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Diffusion ACTES SUD Littérature, Polar, Sciences Humaines, Poche Mars Avril 2021 TOUS LES VISUELS PRESENTÉS DANS CE DOCUMENT SONT PROVISOIRES & PEUVENT NE PAS REFLÉTER LA FINALITÉ DES PROJETS ÉDITORIAUX

Les visuels qui n’apparaissent pas sont toujours en cours de développement


ACTES SUD

NANCY HUSTON Arbre de l’oubli

© Adine Sagalyn

Arbre de l’oubli brosse le portrait d’une famille américaine aisée, privilégiée, éduquée... puis, élargissant le tableau peu à peu, nous montre les fils inattendus qui relient cette famille aux pages les plus sombres de l’Histoire moderne. En dessinant un chemin tortueux à travers l’émancipation pas toujours réussie de trois personnages complexes, le roman aurait pu prendre les tonalités d’un parcours initiatique. Mais il s’agit, une fois le tableau appréhendé dans sa globalité, d’un grand roman d’Histoire vivante tant il convoque les enjeux essentiels d’aujourd’hui : racisme, religion et laïcité, procréation pour autrui, violence, misère et colère, féminisme et représentation. Un livre aussi puissant que Lignes de faille. ROMAN 11,5 × 21,7 CM 240 PAGES MISE EN VENTE  3 MARS 2021 978-2-330-14691-7

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DU MÊME AUTEUR

À NOTER u Lignes de faille : 380 000 ex. (AS + Babel) u L’Empreinte de l’ange : 192 000 ex. (AS + Babel) u Instruments des ténèbres : 130 000 ex. (AS + Babel)

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ACTES SUD L’AUTEUR

Née à Calgary au Canada, Nancy Huston, qui vit aujourd’hui à Paris, est l’auteur de nombreux romans et essais publiés chez Actes Sud et chez Leméac, parmi lesquels Instruments des ténèbres (1996 ; prix Goncourt des lycéens et prix du Livre Inter), L’Empreinte de l’ange (1998 ; grand prix des Lectrices de Elle) et Lignes de faille (2006 ; prix Femina).

Arbre de l’oubli Le nouveau roman de Nancy Huston s’ouvre sur l’arrivée à Ouagadougou d’un personnage en colère : elle se prénomme Shayna. Cette jeune métisse née dans les années 1990 de mère inconnue se trouve en Afrique pour la première fois, nous sommes en 2016. De sa mère elle ne sait rien, si ce n’est qu’il s’agissait d’une afro-américaine payée pour ce que l’on appelle aujourd’hui la procréation pour autrui. Élevée par Joël et Lili-Rose, un couple de blancs aisés, Shayna a grandi dans cette famille, ce milieu, en permanent décalage psychologique mais aussi physique, son chemin ne fut souvent que brisures, humiliations ordinaires et tragédies intérieures. Zoom arrière. usa années 1940. Joël est un petit garçon marqué par les cris de sa mère apprenant la disparition des siens dans les camps de la mort. De l’enfance à l’âge adulte, il traverse toutes les épreuves qui lui sont imposées. De flash-back en présents immédiats, le temps du récit se dilate, accélère et se déploie dans une virtuosité romanesque implacable, entraînant dans son sillage de lumineuses interconnexions humaines, historiques et socioculturelles. Première génération née sur le sol américain pendant la Shoah, Joël reçoit une éducation juive devenue par réaction orthodoxe, tout en intégrant les blessures d’un conflit presque originel avec son frère aîné. Mais le temps octroie parfois l’indépendance : études, intelligence et sensibilité le portent au-delà de l’entrave. Joël devient un éminent professeur, il voyage, se marie,

divorce assez vite et finalement rencontre Lili Rose, américaine, blanche, née en 1955, hyper performante, très jolie blonde élevée comme une poupée tant sa mère, d’ascendance irlandaise et allemande, la voulait séduisante. Malmenée par cette représentation du féminin et ce rôle, l’un et l’autre imposés, la mélancolie la guette et son corps la lâche, pire : Lili Rose est stérile, ce qui, pour une américaine de ce milieu, est simplement invivable. La procréation pour autrui devient pour ce couple une issue. À travers l’existence de ces deux familles américaines blanches, celle de Joël et celle de Lili Rose, socialement privilégiées, éduquées et en proie aux traumatismes de l’Histoire, Nancy Huston retrouve ses territoires de prédilection. En créant ce couple de descendants de cultures mêlées, capables de forcer littéralement les frontières communautaires de cette Amérique raciste, elle convoque et éclaire les grandes questions de notre époque comme le féminisme et la procréation. Mais aussi celles du genre et de la laïcité, en donnant voix à une afro-américaine qui porte dans son corps l’échec d’une démocratie construite dès l’origine sur l’éradication d’un peuple, ce qui n’a cessé de se reproduire au fil des temps sur la planète entière. Un livre où la grande romancière canadienne explore jusqu’au paroxysme le déni du peuple blanc par le biais d’un personnage, une femme dont l’intériorité est en tous points confisquée.

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Makenzy Orcel Littérature française

POINTS FORTS

L’EMPEREUR Dans ce long monologue qui allie la poésie du conte au réalisme le plus cru, Makenzy Orcel nous entraîne dans les tréfonds d’un esprit troublé en lutte contre toutes les formes d’oppression.

LE LIVRE

3 mars 2021 14 × 20,5 cm 128 pages 15,00 € ISBN : 978-2-7436-5243-2

Dans le taudis qu’il habite à Port-au-Prince, où résonnent les voix et les cris de ses voisins, le narrateur attend, entouré des preuves de sa culpabilité. Il a tué son patron, et son passé avec. Ce passé qui résonne en lui comme dans un tambour. Abandonné par ses parents, il a grandi dans un lakou tenu d’une main de fer par l’Empereur, un grand maître vaudou qui a fait de lui un mouton, un zombie, un anonyme. Pour échapper à l’annihilation, il a pris un bus à destination de Port-au-Prince, dans lequel il a succombé au charme d’une belle lectrice, aussitôt perdue de vue. Devenu livreur de journaux, lui qui

ne sait pas lire finira par la retrouver par hasard, au terme d’une ses pérégrinations aliénantes dans la grande ville endormie. À travers elle, c’est l’espoir d’une autre vie qu’il serre dans ses bras, d’un autre monde fait de beauté et de mots. Mais la jeune femme disparaît à nouveau, pour de bon cette fois, comme un rêve trop vite dissipé. Dans l’esprit abîmé du narrateur qui glisse peu à peu dans la folie, les silhouettes de ses oppresseurs se confondent, et patron et Empereur formeront un même corps sacrifié sur l’autel de sa liberté retrouvée.

L’AUTEUR Né en Haïti, Makenzy Orcel est l’une des voix les plus fortes de la littérature francophone actuelle. Il est l’auteur de plusieurs recueils poétiques et de romans très remarqués par la critique et traduits dans plusieurs langues, dont Les Immortelles (Mémoires d’encrier, 2010, prix Thyde Monnier) et L’Ombre animale (Zulma, 2016, prix Littératuremonde et Louis-Guilloux).

uu Makenzy Orcel poursuit avec L’Empereur son exploration des marges de la société haïtienne : en rejetant les clichés de l’exotisme littéraire, il nous entraîne dans un lakou, maison communautaire servant aussi de lieu de culte vaudou, puis nous plonge dans le petit peuple d’exploités de Port-au-Prince, avec en ligne de mire les faiblesses d’un pays rongé par l’hypocrisie religieuse et les inégalités criantes. uu Un style vivant, d’une oralité très travaillée, qui donne corps à la verve révoltée d’un narrateur acculé, à mi-chemin entre le Bardamu de Céline et le héros vengeur de la littérature populaire. Un texte qui tire sa puissance de sa langue, et qui rend à la langue son pouvoir. uu Une analyse acérée des phénomènes psychologiques de l’emprise et de l’aliénation par toute forme de pouvoir. Une décortication au scalpel de l’influence des religions et de celle du travail érigé comme valeur absolue : toutes ces illusions qui nous écrasent au nom d’un idéal transcendant. uu Un roman inclassable et foisonnant, qui mêle fable, roman psychologique et récit de vengeance. D’un village isolé de l’arrière-pays aux impasses malfamées de Port-auPrince, de l’innocence au crime, nous vivons au rythme des aventures rocambolesques du héros jusqu’à sa libération finale. uu Des personnages secondaires haut en couleur : le Très Vieux Mouton, un sage aux yeux brûlés, le Collègue instruit, observateur lucide puis désespéré des mécanismes d’exploitation du petit peuple, ou encore la femme du bus, bouleversante de sensualité.


la brune / littérature

Le Continent Raphaëlle Riol

En librairie le 3 mars 2021 14 x 20,5 - 240 pages - 19,50 e ISBN : 978-2-8126-2131-4

rayon / Littérature française mots clés / Travail - Colère - Désobéissance Corse - Insularité - Destinée

Lorsqu’Inès arrive dans l’île, elle est en plein naufrage. Sur le continent, elle a crevé les pneus de la voiture de son chef. Un passage à l’acte dont elle ne se serait jamais crue capable. Son médecin l’a mise en arrêt maladie, sortie du monde du travail. Mais elle a beau être hors du ring, loin du centre culturel dont elle s’occupait de la bibliothèque jusqu’à la restructuration brutale du lieu, il lui reste une rage de vaincue dont elle ne parvient pas à se débarrasser. Dans l’île, cependant, espace des rêves de la lointaine enfance, va se jouer une nouvelle partie. Et Inès, parfois aussi fauve qu’une panthère, comme un animal rescapé d’un grand incendie, va se découvrir capable de renaître. Romancière de la révolte s’il en est, Raphaëlle Riol campe dans ce brûlant et saisissant récit le portrait d’une femme qui, lectrice de Nietzsche, sait qu’il faut « l’Art pour ne point mourir de la vérité ».

Raphaëlle Riol Née en 1980, Raphaëlle Riol est l’autrice de quatre romans publiés aux Éditions du Rouergue parmi lesquels Ultra Violette (2015), autour de la figure de Violette Nozière, et Amazones (2013).

points forts • Histoire d’un burn-out et d’une renaissance, un livre illuminé par la présence d’une Corse qui n’est jamais nommée et par l’amour de la littérature. • Hommage au livre et à la librairie. • Le portrait de deux femmes, amies d’enfance qui ont suivi des trajectoires diamétralement opposées et vont se rejoindre pour sortir ensemble de leurs enfermements respectifs. • On retrouve dans ce roman la grâce sauvage de l’autrice d’Ultra Violette, qui paraît simultanément en poche.

la brune au rouergue


ACTES SUD

MATHILDE JANIN Soror

© Barbara Tajan

Dans ce roman des masques et des secrets, on rencontrera des enfants qui étudient le violon dans un château, une actrice mystérieusement disparue, un frère mort trop tôt, une musicienne au crâne rasé qui joue dans les bars. On trouvera surtout une plume saisissante d’inventivité, lyrique et tranchante, qui brouille les perceptions et les temporalités pour écrire le saccage de l’enfance, les traumatismes indicibles, les violences faites aux jeunes filles qu’on ne veut pas voir libres.

