Revard
« Le temps nous dira si cet engouement perdurera, mais parmi ceux qui se sont essayés au ski de fond, certains adhéreront et resteront forcément. D’autant plus que le ski de fond coûte un peu moins cher en termes de forfait et d’équipement que l’alpin. Chez nous, le ski de fond est égal au ski alpin au niveau des recettes. »
Marie Filotti
Directrice
Nordic France
« La crise sanitaire n’a été qu’un accélérateur d’une tendance déjà amorcée, autour des nouvelles attentes d’un séjour à la montagne, avec plusieurs activités et pas seulement le ski. D’où l’importance de la diversification que les domaines nordiques ont amorcée (...) Il nous faut travailler sur une stratégie « garantie d’activités » plutôt que « garantie neige », même si cette année, les conditions d’enneigement sont optimales. »
LEADERS
P20 ANTOINE PIN
P22 BENJAMIN THALLER



Anne Marty
Présidente déléguée de DSF
Directrice générale adjointe d’Altiservice depuis juillet 2019, Anne Mar ty est devenue la première femme présidente déléguée de DSF en octobre dernier. « Ce n’est pas un sujet selon moi d’être la première femme, ce qui compte, c’est l’envie et la complémentarité
que je peux avoir avec Alexandre Maulin ». Arrivée dans le milieu de la montagne en 2015 en tant que directrice des ressources humaines d’Altiservice, alors filiale d’Engie, Anne Marty a trouvé du sens dans ses nouvelles fonctions et un plaisir de se battre pour un territoire. «Je
ne repartirai pour rien au monde dans un autre secteur. La montagne m’a passionnée tout de suite », livret-elle. Directrice générale adjointe depuis deux ans, le développement des actions et des engagements RSE est un point fondamental de son quotidien. ▲ LÉO GUILBERT

























LEADERS

Antoine Pin « Mener une démarche collective »
FONDÉE EN 2016, L’ASSOCIATION PROTECT OUR WINTERS (POW) FRANCE SE VEUT COMME UN MOUVEMENT FÉDÉRATEUR POUR ENCOURAGER LE MILIEU DE LA MONTAGNE, DANS SON ENSEMBLE, À METTRE EN PLACE DES ACTIONS CONCRÈTES AFIN DE RÉDUIRE L’IMPACT CARBONE DES ACTIVITÉS DE SPORTS D’HIVER. DIRECTEUR DES OPÉRATIONS, ANTOINE PIN PRÉSENTE LES ACTIONS DE POW FRANCE ET LES OBJECTIFS POUR 2021.
Quelles sont les valeurs portées par Protect Our Winters ?
A.P- Nos valeurs sont regroupées sous trois mots-clés : rassembler, engager et agir. Nous avons une identité plus poussée sur le sport, à travers notamment les athlètes ambassadeurs, mais la montagne est aussi un terreau fertile pour une prise de conscience environnementale, pour se rassembler. L’idée est ensuite de susciter l’émotion, l’engagement par des vidéos ou en se basant sur des données scientifiques solides. Le tout, permet d’agir concrètement. Nous sommes très enthousiastes sur les actions individuelles, mais nous pensons qu’il est capital d’avoir et de mener une démarche collective afin de faire avancer les choses. S’il y a de multiples façons d’agir, l’effort collectif permet de développer une force puissante.
Quels sont justement vos leviers d’actions ?
A.P- On joue la carte de l’inspiration. Nous ne sommes pas là pour donner des leçons, mais pour susciter l’envie de s’engager, pour donner des clés afin de faire la différence dans la lutte contre le réchauffement climatique. Nous comptons beaucoup sur les athlètes professionnels, la Riders Alliance, pour transmettre nos messages. Nous avons su créer un petit écosystème de la montagne décarbonée avec des films, des projections, de la création de contenus. Par ailleurs, avec POW Europe (neuf pays, N.D.L.R), nous avons encouragé les adhérents à envoyer directement un courriel aux députés européens dans le cadre du vote sur la baisse des émissions de CO2 du Parlement européen en décembre dernier.
2011 DIPLÔMÉ EN SCIENCES DE L’ENVIRONNEMENT À L’UNIVERSITÉ MCGILL (CANADA).
2012 RESPONSABLE DES PROFESSIONNELS DU GROUPE UNI DES ÉDUCATEURS-NATURALISTES ET PROFESSIONNELS EN ENVIRONNEMENT (GUEPE) À MONTRÉAL.
2017 DIRECTEUR DES OPÉRATIONS DE POW FRANCE.
Quels vont être les temps forts pour Pow France en 2021 ?
A.P- Après la campagne « Save the ski train », nous souhaitons de nouveau nous positionner sur des sujets majeurs. Nous allons travailler sur un dispositif communautaire à l’occasion de la campagne des élections régionales puisque les Régions ont la compétence mobilité, et nous savons tous que la mobilité est le point noir du bilan carbone des stations de montagne. Nous allons également soutenir et participer à des projets d’athlètes sur un accès à la montagne sans voiture, développer une plateforme sur le transport et l’accès en station qui donnerait des réductions sur des forfaits de ski. En interne, le point important sera de développer la promotion des adhésions pour faire grandir la communauté et avoir plus de poids.

LANCES ET TÊTES EOS
STATIONS ÉQUIPÉES


DEMACLENKO sur les domaines skiables français : UNE CROISSANCE CONTINUE
STATIONS DE POMPAGE
DEMACLENKO – LEITNER FRANCE SAS LEITNER FRANCE SAS
Voie Galilée - Zone d‘activité d’Alpespace CS 50001 F-73800 Porte-de-Savoie - Montmelian Tel +33 (0)4 79 84 77 77 sales.france@demaclenko.com demaclenko.com
VENTILATEURS
ALBIEZ-MONTROND, AUSSOIS, AVORIAZ, BAQUEIRA, BEILLE, CHALMAZEL, CHAMONIX, CHAMROUSSE, CHASTREIX, CHATEL, COURCHEVEL, FLAINE, FLUMET, FONT D’URLE - COL DU ROUSSET, FONT ROMEU, FORMIGUÈRES, GOURETTE, GRAU ROIG, GUZET, HABERES POCHE, HIRMENTAZ, LA COLMIANE, LA CHAPELLE D’ABONDANCE, LA CROIX DE BAUZON - LA CHAVADE, LA MOLINA, LA MONGIE, LA PLAGNE, LE BIOT, LE BRABAN, LE LARCENAIRE, LE MOURTIS, LE SAUZE, LE SEMNOZ, LES ANGLES, LES ARCS, LES BRASSES, LES CARROZ, LES DEUX ALPES, LES GETS, LES MENUIRES, LUZ ARDIDEN, MEGEVE MONT D’ARBOIS, ORCIÈRES, OZ - VAUJANY, PAL ARINSAL, PEYRAGUDES, PIAU ENGALY, PORTE PUYMORENS, PRAZ DE LYS - SOMMAND, SAINT LARY, SUPER BESSE, SAINT PIERRE DE CHARTREUSE, SAMOENS, SERRE CHEVALIER, SOLDEU, STE FOY TARENTAISE, TELESKI DU MARKSTEIN, VALLOIRE, VALMEINIER, VALMOREL, VARS, VAL D’ISERE, VAL LOURON, 7 LAUX - NORDIQUE
3 choses à savoir sur Benjamin Thaller
SECRÉTAIRE, PUIS ADMINISTRATEUR DU CLUSTER OUTDOOR SPORTS
VALLEY, IL EN EST LE DIRECTEUR EXÉCUTIF DEPUIS UN AN.
1989 PREMIÈRES ARMES EN COMMUNICATION POUR PUBLICIS.
1995 DIRECTEUR DE LA COMMUNICATION INTERNATIONALE POUR LE GROUPE SALOMON.
2007 DIRECTEUR MARKETING AUPRÈS DE JULBO.

CRÉATIF. Benjamin Thaller est un « esprit libre », toujours à la recherche d’originalité, qu’il s’agisse de faire émerger un concept ou d’aller plus loin dans une idée. « C’est la curiosité qui permet de nourrir cette créativité », une curiosité vis-à-vis de l’actualité, notamment tout ce qui touche à l’international, la géopolitique et les voyages. Son expérience dans le secteur du marketing et de la publicité lui a confirmé sa volonté d’être toujours inventif pour « se positionner d’une manière différenciante ».
Aucune recherche fondamentale dans cette démarche, mais bien une application pragmatique : « la créativité doit servir à révéler l’authenticité, les caractères d’une personne ou d’une marque ».
Preuve que la créativité peut prendre plusieurs formes : Benjamin Thaller l’a aussi mise au service de l’évènementiel de Salomon avec la tournée Snow & DJ qui a arpenté les stations de sports d‘hiver cinq saisons durant !
ENGAGÉ. Le directeur d’OSV est investi : « L’intérêt d’une mission c’est la cause qu’elle sert par rapport à un client et à ses valeurs. J’ai toujours travaillé auprès de marques qui possédaient des cultures d’entreprise et des valeurs fortes, des éléments que j’étais amené à défendre, à cultiver et à enrichir par le marketing. » Il s’est ainsi longtemps impliqué auprès de Salomon, une marque engagée qui a cherché à amener de la nouveauté pour servir sa diversification, puis au sein de Julbo où innovations et nouvelles activités sont venues nourrir l’ancrage et l’identité de la marque. « Aujourd’hui je met cet engagement au service des valeurs de l’industrie outdoor, particulièrement dans le contexte actuel qui nécessite d’être combatif. Je ne mène plus un challenge pour une entreprise, mais pour un collectif fédéré qui fait face à des défis majeurs, notamment le développement durable et un nouveau contexte économique. »
MULTISPORTIF. Évidemment très impliqué dans l’univers du sport et de l’outdoor, Benjamin Thaller n’a pas eu à se faire violence : « Le sport, c’est ma vie ! ». Une chance dans une carrière qui lui réserve quelques moments de pratique uniques, aux côtés de champions ! Et cette passion est pour le moins éclectique. Des bords de planning en planche à voile, des journées de poudreuse skis aux pieds, ou des moments de sustentation en parapente : il lui est impossible de choisir entre ces « nirvanas extrêmes », auxquels il conviendrait d’ajouter le trail ou encore le vélo sous toutes ses formes. Tous les moyens sont bons pour profiter de la nature comme terrain de jeu, comme lieu de plaisir plus que de compétition. « Je suis un très mauvais compétiteur. Un trail, une étape du Tour ou la Trans’Jurassienne : j’aborde ces épreuves longue distance comme des défis personnels et des moments de communion avec d’autres personnes ».


DÉCÈS

Figure du Grand Bornand, à l’initiative de la création de la station, moniteur à l’ESF, directeur du ski club et élu local, André Deloche s’est éteint le 9 janvier dernier à l’âge de 78 ans.

Maire des Adrets depuis mars, Sophie Rivens a été élue présidente des domaines skiables des Sept Laux et du Collet d’Allevard, les domaines de la communauté de communes Le Grésivaudan. Elle est aussi membre du conseil d’administration de la SEM des téléphériques des Sept Laux.
Jean Berthier
Le directeur de la délégation Montagne d’Atout France passe la main. Juriste de formation, Jean Berthier est « tombé très tôt dans le tourisme ». Après un passage au service d’étude des aménagements touristiques de l’espace rural, il est devenu délégué régional au tourisme pour la Région Rhône-Alpes. Son parcours l’a ensuite éloigné vers la Normandie, puis les Pays de la Loire, avant de revenir
en 2011 en Savoie. Fier notamment d’avoir pu mettre en œuvre les propositions du Carnet de route de la montagne d’Atout France et d’avoir animé les Rencontres de Grand Ski, il laisse la direction de la délégation Montagne à Sylvain Charlot, assisté de Damien Z isswiller. « C’est dur de partir dans le contexte actuel. Mais je fais confiance aux montagnards. La montagne s’en relèvera ! »
1978 Premiers pas dans le tourisme en tant qu’enseignant à l’Afrat, à Autrans. 1979-2010 Délégué régional au tourisme : Rhône-Alpes, Normandie, puis Pays de la Loire.
2011 Directeur de la délégation Montagne d’Atout France.
UN CONSEILLER MONTAGNE
Maire de Servoz (Haute-Savoie) depuis 2014 et deuxième vice-président de la communauté de communes de la Vallée de Chamonix MontBlanc, en charge du territoire et de l’innovation, Nicolas Evrard a été nommé conseiller Montagne et Tourisme par Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales. Il sera plus spécialement détaché auprès de Joël Giraud, secrétaire d’État chargé de la ruralité, afin de mettre en place un programme Montagne, annoncé lors du congrès de l’ANEM en octobre dernier.
MOUVEMENTS

Depuis le 16 décembre dernier, David Chabanal est le nouveau directeur de l’office du tourisme de Serre Chevalier Vallée Briançon. À 50 ans, après les Arcs, les 3 Vallées et les Gets, où il a occupé le poste de directeur de l’OT de septembre 2017 à octobre 2019, il prend la succession de Gilles Vanheule.

Une évolution logique pour allier passion et travail. Après deux ans et demi à la tête de l’office du tourisme de Combloux, Christophe Lavaut a rejoint Val d’Isère depuis le 4 janvier. Diversifier les activités et redonner envie à la clientèle française de venir seront ses priorités.


Depuis le 1er décembre et la mise en place de la nouvelle DSP aux Deux Alpes, Jean-Charles Thomas est le nouveau directeur d’établissement des Deux Alpes. Après onze années passées chez les Autoroutes Paris-Rhin-Rhône dans la filiale Rhône-Alpes AREA, il a été choisi par la SATA pour gérer les 2 Alpes.














Conscients du potentiel des nouvelles technologies, nos experts s‘engagent à trouver les solutions les plus adaptées pour vous. Enneigeurs, ressource en eau, système de contrôle – choisissez le futur aujourd‘hui, pour profi ter du progrès technologique de demain.

WWW.TECHNOALPIN.COM













Yariv Abehsera
PRÉSIDENT DE TRAVELFACTORY
« Hiver et été, la montagne va desregagner nuitées »
Confronté de plein fouet à la crise du tourisme en montagne liée à la fermeture des remontées mécaniques, Yariv Abehsera, président de Travelfactory, reste néanmoins optimiste sur les perspectives touristiques qu’offre la montagne en toute saison.
Quels sont les impacts pour votre activité du fait de la fermeture des remontées mécaniques et quelles mesures avez-vous pris pour y faire face ?
Jusqu’au 30 oc tobre et l’annonce des mesures par le président Emmanuel Macron, nous enregistrions une croissance des réservations de 15 à 16 %. Avec l’expérience de Locatour - petit frère de Travelski spécialisé dans le camping, qui a
vécu l’impact de la première phase du Covid avec 95 % de baisse de chiffre d’affaires de mars au 11 juin, et un redémarrage en ultra-dernière minute comme jamais vu - nous avons tiré des leçons et nous avons constaté que le client voulait deux choses : une grande transparence en termes de conditions d’annulation et la certitude de pouvoir annuler s’il y avait un deuxième confinement ou des mesures de restriction.
De plus, courant juillet, nous avons inventé, avec notre assureur, l’assurance Zen, qui apporte la certitude d’être remboursé à 100 % jusqu’à J-1 et ce, quelle que soit la cause de l’annulation. La deuxième chose, c’est que nous avons amené une grande flexibilité dans la réservation en septembre et octobre. Nous demandions aux clients de verser 10 % d’acompte et offrions
la possibilité d’annuler à J-45 sans frais en raison du Covid.
Avec les incertitudes sur Noël et le jour de l’An, nous avons commencé à enregistrer les flux d’annulations pour arriver à une baisse de chiffre d’affaires de 93 % sur les vacances de fin d’année. Depuis les annonces du 7 ja nvier par Jean Castex, il ne se passe plus rien en termes de réservation, mais nous gardons malgré tout 25 % des départs prévus, ce qui nous étonne. Un constat confirmé avec la prolongation de la fermeture des remontées mécaniques sur février.
Dans ce contexte, comment avez-vous préparez les vacances février ?
Nous avions mis en place deux scénarios, et dans les deux cas, nous savions que ça allait être la folie. Le premier correspon-
LEADERS INTERVIEW
dait à l’ouverture des stations. Comme nous nous y attendions, il est tombé à l’eau le 20 ja nvier. Nous sommes donc partis sur le deuxième scénario, celui où les remontées mécaniques restaient fermées.
Nous avons remobilisé et nous avons fait sortir de l’activité partielle la quasi-totalité de notre support client afin que la communication auprès de nos clients soit optimale, que nous puissions être en mesure de leur expliquer toutes les instructions, leur donner des garanties sur les remboursements, et bien évidemment, mettre en avant la magie de la montagne sans le ski pour venir y passer des vacances régénérantes, car une partie des Français a exprimé son envie d’aller à la montagne pour s’aérer, changer d’air. Rien que sur la journée du 20 ja nvier, nous avons reçu 675 appels et c’était difficile de savoir quoi leur dire, car juridiquement, rien n’était alors décidé pour le mois de février. En étant optimistes, nous avions estimé pouvoir garder 30 % du volume des bookings que nous enregistrons normalement.
Comment imaginez-vous cette sortie de crise sans percevoir concrètement de lumière au bout du tunnel ?
La mission d’un manager, c’est d’essayer de se dire que de toute façon, nous sortirons du tunnel et de le gérer avec pragmatisme. Nous, nous l’envisageons étape par étape. Nous nous sommes déjà adaptés à Noël, comme nous nous adaptons actuellement, mais ce n’est pas pour ça que nous nous levons le matin. Là, la prochaine échéance, c’est de se projeter sur un nouveau scénario pour mars et avril et d’envisager le post-covid. Nous essayons d’enlever l’émotion et d’être hyperrationnel bien que ce soit très compliqué. Il faut également de la résilience et de l’empathie avec les collaborateurs, qui sont pour 50 % d’entreeux au chômage partiel et devant
2003
Lors d’un voyage en République Dominicaine, il découvre le concept de voyage all inclusive. C’est la naissance du concept Travelski qui sera lancé en 2005.
2013 Lancement de Skissim dans dix stations offrant du grand ski à petit prix.
2018 Rachat de Travelfactory par la Compagnie des Alpes.

faire face à un changement quasi-quotidien de stratégie. S’arrêter un an équivaut à un retard de trois ans dans l’expérience et la relation clients. C’est un très gros coup dur pour notre industrie.
Dans quelle mesure cette crise impacte votre stratégie à l’international ?
« C’EST UNE SAISON NOIRE, CAR LES DÉGÂTS SUR L’ÉCONOMIE ET L’EXPÉRIENCE CLIENT SONT CONSIDÉRABLES. »
Notre force et notre stratégie depuis quinze ans avec Travelski est d’être leader français, avec une base solide de clientèle française. Depuis trois ans, nous sommes sur la captation de clientèles étrangère, et aujourd’hui, 12 % de notre clientèle est belge. D’ailleurs, lors de la semaine «jeunes» du 30 janvier avec 4 500 Belges, nous étions à 0, c’està-dire sur une année blanche sur le marché jeune. De plus, nous avons racheté Snowtime, un tour-opérateur hollandais en septembre. Pour l’Angleterre, nous savions que c’était une impasse depuis août, entre le Brexit et les mesures du gouvernement (isolement, etc.), donc nous avons très vite abandonné nos ambitions sur le marché britannique qui n’était pas porteur cet hiver. Notre feuille de route aujourd’hui, c’est la conquête de clients internationaux pour les faire venir en France, mais aussi de faire en sorte que Travelski continue sa croissance sur le marché français tout en ayant une grande volonté
d’aller capter les marchés belge, hollandais et britannique. De plus en plus de tour-opérateurs, mais aussi de clients britanniques et hollandais vont en Autriche parce qu’il y a moins d’offreurs qui disent « la France c’est le meilleur territoire de ski au monde ». Nous avons un panel d’offres très large, pour tous les budgets, tous les produits nécessaires à un marché. Nous souhaitons donc gagner et capter des clients pour les faire revenir en France.
Malgré une saison blanche, quelles sont les perspectives du tourisme dans les stations de montagne à court et moyen terme ?
Pour moi, c’est une saison noire, car les dégâts sur l’économie et l’expérience client sont considérables. Je vais paraphraser la célèbre citation « le tout ski c’est fini, mais sans le sk i tout es t fini », car l’immense majorité des vacanciers viennent en station pour la glisse. Le reste des flux ne compensera jamais les pertes.
De plus, c’est inquiétant de se dire que des acteurs pourraient être menacés économiquement. Mais j’estime qu’au regard des aides globales du gouvernement et du travail de lobbying formidable des acteurs de la montagne, les opportunités seront immenses. Je pense que la montagne s’est payée une



Le spécialiste des livraisons en montagne en France et à l’étranger
- Tracteurs 4X4 - 6X4 - 4X2
- Semi porte-poulie avec support inclinable
- Semi spécial pour cable sur piste
- Semi avec essieu moteur pour très forte pente
- Camion grue 6X6 avec bras 63T et plateau 12,5 m
- Porte-char et remorque extra surbaissée
ZA Hermillon



LEADERS INTERVIEW
campagne de communication qui en temps normal, aurait coûté des milliards, car jamais il n’y a eu autant de prises de parole et de reportages à la télévision. Cela entraînera une curiosité quand tout sera rouvert. Je parie que la montagne va gagner des points dans les années à venir. Si nous nous transcendons et que nous sommes bons collectivement sur la qualité de service, nous pourrons arriver à conquérir de nouveaux clients qui ne venaient pas à la montagne, car ils n’avaient pas envie de ski, ou qu’ils pensaient la montagne désuète. Mais aujourd’hui, c’est un territoire de bien-être et de bien vivre et les chiffres de l’été le confirment.
D’ailleurs, pour Travelski, la montagne l’été est un véritable enjeu, non pas défensif mais bel et bien définitif en termes d’attentes clients. Ils veulent aller à la montagne l’été. Nous avons réussi notamment à séduire des CSP + qui n’ont pas pu partir à l’étranger. Je suis convaincu que la montagne va regagner des nuitées que ce soit l’été et l’hiver, ce qui va permettre de relancer les investissements sur les infrastructures, l’accueil, et l’entertainment.
Envisagez-vous une profonde modification du modèle touristique et des changements de comportements des clients suite à cette crise ?
Il y aura des évolutions profondes ,obligatoires et nécessaires. Je ne pense pas que cela changera profondément la volonté de vacances
et de dépaysement des Français. Par contre ça va changer l’attractivité du territoire dans sa globalité. L’industrie du tourisme ne pourra pas faire marche arrière sur la flexibilité des réservations et une transparence totale auprès du consommateur, à l’instar de ce qui se passe dans le retail. Cela va induire un changement des business models des distributeurs avec des impacts dont nous verrons les premiers soubresauts à l’automne 2021. Ceux qui auront réussi à prendre ce virage-là prendront des parts de marché.
Le deuxième grand sujet, c’est le retour à des vacances utiles, c’està-dire avec plus authenticité, plus d’osmose avec le pays dans lequel on vit. L’aubaine de l’été dernier c’est que les Français ont redécouvert la France. Du coup, je pense qu’il y aura une vraie appétence à redécouvrir l’à côté de chez soi, avec le sentiment de se dire « qu’en allant pas loin ou moins loin, on contribue à moins de pollution et à moins de surtourisme». Nous avons l’atout de la destination France, un territoire de vacances, de loisirs, de culture, de gastronomie l’un des plus riches au monde, et l’un des challenges va être de faire émerger, de digitaliser toutes ces offres pour continuer à attirer de plus en plus de Français ou des clients de pays limitrophes, tels que les Belges, les Allemands, les Suisses ou les Hollandais. D’autant que les gens sont fatigués par la crise du Covid et qu’ils auront donc besoin que l’on s’occupe d’eux. ▲
PROPOS RECUEILLIS PAR LÉO GUILBERT


