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A DA P E I d e s A l p e s d e H a u t e P r ove n c e

Numéro 27 M a rs 2 0 0 8

M A GMAGAZINE AZINE E D I TO R I A L : NI PAUVRE ,NI SOUMIS DANS CE NUMÉRO :

Ce slogan même s’il semble connoté avec un autre mouvement, évoque parfaitement une situation qui pour une majorité de personnes handicapés est une triste réalité. Ce vendredi 29 mars 2008 restera pour elles une journée d’action exceptionnelle, au-delà même de la manifestation organisée à l’appel du collectif national inter associatif qui regroupe une centaine d’Associations représentatives. Ce défilé revendicatif au cœur de la capitale, ou bien sur beaucoup de nos adhérents, de travailleurs de CAT, de résidents de nos foyers et aussi de professionnels D’ADAPEI venus de toute la France est devenu historique par son ampleur et cette union interhandicap. La question de fond posée ce jour au gouvernement : Peut-on vivre avec 628 € par mois ? Réponse unique, NON Ou est la décence humaine ? Alors il faut que nos gouvernants et l’ensemble de nos élus agissent pour améliorer

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Editorial Création de la SACAT Votre Calendrier

2

Gestion des ressources humaines

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Actualités Enquête de satisfaction à l’IME

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La vie affective et sexuelle de l’adolescent déficient intellectuel

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La fête Associative Temps fort de la vie Associative

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La réforme de la protection Juridique Un colloque ADAPEI

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10 Le parcours d’une militante Yvette LECLERQ 11 12 Portes ouvertes Au CAT de Manosque

Notre Dossier : La réforme De la Protection Juridique Des Majeurs

et résoudre cette situation qui devient tragique, dans un des pays les plus riches A.D.A.P.E.I du monde ne l’oublions pas. Les premières décisions devront confirmer les engagements pris par le chef de l’état Français lors du dernier congrès de l’UNAPEI ! L’ovation qu’il a reçue, ce jour là, pour ses propos est un honneur. Il ne doit pas se dédire de ses promesses. « On ne triche pas face aux personnes handicapés, orsqu’on les serre dans ses bras on pés lorsqu’on doit être sincère jusqu’au bout de son être… » Je pense que cette journée confirme la force du mouvement associatif, elle est la preuve que nos Asso forcent l’écoute, devenant des interlocuteurs incontournables lorsqu’elles savent s’unir pour défendre une grande cause. Sachons, nous parents, préserver cette force pour notre ADAPEI. Il faudra pour cela convaincre de nouveaux adhérents et les mobiliser, pour participer activement à son fonctionnement. Merci de me soutenir dans cette démarche. Emmanuel CHAROT

Un nouveau service à l’ADAPEI La Création de la SACAT : Section Annexe de CAT Dans le cadre du schéma départemental des personnes handicapées des Alpes de Haute Provence, l’ADAPEI avait proposé la création d’une Section Annexe de CAT. L’ADAPEI a reçu l’avis favorable à l’unanimité de la Commission Régionale (CROSMS). La SACAT de l’ADAPEI ouvrira en septembre 2008. Mais de quoi, s’agit-il ? La SACAT permettra de répondre aux besoins des :

Travailleurs du CAT en perte de potentialité en lien avec le vieillissement, l’usure ou des problèmes de santé ou

relationnels.

Jeunes adultes de l’IME, du SAJ ou des FO, pas encore en possibilité d’exercer une activité professionnelle à temps plein.

La SACAT n’est pas une orientation en soi. L’orientation de la CDAPH en CAT est obligatoire. La SACAT n’est que l’aménagement temporaire de la prise en charge du travailleur, que la CDAPH validera au regard de son projet individualisé. La prise en charge en SACAT est limitée à 2 ans, exceptionnellement renouvelable une fois, s’agissant de problématique temporaire. Au terme de cette période, le travailleur, soit, reprendra son poste de travail à temps plein au CAT,

soit, sera réorienté vers une autre structure. La SACAT proposera un soutien renforcé par le développement des potentialités, par le maintien des acquis et la remobilisation personnelle et professionnelle, par des soutiens comportementaux, voire thérapeutiques, par d’éventuelles réorientations... Le travailleur de CAT admis en SACAT, travaillera une demi-journée au CAT et aura des soutiens spécialisés à la SACAT pendant l’autre demi-journée. L’encadrement sera assuré par un Educateur Technique Spécialisé, dans les locaux des CAT. La SACAT fonctionnera le matin sur le CAT de Manosque et l’après midi sur le CAT de Saint Auban. Remercions notre financeur : le Conseil Général.


L’ACTUALITE ASSOCIATIVE

Page 2 L’ACTUALITE EN CHIFFRE

C’est le résultat de l’Opération Ivoire de Noël 2007. Nos remerciements à Mmes BONSIGNOUR, CHAROT, LECLERC, STORDEUR... Qui par la vente de cartes de vœux ont permis aux résidents du Foyer Occupationnel de Saint Auban de se voir offerte une TV écran plat géant.

ez à Pens votre ation cotis 2008

LES NOUVEAUTES Prochainement :

Le nouveau site internet de l’ADAPEI en cours de rénovation, il sera présenté à l’Assemblée générale du 31 mai 2008.

