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L'Adrar (et surtout Atar) est le cœur politique de la Mauritanie. L'ile-de-France par rapport à la France, le lieu à partir duquel la République Islamique de Mauritanie s'est peu à peu constituée. Pierre Messmer

Une miséricorde!

Abonnement 6 mois : 5.000 UM abonnement une année : 10.000 UM

N° 003 Juin 2009 -Mensuel regional d'informations et culture

IL A SUFFISAMMENT PLU EN ADRAR:

T

Fondateur: Ely Salem Khayar Site Web…. E-mail : Adrar.info@yahoo.fr 1ere Année: N° : 002 Mois de Juin 2009 Responsable commercial :Ad O.Md Tel 2421374

Prix : 200 Um

ÉDITO

Conférence présentée par

ransmettez mes salutations à celui qui ne me connait pas, quant à celui qui me connait déjà, ce n’est pas la peine de me rappeler à son bon souvenir « dixit » La guetna. Nous nous faisons un devoir de transmettre à travers notre journal le message, chaque année d’actualité, de la Guetna. La Guetna, même si elle n’est plus ce qu’elle était, en tous cas pour nous qui ont la cinquantaine bien sonnée, restera ce moment béni entre tous, riche en émotions et en rencontres. C’est une composante essentielle du vécu personnel de tout adrarois. Par le passé la Guetna était ce moment hautement social où les grands nomades du Tiris, de l’Amsaga et d’autres contrées encore plus lointaines se sédentarisaient et retrouvaient parents et amis habitants les Ksours et les oueds le temps de la cueillette de dattes. Sa dimension économique était alors relativement marginale. Aujourd’hui, la guetna est devenue pour la région une véritable industrie, plus rentable peut être que le tourisme. Même si il n’ya pas de statistiques sur lesquelles on peut se baser, on peut avancer sans risque de se tromper que la population de l’Adrar double, au moins, pendant cette période et que le volume des échanges triple ou quadruple. Si on observe le marché pendant la guetna on prend la mesure de son dynamisme. Depuis quelques années, l’organisation de grandes manifestations culturelles et sportives (tir à la cible, tournois de pétanques, festival Medh, colloques et séminaires) drainent de nouveaux publics qui très vite s’attachent à la région et y reviennent souvent. Ah ! Nostalgie quand tu nous tiens.

Directeur de la culture et

AÏN SAVRA

C

roulant sobrement et silencieusement sous les pesanteurs cumulées de la triple situation économique sociale et politique que traverse le pays, les Adrarois en musulmans sincères, ne savent pas perdre espoir. Il s se sont voués comme cela se doit à leur Créateur et Tout Puissant Miséricordieux. "Celui qui fait descendre l'eau du ciel avec mesure et avec laquelle Nous ranimons une cité morte (aride)"V.11 S.43 Coran. P.3

Histoire de la ville d'Atar

ENQUETE

Monsieur Adnan Beyrouk, des arts au MCJS, lors du

lancement le 22 Décembre

2008, des activités de l'Association "At-art Culture" à Atar).

LISEZ ET FAITES LIRE ADRAR INFO.LE JOURNAL DE LA QUALITE DE L 'INFORMATION CULTURELLE. Abonnement 6 mois : 5.000 UM abonnement une année : 10.000 UM

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Adrar Info

Une commune aux confins du désert

La localité de Ain Savra a été créée au début du siècle dernier autour de nombreux puits d’eau utilisés par des éleveurs. Aussitôt une oasis a vu le jour donnant naissance à une grande diversité de l’activité économique associant phényculture, agriculture, élevage et commerce. P.4

Lisez et faites lire Adrar info.le journal de la qualite de l 'information culturelle. Ecrivez vos commentaires et suggetions a Adrar info . e-mail : adrar.info@yahoo.fr

Musée de Toueyzekt

Conservation patrimoine Culturel

Maison d'arts BP 42 Atar-Mauritanie

Tel: 00 222 661 35 79- 662 22 48 www.maisonndarts.org

E-Mail: maisondartkh@yahoo.fr


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ENQUETE

Histoire de la ville d'Atar

ENQUETE

Conférence présentée par Monsieur Adnan Beyrouk, rait un fils du Cherive Yahya dont l'origine remonte au 4eme Khalife Directeur de la culture et des arts au MCJS, lors du Ali Ibn Abou Taleb (d'après une lancement le 22 Décembre 2008, des activités de l'As- généalogie avancée par N'Tahah). Un des fils de Chems Eddine était sociation "At-art Culture" à Atar). nommé Imam de la mosquée de Chinguitti, ce qui était un grand n guise d'introduction le conférencier a tenu à honneur. Après un conflit entre Laghlal et Idawali, fondateurs de présenter les remarques suivantes: la nouvelle Chinguitti. L'Imama - l'absence de véritables sources scientifiques et/ou écrites Smacide est remise en cause et pasur telle ou telle période de la vie de la ville et sur les la- radoxalement, ou après un comcunes de l'oralité véhiculées par la tradition et par les promis, c'est un Ghallaoui qui griots. Il reste donc de nombreuses choses que la re- dirigea la mosquée de la ville. Après un schisme provisoire, les cherche doit apporter. - Il faut douter de beaucoup d'événements – a-t-il dit , Smacides décidèrent d'explorer la mais un doute objectif qui vise à mieux s'assurer du fait région du Baten et du Dhar et fihistorique et non un doute pour le rejet et le refus de ce nirent par quitter Chinguitti. Les fils d'Ahmed Ould Chems Edqui ne nous plait pas. dine s'installent à Atar, ceux de son frère Mohamed Fadel - Un effort de dépassement de soi s'impose, un recul par rapport aux événements historiques, leur vision comme se sont fixés à Aoujeft (80 km au SE d'Atar). des faits qui n'ont plus de réelles incidences sur notre vie A Atar qui signifie route en langue AZER ou nouvelle mais qui peuvent par contre expliquer une grande partie ville en Berbère (d'après le chercheur Abdel Weddoud Ould Cheikh). les nouveaux venus s'installèrent sur le plade notre vécu. - La période coloniale abonde de documents que beau- teau situé sur la route d'Azougui avant de choisir une élécoup considèrent comme l'histoire de la colonisation en vation de terrain -afin d'éviter les inondations- pour bâtir Mauritanie et non l'histoire de la Mauritanie pendant cette leur nouveau Ksar. (En 1984, lors des inondations cataspériode: Les visions divergent sur les contenus de ces do- trophiques qui frappèrent la ville, seul le vieux Ksar est resté intact autour de sa mosquée). De bonnes relations cuments. Par la suite, le conferencier a défini aunsi le plan de son vont unir les Ideichilly anciens habitants de la région et les Smacides exposé: . -Naissance de la ville. Construction de la mosquée vers 1085/1674 -Bref aperçu sur les Smacides fondateurs du Ksar -Atar capitale émirale et grand foyer culturel et commer- (Cette date est la plus reculée sur l'histoire d'Atar). cial Sept hommes accomplirent un pèlerinage en 1085, parmi -Atar sous domination coloniale - Atar après l'indépendance - Appauvrissement de la ville et dépeuplement. SOUVENIRS D'ATAROIS: - Redynamise de ces dernières années.

