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Écoles primaires : faire face aux difficultés de DEAN Dossier cyclone DEAN Visite de l'Archevèque à l'église St-Michel Des cours universitaires à la Cyber Base

A l'heure où nous bouclons ce magazine, le séisme du 29 novembre a fortement touché le François, créant également des difficultés dans les écoles. Informations à suivre dans notre prochaine édition.

N° 9

Magazine de la ville du François - octobre/novembre 2007 -

Gratuit


anisme

Permis de construire plus simple et plus rapide

Sommaire

Depuis le 1er octobre dernier, le permis de construire et les autorisations d’urbanisme ont fait l’objet d’une réforme majeure. En période de reconstruction et de travaux sur les maisons après le séisme et le passage du cyclone Dean, c’est l’occasion de faire le point sur ces procédures obligatoires.

 « Pa lavé lotow an la riviè a »  Budget : expliquer et maîtriser les finances communales  Cyclone Dean : un lourd bilan  Organiser la rentrée scolaire  Les marins pêcheurs relèvent la tête  Ouverture des écoles, faire face aux difficultés  Mgr Méranville visite l’église St-Michel  Réussite du marché agricole des jeunes agriculteurs

Avec la nouvelle réglementation, l’administration doit se prononcer sur un dossier en respectant les délais

Un particulier qui souhaite entreprendre des travaux de construction ou d’aménagements importants devait, dans bien des cas, effectuer une déclaration préalable de travaux exempte de permis de construire. Aujourd’hui, le constructeur doit remplir une déclaration préalable ou solliciter un permis de construire. La procédure prévoyait avant la réforme pas moins de onze autorisations différentes et cinq déclarations auprès de l’administration. Des formalités souvent lourdes et contraignantes pour l’administré mais aussi le service instructeur, celui de l’urbanisme de la Mairie du François.

Plan de circulation :

choisissez votre direction franciscaine ont été pris en compte pour la signalétique directionnelle. De Trianon, en passant par la Pointe courchet, Presqu’île et le centre-bourg, les habitués de la route ainsi que les touristes, très nombreux au François, pourront circuler plus aisément pour aller d’un point à un autre. Montés sur des mats rouges et d’une grande lisibilité ces panneaux sont devenus, en quelques jours, le fil conducteur des automobilistes qui circulent dans les rues du centre-ville et de ses environs. Cette signalétique devrait par ailleurs, atténuer les difficultés générées par les travaux qui gênent la vie du bourg et améliorer la sécurité de la population qui peut ainsi mieux se diriger. Cette opération estimée à plus de 175 000 € vient achever le nouveau plan de circulation qui permet de réguler le trafic routier de plus en plus important au François. 

 Les soirées littéraires de la Bibliothèque municipale  Les jeunes de la Caraïbe se donnent la main Directeur de la publication Maurice ANTISTE

Rédacteur en chef Charles-Edouard LUPON

Conception PPA.COM

Rédaction-Mise en page PPA.COM / Service communication Ville du François

Crédit photo Service communication Ville du François

Impression Quadra

Tirage : 10000 ex. Gratuit

Site Internet : www.ville-francois.fr Magazine Le FRANÇOIS aujourd’hui - Numéro 9

Avec l’entrée en vigueur des nouvelles autorisations d’urbanisme depuis le 1er octobre, les procédures ont été simplifiées et les délais de prise de décision raccourcis. Actuellement, il n’existe désormais que trois permis. Le permis de construire classique pour les constructions neuves est toujours d’actualité. Le permis d’aménager permet de faire des travaux complémentaires à une habitation existante. Enfin le permis de démolir, comme son nom l’indique, est pris dans le cas de la destruction d’un immeuble d’habitation privé ou public. Ces permis qui donnent l’autorisation légale de procéder à l’acte demandé nécessitent une déclaration préalable. Aussi, les incertitudes de délais devraient être supprimées. En effet, dès le dépôt du dossier par l’administré et au plus tard dans le mois qui suit, celui-ci devra connaître la date à laquelle l’administration se prononcera sur sa demande. Par ailleurs, et dans un souci de simplification, certains travaux sont dispensés de toute formalité. Toute personne entreprenant des travaux peut prendre connaissance de cette liste exhaustive prévue au Code de l’urbanisme. Ces informations sont également accessibles au Service urbanisme de la ville du François, rue Homère Clément, ou sur le site www.ville-francois.fr. 

La nouvelle signalétique constitue la deuxième phase du plan de circulation

Il y a plus d’un an, le plan de circulation du bourg devenait effectif. Aujourd’hui, la deuxième phase de cette opération est en cours. Il s’agit de la mise en place de la signalétique directionnelle. Des panneaux ont été installés aux principaux carrefours ainsi qu’aux entrées de ville permettant aux automobilistes de trouver, en un coup d’œil, son itinéraire. Tous les pôles principaux de l’agglomération

Des directions bien indiquées dans le bourg et en périphérie


ironnement

Véhicules Hors d'Usage

après la prévention, la répression

Depuis la fin du recensement, les propriétaires doivent se débarrasser de leurs épaves à leurs frais

Dans le cadre de ses actions menées en matière de protection de l’environnement, la Ville du François a lancé, en juillet 2007, une opération de recensement des VHU, les véhicules hors d’usage, sur l’ensemble du territoire. Prolongée de quelques jours à cause de l’ouragan Dean, celle-ci s’est achevée en septembre dernier. Munies de badges, les équipes municipales ont sillonné tous les quartiers ruraux, zones urbaines et entrées de ville pour identifier à l’aide de GPS, l’emplacement de centaines d’épaves.

Près de six cent trente six points de stockage ont été relevés sur tout le territoire, en bordure de routes, dans des espaces naturels transformés en dépotoirs ou sur des terrains de particuliers. Les parkings de cités HLM n’ont pas été épargnés par cette forme de pollution visuelle et de nuisance pour la santé. Plus de 802 véhicules hors d’usage ont été recensés sur l’ensemble du territoire. A l’heure du bilan, cette première phase de recensement, d’une durée de deux mois, a reçu un bon accueil des administrés. Après avoir arrêté le nombre de vieilles voitures à enlever, un marché public a été lancé afin qu’une entreprise spécialisée procède à leur élimination. Entre temps, la phase répressive a été activée. Pour les VHU qui n’ont pas été recensés lors de la première phase, les propriétaires devront désormais faire appel à une entreprise de traitement d’épaves à leurs frais. Les propriétaires qui n’auront pas respecté cette consigne d’enlèvement, devront s’y résoudre au plus vite. En effet, en cas de non enlèvement, les propriétaires de VHU seront passibles d’une amende de 750 €. Une peine qui peut être évitée par un comportement responsable et citoyen. 

Protection des rivières

" pa lavé lotow an la riviè a "

voitures dans les rivières. Elle était composée des représentants de la Mairie, de la DIREN (Direction Interrégionale de l’Environnement), et de l’ODE (Office Départementale de l’Eau). Les services de la DAF (Direction de l’Agriculture et des Forêts) ont également participé à cette opération dans le cadre de ses compétences en matière de police de l’eau. A ce titre, la DAF est habilitée à verbaliser les contrevenants signalés par la police municipale notamment.