La prestation de compensation accessible aux enfants, dès avril 2008. Contactez : Christine RAYNAUD Au 04 92 64 96 00

• Allo : 39 77 Pour lutter contre la Maltraitance.

NOS PEINES Toutes notre affection à Jeanine GALEA, ouvrière au CAT qui a perdu sa maman.

Immense pensée à la Famille JANKOWSKI. Le papa de Noémie nous a quitté

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VOTRE CALENDRIER

La Vie Associativ e et statutaire

les giona é R s e ourné I Les J RAPE l de ’U E FORM I QUE LA RE ON JURID ECTI URS PROT A L E MAJE D S E D de ation Anim NNA COLO e m ô J ér 008 vril 2 a 6 2 di Same NI C E

ASSEMBLEE GENERALE 2008

Samedi 31 mai 2008 DIGNE Adhérents : vous recevrez votre invitation

PEI l’ADA s cter : a t ment n e o C seign n e r 00 tous 4 96 pour 92 6 4 0 u A

L’ADAPEI et le STRESS au TRAVAIL DEMARCHE de GESTION des RESSOURCES HUMAINES L’ADAPEI des Alpes de Haute Provence, gère, désormais, 11 services et établissements, et emploie, maintenant, plus de 180 salariés en CDI. Depuis le début de l’année, DELPHINE MORELLI a rejoint le siège de l’association pour renforcer la Gestion des ressources humaines de l’ADAPEI, dans le droit fil des termes du projet Associatif, adopté en 2007, qui énonce des actions et des engagements envers les salariés. Sur l’initiative du CHSCT, une action innovante, la première dans notre département, a été mise en œuvre : Un questionnaire sur le stress au travail. Qu’en est-il à l’ADAPEI ? 7 salariés sur 10 estiment pouvoir développer leur compétence profes-

sionnelle à l’ADAPEI, avoir de la liberté et des initiatives dans la réalisation de leur travail, et un support institutionnel important. La moitié des salariés estiment avoir des contraintes importantes. A l’évidence, la reconnaissance d’un cadre de travail qui doit permettre de réaliser une qualité de prise en charge des personnes accueillies.

1 – Développer les compétences professionnelles Pas de développement 64 % Fort développement ▼ ▼ ▼

2 – Liberté dans le travail Pas de liberté 74 % ▼ ▼ 3 – Contraintes Fortes contraintes 46% 53% ▼ ▼ ▼ 4 – Support social Faible support ▼

69 % ▼

12 mars 2008

Beaucoup de Liberté ▼

Faibles contraintes ▼

Fort support ▼


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L’ACTUALITE DES ETABLISSEMENTS

ACTUALITES ENQUETE DE SATISFACTION à l’IME Une forme de participation des usagers et de leur famille La Loi du 2 janvier 2002 a mis en évidence la place centrale de la personne handicapée et de son représentant légal dans le service et établissement dans lesquels elle est prise en compte. Pour cela, elle a rendu obligatoire les outils de participation que sont : livret d’accueil, règlement de fonctionnement, contrat de séjour, conseil de la vie sociale… autant de dispositifs mis en œuvre à l’ADAPEI des Alpes de Haute Provence. La loi évoque également : Les enquêtes de satisfaction. Il s’agit de recueillir l’avis des usagers et de leur famille sur l’organisation de l’établissement et sur la qualité du service rendu. Après le SAJ et le SESSAD, c’est

l’IME qui a réalisé cette enquête sur un double thème :

Les rencontres s/professionnels

Les périodes de fermeture de l’IME.

parent-

Parcourons rapidement les grandes lignes de cette enquête : Le taux de participation de 65%, rend les résultats représentatifs. Les rencontres parents/professionnels ont répondu a 96% aux attentes des familles. Par contre, 22% n’ont pu poser toutes leurs questions. Si tous les participants ont apprécié l’aspect convivial, l’organisation doit être améliorée.

Action de sensibilisation aux Handicaps des personnels du Centre des impôts L’ADAPEI a participé à la journée de formation et de sensibilisation pour les salariés du centre des impôts de DIGNE LES BAINS, afin d’accueillir au mieux les personnes en situation de handicap, et quelle que soit la nature du handicap. Lors de cette journée, la MDPH et l’ADAPEI, l’APAJH, l’URAPEDA, l’APF et « A Perte de Vue », ont présenté le Handicap, la diversité des déficiences, les difficultés rencontrées... pour que les personnels du Centre des Impôts puisse être dans la capacité d’accueillir et d’orienter, de façon adaptée, les personnes handicapées et leurs proches. Afin que les personnels des impôts puissent comprendre les difficultés que peuvent rencontrer les personnes en situation de handicap, chaque association a pu mettre en place une mise en situation à travers divers ateliers. Il s’agissait, pour la première fois, de la mise à disposition des collectivités, administrations, entreprises.. de ce module de sensibilisation et de formation, multihandicaps, initié par les associations dans le cadre du Comité d’entente, afin que chaque personne puisse prendre sa place au sein de la société malgré son handicap.

La fréquence souhaitée de ces rencontres est bi annuelle. A propos des congés, une grande partie des parents sont satisfaits ou plutôt satisfaits du calendrier de vacances proposé. La majorité des familles souhaiterait un allongement des vacances de Noël et de Toussaint. On constate, enfin, la situation très différentes des enfants et de leur famille qui expriment des souhaits opposés concernant la durée des vacances et la prise en charge pendant les week-ends. A l’évidence, des résultats qui éclaireront la direction de l’IME et le conseil d’administration pour anticiper les prochaines orientations de cet établissement.

