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One Way - Tribune & Opinions

James Macharia:

La revue africaine de La route et des mobiLités N°06 - Mars 2019 - www.acturoutes.info

The Review

«My ministry has continued to invest in infrastructure»

The Africa Road Builders – Trophée Babacar NDIAYE 2019

Kenya hosts the Inaugural Conference

Le Kenya accueille la Conférence Inaugurale autour du thème: «La mobilité, l’intégration régionale et la prospérité économique de l’Afrique».

Cross-border roads, solutions for integration and economic prosperity in Africa

Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, les pays africains sont engagés dans des projets de routes transfrontalières.

See inside Africa’s best journeys in train

l Senegal-Gambia: A bridge

after 40 years of waiting


2 ACTUROUTES - The Review

L’éditoroute - Le Sommaire

Nairobi: Capital of mobility and integration Barthélemy KOUAME for Africa's economic prosperity Parbarthelek@acturoutes.info

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hinking ... aloud what is good for mobility in Africa. Highlight the fertile correlations between mobility and regional integration. All to achieve the economic prosperity of Africa. This is the meeting of 21 March in Nairobi. While waiting for the Final Conference, scheduled for Malabo in Equatorial Guinea, on June 12th at the Annual Meetings of the African Development Bank (ADB). The capital of Kenya is within a day, the African capital of mobility and integration for the economic prosperity of Africa. Experts from across the continent are expected to present their best practices, but also their apprehensions to better shape the future of the road and transport for economic prosperity. The choice of Kenya reflects the celebration of the country and its president, Uhuru Kenyatta, laureate of the Super Prize Great Builder Trophée - Babacar NDIAYE 2018. The Inaugural Conference in Nairobi is mainly to encourage the Kenyan authorities to realize the ambitious program baptized "Vision 2030" that they gave themselves, and in which we note a desire for complete transformation of the road, transport; airports and ports, as well as rail. So there is a model to discover or to rediscover in Nairobi.It is not only Africans who participate. All the actors intervening in Africa to improve the

mobility of people but also of goods are welcome. Major construction and transport groups, consulting firms and expertise; national roads and transport agencies to private companies executing local contracts: all are at the Inaugural Conference of The Africa Road Builders – Trophée Babacar NDIAYE. The idea is to add all the wealth (of all kinds) that the continent can have on its soil to make real opportunities for the mobility of his daughters and sons. But also to allow Africa to be highly competitive face the others continents. Reduce, if not eliminate, potholes; breaking the barriers to the free flow of goods and people, bringing african capitals together by highways worthy of the name or by accessible air transport or by modern rail transport ... All of this is possible. This is the foundation of the existence of The Africa Road Builders – Trophée Babacar NDIAYE. From Babacar Ndiaye to Akinwumi Adesina: pursue and perfect the integration of Africa This initiative was born 4 years ago in Zambia and tries to sustain the vision of the continent's dynamism since then by combining all regions, through efficient and productive communication ways. This

The Review L’Editoroute 2 - Nairobi: Capital of mobility and integration for Africa's economic prosperity

With the President of AfDB, Akinwumi Adesina, sponsor of The Africa Road Builders-Trophée Babacar NDIAYE vision was championed by Babacar Ndiaye, who chaired the AfDB from 1985 to 1995. The initiative is rightly named after him. Akinwumi Adesina, his latest successor at the head of the AfDB, has made Africa's integration into a priority program. Since 2015, when he is head of the AfDB, Mr Adesina has not missed an opportunity to encourage and support states for modern roads and transport in Africa. On April 27, 2018, he was in Tanzania celebrating the construction of a major road, a cross-border road that runs through Africa from Cape Town, South Africa to Cairo, Egypt. In mid-January 2019, he was in Senegal to discover the regional express train realized. Waiting for the first passengers. With Akinwumi Adesina, the AfDB has also supported the new SeneGambia bridge (between Senegal and Gambia), which has been waiting for 40 years. A work of nearly 2km on the Gambia River, for an amount of 39 billion CFA

francs which will have mobilized nearly 1,000 workers. There is also the 4th Abidjan bridge in Côte d’Ivoire, launched last September. The AfDB projects for road and transport under President Adesina are not lacking. Also, he tries to give the means to the institution to effectively support the States, in particular through the increase of the capital of the bank that he calls all his wishes. In the meantime, the new investment forum, the first of which was held in early November 2018 in Johannesburg, is one of the means to mobilize the most resources. Making resources available is obviously good the business of private sector companies, contract holders or subcontractors. This bodes well for quality work and on time. People will appreciate the quality of their new life. At all levels ! Because the road and the transport, it will never be said enough, precede the development and the economic prosperity.

Nairobi: Capitale des mobilités et de l’intégration pour la prospérité économique de l’Afrique

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enser…à haute voix ce qui est bon pour les mobilités en Afrique. Mettre en lumière les corrélations fécondes entre mobilités et intégration régionale. Le tout pour atteindre la prospérité économique de l’Afrique. Voilà présenté le rendez-vous du 21 mars à Nairobi. En attendant la Conférence Finale, prévue à Malabo en Guinée Equatoriale, le 12 juin à l’occasion des Assemblées Annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD). La capitale kenyane est en l’espace d’une journée, la capitale africaine des mobilités et de l’intégration pour la prospérité économique de l’Afrique. Les experts venus de l’ensemble du continent sont appelés à exposer leurs bonnes pratiques, mais aussi leurs appréhensions pour mieux dessiner l’avenir de la route et des transports au service de la prospérité économique. Le choix du Kenya traduit la célébration du pays et de son président, Uhuru Kenyatta, lauréat du Super Prix Grand Bâtisseur – Trophée Babacar NDIAYE 2018. La Conférence Inaugurale à Nairobi, c’est surtout pour encourager les autorités kenyanes à réaliser l’ambitieux programme baptisé «Vision 2030» qu’elles se sont ellesmêmes donné, et dans lequel l’on note une volonté de transformation complète de la route, des transports

; des aéroports et ports, ainsi que du rail. Il y a donc un modèle à découvrir ou à redécouvrir à Nairobi. Il n’y a pas que des Africains qui participent. Tous les acteurs qui interviennent en Afrique pour améliorer la mobilité des personnes mais aussi des biens sont les bienvenus. Des grands groupes de BTP et des transports, aux cabinets d’études et d’expertise; des agences nationales des routes et des transports aux entreprises privées exécutrices des contrats locaux: tous sont à la Conférence Inaugurale de The Africa Road Builders – Trophée Babacar NDIAYE. L’idée est de permettre d’additionner toutes les richesses (de tous genres) dont peut disposer le continent sur son sol pour en faire de vraies opportunités pour la mobilité de ses filles et fils. Mais aussi pour permettre à l’Afrique d’être hautement compétitive au rendez-vous des autres continents. Réduire, sinon éliminer, les nids de poule; casser les barrières qui freinent la libre circulation des biens et des personnes, rapprocher les capitales africaines par des autoroutes dignes de ce nom ou par un transport aérien accessible ou encore par un transport ferroviaire moderne…Tout cela est possible. C’est tout cela qui fonde l’existence de The Africa Road Builders – Trophée Babacar NDIAYE.