LE VOLET ENVIRONNEMENTAL
Accompagnant les attentes clients, Travelski se positionne sur les bonnes pratiques dans les stations de montagne.
« Malheureusement, nous n’avons pas la main sur les investissements liés à ce sentiment que l’on doit avancer sur l’environnement, car nous ne sommes que distributeurs. Par contre ce que nous constatons, c’est que nos clients sont de plus en plus sensibles à une démarche écologique, de préservation de l’environnement, de séjours tout autour de cette logique bien-être, détox, ressourcement, air sain. Nous accompagnons cette démarche à travers différents messages, en encourageant à prendre le train par exemple. Nos clients sont vraiment demandeurs et en attente sur un sujet majeur comme celui-là. Il y a des labels ou des initiatives intéressantes qui existent. Par exemple, nous mettons beaucoup en avant Serre Chevalier qui a notamment mis en place des panneaux solaires pour l’électricité.
Ce ne sont bien des éléments pour la préservation de l’avenir et le développement d’une autosuffisante énergétique. Notre rôle est de relayer ces bonnes actions tout en n’étant pas acteur. De notre côté, nous discutons avec Rategreen, une start-up de rating produit sur notre empreinte carbone. Nous travaillons également sur l’empreinte énergétique des bâtiments en revoyant les systèmes de chauffage, l’isolation les fenêtres, afin d’être le moins énergivore possible. Nous faisons notre part de cette démarche collective mais, comme je l’ai déjà dit, nous avons besoin de transparence.
Aujourd’hui je ne peux pas énoncer des choses dont je ne suis pas responsable. Ce serait presque contre-productif et le client pourrait nous le reprocher ».
© Serre
Chevalier
Vallée
Briançon Laura Peythieu



ENTREPRISES
P34 IDM / P36 MACCAFERRI / P38 PRINOTH / P40 ALPIPRO & DIGITAL MONTAGNE

250
Comme le nombre de webcams panoramiques installées par Skaping en France et à l’étranger.
Skaping
L’utilité au profit de la visibilité
AVEC SES CAMÉRAS PANORAMIQUES, L’ENTREPRISE GRENOBLOISE A REVOLUTIONNÉ LE MILIEU DES WEBCAMS EN APPORTANT UN CONTENU HAUTEMENT QUALITATIF À L’INFORMATION BRUTE. CET HIVER, SKAPING A DÉVELOPPÉ UN NOUVEAU TYPE DE CAMÉRA.
Depuis novembre 2015 e t la première caméra panoramique installée à Val Thorens, Skaping n’a cessé de se développer pour devenir un acteur incontournable de l’image en temps réel. En 2017, trois ans après sa création, l’entreprise grenobloise proposait 50 caméras. Un chiffre aujourd’hui multiplié par cinq pour arriver à quelque 250 webcams dont deux tiers en station de montagne. La dernière née étant celle du Col de Porte en Isère, 20 kilomètres au-dessus des bureaux de Skaping. « Les stations nous font confiance. Nous cherchons à être immersifs, à aller chercher plus loin. Le format panoramique permet de réaliser de belles photos qui sont exploitables
par les services communication afin d’alimenter les réseaux sociaux », explique Jean-Pierre Caurier, président de Skaping.
Une vitrine pour les stations
Ces caméras 360° sont pensées et installées pour montrer l’enneigement en station. D’ailleurs, leur fréquentation est météo-dépendante avec jusqu’à deux millions de pages vues en une semaine si la neige est au rendez-vous. La page webcam d’un site Internet de station représente près de 50 % du trafic. La qualité d’image proposée par Skaping devient alors un atout majeur. Au Grand Tourmalet et à l’Alpe d’Huez, Skaping gère entièrement le parc des webcams et
met en avant son expertise pour rendre la couverture la plus efficiente possible. Cet hiver, Skaping teste une nouvelle caméra plus compacte et plus résistante du côté des Deux Alpes et du Grand Bornand. « Toutes nos années d’expérience sont injectées dans cette caméra qui sera présentée à Alpipro (l’événement a été décalé aux 9 et 10 juin 2021, N.D.L.R). Elle sera par exemple capable de capter la voie lactée et de proposer encore plus de contenus “whaou“ ». Même si le marché de la webcam est mature, Skaping veut garder un coup d’avance en anticipant les besoins clients en termes de communication. En France évidemment, mais aussi ailleurs. ▲ LÉO GUILBERT
L’une des webcams dans la station savoyarde des Menuires.
© Skaping
ENTREPRISES

Les bandages de galet, l’une des nombreuses facettes de l’activité d’IDM.
L’ADN de la proximité
SI CERTAINES ENTREPRISES BATISSENT LEUR SUCCÈS SUR DES PRODUITS REMARQUABLES, IDM Y A TOUJOURS
AJOUTÉ UN SENS DU RELATIONNEL EXEMPLAIRE, GAGE DE LONGÉVITÉ ET DE RÉUSSITE.
L’histoire d‘IDM naît de la volonté de deux collaborateurs du groupe Delire, Michel Rossi et Michel Porte. Ils associent leurs bons contacts au sein du milieu de la montagne à leurs connaissances techniques pour lancer cette entreprise à Annecy, qui deviendra l’une des premières à s’installer sur le parc d’activités d’Alpespace. Sa raison d’être : la maîtrise et l’utilisation du caoutchouc.
Dès leurs débuts, dans un contexte concurrentiel, l’équipe est soutenue par de nombreux opérateurs de domaine skiable. Au travers d’opérations de remplacement
de garniture de galets ou de poulies, IDM démontre ses capacités aux maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre et au STRMTG : service, qualité, et disponibilité.
Profession : apporteur de solutions
En même temps que se nouent de premiers partenariats avec des fournisseurs à l’international (Semperit, Hans Hall, Redaelli, MEB...), l’entreprise séduit par la proximité qu’elle entretient dans la durée avec ses clients.
« Pour faire du commerce en montagne, il faut être pratiquant de
montagne avant de vouloir être commercial », souligne son dirigeant Michel Rossi. « Notre philosophie est plus celle de l’entraide que celle d’une prestation chiffrée. Nous endossons le rôle de facilitateur, d’apporteur de solution, de produit ou de ser vice, pour faire face à des besoins précis. »
Reconnue comme le plan B – dans le bon sens du terme – ou l’alternative pour les opérateurs sans solution ou dans l’attente d’une prestation sur-mesure, IDM change peu à peu de dimension.
L’atout Câbles & Montage
D’autres activités viennent renforcer cette nouvelle image, via une diversification au-delà de l’univers du caoutchouc. Avec l’appui de Philippe Secretant et Hervé Marchal, IDM lance Câble & Mon-
1993
Ils travaillaient ensemble au sein de la division Montagne chez Delire. En 1993, Michel Rossi et Michel Porte s’associent pour créer IDM, alors installée à Annecy.
IDM EN CHIFFRES
100 %
« Tous les opérateurs de domaines skiables français sont en compte chez IDM. » L’entreprise intervient donc dans tous les massifs, avec toutes les typologies de station.

tage, initialement pour répondre à une demande sur les câbles de téléski et de treuil de damage. IDM élargit très rapidement ses prestations sur tout type d’appareil. Sa palette se diversifiant, IDM devient un acteur unique sur plusieurs secteurs essentiels aux domaines skiables (damage, remontées mécaniques, neige de culture...). L’entreprise compte par ailleurs quelques premières, comme l’installation du premier tapis à bande large à l’Alpe d’Huez.
Numérique, urbain et environnement IDM a ainsi progressivement bâti un business model et un positionnement sans équivalent, allant du revêtement de sol au câble de téléporté.
En 2015, une nouvelle dynamique s’installe avec la reprise de l’entreprise par Michel Rossi, secondé par Damien Laymond et Julien Guilloteau. Le trio s’est réparti les rôles et regarde l’avenir avec une ambition certaine. Même si la société prendra très prochainement
La personnalisation de dossiers et assises, pour la
41
Particulièrement investie à l’international, IDM distribue ses produits dans plus de 40 pays. L’entreprise réalise le quart de son chiffre d’affaires à l’export.
25 000
C’est le nombre de bandages vendus chaque année par l’entreprise savoyarde, aux quatre coins du monde.

un virage, celui du numérique (voir encadré), l’objectif reste la continuité de ce relationnel marqué par l’empathie, et même au-delà, avec de la valeur ajoutée sur certaines prestations de service, et un caractère premium pour certains produits. Cette offre enrichie vient se positionner face aux besoins exprimés par une nouvelle génération de dirigeants, notamment en termes de diversification (saisons, activités, solutions). Les autres défis sont ciblés : développer de nouveaux marchés et clients à l’export, et saisir l’opportunité de marchés en croissance, dont celui des transports urbains et touristiques.
En s’appuyant sur la complémentarité de ses activités, et des par tenariats avec les bons fournisseurs, ainsi que cette proximité clients qui est devenue son identité, l’entreprise IDM se tient prête à relever les défis, dont celui d’accompagner les domaines skiables et ses clients dans leurs challenges liés aux enjeux environnementaux... ▲ M.F.
AU TOUR DU E-COMMERCE
Lancée en ce début d’année 2021, la plateforme de e-commerce d’IDM est désormais en ligne en lieu et place de l’ancien site web.
Sur ce véritable portail marchand, les clients de l’entreprise, opérateurs de domaine skiable et autres, peuvent retrouver toutes les références IDM. L’ensemble des produits du catalogue est présent, et ce en cinq langues (Français, Anglais, Allemand, Italien et Espagnol).
En facilitant la fluidité du process de prise de commande, cette démarche de e-commerce s’inscrit, là encore, dans l’objectif de satisfaire le client avec une prestation fiable réactive et efficace.
La nouvelle rampe d’accès du DMC de l’Alpe d’Huez, équipée du revêtement antidérapant M25/M26.

LE DIRIGEANT
Michel Rossi
Après une première expérience réussie dans le caoutchouc au sein du groupe Delire, Michel Rossi fonde IDM en 1993, avec Michel Porte, pour équiper le secteur des remontées mécaniques et du damage. Il en est le Pdg depuis 2015, entouré d’une équipe dynamique.
station de Courchevel.
©IDM
©IDM
Maccaferri HELLOMAC, la protection connectée
L’ENTREPRISE, DONT LA FILIALE FRANÇAISE EST BASÉE À VALENCE (DRÔME), A DÉVELOPPÉ UN DISPOSITIF
QUI PERMET D’ENVOYER DES ALERTES POUR SIGNALER DES ÉVÈNEMENTS, DE TYPE ÉBOULEMENTS OU MOUVEMENTS DE TERRAIN, SUR DES MODULES DE PROTECTION.

C’est le nombre de batteries internes que possède un HELLOMAC, avec une durée de vie estimée à cinq ans. Aucune maintenance n’est donc nécessaire.
En décembre 2020, le groupe Maccaferri a posé son premier système HELLOMAC en Lombardie (Italie). Une innovation majeure face aux risques naturels. Depuis 60 ans, l’entreprise italienne Maccaferri, a développé en France une gamme importante de solutions dans le domaine de la protection contre les chutes de blocs et l’atténuation des risques naturels dont les écrans pare-blocs certifiés CE RB 2 000 et RB 3 000 très récemment. Mais la dernière innovation en date, qui a nécessité deux ans de recherche, est un système d’alerte capable de détecter des événements (rochers, déformations, affaissement, etc.), dans c h aque module de protection contre les éboulements, venant également de directions différentes (jusqu’à huit). Son nom : HELLOMAC.
Grâce à sa structure compacte et robuste, faite d’un alliage mé-
tallique spécial, il est capable de résister à des forces très importantes (jusqu’à 16 G d’accélération).
Des alertes géolocalisées
Il donne un signal d’alarme, en direct et dans tout type d’environnement par satellite, qui est immédiatement envoyé par courriel, SMS, ou via une application qui a été spécialement conçue pour cet outil. « Une fois l’alerte envoyée, le maître d’œuvre reçoit la localisation exacte de l’écran pare-blocs impacté sans la contrainte du réseau téléphonique puisque le système fonctionne par satellite » , détaille Pauline Riffard, chargée du marketing et de la communication. Dans les zones très éloignées, ce détail a toute son importance, comme cela est le cas dans le périmètre géographique de la métropole de Nice Côte d’Azur.
HELLOMAC est configuré pour être installé sur les différents mo-
dules d’une protection existante ou nouvelle et a été testé avec des énergies similaires à celles du SEL (énergie à laquelle l’écran peut subir des chocs successifs avec une réduction limitée de sa hauteur).
Pour une collectivité souhaitant installer un tel dispositif, cela représente une contrainte majeure en moins.
L’Italie avant la France
À l’heure actuelle, le dispositif connaît sa première phase d’expérimentation en Italie où les premiers résultats sont concluants puisque HELLOMAC a rempli sa fonction d’alerte. « Après ce chantier test, nous souhaitons désormais proposer ce produit en France, en parallèle de nos produits écrans pare-blocs. Il vient comme une solution complémentaire pour renforcer la sécurité ». En somme, le parfait allié de la protection en montagne. ▲ LÉO GUILBERT
Le
dispositif HELLOMAC installé sur des écrans pare-blocs.
© Maccaferri

ENTREPRISES
Damer le pion au CO2
EN DÉVOILANT LA PREMIÈRE DAMEUSE À HYDROGÈNE, LE CONSTRUCTEUR PRINOTH A FRAPPÉ UN GRAND COUP DANS LA LUTTE MENÉE CONTRE LES ÉMISSIONS DE CO2.

Après la dameuse hybride de son principal concurent, Prinoth poursuit la performance environnementale avec son modèle Leitwolf H2 Motion fonctionnant avec une pile à hydrogène. C’est dans l’air du temps : la course menée par les professionnels de l’industrie du ski pour réduire leur impact environnemental. Souvent pointées du doigt, les dameuses et leur consommation de diesel représentant 2% du bilan carbone d’une station de montagne, pourraient regagner du crédit avec les dernières innovations de Prinoth. Car mi-décembre, le constructeur italien a dévoilé deux modèles tendant à la neutralité en CO2. Le plus emblématique, le Leitwolf H2 Motion, qui fonctionne avec une pile à combustible à hydrogène, combinée à un moteur électrique. Il présente une autonomie de quatre heures. « Nos équipes de développement Prinoth ont su, avec le Leitwolf H2 Motion, allier propulsion écologique et puissance inaltérée. Avec ce nouveau modèle, nous sommes parvenus à combiner toutes les exigences liées à la performance en renonçant totale-
ment aux combustibles fossiles », a déclaré Klaus Tonhäuser, président de Prinoth. En phase de test depuis janvier, elle offrira une puissance (544 chevaux) égale voir supérieure à un modèle classique. Mais il faudra patienter entre quatre et cinq ans pour une commercialisation à grande échelle.
L’avenir en électrique
L’entreprise a présenté une seconde machine, le Husky eMotion, dotée d’un moteur entièrement électrique d’une autonomie de trois heures. D’une certaine façon, Prinoth crée une nouvelle ère dans la préparation des pistes puisque, grâce à ces deux modèles, un signal fort d’innovation est envoyé afin de combiner des technologies alternatives avec des applications exigeantes sur le terrain. Indéniablement, ces nouvelles dameuses vont être un précieux outil pour aider les exploitants de domaine skiable à atteindre la neutralité carbone d’ici à 2037, comme annoncé par le président de DSF Alexandre Maulin lors du Congrès de Grenoble en octobre dernier. ▲ LÉO GUILBERT

UN PREMIER MOONBIKES PARK À TIGNES
Du bleu pour plus de vert. Le modèle Leitwolf H2 Motion, équipé d’une pile à combustible à hydrogène est une première mondiale.
Finaliste du French Outdoor Awards Winter 2021 organisé par Outdoor Sports Valley, l’entreprise française MoonBikes fabrique et propose un engin sur neige : le snowbike 100 % électrique. Depuis les vacances de Noël 2020, cette sorte de motoneige est à essayer à Tignes sur un parcours dédié et géré par Évolution2. C’est la première fois qu’un MoonBikes Park voit le jour en France. Depuis, Les Saises et Flaine ont emboîté le pas. Avec l’exploitation grand public, les stations de montagne ont donc l’occasion de proposer une nouvelle offre à leurs clients.
SKITUDE POURSUIT SON DÉVELOPPEMENT
Présente dans 180 stations de montagne de 14 pays différents, Skitude possède une communauté de plus de deux millions d’utilisateurs. En décembre 2020, l’entreprise spécialiste des solutions digitales dans l’univers des activités outdoor, a annoncé le rachat de Liftopia et Spotlio, ainsi que son entrée en bourse chez Euronext à Oslo. Cette stratégie de développement permet à Skitude d’envisager de nouvelles acquisations à l’international afin de renforcer son leadership.
Riondet-Séripub : tournée vers l’avenir
Si le contexte depuis près d’un an pèse lourd pour les entreprises, Riondet Séripub a décidé de voir l’avenir avec optimisme et détermination.
Depuis plus de 20 ans, l’entreprise iséroise spécialiste des travaux de marquage industriel et publicitaire et des objets de communication, s’attache à développer et optimiser son savoir-faire et son service client unique. Aujourd’hui, Riondet Séripub compte 30 salariés qui se sont montrés solidaires, responsables et remarquablement efficaces ces derniers mois, aussi bien pour l’entreprise que pour ses 3000 clients. Et malgré une perte de chiffre d’affaires de 18 % en 2020, Franck Doumecq, son dirigeant, s’affiche plutôt optimiste pour les mois à venir. « Par chance, nous avons une partie industrie qui se porte très bien. Commercialement, c’est une
période assez calme et nous observons une certaine frilosité, mais nous avons quelques beaux marchés, textile y compris, qui nous permettent d’être sur des mois presque normaux, et de nous montrer confiants. Je me refuse à être pessimiste, d’autant que les finances sont saines »
Investir pour être prêt
Car malgré la crise, deux investissements majeurs ont été réalisés : une machine d’impression numérique grand format Agfa Tauro et une table de découpe Zund. « Clairement, c’est un coup de neuf sur le matériel existant et cela nous permet d’augmenter notre capacité à imprimer certaines matières. Nous construisons un modèle pour accélérer les délais et limiter les erreurs. Avec des machines plus rapides, moins énergivores, dotées de capacités de marquage et de découpe optimisées, nous faci-


litons notre travail et le service client, qui est dans notre ADN » S’implanter sur le marché écoresponsable et se tenir prêt pour la reprise de l’activité événementielle seront les autres défis pour Riondet Séripub. Être optimiste, améliorer l’outil de production, optimiser l’organisation, Riondet-Séripub met tout en place pour regarder demain avec sérénité.

Riondet Entreprises-Séripub BP 503 - 31 rue Irène Joliot Curie 38326 Eybens Cedex www.riondet-seripub.com contact@riondet-seripub.com +33 (0)4 76 24 00 00

ENTREPRISES
Alpipro
& Digital Montagne
Décalés aux 9 et 10 juin
À L’ISSUE D’UNE SAISON CATASTROPHIQUE POUR LES STATIONS DE SKI, LES DEUX SALONS SONT FOCALISÉS VERS LA RELANCE D’UNE ÉCONOMIE DE MONTAGNE AUX STRATÉGIES D’INVESTISSEMENT PERTURBÉES.

Afin de répondre aux contraintes sanitaires liées au Covid-19 et sécuriser la tenue des rendez-vous, Savoiexpo a décidé de décaler les dates d’Alpipro et Digital Montagne. Initialement programmés les 21 et 22 avril, les salons se tiendront donc cette année les mercredi 9 et jeudi 10 juin. Ces nouvelles dates, validées en concertation avec les partenaires, permettront également d’accueillir les visiteurs à une période où ils auront pour la plupart sécurisé les aides et les indemnisations. Avec une meilleure visibilité sur l’avenir, ils pourront ainsi se projeter sur l’exploitation de l’été et de la saison d’hiver 2021-2022.
Un point de rencontre attendu cette année
Les fournisseurs, les exploitants, les élus, qui se sont très peu rencontrés cet hiver, hormis par réunions virtuelles interposées, ont particulièrement besoin de se retrouver et plébiscitent majoritairement la tenue des salons en présentiel. Les exposants ont déjà confirmé pour la plupart leur présence, Alpipro et Digital Mon-
tagne s’annoncent donc comme un point de rencontre particulièrement attendu pour préparer concrètement la relance. Les salons rassembleront plus de 350 exposants et marques dans les secteurs de l’aménagement des stations de ski et du marketing touristique en montagne, et permettront aux décideur s d’échanger avec leurs fournisseurs et coconstruire avec eux, les prochaines saisons dans les meilleures conditions.
La relance de l’économie en ligne de mire des Assises En parallèle des salons, les 6es Assises des stations de ski du tourisme en Montagne – Montagne Next, s’annoncent comme un outil et une plateforme de réflexion particulièrement pertinents : les aides, l’investissement et la relance de l’économie en montagne seront au cœur des débats. Les Assises seront également accessibles sous un format digital avec possibilité pour les participants d’intervenir en temps réel et de retrouver l’ensemble des échanges en ligne ultérieurement. ▲ MICKAËL FROTTIER

FOA WINTER 2021
Les deux jours de salon sont décalés en juin pour un timing plus pertinent.
Le 9 février dernier, la liste des trois lauréats des French Outdoor Awards Winter 2021 a été dévoilée pour le plus grand bonheur des entreprises récompensées. Ce concours est organisé par le cluster Outdoor Sports Valley. Kiwi Precision, pour sa carabine de biathlon laser LV2 a reçu « l’innovation award». Ce kit a la particularité de reproduire les conditions de tir de compétition, tout en étant accessible à tous, et à tout âge. Moonbikes, pour son scooter des neiges électrique, a remporté le « start-up award » et EVVO, le « sustainability award », pour sa snowshoe spécial kids, une raquette enfant tout terrain, alliant souplesse et ergonomie, sans spatule et personnalisable.
ECORIDER LANCE UN LABEL
Basée à Chamonix et fondée par Stéphane Lagarde en 2009, Ecorider est la première école de ski et de snowboard engagée dans une démarche environnementale. En collaboration avec l’agence de communication Phalène, Ecorider a développé un nouvel outil numérique simple et gratuit pour permettre aux écoles de ski de mesurer leur empreinte carbone et les aider à mettre en œuvre des actions pour mieux protéger l’environnement. Ce label devrait contribuer à accompagner le milieu du ski face aux enjeux de demain.
POMA : COPILOT, un accompagnement optimisé pour les opérations de maintenance
En avril prochain, POMA va procéder à une grande mise à jour de sa plateforme digitale COPILOT pour permettre à toutes les installations qui ont jusqu’à 15 ans d’ancienneté, de bénéficier des fonctionnalités de l’application.
COPILOT, l’outil numérique qui met à disposition des exploitants l’ensemble de la documentation de maintenance à jour des appareils de transport par câble POMA, va évoluer. Après un an de développement, l’entreprise iséroise va proposer une mise à jour à ses clients.
« Depuis 2018, l’ensemble de la documentation de maintenance des appareils neufs est livré sous COPILOT. Aujourd’hui, nous sommes en train de finaliser une mise à jour qui le rendra disponible pour des appareils plus anciens, à partir de 2005 », précise Olivier Bertolami, directeur adjoint de l’activité Exploitation et Maintenance.