De lourdes sanctions sont prévues pour les personnes qui polluent les cours d’eau et les rivières de la commune

En avril 2006, le conseil municipal du François a décidé d’informer et de sensibiliser la population sur le respect de la ressource en eau. C’est pourquoi techniciens de la DUAE (Direction de l’Urbanisme, de l’Aménagement du territoire et de l'Environnement), élus et partenaires de la municipalité se sont attelés à ce chantier écologique. Une campagne d’information sur le thème « Pa lavé lotow an la riviè a ! » a été mise en place. Au mois d’octobre, une délégation était sur le terrain pour procéder à la pose officielle des panneaux destinés à informer la population sur l’interdiction formelle de laver les

C’est au quartier Dumaine, que le premier panneau a été implanté en bordure d’un gué à proximité du foyer rural. La pose a été renouvelée à Perriolat Mascarasse. Quelques jours après, huit autres sites ont accueilli ces mêmes panneaux d’information. Il s’agit de Perriolat La Digue, Plaisance, Saint-Laurent, Desroses Est, Belle âme et Belle âme 2. Au total, douze panneaux incitent les riverains à ne plus polluer les cours d’eau par ces actes d’incivilité. Le déversement de détergents, l’écoulement d’huiles de vidanges et l’abandon de pièces de voitures sont les principales causes de destruction de la faune et de la flore aquatique. Le règlement sanitaire départemental ainsi que le code de l’environnement, interdisent la dégradation des cours d’eau, quels qu’ils soient. Tout contrevenant peut avoir une sanction allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende. Cette opération a bénéficié du concours de l’Etat et de l’ODE, à hauteur, respectivement, de 40 % et 20 % sur un budget évalué à 2400 €. 

Le mot du Maire A la hauteur d'une porte nouvelle Les éléments déchaînés nous ont rappelés à nos réalités. Celles d’un pays soumis aux aléas climatiques, celles d’une commune exposée aux risques majeurs. En frappant notre ville, pas moins ni plus que toute l’île, le cyclone Dean a mis à nu la vérité de la gestion de nos territoires au quotidien. Conscient des faiblesses naturelles du François, chaque habitant doit être attentif aux précautions pour faire face aux coups durs. Seule une vision claire et audacieuse de l’avenir peut permettre à un peuple de franchir les obstacles qui se dressent sur la voie de son développement. Les actions menées pour la population ne doivent pas s’enfermer dans des schémas venus d’ailleurs, ou pensés pour l’ailleurs. Elles doivent être empreintes d’une farouche volonté, celle de mener à bien des projets qui donnent à un peuple et à son territoire toutes les garanties de sa protection, sans compromettre son évolution. Protéger l’environnement, faire émerger de nouveaux chantiers et former une population, participent des défis que doit relever tout décideur. Affronter les moments les plus houleux demande une vraie préparation. Sans fard et avec justice, les décissions sont arrêtées démocratiquement : une méthode de travail ! Mais c’est aussi une générosité que l’on doit essaimer en reconnaissant le citoyen comme un être responsable, et qui mérite le plus grand respect. En effet, au delà des clivages, les secousses les plus fortes nous ramènent au principe de réalité : celui de placer l’homme au cœur des préocupations. Cela n’empêche nullement de proposer également toutes les animations nécessaires au plein épanouissement de la cité. Dès lors, c’est une population, toutes générations confondues, qui en sort grandie. Elle sera alors à la hauteur d’une porte nouvelle qui s’ouvre, à l’aube de cette nouvelle année. Une année que je souhaite à toutes et à tous meilleure que la précédente.  Maurice ANTISTE Maire et Conseiller Général du François

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ances

Orientations budgétaires Tribune Libre expliquer et maîtriser les finances réservée aux groucommunales pes minoritaires

Les propositions d’investissement budgétaire prévoient l’aménagement du bourg et des quartiers

Conformément à la loi organique relative aux lois de finances du 06 février 1992, le débat d’orientations budgétaires constitue un espace obligatoire de discussions, entre le maire et son conseil municipal, deux mois avant le vote du budget primitif. Celui-ci devrait s’élever en 2008 à environ 27 millions d’euros. S’il est un moment important dans la vie d’une collectivité, il s’agit bien du vote du budget et du débat d’orientations budgétaires (DOB) qui le précède. A l’ordre du jour du conseil municipal du 12 novembre figurait le DOB. Ce débat a été notamment l’occasion, pour le maire et son équipe, d’expliquer les actions réalisées et celles en cours, et de soumettre au conseil municipal les dossiers prioritaires pour le prochain exercice. Comment positionner la Ville en terme de stratégie, pour une utilisation optimale des deniers publics dans le cadre du prochain exercice budgétaire ? Telle était la question centrale qui a nourri les discussions

de la taxe sur le foncier bâti (TFB) souligne l’attractivité grandissante de la commune ; plus de personnes viennent habiter au François. L’édilité a également souligné sa volonté de mettre en œuvre une plus grande justice fiscale au service des administrés. Forte de ces constats, la municipalité devrait être en mesure d’accroître ses recettes fiscales sans recourir à des augmentations systématiques d’impôts. Et ce, même si le François est globalement en deçà des taux moyens d’imposition des autres communes de même taille en Martinique. La question de la masse salariale communale a, elle aussi, été abordée. Représentant 54 % des dépenses de fonctionnement, cette dernière est très nettement en voie de stabilisation. L’augmentation, maîtrisée, qui la caractérise est due à plusieurs facteurs, et en particulier à la mise en place d’outils de contrôle. Le comité de suivi du plan de titularisation et le contrôle de gestion illustrent ces outils. Par ailleurs, plusieurs opérations inscrites au PPI, plan pluriannuel d’investissement, sont en cours de réalisation. La construction de la nouvelle église, la protection du bourg contre les inondations ou encore la réhabilitation du hall des sports en sont des exemples concrets.  La construction des chantiers importants est inscrite dans le plan pluriannuel d’investissement (PPI)

Augmentation des recettes, stabilisation des impôts L’une des problématiques mise en avant, a été celle de la fiscalité communale. En effet, une évolution positive des bases de la taxe d’habitation (TH) et

Un nouvel adressage

" pou pa garé kow "

Des maisons numérotées, des voies clairement désignées et une circulation optimisée dans les quartiers du François, c’est l’un des objectifs du plan d’adressage engagé depuis mars 2007. Sept mois plus tard le projet est validé par la Commission de dénomination des voies. L’opération va se dérouler en plusieurs étapes. Dans un premier temps il s’agira de nommer les rues et pas de n’importe quelle manière. Les noms qui seront attribués devront être représentatifs de leur histoire ou de celle du quartier. Cette étape nécessitera un certain nombre de recherches. Un travail de fourmi auquel devraient être associés les élèves de CM2 des écoles du François au premier trimestre 2008. Internet, livres, investigations sur le terrain seront leurs principaux outils. Munis de Magazine Le FRANÇOIS aujourd’hui - Numéro 9

questionnaires, ces jeunes enquêteurs vont donc devoir se rendre chez l’habitant pour obtenir des informations. Leur objectif : recueillir le maximum d’éléments significatifs permettant de donner une dénomination aux rues. L’étape suivante sera celle de la numérotation des maisons. A l’issue de cette opération, les habitants du François pourront libeller leur adresse de façon complète et précise. Le taux de non distribution du courrier devrait sensiblement diminuer. Les touristes pourront être mieux guidés dans le bourg et les quartiers. Autre avantage et pas des moindres, médecins, pompiers et secours d’urgence seront en mesure de se rendre plus rapidement sur les lieux d’un accident. Mais auparavant, les riverains devront réserver le meilleur accueil aux élèves. 