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Aperçu sur le peuplement de l'Adrar

Les préhistoriens sont quasi unanimes que les premiers hommes sont apparus dans l'Adrar et le Dhar Tichitt, il y'a environ 600.000 ans au paléolithique inférieur (age de la pierre taillée). Les traces abondent encore comme à El Beyyed. C'est seulement vers 4.000 ans avant JC qu'une civilisation d'agriculteurs, de pasteurs et de pêcheurs se développe au bord du lac de l'Aouker (asséché aujourd'hui) entre Tichitt et Oualata. Les restes de 127 villages sont identifiés (ex: au site MONOD au N-E de Tichitt. Les cités anciennes existant aujourd'hui ne sont apparues que plus tardivement. 160H pour Abeir, Ouadane Walata et Tichitt. 660 H pour Chinguitti. Quant à Atar il faut attendre le XVII e siècle pour assister à sa fondation par les Smacides venus de Chinguitti.

Naissance de la ville d'Atar

Atar est fondée par les Smacides, c'est pourquoi il est utile de faire un aperçu succinct sur leur arrivée en Adrar et les péripéties franchies avant la naissance de leur Ksar dans le Baten de l'Adrar. L'ancêtre des Smacides Yahya El Kebir Alghalghani aurait quitté le Maroc après guerre entre les Idrissides et les Alaouites. Il s'installa provisoirement en Algerie avant d'être attiré par le rayonnement culturel de Chinguitti. Cette arrivée est située au 7eme siècle. Chems Eddine, ancêtre eponyme des Smacides seN° 003 du 30 Juin 2009

Par Moulaye Ely Cherif

eux Mohamed Elmajdoule, ils apportèrent une pierre de la Mecque qu'ils mettent à la fondation de la mosquée (pour apporter la Baraka). Je pense que le vieux Ksar actuel n'a été construit qu'après la construction de la mosquée (3 raisons). "Sa position au centre du Ksar "Où priaient les habitants avant sa construction. "L'Imama d'une mosquée était à l'origine du départ de Chinguitti. L'architecture d'Atar est quasi identique à celle de Chinguitti à l'exception de la mosquée qui n'a pas de minaret. Les sources avancent les noms de 12 Imams qui se sont succédés à la tête de la mosquée qui joue divers rôles comme cela a toujours été dans l'histoire musulmane. Le premier Imam aurait été dans un ravissement mystique et serait à l'origine de l'identification de la tombe de l'Imam Alhadrami, mort à Azougui lors de la période Almoravides au XI eme siècle.

Le gros Oiseau, Atar 1959

Monsieur G.Thuriaf (Teriav pour les Maures), un antillais de la Martinique, représentant d'air France à Atar bien avant l'indépendance. Il était notre voisin de quartier et un peu le PAPA de tous les enfants qui le connaissaient bien. Un Kiosque boutique lui appartient tenu par sa fille Daisy, vendait les journaux de la métropole:Paris Match, l'Express, le Figaro, le Monde, la Redoute, Marie Claire et le Paris Dakar (le Soleil quotidien Sénégalais actuel).On pouvait se procurer les aventures et bandes dessinées BD américaines traduites en Français, très prisés par la jeunesse Ataroise. Les Rodéos, les aventures de Blek le Roc( ce trappeur chasseur de fourrures qui luttait pour l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique et son ami le Professeur Occultis).Vous pouvez lire aussi les aventures d'Akim, de Zembla, Zagor et Miki le ranger's. Mr Thuriaf avait une station service d'essence style 1900 plus une porcherie accolée à cette dernière. Un jour je me trouvais au terrain d'aviation, je ne sais même plus pourquoi. Le Martiniquais me dit:Viens, mon fils on va faire un tour à Teyaret en hélicoptère.

C'était en 1959.Le pilote de l'hélico. était Européen. J'étais comme dans une bulle d'air volante et n'étais pas du tout à l'aise. Le mal de l'air me donner l'envie de dégueuler. J'étais accroupi derrière les deux seules places assises chaque main sur le bord d'un siége. Les deux Français parlaient à haute voix et gesticulaient beaucoup. Je n'entendais pas grand-chose à cause du tintamarre de l'hélice au dessus de nos têtes. Je priais au fond de moi-même pour que je revienne sur terre saint et sauf. De temps en temps Mr Thuriaf me dit : ça va mon petit? Je lui réponds que oui malgré moi-meme. Je me rappelle cette grande cicatrice dans la montagne. C'était Ouad Chor. Nous n'avons pas dépassé Ziret Mohamed Ould Hanneny, Ould Baheneine à Soubh El Khair. Le pilote rebroussa chemin. Au dessus d'Adebaye Match je me sentais beaucoup mieux. Thuriaf jeta un bâton peint en blanc, je ne sais pourquoi, entre les Tikkits (cases) que je connais parfaitement bien. On survola en rase motte la Batha d'Atar venant de Voum Ajjar. Le gros oiseau atterrit à l'aéroport. Oui!Je descends comme libéré de la gueule d'un lion: Matlouss mine Voum Sbai.


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À LA UNE

IL A SUFFISAMMENT PLU EN ADRAR:

Une miséricorde!

Croulant sobrement et silencieusement sous les pesanteurs cumulées de la triple situation économique sociale et politique que traverse le pays, les Adrarois en musulmans sincères, ne savent pas perdre espoir. Il s se sont voués comme cela se doit à leur Créateur et Tout Puissant Miséricordieux. "Celui qui fait descendre l'eau du ciel avec mesure et avec laquelle Nous ranimons une cité morte (aride)"V.11 S.43 Coran.