MONSIEUR CARNAVAL A L’IME L’arrivée du printemps a été marqué, à l’IME « Les Oliviers » par le CARNAVAL., autour d’un thème fort d’actualité et original : Le recyclage et l’écologie. L’IME est une école de la vie, et il est dans sa mission d’inculquer des actes citoyens à tous, quelle que soient leur possibilités. Déguisements en carton et en sacs poubelles… Même le dragon qui périt brûlé, était recyclable ! La joie du Carnaval, c’est aussi, de balader avec le tracteur de l’IME. Et quel tracteur ! Une nouvelle acquisition de l’IMPro, grâce, en partie au financement du Crédit Agricole, pour initier les jeunes adolescents, dans le cadre de leur apprentissage préprofessionnel, aux travaux des espaces verts et à la conduite, et ce, en toute sécurité. Ils étaient heureux, et surtout, Alain POURCHIER, leur éducateur technique spécialisé et chauffeur du tracteur. Quelle journée, avec l’animation musicale du groupe percussion et l’animation gustative avec les gâteaux et navettes d’Elyan, notre cuisinier. Vive Monsieur CARNAVAL, il reviendra, l’an prochain !


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LES COLLOQUES

LA VIE AFFECTIVE

ET

Samedi 25 janvier, 40 personnes : Parents et Professionnels ont participé à une formation et une réflexion commune sur le thème : « Vie affective et

sexuelle des adolescents et jeunes adultes ».

Gérard CAILLOL présente le thème de la journée

Dominique LOPEZ, sexologue, sexothérapeute, référencée par l’UNAPEI, formatrice auprès de nombreuses institutions et professionnels, fut notre intervenante qualifiée. L’ADAPEI fut une association précurseur en matière d’exercice des droits et en matière de citoyenneté, consacrés par la Loi du 11 février 2005. En effet, la Charte de l’ADAPEI, dans son article VI, reconnaît le droit de la personne handicapée à une vie sentimentale et sexuelle, avec les garanties de protection et de libre consentement.

Dominique LOPEZ Notre intervenante

Mais trois questions principales demeurent : • Quelle est la construction de la vie affe c t i ve et s e xu el l e d e l’adolescent déficient intellectuel ? • Comment aborder la sexualité avec ces adolescents ? • Quel accompagnement mettre en place pour les parents et les professionnels ?

Ce thème reflète une problématique émergeante de l’IME « Les Oliviers » initié par Catherine REYBARD

La sexualité est l’ensemble des comportements qui concernent la satisfaction des besoins et désirs sexuels. La sexualité est une composante essentielle de l’épanouissement personnel. Phénomène complexe, elle a trois dimensions : • La dimension biologique, • •

Un auditoire attentif et très participatif

La dimension psycho-affective, La dimension sociale : juridique, éthique, religieuse, politique, culturelle...

SEXUELLE

DES

Sa fonction première est la communication, l’expression de la quête de l’autre. Les enjeux sont multiples : procréation, santé, plaisir, tabous, lois, amour, sexisme… C’est l’histoire de la vie et de la mort, de ses pulsions, mais aussi, de l’altérité de chacun. La sexualité fait partie de l’identité de base de l’être humain. Aussi, on ne peut nier la sexualité des personnes handicapées sous peine de ne pas les reconnaître comme sujet, citoyen, à part entière. Au niveau physiologique, le développement sexuel de l’adolescent et de l’adulte handicapé mental est, tout à fait, normal. Quelle que soit la déficience ou la normalité de l’enfant, il convient de parler de la sexualité, naturellement, comme on parle du reste.

La sexualité n’est pas déficiente parce que l’enfant est déficient. L’enfant doit sentir que le parent est libre sur ce sujet. En matière de sexualité, les représentations sont des croyances, il n’y a pas de bien ou de mal, si ce n’est l’inceste ou l’abus de l’autre. Quand on ne sait pas, on fait comme s’il n’y avait pas de différence. Le développement de la sexualité est plus comportemental que naturel. De ce fait, l’apprentissage est, donc, très important. La difficulté dans l’apprentissage provient de la compréhension et de la représentation de l’enfant, puis de l’adolescent, à connaître son corps, à appréhender les notions conceptuelles et abstraites. La sexualité adolescente est caractérisée par la crise pubertaire liée aux mutations anatomiques et physiologiques du corps. Elle oblige, tout adolescent, à une nouvelle adaptation de son image corporelle et de sa maturation sexuelle. L’adolescent est


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D E L ’ A DA P E I

A D O L E S C E N T S H A N D I C A P E S M E N TAU X La notion de « Grand » apparaît, et le regard de l’autre se modifie. Apparaissent, alors, les notions d’affirmation de soi, d’opposition, d’identification… La sexualité s’organise autour d’axes contradictoires : des pulsions mal contrôlées et des inhibitions provenant de la famille, de la société… L’enjeux est de chercher, les clefs ensemble, parents et professionnels. Les parents ont, souvent, la culpabilité de cet acte sexuel d’amour à deux qui a donné naissance à leur enfant handicapé. La perspective de la procréation de leur enfant est une autre limite. L’interdit de la procréation produit souvent l’interdiction de la sexualité. La surprotection des parents et la prudence et le mal à l’aise des professionnels produisent l’évitement de la problématique. Pourtant, le sujet est bien plus large.