Les bénéfices de l’outil
L’application COPILOT a été développée avec les codes des applications actuelles. Elle est disponible sur tous les navigateurs internet comme sur des applications dédiées à Windows 10 et iOS, avec un avantage aussi indispensable que précieux : être consultable et disponible y compris hors

ligne. Un atout majeur alors que la montagne compte encore de nombreuses zones blanches.
« Un technicien de maintenance peut télécharger sur son ordinateur ou sa tablette, la documentation technique des appareils de son parc et se déplacer sans se poser la question de la couverture réseau » . Autre bénéfice de l’application, une prise en main facile. « Nous avons prévu une formation en ligne via notre plateforme d’apprentissage digital UPILOT® pour que les utilisateurs puissent être complètement à l’aise dans l’utilisation de toutes les fonctionnalités de façon efficiente » .
Nouvelles fonctionnalités Jusqu’à présent, COPILOT était seulement disponible pour les nouvelles remontées mécaniques. Désormais, l’extranet POMA, service proposé depuis 2005, va être intégré sur la plateforme numérique et ainsi regrouper l’ensemble de la documentation technique POMA au sein d’un même outil pour les 55 sociétés et 300 utilisateurs qui en bénéficient déjà. « Avec l’extranet, nous étions déjà novateurs. Ça va permettre pour tous les appareils après
2005 de bénéficier des mêmes fonctionnalités et faciliter le travail des personnels de maintenance en regroupant tous les documents techniques sur la même application » .
POMA-Exploitants : une collaboration fructueuse Avec COPILOT, c’est l’assurance d’avoir la documentation de l’appareil en question à jour en permanence, et une arborescence optimisée pour la trouver facilement. Les améliorations de l’application COPILOT sont le fruit d’un échange poussé avec les exploitants qui demandent une utilisation plus pointue. « Nous travaillons beaucoup avec Les Menuires par exemple. Les exigences du métier sont telles, que nous sommes dans un challenge permanent, repoussant les limites techniques afin de pouvoir leur offrir un service et des fonctionnalités toujours plus abouties. Avec la nouvelle mise à jour, nous pouvons assurer ces prestations sur un maximum d’appareils »
42 STATIOSCOPIE
P44 EN CHIFFRES / P47 LA SEM DES CIMES DU MERCANTOUR / P49 LE BUREAU D’INFORMATION TOURISTIQUE


Isola 2000 Neige & Soleil
À SEULEMENT TROIS KILOMÈTRES DE LA FRONTIÈRE
ITALIENNE, LA DESTINATION DU MERCANTOUR NE MANQUE PAS D’ATTRAIT. SI SA PROXIMITÉ AVEC NICE ET LA CÔTE
D’AZUR EN FAIT ASSURÉMENT UNE STAR DES ALPES DU SUD, SON ALTITUDE ET SON ENNEIGEMENT LUI VALENT DE FAIRE PARTIE DU MASSIF DES ALPES AU SENS LE PLUS LARGE DU TERME. FOCUS SUR CETTE FUTURE CINQUANTENAIRE !
Rien ne prédestinait l’ancien village de l’ Ieusola à devenir le siège d’une des stations les plus renommées des Alpes-Maritimes. D’autant plus que dès 1968, le Département souhaitait freiner son soutien au développement des sports d’hiver. Auron, Valberg, La Colmiane, Peïra-Cava, L’Audibergue en ont déjà bénéficié : « Le conseil général a fait ce qu’il avait à faire pour permettre le démarrage des stations. Maintenant il appartient à l’initiative privée de prendre des risques. ». * Dans ce contexte adverse, le projet Isola 2000 s’est concrétisé par la détermination de quelques hommes – dont le maire, Charles Rami, et le guide Jean-Marie Morisset – et d’un groupe d’investisseurs britanniques. L’histoire de la destination est lancée au début des années 70 : tandis que la Bernard Sunley Investment Trust Limited est autorisée à aménager le vallon du Chastillon, les pouvoirs publics se chargent des quatorze kilomètres de voirie nécessaires pour relier le village à sa station, une destination skis aux pieds à 2 00 0 mètres d’altitude. Le tracé de la route et son financement ne manqueront pas d’alimenter le débat public pendant de longs mois, tout comme sa sécurisation face au risque avalancheux. Les gardiens des deniers publics se sont vus opposer le maintien de la vie dans le « haut-pays » grâce aux emplois créés localement. Station de troisième génération, Isola 2000 est finalement inaugurée en décembre 1971. Ce fut l’un des derniers grands aménagements dans cette zone géographique, avant
que la création du parc national du Mercantour ne calme d’autres ardeurs.
À peine fondée, Isola 2000 est passée en 1979 dans le giron de capitaux libanais (Société internationale pour l’aménagement et le développement foncier). La station intégrée change encore de mains par la suite, notamment en 1991 (groupe Bouillon), puis en 1996 (Riccobono)... La stabilité n’est venue qu’en 2003, avec la création du syndicat mixte des stations du Mercantour, et celle de la SEM des Cimes du Mercantour.
Aujourd’hui bien ancrée dans le paysage des Alpes françaises, la destination connaît une popularité croissante comme en témoigne Mylène Agnelli, maire d’Isola : « Isola 2000 est renommée auprès de clientèles de plus en plus lointaines, de part son enneignement et grâce à nos champions qui rayonnent ». Et tandis que tous les Isoliens sont à pied d’œuvre pour célébrer, en 2021 les 50 ans de la station, la nouvelle édile n’omet pas de se projeter vers l’avenir. Deux grands enjeux devraient ainsi rythmer les dix années à venir : « t ransformer de nouvelles surfaces constructibles en lits marchands avec la volonté de les pérenniser au-delà du seuil des neuf ans et développer des activités hors-ski plutôt qu’après-ski, dont notre projet de luge 4 saisons ». Ces nouveaux aménagements ne manqueront pas d’enrichir un peu plus encore l’offre touristique d’un territoire où l’on peut d’ores et déjà skier le matin avant de se rendre à la plage l’après-midi ! ▲ M.F.
* : Extraits de délibération 1968 - Le conseil général et la création de nouvelles stations de sports d’hiver dans les Alpes-Maritimes - J. Tonnelier
Terre de champions
Très tôt associée à une image jeune, sportive et adepte des nouvelles glisses, Isola 2000 a aussi révélé nombre de champions, avec plusieurs titres olympiques ou paralympiques à la clé.

LA COMMUNE
1971
Date de création de la station. Trois ans plus tôt, le préfet prenait une décision péremptoire : « Ce projet réussira ou pas ; s’il échoue ce sera au détriment des finances du promoteur, et s’il réussit, ce sera une source de richesse pour le département. » L’avenir a choisi son camp : la destination célèbrera son cinquantième anniversaire cette année.
680 habitants
Maire : Mylène Agnelli La création de la station, plus en altitude, a permis de remédier au phénomène de l’exode rural.
9 798 hectares
800 emplois en pleine saison
Près de 700 saisonniers viennent en renfort de la centaine de permanents qui œuvrent au bon fonctionnement de la destination en temps normal.
875 m
Altitude de la commune
Mentionné dans des textes historiques dès 1066, le village d’Isola propose un patrimoine historique et culturel particulièrement riche.
1 825 m - 2 610 m
Plus bas et plus haut de la station À 2 610 mètres d’altitude, au débarquement d’un télésiège biplace, la cime de Sistron permet à ses visiteurs de deviner la Méditerranée, skis aux pieds...
2022
Echéance de la DSP
L’HÉBERGEMENT
10 000 lits touristiques
Dans le village ou sa station, la destination ne manque pas d’hébergements et propose notamment des hôtels trois étoiles, des résidences trois et quatre éoiles ou encore des gites trois étoiles.
21 restaurants
3 magasins de location
70% et 30 %
Part hiver/été dans l’activité touristique globale
Déjà entamée, la diversification reste un objectif pour permettre à tout un bassin de population de prendre de l’altitude plus souvent dans l’année.


LE DOMAINE SKIABLE
304 085
journées-skieurs *
Ce total matérialise, comme ailleurs, une saison hivernale 2019-2020 amputée par la crise sanitaire (- 36 jours d’ouverture). L’exercice précédent, plus conforme, avait enregistré 334 578 JS.
6,54 M€
de chiffre d’affaires de remontées mécaniques *
Là encore, ce montant est en deça du potentiel habituel de la station du Mercantour. Durant l’hiver 2018-2019, le domaine skiable avait permis de totaliser 7,26 M€.
45 pistes Snowpark renommé, ski en sous-bois ou ensoleillé, il y en a pour tous les goûts.
* : Données Top 100 édition 2020
120 km de domaine skiable
22
remontées mécaniques
Aux côtés de la télécabine du Mercantour, les télésièges de Valette et de Combe Grosse sont les principales artères du domaine. Ces trois appareils, installés entre 2004 et 2009, desservent respectivement les secteurs Pelevos, Saint Sauveur et Lombarde.
62 % de couverture en neige de culture
La station peut capitaliser sur une saison débutant très tôt. Les 430 enneigeurs, permettent de consolider le domaine en cours de saison, notamment sur les versants sud et sur la piste FIS.
ACCÈS & SITUATION
PAR LA ROUTE
À 1h40 de Nice, 3h40 de Marseille, 3h45 de Gênes et 5h00 de Turin.
PAR LE RAIL
Correspondance en autocars depuis la gare ferroviaire de Nice-Ville.
PAR AVION
À 3h00 de Paris et 3h30 de Londres, grâce aux correspondances en autocar depuis l’aéroport international Nice Côte d’Azur.
+ ET - DE LA STATION
+ Nature. Porte d’entrée du parc national du Mercantour. + La neige. L’une de stations les mieux servies de France, et d’Europe. + Accessible. L’aéroport de Nice est un véritable atout pour séduire la clientèle internationale.
- Stationnement. Comme dans d’autres destinations, c’est une problématique, particulièrement sur les périodes de vacances scolaires.
- Hébergement. La capacité peut encore être améliorée.



JEAN-CHRISTOPHE DESENS, DIRECTEUR DU DOMAINE SKIABLE D’ISOLA
2000
« Voir la Méditerranée depuis la cime de Sistron »

Votre enneigement naturel hors du commun est-il avéré ?
Le site a été retenu pour ses conditions d’enneigement et des caractéristiques techniques propres à l’implantation d’un domaine skiable. Malgré les écarts de température que l’on connaît actuellement, Isola bénéficie toujours d’un très bon enneigement, et régulier, grâce à des retours de nord-est et une limite pluie/neige au-dessous de 2 000 m d’altitude.
Vous disposez pourtant d’une installation de neige de culture conséquente.
Nous avons mis l’accent sur l’équipement en neige de culture pour préparer la sous-couche et garantir l’ouverture du domaine ; nous ouvrons habituellement fin novembre ou début décembre
Cela nous permet aussi de consolider le manteau neigeux sur nos versants sud, notamment sur nos pistes compétitions.
Ces conditions réunies nous permettent d’accueillir de nombreux clubs et fédérations en tout début de saison. C’est tout l’écosystème
de la station qui profite de cette fréquentation précoce.
Quels sont les atouts d’Isola ? Son implantation géographique tout d’abord, à proximité de la mer, et de Nice. Aux côtés de l’offre ski variée (snowpark, family park, téléskis ”découverte“ en accès gratuit sur le front de neige), Isola propose de nombreuses activités toute l’année. Enfin, la simplification du parcours client est un objecif pour cette station skis aux pieds ; notre abonnement Fidéli’Cimes s’inscrit dans cette dynamique.
Quels sont vos enjeux pour la décennie à venir ?
La poursuite de la diversification de notre offre est un objectif, ainsi que la présence de nos activités toute l’année. Nous sommes proches du littoral et de sa chaleur : nos activités « climatisées » tout l’été sont un atout. Et tout cela se fera dans la poursuite de notre démarche écoresponsable (gestion de la neige, ensemencement des pistes...) en collaboration avec le Parc national. ▲

UN NOM JEAN-MARIE MORISSET
Guide de haute-montagne dans la vallée de la Vésubie, Jean-Marie Morisset est rapidement contacté par les investisseurs anglais pour apporter son expérience technique et sportive au projet d’Isola 2000. En plus d’établir le schéma des remontées mécaniques, il fondera notamment l’école de ski de la station ainsi que son club des sports.

UNE DATE 2003
Le syndicat mixte des stations du Mercantour naît en 2003, sous l’impulsion de Christian Estrosi, pour regrouper les stations d’Auron, Isola 2000 et SaintDalmas-le-Selvage. Ce virage important pour les sports d’hiver dans le département a permis de sauver les stations grâce à une vraie stratégie d’investissements.
La télécabine du Mercantour, l’un des axes majeurs sur le domaine.
© Thibaut
Scherberich






LIONEL FERNANDEZ, RESPONSABLE DU BUREAU D’INFORMATION TOURISTIQUE D’ISOLA 2000
« Isola fait partie des stations les plus enneigées de France ! »

Comment s’articule la compétence Tourisme sur un territoire qui propose la montagne et le littoral ?
Depuis le 1er janvier 2019, c’est l’Office de tourisme Métropole Nice Côte d’Azur qui est en charge du tourisme de 49 destinations, dont Auron et Isola 2000. Il n’y a pas réellement de dichotomie mer/montagne comme on pourrait l’imaginer, mais plutôt une complémentarité. Notre positionnement marketing y fait d’ailleurs référence : vous êtes dans un pays, avec sa campagne, sa mer, sa montagne, et vous pouvez vivre toute cette diversité en une seule journée. Pour aller dans ce sens, nous sommes partenaire du groupe Boardriders : l’enseigne Quiksilver, qui en fait partie et dont le logo symbolise la mer et la montagne, a été attentive à notre positionnement.
Quelles sont les spécificités de la destination Isola 2000 ? Géographiquement tout d’abord,
nous faisons partie des stations les plus enneigées du pays, pour deux raisons. D’abord, car le front de neige se situe à 2 000 m, et d’autre part, car on bénéficie d’un phénomène météo particulier : la Lombarde. C’est un vent qui nous vient du golfe de Gênes, qui remonte la Lombardie et apporte les précipitations par le col de la Lombarde, situé trois kilomètres au-dessus de la station. Au plan culturel, Isola est une station qui a été créée dans les années 70, par un groupe anglais, sur une philosophie hédoniste, le sport plaisir, un peu sur le modèle de celui des Arcs. Précurseur sur le snowboard, la station a éga-
Le snowpark d’Isola 2000, l’un des atouts de la destination.
lement gardé cette empreinte, puisque le club Back to back, l’un des trois plus gros clubs français, a enregistré deux médailles olympiques (Tony Ramoin en 2010, Julia Perreira en 2018).
Isola 2000 est aussi une station ski aux pieds, avec ses avantages : cette galerie marchande, pas si esthétique, rend bien service à tous nos visiteurs pour faire du shopping à l’abri les jours de mauvais temps. C’est apprécié.
Et au plan immobilier ?
Sur ce point, nous avons un atout qui est également un inconvénient : de nombreux copropriétaires habitent à proximité et ne mettent pas leur bien en location pour pouvoir déclencher leur venue au dernier moment. Tous ces biens ne sont pas commercialisés le reste du temps...
Votre proximité avec l’Italie est-elle un atout ?
En saison hivernale, Isola n’est pas accessible depuis l’Italie via le col de la Lombarde. En revanche, nous balisons et nous damons la route qui mène au col de la Lombarde : on peut y monter même sans raquettes. En trois kilomètres seulement, les clients peuvent se rendre en Italie. C’est une offre touristique supplémentaire, avec une jolie vue sur le Piémont nord. L’été c’est un très bon atout, et pas seulement pour la clientèle en provenance d’Italie ou qui souhaiterait s’y rendre ; les motards et les cyclistes fréquentent beaucoup cette route du col de la Lombarde.
« NOTRE POSITIONNEMENT MARKETING EST CELUI D’UN PAYS, AVEC SA SAMPAGNE, SA MER ET SA MONTAGNE. »
Les clients sont de plus en plus demandeurs d’activités complémentaires, ou annexes. Depuis Isola, il est ainsi possible de se rendre à Sant’Anna di Vinadio, plus haut sanctuaire d’Europe (2 035 mètres d’altitude). ▲
MND : Des solutions made in France pour les destinations de montagne
Au cours de ces derniers mois, avec des projets majeurs pour développer hiver comme été les destinations de montagne, l’ensemble des équipes MND est resté mobilisé malgré le contexte sanitaire pour accompagner les projets, mener à bien les chantiers et mettre en service près de 100 installations sur tous les massifs. Ce fut particulièrement le cas en France, avec la réalisation d’infrastructures clés pour relier et améliorer les domaines ou nouveaux équipements de diversification afin de dynamiser les territoires. Car l’approche globale de MND répond aux quatre grands enjeux des destinations : les mobilités, l’enneigement, la sécurité et les loisirs.
Une vision unique qui concilie réflexion collective des aménagements et solutions techniques opérationnelles adaptées et ancrées dans le réel. Partenaire privilégié des exploitants depuis près de 20 ans, l’ensemble des solutions MND, entièrement conçues et fabriquées en France, contribuent à l’attractivité touristique et à la compétitivité économique des massifs pour que la montagne reste belle et sûre pour les touristes, performante et durable pour ses acteurs.
MND ROPEWAYS :
Aux Sybelles avec le télésiège débrayable six places « Gaston Express » et à Vaujany avec le téléporté mixte « Clos Giraud » pour redynamiser le plateau de l’Alpette, deux appareils stratégiques ont vu le jour en 2020 et ont été réceptionnés pour cette saison. De beaux succès pour l’alliance stratégique entre MND et Bartholet. Clés de restructuration pour ces deux domaines, ces installations de transport par câble permettent d’améliorer la connexion entre les différ entes zones de ces sites reliés grâce à des liaisons rapides, confortables et fiables. À 3800 mètres d’altitude pour le remplacement des guidages du téléphérique de l’Aiguille du Midi pour la
Compagnie du Mont-Blanc, ou sur les espaces débutants avec l’installation de tapis couverts sur de nombreux fronts de neige comme à La Féclaz, Flaine ou Vars, l’expertise et l’engagement des équipes MND ont permis de garantir l’attractivité des destinations cet hiver. C’est aussi le cas en Azerbaïdjan avec la réalisation d’un domaine skiable clé en main, en Chine où les équipes sont à pied d’œuvre pour installer une télécabine et un télésiège débrayables sur le site de Hebei Tourism Investment, ou encore en Suède avec la réalisation en cours d’un nouveau télésiège quatre places à Skuleberget, la zone la plus haute de la côte Baltique qui en fait un lieu reconnu du tourisme local.


MND SNOW :
Partenaires de l’enneigement aux côtés des nivoculteurs des domaines skiables, nos équipes MND SNOW ont accompagné, afin d’être prêt pour cette saison, les mises en service, la maintenance, la formation et l’optimisation des installations en France à La Rosière, Chamrousse, Lans en Vercors, au Grand Bornand et Valmeinier. Des systèmes d’enneigement aux technologies éprouvées qui garantissent qualité et durabilité des installations. Et le made in France s’exporte, avec l’équipement des stations autrichiennes de Katschberg Bergbahnen, Zell am Ziller ou Fiss, ainsi qu’en Asie où, au Japon dans la vallée olympique de Habuka-Nagano, MND a conçu et réalisé des systèmes d’enneigement automatiques de toute dernière génération pour le groupe Nippon Ski Resort Development. En Chine, se sont engagés de nouveaux
projets pour le groupe d’Etat Hebei Tourism Investment et son nouveau domaine skiable Golden Mountain,avec le démarrage de l’ingénierie de ce qui sera le plus grand système automatisé du pays qui verra le jour en 2022. Au-delà de la neige, MND SNOW est le premier constructeur à intégrer dans son logiciel de gestion de production de neige, la fonctionnalité permettant de produire une énergie propre grâce aux réseaux d’enneigement. C’est le cas depuis 2017 à La Thuile en Italie où les résultats sont plus que probants pour Funivie Piccolo San Bernardo, l’exploitant du domaine skiable, puisque trois ans après l’intégration de deux turbines hydro-électriques au réseau d’enneigement, l’investissement est déjà rentabilisé avec une production d’électricité de 20% supérieure à la consommation du système d’enneigement.
Le Téléporté mixte de Clos Giraud à Vaujany.
Enneigeur de dernière génération Makalu dans la station de St Anton en Autriche.
MND SAFETY :
En France, bien que les remontées mécaniques soient fermées, la protection des domaines et de leurs infrastructures reste une priorité pour les stations qui ont assuré la prévention du risque avalancheux cet hiver : c’est dans ce cadre que de nouveaux systèmes de déclenchements à distance Gazex et O’BellX ont été déployés par MND SAFETY à Flaine, Morzine, Chamonix, La Clusaz, La Mongie, Val-Thorens, au col du Portalet et pour la première fois sur le domaine des 7 Laux. Seuls systèmes au monde qui n’utilisent pas d’explosif, ils garantissent la sécurité des personnels et de l’écosystème où ils sont installés; des technologies made in France qui se sont encore exportées cette année en Italie, en Suisse, en Autriche, en Allemagne et aux États-Unis. Pour la première fois, des solutions MND SAFETY ont été installées en station de ski au Canada (Fernie), en Slovaquie ou encore en Géorgie, à plus
de 2 000 mètres d’altitude sur le domaine iconique de Gudauri, qui utilise depuis cet automne, à la fois des systèmes de déclenchements à gaz fixe s et amovibles, mais également des outils avancés de Monitoring leur permettant un réel contrôle du risque avalancheux dans son ensemble.
La sécurité et le maintien des accès de nombreuses routes de montagne ont aussi été confortés par l’ajout de matériels supplémentaires, dont celles menant à Tignes pour le compte du Département de la Savoie, à Arcalis, en Andorre, ainsi que la protection du tunnel routier de Haukli en Norvège. À ce jour, près de 3 000 systèmes MND SAFETY de prévention et de contrôle des risques avalancheux sont en service sur les pentes enneigées de tous les continents, afin de protéger non seulement les domaines skiables, mais également les routes, voies ferrées et sites industriels de montagne.