Ainsi du 14 au 17 juin 2009 d'importantes averses se sont abattues sur les différentes Moughataas de l'Adrar. De Choum au Nord à N'Terguint au Sud, les Oueds et Batha ont coulé. La capitale régionale a vu par exemple se déverser dans son lit central Oued Seguelil, tous les versants des plateaux montagneux encerclant la ville. Du zegrez, Zira et Terwen Du Nord- Ouest, N'Guenet, Toueizekt rag, Tourizekt AgassarEl Beithatt, Voum Ejar et Ziratt ont drainé des milliers de tonnes d'eau. De l'Ouest Tiaret Sdar, Ilij, Teyaret N'Khal, Azougui (la Guelta Oum Lemhar a dégueulé) et Ouad Chor, serpentent des eaux à écumes moussantes en direction de Teizent, Tachoutt. Au Sud et Sud Est, les eaux de M'hairith, Toungad, Loudey et toute la vallée blanche se sont jointes à celles de Terjitt, N'Varech .Toutes ces quantités d'eau se versées dans la grande cuvette de Yaghref qui s'est remplie à la limite de ses capacités. Il n'est que normal que toutes les Grair et terrain de culture en amont, soient convenablement arrosés.

Yaghref Grenier de l'Adrar

Nord- l'Est, la Batha de Tawaz et Tueiderguet ont coulé Les cultivateurs hésitaient à semer après ces premières renforcées par les eaux d'Amdeiratt, Aghseissila et Amar- pluies bientôt suivies le 24 juin par le DABARANE ou harmattan très chaud. La plupart d'entre eux, forts de l'adage: " A nous de semer, A Dieu (la convenance) des pousses de plants"se sont mis sans tarder à piocher les grandes aires encore humides. Deux jours plus tard, des pluies similaires aux premières s'abattirent la nuit du 22 au 23 juin. Les Oueds et Batha ont de nouveau regorgé d'eau et Yaghref, plaine réceptive de toutes les eaux d'Atar et grenier historique de l'Adrar est arrosé de bout en bout. La nuit du 24 au 25, de nouvelles pluies sont tombées renforçant et complétant les nombreux bienfaits de celles qui les avaient précédées : mouiller suffisamment toutes les terres cultivables. Demain les greniers des Adrarois contiendront des reserves de céréales à même de subvenir aux besoins pendant les 3 années consécutives prochaines.

Perché 50 heures sur un tamarix

ria Du Nord, Le bassin de Tingharada a roulé toutes les Bien évidemment ces pluies ont en certains endroits meeaux en provenance de Tedh, Lekseir Thaya, Rkeina Te- nacés les populations. C'est le cas dans les localités le

Commune

Gendarmerie

Chinguitty Moughataa

Commune

Gendarmerie

Ouadane Moughataa

Commune

Gendarmerie

Tel: 54 66 001

Adresses utiles:

Tel : 54 66 002 Tel: 54 66 003

Tel : 54 00 001

Tel : 54 00 002

Tel : 54 00 003

Tel : 54 62 001

Tel : 54 62 001

Tel :54 62 003

Atar

Directeur de Publication Ely Salem Khayar

Conseillers de redaction M'Barek Beyrouk Mohamed Mahmoud Taleb

Les Grands Oueds Et Batha d'Atar

Aoujeft : Moughataa

Mensuel regional d'informations et culture

Wilaya

Moughataa Commune

Tel : 54 64 338

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gendarmerie Tel : 54 64 353

Commissariat Tel : 54 64 322 BAMIS NASR

Hopital

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Azougui-Tours Tel : 54 64 675

Comité de redaction Ely Salem Khayar Khalla Ely Salem Moulaye Ely Cherif Abdellahi.ould boukhary

Correspondants Nouakchott:: Ahmed O. Mohamed Tel.: 2421374 Zouerate : Fall mariem Tel: 6377203 Nouadhibou: Mohamed Zoum Zoum Tel::6369820 Saisie: Kettalla Mint Mehah

Tirage: Imprimérie Nationale

IL A SUFFISAMMENT PLU EN ADRAR:

Une miséricorde!

long de l'axe Atar - Kseir Torchane où 165 familles ont perdu tous les biens. A Dhaya par exemple les habitants ont évacué le quartier pour passer la nuit du 16 au 17 sur le plateau montagneux environnant. Au niveau de la Batha de Ain Ehel Soueidy qui traverse la route goudronnée Atar- Lekseir, un bus a été emporté par les eaux. Son chauffeur a perdu la vie pendant que l'apprenti a réussi à s'accrocher à un palmier. Partout les voies de communications sont restées inutilisables des journées entières, entraînant l'isolement de beaucoup de quartiers les uns des autres. Un homme est resté 50 Heures, perché sur un tamarix, otage de la Batha qui est passée s'interposer (à son insu bien sur) entre lui et son quartier résidentiel. Du fait de ces pluies tombées avant la maturation des dattes, les Gueitana (venus pour la cueillette et consommation de dattes fraîches) trouveront quelques Khmer (dattes décomposées) dans les plats à déguster.

N° 003 du 30 Juin 2009


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ACTUALITÉ REGIONALE AÏN SAVRA

Une commune aux confins du désert

La localité de Ain Savra a été créée au début du siècle dernier autour de nombreux puits d’eau utilisés par des éleveurs. Aussitôt une oasis a vu le jour donnant naissance à une grande diversité de l’activité économique associant phényculture, agriculture, élevage et commerce. Les confins du désert

Ain Savra [1] est une commune rurale relevant de la Moughataa de Chinguitti (18O Km) dans la région de l’Adrar (Atar à 200 km ). Elle est constituée de plusieurs localités comme : Tenwemend ; Erreythe ; Lebheir ; Nterekt ; JoualiMaham ; Daaji ; Aghmourett ; Lekseibe, Awekan.Ain Savra occupe un vaste territoire gorgeant d’eau, avec de vastes zones de pâturages,de nombreuses plaines fertiles cultivables (Amanjenjer, Enezgar, Legseybe, Tweichinghitt, Rakhme, Taknez, Ewekan…), de longs cordons dunaires en alternance avec de belles montagnes bleues panoramiques.La localité est limitée au sud par l’arrondissement de Rachid (Tagant), au nord par Chinguitti, à l’ouest par l’arrondissement de N’Terguint (Awjeft) et à l’est par le grand désert de la Majabat Al Koubra. Cette situation lui confère une place stratégique de choix. En effet, elle se trouve être une sorte de zone tampon ou de carrefour entre l’Adrar et le Tagant et un site par excellence de transhumance de tout le bétail allant et revenant du Tiris Zemmour (Zouératt).

Des activités agro- pastorales, malgré tout!