De Babacar Ndiaye à Akinwumi Adesina: poursuivre et parfaire l’intégration de l’Afrique Cette initiative est née il y a 4 ans en Zambie et tente de pérenniser depuis lors la vision du dynamisme du continent en combinant toutes les régions, par des voies de communications efficaces et productives. Une vision dont Babacar Ndiaye s’est fait le chantre, lui qui a présidé la BAD de 1985 à 1995. C’est à juste titre que l’initiative porte son nom. Akinwumi Adesina, son dernier successeur en date à la tête de la BAD, a érigé en programme prioritaire acté «l’intégration de l’Afrique». Depuis 2015 qu’il est à la tête de la BAD, M. Adesina ne manque pas d’occasion d’encourager et d’appuyer les Etats pour des routes et des transports modernes en Afrique. Le 27 avril 2018, il était en Tanzanie pour célébrer la construction d’une route majeure, une route transfrontalière qui traverse toute l’Afrique, du Cap en Afrique du Sud au Caire en Egypte. Mi-janvier 2019, il était au Sénégal pour découvrir le train express régional réalisé et en marche. En attendant les premiers passagers. Avec Akinwumi Adesina, la BAD a soutenu également le nouveau

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pont Séné-Gambie (entre le Sénégal et la Gambie), attendu depuis 40 ans. Un ouvrage de près de 2km sur le fleuve Gambie, pour un montant de 39 milliards de francs CFA qui aura mobilisé près de 1000 travailleurs. Il y a aussi le 4e pont d’Abidjan en Côte d’Ivoire, lancé en septembre dernier. Les projets de la BAD pour la route et les transports, sous le président Adesina ne manquent pas. Aussi, essaie-t-il de donner les moyens à l’institution pour accompagner efficacement les Etats, notamment à travers l’augmentation du capital de la banque qu’il appelle de tous ses vœux. D’ici là, le nouveau forum pour les investissements dont la première édition a eu lieu début novembre 2018 à Johannesburg constitue l’un des moyens pour mobiliser le plus de ressources. Rendre les ressources disponibles fait évidemment l’affaire des entreprises du secteur privé, titulaires des marchés ou sous-traitants. Cela augure des travaux de qualité et dans les délais estimés. Les populations ne pourront qu’apprécier la qualité de leur nouvelle vie. A tous les niveaux ! Car la route et les transports, on ne le dira jamais assez, précèdent le développement et la prospérité économique.

Déblayage 3 - Rencontre avec... Jonas Lago La Jonction 4 - Cross-border roads, solutions for integration and eco-

nomic prosperity in Africa ça signal 5- - Nairobi: Roads are being expanded to decongest the city - Zambia : Michel Sata toll plaza commissioned by President Edgar Lungu - Sénégal: Réception du TER et inauguration de la gare de Dakar La Grande Avenue 6-7 : Cross-border roads, solutions for integration and

economic prosperity in Africa One Way – Tribunes & Opinions 8 - « My ministry has continued to invest in infrastruc-

ture as an enabler to our country's economic development » La Station 9 - - L'Ouganda obtient un financement pour restaurer la

ligne ferroviaire ralliant le Soudan du Sud et la RDC -Côte d’Ivoire : Fcfa 142 Billion for the 4th bridge to decongest Abidjan Place Entreprises 10 - - Maroc : Le rail avance à grande vitesse, avec…

Colas - LAPSSET completed Isiolo-Moyale road and Isiolo International Airport Prochain arrêt 11 - 26th WORLD ROAD CONGRESS. 6 - 10 OCTOBER, 2019 | ABU DHABI - The Africa Road Builders – Trophée Babacar NDIAYE : Join us in Malabo - ITS World Congress 2019. Singapore 2019 …En Continu 12 - The best African rail journeys for 2018

Acturoutes-The Review LA REVUE AFRICAINE DE LA ROUTE ET DES MOBILITES est éditée par REELCOM. Administration-Rédaction –Service commercial : Abidjan-Cocody (Côte d’Ivoire) 01 BP 3378 Abidjan 01 Tel : +225 22502115 / +225 07982457

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Barthélemy KOUAME

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Déblayage 3

ACTUROUTES - The Review

JOnAS LAgO, pRéSidEnT dU COmiTé ExéCUTif dE L’ALLiAnCE BORdERLESS:

"Pour faciliter les échanges, il faut une volonté politique forte" La lutte pour la facilitation du transit sur les routes en zone UEMOA exige une stratégie incluLe 34e rapport de l’Observatoire des pratiques anormales (OPA) montre une hausse des perceptions illicites. Est-ce à dire que les tracasseries sont plus présentes sur les routes ? Malgré les efforts des gouvernants, des acteurs publics et privés, nous constatons malheureusement qu’il y a encore beaucoup de perceptions illicites. Les fonds perçus illicitement augmentent. Les temps de contrôle sur les routes également, ainsi que le nombre de barrages. C’est donc un constat triste que nous avons exposé sur la place publique et pour lequel nous appelons les transitaires, les transporteurs, les conseil de chargeurs, les Chambres de commerce et surtout les Etats tous ceux qui ont un intérêt dans le commerce régional et la facilitation des transports, que chacun joue un peu plus sa partition. Pour qu’on arrive à des corridors totalement sans entrave, à zéro perception illicite. Nous avons

sive aussi bien dans l’espace que dans la chaine des acteurs concernés par la facilitation des

échanges. A tous, le président du Comité exécutif de l’Alliance Borderless demande davantage d’im-

plication. M. Lago Jonas l’a répété dans un entretien avec Acturoutes, en marge d’une réunion bilan.

ce défi? En termes de pratiques anormales, la CI a fait beaucoup d’efforts. Sur le corridor ivoirien AbidjanNoé, Abidjan-Pogo, Abidjan-Ouangolo, beaucoup a été fait, mais il faut pouvoir poursuivre pour atteindre le niveau de zéro entrave… Nous gardons espoir et nous encourageons les autorités. Il y a lieu que chacun prenne davantage conscience pour que chacun fasse sa part et que nous arrivions à épauler les efforts qui sont faits pour positionner notre économie nationale et les économies des autres pays. C’est seulement à ces conditions félicité le corridor de Malanville à la frontière du Niger et le Bénin. Sur 770km, nous n’avons constaté aucun barrage. Nous félicitons les autorités de ces Etats et invitons les autres Etats notamment la Côte d’Ivoire à améliorer les efforts faits avec la Chambre de commerce et le Comité national de facilitation des transports.

On pourrait croire que l’Alliance Borderless ne fait pas assez pour un trafic sans entrave… L’Alliance fait beaucoup. Nous avons fait de nombreuses formations à l’endroit des femmes qui exercent sur le corridor Abidjan-Lagos.Nous avons formé les commerçants et

les transitaires aux frontières Côte d’Ivoire-Ghana et à Ouangolo, et Pôgô en direction du Burkina et du Mali. Nous continuons d’ailleurs les formations et la sensibilisation. Nous pensons qu’il faut aller un peu plus loin dans la volonté politique. La Côte d’Ivoire estelle prête pour relever

Vous avez parlé des Postes de contrôle juxtaposés (PCJ) toujours en cours de réalisation. Y-a-t-il un problème de financement? Les PCJ sont une solution à l’amélioration du transit routier inter-Etat. Nous scanning System, partenaire de l’UEMOA, nous sommes concessionnaires d’environ cinq PCJ que nous construiront dans des corridors notamment à Laléraba, Popo (Zegoua) Heremankono, Paga et autres. Nous gérons déjç le PCJ de Cinkansé, à la fron-

«Nous avons félicité le corridor de Malanville à la frontière du Niger et le Bénin. Sur 770km, nous n’avons constaté aucun barrage...» qu’on pourra atteindre l’émergence que nous recherchons. Quelles seront les priorités dans votre programme d’actions 2019? C’est toujours les formations thématiques sur les questions de transit de facilitation, de commerce. Les sensibilisations des membres et futurs membres et notre participation massive et active à la prochaine Conférence annuelle qui aura lieu en avril prochain à Accra (Ghana). Dans moins de 10 jours, le Comité exécutif de l’Alliance Borderless qui comprend 9 membres se réunira ici à Abidjan. C’est à l’honneur

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de la Côte d’Ivoire.

tière entre le Togo et le Burkina Faso. Ce sont des infrastructures logistiques qui aident à la facilitation des transports à travers le regroupement des administrations en charge du contrôle frontalier. Pour avoir une harmonisation et pour avoir des statistiques fiables. Ce sont des infrastructures importantes. Et nous Scanniing system, sommes leader dans ce domaine. C'est notre contribution à apporter une solution viable et concrète aux questions de facilitation et au commerce régional. Entretien réalisé par Célestin KOUADIO c.kouadio@acturoutes.info

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La Jonction PUBLI-INFORMATION

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ça signale 5

ACTUROUTES - The Review KEnYA

Nairobi: Roads are being expanded to decongest the city Transport Cabinet Secretary James Macharia has unveiled a plan to reduce traffic jams in the city centre by completing a ring road and four link roads.The minister said Ngong and Outer Ring roads would be improved while Lang’ata Road would be expanded.