Au moment du bouclage du magazine, le 17 décembre 2007, la rédaction n’a pas reçu d’informations des groupes minoritaires comme demandé par courrier du 07 novembre 2007. 


sier cyclone DEAN

Premières mesures

Un lourd bilan

du conseil municipal

De nombreuses maisons ont été entièrement soufflées au François

Le François, au même titre que l’ensemble de la Martinique, subit de plein fouet la colère de l’ouragan Dean. Réuni en séance extraordinaire, le conseil municipal a dressé les premiers bilans dans la foulée des mesures d’urgence Les dégâts provoqués par l’ouragan Dean sur le François, comme partout ailleurs en Martinique, ont été considérables. Nombre de constructions ont été endommagées. Beaucoup d'exploitations agricoles ont été détruites à 100 %, les commerces ont également souffert du phénomène Dean. Sans compter les infrastructures et les bâtiments publics. Ce constat a conduit la municipalité du François à provoquer un conseil municipal extraordinaire dès le 25 août. L’objectif était d’effectuer, comme les autres municipalités de la Martinique, une demande communale de reconnaissance de l’état de catas-

trophe naturelle. Le projet a été adopté à l’unanimité par le conseil municipal. Aujourd’hui, la municipalité a souhaité que cette expérience serve d'exemple aussi bien aux autorités qu'aux administrés. Les constructions n’étaient, en effet, pas prêtes à accueillir un tel phénomène. Dès lors, la réflexion sur les constructions aux normes parasismiques et anticycloniques a été lancée. Le conseil municipal a été également l’occasion de poser les bases d’une étude sur l’occupation de l’espace par les panneaux publicitaires qui constituent des sources de pollution visuelle dans le paysage martiniquais. Les mesures pour porter secours aux administrés ont été passées en revue. Les publics les plus fragiles, plus touchés que d’autres, ont reçu des aides techniques et / ou financières d’urgence. Plus de deux mois après Dean, le François se relève, le regard résolument tourné vers l’avenir.  L’aide alimentaire aux familles sans abri a été organisée par le Centre communal d’action sociale

Les écoles primaires

endommagées

Les salles et le mobilier des écoles primaires ont été fortement endommagés

A quelques jours de la rentrée scolaire, la mairie a invité les agents des six écoles les plus touchées suite au passage du cyclone Dean à une réunion exceptionnelle, lundi 27 août. L’objectif était de faire le point sur les premières mesures à prendre. Josette Nicole, maire adjointe chargée des affaires scolaires et Joseph Loza, maire adjoint chargé de la sécurité et des risques majeurs ont entamé la réunion avec les agents qui avaient également comme interlocuteur, les représentants de la direction des ressources humaines et des affaires scolaires de la mairie. En introduction, les élus ont indiqué que les écoles avaient bien résisté dans l’ensemble grâce aux grands travaux menés, il y a un an, dans

ces établissements. Toutefois, les écoles de Morne Acajou, Dostaly, Dumaine, Morne Pitault B François Duval et Anne Marc sont touchées de manières diverses. Morne Acajou a subi le plus de dégâts, son toit s'étant complètement arraché. « Tout sera fait pour que la rentrée se fasse à la date prévue dans ces écoles » a insisté l’adjointe aux affaires scolaires. La Mairie a mobilisé à nouveau ses services techniques qui seront secondés par des entreprises sur les grosses réparations. Pour répondre aux interrogations du personnel, les agents travaillant dans les écoles endommagées ont été déployés dans les autres établissements scolaires en fonction de leur lieu d’habitation. Les élus ont remercié les agents pour leur volonté et leur présence alors que bon nombre d’entre eux avaient subi de lourds dommages à leur domicile. 

Le conseil municipal réuni dans l’urgence a permis d’entériner les premières mesures prises sur le terrain

Habitations, pêche et agriculture balayées En une semaine, moins de cinq cents personnes ont déclaré des sinistres subis par leur maison. Six écoles ne pourront assurer leur rentrée scolaire dans de bonnes conditions, l’école de Morne Acajou a été la plus atteinte avec sa toiture entièrement détruite. Le secteur de la pêche ayant dû payer un lourd tribut puisque les marins pêcheurs sont sinistrés à plus de 90 % tant au niveau des matériels que des casiers. Plus de 30 % des embarcations à terre sont fortement endommagées. Première mobilisation de 100 000 € L’énumération de cette série de dégâts a permis d’introduire le deuxième dispositif relatif à la demande de mise en catastrophe naturelle conformément à la loi du 13 juillet 1982. Eu égard à la situation sur le terrain, l’indemnisation des victimes a été ipso facto approuvée. Les élus ont entériné la proposition du Maire d’annuler la fête patronale. La mobilisation de 100 000 € a permis de répondre aux premiers besoins. Il s’agissait d’un premier versement de secours afin de pallier très rapidement les dommages subis par la population. Les réseaux lourdement touchés Le François reste l’une des villes les plus affectée par Dean. Les réseaux EDF, SME et télécommunications ont lourdement été touchés. Seulement 10 % des foyers sont alimentés en électricité au neuvième jour de l’après ouragan. Dans chaque quartier, la communauté est toujours à pied d’œuvre, faisant preuve d’une solidarité et d’un courage hors pairs. Les élus ont salué tous ces « coup de main » spontanés qui ont permis de dégager assez rapidement le réseau routier et de relever la commune.  La police municipale et les autres services de la mairie sont venus porter secours aux administrés

Les écoles municipales ont été les plus sévèrement touchées des bâtiments publics

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sier cyclone DEAN

Organiser

la rentrée scolaire en concertation La visite des quartiers a permi aux responsables des collectivités de prendre la mesure des dégâts

La Mairie et le Conseil Général dans les quartiers

Toutes les décisions pour organiser la rentrée scolaire ont été prises en accord avec le personnel scolaire et les parents d’élèves

De nombreux parents, enseignants et personnel d’encadrement étaient venus s’enquérir des modalités de répartition des élèves du CP au CM2 dont les écoles font l’objet de lourdes réparations. Ceux-ci ont été répartis dans les écoles en état de fonctionner. Beaucoup d’interrogations mais aussi diverses suggestions pour tenter d’optimiser le déroulement de cette rentrée ont été formulées par les participants. Les élèves de maternelle devront rester encore à la maison entre un et plusieurs mois, le temps nécessaire pour la réalisation des travaux. Les parents en activité ne pouvant assurer la garde de leurs enfants, le maire a précisé qu’il

reste ouvert aux propositions de garde provisoire durant cette période. Selon Maurice Antiste, un tel dispositif pourrait faire l’objet d’un accord avec la CAF. Les élus se sont appliqués à expliquer que l’état des bâtiments endommagés présente de réels dangers pour leurs occupants. Les procédures de réparation sont longues et certaines écoles sont à rénover en profondeur. Un service de transport a été mis en place pour ramasser les scolaires devant les écoles d’origine à 7h30 précises. Les services de la restauration et de la garderie ont fonctionné dans les écoles d’accueil pour tous les enfants. 

