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© Cé dric Wachthausen

Nous donnons les moyens d’entreprendre à ceux qui n’ont pas les moyens


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L’Adie dans la presse en 2010

➤ «Microcrédit, maxi utile !» France Dimanche – 26 février 2010

➤ «L’entrepreneuriat populaire : une réponse à la crise» La Lettre du Cadre Territorial – 1er mars 2010

➤ «Commerce : les bons conseils de l’Adie pour réussir son entrée sur les marchés» L’Alsace – 4 mars 2010

➤ «Le microcrédit, tremplin pour un retour à l’emploi» Le Parisien – 31 mai 2010

➤ «L’utilité du microcrédit en France confirmée» Les Echos – 1er juin 2010

➤ «Microcrédit. Le coup de pouce de l’Adie» Le Télégramme – 31 mai 2010

➤ «Le statut de patron accessible à tous avec le microcrédit» Le Progrès – 4 juin 2010

➤ «L’Adie est le premier opérateur de microcrédit en France. En 20 ans il a financé 65 000 entreprises» Paris Normandie - Edition d’Evreux

➤ «Honneur des gens du voyage Plutôt que de les stigmatiser, il faut les aider à créer leur propre emploi. Tribune de Maria Nowak» Le Monde – 26 août 2010

➤ «C’est le miracle du crédit – Comment Josiane s’est créé son propre travail» 20 minutes – 14 octobre 2010

➤ «Soutenir le microcrédit pour l’égalité des chances» La Vie – 18 novembre 2010


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Claire, créatrice d’objets de décoration

© Yannick Derennes

“J’ai décidé de me faire confiance. Je me suis dit que j’avais des capacités et que je pouvais les utiliser pour moi-même.”

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Assan, vendeur

© Cé dric Wachthausen

“J'avais en tête de me lancer depuis quelque temps et ma femme m'a poussé à prendre contact avec l'Adie et à démarrer l'aventure.”

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Céciliane, esthéticienne

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© Cé dric Wachthausen

“Depuis que j’ai rencontré l’Adie, je mène mon affaire tambour battant !”

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Foued, coiffeur

© Romain Joly

“J'ai toujours travaillé depuis que je suis en France. Je veux être un exemple pour les jeunes. J'ai tout construit par mon travail.”


© Romain Joly

sommaire

Rapport d’activité Les trois missions de l’Adie L’Adie en chiffres La formidable initiative des micro-entrepreneurs L'impact de l'action de l'Adie L’activité en 2010 L’Adie au plus près des populations Gouvernance et vie associative Les ressources humaines La responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) Le combat de l’Adie pour le droit d’entreprendre

3 4 5 8 10 21 24 29

33 35 38

Les mille facettes de la crise Tout au long de l’année 2010, la crise a touché durement les microentrepreneurs et les travailleurs indépendants, d’autant plus durement qu’ils étaient les plus vulnérables. Tout au long de l’année, les salariés et les bénévoles de l’Adie ont tenté de prévenir et d’atténuer les difficultés, aidant les uns à régler leurs problèmes administratifs, les autres à améliorer leur approche commerciale. Le risque a augmenté et nécessité plus de temps et d’efforts pour être contrôlé. Pour la première fois depuis 20 ans, l’activité a accusé une baisse, sous le double effet de la montée du taux d’impayés et du manque des fonds propres et quasifonds propres destinés aux créateurs d’entreprise, qui a entraîné une diminution des ressources financières mises à la disposition des clients, de 5 600 à 3 500 euros par projet, en moyenne. En dépit de ces difficultés, l’étude d’impact menée auprès des clients de l’Adie a montré des résultats positifs en termes de création d’emploi, de satisfaction par rapport à la voie choisie et des services apportés par l’association. Les partenaires financiers ont maintenu leur soutien. Des chemins nouveaux ont pu êtres explorés pour apporter des solutions nouvelles aux petits exploitants agricoles qui ont besoin de transformer leurs produits afin d’augmenter leur revenu, aux jeunes et aux adultes peu qualifiés en leur apportant des projets clefs en main de micro-franchise solidaire.

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Rapport partenaires Les partenaires bancaires Les partenaires publics Les entreprises Les partenaires de l’Adie (liste)

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Présidente de l’Adie

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Rapport financier Le financement de l'Adie Les comptes de l'exercice Comment l'Adie utilise-t-telle ses ressources ?

[Maria Nowak,

43 45 51 55

Nous savons tous que la crise n’est pas finie, que les déficits publics, pour être résorbés, pèseront sur le pouvoir d’achat et la croissance, que les dérives du capitalisme ne disparaîtront pas d’elles-mêmes. Et pourtant, l’esprit d’entreprise dont le manque a été si souvent déploré dans notre pays, explose avec le statut de l’auto entrepreneur, les chômeurs n’hésitent pas à créer leur emploi et l’appareil de production se rénove à la base. Plus que jamais dans cette période de crise, nous avons besoin de l’appui de nos partenaires pour mettre à la disposition des chômeurs créateurs d’entreprise l’ensemble de services financiers dont ils ont besoin, et notamment les fonds propres nécessaires à la création, ainsi que les services d’accompagnement, qui contribuent à leur réussite. L’initiative et la solidarité restent les deux piliers indissociables du microcrédit.

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Rapport d’activité

Les trois missions de l’Adie Trois missions qui traduisent les valeurs de l’Adie, basées sur la confiance dans les capacités de chacun et le droit fondamental d’entreprendre.

1 • FINANCER… … les micro-entrepreneurs qui n’ont pas accès au crédit bancaire, et plus particulièrement les chômeurs et les allocataires des minima sociaux

2 • ACCOMPAGNER… … les micro-entrepreneurs avant, pendant et après la création de leur entreprise pour en assurer la pérennité

3 • CONTRIBUER… … à l’amélioration de l’environnement institutionnel du microcrédit et de la création d’entreprise

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• L’Adie en chiffres En 2010 Activité crédit

Activité accompagnement

12 023 microcrédits, dont 1372 microcrédits personnels pour l’emploi

10 190 nouvelles entreprises financées par des microcrédits

Encours des microcrédits au 31/12/2010 : 48 340 766 euros

14 062 emplois créés 12 903 créateurs d’entreprise accompagnés

Taux d’impayés au 31/12/10 : 9,42 % Taux de pérennité des entreprises créées :

Taux de pertes au 31/12/10 : 2,54 %

68 % sur 2 ans 59 % sur 3 ans

Nombre de clients actifs : 27 506

Taux d’insertion des personnes financées : 79 %

Nombre de clients actifs par conseiller : 147

1 660 euros : coût moyen par entreprise créée sur 1 an Taux de satisfaction des clients par rapport

90 %

1002 prêts d’honneur

à la création d'entreprise :

Encours des prêts d’honneur au 31/12/2010 : 11 382 500 euros

Taux de satisfaction des clients par rapport aux services délivrés par l'Adie :

96 %

Autres opérations financières : 2 831 primes régionales ou départementales 715 avances remboursables EDEN et Nacre 367 micro-assurances Nombre total d’interventions financières : 13 239

Depuis 1989 93 011

microcrédits

Montant total des microcrédits octroyés :

71 910 entreprises financées 92 694 emplois créés

255 538 942 euros

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• La formidable initiative des micro-entrepreneurs En 2010, les effets de la crise économique se sont particulièrement fait sentir sur les personnes en situation de précarité n’ayant pas accès au crédit bancaire, qui constituent le public cible de l’Adie. L’association reste fidèle à ce public : près de trois micro-entrepreneurs sur quatre financés en 2010 étaient attributaires d’un revenu social, un sur deux se trouvait au chômage et un sur deux était ce que l’on appelle un travailleur pauvre – salarié ou travailleur indépendant. L'entrepreneuriat populaire se définit comme l'ensemble des entreprises créées par des chômeurs ou des allocataires de minima sociaux avec un plan de financement inférieur à 8 000 euros. En 2010, parmi les 622 000 entreprises créées, 145 000 l'ont été par des entrepreneurs populaires.

Toutes les tranches d'âge sont représentées, avec une part importante de jeunes Le profil d’âge des porteurs de projet financés par l’Adie est assez voisin de celui de la moyenne des créateurs d’entreprise. De ce fait, l’âge moyen des microentrepreneurs clients de l’Adie (37,1 ans) est très proche de celui de l’ensemble des créateurs d’entreprise en France (38,6 ans). Cependant, la part des moins de 25 ans atteint près du double de la moyenne nationale.

Le profil sociodémographique des créateurs 36 % des clients de l’association perçoivent les minima sociaux, et 12 % d’autres revenus sociaux, correspondant pour l’essentiel à des prestations sociales en outremer.

Âge 50 ans et plus 14%

En 2010, près de la moitié des nouveaux clients de l’association étaient chômeurs avant de créer leur entreprise. 15% étaient salariés et un tiers déjà installés en tant qu’indépendants : ceci confirme amplement le constat, formulé les deux années précédentes, de l’émergence des travailleurs pauvres au sein de la clientèle de l’Adie. Pour les indépendants, le développement de ces activités encore fragiles et leur capacité à générer un revenu suffisant passent par le recours au microcrédit.

40 à 49 ans 24%

Allocations spécifiques de solidarité (ASS) 4%

La parité à l’œuvre Plus de deux nouveaux clients financés par l’Adie sur cinq sont des femmes – 41% exactement – alors qu’elles ne représentent que 29% de la moyenne des créateurs d’entreprise en France. Plusieurs traits spécifiques les caractérisent : une plus forte présence en outremer (34% vs 25% pour l’ensemble des clients de l’Adie, nouveaux ou non), une plus forte charge de famille (67% ont au moins un enfant à charge vs 56% pour la moyenne des clients) et un niveau de formation un peu plus bas que la moyenne (33% de créatrices de l’Adie savent au maximum lire, écrire et compter vs 29% pour la moyenne des clients). En termes de secteurs d’activité, elles se dirigent plus volontiers que les hommes vers le commerce sédentaire (30% vs 22% pour l’ensemble des clients de l’association) et les services (33% vs 28%), et beaucoup moins vers des métiers tels que le bâtiment (1% vs 8%).

Aucun 28%

RMI (outremer) 5% Allocations de retour à l’emploi (ARE) 24% RSA 27%

Situation professionnelle Salariés 15%

Inactifs 5%

25 à 29 ans 17%

30 à 39 ans 34%

Nature des revenus sociaux Autres revenus sociaux 12%

18 à 24 ans 11%

Chômeurs 47%

Travailleurs indépendants 33%

Note - Dans le présent rapport d'activité, les données concernant le profil des clients de l'association pour l'année 2010 ont été calculées sur la base des seuls nouveaux clients. En effet, la part des renouvellements des prêts ne cessant de croître (28% en 2009, 33% en 2010), une analyse menée sur l'ensemble des clients devient moins pertinente et tend à occulter le profil réel du public drainé par l'Adie. A S S O C I A T I O N

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Les jeunes : plus de créations dans les secteurs des services Deux éléments contribuent fortement à dresser le portrait des jeunes créateurs (moins de 30 ans) financés et accompagnés par l’Adie : une plus forte proportion de demandeurs d’emploi que pour la moyenne des clients de l’association et un niveau de formation plus élevé. Si d’autres caractéristiques saillantes peuvent être relevées, elles procèdent d’un effet de cycle de vie : une proportion plus importante de célibataires, de personnes vivant maritalement et de ménages sans enfants à charge, ainsi qu’un plus faible niveau d’expérience préalable. De même, on constate logiquement un poids plus élevé des créations d’entreprise ex nihilo et, corrélativement, une moindre proportion de clients ayant fait l’objet d’un renouvellement de prêt. Enfin, ces jeunes micro-entrepreneurs ont une tendance plus forte que la moyenne à privilégier les services (notamment les secteurs vêtements et accessoires de mode et soins du corps/esthétique), au détriment du commerce.

Près d’un créateur sur quatre est dépourvu de diplômes

Zones urbaines et milieu rural : une même volonté d’entreprendre

On dénombre, au sein des nouveaux clients de l’association, une part importante de créateurs sachant au maximum lire, écrire et compter : 23%, dont 4% de personnes illettrées. À noter que les taux de pérennité des entreprises créées par ces micro-entrepreneurs sans diplôme sont comparables à la moyenne des clients de l’Adie, même si leur type d'activité n'est pas le même que celui des personnes ayant un niveau de formation supérieur.

Pour près des trois quarts, l’activité de l’Adie se situe en zone urbaine et le travail dans les quartiers y tient une place importante. Les créateurs issus des zones urbaines sensibles (ZUS) représentent cette année 15% des nouveaux clients financés par l’association, et 26% si l’on y intègre les créateurs venant des Cucs (Contrats urbains de cohésion sociale). L’Adie est également très présente en milieu rural, dont provient un nouveau client sur quatre en 2010. Enfin, les itinérants (Gens du Voyage non sédentarisés) représentent 2 % des personnes nouvellement financées en 2010.

Niveau de formation

BAC +2 11%

Supérieur long 8%

Illettrés 4%

Lire/Ecrire/Compter 19%

Zone d’habitation Zone politique de la ville 15%

Supérieur : Bac 16% Secondaire : lycée 5%

Itinérants 2%

Zones rurales 25%

BEP/CAP 37%

Zone urbaine 58%

Les micro-entrepreneurs de plus de 50 ans : des travailleurs indépendants expérimentés mais précaires À l’opposé des jeunes créateurs financés et accompagnés par l’Adie, ces micro‑entrepreneurs seniors se distinguent par une plus forte proportion de travailleurs indépendants, souvent dotés d’un faible niveau de formation (les personnes sachant au maximum lire, écrire et compter sont surreprésentées). Le poids des travailleurs indépendants en activité se traduit par une moindre proportion d’allocataires des minima sociaux (avec cependant une part notable de bénéficiaires de l’Allocation Adulte Handicapé). On relèvera également le poids plus élevé des clients de l’Adie outremer. Fort logiquement, ces seniors sont, nettement plus souvent que la moyenne, mariés ou divorcés, sans enfants à charge. Travailleurs indépendants expérimentés dans la plupart des cas, ils ont sollicité un crédit pour financer le développement ou le maintien d’une activité existante ; ainsi, dans près d’un cas sur deux, il s’agissait d’un renouvellement de prêt. En termes de secteurs, les micro-entrepreneurs de plus de 50 ans se dirigent moins volontiers vers les services que la moyenne des clients. Les métiers où ils sont surreprésentés sont notamment le commerce alimentaire et l’agriculture, et, dans une moindre mesure, les antiquités et la brocante, les activités artistiques, les activités de retoucherie, couture et cordonnerie, et certains services à la personne (ménage-repassage-courses).

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Prédominance du commerce et des services La répartition sectorielle des nouvelles entreprises financées par l’Adie est stable : avec 43% des créations (dont 22% pour le commerce ambulant), le commerce prévaut. Ce secteur, peu exigeant en formation initiale et en capital de départ, convient bien aux microentrepreneurs financés par l’association. Viennent ensuite les services (25% des entreprises créées, 32% si l’on y adjoint les créations en restauration/hôtellerie) et le bâtiment (9%).

Célina, 52 ans,

© Cédric Wachthausen

Télésecrétariat, reportages, récits de vie en vidéo

Secteurs d’activité Agriculture Artisanat 5%

Restauration 5% hôtellerie 7% Bâtiment 9%

“L’Adie a été un maillon fort de mon démarrage. Ils sont hyper performants et très à l’écoute.”

Services 25%

Comme beaucoup de quinquagénaires, Celina avait déjà une vie professionnelle bien remplie. Licenciée “au mauvais âge”, elle a rapidement douté d’une possibilité de réinsertion en tant que salariée. “Passé 45 ans, c’est la galère pour retrouver du travail.” confie-t-elle.

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Commerce ambulant 22%

Commerce sédentaire 21%

Lancé en 2009, le régime de l’auto-entrepreneur a continué en 2010 de susciter de nombreuses vocations : 145 000 personnes ont choisi ce statut entre janvier et décembre, sur un total national de 622 000 entreprises créées. L’année 2010 a permis d’avoir du recul sur le profil des personnes qui se lancent. Un bilan publié par la DGCIS1 en octobre 2010 montre ainsi qu’elles ont un niveau de formation bien supérieur aux entrepreneurs individuels sans salariés, et en particulier aux créateurs financés par l’Adie (28% ont une formation longue et 7% à l’Adie). Par ailleurs, 15% seulement étaient chômeurs au moment de la création et 10% bénéficiaires des minima sociaux. L'Adie s'était mobilisée pour faire voter le régime de l'auto-entrepreneur au nom du droit d'entreprendre. Beaucoup de personnes avec lesquelles elle était en contact n'arrivaient pas, en effet, à créer ou à officialiser leur entreprise par suite de la complexité de l'opération et du versement prévisionnel des cotisations sociales. En 2010, un tiers des créateurs qu'elle a financés ont choisi ce régime, qui est un sas d'entrée dans la création d'entreprise.

Le fait d’avoir élargi son offre est pour Célina une source de satisfaction au quotidien. Même si elle se verse un salaire “moins important qu’avant”, son intérêt pour son travail n’a pas de prix dans sa nouvelle vie.

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Le régime de l’auto-entrepreneur : un statut qui fait florès

C’est au cours d’une formation au télé-travail qu’elle entend parler de l’Adie. Elle obtient un microcrédit pour investir dans un ordinateur, un scanner et une imprimante. Sollicitée comme journaliste par Ouest France, elle repère l’opportunité de diversifier son activité en s’intéressant aux récits des anciens qu’elle croise lors de ses reportages. Des anciens qui ont très envie de ne pas laisser leurs souvenirs s’éteindre avec eux. D’où l’idée de recueillir leurs témoignages et de les mettre en images pour fabriquer de petites séquences vidéo à partager en famille. Sur son site Internet (digitalestory.com), elle décline ainsi différents modules tels que “souvenirs de vacances”, “moments forts” comme une naissance ou un mariage, ou “récits de vie”, le plus souvent consacrés à la parole des personnes âgées. “J’aime raconter la vie des gens qui vont bientôt disparaître. J’en rencontre plein qui veulent parler de leur histoire.”

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Art, Transport culture 4% et loisirs

1 Direction Générale de la Compétivité, des Industries et Services

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• L'impact de l'action menée par l'Adie Depuis 20 ans, l’action de l’Adie s’inscrit dans une tension permanente entre deux pôles a priori opposés : la création d’entreprises viables d’une part, un public dépourvu de moyens et en situation d’exclusion d’autre part. L’entrée dans la plus grave crise économique connue depuis l’après-guerre ne fait qu’accroître ce paradoxe. Et pourtant, est-ce vraiment un paradoxe ? Alors même que les indicateurs d’exclusion suivis par l’association montrent que celle-ci reste fidèle à sa mission d’aller vers la base de la pyramide, les résultats de l’étude d’impact conduite en 2010 révèlent des progrès significatifs en matière de pérennité des entreprises financées et accompagnées. Au-delà de ce constat, il faut retenir que quatre clients de l’Adie sur cinq sont insérés à la date de l’enquête et que le nombre d’emplois générés par les entreprises dont elle soutient la création augmente nettement depuis 3 ans. L’association contribue ainsi, directement et indirectement, à l’insertion durable des publics défavorisés dans le marché du travail. Et par sa stratégie de ciblage (quartiers, zones rurales, allocataires de minima sociaux…), elle concourt à un développement local plus harmonieux, tant au plan de l’aménagement du territoire (redynamisation des tissus économiques désertifiés ou paupérisés) qu’à celui des finances publiques (allègement de la charge du paiement des minima sociaux).

L'étude d'impact 2010 En 2010, l’Adie a reconduit l’étude triennale qui mesure l’impact de son action. Entre 2004 et 2006, période couverte par la précédente étude, et 2010, le nombre de microcrédits délivrés par l’Adie a doublé. Parallèlement, le climat économique s’est nettement détérioré. Dans ce contexte, les résultats de l’édition 2010 de l’étude soulignent l’impact croissant de l’action de l’association et la qualité de la relation qu’elle a nouée avec les créateurs qu’elle finance et accompagne. En dépit d’un environnement économique défavorable, la pérennité des entreprises financées par l’Adie s’accroît (68% à 2 ans, 59% à 3 ans, des valeurs comparables à l’ensemble des entreprises individuelles) et le nombre moyen d’emplois créés augmente substantiellement : 1,38 vs 1,20 en 2007.

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Mais l’étude témoigne aussi des difficultés engendrées par la crise pour les micro-entrepreneurs, les cessations d’activité s’accompagnant d’un retour à l’emploi salarié plus difficile qu’auparavant. Pour autant, le taux d’insertion se maintient à un niveau proche de 80%, avec une augmentation de l’impact direct lié à la création. La création justement, et la façon dont elle est vécue, sous-tend un autre enseignement important : au final, 90% des micro-entrepreneurs, qu’ils soient encore en activité ou non, jugent cette expérience bénéfique. Satisfaction à l’égard de la création et satisfaction également à l’égard des services délivrés par l’Adie : la confiance que lui accordent ses clients se manifeste dans le haut niveau des scores atteints dans ce domaine (taux de satisfaction globale : 96%).

