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La parole à nos partenaires

Faut-il aider les pauvres en Inde et au Népal ? L’Inde a-t-elle toujours besoin d’aide au développement ? Depuis un moment, cette question est au coeur de nombreux débats, notamment en Europe et en Amérique du Nord. Les autorités nationales avancent souvent des arguments contraires, évoquant le taux de croissance économique de l’Inde, son revenu par tête d’habitant, son développement industriel et sa position à l’échelle internationale. Or, selon de nombreuses études, à l’échelle mondiale, une personne sur deux souffrant de faim vit en Inde.

L’histoire du Népal est très différente de celle de l’Inde. Niché sur les flancs de l’Himalaya, ce petit pays est l’un des plus pauvres de la planète et peine à donner une assise solide au système démocratique récemment acquis. Sa population est estimée à 30 millions de personnes, dont 80 % habitent des régions rurales et pratiquent une agriculture de subsistance. Parmi les plus vulnérables, on compte les membres des castes dites « basses », les femmes et les populations indigènes.

En effet, derrière le buzz autour du taux de croissance élevé et du revenu grandissant par tête d’habitant se cache une réalité toute autre. D’après une étude récente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), qui évalue les différentes facettes de la pauvreté selon la méthode de l’indice de pauvreté multidimensionnelle (Multidimensional Poverty Index [MPI]), 55 % de l’Inde est toujours pauvre. Une multitude de personnes, quelque 645 millions – plus que l’Europe ne compte d’habitants – sont concernées. Récemment, le gouvernement indien a fixé le seuil de pauvreté à un revenu quotidien inférieur à 22 roupies (30 cents) pour les régions rurales, et 28 roupies (40 cents) pour les milieux urbains. Même selon ce standard minimaliste, environ 330 millions de personnes - 27 % de la population - sont pauvres, et à ce niveau elles vivotent en situation de pauvreté extrême, à la limite de la survie.

A l’heure actuelle, le manque de structures étatiques et administratives fonctionnelles se fait ressentir un peu partout au Népal, mais particulièrement en milieu rural. L’inertie politique a paralysé les activités sociales et économiques. Plus de 50 % de la population vit en situation de pauvreté, 75 % de personnes sont privées d’eau potable propre et 85 % n’ont pas accès à des services de santé. De plus, ils doivent faire face à une inflation galopante et à une pénurie de denrées de première nécessité.

Nombre d’organisations locales et de personnes engagées se démènent pour changer cette situation. Ces groupes lancent des initiatives constructives basées sur des modèles réformateurs ou alternatifs par rapport aux politiques gouvernementales qui entraînent souvent des déplacements de populations et des dégâts environnementaux. De telles initiatives méritent d’être soutenues. L’écart grandissant entre les riches et les pauvres provoque des conflits violents à l’intérieur du pays, et pousse les jeunes à la confrontation et au sectarisme. Seule une situation plus égalitaire peut restaurer la paix et l’harmonie.

Tout comme les pauvres en Inde méritent d’être soutenus dans leur combat pour préserver leurs droits et leur place dans cette situation extrêmement polarisée, les citoyens du Népal ont besoin d’être appuyés pour pouvoir survivre et ne pas céder aux forces de la violence et du conflit. Le développement de services publics de base et un accès garanti pour tous à ces services, l’amélioration des structures de gouvernance et l’utilisation optimale de ses ressources naturelles assurera un avenir meilleur à cette république naissante. C J George Consultant d’Aide à l’Enfance de l’Inde (AEI) Coordinateur régional Terre des hommes Allemagne – Asie du Sud


Quels projets

Quels projets de développement appuyons-nous ? En concertation avec ses ­partenaires, AEI a défini ­certains critères :

··Priorité est donnée aux projets qui béné-

ficient directement ou indirectement aux enfants et à leurs familles, et ce par le biais d’un développement intégré de leurs communautés.

··Les projets doivent comprendre au moins

une composante qui touche les causes des problèmes et de la pauvreté, et non pas seulement traiter les symptômes.

vices offerts » ne sont pas acceptées et les projets de nature économique doivent être précédés par des programmes de conscientisation et d’organisation communautaire.

··Tout projet doit tenir compte de la situation culturelle et sociale de la population-cible et prévoir l’impact du programme sur ces coutumes et réalités.

AEI n’est pas spécialisée en aide d’urgence directe, mais appuie en cas de catastrophe grave des actions de réhabilitation et de reconstruction ciblées menées sur le terrain par des organisations partenaires.

