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PREHISTOIRE EN NORMANDIE Les découvertes préhistoriques en Normandie furent et restent nombreuses. En tout bien tout honneur commençons par la trouvaille d’un savant normand sur le site même de Festyland et plus généralement dans les ”carrières de la Maladrerie” à Caen, de traces fossilisées d’un petit oiseau du Crétacé. Toujours à Caen, les paléontologues ont retrouvé de nombreux fossiles de Crocodiliens, de Mégalosaures et d’Ichtyosaures. Cuvier en 1788 découvre les ossements de grands reptiles dans les falaises des Vaches Noires entre Houlgate et Villers sur Mer. C’est à Glos près de Lisieux que furent mis à jour les restes de Sauropodes et de Ptéranodon. Mais la découverte majeure dans le département du Calvados, reste le Stégosaure d’Argences (20 kms de Caen) en 1955. On lui donna le nom de Lexovisaurus. Il pesait 5 tonnes et mesurait 5 mètres de long (une reproduction grandeur nature est installée dans le parc). Les restes de ce Stégosaure sont actuellement au musée du Havre. C’est de cet animal dont nous nous sommes inspirés pour la création de ”Festy” le personnage du parc. La découverte en 2003 à Villers sur Mer des reste d’un grand dinosaure carnivore que les savants n’avaient découvert jusqu’à présent qu’en Amérique du Nord remet en question de nombreuses théories, en particulier qu’il était sûrement possible de passer à “pieds secs” du continent américain à l’Europe.


LES DINOSAURES Les dinosauriens (du grec deinos terrible et sauros lézard) ont peuplé tous les continents de la terre à l’ère du secondaire durant 170 millions d’années (l’homme n’existe que depuis quelques centaines de milliers d’années), jusqu’à la fin du crétacé. L’évolution des espèces était permanente : quand l’une d’entre elles disparaissait, une nouvelle la remplaçait, plus perfectionnée, plus adaptée au milieu naturel. C’est pourquoi on a découvert une grande quantité d’espèces différentes : Tyrannosaure : ”lézard tyran” : un des dinosaures les plus féroces, le plus grand des carnivores (une dent pouvait mesurer 15 cm). Sa taille pouvait atteindre 12 mètres (la hauteur d’un immeuble de 4 étages). Il marchait sur ses pattes arrières et ses membres antérieurs étaient atrophiés. Stégosaure : dinosaure herbivore quadrupède dont la particularité était qu’il portait sur le dos des plaques osseuses qui lui servaient de capteurs solaires. Pour se défendre contre les prédateurs il lançait sa queue de droite et de gauche, car celle-ci était pourvue de pointes acérées d’environ 20 cm de long.

Diplodocus : le plus grand des dinosaures mesurait jusqu’à 26 mètres de long (comme un terrain de basket), marchait sur ses 4 pattes mais se dressait sur ces pattes arrières en s’équilibrant sur sa queue pour atteindre la cime des arbres. Brachiosaure : un peu moins long que le Diplodocus (mais plus long qu’un terrain de tennis), mais beaucoup plus lourd puisqu’il pouvait peser jusqu’à 80 tonnes. Il avait une toute petite tête qui se trouvait au bout d’un immense cou mesurant 12 mètres. Archéoptérix : un des rares dinosaures avec des plumes. Tricératops : le plus gros des dinosaures à cornes, il pouvait mesurer 9 mètres, il possédait 2 longues cornes sur le front et une plus courte sur le nez. Un couvre nuque osseux venait compléter ses défenses. Les dinosaures ont pratiquement tous disparu à la fin du crétacé et par conséquent nos ancêtres Homo erectus, Homo sapiens, etc, n’ont jamais pu rencontrer les grands dinosaures.


LES VIKINGS es Vikings appelés aussi ”Normen” (hommes du Nord) sont issus de peuplades habitant les régions de Scandinavie (Danemark, Suède, Norvège). Le climat très rude de ces contrées (enneigement prolongé, températures très basses) obligea ces tribus à se tourner vers la mer pour se nourrir et très naturellement ils habitèrent les Fjords (anciennes vallées glaciaires envahies par la mer) qui formaient des ports naturels très

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pratiques. Ce climat très dur et des conditions de vie difficiles forgèrent des hommes courageux, des guerriers sanguinaires et des navigateurs intrépides. Navigateurs intrépides : Ils l’étaient et découvrirent le continent Américain, baptisé ”Vinland” dès la fin du Xème siècle (soit 500 ans avant Christophe Colomb) à bord de leurs bateaux à fond plat et à faible tirant d’eau, les ”Snekkja” appelés aussi ”Drakkars” (mot désignant la figure de proue). Ils révolutionnèrent la navigation : en effet avant eux, on ne savait pas utiliser la voile autrement qu’avec Vent Arrière et toutes les manœuvres n’étaient effectuées qu’avec le seul usage des rames. Ils s’orientaient à l’aide des astres et utilisèrent la pierre aimantée pour se diriger dans le brouillard.