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Stéphanie,

Les scores d’exclusion 20101

36 ans,

“J’étais surtout venue à l’Adie pour le microcrédit, je ne soupçonnais pas toute l’aide dont je pouvais bénéficier en plus.” Stéphanie a d’abord occupé une succession de postes qui ne correspondaient pas vraiment à son savoirfaire ni à ses aspirations. “Trop de jeunes sortent des écoles de communication, mais il n’y a pas assez de débouchés.” dit-elle. Rapidement, elle se rend compte que si elle veut vraiment s’épanouir dans son travail, elle va devoir créer son propre emploi. Suite à une formation, elle obtient un BEP en mode et industries connexes. Depuis toujours elle a une passion pour la couture, et en créant sa micro-entreprise elle va pouvoir s’y consacrer. A l’antenne Adie de Rennes, elle trouve un soutien précieux pour mener à bien son projet. “J’ai bénéficié d’un accompagnement de qualité, j’ai participé à une formation sur les aspects administratifs en particulier.” En plus du microcrédit qu’elle a obtenu pour acheter son matériel, elle a bénéficié d’une prime du Conseil Général. Stéphanie a choisi le statut d’auto-entrepreneur. Elle avoue ne se verser jusqu’ici qu’une toute petite rémunération, mais l’important, dit-elle, est d’abord d’équilibrer ses comptes. “Pour moi le fait de travailler chez moi et de faire ce que j’aime fait partie de mon salaire.” Ses créations rétro s’inspirent d’anciennes illustrations ou cartes postales dont elle transfère des éléments sur du textile. Sur son site “l’insupportable.stf”, on découvre des coussins, des petits objets pour la maison, des accessoires de mode. On y sent l’enthousiasme et le plaisir de faire soimême. “Si un jour je dois redevenir salariée, au moins j’aurai essayé.” confie-t-elle.

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En 2010, le calcul des scores a fait l'objet d'une légère modification afin de mieux prendre en compte le cas des clients nés outremer. Désormais, pour ces derniers, la méthode de calcul différencie ceux habitant en métropole (la migration étant un facteur d'accroissement de l'exclusion sociale) de ceux vivant toujours dans leur département de naissance. A S S O C I A T I O N

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Créatrice textile et accessoires de mode

© Cédric Wachthausen

L’Adie a mené en 2007, en partenariat avec le collectif d’ONG “CERISE”, un travail de construction d’un score d’exclusion sociale et financière. En 2008, l’association a mis en place le suivi de cet indicateur essentiel pour mesurer de façon synthétique l’adéquation entre public ciblé et public effectivement touché. Le score, basé sur une quinzaine de données d’exclusion, peut varier de 0 (le moins exclu) à 19 (le plus exclu) pour un client donné. Avec cet indicateur, une personne “moyenne” aura en général un score variant entre 0 et 3. – À titre de référence, un homme de 35 ans de nationalité française, de niveau Bac+2, habitant en ville, salarié de même que sa femme ou compagne, ayant un "reste à vivre" par personne de 500 € qui lui permet d’épargner régulièrement même si ce n'est pas beaucoup, n’étant allocataire d’aucun minimum social et n'ayant ni problème d'interdiction bancaire ni crédit à rembourser, aura un score d'exclusion de 0. – Une femme de 45 ans présentant le même profil mais ayant un ou des emprunts à rembourser aura un score d’exclusion de 2 (1 pour l’exclusion sociale et 1 pour l’exclusion financière). – Un homme de 28 ans présentant le même profil mais né en outremer et seulement titulaire du baccalauréat, aura un score d'exclusion de 3 (3 pour l’exclusion sociale et 0 pour l’exclusion financière). Pour ce qui concerne les clients financés par l’Adie en 2010, le score s’établit, au niveau national, à 8,45. Dont 3,68 pour l’exclusion sociale et 4,77 pour l’exclusion financière. Des valeurs stables par rapport aux scores 2009 (respectivement 8,44, 3,68 et 4,76), qui montrent la fidélité de l’association à son public et à sa mission sociale : 85% des clients ont un score supérieur ou égal à 6, et 35% ont un score supérieur ou égal à 10. Ainsi, au global, les micro-entrepreneurs accompagnés par l’Adie connaissent un degré d’exclusion sociale et financière environ cinq fois supérieur à la moyenne.

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• L’activité en 2010 La crise économique n’aura pas épargné les clients de l’Adie, qui ont eu plus de mal à rembourser leut prêt. L’association connaît sa première baisse d’activité depuis sa création. Elle a renforcé ses services d’accompagnement pour aider les micro-entrepreneurs à affronter la crise. Les résultats de la dernière étude d’impact continuent de démontrer l’utilité économique et sociale de son action et le taux d’insertion professionnelle des clients financés approche les 80 %.

1 Un risque maîtrisé mais une activité en baisse

L’une des conséquences de cette priorité accordée au risque a donc été la forte baisse du taux de transformation, passé de 23 à 15% sur un an, du fait d'une politique d'octroi des prêts plus prudente. Comme dans le même temps le niveau des contacts est demeuré stable, la production a reculé, avec un peu plus de 12 000 prêts délivrés sur l’année, contre 14 500 l’an dernier. La baisse du taux de transformation résulte aussi du manque de fonds propres des créateurs depuis la suppression du dispositif EDEN, qui n'a dans les faits pas été 1 2

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remplacé par l'avance remboursable Nacre, dont les caractéristiques (notamment sa durée trop courte) ne sont pas adaptées aux besoins des créateurs les plus démunis, et visent de facto des projets beaucoup plus importants, d’un montant moyen de 67 000 euros. Dans le même temps, les prêts d’honneur distribués par l’Adie ont baissé en nombre (1002 en 2010 contre 1530 en 2009) et en encours (11,3 millions d’euros en 2010 contre 13,5 millions en 2009). Le montant moyen des financements apportés aux clients de l’Adie est passé entre 2008 et 2010 de 5 600 euros à 3 500 euros, ce qui a limité le nombre des projets finançables.

© Yannick Derennes

Pour la première fois dans l'histoire de l'Adie, le nombre de prêts octroyés a été, en 2010, en diminution par rapport à l'année précédente. Cela s'explique par la priorité accordée à la maîtrise du risque, qui avait augmenté fortement fin 2009 en raison du contexte de crise économique. Après un premier semestre d’augmentation des impayés, nettement ralentie toutefois par rapport à celle de 2009, les différents indicateurs de risque globaux sont stabilisés depuis le mois de juillet. En outre, les indicateurs de risque concernant la génération 2010 sont bien meilleurs que les précédents. Tout au long de l'année, l'ensemble des équipes se sont mobilisées pour aider les créateurs à faire face à la crise et pour réduire les impayés. De nombreuses actions ont été engagées à cet effet : mobilisation de la plateforme nationale téléphonique et de bénévoles sur le recouvrement, création d'un poste de responsable des risques, qui a mené plusieurs missions d’appui et de contrôle dans le réseau, avec l'aide de bénévoles spécialisés, simplification des procédures de ré-échelonnement des prêts, formation des conseillers et des décideurs, accès aux fichiers de la Banque de France, analyse des causes d’impayés au niveau de chaque portefeuille, renforcement du service contentieux.

Cécilia, dépôt-vente de vêtements pour enfants

La montée du risque et le manque de fonds propres destinés aux créateurs sont les deux causes majeures de la baisse d'activité de l'Adie en 2010

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2 Le marketing social, pour se faire connaître et faciliter le contact avec le public Plus de 10 000 “Adinautes” ont déposé un projet en ligne, dont près de 3 500 ont été orientés vers la plateforme téléphonique de l’Adie.

Les efforts ont porté cette année sur le développement des services permettant aux futurs micro-entrepreneurs de faire le premier pas vers l’Adie. Plusieurs campagnes commerciales de prospection ont été déclinées en direction de différents groupes de métiers.

• La moitié des demandes se fait toutefois en direct auprès des antennes. Ce besoin de proximité dans les comportements des clients explique qu’une quinzaine d’antennes ont été mises en place dans des quartiers populaires pour travailler avec les habitants sur des zones très restreintes.

Contacter l’Adie : trois modalités différentes privilégiant proximité et disponibilité

© Adie

• La plateforme téléphonique mise en place fin 2008 permet de joindre l’Adie gratuitement du lundi au vendredi de 9h à 19h sans interruption. En 10 à 20 minutes de conversation, un diagnostic est fait des besoins des porteurs de projet, qui sont ensuite orientés vers la solution adaptée : accompagnement amont si le projet n’est pas encore complètement finalisé, instruction du microcrédit s’il est prêt et orientation vers une autre solution s’il ne rentre pas dans les critères de l’Adie. Cette plateforme peut également être utilisée par les personnes ayant déjà fait appel aux services de l’Adie pour accéder aux services d’accompagnement par téléphone ou prendre un rendez-vous pour rencontrer un conseiller spécialisé dans ceux-ci. Une base de données commune à toute l’Adie permet de conserver l’historique de l’ensemble de la relation avec un client, et facilite les échanges entre les différents intervenants. En 2010, 55 000 appels ont été traités. Près de la moitié de ces appels provenaient de clients potentiels. Un rendez-vous d’instruction avec un conseiller leur a été fixé dans un cas sur deux.

Agence de proximité de Lens

En milieu rural, les conseillers vont également au devant de la demande, en particulier à travers des agences ou des points d’accueil de proximité. Même si bien souvent les futurs clients sont conduits vers l’Adie à l’instigation de relais dont la fonction de prescripteur est naturelle (Pôle Emploi, CCI …), des campagnes de communication viennent renforcer ce dispositif pour faire connaître l’Adie et mettre en avant les services de crédit et d’accompagnement auprès de davantage de personnes. Quatre campagnes ont ainsi rythmé l’année. Elles visaient les principaux secteurs ou métiers aidés par l’Adie en fonction de leur cycle d’activité : vente sur les marchés, bâtiment, services à la personne et vente en boutique/en ligne. Chaque fois, une offre a été mise en avant (service d’accompagnement secteur au spécifique d’activité, possibilité de créer son site internet à des conditions très privilégiées,…). Ces campagnes ont été relayées dans la presse Flyer de prospection nationale et régionale, par l’intermédiaire de certains partenaires (le Cam pour la vente sur les marchés ou l’ANSP pour les services à la personne par exemple), sur Internet (avec en particulier des espaces offerts gracieusement par des partenaires comme “Le bon coin”), par le réseau d’antennes Adie en prospection directe (sur les marchés, à la sortie des enseignes de fournitures pour le bâtiment, etc.) et bien entendu par le bouche-à-oreille émanant de personnes déjà aidées.

• Le site Adie Connect, lancé en mai 2009, est le site dédié aux micro-entrepreneurs. Il offre de nombreuses fonctionnalités : - Demande de microcrédit directement en ligne. Selon les besoins des créateurs, les demandes de microcrédit sont soit accordées directement en ligne soit réorientées vers l’antenne Adie la plus proche du domicile du demandeur. - Adie Conseil en ligne. Ce service permet d'accéder gratuitement à de nombreux documents, de contacter par mail les bénévoles d'Adie Conseil Info ou d'accéder au catalogue des formations proposées par l'Adie. Les créateurs peuvent également contacter directement par mail les bénévoles d’Adie Conseil Info pour un conseil personnalisé. Le catalogue des formations proposées par l’Adie est accessible directement en ligne, ainsi qu’une mise en relation avec la plateforme téléphonique pour s’inscrire à une formation. - La communauté des “Adinautes” rassemble toutes les personnes qui se sont inscrites sur le site, soit 14 500 au 1er décembre 2010. Cette communauté dialogue et échange à travers le forum et les commentaires du blog. Elle est également illustrée dans la section “portrait du mois”, qui met en valeur le parcours et l’activité d’un micro-entrepreneur financé par l’Adie. En 2010, 215 000 visiteurs se sont connectés sur le site. A S S O C I A T I O N

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3 Les services financiers : une offre qui se diversifie mais qui souffre d'un manque de fonds propres Pour permettre une insertion professionnelle réussie, l’Adie propose un service complet : un microcrédit pour le démarrage ou l’extension de l’activité ; des services d’accompagnement pour aider au développement et faire face aux difficultés ; une micro-assurance pour se prémunir contre les risques. Quant au microcrédit personnel pour l'emploi, il permet de financer un permis de conduire, l'achat ou la réparation d'un véhicule. Il s'adresse à des personnes en recherche d'emploi et à des salariés précaires qui ont besoin de ce prêt pour conserver leur emploi.

Microcrédit investissement

Pour les créateurs d’entreprise ou pour les entreprises existantes dans le cadre d’un changement d’échelle

Microcrédit stocktrésorerie

Microcrédit de groupe

Microcrédit personnel

Pour les entreprises existantes, pour se développer

Pour les petites activités génératrices de revenus

– prêt jusqu’à 6000 euros de 3 à 12 mois

– prêts progressifs en groupe

Pour les salariés précaires ou les personnes à la recherche d’un emploi salarié – prêt jusqu’à 3000 euros de 11 à 24 mois

– prêt jusqu’à 6000 € de 12 à 30 mois

Primes

Prêts d’honneur

Micro-assurance

Selon les régions, mise à disposition de primes à la création ou au développement

Pour un apport en quasi fonds propres des entreprises en création ou en développement

Pour les entreprises en création ou en développement ayant besoin d'une assurance en partenariat avec Axa et MACIF

- Prêts jusqu'à 4000 euros de 3 à 60 mois

Le microcrédit personnel pour l’emploi (MCPE) Etendu à 25 sites en 2009 après 2 ans d’expérimentation sur 4 sites, le microcrédit personnel pour l’emploi s’est développé de manière importante en 2010. Plus de 1300 personnes en ont ainsi bénéficié contre 584 en 2009. Dans la plupart des cas, il s’agissait de permettre l’acquisition d’un véhicule, sa réparation ou d’un permis de conduire. La moitié des personnes financées étaient des salariés précaires qui avaient besoin de ce prêt pour conserver leur emploi. L’autre moitié était constituée de demandeurs d’emploi dont l’Adie a facilité l’insertion professionnelle en levant une difficulté grâce au microcrédit.

La micro-assurance

et la Macif dans 11 régions. Pour faciliter l’appropriation de ce nouveau produit par les conseillers, une formation de 3 jours leur a été dispensée. En 2010, 359 nouveaux contrats ont été signés, portant à 844 le nombre de clients actuellement assurés.

La baisse des quasi-fonds propres destinés aux créateurs La disparition des dispositifs publics de fonds propres ou quasi-fonds propres tels que le FDIJ1, le FRE2 et l’EDEN3 a mis en grande difficulté le public cible de l’Adie et comme évoqué plus haut, réduit le montant des fonds mis à la disposition des créateurs.

L'offre de micro-assurance couvrant la responsabilité civile et professionnelle, le local, le stock, le véhicule et la garantie décennale, est proposée en partenariat avec Axa 1

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L'organisation du crédit

David, 30 ans,

Au sein des différents services de l’Adie s’organisant autour du microcrédit, les 168 conseillers crédit sont les pivots de la relation avec les clients. Ils sont en charge du développement des relations avec les partenaires et des actions de communication locales pour faire connaître l’Adie. Ils accueillent les porteurs de projets pour construire avec eux la proposition adaptée en termes de microcrédit, d’accompagnement et d’assurance. Ils présentent ensuite les demandes de financement aux comités de crédit et font signer les contrats. Ils ont à cœur de faire en sorte que la démarche soit la plus simple et la plus rapide possible pour le futur entrepreneur, ces deux critères étant essentiels pour construire une relation de qualité avec les clients. Ils entretiennent ensuite un contact régulier avec les personnes qu’ils ont financées pour suivre leurs besoins sur la durée et leur proposer des réponses adaptées en termes d’accompagnement ou de refinancement. Les 42 responsables crédit qui les encadrent s’assurent de leur montée en compétence progressive dans les différents aspects de leur poste. Ils supervisent les comités de crédit qui décident de l’octroi des prêts.

© Romain Joly

Entreprise de services à la personne “Au contact de mes nouveaux clients, je me sens renaître.” Après de nombreuses années passées dans une entreprise spécialisée dans l’import-export de produits pharmaceutiques, David est victime d’un licenciement économique. Ses recherches d’un nouvel emploi s’avérant vaines, il décide alors de créer son activité. Il se rapproche d’une Boutique de gestion et effectue une étude de marché avant de se lancer.

Le cycle du crédit 1. Contact (via prospection directe ou prescripteur)

Diagnostic du besoin et capacité de l'Adie à y répondre

2. Accueil

L’activité qu’il a choisie ne lui est pas inconnue. Il veut en effet s’investir dans les services d’aide à la personne. Etudiant, il a déjà occupé des emplois dans ce secteur, et son aisance relationnelle constitue pour lui un véritable atout. Il a bénéficié d’un microcrédit de 3000 €, qui lui a permis d’acheter du matériel, de financer sa formation, et de faire face à toutes les dépenses de démarrage. Aujourd’hui, “La Fée du Logis” propose une large gamme de services : courses, ménage, repas, assistance administrative, etc. Elle a des contrats de prestation réguliers. Le chiffre d’affaires reste encore modeste, mais David a de bonnes perspectives pour la suite.

3. Accompagnement amont

si éligible et si projet mûr Si projet pas assez mûr Adie ou partenaire technique

4. Instruction

Adaptation du montant au besoin et à la situation du porteur, validation du projet

5. Décision 7. Accompagnement postcréation 6. Décaissement

David a contracté une micro-assurance en parallèle à son microcrédit : “ce n’est vraiment pas cher, je ne paie que 24 €/mois.” Cette assurance couvre tous les biens matériels de son entreprise, ainsi que ses salariés le jour où il en aura, et joue aussi en cas d'accident de travail, d'hospitalisation ou d'invalidité.

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8. Suivi des prêts octroyés

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9. Renouvellement des prêts

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4 L’accompagnement : un travail d’équipe La relation initiée entre les conseillers Adie et les créateurs lors de la délivrance du prêt se poursuit naturellement dans l’aide qui leur est proposée pour leur donner les meilleures chances de réussite. Celle-ci couvre tous les domaines de la gestion, de l’administratif au juridique, en passant par l’action commerciale et la bancarisation.

Pour sécuriser le parcours des micro-entrepreneurs, une palette de services

Je monte mon projet

Je démarre mon activité

Je développe mon entreprise

Adie Montage Un accompagnement personnalisé en 2-3 rendez-vous pour finaliser son projet et démarrer confiant (prévisionnels, politique commerciale, choix du statut juridique et fiscal…)

Des formations collectives pour bien démarrer Quatre ateliers conviviaux pour partir du bon pied en connaissant les pièges à éviter et les bons tuyaux, s’initier de manière ludique à la gestion, mettre en place la gestion administrative de son entreprise et échanger sur sa politique commerciale

Un RV diagnostic Pour faire un point sur son activité aux moments importants et réajuster les orientations si nécessaire

CréaJeunes Un programme de formation et de tutorat sur 6 à 8 semaines pour permettre aux jeunes issus de quartiers défavorisés de construire leur projet et de se projeter comme chef d’entreprise

Des formations spécialisées vendre sur les marchés, par internet, faire un devis,… Des RV experts Avec des comptables, des juristes, des spécialistes en développement commercial…

+

Un accompagnement individuel en fonction des besoins Un point trimestriel pour s’assurer qu’il n’y a pas de difficulté, suivre le développement de l’activité et être à l’écoute des besoins. Et pour les créateurs ayant besoin d’être rassurés au démarrage ou rencontrant des difficultés, un coaching pour aider à construire et suivre un plan d’action.

+ Des permanences et une plateforme téléphonique pour répondre à toutes les questions Une permanence hebdomadaire dans chaque antenne et un numéro vert accessible tous les après-midis pour répondre à toutes les questions administratives, fiscales, sociales, juridiques ou bancaires

Compte tenu du contexte réglementaire particulièrement contraignant qui prévaut en France, dans lequel la complexité le dispute à l’instabilité, l’attribution d’un microcrédit aux nouveaux entrepreneurs se doit d’être doublée d’un accompagnement adapté. Cet accompagnement leur permet de faire les bons choix au démarrage de l’activité, de respecter les obligations légales, d’anticiper les charges sociales et fiscales, de préparer le développement de l’entreprise grâce à une bonne relation bancaire, et d’identifier les perspectives commerciales audelà de l’intuition initiale.

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Si les années 2008 et 2009 ont vu l’émergence de nombreux services permettant à l’Adie de perfectionner son offre d’accompagnement et le développement substantiel de ses effectifs pour répondre aux différents besoins des créateurs, l’année 2010 a été celle de la mise en commun des savoir-faire pour faire mieux travailler ensemble les équipes crédit et accompagnement. Le mot d’ordre est de parvenir à prescrire le bon service au bon moment. Cela s’est traduit au siège de l’Adie par le regroupement des directions crédit et accompagnement en une seule direction, et dans le réseau par des temps de travail transversaux, en

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particulier autour de la connaissance des métiers des créateurs aidés et de la relation avec ceux-ci en cas de difficulté de remboursement, avec à la clé la construction de réponses adaptées en fonction des difficultés identifiées.