MND LEISURE :
Découvrir le s sites touristiques avec un nouveau point de vue, pratiquer une activité sportive ou ludique, vivre un moment unique en famille ou entre amis, les infrastructures MND LEISURE explorent de nouvelles expériences, disponibles été comme hiver, pour toucher un public toujours plus large. Des paris réussis avec des tyroliennes géantes à Autrans Méaudre, longue de 1 250 mètres, et au Col de la Faucille, à Mijoux, qui possède désormais la plus pentue de France avec 37 % d’inclinaison. Des attractions qui s’intègrent parfaitement aux sites grâce à une empreinte au sol limitée et une expérience aérienne épousant la topographie de tous les terrains. Pour rendre accessible à tous les envies d’évasion, Dracénie Provence Verdon agglomération a confié à MND LEISURE la réalisation d’une passerelle himalayenne d’une longueur de 70 mètres qui boucle une balade inédite au-dessus des Gorges de la Nartuby vers le village et dévoile ainsi tout le potentiel du panorama. Pour toujours mieux accompagner l’attractivité des destinations, une gamme de services complémentaires a été développée pour soutenir toutes les phases des projets comme à Valberg, dans le massif du Mercantour, où
ont été entièrement rénovées les deux pistes Alpine Slide, des luges d’été qui ont fait peau neuve en vue des beaux jours.
Une expérience en milieux naturels qui se transpose maintenant vers l’urbain avec la récente ouverture du site de loisirs à sensations au cœur de la Tour de Canton, en Chine, composé d’un skywalk et de trois parcours aventure à plus de 300 mètres de haut. Des projets toujours plus innovants et personnalisés pour créer de s offres différenciantes et uniques.
Découvrez nos références et bien plus encore sur www.mnd.com


Installation d’un nouveau système Gazflex en surplomb de la route d’accès à Tignes.
Tyrolienne la plus pentue de France au col de la Faucille
P54 FRANCE : DES DESTINATIONS UNIQUES AU MONDE / P55 INTERVIEW MARION HAERTY / P56 TÉMOIGNAGES : FERMETURE DES REMONTÉES MÉCANIQUES, UNE INQUIÉTUDE PARTAGÉE / P57 CLIMAT : QUELLE MONTAGNE POUR DEMAIN ?
Athlètes : Leur vision de la montagne
Sur les planches depuis tout petits, les meilleurs athlètes tricolores ont bénéficié des structures qui font les sports d’hiver en France : ESF, clubs, FFS, stations de ski, entreprises partenaires. Aujourd’hui ou hier au sommet de leur discpline, ils nous livrent leur vision de la montagne. Ces sportifs, affichent un discours reconnaissant et résolument tourné vers demain.
«La montagne nous offre le décor… À nous d’inventer l’histoire qui va avec ! » ( Nicolas Helmbacher). Pour les athlètes des différentes équipes de France de ski, l’histoire a bien souvent commencé jeune. Comme un prolongement presque naturel de la marche. Il est vrai facilité par un entourage de skieurs. Des parents passionnés et pratiquants, impliqués dans des clubs ou des écoles de ski. Un décor propice à l’éclosion de champion. « J’ai commencé à deux ans à peine dans la station des Monts d’Olmes dans les Pyrénées. Mon père et mon frère étaient moniteurs et ma mère était présidente d’un club de ski de bosses. C’est donc tout naturellement que j’ai opté pour la discipline », expose Perrine Laffont, la championne olympique et
n° 1 mondiale du ski de bosse. Pour d’autres comme Maurice Manificat, la révélation a eu lieu grâce à l’école. « Je suis né dans une famille très sportive, mais j’ai découvert le ski de fond à l’école. Je trouvais cela facile, je prenais du plaisir et j’ai par la suite profité de mes aptitudes et de mon tempérament pour le sport d’endurance pour travailler dur et atteindre l’équipe de France », e xplique le Haut-Savoyard.
La vie de groupe
Après l’initiation et les plaisirs de la glisse, vient l’heure d’intégrer un club et le circuit classique du développement vers le haut niveau. Mais aussi, le temps béni des mercredis et des week-ends avec les copains. Et enfin parfois, des sacrifices et des vies très chargées dès l’adoles-
cence. « Être avec les copains, partir en voyage, faire quelques conneries, vivre en communauté. J’aimais la vie que cela me donnait. Aujourd’hui c’est mon métier, j’aime toujours autant la vie que m’offre le ski même si c’est devenu plus sérieux », confie Clément Noël, formé dans les Vosges à Ventron avant de rejoindre à 14 ans, le prestigieux club des sports de Val d’Isère. Même son de cloche pour le biathlète Quentin Fillon-Maillet, pour qui « la compétition est vite devenue un moyen de s’exprimer, de retrouver les amis et de passer du temps en famille ». Un constat qui fait l’unanimité chez l’ensemble des athlètes interrogés dans ce dossier.
Un écosystème quotidien
Alors, au fil de la progression sportive, la montagne ressemble de plus en plus à un partenaire de jeu, d’émotions et de performances. « J’ai grandi au Grand Bornand, une station très familiale, avec une vie de village, avec un accès rapide aux pistes, où tout le monde se connaît, est solidaire. J’ai également connu la Nouvelle-Zélande plus sauvage quand j’étais petite, et les différents pays dans lesquels je vais chaque année. Je ne vois pas ma vie sans les stations », pose Tessa Worley, la
COMME LE NOMBRE D’ATHLÈTES INTERVIEWÉS DANS CE DOSSIER.
ILS SONT ISSUS DE CINQ DISCIPLINES.

double championne du monde de slalom géant. Un environnement de vie quotidien un peu magique bien que parfois assez circonscrit.
« Nous voyageons non pas pour visiter des pays, mais pour poser nos bagages dans des stations et monter sur des télésièges. J’en ai visité un bon paquet et j’aime l’ambiance qui y règne, à la fois festive et sportive », raconte Clément Noël. Pour cet hiver 2020-2021, il faudra repasser pour l’ambiance et la pratique du ski. Car toutes les épreuves de Coupe du monde ont sonné bien creux, se déroulant à huis clos, loin des fêtes populaires des années précédentes comme avec les 35 000 spectateurs à Chamonix.
La France au sommet
Ce qui n’est en revanche pas remis en cause, aussi bien chez les alpins que les nordiques, c’est bien la qualité des domaines skiables en France. « Nous avons en France certains des plus beaux et des plus grands domaines de ski au monde comme les 3 Vallées ou encore l’espace Tignes-Val d’Isère. Je parcours les pistes du monde entier et je trouve que la France offre des points de vues et une diversité de pistes plus riche que ce que l’on peut retrouver ailleurs »,
DES AMBASSADEURS
Dans le contexte particulier de la fermeture des remontées mécaniques, la Fédération française de ski (FFS) a mené une campagne de communication où les athlètes des différentes équipes de France vantaient les mérites d’intégrer un club FFS. Alors que les étapes de Coupe du monde en France (Val d’Isère, Courchevel et Chamonix) se sont déroulées à huis clos, que la situation actuelle peut décourager certains de poursuivre la compétition, que les enfants n’iront pas au ski cette année hormis sur quelques pistes avec tapis, les sportifs par leurs résultats et leur image sur les réseaux sociaux ont un rôle majeur d’ambassadeurs, reconnu et assumé, pour faire vivre l’image du ski et donner à tous l’envie de pratiquer.
estime le numéro un mondial, Alexis Pinturault. Mais aujourd’hui, tous sont inquiets face à la fermeture prolongée des remontées mécaniques.
Et demain ?
« Le milieu du ski fonctionne comme une famille. C’est un ensemble avec les stations, les remontées mécaniques, les écoles de ski, les commerces, les hôtels, les loueurs, tout le monde dépend de tout le monde et nous aussi en tant qu’athlètes. Nous pouvons courir mais nous sommes inquiets pour nos proches et nos stations », avance Tessa Worley. Une angoisse profonde de la saison blanche qui-
vient s’ajouter aux problématiques de réchauffement climatique et du manque de neige. « Les choses ne vont pas en s’arrangeant c’est une évidence, mais certaines avancées vont dans le bon sens pour nous aider, comme la neige de culture ou la neige de stockage, mais parfois cela fait peur et m’inquiète un peu », se questionne Quentin Fillon-Maillet. Cependant, et pour finir sur une note positive, la montagne regorge d’atouts : « la montagne c’est la liberté. Elle offre une variété incroyable en termes d’activités. Même avec moins de neige, elle a un bel avenir », prophétise Maurice Manificat. ▲ LÉO GUILBERT
Leader du classement général de la Coupe du Monde de ski alpin, Alexis Pinturault, comme tous les Bleus, s’inquiètent pour l’avenir des stations de ski.
Il faudra attendre 2022 pour revoir du public au bord et à l’arrivée des pistes de compétitions.
France : des destinations uniques au monde
DOMAINES SKIABLES
EN TERMES DE DOMAINES
SKIABLES DANS LE MONDE, LES ATHLÈTES EN CONNAISSENT UN RAYON. TOUS SONT UNANIMES
POUR PLACER LES STATIONS
FRANÇAISES TOUT EN HAUT DE LA HIÉRARCHIE
MONDIALE.
Toute l’année, de l’hémisphère nord à l’hémisphère sud, les athlètes des différentes équipes de France sillonnent le monde et posent leurs valisent et leurs équipements dans les plus belles stations. « Nous ne voyageons pas pour visiter des pays mais pour visiter des stations et des télésièges. Alors je peux dire que m’y connais. Et même si nous sommes plus sur une culture loisirs en France, nos stations sont belles, avec de superbes pistes et infrastructures pour accueillir les gens » , avance Clément Noël. Perrine Laffont va encore plus loin que son homologue de l’alpin. « Sans être chauvine, en France nous avons les meilleurs domaines skiables du monde. Il y a des gros domaines, aux États-Unis par exemple mais rien de comparable avec nos stations. C’est
vraiment quelque chose que je ne vois nulle part ailleurs »
Dans le top 3 mondial
Lors de l’hiver 2019-2020, arrêté au 15 mars, les stations françaises ont enregistré près de 43 millions de journées skieurs et réalisé un chiffre d’affaires de 1,269 milliard d’euros, restant solidement accroché à sa place dans le top 3 mondial derrière l’Autriche et les États-Unis. Si la balance économique penche en faveur des deux concurrents, ils ne peuvent en revanche pas rivaliser au niveau des kilomètres d’espaces skiables. Les 3 Vallées et les Portes du Soleil proposent d’ailleurs pas moins de 600 kilomètres de pistes chacun ! Mais, la particularité française ne repose pas uniquement sur ces chiffres. Car exception faite pour des disciplines un peu plus confidentielles comme le ski de bosses ou le halfpipe, les conditions de
pratique, que ce soit pour l’entraînement ou les étapes de Coupe du Monde, sont toujours optimales. L’été, les glaciers des Deux Alpes et de Tignes accueillent les tricolores pour différents stages, sans oublier le snowhall d’Amnéville qui reçoit les slalomeurs.
Le nordique a fait sa mue
9
LE NOMBRE D’ÉPREUVES DE COUPE DU MONDE ORGANISÉES EN FRANCE CETTE ANNÉE.

Pour le nordique, la variété des sites et de leur profil a toujours été un atout pour les sportifs qu’ils soient fondeurs ou biathlètes. C’est plutôt l’été que ça coinçait. «Les bons résultats dans les années 2010 puis l’avènement de Martin Fourcade et la démocratisation du biathlon ont permis de légitimer notre discipline et de justifier les investissements nécessaires à développer des parcours de ski roue suffisamment longs. Aujourd’hui, les conditions d’entraînements sont excellentes un peu partout et cela nous facilite la vie et nous permet de rester en France le plus possible. Avec le Covid, cela nous a bien aidés », étaye Maurice Manificat, récent second du Tour de ski. Ainsi, aussi bien pour les disciplines alpines que nordiques, les athlètes français bénéficient en France, de conditions de pratique au-dessus du lot. Avec parfois, au fil de la saison, la chance de pouvoir courir des Coupes du monde devant leur public. En décembre dernier, Covid-19 oblige, les spectateurs étaient absents lors des courses à Val d’Isère et Courchevel, comme d’ailleurs à Chamonix fin janvier. «C’est une fois que nous sommes privés du public que nous nous rendons compte qu’il nous manque. C ertes nous sommes dans notre bulle, mais les à côtés sont différents. Avoir les bénévoles, les organisateurs qui nous soutiennent à fond et être nos premiers supporters, cela faisait chaud au cœur », explique Tessa Worley, troisième du géant à Courchevel. Cette ambiance et cette vie de station font cruellement défaut cette année. Pour les touristes comme pour les athlètes. ▲
DOSSIER ATHLÈTES

MARION HAERTY, TRIPLE CHAMPIONNE DU MONDE DE SNOWBOARD FREERIDE WORLD TOUR
«La pratique en club m’a aidée à développer plein de compétences »

Qu’est ce qui vous a conduit vers le haut niveau ?
J’ai rapidement intégré le club de Chamrousse. Cela a été très simple d’y aller tant j’étais inspirée par mon grand frère, les magazines et mes rêves de devenir championne du monde. La pratique au sein du club m’a aidée à développer plein de compétences, la synergie de groupe permet de se dépasser, de créer un esprit de compétition tout en donnant des valeurs. La station m’a ensuite aidée à mes débuts et sur mes premiers résultats. Ensuite, dès mes 16-17 ans, j’ai eu mes premiers sponsors comme Rossignol avec qui je vis une vieille histoire (rires).
En tant que figure du snowboard et du monde de la glisse, vous sentez-vous un rôle de porte-voix ?
Aujourd’hui, en tant que sportifs, nous sommes nos propres médias. Avec les réseaux sociaux, nous avons les moyens de faire passer des messages. Il y a certes la performance, mais avec le contexte actuel des fermetures des remon-
tées mécaniques, je me dois de communiquer sur les règles de sécurité liées à la pratique en montagne. Derrière nos vidéos, il y a du risque et cela n’est pas accessible à tout un chacun, donc nous devons penser à transmettre les bons messages.
Justement, comment la fermeture des remontées impacte votre pratique ?
Je dois m’adapter au jour le jour. J’ai fait de nombreuses sorties en splitboard, mais j’ai aussi besoin de faire du volume donc je suis allée en Suisse. Mais indéniablement, c’est une période difficile pour tout le secteur et je me sens comme privilégiée avec mon statut de sportive.
« C’EST UNE PÉRIODE DIFFICILE
TOUT LE SECTEUR ET JE
L’environnement est un sujet qui vous tient à cœur. D’un autre côté, vous voyagez à travers le monde pour vos compétitions et vos vidéos. Comment cela peut-il influencer votre carrière ?
En effet, c’est un sujet compliqué. Je n’ai pas envie et je ne peux pas être une héroïne car je voyage beaucoup et souvent. Il est difficile de dire non à un voyage. Je constate la dégradation de l’environnement et je souhaite intéresser les gens à la protection de la montagne. Avec l’association Riders For Refugees, nous recyclons les habits pour leur donner une deuxième vie et aider les gens dans le besoin. Le milieu de l’outdoor a un impact carbone fort mais aujourd’hui, de plus en plus de marques travaillent sur des matériaux recyclés et durables. Dans ma pratique, je réfléchis également à privilégier davantage le local afin de réduire mes déplacements. Je dois profiter de mon aura pour motiver les gens à s’engager pour des bonnes causes.
Le nombre de pratiquant sur les pistes en France a tendance à stagner voir baisser. À l’avenir, avez-vous envie de vous impliquer pour faire évoluer les choses ?
J’aime le snowboard, la montagne et l’univers des stations. J’estime qu’il y a un vrai travail à faire auprès de la nouvelle génération et je pense qu’en France, on est peut-être un peu en retard à ce sujet. Il faudrait déjà rendre la montagne plus accessible. Je suis prête à aider les stations et j’espère que cela va bouger dans les années à venir. ▲
Présent et avenir, Marion Haerty est une sportive connectée
© Rossignol
DOSSIER ATHLÈTES
Fermeture des remontées mécaniques : une inquiétude partagée
TÉMOIGNAGES
BIEN QU’ENGAGÉS DANS LEUR SAISON, LES BLEUS PORTENT UN REGARD LUCIDE ET INQUIET SUR LA CRISE QUI TOUCHE LES STATIONS ET LA FERMETURE DES REMONTÉES MÉCANIQUES.
Au fil des semaines, au gré des annonces gouvernementales, l’horizon des remontées mécaniques s’obscurcissait. Pour se diriger vers une saison noire. Car depuis le 30 octobre, elles sont à l’arrêt forcé. Une situation qui devrait durer au moins tout le mois de février. Mais plus probablement s’étirer jusqu’à la fin de l’hiver, car à l’heure actuelle, l’éxécutif n’a donné aucune date de réouverture possible, certainement échaudé par les couacs de sa communication depuis la mi-décembre.
Seuls les sportifs de haut niveau et les clubs peuvent accéder aux remontées mécaniques pour les entraînements et la compétition. Évidemment, les skieurs des différentes équipes de France, que ce soit dans les stations de l’Hexagone ou à l’étranger, peuvent pratiquer sans aucune contrainte, si ce n’est, les tests PCR à répétition et les bulles spécifiques imposées par la Fédération Internationale de ski (FIS) ou la Fédération Internationale de biathlon (IBU). Mais à l’unanimité, l’inquiétude est grande pour le milieu dans lequel ils baignent depuis toujours. Et qui les fait vivre.
Clément Noël
« Nous sommes plongé s dans le système économique de la montagne et du ski. Tous nos partenaires font partie de ce milieu. C’est là que l’on se rend compte que c’est vraiment difficile actuellement. Tout est à l’arrêt, rien ne peut fonctionner pendant la pleine saison. Là, il n’y a presque pas de vie en station, et c’est un peu triste.

J’espère que ça pourra redémarrer pour que ce système économique local, mais généralisé dans nos vallées et dans la région puisse repartir et ne pas mourir, car il n’y a pas que les stations et les remontées mécaniques qui sont impactées, mais tout ce qu’il y a autour ».
Après sa victoire lors du premier slalom sur la Verte des Houches à Chamonix le 30 janvier, il en remettait une couche. « Si cette victoire fait un peu oublier la morosité ambiante, j’en suis très content et j’espère que l’année prochaine, nous allons pouvoir retrouver le public français, les stations ouvertes, des touristes et du monde».
Tessa Worley
« Le milieu du ski fonctionne comme une f amille. C’est un ensemble avec les stations, les remontées mécaniques, les écoles de ski, les commerces, les hôtels, les loueurs, tout le monde dépend de tout le monde et nous aussi
en tant qu’athlètes. Nous avons la chance de pouvoir courir mais nous sommes inquiets pour nos proches et nos stations. Mais on sait se battre et rebondir ».
Alexis Pinturault
« Oui forcément je suis inquiet, car je suis directement touché par la fermeture des stations et donc de l’hôtel familial. La situation est critique, beaucoup d’affaires ne s’en relèveront pas. La situation pour les jeunes dans les clubs est également inquiétante, car tous les enfants n’ont pas les moyens de s’entraîner, beaucoup vont se décourager et laisser tomber... C’est inquiétant pour plus tard ».
Perrine Laffont
« Clairement, pour l’économie du ski cela va être dur, c’est une évidence. Nous espérions tous une ouver ture pour février, mais cela n’a pas été le cas. Cette saison sans ski, c’est un réel manque à gagner». ▲
Vainqueur à Chamonix, Clément Noël espère rapidement retrouver le public, les stations ouvertes et les touristes.
© Compra
Léo Guilbert

Quelle montagne pour demain ?
CLIMAT LE RÉCHAUFFEMENT
CLIMATIQUE IMPACTE
LE COURS DES SAISONS
DES SPORTIFS. JUSQU’À
CHANGER CERTAINES
PRATIQUES ?
Des langues de neige entourées d’herbe, l’image est de plus en plus commune. Il n’est pas rare de voir des épreuves annulées faute de neige, comme cela a été le cas début décembre à Val d’Isère, contraint de supprimer deux géants à son calendrier. Et si la neige de culture et le snowfarming permettent bien souvent de remédier au déficit d'enneigement naturel, qu'en sera-t-il dans les années à venir si les températures continuent de grimper ? « Je pense que la discipline évoluera peut-être sur un sport d’été avec le ski roue, qui permet d’avoir des conditions plus stables toute l’année. Mais si on tend vers
« IL Y A UNE VARIÉTÉ INCROYABLE À L’ANNÉE.
cela, on va perdre le plaisir de la glisse, de l’hiver. L’hiver sera peut-être un moyen de se préparer. Cela paraît radical mais je ne sais pas comment ça va évoluer dans 10-20 ans », se questionne Quentin FillonMaillet, meilleur biathlète tricolore de la saison.
Une réadaptation
En tant qu’athlète, Perrine Laffont pose un regard lucide sur la situation et les changements qu’elle induit. « Nous constatons qu’il y a moins de neige, que les glaciers fondent plus vite. Les saisons évoluent aussi, la neige arrive plus tard dans la saison et nous avons des chutes importantes fin avril, début mai. En France, je pense que nous ne sommes pas en retard sur le mode de fonctionnement, pour proposer autre chose que du ski ». D’autres, comme le fondeur Maurice Manificat, qui réside dans le Vercors, terre de montagne à l’année, se montre positif malgré tout. « J'ai envie de dire que la montagne a une variété incroyable, notamment en termes de saisonnalité. Elle propose tellement de pratiques et pas uniquement l'hiver puisqu’il y a de quoi faire avec le VTT ou le trail par exemple. La neige c'est magique, mais la montagne est sans fin ». ▲

S’ENGAGER
Après avoir rangé les skis en 2018, après avoir décroché la médaille d’argent aux Jeux Olympiques de PyeongChang en halfpipe, Marie Martinod a d’abord commencé une carrière médiatique pour RMC avant de s’impliquer politiquement. Une façon directe de pouvoir influencer le cours des choses. Depuis mai dernier, elle est adjointe déléguée à la communication et au sport à Aime-La Plagne. « C’est un sacré challenge. Je vais acquérir les compétences politiques avec le temps. C’est différent de ma carrière sportive où tout était orienté vers moi et où tout allait vite. Le temps politique est différent, mais je prends mes marques, les projets avancent. Je pense que les compétences acquises durant vingt ans de sport de haut niveau sont un atout pour réussir. »
TRANSMETTRE
« J’ai très envie de transmettre mon expérience, car pour moi, c’est une mine d’or, des clés pour les jeunes de clubs et de comités pour comprendre des points techniques ou l’apprentissage du haut niveau. J’ai envie de partager mon vécu pour aider à la pratique de ce sport et favoriser son développement. Ce serait un juste retour des choses », indique Quentin Fillon-Maillet.
Quentin Fillon-Maillet en ski roue. Et si le biathlon devenait un sport d’été dans les années à venir ?
SOLUTIONS DE FORMATION DIGITALISÉES

DIGITAL TRAINING
Flexibilité & Sécurité pour les métiers du domaine skiable

Évoluez grâce des formations techniques ciblées et des méthodes pédagogiques innovantes
Évaluez et optimisez vos process métiers
Formation en ligne, formation en présentiel, mise à disposition de matériel pédagogique, accompagnement à l’exploitation & la maintenance :
Retrouvez toutes nos solutions sur UPILOT Academy
RDV sur https://www.upilot.academy pour créer gratuitement votre compte en ligne.