ROMAN 11,5 × 21,7 CM 224 PAGES MISE EN VENTE  3 MARS 2021 978-2-330-14893-5

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“D’abord déstabilisé, soulagé ensuite, Jérôme examine Nicola, avec l’impression qu’enfin il la discerne. Son air satisfait. Son excentricité étudiée. Le soin qu’elle met dans chacun de ses gestes. Constatant qu’il la scrute, elle jette un coup d’œil anxieux dans l’un des miroirs qui tapissent la salle. En recoiffant une mèche de cheveux, elle laisse échapper un rire bref, clair, affecté, un rire de femme qui se sait exposée – défaite parce qu’exposée. D’un ton provocateur, elle répond à la question qu’il vient de lui poser : pas encore de mari, pas encore d’enfants. Elle va avoir vingt-sept ans. Elle l’ignore apparemment, mais sa beauté a déjà commencé à se faner. Dans dix ans, elle manquera de tout ce qui la rend ce soir si orgueilleuse.” (extrait)

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ACTES SUD L’AUTEUR

Mathilde Janin a grandi à Lyon, où elle est née en 1983, et vit désormais en région parisienne. Journaliste, elle a été responsable éditoriale du magazine Modzik et chroniqueuse littéraire pour la radio. Elle est aujourd’hui enseignante de français dans un lycée parisien et publie sous pseudonyme des romans de genre. Soror est son deuxième roman après Riviera (Actes Sud, 2013). EXTRAITS DE PRESSE À PROPOS DE RIVIERA

“Mathilde Janin démontre une maîtrise et une facilité déconcertante, en plus d’une langue précise et à l’occasion savoureusement syncopée. On en regretterait la brièveté de ce premier texte. On prierait même son auteur de nous livrer rapidement le suivant. Merci d’avance.” Nils Ahl, Le Monde “Riviera, un premier roman composé comme un album, est une réussite. (…) Mathilde Janin fait en littérature une entrée fracassante.” Alain Nicolas, L’Humanité

Soror Alors qu’il sort d’un concert en province, Jérôme, violoncelliste classique, tombe sur Nicola, qu’il n’a pas revue depuis le collège. À l’époque, Nicola et Yaël, sœur de Jérôme, étaient inséparables. Nicola enviait à Yaël son audace de voleuse à l’étalage, son charme banal et vulgaire d’adolescente plantureuse, sa facilité déconcertante à se faire des amies et à embrasser les garçons. Yaël était attirée par la beauté hautaine de Nicola, par le confort de sa grande demeure vide et par sa mélancolie de solitaire. Devenue une jeune femme attirante et étrange, Nicola semble jouer un rôle devant Jérôme, tourner autour d’un passé commun empli de zones d’ombre. Bien loin de là, une musicienne au crâne rasé qui se fait appeler Légion sillonne la France pour jouer dans les bars. À l’arrière de sa fourgonnette, des instruments de musique, des vêtements et accessoires pour se déguiser en d’autres, un matelas pour les nuits où

l’hôtel est trop cher. À l’avant, côté passager, les pieds sur le tableau de bord, l’indéfectible Rita. D’un bout à l’autre du puzzle, les pièces manquantes seraient des enfants étudiant le violon dans un château entouré de hauts murs, un frère mort trop tôt, un poète amoureux, une actrice mystérieusement disparue, un professeur de piano aux boucles angéliques, une fillette qui attend sa mère bien tard après l’école… Dans une langue mélodique et cabossée, lyrique et tranchante, Mathilde Janin orchestre un roman des mensonges, des semi-vérités et des angles morts. Elle brouille les perceptions, les genres et les temporalités pour écrire le saccage de l’enfance, les traumatismes indicibles. En confrontant des jeunes filles à la névrose et au déni d’une société qui n’aime pas les voir libres, elle invente une poétique de la mémoire fracassée et mise sur l’antidote des amitiés extraordinaires.

“Un beau roman parfaitement rythmé.” Thierry Clermont, Le Figaro littéraire “Riviera est un roman puissant.” Cécile Guérin, Transfuge.fr “Riviera est un premier roman généreux, sensuel et audacieux. À découvrir absolument.” lalettredulibraire.com

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ACTES SUD

GISÈLE BIENNE L’homme-frère

D. R.

Après les blessures faites à la terre dans La Malchimie, Gisèle Bienne élargit le cercle creusé dans la plaine foudroyée autour de sa famille désunie par un héritage inéquitable et dévoile les blessures que les hommes-frères se font au nom du droit au salaire différé. À PROPOS DE LA MALCHIMIE

ROMAN 10 × 19 CM 240 PAGES MISE EN VENTE  3 MARS 2021

“Ce poignant récit d’une douleur est aussi celui du combat du frère et des luttes engagées contre les logiques mêlées de profit et de mort. Sur tout cela il apporte un éclairage précieux et accablant.”. Jean-Claude Lebrun, L’Humanité, avril 2019

978-2-330-14864-5

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DU MÊME AUTEUR

À NOTER u La Malchimie : Prix Maurice Genevoix 2019; Prix MouansSartoux du roman engagé pour la planète 2019

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ACTES SUD L’AUTEUR

Gisèle Bienne vit et travaille à Reims. Romancière et essayiste, elle a publié de nombreux livres, notamment La Ferme de Navarin (Gallimard, 2008), consacré à Cendrars. Ses derniers livres parus chez Actes Sud sont Les Fous dans la mansarde (2017) et La Malchimie (2019), Prix Maurice Genevoix, Prix Mouans-Sartoux du roman engagé pour la planète.

L’homme-frère Dans l’atelier d’écriture que conduit la narratrice, l’une des participantes planche sur le “temps d’avant les cassures”. Comme elle, Gabrielle est cassée par les procès que ses frères et sœurs engagent les uns contre les autres au motif d’un héritage inéquitable, dont il conviendrait de se défaire selon elle, au risque d’avoir plus à y perdre qu’à y gagner. Une volonté testamentaire impossible à accepter pour celui de ses frères qui revendique son droit au “salaire différé”. Le salaire différé correspond, selon les termes de la loi française, “au paiement, a posteriori, de la participation gratuite d’un descendant à la mise en valeur de l’exploitation familiale”. Pour y prétendre, il faut avoir participé “directement et effectivement à l’exploitation, sans être associé aux bénéfices, ni aux pertes”. Et n’avoir donc perçu aucun salaire. Alors pour Marc qui a travaillé pendant toute sa jeunesse dans les champs avec le père, ce serait beaucoup d’argent, beaucoup de blé… Mais Françoise et Sylvain ont aussi donné des années de leur jeunesse à la ferme.

Le contentieux qui suit la mort du père ne se limite pas au seul partage des biens, il est également révélateur de “l’intime qui se déchire”. Gabrielle, elle, a choisi de ne pas participer à ce long combat en souvenir de la maison d’enfance et des étés de moisson qui lui ont rempli le cœur de soleil pour toute une vie. Se référant au Cercle de craie caucasien de Bertolt Brecht, elle entend chez le juge Azdak la voix d’un discernement peu commun qui la séduit et la bouleverse. Après les blessures faites à la terre dans La Malchimie, Gisèle Bienne élargit le cercle creusé dans la plaine foudroyée autour de sa famille désunie et dévoile les blessures que les hommes-frères se font, avec la justesse absolue de son écriture sur l’existence âpre et complexe des gens de la terre, ces oubliés de l’histoire. Des hommes, des lieux, des paysages qui ont marqué l’écrivaine, dont le doux tranchant des mots cisèle les plaies les plus profondes.

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ACTES SUD

HARRY BELLET Les Aventures extravagantes de Jean Jambecreuse Au pays de Barbe-Bleue

© Anna Kamp

Conte moral et édifiant

ROMAN HISTORIQUE 11,5 × 21,7 CM 288 PAGES MISE EN VENTE  3 MARS 2021 978-2-330-14872-0

Après avoir connu la gloire et la guerre à Bâle, Jean Jambecreuse va réaliser son rêve de mettre son art au service d’un roi, et quel roi ! Henri VIII, le Barbe-Bleue britannique, qui change de femme plus vite que de chemises : il en répudie une, divorce d’une autre, en fait décapiter deux… Jambecreuse doit peindre leurs traits avant que leur tête ne tombe et il est envoyé sur le continent pour ramener les effigies des possibles nouvelles fiancées… Rude métier ! Venu du peuple, Jambecreuse s’attable aux banquets des princes, sans cesser pour autant de leur préférer les cabarets et les bordels. Une vie d’artiste dans l’Europe tumultueuse du xvie siècle, où s’affrontent dans le sang les empires finissants et les nations naissantes.

-:HSMDNA=VY]\WU: À PROPOS DE JEAN JAMBECREUSE, ARTISTE ET BOURGEOIS DE BÂLE

“Cet « assez gros fabliau », proprement savoureux, intelligent et drôle, s’inspire de la vie et de l’œuvre de Hans Holbein (alias Jean Jambecreuse), peintre et graveur allemand du xvi e siècle, qui s’installe à Bâle en 1515 au moment où François Ier vient de remporter l’éclatante victoire de Marignan. Rigoureusement documenté et souvent teinté de grivoiserie et d’humour, ce texte nous entraîne au cœur de ce xvi e siècle en mutation qui annonce la Réforme. Les « extravagantes aventures de Jean Jambecreuse » conduisent le lecteur dans le quotidien d’un homme de cette époque et nous invitent à découvrir les tavernes, les imprimeries, les ateliers d’artistes, les bordels, les bains, etc. Elles nous permettent également de côtoyer les plus grands de ce monde : François Ier, Érasme, Léonard de Vinci…” Ouest-France, 4 mai 2013  

DU MÊME AUTEUR

À NOTER u Faussaires illustres : 5 200 ex. en édition courante u Les Aventures extravagantes de Jean Jambecreuse, artiste et bourgeois de Bâle : 7 300 ex. (AS + Babel)

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ACTES SUD L’AUTEUR

Né en 1960, Harry Bellet est journaliste au service culturel du Monde. Outre des catalogues d’exposition, il a publié différents ouvrages, notamment chez Actes Sud les deux premiers volets des Aventures extravagantes de Jean Jambe­ creuse : Artiste et bourgeois de Bâle et Au temps de la révolte des Rustauds (2013 et 2018 ; Babel n° 1535), et Faussaires illustres (2018). EXTRAITS DE PRESSE À PROPOS DE JEAN JAMBECREUSE, ARTISTE ET BOURGEOIS DE BÂLE