··Les populations locales seront impliquées à

toutes les étapes de la réalisation des projets et promues dans leur développement personnel et social ; les initiatives de « ser-

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Droits

Accès aux droits La situation des droits en Inde et au Népal Même si leurs constitutions respectives garantissent la jouissance des droits fondamentaux à tous les citoyens et l’égalité entre l’homme et la femme, il n’en demeure pas moins que la réalité est toute autre en Inde et au Népal. Ainsi, des centaines de millions de personnes vivent dans une pauvreté extrême et souffrent de privations et disparités dans les domaines des droits essentiels, tel que l’éducation et l’accès aux soins de santé, et sont victimes d’exploitation économique ou d’agressions.

Accent sur les droits Les initiatives suivantes pour renforcer les droits des personnes marginalisées sont mises en place par les partenaires locaux d’AEI : pour garantir les droits des femmes  : amélio··activités ration des conditions de vie de femmes seules ; pro-

grammes pour empêcher et éradiquer la violence domestique ; sensibilisation et lobbying pour les droits des femmes et l’égalité entre femmes et hommes activités pour garantir les droits des enfants : campagnes contre le travail ou le mariage des enfants ; scolarisation des enfants, surtout des filles activités pour garantir les droits des castes inférieures et des peuples indigènes  : campagnes médiatiques, lobbying auprès des fonctionnaires de l’Etat,… information des villageois au sujet des aides gouvernementales et des prêts dont ils peuvent bénéficier ; contrôle du bon fonctionnement des divers programmes gouvernementaux (horticulture, pension pour veuves, retraite, soins de santé, droit de vote,…) ; dialogue avec les autorités locales responsables de la mise en place des

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programmes gouvernementaux et organisation de formations pour les fonctionnaires en question

SYM – Les peuples indigènes et leur accès aux droits SYM, une organisation partenaire d’AEI dans l’Etat indien du Chhattisgarh, gère un projet dont l’objectif est d’assurer les droits à l’éducation, à la santé et à la subsistance de peuples indigènes habitant 30 villages isolés. Des séances d’information sur la situation légale, les droits des peuples indigènes et les programmes gouvernementaux dont les villageois pourraient bénéficier sont organisées. Les habitants suivent des formations pour apprendre à soumettre leurs requêtes aux autorités locales et à réclamer leurs droits. Parallèlement des efforts de lobbying auprès des  fonctionnaires responsables sont menés.

Ensemble, nous ­ obtenons plus ! Lors d’une récente réunion des habitants de cinq villages du district de Kabirdham, le manque d’accès à l’eau potable fut déploré. Les participants décidèrent de présenter leur requête au fonctionnaire à la tête du district. Lors de leur mission au chef-lieu du district, des représentants des villages interagirent non seulement avec les autorités, mais informèrent également les médias sur la situation dans leurs villages en ce qui concerne l’accès à l’eau potable, la santé, l’éducation et la mise en place de programmes gouvernementaux. Finalement des pompes à eau furent installées dans deux villages ainsi que dans l’enceinte d’une école primaire. Ce succès motive les communautés à continuer leur lutte pour le respect de leurs droits.

AEI finance pour l’heure plusieurs projets dans le domaine des droits en Inde et au Népal. Si vous voulez les soutenir, merci de faire un don sur le compte CCPLLULL IBAN LU03 1111 0367 5084 0000 avec la mention “droits”. Vos dons à AEI sont déductibles des impôts.

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Agriculture

Renforcer les communautés par le développement agricole L’agriculture en Inde et au Népal A l’heure actuelle, 70 % de la population de l’Inde vit toujours directement ou indirectement de l’agriculture. Même si l’Inde est autosuffisante d’un point de vue alimentaire, les denrées sont distribuées de manière inégale, et l’Inde compte actuellement 57 millions d’enfants qui sont mal nourris. Au Népal, 85 % de la population est dépendante de l’agriculture. Dix années de conflit armé suivies de gouvernements instables ont gravement perturbé la production et distribution alimentaire, et on estime que 3,48 millions de Népalais sont menacés d’insécurité alimentaire aiguë.