Telecabinas
1ère PLATEFORME EN LIGNE AVEC DES OUTILS 3D IMMERSIFS
4 ANNÉES DE RECHERCHE ET DE DÉVELOPPEMENT
5000 HEURES DE FORMATION DIGITALE DISPENSÉES

300 RESSOURCES PÉDAGOGIQUES SPÉCIALISÉES ET QUESTIONNAIRES D’ÉVALUATION
15 PARCOURS MÉTIERS PERSONNALISÉS APPROUVÉS POUR LE TRANSPORT PAR CÂBLE
***** conforme à la réglementation du transport par câble en montagne « SGS » (système de gestion de la sécurité) *****


Remontées mécaniques neuves
Remontées mécaniques modifications, maintenance Neige
Marketing numérique Divers 237,38
Équipements de loisirs Véhicules
2007 : 945 M€
ENQUÊTE
P62 ATOUT FRANCE / P64 DOMAINES SKIABLES DE FRANCE /P66 REMONTÉES MÉCANIQUES NEUVES / P68 REMONTÉES MÉCANIQUES - MODIFICATIONS ET MAINTENANCE / P73 RATIO D’INVESTISSEMENT / P74 NEIGE DE CULTURE / P76 DAMAGE / P77 ÉQUIPEMENTS DE LOISIRS / P78 TRAVAUX DE PISTES / P80 SÉCURITÉ DES PISTES / P81 VÉHICULES - DIVERS / P82 SIGNALÉTIQUE / P83 MARKETING & NUMÉRIQUE / P84 BILLETTERIE
Une année en négatif
La fin de saison 2019-2020, brusquement tronquée, aura donc eu raison d’une courbe des investissements globalement à la hausse depuis 2016. La chute des budgets consacrés à l’aménagement des domaines skiables en 2020 n’est une surprise pour personne. Il restait à en évaluer l’ampleur.
Ce total de 237 M€ marque un très sérieux coup d’arrêt par rapport aux 379 M€ à l’exercice 2019, et aux 399 M€ de 2018 ! Et personne n’est épargné. À l’exception du poste Véhicules (hors Damage), tous affichent une baisse conséquente, comprise entre - 18 % et - 51 % au regard de la moyenne quinquennale. Des budgets historiquement bas, au premier rang desquels figurent les remontées mécaniques neuves. Avec 93 M€ consentis en 2020, le poste phare est resté sous la barre des 100 M€, quand les dernières belles années flirtaient plus volontiers avec les 170 M€.
Les « stratégies » d’investissement de la part des opérateurs de domaine skiable ont laissé la place à des « arbitrages », dictés par les contraintes économiques immédiates. Souhaitons une politique de relance dédiée à l’investissement afin que ces décisions, bien compréhensibles face à un avenir encore particulièrement brumeux, n’aient pas renvoyé nombre de projets aux calendes grecques, ce qui impacterait la compétitivité de nos destinations de montagne.
Bilan des investissements 2020
par Atout France

Zone de forte turbulence
En 2020, 237 M€ ont été investis sur les domaines skiables français. Ce montant affiche une baisse de plus d’un tiers par rapport à l’année précédente et de plus de 25 % par rapport à la moyenne décennale. En France, les exploitants ont tout de même réinvesti cette année 18 % de leur chiffre d’affaires hors taxes, soit un taux de 9 points en-dessous de la moyenne décennale. Les investissements en remontées mécaniques (neuves ou en entretien) souffrent en première ligne affichant un recul de 100 M€ comparativement aux deux derniers bilans.
Les efforts annuels sur le système « descente » progressent encore…
L’analyse croisée de l’ensemble des indicateurs nationaux ne laisse, malheureusement pour cette année, que très peu de si-
gnaux positifs pour les acteurs de l’aménagement des destinations de montagne. Mais il y en a au moins un…
Malgré une baisse en volume importante cette année (-24 % par rapport à la moyenne décennale) corrélée à la baisse globale des investissements, le système « descente » (pistes, sécurité, damage, neige de culture, signalétique et divers) passe de 31 % à 34 %. Cette dynamique est notamment portée par les investissements sur les postes de damage et de sécurité (respectivement -14,6 % et +7,5 % par rapport à la moyenne décennale), nonobstant la chute vertigineuse sur les travaux de pistes et billetterie (respectivement -53 % et -42 % par rapport à la moyenne décennale).
Tour d’horizon de nos massifs Si sur la moyenne décennale, seul le poste de sécurité des pistes affiche cette année une hausse, aucun secteur de l’aménagement de nos reliefs n’est épargné. Les effets économiques de la pandémie de la Covid-19 bouleversent considérablement les schémas établis ou esquissés ces dernières années (stratégie de développement, de diversification, de consolidation ou de sécurisation) ; les choix d’investissement portent avant tout sur les priorités locales. Les Vosges signent deux nouveaux tapis couverts leur permettant, en complément des investissements d’appoint en neige de culture, d’afficher un bilan concentré sur La Bresse (avec 92 % des budgets identifiés).
Le Jura est l’un des deux seuls massifs à témoigner d’un bilan
en hausse (de plus de 70 % par rapport à la saison précédente).
Ce constat est néanmoins à relativiser dans la mesure où il est limité à deux installations neuves sur le domaine des Rousses représentant les trois-quarts des investissements du massif.
La Haute-Savoie affiche un bilan réduit de moitié : les investissements sur les remontées mécaniques enregistrent une chute vertigineuse de près de 70 %, les autres budgets se maintenant à 15 % près.
Représentant plus d’un tiers des investissements cette saison et affichant un recul de 40 %, chacun des postes savoyards a reculé de 25 % à 50 %.
Le territoire Isère-Drôme voit une progression de 15 %, principalement basée sur le bilan d’Oz-Vaujany qui installe deux nouvelles remontées TCD10 et TSCD pour 27M€, soit plus de 11 % du bilan tricolore.
Dans le Massif Central, 80 % des efforts ont été engagés sur la sécurisation en neige des activités de glisse sur les stations du Lioran, de Super-Besse ou du Mont d’Or, ce qui a laissé très peu d’opportunités cette année pour d’autres projets. Les Alpes du Sud ont renforcé leurs installations par le biais de plusieurs grandes inspections notamment sur Isola 2000, Auron et Montgenèvre. Le poste d’entretien des remontées mécaniques affiche ainsi une baisse de seulement 17 %.
Enfin, dans ses priorités, le massif pyrénéen fait le choix de la descente cette année : seuls 12% des budgets ont ainsi été alloués aux remontées mécaniques. ▲ Damien Zisswiller, Jean Berthier
ÉVOLUTION DES RECETTES BRUTES DES DOMAINES SKIABLES EN M€ COURANTS TTC
ÉVOLUTION DES INVESTISSEMENTS EN M€ COURANTS TTC
EN ATTENDANT 2021…
Le comparatif des deux courbes est saisissant : le manque à gagner de la saison 2019-2020, dû à la fermeture prématurée des domaines skiables mi-mars, a entraîné une répercussion d’ampleur immédiate.
Au-delà des nombres, cette représentation permet de mettre en valeur l’effort d’investissement habituellement consenti par les opérateurs de domaine skiable pour entretenir et améliorer leur offre touristique.
Cet indicateur se base sur un montant d’investissements HT et un chiffre d’affaires TTC issu du panel des répondants de l’enquête Top100 (ML280). Le chiffre d’affaires doit être divisé par 1,1 pour refléter la réalité.
Plus que ce constat pour 2020, c’est désormais l’exercice à venir qui pose question. Dans la foulée d’une saison blanche, le soutien à l’investissement apparaît indispensable pour réamorcer tout un écosystème touristique. ▲

Dans la difficulté, ne renier
ni ses valeurs ni ses origines
200 millions d’euros HT : c’est le chiffre d’affaires dont les domaines skiables ont été privés sur l’hiver 2019-2020 du fait du confinement intervenu à partir du 15 mars 2020 (soit 15% des recettes). 100 millions d’euros : c’est le montant qui aura finalement été arbitré sur les investissements de l’année 2020 (soit 30% environ de la moyenne des quatre précédentes années).
Rien d’étonnant, quand on sait que le modèle économique des domaines skiables est constitué principalement de coûts fixes : c’est donc en fin de saison que les recettes cumulées peuvent finalement dépasser, les bonnes années, les frais fixes engagés indépendamment de la fréquentation. Le chiffre d’affaires non réalisé en fin de saison s’impute assez directement sur le bénéfice de l’année (modulo l’activité partielle qui a pu être mise en place au printemps 2020).
Il est d’autant plus difficile d’évaluer l’impact de la baisse brutale de l’investissement sur la filière montagne que des arbitrages bien plus sévères vont devoir être faits sur les investissements de l’année 2021, en raison de l’absence totale de recettes des remontées mécaniques. L’indemnisation promise aux exploitants ne dépassera pas 70% de leurs frais fixes, les laissant avec au moins 30% de leurs frais fixes à couvrir, à quoi il faudra ajouter les charges variables qui auront été exposées au fil de la saison et qui ne seront pas indemnisées (ouverture aux ski clubs et autres activités déficitaires maintenues, par exemple).
L’hyper-saisonnalité de l’écosystème touristique de montagne est difficile à appréhender pour Bercy. Nous n’avons de cesse de rappeler qu’en seulement quatre mois de fermeture, les remontées mécaniques ont perdu 95% de leur chiffre d’affaires annuel. Avec nous, d’autres acteurs, professionnels des stations ou simples loueurs de meublés, accusent des pertes aussi lourdes.
Rares sont ceux qui s’en sortiront indemnes Et pourtant, dès cet été, nous entendrons sans doute comme l’été dernier des sirènes nous dire que la fréquentation dans nos belles montagnes est très bonne... comme si cela pouvait effacer une saison d’hiver entière de fermeture. Il est vrai qu’en bons montagnards, nous n’aimons ni nous
complaire dans nos difficultés, ni nous y afficher. S’il pose un genou à terre, rapidement, du bon pied, le montagnard se remet en marche.
Pourtant, c’est toujours un étonnement d’entendre un salarié, un professionnel ou un élu se plaindre de sa dépendance au ski. Il y aurait, semble-t-il, une certaine fierté à se vouloir insensible aux aléas qui caractérisent nos activités de neige.
C’est une attitude qui interroge. Peut-on ainsi insulter la terre qui vous nourrit ? La montagne est-elle sommée de se rêver à l’image de la ville, avec une activité tout temps 365 jours par an ? Quoi ? Nos métiers de pisteur-secouriste, conducteur d’engin de damage ou encore conducteur de remontées mécaniques ne sont-ils pas assez prestigieux ?
Devraient-ils encore pouvoir être exercés 12 mois sur 12, comme à l’usine ou au bureau ?
Avec ma modeste expérience, je mesure les efforts qu’il aura fallu déployer, avec mon père et sur les fonds de notre entreprise familiale, et aussi avec les élus du territoire pour les équipements publics qui entourent le domaine skiable, afin de développer l’Arvan et ses six (si) belles stations. Cela nous a pris deux décennies, et ces communes hier déclassées sont aujourd’hui créatrices d’emplois, investissent pour se renouveler, permettent à ceux qui le désirent de vivre sur leurs terres natales. J’invite les donneurs de leçon (ils ne les donnent pas, ils les vendent d’ailleurs) qui promettent un avenir meilleur à la montagne sans le ski, à se lancer sans attendre et avec leur propre argent dans tout projet de diversification qui leur paraîtrait susceptible de générer autant d’activité et d’emplois. Je leur donne également rendez-vous dans vingt ans.
Disons-le clairement aux voix qui s’élèvent un peu rapidement pour lapider le ski : diversifier nos stations : oui. Tourner le dos au ski : non.
Al exandre Maulin
Président de Domaines skiables de France





L’EXPÉRIENCE, C’EST

TS PINCES FIXES 4 PLACES SERRE-CHEVALIER


Efficace, adapté, fiable : le bon appareil au bon endroit



INVESTISSEMENTS 2020
REMONTÉES MÉCANIQUES NEUVES : 92 887 193 €
Même si certains tapis manquent au sein de cet inventaire, ce poste est l’un des plus touchés par le recul général lié aux investissements : - 44 % par rapport à l’an dernier, et - 34 % en remontant à cinq ou dix ans ! À titre de comparaison ponctuelle, l’exercice précédent comptait 20 téléportés parmi les 30 remontées mécaniques nouvelles (hors tapis). Ils sont « seulement » 11 en 2020. Les optimistes argueront que les travaux de futurs appareils ont
été étalés sur deux ans, à l’image du télésiège de l’Olympique aux Contamines ou de la télécabine de la Pointe de la Masse aux Menuires ; et que d’autres aménagements ont été différés suite au décalage du calendrier des élections municipales. Il n’en reste pas moins que ce total historiquement faible est, entre autres, porté par quatre télécabines, dont l’Eau d’Olle Express plus volontiers considérée comme un ascenseur valléen. ▲

DUR ABILITÉ

L›ÉCONOMIE D›ÉNERGIE EST UNE DES PRINCIPALES MESURES POUR LA PRÉSERVATION DE L›ENVIRONNEMENT. DE PLUS CELA INDUIT DES ÉCONOMIES IMMÉDIATES.
Depuis notre création en 1974, l’efficacité énergétique fait partie de nos valeurs fondamentales. De l’étude de projets à la fabrication de notre gamme de produits, les économies d’énergie sont au centre de nos préoccupations. Contactez votre représentant local SMI pour en savoir plus.
INVESTISSEMENTS 2020
REMONTÉES MÉCANIQUES - MODIFICATIONS ET MAINTENANCE : 36
100 503 €
« La tendance s’installe » : tel était notre titre l’année passée pour décrypter ce poste d’investissement, après 2018 et 2019, deux exercices remarquables en la matière (60,8 M€ et 56,5 M€).
Ce millésime 2020 repose les pieds sur terre avec un montant semblable à ceux connus dans les années 2000, mais qui s’éloigne drastiquement de la moyenne quinquennale (- 29 %).
Des montants dépassant le million d’euros ont tout de même profité à la télécabine du Mercantour (Isola 2000), la télécabine de Caboche (Megève), au funiculaire Perce Neige (Tignes), ou encore à la télécabine de Varet (Les Arcs).
Cependant, les perspectives de cet hiver devraient amoindrir encore les montants alloués à ce poste : la très grande majorité des remontées mécaniques n’ayant pas fonctionné, leurs opérations d’entretien devraient être très limitées. ▲
Station M aître Maître Ap pareils

GRAND LOUP ET ECHAUX
ARCS (LES) - PEISEY-VAL. ADS TC10 TRANSARC 2 - BENNE LONZAGNE
TS PARCHEY, COMBETTE, GRAND
PL AGNETTE, COMBORCIERE
ARCS (LES) - PEISEY-VAL. ADS TSD6 ARCABULLE,
ARCS (LES) - PEISEY-VAL.
ARCS (LES) - PEISEY-VAL. ADS FU NITEL ARC EN CIEL FATZER - ZURBRUGG -
ARCS (LES) - PEISEY-VAL. ADS TC 10 TRANSARC 1
ARCS (LES) - PEISEY-VAL. ADS
ARCS (LES) - PEISEY-VAL. ADS TSF4
ARCS (LES) - PEISEY-VAL. ADS
ARCS (LES) - PEISEY-VAL. ADS
ARCS (LES) - PEISEY-VAL. ADS TC 10 VARET
ARECHES - BEAUFORT SEMAB TSF4 COMBETTES
ARECHES - BEAUFORT SEMAB TKD CUVY
AUSSOIS SP L TSD6 ARMOISE - TSF2 FOURNACHE
TSF3 ETERLOU AUSSOIS
BONNEVAL-SUR-ARC TSF4 LES 3000
CORBIER (LE) / ST-JEAN-D’A. SATVAC TSD6 SYBELLES
LE PRAZ - LA TANIA TA NIA - TSCD JARDIN D’ENFANTS CO PRETEC - CMI TS C HAPELETS, ROC MERLET
COURCHEVEL - TK E EPICEA, COSPILLOT
INVESTISSEMENTS 2020
Station M aître Maître Ap pareils
NORMA (LA)
NORMA (LA)
NORMA (LA)
NORMA (LA)
NORMA (LA)
SAISIES (LES)
SAISIES (LES)
SAISIES (LES)
SAISIES (LES)
L TSF4 CARRETS - CHOZAL
L TSD6 CHARD DU BEURRE
L TSD6 BISANNE
L TK D AIGLON
SAISIES (LES) SP L TSD6 LEGETTE
INVESTISSEMENTS 2020 70
Station M aître Maître Ap pareils Entreprises Ty pes d’opérations
d’ouvrage d’œuvre
CHAMONIX/LES HOUCHES
CHAMONIX/LES HOUCHES TP H PLAN AIGUILLE
CHAMONIX/LES HOUCHES
PPELMAYR - FATZER - GI - R EMPL. CABLE
GRADEL BAUDIN - HALEC TRANSCABLE
10 BOCHARD
CHAMONIX/LES HOUCHES TP H BREVENT IDM - HANSEN INDUSTRIAL TRANSMI - REMPL. CABLE TRACTEUR
GE
PRAZ DE LYS / SOMMAND SP L TSF4 PIERRE ROUGE JACQUARD ELECTROMECANIQUE REMPL. AUTOMATE
ROC D’ENFER SA EM 6 AP PAREILS
SAINT-JEAN-D’AULPS
S AMBUY (LA)
JACQUARD ÉLECTROMECANIQUE CO NFORMITE COUPURE TRACTION
Station M aître Maître Ap pareils
COL DU ROUSSET TSD4 ROUSSET EXPRESS
DEUX ALPES (LES) DA L DM C JANDRI EXPRESS 1
DEUX ALPES (LES) DA L TC JANDRI 1 - TS ALPETTE, MONT DE LANS,
TH UIT, BELLE ETOILE,
INVESTISSEMENTS 2020 72

* : pour rappel, la saison 2019-2020 s’est terminée mi-mars.

CLAUDE GARDET
Directeur de la SPL Oz-Vaujany
« Cette saison est frustrante, même si côté Eau d’Olle, nous avons eu la chance d’obtenir la dérogation du préfet pour fonctionner en tant qu’ascenseur valléen. Nous avons pu

LAURENT FILLION
Directeur de la SEMABArêches-Beaufort
« Ce total d’investissements est porté par la télécabine du Bois. Les premières études pour cet appareil remontent à 2011. Ce projet a été intégré au schéma directeur de la collectivité locale, conformément

SÉBASTIEN
BENOÎT-GUYOD
Président du Synd. mixte de dév. de la station des Rousses
« Notre seule et unique compétence pour l’heure est le développement et l’investissement autour de l’activité alpine. Mais la station a pris le virage du quatre saisons il
RATIO D’INVESTISSEMENT
ouvrir quelques jours durant les vacances de Noël pour faire découvrir la télécabine à la population et à la clientèle. Tout le monde a été agréablement surpris. Les travaux préparatoires avaient débuté dès 2019, ainsi que la fabrication de l’appareil durant l’hiver : nous avons pu maintenir sa réalisation en 2020, malgré le confinement du mois de mars lié à l’arrivée du Covid. Cette télécabine sera complétée au printemps par un ascenseur incliné afin de faire la jonction entre la gare d’arrivée et le village.
au contrat d’affermage existant entre la commune et la SEMAB. Ce niveau d’investissements est permis tous les dix ans environ grâce à la collectivité. Cet appareil de liaison vient remédier à un point noir identifié auprès de notre clientèle. Initialement pensé comme un télésiège débrayable, plusieurs fonctionnalités ont fait évoluer le projet vers la solution d’une télécabine : transporter les débutants depuis le secteur de Planay vers les tracés bleus de celui de Grand Mont, offrir une solution simple de retour pour les clients ne souhaitant
y a vingt ans : on ne va pas ralentir cette volonté. Et ces investissements ont aussi été pensés pour développer du quatre saisons autour de ces équipements. Ces deux télésièges ont permis de créer Jura sur Léman. La réflexion initiale était de transformer le télésiège des Jouvencelles en débrayable. En 2016, le projet de mutualisation des deux domaines est né. L’exploitation de la partie suisse, reprise par la Sogestar, devenait intéressante économiquement et touristiquement à partir du moment où une remontée
Côté Clos Giraud, l’ordre de service a été donné dans l’hiver, et son installation a été impactée par la crise sanitaire : le lancement du chantier a été un peu plus compliqué, même si les entreprises l’ont très bien géré. Nous l’avons réceptionné en janvier, et pour l’heure il n’a pas encore reçu de clients. C’est frustrant car on attendait depuis des années cette évolution sur le domaine qui permettra une meilleure desserte du secteur de Montfrais. Nous sommes impatients de pouvoir le faire découvrir. »
pas s’engager sur la piste rouge Perches, ou si ce tracé devait présenter un déficit d’enneigement.
Ce choix d’une télécabine comprend également une dimension économique puisque le profil permettait de faire l’économie de dix pylônes par rapport à la solution d’un télésiège.
Enfin, si l’arrivée de la télécabine ne créée pas une nouvelle offre de ski, elle redonne de l’intérêt à la piste Perches dont le départ et l’arrivée coïncident avec ceux de ce nouvel appareil. »
reliait les parties suisse et française. Nous en profitons pour remercier les partenaires financiers qui ont accompagné ce projet. Hélas les remontées mécaniques sont à l’arrêt alors que l’enneigement est là. Au-delà de la frustration, pour nous et nos clients, il existe une forme d’inquiétude : nous savons que l’État prend des mesures pour nous accompagner, mais nous attendons d’en savoir plus sur l’enveloppe dont nos exploitants de domaine skiable pourront pourraient bénéficier. »
INVESTISSEMENTS 2020
NEIGE DE CULTURE : 36 001 807 €
En sortant d’une ère relativement faste – plus de 57 millions d’euros investis annuellement sur la période 2015-2019 – rien d’étonnant à ce que le secteur de la neige de culture soit plus timide (- 30 %) au sein de cet exercice 2020 si particulier.
L’essentiel des budgets porte sur le renforcement d’installations existantes, leur optimisation, ou vise de meilleures performances de production. Ces travaux d’amélioration, en termes de consommation de ressources notamment (air, eau, électricité), sont le plus souvent insoupçonnés.
Ceci étant, onze projets, répartis au sein des différents massifs, dépassent tout de même le million d’euros de budget, dont celui de la retenue collinaire de Chamrousse.
À noter : l’apparition d’investissements en faveur de systèmes d’enneigement « toute température ». ▲
Station Op érations
Fournisseurs

M ERIBEL MOTTARET PI
(LA)
DECENNALE COMPRESSEUR - GMAO MARTOÏA TP - IMAGINA PL AGNE (LA) SA LLE DES MACHINE TE CHNOALPIN
P RALOGNAN-LA-VANOISE FINALISATION RES. (MARMOTTES)
RENFORC. ET RETROFIT POMPAGE MA J LOGICIEL
ROSIERE (LA) EX TENSION RESEAU
SAINT-SORLIN-D’ARVES
(LES)
EN NEIGEURS CA RATELLI - MARTOÏA TP TI GNES DI
TOUSSUIRE (LA) EN NEIGEMENT NOUV. PISTES
Matériel
CHAPELLE D’ABOND. (LA) DI
(LINGA) - BRASSEURS - TECHNOALPIN
ENN EIGEURS - SUPERVISION - DEM ACLENKORE GARDS - DIVERS AQ UAGO CLUSAZ (LA)
- MORILLON
SIXT.
INVESTISSEMENTS 2020

DAMAGE : 29 614 694 €
La période faste de 2017-2019, qui avoisinait les 40 M€ annuels, est révolue. Le montant de 2020 revient vers des valeurs que le marché connaissait antérieurement. En retrait, ce bilan est dû, pour partie, à une moindre proportion cette année de machines liées à l’activité nordique, plus petites et moins onéreuses.
Aux côtés d’un marché de l’occasion toujours très faible, les systèmes GPS permettant d’optimiser la gestion de la neige restent prisés.
À souligner cette année : la demande d’accessoires pour faire face aux divers usages des engins de damage (transport, déneigement...). ▲
ÉQUIPEMENTS DE LOISIRS : 7 129 187 €
2019 avait été un record en la matière avec près de 13 millions d’euros consacrés. La comparaison doit donc être plus ancienne pour rester valable : avec « seulement » - 20% par rapport à la moyenne quinquennale, le secteur des loisirs, notamment hors sports d’hiver, limite la casse. S’ils ont pu être réalisés avant juin 2020, ces investissements n’auront pas manqué de participer à la bonne saison estivale de tous les massifs de montagne l’année dernière. Il convient de noter que le secteur est porté par les luges, dont les installations des Angles et de Pra Loup (non listée). ▲
Station Installation - matériels
SAVOIE : 1 312 000 € AILLONS (LES) - MARGERIAZ

PISTE LUDIQUE
SAISIES (LES)
(LA)
SONORISATION (FLEGERE, AIGUILLE DU MIDI)
INVESTISSEMENTS 2020
TRAVAUX DE PISTES : 6 403 606 €
Les travaux de pistes affichent leur plus petit total de ces quinze dernières années. Avec 6,5 millions d’euros engagés, le secteur est en retrait de plus de 50 % par rapport aux cinq ou dix dernières années ! Le poste reste pourtant toujours mené par quelques opérations d’envergure dans tous les massifs. Cette année, ce fut encore le cas à Méribel, Jura sur Léman, Morzine ou encore Peyragudes. Pour le plaisir de la clientèle mais aussi pour faciliter la préparation du manteau neigeux – qu’il s’agisse de la production de neige de culture ou du travail de damage – la volonté d’optimiser les tracés existe. Mais les travaux de pistes ont peut-être fait partie des variables d’ajustement suite à la saison hivernale 2019-2020 tronquée ? ▲



















Immoos Conseils et Services





Immoos vous propose ses conseils et services personnalisés pour les systèmes et matériels d‘évacuation. Vous profitez de l‘expérience et des connaissances d‘Immoos pour une gestion rationnelle et e cace dans le domaine de l‘évacuation des installations de transport à câbles!

www.immoos.com


INVESTISSEMENTS 2020
SÉCURITÉ DES PISTES : 4 834 823 €
C’est la plus faible chute de cet exercice 2020 de l’enquête Investissements : - 14 % par rapport à 2019, et - 18 % si l’on se réfère à la moyenne des cinq années précédentes, mais seulement - 3 % à dix ans. Loin des montants colossaux consacrés à d’autres secteurs, plus visibles, les budgets alloués à la sécurité des pistes restent stables, grâce à son statut de fonction essentielle, pour ne pas dire obligatoire. Ces investissements couvrent des infrastructures sur les domaines skiables – et même en amont lorsque l’on évoque les systèmes de déclenchement préventif d’avalanches – mais aussi le matériel utilisé par le personnel des services des pistes. Les mauvais chiffres de l’accidentologie en montagne de cette saison hivernale 2020-2021, alors même que les remontées mécaniques ne fonctionnent pas, sont là pour rappeler le danger inhérent à cet univers. ▲