Contact permanent avec le Rectorat

Suite à un état des lieux, les besoins ont été exprimés aux services de l’Etat

Suite au bilan effectué sur les écoles du François Marie Reynier, Rectrice de l’académie, a rendu visite à la commune, jeudi 30 août. Il s’agissait pour les élus municipaux de sensibiliser l’autorité rectorale aux dommages subis par les établissements scolaires du 1er degré et aux mesures prises pour les écoles les plus touchées de la commune. La Rectrice a pu visiter les écoles de Morne Acajou et de Dumaine Magazine Le FRANÇOIS aujourd’hui - Numéro 9

classées parmi les établissements les plus endommagés. La question centrale portait sur les classes à reloger et les écoles en bon état, susceptibles de les recevoir. Les dégâts constatés par la délégation sur les écoles de Morne Acajou et de Dumaine ont témoigné de la puissance du phénomène. Maurice Antiste a plaidé pour un diagnostic et un plan global de reconstruction des écoles communales qui sont aujourd’hui vétustes en grande partie. Les interlocuteurs ont aussi discuté de l’école de Dostaly, de la maternelle François Duval, et de Morne Pitault B. Le relogement des élèves de l’ADAPEI situé en centre-ville et dont le bâtiment a été très endommagé a également retenu l’attention. La rectrice a pu apprécier les efforts déployés par la municipalité qui a tenté de répondre à toutes les demandes. A titre d’exemple, un service de transport a été mis à disposition des élèves qui seront déplacés principalement vers les écoles du bourg. « L’objectif de la municipalité est de veiller à leur sécurité, d’éviter de bousculer leurs repères et de ne pas perturber leur développement » ont indiqué les élus. Un contact permanent a été maintenu avec le rectorat. 

Une délégation du Conseil Général a visité les quartiers les plus touchés du François vendredi 24 août. L’objectif était de faire un état des lieux sur la situation des sinistrés du François au lendemain du passage du cyclone Dean. Plusieurs services du conseil général ont été mobilisés pour cette visite. C’est sur le trajet de Morne Pitault, l’un des quartiers les plus touchés, que le maire, Maurice Antiste, a dressé un état des lieux de la commune. « Les quartiers les plus endommagés sont Morne Pitault et Morne Acajou. Plus de 400 personnes sinistrées sont recensées en mairie, nous avons 40 maisons entièrement détruites. Plus de 250 maisons sont endommagées et une centaine ont vu leur toiture totalement emportée. A Morne Pitault, six personnes sont encore hébergées dans l’école primaire ».

Aider à la reconstruction Dès la première halte, la délégation a pu mesurer la détresse des administrés au quartier Capulo à Morne Pitault. La reconstruction totale ou partielle de certaines maisons et des aides financières de reconstruction ont été mises à l’ordre du jour. Christiane Bauras, présidente de la commission des affaires sociales du département a mobilisé ses équipes pour l’instruction des dossiers. A Morne Acajou, autre quartier très affecté, les habitants de Moutaou étaient encore sous le choc. Les toitures arrachées jonchaient le sol autour d’une maison inondée. Selon le président du conseil général, Claude Lise, la priorité devait être donnée aux personnes âgées et handicapées ainsi qu’à celles vivant en habitat précaire. « Nous sommes attentifs à ces cas sociaux victimes une deuxième fois après l’ouragan Dean. Ces situations complexes demandent des réponses complexes ».  Dans les quartiers les plus touchés des mesures de relogement sont mises à l’étude


Photo JL TANGUY

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L'aide du Secours populaire

Les organismes non gouvernementaux ont mobilisé rapidement des aides privées

Une délégation du Secours populaire conduite par Daniel Robin, secrétaire général de la fédération du Secours populaire du Cher et membre du bureau

national a choisi le François comme première étape de sa tournée d’aide aux communes sinistrées. Roger Lagier, premier adjoint au maire, a présenté les nombreux besoins des administrés tant en bâches, en matériaux et en besoins alimentaires. Sur ce dernier point, le secours populaire a dit pouvoir répondre rapidement. Près de cent cinquante personnes sont déjà recensées par le CCAS de la commune, un dossier complet sera remis à la délégation. « Pour l’instant les habitants du François se débrouillent dignement » a souligné le 1er adjoint avant de poursuivre « et avec l’aide de nos services et des autres collectivités nous devons trouver des solutions durables ». Quelques jours plus tard, des bons alimentaires et des jouets éducatifs ont été remis aux personnes sinistrées et aux enfants non encore scolarisés. 

Soutien de Jim Derry

L’artiste a offert près d’une tonne de matériel scolaire aux élèves du François

L’ouragan Dean a obligé beaucoup d’élèves du François à débuter l’année scolaire sans leur matériel de classe. Les gestes de solidarité se sont succédés avec une action menée par le chanteur Jim

Derry. L’objectif était d’offrir aux élèves démunis le nécessaire scolaire pour effectuer la rentrée dans des conditions acceptables. Originaire du François, l’artiste qui se trouvait à Paris lors du cyclone, a été touché par les souffrances de ceux qui ont tout perdu. C’est naturellement qu’il a contacté les grandes surfaces qui ont répondu rapidement à son appel en regroupant près de 70 000 € de fournitures scolaires. Arrivé avec le convoi, lundi 03 septembre, à l’école Anne Marc, Jim Derry a été accueilli par le Maire, Maurice Antiste, le 1er adjoint Roger Lagier, son ami de classe et une cinquantaine de parents d’élève. Le chanteur leur a confié : « je vis loin de mon pays mais mon cœur y est toujours ». « j’ai connu des cyclones dans mon enfance et j’aurai aimé avoir du matériel neuf pour la rentrée ». Plus de cent cinquante familles choisies par le CCAS, en fonction des préjudices subis ont pu récupérer cahiers, crayons, stylos et autres matériels scolaires pour une rentrée réussie. 