Vers une agriculture durable Pour les organisations partenaires d’AEI actives dans les domaines de l’agriculture et de l’écologie, la sécurité alimentaire et l’amélioration de la situation économique des familles est le but premier. Concrètement leurs initiatives comportent : gestion durable de la terre, de l’eau et des forêts ··une la conservation de la diversité génétique des cultures ··la création de coopératives agricoles ··une commercialisation plus efficiente des pro··duits ­agricoles

SRHC – Paysans démunis et technologies agricoles ­améliorées Le Social Rise Help Centre (SRHC) s’attache à diversifier les moyens de subsistance de quelque 600 familles de 6 communautés rurales dans le district de Palpa au Népal. Il encadre ces agriculteurs marginaux pour renforcer leurs connaissances des systèmes agraires traditionnels et améliorer la culture par l’utilisation raisonnée de fertilisants. Parallèlement, ils introduisent des plantations maraîchères cultivées avec des fertilisants et pesticides organiques, développent l’élevage de petit bétail et mettent sur pieds un système de marketing pour les récoltes.

Témoignage d’une réussite Dambar Kumari Baral est membre du groupement d’agricultrices du village de Jhadewa, dans le district Palpa. Son mari travaille à l’étranger et envoie régulièrement de l’argent à la famille, mais cela ne suffit pas toujours. Dambar Kumari a appris de nouvelles techniques en agriculture et a pris un prêt de 10 € auprès du groupe pour cultiver des pommes de terre ; la vente de la récolte lui a rapporté 100 €. Maintenant, elle peut supporter elle-même de petites dépenses familiales imprévues.

AEI finance pour l’heure plusieurs projets dans le domaine de l’agriculture et de l’écologie en Inde et au Népal. Si vous voulez les soutenir, merci de faire un don sur le compte CCPLLULL IBAN LU03 1111 0367 5084 0000 avec la mention « agriculture ». Vos dons à AEI sont déductibles des impôts.

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Education

L’éducation comme tremplin vers un meilleur avenir L’éducation en Inde et au Népal

Samvada – Du travail dans les mines vers l’école

En Inde et au Népal, le secteur scolaire est très disparate : des écoles privées de haut niveau existent à côté d’établissements publics manquant souvent des infrastructures les plus élémentaires comme bancs et pupitres, matériel pédagogique ou toilettes. De plus, de nombreuses écoles publiques n’ont pas d’enseignants qualifiés. Or, les plus démunis dépendent évidemment de ce système scolaire gratuit. Une loi récente impose la scolarité obligatoire pour tous les enfants indiens âgés de 6 à 14 ans, mais la mise en pratique de cette mesure traîne. Un très grand nombre d’enfants indiens travaillent toujours au lieu d’aller à l’école. Si l’on considère en outre le taux d’alphabétisation très bas parmi la population rurale, les castes inférieures, les peuples indigènes et les femmes, il devient évident que le renforcement de l’éducation en Inde est d’une importance primordiale.

L’organisation Samvada gère un projet qui s’attache à promouvoir l’éducation des enfants, surtout des jeunes filles, dans une vingtaine de bidonvilles et de villages autour de Hospet, une région d’exploitation minière de l’Etat indien du Karnataka. Des anciens enfants travailleurs ont la possibilité de suivre des formations professionnelles, et des campagnes d’information sur la loi indienne pour le droit à l’éducation sont menées. Parallèlement, le partenaire fait du lobbying auprès des autorités publiques et des exploitants des mines afin de les sensibiliser au problème du travail des enfants.

Accent sur l’éducation Dans le domaine de l’éducation, AEI soutient des initiatives visant à :

fonctionner des centres d’alphabétisation pour ··faire adolescents et adultes ainsi que des cours du soir et des centres d’éducation informelle qui préparent les enfants à intégrer le système scolaire formel offrir des classes préscolaires et précoces proposer aux adolescents et aux femmes des formations à différentes activités génératrices de revenu organiser des campagnes pour promouvoir la scolarisation des enfants sensibiliser les populations locales à l’importance de l’éducation des enfants - notamment des filles - et encourager les groupements villageois à exiger et contrôler le bon fonctionnement des écoles publiques locales

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Des cours d’éducation ­informelle pour d’anciens ­enfants travailleurs Shivganga vit dans la région de Bellary dans l’Etat indien du Karnataka. Sa famille y a migré à la recherche d’un travail dans les mines à ciel ouvert. Jusqu’à l’âge de 8 ans, elle travaillait aux côtés de sa mère dans une de ces mines, à casser des pierres, et parallèlement elle gardait ses frères et sœurs plus jeunes. Actuellement, elle suit des cours d’éducation informelle et espère un jour pouvoir intégrer une école gouvernementale. Un de ses camarades de classe, âgé de 12 ans, partage la même ambition : pendant la journée, il doit garder le bétail de la famille lorsque ses parents travaillent comme journaliers dans une mine des environs, et alors, pour combiner corvée et études, il fait paître les vaches dans un pré juste à côté de l’école et garde ainsi un œil sur elles en suivant les cours.