“Brillant critique d’art, Harry Bellet s’inspire du destin du peintre Hans Holbein pour narrer celui de Jean Jambecreuse qui, en 1515, quitte sa ville natale d’Augsbourg pour Bâle avec l’envie de se frotter à Érasme, puis à Léonard de Vinci, rêvant d’art. Mitonnant une langue succulente, grivoise, drôle, rabelaisienne et savante, ce roman ébouriffant dresse un paysage passionnant et documenté de l’Europe à la veille de la Réforme.” L’Hebdo, 25 avril 2013 À PROPOS DE JEAN JAMBECREUSE, AU TEMPS DE LA RÉVOLTE DES RUSTAUDS

Les Aventures extravagantes de Jean Jambecreuse Jean Jambecreuse a quitté Bâle pour Londres, ville en pleine expansion, cité de tous les possibles où on déteste toutefois les étrangers. Il s’emploie à cultiver le patronage des puissants, avec un objectif : travailler pour le roi d’Angleterre.  Henri VIII est cultivé, polyglotte, fou de musique, grand constructeur de palais. Il a cependant une obsession : engendrer un héritier mâle. Quitte à changer de femme si nécessaire : il en répudie une, divorce d’une autre, en fait décapiter deux… Jambecreuse doit peindre leurs traits avant que leur tête ne tombe et est envoyé sur le continent pour ramener les effigies des possibles nouvelles fiancées… Rude métier ! D’autant plus compliqué que les épouses potentielles du roi d’Angleterre sont l’objet d’intenses tractations diplomatiques et de l’intérêt frénétique des espions de tous bords : penchera-t-il vers l’empereur Charles Quint, vers son ennemi le roi François I er, ou du

côté des princes allemands partisans de la réforme luthérienne ? Toujours traqué par le moine inquisiteur qui a juré sa perte, Jambecreuse poursuit ainsi sa carrière dans un monde en guerre, ouverte ou larvée, où les lansquenets ruinent et pillent Rome, où les armées turques du sultan Soliman poursuivent leur conquête des marches de l’Europe. Tel fut le destin de Jean Jambecreuse, fils d’un simple ymagier d’Augsbourg, qui sût s’élever jusqu’à devenir le familier d’un des plus puissants monarques de son temps. Venu du peuple, il s’attabla aux banquets des princes, sans cesser pour autant de leur préférer les cabarets, fréquentant les bordels – ceux de Londres, propriété de l’évêque de Winchester, étaient renommés – comme les palais. Il échappa à tous les freins, et vécut au milieu de tous les désordres, d’un individualisme ardent et insatiable. Une vie d’artiste.

“Un roman gaillard et rabelaisien, où l’on mange, boit, pète et fait l’amour sans tabou car la vie est brève, comprenez-vous ?” Le Point Colmarien, 1er juin 2018

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ACTES SUD

JEAN D’AMÉRIQUE Soleil à coudre

PREMIER ROMAN

© Marie Monfils

Dans la misère d’un bidonville haïtien, une toute jeune fille éprise d’une camarade de classe observe les adultes, leur violence, leurs faiblesses, leurs addictions... et tente de donner corps à ses rêves d’évasion. Le premier roman âpre et poétique d’un poète et dramaturge de vingt-six ans, notamment lauréat du Prix de la Vocation de la fondation Marcel BleusteinBlanchet pour son recueil de poésie Nul chemin dans la peau que saignante étreinte (Cheyne Éditeur, 2017).

ROMAN 11,5 × 21,7 CM 112 PAGES MISE EN VENTE  3 MARS 2021 978-2-330-14889-8

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“Comme si la nuit s’attachait à défaire les nœuds du rêve que j’essaie depuis longtemps de coucher sur le papier. Des heures s’écoulent où je remue le ciel du verbe, toujours incapable d’en décrocher des astres. Je sens la nuit frapper de toutes ses forces sur ma tête, elle éclabousse la feuille – refuge d’à peine quelques mots –, affaisse le stylo et vient, imparable, peindre mes yeux à son image. Le chant est gris, qui soulève ma poitrine. Je laisse tomber mon cœur et me pose sur la carpette, juste à côté. J’entends détaler dans mon dos les bottes de Morphée, des tourments, vents dans ma voile, me poussent au loin et l’empêchent de m’attraper. Cela dure quelques bonnes minutes. Mais voici mon corps épuisé, et mon esprit cède au bruit de l’inconscience.” * “Entre peur et précarité, le désespoir s’invite. Les gouvernements se succèdent, les armes continuent de chanter, il n’y a jamais de riz pour toutes les bouches, la vie ressemble de plus belle aux empires de détritus qui nous environnent, les survivants sont les mouches violentes qui parviennent à les survoler. Ici, il y a le parfum humain qu’on aimerait tant partager et l’odeur de cafard qui asphyxie nos paroles. Chaos au passage du jour, aube coincée dans le chant acéré des nuits, barbelés crus apprivoisant le derme de nos espérances. Nous sommes des corps mêlés dans les ferrailles de la vie, des voix en mal de chanson douce, nous sommes ce quartier, un cul attendant d’être torché.” (extraits)

À NOTER u Poète et dramaturge primé : mention spéciale du prix René Philoctète, prix de la Vocation de la fondation Marcel Bleustein-Blanchet, prix Jean-Jacques Lerrant des Journées de Lyon

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ACTES SUD L’AUTEUR

Né en 1994 à Côte-de-Fer (Haïti), Jean D’Amérique a créé en 2019, avec le collectif Loque urbaine, le festival inter­ national Transe poétique de Port-au-Prince dont il est le directeur artistique. Poète et dramaturge, il porte haut les couleurs de la nouvelle génération d’écrivains haïtiens. Il vit habituellement entre Paris, Bruxelles et Port-au-Prince (en résidence à la Cité internationale des arts de Paris d’octobre à décembre 2020). Auteur de deux pièces de théâtre qui ont fait l’objet de lectures publiques – Avilir les ténèbres (2018, finaliste du prix rfi Théâtre) et Cathédrale des cochons (éd. Théâtrales, 2020, prix Jean-Jacques Lerrant des Journées de Lyon, finaliste du prix rfi Théâtre), il a également publié trois recueils de poésie remarqués : Petite fleur du ghetto (Atelier Jeudi soir, 2015 ; mention spéciale du prix René Philoctète, finaliste du prix Révélation poésie de la sgdl), Nul chemin dans la peau que saignante étreinte (Cheyne éditeur, 2017 ; lauréat du prix de la Vocation de la fondation Marcel Bleustein-Blanchet, finaliste du prix Fetkann de poésie) et Atelier du silence (Cheyne éditeur, 2020).

Soleil à coudre Tu seras seule dans la grande nuit. Telle est la prophétie énoncée de longue date par Papa à cette toute jeune fille qu’on appelle Tête fêlée. Un Papa qui n’est pas son vrai père, le géniteur s’étant évaporé au moment de l’accouchement. Depuis lors, la dénommée Fleur d’Orange est condamnée à arpenter le trottoir pour subvenir aux besoins de sa fille et d’elle-même cependant que Papa, bandit aux ordres de l’Ange du métal, le chef de gang du quartier, détrousse et exécute pour assurer sa dose régulière d’alcool et de ganja autant que pour le plaisir. Souvent seule entre ses quatre murs sales au milieu d’un bidonville haïtien, séparée du ciel par une tôle ondulée, Tête fêlée recommence inlassablement une

lettre dans laquelle elle s’efforce de livrer son cœur, son âme, sa vie. Car la gamine se consume d’amour pour une camarade de classe, fille de son professeur, et elle voudrait trouver les mots qui ne trahiraient ni ses rêves ni sa vérité. Dans une langue à la poésie suspendue entre misère et idéal, Tête fêlée observe les adultes – leur violence, leurs faiblesses, leurs addictions. C’est l’amour et le désir qui l’endurcissent, la font grandir et l’aident à inventer son destin, à fuir ce qui semble écrit. Une fable cruelle gonflée de désir et de sang, où la naïveté d’une enfance impossible se cogne à la crudité sans pitié du monde.

EXTRAITS DE PRESSE À PROPOS DE SA POÉSIE

“À l’écoute de son époque, la poésie de Jean D’Amérique ne rechigne pas à affronter l’égarement d’un monde envahi par la peur de la différence. (…) L’écriture de Jean D’Amérique est une ouverture salutaire à la régénération du vocable et du sens.” Khalyd Lyamlahy, En attendant Nadeau “Un auteur qui ne prend pas de gants et empoigne, au contraire, tout ce qui vaut la peine d’être utilisé pour avoir droit de briser le silence.” Aminata Aidara, Africultures “Est-il besoin de souligner le courage extraordinaire de Jean D’Amérique, qui par ses mots puissants défie un pouvoir sanguinaire toujours en place ? Courage, désespoir, rage, talent, combativité, espoir : les mots reprennent sens.” Frédéric L’Helgoualch, Le Club de Mediapart “Jean d’Amérique est un poète qui frappe par l’incandescence de son verbe.” Nassuf Djailani, revue Project-îles 2 / 2


CEUX DES MARAIS VIRGINIE BARRETEAU

Dans un pays de marais, au début des années 60, un docteur rend visite à ses patients en flottant sur sa « plate », la sorte de barque qu’on utilise dans ce coin-là. De maison en maison, d’îlot en îlot, il sillonne ce paysage d’eau et de limon. Ses tournées le mènent à la rencontre d’une population miséreuse et isolée, réduite à quelques poignées de familles, auprès desquelles il fait office de vigie autant que de guérisseur.

3 Mars 2021 ROMAN ISBN : 9782360841059 120 pages – 14,90 € LIBRAIRIE Jérôme Dayre 06 80 35 20 09

jerome.dayre@editionsinculte.fr

PRESSE Tiffanie Gabu 06 33 07 17 78

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Tel. : 01 80 05 94 14

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Passionné de photographie, il a aussi l’étrange manie de faire poser les habitants pour lui, comme s’il cherchait à ausculter à la fois l’intérieur et l’extérieur des êtres. Il devient ainsi le témoin de leurs vies, l’archiviste de leurs traces, le gardien de leur mémoire — et le révélateur des troubles qui circulent entre les corps. Mais lorsque Pacot, l’un de ceux des marais, disparaît mystérieusement, son absence perturbe le cours immuable de ce microcosme. Dans une prose imprégnée par le parler de ses personnages et par la poésie crue des paludes, ce roman tout en clair-obscur montre la lumière discrète et obstinée qui émane de la vie des gens de peu. À l’image de l’éclat brusque du flash photographique, il révèle la fragilité et l’archaïque entêtement des existences humaines.

Virginie Barreteau est née en 1976. Elle est autrice pour le théâtre et comédienne ; elle a également mis en scène quatre de ses pièces. Ceux des marais est son premier roman.