VÉHICULES : 5 677 868 €
Les véhicules (hors damage) constituent le seul poste affichant une progression au sein de cette enquête 2020, avec + 60 % par rapport à N-1, et + 66 % par rapport à la moyenne quinquennale. Mieux : c’est un record en la matière depuis qu’ils sont dissociés de l’item Divers (exercice 2009). ▲
DIVERS : 12 545 808 €
L’onglet Divers est, lui, très majoritairement dominé pas les montants consacrés aux bâtiments, qu’il s’agisse d’ouvrages dédiés aux professionnels ou à l’accueil de la clientèle. Dans les deux cas, le confort, la performance énergétique et la sécurité d’utilisation sont les objectifs poursuivis. ▲
INVESTISSEMENTS 2020
SIGNALÉTIQUE
: 1 884 273 €
C’est le plus faible montant d’investissement cette année, derrière le tout récent Marketing & Numérique. Il faut remonter à 2012 pour trouver un montant inférieur en matière de signalétique. L’exercice 2020 affiche un retrait de 25 % par rapport à 2019, et même de 30 % si l’on se réfère à la moyenne 2015-2019. Si les opérateurs de domaine skiable ont étoffé leurs équipements au fil des années, il n’est pas impossible que la signalétique ait pu être une première variable d’ajustement au sein des budgets d’investissements suite à l’hiver 2020 écourté.
Pourtant, nul doute de l’importance qu’ils attachent à cet élément au sein du parcours client. Une signalétique efficace se fond dans l’ensemble d’un séjour réussi ; lorsqu’elle est déficiente, elle peut devenir un facteur « irritant » risquant de pénaliser l’expérience client. ▲


MARKETING & NUMÉRIQUE : 1 425 717 €
Dernier-né au sein de de cette enquête, depuis 2017, le recul manque encore pour analyser ce poste. Ceci étant, les domaines skiables ne s’y trompent pas et investissent tout au long du parcours client. En amont du séjour, les webcams sont relayées sur des sites web attractifs, et la vente en ligne fait l’objet de toutes les attentions. D’autres services numériques deviennent indispensables une fois sur place (appli smartphone, wifi grand public). Quant à l’analyse de consommation et des comportements de la clientèle, elle constitue un travail à l’année. ▲
INVESTISSEMENTS 2020
BILLETTERIE
: 2 876 232 €
La billetterie a-t-elle fait les frais des premiers arbitrages financiers des opérateurs de domaine skiable ? Si la liste ci-dessous n’est pas exhaustive, elle totalise la moitié du montant habituellement consacré à ce poste.
Certes le renouvellement des bornes et l’équipement des nouvelles remontées mécaniques maintient l’activité de ce secteur. Pour autant, faut-il voir dans cette chute une première conséquence de l’inactivité des remontées mécaniques en fin d’hiver dernier ? L’absence de vente de forfaits liés au domaine skiable depuis le 15 mars n’est pas sans répercussion. Les supports non vendus ont permis certaines économies en constituant un stock. Et les centaines de milliers de forfaits qui n’ont pas été utilisés en ce début d’hiver pourraient venir gonfler ces stocks... ▲

MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE
Devenue au fil des éditions un document attendu par les acteurs de l’industrie touristique en montagne, cette « Enquête Investissements » a pour objectif de compiler et présenter les divers investissements réalisés par les opérateurs des domaines skiables français ainsi que par les collectivités supports de ces domaines.
Panel
Pour cette édition, nous avons adressé, en partenariat avec Atout France et Domaines skiables de France, un questionnaire à l’attention des opérateurs d’un ou plusieurs domaines skiables, de leurs collectivités, mais aussi des constructeurs, fournisseurs et bureaux d’études.
Collaborations
Nous remercions ici la collaboration des différents services de ces opérateurs de domaines skiables et de ces collectivités, les constructeurs, fournisseurs et bureaux d’études, ainsi que celles et ceux qui ont contribué de près ou de loin à la collecte de ces données.
Ce bilan d’investissements a pu être réalisé en croisant l’ensemble de leurs déclarations, après plusieurs relances par mail et par téléphone. Pour certains postes, un travail d’harmonisation a été mené entre opérateurs et fournisseurs afin de présenter des chiffres cohérents.
Merci également à Atout France et Domaines skiables de France pour leur concours à la réalisation de cette enquête.
Saisie
Ce travail de compilation des données et de montants issus de différentes sources est conséquent. Il est possible que malgré de multiples vérifications, certaines erreurs subsistent, ce dont nous nous excusons par avance.
Afin d’éviter toute confusion ou interprétation, nous n’avons fait apparaître le maître d’ouvrage que lorsqu’il était mentionné précisément pour une opération donnée.
Pour la quatrième année, les investissements relatifs au marketing et à la stratégie numérique font l’objet d’un traitement à part.
Mode de calcul
Nous travaillons toujours en euros courants et ne répercutons ni les augmentations de prix, ni l’inflation.
Informations
Pour le poste relatif aux remontées mécaniques neuves, il est possible que les montants de notre enquête diffèrent de ceux du Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés (STRMTG) : le STRMTG ne comptabilise que la pure partie Remontée mécanique d’une affaire, quand Montagne Leaders tient compte de l’ensemble des travaux généraux afférents à l’installation d’un nouvel appareil de remontée mécanique. (Certains travaux de génie civil et/ou de montage, les travaux électriques, les bâtiments, les installations d’accès, tels que des escaliers ou des passerelles, et bien d’autres opérations complémentaires à une remontée mécanique relèvent pour l’exploitant ou la collectivité de son budget Investissements.)
Pour l’indicateur relatif à l’évolution de l’investissement comparé aux recettes des opérateurs de domaines skiables, il convient de préciser que les données chiffrées sont issues de notre enquête Top 100 2019/2020 parue dans le numéro 280 de Montagne Leaders
Nous sommes conscients que cer tains chiffres ne sont pas forcément l’exact reflet de la réalité ; pour autant ils correspondent aux montants qui nous ont été déclarés. Malgré tous nos efforts pour contrôler la cohérence des données, nous ne pouvons pas garantir la précision de ces chiffres qui ont surtout pour objectif de permettre la comparaison des différents postes, la part d’investissements de chaque domaine skiable et de chaque massif, ainsi que leur évolution dans le temps.
Jacquard Électromécanique : au rendez-vous pour ses clients
Malgré la crise qui touche le secteur de la montagne, Jacquard Électromécanique a pu compter sur la confiance de ses clients pour équiper pas moins de 22 appareils depuis le 1er avril dernier.
Les difficultés rencontrées par les exploitants de remontées mécaniques, fermés depuis le 15 mars 2020, laissaient présager une saison difficile pour les entreprises de la filière. Avec le recul, le bilan est finalement plutôt positif pour Jacquard Électromécanique (JEM), spécialiste des équipements électriques et des automatismes pour l’industrie et le transport par câble. « Certes, nous n’avons pas traité le volume d’affaires habituelles et l’ensemble de nos installations étaient réceptionnées à fin novembre, chose très inhabituelle, mais au final, nous avons relativement bien travaillé, notamment en Haute-Savoie et dans le Valais. Nous avons pu réaliser les opérations prévues, car nos clients ont bien réagi en maintenant leurs investissements en 2020. Cependant, avec la fermeture prolongée des remontées mécaniques cette saison 2020-2021, notre activité « montagne » en France devrait être plus compliquée et nous allons devoir certainement regarder, d’une part de manière plus poussée du côté Suisse, mais aussi d’autre part sur d’autres marchés plus centrés

sur l’aspect industrie », analyse
Thierry Jacquard, dirigeant de la société basée à Viuz-en-Sallaz qui réalise une grande partie de son activité dans le secteur des remontées mécaniques.
Vingt-deux appareils équipés
Cette confiance et cette réaction des clients se traduisent par un total de vingt-deux équipements installés, principalement dans les stations françaises, qu’il s’agisse d’appareils neufs, comme pour l’enrouleur GMM du Col à Saint-Gervais ou le téléski GMM du Colombier à Auron, ou pour de la rénovation sur des téléportés comme le TSF4 Skirail du Crozat aux Houches avec l’installation d’une architecture complète, ou chez Vicat, où JEM a fourni l’équipement électrique pour la

mécanisation des voies du téléphérique à matériau.
Garantir plus de fiabilité
Deux chantiers bien spécifiques ont nécessité à l’entreprise haut-savoyarde de mettre tous ses moyens et toute son expertise en œuvre pour garantir plus de fiabilité aux appareils. Le premier se situait en France, à Praz-de-Lys Sommand, où suite à une opération similaire opérée en 2018 sur le TSF de Véran, la SPL la Ramaz a renouvelé sa confiance à Jacquard Électromécanique dès février 2020 pour procéder au rétrofit du TSF4 de Pierre Rouge avec le remplacement de l’automate S5 2+1 par un automatisme de sécurité Pilz Pss4000 et déploiement du superviseur Visiorem. Ce rétrofit de l’automatisme permet ainsi la fiabilisation et la sécurisation de l’appareil tout en amenant à l’exploitant une solution pérenne et économique, réceptionnée début juin par les autorités administratives.
Le deuxième s’est fait en Suisse, sur le domaine skiable des Portes du Soleil, où l’entreprise a remplacé et livré une nouvelle architecture électrique sur le TSD4 du Tronchey à Torgon (appareil Von Roll de 1996) pour le compte de SETT, filiale de la SAEM des remontées mécaniques de Châtel,
dans le cadre du renouvellement de la concession de l’appareil. La particularité d’un remplacement d’architecture électrique d’une installation de transport par câble sur le territoire helvétique réside dans le fait que l’OFT (organe de contrôle fédéral qui est le pendant du STRMTG en Suisse) impose qu’elle se doit de répondre aux normes européennes en vigueur et doit de fait, bénéficier du marquage CE, y compris si l’appareil ne l’est pas à l’origine. Ainsi, JEM, outre l’équipement électrique de puissance-contrôle-commande certifié CE, a également fourni l’ensemble des études et analyses de sécurité nécessaire à l’établissement de cette certification par le STRMTG afin de justifier les éventuels écarts par rapport aux normes actuelles. L’opération menée de main de maître par le bureau d’études de JEM a donné entière satisfaction au client et a permis une ouverture le 15 décembre dernier

Jacquard Électromécanique
162 rue de l’industrie
74 250 Viuz en Sallaz
www.jacquard-electro.com
+33 (0)4 50 35 72 39
© Jacquard
INITIATIVES
P88 DÉVELOPPEMENT DURABLE / P89 STRATÉGIE / P90 STATIONS-ART / P91 FILIÈRE / P92 ÉVÈNEMENT
4 saisons Puigmal se réinvente
2013
Cela fait désormais huit ans que l’exploitation des remontées mécaniques a été arrêtée. La station du Puigmal comptait 32 pistes et 13 appareils (deux télésièges, huit téléskis et trois télécordes).

©CDCPyrénées-Cerdagne
Huit ans après la fermeture de ses remontées mécaniques, la station du Puigmal revit grâce à un nouveau modèle 4 saisons. La répétition des hivers sans neige et des finances dans le rouge ont eu raison de l’exploitation du domaine skiable du Puigmal en 2013. Malgré la volonté de la municipalité d’Err de chercher un repreneur privé (Altiservice et la Compagnie des Alpes ont été sondés), Puigmal a rejoint les rangs des stations fantômes. Mais en 2017, à l’initiative du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes, la communauté de communes Pyrénées-Cerdagne entreprend une étude économique afin de trouver les conditions d’une nouvelle offre orientée sur les activités outdoor quatre saisons.
En 2018, le projet de l’entreprise Rossignol via sa marque Outdoor Experience va faire l’unanimité, et conduire à un financement de 180 000 euros, subventionné à 80 % par la Région Occitanie et le Département des Pyrénées-Orientales pour mettre en place des aménagements.
4 activités, 4 saisons
Réalisés par un chantier d’insertion en lien avec les acteurs locaux et Rossignol, ces aménagements font la part belle à quatre activités à travers différents itinéraires balisés : le trail (11), la marche nordique (4), le VTT (10 dont 2 en version numérique) et le ski de randonnée (4 parcours orientés vers la découverte de l’activité). « Le fait qu’une marque comme Rossignol
180 000 €
C’est le montant de l’investissement nécessaire à l’aménagement du site afin de proposer des itinéraires sportifs trail, ski de randonnée, VTT et marche nordique.
QUELLE FRÉQUENTATION ?
Après la bonne fréquentation de l’été, des écocompteurs seront bientôt installés en collaboration avec le PNR, afin de mieux connaître les flux des utilisateurs et l’impact sur la faune et la flore.
se positionne sur la redynamisation du site a apporté et apportera de la visibilité, comme l’a montré la venue de Martin Fourcade en septembre dernier. L’application mobile, les sites Internet seront autant d’atouts supplémentaires pour développer au mieux le Puigmal », avance Adrien Thillard, chargé de mission Sport Développement à la communauté de communes. Avec cette renaissance, Puigmal devient une station pionnière des activités quatre saisons dans les Pyrénées. Très fréquenté l’été dernier, le site a été inauguré le 21 décembre dernier, sous la neige... Un site qui porte de nombreux espoirs pour les responsables locaux afin de montrer que des choix alternatifs au ski peuvent s’avérer payants. ▲ LÉO GUILBERT
Développement durable Flocon Vert : un label qui fedère et engage
En décembre dernier, la station des Arcs est devenue la huitième labellisée Flocon Vert. Un sésame preuve d’un véritable engagement dans une transition durable. Enclenché à l’été 2019, le processus de labellisation de la destination les Arcs Bourg-Saint-Maurice a débouché sur l’obtention du Flocon Vert en décembre 2020. « Les moyens financiers et humains, et la nouvelle équipe municipale sont les grandes forces de la démarche des Arcs, indépendamment des actions déjà menées. La destination peut devenir un territoire laboratoire pour la transition de demain, de par son travail sur la mobilité et l’énergie, qui vise la neutralité carbone », explique Camille Rey-Gorrez, directrice de l’association Mountain Riders, qui porte le label. Délivré en fonction du respect de vingt critères répartis en quatre thématiques (économie locale, social et culturel, gouvernance et destination, environnement et ressources naturelles), le Flocon Vert est une démarche engageante et exigeante pour la station qui entreprend la démarche de l’obtenir.
Une destination exemplaire
Lors de la cérémonie de remise du flocon en petit comité le 28 janvier, Guillaume Desrues, le maire de Bourg-Saint-Maurice qui a repris le dossier initié par la municipalité précédente, a rappelé l’importance de l’engagement environnemental dans son mandat à travers notamment, le projet de l’eau des Arcs, le moratoire sur les nouveaux hébergements touristiques et les actions mises en place pour favoriser une mobilité douce. Engagée depuis plusieurs années dans une logique de développement durable, la destination les Arcs Bourg-SaintMaurice a décidé d’aller plus loin depuis deux ans. « Ce sont nos clients dans les différentes enquêtes de satisfaction qui nous ont poussés à lancer cette démarche. De plus, nous nous sommes rendu compte que beaucoup de nos acteurs sur

le territoire s’engageaient dans des démarches de développement durable, notamment sur la question du zéro déchet. Nous avons compris qu’il fallait trouver un moyen de fédérer les bonnes pratiques et de donner un fil conducteur à toutes ces démarches individuelles. Le Flocon Vert a été l’élément qui nous a permis d’organiser toutes ces énergies et de leur donner encore plus de sens », analyse Éric Chevalier, directeur de l’office du tourisme. Car c’est bien dans une logique transversale, de véritable transition, que se place ce label.
Un label du grand public Avec sept destinations déjà labellisées avant l’arrivée des Arcs, la promotion du label à grande échelle n’était pas des plus aisées. Pourtant, c’était bien l’idée de départ. « Le leitmotiv était de garantir et de donner une information aux clients qui soit la plus juste possible. Dès 2021, ce sera désormais plus facile de communiquer puisque nous aurons près de vingt stations labellisées », avance Camille Rey-Gorrez. Puisqu’après les Arcs, vont suivre le Lac Blanc, Avoriaz, Morzine, Combloux, Saint-François Longchamp, Métabief, le Grand
18
En plus des huit déjà labellisées, dix nouvelles stations recevront un Flocon Vert
Bornand, Val Cenis, Val d’Isère et Courchevel. De quoi mettre un beau coup de projecteur sur un label qui correspond aussi bien aux stratégies de tourisme durable des stations qu’aux aspirations des clients. Car, aujourd’hui, et la dernière enquête G2A-Montagne Leaders l’a démontré, les clients des stations de montagne ont des attentes environnementales marquées. Et un positionnement vert peut très nettement faire la différence dans le choix d’une destination. ▲ LÉO GUILBERT
Première station savoyarde labellisée Flocon Vert, les Arcs a tous les atouts pour devenir une destination pionnière de la transition.
LES ENGAGEMENTS DU DOMAINE SKIABLE
Protection de la faune et de la flore, utilisation d’un carburant moins polluant pour les dameuses, juste utilisation de l’eau pour les enneigeurs, réduction du nombre de pylônes, campagne de ramassage de déchets, le domaine skiable des Arcs comme la municipalité, s’engage pleinement comme un acteur majeur de la transition écologique. Tous les acteurs du territoire vont dans le même sens pour faire des Arcs, une destination exemplaire à tous points de vue.
en 2021.
© Compra
Léo Guilbert
Stratégie La Compagnie des Pyrénées pour voir plus loin
En s’appuyant sur les savoir-faire existants de N’Py, la Région Occitanie et la Banque des Territoires ont lancé la Compagnie des Pyrénées pour accompagner les domaines skiables du massif. En octobre 2020, la SAEM N’Py est devenue la SAEM Compagnie des Pyrénées, voyant son capital passer de 60 800 € à 3,8 M€. Présidée par le conseiller régional Michel Boussaton, cette nouvelle entité a enregistré début décembre l’entrée au capital du Département des Hautes-Pyrénées, aux côtés de la Région Occitanie et de la Banque des Territoires. L’ambition du groupe Compagnie des Pyrénées est de faire évoluer le modèle des stations de montagne de taille moyenne, de leur permettre de s’adapter, et de poursuivre le développement de la marque collective N’Py. Deux filiales existaient – la SAS N’Py Résa (communication, commercialisation) et Skylodge (exploitation d’hostels) – une troisième a été créée : la SAS Compagnie des Pyrénées Participations.
Cette dernière a vocation à prendre des participations au capital des sociétés d’économie mixte locales (SEML) d’exploitation de stations de montagne, dès lors qu’elles répondent à des délégations de service public équilibrées économiquement, mais aussi environnementalement et socialement responsables. Tandis que le Grand Tourmalet est devenue la première entreprise à bénéficier de ce renfort, plusieurs négociations sont en cours pour accompagner un changement de gouvernance au sein d’autres domaines skiables, « la décision restant entre les mains des élus locaux », précise le communiqué.
La mutualisation au service de la diversification
La SAS Compagnie des Pyrénées Participations a établi plusieurs grands axes.
Le premier tient à la poursuite

85 000
C’est le nombre d’abonnés à la carte No Souci, de la marque
N’Py : une base solide pour construire l’avenir.
d’une stratégie de mutualisation déjà bien ancrée pour certains domaines skiables de la chaîne pyrénéenne : centralisation des achats, politique commune des ressources humaines, et politique marketing commune, au travers de la marque N’Py. Cette mutualisation a pour objectif la pérennité des petites stations en les accompagnant dans leur démarche de diversification.
La délicate question immobilière
L’autre cheval de bataille n’est, hélas, pas spécifique au massif puisqu’il s’agit de la problématique de l’immobilier. En devenant actionnaire en fin d’année 2020 de la toute nouvelle Foncière des Pyrénées, le groupe Compagnie des Pyrénées s’attaque à la problématique de l’hébergement. Une question ô combien stratégique puisque au sein du massif, « 80 % des skieurs, clients ou vacanciers, sont des séjournants ». Cette Foncière a pour mission de porter des projets de construction ou
de requalification pou un immobilier de montagne respectueux de l’environnement et adapté à chaque site. En favorisant la création de « lits chauds », la Foncière s’attachera à travailler une offre d‘hébergements variée et adaptée aux nouvelles attentes, qu’il s’agisse de résidences, hôtels, hostels... ▲ M.F.
LE TOURMALET EN PIONNIER
Le Grand Tourmalet sera la première destination à bénéficier de ce soutien.
Grand Tourmalet est la première destination à s’inscrire dans ce dispositif. Le capital de la SEML (15 M€) est désormais réparti entre le SIVU du Tourmalet (81 %) et la SAS Compagnie des Pyrénées Participations (19 %).
Grâce au soutien de la Région Occitanie et de la Banque des Territoires, la SEML du Grand Tourmalet est désormais en mesure de porter un programme d’investissements de 32 millions d’euros sur la décennie à venir, et de poursuivre la diversification de ses activités.
© C. Sempé Grand Tourmalet
Stations Tapis roulant : l’exception qui confirme la règle
Une petite parenthèse enchantée dans une saison noire. Malgré la fermeture des remontées mécaniques partout en France, toutes les installations ne sont pas à l’arrêt. Depuis décembre, les tapis roulants permettent aux domaines skiables de proposer une activité ski sur les fronts de neige. Une particularité permise par l’article L. 342-7 du Code du tourisme qui ne considère pas les tapis comme une remontée mécanique, et réaffirmée par le décret du 4 décembre qui restreint l’accès du public aux remontées mécaniques (pour février, les fils neige ont reçu des dérogations pour fonctionner). Au Col de Porte, en Isère, avec jusqu’à 300 forfaits vendus par jour les week-ends du mois de janvier, l’activité permet
Art
seulement à la station de « survivre ». « Nous réalisons un cinquième du chiffre d’affaires. Cela peut paraître un chiffre important, mais les salariés, je ne les coupe pas en cinq, ni les autres frais fixes. Je dois même mobiliser une deuxième personne sur le tapis pour faire respecter la distanciation », explique Didier Bic, le directeur. Au Mourtis, dans les Pyrénées, le choix a été fait de fixer une jauge de 60 personnes par tranche de deux heures pour les vacances scolaires.
Penser à demain Avec deux tapis ouverts tous les jours pour tous, couplés aux deux de l’ESF, la station des Saisies a également fait le pari de donner la possibilité aux enfants d’ap-

prendre à skier. « Nous offrons une activité supplémentaire pour donner le sourire à nos clients. Cela permet d’avoir de la vie, de faire travailler les moniteurs, et surtout de permettre aux futures générations de skieurs de goûter aux joies de la glisse », commente Michaël Tessard, directeur de la SPL. Un moindre mal pour un secteur qui roule au ralenti. ▲ L.G
Dessine-moi une montagne
Graphiste et illustratrice, Lauriane Miara a réalisé de nombreuses collaborations avec des acteurs de la montagne. Pour un résultat sublime. Cette année, pour ses cartes de vœux, l’association Mountain Riders a porté son choix sur le travail de Lauriane Miara. Le dernier projet en date d’une longue liste de collaboration avec des collectivités (Les Belleville, Aixles-Bains), des associations (POW France), des stations de ski (Val d’Anniviers en Suisse, les 3 Vallées, la Clusaz), des distributeurs comme Snowleader, des marques (Looking for Wild, Dynafit ou Time), et des parcs nationaux : Vanoise, Mercantour et Écrins. Où quand l’art, la passion et l’amour de la montagne se rejoignent pour ne former qu’un. Basée à Bourg-SaintMaurice en Savoie, la jeune femme a récemment illustré un jeu de société animalier pour le Parc de la Vanoise et travaille sur un projet
à propos des réglementations en parcs nationaux afin d’expliquer, par des outils de communication, l’importance des règles et de ce qu’elles permettent de préserver.
« J’aime à travers mes dessins, aborder la question du dérangement de la faune, de ne pas laisser de trace sur son environnement. J’ai besoin de mettre du sens dans ce que je fais et c’est la raison pour laquelle je travaille souvent avec des organismes qui ont une sensibilité environnementale », explique-t-elle.
L’environnement comme valeur centrale
Diplômée d’un Master en sciences de l’environnement, Lauriane Miara exerce son métier d’illustratrice à temps plein depuis trois ans et y a trouvé la façon idoine de vivre avec et pour la montagne. « En général, j’essaye de passer du temps en extérieur pour trouver mes inspirations. Mes dessins sont
Le tapis des Chardons est l’un des quatre tapis accessibles aux Saisies avec un forfait 1h ou 2h.