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he World Bank estimates that Nairobi traffic jams cost Sh50 million in lost productivity a day. With the city population expected to double to seven million by 2030 and car ownership set to rise from a quarter of the households in 2014 to half by 2025, the need to address the gridlocks has not been more pressing. Top in the plans is a four-lane, 16.5-kilometre expressway connecting Gitaru and Ruaka. The road, known as the Western Bypass, will connect the Southern Bypass in Gitaru and the Northern Bypass in Ruaka, completing the ring road. Interchanges All major junctions around Nairobi will have modern high-capacity systems with interchanges, according to the new plan by the ministry. The bypasses forming the ring road would be 96.7 kilometres long once complete. The Southern Bypass from Mombasa Road to Kikuyu is 28.2 kilo-

metres while the Eastern Bypass linking Mombasa and Thika roads stretches for 52 kilometres. The Western Bypass will cost Sh17.3 billion, with 17.7 kilometres of service roads and two metre-wide walkways on both sides. “Our aim is to ensure people can move fast with minimal disruptions,” Mr Macharia told the Nation. “The link roads will ensure that those who want to reach their destinations without necessarily passing through the central business district do so with ease.” Other features of the Western Bypass, a brief from the Kenya National Highways Authority shows, are six interchanges and overpasses in Gitaru, Wangige, Kahara, Ndenderu, Rumingi and Ruaka. There will also be 11 traffic bridges and pedestrian underpasses and seven footbridges. A 30 km bridge to quickly reach the airport At the same time, the Kenya National Highways Authority plans to construct a 30-kilo-

metre bridge from Jomo Kenyatta International Airport to Kangemi on Waiyaki Way. Mr Macharia said the bridge, which he described as one-ofa-kind, would address the problem of passengers missing flights at JKIA, usually blamed on Mombasa Road traffic jams. And while Kenha seeks to make the big connections, Kenya Urban Roads Authority is in the process of completing the links to highways, with 16 having been done and four expected to be completed soon. The Transport Ministry has also embarked on a plan to up-

grade Ngong, Outer Ring, Lang’ata and Enterprise roads. At 75 per cent complete, Kura is also constructing the Sh3.01 billion Waiyaki Way-Redhill link road stretching five kilometres through Kyuna, Spring Valley, Kitisuru and Peponi roads. ‘Distributed traffic’ “This project is also aimed at decongesting roads in the capital. Traffic will be distributed across the network, with improved flows,” Kura said. “The local community will benefit from reduced traffic vo-

lumes. This is expected to reflect on the economy as operating costs in the transport industry, business and com-

muters is expected to reduce.” When completed, it will be possible for a motorist to cruise from Lang’ata Road through Kibera into Waiyaki Way, Red Hill Road and end up on Thika Superhighway — without passing through the city centre. On Ngong Road, the authority plans to complete the dualling of the carriageway and improving junctions, in addition to the Sh1.98 billion dualling of Dagoretti Corner-Karen junction, all by July 2019. Source: Nairobi News

SénégAL

Réception du TER et inauguration de la gare de Dakar

L

es deux premiers trains du projet Train Express régional (TER) ont été réceptionnés officiellement mijanvier 2019, au même moment que l’inauguration de la gare ferroviaire de Dakar. Même si les premiers passagers n’ont pas fait de voyage dès le lendemain, les travaux

ZAmBiA

Michel Sata toll plaza commissioned by President Edgar Lungu President Lungu commissioned on last november the Michel Chilufya Sata toll plaza situated on the Ndola-Kitwe dual carriageway in Luanshya district on the Copperbelt Province, which has been constructed at a cost 4.3 million United States dollars.

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he President said the construction of toll plazas in the country is not meant to burden citizens, but it is one way of broadening the tax base to support the infrastructure development agenda in the country. The President emphasized that once the tax base is broadened it will translate into lower taxes for the people which as earlier promised during the 2011 elections. “We did not promise that there will be no taxes, but we promised to have lower taxes and that is the reason for broadening the tax base” the President stated. The Head of State explained that toll plazas will continue being the beacon of hope in facilitating the road infrastructure development across the country. President Lungu said the benefits to be derived from toll plazas will facilitate construction of new road infrastructure as well as maintenance of existing ones.

“It is part of government plan to ensure sustainable development. Road tolling is not to burden people but to help finance new road construction and raise domestic revenue for development” the President explained. He said government has made positive strides since the construction of the tolling projects started, as it will move the country from being landlocked to an inter linked one through improved road network

supported by tolling projects. President Lungu added that government will plough back funds raised from road tolling project into infrastructure development, so that the road infrastructure does not have a bearing on the national treasury. Minister of Housing and Infrastructure Development Ronald Chitotela said the commissioning the Michel Chilufya Sata toll plaza is the 6th plaza in the country to be operational

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which will use both cash and epay toll card system. Mr Chitotela said the double pay system at Michel Chilufya Sata is meant to minimize the handling of cash by the tolling officers. He also said that government has engaged two contractors to work on the 900 kilometer stretch of the township roads on the Copperbelt which will be completed by 2021. The Michael Chilufya Sata Toll Plaza was named after the late fifth President Michael Chilufya Sata. In 2017, the Road Development Agency (RDA) awarded the contract to AVIC International Zambia Limited to construct the toll plaza at a cost of US$4.3 million. Construction works commenced on 27th september 2017 and the works were completed and handed over to RDA on 14th September 2018. Source: Lusaka Times & RDA

de ce projet de transport urbain sont achevés… à 70 %. Il faudra attendre encore quelques mois avant que le TER ne soit totalement fonctionnel et les premiers voyages effectifs. Les ingénieurs travaillent encore à la finalisation du tronçon Dakar-Rufisque avec la mise en place des mesures sécuritaires. Pour l’heure, excepté les prix (1500 francs cfa le voyage), la compagnie n’a pas encore communiqué les horaires des trains et ne dispose pas encore de numéro pour les informations. Deux trains sur les 15 prévus ont ainsi été réceptionnés, et ont passé avec succès le test sur les rails. Ce TER desservira 14 gares et aura une vitesse de pointe de 160 km/H. Il pourra transporter jusqu’à 115 000 passagers par jour et a une capacité de 500 places. C’est un des projets phares du premier mandat achevé du président Macky Sall. Conçu pour desservir la grande banlieue dakaroise, la ville nouvelle de Diamniadio, ainsi que l’aéroport international Blaise Diagne, le TER aura au total coûté 656 milliards de francs CFA (1 milliard d’euros) dans sa phase 1, selon les chiffres fournis par les services de la Primature sénégalaise. Le gouvernement a mis dans ce premier tronçon 110 milliards de Fcfa et les bailleurs internationaux (BID, BAD, AFD, etc.) ont, quant à eux, décaissé 458 milliards de Fcfa. Source: Au-Sénégal.com & Jeune Afrique

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La Grande Avenue

Cross-border roads, solutions for integration and economic prosperity in Africa Kenya – uganda : road improvement worKs between the two countries