ZONES À RISQUES OLIVIER BODART

10 Mars 2021 ROMAN ISBN : 9782360841097 440 pages – 21,90 € LIBRAIRIE Jérôme Dayre 06 80 35 20 09

jerome.dayre@editionsinculte.fr

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À la suite d’un drame personnel, Rook Rope cède son poste d’analyste à la FEMA (Federal Emergency Management Agency) à un certain Mat Check. C’est à lui que revient désormais la lourde tâche de se rendre sur des lieux où la nature s’est déchaînée, et de décider si le gouvernement doit décréter ou non l’état de catastrophe naturelle. Sans le rencontrer jamais, Rope continue de superviser le travail de son successeur. Il relit les rapports que Check envoie à son administration et, peu à peu, il est envahi par un curieux sentiment : les photographies des catastrophes sont prises de trop près, les témoignages concordent étrangement avec ceux que l’on trouve dans la presse. Check ne se serait-il jamais rendu sur les lieux dont il parle ? Pourtant, Rope ne fait pas part de ses doutes à la FEMA. Car Check connaît son terrible secret. Autour de la trame acérée de ce roman à suspense vient s’enrouler un second récit, celui-ci autofictionnel. L’auteur, Olivier Bodart, décide d’aller visiter les lieux de cette histoire qu’il n’est jamais parvenu à achever d’écrire. Il se rend sur les vestiges des drames véritables qui ont inspiré son texte. Il s’interroge, s’immerge, parcourt les lieux que son personnage n’a pas parcourus, mène une enquête que son personnage n’a jamais menée, plongé dans ce qui n’était jusquelà qu’un décor de fiction pour lui et pour Mat Check. Dans l’alternance de ces deux plans de récits distincts et indissociables, comportant chacun leur tension, leurs retournements de situation et leurs coups d’éclats, peu à peu, la substance des catastrophes contamine l’ensemble du roman. Une passionnante inversion s’opère. Le récit de soi devient roman de l’exploration de l’intime, des tourments de l’écrivain, de l’obsession pour son sujet. Zones à risques nous offre ainsi une méditation sur la nécessité et sur les vertiges de la fiction pour dire notre monde hanté par le cataclysme. Au fil des allers-retours incessants entre réalité et romanesque, sans crier gare, le conte s’immisce dans le réel, la littérature dévore la chronique personnelle, le récit de soi se diffuse dans l’imaginaire, et c’est un unique et magnifique roman aux allures borgésiennes qui surgit.

Olivier Bodart, 48 ans, vit et travaille aux États-Unis depuis 2012. Il a été enseignant à l’Atelier de Sèvres à Paris puis chef de département des Arts au Lycée Français de Chicago. Il partage dorénavant son temps entre Los Angeles et Paris. Zones à risques est son premier roman.


POINTS FORTS

Olivier Sebban Littérature française

CENDRES BLANCHES Une femme forte, que rien ne peut détruire, lutte dans un monde d’hommes. Et, dans la clandestinité de la pègre new-yorkaise, elle préparera sa revanche.

LE LIVRE Hiver 1927. Ametza Echeverria contemple l’île de Manhattan sur le liner qui la mène à Ellis Island. Dans son sillage, le souvenir des convoyages discrets sur les sentiers tortueux des Pyrénées, accompagnée de son frère Franck à l’affût des douaniers, le souvenir de sa mère silencieuse et de son père despotique, celui de la fête de la Saint-Jean et du corps chaud de Diego contre le sien, de leur enfant mort-né. A New York, Ametza devient Emma. Elle rencontre Saul Mendelssohn, un mafieux de haut vol.

3 mars 2021 14 × 20,5 cm 304 pages 19,00 € ISBN : 978-2-7436-5254-8

Ensemble, ils plongeront dans la frénésie de cette ville qui ne dort jamais. Ils danseront dans des speakeasies où coule l’alcool frelaté. Ils organiseront des braquages, des rackets, des règlements de compte, intrigueront avec des hommes politiques ambitieux et de redoutables criminels, tandis que New York se déploie, verticale. Mais on ne se débarrasse jamais de son passé. Et quand le sien reflue, Emma prend le chemin de l’Europe pour accomplir sa vengeance.

L’AUTEUR Olivier Sebban est l’auteur de quatre romans, dont le dernier, Sécessions, a paru aux éditions Rivages en 2016.

uu Des descriptions de paysages romanesques frappantes : le New York des années 1920 façon Scorsese, populeux, crasseux, malfamé, mais bouillonnant de vie et de musique, vertical et lumineux, s’oppose à une nature vierge et grandiose à la frontière franco-espagnole, où la beauté se manifeste au sommet des montagnes enneigées. uu Une galerie de personnages secondaires ambivalents et animés par la passion : Edur, contrebandier espagnol consumé par la haine et un sentiment d’omnipotence inaltérable ; Franck, un homme d’une brutalité sans limite et victime de sa lâcheté. uu Un roman d’une expressivité et d’une force singulières, qui dans sa composition et sa portée revêt les habits de la tragédie antique : du crime originel commis par Edur découle une implacable succession de péripéties sanglantes, jusqu’à la catharsis. uu Des personnalités ayant marqué l’entre-deux-guerres : les gangsters new-yorkais Joe The Boss et Lucky Luciano, des édiles espagnols tels Raphæl de la Vega Lamera, des syndicalistes et des hommes d’affaires véreux comme Sidney Hillman et Henry Ford. uu Une fresque historique aux allures de film narratif, dépouillé de dialogues, visuel et puissant, qui retrace le drame immense d’une famille, dont le lien ne cesse de s’effilocher sans jamais rompre au cours de vingt années charnières du xxe siècle : l’émigration massive vers les États-Unis, la Prohibition, le Krach de 1929, la guerre d’Espagne, la Seconde Guerre mondiale… Tous ces événements, parfaitement documentés et retranscrits, viennent heurter de plein fouet des personnages pris dans la rudesse de leur époque.


Sorcières / 3 mars 2021

Wendy Delorme

Couverture provisoire 272 pages / 130 x 210 mm 18 euros ttc ISBN 978-2-36624-557-8

Avec son nouveau roman, Wendy Delorme propose une dystopie où se reflètent les crises que nous traversons aujourd’hui : une société totalitaire est mise en place après la disparition soudaine d’une partie de la jeune génération mobilisée pour le climat. Les livres non approuvés sont interdits, les carrières strictement contrôlées, les frontières sont fermées tandis qu’un couvre-feu est imposé et les femmes sont appelées à procréer pour renouveler la population. Mais une communauté inspirée des Guérillères de Monique Wittig émerge pour tenter de résister à ce nouvel ordre imposé, totalement dépourvu de culture... Trois décennies plus tard, divers personnages se racontent leurs souvenirs, leurs aspirations, la manière dont ils survivent, comment ils se cachent et se faufilent dans ce système verrouillé qui est sur le point de craquer mais ne le sait pas encore.  Viendra le temps du feu est un roman choral poétique et incandescent, où il est question d’émancipation des corps, d’esprit de révolte et de sororité.

L’AUTRICE Écrivaine, performeuse, Wendy Delorme a publié Quatrième Génération  (roman, Grasset, 2007), le recueil  Insurrection ! En territoires sexuels (Au Diable Vauvert, 2009),  La Mère, la Sainte et la Putain (roman, Au Diable Vauvert, 2012), Le corps est une chimère  (roman, Au   Diable Vauvert, Prix Joseph 2018). Organisatrice depuis 2011 des évènements-lectures «  Il faut qu’on parle » avec l’écrivaine Isabelle Sorrente, membre du collectif d’autriX RER Q, elle est aussi enseignante-chercheuse à l’université.

©Nicole Miquel

ÉDITIONS CAMBOURAKIS, 62, RUE DU FAUBOURG SAINT-ANTOINE, 75012 PARIS , TÉL. : +33 (0)9 81 02 10 92 RELATIONS PRESSE : MÉLISSA BLANCHARD / MELISSA@CAMBOURAKIS.COM DIFFUSION : ACTES SUD / DISTRIBUTION : UNION DISTRIBUTION

VIENDRA LE TEMPS DU FEU

• Après le succès des Orageuses de Marcia Burnier, un nouveau roman dans la collection Sorcières. • Un roman «poupée russe», où s’entendent les échos d’autres livres (Monique Wittig, Paul B. Preciado, Rilke...) en forme d’hommage à la littérature et à son potentiel émancipateur et subversif. • Une dystopie poétique et incandescente qui n’est pas sans rappeler La Servante écarlate de Margaret Atwood ou 1984 de George Orwell.


ACTES SUD

PIERRE LOTI Le marabout, la perruche et le singe Un tour du monde animalier Anthologie réunie et présentée par Alain Quella-Villéger Un tour du monde animalier sur les traces de Pierre Loti, qui fut l’ami des animaux, leur frère, leur défenseur. Des textes rares où se mêlent la pitié, la colère, l’humour et qui donnent à lire un aspect méconnu et attachant de son œuvre.

RÉCITS 10 × 19 CM 240 PAGES MISE EN VENTE  3 MARS 2021 978-2-330-14515-6

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“J’ai vu souvent, avec une sorte d’inquiétude infiniment triste, l’âme des bêtes m’apparaître au fond de leurs yeux ; − l’âme d’un chat, l’âme d’un chien, l’âme d’un singe, aussi douloureuse pour un instant qu’une âme humaine, se révéler tout à coup dans un regard et chercher mon âme à moi, avec tendresse, supplication ou terreur... Et j’ai peut-être eu plus de pitié encore pour ces âmes des bêtes que pour celles de mes frères, parce qu’elles sont sans parole et incapables de sortir de leur demi-nuit, surtout parce qu’elles sont plus humbles et plus dédaignées.” (extrait)

DU MÊME AUTEUR

À NOTER u Les Désenchantées, Pierre Loti : 4 050 ex. (Babel) u Évadées du harem, Alain QuellaVilléger : 1 090 ex. (Babel)

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ACTES SUD L’AUTEUR

Pierre Loti, de son vrai nom Julien Viaud (1850 -1923), est un écrivain français, officier de marine, influencé dans son œuvre par ses nombreux voyages autour du monde. De Pierre Loti est paru chez Actes Sud, Les Désenchantées (Babel n° 1307, 2015). Né à Rochefort en 1955, Alain Quella-Villéger est agrégé d’histoire et docteur ès lettres en histoire contemporaine. Spécialiste de la vie et de l’œuvre de Pierre Loti, il a notamment coédité le journal intime inédit de l’écrivain (prix ÉmileFaguet 2018 de l’Académie française) ainsi que Pierre Loti. Une vie de roman (Calmann-Lévy, 2019) et Évadées du harem (Babel n° 1308, 2015).