AEI finance pour l’heure plusieurs projets dans le domaine de l’éducation en Inde et au Népal. Si vous voulez les soutenir, merci de faire un don sur le compte CCPLLULL IBAN LU03 1111 0367 5084 0000 avec la mention « éducation ». Vos dons à AEI sont déductibles des impôts.

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Revenus

Amélioration des revenus dans les régions rurales en Inde et au Népal Problèmes relatifs aux moyens de subsistance 70 % des Indiens et Népalais vivent dans des régions rurales. La subsistance y est affectée par des niveaux d’alphabétisation et de compétences relativement bas, par un accès limité et inéquitable aux ressources et par la globalisation. En outre, des conditions climatiques défavorables, tels que des sécheresses et autres catastrophes naturelles, augmentent la vulnérabilité de cette population essentiellement agraire.

Accent sur les revenus Les partenaires d’AEI qui travaillent pour l’amélioration des revenus des populations rurales défavorisées incluent dans leurs projets une ou plusieurs des initiatives suivantes : durable des terres, de l’eau et des forêts ··gestion création de groupes d’entraide et de coopératives en ··vue de mettre en œuvre des systèmes d’épargne et de

crédit ou de fonds de roulement, et de commercialiser collectivement les produits formations professionnelles visant à créer des activités génératrices de revenus appui pour créer des micro-entreprises soutien dans les démarches pour obtenir des aides gouvernementales.

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Daughters of the Cross ­Création d’opportunités de

revenus pour villageois La congrégation des « Daughters of the Cross » met en œuvre un projet destiné à améliorer les possibilités de subsistance dans une quarantaine de villages tribaux situés dans le Territoire de l’Union de Dadra & Nagar Haveli et dans l’Etat de Maharashtra : les agriculteurs suivent des formations pour améliorer l’irrigation et ainsi accroître leurs récoltes ; les femmes suivent des formations professionnelles qui leur permettront de se lancer dans des activités génératrices de revenus ; les adolescents suivent des classes informatiques qui augmenteront leurs chances sur le marché de l’emploi.

Une augmentation du revenu pour améliorer l‘existence de toute la famille Anusaya, son mari et leurs quatre enfants travaillent comme journaliers sur les champs d’autrui. Lors d’une réunion d’un groupement de femmes créé par le partenaire local d’AEI, elle a appris l’existence d’un programme gouvernemental pour personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté et donnant la possibilité à un groupe de cinq membres de postuler ensemble pour un crédit destiné à initier une activité de génération de revenu. Anusaya a entrepris les démarches nécessaires ensemble avec quatre habitants de son village pour pouvoir bénéficier de ce programme. Avec l’argent du prêt, Anusaya acheta finalement deux vaches qui donnent maintenant environ 8 litres de lait par jour qu’Anusaya vend sur le marché local. Ceci lui permet de soutenir sa famille financièrement et de rembourser son crédit. Elle est aussi convaincue qu’il est important de renvoyer ses enfants à l’école. C’est pourquoi elle les a inscrits à l’école gouvernementale du bourg voisin.

AEI finance pour l’heure plusieurs projets dans le domaine des moyens de subsistance et des activités génératrices de revenus en Inde et au Népal. Si vous voulez les soutenir, merci de faire un don sur le compte CCPLLULL IBAN LU03 1111 0367 5084 0000 avec la mention « revenus ». Vos dons à AEI sont déductibles des impôts.

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Santé

Solutions aux problèmes de santé Les problèmes liés à la santé en Inde et au Nepal Les secteurs de la santé indien et népalais sont diversifiés : les infrastructures des services de la santé publique ne fonctionnent pas de façon adéquate à cause des dépenses gouvernementales limitées, tandis que le vaste et efficient secteur privé de la santé coûte cher. Cette situation entraîne un accès inégal aux soins de santé de qualité, un état de fait dont surtout les plus démunis de la population sont touchés.