La sexualité n’est pas que rapport sexuel. La vie affective de la personne handicapée est bien souvent platonique ou décalée, en fonction des représentations qu’elle peut avoir de la relation amoureuse ou sexuelle et de la norme sociale : tendresse, toucher, caresse, affectivité en sont souvent la traduction. D’ailleurs, dans les Foyers d’hébergement où la sexualité est possible selon des modalités et des garanties de libre adhésion des deux partenaires, aucune accélération de la sexualité n’est constatée. Nous avons l’obligation d’éducation à la sexualité, Nous avons le devoir d’informer à la prévention, à la contraception… Comme cela fut fait au CAT, en informant sur le Sida. Nous avons le devoir de protéger les enfants, adolescents et adultes que nous accompa-

gnons. Comment accompagner la personne handicapée, sans nier la sexualité, mais, aussi, sans encourager sa pratique, dans un contexte social, juridique, relationnel contraignant. L’accompagnement est un enjeu fort que parents et professionnels, doivent par le dialogue et le calage de leur intervention réciproque, surmonter; afin d’éviter les habituels conflits : « Les professionnels savent tout, ce n’est pas leur enfant, il veulent le pouvoir sur nos enfants... Les parents surprotègent leur enfant ». Les parents ne sont pas forcément les mieux placés pour réaliser cette éducation que l’adolescent va naturellement et souvent chercher ailleurs.

On arrête de ne rien faire ! La meilleure garantie pour les professionnels est l’inscription dans le projet d’établissement de l’axe « éducation sexuelle » avec ses objectifs et ses moyens, pour éviter les phénomènes d’inaction ou de prudence excessive. Au niveau pratique, quelques pistes sont à dégager : • Des rencontres parents/professionnels • Des ateliers avec un animateur (extérieur) en direction des adolescents ou jeunes adultes. • Des groupes de paroles, d’écriture, d’arts, de lecture… • Des supports : photos, images… • Méthodes ludiques, de créativité, de mise en mots de la sexualité...notamment provenant du Québec, • Groupe de paroles avec les parents… Cette journée aura permis de constater l’importance partagée par les parents et les professionnels de développer une incontournable éducation à la sexualité, en toute transparence. Les établissements et services de l’ADAPEI ont à entamer une démarche de réflexion avec l’objectif d’apporter des informations en tenant compte de ce que nous pensons être les capacités cognitives et les besoins affectifs et sexuels de chaque personne handicapée, dans le cadre du projet individualisé .


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LA FETE ASSOCIATIVE Record à nouveau battu : 270 invités présents à la Fête de l’ADAPEI. La salle des Fêtes de Pierrevert, pourtant, l’une des plus grande du département, fut presque petite pour contenir notre traditionnel Repas dansant. La Fête de l’Association est le moment fort de la vie associative. Positionnée en début d’année, elle est l’occasion de rassembler : Personnes handicapées, parents, amis, professionnels pour un intense moment de convivialité, pour débuter l’année sous les meilleurs auspices. Cette année, animation COUNTRY, qui succède au spectacle de magie de l’an passé. Le FRANY COUNTRY CLUB, de Sainte Tulle, dirigé par Françoise PEYRON, a marqué ce repas dansant par une animation de danses country. Un grand merci pour cette gracieuse et originale participation. Tout d’abord, démonstration, fort perturbée par la participation spontanée de tous les convives, puis initiation à la danse Country. Et pour créer l’ambiance, l’ADAPEI a distribué, gratuitement, à chacun son chapeau de Cow-boy : Blanc pour les filles, noir pour les garçons. Tous les participants ont appris les pas de base de cette danse du Far West, dans une super

ambiance. L’après midi se poursuivit par des danses plus classiques sous les musiques de LAUREVE de Yves MAGAUD. Chacun pu danser : tangos, valses, pour les plus anciens… Danses des années 70, 80 et 90 pour les plus jeunes... Le repas fut préparé par Laurence et Christophe CABASSU qui avec bonheur ont succédé à Marthe et Jean Pierre BOURDAUD à la tête de l’OULIVIER, traiteur à PIERREVERT.

L’ambiance musicale De LAUREVE

Déjà, l’équipe d’animation prépare la Fête Associative 2009, car la solidarité et la convivialité à l’ADAPEI, ce n’est jamais fini… Il se dit qu’on pourrait se retrouver vers Oraison... En cuisine c’est chaud !

L’équipe du FRANY COUNTRY CLUB


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L E TEMPS FORT ASSOCIATIF Les Médaillés du travail Les Médailles d’honneur du travail sont attribuées par le Préfet du département pour récompenser la carrière professionnelle de salariés. Après 20 ans : la médaille de bronze, Après 30 ans : la médaille d’argent, Après 30 ans : la médaille de vermeil. Il est de longue tradition à l’ADAPEI d’honorer les travailleurs du CAT. Emmanuelle DUFAURET a pour mission d’instruire les dossiers apportant la preuve de l’ancienneté professionnelle des demandeurs et de formuler au nom de l’ADAPEI, la demande de médaille. Le diplôme sera ensuite décerné par Hommages aux retraités de l’ADAPEI. Instauré depuis 3 années, il est maintenant de tradition de remercier au cours de l’année les salariés faisant valoir leur droit à la retraite dans l’année, pour leur action pendant de nombreuses années auprès des Inés TREVISIOL enfants et adultes handicapés. Inés TREVISIOL, veilleuse de nuit aux Tourelles, Joëlle PICHE, agent de service et gardienne à l’IME et Marie Marie Hélène SALOMON Hélène SALOMON, directrice du secteur Travail Protégé ont reçu les hommages d’Emmanuel CHAROT au nom de l’ADAPEI. Joëlle PICHE

