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PORTFOLIO Ada Zitouni Nom de plume Ada de Lita


Ada Zitouni - de Lita

Conseil en Communication & Relations Publiques - Redactrice

Extraits de rĂŠalisations RĂŠdaction - Articles de presse Le Bonbon Magazine - Articles & Interviews Travaux personnels


Ada Zitouni - de Lita

Conseil en Communication & Relations Publiques - Redactrice

Paris 17& Paris 9 Rédaction d’articles tous les mois depuis Octobre 2010 Spécialisée dans l’interview de personnalités et de «personnages atypiques» pour la double page de la rubrique Le Conte est Bon Tous mes articles pour Le Bonbon sur www.lebonbon.fr


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LE CONTE EST BON TEXTE ADA DE LITA / PHOTO FLAVIE TRICHET LESPAGNOL WWW.FLAVIE-TRICHET-LESPAGNOL.COM

LE CONTEUR SACHANT CONTER Déjà au téléphone, pour fixer notre petite entrevue, Jean donne le ton « Quand vous monterez les escaliers pensez à Georges Sand qui a gravi ces marches un siècle avant vous. »

Habitant depuis 25 ans rue Lemercier et depuis 34 ans dans le 17e, Jean a d’abord essuyé les moqueries de ses amis qui l’appelaient avec ironie "l'Orphée des Batignolles". Mais il revendique son choix. Né à Carpentras, au pied du Mont Ventoux, il retrouve ici l’air de sa province et vit aujourd’hui au pied de Montmartre. « Je suis destiné aux lieux historiques. »

Alors en sonnant chez Monsieur Chalon, j’essaie de m’imprégner de l’histoire des murs. En franchissant sa porte, j’ai conscience tout à coup d’entrer dans l’intimité d’un écrivain. De Il se rend à Paris pour passer l’agreg qu’il rate pénétrer l’atmosphère épaisse de la création. de deux points. C’est l’époque de l’arrivée des De rompre le silence de mes pas étouffés par Espagnols. Sans un centime en poche, il écrit les tapis. D’être écrasée par les souvenirs d’une deux feuillets sur cette épopée. Ils retiennent vie emplissant ses murs. Tableaux, sculptures, l’attention du Figaro Littéraire. Jean gagne 900 fresques, étagères garnies francs pour ses lignes, de bouquins. Des livres par fois plus que son IL Y A 150 ANS QUI SE trois milliers. Des femmes par salaire de professeur. centaines. Et le sourire cha- VIVENT CHAQUE JOUR Il fait son entrée au leureux de Jean au milieu. AUX BATIGNOLLES. 1er étage du bâtiment du Rond Point des Un tour d’appartement, une déflagration Champs-Élysées. C’est le début de l’aventure d’anecdotes et un coca - usurpateur d’histoire - des mots, Jean est engagé par Pierre Brisson de plus tard, mon cahier est posé sur sa table de 1961 à 2006. C’est le début d’une longue carlabeur. Sa machine à conter. « Je vous laisse le rière de rédacteur. C’est une vie qui commence fauteuil le plus confortable, moi je vis allongé. » emplie de milliers d’articles. C’est le début de 50 ans d’amitié avec Pivot qui dira « Chalon et Et la machine à remonter le temps se met en moi, nous étions complémentaires ». marche. Et le conteur conte... « C’est quand même fou vous ne trouvez pas, L’amoureux des femmes essaime leurs biograje suis biographe de Georges Sand et je vis dans phies. Le fanatique des lettres me peint leur vie l’appartement de Lina, la mère de sa belle-fille. sentimentale des siècles passés. Leurs ardentes Irréfutable rapprochement. » passions : « Les femmes vivent par le cœur et les

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hommes n’en ont pas. » Sa plume acérée note ses mémoires et journaux. Le mordu des arbres me relate les parcs : « C’est une chance d’être si proche des Batignolles où s’élancent les deux plus beaux platanes de Paris. À Monceau ce sont les marronniers. » L’amateur de personnages extraordinaires me narre les Batignolles « parce qu’elles regorgent de personnes sublimes ». À travers ceux qu’il nomme la comtesse, le Roi, le brocanteur, Jean évoque ces vies qui s’entrelacent en un même quartier. « Idéal pour les écrivains car on vous fiche la paix. Il y a 150 romans qui se vivent chaque jour aux Batignolles… » Et c’est encore avec humour et élégance que Jean m’évoque la seule ombre au tableau : « Comme

la conciergerie était l’antichambre de la guillotine, la ligne 13 est l’antichambre de l’Enfer. » Jean vit « avec les grandes ombres du passé ». Il croise en pensée Mallarmé rue de Rome et Verlaine et Max Jacob rue Nollet. Il entend l’écho des mots de ce dernier « Je tiens de mon père qu’il y avait au siècle dernier, une vie ardente et secrète aux Batignolles », et m’avoue le sourire aux lèvres que cette vie le fait rêver, sans manquer de me faire noter où placer les virgules !

