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Pauvreté et coopération internationale Conduire les politiques, programmes et projets de coopération au développement avec les plus pauvres

836 millions

16 000

57 millions 33%

40%

60 millions


Sources des données de la couverture: Nations unies (2015), Rapport des objectifs du millénaire pour le développement; UNICEF (2015), Progrès pour les enfants; Banque Mondiale


CONDUIRE LES POLITIQUES, PROGRAMMES ET PROJETS DE COOPERATION AU DEVELOPPEMENT

AVEC LES PLUS PAUVRES

UNE ETUDE AFECTI / IMODEV

AFECTI International www.afecti.org 2


Problématique : Comment construire un processus d'échanges croisés de connaissances entre bénéficiaires, chercheurs et acteurs de terrain de la coopération internationale et des projets de développement, c'est-à-dire une véritable participation interactive pour l'élaboration d'une connaissance partagée ? L’efficacité de l’aide est au centre des préoccupations de la communauté internationale. A travers elle, la gestion axée sur les résultats, au nom des principes de transparence et de redevabilité de l'aide au développement international, est devenue une condition à l’accès au développement durable. Nombreux depuis la signature de la Déclaration de Paris en mars 2004, et de plus en plus chaque jour des efforts sont réalisés par les donateurs bilatéraux et les institutions multilatérales afin de limiter l’inefficacité des interventions financées par les bailleurs de fonds, de réduire la corruption et de promouvoir la bonne gouvernance. Tous ces efforts tendent, directement ou indirectement à maximiser l'impact des fonds publics et privés dans la réduction de la pauvreté, l’un des plus grands défis de notre siècle. L'impact négatif de la crise financière mondiale, combinée à des mouvements sociaux demandant l’application des principes de bonne gouvernance dans la gestion de l’Etat tels que le Printemps arabe, ont contribué à faire de l’efficacité de l’aide une condition au développement durable, non seulement des pays pauvres mais aussi des pays en transition. C’est de par nos métiers de diplomates et d’experts techniques de la coopération au développement que nous avons souhaité, à travers ce rapport, nous interroger au-delà de la notion de l’efficacité de l’aide, sur ce qui nous paraissait essentiel pour qu’une intervention, aussi généralisée ou localisée soit-elle, puisse être un succès pour les populations bénéficiaires les plus pauvres.

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Les auteurs Hugues de Courtivron est général de brigade en retraite, diplômé de l ’IEP Paris et titulaire d’une maîtrise d’histoire contemporaine (Paris IV). Il est membre bénévole du

Mouvement ATD Quart Monde et consultant international dans les domaines de la sécurité et de la réforme des administrations publiques. Eugène Modou Gueye est diplomate de carrière (Conseiller des Affaires Etrangères Par Référence), Juriste de formation initiale, titulaire d’un Doctorat en Sciences de Gestion, Spécialité Prospective, Stratégie et Organisation. Il a exercé les fonctions d’enseignant, de diplomate et de consultant international ; a activement milité dans le monde associatif en Val d’Oise et Ile-de-France en France, en qualité de Chargé de mission Développement durable et Commerce Equitable, puis comme Chargé de mission Fraternité Internationale. Monsieur Gueye est le fondateur en 2012 à Paris d’ASCEF CONSULTING, cabinet de conseil spécialisé en Organisation-Conduite du changement, Prospective et Stratégie. Dans l’attente d’une reprise prochaine de ses activités de consultant, l’intéressé a renoué avec celles de diplomate depuis octobre 2013. François-Xavier de Perthuis de Laillevault est docteur en socio-économie du développement de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS / Paris). Il a été chargé d’enseignements à l’université du Panthéon Sorbonne (Paris 1), à l'université Paris Descartes (Paris 5 ), et est co-fondateur de l’Institut du Monde et du Développement pour la gouvernance publique. Il est actuellement chargé de programme de coopération interna-

tionale et expert en évaluation des politiques publiques d'aide au développement au Centre international d’études pédagogiques (CIEP, Ministère de l’éducation, Paris).

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1. PREMIERE PARTIE: COMPRENDRE LA NOTION DE PAUVRETÉ 1.1. Conceptualisation de la notion de pauvreté

6 6

1.2. Différenciation avec l’approche culturelle de la pauvreté

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1.3. Conceptualisation de la notion de développement

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1.4. Rôle des bailleurs et conceptualisation empirique du phénomène de pauvreté 14 1.5. Divergences entre un discours institutionnel et une réalité de terrain 18

2. DEUXIEME PARTIE: LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ RETOUR D’EXPÉRIENCES 2.1. L’accès au terrain, pour une approche anthropologique

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2.2. Projet d’évaluation des OMD : Agir pour un développement durable qui n'oublie personne (janvier 2012 - décembre 2013) 3. TROISIEME PARTIE: ELABORER DES STRATÉGIES ET DES PROJETS SUR CETTE APPROCHE

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3.1. Qu’est-ce qu’un projet efficace ?

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3.2. L'implication nécessaire des administrations et bailleurs

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3.3. Le rôle des acteurs impliqués

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3.4. Quels projets de développement à élaborer et quelles stratégies à mettre en

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place ? 4. QUATRIEME PARTIE: ENJEUX POUR UNE MEILLEURE PRISE EN COMPTE DES BESOINS DES 4.1. Profil d’expertise nécessaire

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4.2. Les enseignements tirés de l’expérience Guatemala

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POPULATIONS PAR LES POPULATIONS ELLES-MÊMES

ANNEXE 1 Bibliographie

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ANNEXE 2 Evaluer les Objectifs du Millénaire pour le Développement, l’approche

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qualitative du mouvement ATD Quart Monde

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Elle est structurée autour de 4 axes : Axe 1 : décrit les principales étapes du processus de conceptualisation de la pauvreté et du développement en restituant une analyse des liens entre la conceptualisation de la pauvreté et l’élaboration du concept de développement tel qu’il est élaboré par les institutions internationales dans le cadre de la coopération au développement. Axe 2 : illustre à la fois la nécessité et la diffi culté de définir les besoins des populations bénéficiaires à partir de leurs propres perceptions de leurs besoins. L’analyse démontre que cette approche constitue une condition à la réussite des projets de coopération et ainsi, directement au développement économique, social et politique des sociétés récipiendaires de l’aide au développement. La réflexion menée au sein de cet axe se base

sur des exemples d

cas pratiques ;

Axe 3 : présente l'approche d’une élaboration de projets de développement basée sur l’identification des besoins par les populations bénéficiaires. L’analyse identifie les acteurs qui doivent être nécessairement impliqués mais aussi leur rôle respectif afin de maximiser la réussite des stratégies et des projets de développement ;

Axe 4 : illustre les enjeux résultant d’une meilleure prise en compte des besoins des populations dans le cadre plus global de la coopération au développement. Lier cette approche avec les différentes approches théoriques du développement. L’analyse rend compte, à partir d’expériences vécue s, de la nécessité et de différents moyens permettant d’ériger la parole des plus pauvres comme principe directeur lors de l’élaboration des politiques de développement. Au-delà, la réflexion interroge sur les perspectives en termes d’efficacité de l’aide qu’offre une telle approche pour les acteurs de la coopération internationale. 6

Rapport de l'AFECTI: Cooperation et pauvreté (synthèse)  

L'AFECTI s'est fixé un nouvel axe stratégique en 2015: participer aux échanges et à la réflexion en vue de l'amélioration de l'expertise int...

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