Les principales activités exercées à Ain Savra sont l’agriculture, l’élevage et le commerce.L’agriculture est exercée sous deux formes : la culture des plaines sous pluie et la culture maraîchère sous le palmier dattier. Cependant ce domaine n’a pas jusqu’à présent profité de façon significative aux populations d’une part du manque de retenue d’eau dans les plaines (barrages et digues), des effets ravageurs des animaux du fait du manque de protection des plaines cultivées et d’autre part du manque de formation dans le domaine maraîché et la faible sensibilisation sur la valeur nutritionnelle des légumes. L’élevage est pratiqué presque par toute la population. Il s’agit surtout de l’élevage des ovins et caprins. C’est l’activité principale dans la zone.Le commerce quant à lui souffre énormément de l’enclavement de la localité et l’état des routes qui rendent l’accès à Ain Savra proche de l’aventure. Le tourisme connaît des débuts très timides et souffre des mêmes handicaps.

Carence d'infrastructures

L’école de Ain Savra date de 1984 et assure une continuité pédagogique (tous les niveaux de l’enseignement primaire). Aujourd’hui les élèves, à peu près une centaine, apprennent dans deux salles de classe dont le toit en zinc n’assure pas suffisamment de protection contre le froid et les vents fréquents. En période d’été où les températures atteignent facilement 45°C à l’ombre, les enseignants se voient dans l’obligation de suspendre les cours à 11h le matin pour ne les reprendre que vers 17h l’après-midi. Cela pose de nombreux problèmes puisque des saignements fréquents ont été constatés chez les enfants à cause de la chaleur, amplifiés par la nature de la toiture. Aussi, l’existence de deux salles de classe seulement, obligent les enseignants et les élèves à travailler selon un régime ne garantissant pas toujours la couverture de l’horaire prévu, mais c’est un moindre mal. Le manque de cantine scolaire oblige certains parents à soustraire leurs enfants de l’école du fait de l’impossibilité pour eux d’abandonner le bétail, seule source de survie, ce qui N° 003 du 30 Juin 2009

constitue un véritable frein à la scolarisation universelle. Il s’agit d’une situation qui prévaut dans toutes les écoles de la commune, pire encore, certaines officient dans des tentes ou des cases. Il reste à souligner que malgré les encouragements faits par les pouvoirs publics aux enseignants (indemnité d’éloignement, prime de craie…), rares sont les enseignants qui manifestent le désir d’exercer à Ain Savra pour des raisons d’enclavement et de pauvreté de la cité. Aucune infrastructure sanitaire n’existe à Ain Savra. Seulement, l’action de certaines ONG (Médecins de Chinguitti) est le principal secours que reçoivent les populations. Les campagnes de vaccination se font avec de grandes difficultés du fait des problèmes de conservation des vaccins qui sont transportés depuis Atar. Pour les éventuelles évacuations d’urgence, les malades sont obligés à procéder à la location d’un véhicule 4x4 depuis Atar ou Chinguitti. La facture est souvent élevée au point de devenir dissuasive et nombreux sont ceux qui préfèrent alors les traitements traditionnels ; puisqu’à leur portée ; en attendant ! ENVIRONNEMENT DIFFICILE Les conséquences de la grande sècheresse qu’a connue le pays sont encore perceptibles malgré une pluviométrie de plus en plus favorable à la reprise de la couverture végétale.

Corvée d’eau

Un âne et des bidons, tous les jours et plusieurs fois par jour. Aussi l’oasis de Ain Savra est fortement menacée

par les dunes de sable et si une action urgente et efficace n’est pas entreprise, plusieurs centaines de palmiers seront ensevelis sous le sable, rendant la pauvreté plus pesante.Le problème de ravitaillement des populations en eau potable est un problème sérieux et préoccupant. AAin Savra, l’eau est puisée des puits se trouvant dans l’oued qui est à 100 mètres en dessous du niveau de la ville qui, elle se trouve sur le plateau. Il en résulte beaucoup de problèmes particulièrement le manque d’hygiène et le caractère impropre de l’eau utilisée d’où l’apparition de temps à autre de certaines maladies. Il y a ici une urgence de réaliser un forage et un réseau d’adduction d’eau ainsi que des puits dans les autres localités.La route qui relie Ain Savra à Chinguitti et à Atar est considérée comme l’une des routes les plus difficiles de l’Adrar.Non balisée, montagneuse, sablonneuse ; elle présente tous les aspects d’une route d’aventure rendant ainsi la circulation des biens et des personnes d’une extrême difficulté (le prix du transport d’un sac de 50 Kg à partir d’Atar est de 1750 UM ; le billet par personne varie entre 6000 /7000 UM). L’inexistence de points d’eau sur la moitié de la route ajoute une autre source d’inquiétude pour le voyageur. Les pistes secondaires entre le chef-lieu de la commune et les différentes localités sont pratiquement inexistantes. L’urgence et la nécessité absolue de construire des puits le long de la route notamment à Dakhlet Lebchir, Rakhme et El Houvra se font de plus en plus pressantes. Ely salem KLhayar et Idoumou Ould El Alem (maire de Ain Essavra).

TARIFS PUBLICITAIRES DE ADRAR-INFO

Appel d offres: Avis de marché. Manifestation d intérêt. Appel à proposition dans les pages intérieures

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10.000UM

1/4 de page

30.000UM

b) Page UNE

150.000 UM

Manchette haut de page Manchette bas de page

100.000 UM

c) Page 2 et 3 1page 1/2de page 1/4de page 1/8de page

150.000 UM 100.000 UM 50.000UM 30.000 UM

1 page

200.000UM

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50.000UM

d) Page DERNIERE 1/2 de page 1/8 de page

100.000UM PUBLI-REPORTAGE.

de 80.000 à 200.000 UM hors frais de déplacement et hébergement

30.000UM


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ÉCONOMIE

Résumé non technique de l'Etude d'Impact sur l'Environnement relative au projet de forage sur les blocs Ta7 et Ta8 du bassin de Taoudenni .Mars 2009.