Le marabout, la perruche et le singe Phoque, baleine, tortue, chouette, marabout, mais aussi bœufs, ânes, chevaux, chiens, écureuils, singes, chauvessouris, crocodiles, oiseaux ou papillons forment ici un bestiaire original, avec une préférence revendiquée pour les chats. “Est-ce que personne ne s’élèvera contre la chasse, qui, aux temps passés, eut son utilité, sa grandeur, même sa noblesse ; mais qui, de nos jours, et dans nos pays, n’est plus que le conservatoire des petites cruautés lâches et bourgeoises ?” On ne s’attend pas chez Pierre Loti à de telles envolées critiques et, pourtant, voici sous sa

plume souvent tendre et douce un ensemble de textes rares où se mêlent la pitié, la colère et même l’humour. Pierre Loti fut l’ami des animaux, leur porte-parole, leur défenseur : c’est un aspect méconnu et attachant de son œuvre. À travers ces portraits, ces rencontres, ces joies et ces tristesses à Hendaye, Istanbul ou New York, c’est un voyage autour du monde que fait le lecteur, de la Patagonie à l’Afrique noire, de la Guyane à la Terre Sainte, de l’Algérie à Tahiti ou en mer de Chine…

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BOULEVARD DE YOUGOSLAVIE BERTINA / LARNAUDIE / ROHE

24 Mars 2021 ROMAN ISBN : 9782360841011 300 pages – 17,90 € LIBRAIRIE Jérôme Dayre 06 80 35 20 09

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Dans les années 60, sur les terres agricoles qui étaient au sud de Rennes est née une « ville nouvelle » : le quartier du Blosne. À l’époque, comme la plupart des projets urbanistiques similaires disséminés dans toute la France, il était porteur, pour la petite classe moyenne et la classe ouvrière, de promesses d’ascension sociale, de confort, de « mieux-vivre ». Au fil des décennies, les bâtiments se sont détériorés, le plan a vieilli, les espérances se sont érodées. Au tournant des années 2010, un grand projet de rénovation est initié. Mais contrairement à ce qui se fait partout ailleurs, celui-ci donne lieu à une vaste campagne de consultation, appelant les habitants à associer leurs voix aux décisions de la mairie. Mieux : ils seront écoutés sincèrement. Youcef Bouras est urbaniste, directeur d’une agence impliquée dans le chantier de rénovation du Blosne. Pour lui aussi, ce processus de concertation est une nouveauté qui, successivement, met à mal ses propres prérogatives et le confronte à questions inédites. Doit-il accepter de concéder une partie du domaine d’expertise dont il est fier, lui qui a grandi dans une autre cité ? De sentir ses principes chahutés par l’irruption d’une forme de démocratie directe ? De voir ses plans débordés par les pratiques qu’en auront les usagers ? Pendant quatre ans, sur de longues périodes, les trois auteurs de ce roman ont tour à tour résidé au Blosne. S’écartant des représentations habituelles de la « banlieue » et des stéréotypes qui les accompagnent, ils racontent ici un quartier pluriel, traversé par des strates d’histoire et animé par la vie singulière des gens ordinaires, où se cristallisent les transformations récentes de la société française. Dans la tension entre l’idéal et le réel, entre les volontés de domestication et l’invention quotidienne de pratiques concrètes qui viennent les contredire, c’est toute notre vie démocratique qui trouve à s’incarner.

Arno Bertina est né en 1975. Il est l’auteur, notamment, de Le Dehors (Actes Sud, 2001), Des Châteaux qui brûlent (Verticales, 2017) et L’Age de la première passe (Verticales, 2020). Mathieu Larnaudie est né en 1977. Il est l’auteur, entre autres, de Les Effondrés (Actes Sud, 2010), Notre désir est sans remède (Actes Sud, 2015) et Blockhaus (Inculte, 2020). Oliver Rohe est né en 1972. Il est l’auteur de plusieurs livres, parmi lesquels Défaut d’origine (Allia 2003), Un peuple en petit (Gallimard 2009) et Ma dernière création est un piège à taupes (Inculte 2012). Ils sont tous les trois membres du collectif Inculte.


ACTES SUD

SUSAN CHOI Exercice de confiance

NATIONAL BOOK AWARD 2019

© Heather Weston

Roman traduit de l’anglais (États-Unis) par Laure Manceau

ROMAN 11,5 × 21,7 CM 416 PAGES MISE EN VENTE  3 MARS 2021 978-2-330-14856-0

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Sud des États-Unis, début des années 1980. David et Sarah s’aiment comme seuls peuvent s’aimer des adolescents – intensément, obsessionnellement. Ils ont quinze ans et viennent d’intégrer une prestigieuse école d’art dramatique. Sous la férule d’un professeur aux méthodes peu conventionnelles, les deux jeunes gens sont initiés au métier d’acteur. Mais en coulisses, c’est un jeu bien plus trouble – de pouvoir et de prédation – qui se joue. Douze ans après la fin de leurs études, Sarah retrouve certains de ses anciens camarades et un nouveau récit nous est révélé. Les rôles sont redistribués et une autre vérité prend forme. Que s’est-il réellement passé à l’époque  ? Qui faut-il croire ? Questionnant le lien de confiance unissant le lecteur et l’auteur, Susan Choi livre un roman explosif sur les frontières du consentement et la malléabilité des souvenirs. Exercice de confiance a été couronné par le National Book Award en 2019.

“Le palpitant nouveau roman de Susan Choi, Exercice de confiance, est un spécimen littéraire aussi rare que splendide : intensément intelligent, passionnément divertissant et magistralement complexe. Ce n’est qu’une fois le livre terminé que le lecteur, sidéré, peut revenir sur ses pas et s’émerveiller des prouesses discrètes qui abondent dans le livre.” The Boston Globe

À NOTER u Figure (notamment) sur les sélections des meilleurs livres de l’année 2019 établies par le New York Times, New Yorker, Kirkus Reviews, Slate, Publishers Weekly et Time Magazine u En cours d’adaptation sous forme de série produite par FilmNation u Traduit dans une dizaine de pays

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ACTES SUD L’AUTEURE

Née dans l’Indiana en 1969, Susan Choi enseigne la littérature à Yale et à nyu. Elle est l’auteure de cinq romans (The Foreign Student, lauréat de l’Asian-American Literary Award for Fiction ; American Woman, finaliste du Pulitzer Prize en 2004 et porté à l’écran par Semi Chellas en 2020 ; A Person of Interest, finaliste du pen/Faulkner Award en 2009 ; My Education, en 2014. Elle est, en 2010, la première lauréate du pen/W.G. Sebald Award. EXTRAIT DE PRESSE

“Le puissant et merveilleux roman de Choi allie une construction virtuose et un sujet important. […] Les thèmes que l’auteure aborde – parmi lesquels les conséquences à long terme de l’expérience adolescente, les subtilités du consentement et de la contrainte, la faillibilité inhérente à tout récit – sont à la fois actuels et intemporels. Férocement intelligent et superbement écrit, ce roman est voué à devenir un classique.” Publishers Weekly

Exercice de confiance Sud des Etats-Unis, début des années 1980. David et Sarah s’aiment comme seuls peuvent s’aimer des adolescents, de façon obsessionnelle, avec un total abandon. Ils ont quinze ans, rêvent de permis de conduire, d’une carrière artistique et s’apprêtent à passer quatre années au sein de l’Aca, une prestigieuse école d’art dramatique. Sous la férule du professeur Kingsley, un “vétéran” de Broadway aux méthodes peu conventionnelles, les deux jeunes gens et leurs camarades sont initiés au métier d’acteur – leurs émotions sont exhibées et disséquées, leurs vulnérabilités mises à nues et vampirisées par le maître manipulateur dont ils se disputent l’attention. Dans l’atmosphère confinée de l’institution, propice aux épanchements, de nombreuses idylles et amitiés se nouent. Mais en coulisses, c’est un jeu bien plus trouble qui se joue. Un jeu – de pouvoir et de prédation – dans lequel les frontières entre enseignant et étudiants, vie privée et représentation, consentement et contrainte se brouillent.

Douze ans après la fin de leurs études, Sarah retrouve certains de ses anciens camarades. Le lecteur qui croyait avoir affaire à un “classique” – mais non moins passionnant – teen novel, sent le sol se dérober sous ses pieds quand un nouveau récit envoie valser le précédent comme un jeu de quilles. Ce que nous pensions savoir de l’histoire de Sarah, David et leurs amis s’avère n’être pas tout à fait vrai – ni complètement faux. Les rôles sont redistribués, la véracité de certaines scènes est mise en cause, des zones d’ombre sont remplies tandis qu’une autre vérité prend forme. Que s’est-il réellement passé à l’Aca ? Qui faut-il croire ? Pouvons-nous seulement nous fier à nous-mêmes, à nos propres souvenirs ? Questionnant le lien de confiance unissant le lecteur et l’auteur, Susan Choi livre un roman explosif, à la construction virtuose, sur les frontières du consentement, la malléabilité de la mémoire et les rapports entre fiction et vérité. Un tour de force littéraire couronné par le National Book Award en 2019.

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ACTES SUD

MAXIM LEO Là où nous sommes chez nous L’histoire de ma famille éparpillée

© Sven Görlich

Traduit de l’allemand par Olivier Mannoni

11,5 × 21,7 CM 400 PAGES MISE EN VENTE  3 MARS 2021 978-2-330-14868-3

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Dans son nouveau roman familial, Là où nous sommes chez nous. Histoire de ma famille éparpillée, l’auteur berlinois Maxim Leo enquête sur sa famille d’origine juive, dispersée à travers le monde en raison du nazisme. À partir des destins de sa grand-tante Ilse et de ses deux cousines Hilde et Irmgard, l’écrivain réunit les maillons manquants de la chaîne des souvenirs familiaux. On suit alternativement le parcours des membres de sa famille, dont certains sont communistes, sont déportés ou internés (notamment à Gurs), s’engagent dans la Résistance ou partent vivre dans un kibboutz dans ce qui deviendra l’État d’Israël. À travers les différents récits qui composent Là où nous sommes chez nous, Maxim Leo pose des questions fondamentales : quels facteurs influencent et fondent l’identité d’une personne ? Comment l’exil, la fuite, la violence, l’oppression et la guerre imprègnent-ils les générations suivantes ? Et qu’est-ce qui fait qu’un jour, on se sent chez soi quelque part ?