Mme La Préfète lors des promotions du 14 juillet ou du 1er janvier. La cérémonie peut, alors, s’effectuer , au cours de cette Fête Associative : Jean Jacques HILS et Nora BOUHASSANE ont pu rappeler la carrière de chacun des récipiendaires et leur qualité professionnelle, Emmanuel CHAROT, leur remettre la médaille d’honneur du travail et le diplôme, avec l’assistance du Maire de Pierrevert, M AYMARD qui nous fit l’honneur de participer à cette manifestation. La médaille est accompagnée d’une gratification financière offerte par la direction du CAT, avant de recevoir l’accolade de notre très charmante Assistante Sociale : Emmanuelle DUFAURET. Cette reconnaissance revêt une importance particulière pour les travailleurs du CAT et contribue à consolider leur statut de travailleur. Elle marque souvent le temps passé essentiellement en CAT, souvent à l’ADAPEI, et constitue une juste récompense pour ces travailleurs exemplaires.

Christine ISNARD

Médaille d’Argent

Nathalie DE BACKER

Médaille d’Argent

Philippe DE BACKER

Médaille d’Argent

Serge SAUVE

Médaille d’Argent

Albert TROUCHET

Médaille d’Argent

Gilbert HERNANDEZ

Médaille d’Argent

Yvonne AMIEL

Médaille de Vermeil

Marie Thérèse MARC

Médaille de Vermeil

Patrice FRISON

Médaille de Vermeil

Jean Paul YONOUZIAN

Médaille de Vermeil

Claudine BAGARRY

Médaille de Vermeil


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LA REFORME DE LA P A l’origine la Loi du 3 janvier 1968 ne concernait que quelques milliers de personnes fragilisées par le handicap. Cette Loi fut, alors, d’un apport majeur en cherchant à protéger, par la mise en place de la protection juridique, les personnes vulnérables de la société, alors qu’auparavant, on protégeait la société des personnes dites « marginales ». Les évolutions de notre société : allongement de l’espérance de vie, vieillissement de la population, précarisation et exclusion sociale, ont rendu incontournable la rénovation de cette Loi. Le chantier fut commencé en 1999 par l’UNAPEI. La Loi du 5 mars 2007, dernière Loi de la législature sous la présidence de Monsieur Jacques CHIRAC, portant réforme de la protection juridique des majeurs, apporte de nettes améliorations au dispositif actuel. Elle tire un trait définitif sur le qualificatif d’Incapable, attribué aux personnes atteintes d’altération de leurs facultés personnelles et placées sous mesure de protection juridique. Le législateur vient traduire l’évolution, quarante ans après, du regard de notre société sur ces personnes vulnérables et plus particulièrement sur les personnes handicapées mentales. La réforme de la protection juridique s’inscrit dans ce vaste mouvement de recentrage autour de la personne à l’instar des Lois du 2 janvier 2002 et du 11 février 2005. Sébastien BRETON, responsable de la protection juridique à l’UNAPEI, Jean François ASTRUC, juge des Tutelles à Digne, Andrée BAILLE et Isabelle TRAHAN, responsables de l’Association Tutélaire et de l’UDAF, ont permis, lors du colloque de l’ADAPEI, organisé le 15 mars, à Château Arnoux, sous l’animation de Gérard CAILLOL, Directeur Général de l’ADAPEI, aux 100 participants : personnes handicapées, parents, professionnels, amis, de parcourir les contours de la protection juridique, nouvelle version.

A 18 ans, on est majeur et responsable : l’autorité parentale s’efface et le jeune adulte, y compris, handicapé mental, est légalement reconnu capable de tous les actes de la vie civile. LES PRINCIPES DE LA NOUVELLE LOI : Une nouvelle Loi qui prendra effet : le 1er janvier 2009. Les 3 régimes de protection sont conservés :

Sauvergarde de justice : mesure temporaire pour représenter la personne handicapée dans l’accomplissement de certains actes déterminés.

Curatelle : personne, qui, sans être hors d’état d’agir elle-même, a besoin d’être assistée ou contrôlée, d’une manière continue dans les actes importants de la vie.

Tutelle : personne qui doit être représentée d’une manière continue dans les actes de la vie civile.

Une revendication : La protection juridique limitée exclusivement aux personnes ayant une altération de leurs facultés mentales. L’altération doit être médicalement constatée par un médecin agréé.