Accent sur la santé Une approche de développement intégré incluant des mesures d’éducation, des activités de génération de revenus et la promotion de l’égalité des genres se prête le mieux à promouvoir la santé. Les programmes dans le domaine de la santé soutenus par AEI comportent une ou plusieurs initiatives visant à : les besoins de santé primaire des segments ··Satisfaire de la population les plus démunis dans les bidonvilles

urbains et les régions rurales en coopérant avec les communautés affectées Établir des dispensaires et améliorer l’état de santé des femmes et des enfants par la mobilisation locale et le renforcement des femmes ainsi que par leur formation en agents de santé Promouvoir les connaissances dans les domaines de la nutrition et de l’hygiène et, dans certains cas, fournir des nutriments additionnels aux plus nécessiteux, comme les femmes enceintes ou les jeunes enfants Prévenir les infections par le VIH et soutenir des personnes affectées Améliorer la santé reproductive Combattre la violence à l’égard des femmes, notamment en créant des centres de conseils gérés par des agents sociaux spécialement formés Combattre des coutumes ancestrales nuisant gravement à la santé comme à la dignité de la femme Améliorer la communication avec les responsables du secteur de la santé publique

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Différentes mesures sont prises afin de faire du lobbying pour des services de santé publique de meilleure qualité ainsi que pour établir au niveau des villages des services de santé qui s’autofinancent et améliorent l’état de santé des communautés.

Tathapi – Femmes et santé Tathapi, une ONG locale, réalise un projet de formation d’agents de santé dans 80 villages reculés des trois Etats du Chhattisgarh, du Madhya Pradesh et du Maharashtra. 150 jeunes femmes y apprennent à identifier et traiter les maladies les plus répandues dans leurs villages, telles que l’anémie ou la malnutrition infantile. A part les formations spécifiques sur les questions de santé, le projet met l’accent sur le renforcement des participantes en les informant sur l’égalité entre femmes et hommes, le planning familial, la violence à l’égard des femmes et les droits des femmes. En outre, les femmes sont organisées en groupes de pression et encouragées à intervenir en faveur d’un bon fonctionnement des services de la santé publique.

Ce que ma formation en tant qu’agent de santé signifie pour moi Je m’appelle Tulsa ; j’ai 24 ans. Mon mari m’a abandonnée après m’avoir maltraitée pendant quatre ans. Ma petite fille et moi avons dû retourner vivre chez ma famille. Mon amourpropre fut anéanti. Au début je n’ai pas pu y croire quand les villageois m’ont choisie pour suivre la formation d’agent de santé. En un an j’ai appris beaucoup et je suis maintenant capable d’enseigner d’autres femmes dans mon village. J’ai confiance en moi lorsque je travaille avec les autres villageoises comme je sais que j’améliore leur état de santé et aide leurs enfants à avoir une vie meilleure.

AEI finance pour l’heure plusieurs projets dans le domaine de la santé en Inde et au Népal. Si vous voulez les soutenir, merci de faire un don sur le compte CCPLLULL IBAN LU03 1111 0367 5084 0000 avec la mention « santé ». Vos dons à AEI sont déductibles des impôts.

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Sensibilisation

Le Groupe Sensibilisation Grandir au village – la réalité en Inde et au Népal Pourquoi des enfants doiventils travailler ? Industrialisation et exploitation des richesses minières : quel impact sur les populations indigènes ? Réchauffement climatique, moussons, tsunamis – y a-t-il un rapport ? La situation des femmes entre tradition et émancipation en Inde et au Népal Parias – intouchables – dalits : qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Maharajas et mendiants – satellites et charrues à bœufs : l’écart entre riches et pauvres continue de se creuser… 69 milliardaires en Inde – combien de pauvres ?

Autant de sujets et situations que le Groupe Sensibilisation d’AEI analyse lors de ses interactions avec le public luxembourgeois. Des questions qui dépassent le pur cadre géographique de l’Inde et du Népal et qui nous amènent à réfléchir sur notre mode de vie et nos habitudes de consommation. Car une vraie solidarité entre les peuples ne peut se réaliser que dans l’estime de l’autre et avec la volonté d’apprendre de lui. Le Groupe Sensibilisation (GS) essaie de rapprocher les élèves des écoles fondamentales et secondaires du Luxembourg des réalités et besoins des enfants indiens et népalais par la diffusion d’une image plus nuancée de ces pays. Les thèmes traités sont entre autres le travail des enfants, la situation des filles et femmes, et les conditions de vie des populations indigènes. Le GS met à disposition des enseignant-e-s divers outils pédagogiques et anime des ateliers sur différents aspects de la vie en Inde et au Népal. Parallèlement, le GS essaie de toucher le grand public par le biais des médias et de la publication de son bulletin trimestriel, ainsi que par l’organisation de soirées d’information, et ceci souvent en collaboration avec des associations et communes. AEI participe également aux plates-formes « Votum Klima » et « Luxembourg sans OGM » et mène des actions de lobbying auprès des acteurs du monde économique et politique.

Comment garantir la survie et la sécurité alimentaire des petits paysans de l’Inde et du Népal ?

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