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n 2017, the Board of Directors of the African Development Bank (AfDB) approved $ 253 million for the KenyaUganda Road Infrastructure Improvement Project. Nairobi and Kampala had to share the envelope to carry out the work, each one of its side. The AfDB, true to its principles, continues to support infrastructure projects on the continent. "This intervention is also in line with the Bank's tenyear strategy (...) by contributing to the integration of the countries of Central Africa, improving the quality of life and providing socio-economic the populations of the area concerned, " said Amadou Oumarou, director of infrastructure, cities and urban development at the AfDB. Ac-

cording to him, this support from the AfDB represents 89% of the total project costs on the Ugandan side, and 88% on the Kenyan side. $ 105.7 million for the first and $ 147.3 million for the second. The Kenyan and Ugandan authorities contributed 12% and 11% respectively to the cost of the project. This work will significantly reduce travel time on the Kapchorwa-Suam axis on the ugandan side and SuamEndebess-Kitale-Eldoret on the kenyan side. The journey time on this 118 km road was 5 hours 30 minutes. The challenge for both governments is to reduce this time to 2 hours. Strengthen trade integration By supporting this project to improve the road between Kenya

cross-border trade with Uganda and Kenya in Suam. It will contribute to the improvement of road transport and trade facilitation along the border in Suam by promoting transport links with Kenya, Uganda, South Sudan and the Democratic Republic of the Congo", said a AfDB project document. An opinion that is shared in Uganda as in Kenya. According to the kenyan government, the shortening of the journey time between the two countries in fact is good to boost trade between their two territories. Source : La Tribune Afrique

Presidents of Uganda and Kenya. and Uganda, the AfDB has just once again demonstrated how

much it holds for the trade integration of African countries.

"This multinational project will promote regional integration and

nairobi-addis abeba : un corridor routier pour booster Les échanges commerciaux dans L’est et La corne de L’afrique

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odèle d’intégration régionale, le corridor routier achevé en 2016 entre le Kenya et l’Éthiopie dope considérablement l’économie des deux pays. Principale bailleur de fonds, la Banque africaine de développement a cofinancé le projet à hauteur de 670 millions de dollars, soit 64 % du coût total de l’ouvrage. À l’aube du XXIe siècle, le projet n’était qu’un rêve. Une décennie plus tard, la construction du corridor routier Mombasa-NairobiAddis-Abeba est devenue une réalité dans l’est et la Corne de l’Afrique. Véritable modèle d’intégration régionale, l’infrastructure réalisée avec le soutien de la Banque africaine de développement augmente les possibilités de commerce et d’emplois, tant en Éthiopie qu’au Kenya. Long de 895 kilomètres, le corridor est composé d’un tronçon de 504 kilomètres dans la partie kényane reliant Merille à Turbi, en passant par Marsabit ; et de 391 kilomètres de route du côté de l’Éthiopie, entre Hageremariam, Yabelo et Mega. Le corridor est terminé du côté du Kenya depuis la fin de l’année 2016, et il ne reste qu’une portion d’étirement en voie d’achèvement en Éthiopie. Les travaux de cette dernière partie de la route prendront fin au cours de la première moitié de l’année 2019. Mais l’impact de cette route est déjà tangible et les activités commerciales entre le Kenya et l’Éthiopie se sont intensifiées. Des usagers soulagés

Daniel Yatta est un chauffeur routier kenyan du comté de Makueni. Il transporte des marchandises de Nairobi à Addis-Abeba depuis vingt-cinq ans – assez longtemps pour mesurer l’incidence de la nouvelle voie sur son activité et sur tous ceux qu’il côtoie le long du tronçon. «J’emprunte la route NairobiAddis-Abeba depuis de nombreuses années. Pour arriver à Moyale, depuis Nairobi, nous roulions pendant plus d’une semaine. Puis, de Moyale à Addis, il nous fallait une semaine entière», raconte-t-il. Avant d’indiquer à quel point le nouveau corridor lui a facilité la vie : « Depuis la construction de la route en 2016, nous passons très peu de jours à voyager. Avec 30 tonnes de fret, il ne me faut que vingt-quatre heures pour aller à Addis». Même sentiment de soulagement chez Teresa Kanina, vendeuse de légumes. Née à Meru, au Kenya, elle est arrivée en 2006 à Moyale, ville frontière qui se partage avec l’Éthiopie, pour faire de meilleures affaires. « Pendant la saison des pluies, il fallait plus d’une semaine pour que les légumes soient livrés. Alors, quand ils arrivaient ici, ils étaient déjà pourris. Nous avons subi d’énormes pertes de produits et perdu beaucoup d’argent. Mais, aujourd’hui, les légumes arrivent en un jour », se réjouit-elle. Chef de station au service des douanes et contrôle des frontières du Kenya, Paul Nyaga ne chôme pas non plus. Chaque jour, il doit inspecter les nombreux véhicules de passage,

dont les contenus génèrent d’importants revenus pour son pays. «Les produits que nous sortons du Kenya par le port de Mombasa et qui traversent le Kenya pour l’Éthiopie sont essentiellement le sucre, l’huile et le riz. Si, en 2014, nos recettes étaient légèrement au-dessus des 16 millions de dollars par an, elles sont passées aujourd’hui à 70 millions de dollars», révèle-t-il. Du côté éthiopien, où la dernière partie du corridor reste à achever, les effets positifs sont tout aussi tangible. «Le nombre de véhicules qui passaient par notre autoroute auparavant se montait à 30 ou 40 au maximum par jour. Maintenant, il y a plus de 100 véhicules par jour », assure Tesfaya Antenyismu, chef d’équipe à l’administration routière éthiopienne pour la Direction de la région du Sud. Une hausse du trafic qu’il souhaite voir perdurer. Boom des échanges com-

L a r e v u e a f r i c a i n e d e L a ro u t e e t d e s m o b i Lt é s

merciaux Selon les objectifs de la Banque africaine de développement, les échanges commerciaux entre le Kenya et l’Éthiopie devraient être multipliés par cinq, pour grimper de 35 à 175 millions de dollars à la fin du projet de construction du corridor. Et l’intensité des investissements étrangers dans la région observée en deux ans, entre 2016 et 2018, devrait encore améliorer cette performance. Ce, en raison de la réduction des coûts de transport et d’expédition des marchandises et de l’élargissement de la taille des marchés au-delà des frontières nationales. De fait, les coûts moyens de transport entre Isiolo à Merille, au Kenya, par exemple, devraient même chuter de moitié d’ici à 2019, et ainsi passer de 0,49 dollar le kilomètre à 0,28 dollar/km. En outre, la nouvelle voie internationale devrait générer 900 000 tonnes supplémen-

taires de marchandises en transit à destination et en provenance du port de Mombasa, soit 20 % du fret maritime total de l’Éthiopie. Du coup, c’est un pôle économique important qui est ainsi constitué et qui bénéficie – directement et indirectement – à plus de deux millions de personnes. «Depuis la construction de la route, nous avons assisté à une augmentation du volume des échanges commerciaux entre

les deux pays, confirme Gilbert Kitiyo, commissaire du comté de Marsabit. Ses impacts sont très nombreux et visibles : on compte beaucoup de nouvelles stationsservice. Nous avons également constaté une hausse des emplois pour les jeunes. Et les stands de vente de produits frais sont beaucoup plus nombreux». Enfin, le corridor contribue à la réduction de la pauvreté dans les deux pays, en améliorant l’accès aux marchés et aux services sociaux pour les zones environnantes et les communautés, tout favorisant l’autonomie des femmes et des autres groupes défavorisés. Le corridor entre le Kenya et l’Éthiopie est un outil d’intégration économique majeur pour l’Afrique, singulièrement pour les Kényans et les Éthiopiens. Il traduit la volonté de la Banque africaine de développement de favoriser la transformation de l’économie africaine avec la mise en œuvre de ses cinq priorités stratégiques dites High 5.