toujours en lien avec un lieu réel, visité au cours d’une sortie à ski ou en randonnée. Mais ils expriment davantage un moment qu’un lieu.
Pour moi, un dessin est comme une photo, mais en plus personnel » Devant ces dessins, une évidence s’impose et la phrase de l’écrivain Cédric Sapin-Defour l’illustre à merveille : « essayer l’imaginaire, il vaut bien le réel». ▲ LÉO GUILBERT
d’hiver. L’un des dessins que Lauriane Miara propose sur son site Internet.
Chasseurs
Filière Les fournisseurs, d’une seule voix
Si la fermeture administrative des remontées mécaniques a attiré la lumière sur la situation plus que délicate des opérateurs de domaine skiable, leurs fournisseurs de matériels ou de services, également en difficulté, n’ont pas bénéficié de la même visibilité. C’est dans cette optique que le Cluster Montagne et l’Afmont ont acté la création d’une commission mixte pour s’adresser au gouvernement de manière coordonnée et tirer la sonnette d’alarme ; « Dans ce contexte tendu et complexe, notre rapprochement était essentiel ! », signale Patrick Grand’Eury, président du Cluster Montagne. Deux phénomènes vont se succéder pour cette filière fortement pénalisée par l’écosystème à l’arrêt des domaines skiables. « À l’heure actuelle, certains contrats d’abonnement ou de maintenance sont parfois remis en cause, ajoute-t-il. Nous espérons que ce cas puisse être couvert par la promesse d’indemnisation des charges fixes. »
Objectif S1/S1 bis Mais à plus long terme, d’autres difficultés économiques vont rapidement naître par le ruissellement de celles rencontrées par de s domaine s skiables privés d’activité, comme le détaille Didier Bic, président de l’Afmont : « Les problèmes de trésorerie des opérateurs de remontées mécaniques, et plus généralement des acteurs économiques en station, vont grever leur capacité d’investissements. À l’issue de la fin de saison hivernale, le printemps et ses salons professionnels permettent de noircir les carnets de commande des fournisseurs. Or aujourd’hui, rien ne garantit que les entreprises exploitant les domaines skiables auront bénéficié concrètement des montants promis par le fonds d’indemnisation… Au sein de cette économie cyclique, un effondrement des investissements en 2021 nous contraindrait à patienter le printemps 2022 ! »
C’est dans ce contexte que les deux

109
Le nombre de codes NAF au sein de la filière des fournisseurs de la montagne.
associations tâchent de défendre la situation de leurs adhérents auprès du gouvernement, notamment en lien avec les cabinets de Jean-Baptiste Lemoyne, chargé du Tourisme, et d’Alain Griset, chargé des PME. « Avec la multitude de codes NAF au sein de la filière combinée aux spécificités de la montagne, il était plus efficace de se référer aux secteurs d’activité pour parvenir à intégrer la liste des entreprises référencées dans les secteurs S1 (soumis à restrictions d’activité) et S1 bis (dépendant des secteurs S1) », expose le président de l’Afmont. Les adhérents des deux associations peuvent en effet être considérés comme intimement liés à un secteur fermé administrativement, celui des remontées mécaniques, et la filière tente de faire ajouter de nouvelles activités à ces listes afin qu’un maximum d’entreprises puisse bénéficier du plan d’urgence.
Un péril à long terme Ceci fait, les deux associations devront encore se battre pour préciser l’évaluation des coûts fixes pouvant être pris en charge, ou pour obtenir le bénéfice de dispositifs complémentaires, dont l’extension des PGE ou des mesures
de chômage partiel. « Il est essentiel que ces mesures et ces aides s’inscrivent dans la durée pour pallier une période sans commande qui pourrait s’étendre jusqu’au printemps 2022, martèle le président du Cluster Montagne. Avec des difficultés actuelles de trésorerie, quelle entreprise peut survivre encore 18 mois sans commande ni soutien financier ? »
Les négociations pour la prise en compte de l’avenir économique d’une filière, et de sa capacité d’innovation, ne font que commencer… ▲ M.F.
LA RELANCE PAR L’INVESTISSEMENT
Dans le sillage des domaines skiables, toute une filière se retrouve également pénalisée.
« La Suisse, l’Espagne, dans une moindre mesure l’Autriche, continuent à avancer, la montagne française ne doit pas prendre de retard. » C’est pour cette raison que les deux associations plaident pour un plan de relance fléché vers des investissements pour du matériel ou des services standards : « On ne renonce pas aux transitions futures, mais le moteur économique de ces innovations reste le ski. Et des entreprises exsangues ne pourront pas être innovantes. »
Évènement
Chamonix
a relevé le défi
Les 30 et 31 janvier, Chamonix a accueilli les meilleurs slalomeurs mondiaux dans un contexte inédit et à huis clos. Une parenthèse enchantée pour le ski français qui subit de plein fouet la fermeture des remontées mécaniques. Quelques jours avant le premier slalom sur la Verte des Houches, Frédéric Comte, directeur du club des sports de Chamonix, souriait en comparant les conditions si particulières de ce Kandahar 2021 à une simple course FIS. Malgré le huis clos et surtout une météo capricieuse, ces deux slaloms ont pu se tenir dans d’excellentes conditions pour sacrer deux grands champions : le Français Clément Noël, samedi, et le Norvégien Henrik Kristoffersen, le lendemain. Un soulagement pour le directeur de la course « Dès lors que l’on réussit à faire les courses, en tant qu’organisateur, nous sommes contents. Heureusement que nous avions bien préparé la piste parce qu’avec les températures douces, la pluie et la neige, la météo ne nous a pas aidés. Nous avons une équipe formidable et nous étions par exemple 60 à quatre heures du matin dimanche pour enlever la neige tombée dans la nuit. Nous avons prouvé que Chamonix et sa vallée se sont remis aux standards de la Coupe du Monde » Si la neige ne convenait pas forcément à tous les skieurs, certains comme le Suisse Ramon Zenhäusern, deux fois deuxième, ont salué le travail des organisateurs. Car derrière le show, seulement à la télévision ou pour les 2 000 personnes travaillant sur l’épreuve, il y a des chiffres qui ne trompent pas et mettent en exergue les efforts déployés pour accueillir la crème de la crème du ski mondial.
Une piste bichonnée
Car avant de recevoir les skieurs, la piste de la Verte des Houches a été préparée durant de nombreuses semaines. Production de neige de culture, étalage, damage, arrosage. Le mille-feuille doit atteindre 60 centimètres de

Le nombre de piquets utilsés sur les deux jours de compétition à raison de 80 par manche.
neige dure pour correspondre aux standards de la Fédération internationale de ski (FIS) pour une Coupe du Monde. Puis, à dix jours des courses, les 20 000 m2 de la piste ont été injectés d’eau à l’aide d’une steinbach (« barre d’acier » en allemand). Au total, entre l’arrosage de la piste et l’injection, 1 500 m 3 d’eau ont été utilisés par l’organisation. Avec les conditions humides du samedi, une tonne de sel a été répandue sur la piste puisque par un procédé chimique, il rend la neige plus compacte afin de limiter au maximum l’effet de rail au fur et à mesure des passages. Et il ne fallait pas moins des 150 lisseurs et 60 coachs en bord de piste pour la choyer. « Sur les deux jours, les meilleurs ont gagné, quel que soit l’état de la piste. Nos lisseurs sont hyper compétents et hyper réactifs »
Ciel bleu sur la Verte
Pour ce qui est des encouragements, les Français ont pu être poussés par les bénévoles tout le long de la piste. De quoi donner le sourire aux Bleus malgré la frustration de ne pas voir les plus de 15 000 spectateurs
prendre place autour de la raquette d’arrivée pour notamment saluer Clément Noël, vainqueur du premier slalom. « Ce week-end on a redécouvert les encouragements et quel kiff ! Finalement, c’est vraiment ce qui manque le plus à notre sport en ce moment... S’il vous plaît, ramenez-nous dans un monde normal », confiait Victor Muffat-Jeandet, à l’issue de sa 4e place, le dimanche. Prochain rendez-vous à Chamonix les 3 et 4 février 2023. Avec public évidemment... ▲ LÉO GUILBERT
INCONTOURNABLE
Face caméra, le passage du skieur. Derrière, le balai des lisseurs et des coachs est impressionnant pour remettre la piste en état.
« Chamonix redevient une étape incontournable ». La phrase est de Michel Vion, président de la Fédération française de ski. Après la réussite de l’année dernière, les équipes du club des sports de Chamonix ont proposé une édition 2021 inédite, mais réussie avec le soutien des instances politiques de la vallée de Chamonix, mais aussi du Département de la Haute-Savoie et la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Si la Verte des Houches n’accueillera pas d’épreuves en 2022, elle sera bien au calendrier de la Coupe du Monde en 2023, à quelques semaines des Mondiaux en France
© Compra
-
Léo Guilbert


Le Cluster Montagne plus que jamais mobilisé aux côtés de ses membres
La filière de l’aménagement touristique en montagne est fortement impactée par la crise sanitaire. Une saison « blanche » signifie une année « noire » pour les entreprises, comme pour les domaines skiables, qui pourraient perdre, là, les solutions qui contribuent à la performance, l’attractivité et la compétitivité de leur univers. Les pertes de chiffre d’affaires des fournisseurs, industriels, partenaires et experts français des domaines skiables approchent les 35 % en 2020. En l’absence d’activité des remontées mécaniques, la situation va considérablement s’aggraver en 2021 et il faudra attendre la fin de la saison d’hiver 2021-2022 pour une éventuelle reprise des projets d’investissements !
« La fermeture administrative renouvelée des remontées mécaniques a d’ores et déjà des conséquences économiques dévastatrices pour nos entreprises et nos stations de montagne. Des milliers d’emplois sont ainsi en jeu, des emplois reconnus pour leurs savoir-faire et qui s’exportent sur l’ensemble des montagnes du monde », explique Patrick Grand’Eury, président du Cluster Montagne.
Dès décembre 2020, le Cluster Montagne et l’Afmont ont uni leurs efforts dans une démarche concertée pour faire entendre la voix et défendre les intérêts de ses membres auprès des décideurs, des parlementaires et de l’exécutif parisien. De nombreuses actions médiatiques et des rendezvous techniques ont permis de pointer la situation spécifique de la filière, sans que les dispositifs de soutien, tant d’urgence que de relance, ne laissent entrevoir une quelconque bouée de sauvetage.
En parallèle, et sans relâche, la gouvernance et l’équipe opérationnelle continuent d’agir au service des membres du Cluster Montagne, autour de trois priorités : garder le lien, partager les expériences et préparer la sortie de crise.
Soutenu par
• Garder le lien…
Le Cluster Montagne multiplie les occasions de contacts et de prise d’informations auprès de ses membres, à travers sa plateforme collaborative MyClusterMontagne, ses groupes de discussion hebdomadaire « Cluster Montagne Rendez-vous », son dispositif de parrainage…, autant d’occasions d’échanger, de partager et de se soutenir !
• Partager les expériences… Convaincu que seule une dynamique collective et solidaire de la filière nous permettra de sortir plus forts de cette crise, le Cluster Montagne propose des initiatives visant à favoriser le partage d’expériences et de connaissances entre acteurs de la filière avec des web séminaires dédiés. Les synergies internationales sont également au programme avec l’organisation de « Cluster Montagne Talks », qui sont des temps d’échanges en visioconférence avec les acteurs des stations dans le monde.
• Préparer la sortie de crise… La reprise commerciale de la filière montagne sera primordiale dans les mois à venir. En lien avec ses partenaires de l’écosystème



(Afmont, Alpexpo, ANMSM, Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme, DSF, France Montagnes, Montagne Leaders, Agence Savoie Mont Blanc…), le Cluster Montagne va multiplier les initiatives en ce sens : Journées terrain, Journées hors-pistes, missions benchmark, salons … Autant d’actions qui permettront de poursuivre le travail de valorisation de l’excellence et de l’expertise françaises de l’aménagement de la montagne, en France et à l’international ! Et même si les agendas sont encore bien incertains à cette heure, tenez-vous prêts !


L’équipe du Cluster Montagne est disponible à distance et a développé des outils quotidiens d’information et d’action : www.myclustermontagne.com pour être en lien avec les membres du cluster ; www.cluster-montagnesolutions.com pour identifier les solutions innovantes ; www.emploi-montagne.com pour renforcer son capital humain ; www.scoop.it/u/ clustermontagne, veille quotidienne de la filière, en France et dans le monde. Et retrouvez toute l’actualité et les services du Cluster Montagne sur www.cluster-montagne.com ! www.cluster-montagne.com
© Cluster Montagne


Depuis 20 ans,
nos équipes cultivent savoir-faire et exigence de qualité pour accompagner nos clients industriels et professionnels de la communication dans tous leurs travaux de sérigraphie et d’impression numérique.
grenoble / +33(0)4 76 24 00 00 www.riondet-seripub.com
Et si notre palette de supports est infinie, notre sens du service est unique.
Expérience, polyvalence et réactivité signent notre engagement à vos côtés.
Franck DOUMECQ PRÉSIDENT
Communication Industrie
EXPERTS
LAURELINE CHOPARD - POPROCK
Transition, adaptation, éco-engagements :
redéfinir la notion de valeur créée en montagne
La nécessité de s’adapter aux évolutions sociétales en cours est aujourd’hui intégrée par une grande majorité d’acteurs en montagne. Difficile par contre de s’accorder sur ce dont on parle : transition, adaptation, transformation, responsabilité, durabilité… et sur les bénéfices de telles démarches. Elles semblent subies et on leur reproche souvent de détruire de la valeur (moins de lits, moins de ski, moins de clients ?).
Se projeter dans la transition suppose de redéfinir ce à quoi on donne de la valeur
Moment de puissance installé (pour les puristes), montant des investissements, nombre de lits marchands, nombre de nuitées touristiques et/ou de journées-skieurs, recette moyenne : sur nos destinations, on ne parle souvent que de valeur économique avec des indicateurs qui, soyons clairs, risquent de se dégrader dans le futur.
Se projeter dans la transition suppose de redéfinir ce à quoi on donne de la valeur et quels pourraient être les nouveaux indicateurs de « réussite » du territoire, en contribuant à sa pérennité : résilience, bien-être des habitants, interaction avec le vivant, création locale de valeur, diversification, etc.

Métabief s’est déjà projeté via un « plan de transition climatique ».
Selon nous, une destination responsable est celle qui (entre autres) redéfinit ses indicateurs de performance et donc ses priorités en intégrant les enjeux d’adaptation globaux et propres à son territoire.
Une vision partagée et propre à chaque territoire À l’échelle locale, Il faut se questionner collectivement, débattre, coconstruire ce qui constitue de la valeur pour notre territoire, la vision et le niveau d’ambition de la
« LA TRANSITION EST D’ABORD L’IMAGINATION D’AUTRES POSSIBLES, EN ACCORD AVEC UNE RÉFLEXION CONCRÈTE SUR LES MOYENS DE LES METTRE EN ŒUVRE. » PASCAL CHABOT, PHILOSOPHE.
démarche, des éco-engagements à la transformation complète du modèle. Les actions et projets prioritaires à mener en découleront et seront donc propres à chacun. Val Thorens, Métabief ou Saint-Véran ne sont pas dans la même configuration et se fixeront des priorités différentes. À cette nouvelle vision peuvent être associés des indicateurs chiffrés et mesurables.
La valeur du patrimoine naturel : faire sa part, mieux gérer les ressources, préserver le vivant et les paysages
Pilier le plus évident de la transition écologique, on peut mesurer la manière dont le territoire « fait sa part » des objectifs français et européens : contribution à la réduction des émissions de GES (neutralité carbone en 2050), à la transition énergétique

Laureline Chopard est la cofondatrice de l’agence Poprock, qui accompagne marques et territoires outdoor dans des projets de transformation en utilisant la prospective, la recherche utilisateur et l’intelligence collective.
P97 POPROCK / P101 VINCENT VLES - UNIV. TOULOUSE
L’AUTEURE

1968-751975-821982-901990-991999-20092009-14
Évolution des soldes migratoires entre 1968 et 2014 dans les communes-supports de stations des Alpes du nord.
(Données INSEE.**)
(32 % d’énergies renouvelables dans la consommation en 2050), à l’objectif « Zéro Artificialisation Nette » des sols (objectif de l’Union européenne pour 2050), taux de rénovation énergétique du bâti, démarche « zéro plastique »… Pour le vivant et les paysages, qui constituent un point d’attractivité essentiel de nos territoires, de nombreux indicateurs existent : indice de biodiversité (qui peut s’appuyer sur les nombreux observatoires environnementaux mis en place par les gestionnaires de domaine skiable), indice de qualité paysagère, population d’espèces protégées… L’élément de mesure peut aussi être un engagement : certains gestionnaires imaginent de ne plus réaliser de terrassement de pistes pour conserver des paysages plus naturels quand la neige n’est plus là… Cela semble pertinent s’il s’agit d’aller séduire une clientèle estivale qui recherche avant tout la naturalité.
L’impact local
En 2017, le cabinet Utopies a analysé 155 stations françaises à l’aide de l’outil LOCAL SHIFT (premier simulateur d’économie locale) *. Près des 2/3 des stations analysées présentaient une balance « commerciale » déficitaire : des achats de biens et services à l’extérieur du territoire supérieurs aux exportations et aux dépenses des touristes.
Les stations peinent à faire circuler les euros gagnés sur l’ensemble du territoire, en irrigant les vallées proches ou communes limitrophes. Un axe de progrès est la fixation d’objectifs sur la part des fournisseurs locaux dans les achats ou la structuration de filières d’approvisionnement locales.
L’impact local se mesure aussi par le dynamisme démographique : l’évolution du nombre d’habitants à l’année, le maintien de services de type maternité ou collège. Sur un
« PLUS QUE JAMAIS L’ATTRACTIVITÉ TOURISTIQUE
DOIT REPOSER SUR UNE VIE LOCALE ATTRACTIVE ET DYNAMIQUE : QUI S’OCCUPE BIEN DE SES HABITANTS S’OCCUPE BIEN DE SES VISITEURS… »
panel de 88 stations étudiées dans les Alpes du Nord, plus de 50% présentent un solde migratoire négatif entre 2009 et 2014 **…
Plus que jamais l’attractivité touristique doit reposer sur une vie locale attractive et dynamique : qui s’occupe bien de ses habitants s’occupe bien de ses visiteurs…
La résilience : équilibrer l’activité
Cet hiver plus que jamais, il semble essentiel de réduire la dépendance des destinations au tourisme hivernal. Un indicateur de moyen/ long terme peut être un meilleur lissage des nuitées sur l’année, le nombre de commerces ouverts à l’année et/ou la part de l’économie touristique sur le global : cela amènera par exemple à sélectionner un opérateur touristique proposant une programmation sur deux saisons minimum, ou à favoriser l’implantation d’activités nouvelles et désaisonnalisées.
L’évolution est en marche : la Clusaz renonce à de gros projets immobiliers pour se développer autrement, le Grand Massif soutient les producteurs locaux (via le démarche Origine Grand Massif) et le maintien d’un collège à Samoëns, Mét abief a ét abli un « plan de transition climatique » pour sortir de l’activité ski alpin d’ici 2030. Autant d’inspirations pour redéfinir collectivement la valeur créée en montagne. ▲
* Étude « Montagnes Agiles » réalisée en 2017 par Utopies, avec le soutien de l’agence AIR et Altisens
** Source : « La montagne touristique française : une démographie en panne ? » par Christophe Gauchon dans Des ressources et des hommes en montagne, (dir Jean Duma)

Nombre de communes à soldes migratoires négatifs
Nombre de communes à évolution de population négative
ABRIES TK Ruibon LES MENUIRES TB Croisette
ALPE D’HUEZ TSD Villarais LES SAISIES TS Chozal
ANDORRE TSD Portella LES SAISIES Tapis Brichou
ANDORRE TH La Massana LES SAISIES TK Aiglons
ANDORRE TS Caubella MARGERIAZ Tapis Funspeed
ARCS TSD Vagère MIJOUX TK Myrtilles
AUTRANS TS De La Quoi MONTGENEVRE Tapis Butte
AVORIAZ TSD Mossette MONT SEREIN Tapis Funspeed
BEILLE TK Gières

PEYRAGUDES TS Flamme
CAUTERETS TS Lac de Gaube SUPERDEVOLUY TK Chourum
COURCHEVEL TC Verdons TIGNES Funiculaire Perce Neige
ESPAGNE TS Rey Juan Carlos VAL THORENS TC Caron Cairn
GOURETTE Tapis Lièvre
GOURETTE Tapis Tétras
LA MONGIE TH Pic du Midi
LA PLAGNE Tapis Indiens
VALBERG TSD Eguilles
VALBERG Tapis Garibeuil 1 & 2
VALLOIRE TS Thimel
VAUJANY TSDC Clos Giraud


VINCENT
VLES - UNIVERSITÉ DE TOULOUSE
Pyrénées : accompagner la reconversion des stations de sports d’hiver
Un numéro spécial à paraître en 2021 de la revue scientifique
Sud-Ouest Européen sur « Sports d’hiver, territorialité et environnement » fait le point sur les difficultés de la science à faire entendre ses préventions sur les conséquences du changement climatique, l’inertie des stations de ski à envisager leur reconversion, leur résistance claire, leur refus à expérimenter des programmes de transition de l’économie des sports d’hiver. Tous les cas analysés par les chercheurs révèlent une distanciation, un fixisme, une « dépendance au sentier », qui apparaissent comme autant de résistances au changement.
Une vision court-termiste
Face à l’aléa d’enneigement, les chercheurs montrent que la quasi-totalité des stations des Pyrénées reste rivée à la pérennisation coûte que coûte du produit neige de ski alpin comme moteur de l’offre, de nouveaux modèles ne leur permettant pas de faire face à la concurrence qui s’exacerbe.
La technologie de l’enneigement artificiel est toujours massivement adoptée comme stratégie de fiabilisation à court terme par les stations qui ne cessent d’implanter des canons à neige malgré des impacts négatifs sur l’environnement (prélèvements en eau, coût de l’énergie, modifications édaphiques et de biotopes, etc.). Or, l’enneigement artificiel apparaît aux scientifiques comme une stratégie de fiabilisation à l’efficacité très incertaine sur le long terme et la démonstration est faite que toutes les stations ne seront pas en mesure d’assumer la pression financière imposée par ces stratégies d’adaptation alors même que les projections faites par les climatologues sont sans appel : dans l’hypothèse — désormais envisagée comme la plus probable par Météo France en montagne pyrénéenne — d’une hausse de 3,8 °C de température moyenne hivernale d’ici la fin du siècle (2070-2100), seules sept de la trentaine des stations pyrénéennes pourraient assurer un manteau
neigeux épais d’au moins 30 centimètres pendant 100 jours par an (limite actuelle de rentabilité), qu’elles soient ou non équipées en neige de culture.
« La dépendance au sentier »
Face à ce constat, les acteurs des sports d’hiver ne sont pas vraiment dans le déni. Mais tous les entretiens avec les directeurs de domaines skiables et les élus des stations montrent une forme de mise à distance de la réalité du phénomène, s’appuyant notamment sur l’absence de connaissance précise de la date à partir de laquelle l’exploitation du domaine skiable deviendra impossible. Les raisons de cette inertie semblent nombreuses, mais, dans tous les cas rapportés, on voit apparaître la « dépendance au sentier » (Pierson, 2000), c’est-à-dire le poids de l’habitude des acteurs et de la dépendance du système économique et politique local à l’or blanc, dépendance qui gèle les représentations des décideurs en station et trace leur avenir sur