Djena, 29 ans,

Organisation de l’accompagnement Pour animer les formations, tenir les permanences, assurer le tutorat individuel, plus de 1200 bénévoles se mobilisent de quelques heures à plusieurs jours par semaine. Experts pointus dans un domaine ou généralistes, ils ont été formés lors de leur intégration à l’Adie aux notions de base de la création d’entreprise, aux systèmes d’information et à l’accompagnement de publics précarisés, ainsi qu’à la fonction spécifique qu’ils seront amenés à prendre en charge. Chaque mois, ils se réunissent autour de l’animateur d’équipe bénévole de l’antenne pour échanger autour des besoins des clients. A leur côté, 32 conseillers accompagnement salariés assurent le suivi des créateurs, en particulier sur les sites CréaJeunes, ainsi que dans les situations où l’accompagnement amont est très développé. Le recrutement, la formation et l’animation des équipes de bénévoles sur le territoire sont assurés par 8 responsables accompagnement salariés.

© Yannick Derennes

Onglerie et tatouages éphémères “A l’Adie, j’ai trouvé écoute, conseil, mais surtout un suivi en amont et en aval de la réalisation de mon projet” Djena, jeune mère célibataire, lassée de vivre “au ralenti”, décide un jour de prendre sa vie en main, Elle raconte : “Je voulais sortir du système du RMI et de l’assistanat, devenir une femme autonome et indépendante”. Pour ce faire, Djena débute une formation de prothésiste ongulaire et démarre en free-lance dans un salon de coiffure.

Les grandes évolutions 2010 Cette année l’Adie a fait un effort important sur le développement de l’accompagnement amont. Pas moins de 2875 personnes ont été accompagnées pour finaliser leur projet, soit autant que le total des deux années précédentes. Par ailleurs, plus de 700 personnes ont été formées dans le cadre du dispositif CréaJeunes, soit là aussi presque autant que le nombre de personnes accompagnées sur 2008-2009.

A cette même période, elle envisage d’ouvrir sa propre boutique, mais ne sait pas à quelle porte frapper. Elle suit une formation dans une Boutique de gestion, ou elle apprend à établir un business plan. Cette formation éveille encore plus en elle la fibre entrepreneuriale.

L’activité de formation collective s’est quant à elle stabilisée à la moitié des nouveaux clients financés. Il est vrai que les créateurs récemment installés ont souvent des difficultés à se libérer au cours de cette période de démarrage très chargée pour eux.

Cependant, tout n’est pas si simple, Djena ne dispose ni de fonds propres, ni de local, ni du matériel nécessaire pour créer son activité. Elle ne correspond pas aux profils des institutions bancaires pour pouvoir prétendre à un crédit. Elle soumet son projet à une amie, qui la met en contact avec l’Adie. Elle y trouve écoute, conseil, mais surtout un suivi en amont et en aval de la réalisation de son projet.

Les permanences administratives et la plateforme téléphonique sont de plus en plus sollicitées. Plus de 5000 personnes ont été accompagnées en individuel sur la durée dans le cadre d’un tutorat, soit un peu plus qu’en 2009. Enfin, l’innovation a surtout porté cette année sur le développement commercial. Des permanences “expert commercial” ont ainsi essaimé dans le réseau avec le recrutement de nouveaux experts parmi les bénévoles, permettant ainsi à plus de 200 personnes de bénéficier d’un coaching de grande qualité. Par ailleurs, des modules d’accompagnement au développement commercial ont été mis en place pour les principaux secteurs d’activité (vente sur les marchés, bâtiment, vente en ligne, services à la personne).

Aujourd’hui, plus d’un an après l’ouverture de sa boutique d’onglerie, Djena sort la tête de l’eau et s’épanouit pleinement en tant que microentrepreneur. Installée à Montfermeil, elle a pu se constituer une clientèle très diversifiée : femmes, hommes jeunes et moins jeunes. C’est son réseau personnel qui a joué dans un premier temps, puis le bouche-à-oreille et la distribution de “flyers”. Au bout d’un an, elle se verse près de 1000 € de rémunération et se dit optimiste quant au développement de son activité.

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CréaJeunes : un programme pour les jeunes des quartiers

Djena, 29 ans,

Lancé sur 6 sites-pilotes il y a 3 ans pour permettre aux jeunes des quartiers précarisés de concrétiser leur projet, le dispositif CréaJeunes a été étendu en 2010, avec l’ajout des villes de Saint Denis (93), Toulouse, Marseille, Bordeaux, Lille, Lyon, Amiens-Creil, Paris, Strasbourg, Nice, Poitiers, Fort-de-France et Grenoble. Il couvre donc désormais 13 sites. Qualifiés ou non, diplômés ou non, ces jeunes ont besoin d’avoir confiance en eux-mêmes et en leurs capacités pour pouvoir se projeter comme chef d’entreprise et monter un projet financier solide. Pendant 6 à 8 semaines, à raison de 2 à 3 jours par semaine, les jeunes travaillent en groupe de manière très concrète et interactive sur leur projet prévisionnel , en même temps qu’ils ont accès à des sessions de développement personnel autour de leurs motivations, de leur capacité à défendre leur projet en public,…

Onglerie tatouages A fin 2010, l’Adie a ainsi accompagné 1600 jeunes, dont plus de 700 pour la seule annéeet 2010. 35 % d'entre eux ont dès à présent démarré leur propre activité. éphémères Les étapes du dispositif CréaJeunes

Présenter son projet motivation & situation personnelle auto-évaluation Adéquation projet & porteur de projet

Jury Validation projet commercial

• L’offre, les clients • Développement commercial • Etude de marché

Jury Validation états financiers

• Statut & questions juridiques • Formalités • Comment se financer

Présentation de son business plan Finalisation du business plan

• Chiffre d’affaires • Frais de démarrage

Le projet “sans les chiffres”

• Dépenses d’exploitation

Jury fin de formation

• Construction de ses états financiers

“CréaJeunes, ça met vraiment dans le bain, et on se sent soutenu.” L'idée de se mettre à son compte en proposant ses services a germé dans l'esprit de Julien alors qu'il se retrouvait au chômage, suite à un licenciement ” économique. A travers plusieurs émissions, il découvre le métier de concierge privé. Mais avant de se lancer il avait conscience d'avoir besoin d'une formation.

Pierre-Laurent Hahn

Il découvre alors le dispositif CréaJeunes, et entame une formation de 2 mois. “Pour moi ce qui a été le plus important ce sont les rencontres avec d'autres jeunes, et avec des chefs d'entreprises qui intervenaient en tant que formateurs. Avant de se lancer, on acquiert les principaux outils dont on va avoir besoin.”

Julien, 28 ans, conciergerie privée et d'entreprise 16

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Son affaire tourne depuis plus d’un an maintenant, elle se développe lentement, mais Julien reste confiant. “Mes premiers contrats me sont venus par le boucheà-oreille, même si j'ai aussi fait du télé-marketing et de la prospection par envoi de courriels.” Julien ne ménage pas ses efforts pour vendre ses services aux entreprises de son département. Quant à ses relations avec l'Adie, il les évalue très positivement : “Pour moi l'Adie, c'est un soutien, et de la réactivité. Quand je les sollicite, j'ai toujours une réponse et un conseil.”

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Le dispositif Nacre

“Deviens ton boss” : un défi lancé aux jeunes

L'Adie a poursuivi en 2010 son implication dans Nacre, s'efforçant d'offrir l'accès à l'offre d'accompagnement et de financement du dispositif au plus grand nombre de ses clients (plus de 2500 "parcours Nacre" en 2010). L'association regrette toutefois que le dispositif ne puisse concerner plus fortement les créateurs les plus démunis, en raison de sa complexité administrative, du manque d'attractivité de l'avance remboursable pour les plus petits plans de financement et de l'indisponibilité de financement pendant plusieurs mois en 2010.

Lancé au printemps 2010 sur le blog CréaJeunes hébergé par le site de la radio Skyrock, le concours “deviens ton boss” sollicitait les jeunes des quartiers pour qu’ils proposent et défendent un projet de création d’activité. Le jury1 a sélectionné les projets en privilégiant la qualité de l’étude du marché, l’originalité, la viabilité économique et la détermination des candidats.

C’est une jeune femme de Lyon qui a remporté le premier prix, avec un projet d’activité événementielle. Elle a bénéficié d’une prime de 3 000 € et a reçu un ordinateur portable. Les deux lauréats suivants, issus de Marseille et Toulouse, ont reçu une prime de 1 500 € ainsi qu’un appareil photo numérique. Les 7 lauréats des villes représentées ont été invités à participer à l’Université d’été d’HEC. © Yannick Derennes

1/ composé de Brahim Asloum, champion olympique de boxe, Aziz Senni, Président de l’association Business Angels des cités, et Claude Brevan, ancienne Déléguée interministérielle à la ville et Administratrice de l’Adie

“J’ai décidé de me faire confiance. Je me suis dit que j’avais des capacités et que je pouvais les utiliser pour moi-même” Claire, créatrice d’objets de décoration A S S O C I A T I O N

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5 Le développement du Groupe Adie

Le développement de l’Adie à l’international En septembre 2010, dans le cadre d’un partenariat entre Fortis BNP Paribas et l'Adie, la société coopérative à finalité sociale MicroStart a été créée en Belgique. La direction opérationnelle en est assurée par des salariés détachés de l’Adie. Le Fonds Européen d’Investissement garantira les microcrédits et participera au capital en 2011. MicroStart a démarré en janvier 2011 avec deux agences-pilotes situées dans l’agglomération bruxelloise.

Le Fonds Adie pour l’entrepreneuriat populaire

Les principales actions de développement du Fonds ont consisté à mettre en place des actions de communication et de collecte : • un site web adie-fondsdedotation.org et une plateforme de don en ligne • ses premières lettres d’information • des actions de collecte ciblant des particuliers, en direct par des publipostages et des e.mailings, ou de manière indirecte grâce à des partenaires. Le Fonds Adie a reçu son Président du Comité de parrainage, le Professeur Muhammad Yunus, à deux reprises dans l’année

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La montée des besoins financiers et humains liée au contexte de crise, la perspective de désengagement des pouvoirs publics en matière de financement et la volonté de pérenniser l’accompagnement des créateurs ont amené l’Adie à créer un fonds de dotation dédié à l’accompagnement des micro-entrepreneurs. Le Fonds Adie pour l’entrepreneuriat populaire se donne comme priorité de : • Collecter de nouvelles ressources, nécessaires pour que l’Adie puisse continuer à apporter à ses clients, quels que soient les aléas, les services de formation et de conseils indispensables à leur réussite.

• Devenir un centre de ressources pour l’observation des phénomènes liés à l’entrepreneuriat populaire. En 2010, le Fonds Adie a entamé son action en faveur de l’accompagnement des micro-entrepreneurs, clients de l'Adie et débloqué 100 000 euros pour financer la formation des bénévoles à travers le parcours d’accueil des nouveaux entrants et la formation continue des bénévoles confirmés.

Visite de M. Yunus, Président du Comité de parrainage, à l'Adie en décembre 2010

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ISOMIR1 : une aide au développement pour les agriculteurs

L'Adie expérimente la microfranchise solidaire L'association Adie Microfranchise Solidaire a été créée en octobre 2009 par l'Adie. L'objet de cette association est de proposer une "microfranchise solidaire", c'est-à-dire un concept d'activité clé en main aux jeunes sans emploi et aux personnes peu qualifiées. Les microfranchisés sont des micro-entrepreneurs qui bénéficient d’un contrat de partenariat leur permettant d’utiliser une marque, des méthodes commerciales, des services mutualisés. Ils bénéficient également d’une formation initiale et d’une assistance technique et commerciale continue. Le franchiseur est une entreprise sociale et apporte ainsi tout son appui en vue de la réussite de ses microfranchisés. Ce soutien et ce cadre, qui dépassent l’accompagnement classique à la création d’entreprise que propose l’Adie, donne à ces derniers les moyens de se lancer dans une activité qui a déjà fait ses preuves. L’investissement initial doit être compris entre 0 et 10 000 € et peut ainsi être financé par un microcrédit de l'Adie.

Le secteur agricole est particulièrement fragilisé depuis une dizaine d’années. Pour les petits producteurs, l’accroissement de leurs ventes directes peut constituer un complément de revenus appréciable. Encore faut-il disposer d’un outil industriel adapté. Fruit du partenariat engagé depuis 2008 entre l’Adie et la FNCUMA2 et soutenu par le Ministère de l’Agriculture, ISOMIR a pour fonction de développer des circuits courts grâce à l’installation d’ateliers modulaires simplifiés permettant la transformation de la production sur place. Ces unités de transformation présentent l’avantage d’être de taille et de coût réduits, flexibles dans leur utilisation et conformes aux normes sanitaires. Concrètement, ISOMIR propose aux agriculteurs intéressés une offre “3 en 1 “ : • un atelier clé en mains, • un accompagnement amont et aval, • une participation au fonds d’investissement à hauteur de 25 % des fonds propres.

L'association Adie Microfranchise Solidaire incube des projets dans des domaines variés et accompagne des entrepreneurs qui souhaitent créer ou se développer en microfranchise.

Un fonds d’investissement solidaire à capital variable a ainsi été créé, ISOMIR sas. Il regroupe les FCPR Danone Communities et Phi-Trust à hauteur de 25 % chacun, la Caisse des Dépôts et l’Adie pour 24 %, le groupe Crédit Coopératif pour 19 % et des personnes physiques gérant le fonds à titre bénévole pour les 7 % restant.

Une des premières activités testées par Adie Microfranchise Solidaire est une activité de chauffeur mise en oeuvre par la coopérative Chauffeur & Go créée en partenariat avec Adie Microfranchise Solidaire et les fondateurs. La coopérative propose aux chauffeurs une assurance, une marque, des clients et une centrale de réservation afin qu’un maximum de chauffeurs puissent créer leur activité et générer rapidement un revenu de plus de 1200 € par mois. Plus d’une dizaine de premiers chauffeurs ont signé un contrat de partenariat avec la coopérative. La coopérative compte en recruter 200 en Ile- de-France d’ici 3 ans.

Coopérative Chauffeur & Go

Le Fonds d'investissement pour la microfranchise solidaire

L'Adie intervient aussi dans le secteur de l'agriculture

Une société d'investissement - AMSI - est en cours de création. La société d’investissement a vocation à financer en quasi fonds propres des entreprises sociales «franchiseurs» en charge du développement des filières de microfranchise. À travers ce concept de microfranchise, l’Adie souhaite promouvoir l’entrepreneuriat social. 1 2

Industrialisation Solidaire en Milieu Rural Fédération Nationale des coopératives d’utilisation de matériels agricoles

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6 Une communication au service des microentrepreneurs La Semaine du Microcrédit©, une nouvelle édition réussie

Une récompense internationale En 2010, l'action de l'Adie a été saluée dans le cadre de la Smart Campaign (campagne mondiale qui fédère le monde de la microfinance autour de la question de la protection des clients de ce secteur). L'association s'est vu remettre un trophée saluant l'éthique de ses collaborateurs et la transparence dont l'institution fait preuve en matière de communication des coûts du crédit à ses clients.

La 6ème édition de la Semaine du Microcrédit© a permis à près de 40 000 personnes de s'informer sur le microcrédit et à 7 500 d'entre elles de déposer leur projet de création d'entreprise. On notera cette année un net succès des forums d'information organisés dans les Départements et Collectivités d’Outre Mer et en Ile-de-France. En parallèle de ces forums, qui se sont tenus dans toutes les régions de France, le nombre de visiteurs sur les sites internet Adie adie.org et adieconnect.fr a fortement augmenté. Les demandes de crédit en ligne ont doublé au regard de l'édition précédente et les demandes journalières ont augmenté de 48 % par rapport à la moyenne du premier trimestre 2010. La réussite de cette opération peut en partie s'expliquer par une visibilité plus importante cette année de la campagne publicitaire, et ce grâce à la générosité des partenaires.

Le site adie.org fait peau neuve

© Adie

Le nouveau site Internet de l’association (adie.org) a été mis en ligne au printemps 2010. L’objectif de cette refonte est de le rendre plus directement opérationnel, avec une fonction de site portail pour accéder aux deux sites dédiés aux clients d’un côté (adieconnect.fr), et aux donateurs de l’autre (adie-fondsdedotation.org). Plus de réactivité, d’actualisation des informations, et la recherche d’une efficacité accrue, telles sont les caractéristiques de cet outil revisité.

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• L’Adie au plus près des populations Le réseau de l’Adie, ce sont 130 antennes et près de 190 permanences au service des créateurs d’entreprises, partout en France. En 2010, ce réseau a poursuivi son développement géographique. De nouvelles agences ont été ouvertes à Nice, à Lens et à Pointe-à-Pitre, fortement tournées vers la population des quartiers, ainsi qu’une antenne et plusieurs permanences en Polynésie. Mais l’effort a principalement porté sur l’amélioration des conditions d’accès, d’accueil, et des équipements des sites existants. Plusieurs antennes ont ainsi été relocalisées afin d’en améliorer la visibilité et d’en faciliter l’accès au plus grand nombre. Ce fut le cas pour Marseille et Besançon. L’association a également ouvert plusieurs nouveaux Espaces Adie Conseil (Strasbourg, Le Mans, Poitiers, Dijon, Metz, Paris, Cayenne…), dans lesquels les clients se voient proposer une gamme élargie de services d’accompagnement grâce à une mobilisation accrue des équipes et de meilleures installations.

Le rôle de l'Adie économique local

dans

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Celle-ci est complétée par des méthodes adaptées aux populations ainsi servies, tant en matière de communication (bouche-à-oreille…) que d’offre de services (appui à l’officialisation, prêts de groupes, etc.).

développement

Les entreprises créées grâce au soutien de l’Adie jouent un rôle discret mais essentiel dans le développement économique local. En premier lieu, leur petite taille constitue un atout majeur pour répondre et s’adapter au plus près des besoins des territoires, depuis le petit commerce de quartier jusqu’aux activités de services aux entreprises. Bien qu’exposées aux aléas économiques, il s’agit par ailleurs d’entités qui ne sont pas directement délocalisables. Enfin, plus que jamais en cette période de crise, leur impact majeur est leur contribution à la réinsertion économique durable de 80 % de leurs créateurs.

Nouvelle antenne de l’Adie à Poitiers Inaugurée en janvier 2010, la nouvelle antenne de l’Adie à Poitiers est emblématique des orientations stratégiques de l’association. Elle est en effet aussi bien tournée vers les habitants du quartier des Couronneries où elle est implantée que vers ceux des zones rurales des alentours. Ainsi, le travail de l’équipe des conseillers consiste aussi bien en une présence régulière sur le marché tout proche (le plus important de la ville) qu’en des tournées de campagne dans l’antenne mobile spécialement aménagée à cette fin.

L’Adie en zone rurale Du fait de son implantation sur l’ensemble du territoire, l’action de l’Adie se tourne naturellement vers le monde rural. A l’image de ces antennes d’Aubenas, de Koumac (Nouvelle-Calédonie) ou encore de Manosque, de nombreux sites de l’Adie sont situés dans des villes petites ou moyennes et orientent donc fortement leur activité vers les zones rurales. Ces choix d’implantation contribuent à la création et au maintien d’activités essentielles à la vie de ces territoires (commerces de proximité, services à la personne, petites activités agricoles, etc.).

La palette des services financiers proposés est complète, allant du microcrédit professionnel au microcrédit personnel pour l’emploi, en passant par la micro-assurance et le prêt d'honneur. Mais ce site reflète également la priorité donnée par l’association au développement de l’accompagnement. Il est en effet labellisé “Espace Adie Conseil”, ce qui signifie qu’il offre, dans des conditions d’accueil optimisées, une très large gamme de services, allant de l’aide au montage à l’appui au développement commercial, grâce au soutien d’une équipe composée d’une vingtaine de bénévoles. Enfin, l’antenne de Poitiers abrite une action CréaJeunes qui a permis, pour son année de lancement, à près de 30 jeunes d’accéder à une formation longue pour passer de l’idée au projet.

L’Adie dans les quartiers L’engagement de l’Adie pour le droit à l’initiative économique des habitants des quartiers sensibles est plus fort que jamais. Il se traduit d’abord par des choix d’implantation très affirmés : près du tiers des antennes de l’Adie sont en effet situées dans ces quartiers et les nouveaux sites créés en 2010 ont renforcé cette orientation. A S S O C I A T I O N

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Les directions régionales de l’Adie

Nord-Pas-de-Calais et Picardie Normandie IDF Bretagne et Pays de la Loire

Alsace et Lorraine ChampagneArdenne et

Centre, Limousin, Auvergne

et LanguedocRoussillon

FrancheComté Bourgogne et Rhône-Alpes

Poitou-Charentes et Aquitaine

Provence-Alpes Côte d'Azur

Midi-Pyrénées

Corse

Polynésie française

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Guyane

Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna

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Réunion et Mayotte

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répond aux besoins des micro-entrepreneurs dans un pays de la République qui ne bénéficie ni de revenus sociaux (RMI/RSA) ni d’allocations chômage.

Les gens du voyage Dès sa création l'Adie s'est intéressée à la communauté des gens du voyage. Son intervention en direction de ce public repose sur un double constat :

En 2010, près de 3000 microcrédits ont été octroyés en Outre-Mer avec un encours s'élevant à 9,9 Millions d’euros au 31 décembre. Le montant total des microcrédits et prêts d’honneur décaissés est de 9,2 millions d’euros.