Reloger les sans-toît

destinés à des personnes qui dormaient encore en centre d’hébergement après l’ouragan Dean. Ces familles bénéficient de ces appartements pendant une période de 6 mois durant laquelle la Mairie du François règle le loyer et les charges locatives. Dans la foulée, les nouveaux occupants ont visité les lieux avec émotion. Les familles originaires de Morne Pitault, Morne Serpent et Saint-Roc ont récupéré les quelques effets personnels mis à l’abri dans une école transformée en centre d’hébergement. 

Un arrêté de réquisition pris par la Mairie a permis d’avoir les clés de logements en urgence

Malgré les précautions prises avant le cyclone, les professionnels de la mer n’ont pas été épargnés.

Les marins pêcheurs relèvent la tête Aider les marins pêcheurs de la commune à évaluer leurs dommages.Tel était l’objectif de la réunion qui s’est tenue à la Mairie du François dix jours après le passage de Dean. Une quarantaine de professionnels de la mer avaient répondu à l’invitation du maire. Entourés des représentants de la mairie, de la direction régionale des affaires maritimes et du comité des pêches, les pêcheurs ont rempli leurs formulaires de déclaration. Les dégâts portent notamment sur les nombreuses yoles détruites, les moteurs hors service, filets, casiers et matériels de pêche endommagés. Sur les côtes de Dostaly, Presqu’île, Thalémont les embarcations et les abris pêcheurs ont été durement touchés. Plus de 90 % des marins pêcheurs du François sont sinistrés. Une assistante sociale des affaires maritimes a été mise à leur disposition. Inquiets, les marins pêcheurs s’interrogeaient sur l’état du DCP financé par la mairie, mouillé, quelques mois plus tôt, au large du François. Emporté par le cyclone il a été depuis remplacé par un deuxième DCP toujours financé par la collectivité. Le ministère de tutelle a prévu une indemnisation répartie entre les sinistrés. Une démarche à laquelle le maire du François s’est dit très attentif, veillant à ce que tous les corps de métier du monde rural soient correctement indemnisés.  Les déclarations de perte de matériel ont signalé yoles, moteurs, filets et casiers hors d’usage

Les familles ont pu prendre possession de leurs logements quelques jours après le cyclone

Trois familles du François ont retrouvé le sourire. Un arrêté portant réquisition de logements vacants appartenant à la SIMAR a été pris par la Municipalité afin de reloger les sinistrés. Mercredi 05 septembre, le Maire du François a reçu du Directeur Général de la SIMAR, les clés de trois logements Magazine Le FRANÇOIS aujourd’hui - Numéro 9


sier cyclone DEAN

Ouverture des écoles

faire face aux difficultés

A l’école de Dostaly, les parents vérifient les mesures prises par la Mairie pour la rentrée scolaire

Lundi 17 septembre, l’école maternelle de Dostaly a accueilli ses 75 élèves ainsi que son personnel pédagogique et d’encadrement. Dès 06h00, les taties de la Garderie ont souhaité la bienvenue aux pre-

miers enfants qui ont franchi les portes de l’école accompagnés de leurs parents soulagés. L’école avait été gravement endommagée par l’ouragan Dean obligeant la municipalité à fermer les classes pour des raisons de sécurité. Les travaux ont été réalisés par les services techniques de la Mairie mobilisant une quinzaine d’agents municipaux. Ce retour à la normal dans des délais record s’est fait après des travaux de réfection de la charpente et de la toiture du dortoir. La peinture a également été refaite, la mairie a indiqué que l’étanchéité permet que le minimum de dégâts intervienne sur cet établissement en cas de nouvelle intempérie. Les travaux ont été menés en priorité en raison de la facilité de réparation du bâtiment. Pour réparer l’école en deux semaines, l’effort financier a été 12 850 €. Le montant total des travaux à réaliser sur les cinq écoles endommagées était estimé à plus de 800 000 €. 

L'école de Dumaine

à Bois Soldat

Face à l’ampleur des travaux, les élèves de Dumaine sont accueillis pendant toute l’année à Bois Soldat

Au quartier Dumaine, près de quatre vingt enfants sont concernés par le transfert quotidien par bus les conduisant à l’école de Bois Soldat. La mairie a choisi cette solution afin de mettre en sécurité les élèves qui ne peuvent rester dans un établissement où d’importants travaux de toiture et de rénova-

tion sont programmés. Le jour de la rentrée scolaire les parents d’élèves ont conduit leurs enfants à l’entrée de l’école où ils avaient rendez-vous avec les agents de service de la Mairie. Ces derniers les ont accompagné dans le bus jusqu’à l’école de Bois Soldat. Quelques enseignants et le directeur d’école M. Richard Rakotoarinosi, ont pris le bus avec les élèves le jour de la rentrée. Deux autocars sont mis à la disposition des élèves transférés. Après dix minutes de trajet, les élèves ont retrouvé les bancs de l’école. Leurs enseignants habituels poursuivent leurs cours dans des conditions presque normales. A midi, la restauration scolaire est assurée pour tous les élèves sur place. Le soir, les parents récupèrent leurs enfants devant l’école d’origine. La cohabitation des deux populations scolaires se passe pour le mieux. 

Une rentrée scolaire délocalisée Fusionner les élèves des écoles endommagées avec ceux des écoles épargnées par le cyclone. C’est le défi que devait relever l’équipe pédagogique et la municipalité du François pour cette rentrée un peu particulière. L’objectif est d’assurer la scolarité des enfants qui n’ont pu être affectés dans leur école d’origine. Trois écoles primaires sont concernées, celles de Morne Acajou, Dumaine et Morne Pitault B. Tous les élèves ont été conduits à 7h30 devant leur école d’origine pour un transport par bus à leur nouvelle école. Parents et élèves ont été accueillis par les équipes d’agents municipaux assurant la sécurité aux abords de l’école. Le directeur de l’école et quelques enseignants étaient présents pour coordonner le transfert des enfants. La tâche n’était pas facile pour les organisateurs car plus de quatre vingt dix enfants sont à redéployer sur un nombre total de cinq classes. Pour Romuald DorMagazine Le FRANÇOIS aujourd’hui - Numéro 9

donne, directeur de l’école du Morne Acajou « Les parents ont joué le jeu, nous sommes en situation exceptionnelle, une situation de crise et tout le monde fait avec ».  Pour chaque transfert entre les écoles, un service de bus a été mis à la disposition des élèves

Les élèves de Morne Pitault B ont retrouvé les mêmes conditions de travail à l’école de Chopotte

Cohabitation scolaire

à l'école de Chopotte Parmi les trois écoles primaires de Morne Pitault, celle située à hauteur de Capulo n’a pas résisté. Toiture des toilettes arrachée, fenêtres endommagées et absence d’étanchéité du bâtiment ne permettaient plus d’assurer la sécurité des enfants. La municipalité a choisi de reloger les soixante quatorze élèves de l’école de Morne Pitault B à l’école de Chopotte Bony. Leur transfert a été organisé chaque matin. Après quinze minutes de trajet les élèves rejoignaient cet établissement rénové depuis deux ans pour la plus grande joie des enfants. Au total près de deux cent cinquante élèves se sont retrouvés dans l’établissement qui bénéficie d’une grande cour engazonnée. A Morne Pitault, les travaux estimés à 12 000 € se sont poursuivis avant que les élèves rejoignent leur école d’origine. 