L’AUTEUR
Vincent Vlès est professeur émérite des universités à l’Université de Toulouse. Il est spécialiste des questions d’urbanisme, d’aménagement et de la transition touristique en montagne. Il est également président du Conseil scientifique du PNR Pyrénées Catalanes.

une trajectoire où les nouvelles normes, les nouveaux modes de production n’ont pas leur place, ne remplacent pas les anciens. Ce facteur est systématiquement répertorié par les chercheurs pyrénéens. Indice encourageant, pourtant, le fixisme est désormais nettement moins présent dans les discours tenus par les Départements et les Régions, qui commencent à encourager la construction d’une offre touristique diversifiée. Reste que les crédits utilisés pour ce faire restent encore très peu mobilisés localement (dans les budgets, ils ne représentent guère que 10 % environ des sommes utilisées pour l’enneigement de culture et le réinvestissement dans les infrastructures de ski alpin).
Deux modèles de reconversion
Des reconversions de stations de ski ont déjà eu lieu, par le passé. Deux modèles sont à l’œuvre dans les massifs du sud. Le premier implique un fort réinvestissement et parie sur une résilience avec changement radical. Il ne vise pas un retour à la situation d’avant le trauma de la fermeture, mais promeut une nouvelle dynamique.
Le cas d’école est celui du Mas de la Barque, dans les Cévennes, petite station de ski de proximité jusque dans les années 1990. La SEM délégataire y a construit un village de 18 gîtes et huit appartements en pierre de taille, parfaitement équipés, avec bâtiment d’accueil, restau-
rant, écurie pour un coût total de 4,5 millions d’euros et qui propose dorénavant un positionnement de séjours de « station pleine nature » : découverte de l’environnement, raquettes, ski de randonnée, randonnées pédestres et équestres. Le second modèle mobilise moins d’investissements, souvent faute de moyens des opérateurs ou des collectivités, comme dans le Haut-Vicdessos (Ariège), qui promeut le concept de « station de pleine nature » pour étoffer ses petits stades de neige et reconvertir l’activité aluminium de la vallée. Ici, peu de réalisations nouvelles, les séjours sont basés sur la résidence secondaire, élément du système hérité de la phase de déprise rurale déjà en place pendant « l’ère Péchiney » (arrêt de l’usine en 2003). Cette reconversion forcée a eu un petit effet d’entraînement des investissements publics sur l’initiative privée, dont on attend l’effet levier sur l’économie locale. Nous savons que les faiblesses structurelles du système persistent : rentabilité limite de certains équipements, manque d’hébergements haut de gamme, prestataires privés peu nombreux, taux de remplissage faibles pour les hébergements marchands, poids considérable de l’hébergement non marchand (les résidences secondaires représentent 2/3 du parc immobilier), visibilité Internet et réseaux sociaux réduits, fréquentation du territoire limitée
(autour de 100 000 nuitées/an), à plus de 90 % nationale et très concentrée dans le temps : la reconversion ne va pas de soi. C’est également le cas, actuel, de la reconversion du Puigmal qui a fermé ses pistes en 2013 et confié le développement de l’activité « pleine nature » au groupe Rossignol pour tenter une « Station Outdoor Experiences by Rossignol Puigmal Pyrénées Cerdagne » (voir page 87).
Développer l’économie présentielle
S’il est trop tôt pour tirer un bilan économique et social de ces expérience s, des programmes scientifiques avec des protocoles longs sont en cours (publication des résultats en 2023-2024), il apparaît que ces deux modèles reposent, en fait, sur le développement de l’économie présentielle, déjà à l’œuvre dans la plupart des hauts cantons des Pyrénées.
À l’échelle des autres massifs, les Pyrénées étaient encore faiblement pénétrées par cette économie, à l’exception des services publics dont la part est supérieure à la moyenne nationale (5,3 % contre 3,6 %). Néanmoins, la progression semble inéluctable et nécessite une préparation et un accompagnement visant à offrir des débouchés en termes d’emplois pour le massif qui s’oriente lentement vers une économie de services de plus en plus indépendante du ski alpin. ▲
Skaping



Code
102 102 ÉQUIPEMENT
RESPIRANTES ET LÉGÈRES
HAIX. Les caractéristiques de ces nouvelles chaussures forestières HAIX garantissent un haut confort de même qu’une protection anticoupure élevée. Une manchette souple et moulante empêche la sciure ou les salissures d’entrer. Ces chaussures forestières, étanches et respirantes, offrent une protection contre les coupures de la classe 2. Par ailleurs, les Protector Ultra Lime green HAIX convainquent par leur stabilité et leur légèreté. Prix : 289,90 euros

SKIER ET PARLER
CARDO. Cardo Systems est le leader mondial des communications sans fil dans le domaine de la moto. Cet hiver, la marque s’est lancée sur le marché des sports de neige, avec sa technologie Cardo Packtalk Ski qui s’adapte à presque tous les casques de ski et de snowboard. Connectée en Bluetooth, elle permet à des groupes de 15 skieurs de rester en contact à tout moment, grâce à sa technologie exclusive DMC, avec une autonomie pouvant aller jusqu’à un kilomètre. Idéal pour les écoles de ski en cours individuels ou collectifs.
Nouveaux produits

ÉVOLUTIF
BOLLÉ. Clarté, légèreté, protection et stabilité. Le premier masque de ski magnétique de la gamme de Bollé, Nevada Neo, comprend toutes les caractéristiques techniques disponibles sur le Nevada et dispose d’un atout supplémentaire : un écran magnétique verrouillé quelle que soit votre activité grâce au système EyeLatch de Bollé. Doté d’un filtre photochromique moléculaire s’adaptant à la luminosité ambiante et la technologie L.T.S (Low Temperature Sensitivy) qui assure une performance photochromique élevée, même à des températures basses, l’écran Phanthom permet de passer d’une teinte de catégorie 1 à catégorie 3 en moins de 30 secondes.
Prix : 180 euros

MASQUE BLEU

BETTIMASK. Tout le monde se passerait bien du masque, mais il est encore et toujours obligatoire un peu partout. Même si les différents championnats du monde de ski touchent à leur fin, pourquoi ne pas se mettre aux couleurs de la Fédération française de ski grâce au masque homologué de catégorie UNS1 de la marque Bettimask ? Léger et respirant, il s’affiche comme le seul masque pouvant se laver 200 fois et d’être réutilisé autant de fois. Et puis avoir le sourire d’Alexis Pinturault ou de Perrine Laffont, c’est classe n’est-ce pas ? Prix : 39 euros
UN PETIT CREUX ?

BAOUW. Baouw, c’est un concept simple : une nutrition sportive, biologique et naturelle. À emporter partout, les barres énergétiques et les compotes énergétiques, sont idéales pour le sport comme pour toutes les petites faims. Made in France et confectionnés avec des ingrédients simples, naturels et les plus bruts possible, les produits Baouw sont réalisés à Annecy par Gilles Galoux, expert agroalimentaire, le nutritionniste ostéopathe et coach sportif Benoît Nave et le chef deux étoiles Michelin de la Maison Bleue, Yoann Conte.
Sunkid : Les Moving Carpets « Hansel » et « Gretel » enthousiasment La Bresse-Hohneck
Le domaine skiable de « La Bresse-Hohneck » est le plus grand domaine skiable du Nord-Est de la France avec une superficie de 220 hectares. Deux
Moving Carpets « Hansel » et « Gretel » ont été installés cette saison hivernale 2020-2021 au cœur du domaine skiable dans le parc naturel des Ballons des Vosges.
Deux Moving Carpets couverts donnent accès facilement au départ de la piste de snowtubing et aux pistes de ski débutants. L’entretien et l’exploitation sont pratiquement sans effort grâce à la toiture de la galerie EVOLUS. Les galeries offrent notamment une protection exceptionnelle contre le vent et les intempéries et réjouissent ainsi les utilisateurs.
Le Moving Carpet « Gretel » de 222 mètres de long permet avant tout de transporter jusqu’au sommet, les utilisateurs avec leurs snow tubes et les skieurs plus expérimentés.
Le Moving Carpet « Hansel » sur
la gauche mesure 81 mètres et transporte les skieurs qui souhaitent acquérir un peu plus d’expérience avant de s’aventurer sur les pistes plus longues et plus raides. Les deux systèmes fonctionnent également le soir. Aussi, les deux galeries-toitures ont été équipées d’un éclairage interne à LED, chacun pouvant être programmé individuellement (différentes couleurs et jeux de couleurs).
Le portail d’entrée des deux Moving Carpets Sunkid a pour thème la « forêt magique » et permet aux visiteurs de choisir entre « Hansel » et « Gretel ».
Un autre grand projet Moving Carpet sur le thème des contes de fées est le Märchenexpress à « Fiss » en Autriche : cette double bande transporteuse de 114 mètres de long dispose comme les Moving Carpets de « La Bresse-Hohneck » d’un portail d’entrée à thème. Les contes de la Belle au Bois Dormant, Cendrillon et Blanche-Neige sont illustrés dans trois vitrines de 10 mètres le long des Moving Carpets.
Voir ce projet et d’autres projets Moving Carpets sur : www.sunkidworld.com.


1. Moving Carpet « Gretel »
• Longueur : 222 m
• Largeur de bande : 75 cm
• Surface : Blue Eye
• Moteur : 45 kW avec tambour d’entraînement Ø 800 mm
• Station de serrage hydraulique active
• Vitesse : jusqu’à 1,2 m réglable en continu
• Toiture galerie de type Evolus
• Éclairage LED dans la galerie
2. Moving Carpet « Hansel »
• Longueur : 81 m
• Largeur de bande : 75 cm
• Surface : Blue Eye
• Moteur : 15 kW avec tambour d’entraînement Ø 600mm
• Station de serrage hydraulique
• Vitesse : jusqu’à 0,7 m/s réglable en continu
• Toiture galerie de type Evolus
• Éclairage LED dans la galerie

Avis de concession > Commune d’Err
Délégation de service public pour l’exploitation du domaine skiable du Puigmal
Avis de concession
Directive 2014/23/UE
Section I : Pouvoir adjudicateur/ entité adjudicatrice
I.1)Nom et adresses
Nom officiel : Commune d’Err
Numéro national d’identification : 21660067600011
Adresse postale : 1 carrer de l’Ajuntament
Ville Err
Code NUTS : FRJ15 PyrénéesOrientales
Code postal : 66800
Pays : France
Courriel : correspondre@awsfrance.com
Adresse(s) internet : Adresse principale : www.midilibre-marchespublics. com
Adresse du profil d’acheteur : www.midilibre-marchespublics. com
I.3) Communication
Les documents du marché sont disponibles gratuitement en accès direct non restreint et complet, à l’adresse : www.midilibre-marchespublics. com
Adresse à laquelle des informations complémentaires peuvent être obtenues : le ou les point(s) de contact susmentionné(s)
Les candidatures ou, le cas échéant, les offres doivent être envoyées par voie électronique via : www.midilibremarchespublics.com
I.4) Type de pouvoir adjudicateur
Autorité régionale ou locale
I.5) Activité principale Services généraux des administrations publiques
Section II : Objet
II.1) Étendue du marché
II.1.1) Intitulé : Délégation de service public pour l’exploitation du domaine skiable du Puigmal
II.1.2) Code CPV principal 92610000 Services d’exploitation d’installations sportives
II.1.3 Type de marché Services
II.1.4 Description succincte : Le contrat de Délégation de service public (DSP), sous forme d’un contrat de concession, a pour objet de confier au
délégataire l’exploitation du domaine skiable de la station du Puigmal. Le délégataire supportera le risque d’exploitation. Les missions principales du délégataire dans le cadre de la convention : l’exploitation du domaine skiable de la station du Puigmal situé dans le périmètre de la DSP; la construction des équipements de remontées mécaniques au sens de l’article L. 342-7 du code du tourisme et tous autres équipements annexes liés à l’exploitation du domaine skiable; l’organisation d’un service de secours sur pistes pour le compte de l’autorité délégante, et sans que cette activité puisse porter atteinte au pouvoir de police du maire; et toutes activités de diversification et d’adaptation en lien avec le changement climatique et nécessaires au bon fonctionnement des services permettant de tendre vers un développement quatre saisons du site.
II.1.5) Valeur totale estimée Valeur hors TVA :
31 000 000.00 EUR
II.1.6) Information sur les lots Cette concession est divisée en lots : non
II.2) Description
II.2.2) Code(s) CPV additionnel(s) 45234200 Systèmes de transport par câble
II.2.3) Lieu d’exécution
Code NUTS : FRJ15
Pyrénées-Orientales
Lieu principal d’exécution : Station du Puigmal 66800 – Err.
II.2.4) Description des prestations : Le contrat de Délégation de service public (DSP), sous forme d’un contrat de concession, a pour objet de confier au délégataire l’exploitation du domaine skiable de la station du Puigmal. Le délégataire supportera le risque d’exploitation. Les missions principales du délégataire dans le cadre de la convention : l’exploitation du domaine skiable de la station du Puigmal situé dans le périmètre de la DSP; la construction des équipements de remontées mécaniques au sens de l’article L. 342-7 du code du tourisme
et tous autres équipements annexes liés à l’exploitation du domaine skiable; l’organisation d’un service de secours sur pistes pour le compte de l’autorité délégante, et sans que cette activité puisse porter atteinte au pouvoir de police du maire; et toutes activités de diversification et d’adaptation en lien avec le changement climatique et nécessaires au bon fonctionnement des services permettant de tendre vers un développement quatre saisons du site.
II.2.5) Critères d’attribution
La concession est attribuée sur la base des critères énoncés dans les documents du marché
II.2.6) Valeur estimée
Valeur hors TVA : 31 000 000.00 EUR
II.2.7) Durée de la concession
Durée en mois : 299 II.2.13) nformation sur les fonds de l’Union européenne
Le contrat s’inscrit dans un projet/programme financé par des fonds de l’Union européenne : non II.2.14) Informations complémentaires
Section III : Renseignements d’ordre juridique, économique, financier et technique
III.1) Conditions de participation III.1.1) Habilitation à exercer l’activité professionnelle, y compris exigences relatives à l’inscription au registre du commerce ou de la profession Liste et description succincte des conditions, indication des informations et documents requis :
– pièce A : une lettre de candidature;
– pièce B : un document attestant du pouvoir de la personne habilitée pour engager le candidat;
– pièce C : une déclaration sur l’honneur du candidat individuel, ou de chaque membre du groupement ou de chaque sous-traitant : de ne faire l’objet d’aucune exclusion de la participation à la procédure de passation des contrats de concession;
– pièce D : l’ensemble des documents justifiant qu’il ne fait l’objet d’aucune exclusion de la participation à la procédure

de passation des contrats de concession; — pièce E : un document justifiant que le candidat s’engage, dans le cadre de l’exécution du contrat de délégation de service public, à respecter l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés définie aux articles L. 5212-1 à L. 5212-4 du code du travail;
– pièce F : un extrait K bis ou équivalent de moins de trois mois (sauf raison justifiée).
Liste exhaustive exposée dans le règlement de la consultation. III.1.2) Capacité économique et financière
Liste et description succincte des critères de sélection, indication des informations et documents requis : – pièce G : tout document retraçant les chiffres d’affaires globaux et les chiffres d’affaires concernant les opérations – objet de la délégation de service public — des trois derniers exercices disponibles en fonction de la date de création du candidat ou du début des activités de l’opérateur économique, dans la mesure où les informations sur ces chiffres d’affaires sont disponibles (le candidat peut, par exemple, produire des extraits des bilans et comptes de résultats ou tout document équivalent); – pièce H : les assurances responsabilité civile et professionnelle qui seront contractées pour l’activité – objet de la délégation de service public.
Liste exhaustive exposée dans le règlement de la consultation. III.1.3) Capacité technique et professionnelle
Liste et description succincte des critères de sélection, indication des informations et documents requis : – pièce I : une présentation générale du candidat (ou du groupement candidat); – pièce J : une note décrivant le savoir-faire du candidat ou du groupement candidat, ainsi que ses moyens techniques et humains du candidat ou du groupement candidat (effectifs par catégorie de personnels, qualifications, outillage, matériels, équipements
techniques), permettant notamment d’apprécier l’aptitude du candidat à assurer la continuité du service et l’égalité des usagers devant le service public; – pièce K : le cas échéant, tout document complémentaire de présentation à la diligence du candidat.
Liste exhaustive exposée dans le règlement de la consultation.
Section IV : Procédure
IV.2) Renseignements d’ordre administratif
IV.2.2) Date limite de remise des candidatures ou de réception des offres
Date : 22/03/2021
Heure locale : 12 :00
IV.2.4) Langue(s) pouvant être utilisée(s) dans l’offre ou la demande de participation : français
Section VI : Renseignements complémentaires
VI.1)Renouvellement Il s’agit d’un marché renouvelable : non
VI.3) Informations complémentaires :
Les dépôts de plis doivent être impérativement remis par voie dématérialisée. Pour retrouver cet avis intégral, accéder au DCE, poser des questions à l’acheteur, déposer un pli, allez sur http ://www.midilibremarchespublics.com — il a été décidé de recourir à une procédure ouverte. Cela signifie que les candidats doivent présenter leurs candidatures et leurs offres en même temps. Les modalités de présentation et la composition des dossiers de candidatures et d’offres à remettre par les candidats sont définies dans le règlement de la consultation, en particulier à l’article 4.
VI.4) Procédures de recours
VI.4.1) Instance chargée des procédures de recours
Nom officiel : Tribunal administratif de Montpellier
Adresse postale : 6 rue Pitot Ville : Montpellier Code postal : 34063
Pays : France
Publication spécialisée* : Aménagements en montagne et Domaines skiables
w DSP d’exploitation / gestion de domaine skiable & remontées mécaniques.
w DSP d’exploitation d’activités touristiques (refuges, restauration, activités outdoor...).
w Avis d’appels publics à la concurrence.
* Au sens de l’article R1411-1 du CGCT qui définit la procédure de publicité des DSP, au sein de deux publications : un journal d’annonces légales ET une publication spécialisée correspondant au secteur économique concerné.
Renseignements et pro forma : 04 76 84 32 16 ou denis.real@montagneleaders.fr
Courriel : greffe.ta-montpellier@ juradm.fr
Téléphone : +33 467548100
Fax : +33 467548156
Adresse internet : montpellier. tribunal-administratif.fr/ VI.4.3) Introduction de recours Précisions concernant les délais d’introduction de recours :
La présente procédure pourra faire l’objet : – d’un référé précontractuel prévu aux articles L. 551-1 à L. 551-12 et R. 551-1 à R. 551-6 du Code de justice administrative (CJA) et pouvant être exercé avant la signature du contrat; – d’un référé contractuel prévu aux articles L. 551-13 à L. 551-23 du CJA et R. 551-7 à R. 551-10, et pouvant être exercé dans les délais prévus à l’article R. 551-7 du CJA;
– d’un recours de pleine juridiction en contestation de la validité du contrat ou de certaines de ses clauses non réglementaires qui en sont divisibles assorti le cas échéant de conclusions indemnitaires
et pouvant être exercé par tout tiers dans un délai de deux mois à compter de l’accomplissement des mesures de publicité appropriées (CE Ass. 4.4.2014, département du Tarn-et-Garonne, REQ. nº 358994). Les requérants peuvent éventuellement assortir leur recours d’une demande tendant, sur le fondement de l’article L. 521-1 du CJA, à la suspension de l’exécution du contrat; — d’un recours pour excès de pouvoir contre les clauses réglementaires du contrat ou encore l’acte administratif portant approbation du contrat dans un délai de deux mois à compter de sa publicité. Les requérants peuvent éventuellement assortir leur recours d’une demande tendant, sur le fondement de l’article L. 521-1 du CJA, à la suspension de l’exécution du contrat.
VI.5) Date d’envoi du présent avis : 16/02/2021

LIVRES
Transmettre
LA LECTURE À CETTE CAPACITÉ DE TRANSMETTRE. UNE HISTOIRE, DES EXPÉRIENCES, UN SAVOIR, DES ÉMOTIONS. MAIS AUSSI DE LAISSER UNE TRACE. UNE NOUVELLE FOIS, CETTE SÉLECTION ÉCLECTIQUE, À SAVOURER AU COIN DU FEU, DONNE À DÉCOUVRIR LA MONTAGNE DANS TOUTE SA RICHESSE ET SA VARIÉTÉ.

LE CIRQUE BLANC, ET APRÈS ?
Avec « Après Ski », Michel Roche signe un premier ouvrage dans un domaine qui lui est cher : « L’idée de ce premier livre, je l’ai eue dans la raquette d’arrivée des finales de Soldeu en mars 2019 au moment où plusieurs championnes et champions mettaient un terme à leur carrière », précise l’auteur. « J’ai eu envie d’en savoir plus sur ces champions qui, lorsqu’ils raccrochent leurs skis, basculent vers une nouvelle vie et souvent dans l’inconnu ! » Préfacé par Alexandre Pasteur, « Après Ski » plonge le lecteur dans le cirque blanc et s’élance sur 21 trajectoires de reconversion empruntées par des champions français issus de sept disciplines (ski alpin, biathlon, ski de bosses, combiné nordique, saut à ski, snowboard, ski de vitesse).
« Après Ski - 21 belles pistes de reconversion » Michel Roche, Éd. BoD.

UNE VIE EN MONTAGNE
« Il est enfin arrivé ce moment que je pressentais depuis longtemps. Il est temps de raconter mon cheminement sur les Sentiers de vie ». À travers 185 pages, Vincent Lecarme a choisi d’immortaliser sa vie de médecin à Val-Cenis Lanslevillard durant quatre décennies. Spécialisé en médecine et biologie du sport, médecin pompier volontaire et correspondant Samu, il a vécu toute sa carrière en Haute-Maurienne.
« Sentiers de vie » sonne comme une biographie empreinte d’humanité, à parcourir en onze parties comme autant de tableaux qui racontent la montagne. Une aventure d’aujourd’hui, intemporelle, dans un monde préservé et pourtant ouvert, au plus près des hommes et de la nature.
« Sentiers de vie. Récits d’un médecin de montagne » Vincent Lecarme, éd. Glénat, Coll. Hommes et montagnes.


IL ÉTAIT UNE BOULE DE GOMME...
Après « La revanche des hauteurs », Guillaume Desmurs livre la suite de son polar. Sans avoir lu le premier tome, se plonger dans ces pages est aussi aisé que de se laisser glisser dans de la neige fraîche. Le ton et le style d’écriture donnent un caractère familier à l’histoire et rendent la lecture fluide et agréable. Car l’auteur joue avec certains stéréotypes de la montagne pour assurer une dose d’humour dans un tourbillon d’évènements. La station de ski fictive de Pierre-Fortes subit une terrible tempête de neige et la seule route d’accès est coupée à cause d’une avalanche. Dans le même temps, un camion de transport de fonds est attaqué, les Rencontres internationales de la bienveillance sont lancées et des milliers de vacanciers se retrouvent piégés en ce jour de grand chassé-croisé.
« La route coupée » Guillaume Desmurs, Éd. Glénat, coll. Neige Noire.
Cet ouvrage historique sort à l’occasion des 30 ans de la Sagets, l’opérateur du domaine des Gets. Si la société d’exploitation célèbre son trentième anniversaire, la destination haut-savoyarde existe depuis 90 ans.
En 1937, un téléski ouvrait, débutant par là même l’écriture de l’histoire des Gets : « Qui souvent la Boule de Gomme montera, champion de ski deviendra. »
Pas de Plan Neige ou de grandes manœuvres au sein du village, seulement la volonté conjuguée de Gêtoises et de Gêtois qui se sont succédés au cours des décennies et qui ont su raison garder.
C’est cette histoire que conte cet ouvrage, proposant une traduction anglaise. Cette histoire et un peu de l’avenir de la station car le potentiel et les idées sont là ! « Un domaine de caractères - Les Gets, 90 ans de montagne sportive » Éd. Inverse.
HUIS CLOS SANGLANT

Tél. 04 50 03 72 37 www.balleydier4x4.com