Guerriers sanguinaires : Ils le montrèrent à de nombreuses reprises car ils ne faisaient que très peu de prisonniers (uniquement quand ils pouvaient en tirer une rançon). Quand ils débarquaient de leurs drakkars, ils semaient terreur et désolation en massacrant et pillant tout ce qu’ils trouvaient sur leur passage. Hommes courageux : Ils bravèrent vents et marées pour traverser les mers et conquérir l’Ecosse, l’Irlande, découvrir le Groenland et le Canada, et envahir une partie du Royaume des Francs. D’autres tribus traversèrent et colonisèrent l’Europe Centrale du Nord au Sud. En 911, le Roi Charles le Simple signa un accord de paix avec le chef Norvégien ”Rollon” et lui donna les terres de l’ouest de Paris : ainsi naissait la ”Normandie”.


LES DRAKKARS e mot Drakkar est un terme général qui désignait le bateau Viking lorsque ce dernier était équipé de sa figure de proue. En fait, le nom du bateau dépendait de sa taille et de son utilisation. Il vient de dreki, qui signifie dragon en Norrois, ces fameux bateaux propulsés à la voile ou à la rame, naviguaient sur mer et rivières. Quand certains passages étaient infranchissables, les bateaux étaient transportés par voie de terre, tirés au sol sur des rondins de bois. Leurs figures de proue étaient fixées à l’approche des mers ennemies pour effrayer les esprits. Lorsque les Vikings partaient pour des expéditions, ils emmenaient avec eux, femmes, enfants, bétail et provisions. Avec ses 28 mètres de long, le ”langskip” bateau de guerre avec avirons pouvait embarquer 60 hommes,. Le Knörr était un bateau de commerce plus court et plus ventru se déplaçant souvent à la voile. Enfin, les chefs se faisaient enterrer dans des bateaux luxueux n’ayant jamais navigué avec armes, bijoux et même chevaux. On trouve aussi les Skulty, les Shekkias et les Skeids.

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HABITATION ET VIE QUOTIDIENNE THING : La société des Vikings était divisé en trois classes : les esclaves (traells), les hommes libres (bondis) et les princes, choisis parmi les hommes libres. Dans cette société, tout le pouvoir était aux mains du Thing. Le Thing était l’assemblée des hommes libres, ayant un domicile fixe. Il se réunissait trois fois par an, en plein air. Il décidait des lois et servait de tribunal. C’est aussi l’occasion de diffuser des nouvelles publiques, d’arranger les opérations commerciales et les mariages.

LOISIRS : En hiver, il y avait de grands banquets. Les Vikings jouaient aux échecs, racontaient des ”sagas” (des poèmes historiques) et des ”eddas” (des poèmes mythologiques). Ils jouaient de la flûte et de la lyre. Ils faisaient du ski, sur des skis en bois et du patin à glace sur des patins en os d’animaux. Les hommes et les femmes se paraient de bijoux en or et en argent, pour les plus riches, en bronze, en cuivre ou en plomb pour les autres. MAISONS : Les maisons des Vikings étaient rectangulaires. Elles comptaient une s e u l e g r a n d e p i è c e , creusée dans le sol. Les fenêtres ne

sont apparues qu’à la fin de la période viking. Elles étaient faites en peau de vessie translucide. Le mobilier était composé de coffres, de tables et de tabourets, de tonneaux et de seaux en bois. Des lampes à huile éclairaient la pièce. Le feu, le ”foyer” se trouvait au centre de la pièce. Sur le feu, étaient posés de grands chaudrons, dans lesquels mijotaient les plats.

Intérieur d’une maison viking


ECRITURE ET ENSEIGNEMENT

es Vikings avaient une écriture ”runique” composée de 16 signes, ils gravaient des mots sur des pierres du bois et parfois sur des objets en métal précieux. L’alphabet Viking a varié avec le temps on l’appelle le ”futhark”, du nom des six premières lettres qui le composent, l’orthographe n’existait pas.