Rentrée réussie à Morne Acajou Après deux mois de travaux, les 147 élèves de l’école Auguste Viviès de Morne Acajou ont retrouvé leur école. La rentrée s’est effectuée mardi 13 novembre pour les classes élémentaires et les cours moyens. Les enfants de Maternelle et de Cours Préparatoire sont rentrés deux jours plus tard, le jeudi 15 novembre. Ce retour dans l’établissement s’est effectué en présence de l’inspectrice académique de la Circonscription, de l’adjointe chargée des affaires scolaires, du directeur de l’école, et des agents de la Mairie. Dès 6h30, les agents de la garderie ont accueilli les premiers enfants. Les parents se sont félicités de la fin des travaux. Les enseignants et le Directeur de l’école de Morne Acajou ont indiqué avoir été très bien accueillis dans les deux établissements, les écoles Emmanuel Bruno et Anne Marc, qui les ont hébergés durant les travaux. Ceux-ci ont porté sur la toiture, l’étanchéité, les gardes corps, la reprise des sols et la menuiserie pour un coût de 124 000 €. 


vaux

Entretien et rénovations

des quartiers de ces opérations à Manzo devraient durer environ trois mois. Pour l’heure, l’entreprise, déjà choisie par la municipalité, est dans une phase de préparation du chantier. Le montant des travaux s’élève à plus de 118 000 €. Parmi les travaux sur les routes des quartiers on a noté ceux de la route de Morne Serpent. Les travaux déjà programmés sur cette portion de route Les travaux sur les routes de quartiers sont réalisés en fonction des priorités

Le curage des rivières permet d’éviter les crues régulières

Autant que le bourg, les quartiers du François font l’objet de travaux de construction, de réparation ou de rénovation. Plusieurs chantiers ont été entrepris notamment à Manzo, et à Morne Serpent. A Manzo, le mur de soutènement du terrain de football a été démoli pour être reconstruit. Ce dernier avait en effet basculé. Le système d’alimentation de l’éclairage sportif y sera également refait. Pour cela, une quinzaine de jours sera nécessaire. L’ensemble

La vérification des installations électriques et de l’éclairage public fait partie des missions des services techniques de la mairie

ont été accélérés suite au cyclone Dean. En effet, l’état de la route empêchait à certains riverains d’accéder à leur domicile. Menaçant de s’effondrer elle a été interdite aux poids lourds. Pour pallier ces inconvénients le confortement du talus sur près de 100 m, la construction de gabion pour renforcer la structure ont permis de donner une seconde vie à la route et un second souffle au quartier. Ces travaux sont évalués à près de 94 200 € au budget communal. Enfin, des travaux seront bientôt effectués à Trianon. Les cours de tennis vont en effet être rénovés. Aujourd’hui, cette opération est au stade de projet. Sa conception est minutieusement mûrie. 

Visite de l’archevêque

à l’église Saint-Michel Mairie et la DDE étaient également présents. Une vingtaine d’entreprises se succéderont pour mener à bien ce projet. Monseigneur Méranville ainsi que le père Luc Philippon, délégué à l’information et à la communication ont salué le travail des quelque trente ouvriers et encadrants qui travaillent d’arrache pied sur le gros œuvre et qui jours après jours font avancer ce projet colossal.

Concertation sur le principe d'aménagement Mgr Michel Méranville a tenu à saluer l’ensemble des ouvriers du chantier

Le chantier de l’église du François avance d’un pas alerte. Les travaux de gros œuvre qui ont débuté en juin 2007 sont en cours et laissent déjà percevoir la forme finale de l’édifice. C’est à ce stade de la construction que le Maire du François a reçu, au mois d’octobre Monseigneur Michel Meranville, archevêque de la Martinique pour une visite de chantier programmée de longue date. L’objectif de cette rencontre avec le diocèse était de rendre compte de la progression des travaux, et surtout de se pencher sur l’aménagement intérieur de la future église Saint-michel. La visite a été guidée par les architectes Frédérico Genoveze et Olivier Dubosq qui ont exposé les particularités ingénieuses de cette église. La Direction des Services Techniques de la

L’archevêque leur a fait part de son enthousiasme en déclarant que cette nouvelle église s’inscrit dans l’expression de la spiritualité, et est un symbole de la foi chrétienne. Il a également suggéré qu’un hommage soit rendu à tous ceux qui ont contribué et qui contribueront à édifier la nouvelle église Saintmichel. Les participants se sont retrouvés après la visite pour une réunion de mise au point pour que les choix de l’archevêché soient en adéquation avec ceux de la Mairie et des architectes. Les discussions ont permis de poser le principe que toute demande d’aménagement se fasse dans la concertation et s’adapte aux contraintes techniques de l’édifice. Les débats ont porté sur le mobilier, les vitraux, le clocher ou encore les équipements de l’église. Une fois le bâtiment achevé, il appartiendra à l’autorité ecclésiastique d’aménager et d’ordonner les espaces liturgiques. Dans quelques mois, les

A l’intérieur du chantier les équipes s’activent à la construction de l’édifice

travaux de charpentes, de couverture et de fauxplafonds débuteront pour laisser place à la pose des menuiseries.  Des réunions régulières entre l’évêché, la mairie et les concepteurs de l’église préparent l’aménagement du site

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iété

Un ministre

sur la route des épices l’initiative de José Laupa, la meilleure façon de répondre à la concurrence touristique par promotion du patrimoine et des valeurs traditionnelles. La diversification de l’offre ainsi que les structures

Malgré la pluie, les productions des jeunes agriculteurs ont été emportées en quelques heures

Réussite du marché agricole des J.A Des villas meublées et verdoyantes qui ont reçu un label qualité du Comité Martiniquais de Tourisme

Le secrétaire d’état délégué au tourisme, Luc Chatel, s’est arrêté au François pour visiter le gîte « sur la route des épices ». Un tout nouveaux genre de meublés de tourisme haut de gamme dirigé par José Laupa, et sa famille. Sur près d’un hectare de terre, ils ont choisi de privilégier l’intimité de leurs hôtes en disséminant, dans un jardin très fleuri, six villas avec piscines, aménagées pour recevoir les familles de passage. La structure qui accueille principalement une clientèle européenne, a reçu du Comité Martiniquais du Tourisme la labellisation « 4 clés vacances », attestant de la qualité du site. Des valeurs reconnues par le secrétaire d’état, qui malgré un emploi du temps très chargé, a tenu à visiter plusieurs villas.