Le projet est porté par une association de trois compagnies pétrolières internationales constituées de TOTAL E&P Mauritanie (opérateur), SONATRACH international et QATAR PETROLEUM International. Dans le cadre de l'accord signé entre la République Islamique de Mauritanie et la compagnie TOTAL en date du 27 janvier 2005 pour un contrat de partage de production pétrolière sur les blocs Ta7 et Ta8 dans le bassin de Taoudenni (superficie totale 55.000 km2), TOTAL E&P MAURITANIE a décidé de réaliser, sur ces deux blocs, deux forages d'exploration. La localisation des deux puits d'exploration a été fixée sur la base des résultats des activités antérieures d'exploration, parmi lesquelles la campagne sismique réalisée en 2006-2007. Ils sont tous les deux localisés sur la Wilaya de l'Adrar. Les opérations de forage nécessitent un équipement sophistiqué et volumineux. En 2009, seul le puits N° 1 sera foré, selon les trois phases suivantes: - Aménagement des accès et du site de forage, durant le premier trimestre 2009: Création d'une piste reliant Ouadane et le puits N° 1, construction de la plateforme de forage et de la base de vie, création de puits d'eau et de carrières. - Forage par étages jusqu'à une profondeur d'environ 4.000m, durant le second trimestre 2009; - Réhabilitation des sites: Suspension ou abandon du forage. Les travaux d'aménagement et de forage pour le puits d'exploration N° 2 (optionnel) pourraient démarrer à partir de 2010. Dans ce contexte TOTAL E&P MAURITANIE soumet une Etude d'Impact Environnemental (EIE) pour le projet d'exploration de forage terrestre sur les blocs Ta7 et Ta8, au Ministère Délégué auprès du Premier Ministre chargé de l'Environnement et Sociétal, conformément à

la réglementation Mauritanienne et au standard du groupe TOTAL. L'analyse d'impact de l'EIE couvre les deux sites de forage, les bases de vie et les voies d'accès entre les différents sites depuis les routes ou les pistes principales existantes, ainsi que leurs environs susceptibles d'être impactés par les activités d'exploration. Les deux puits d'exploration sont situés en zone désertique, sableuse, marquée par peu de points d'eau existants et des écosystèmes fragiles, et riches en vestiges archéologiques. L'activité économique dans la zone d'étude est caractérisée par la dominance du secteur primaire (palmeraie, culture maraîcher, élevage) et marqué par un fort potentiel touristique. L'identification des impacts a été réalisée par confrontation entre les caractéristiques du milieu récepteur et les composantes de chaque phase du projet. L'ensemble des différents impacts environnementaux et sociaux associés au projet d'exploration en milieu désertique est ainsi évalué pour toutes les phases du projet. La mise en œuvre de mesure d'atténuation des impacts permet de considérer les impacts résiduels sur l'environnement comme mineurs (eau, sol, biodiversité, paysages, bruit, archéologie), pour les principales raisons suivantes: - Les eaux usées seront confinées et traitées. - L'alimentation du site en eau se fera par des puits forés pour les besoins propres du projet, pour ne pas interférer avec les puits d'eau existant. - Des procédures d'urgence seront mises en place dans le cas d'une pollution accidentelle des sols; - Une interdiction formelle de chasse et de coupe sera mise en place pour le personnel;

Avis

- Les zones sensibles d'un point de vue biodiversité, archeologie ou occupation humaine seront contournées (palmeraie, village); - Une interdiction formelle de collecte des objets archéologiques sera mise en place pour le personnel; - Le bourbier des fluides de forage sera équipé d'une bache plastique étanche. D'un point de vue socio- économique, les principaux impacts positifs seront une amélioration des infrastructures dans la zone d'étude, une amélioration des accès à l'eau et un recours à la main d'œuvre pour les travaux de génie civil. La mise en œuvre effective des mesures préconisées dans le Plan de Gestion Environnemental et Sociétal devrait protéger le projet, son environnement naturel et les populations locales concernées, de tout impact négatif, tout en permettant l'exploration des ressources pétrolieres de Mauritanie.

Annonces – Avis –Manifestation d'intérêt- Publicités

Le Wali de l'Adrar informe le public intéressé de l'ouverture par le Ministère délégué auprès du Premier Ministre chargé de l'environnement et développement durable d'une enquête publique relative à l'étude d'impact sur l'environnement

projet de forage d'exploration, dans le bloc Ta07 et Ta08 dans le bassin de Taoudenni par TOTAL E&P.

(EIE) du

A cet effet toute personne intéressée peut consulter le résumé non technique ci-dessous.

Ce résumé est également disponible à la Wilaya, au siége des Moughataas de Chinguitti et Ouadane ainsi qu'aux hôtels de ville

de communes correspondantes, et ce durant trente (30) jours, durée de l'enquête publique, qui sera effective dés la parution du

présent avis. Aussi et par la même occasion les personnes intéressées peuvent consigner leurs suggestions et préoccupations dans des registres ouverts aux sièges des administrations et communes cités plus haut ainsi qu'aux enquêteurs chargés de l'enquête.

Le Wali

Sall Seydou

N° 003 du 30 Juin 2009


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PASSÉ-PRESENT ATAR

La capitale de l'Emirat de l'Adrar

L'émirat de l'Adrar est né vers 1145/1732.Il est le dernier à voir le jour des 4 émirats de Beni Hassan fondés à la fin du XVII eme siècle et début du XVIIIeme. Sa capitale – nomadisme oblige- était mobile la Hella (campement émiral) qui comptait généralement plus de 50 tentes. L'Emir a toujours été de la fraction d'Ehel Ethmane. Les derniers Emirs sont tous des Ehel Aida. De 1745 à 1932 quatorze émirs ont régné sur l'Adrar. L'ossature de l'armée émirale est formée de tribus guerrières. En été l'Emir vient passer la Guetna (cueillette des dattes) à Amacine sise à Kanaoual quartier sud d'Atar. L'importance économique de la ville apportait de gros revenus à l'émirat qui prélevait des taxes sur les caravanes venues du Maroc, d'Algérie, du Soudan ( Mali) et de N'dar (Saint Louis).Les Smacides avaient une autonomie dans le choix du cadi et l'Imam de la mosquée. Le développement économique d'Atar va progressivement ralentir les échanges commerciaux avec ses deux grandes sœurs Chingutti et Ouadane. Avec la colonisation la décadence latente de ces deux cités va davantage s'accélérer. Atar sous domination coloniale L'Adrar de façon générale, était source d'inquiétude pour les autorités coloniales de Saint Louis. Son occupation et sa pacification constituent donc une priorité à leurs yeux." Notre espoir dans toute l'Afrique de l'Ouest restera irréalisable tant que l'Adrar n'est pas occupé" disait un ancien ministre Français des colonies. Coppolani était conscient de cette réalité. La nuit de sa mort le 12 Mai 1905, il dénonça les lenteurs administratives qui l'empêchaient de réaliser son reve. Il disait, cité par le capitaine Frerejean qui l'accompagnait " Ah! Ces lenteurs, nous devrions être dans l'Adrar, ces contretemps sont néfastes à ma politique, vous le savez, il est nécessaire de surprendre les Maures qui délibèrent longtemps avant d'arrêter une décision, est –on arrivé au but avant que la décision soit prise, ils hésitent ne songent plus qu'à négocier et à réserver des avantages personnels, les voici dés lors devenus ennemis les uns les autres". Apres la mort de Coppolani, le colonel Gouraud quitta Moudjeria le 06 decembre 1908 à la tête d'une gigantesque colonne pour occuper le Nord du pays et surtout l'Adrar. Cette colonne, une véritable armada à l'époque, comptait plus de 1200 combattants (dont 800 tirailleurs Sénégalais et 300 Maures) 1500 chameaux dont 300 de boucherie et un important matériel militaire. Entre Moudjeria et Atar la colonne fut attaquée à plusieurs reprises.14 combats au moins selon Frerejean dont les plus acharnés se sont déroulés à Amatil (40 km au Sud d'Atar) et à Hamdoune dans le Oued Seguelil. Le 9 janvier 1909 Gouraud pénètre Atar où de nombreux habitants se sont réfugiés dans les montagnes voisines, les autres ont levé des drapeaux blancs sur leurs maisons. Le cadi Mohamed Sidina Ould Berrou remettra une lettre de paix au colonel qui à son tour tient un discours rassurant devant la Djemaa d'Atar:"Je ne suis pas venu bouleverser le pays, ni attenter à votre religion, à vos femmes, à vos biens, à vos coutumes" disait – il, cité par C. Laigret. L'occupation d'Atar va profondément changer le visage de la ville. Constructions et pistes. Atar est devenue une grande base militaire, un camp y est construit ainsi que d'imposants bâtiments administratifs. Les pistes menant à la ville sont améliorées ou tracées; Un aérodrome est construit, ce qui permit d'accueillira à Atar – le premier convoi motorisé le 2 Mai 1925 et les premiers petits avions en 1926. N° 003 du 30 Juin 2009