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L’exercice du pouvoir demandait de connaître l’écriture runique. L’apprentissage était long, réservé à une élite, vraisemblablement dispensé par des maîtres se déplaçant de village en village pour enseigner à la demande ce qui était présent partout dans la vie viking, à savoir les lois. La langue employée était le Norrois, une ancienne langue scandinave. La formation physique était très sérieuse, équitation, maniement des armes et natation étaient obligatoires.


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OBJETS USUELS 1 - Amulette en argent, représentant peut-être une walkyrie. Les walkyries étaient de jeunes déesses guerrières qui décidaient du sort des guerriers pendant la bataille. 2 - Gobelet d’argent du 12e siècle trouvé à Jellinge, Danemark. 3 - Petite statuette d’ambre représentant une sorte d’ours agrippant ses chevilles. 4 & 5 - Pendentifs représentants le marteau de Thor. 12 6 - Fixation de harnais en bronze. 7 - Broche provenant de Lindhom Hoje au Danemark, représentant un animal en style ornemental viking tardif. 8 - Médaillon en or d’inspiration romaine. 9 - Pièce représentant un navire de guerre avec boucliers alignés le long du plat-bord. 10 - Pièce représentant un ”knorr”, puissant navire marchand. 11 - Colllier. 12 - Grande hache incrustée de fil d’argent provenant de Mammen, Danemark. 13 - Tête de Viking norvégien sculptée sur le char de cérémonie découvert dans le navire tombe d’une reine Viking à Oseberg. 14 - Tête de Viking en os. 15 -- Hache de combat. 16, 17 & 18 - Pommeaux d’épées vikings du 10e siècle. 19 & 20 - Pointes de lance. La lance était l’arme favorite d’Odin. 21 - Pointe de lance décorée.

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LES DIEUX VIKINGS es Vikings ne prenaient aucune décision sans demander aux dieux (ou Ases) aide et assistance. ODIN, le plus grand des dieux, dont le nom signifie ”fureur” savait tout et connaissait le langage des animaux, dieu des morts, de la guerre, de la poésie et de la magie, il était le dieu le plus redouté, seuls les sacrifices apaisaient sa colère. Il se caractérise par sa méchanceté, dieu de la victoire il donnait la force aux guerriers, on l’associe toujours à un corbeau, du haut de son cheval à huit pattes. THOR, dieu Viking par excellence, le plus populaire et le plus accessible, à la chevelure d’un roux étincelant. Turbulent, bagarreur, grand buveur, manieur de foudre, il ne quitte jamais son marteau (mjolner), capable de détruire ce qui menace les hommes et se déplace sur un chariot tiré par des boucs. Ses adeptes portaient à leurs cous un petit marteau pour se préserver des dangers de l’existence. C’est le dieu du tonnerre, de la tempête et des récoltes. Bon et juste il représente la force, sa popularité était telle que les Vikings donnaient son nom à leurs fils. FREYR, dieu de la fertilité, de la fécondité et de la paix. NJORD, père de Freyr, dieu de la mer et de la richesse. BALDER, dieu de la beauté. FRIGG , épouse d’Odin, déesse de l’amour. HEIMDAL, fils d’Odin, dieu de la lumière.

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LE WALHALLA Paradis Viking, au sein même du royaume des Dieux “la fortification d’ASGARDR” où règne ODIN. Les rois et les héros morts à la guerre y sont guidés par les “Walkyries”, divinités guerrières. C’est un palais somptueux dont les salles sont remplies de trophées. Il possède 640 portes, les poutres sont faites de lances et les tuiles de boucliers. Ses occupants y combattent sans se blesser, le jour et y festoyent en buvant l’hydromel et en mangeant la chair du sanglier “saehrimun”, la nuit. Chacun est dans l’attente du combat de la fin du monde, le “Ragnarök”, combat opposant les dieux, aidés des héros, aux géants qui incarnent le mal.


Croyance viking qui raconte le combat

Le RagNarok

de la fin des temps. Il oppose les Dieux aux géants qui menacent en permanence le monde. Les dieux sont aidés par les héros et les rois, morts aux combats qui attendent au “Walhalla” cette dernière grande bataille contre le mal. Le combat débute avec Thor qui retient à l’aide de son marteau les géants devant les portes du royaume des Dieux. Mais les monstres prennent le dessus, le loup “FENRIR” dévore Odin, Thor tue le Serpent du Monde, mais meurt à cause de son venin. La terre est embrasée par le géant “SURTIR”, le ciel s’écroule et les flots engloutissent la planète. Elle renaîtra grâce aux fils des Dieux aidés d’un couple d’humains, qui s’étaient réfugiés dans l’arbre du Monde