• La plupart des voyageurs exercent, dans des conditions précaires, des activités relevant du travail indépendant. • Plus que tout autre, le voyageur est exclu des systèmes de crédit. Or c'est l'objectif même de l'Adie que de permettre à des personnes ayant un projet d'activité d'accéder à un financement pour se lancer ou pour se développer. Plus de 1300 personnes appartenant à cette communauté ont été financées cette année encore. Elles ont connu l'Adie à plus de 80% par le bouche-à-oreille ainsi que par des associations partenaires qui font de l’accompagnement social auprès d’eux. Un grand nombre d’entre eux bénéficient d’un suivi particulier via l’Adie pour officialiser leur activité, avec un objectif de les autonomiser dans leur gestion administrative.

Isabelle,

© Cé dric Wachthausen

52 ans,

L’Adie Outre-Mer L’Adie propose aujourd’hui des services de microfinance à la quasi-totalité de la population ultra-marine de la République. Elle est présente dans tous les DOM et à Mayotte, mais aussi dans toute l’Océanie française, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française ainsi qu’à Wallis et Futuna. Les services financiers et d’accompagnement ont été consolidés grâce à l’appui du Ministère de l’Outre-Mer, de l’Agence Française de Développement et de la Caisse des Dépôts. Toutes ces interventions viennent en complément des appuis des acteurs locaux. Subventions, fonds de crédit, prêts d’honneur, mécanismes de garantie, deviennent des outils au service de ces nouveaux entrepreneurs. La progression de 20% du nombre de clients financés prouve que le microcrédit est parfaitement intégré dans ces

“Je veux prouver que dans ce quartier on peut créer de l’emploi au lieu d’attendre d’être assisté.”

© Adie

Alors qu’à 16 ans elle était déjà passionnée de couture, Isabelle s’est heurtée à une opposition formelle de ses parents et leur “ce n’est pas un métier !” Après des études commerciales, et 20 années passées dans l’industrie pharmaceutique, un licenciement abusif la conduit à la dépression. Lorsqu’elle se relève, elle réalise que le marché du travail n’est pas très accueillant pour les femmes de plus de 45 ans … Elle songe alors à se tourner vers sa passion de jeunesse. Une amie modéliste la teste dans son atelier, puis elle suit une formation de 9 mois financée par le Conseil régional pour se perfectionner. Pendant cette période elle affine son projet. Elle veut ouvrir son propre atelier, mais aussi proposer à sa clientèle un espace convivial pour se poser. “Chez la couturière, il n’y a jamais d’endroit où s’asseoir pour discuter. Et puis j’adore recevoir des gens, rencontrer des personnes différentes, échanger.” La Ville de Paris lui consent un bail au cœur du quartier de la Goutte d’or. Au printemps 2006, elle obtient de l’Adie un microcrédit de 5 000 €, combiné avec une prime EDEN. Elle peut donc démarrer son activité. Mais le sort semble s’acharner : sa boutique est cambriolée, puis incendiée, à moins d’un an d’intervalle. Pourtant elle s’obstine. “L’Adie m’a mise en contact avec un bénévole qui m’a reconstitué toute ma comptabilité perdue dans le cambriolage. Il continue à intervenir gratuitement depuis deux ans.“ Aujourd’hui, elle avoue que l’activité couture se développe bien, mais que la crise économique a quelque peu plombé son activité de restauration.

Gustave AGOURERE Visite de l'exploitation de Gustave AGOURERE, culture hydroponique. Pauline, conseillère accompagnement en Nouvelle-Calédonie, n'est pas là pour parler de variété de salades ni de dosage d'engrais mais bien pour faire le tour des obligations administratives de cette nouvelle entreprise !

économies locales très particulières et très contrastées d’un territoire à l’autre. Après l’ouverture d’une première agence de proximité à Fort-de-France, deux autres ont suivi en 2009 et 2010 dans le quartier du Chaudron à La Réunion et à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Avec plus de 200 clients dès la première année d’existence, la Direction de la Polynésie A S S O C I A T I O N

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Atelier de couture et salon de thé

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• Gouvernance et vie associative Sur la base des valeurs qu’elle défend depuis son origine, l’Adie a le souci constant d’optimiser son organisation pour la mettre au service des créateurs d’entreprise, tout en répartissant équitablement les responsabilités entre les différentes instances de gouvernance, ainsi qu’entre les équipes de salariés et de bénévoles qui sont engagées à ses côtés, respectivement au nombre de 463 et de 1708 à fin 2010.

Le Conseil d’Administration

La Direction

Constitué de 23 membres issus du monde de la finance, de l’administration, d’anciens chefs d’entreprise, ainsi que de créateurs et de bénévoles de terrain, auxquels viennent s’ajouter des représentants de quatre partenaires*, le Conseil est élu par les adhérents de l’Adie lors de l’Assemblée générale annuelle. Il tient ses réunions chaque trimestre afin de fixer les orientations stratégiques de l’association, agréer ses nouveaux membres, arrêter son budget et ses comptes annuels.

C’est le Directeur général qui coordonne les fonctions nécessaires à la vie de l’association, par délégation de la Présidente. Il s’appuie pour cela sur les différents directeurs de départements du siège et sur le dispositif de contrôle interne.

Le Bureau Elu au sein du Conseil d’Administration, il comprend actuellement huit membres. C’est l’instance qui suit de plus près le fonctionnement de l’association. Il se réunit tous les quinze jours et, entre chaque CA, prend les décisions nécessaires au fonctionnement de l’association, en en rendant compte au Conseil. Il définit la politique de l’Adie en matière de partenariats, de crédit et d’accompagnement, et décide de l’organisation générale des services.

Les Comités spécialisés A l’initiative du Conseil d’Administration, trois Comités spécialisés ont été instaurés au niveau national : • le Comité de surveillance emplois-ressources, instance chargée d’orienter et de contrôler la gestion financière de l’association ; • le Comité national des bénévoles, qui intervient comme interlocuteur privilégié des bénévoles et organe de consultation en matière d’organisation ; • le Comité d’audit, qui contrôle l’audit interne et définit ses priorités.

Les Comités de crédit Dans chaque territoire Adie, un Comité de crédit se réunit au moins une fois par semaine pour examiner les dossiers de demande de prêts présentant un risque, afin de statuer sur l’octroi des crédits. Chaque Comité rassemble plusieurs bénévoles expérimentés, dont le Président et le responsable crédit du territoire concerné. Les Comités sont coordonnés au niveau national par le Président national des Comités de crédit, membre du Bureau.

Des Assemblées générales régionales sont organisées depuis l'an dernier dans l'ensemble des Directions régionales. Elles permettent à l'ensemble des bénévoles et des salariés, et parfois aux partenaires ou à certains clients, de participer activement à la vie de l'association, en présence d'un membre du Bureau de l'association ou du Directeur général. Ces réunions régionales, qui auront désormais lieu chaque année, après l'Assemblée Générale nationale, comportent des présentations résumées issues de cette dernière, mais aussi un éclairage sur l'activité de la Direction régionale. Elles sont enfin, et surtout, des moments d'échange entre les équipes locales. Parmi les temps forts de la vie de l'association, il faut également mentionner les deux séminaires stratégiques annuels, qui réunissent le Bureau de l'association, les Directeurs du siège et l'ensemble des Directeurs régionaux.

* Caisse des Dépôts, Crédit Mutuel, Crédit Coopératif et BNP Paribas 24

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Le Conseil Scientifique Le Conseil Scientifique de l’Adie a pour missions de :

Grégoire,

• Porter un regard pluridisciplinaire sur les résultats obtenus par l’Adie et de juger de son impact potentiel sur l’emploi et la lutte contre l’exclusion financière, économique et sociale.

44 ans,

• Conseiller les instances dirigeantes de l’association pour orienter les actions et/ou compléter les études d’évaluation menées par l’association. • Diffuser les résultats de ces actions et évaluations auprès des acteurs concernés : Etat, collectivités territoriales, Europe, institutions financières etc. • Appuyer la diffusion des savoirs et le suivi statistique du développement du travail indépendant et du microcrédit.

“A l’Adie il y a de vrais professionnels, efficaces, clairs, pragmatiques."

• Donner un avis éclairé sur des thèmes stratégiques pour l’Adie (ex. : connaissance du secteur informel) et sur les spécialistes (économistes, sociologues, statisticiens…) susceptibles de concourir à l’approfondissement de ces thèmes.

Grégoire a toujours été un fonceur. Il a longtemps été pilote de ligne, puis organisateur de déplacements pour des personnalités. Un jour pourtant, c’est la rupture. Son divorce le fait basculer, et il se retrouve plus bas qu’il ne l’avait jamais imaginé. Heureusement sa vitalité naturelle refait vite surface, et il sait qu’il doit se remettre en selle.

• Encourager les travaux et les stages étudiants sur le microcrédit et le travail indépendant.

Passionné d’innovation, il est séduit par un système de visualisation 360° à mettre en place sur Internet. Il signe un contrat d’exclusivité avec l’inventeur qui l’a mis au point. “J’ai identifié environ 400 secteurs d’activité auxquels je peux vendre ce système, ma clientèle potentielle est énorme.”, dit-il aujourd’hui, alors qu’il vient de créer sa société, 360°photoshow.com.

Président du Conseil Scientifique de l’Adie : • Christian de Boissieu, Professeur d'économie, Président du Conseil d'Analyse Économique

Membres : • Jean Boissonnat, Professeur d'économie • Pierre Cahuc, Économiste, Professeur à Polytechnique

Pour financer son installation, il a obtenu un microcrédit de 5 000 €. “La banque me demandait trop de garanties, mais à l’Adie on a cru en mon projet. “ Il s’est équipé en matériel de base et a utilisé le reste pour son fonds de roulement. Son équipement est réduit, il n’a pas de réels besoins en termes de structure : “Pour faire fonctionner le système, il suffit d’un ordinateur, une clé 3G, et une ligne ADSL. Je n’ai pas besoin de bureau fixe. Tout se passe via Internet.” Son premier client est un réseau d���agences immobilières présent sur 1600 sites. Le système, qui fonctionne comme un mini site intégré à l’intérieur d’une photo, permet de mettre en ligne des visites virtuelles à 360° d’appartements ou de maisons en vente ou proposés à la location, ce qui constitue une véritable valeur ajoutée pour faire découvrir les biens à la clientèle. Mais il peut également apporter beaucoup aux acteurs du secteur touristique, les logiciels actuellement disponibles étant beaucoup plus chers que ce nouveau système. D’où l’optimisme de Grégoire, qui envisage déjà un élargissement de sa clientèle et le retour des temps heureux où il était un travailleur comblé.

• Frédéric Dalsace, Professeur associé, titulaire de la chaire "Social Business / Entreprise et Pauvreté" à HEC • Jean-Baptiste de Foucauld, Inspecteur des finances, fondateur de Solidarités Actives contre le Chômage • Laurence Fontaine, Historienne, Directrice de recherche au C.N.R.S • Jean-Pierre Landau, Sous-gouverneur de la Banque de France • Olivier Pastré, Professeur d’économie à Paris XIII • Laurence Tubiana, Fondatrice de l’Institut du développement durable et des relations Internationales (Iddri) à Paris • Nicole Notat, Présidente de Vigeo

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agent commercial nouvelles technologies

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Conseil d’Administration et Bureau de l’Adie Membres du Bureau Maria Nowak, Présidente Économiste, ancien directeur à l’Agence Française de Développement, ancienne Conseillère Spéciale du Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie

Frédéric Lavenir, Vice-Président Inspecteur des finances, Directeur des Ressources Humaines du Groupe BNP Paribas

Antoine de Salins, Trésorier Directeur des gestions Groupama Asset Management

Bernard Vignier, Secrétaire, Coordinateur national des bénévoles Ancien dirigeant de filiale et membre du comité exécutif des Galeries Lafayette

Pierre Silvy, Coordinateur national des comités de crédit Ancien membre du comité de direction générale de l’UCB

Alain Audubert, Administrateur, délégué au développement rural Ancien dirigeant du Groupe Rhône Poulenc, Président Directeur général d’O & C Partners

Claude Brevan, Administratrice déléguée aux quartiers sensibles Ancienne Déléguée interministérielle à la Ville

Catherine Barbaroux, Administratrice Ancienne Déléguée générale à l’Emploi et à la Formation professionnelle, ancienne Directrice générale des services de la Région Ile-de-France

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Membres du Conseil d’Administration au 31/12/2010 Agnès Audier,

Daniel Lebègue,

Senior executive, the Boston Consulting Group

Président de l’Institut Français des Administrateurs, Président de Transparence International France

Michel Bernard, ancien Directeur général de l’ANPE, Président de la Maison de l’Emploi d’Evry Corbeil Essonnes

Gérard Leseul, représentant la Confédération Nationale du Crédit Mutuel

Raymond Delestrée, ancien Secrétaire régional du Crédit Mutuel de Normandie, Président régional des comités de crédit Adie Normandie et représentant régional des bénévoles en Normandie

représentant la Caisse des Dépôts, Directeur du département Développement Economique et Economie Sociale

Jean Pierre Dupressoir,

Albert Ollivier,

ancien Directeur à l’Agence Française de Développement

conseiller auprès du Secrétaire général de la Caisse des Dépôts

Charles Henri Filippi,

Hugues Sibille,

ancien Président Directeur général d’HSBC, Président d’Alfina

représentant le Crédit Coopératif, Vice-Président

Henri Gauffriau,

Pierre Vajda,

ancien Directeur général du Crédit Mutuel du Massif Central

Président du Conseil d’administration du Crédit Municipal de Paris – Banque

Pierre François Gouiffes,

François Villeroy de Galhau,

Directeur général adjoint de Transdev

représentant le Groupe BNP Paribas, responsable de la Banque de détail en France.

Jean Marc Maury,

Bili Jehanno, Inspecteur Général Honoraire de la Banque de France

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Organigramme

COMITÉ DE SURVEILLANCE EMPLOIS-RESSOURCES Président

CONSEIL D’ADMINISTRATION Présidente

COMITÉ D’AUDIT Président

Maria Nowak

Frédéric Lavenir

Pierre Vajda Directeur des Etudes et du Plaidoyer Thierry Racaud

Fonds de dotation Catherine Monnier

BUREAU Coordinateur des Comités de crédit Pierre Silvy

Coordinateur des bénévoles

Trésorier Antoine De Salins

Bernard Vignier

DIRECTEUR GÉNÉRAL Emmanuel Landais

Assistante de Direction Geneviève Vigneron

Directeur Marketing et Produits Arnaud Berger

Directrice de la Communication Sandrine Bonamy-Leiba

Partenariats Nicolas Hamel

Directeur du Réseau Sébastien L’Aot

Directrice Financière Catherine Lefebvre

Directrice des Ressources Humaines Mary Redlinger

Directrice des Opérations Laure Coussirat-Coustère

Plate-forme téléphonique Nasserdine Haddad

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Directeur de l'Audit interne David Bousseau

Informatique Florent Le Véel

Alsace/Lorraine Laetitia Graziani

Champagne-Ardenne/ Franche-Comté Benoît Hubert

Normandie Thierry Lurienne

Réunion/Mayotte David Gondonneau

Aquitaine/Poitou-Charentes Jean-Marc Ewald

Corse Cédric Pietrotti

PACA Matthieu Barrier

Martinique/Guadeloupe Gwénolé Floch

Centre/Auvergne/Limousin/ Languedoc- Roussillon Xavier Fabre

Ile-de-France Emmanuelle Daviau

Bourgogne/Rhône-Alpes Etienne Taponnier

Polynésie française Emmanuel Legras

Bretagne/Pays-de-la-Loire Fabienne Kerzerho

Midi-Pyrénées Yves Jarland

Nouvelle-Calédonie Emmanuel Blanchard

Nord-Pas-de-Calais/Picardie Fabrice Talandier

Guyane Alexandre Rutecki

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• Les ressources humaines Pour mener à bien sa mission auprès des créateurs d'entreprises, l'Adie a su mettre en place une organisation performante servie par la richesse des parcours et l'engagement des salariés et   des bénévoles qui participent activement au développement de l'activité dans chacune de ses implantations. Malgré la dureté du contexte et l'importance des efforts demandés à chacun pour optimiser le fonctionnement de l’association en réduisant les coûts, l'ensemble des équipes a su se mobiliser sans relâche pour faire face aux défis à relever dans une conjoncture économique et sociale très difficile.

Une organisation au service des micro-entrepreneurs

Ludovic Panyasiri,

La relation avec les clients de l’Adie est assurée par 17 Directions régionales. Leurs missions sont dédiées à l’accueil des futurs créateurs, à l’instruction des dossiers, à l’octroi des microcrédits et à l’accompagnement des nouveaux micro-entrepreneurs. L’organisation de chacune des Directions s’articule autour de trois pôles d’activité : crédit, accompagnement et fonctions administratives. Le pôle administratif a vocation d’assurer le bon fonctionnement des Directions régionales et de fournir un soutien aux activités des deux autres pôles (le décaissement des microcrédits par exemple). Les Directions régionales sont managées et pilotées par un Directeur du réseau qui assure le suivi opérationnel de l’activité.

© Adie

conseiller crédit à Marseille

“Aider au démarrage d’une entreprise, une sensation assez unique ”

Le siège de l’Adie fournit un appui aux Directions régionales afin qu’elles se concentrent sur leur cœur d’activité : le service de proximité aux micro-entrepreneurs. Le siège assume l’ensemble des fonctions de direction, d’animation et de gestion. Il a pour priorité d’optimiser les charges, d’apporter outils et méthodes, et d’assurer la gestion administrative et financière. L’informatique, la gestion des ressources humaines, les partenariats et la communication sont également des services supports centralisés au siège.

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A 29 ans, Ludovic a déjà vécu plusieurs vies. A peine sorti d’une école de commerce, il se lance dans la gestion de patrimoine, devient comptable dans une PME, vend des abonnements au câble, puis crée une entreprise dans le secteur du développement durable… “J’ai expérimenté tous les statuts”, raconte-t-il. “Salarié, VRP, en portage salarial, conseil indépendant… et même rémunéré par les Assedic !”. Attiré par le Sud, Ludovic pose enfin ses valises à Marseille. Commercial dans une filiale bancaire, il découvre l’Adie grâce à une offre d’emploi sur Internet. “J’ai bien aimé la mission de l’Adie. Et mon expérience du terrain fait que je me sens à l’aise avec tous les publics, qu’ils soient modestes ou privilégiés”. A Marseille, le développement de proximité le séduit, dans une ville boostée par son titre de “capitale de la culture” en 2013, mais aussi le contact avec les créateurs dont il savoure la réussite. Ludovic est également heureux de continuer à mélanger les genres : prospecteur, administratif, instructeur de dossier… et même tuteur de nouveaux collaborateurs !

L'équipe de l'Antenne de Bordeaux

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Un effort de formation toujours soutenu

Le bénévolat

Compte tenu de la spécificité de la mission de l’Adie, qui nécessite la mise en place de services, méthodes et outils adaptés à son cœur de public, l’association s’est toujours fortement mobilisée autour de la formation et de l’accompagnement de ses collaborateurs. L’Adie a donc poursuivi en 2010 son effort de formation et maintenu un programme d’actions soutenu. C’est ainsi que 350 collaborateurs ont été formés, soit 74% de l’effectif salarié. Près de 290 jours de formation ont été déployés, pour un total de 1500 jours/homme. En complément des formations, une trentaine de collaborateurs a bénéficié d’une immersion terrain afin de capitaliser les bonnes pratiques.

Au cours de l’année 2010, les équipes bénévoles sur le terrain se sont encore accrues, structurées et formées pour apporter le meilleur service aux clients. Une augmentation de 10% du nombre de bénévoles a permis de compléter selon les besoins des équipes déjà bien étoffées. Désormais, 1700 bénévoles apportent leur concours aux actions de l’Adie, dont plus de 80% font de l’accompagnement, près de 8% font partie des comités de crédit, 7% participent aux tâches administratives et près de 3% apportent leur appui aux services du siège.

Le Plan d’action diversité, au cœur de la politique de recrutement et gestion de carrières Le Plan d’action diversité mis en place en 2010 fait partie intégrante de la politique de ressources humaines à l’Adie, et s’inscrit dans le prolongement de l’engagement sociétal de l’association, caractérisé par la démarche RSE. Il associe par ailleurs les instances représentatives du personnel et l’ensemble des collaborateurs de l’Adie. L’Adie s’engage sur des propositions concrètes, destinées à garantir aux salariés l’accès et l’accompagnement dans l’emploi (intégration, évolution interne et conditions de travail), en valorisant la diversité des parcours.

Près de 493 bénévoles ont participé cette année à des formations, soit un équivalent de 1145 jours/homme. Les formations Adie Montage, Pas à Pas et Inter-culturalité constituent le cœur des formations à l’accompagnement. Une nouvelle formation a démarré en fin d’année sur la connaissance des métiers des clients et la prescription du service adéquat en fonction des besoins de ceux-ci. Les nouveaux bénévoles participant aux comités de crédit ont pu également être formés aux critères de décision. Un séminaire des animateurs d’équipes s’est tenu en octobre, réunissant 43 bénévoles, et a permis des échanges de pratiques et des partages d’informations. Cette journée enrichissante s’est déroulée dans une ambiance conviviale.

