Page 1


Présentation de la galerie. Behind The Scene. Exposition Cédric TEISSEIRE : I ' V E G OT YO U U N D E R M Y S K I N

Exposition Marylène NEGRO : LIMENLAND - HANDPICK

Exposition Samuel FRANÇOIS : A-TE-W-GB-T-TS


Située au 47 rue des Bergers à Paris dans le 15 ème arrondissement au sein du Département Arts Plastiques et Sciences de l’Art de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne (UFR 04), la galerie Michel Journiac est un centre d’art et de recherche, proposant une programmation en lien avec son contexte. Ouverte de septembre à mi-avril (suivant le calendrier universitaire) et fonctionnant avec une équipe de trois enseignants, elle a pour objectif de mieux faire connaître les différents champs de la création contemporaine et ses différents médiums aux étudiants et à l’ensemble des usagers de l’UFR. Diversifiée, la programmation alterne expositions individuelles et collectives, d’artistes émergent-e-s ou confirmé-e-s. Chaque exposition est l’occasion d’une rencontre entre les étudiants et l’artiste invité. Résolument attachée aux formes novatrices des pratiques contemporaines, sa programmation poursuit la réflexion engagée depuis 2009 autour des questions de transdisciplinarité dans les démarches artistiques contemporaines, associée aux différents programmes de recherches menés à l’Université. Depuis son ouverture, la galerie Michel Journiac a exposé Mark Dion, Antoni Muntadas, Edouard Levé, Claude Lévêque, Gianni Motti, Raphaël Boccanfuso, Tatiana Trouvé, Jan Kopp, Alexandre Périgot, Bruno Perramant, Tania Mouraud, Anita Molinero, Guillaume Constantin, Jean François Leroy… La galerie a également été le pôle parisien de la dernière Biennale de Paris en 2007, ainsi que celui de Dance on Camera de New York en 2008. En 2009, elle a accueilli En Marche, programme d’exposition et de recherche sur les pratiques performatives de la déambulation et en 2010, l’Atelier Drag King, performance et workshops sur les questions du genre. Depuis 2010, la galerie a en outre initié le Prix Michel Journiac en partenariat avec le département d’Arts Plastiques, afin de valoriser et de rendre visible les démarches de création des étudiant-e-s inscrit-e-s en Master 2 d’Arts Plastiques à l’Université Paris1. Le prix est décerné chaque année en mai par un jury de professionnels – institution, galerie, centre d’art, critique… 5 ou 6 candidat-e-s sont sélectionné-e-s et présentent leur travail à la galerie Michel Journiac pendant deux semaines. le lauréat désigné par le jury bénéficie d’une exposition personnelle au sein de la galerie du Haut Pavé à l’automne. Enfin, chaque année, la galerie accueille l’exposition de fin d’études des étudiants du Master 2 Sciences et Techniques de l’Exposition, centré sur le commissariat d’exposition : Le Miroir et l’Encyclopédie en coréalisation avec le Frac Île-de-France en 2012 ; L’Abri, en coproduction avec le Fonds de dotation Famille Houzé (Galeries Lafayette), en 2013. Équipe curatoriale actuelle : Enseignants : Benjamin Sabatier, Olivier Schefer, Véronique Verstraete. Etudiants : Adam Houibi, Marie LeCorre, Ludivine Frias, Tzu-Chun Lin, Lucie Hannibal, Ikrame Diyen, Thomas Desologes, Sila Candansayar.


La galerie Michel Journiac, de par son implantation au coeur même du centre Saint Charles, où sont enseignés les arts plastiques, le cinéma et le design, a toujours été un lieu d’ouverture et de dialogue, permettant aux étudiants des différentes filières d’avoir un d’avoir un espace d’exposition à proximité immédiate de leur lieu d’étude. La préparation d’une nouvelle exposition est un moment important pour la galerie, il permet aux étudiants volontaires qui forment l’équipe en charge de faire vivre la galerie au quotidien, d’assister l’artiste et de vivre l’organisation d’une exposition dans des conditions réelles, comme dans n’importe quelle autre galerie. Participer à l’organisation d’une exposition permet un échange entre les étudiants et les artistes, chacun peut apporter son expérience, son expertise, ou simplement de la bonne volonté et une motivation exceptionnelle. Par le travail d'équipe entrepris, les étudiants ont la chance de pouvoir profité des précieux conseils des artistes, mais aussi des enseignants qu’ils assistent. Parmi les membres de l'équipe, plusieurs étudiants n’avaient encore jamais participé au montage d’une exposition, et ont pu, à lors de la préparation des différentes expositions, découvrir ce processus dans la bonne humeur, de s'investir dans la communication (carton, revue), l'archivage, le gardiennage rémunéré, l'inventaire de matériel, l'emballage des œuvres ou l'anticipation des besoins selon les expositions. Ces expositions sont un support pédagogique pour l'ensemble des enseignants de l'UFR.


Originaire de la villa Arson, centre d’art basé à Nice, Cédric Teisseire est un artiste contemporain qui base son travail sur la forme, la couleur et la composition. Sa recherche principale découle de "la déclinaison de la peinture" sur la surface. En outre, il explore et parle d’un "territoire" de la peinture qu’il défie avec différentes techniques picturales. A travers son exposition ‘I’ve got you Under my Skin’, se déroulant jusqu’au 25 octobre 2016 à la galerie Michel Journiac, au Centre Saint Charles, l’artiste revisite le support et la pureté, formes contemporaines, mais aussi quelques thèmes modernistes comme le monochrome et l’abstraction.