2conomiquement, Atar va beaucoup profiter de la colonisation, car les echanges Nord- Sud (Maghreb Afrique subsaharienne) étaient quasiment centralisés à Atar. Les caravanes furent remplacées par de gros camions (6x6 T46) et les convois motorisés. Les nombreux soldats constituaient une masse salariale importante. Atar comptait une population de 17808 habitants. L'agriculture et l'élevage furent developppés. De nouvelles techniques culturales sont introduites (maraîchage, arbres fruitiers).Les richesses dattiers se montaient à 134.000 palmiers en 1932 qui produisaient 4.000 tonnes de dattes. Au plan social, l'achat des Hormas (tributs) entamé en 1940 par les autorités coloniales va libérer des énergies et offrir une certaine égalité entre guerriers, marabouts et tributaires, même si les colons ne traitent qu'avec les "fils de grandes tentes". Deux tribus, les Teknas et Oulad Bisbaa contrôlaient une grande partie du commerce de produits en provenance du sud du Maroc et du Sénégal. Au plan spirituel et moral la colonisation par, par l'obligation de l'enseignement dans ses écoles va jeter la ville dans un relâchement des mœurs perceptibles par des écarts de conduite. Ce qui est bizarre pourtant, c'est le retard accusé dans l'ouverture des écoles Françaises à Atar alors qu'ailleurs, l'enseignement colonial a commencé très tôt ( 1905 à Boghé, 1914 à Boutilimit).La première Medersa d'ATAR ouvrit ses portes à Kanaoual en 1936. Les Atarois à l'instar des autres Mauritaniens étaient réfractaires à cet enseignement. On remarque néanmoins que par" la politique de séduction "l'effectif des élèves n' a cessé de s'accroître , passant de 39 élèves en 1936 à 138 en 1945 ( 74% de cet effectif sont d'origine maraboutique).En 1946 Gasselin , commandant de cercle de l'Adrar constatait l'échec de la Medersa d'Atar." On a pu constater une fois l'ingratitude foncière de ceux qui ont été nourris, habillés et instruits par le Makhzen. Ce sont nos adversaires les plus acharnés"(il citait en exemple le

moniteur Ismail ould Abeidna). Gasselin parle du "retournement " des Atarois qui ont voté Ould Horma contre Yvon Razac, candidat de l'administration coloniale et des "vieux turbans", lors des législatives de 1946 pour l'élection d'un député Mauritanien à l'Assemblée française. Ces élections ont intéressé particulièrement les Atarois et la ville constituait la plaque tournante de l'action et de l'effervescence politique dans le pays. Atar était le cœur de la Mauritanie selon P.Messmer un autre commandant de cercle de l'Adrar.1950-1952 et gouverneur de la Mauritanie 1952-1954. En 1949 la ville comptait 2644 électeurs (plus du quart des électeurs Mauritanien de 1946). A la veille de l'indépendance l'inimitié qui a longtemps caractérisé les relations des Atarois à leur administration coloniale se transforme en amitié profonde ( voir document interview P.Messmer en 1988, lors de son passage à Atar avec le président Chirac).En 1958 Atar est avancée pour être capitale de la Mauritanie. Seul son enclavement était la cause du désistement des autorités d'antan. Maître Moctar Ould Daddah, premier président de la republique a choisi Atar pour lancer son discours en sa qualité de premier ministre. Il disait " Au milieu de vous tous à qui je dois la place que j'occupe maintenant. Je tiens à vous remercier. Et disait plus loin."Ce Ksar est par excellence un foyer de brassage d'idées d'affaire, un foyer de rayonnement commercial et intellectuels".Après l'indépendance, après la naissance de Nouakchott, après la mise en exploitation des minerais de fer de Zouerate, après les terribles sécheresses, Atar va perdre son poids économique et politique. La ville s'est donc appauvrie et vidée d'une grande partie de sa population. Ces dernières années,grâce aux communications établies, au tourisme et au génie entreprenant de ses populations, Atar abandonne la cure de perfusion et la convalescence pour retrouver petit à petit son dynamisme et la place de choix qu'elle avait longtemps gardée.