“On a cru en moi, c'était formidable ! Je veux être un exemple pour les jeunes. J'ai tout construit par mon travail ” Foued, coiffeur

Donatienne Grassin, conseillère accompagnement à Toulouse “l’accompagnement renforce le lien avec les créateurs ”

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Travailler pour l’Adie, c’était pour Donatienne une façon de concrétiser son attirance pour les valeurs du développement et de la solidarité. Diplômée d’école de commerce, après un stage de lobbying environnemental elle avait suivi une spécialisation en économie sociale et solidaire. “J’ai retrouvé cet état d’esprit à l’Adie. En démarrant comme conseillère crédit, j’ai pu découvrir en plus toute la richesse qu’apporte le contact avec les créateurs”… En mai 2009, Donatienne bascule dans l’accompagnement sur plusieurs départements du Sud-Ouest. Un choix qui, selon elle, réclame un regard différent, avec moins d’aspects techniques mais faisant appel à plus de psychologie et d’écoute... Et une plus forte implication dans le projet du créateur, depuis les prémices de son élaboration jusqu’à l’accompagnement post création. “Mais l’enjeu de ma mission reste toujours le même”, conclut-elle, “concilier le social et l’économique, le qualitatif et le quantitatif “.

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La journée nationale de recrutement des bénévoles

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Cette année, la journée nationale de recrutement des bénévoles qui s’est tenue le 24 septembre n’a concerné que la métropole. 8 Directions régionales y ont participé, soit 35 antennes en tout contre 26 en 2009. C’est la plus forte participation jamais enregistrée. A noter une première participation de la Bretagne sur 5 antennes, qui a produit d’excellents résultats, avec l’arrivée de plus de 25 nouveaux bénévoles. En tout, 134 personnes se sont présentées dans les bureaux de l’Adie. Elles ont pu à cette occasion rencontrer des bénévoles chargés d’accompagnement, animateurs de formations et animateurs d’équipes très impliqués, ainsi que des salariés en charge de l’accompagnement. Toutes ont pu visionner les différents films Adie et les vidéos clients. Elles ont ainsi recueilli un maximum d’informations sur l’engagement bénévole à l’Adie en termes de parcours de découverte, d’intégration et de formation en amont des missions proposées, et pu évaluer la disponibilité nécessaire. Le démarrage en binôme des différentes missions a été perçu comme un élément sécurisant pour les futurs bénévoles. Dans l’ensemble, ce chemin progressif vers la prise en main d’une mission apparaît comme un gage de sérieux et de prudence qui inspire confiance et donne envie de s’engager. La Direction de Polynésie a organisé de son côté en novembre une journée de recrutement sur le même modèle pour répondre aux besoins identifiés localement.

Alain Mercier, bénévole accompagnement “le 93, des gens passionnants avec de l’énergie à revendre !”

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Contact facile et voix chaleureuse, Alain Mercier raconte la vie de banquier de terrain qu’il a choisie après des études scientifiques. “J’ai pu courir le monde comme spécialiste des financements d’entreprise. Avant de revenir en France pour y exercer d’autres métiers, comme la formation”. A la retraite, Alain se souvient d’avoir croisé la microfinance au cours de sa carrière. Il postule comme bénévole à l’Adie, qui recrutait justement pour la Seine-Saint-Denis. L’image du 93 ne l’impressionne pas : “on a simplement le sentiment d’y être plus utile qu’ailleurs”. Il démarre par l’accueil puis passe au comité de crédit, avant de faire de l’accompagnement. Il est intarissable sur le dispositif CréaJeunes qu’il anime depuis deux ans : “quand les jeunes en sortent, ils ont changé, c’est impressionnant !”. Sa vision de l’Adie ? “Une association qui permet aux personnes pleines d’énergie de démarrer une nouvelle vie”…

Sandrine Laborde, chef de projet marketing

Les effectifs de l’Adie en 2010 Nbre de salariés

463

Salariés réseau

382

CDI

452

dont Salariés Crédit

304

CDD

11

dont Salariés Accompagnement

78

Hommes

40 %

Siège et services communs

81

Femmes

60 %

Bénévoles

1708

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• La responsabilité sociale de l’entreprise (RSE)

Adie RSE

L'Adie poursuit son action autour de la "responsabilité sociale de l'entreprise" d'une part en accompagnant des projets de développement durable portés par des créateurs et d'autre part en interne en mettant en oeuvre notamment un plan de diversité.

Accompagner les entrepreneurs dans le domaine du développement durable Dans le cadre de la convention conclue en novembre 2009, entre la Région Alsace, EDF, ES Energies Strasbourg et l’Adie, un fonds dédié au financement de projets en lien avec le développement durable a été mis en place et des sessions de formation pour les salariés organisées. Ce fonds permet de proposer aux micro-entrepreneurs un prêt d’honneur destiné au financement de projets en lien avec le développement durable. Quant aux formations, elles consistent en la présentation des fondamentaux du développement durable afin de donner les connaissances et les outils de transmission aux personnels de l’Adie qui sont en contact avec les micro-entrepreneurs. Depuis fin novembre 2010, 5 prêts d’honneur EDF ont été accordés.

Le Plan diversité de l’Adie

© Adie

Adie Microfranchise Solidaire met en avant des projets respectueux de l’environnement. L’association travaille sur un projet de nettoyage sans eau de véhicules avec des produits écologiques. Elle réfléchit également à une filière d’isolation des combles avec des matériaux écologiques. Le projet de microfranchise "Vélobar”

Trois publics prioritaires ont été retenus : les jeunes issus des quartiers, les seniors, et les travailleurs handicapés. L’association se soucie, dans sa politique de recrutement, d’assurer une bonne représentativité de ces publics, qui souffrent plus que d’autres de discriminations à l’embauche. Sur les trois autres axes, un certain nombre d’actions concrètes ont été mises en œuvre cette année :

La limitation des déchets papier

Carburants/déplacements Le nouveau guide éco-collaborateur invite les salariés à pratiquer l'éco-conduite : - Près de 50 % du parc automobile dégage moins de 98g de CO2/km et consomme moins de 4L/100 kms. De manière générale, le guide incite les salariés à utiliser les transports en commun lors de leurs déplacements.

Toutes les impressions de l'Adie sont réalisées par défaut en recto-verso et en Noir & Blanc sur du papier labellisé FSC. Le Mag'Adie TV remplace l'édition papier du bulletin interne. Une démarche de recyclage des déchets sera mise en place dans les Directions régionales dès 2011.

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• Le combat de l’Adie pour le droit d'entreprendre En 2010, l'Adie a poursuivi son plaidoyer en faveur de l'amélioration de l'environnement réglementaire du microcrédit et du travail indépendant en France et en Europe. L'association a obtenu une reconnaissance officielle de l'utilité économique et sociale du microcrédit, ainsi que l'adoption de nouvelles mesures favorables à son développement. Elle a continué à défendre la cause des travailleurs indépendants, notamment des auto-entrepreneurs, et a poursuivi son plaidoyer visant à la levée des obstacles réglementaires qui bloquent l'accès à de nombreuses petites activités économiques. En France, de nouvelles mesures en faveur du microcrédit

Le plaidoyer en faveur du régime de l'auto-entrepreneur

Celles-ci ont suivi la publication du Rapport de l’Inspection Générale des Finances sur le microcrédit (voir encadré). Certaines recommandations du Rapport ont été intégrées à la loi réformant le crédit à la consommation. Les particuliers peuvent ainsi, depuis septembre 2010, participer au refinancement des associations de microcrédit (voir à ce propos le partenariat conclu avec Babyloan dans le rapport partenaires). La transparence des opérations des banques est renforcée : elles sont désormais tenues à une obligation nouvelle d’information annuelle et publique relative à leur activité en matière de microcrédit. Les inspecteurs recommandent une meilleure mobilisation par l’Etat de ses outils d’intervention.

Durant toute l’année, le régime a continué à faire l’objet d’attaques de certaines fédérations artisanales. L’Adie a plaidé sans relâche en faveur d’une sauvegarde de la simplicité du régime, simplicité qui est à la base de son extraordinaire succès. Elle a été auditionnée dans le cadre de plusieurs missions d’évaluation. À chaque fois, l’association a fait valoir l’intérêt que présente ce régime pour les chômeurs créateurs d’entreprise et plus particulièrement pour ceux qui sont peu qualifiés. Elle a démonté les arguments souvent inexacts utilisés par les détracteurs du régime.

Le rapport de l’Inspection Générale des Finances sur le microcrédit Ce rapport très complet et précis constitue une reconnaissance publique du microcrédit en tant qu’outil de lutte contre l’exclusion et le chômage. L’utilité économique et sociale du microcrédit est qualifiée de remarquable. Dans une approche budgétaire, le bénéfice moyen du microcrédit pour la collectivité est estimé à 2500 euros par dossier sur trois ans, soit au minimum 25 millions d’euros par an. Le rôle fondamental des actions d’accompagnement pour la pérennité des entreprises créées est également mis en avant. Constatant que la demande potentielle de microcrédit pourrait atteindre 100 000 par an, le rapport contient plusieurs propositions destinées à améliorer la structuration de l’activité. Notamment : · Une définition du microcrédit basée sur plusieurs critères est proposée. Le microcrédit est une opération réalisée à titre onéreux, ce qui implique le remboursement du capital emprunté et le paiement des intérêts, et son montant est plafonné. Il s’adresse à des personnes n’ayant pas accès au crédit bancaire. L’accompagnement est un élément constitutif du microcrédit, compte-tenu de la situation de précarité des bénéficiaires et de la difficulté intrinsèque de la création d’entreprise. · L’augmentation de la demande nécessite l’implication conjointe des banques et des IMF1 tout en laissant le choix aux acteurs des modes de distribution et du degré d’implication. Il convient également d’assurer la transparence du dispositif bancaire et extra-bancaire en soumettant les banques et les IMF habilitées à une obligation de reporting sur les microcrédits qu’elles financent ou distribuent. Cette proposition a été intégrée à la loi sur le crédit à la consommation. · Le financement des associations de microcrédit devrait être facilité. Une mesure autorisant les particuliers qui le souhaitent à financer l’activité des associations de microcrédit a été intégrée à la loi sur le crédit à la consommation. · La mobilisation par l’Etat de ses outils d’intervention devrait être améliorée. Ainsi, il conviendrait de mobiliser le Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels (FPSPP) pour le financement de l’accompagnement des clients du microcrédit professionnel. 1

Institution de Microfinance

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Le financement de l’accompagnement des micro-entrepreneurs par les fonds de la formation professionnelle

Le plaidoyer de l’Adie pour une amélioration de l’environnement réglementaire du microcrédit et du travail indépendant en Europe

L’Adie a obtenu une première avancée grâce à l’éligibilité des actions d’accompagnement des chômeurs créateurs d’entreprise au financement du Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels. Il reste néanmoins beaucoup à faire pour que l’accompagnement à la création d’entreprise, qui fait partie du champ légal de la formation professionnelle continue, puisse bénéficier de manière pérenne des fonds de la formation professionnelle, en dépit de la position favorable des partenaires sociaux.

Ces dernières années, les institutions européennes ont beaucoup œuvré en faveur du microcrédit et du travail indépendant. Le microcrédit a été reconnu comme un facteur de croissance et d’emploi dans “l’Initiative européenne pour le développement du microcrédit en faveur de la croissance et de l’emploi” (novembre 2007). Des dispositifs financiers et d’assistance technique ont été créés. L’European Progress Microfinance Facility (EPMF) doté de 20 millions d’euros en 2009 et de 100 millions en 2010, a été mis en place par le FEI et abondé par la Banque Européenne d’Investissement. Un dispositif d’assistance technique dénommé JASMINE1 a également été lancé en 2009. Aujourd’hui, une amélioration de l’environnement juridique et institutionnel demeure encore nécessaire dans les Etats membres pour une utilisation efficace de ces instruments. À l’occasion du lancement du dispositif EPMF, la Commission Européenne a organisé les 9 et 10 novembre 2010 une conférence européenne sur le microcrédit réunissant plus de 300 représentants des Etats membres. Deux des messages-clés portaient sur l’amélioration nécessaire de l’environnement réglementaire dans chacun de ceux-ci. En tant que pionnier de la microfinance en Europe, l'Adie a joué et continue de jouer un rôle actif dans l'évolution du cadre institutionnel des pays membres.

Le régime des “activités économiques réduites en vue d’insertion” L'Adie est à l'initiative de la création d'un statut d'officialisation de petites activités complémentaires, appelé Article 20 de la LFSS. Ce statut permet à des personnes accompagnées par une structure agréée d'accéder à un statut pour l'exercice de leur activité économique. Pour pouvoir y prétendre, l'activité doit générer moins de 390 €/mois de revenus. Son objet est limité aux services de voisinage, à la vente de produits artisanaux ou alimentaires et à la vente d'objets de récupération. L'Adie est pour le moment le seul organisme habilité à diffuser le dispositif, et ce depuis le 3 novembre 2009. En 2010, sur 10 sites, plus de 200 personnes ont été informées de son existence et 140 personnes ont pu ainsi officialiser leur activité. Le public intéressé est composé en grande majorité de femmes issues d'Afrique sub-saharienne, financées par le biais de prêts en groupe. Elles exercent une activité de petits commerces, elles importent des produits de leur pays d'origine (tissus, bazins, poissons fumés etc.) pour le vendre à leur entourage et arrondir ainsi leurs maigres revenus.

L’Adie lance un appel à pétition pour le droit d’entreprendre En avril 2010, un amendement déposé au Sénat à l’occasion du vote de la loi sur l’entreprise individuelle à responsabilité limitée proposait de limiter la durée du bénéfice du régime d’auto-entrepreneur à 3 ans. S’élevant contre cette proposition, l’Adie a lancé un appel à pétition rappelant que la création du régime d’auto-entrepreneur représente un premier pas pour sortir de la complexité et la lourdeur des réglementations qui limitent considérablement le droit constitutionnel d’entreprendre. Face à la critique accusant le régime d’auto-entrepreneur de créer une concurrence déloyale, l’Adie a souhaité rappeler que le taux de charges des auto-entrepreneurs et des entreprises de droit commun n’est pas calculé sur la même base : l’artisan est imposé sur ses bénéfices tandis que l’auto-entrepreneur est imposé sur son chiffre d’affaires. Grâce au plaidoyer de l’Adie et des autres organismes d’appui à la création d’entreprise, l’amendement a finalement été retiré.

La poursuite du plaidoyer de l’Adie en faveur de la levée des obstacles aux petites activités économiques Près de 15% des 15-65 ans en France ne sont titulaires d’aucun diplôme. Cette population est la plus durement touchée par le chômage. Aujourd’hui, les exigences disproportionnées de qualification dues à la réglementation entourant certains secteurs d'activité dans leur ensemble empêchent ces personnes d’exercer un travail indépendant, même pour des services élémentaires qui ne devraient pas nécessiter plusieurs années de formation. A titre d'exemple, changer une ampoule ne nécessite pas les mêmes qualifications que l'installation de l'électricité. La levée des obstacles à l’exercice de petites activités économiques de proximité comme le bricolage, les petits travaux de maintenance, d’électricité ou de plomberie pourrait permettre la création de dizaines de milliers d'emplois.

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Joint Action to Support Microfinance Institutions in Europe

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Rapport financier • Le financement de l’Adie Le financement des prêts Touchée par la crise économique, l’Adie a maintenu son encours de microcrédits autour de 48 M€, malgré une décroissance de 20% de sa production. L’Adie propose trois types de produits financiers à ses clients (microcrédits professionnels, microcrédits personnels pour l’emploi et micro-assurance) mais l’essentiel de la production (plus de 91%) est toujours représenté par les microcrédits professionnels. Le recul de la production est cependant contrasté selon les directions régionales. En effet, les directions d’OutreMer ont toutes poursuivi leur développement avec une activité en croissance par rapport à 2009. La montée du risque a contribué à ralentir l’activité, puisque les équipes de terrain ont été largement mobilisées pour stabiliser les impayés et que la politique d’action a été plus prudente. Le graphique donne un aperçu historique de la production annuelle et de l’encours de microcrédits.

Evolution de la production et de l’encours de microcrédits

en K€ 60000 50000 40000 Production

30000

Encours

20000 10000 0 2002

A S S O C I A T I O N

2003

2004

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2005

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2007

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2010

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Agence Française de Développement 6%

Crédits Municipaux Crédit Immobilier 2% de France Société Générale Autres Banques 1% oupe Finama 6% 3% 1% HSBC 5% nds propres Banques Populaires 4% 27% crédit % alariale aire %

t Mutuel %

L’Adie a besoin de l’appui des banques pour développer son activité. Les microcrédits sont ainsi majoritairement Crédit Coopératif BNP Paribas financés par des partenaires bancaires, dans le cadre de 4% 17% l’article L 511-6 du code monétaire et financier au travers de lignes de crédits mises à disposition de l’association. Des lignes de crédit à deux ans, négociées auprès de 50 établissements financiers, sont adossées en montant et en durée aux besoins de l’Adie et représentent environ 78% des ressources finançant l’encours. D’autres ressources, comme l’épargne salariale et solidaire, les fonds de crédit ou des lignes moyen terme accordées par l’Agence Française de Développement (AFD) pour les DOM TOM, viennent en complément. Au total, le financement de l’encours fin 2010 se répartit comme suit :

Parallèlement, les prêts d’honneur (uniquement accordés en complément des microcrédits) considérés pour les clients de l’Adie comme des quasi-fonds propres, sont essentiellement financés par des fonds mis à la disposition de l’Association par la Caisse des Dépôts, des banques, des entreprises et des collectivités locales. L’encours brut de prêts d’honneur fin 2010 s’établit à 11.3 M���, et l’origine des fonds se répartit comme suit :

Crédit Agricole 6%

Financement des fonds de prêts d’honneur

Crédit Agricole 5%

Fonds de garantie 2% État Autres Banques 2% 5% Entreprises 10%

Banques Populaires 2% Fondation BNP 7%

Collectivités 26%

Financement de l’encours des microcrédits Agence Française de Développement 6%

Crédits Municipaux Crédit Immobilier 2% de France Société Générale Autres Banques 1% Groupe Finama 6% 3% 1% HSBC 5% Fonds propres Banques Populaires 4% 27% Fonds de crédit 2% Epargne Salariale Solidaire 7%

CIF 3%

Caisses d'Epargne 19%

CDC 19%

Crédit Mutuel 8% Crédit Agricole 6%

La difficulté à renouveler les fonds et les conditions restrictives d’accès à ce produit mises en place pour favoriser le développement de Nacre en 2009 et 2010, expliquent la réduction significative de l’encours de prêts d'honneur :

Crédit Coopératif 4%

BNP Paribas 17%

Production et encours des prêts d’honneur

en K€ 16000 14000 120000 10000

Crédit Agricole 5%

8000

Fonds de garantie 2% État Autres Banques 2% 5% Entreprises 10%

6000

Banques P 2% Fonda

Collectivités 26%

4000 2000 0 2002

2003

2004

2005

2006

Production de prêts d’honneur

2007

2008

2009

CIF 3%

2010

Encours total

36 A S S O C I A T I O N

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L E

CDC 19%

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Caisses d'Epargne 19%

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Le risque et les garanties

Le financement de l’accompagnement

L’Adie bénéficie principalement de la garantie de deux fonds, le FGIE (Fonds de Garantie pour les structures d’Insertion par l’Economique, abondé par le Fonds de cohésion sociale) et le FEI (Fonds Européen d’Investissement). La production de microcrédits est déclarée auprès de ces fonds qui prennent en charge une quote part des montants constatés en impayés : le FGIE garantit jusqu’à 70% du capital restant dû et le FEI jusqu’à 75%. Cependant, le nouveau programme de garantie du FEI n’intervenant qu’en complément du FGIE, ce dernier a pris en charge la quasi-totalité de la nouvelle production de l’Adie en 2010. Cette nouvelle configuration explique la faible part du FEI dans le schéma ci-dessous. Des fonds régionaux interviennent notamment en Outre-Mer pour garantir la production locale. En 2010, les microcrédits personnels ont été garantis par le fonds de cohésion sociale, géré par la Caisse des Dépôts.

L’Adie propose à ses clients des services, conseils ou formations, pendant toute la période de remboursement de leur prêt dans le but de les aider à se développer et à pérenniser leur activité. Le financement de l’accompagnement est pris en charge principalement par les pouvoirs publics : ce sont en effet les apports de l’Union Européenne, de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics (comme la Caisse des Dépôts et Pôle Emploi) qui ont permis à l’Adie de diversifier et d’étendre son offre de services. Parallèlement, des entreprises socialement responsables et des fondations contribuent à ce pôle d’activité.