Un rapport physique à la peinture Le travail de Cédric Teisseire interroge la surface de l’œuvre et, plus particulièrement, ce qu’il s’y passe ou peut s’y passer. Avec son propre corps, l’artiste modifie ses supports : il les tord, les plie et observe la réaction qu’offre la peinture. Pour cette exposition, plusieurs œuvres sont présentées de manière sculpturale : en effet, le spectateur ne peut s’empêcher d’être en mouvement. La surface est poncée afin d’altérer le reflet et d’en révéler l’armature, forçant alors le spectateur à se mouvoir pour la découvrir. Au-delà d’une réaction purement humaine, l’œuvre possède également un rapport physique avec l’observateur, par sa lourdeur. L’ouvrage semble figé dans un bobinage continue : son poids force son repli, comme si elle souffrait, comme si cette peau formait un hématome. Coups et blessures ? Voici ce qui trône dans l’exposition de Cédric Teisseire. Quand il n’attaque pas ses plaques d’aluminium à la ponceuse, il plie ces plaques. Volontairement, l’artiste martyrise ces surfaces limpides, puis y forme un ouragan de matière. Des spirales noires apparaissent et un halo bistre envahit le support. A la manière d’une goutte d’eau qui viendrait trahir le calme épais d’un lac, l’action humaine perturbe les couleurs. Au fur et à mesure, l’œuvre évolue, la peinture coule lentement et les hématomes s’agrandissent. La peau s’abime : elle ne cache plus ses blessures, elles qui semblent danser sur cette surface faussement monochrome.


CĂŠliende

Lebon # LeSorbo nnaute


« Je t’ai dans la peau », disent les amoureux, I’ve got you under my skin, rétorque Cédric Teisseire sur un air de Frank Sinatra. Avec ce titre qui renvoie également au film de Jonathan Glazer, Under the skin, où l’on suit les pérégrinations d’une alien cachée sous une peau humaine, Cédric Teisseire nous rappelle que son travail interroge ce qui se tient à la surface de l'œuvre mais aussi en elle et en dessous. Depuis une vingtaine d’années, l’artiste revisite, en les bousculant, quelques grands mythes picturaux modernistes - l’abstraction et le monochrome -, mais aussi des formes contemporaines - la pureté minimale, le support concret -. Quand on l’a cru parfois niée ou dépassée, la peinture revient partout chez lui comme matière, trace, signe et procès pictural ; faire œuvre c’est en revenir à la surface, à cette peau, dont Paul Valéry écrit qu’elle est en l’homme ce qu’il y a de plus profond. Selon Donald Judd, les « objets spécifiques », formes géométriques industrielles en tôle galvanisée et en acier peint, ne relèvent ni de la peinture ni de la sculpture. I’ve got you under my skin présente un ensemble de pièces qui se tiennent, au contraire, au croisement du relief, de la peinture et du miroir. Dans un geste de sculpteur et de peintre, Cédric Teisseire défait et recompose. Parfois héritier du Nouveau Réalisme, il fait fondre, au lieu de les compresser, des accessoires automobiles, en les exposant sur les cimaises, à la manière de toiles brûlées. L’entropie et l’accident occupent une part importante dans son travail. Défaire, c’est toujours faire autrement. Ailleurs, il plie et tord les Dibonds, ici il attaque à la ponceuse les plaques d’aluminium laquées donc émergent d’étranges spirales, échos lointains des roto-reliefs duchampiens. Et si l’on retrouve quelquefois le souvenir d’une œuvre d’Ellsworth Kelly ou de Frank Stella, les pièces de Teisseire frappent toujours par leur fausse simplicité : sous la plaque tordue - à mi chemin de la toile et du relief - se trouve une couleur dissimulée, une sorte d’aura, comme à l’envers des choses. Sur la surface poncée du Dibond s’anime aussi une dance mécanique et répétitive de ronds, qui semble extraite du Ballet mécanique de Fernand Léger. Voici encore des lacis, des entrelacs, des formes abstraites serpentines, quasi spectrales, qui lacèrent la surface, l’abîment, l’entaillent tout en la magnifiant. N’est-ce pas de la peinture elle-même que Cédric Teisseire pourrait dire : « je t’ai dans la peau » ? Olivier Schefer


Moss

Seeland

Highlands

Limenland

Hand-pick

Limenland

Inland Empire

Limenland

Hand-pick

de la main

Pick-pocket

Éloge

OLIVIER SCHEFER


Marylène Negro

MN

OS MN OS MN Olivier Schefer

OS MN

MN OS MN

OS MN

OS

2005

MN

OS OS MN


A-TE-W-GB-T-TS


S


Berthold Pott Galerie


Galerie Michel Journiac CrĂŠdits

Artistes

Cedric Marylene Samuel Design, Mises en page, Couverture

Adam Photographies

Marie Ludivine Textes

Olivier Berthold Pott CĂŠliende Le Sorbonnaute Elisa Adam

Galerie Michel Journiac - Magazine #1  
Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you