La mesure doit être :

nécessaire

Subsidiaire

Proportionnée

La saisine d’office du Juge des tutelles est supprimée : Le signalement par un tiers devra s’effectuer auprès du procureur de la république, qui, selon son enquête, transmettra ou pas au Juge des tutelles. Des mesures à durée déterminée : Tutelles et curatelles devront être prononcées pour une durée déterminée qui ne pourra excéder 5 ans. Le Juge devra renouveler la mesure à son expiration, éventuellement pour une durée indéterminée si l’altération des facultés mentales ne paraît pas susceptible d’amélioration future. La participation financière du protégé : Si la mesure est familiale, elle est gratuite au nom de la solidarité familiale. Si la mesure est extra-familiale, elle est à la charge du protégé, en totalité ou partiellement. Un décret précisera le montant de la participation. Des dispositifs alternatifs pour les personnes ayant besoin d’un accompagnement social et


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PROTECTION JURIDIQUE budgétaire :

Son logement est protégé

Mesure d’accompagnement social

Ses comptes et livrets sont gardés

Mesure d’accompagnement judiciaire

Ses souvenirs sont à sa disposition

Le majeur sous tutelle a le droit de vote Sauf décision contraire du Juge.

LE RENFORCEMENT DES DROITS DES PERSONNES ET DES FAMILLES La consécration législative de la protection de la personne

La mesure portera à la fois sur la protection des biens et la protection des personnes La protection de la personne a pour finalité l’intérêt du majeur et doit favoriser son autonomie. Elle est instaurée et assurée :

Dans le respect des libertés individuelles

Dans le respect des droits fondamentaux

Dans le respect de la dignité de la personne

La recherche du consentement de la personne protégée aux décisions la concernant

La personne doit être entendue par le Juge (sauf si le majeur est hors d’état d’exprimer sa volonté) et a la possibilité d’être assisté par un Avocat

Les actes strictement personnels lui sont réservés (relation à ses enfants)

• •

Elle choisit seule : résidence et relations Lorsque l’état de la personne ne lui permet pas de prendre seule une décision personnelle éclairée, le Juge peut prévoir qu’elle bénéficiera, pour l’ensemble des actes relatifs à sa personne ou ceux d’entre eux qu’il énumère, de l’assistance de une personne chargée de sa protection, voire de la représentation si l’assistance ne suffit pas.

L’esquisse d’un statut pénal du majeur protégé Règles spécifiques de procédures applicables à la poursuite , à l’instruction et au jugement des infractions commises par un majeur protégé : information, assistance, droit de procédures…

Un principe revendiqué pour les personnes handicapées mentales :

Le renforcement du principe de la priorité familiale pour les personnes susceptibles d’établir une requête aux fins de mise sous protection juridique auprès du Juge des tutelles : Majeur lui-même, conjoint, parents, alliés, personnes entretenant des liens étroits et stables, le protecteur…

De la protection des biens à la Consécration de la protection de la personne

Le renforcement du principe de priorité familiale dans la désignation du tuteur ou du curateur Prioritairement au conjoint A défaut, un parent, un allié, ou toute personne entretenant des liens étroits et stables Prise en compte des sentiments exprimés par le majeur Le choix des parents s’impose au Juge pour leur succéder à la gestion de la mesure

La mesure phare :

La possibilité de nommer plusieurs tuteurs ou curateurs, et de scinder la mesure La possibilité pour la famille d’être informée sans pour autant avoir été désignée comme tutrice. La tutelle avec conseil de famille aménagée

Composition d’au moins 4 membres, sans le juge

Composition élargie : parents, alliés, personne manifestant un intérêt…

Le mandat de protection future : Il permet à des parents de désigner une ou plusieurs personnes qui assureront la protection de leur enfant le jour où il ne seront plus en mesure de le faire eux-mêmes.

La priorité de la famille dans la désignation du tuteur et l’anticipation par le mandat de protection future


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YVETTE LECLERC Quel chemin ! Je voudrais profiter de ma fonction Présidentielle, pour rendre hommage à une grande dame de l’ADAPEI des Alpes de Hautes Provence, C’est vrai, vous aurez compris qu’il ne s’agit pas d’une boutade et que ce chemin, son chemin, que je vais vous décrire vous le connaissez et aux premiers mots énoncés… vous devinez la dame.. Née au fin fond d’une station de ski bretonne, Dans un tonneau de calvados /sur/ mer, au siècle dernier… Elle effectue dés 1944 ces études d’infirmière, puis occupe divers postes à la CROIX ROUGE. Elle rencontre et épouse en 1948 un AS de l’armée de l’air, ce qui se traduira dés 1949 par la naissance de PHILIPPE. En 1950, MICHEL débarque à son tour avant que la famille n’embarque pour BANGUI… où là, tranquille, RAS pendant trois ans… Puis nouvel atterrissage secoué sur l’ILE de BEAUTE où DOMINIQUE rejoint ses frangins en 1954 à AJACCIO. En 1957 la grande famille atterrit a DAKAR, calme plat .., mais l’appel du vent est trop fort et de 1960 à 1964 elle visite ORANGE ou contre tout attente le berceau là aussi reste vide… Alors dés 1964 migration vers PIERREVERT. Là, sous les oliviers et à l’abri du vent, né en 1970 FRANCOIS, qui regarde d’un œil malicieux, plein d’affection et d’amour, mais aussi un peu bridé…sa grande famille.. Dés lors, un nouveau combat s’engage et en 1976 cette grande dame entre au Conseil d’Administration de l’ADAPEI. Elle prend en charge en 1991 la section familia-