“Je me demande si ce type de mémoire familiale existe vraiment, quelque chose qui nous maintient et nous montre le chemin, qui nous console et nous met en garde. Ma famille me fait l’effet d’une chaîne de souvenirs dont chacun d’entre nous ne connaît qu’un petit maillon.” (extrait) DU MÊME AUTEUR

À NOTER u Histoire d’un Allemand de l’Est : 30 000 ex. (AS + Babel)

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ACTES SUD L’AUTEUR

Maxim Leo, journaliste au Berliner Zeitung, est né à Berlin (Est) en 1970. Il a étudié les sciences politiques à Berlin et à Paris. En 2002, il a reçu le Prix franco-allemand du journalisme, et en 2006, le Prix Theodor Wolf. En 2011, il a obtenu le prix du livre européen pour son roman autobiographique, Histoire d’un Allemand de l’Est, publié chez Actes Sud. EXTRAITS DE PRESSE

“Dans son livre Là où nous sommes chez nous, l’auteur berlinois Maxim Leo se met à la recherche de sa famille juive… et retrouve les traces d’un monde disparu.” Martin Doerry, Der Spiegel “Un grand roman familial de l’auteur Maxim Leo sur sa famille juive éparpillée, dispersée aux quatre coins du monde après avoir fui les nazis. Magique et apaisant.” Christine Westermann, wdr 2

Là où nous sommes chez nous Tout commence à Berlin, où grandissent Ilse, Hilde et Irmgard, et d’où elles doivent partir face à la menace nazie. Irmgard abandonne ses études de droit et part rejoindre son futur mari Hans en Hollande, après une période d’exil en France. Hans la convainc de partir avec lui en Palestine pour commencer une nouvelle vie, et c’est après s’être convertis au judaïsme et mariés que Irmgard et Hans, désormais rebaptisés sous les noms juifs Nina et Hanan, s’installent dans un kibboutz sur les hauteurs de Golan. Les premiers temps dans la communauté du kibboutz sont un véritable tour de force : tout est à faire, les travaux manuels sont épuisants, et la menace nazie jusqu’à la fin de la guerre se redouble de rixes incessantes avec les Arabes. Mais Nina et Hanan persistent dans leurs efforts, finiront leur vie en Israël et reposeront dans un cimetière non loin du kibboutz où ils ont été accueillis. De son côté, Hilde rêve d’être actrice et épouse le docteur Fritz Fränkel, fondateur du parti communiste allemand, avec lequel elle est obligée de partir en exil à Paris avec leur tout jeune fils, André. Elle finit par divorcer du médecin volage et excentrique, émigre en Angleterre avec André, où elle fait fortune grâce à l’investissement immobilier et part après la guerre tenter sa chance à Chicago. Elle reviendra en Angleterre et

y mourra âgée de cent deux ans, après une vie pleine de tumultes. Quant à Ilse, elle doit aussi déménager avec sa famille à Paris, avant d’être emmenée dans un camp d’internement à Gurs, où elle travaille à l’infirmerie, rencontre le médecin autrichien Heinz Pollak et entre avec lui dans l’organisation communiste du camp. Ils parviennent à en sortir et deviennent résistants à Lyon, et c’est au paroxysme du danger que Ilse tombe enceinte et met au monde une fille, Susi. La guerre se termine sans que le couple se fasse arrêter et la petite famille rentre habiter à Vienne, où Heinz recommence à travailler comme médecin et Ilse comme infirmière. Ils y auront deux autres enfants et y passeront le reste de leur vie. Ces histoires, Maxim Leo peut nous les raconter parce qu’il est lui-même allé à la rencontre des enfants et des petits-enfants de ces femmes, en Israël, en Angleterre, et en Bourgogne. À travers les différents récits qui composent Là où nous sommes chez nous, Maxim Leo pose des questions fondamentales : quels facteurs influencent et fondent l’identité d’une personne ? Comment l’exil, la fuite, la violence, l’oppression et la guerre imprègnent-ils les générations suivantes ? Et qu’est-ce qui fait qu’un jour, on se sent chez soi quelque part ?

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ACTES SUD

DAVID VAN REYBROUCK Odes traduites du néerlandais (Belgique) par Isabelle Rosselin

© Stephan Vanfleteren

Ce recueil circonscrit la partition sensible d’un écrivain qui pose sur le monde un regard humaniste et progressiste. En ces temps tourmentés il est important de publier cette collection d’Odes comme autant de chroniques qui soulignent le besoin inné d’enthousiasme de David Van Reybrouck et son bel esprit d’engagement positif.

ROMAN 11,5 × 21,7 CM 240 PAGES MISE EN VENTE  3 MARS 2021 978-2-330-14409-8

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“Ode aux cicatrices, te dis-tu alors pendant que tu te sèches. Ode à la témérité en ces temps d’obsession absolue de la sécurité. Non, témérité n’est pas le mot. Lequel alors ? Enthousiasme, ardeur. Oui, il faut ménager son corps, c’est le dernier exemplaire dont tu disposes, mais ce n’est tout de même pas une raison pour ménager la vie ? Ode au père qui, lorsque tu avais seize ans, t’a déposé sur la bretelle d’accès à l’autoroute avec ton sac à dos et ta pancarte et t’a dit : « Allez, mon petit gars, on se revoit dans trois semaines. » Ode à la mère qui avait déjà le vertige en regardant dans son assiette creuse, mais qui t’a encouragé à te suspendre aux rochers à quatre-vingts mètres au-dessus de la Meuse dans les Ardennes. « Je préfère que tu aies un accident en faisant quelque chose qui te plaît, plutôt que tu ne fasses pas ce qui te plaît. » Ode à Khalil Gibran, encore une fois. Il y a près d’un siècle, il a écrit ce poème : Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la vie à la vie. Ils viennent à travers vous, mais non de vous, Et bien qu’ils soient auprès de vous, ils ne vous appartiennent pas. C’est à cela que tu penses devant le miroir embué. Et à présent ton corps légèrement endommagé se sent déjà chez lui dans cette nouvelle, cette bonne maison.” (extrait)

À NOTER u Son essai Congo. Une histoire a reçu le prix Médicis en 2012 u Congo. Une histoire : 112 000 ex. en édition courante u Contre les élections : 20 000 ex. en Babel

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ACTES SUD L’AUTEUR

David Van Reybrouck est né à Bruges en 1971 dans une famille flamande de fleuristes, de relieurs, d’électriciens et d’artistes. Il a étudié l’archéologie et la philosophie aux universités de Louvain et de Cambridge et détient un doctorat de l’université de Leyde. Journaliste, il collabore au Soir de Bruxelles ; écrivain, il a écrit Le Fléau (Actes Sud, 2008), homme de théâtre, il a publié Mission (Actes Sud-Papiers, 2011), une pièce jouée en Belgique, aux Pays-Bas, en France et en Italie. Son essai Congo, une histoire (Actes Sud, 2012) a reçu le prix Médicis.

Odes Ce recueil rassemble trois sortes d’odes : les unes à sujet de la paternité, la difficulté à accepter tout engagement éthico-politique, les autres à sujet artistique, et à thème affectif durable, le remords ou la nostalgie, autant de autobiographique. La première catégorie contient des choix ou de sentiments très personnels que l’auteur perles  : telle qu’une évocation de Raphaël Lemkin, affirme et revendique dans des textes sans tabous. juriste oublié qui a introduit le concept de génocide Les éditions Actes Sud publient les livres de David dans le droit international ; une réflexion sur la notion de fraternité, une autre sur le rôle des chefs religieux, Van Reybrouck depuis 2008, fictions mêlant histoires, une autre – inévitable mais originale – sur Trump et enquêtes et voyages, essais, textes de théâtre. De livre le populisme, un éloge de Kofi Annan, une évocation en livre, l’auteur a habitué ses lecteurs à un style très de Sony Labou Tansi, entre littérature et politique. Ce vivant, même lorsqu’il traite de sujets abstraits, comme sont parfois aussi des inconnus qui favorisent l’essor dans Contre les élections (Actes Sud, 2014) ; mais ici de la réflexion : un journaliste tibétain en exil, une libéré de toute contrainte didactique, il donne libre coiffeuse transgenre à Berlin, un médecin américain cours à son goût de la langue, à la fois plus familière et anonyme. plus lyrique, parfois baroque, et il varie aussi la forme : Les textes à sujet artistique sont remarquablement prose poétique, vers, dialogue. Notre attachement abondants et variés : Van Reybrouck parle relativement pour ce livre se situe au niveau de cette liberté mais peu de littérature, mais se révèle amateur et connaisseur aussi dans le fait que ce recueil circonscrit la partition de danse contemporaine et de musique. sensible d’un homme qui pose sur le monde un regard Ses intérêts en matière d’arts plastiques semblent humaniste et progressiste. En ces temps tourmentés encore plus éclectiques, allant d’Olafur Eliasson au il est important de publier cette collection d’Odes Sud-Africain William Kentridge, en passant par des comme autant de chroniques qui soulignent le besoin “classiques” comme Liebermann ou Turner. inné d’enthousiasme de David Van Reybrouck et son Enfin Van Reybrouck n’hésite pas à s’exprimer à visage bel esprit d’engagement positif. découvert dans des fragments d’inspiration autobiographique. Une vie amoureuse mouvementée, le refus

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ACTES SUD

JOHN WATERS M. Je-Sais-Tout

LE PAPE DU TRASH, DE L’UNDERGROUND À HOLLYWOOD

Conseils impurs d’un vieux dégueulasse

© Greg Gorman

Récit traduit de l’anglais (États-Unis) par Laure Manceau

RÉCIT 14,5 × 24 CM 368 PAGES MISE EN VENTE  3 MARS 2021 978-2-330-14880-5

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Cry-Baby avec Johnny Depp dans un de ses premiers rôles ? C’est lui. Serial Mother mettant en scène une Kathleen Turner en mère tueuse sur fond pastel ? Lui encore. Pink Flamingos avec l’iconique drag-queen Divine ? Vous avez deviné, c’est lui aussi. À 74 ans, le “Pape du trash” revient avec un récit à mi-chemin entre mémoires et livre de conseils dévoyés regorgeant d’anecdotes de tournage et d’expériences personnelles, d’hommages et d’exercices d’admiration (Warhol ; Pasolini ; Tina Turner ; Patty Hearst…), d’humour irrévérencieux et de punchlines ravageuses.

“Moi, pendant mon voyage, j’ai envie de voir des films catastrophe d’avions qui s’écrasent. J’adore ça ! Imaginez un peu comme le vol serait plus excitant si les versions non-censurées de Destination finale, État second, Les Survivants, Sully et même Vol 93 surgissaient à l’écran. Je me suis toujours demandé quels films passaient à bord des avions qui se sont écrasés le 11 septembre. Il m’a fallu des années d’enquête, mais j’ai fini par découvrir que sur tous les vols de United ce jour-là, deux films étaient programmés, Chevalier et Dr. Doolittle 2. Ça donne des frissons. Être parmi les passagers de ces avions détournés était une véritable tragédie, mais ils auront eu un peu de chance dans leur malheur – les avions ont percuté les tours avant que les films commencent. Imaginez l’horreur que ç’aurait été d’entrer en collision avec le World Trade Center en regardant Dr. Doolittle 2.” (extrait)

À NOTER u John Waters pourrait se rendre disponible, en ligne pour l’instant, pour des entretiens avec des journalistes et, peut-être, pour une rencontre en partenariat avec une librairie. u Partenariat en cours de discussion avec l’Institut Lumière et Thierry Frémaux.