La fête de la musique a donné son éclat ce dimanche 21 juin 2009. A cette occasion le centre culturel français a donné un concert inouï dans ses locaux avec la participation de plusieurs artistes talentueux. La musique qui est un vecteur de communication à travers le monde entier a permis à certains, ce jour, de nouer un lien de fraternité et de solidarité, par l’échange de culture.Les musiques de toutes les couleurs étaient au rendez vous : le rap, le reggae, le dance Hall, la musique maure ou Halpuular, une vraie salade de fruits appréciée par le public mauritanien. Le 21 juin est l’événement le plus attendu dans l’année par les artistes musiciens, les amateurs, la jeunesse… Plusieurs manifestations ont été organisées pour l’occasion, à la Socogim PS, à Teyarette, Toujounine et à El Mina. Le centre culturel français de Nouakchott a accueilli plusieurs centaines de personnes. Par cette même occasion l’ambassade des Etats Unis a distribué des MP3 à tout le public en signe de paix et de solidarité. Le concert a pris un temps fort dans un climat de poussière. Plusieurs de nos artistes mauritaniens ont montré leurs différentes astuces musicales. Parmi ces artistes ont pouvaient compter des danseurs (afro-break) et des chanteurs. Minene Tey le groupe de rap qui prend son ampleur en Mauritanie avec leur premier album Moro-itanie, Ngenndi-Men la nouvelle génération du Rap Rim, Consensus Crew le groupe talentueux. Cheikh Ould Lebiadh un chanteur mauritanien qui n’est pas inconnu et qui fait de l’acoustique comme sa formule mu-

sical, il a ébloui le public mauritanien à travers ses chanson riche de culture et de tradition, Ousmane Hamady Diop figure de la musique Halpuular, Noura la sirène du désert, a charmé encore son public par sa voix mélodieuse, mais aussi par ses featuring avec Monza et Couli-Man deux noyaux du Hip Hop Rim. Par ailleurs l’espagnole Katu a séduit le public mauritanien, ses chansons et les rythmes dans lesquels elles prospèrent motivent le public. En dernier lieu Xuman l’artiste sénégalais a fait son entrée flamboyant sur la scène, créant un atmosphère de joie dans un climat de vent de sable. Le rappeur sénégalais n’était pas inconnu par le public qui le connaissait à travers ses productions internationales. Ce dernier a su l’accompagner dans ses différentes chansons. Xuman la star sénégalaise du Hip Hop et du Reggae a ébloui le public mauritanien, sous des applaudissement et des cris, et le concert est rentré dans un autre climat, rempli de joie. Par Houlèye Kane

LA FÊTE DE LA MUSIQUE :

Réussie dans un climat poussiéreux


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NATIONAL

VIE DES MOUGHATAAS La capitale de la Moughataa ,Aoujeft se situe au centre et à mi chemin des trois autres communes: El Meddah au Sud Ouest, El Maeeden au Nord Est et N'Terguint au Sud Est.

Aoujeft

rations. Au contraire, si les diverses localités de ce département continuent d'abriter de nos jours, des populations, c'est parce que les pionniers qui les ont édifiées ont fixé des infrastructures pourvoyeuses de cadres.َLocalités solides et permanentes au travers des puits d'eau, palmeraies, habitats et Malgré les conditions difficiles et les moyens très prévoies d'accès. caires, les populations de ces régions sont restés au fil du temps, ouvertes sur le monde qui les entoure, tirant proUne perle dans le désert. fit de ses apports et lui offrant leurs productions. Les montagnards du Dhar ne sont pas que des cultiva- En sortant d'Aoujeft arpentant de l'Est teurs ou bergers. De ce département, sont originaires des la montagne de Tirebane, le visiteur ne érudits, personnalités éminentes et cadres de haut niveau. peut croire ses yeux en empruntant la Les cadres Aoujeftois dominent ces jours-ci, par leur pré- piste taillée dans la falaise. Sur initiasence et participation voyantes et dynamiques l'arène po- tive du célèbre Cheikh El Marhoum litique. Parlementaires, diplomates, Officiers supérieurs Mohamed Lemine Ould Sidina et à mains souvent nues de l'armée, Maires, avocats, médecins,hakem, juges et au- partir de d'hommes et de femmes, la localité de tresnatifs des localités d'Aoujeft, semblent être, pour la plupart acquis, sinon initiateurs du changement du 06 El Maeeden n'a plus rien à envier aux Août dernier. Cette volonté de contribution au dévelop- centres urbains des grandes villes pement national se traduit mal au niveau du fief natal et .Voies d'accès, eau courante, électriterroir. Hormis les" batailles" du député et du Maire cité, enseignement, rues vastes et alid'Aoujeft dans les débats de la Commission Régionale de gnées, font de ce bled émergeant de Développement (CRD) de l'Adrar pour obtenir, au profit nulle part,"une perle du désert". de leur Moughataa, la part du lion du PSI, lancé par SI- Plus on s'enfonce à l'Est et plus la nature dévoile sa DIOCA en son temps, les investissements personnels des beauté, sa grandeur et ses secrets. Aller d' El Maeden à Wekchedda revient à rouler pendant des heures sur la "terfils d'Aoujeft se limitent à quelques belles rasse" de la montagne avec ce que cela présente de vues et grandes constructions en béton (au lieu de la pierre grasplendides sur l'infini silencieux, vertiges, chaos ,aspiratuite), destinées aux vacances d'été. Mais Aoujeft n'est pas que l'oeuvre des nouvelles géné- tion d'air pur et secousses esquintantes. A quelques centaines de mètres plus bas, la descente lente et éprouvante

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aboutit dans une mer de Ziratt blanches incurvées les unes dans les autres comme les hautes vagues des Océans. Pour traverser la Akla de R'MA il faut savoir naviguer à contre courant les torrents déchaînés de dizaines de Gherd mouvants. Enfin! Le Oued Wekchedda s'ouvre plus clément sur trois baies orientées, Nord, Est et Sud,couvertes de palmeraies à perte de vue. A suivre..

La boulangerie El Jewda

N° 003 du 30 Juin 2009


SPORTS

Championnat Atar

COUPE DES CONFÉDÉRATIONS

LIGUE RÉGIONALE DE FOOTBALL.

Après les phases Aller et retour du championnat entre les clubs : Ben Tachfin, Oasis, Ntid, Progrés , Espérance (Bafana d'Ifriquia), Noujoum, solidarité, Toueirsatt Chenaguita Ejbeyliatt, Fouta et Nasr, les équipes suivantes sont classées par ordre les meilleures: Oasis, N'Tid et progrès. Coupe au niveau régional Deux poules sont constituées. Pole A : Toueyrsatt, Nasr, Fouta, Solidarité Oasis et Espérance. En poule B:progrès, Ben Tachfine, N'Tid, Ejbeyliyattt, Noujoum et Chenaghita. D'ores et déjà les équipes Oasis et Espérances sont qualifiées en phase finale au niveau de la poule A. Par ailleurs, dans le cadre de la coupe du Président de la République, l'équipe N'Tid dirigée par l'entraîneur El Haj Kanté est qualifiée aux phases finales au niveau des régions du Nord. Elle joue contre à Akjooujt contre l'Inchiri le mercredi 1er Juillet.