le de Manosque, qu’elle développe et enrichit, de par son écoute et ses conseils, auprès des familles d’une même communauté de destin. Depuis 2007 promue au rang d’arrière grandmère, elle se retire progressivement de ses fonctions au sein de L’ADAPEI et se consacre maintenant au tricotage de chaussons pour les enfants prématurés d’un Hôpital de Nice puisqu’elle est aussi grand-mère d’une infirmière de ce service.. Elle reste encore aujourd’hui, malgré elle, la confidente des familles de nos enfants du CAT et des foyers de MANOSQUE. Mais, il me semble, sans beaucoup m’avancer, que son grand regret c’est l’absence de relève et pour sûr, la disparition de cet accueil de vie sociale et familiale Manosquin au sein de notre Association … Regret que nous sommes beaucoup à partager, mais là, sans doute, c’est un comportement familial qui nous échappe et qui appartient à l’évolution de notre société…le débat reste entier… BIEN SUR C’EST ELLE Elle est née : Yvette BAUDET, et devient Mme LECLERC depuis 1948. MERCI YVETTE

MERCI DE TOUT CE QUE TU AS FAIT POUR NOS ENFANTS AU SEIN DE NOTRE ASSOCIATION. MERCI DU FOND DE NOS CŒURS Discours d’Emmanuel CHAROT Au cours de la Fête Associative 2008 Pour rendre hommage à Mme Yvette LECLERC

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LE PARCOURS D’UNE MILITANTE 1) En 1970, lors de la naissance de François, comment vous a été annoncé le handicap de votre fils ? « Je suis sortie de la maternité au bout d’une dizaine de jour, et ce n’est qu’après que j’ai pu remarquer qu’il n’était pas comme mes deux autres fils. J’ai essayé de me renseigner auprès de mon médecin de famille, qui m’a conseillé de voir un pédiatre. C’est effectivement ce médecin, qui m’a annoncé le handicap de mon fils. Et bien évidemment cela m’a choquée.» 2) Pensez vous qu’actuellement cette annonce soit mieux faite ? « Elle est mieux faite, car les futurs parents savent dès le départ que leur enfant est porteur d’un handicap mental. Cela leur permet de pouvoir faire les démarches nécessaires pour son intégration dans des établissements spécialisés. De plus, à une période, les pédiatres accompagnés de mamans d’enfants handicapés plus âgés, visitaient les mamans à qui on avait annoncé un handicap pour leur futur bébé. » 3) Quels conseils donneriezdonneriez-vous pour améliorer l’annonce du handicap ? « Aujourd’hui, les médecins parlent plus facilement du handicap alors qu’ils n’osaient pas ou peu le faire à mon époque. De nos jours, les moyens technologiques permettent de déceler plus facilement les problèmes avant la naissance et donc de préparer, d’avertir les nouveaux parents. » 4) Pourquoi vous êtes vous investie à l’ADAPEI ? « Je me suis investie pendant 30 ans au sein de l’ADAPEI, car l’Association avait besoin de soutien. Mon engagement envers l’Asso était un remerciement : Le fait d’avoir si bien accueilli mon fils François. Je me suis investie pendant toutes ces années, car les parents d’enfants portant un handicap mental avaient besoin de se confier à d’autres parents vivant la même situation. Cet engagement a perduré car les demandes renouvelées des parents me donnaient l’impression d’être utiles. De nos jours, l’ADAPEI a grandi; L’Asso compte plus d’adhérents, plus de professionnels. Les nouveaux parents s’adressent d’abord à l’administration en place et moins aux

parents qui ont connu leurs difficultés. A mon époque, l’association venait de se créer, les parents devaient s’investir pour qu’elle se développe. Je regrette que, de nos jours, certains parents ne prennent pas la relève et que le caractère familial de l’ADAPEI se transforme. » 5) Vous avez créé la section de Manosque, pourquoi ? Dans quel but ? « La section de Manosque a était créée par Madame VESPIER, afin de réunir les parents, pour créer des liens entre les familles. Et par la suite, j’ai pris sa succession… » 6) Les sections, petit à petit, disparaissent. Le regrettezregrettez-vous ? « Les sections créaient un lien régional et je pense que leur disparition n’est pas bénéfique. Grâce à elles, les parents, entre eux, communiquaient, parlaient de leurs difficultés. Ils pouvaient aussi « passer » plus directement auprès des professionnels. Les petites structures permettaient ces « raccourcis » alors que le caractère administratif actuel est un peu plus rigide mais incontournable.» 7) Au niveau local, que faudraitfaudrait-il mettre en place ? « Désormais, je ne connais plus les nouveaux parents. J’ai souvent eu l’impression que les parents de jeunes enfants n’avaient pas envie de voir nos adultes, car ils avaient devant leurs yeux l’image de leur avenir. Or, pour moi, il est important de réunir régulièrement tous les parents afin d’avoir des échanges enrichissants. » 8) Vous avez milité pour la création d’une maison de retraite pour personnes handicapées, avec la création du FAM, elle va se réaliser. Vos impressions. « L’ADAPEI s’agrandit constamment par la création d’établissements, même si cela ne va pas être suffisant. La création du FAM est fantastique, mais seulement il ne faudrait pas que d’autres grandes structures apparaissent. Je crois qu’il est préférable pour conserver l’atmosphère familiale de privilégier de petits établissements de taille humaine. »