Prise en charge du

Prise en charge du risque sur l'encours des microc

FEI 1%

Entreprises & Établissements publics 14%

FGIE 57% CDC 2%

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Entreprises & Établissements privés 12%

Parmi les financeurs, les collectivités locales jouent désormais le rôle le plus important (38 %) aux côtés du versement public (28 %) et de l'Europe. Le secteur privé couvre 12 % des dépenses d'accompagnement

En complément de ces fonds, les banques mettant les lignes de crédit à la disposition de l’Adie, prennent en charge une partie de la garantie (30% de la ligne accordée). Au final, l’exposition de l’Adie au risque est d’environ 11%, comme indiqué sur le graphique.

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Conseils régionaux 18%

État central ministère 10%

Banques 21%

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Autres Collectivités locales 6% Conseils généraux 14%

Europe 22% État déconcentré 4%

Garantie des prêts Adie Fonds de crédit 11% 2% Fonds de garantie 6%

Financement de l'accompagnement 2010

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• Les comptes de l’exercice 2010

Les comptes de l’Adie comprenant un bilan et un compte de résultat détaillé, un rapport de gestion, les annexes ainsi que les rapports du Commissaire aux comptes font l’objet d’une publication séparée disponible et téléchargeable sur le site Internet de l’Adie. La présentation suivante est résumée. Le bilan traduit la situation de l’Adie au 31 décembre. L’actif détaille le patrimoine de l’association qui est composé essentiellement de prêts aux clients, de subventions à recevoir et de trésorerie. Le passif répertorie les réserves et les dettes vis-à-vis de certains services de l’Etat, des banques, des salariés, des fournisseurs et organismes divers.

BILAN AU 31 DÉCEMBRE 2010 ACTIF (Valeurs nettes) en k€

2010

Immobilisations incorporelles Immobilisations corporelles (1) Immobilisations financières Subventions et produits à recevoir Valeurs mobilières de placement Disponibilités Charges constatées d'avance

TOTAL

2009 363 0 48 592 28 319 3 153 44 641 300

433 0 46 397 27 074 4 114 49 371 296

122 368

127 685

(1) les immobilisations corporelles sont composées de matériel informatique amorti immédiatement

PASSIF en k€

2010

Fonds associatifs sans droit de reprise Réserves et report à nouveau Résultat de l'exercice Fonds de prêts d'honneur Autres fonds avec droit de reprise

S/T fonds propres Fonds de crédit Fonds de garantie Provisions pour risques et charges Fonds dédiés Dettes auprès d'établissements de crédit Fonds EDEN à reverser Autres dettes Produits constatés d'avance

TOTAL

2009 5 922 19 083 -358 12 967 100 37 714 2 854 841 2 318 226 45 820 18 863 10 285 3 447

5 232 19 868 -785 14 574 100 38 989 2 979 839 483 226 44 212 22 405 11 059 6 493

122 368

127 685

La trésorerie est élevée notamment du fait des excédents des années antérieures, des fonds EDEN à reverser (que l’on retrouve en dettes pour 18.9 M€) et des encaissements de subventions importants en fin d’exercice.

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Les immobilisations financières sont essentiellement composées des prêts (microcrédits et prêts d’honneur) octroyés aux clients, diminués des remboursements perçus pour leur part en capital.

Prêts aux clients Prêts aux clients (en K€)

Encours brut au 31/12/10 Provisions pour dépréciation

Microcrédits dont prêts repris par l'Adie Prêts d'honneur

47 864 615 11 361 59 225 60 750

TOTAL Pour rappel 2008

Encours net au 31/12/10

14 081 590 5 381 19 462 16 066

33 783 25 5 980 39 763 44 684

Provisions sur prêts Prise en charge partenaires

Provisions sur prêts au 31/12/10 (en K€) Mise en jeu des garanties bancaires Provisions sur fonds de crédit Provision sur fonds de prêts d'honneur Provision des fonds de garantie Mise en jeu des garanties FEI et FGIE Dotation aux provisions part Adie

Prise en charge de l'Adie

2 438 535 4 115 678 9 442 2 255

TOTAL

19 463

Échéances des immobilisations financières et des créances Liquidité de l'actif

Échéances des immobilisations financières et des créances en K€

Montant brut

Titres immobilisés Prêts Dépôts de garantie Subventions et produits à recevoir Garanties à recevoir Charges constatées d'avance TOTAL

Échéances à moins 1 an 8 521 59 225 308 23 931 4 511 300 96 796

Echéances à plus 1 an

4 126 41 764 19 19 925 4 511 300 70 645

4 395 17 461 289 4 006

26 151

Dettes Degré d'exigibilité du passif Montant brut

Dettes Emprunts auprès d'établissements de crédit (refinançant les microcrédits) Epargne salariale et solidaire Dettes fournisseurs et comptes rattachés Dettes fiscales et sociales Fonds EDEN à reverser Autres dettes Produits constatés d'avance TOTAL

Échéances à moins 1 an

Échéances à plus d'1 an

30 864

23 750

7 134

14 936 500 3 236 18 863 6 549 3 447 78 415

2 533 500 3 236 18 863 6 549 2 512

12 403

57 943

20 472

935

La liquidité des immobilisations financières et des créances montre que la majorité des échéances sont inférieures à un an et couvrent les dettes qui ont la même exigibilité.

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LE COMPTE DE RÉSULTAT Charges en K€

2010

Produits

2009

Salaires et charges sociales Charges externes Autres charges d'exploitation

19 916 8 791

19 433 8 716

2 653

1 924

Charges sur emprunts Pertes sur prêts Dotations aux provisions Charges exceptionnelles

903 144 2 309 1

1 219 161 1 805 1 886

Excédent

- 358

-785

Prestations Subventions

2010

2009

421 25 629

435 24 252

144

215

837 5 213 288 1 805 22

1 016 5 300 404 1 076 103

0

1 558

Dons et cotisations Autres produits Intérêts sur prêts Produits de placement Reprise sur provisions Produits exceptionnels Report net des fonds dédiés

Le compte de résultat traduit l’activité de l’année en mettant en lumière les principaux postes de produits et de charges.

L’incidence des opérations financières sur le résultat Les produits financiers résultent essentiellement de l’activité de prêts et de placements. Les produits sur prêts (intérêts et contribution de solidarité) représentent une part croissante en lien avec la progression de l’encours. Les produits de placement résultent d’une politique prudente privilégiant la sécurité à la performance. Les charges financières sont composées des intérêts sur emprunts, des dotations aux provisions sur prêts et des pertes constatées sur prêts. En 2010, le résultat financier est de 3 951 K€, incluant les opérations liées au crédit dont l’impact positif est de 3 663 K€.

Les subventions L’Adie a bénéficié en 2010 d’un soutien important de ses principaux partenaires publics et privés comme l’indique le tableau ci-dessous. Les produits sur subventions sont beaucoup plus élevés qu’attendu, avec pour certains postes des variations significatives par rapport à 2009, en ce qui concerne notamment l'augmentation des subventions de l'Europe, de l'État, des régions et des établissements publics. Répartition des subventions en K€

2010

Europe Etat Régions Départements Communes et intercommunalités Etablissements publics Mécénat d'entreprises privées Diminutions sur conventions conditionnelles TOTAL

40 A S S O C I A T I O N

2009

5 229 4 153 4 927 3 348

4 620 3 854 4 174 3 427

1 131

1 137

4 237 3 076

4 008 3 353

-472

-321

25 629

24 252

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250 200

mutualisées/budget global

150

• Comment l’Adie utilise-t-elle ses ressources ? 100 50

0

2004

2005

2006

2007

2008

200

Coûts par ETP Production en capitaux Coût par client actif

Les charges d’exploitation de l’Adie sont composées aux

Les 30 M€ de dépenses d’exploitation de 2010 sont également ventilés par métiers ou pôles. Les moyens humains, techniques et logistiques sont répartis sur le pôle crédit, sur le pôle accompagnement ou sur des budgets annexes qui regroupent des actions dont le financement est spécifique.

2007deux tiers 2008des salaires 2009 et charges 2010 sociales. Les autres

charges correspondent majoritairement à des loyers, des frais de transport, des dépenses informatiques et de télécommunication ainsi que de formation. Les charges totales font l’objet d’un budget dont le suivi tout au long de l’année permet d’en contrôler la progression. Les frais mutualisés (fonctions support et fonctions back office) sont particulièrement maîtrisés. Afin d’illustrer ces efforts, le premier graphique montre la part des charges du siège par rapport au réseau et le second montre l’évolution des charges par salarié (ETP : équivalent temps plein) et du coût par client en portefeuille.

Répartition des dépenses Budgets annexes 4% Pôle crédit 61%

Pôle accompagnement 35%

300 250 200

Fonctions mutualisées/budget global Fonctions mutualisées/budget global

150 35 000 000

100

30 000 000

50

25 000 000

0 La contribution des bénévoles 2004 2005 2006

20 000 000 15 000 000

2007

2008

2009

L’association regroupe fin 2010, environ 1700 bénévoles qui par ETP assurent des missionsCoûts diverses :

10 000 000

Production en capitaux

5 000 000

- La majorité d’entre eux seclient consacre à l’accompagnement Coût par actif des créateurs.

0 2005

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2010

- Une partie des bénévoles participe aux comités de crédit.

Siège et plateformes

- Certains fournissent un appui administratif, tant au siège qu’en régions.

Budget global

- D’autres enfin siègent dans les organes de direction ou apEvolution de la productivité portent un appui sur des missions d’expertise. Budgets annexes

Evolution de la productivité

Les bénévoles de l’Adie sont majoritairement4%retraités et apPôle crédit Pôle accompagnement 61% 35% portent l’expérience de milieux professionnels divers, même si les fonctions bancaires et d’encadrement en entreprises sont les plus représentées.

300 250 200 150

L’ensemble des contributions volontaires à titre gratuit ont été valorisées à 17.46 M€ à titre d’information selon les bases suivantes :

100 50 0 2004

2005

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- 1 700 bénévoles en moyenne sur l’année ont apporté leur soutien à l’Adie

2010

Coûts par ETP

- La moyenne d’intervention est de 36 jours par an.

Production en capitaux

- Une journée de travail est valorisée à 315 €

Coût par client actif

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Rapport partenaires

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Les partenaires de l’Adie sont essentiels dans la mise en place du microcrédit. Ils interviennent à travers l’apport des ressources de crédit, les subventions de l’accompagnement et la prescription du microcrédit. Ils renforcent la visibilité de l’association auprès du grand public et des acteurs institutionnels. Issus des sphères publiques ou privées, ils se sont engagés dans le projet de l’Adie afin de construire une réponse à l’exclusion économique.

Ali, 36 ans, Vendeur ambulant 42 A S S O C I A T I O N

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• Les partenaires bancaires L’essentiel des ressources de crédit nécessaires à l’activité de l’Adie a été apportée par 45 établissements bancaires. Leur présence aux côtés de l’Adie est essentielle : ils refinancent les microcrédits, participent au volet accompagnement et prennent en charge la bancarisation des micro-entrepreneurs. Les Banques Populaires (groupe BPCE), alliées de longue date, restent les premiers partenaires bancaires de l’Adie avec 31% de couverture de ses besoins de refinancement en 2010. Cette année des accords ont été passés avec 19 établissements du groupe. Trois banques poursuivent le parrainage des agences de proximité dans les quartiers sensibles : le Crédit Coopératif à Toulouse, la BRED à Montreuil et à La Réunion, la Banque Populaire Rives de Paris à Aubervilliers, à part égale avec la Fédération Nationale des Banques Populaires. En outre, plusieurs banques régionales soutiennent activement l’accompagnement des créateurs en finançant, en lien avec la Fédération Nationale des Banques Populaires, 7 Espaces Adie Conseil, qui reçoivent les créateurs accompagnés. En 2010, les Banques Populaires Alpes, Atlantique, Bourgogne Franche-Comté Ouest, Loire et Lyonnais, Lorraine-Champagne, Massif central et la BRED ont ainsi apporté leur contribution.

Olivier Klein, Directeur général Banque commerciale et Assurances, membre du directoire de la BPCE “Le partenariat du Groupe BPCE avec l’Adie s’appuie sur l’engagement historique des Banques Populaires en faveur des entrepreneurs. BPCE s’inscrit au premier rang pour le refinancement des microcrédits distribués par l’Adie, pour l’investissement solidaire qui y est dirigé et pour l’appui à son plan de développement. Les Banques Populaires et leur Fédération Nationale parrainent depuis 2008 de nouvelles implantations de l’Adie dans les quartiers (Aubervilliers, Montreuil, Toulouse, la Réunion) et de nombreux Espaces Adie Conseil dans toute la France. Ces parrainages ont créé les conditions d’une coopération de terrain, ancrée sur une meilleure connaissance des enjeux et du métier du partenaire. Ils ont suscité des échanges de collaborateurs, des propositions de bénévolat, un flux d’informations réciproques favorisant l’inclusion financière complète des bénéficiaires, qui constitue un objectif commun essentiel.”

BNP Paribas poursuit son engagement en faveur des publics en difficulté et contribue pour 18% du refinancement de l’activité crédit de l’Adie à la fois en métropole et outremer. BNP Paribas participe de façon significative aux coûts d’accompagnement de l’Adie et renforce son ancrage dans les quartiers en finançant 12 antennes de proximité dans le cadre du projet Banlieues. En 2010 ce sont les antennes de Roubaix, Lens et Pointe-à-Pitre qui ont été ouvertes grâce au concours du projet Banlieue de la Fondation BNP Paribas.

François Villeroy de Galhau, Directeur des Réseaux France, membre du Comité Exécutif de BNP Paribas

© Adie

“Si BNP Paribas est partenaire de l’Adie depuis 1993, c’est parce que nous aussi, nous voulons mener la bataille contre l’exclusion ; nous considérons le microcrédit comme un outil vraiment efficace contre le chômage et pour la réinsertion sociale. Nous participons ainsi au financement des antennes, des projets, de l’accompagnement. Parce que nous croyons au talent et à l’esprit d’initiative, notre réseau d’agences est aussi mobilisé : nous accueillons les entrepreneurs soutenus par l’Adie avec confiance, et nous sommes heureux chaque fois que nous faisons reculer l’exclusion bancaire. Nous sommes fortement présents en banlieue, à travers nos agences et par le "projet banlieues" développé depuis 2005. Nous sommes fiers d’encourager tous les acteurs qui portent ces projets.”

Inauguration de l'agence de Pointe-à-Pitre

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Le Crédit Mutuel, partenaire de l’Adie de la première heure, mobilise 7 des ses fédérations. Il faut y ajouter la Société Bordelaise de CIC, qui participe au financement du crédit, mais aussi à celui de l’accompagnement. Le Crédit Agricole, à travers 10 de ses caisses régionales, soutient l’activité de l’Adie en métropole et outremer et finance une agence de proximité en Martinique (Fort-deFrance). La Société Générale met à disposition de l'Adie des lignes de crédit de 5,6 M€ et contribue aux coûts d’accompagnement des créateurs. HSBC met une ligne de crédit de 3M€ à disposition de l’Adie. Groupama Banque intervient sous la forme d’une mise à disposition d’une ligne de crédit à taux bonifié. L’Agence Française de Développement soutient les activités de financement des clients de l’Adie dans ses Directions régionales Outre-Mer, à travers une ligne de 6 M€, dont l'utilisation est étalée sur 6 ans. Les Crédits municipaux de Lyon, Nantes et Paris poursuivent leur soutien local aux actions de l’Adie.

© Yannick Derennes

© Adie

Enfin, l’épargne salariale solidaire, qui a été rendue obligatoire dans les propositions de plans d’épargne d’entreprise, prend une part grandissante dans le refinancement des activités crédit de l’Adie, avec un encours de 3,5 M€ à fin 2010. Les gestionnaires partenaires sont : Amundi, Axa IM, BNPPAM, Natixis AM, HSBC, Allianz, Covéa Finance, le Crédit Coopératif et Interexpension.

Youssouph, restauration rapide africaine, Paris

Une créatrice financée en Martinique

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• Les partenaires publics Sensibles à l’efficacité du microcrédit pour la création d’entreprises par les chômeurs et allocataires des minima sociaux, les pouvoirs publics poursuivent leur engagement aux côtés de l’Adie. L’association intervient comme un partenaire de terrain, dans la continuité des missions de service public, pour lutter contre l’exclusion et renforcer la cohésion sociale.

En cette année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, l’Etat a permis de rendre plus visibles les missions que porte l’Adie. Pour autant le soutien de l’Etat, sous l’effet conjugué de son déficit, des dysfonctionnements de Nacre et de la décentralisation, n’a pas significativement progressé, en dépit des conclusions d’une étude de l’Inspection Générale des Finances, publiée en mars 2010, qui relève la pertinence du microcrédit comme outil efficace d’inclusion économique et sociale, permettant par ailleurs à l’Etat de faire des économies substantielles. Les collectivités locales, bien qu’affaiblies par la crise économique, ont pour la quasi totalité poursuivi leur implication.

Les courts-métrages pour le microcrédit dans le cadre de l’Année Européenne de Lutte contre la Pauvreté et l’Exclusion Sociale La Commission Européenne a déclaré 2010 Année Européenne de Lutte contre la Pauvreté et l’Exclusion Sociale. Ce contexte a permis à l’Adie de remporter un appel d’offres lancé par le Ministère du Travail et par le Haut Commissariat aux solidarités actives. Le projet primé portait sur la réalisation, par 5 jeunes issus des quartiers, de courts métrages illustrant en quoi le microcrédit était un outil de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Ces 5 réalisateurs en herbe étaient par ailleurs accompagnés dans leur démarche par un aîné de renom, le réalisateur Olivier Assayas.

Les financements publics représentent 88% du total des subventions reçues par l'Adie. L’État et les établissements publics représentent 32% des subventions. La part des collectivités locales s’élève à 36 %. L’Europe, principalement à travers le Fonds Social Européen (FSE), représente quant à elle 20% des subventions publiques totales

Les partenaires publics L'État soutient l'Adie sous forme de subventions L'État est un partenaire essentiel de l'Adie, qu'il soutient par le financement de l'accompagnement et l'appui à la mise en oeuvre de ses expérimentations : extension du programme CréaJeunes, mise en place du microcrédit personnel pour l'emploi ... • La Direction de l’accueil, de l’intégration et de la citoyenneté (DAIC) a continué à soutenir les actions de l’association à travers la formation initiale et continue des équipes Adie à l’interculturalité, pour une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des migrants. La DAIC a également soutenu en 2010 l’expérimentation mise en place par l’Adie dans le cadre de l’article 20 de la Loi de financement de la sécurité sociale 2008, visant à faciliter l’officialisation des toutes petites activités génératrices de revenus. A S S O C I A T I O N

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• La Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS) s’est engagée en 2010 pour trois ans. Cette année a principalement porté sur la professionnalisation et le développement des services d’accompagnement proposés dans le réseau Adie, afin d’améliorer la qualité du service rendu aux créateurs d’entreprise. • La Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) continue d’appuyer les missions de l’Adie, notamment l’accompagnement des créateurs et le suivi des politiques publiques en matière de création d’entreprise. La DGEFP soutient également l’action de l’association à travers le FGIE, pour la garantie des microcrédits, le dispositif Nacre et le FSE. • Les conventionnements Nacre dans quasiment toutes les régions ont permis de contribuer au financement de l’accompagnement de l’Adie. En revanche, sur le volet des avances remboursables, l’inadéquation du dispositif par rapport aux publics fragiles ciblés par l’Adie, n’aura pas permis à l’association de satisfaire les objectifs fixés.

ciale, est un partenaire historique de l’Adie et a poursuivi dans le cadre de la convention 2009-2011 le soutien aux actions de l’Adie dirigées vers les gens du voyage, ainsi qu’à sa mission de laboratoire social (suivi des politiques publiques et réalisation d’expérimentations et études). Par ailleurs, la DGCS a repris le soutien au programme de microcrédit personnel pour l’emploi, par le biais du financement de 5 des 25 sites ouverts en 2009. • Le Ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative, par l’intermédiaire de la Direction de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA), a pris le relais du Haut Commissaire à la Jeunesse sur l’extension du programme Adie CréaJeunes d’accompagnement à la création d’entreprise de jeunes de moins de 30 ans, principalement issus des quartiers sensibles, ainsi que son évaluation. Le partenariat avec le programme “Envie d’agir”, porté par la Mission de l'engagement et des initiatives des jeunes de la DJEPVA, s’est également poursuivi sur toute l’année 2010.

• La Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), porteuse pour le compte de la France de l’année européenne 2010 de lutte contre la pauvreté et l’exclusion so-

Brigitte Bernex, Sous directrice de la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS) en charge de l’inclusion sociale, l’insertion et la lutte contre la pauvreté “L'Année européenne 2010 de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, pilotée en France par la DGCS, est l'occasion de rappeler que la lutte contre la pauvreté et l'exclusion est un élément essentiel de la cohésion sociale et du développement durable de notre société. L'action de l'Adie, labellisée dans le cadre de cette Année européenne, participe à cette lutte contre l'exclusion, parce qu'elle vise à donner à tous les moyens de concrétiser leur droit à l'initiative économique. La Direction générale de la cohésion sociale est l'un des plus anciens partenaires de l'Adie : chaque année, c'est cette action envers les publics les plus précarisés qu'elle souhaite encourager par son soutien.”