LES VIKINGS EN CARTE Noms des lieux d’origine Vikings dans le Cotentin

Noms des lieux d’origine Vikings aux alentours de Caen

Colonisation scandinave Territoire successifs des Vikings

Noms des lieux d’origine Vikings en Haute Normandie


La chevauchee de guillaUme ous sommes en 1047, Guillaume est à Valognes avec son Fou Goles à la chasse aux lynx. Guy de Brionne, Hamon le Dentu, Grimoult du Plessy, Néel de St Sauveur, Renouf de Briquessart et Raoul Taisson complotent contre lui. Le bûcheron Sven surprend une conversation. Sven prévient Guillaume qui peut s’enfuir juste à temps sur son cheval Alix. Chevauchant à travers des territoires hostiles, Guillaume arrive à Brucheville à l’ouest de l’estuaire de la Vire appelée le ”Grand Vey”, profitant de la marée basse, il passe les huit kilomètres de gué et arrive à St Clément. Prenant des sentiers secondaires il traverse les hameaux de Chefdeville, Cardonville, Savigny, Bray et arrive à Ryes, chez Hubert de Ryes qui avait fait serment de fidélité alors que Guillaume était enfant. Hubert ordonne à ses trois fils d’escorter Guillaume jusqu’à Falaise et indique une mauvaise route aux poursuivants. Contournant Caen par l’ouest par le chemin Haussé (actuellement entre Mouen et Verson à quelques kilomètres de Festyland), traversant les Odons et la forêt de Grimbosq, il franchit l’Orne au gué de Bully et gagne Falaise. Guillaume mettra un terme aux ambitions des Barons Félons grâce à l’appui militaire du Roi de France, Henri 1er, en gagnant le 10 août 1047 la bataille de Val Es Dunes (actuellement Chicheboville).

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LE CHATEAU DE MATHILDE athilde de Flandres, Princesse de sang, nièce du Roi Henri de France fut une femme exceptionnelle. Elle fit avec Guillaume un véritable mariage d’amour, ce qui était rare à cette époque. Et pourtant le mariage fut retardé 9 ans par le pape qui l’interdisait. Guillaume et Mathilde étaient arrière-cousins. Pour lever l’interdit, ils s’engagèrent à faire construire 4 hôpitaux pour les pauvres, à Caen, Rouen, Bayeux et Cherbourg ainsi que l’Abbaye aux hommes (St Etienne de Caen pour Guillaume) et l’Abbaye aux Dames (Notre Dame de la Trinité à Caen) pour Mathilde. Bonne épouse et bonne mère, Mathilde eut neuf enfants dont Robert, Richard, Guillaume le Roux, Henri Beauclair, Elfgyva (fiancée à Harold), Agathe, Cécile, Constance (mariée au Comte de Bretagne), Adèle... Elle encouragea son mari à conquérir l’Angleterre et lui fit construire son bateau à Harfleur. La confiance était telle que

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Mathilde fut nommée gérante du duché et personne ne contesta cette régence durant les nombreuses années d’absence du Duc. Le plus beau jour de sa vie arriva à la Pentecôte 1068, jour de son couronnement comme Reine, 2 ans après Guillaume (Noël 1066). Guillaume éprouve une très grande fierté à déposer lui-même (et aussi à tenir une promesse faite longtemps avant à sa femme) la couronne royale sur les beaux cheveux de Mathilde. La fin de sa vie fut plus triste, l’éloignement de ses filles (mariées ou religieuses), les disputes de ses fils, la perte de confiance de son époux (après qu’elle ait, en cachette, soutenu Robert le fils rebelle), la mort de son fils Richard... Elle s’éteint à 48 ans, loin de Guillaume qui en Angleterre à cette époque, n’arrivera que pour recueillir son dernier soupir. Elle laisse son nom dans l’histoire avec la Tapisserie de Bayeux.