ACTUS À paraître le 21 avril : Chers Contemporains chez Alphée - Jean-Paul Bertrand. avril 2011 |

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LE BON HOMME TEXTE ADA DE LITA

WWW.DISORDEREDDESIRES.COM

/ PHOTO WILLY LESPAGNOL

Richard Cassin

LA VOIE POUR TROUVER SA VOIX Petit, son école était coincée entre un verger et la mer. Plus que la craie sur le tableau, c’est la sonorité du crépitement des vagues qui guidait ses pensées. Bercé par les musiques baignant l est un artiste mais aussi un homme d’ex- son île, les chants de labeur et du quotidien, ception par son ouverture, son envie d’ap- la guitare de son père, il s’échappe dans la muporter aux autres. C’est un guide à la fois sique et découvre sa voix : une tessiture chaspirituel et musical. Et ce n’est pas moi qui le leureuse et bienveillante pour une carrière de dit. Une profusion de compliments s’échappe chanteur en France. du livre d’or signé par les artistes qui ont tra- Il y côtoie les plus grands de la variété française vaillé avec lui. au jazz, de la pop à l’opéra, de Line Renaud à « Jamais en 35 ans de métier je n’ai pu bénéficier Antoine Garçin, chanteur d’opéra, de Felix Sad’un encadrement tel que celui bal-Lecco, batteur, à Haproposé par Richard Cassin. madi, chanteur de Raï… TROUVER LES L’artiste est enfin pris en charge Il se découvre crooner. tant sur le plan technique et MOTS POUR GUÉRIR S’évertue à vivre de sa pasprofessionnel que sur le plan LES MAUX sion. Et à mettre un doigt thérapeutique et psychologique. sur les failles de l’encaIl peut ainsi se consacrer totalement à sa création drement des artistes. Fait ouvrir les yeux des sans souffrir d’aucune forme de parasitisme…» autres sur le problème qui persiste en France : Francis Lalanne, chanteur de Zouk. Oui, de- personne ne conseille ni n’encadre constructipuis sa collaboration avec Richard, Françis s’est vement les artistes. découvert chanteur de Zouk et ça lui va bien ! Alors Richard décide d’endosser ce rôle. D’y C’est un grand bavard plein d’humour. Un consacrer un « laboratoire d’expérimentation ». homme souriant et avenant. Empli de géné- De devenir ce guide pour « ouvrir la voie vers la rosité. C’est un Bon Homme, il n’y a pas de voix » pour aider les chanteurs à « trouver leurs meilleure définition. mots et guérir leurs maux ». Né aux Saintes, un îlot au sud de la Guade- C’est le moment où on sort de la biographie et loupe, il grandit sous le soleil des Caraïbes. où on se plonge avec notre crooner dans son La vie de Richard Cassin est un conte. Sa personnalité est rayonnante, tout comme ses origines…

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travail, ses convictions, sa spiritualité. Son concept ? Une prise en charge totale de l’artiste. L’école se nomme École d’encadrement Musicothérapeutique et Artistique, et le titre parle de lui-même. Richard est un coach de voix, un coach de vie. Il offre, à travers son école et son équipe, du coaching, un studio d’enregistrement et ce qu’il appelle de la thérapie musicale. « On ne dissocie pas coaching et thérapie, le chant agit sur ce qu’il y a de plus profond en nous ». C’est pour cette raison qu’il fait accompagner les talents sur tous les plans et cela passe par des cours, mais aussi par un suivi psychologique, de l’acupuncture, des visites chez l’ostéopathe selon les besoins de chacun. Il analyse les vibrations, comment « résonne » une personne pour l’aiguiller et l’aider à se connaître, s’accomplir, se trouver ou se retrouver.