Après le cyclone et la dengue les propriétaires ont fait part de leurs inquiétudes au Ministre

de proximité devraient participer à l’essor du tourisme en Martinique. La rencontre s’est achevée autour du pot de l’amitié, la famille Laupa étant satisfaite de cette visite qui vient récompenser six années d’effort.  Un type d’hébergement qui répond à un tourisme de proximité

Prêts à accueillir les touristes Le propriétaire des lieux a exprimé son inquiétude face au malaise du secteur touristique martiniquais suite au passage de Dean et à la mauvaise publicité liée au chloredécone et à la dengue. Luc Chatel a malgré tout fait un constat plutôt satisfaisant rappelant que les professionnels du secteur étaient prêts à accueillir les touristes. Il a également reconnu en

Le centenaire

de M. Sylvain Loriot

M. Sylvain Loriot, né le 5 novembre 1907, a fêté son centenaire à l’Hospice Emma Ventura. Il était entouré de son fils Gilbert Rosalie et de sa belle fille venus le saluer pour l’occasion. Le personnel de l’établissement avait organisé une messe le matin pour les nombreux résidants venus participer à cette matinée de détente. Le Directeur adjoint du CHU de Fort-de-France, Bernard Cavignaux, le directeur par intérim de centre Ventura, Roland Ratenan, et le Maire du François, Maurice Antiste ont souhaité un joyeux anniversaire à Sylvain Loriot. La femme du centenaire, Agnès Rosalie, est décédée il y a plus de vingt ans. M. Loriot est depuis deux ans à Emma Ventura où il a été accueilli après un séjour à l’hôpital du François. Agriculteur de profession il

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cultivait abondamment le manioc et les ignames télémac. La matinée s’est terminée autour du pot de l’amitié.  Le centenaire, à côté de son fils, est attentif au personnel dévoué de l’hospice Ventura

Une vingtaine de professionnels avaient répondu à l’invitation du syndicat des Jeunes Agriculteurs (J.A.) au Marché agricole promotionnel, du samedi 27 octobre dernier, au François. Le public était attendu de 6h00 du matin à 13h00, sur la Place des Fêtes de la commune où des centaines de tonnes de fruits et légumes lui était proposés. Toute la production agricole a été écoulée entre 5h30 et 9h00 du matin. Ce qui affiche un vrai succès de l’opération. Toutefois, le public a regretté de ne pouvoir trouver suffisamment de fruits et légumes. Les visiteurs ont afflué tout au long de la matinée malgré un temps pluvieux. Pour cette première édition de la manifestation au François, il y régnait une ambiance de foire agricole avec des animations audio phoniques et des ballades de poneys pour les enfants. Le consommateur pouvait se fournir plus précisément en légumes, vivriers, poissons, viande, plantes vertes, épices, miel, fruits et sucrerie. Il n’y a pas d’agriculture sans outil, c’est pourquoi une exposition de voitures et de machines agricoles était proposée au public. Les Jeunes Agriculteurs qui célébraient les trente ans de leur syndicat, ont reçu le soutien de la Chambre d’Agriculture, du Centre Départemental des Jeunes Agriculteurs, du CDJA, de la Mairie du François, de BANAMART et de la COOPMAR. Des entreprises privées, des établissements bancaires, des concessionnaires automobiles et d’engins agricoles ainsi que les collectivités régionale et départementale ont été aussi des partenaires de l’opération. Le maire de la commune est passé saluer les exposants et leur a fait part de son soutien en indiquant « les jeunes agriculteurs sont la relève de demain, qu’il faut leur donner les moyens pour développer la profession et regagner la confiance des consommateurs ». Pour Tanya Augustine, présidente du SDJA, « la manifestation a connu un franc succès. Elle sera reconduite au moins une fois tous les ans ».  A l’occasion de ce 30ème anniversaire, les Jeunes agriculteurs ont renoué avec leur marché agricole


ture

Soirées Littéraires à la Bibliothèque Hommage aux oubliés de la guerre

L’historienne, Sabine Andrivon Milton, a captivé le public par la qualité de ses recherches

La Bibliothèque municipale a présenté l’ouvrage de Sabine Andrivon-Milton, « La Martinique et la grande guerre » vendredi 12 octobre. Enseignante et Docteur en Histoire contemporaine, Sabine Andrivon-Milton, est spécialiste de l’histoire militaire des Antilles. Son livre, « La Martinique et la grande guerre », tiré de sa thèse, porte sur l’histoire des Antilles-Guyane et leur rapport à la première guer-

re mondiale. L’auteur a présenté les raisons pour lesquelles les Martiniquais ont accepté de partir à la guerre 14-18 à un moment où Fort-de-France connaît un fort sentiment patriotique. Près deux mille soldats sont inscrits sur les monuments aux morts de la Martinique. L’auteur découvre au cours de ses recherches que plus de 250 soldats ne sont pas inscrits sur ces monuments soit parce qu’ils ne sont pas cités avec la mention « Mort pour la France » soit qu’ils aient été oubliés involontairement par l’administration. Au François, après une étude comparative des archives et du monument aux morts situé place de la mairie, neuf noms ne figurent pas sur la plaque du monument. La municipalité a prévu d’honorer leur mémoire au cours d’une cérémonie spéciale qui réunira les familles des disparus. La « bataille » de Mme Andrivon-Milton, dont les recherches ont duré 8 ans dans les archives, cimetières, monuments de France et aux Antilles, a pour but de réhabiliter ces soldats oubliés de l’histoire. L’auteur a organisé du 3 au 11 novembre une semaine d’illumination des monuments aux morts de la Martinique. 

L'heure du « bain démaré » a sonné

François Kichnassamy milite pour la portée universelle du conte oral antillais grâce à l’écrit

Le conte, histoire d'une passion Le conte était à l’honneur, vendredi 19 octobre dernier à la Bibliothèque Municipale du François. François Mathurin Kichnassamy, Conteur et Directeur d’école à la retraite, était venu, dans le cadre de Lire en Fête, parler de la place et de l’évolution du conte antillais, en particulier en Martinique. La conteuse Yaya était venue animer la manifestation pour laquelle le public n’a cependant pas fait le déplacement en grand nombre. Elle a notamment fait part de son analyse à propos de l’approche des nouvelles générations envers le conte. Conteur passionné, François Kichnassamy a tenté de transmettre sa passion au cours de la soirée. Selon l’auteur, un bon conteur doit savoir improviser. Il a rappelé au public, s’il en était besoin, qu’il a longtemps travaillé avec les conteurs des mornes, notamment de Sainte - Marie, du François, de Rivière - Pilote, de Rivière - Salée, du Marin où le conte traditionnel est toujours vivace. Il regrette cependant, que les contes de ces maîtres de la parole n’aient pas été mis à l’écrit. Un travail doit être fait pour y palier, afin que le passage de l’oral à l’écrit donne une portée universelle au conte, a souligné François Kichnassamy.