9) Quels conseils donneriezdonneriez-vous aux jeunes parents ? J’aimerais que les jeunes parents se rencontrent un peu plus souvent. Qu’ils soient plus à l’écoute, et qu’ils comprennent que ce n’est pas de leur faute si leur enfant est atteint d’un handicap mental. En général, ils se sentent coupables par rapport au handicap que porte leur enfant, et cela engendre une surprotection, pour compenser le manque, alors qu’ils ont besoin d’autonomie, pour pouvoir s’épanouir. J’aimerais que les parents écoutent la demande de leurs enfants, car ils ont la capacité de savoir ce qu’ils veulent… J’aimerais également que les parents s’investissent, plus, par rapport à l’Association et à la vie de leurs enfants dans les établissements. 10) Comment souhaitezsouhaitez-vous que l’ADAPEI évolue ? « Je pense que l’ADAPEI ne devrait pas s’agrandir trop vite. Je pense qu’aujourd’hui les établissements ont une taille normale, il faut éviter de faire des grandes structures comme le FAM pour pouvoir accueillir nos enfants. Je préfère les petits foyers de 20 à 30 personnes afin que les moniteurs et les résidents puissent partager des moments d’intimité. » 11) Que pensezpensez-vous de la place des personnes handicapées dans la société pour demain ? ÊtesÊtes-vous pour l’insertion ou la protection ? « J’opterais pour la protection, car pour moi il n’y a pas d’insertion. Lorsque François était plus jeune, j’ai milité avec le professeur LEJEUNE, qui lui était pour l’insertion, et je suis allée à des réunions à Aix, là il y avait une Association qui voulait que les enfants porteurs d’un handicap aillent à l’école. Mais j’ai vu des enfants handicapés pleurer, car leurs parents les obligeaient à aller jouer avec les autres enfants, alors qu’ils se sentaient rejetés. De ce fait, je suis pour la protection, même si ce n’est pas une solution, mais au moins ils sont heureux car ils ne sont pas confrontés à des personnes cruelles » 12) Mme LECLERC : Un vœux à formuler pour l’ADAPEI.

« J’aurais aimé qu’une personne me remplace, mais je n’ai jamais réussi, personne n’a voulu me remplacer. »


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LA VIE DES ETABLISSEMENTS

ADAPEI des Alpes de Haute Provence

GATEAU des ROIS au CAT de MANOSQUE Et PORTES OUVERTES

Route de Saint Jean

Le jeudi 24 janvier 2008, au CAT les Ateliers du Fournas de MANOSQUE, était organisé, comme toutes les années, un après midi "portes ouvertes" avec le partage de la galette des rois. Un temps qui a réuni les familles ou amis des travailleurs handicapés, certaines entreprises donneurs d'ordres, divers partenaires, des particuliers, ainsi que des membres de l'association. Plus de 50 personnes ont répondu présent et ont pu apprécier tout au long de la visite, les divers ateliers; parfumage de sels , fabrication papèterie, préparation des commandes, conditionnements divers, repasserie, nettoyage de véhicules, espaces verts, et l'atelier de soutien éducatif. Nombre de personnes ont été étonnées par les savoir faire des ouvriers, leurs compétences à réaliser des travaux minutieux, à conduire des machines, à rendre un travail de qualité. Certains travailleurs ont eux-mêmes expliqué aux visiteurs les différentes phases opératoires des travaux effectués et les ouvriers de l'Entreprise Adaptée Bléone Durance n'ont pas été en reste à ce sujet. Il est, pour les travailleurs handicapés, très important que l'on puisse reconnaitre le travail qu'ils font, pas seulement les entreprises qui continuent à nous faire travailler, mais également les familles, qui ne soupçonnent pas toujours les capacités de leurs enfants. Dans la bonne humeur, Nora BOUHASSANE, directrice adjointe, accompagnée par son équipe, a su capter l'attention de son auditoire et le guider dans cette visite enrichissante. L'après midi s'est terminée par un moment convivial autour de la galette dite des Rois, dont l'origine religieuse a cédé le pas au simple plaisir de partager et de se retrouver en ce début d'année.

B.P 38 04160 CHATEAU-ARNOUX Téléphone : 04 92 64 96 00 Télécopie : 04 92 64 96 09 Messagerie : adapei.04@wanadoo.fr Site internet : adapei-04.com

Venez nous rejoindre à l’ADAPEI, Plus nombreux, nous serons plus forts !

Le Bureau de l’ADAPEI : Président : Emmanuel CHAROT

Gilles GARDEY. Educateur de soutien

Président Adjoint : Louisette CHABERT Vice Président : Maklouf RABHI Secrétaire :

LES ETABLISSEMENTS DE l’ADAPEI ETABLISSE-

André LAFFITTE Trésorier : Pierre AUZET

CAT « Les Ateliers du Fournas »

SESSAD

Secrétaire Adjoint : Ginette STORDEUR Trésorier Adjoint :

Saint Auban Manosque

Marcel DE SAINT MICHEL

IME « Les Oliviers »

Saint Auban Manosque

Saint Auban Siège Social : Directeur d’Association : Gérard CAILLOL Chef de Service Françoise ALBERT JUETZ Assistantes Sociales Christine RAYNAUD

Catherine REYBARD Yves HERY 04 92 Foyer Occupationnel « Hôtel VILLIARD » Saint Auban

Emmanuelle DUFAURET

MAGAZINE ADAPEI

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Rédacteur en chef :

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Magazine N°27  

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