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Les établissements publics • Dans le cadre de la convention 2009-2012, la Caisse des Dépôts et l’Adie travaillent sur les principaux axes de développement de l’association : accompagnement des politiques publiques, soutien au développement de l’activité (accroissement du réseau, filières nouvelles et expérimentations, professionnalisation des moyens), mesure de la performance, évaluation de l’activité, etc. En tant que gestionnaire du Fonds de Cohésion Sociale, la Caisse des Dépôts finance également l’activité de microcrédit personnel de l’Adie et la formation des bénévoles. Les Directions régionales de la Caisse des Dépôts sont par ailleurs des partenaires de tout premier plan dans les régions et financent les fonds de prêts d’honneur.

Jean-Marc Maury, Directeur du département développement économique et économie sociale, Caisse des Dépôts “La Caisse des Dépôts est fière d’être un partenaire “historique” de l’Adie et de pouvoir l’accompagner dans son développement. C’est dans cet esprit qu’a été renouvelée une convention-cadre entre nos deux institutions pour les années 2009-2012, qui doit permettre tout à la fois la continuité de l’action désormais traditionnelle de l’Adie auprès des populations les plus défavorisées, mais également le soutien aux innovations sociales lancées par l’association, qu’elles concernent la création d’entreprise, l’accompagnement des créateurs, le microcrédit personnel…”

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• Le partenariat s’est également poursuivi avec le Régime Social des Indépendants (RSI), au niveau local, dans plusieurs régions, ainsi qu’au niveau national. L’objectif du partenariat avec le RSI est de favoriser les échanges d’information et de formation entre les deux structures, dans l’intérêt des travailleurs indépendants soutenus par l’Adie. Par ailleurs, et pour la première fois en 2010, le RSI a participé financièrement à la Semaine du Microcrédit.

• L’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (L’ACSÉ) poursuit son soutien dans le cadre de sa convention triennale 2009-2011 avec l’Adie. L’appui de l’ACSÉ porte sur le développement et la promotion de l’activité dans les quartiers, à travers notamment les programmes Adie CréaJeunes et les antennes de proximité. Le soutien de l’ACSÉ se décline aussi au niveau local par l’intermédiaire des préfectures. • L’Agence nationale des services à la personne (ANSP) maintient son engagement auprès de l'association pour le développement des activités dans le secteur des services à la personne. L’ANSP a en particulier appuyé l’Adie dans la mise en œuvre d’une importante campagne d’information sur les services à la personne, menée en avril et mai 2010, au cours de laquelle des formations spécifiques ont été proposées à de nombreux créateurs d’entreprises de ce secteur.

Le RSI et les formations régionales : l’exemple de Toulouse La Direction régionale Midi-Pyrénées de l’Adie a mis en place un projet très concret de partenariat avec le Régime Social des Indépendants afin de répondre au mieux aux attentes des auto-entrepreneurs. Une intervention conjointe a été organisée autour de 4 grandes problématiques concernant les auto-entrepreneurs :

• Pôle emploi continue de soutenir l’association par le biais de la collaboration technique des antennes Adie et des agences Pôle emploi sur le terrain. Il apporte par ailleurs un soutien précieux au programme de microcrédit personnel pour l’emploi (collaboration technique et financement de 20 sites), et du programme Adie CréaJeunes.

- Comment effectuer votre première déclaration de chiffre d’affaires ? - Comment savoir si votre statut est adapté à votre activité ? - Comment bénéficier d’un accompagnement personnalisé ?

Christian Charpy, Directeur Général Pôle emploi

- Comment financer le développement de votre entreprise ?

“Depuis 10 ans, Pôle emploi et l’Adie unissent leurs compétences pour aider les demandeurs d’emploi dans leur projet de création d’entreprise.

Deux sessions ont eu lieu, rassemblant en tout plus de 80 personnes. Ce type d’initiative renforce sur le terrain les complémentarités entre les différents acteurs de la création d’entreprise et permet aux créateurs d’être mieux accompagnés.

Parce que nous sommes convaincus que c’est un réel moyen d’insertion sur le marché du travail, nous avons renouvelé notre partenariat pour une durée de 3 ans. Les objectifs sont la mise en place du microcrédit personnel pour l’emploi, afin de favoriser la mobilité, le soutien des jeunes dans leur projet de création – via le programme CréaJeunes, depuis 2007 – et enfin, pour les demandeurs d’emploi n’ayant pas accès au crédit bancaire, un accès au microcrédit professionnel pour la création d’entreprise.

© Adie

Notre ambition pour les années à venir est, notamment, de faire connaître toujours plus notre collaboration avec l’Adie tant au niveau national que local.”

Session de formation organisée en lien avec le RSI

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L’Europe Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional d'Ile-de-France

L'action de l'Adie s'inscrit aujourd'hui pleinement dans la stratégie fixée dans le cadre du programme opérationnel national FSE 2007-2013, qui vise notamment à “rendre l'entrepreneuriat accessible à tous” et à appuyer spécifiquement les publics créateurs les plus démunis et éloignés du système bancaire traditionnel, ainsi que les habitants des quartiers urbains en difficulté. L'Europe, par le biais principalement du Fonds Social Européen, finance l'ingénierie au siège et l'accompagnement des créateurs en région. L’Europe est également présente à travers le fonds européen d’investissement qui garantit, en complément du FGIE, une partie des microcrédits octroyés par l’Adie.

Depuis plus de 10 ans, la Région Ile-de-France en partenariat avec l’Adie soutient activement les micro-entrepreneurs. En 2010, afin de contrer les effets de la crise, la Région a décidé d’accompagner la croissance de l’activité de l‘Adie. Le résultat de cette collaboration est très positif : près de 1300 micro-entreprises franciliennes ont pu être financées, grâce à la combinaison de microcrédits et de primes régionales à la création et au premier développement. Des Franciliens éloignés de l’emploi ont pu ainsi créer leur entreprise

Les collectivités locales Gilles Savary, premier Vice Président du Conseil général de la Gironde

En dépit de leurs difficultés financières et de nouvelles responsabilités, les collectivités locales ont confirmé leur engagement aux côtés de l'association. L'Adie entretient d'ailleurs des relations nourries avec les élus et les associations d'élus afin de construire des réponses au plus près de leurs problématiques et compétences respectives.

“La collaboration entre le Conseil général de la Gironde et l’Adie date maintenant d’une dizaine d’années. Elle a, à l’origine, porté sur les bénéficiaires du RMI qui ont pu être accompagnés dans l’accès à la création d’entreprise et au microcrédit. Elargie rapidement à l’ensemble des girondins vulnérables, cette action a permis de satisfaire un nombre de plus en plus important de personnes, progressant de 45 prêts en 2001 à 200 prêts en 2005. Ainsi l’Adie est elle aujourd’hui notre principal outil d’accompagnement à la création d’entreprise pour les bénéficiaires du RSA et deviendra au 1er janvier 2011 référent RSA.”

Les Conseils régionaux ont renforcé leur soutien à l'accompagnement des créateurs d'entreprise. Plus de la moitié des régions de France mettent également à disposition des fonds propres ou quasi-fonds propres pour les microentrepreneurs par le biais de dispositifs de primes à la création d'entreprise contribuant ainsi directement au développement économique de leur territoire. L'Adie agit également en partenariat avec les Conseils généraux, contribuant à leur mission d'insertion des publics les plus en difficulté, notamment les bénéficiaires du RSA.

Jean Castaings, Président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques

Enfin, l'Adie bénéficie du soutien de nombreuses communes et inter-communalités, notamment par le biais du financement d'actions en zone politique de la ville et par le soutien à l'implantation de nouvelles antennes. L'Adie a été accueillie en novembre au Congrès des maires afin de présenter son action devant un large auditoire. Cela laisse espérer à l'avenir un engagement de communes plus nombreuses, entre autres par le relais d'information sur les services de l'association auprès de leurs administrés ou la mise à disposition de locaux et de lieux de permanences.

© Yannick Derennes

“Le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques est partenaire de l’Adie afin de permettre à des créateurs bénéficiaires du RSA d’accéder aux différents outils financiers proposés par l’association (prêt solidaire, prêt d’honneur, prêt progressif, prêt de développement…). En 2010, cette action a permis à 85 bénéficiaires du RSA de lancer ou de re-financer leur activité. Depuis 2006, soucieux de promouvoir cette forme d’entrepreneuriat, l’Adie et le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques organisent des “Trophées de l’initiative” pour récompenser les projets les plus représentatifs des succès des créateurs bénéficiaires du RSA financés par un microcrédit de l’Adie. Chaque vainqueur se voit remettre une dotation d’une valeur de 1500 €, un coup de pouce supplémentaire qui récompense un parcours exemplaire. Dans un contexte de crise économique et d’augmentation du chômage, la création de son propre emploi est une solution que beaucoup de personnes envisagent pour améliorer leur situation précaire. Le soutien financier apporté par le Département à l’Adie permet de répondre à cette évolution afin d’encourager des activités en devenir.”

Le soutien des collectivités locales permet d'encourager les activités en zone rurale

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Jean-François Bernardin. Président de l’ACFCI

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“Depuis plusieurs années, les conseillers des CCI qui reçoivent les porteurs de projet dans leurs Espaces Entreprendre s'inquiétaient du décalage existant entre les formalités de création d'entreprise et les besoins des créateurs d'activité. L'engagement administratif, le décalage entre les décaissements et encaissements étaient autant de raisons de renoncer. L'ACFCI a partagé ce constat avec les dirigeants de l'Adie et a souhaité afficher haut et fort la volonté de soutenir tout moyen visant à rendre possible l'envie d'entreprendre. Le régime de l'auto-entrepreneur est venu apporter les solutions de facilité, de souplesse et d'accessibilité souhaitées conjointement par les CCI et l'Adie. Enfin, l'entreprise était à la portée de tous! Afin de marquer cette volonté de soutien au régime envers et contre les réticences, l'ACFI et l'Adie ont signé une convention de partenariat visant aussi à afficher leur complémentarité d'action sur le terrain et leur envie de soutenir ensemble tous les porteurs de projets.”

Maurice Vincent, Maire de Saint-Etienne, Président de Saint-Etienne métropole

À l’Adie, ils ont tout de suite cru en moi, je trouve cela top !

“L’entrepreneuriat est inscrit au premier rang des priorités du projet d’agglomération de Saint- Etienne métropole, comme source essentielle du renouvellement du tissu économique. Cette politique volontariste s’adresse à l’ensemble des créateurs, avec un effort particulier concernant le soutien aux personnes allocataires des minima sociaux, exclues du système bancaire classique, et désireuses de créer leur propre emploi. Sur ce segment d’accompagnement, l’Adie est un partenaire incontournable de la communauté d’agglomérations, en apportant son savoir-faire à une centaine de bénéficiaires par an. L’Adie contribue ainsi à l’ambition de disposer d’une offre complète et structurée à chacune des étapes de la création.”

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Claudia, bar musical

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Partenariat avec les Conseils régionaux Nord Pas de Calais

Haute Normandie

Picardie

Basse Normandie Ile de France Champagne Ardenne

Bretagne

Lorrraine

Alsace

Pays de la Loire Centre Bourgogne

Franche-Comté

Poitou-Charentes

Limousin Auvergne Rhône-Alpes

Aquitaine Appui crédit accompagnement Fonds de prêts d’honneur Midi-Pyrénées

Primes Créateurs

Languedoc Roussillon

Provence-Alpes-Côte-d’Azur

absence d’accord

Corse

Guadeloupe

Réunion

Martinique

Wallis et Futuna

Guyane

Nouvelle-Calédonie

Polynésie française

Partenariat avec les Conseils généraux 62 59 80 76

08

02 60

50

14

27

95 78

29

61

22

91

35

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77

28

67

10

53

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72

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51

93

75 92 94

45

44

89

68 90

70

41 49

21

37

85

36

79

Absence d’accord en 2010

25

58

18

39

71

86

03 01

23

Appui crédit accompagnement

17

87

16

42

63

Fonds de prêts d’honneur

73 73

19

38

43

15

24

Primes Créateurs

74

69

33

07

46

26

05

48

47

12 82

40

30 81

32

34

31

64

84

04

06

13 83

11

65

09

2A 66 2B

972 971

Martinique

Guadeloupe

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• Les entreprises Les entreprises sont de plus en plus conscientes qu’elles sont partie prenante dans le développement local. Elles déploient des actions de responsabilité sociétale (RSE) ou de mécénat leur permettant de renforcer leur ancrage territorial. Pour faciliter l’insertion sociale des personnes issues du bas de la pyramide, les entreprises ont choisi de nouer avec l’Adie des partenariats innovants.

Le secteur privé représente 12% des financements reçus par l'Adie L’appui des entreprises se traduit par le financement d’expérimentations (programme Adie CréaJeunes, programme rural de l’Adie, micro-assurance ou encore antennes de proximité dans les quartiers), mais aussi la mise à disposition de locaux d’accueil et de formation, l’ingénierie et l’animation de formations génériques et spécifiques, et l’information des clients Adie via la plateforme Adie Conseil Info.

Linklaters “Nous avons une responsabilité à l'égard des communautés qui nous entourent. Notre mécénat de compétence prend la forme de conseils juridiques gratuits aux créateurs d'entreprise et de formations juridiques aux conseillers de l'association. Ce partage d'expérience est bénéfique et enrichissant pour tous. Pour nos collaborateurs, il est très motivant d'œuvrer au sein d'une association si structurée et de contribuer à des projets qui permettront aux créateurs de changer de vie et de s'accomplir professionnellement.”

Ainsi, la Fondation Véolia Environnement a permis d’ouvrir 3 Espaces Adie Conseil, lieux dans lesquels sont proposés les services d’accompagnement de l’Adie, situés dans les villes de Lyon, Caen et Nantes. Elle a aussi soutenu le développement d’Adie Connect, le site des microentrepreneurs soutenus par l’Adie, qui propose directement en ligne des services de microcrédit et d’accompagnement. La Fondation CitiGroup, la Fondation HSBC et la Fondation Banque Populaire Rives de Paris soutiennent le programme d’éducation financière. Les cabinets d’avocats Bird & Bird, Hogan Lovells, Latham & Watkins ainsi que le barreau de Paris sont engagés dans le conseil juridique des créateurs et salariés Adie via Adie Conseil Info. Partenaire de l’Adie depuis 5 ans, Linklaters a renouvelé son partenariat pour une durée de 3 ans. Cabinet d’avocats d’affaires, Linklaters a développé un mécénat de compétence auprès de l’Adie en apportant un appui juridique bénévole ainsi qu’un financement à son service Adie Conseil Info et en organisant des formations juridiques pour les salariés et bénévoles de l’Adie. Bird & Bird, Linklaters, et Latham & Watkins ont par ailleurs apporté un appui précieux à l’Adie dans le domaine de la législation du droit d’entreprendre.

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Renouvellement de la convention scellant le partenariat entre Linklaters et l'Adie

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Le programme CréaJeunes bénéficie toujours de l’appui de la Fondation Total qui permet dans le cadre de son accord avec le Ministère de la jeunesse, des sports et de la Vie Associative un financement du programme jusqu’en 2011. La Banque Postale, J.P. Morgan, UBS, les Fondations SNCF, Carrefour, ainsi que la Fondation Elle, ont confirmé leur engagement sur ce programme dont le public cible est prioritaire pour l’Adie. La Fondation KPMG a, outre sa contribution financière, mobilisé ses salariés en interne et des référents accompagnent les jeunes dans les sites concernés par le programme.

La Fondation BMW Celle-ci a permis l’organisation d’un gala au mois de juin à la résidence de S.E. M l’Ambassadeur d’Allemagne à Paris. Ce gala a pu réunir les partenaires publics et privés de l’Adie autour des enjeux et actions portés par l’association. En outre, la vente aux enchères d’une voiture unique peinte par le plasticien Robert Combas a permis de collecter des fonds nécessaires à la poursuite de l’action de l’Adie en milieu rural.

Des partenaires impliqués Un grand nombre de collaborateurs des partenaires du programme CréaJeunes ont pris part aux jurys finaux des promotions de jeunes créateurs sur tout le territoire. En 2010, deux jurys ont siégé dans les locaux d’UBS et J.P. Morgan ; la Fondation KPMG quant à elle a mis en place une démarche proactive d’encouragement de ses collaborateurs à participer auxdits jurys afin de conseiller les créateurs dans le lancement de leur activité. Voiture décorée par Robert Combas mise au enchères lors du gala organisé par la Fondation BMW

La SIDE Michelin Développement s’est engagée localement aux côtés de l’Adie, à Toul et Monceaux-les-Mines, pour favoriser la création d’entreprises dans des territoires en souffrance économique. Axa et Macif participent activement au dispositif de la micro-assurance. Les membres du jury CréaJeunes entourés des jeunes lauréats au siège de J.P Morgan

Enfin, plus globalement, LaSer, Azulis Capital, Etamet Primagaz, soutiennent l’ensemble des actions de l’Adie.

L’action de l’Adie en milieu rural, qui concerne 23% de ses clients, a pu de nouveau compter sur Groupama et la Caisse Centrale de Mutualité Agricole (CCMSA). L’année 2010 marque par ailleurs l’arrivée importante, tant dans son engagement que dans son soutien financier, de La Française des Jeux sur les actions de l’Adie en milieu rural. La Fondation BNP Paribas, Moneygram et les Fondations Les Mousquetaires et Schneider Electric, mettent à disposition des fonds de prêts d’honneur au bénéfice des clients de l’Adie. D’autres partenaires ont choisi d’octroyer des primes directes aux créateurs. Ainsi, L’Oréal prime et accompagne 50 créateurs dans les domaines de la beauté, des soins et du bien-être. La Fondation BMW pour sa part a soutenu 40 micro-entrepreneurs ayant des activités en rapport avec la mobilité. Renault Retail Group a permis à 10 micro-entrepreneurs d’obtenir une prime pour le financement de leur mobilité, et à l’Adie d’être financée pour leur accompagnement. 52 A S S O C I A T I O N

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Bernard BOUCHARD, PdG SIDE Michelin Développement France “Michelin Développement a signé des conventions avec l’Adie pour compléter le dispositif de revitalisation des territoires de Toul et Montceau-les-Mines. En effet, depuis 20 ans, Michelin Développement soutient les PME créant au moins 5 emplois sur 3 ans. Ce partenariat avec l’Adie nous permet maintenant d’aider les plus petits projets tels que les auto-entrepreneurs et les micro-entreprises. Ce rapprochement entre nos deux organismes est d’autant plus pertinent que nos méthodes d’action sont similaires, c'està-dire l’octroi de prêts après analyse des dossiers. C’est une aide responsabilisante pour le bénéficiaire qui se prend en charge. A ce jour, quelques créations d’emplois ont été réalisées sur les deux territoires concernés.”

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Les marchés de Noël : les créateurs de l’Adie ont du talent Linklaters et Schneider Electric ont organisé dans leurs locaux des marchés de Noël Solidaire en partenariat avec l’Adie. A cette occasion, les créateurs financés et accompagnés par l’Adie ont pu présenter leurs produits aux collaborateurs et échanger avec eux sur leurs passions.

Philippe Lemoine, Président directeur général de LaSer, membre du conseil d’administration du fonds de dotation de l’Adie “Actuellement en France, il se crée 600 000 entreprises par an, dont une sur deux sous le statut d’autoentrepreneur. C’est considérable dans un pays où le nombre annuel de naissances est de 800 000. Il y a là à la fois un symptôme, un problème et une promesse. Le symptôme c’est celui de la difficulté à s’insérer, car si tant de jeunes choisissent d’entreprendre, c’est aussi parce qu’il leur est difficile de trouver un emploi salarié. Le problème c’est qu’entreprendre, même à une micro-échelle, suppose non seulement une énergie personnelle mais aussi que d’autres croient en vous : fassent confiance, fassent crédit. La promesse est celle d’une métamorphose de toute l’économie : les schémas d’innovation pertinents sont ceux de l’économie-pollen où des acteurs installent des “hubs”, des plateformes à vocation mondiale où des alliances inédites s’organisent entre acteurs hétérogènes : grandes et petites entreprises ; entreprises cotées et auto-entrepreneurs ; ONG et entreprises solidaires. LaSer se sent concerné par cette nouvelle donne. Depuis plus de 10 ans maintenant, LaSer joue son rôle d’entreprise engagée dans le tissu économique et social au travers notamment de son action auprès de l’Adie en faveur du microcrédit. Cette action est en cohérence avec sa volonté d'agir pour imaginer de nouvelles pratiques et ainsi aider à lutter contre l'exclusion.”

Marie, créatrice d'accessoires de mode, a pu exposer ses créations lors du marché de Noël Noël Schneider Electric (www.marievanhaecke.com).

L’Adie et Babyloan, nouveaux partenaires Des particuliers peuvent désormais participer au financement de micro-entrepreneurs de l’hexagone. Babyloan, 3è site mondial de microcrédit solidaire, a en effet ouvert sa plateforme aux porteurs de projets Adie, permettant ainsi à tous les internautes qui le souhaitent de les soutenir dans leur entreprise. Les projets mis en avant sur le site www.babyloan.org sont auparavant sélectionnés par l’Adie selon ses critères habituels : viabilité, garanties de remboursement du prêt, sérieux du candidat, etc. La contribution minimum a été fixée à 20 €.