Morale de l'histoire et lien collectif

Joby Bernabé, des profondeurs de sa voix, a transmis au public l’émotion des nouveaux textes

Il n’est plus besoin de présenter Joby Bernabé, qui se définit comme un « diseur de mots », non, comme un conteur. Il était l’invité de « La Soirée Littéraire » de la Bibliothèque Municipale du François, vendredi 9 novembre dernier. L’auteur y présentait son dernier ouvrage « Démaré », à une trentaine de personnes qui avaient fait le déplacement pour le rencontrer. Dans la salle, on a pu noter la présence de deux écrivains du François qui manient la plume en créole : Thérez Léotin et Georges-Henri Léotin. Le Maire du François est, passé saluer l’auteur qu’il connaît de longue date.

« la poésie par le coeur » Selon Joby le « dompteur de mots », il est temps que notre société prenne un « bain démaré » pour s’affranchir de ses habitudes et de ses mauvaises manies. En créole, « démaré » veut dire désenvoûté.

C’est l’observateur du monde qui parle. L’ouvrage « Démaré » est un recueil de l’essentiel des textes créoles transposés en français auxquels ont été ajoutés des textes en français. Le livre, publié à compte d’auteur, est le fruit du travail poétique en créole et en français de Joby Bernabé pour lequel l’émotion doit tenir toute sa place dans le message oral. Pour ce messager, le silence a aussi une grande importance dans son art qui s’inspire de la « poésie par le cœur et non de la poésie par cœur ». Une notion qu’il a su faire passer en déclamant ses différents textes au public de connaisseurs, qui était venu le rencontrer. Joby Bernabé a cependant expliqué qu’il fait un partage de textes musicaux par les mots tout en rappelant qu’il est l'auteur des textes pour Eugène Mona et Vincent Placoly notamment. Au cours des échanges et des dédicaces avec le public il a annoncé que ses textes seront bientôt disponibles sur CD audio. 

François Kichnassamy travaille sur le conte depuis son entrée dans l’enseignement. Il décrit le conte comme un genre littéraire particulier : c’est un genre de fourre-tout. Le conte s’articule autour de l’invraisemblable, du gigantisme, du surnaturel et de l’inattendu. L’auteur y a consacré trois livres : « Contes pour petits et grands » ; « Les contes à dormir debout », aux éditions L’Harmattan et à paraître « Courants d’Alizé ». « Le conte est vieux comme le monde », aime - t - il à dire. Les premiers Hommes sur terre ont d’emblée aimé les récits qui ont une connotation sociale, empreinte toujours d’une morale de l’histoire. C’est aussi un véhicule de la culture d’un peuple à l’image du continent africain où on retrouve les Griots ces sages et historiens du Village. Le conte antillais est né avec nos grands parents esclaves dans les plantations où ils se racontaient leurs histoires pour se remonter le moral et entretenir un lien collectif. Le public a aussi appris que le conte antillais a développé son code de communication spécifique, avec les fameux « Yé krik Yé krak ! ». Ce voyage autour du conte s’est achevé tard dans la soirée après des débats animés.  Magazine Le FRANÇOIS aujourd’hui - Numéro 9


nesse

Des cours universitaires à la Cyber Base périence depuis trois ans. Les jeunes Martiniquais qui sont au total une trentaine, vont étudier et échanger avec une vingtaine d’étudiants de Nice grâce à Internet. Les cours seront dispensés essentiellement par le web. Les étudiants étaient satisfaits de pouvoir concrétiser les premiers cours théoriques dispensés en salle à Sainte-Luce. Au programme, ils apprendront notamment les systèmes économiques français et internationaux, l’informatique de gestion, les études de marché, l’anglais, etc. Selon Martine Couadou, « si les étudiants du pays mettent toutes les chances de leur côté, ils pourront se voir au bout, récompenser par le diplôme si convoité ». Elle a aussi remercié le Conseil général et les mairies de Sainte-Luce, Anses d’Arlets et François de s’être impliqués dans ce projet pour l’éducation et la formation des jeunes. 

Les étudiants de la Licence économie et gestion suivent leurs cours à distance grâce à Internet

Les étudiants en ligne préparant la Licence en Economie et Gestion de l’UAG sont désormais connectés. Vendredi 16 novembre, ils ont eu leur premier cours sur ordinateur, à la Cyber Base du François, sous la houlette de Martine Couadou, Maître de conférence à l’Université Antilles Guyane et coordinatrice de la licence en ligne. Cette rentrée informatisée s’est effectuée en présence de Charles-Edouard Lupon, conseiller municipal chargé de la communication et des systèmes d’information, de Mireille Voitier, conseillère municipale et des responsables et des animateurs de la Cyber Base.

Au centre, Martine Coadou, coordinatrice de l’UAG, entourée des agents de la Cyber Base et du représentant de la Mairie

Les jeunes ont été accueillis par la délégation qui leur a souhaité la bienvenue avant d’insister sur la ténacité dont ils doivent faire preuve. Six étudiants du François originaires de Morne Acajou, Morne Pitault, le bourg ou encore Saint-Roch sont inscrits à cette formation

Echanges avec l'université de Nice Les élèves ont reçu leur code d’accès et pris connaissance du contenu de leurs cours et de leurs tuteurs de l’université de Nice qui mène cette ex-

Quand la Caraïbe se donne la main la symbolique de son logo etc… La matinée s’est terminée par une rencontre musicale orchestrée entre des jeunes martiniquais et haïtiens. L’aprèsmidi a été consacrée à la présentation de la Guadeloupe et d’Haïti avant que tout le monde débatte sur le thème « les effets des nouvelles technologies de l’information et de la communication ». Tous y ont une approche réaliste pour des pays souvent éloignés et séparés par les océans. La journée s’est clôturée par des prestations de danse, de musique et de chants qui se sont déroulées dans une ambiance surchauffée.  Sur chaque stand, la jeunesse de chaque pays a présenté leurs traditions grâce à des outils modernes

Les jeunes de la Caraïbe ont rencontré les représentants de la Mairie et leurs camarades du François

Comme chaque année, l’OMDAC, l’Office Martiniquais de Développement des Arts et de la Culture organise la Qunizaine de la Jeunesse Caribéenne. Le 27 juillet dernier, une centaine de jeunes du Conseil Régional des Jeunes de la Guadeloupe, de la République Dominicaine, de Sainte Lucie, de la Barbade, d’Haïti, de la Martinique notamment était réunie à la Salle des Fêtes de la commune pour une Magazine Le FRANÇOIS aujourd’hui - Numéro 9

journée de présentation, d’échanges et de débats. Accueillis par un groupe d’une vingtaine de Franciscains et de la Municipalité du François, la matinée a débuté par l’allocution de bienvenue. Les représentants de la Mairie ont insisté sur l’importance que revêt, l’éducation, le bien-être et l’avenir de la jeunesse martiniquaise. Les jeunes franciscains ont présenté la ville, son histoire, son économie,

LFA-No09  

N° 9 Magazine de la ville du François - octobre/novembre 2007 - Gratuit Dossier cyclone DEAN [p.5-8] Visite de l'Archevèque à l'église St-Mi...

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