LES DUCS DE NORMANDIE ROLLON

(911-932)

GUILLAUME LONGUE EPEE

(933-942)

RICHARD 1ER SANS PEUR

(942-996)

RICHARD II LE BON

(996-1026)

RICHARD III

(1026-1028)

ROBERT LE MAGNIFIQUE

(1028-1035)

GUILLAUME LE CONQUERANT (1035-1087) Roi d’Angleterre ROBERT COURTEHEUSE

(1087-1106)

HENRI 1ER BEAUCLERC

(1106-1135)

ETIENNE DE BLOIS Roi d’Angleterre (1135-1154)

(1135-1144)

GEOFFROY PLANTAGENET

(1135-1151)

HENRI II PLANTAGENET Roi d’Angleterre (1154-1189)

(1151-1189)

RICHARD CŒUR DE LION

(1189-1199)

JEAN SANS TERRE

(1199-1216)

HENRI III Roi d’Angleterre

(1216-1272)


LA PIERRE DE CAEN l est habituel d’entendre que le sous-sol de la ville de Caen est un gruyère et que certaines églises de la cité pourraient facilement entrer dans les carrières maintenant abandonnées du “sous-Caen”. Cela résulte de l’exploitation depuis 2 mille ans de la fameuse “pierre de Caen”. Déjà les gallo-romains avaient remarqué toutes ses qualités : extraction facile, taille aisée, belle couleur, finesse du grain et séchage rapide. Les Mérovingiens y taillaient déjà leurs sarcophages. Guillaume fit construire le Château de Caen avec cette

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pierre et l’exporta massivement en Angleterre (Tour de Londres, Abbaye de Westminster). Elle fut pendant très longtemps la principale exportation du Port de Caen en tonnage. Plus récemment elle servit dans la construction de gratte-ciel à New-York. Vous êtes juste devant l’entrée d’une ancienne carrière. A votre gauche la galerie d’accès. A droite une excavation servait d’écurie pour le cheval qui remontait les blocs de pierre.


LES GRANDES DECOUVERTES ’est peu de dire que depuis toujours les Normands furent de grands navigateurs. Même si l’histoire retient d’autres noms, il est possible d’affirmer que des Normands de Dieppe et de Rouen précédèrent les Portugais sur les côtes d’Afrique, découvrant dès 1364, les Canaries, le Cap Vert, la Guinée, où ils fondèrent des comptoirs (Le Petit Dieppe, Le Petit Paris, etc...). En 1402, Jean de Béthencourt, capitaine Cauchois s’empare des Canaries et y règne de longues années. En 1488, Jean Cousin, capitaine honfleurais, s’installe au Sénégal. Il précéda Christophe Colomb en Amérique du Sud (Brésil) (comme les Vikings l’avaient fait en Amérique du Nord). Pinson, l’un des membres d’équipage de Cousin, guida plus tard Colomb en 1492. Verazzano dirigea en 1525 vers Terre Neuve une expédition pour le compte du Roi de France. C’est de Dieppe que Champlain parti pour fonder le Québec. Au XVIIème siècle, le Rouennais Cavelier de la Salle fonda la Louisiane. Enfin sous Colbert, 10 000 Normands des environ de Tourouvre (Orne), s’établirent au Canada, imprimant au nouveau peuple un caractère normand qui lui est resté. En 1626, d’Esnambuc, flibustier normand s’établit à L’Île St Christophe. Dieppois et Honfleurais furent nombreux à s’installer aux Antilles, sur l’Ile de la Tortue ou encore Haïti qui devint française sous Louis XIV. ”De tous ces navigateurs, dignes descendants des anciens coureurs des mers, le plus illustre fut le Dieppois Jean Ango, demi-marchand, demi-corsaire, maître d’une nombreuse flotte, il accumula une fortune princière, bâtit l’élégant Manoir de Varengeville où il put offrir à François 1er une hospitalité royale. On conte que ses navires ayant été molestés par les Portugais, il déclara la guerre à ses ennemis et répandit la terreur dans Lisbonne. Le roi du Portugal dut traiter, non avec le Roi de France mais avec Jean Ango.”

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(extrait de L’Histoire de la Normandie (Baradel et Fallourd), éditions du Bastion)


OBJETS DE LA PIRATERIE Bourse en cuir et pièces d’or.

Pavillon noir. Coffre au trésor français du XVIIe siècle

Epée dite rapière.

Perroquet, animal favori du pirate.

Figure de proue

Pistolets de corsaire.

Poire à poudre.

Canon anglais du XVIe siècle Habit de pirate.

Pierres précieuses.

Sabre et fourreau de boucanier. Longue vue.


CAP’TAIN ROC Bien sûr, le Cap’tain Roc n’a jamais existé ! Il fait juste référence aux ”Rochers du Calvados” à quelques milles en mer face à la Côte de Nacre, rochers qui ont donné leur nom au département.