Source : Banque Africaine de Développement

Chiffres clés l 35 à 175 millions de dollars : progression des échanges commerciaux entre le Kenya et l’Éthiopie à la fin 2019 lBaisse de 0,49 dollar/km à 0,28 dollar/km : évolution du coût moyen du transport entre Isiolo et Merille (Kenya) l900 000 tonnes : volume supplémentaire de marchandises à destination et en provenance de Mombasa généré par la création du corridor routier l16 à 70 millions de dollars/an: hausse des recettes douanières du Kenya en 2017, le long du corridor.

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La Grande Avenue 7

ACTUROUTES - The Review

Cross-border roads, solutions for integration and economic prosperity in Africa côte d'ivoire starts the continuation of the highway towards burKina faso

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he launch of the work of the Tiébissou-Bouaké section of the Northern Highway took place at the end of November 2018 in Bouaké, in the presence of Prime Minister Amadou Gon Coulibaly. This is the second component of the project of a motorway link to connect Yamoussoukro and Bouaké over 95km. Expected to last 36

months, the completion of the highway between Tiebissou and Bouake is estimated at 172 billion cfa francs. The execution is entrusted to the Chinese company China Road Bridge Corporation (CRBC), already at work on the asphalting of the axis Odienné-Gbéléban. The funding includes a contribution from Eximbank China.

The work of the Yamoussoukro-Tiébissou section, the first component, was launched in March 2017 with support of more than 77 billion FCFA granted by the Islamic Development Bank (IDB). Segments with Mali Côte d'Ivoire plans to extend this road connection to Burkina Faso and

branch lines with Mali, according to the Road Management Agency (AGEROUTE). The initiators of the project are convinced that it will not only provide a guarantee for the freedom of movement but also will be a decisive stone for the construction of regional integration. Source: AGEROUTE

The general manager of AGEROUTE, Pierre Demba, explaining the project to ivorian authorities.

the «sene-gambia» bridge to LinK senegaL and gambia

S

enegalese President Macky Sall and Gambian President Adama Barrow have inaugurated, on february, the Senegambia Bridge after nearly 40 years of waiting. “We can be proud to have turned this dream of several generations into a reality. This bridge which has been in discussion since the 1970s, had been affected as the relationship between Dakar and Banjul evolved,” said President Sall. Located in Gambian territory, crossing the Gambia River, about ten kilometres from the Farafenni border crossing point, the bridge, an elegant light concrete structure near two kilometre long.

The bridge, which is aimed at boosting trade in West Africa, is part of the TransGambia Road Corridor, a vital economic and strategic link connecting the north and south banks of the Gambia River as well as The Gambia, Senegal and other countries in the sub-region. “I’am very happy about this new development, now you can cross the bridge and be back just within a day. It used takes truck drivers and other heavy commercial drivers 10 to 20 days waiting for their turn on the ferry which is a waste of time, money and spoilage of goods. This will be a thing of the past now,” said President Adama Barrow.

The bridge is located in Gambian territory, crossing the Gambia River. Construction began in 2015, under Yahya Jammeh. It will enable those who want to travel from the north of Senegal to its southern region of Casamance, a tourist and

agricultural region whose development has been hampered by its geographic isolation from the rest of the country – to avoid having to take a detour of some

400km. The opening of the bridge illustrates the dramatic warming of relations between the two countries, long marked by disputes over trans-

portation, fishing and borders, despite the fact that their inhabitants share common languages, ethnic origins and many professional, family and commercial ties. This rapprochement took place when Mr. Barrow came to power in January 2017, as Senegal was at the forefront of diplomatic and, above all, military pressure from the Economic Community of West African States (ECOWAS) to force Yahya Jammeh to concede defeat in the December 2016 presidential election. Source: Construction Review

tanzanie : baptême d'une route transfrontaLière pour Les économies africaines

L

a nouvelle voie est cofinancée par la Banque africaine de développement (BAD). C’est un vrai maillon de l'économie au plan continental. Une portion située en Tanzanie a été inaugurée depuis fin avril 2018. La route transafricaine est longue de 10 228 km. Elle connecte au moins 9 pays : l'Afrique du Sud, le Zimbabwe, le Mozambique, la Zambie, la Tanzanie, le Kenya, l’Éthiopie, le Soudan et l'Egypte. Une portion de cette route (DodomaBabadi) a été inaugurée par le président tanzanien, John Pombe Magufuli, et le président de la BAD, Akinwumi Adesina. Depuis l’ouverture de cette route, les commerçants et les voyageurs ne mènent

(Agence de coopération internationale japonaise) pour leur partenariat stratégique dans le cofinancement du projet. «Les routes changent tout. Elles font renaître l’espoir»

Le président de la Tanzanie, John Magufuli, et le président de la Banque Africaine de Développement, Akinwumi Adesina lors de l’inauguration de la route Dodoma-Babati.

leurs procédures d’immigration que d’un côté de la frontière, économisant du temps et de l’argent. Il a pu être constaté l'augmentation du volume d’échanges commerciaux entre la Tan-

zanie et le reste de l’Afrique de l’est et de l’Afrique australe, pour atteindre 1,1 milliard de dollars, un niveau qualifié "d’historique" par John Pombe Magufuli et Akinwumi Adesina.

L a r e v u e a f r i c a i n e d e L a ro u t e e t d e s m o b i Lt é s

«Les projets financés par la Banque africaine de développement ont un impact tangible sur les populations», a déclaré le président tanzanien qui a remercié la BAD et la JICA

Pour Akinwumi Adesina «les routes changent tout. Elles font renaître l’espoir. Et cette route ne fait pas exception: en se développant, l’activité économique aidera à maintenir les liens familiaux. La route a apporté beaucoup de joie dans les familles ». L’ambassadeur du Japon en Tanzanie, Masaharu Yoshida, a félicité la BAD pour sa contribution à l’accomplissement du projet. «Notre coopération avec la

Banque, dans le cadre de ce projet, va davantage renforcer la relation entre le Japon et la Tanzanie ainsi qu’avec l’Afrique dans son ensemble», a-t-il affirmé. Ajoutant : «Cette route va contribuer à la croissance économique de la Tanzanie et de toute l’Afrique car, elle fait effectivement partie de la route transafricaine n°4 qui relie le Cap à Lusaka, Dodoma, Arusha et Nairobi, jusqu’au Caire ». Source : Agence d’information d’Afrique Centrale

infoline : +225 03 94 75 18 +225 21 24 76 98

email: hebdotransport@gmail.com

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8 ACTUROUTES - The Review

One Way – Tribunes & Opinions

«My ministry has continued to invest in infrastructure as an enabler to our country's economic development»

(…) T

he Government has been keen on the creation of an enabling business environment as focus on the Big Four Agenda namely: food security, manufacturing, healthcare and housing. It is in this context that my Ministry has continued to invest in infrastructure as an enabler to our country's economic development. (…) In this regard therefore, allow me to update you on some key projects under my Ministry. Commencement of phase two of the Construction of the Second Container Terminal As you are aware H.E. the President commissioned Phase One of the second container terminal in September 2016. In August last year, we commenced construction process of Phase Two scheduled for completion by October 2021. The terminal, to be constructed in three phases will have a total annual capacity of 1.5 Million TEUs. Thus, increasing the Port's annual container handling capacity to 2.6 Million TEUs by year 2022. Commencement of construction of Phase Two of the Standard Gauge Railway (SGR) Phase one of the SGR became operational with the passenger services in June last year. This year in January, we commissioned the freight services between Mombasa and Nairobi.

We started with one train ferrying 108 containers daily from the Port of Mombasa to the Inland Container Depot in Nairobi. We have continued to add a train every month and consequently in August, we introduced the eighth train carrying a total of 864 TEUS daily. We are targeting to have 12 trains by December this year.

and we expect the first berth to be ready by December this year while the remaining two will be completed before the year 2020. The Port in Lamu will open up further trade links between our country and our northern neighbours in South Sudan and Ethiopia through the new LAPSSET Corridor.