Commission régionale des arbitres (CRA) Du 20 au 23 Juin 2009, les arbitres de l'Adrar ont profité d'une formation technique complémentaire. La CRA de l'Adrar est dirigée par Abdou Ould Samba Fall et Mohamed Sy est secrétaire général. Il est importe de rappeler que la ligue régionale de foot ball d'Atar est présidée par Mohamed Salek Ould Ahmed Maouloud qu'appuie Hassen comme SG et Mohamed Salek Ould Menna comme trésorier. Clubs Culturels et artistiques. Les clubs culturels qui animent le plus d'activités au niveau de l'Adrar sont: Rabittat Chinguitty des jeunes (Sidi Baba Bamis); Troupe théâtrale d'Atar (Cheikh Ould Varoui); Nadi El Oula Limedhi Nebyi El Ouara (Salek Ould Beyeu). La troupe d'Atar (Mohamed Ould Breika) Le Club Culturel Oasis (Mohamed Ould Amoine).

ENSEIGNEMENT

Listes des lauréates au niveau du collège de jeunes filles Lalla Maria d'ATAR.

La BNM , par le biais de son agence à Atar a offert 29 prix ,pour un montant total de plus de 300.00 Ouguiyas,aux jeunes filles qui se sont distinguées cette année par leur application et serieux tout au long de l'année scolqire.

Prix d'excellence: - 1ere Mariem mint Ahmed M'Hamed .classe 4AS1 -2eme Khadijetou Mint Khyri classe 3 AS1 - 3 eme Fatimetou Mint Abou Bekrine classe 4 AS1 Prix de meilleure conduite: Bint Ebouha Ould Moulaye classe 1 AS1 Prix lecture en bibliothèque Salka Mint Boullah classe 4 AS1 Prix d'application El Alya Mint Salem classe 4 AS2 Prix pour les 3 premières au niveau de chaque classe. classe 1AS1 1AS2 2AS1 2AS2 3AS1 3AS2 4AS1 4AS2

N° en classe 54 18 26 39 30 17 69 01 22 57 07 03 25 34 31 22 02 27 41 43 32 01 19 41

N° 003 du 30 Juin 2009

Nom et prénom

Vivi Mint Mohamed Lemine Selma Mint Elimbitaleb Lalla Mint Mohamed Leghnya Mint Beyba Heddy Mint El Hadrami Yassine Mint Bilal Ould Limam Ramma Mint El Edib Mariem Teghla Mint Abdoullah Kavya Mint Kleib Fatimetou Mint Habott Mina Mint Teyeb Mekfoula Mint Haibetna Khadijetou Mint Mohamed Salem Khairy Fatimetou Mint Brahim Mariem Mint Mejeidry Oum Data Mint Bouzeid Lemneya Mint El Edib Hbaka Mint Ely Maeiem Mint Ahmed Mhamed Fatimetou Mint Ebibekrine Zeinebou Mint Hamady Mahjouba Mint Blal Fatimetou Mint Moutaly Fatimetou Mint Lebiad

Moyenne 16.35 14.95 14.46 12.88 11.74 11.51 15.05 13.66 12.56 12.54 12.08 11.57 16.46 14.58 14.46 13.92 12.47 11.39 16.93 16.42 16.29 12.26 12.12 12.03

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Le Brésil brise le rêve américain

Mené 0-2 à la pause, le Brésil a renversé la situation pour s'imposer devant les Etats-Unis (3-2) en finale de la Coupe des Confédérations. La Seleçao s'offre ainsi son troisième sacre sur cette épreuve, le deuxième consécutif après le titre acquis en 2005. Monsieur Hansson siffle la fin de la rencontre. Lucio s'effondre en larmes et court vers ses coéquipiers pour fêter la victoire. C'est ça le Brésil. Même gavé de titres, le capitaine de la Seleçao est toujours guidé par cette soif de victoire. La marque des champions tout simplement. Et l'affaire était pourtant bien mal embarquée. Menés à la pause par cette formidable équipe américaine (0-2), les Brésiliens ont su trouver les ressources nécessaires pour revenir au score et l'emporter en fin de rencontre (3-2). A un an du Mondial, la sélection auriverde remporte sa troisième Coupe des Confédérations (1997, 2005) et se place en logique favori pour la compétition en Afrique du Sud. Méconnaissables face à l'Afrique du Sud jeudi dernier, les Brésiliens ont prouvé qu'une finale ne se jouait pas, mais se gagnait. Et ils ne pensaient sans doute pas tomber sur une telle adversité. La formation de Bob Bradley, révélation de cette compétition, a une nouvelle fois fait parler son réalisme et sa solidité après une première période parfaitement maîtrisée. Sur deux actions collectives magnifiques, les Yankees ont trompé un Julio Cesar resté sans voix face à autant de réussite. Après un centre de Spector, bien repris par Dempsey (10e, 1-0) et un contre magnifiquement orchestré, Donovan mystifiait Ramires et ajustait le portier auriverde (27e, 2-0).

Une seconde période parfaitement maîtrisée

Après l'Egypte (3-0), l'Espagne (2-0), le Brésil faisait office de nouvelle victime à la pause (2-0). Dès l'entame, Luis Fabiano remettait les pendules à l'heure avec un vrai but d'attaquant, enchainant contrôle poitrine et frappe du gauche (46e, 2-1). Magnifique. Pendant quarante-cinq minutes, la formation US n'allait pas voir le jour. Le travail de sape des Kaka, Robinho, Luis Fabiano, Maicon faisait son effet. La Seleçao pensait être revenue au score après cette tête de Kaka, non validée par l'arbitre alors que le ballon était pourtant entré entièrement dans les buts. Même si la formation de Dunga n'est pas l'une des plus séduisantes de l'histoire, elle possède une qualité essentielle à ce niveau: l'abnégation. Et comme tout travail est souvent récompensé, le but égalisateur arrive par Luis Fabiano qui marque son cinquième but dans la compétition (74e, 2-2). Emoussés, les Américains n'arrivent plus à endiguer les attaques auriverde. Et la sanction tombe à la 84e minute grâce à une tête de Lucio après un corner de Elano (3-2, 84e). Les Etats-Unis ne reviendront jamais. A un an du Mondial, la bande à Kaka, élu meilleur joueur du tournoi, devient la plus titrée dans cette compétition, laissant la France à deux victoires. Mais dans l'histoire, aucun pays vainqueur de cette compétition n'a remporté la Coupe du Monde. Au Brésil de changer l'histoire.

Adrar.info n°3  

N°003 Juin 2009 - Mensuel regional d'informations et culture

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