Mais d’où vient le mot CALVADOS ? Peut-être d’une déformation de ”CABALLI DORSUM”, le dos du cheval, forme approximative de la côte entre les embouchures de la Dives et celle de la Vire, ou de QUEVAUDOS, qui en espagnol signifie ”passage caillouteux”, ou encore de SAN SALVADOR, nom du navire amiral de l’Invincible Armada, probablement échoué à cet endroit en 1588.


La LouisiaNe et cavElier de la salle Cavelier de la Salle, né à Rouen le 21 novembre 1653, découvrit le fleuve Mississippi, le “Père des Eaux” et la Louisiane. Explorateur acharné, recherchant à l’origine un passage vers la Chine, mais incompétent et trop sûr de lui, il doit beaucoup à ses compagnons de voyage et à la chance. Sur le trajet de l’expédition entre la Nouvelle France et la Louisiane, il fera construire de nombreux forts dont le fort Crêvecœur, point de départ de l’expédition de janvier 1682. Le 9 avril suivant, près de l’actuelle Venice, dans un manteau écarlate galonné d’or, après avoir fait dressé une croix, il prononcera le discours suivant : “Je, René-Robert Cavelier de La Salle, en vertu de la commission de Sa Majesté que je tiens en mains, prêt à la faire voir à qui il pourrait appartenir, ai pris et prends possession, au nom de Sa Majesté et de ses successeurs de sa couronne, de ce pays de la Louisiane, mers, havres, ports, baies, détroits adjacents et de toutes les nations, peuples, provinces, villes, bourgs, villages, mines, minières, pêches, fleuves, rivières compris dans l’étendue de ladite Louisiane.” La contrée fut baptisée Louisiane en l’honneur de Louis XIV. Le 19 mars 1687, alors que son entourage est réduit à quelques dizaines de personnes compte tenu de son caractère impossible, il est assassiné avec trois de ses compagnons par le reste de la troupe.


Stanislas LEPINE, Port de Caen, Musée d’Orsay

CARROUSEL DES ARTS LES PEINTRES NORMANDS Nicolas POUSSIN, né aux Andelys (XVIIème siècle) JOUVENET, né à Rouen GERICAULT, né à Rouen (1791-1824), ”Le Radeau de la Méduse” Jean-François MILLET, né au Hameau de Gruchy, Gréville (Manche) (1814-1875) ”Les glaneuses”, ”l’Angelus” Eugène BOUDIN, né à Honfleur, (1824-1898), ”Le Roi des Ciels”. Jules-Louis RAME, né à Ouezy (14), (1855-1927) Joseph DELATTRE, né à Goummayer Bray (76), (1858-1912), chef de file d’école de Rouen. Raoult DUFY, né au Havre (1877-1953). Charles ANGRAND, né à Criquetot sur Oulle (76). Narcisse GUILBERT, né à Bouville (76), (1878-1942). Jacques VILON, né à Dainville (27), (1875-1963). Emile OTHON FRIESZ, né au Havre, (1878-1949). Albert LEBOURG, né à Montfort-sur-Risle (27), (1849-1928). Stanislas LEPINE, né à Caen, (1835-1892).

Louis Alexandre DUBOURG, né à Honfleur, (1821-1891). Léon Jules LEMAITRE, né à Longueville sur Seine (76), (1850-1905). Fernand LEGER, né à Argentan (61), (1881-1955) Robert Antoine PINCHON, né à Rouen (76), (1888-1943). Marin MARIE, né aux Iles Chausey, (1901-1987) Jef FRIBOULET, né à Fécamp (76). André LEMAITRE, né à Falaise en 1909. Michel CIRY, né à Varengeville (76), en 1919. Gaston SEBIRE, né en 1920. Michel KING, né à Sotteville-les-Rouen (76) en 1930. Roland LEFRANC, né à Carcagny (14), en 1931. Marcel PELTIER, né à Louvier (27), en 1936. Claude QUIESSE, né à Caen en 1938. Eustache LANGLOIS, né au Pont de l’Arche (76). BINET, né à Caudebec-en-Caux (76). LES MUSICIENS NORMANDS BOIELDIEU, Rouen, Opéra de la Dame Blanche AUBER, Caen, Muette de Portici Erik SATIE, Honfleur, 1886-1926