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ACTES SUD L’AUTEUR

À 74 ans, John Waters est l’auteur de plusieurs livres, dont Carsick (2014) et Role Models (2010). Il a également écrit et réalisé plus d’une douzaine de longs-métrages et continue de se produire sur scène dans le monde entier avec ses stand-ups This Filthy World et A John Waters Christmas. Une rétrospective de son œuvre artistique a récemment été organisée au Musée d’Art de Baltimore et au Centre Wexner des Arts de l’Ohio. CITATION

“Le terme « sage » semble bien pauvre pour définir un homme aussi glorieusement imprudent et irrévérencieux que John Waters. Mais il va de pair avec « goût » et John Waters en a à revendre. Et plus c’est épicé et fort, mieux c’est. Au-delà des histoires exubérantes et grinçantes d’une vie passée au cœur du show-business et de son radicalisme, M. Je-Sais-Tout est imprégné de sagesse. Il vous montre comment mener sa vie plus librement, comment produire un art dénué de toute peur et limite, comment occire les dragons de l’ennui et, si le dernier chapitre de votre vie se déroule comme prévu, il vous enseigne également comment mourir heureux et avec panache.” Alex Ross, auteur de The rest is noise. À l’écoute du XXe siècle, la modernité en musique (Actes Sud, 2010)

M. Je-Sais-Tout Réalisateur, scénariste, acteur, écrivain et artiste ses livres ont été des best-sellers du New York Times. jusqu’au bout de sa célèbre moustache dessinée à Devenu culte malgré lui, un véritable “trésor national” l’eye-liner, John Waters – alias le “Pape du trash”, le que les late shows se disputent, notre M. Je-Sais-Tout “Prince du vomi”, le “Pervers du peuple” – semble avoir n’est pas pour autant rentré dans le rang. Loin de là. autant de casquettes que de charmants sobriquets. À Toujours aussi radical et transgressif, le dandy punk et 74 ans, toujours aussi déjanté et acerbe, il revient avec kitsch de Baltimore continue d’épingler les travers de M. Je-Sais-Tout. Conseils impurs d’un vieux dégueulasse, ses contemporains et de pourfendre ses ennemis : le neuvième ouvrage à mi-chemin entre mémoires et conformisme, le bon goût, les racistes et homophobes livre de conseils regorgeant d’anecdotes de tournage et de tous bords. Pour cela, il dispose d’une arme de d’expériences personnelles, d’hommages et d’exercices subversion massive : l’humour – noir, parfois régressif, d’admiration (Warhol ; Pasolini ; Tina Turner ; Patty volontiers scatologique. Qu’il évoque sa période underHearst…), d’humour irrévérencieux et de punchlines ground et ses déboires hollywoodiens ou qu’il livre ses ravageuses. pensées sur la sexualité, le militantisme, l’architecture “Pour des raisons qui m’échappent, je suis devenu brutaliste, ses goûts musicaux, la mort, l’art simiesque respectable”, fait mine de se lamenter dès l’incipit l’ico- ou la drogue, John Waters le fait toujours avec une noclaste cinéaste qui n’aura eu de cesse, près de cinq liberté de ton “rafraîchissante” et un sens de la formule décennies durant, de secouer la société américaine percutant. Mais au-delà des provocations, ce corpus bien-pensante en soulignant son hypocrisie et en s’atta- de textes distille une forme de sagesse très éloignée quant à ses tabous, au premier rang desquels le sexe. Les de celle des ouvrages de développement personnel critiques l’ont étrillé, nombre de ses productions ont été classiques et laisse apparaître un personnage touchant des fiascos, la censure l’a malmené, mais ses films les plus et éminemment sympathique. Vénéré par les journalistes français, invité régulier trash sont aujourd’hui aisément disponibles, certaines de ses œuvres sont exposées au moma, l’adaptation de du Festival de Cannes, récemment promu officier des son film Hairspray en comédie musicale est jouée dans Arts et des Lettres, John Waters reste très apprécié dans tous les lycées d’Amérique et à Broadway, et deux de l’hexagone et en Europe.

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Vaitiere A. Rojas Manrique Littérature étrangère

TU PARLES COMME LA NUIT Tu parles comme la nuit est la chronique sensible d’un double exil, géographique et intime. Le portrait d’une femme mal sous toutes les latitudes, qui demande asile à la littérature.

LE LIVRE

Traduit de l’espagnol (Venezuela) par Alexandra Carrasco

3 mars 2021 12 × 19,5 cm 120 pages 15,00 € ISBN : 978-2-7436-5250-0

Comme plus de deux millions de ses compatriotes, une jeune femme fuit en 2018 le pays en ruine qu’est le Venezuela et s’installe avec son mari et sa petite fille dans la banlieue de Bogotá. Sans argent, sans travail, elle doit affronter le dénuement et la xénophobie – un monde incompréhensible pour cet être fragile, dont le statut d’émigrée vient amplifier une originelle difficulté à vivre, ici ou ailleurs. S’identifiant au personnage K. du Château, et ne trouvant de réconfort que dans la littérature, c’est à travers des lettres adressées

à Kafka qu’elle parvient à transcender son isolement. Tout en posant un regard lucide et moqueur sur ses failles, sur son combat inégal contre sa propre folie et celle de son pays, et sur ce douloureux «exil total», comme disait Guillermo Rosales. Par son écriture simple et limpide, sa voix singulière d’une sincérité bouleversante, Vaitière A. Rojas Manrique capture les incertitudes d’une vie qui ne peut se conjuguer qu’au présent. Et s’impose comme une sœur en solitude de la grande poétesse argentine Alejandra Pizarnik.

L’AUTEUR Vaitiere Rojas Manrique est née en 1989 à Táchira, dans les Andes vénézuéliennes. Elle a été journaliste culturelle avant de devoir quitter son pays ravagé par la crise économique en 2018. Avec son compagnon et sa petite fille, elle atterrit dans la banlieue de Bogotá, où elle commence à enseigner le français et écrit son premier texte, Tu parles comme la nuit, grâce auquel elle gagne le concours d’écriture de l’Université centrale de Bogotá.

POINTS FORTS uu Une capture sur le vif, en temps réel, du drame que vivent plusieurs millions de Vénézuéliens aujourd’hui et des conditions économiques et politiques responsables de cet exode – désormais première crise migratoire mondiale. uu Le portrait sincère et sans fard d’une femme fragile, d’une solitude totale la menant aux frontières du trouble mental. uu Une voix sensible, qui se livre à travers un style dépouillé, une poésie teintée d’humour et d’autodérision, un regard dubitatif posé sur soi et sur l’absurdité de la situation. uu Une forme originale : une série de lettres adressées à Franz K. La littérature comme refuge, quand la vie au-dehors génère trop de peur.

ACTUALITÉ uu Tu parles comme la nuit a été salué en Colombie comme le premier roman écrit sur la grande vague de migration vénézuélienne. uu « C’est l’immigration dans les pas d’une femme qui s’est toujours sentie comme une bête étrange et qui, associée à une diaspora qu’elle ne comprend pas, se sent étrangère, mais étrangère pour de vrai, comme dirait un enfant » V.A. Manrique Rojas uu Les éditions Rivages ont acquis les droits mondiaux du premier roman de Vaitiere A. Rojas Manrique.


Littérature étrangère

Vaitiere A. Rojas Manrique

TU PARLES COMME LA NUIT EXTRAIT

Traduit de l’espagnol (Venezuela) par Alexandra Carrasco)

3 mars 2021 12 × 19,5 cm 120 pages 15,00 € ISBN : 978-2-7436-5250-0

uu «Tu sais comment je me sens quand j’écris ? Comme une gamine qui va à une soirée en talons hauts pour la première fois : elle se prend pour une femme grâce aux quelques faux centimètres qu’elle s’est ajoutés, mais sa démarche flageolante la trahit. Elle ne quitte pas sa chaise de peur qu’on remarque qu’elle ne sait pas marcher avec des talons ; on l’invite à danser, mais elle n’ose pas ; son ventre gargouille, mais elle ne s’approche pas du buffet. Profite-t-elle réellement de la fête ? La gamine qui ne sait pas marcher avec des talons hauts doit peut-être s’exercer encore un peu à l’abri de sa chambre, ou dans les couloirs chez elle, avec la complicité de sa mère ou de quelques cousines survoltées par l’explosion d’hormones.Je suis toujours assise, mon ami, j’ai du mal à retrouver mes souvenirs et je suis effrayée de percevoir le monde prétendument réel. Comme je le dis souvent à Alberto, je m’auto-inflige des supplices chinois.»


ACTES SUD

PATRICK McGRATH Les Mystères de la costumière

© Ettlinger McGrath

roman traduit de l’anglais par Jocelyn Dupont

ROMAN 11,5 × 21,7 CM 336 PAGES MISE EN VENTE  3 MARS 2021 978-2-330-14876-8

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THE IRISH TIMES

Janvier 1947. Londres est en ruines, il n’y a rien à manger, et c’est l’hiver le plus froid qu’on ait connu de mémoire d’homme. Pour ne rien arranger, Charlie Grice, immense acteur de théâtre, vient de mourir brutalement, en pleines représentations de La Nuit des rois. Accablée de chagrin, sa veuve, Joan, costumière-en-chef, tombe passionnément amoureuse de sa doublure dans la pièce, persuadée que ce nouveau Malvolio abrite l’âme de son époux. Jusqu’au soir où elle découvre le terrifiant secret de Gricey. Projetée dans un nouvel univers de ténèbres, Joan comprend que le fascisme peut bien se cacher, il ne meurt jamais. Un roman parfaitement envoûtant, d’une élégance d’écriture rare.

“McGrath possède ce don du fabuliste qui prend l’attention de son lecteur en otage au point que son regard se trouve bientôt absorbé par le récit qui se déploie comme par des flammes.” The Sunday Times “McGrath est l’un des explorateurs les plus élégants et les plus accomplis de la psyché humaine. Un maître-écrivain.” John Banville “Ce qu’est McGrath c’est cette chose si rare et pourtant si essentielle : un écrivain capable d’exposer nos peurs les plus sombres sans que nous soyons tentés de prendre la fuite en courant.” The New Statesman

DU MÊME AUTEUR

“UN TRIOMPHE THÉÂTRAL PAR LE GRAND MAÎTRE DU GOTHIQUE ANGLAIS.”