Son école de musique, rue Legendre, est ouverte à tous, débutants comme artistes confirmés, passionnés de chant, guitare, piano, batterie et autres… Son artiste : Stevie Wonder Sa chanson : Georgia de Ray Charles Ses lectures : La Bible et Molière

SES BONNES ADRESSES Le P'tit Musset, 132, rue Cardinet Restaurant istanbul, 43, rue des Batignolles Primeur 17, 59, rue des Batignolles

EEMA FRANCE 55, rue Legendre Tél. : 09 52 19 86 42. 06 48 29 35 43. www.eemafrance.com décembre 2010 |

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Travail personnel

Interviews d’artistes et de créateurs Rédaction d’aricles

Plus d’articles sur les blogs de Carnet de Mode, de Simon(e) Magazine et sur <Mes Désirs sont Désordre>


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Article pour le magazine berlinois

CONSOMMATION SPECIFIQUE DÉSORDRE

L’immuable ordre qui nous a été inculqué, dès la tendre enfance, par la société dans laquelle nous n’avons d’autre choix que d’évoluer, peut-il être remis en question ? Les différentes structures dans lesquelles nous nous bâtissons, qu’elles soient parentales, sociétales, entrepreneuriales, architecturales, mathématiques, ne sont elles pas à la source de la conformité et de l’ordre ? Qu’en est-il alors de la différence ? De l’envie de désordre et d’excentricité ? Tout simplement de l’identité ? Parce qu’en pensant structure s’impose inévitablement déstructure. Parce qu’en voyant un ordre quelconque je ne désire que le désordre. Parce qu’être structuré n’est pour moi qu’une énormité. Parce que je ne sais me construire que dans la confusion. Parce qu’ordonner c’est, à mes yeux, détruire l’excentricité… Je ne blâmerai pas la structure. Parce que sans ordre le désordre n’aurait plus de sens. Il n’existerait pas. Parce que la confusion est la possibilité la plus vraie d’atteindre sa réalité. Parce que les rêves ne sont que les jouets du déséquilibre. Parce que du trouble naît l’inspiration. Parce que sinon la beauté du mot capharnaüm n’aurait plus de sens.

Dès notre apparition au monde, notre structure ne cessera d’être échafaudée. A tout prix, nous serons coulés dans la masse, bétonnés de l’en-dedans. Nous passerons nos vies à instituer nos fondations, à bâtir une carrière (exemplaire), à nous construire à l’image de la réussite, à nous édifier en personnes normales. La société, comme la justice, voudra que nous soyons carrés et droits. Normés. Nous demandera des décisions tranchées et des rêves conventionnels. Mais si, un jour, par le plus grands des hasards, apparaissait une malfaçon. Un grain de sable dans le rouage de la normalité. Si, en fait, l’ouvrage était mal conçu. Les fondations mal agencées. Si malencontreusement une brèche persistait à exister. Une ultime infiltration. Si en-nous pouvait s’insinuer une once de déraison. Une différence. Une petite parcelle d’aberration. Une opposition, même minime, à l’agencement rationnel qui nous a été inculqué. Ne serait-ce pas sublime ? De remettre en question l’ordonnancement des choix et des possibles. De s’imaginer autre. De s’inventer une vie contradictoire. De se découvrir tout en différence. Hors norme.


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Si tout à coup des envies de désordre nous emplissaient. Des désirs de bordel monstrueux. De tout envoyer valdinguer. De tout foutre en l’air. Idées et convictions. Conformité et uniformité. Certitude et vérité unique. De rendre illogique chaque fondement. De façonner le monde à notre façon. De braver les règles et les interdits. De nous chercher enfin. De partir à la recherche de notre identité. D’être soi. Envers et contre tout. Nous pourrions alors peindre un chef d’œuvre, une œuvre d’art, prenant racine et construction dans le désordre concerté de soi. Nous pourrions alors représenter un Monde à nos couleurs. Un monde qui ne serait plus irréaliste et imaginaire puisqu’il serait pétri de nos propres mains. Modelé et sculpté d’individualité. Nous pourrions le dessiner comme on le veut, le gribouiller. Et même si on ne peut le gommer, nous pourrions l’arranger. En modifier les courbes et les couleurs, y ajouter du noir, et du rose surtout, en n’oubliant pas que le choix des couleurs est très important. Nous pourrions esquisser un tableau si sublime, un portrait-craché. Nous pourrions éviter d’en faire une toile vide ou ordinaire. Notre vie pourrait être une œuvre d’art où chaque jour nous ajouterions un trait. Puis avec nos rides et nos cheveux blancs, nous contemplerions cette œuvre, ressemblante à aucune autre, y trouvant enfin structure et logique. Unique. Parce qu’en déstructurant l’appris, nous aurions réussi à nous construire, à nous

structurer autrement. Parce qu’en désordonnant l’ordre instigué nous aurions créé notre propre ordre. Parce qu’il n’est pas de plus bel agencement que celui que nous imaginons de nous. Nous pouvons faire de nos vies des rêves et des rêves une réalité.


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