CARROUSEL DES ARTS LES ECRIVAINS NORMANDS Alain CHARTIER, né à Bayeux. (1385-1433). Olivier BASSELIN, né à Vire, XVème siècle. François de MALHERBE, né à Caen, (1555-1628). Inspirateur d’une nouvelle poésie du bon sens et de la raison bien réglée. Poète du Roi. Pierre CORNEILLE, né à Rouen, (1606-1684), l’un de nos plus grands poètes. (Le Cid, Britannicus, Andromède...). Comtesse d’AULNOY née à Honfleur (1650-1705). FONTENELLE né à Rouen, (1657-1757). Se fit le vulgarisateur des systèmes scientifiques.L’histoire retiendra qu’il fut centenaire. Jeanne Marie LEPRINCE DE BEAUMONT, née à Rouen, (1711-1780). ”La Belle et la Bête”. Bernardin de ST PIERRE, né au Havre, XVIIIème siècle (1737-1814). Epris de lointains voyages, il a été le premier à évoquer la nature tropicale (Paul et Virginie). Alexis de TOCQUEVILLE (1805-1859). Gustave FLAUBERT, né à Rouen (1821-1883) (Madame Bovary, L’éducation sentimentale, Salammbô...). Guy de MAUPASSANT, (1850-1893) né à Tourville-sur-Arques au château de Miromesnil, Il fut élève de Flaubert. (Le Horla, Boule de Suif, Bel Ami...). Jules BARBEY D’AUREVILLY, né à St Sauveur le Vicomte (1808-1889). Créé le ”Normandisme” (Les Diaboliques, L’ensorcelée, Le chevalier des touches,... ”Plantons-nous hardiment sur la porte du pays d’où nous sommes. Soyons toujours normands, fils de Rollon”. Hector MALOT, né à la Bouille (Seine Inférieure), (1830-1907). (Les Amants, Sans famille...). Alphonse ALLAIS, né à Honfleur (1854-1905). ”2 et 2 font 5”, ”Captain’Cap”. Maurice LEBLANC, né à Rouen (1864-1941). Créateur d’Arsène Lupin. ALAIN, né à Mortagne-au-Perche (1868-1951). Philosophe, dont le métier était de ”montrer à penser” pour que l’on puisse ”bien faire son métier d’homme”. Jean de LAVARENDE, (1887-1959). ”Nez de cuir”.


CARROUSEL DES ARTS LES NORMANDS D’ADOPTION LES PEINTRES Paul SIGNAC, Barfleur (50), Port en Bessin (14), (1863-1935). Pierre BOUNARD, Vernon (27), (1867-1947). Gustave COURBET, Etretat, St Aubin sur Mer. (1819-1877) Georges SEURAT, Grandcamp, Honfleur, Port en Bessin, (1859-1891). Georges BRAQUE, Le Havre, Varengeville, (1882-1963). Paul Elie GERNEZ, Honfleur, (1888-1948). Claude MONET, Le Havre, Giverny, (1840-1926). Nicolas de STAEL, (1914-1955) VALLOTON, (1865-1925) Fernand HERBO, André HAMBOURG, Englesqueville-en-Auge, 1909 Camille HILAIRE

LES ECRIVAINS PREVERT, Osmonvillela-Petite (50). (1900-1977). Comtesse de SEGUR, Château de Nouette, près de l’Aigle (61). (1799-1874) - ”Les petites filles modèles”, ”La mémoire d’un ane”. Gaston LEROUX, (1868-1927), né à Paris, enfance à Eu, au Tréport, Bac passé à Caen, créateur d’un héros à son image, Rouletabille. Dernier grand auteur de roman feuilleton (Le mystère de la chambre Jaune, le parfum de la dame en noir, Chéri Bibi).


MAURICE LEBLANC : ARSENE LUPIN BIBLIOGRAPHIE : Arsène Lupin, Gentleman Cambrioleur Arsène Lupin contre Herlock Sholmes L’Aiguille creuse 813, La Double Vie d’Arsène Lupin 813, Les Trois Crimes d’Arsène Lupin Le Bouchon de Cristal

Les Confidences d’Arsène Lupin L’Eclat d’Obus Le Triangle d’Or L’Ile aux Trente Cercueils Les Dents du Tigre Les Huits Coups de l’Horloge La Comtesse de Cagliostro La Demoiselle aux Yeux verts

L’Agence Barnett et Cie La Demeure Mystérieuse La Barre-y-va Victor, de la Brigade Mondaine La Femme aux deux sourires La Cagliostro se venge L’arrestation

Né le 11 novembre 1864 à Rouen. Crée Arsène Lupin en 1905. En 1910 il tente de faire disparaître son héros dans le roman intitulé ”813”, mais le succès est tel qu’il ne peut le faire. Il vivra sa vie entière avec lui. Il s’installe au Clos Lupin à Etretat en 1919 où il écrira la totalité des aventures de son héros, soit 21 aventures. Il meurt en 1941.