La Fondation Blancmesnil a apporté son soutien à la formation des bénévoles de l’Adie à travers le Fonds de dotation Adie, pour sa première année de création. BNP Paribas Personal Finance a participé activement au développement de l’Adie en mettant à sa disposition ses collaborateurs dans le cadre de projets de mécénat de compétence. LaSer, Alma Consulting Group, Kea Partners et CA2i ont également mis certains de leurs collaborateurs à la disposition de l’Adie.

Ce partenariat permet à la fois de répondre à l’aspiration d’un grand nombre de particuliers de venir en aide à des personnes en difficulté et d’ouvrir une nouvelle voie de financement pour l’Adie.

Les partenaires Adie Connect Ciel ! met gratuitement à disposition des micro-entrepreneurs de l’Adie le logiciel “Ciel ! Auto-entrepreneur Facile” sur le site Adie Connect. Le site Adie Connect bénéficie en outre d’un agrément de la part de l’APCE1 pour relayer des informations officielles liées au statut d’auto-entrepreneur. Les sites de Price Minister, eBay, Le Bon Coin et la régie Weborama offrent de la visibilité à Adie Connect, tout au long de l'année et pendant la Semaine du Microcrédit. 1

Agence Pour la Création d’Entreprise

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Les partenaires communication Le département communication de l'Adie a été appuyé en mécénat de compétences pour l’élaboration de la campagne publicitaire de la Semaine du Microcrédit© par l’agence de communication Young & Rubicam.

Les partenaires de l'Adie ont relayé la campagne de publicité à titre gracieux, via différents supports :

- des affiches : Affiouest, Mediatransports, RATP, RDD, Transdev, Véolia Transports, Vision Urbaine, soit au total 5 344 panneaux d’affichage - de l’annonce presse : La Croix, La Tribune, Alternatives Économiques, Le Parisien, Envy - un spot radio Radio classique Soit au total 15 passages du spot radio - un spot TV France 2, France 3, RTL 9, TF1, Odyssée, TMC, Syfy, MCM, 13è Rue, NT1, L'Equipe TV, NRJ Paris. Bolloré Intermédia a offert la diffusion de 71 spots sur Direct Star et Direct 8 Les agences Zenith Optimédia et Libre & Change ont aidé l’Adie à obtenir ces espaces gracieux. L’Adie bénéficie également des conseils de l’agence Burson Marsteller. Le projet de microfranchise solidaire a été soutenu par la Fondation du Groupe DDB. Comme chaque année, la Semaine du Microcrédit© a bénéficié du soutien de très nombreux partenaires.

Les partenaires de la Semaine du Microcrédit© Campagne d’affichage “Préparez-vous à devenir patron. “

Spot TV “Les patrons sont des gens comme vous. Alors pourquoi ne pas faire comme eux ?”

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• Les partenaires de l’Adie Ne sont mentionnés ici que les partenaires financiers de l'Adie, ainsi que quelques têtes de réseaux nationales des réseaux d'aide à la création d'entreprise. Au niveau local, de très nombreux partenaires, acteurs de l'insertion ou de la création d'entreprise, contribuent également activement à l'action de l'Adie et au soutien des créateurs d'entreprises. FONDATION BANQUE POPULAIRE RIVES DE PARIS FONDATION BLANCMESNIL FONDATION BMW GROUP FRANCE FONDATION BNP PARIBAS FONDATION CITIGROUP FONDATION D’ENTREPRISE INTERNATIONALE CARREFOUR FONDATION ELLE FONDATION HSBC POUR L’ÉDUCATION FONDATION KPMG FONDATION LE ROCH LES MOUSQUETAIRES FONDATION SCHNEIDER ELECTRIC FONDATION SOLIDARITE SNCF FONDATION TOTAL FONDATION VEOLIA ENVIRONNEMENT FONDS D'ACTION SOCIALE DU TRAVAIL TEMPORAIRE FRANÇAISE DES JEUX FRANCE 3 FRANCE ACTIVE FRANCE INITIATIVE FREE GANDI.NET GOOGLE GROUPAMA SA HEWLETT PACKARD HOGAN LOVELLS HSBC HSBC GLOBAL ASSET MANAGEMENT IMS ENTREPRENDRE POUR LA CITÉ J.P. MORGAN KEA & PARTNERS L’OREAL LASER LATHAM & WATKINS LE BON COIN LINKLATERS MACIF MICRO-ENTERPRISE ACCELERATION INSTITUTE MISSIONS LOCALES MONDIAL ASSISTANCE MONEYGRAM NATIXIS ASSET MANAGEMENT OCCURRENCE OSEO PRICE MINISTER PRIMAGAZ RENAULT RETAIL GROUP RÉSEAU ENTREPRENDRE ROLAND BERGER SIDE MICHELIN DÉVELOPPEMENT SOCIÉTÉ GÉNÉRALE SOCIÉTÉ GÉNÉRALE ASSET MANAGEMENT – SGAM SOCIO LOGICIELS SOLIDARITÉS NOUVELLES FACE AU CHÔMAGE TRAINING ET MANAGEMENT CONSEIL TURENNE CAPITAL UNION DES BANQUES SUISSES – UBS UNION NATIONALE INTERPROFESSIONNELLE POUR L’EMPLOI DANS L’INDUSTRIE ET LE COMMERCE WEBORAMA YOUNG & RUBICAM

Partenaires nationaux PUBLICS AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT

AGENCE NATIONALE DES SERVICES À LA PERSONNE AGENCE NATIONALE POUR LA COHÉSION SOCIALE ET L’ÉGALITÉ DES CHANCES AGENCE POUR LA CREATION D'ENTREPRISES ASSEMBLÉE DES CHAMBRES FRANCAISES DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE ASSOCIATION DES MAIRES DE GRANDES VILLES DE FRANCE ASSOCIATION DES RÉGIONS DE FRANCE CAISSE DES DÉPÔTS DÉLÉGATION GÉNÉRALE À L’EMPLOI ET À LA FORMATION PROFESSIONNELLE DIRECTION DE L’ACCUEIL, DE L’INTÉGRATION ET DE LA CITOYENNETÉ DIRECTION DE LA JEUNESSE, DE L’EDUCATION POPULAIRE ET DE LA VIE ASSOCIATIVE DIRECTION GÉNÉRALE DE LA COHÉSION SOCIALE DIRECTION GENERALE DE LA COMPETITIVITE, DE L’INDUSTRIE ET DES SERVICES FONDS DE GARANTIE POUR L’INSERTION ÉCONOMIQUE FONDS EUROPÉEN D’INVESTISSEMENT FONDS SOCIAL EUROPÉEN MINISTÈRE DE L’OUTREMER PÔLE EMPLOI RATP RÉGIME SOCIAL DES INDÉPENDANTS PRIVÉS

AGIR GRAPHIC AIRNESS ALMA CONSULTING GROUP ARKEA AXA AXA IM AZULIS CAPITAL BANQUE POSTALE BARREAU DE PARIS BIRD & BIRD BNP PAM BNP PARIBAS BNP PARIBAS PERSONAL FINANCE BOUTIQUES DE GESTION BURSON-MARSTELLER CAISSE CENTRALE DE MUTUALITÉ SOCIALE AGRICOLE – CCMSA CIEL COVEA FINANCE CRÉDIT COOPÉRATIF CRÉDIT MUTUEL CRISTAL DECISIONS LA CROIX EBAY ECOLE D’ECONOMIE DE PARIS ETAM FEDERATION NATIONALE DES BANQUES POPULAIRES FÉDÉRATION NATIONALE DES CUMA – FNCUMA FÉDÉRATION NATIONALE DU CRÉDIT AGRICOLE FINAMA FINANSOL A S S O C I A T I O N

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Partenaires régionaux ALSACE Communauté Urbaine de Strasbourg Conseil Général du Bas-Rhin Conseil Général du Haut-Rhin Conseil Régional d’Alsace DIRECCTE EDF Préfecture du Haut-Rhin Préfecture du Bas-Rhin Ville de Colmar AQUITAINE Communauté d’Agglomération de Pau Communauté d’Agglomération du BAB Communauté de communes d’Astérienne – Isle et Vern Communauté de communes du canton de Castets Communauté de communes d’Hasparren Communauté de communes de Dax Communauté des communes de Mimizan Communauté de communes du Pays Foyen Communauté Urbaine de Bordeaux Conseil Général de Gironde Conseil Général des Landes Conseil Général des Pyrénées Atlantiques Conseil Régional d’Aquitaine CCAS de Blanquefort CG du Lot et GaronneDDP DIRECCTE ERDF GIP DSU Pau GIP Maison de l’Emploi & de l’Agglomération Bayonnaise & Pays Basque GIP Maison de l’Emploi & de la formation des Bassins de Lacq Orthez Hauts de Garonne Développement Préfecture de la Dordogne Préfecture de la Gironde Préfecture de région Aquitaine Société Bordelaise de CIC Ville de Talence AUVERGNE Auvergne Habitat Clermont Communauté Communautés de communes de la Montagne Thiernoise Communauté de communes les Marches du Velay Communauté de communes de Néris-les-Bains Communauté d’Agglomération de Montluçon Communauté d’Agglomération du Puy en Velay Conseil Général de l’Allier Conseil Général de la Haute-Loire Conseil Général du Puy de Dôme Conseil Régional d’Auvergne Crédit Immobilier du Puy de Dôme DIRECCTE

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CENTRE Agglomération d’Orléans Agglomération de Blois Agglomération de Bourges Agglomération de Chartres Agglomération de Tours Conseil Général de l’Indre-et-Loire Conseil Général du Cher Conseil Général du Loir-et-Cher Conseil Général du Loiret Conseil Régional du Centre DIRECCTE Ville de Dreux CHAMPAGNE-ARDENNE Conseil Régional de Champagne-Ardenne DIRECCTE FEDER CORSE ADEC Communauté d’Agglomération de Bastia Conseil Général de Corse-du-Sud Conseil Général de Haute-Corse DIRECCTE PLIE d’Ajaccio Ville de Biguglia Ville de Calvi Ville de Porto Vecchio FRANCHE-COMTÉ Communauté d’Agglomération du Grand Besançon Communauté d’Agglomération du Pays de Montbéliard Conseil Général du Jura Conseil Général du Territoire de Belfort Conseil Régional de Franche- Comté DIRECCTE Ville de Lons-le-Saunier

BOURGOGNE Communauté d’Agglomération de Chalon-sur-Saône Communauté de commune du Sénonais Communauté de l’Auxerrois Communauté du Creusot Montceau Conseil Général de Côte d’Or Conseil Général de Saône-et-Loire Conseil Régional de Bourgogne DIRECCTE Fondation SEB Grand Dijon 56 A S S O C I A T I O N

BRETAGNE Agglomération de Brest Agglomération de Lannion Agglomération de Lorient Agglomération de Quimper Agglomération de Rennes Agglomération de Saint-Brieuc Agglomération de Saint-Malo Agglomération de Vannes Communauté de communes de Concarneau Communauté de communes de Dinan Communauté de communes de Fougères Communauté de communes de Guingamp Communauté de communes de la Roche aux Fées Communauté de communes de Loudéac Communauté de communes de Vitré Communauté de communes du Cap Sizun Communauté de communes du Pays du Guerchais Conseil Général des Côtes d’Armor Conseil Général du Finistère Conseil Général d’Ille-et-Vilaine Conseil Général du Morbihan Conseil Régional de Bretagne DIRECCTE Ville de Saint-Malo

GUADELOUPE Conseil Général de Guadeloupe Conseil Régional de Guadeloupe DIRECCTE A

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Conseil Général de Haute-Garonne Conseil Général de l’Ariège Conseil Général de l’Aveyron Conseil Général des Hautes-Pyrénées Conseil Général du Gers Conseil Général du Lot Conseil Général du Tarn Conseil Général du Tarn et Garonne Conseil Régional Midi-Pyrénées Contrat de ville de l’agglomération toulousaine DIRECCTE Fondation Airbus Freescale Motorola Procivis Tarn - Tarn et Garonne Midi Habitat Accession Promologis

GUYANE Délégation interministérielle à l’innovation et économie sociale DAF DIRECCTE DRIV DDE DSRU Saint Laurent du Maroni FEADER, FEDER Mission Guyane du CNES Région Guyane ILE-DE-FRANCE Barreau de Paris Solidarité Communauté d’Agglomération de Clichy-sous-Bois Montfermeil Conseil Général de l’Essonne Conseil Général de la Seine-et-Marne Conseil Général de la Seine-Saint-Denis Conseil Général des Hauts-de-Seine Conseil Général des Yvelines Conseil Général du Val d’Oise Conseil Général du Val-de-Marne Conseil Régional d’Ile-de-France DIRECCTE Préfecture de l’Essonne Préfecture de Paris Préfecture de Seine-Saint-Denis Préfecture des Yvelines Préfecture du Val de Marne Préfecture du Val d’Oise Ville d’Asnières Ville d’Evry Ville de Paris et Département de Paris

NORD PAS-DE-CALAIS Communauté d’Agglomération de Valenciennes Métropole Communauté d’Agglomération de la Porte du Hainaul Communauté d’Agglomération du Douaisis DIRECCTE Conseil Général du Nord Conseil Général du Pas-de-calais Conseil Régional du Nord Pas-de-Calais Je crée en Nord-Pas-de-Calais Lille Métropole Communauté Urbaine Préfectures du Nord et du Pas-de-Calais Ville de Lille NORMANDIE La CREA Agglomération du Havre Conseil Général de l’Eure Conseil Général du Calvados Conseil Général de la Seine-Maritime DIRECCTE Région Basse-Normandie Région Haute – Normandie Ville de Caen

LANGUEDOC-ROUSSILLON Conseil Général du Gard Conseil Général de l’Hérault Conseil Régional Languedoc-Roussillon DIRECCTE LIMOUSIN Communauté d’Agglomération de Limoges Conseil Général de la Haute-Vienne Conseil Régional du Limousin DIRECCTE Préfecture de la Haute-Vienne

NOUVELLE-CALÉDONIE Banque calédonienne d’investissements Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie Mission d’insertion des jeunes Province des Îles Loyauté Province Nord Province Sud Société Le Nickel Société Générale Calédonienne de Banque Vale Inco

LORRAINE Communauté d’Agglomération de Metz Métropole Conseil Général de la Meuse Conseil Général de Meurthe-et-Moselle Conseil Régional de Lorraine DIRECCTE Préfecture des Vosges Ville de Saint-Dié

PACA Conseil Général des Alpes de Haute- Provence Conseil Général des Alpes-Maritimes Conseil Général des Bouches-du-Rhône Conseil Général des Hautes-Alpes Conseil Général du Var Conseil Général du Vaucluse Conseil Régional de Provence Alpes Côte d’Azur DIRECCTE Fondation Banque Populaire Provençale et Corse Mairie d’Aix-en-Provence Mairie de Cannes Mairie de Carpentras Mairie de Manosque Mairie de marseille Maison de l’emploi de Marseille Préfectures - CUCS

MARTINIQUE CACEM Conseil Général de la Martinique CUCS du Lamentin DIRECCTE Espace Sud MAYOTTE Conseil Général de Mayotte DASS DIRECCTE MIDI-PYRÉNÉES Communauté urbaine du Grand Toulouse Communauté Urbaine de Montauban 3 Rivières A S S O C I A T I O N

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PAYS-DE-LOIRE Agglomération d’Angers Agglomération de Nantes Agglomération de la Roche-sur-Yon Agglomération de Saint-Nazaire Agglomération du Mans Communauté de communes de Chalans Communauté de communes du pays Fléchois Communauté de communes d’Ollones Conseil Général de la Sarthe Conseil Général de Loire-Atlantique Conseil Général de Vendée Conseil Général du Maine-et-Loire Conseil Régional des Pays de la Loire DIRECCTE

Conseil Général de l’Ain Conseil Général de l’Ardèche Conseil Général de l’Isère Conseil Général de la Haute-Savoie Conseil Général de la Loire Conseil Général de la Savoie Conseil Général du Rhône Conseil Régional Rhône-Alpes Crédit Municipal de Lyon DIRECCTE Le Grand Lyon La Métro Maison de l’emploi de Saint-Etienne Saint-Etienne Métropole Valence Agglo Ville d’Annemasse Ville de Bonneville Ville de Bourgoin-Jallieu Ville de Grenoble Ville de Lyon Ville de Seynod Ville de Valence Ville de Vaulx-en-Velin Ville de Vénissieux

PICARDIE Conseil Général de l’Aisne Conseil Régional de Picardie DIRECCTE FEDER J’entreprends en Picardie MEF du département de l’Aisne Préfecture de la Région Picardie Ville d’Amiens POITOU-CHARENTES Association IDEES Communauté d’Agglomération de la Rochelle Communauté de communes Oloron Communauté de communes Sud pays Basque Communauté de communes du Pays Chatelleraudais Conseil Général de la Charente Conseil Général de la Charente-Maritime Conseil Général de la Vienne Conseil Général des Deux-Sèvres Conseil Régional de Poitou-Charentes DIRECCTE Préfecture de la Charente Préfecture de la Charente-Maritime Préfecture de la Vienne POLYNESIE FRANCAISE Agglomération de Papeete - Syndicat Mixte en Charge du Contrat Urbain de Cohésion Sociale Banque de Polynésie Banque SOCREDO Gouvernement de Polynésie française Haut-Commissariat de Polynésie française Mc Donald’s Tahiti Office des Postes et telecommunication Ville de Papeete LA RÉUNION Conseil Général CIREST CINOR CIVIS DIRECCTE Ville de Saint-Paul Ville de Saint-Pierre RHÔNE-ALPES Agglomération de Bourg-en-Bresse Chambéry Métropole Communauté d’Agglomération de Bourg en Bresse Communauté d’Agglomération de Bièvre Valloire Communauté d’Agglomération des Pays Viennois Communauté d’Agglomération des Portes de l’Isère 58 A S S O C I A T I O N

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Š Yannick Derennes

Bassel, pizzeria


[L’Adie, partout en France 130 antennes / 190 permanences

Garges les Gonesses

Cergy

Pontoise Nanterre Montfermeil Sartrouville

Calais

Argentière

Grigny Dieppe

Charleville

Soissons

Vervins Sedan

Cherbourg

Péronne Chauny

Thionville

Compiègne

Freyming Merlebach

Ifs Guingamp

Morlaix Audierne Carhaix

Toul

St Brieuc

Argentan/Flers

Château Thierry

Alençon

Dinan Lanion

Melun

Lucé

St Dizier

Haguenau

Mutzig

Trappes

Avranche

Nancy

Saverne Sarrebourg

La Chapelle St Luc Mamers Ferté Bernard Auxerre

Concarneau Auray

Cosnes/Loire

Redon

Sablé sur Sarthe

Orléans

Château du Loir La Flèche

Belfort

Chaumont

Vesoul Chenôve

Montbeliard

Nevers

Vierzon Challans St Amand Montrond

Dole

Olonnes sur Mer

Lons le Saunier Macon

Rillieux la Pape

Jonzac Roanne

Bourgoin-Jallieu

Royan Givors

Ribérac

Albertville Voiron Viriville

Tournon

Annonay Vizille Bergerac

Bordeaux

Nyon

Talence

Arcachon

Pontcharra

Crolles St Marcellin Romans

Lalinde Blaye Libourne

Andernos

Annemasse Bonneville

Tarare Villefranche/Saone

Vichy St Jean d’Angely

Cahors

Mérignac Langon

Sarlat

Boé

Montélimar

Onet le Château Villefranche de Rouergue

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Digne Orange Millau

Sainte Foy

Embrun

Bollène Carpentras Isle sur la Sorgue

Mont de Marsan

Saint-Paul les Dax Auch

Cavaillon Grasse Pertuis Salon Manosque Cannes Frejus Arles de Provence Draguignan Aups Aix en Provence Gassin Martigues

Albi

Brignoles

Saint-Lizier Foix Saint Gaudens

Koumac

Poindimie Ouvéa Thio Lifou Koné Matautu Maré Bourail Nouméa

Pointe à Pitre Lamentin Baie Mahaut

St Laurent St Denis St André Mammoudzou Ste Clotilde

Fort de France

Cayenne

Papeete

St Georges

St Paul St Pierre

N OU S DO NNO NS LE S MOY E NS D’E NTREPRE NDRE À CEUX Q U I N’ O NT PA S LE S MOY E NS

Adie - Association pour le droit à l’initiative économique 4, boulevard Poissonnière - 75009 Paris Tél : 01 49 33 19 00 - Fax : 01 49 33 19 04 - mail : adie@adie.org - Site : www.adie.org L’action de l’Adie est co-financée par l’Union Européenne. L’Europe s’engage en France avec le Fond Social Européen.

Ce document est réalisé par un imprimeur référencé “Imprim'Vert”, sur papier certifié FSC - www.stip-imprimerie.fr - Février 2011

Microcrédits bénéficiant de la garantie émise par le Fonds européen d'investissement dans le cadre du programme pluriannuel de la Communauté Européenne en faveur des PME.

Fresnes

Les Mureaux Mantes la Jolie Etampes

Feignies Cambrai

Abbeville

Champigny Vanves Massy

Roubaix

St Omer Boulogne Béthune Noeux les Mines Liévin


adie rapport annuel