On the passenger service we have so far handled about 2Million passengers.

Construction of an alternative route from Mombasa Port to Burundi

We commenced construction of phase 2A of the SGR from Nairobi to Naivasha in October 2016. It is scheduled for commissioning in June 2019.

Construction of the road linking Mombasa Port and Burundi through Holili Border, SingidaKobero Border and finally to Bujumbura is complete. This route covers about 1545kms, which reduces the distance from Mombasa to Bujumbura through the Northern Corridor by 358 kms thus enhancing Mombasa Port's accessibility in the region.

Expansion of the Inland Container Depot (ICD) Nairobi The Nairobi facility was upgraded, and its annual capacity expanded from 180,000 TEUs to 450,000 TEUs. We are aware that since we commissioned the freight service, operations at the ICD have been at optimal levels. However, owing to slow cargo evacuation from the depot and mix of logistical hitches, we have been experiencing intermittent congestion. Nonetheless, my Ministry is working closely with other government agencies to address the shortcomings and enhance ease of doing business.

Construction of MariakaniMombasa dual carriageway To ease traffic flow between the Port of Mombasa and the hinterland, construction of a dual carriage way between Mombasa and Mariakani is ongoing with the completion date set for 2020. The Government plans to eventually extend the dualing of the highway to Malaba via Nairobi.

Construction of second commercial Port in Lamu

Relocation of Kipevu Oil Terminal (KOT)

Construction of the first three berths started in October 2016

To effectively address the anticipated capacity constraints in

handling oil products at the Port, plans are at advanced stage to develop a modern oil handling facility by relocating the current Kipevu Oil Terminal to a new location. Construction of the DongoKundu by-pass The first phase of the DongoKundu bypass, which runs from the Port of Mombasa's Second Container Terminal and joins the Mombasa-Nairobi Highway at Bonje near Mazeras was completed and commissioned this year. The road's design allows for the seamless integration between the Port of Mombasa, the Moi International Airport, the Standard Gauge Railway, the Nairobi-Mombasa Highway and the upcoming Mombasa Northern Bypass. This road is critical in servicing the planned Free Trade Zone and Special Economic Zone at Dongo Kundu. In addition it shall open up the South Coast region and ease traffic congestion in the island. The tendering process for construction of phase two is ongoing. Performance of the Mombasa Port Community Charter My Ministry closely coordinates the Mombasa Port Community Charter to ensure allactors in the logistics chain play their respective roles effectively. Through this initiative, we have seen improvement in productivity and efficiency at the Port of Mombasa (…)

Lastly, I would like to assure you that the Government is determined to continue developing a supportive and sustainable transport and infrastructure network conducive to business investment. We appreciate your continued support we pledge to sustain our responsiveness to your constructive views as we grow trade and

development. (…) Mr. James Macharia Cabinet Secretary Of Transport, Infrastructure, Housing, Urban Development and Public Works Excerpt from the speech during Kenya Ports Authority stakeholders luncheon on September 19, 2018

« Comme vous le savez, SE Monsieur le Président a mis en marche la phase 1 du deuxième terminal à conteneurs en septembre 2016. En août dernier, nous avons entamé le processus de construction de la phase 2, qui devrait s'achever d'ici octobre 2021. La capacité du terminal, qui sera construit en trois phases, sera de 1,5 Millions d'EVP. Ainsi, la capacité de manutention annuelle de conteneurs du port sera portée à 2,6 millions d'EVP d'ici 2022». «La construction de la route reliant le port de Mombasa au Burundi en passant par les frontières Holili, Singida-Kobero et enfin Bujumbura est terminée. Cette route couvre environ 1545 km, ce qui réduit de 358 km la distance entre Mombasa et Bujumbura par le Corridor Nord, améliorant ainsi l'accessibilité du port de Mombasa dans la région».

Pour les besoins de l’intégration, les pays africains investissent massivement dans les infrastructures de transports

S

ur le continent africain, les projets d'infrastructures de transport gagnent en importance. Dans son rapport intitulé ''Rapport 2017 sur les tendances de la construction en Afrique'', le cabinet Deloitte a indiqué que le nombre de projets évalués à plus de 50 millions de dollars a progressé de +5,9% par rapport à 2016, témoignant de l'essor des investissements d'infrastructure en Afrique. Ces projets constituent aujourd'hui, selon les analyses du cabinet, la part la plus grande des investissements dans le développement de nouvelles infrastructures en Afrique. Pour Deloitte, il s'agit

d'une tendance qui trouve son fondement dans le besoin de plus en plus pressant d'intégration commerciale sur le continent. «La raison pour laquelle les projets de transport sont plus nombreux que les autres et représentent une valeur supérieure est que les pays veulent augmenter la connectivité à l'intérieur comme à l'extérieur de leurs frontières », s'est expliqué J. P. Labuschagne, directeur du La gare de train à Nairobi, au Kenya. Conseil sur les projets d'infrastructure et d'investissement davantage à l'intérieur J. P. Labuschagne. au sein du cabinet Deloitte. comme à l'extérieur de leurs «Les pays africains veulent frontières ... Cela contribue à 20 à 40% du PIB désormais établir des capa- renforcer le commerce régiocités de transport qui leurs nal et facilite la conduite des Par ailleurs, illustrant leurs permettent de commercer affaires en Afrique », a ajouté avis, les experts de Deloitte

L a r e v u e a f r i c a i n e d e L a ro u t e e t d e s m o b i Lt é s

ont indiqué que des pays comme l'Ethiopie accordent 40% de leur PIB au financement de projet d'infrastructures alors que d'autres comme le Kenya mettent 20% de leur PIB. Des chiffres qui démontrent l'intensité de ce développement de projet dans toute l'Afrique. Les envies d'intégration des pays se font encore plus réelles alors qu'on assiste à l'essor des échanges internes aux marchés communs au sein de l'Afrique. Pour accomplir leurs ambitions dans le secteur des projets d'infrastructures de transport, les pays africains sont souvent obligés de se tourner vers les pays les plus

riches. D'après Deloitte, sur ce terrain, l'Empire du Milieu est le partenaire le plus sollicité par les Etats. Dans son rapport, le cabinet présente la Chine comme le plus important soutien financier des projets de transport parmi les partenaires de développement de l'Afrique. Le rapport précise que ce sont des compagnies chinoises qui ont construit la ligne de chemin de fer à voie normale au Kenya et la ligne Éthiopie Djibouti, et qui devraient également assurer le développement du réseau ferroviaire ougandais. Source: La Tribune Afrique

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ACTUROUTES - The Review

La Station 9

L'Ouganda obtient un financement pour restaurer la ligne ferroviaire ralliant le Soudan du Sud et la RDC

L'

Ouganda a obtenu 21,6 millions d'euros (24,8 millions de dollars) de l'Union européenne (UE) pour aider à restaurer la ligne ferroviaire de 375 km reliant le district frontalier de Tororo (est) et celui de Gulu (nord). Matia Kasaija, ministre ougandais des Finances, et l'ambassadeur Attilio Pacifici, chef de la délégation européenne en Ouganda, ont signé l'accord du financement en octobre 2018. L'Ouganda ajoutera 13,1 millions d'euros (15 millions de dollars) à la restauration de cette ligne, suspendue depuis 1993 à cause de l'insurrection dans le nord du pays. La ligne ferroviaire Tororo-Gulu était une artère économique importante le long du Couloir du nord de

l'Afrique de l'Est, reliant le port kenyan de Mombasa et l'est de l'Ouganda avec le nord du pays ainsi que les pays voisins, le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo (RDC). "Nous sommes fiers de soutenir la restauration de cette liaison économique importante", a annoncé M. Pacifici. "Avec ce projet, l'UE continue de soutenir l'économie ougandaise à travers le renforcement d'un secteur de transport multimodal, sûr et efficace. Nous soutiendrons notamment les efforts du gouvernement pour faire transférer les cargaisons de la route vers des moyens de transport plus écologiques ou plus propres tels que le chemin de fer et les voies navigables", a déclaré M.