Villes normandes dans lesquelles se déroulent certains romans.


Le phare de ouistreham Phare à terre sur les côtes de la Manche, Ouistreham a été mis en service en 1905. C’est une tour cylindrique en granit peint. Haut de 38 mètres, on y accède par un escalier de 171 marches. Son feu, éclairé par une lampe halogène de 650 w, est à occultation blanc et rouge 4 s. Il a une portée de 16 milles (environ 30 km). Il est automatisé, gardienné et visitable. Ses coordonnées géographiques sont : 49° 16’ 50” N 0° 14’ 52” E

Documentation internet robert.carceller.free.fr


Né à Caen le 15 avril 1831, ce brillant étudiant, devient préfet en 1871. Nommé à Paris en 1883, il se rend célèbre par un arrêté préfectoral de 1884 obligeant les parisiens propriétaires d’immeubles “à fournir à leurs locataires un récipient commun muni d’un couvercle de capacité suffisante pour recevoir les résidus ménagers”. L’arrêté est historique et son nom propre est devenu commun.

Le Prefet poubelle Nous en avons disposées 80 dans le parc. Utilisez les sans compter. Merci


MERCREDI 10 AVRIL 1912 le titaNic fait escale a cherbourg

Le Titanic - Illustration de Patricia Hennebert

Seule et première escale française du Titanic, Cherbourg accueille ce jour là le plus beau et le plus grand bateau de l’époque. Les deux navettes de la White Star Line doivent embarquer 274 passagers. 18h00, avec une heure de retard (déjà un incident), le navire accoste au port. A 15h30, le train New-York express était arrivé en gare maritime avec à son bord nombre de célébrités dont John Jacob Astor et Molly Brown. La navette “traffic” débarque 22 passagers, bonne idée, des sacs postaux, 4 bicyclettes, 8 valises et un canari expédié à M. Meanwell !! et le “Nomadic” lui transborde les 142 passagers première classe. 20h10 : 3 coups de sirène, après un splendide demi-tour, le Capitaine Smith enfonce son bateau dans la nuit, direction Queenstown et après.....


LES TACOTS : NATIONALE 13 C’est en 1768 que fut fixé à 30 m en avant du parvis de Notre Dame de Paris, le point de départ de toutes les routes quittant la capitale vers la province, permettant dès 1786 la mesure des distances et le bornage kilométrique à partir de 1830. 1811 vit apparaître la numérotation des 13 principales nationales dans le sens des aiguilles d’une montre autour de Paris depuis la nationale 1 vers Lille jusqu’à la nationale 13 vers Caen et Cherbourg. Si les panneaux de localisation de communes apparurent cinq ans plus tard (1835) il fallut attendre 1894 pour voir les premiers panneaux du code de la route (descente, virage..). 1923 fut l’année du 1er feu tricolore (à Paris), 1932 de la 1ère ligne jaune et 1973, celle de la 1ère ligne blanche. Principal axe routier traversant la Normandie dans sa totalité et reliant Paris à Cherbourg, la nationale 13 traverse les villes de St Germain en Laye, Mantes-laJolie, Evreux, Bernay, Lisieux, Caen, Bayeux, Isigny, Carentan, Valognes et termine son trajet à Cherbourg. Cet axe fut doublé par l’autoroute A13 entre Paris et Caen, terminé en 1977 dont le premier tronçon (St Cloud, Orgeval, 22 kms) est le plus ancien morceau d’autoroute français (1946). l’A84 reliant Normands et Bretons (Caen-Rennes) prolonge l’A13 vers le sud grâce au boulevard périphérique Caennais qui domine le parc Festyland.


ANTOINE GALLAND Antoine GALLAND (4 avril 1646/17 février 1715). Archéologue et orientaliste français, né à Rollot dans la Somme. Grand voyageur (les Indes, la Syrie), pour le compte de Colbert, il acquiert une connaissance approfondie de l’arabe, du turc et du persan. Il publit plusieurs livres, contribution majeure à la découverte du proche orient. En 1704, il arrive à Caen et loge sous le toit de Nicolas FOUCAULT, l’intendant de la ville, dans cette maison (boulevard Gal Leclerc actuel), il traduit et publie les 2 premiers tomes des “Milles et une nuit” qui compte 12 volumes en tout. Suite de contes plus célèbres les uns que les autres, Ali Baba, Shéhérazade, Sindbad le Marin et Aladin dont nous présentons une vision relief dans notre Dôme 3 D.

Festyland fiche pedago  

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