Les travaux de cette ligne de chemin de fer ont repris après avoir été suspendus depuis 1993. Pacifici. Il a indiqué que le projet visait à perfectionner la construction de la plateforme logistique de Gulu. Les deux projets, selon M. Pacifici, auront un impact

majeur sur la facilitation du commerce en réduisant les coûts du transport d'importation et d'exportation, et contribueront en conséquence à l'intégration régio-

nale et au renforcement de la compétitivité ougandaise dans la région de la Communauté de l'Afrique de l'Est. "La plate-forme logistique et la ligne ferroviaire

constitueront une plateforme clé d'importation et d'exportation, non seulement pour le nord de l'Ouganda, mais également pour le Soudan du Sud et l'est de la RDC", a-t-il souligné. M. Kasaija a fait remarquer que le projet de la ligne serait avantagé par sa proximité avec la région d'Albertine, où se trouvent les puits de pétrole du pays. "Le projet de chemin de fer profitera du transport d'équipements et d'intrants relatifs à la construction et au fonctionnement des champs pétrolifères, considérant la taille importante des équipements pétroliers", a-t-il indiqué. Source: Agence Xinhua

CôTE d’ivOiRE

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FCFA 142 Billion for the 4th bridge to decongest Abidjan

he Ivorian Prime Minister Gon Coulibaly launched on the end of July 2018 the works of the fourth bridge of Abidjan. An important infrastructure that will decongest the traffic to Yopougon, the most populated district of Abidjan with more than one million inhabitants.Yopougon, in the northern part of Abidjan, can push a sigh of relief. The construction of the 4th bridge to facilitate access to the rest of the city is finally launched. The book, which includes a set of road infrastructure, will Ivorian prime minister, Amadou Gon Coulibaly, during the launch of the works of Abidjan 4th bridge. open a new alternative to connect Yopougon to others areas on both sides) that will mits, overwhelmed by a daily fect of population growth, in Abidjan. And beyond, it is thus be connected more ea- flow of “about 130 000 vehi- strong growth in the car fleet the southern and northern sily. The only direct access cles” with its bottling lot al- and declining urban transport areas of Abidjan and their road, a section of highway most inevitable during rush systems, the network of economic centers (industrial that dates from 1978, has in- hours, recalled Gon Couli- roads and traffic control has deed long since shown its li- baly. “Under the combined ef- proved inadequate to ensure

L a r e v u e a f r i c a i n e d e L a ro u t e e t d e s m o b i Lt é s

the flow of traffic. increasingly important, which leads to traffic congestion, road accidents, air pollution and the slowdown in economic activity, “said Marie-Laure AkinOlugbade, Africa Director from the west of the AfDB. A bridge of 7.2 km, 3 interchanges

In fact, it’s a larger work of 7.2 km total length that starts from Yopougon and will stretch into the districts of Attecoubé and Adjamé and open a new road. access to the Plateau and to the southern zone of Abidjan and especially to the port of Abidjan. In the long term, the structure will present, on the Yopougon side, a 2 × 3-lane roadway

(separated by a 20-meter central space reserved for the passage of line 2 of the Abidjan urban train to connect Yopougon and Bingerville), three interchanges on the main roads of the municipality crossed by the bridge and a toll platform giving access to the bridge itself. At the Attécoubé section, the bridge will be built over 1.4 km of Banco Bay and will land via two ramps at the Sebroko junction. The work then stretches towards Adjamé as far as Boulevard Nangui Abrogoua, which it crosses via a hopper (a tunnel) to reach the Indénié crossroads. The end of the works is scheduled for August 2020. Source: Financial Afrik

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Place Entreprises

10 ACTUROUTES - The Review mAROC

Le rail avance à grande vitesse, avec… Colas

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e 15 novembre, Sa Majesté le roi du Maroc Mohammed VI a inauguré, en présence du président français Emmanuel Macron, Al Boraq, la liaison ferroviaire entre Tanger et Casablanca, première ligne à grande vitesse du Maroc. Un grand projet auquel a pris part le groupe Colas pour la section de 185 km entre Tanger et Kénitra. Colas Rail et sa filiale Colas Rail Maroc avaient remporté, en groupement

Colas Rail et sa filiale Colas Rail Maroc avaient remporté en groupement avec Egis Rail, le contrat de conception-construction de la Ligne à Grande Vitesse entre Tanger et Kenitra

avec Egis Rail, le contrat de conception-construction de la Ligne à Grande Vitesse entre Tanger et Kenitra, portant sur 185 kilomètres de voies doubles. Les travaux de construction ont concerné les voies ferrées (études et travaux), les caténaires et deux bases travaux (études, fournitures et travaux). Parmi les 850 collaborateurs mobilisés par Colas Rail sur ce projet, 95% ont été recrutés sur place.

GTR, filiale routière marocaine de Colas, a également participé à la construction de la ligne ferroviaire en réalisant les terrassements, qui ont représenté 5 millions de m³ de déblais et 2,5 millions de m³ de remblais. A cette référence majeure de Colas Rail au Maroc s’ajoutent les lignes 1 et 2 du tramway de RabatSalé et la ligne 1 du tramway de Casablanca. Source: Colas

Kenya : LAPSSET completed Isiolo-Moyale road and Isiolo International Airport

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wo projects under the Lamu Port, South Sudan, Ethiopia Transport (LAPSSET)

Isiolo-Moyale road and Isiolo International Airport. The highway, done in four phases by three different

It is expected to connect the Port of Mombasa and the proposed Lamu port with landlocked Ethiopia

road corridor will open up the Ethiopian market of about 80 million people to Kenyan businesses as transport and shipping costs will reduce,’’ said Kenya National Highways Authority (KeNHA). It is also part of the Trans-

Africa Highway that runs from Cairo in Egypt to Cape Town in South Africa. Ethiopia had by the 1980s completed its part of the project, which it started in 1977, a 777km stretch that runs from Moyale town to Addis-Ababa. Isiolo Inter-

national Airport was opened for flights in September 2017. The airport has a 1.6km runway that is expected to be extended to 2.5km in the second phase. Source: The Standard

Isiolo Airport. Corridor in northern Kenya have been completed. The projects are the 526km

PAUSE

contractors, was the first to be completed in October 2016.

that is keen to use Kenya as its export route to international markets. ‘‘The

president Kenyatta with passengers abord a Kenya railways train.

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ACTUROUTES - The Review TOBER, 2019 | C O 0 1 6 . S S E R D CONG 26th WORLD ROA niAbu Dhabi, U in ld ABU DHABI e h e b ill ngress w theme

nder the rld Road Co -10th, 2019, u th The XXVI Wo 6 r e b to c O Congress pro s, on e te h a T ir ”. m s E ie b m o ra ted A unling Econ ultures, Enab lts of the work C u s g n re ti e c e th n f n o o n “C ntatio d Task res the prese mmittees an o C l a ic n h gramme featu c ae IARC’s 21 T workshops de P d n y a b s n n e io k s a s e rt de ed s xhibiber of specializ t and a large e s re te in re tu Forces, a num e fu f current and nt and servic o e s m ic ip p u to q e h it , w s ling be tration road adminis anizations will h rg ic o h d w te in la e n -r o d ti roa and future nsultants and on the status s w ie v ir providers, co e th ters will share present. Minis . road transport of roads and

Prochain Arrêt 11 The Africa Ro ad Builders – Trophée Baba NDIAYE : Join car us in Malabo See you on Ju ne 12, 2019 in Malabo (Equa for the Final C torial Guinea) onference of the 4th editio sion of the 54 n. On the occ th Annual Me aetings of the Inaugural Con AfDB. After th ference, set o e n March 21, 2 Kenya. Join u 019 at Nairob s in Malabo to i, present the B Trophy to the abacar NDIAY 2019 winner. E

ITS Wor ld C ongress 20 19. Singapore 2019

Themed Sma rt Mobility, Em powering Citie gent Transpo s, 26th Intelli rt Systems W o rl d Congress, th ding transpo e world’s leart technology congress, will shores of Sin arrive at the gapore from 2 1 – 25 October 10,000+ Part 2019. icipants | 300 + Exhibitors | Tours and De 20+ Technica monstrations l Venue : Sunte c Singapore C onvention & E Centre xhibition Suntec Singa pore Conventi on & Exhibitio world’s leadin n Centre is th g meetings an e d conference at the heart o centre, locate f Asia’s most d in tegrated mee tions and exh tings, conven ibitions hub. -

L a r e v u e a f r i c a i n e d e L a ro u t e e t d e s m o b i Lt é s

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... En Continu

12 ACTUROUTES - The Review

The best African rail journeys for 2018

Ranking of the best train trips in Africa : Africa’s best journeys in train The Telegraph Travel (UK) rail experts offers a guide to the 10 best African rail journeys for 2018. 1. Rovos Rail This luxury train of airconditioned entirely en suite rooms with double or twin beds has to be the most comfortable way to see southern Africa – especially in a Royal Suite, which takes up half a carriage. The beautifully restored or appointed wood-panelled coaches include dining, lounge and observation cars, and there is a gift shop on board. Varying three to 15-day itineraries venture as far as Dar es Salaam in Tanzania, Victoria Falls in Zimbabwe and Swakopmund in Namibia, but the most frequent route is between Cape Town and Pretoria. Most trains begin or end at Rovos Rail’s own Capital Park station near Pretoria. 2. Blue Train, South Africa South Africa’s national railway luxury train is one of the oldest, derived from trains introduced in 1923, though frequently replaced or upgraded to become more luxurious. Oscillating between Cape Town and Pretoria, the two train sets each include two lounge cars, dining cars and an observation car, and some of the all en suite cabins have the rare facility of wheels of a full-sized bath. Southbound trains break the journey at Kimberley for a visit to the Big Hole and its Diamond Mine Museum, while northbound trains stop at Matjiesfontein for a sherry in the Lord Milner Hotel, founded in 1884 by James Douglas Logan, a Scottish railwayman. 3. Shongololo Express Bought by Rovos Rail in 2016, the Shongololo Express is positioned to cater for those more concerned to see southern Africa than pay for an opulent train experience. Three 12 to 15day itineraries are on offer, traversing South Africa, Mo-

zambique, Namibia, Swaziland and Zimbabwe. The 72 guests are accommodated in two categories of en suite cabins with double or twin beds – Emerald has a small lounge area, Gold does not – and there is a bar car and observation car as well as dining cars. One of the itineraries offers golfing and other options, and all visit game, historic or archaeological sites.

Kapiri Mposhi The 1,155-mile (1,860km) Tazara Railway between Tanzania’s largest city, Dar

Bulawayo to Victoria Falls is a world away from Rovos Rail, but some find the Zimbabwean wood-panelled coaches from another era

the coast with a spectacular curved viaduct across the Kaaimans river and a long, low viaduct across the lagoon, before journey’s end

Operating on Wednesdays and Saturdays, the train includes a lounge and observation car. Guests transfers between hotels/lodges and

4. Tangier to Casablanca, Morocco The first high-speed line in Morocco – and Africa – is due to open in mid-2018 between Tangier and Kenitra, which will reduce the journey time between Tangier and Casablanca from nearly five hours to just over two hours with connections on to Marrakech. TGV Duplex trains have been adapted for the climate with more powerful air conditioThis train of Rovos Rail in South Africa has suite rooms with double or twin beds. ning and filters to prevent sand penetration of equip- es Salaam, and Kapiri and the sight of game more at Knysna. National opera- the train are part of the ment. Those wanting to Mposhi in Zambia was the than compensate for short- tor Transnet lost interest in package. reach Morocco overland first of China’s railway-buil- comings in other aspects of the steam-hauled service can board ferries to Tangier ding projects in Africa, ope- the experience. This year – and when no successor 10. Cairo to Luxor, ning in 1975. It has had a in what is now the post-Mu- could be found, operation Egypt in Algeciras or Barcelona. chequered history, but new gabe Zimbabwe – a slee- ceased in 2010. Now a new 5. Nairobi to Momcars were put into service in per train is being introduced concession is in prospect, There are two ways to tra2016 to revitalise the rail- from Victoria Falls to and it is hoped that services vel by train to Luxor for its basa, Kenya way and it has succeeded Hwange National Park with might resume before the temple complex at nearby The new Chinese-built in attracting more tourists refurbished “traditional” car- 90th anniversary of the Karnak: the daytime air standard-gauge railway as a safer way to travel than riages. Passengers will opening of the railway this conditioned express; and between Nairobi and Mom- road. Besides first and se- board the train at Victoria year on Oct 28. Knysna lies the overnight sleeper. To basa opened last May, re- cond class sleeping cars, Falls, have a three-course on the Garden Route and is appreciate the Nile valley ducing the journey time and second and third class dinner and go to sleep as famous for its Oyster Festi- and the river’s feluccas (traditional wooden sailing from a putative 16-24 hours seated cars, there are the train heads for Hwange. val. boats) and thin banks of ferby the old narrow-gauge usually two restaurant cars Guests will transfer on to tility, you have to defy goline to just over four-and- and a first class lounge car. the Elephant Express, an 9. Royal Livingstone, vernment tourist restrictions three-quarter hours by the Some couples pay for a open-sided railcar designed Zambia on which trains tourists can Intercity Train, the non-stop four-berth cabin to secure for game viewing, which will version of the Madaraka sole occupancy. The jour- take them to Ngamo on a This five-coach dining train buy tickets for and take the Express. The Country Train ney often allows sightings two-hour transfer for the Im- uses carriages restored by former. This entails simply stops at eight intermediate of elephants, giraffes, zebra velo Safari Lodge. Guests Rovos Rail and a steam lo- boarding the train at Cairo’s stations. The air-conditio- and antelope as it clips the end up in a great safari comotive to travel from impressive Ramses station ned train has a buffet car Selous Game Reserve, area, so it is more interes- Bushtracks Siding near Li- and paying on board, howith table seating area for and there is a spectacular ting than the normal road or vingstone to the Victoria ping you find an empty Falls Bridge, traversing a seat, or buying a ticket first class passengers only, mountain section with nu- light aircraft transfers. online (see short section of what ahead a trolley service and compli- merous bridges and tunRhodes hoped would be- seat61.com for detailed insmentary water. Large win- nels. Coaches for Lusaka 8. Outeniqua Choo come the Cape to Cairo tructions). dows allow good views connect with the train at Ka- Tjoe, South Africa railway. The train pauses for over the Kapiti Plains and piri Mposhi. Source : For many years this 41-mile 20 minutes on the bridge Tsavo National Park, so Telegraph Travel passengers would be un- 7. Bulawayo to Victo- (67km) line was the most before proceeding to Palm popular daytime tourist jour- Grove siding for the sixria Falls, Zimbabwe lucky not to see game. ney in South Africa, running course dinner stop and then 6. Dar es Salaam to The overnight journey from for most of the way along returning to Bushtracks.

L a r e v u e a f r i c a i n e d e L a ro u t e e t d e s m o b i Lt é s

n°06 - mars 2019

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ACTUROUTES, The Review #6  

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