“« La plus terrifiante des maisons hantées, c’est l’âme humaine. » Patrick McGrath ne pouvait trouver meilleure formule pour décrire l’atmosphère sinistre et décalée qui baigne ses romans. Ce fils d’un directeur d’institut psychiatrique a posé les bases d’une œuvre d’inspiration gothique résolument moderne, où les artifices macabres popularisés par Poe ou Shelley laissent place à une plongée inquiétante dans les sombres recoins de la psyché de personnages poussés aux limites d’eux-mêmes.” Antoine Tanguay, Les Libraires (le bimestriel des librairies indépendantes)

À NOTER u Spider : 15 000 ex. (GF + Folio) roman porté à l’écran par David Cronenberg en 2002, avec un scénario de P. McGrath u L’Asile : 8 000 ex. (GF + Folio) u Trauma : 2 100 ex. en édition courante u Son traducteur, spécialiste de l’œuvre de McGrath, est disponible pour des rencontres en librairie : jocelyn.dupont@univ-perp.fr

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ACTES SUD L’AUTEUR

Patrick McGrath a passé une partie de son enfance près de l’hôpital psychiatrique de Broadmoor, dont son père était le directeur médical. Depuis 1981, il partage son temps entre Londres et New York, où il vit avec sa femme, la comédienne Maria Aitken. Il est l’auteur de huit romans dont cinq ont déjà été publiés en France : Spider (Albin Michel, 1994 ; Calmann-Lévy, 2002 ; Folio, 2002 ; roman adapté au cinéma par David Cronenberg en 2002), L’Asile (Calmann-Lévy, 1997 ; Folio, 1999), Martha Peake (Calmann-Lévy, 2002 ; Folio, 2003), Port Mungo (éditions des Deux-Terres, 2004 ; Folio, 2006) et Trauma (Actes Sud, 2011 ; finaliste du Costa Novel Award 2009).

LE TRADUCTEUR Jocelyn Dupont, agrégé d’anglais, est maître de conférences à l’Université de Perpignan et membre de l’équipe de recherche cresem. Spécialiste de littérature et de cinéma américains contemporains, il est l’auteur de nombreux articles sur le cinéma d’auteur américain, de Stanley Kubrick à David Cronenberg, mais aussi sur la littérature américaine contem­ poraine et en particulier sur l’œuvre de Patrick McGrath, auteur auquel il a consacré sa thèse de doctorat. En 2011, il a organisé à Perpignan le premier colloque international dédié à cet auteur, dont il est devenu le traducteur en 2010 pour les éditions Actes Sud.

Les Mystères de la costumière 1947. Alors que Londres n’est que ruines, que sévit la famine et qu’on n’a, de mémoire humaine, jamais connu pareil froid, Joan, costumière-en-chef d’un théâtre, a la douleur de perdre brutalement son mari, Charlie Grice, l’un des plus célèbres comédiens de théâtre de l’époque, après une représentation de La Nuit des rois de William Shakespeare où il tient le rôle de Malvolio. Accablée de chagrin, elle se force à assister à la représentation que la troupe entend donner en l’honneur de leur illustre camarade. Et c’est un véritable choc : la doublure de Gricey, Daniel Francis, ne joue pas simplement Malvolio à la perfection, il joue impeccablement Gricey jouant Malvolio. Joan se persuade bientôt que pour être à ce point mimétique du jeu de son époux, le corps du jeune homme est, au sens littéral, le réceptacle de l’âme de Gricey. Elle entre dès lors avec la doublure dans une relation amoureuse complexe, hantée par le fantôme de son mari, jusqu’à cette nuit où, découvrant le terrifiant secret de Gricey, elle se trouve projetée dans un nouvel univers de ténèbres. Elle prend alors conscience, dans un infini vertige, que le fascisme peut bien se cacher, il ne meurt jamais. Pour elle, de confession juive (de même que pour leur fille Vera, brillante jeune comédienne de théâtre), la guerre ne serait donc pas vraiment terminée ?

Dévorée par la passion et bientôt délaissée par cet acteur plus opportuniste qu’amoureux, rongée par l’idée qu’elle ne connaissait pas la personne avec qui elle a partagé trente ans de sa vie, écœurée par la résurgence du mouvement nazi – qu’elle finira par infiltrer aux côtés de son gendre –, Joan fait l’expérience douloureuse du dérèglement de son esprit, jusqu’à cet ultime geste de révolte et de rage. Ponctué d’interventions d’un chœur d’actrices défuntes, sur un mode qui emprunte au savoureux genre du commérage et permet de jouer sur une pluralité de tons, le roman frappe tant par la qualité des voix qui le portent que par la finesse dans le rendu de personnages en proie à l’amour, au désir, à la jalousie et à l’ambition. Patrick McGrath, redonnant vie au Londres lugubre de cette année-là, s’attache à explorer l’insidieuse montée du fascisme au sortir de la défaite des Nazis comme pour la faire entrer en résonance avec les inquiétantes menaces du même ordre qui pèsent sur notre temps et les temps à venir. Un roman parfaitement envoûtant, d’une élégance d’écriture rare, à l’atmosphère angoissante brillamment travaillée, au charme rétro, et qui établit une filiation entre Patrick McGrath et un autre écrivain britannique né le même jour que lui, 138 ans plus tôt : Charles Dickens.

LES DESSOUS DE L’ÉCRITURE DU ROMAN :

“Alors que j’effectuais des recherches pour un roman ayant pour cadre le milieu du théâtre à Londres en 1947, je suis tombé sur une histoire secrète. Celle, extraordinaire, de la résurgence du fascisme en Grande-Bretagne, quelques mois à peine après la défaite de l’Allemagne nazie. J’ai tenté de tisser des liens entre ce sinistre matériau et un récit s’articulant autour du monde des comédiens, des réfugiés, d’un chœur d’actrices défuntes, qui tous gravitaient autour du personnage central de la costumière-en-chef ”, raconte Patrick McGrath, qui évoque notamment le très méconnu Groupe 43, un groupe anti-fascistes d’ex-militaires juifs qui s’est opposé aux exactions couvertes “par omission” après la guerre par des forces de l’ordre britanniques encore tétanisées par le traumatisme de la guerre. 2 / 2


ACTES SUD

KO MACHIDA Punk Samouraï (…Raââh, je me meurs…)

D. R.

Roman traduit du japonais par Patrick Honnoré

ROMAN 11,5 × 21,7 CM 432 PAGES MISE EN VENTE  3 MARS 2021 978-2-330-14885-0

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Un samouraï au chômage (ou selon une terminologie plus romantique un “samouraï sans maître”) sabre en pleine rue un pauvre vieillard pèlerin qui ne lui avait rien fait accompagné de sa fille aveugle. Un autre samouraï, dûment appointé par le seigneur du lieu, lui, lui demande ce qui lui prend. Le samouraï sans maître improvise alors le récit d’un complot délirant, organisé par une secte très très mystérieuse des “secoueurs de ventre” dont l’idéologie du salut par l’excrétion des fidèles hors du ténia-monde mettrait en danger l’ordre social et politique. Contre toute attente, son coup de poker est pris au sérieux. Sur sa lancée, il se dit qu’il peut monnayer ses connaissances sur ce complot contre rétribution auprès du seigneur. Il se retrouve ainsi consultant pour sauver le pouvoir d’un seigneur borné et lâche. Quand soudain, dans une contamination très borgésienne de la réalité par la fiction, la secte et son complot commencent à montrer des signes d’existence... Un roman épique et fantastique, entre Don Quichotte et Calvino, qui fait passer un sale quart d’heure à la figure topologique du héros romanesque.

DU MÊME AUTEUR

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ACTES SUD L’AUTEUR

Né en 1962 à Sakai, Ko Machida est poète, romancier, chanteur, acteur. Ses romans ont été récompensés de tous les principaux prix littéraires japonais : prix Akutagawa en 2000, prix Tanizaki en 2005, prix Mishima en 2006, prix Noma en 2008, et il est reconnu unanimement comme l’un des écrivains majeurs de la nouvelle génération. Indiscutablement l’un des enfants de Haruki Murakami, mais aussi son exact opposé. Là où Haruki a rattaché la littérature japonaise au continent de la littérature mondiale, Ko Machida réinvente la littérature japonaise de l’intérieur de ses mythes et d’une modernisation du langage classique. De fait, l’esthétique “punk” du titre rattache plus son roman à un courant anarchiste et rebelle bien documenté tout au long de l’histoire japonaise qu’à un mouvement urbain occidental.

Punk Samouraï Dès la page 2, un samouraï au chômage (ou selon une terminologie plus romantique un “samouraï sans maître”) sabre en pleine rue un pauvre vieillard pèlerin qui ne lui avait rien fait accompagné de sa fille aveugle. Un samouraï, dûment appointé par le seigneur du lieu, lui, lui demande ce qui lui prend. Le samouraï sans maître improvise alors le récit d’un complot délirant, organisé par une secte très très mystérieuse des “secoueurs de ventre” dont l’idéologie du salut par l’excrétion des fidèles hors du ténia-monde mettrait en danger l’ordre social et politique. Contre toute attente, son coup de poker est pris au sérieux. Sur sa lancée, il se dit qu’il peut monnayer ses connaissances sur ce complot contre rétribution auprès du seigneur. Il se retrouve ainsi consultant pour sauver le pouvoir d’un seigneur borné et lâche. Or, dans une contamination très borgésienne de la réalité par la fiction, la secte et son complot commencent à montrer des signes d’existence. Plus le délire grandit, plus le monde s’organise, et plus les personnages prennent leurs désirs pour la réalité (le samouraï se prend évidemment, on n’en attendait pas moins, pour un génie du sabre et hop, il dégaine plus vite que son ombre et décapite une mouche en plein vol), plus le monde se conforme à leurs désirs hors de tout contrôle. Toutes les figures du roman de samouraï sont présentes, mais détournées sous l’apparence d’un

burlesque échevelé. Ainsi, le contexte du xvie siècle japonais n’empêche pas les personnages d’appuyer leurs arguments de comparaisons à John Lennon et autres anachronismes. Les formes de littératures populaires japonaises comme la comédie dialoguée manzai, le chambala (scènes de combats épiques frôlant le fantastique), sont clairement identifiables dans le récit. Mais le lecteur francophone pourra tracer des ponts avec Borgès, Joyce, Calvino, Queneau, Potocki… L’univers qui émerge s’interprète de façon éton­ namment “classique” : la critique du paternalisme et du corporatisme des organisations et de la société contemporaines est assez transparente. La critique de la bien-pensance est également claire et ne ménage pas le lecteur : le lecteur ne pourra s’en prendre qu’à lui-même s’il se met spontanément du côté du “samouraï sans maître”, figure héroïque anticonformiste, quitte à oublier que c’est certainement un assassin minable et pas très courageux. Sous des aspects immédiatement comiques, voire hilarants, Punk Samouraï est un roman profondément pessimiste. La main que l’auteur tend au lecteur est une provocation, et ses efforts à rire de son délire cachent en réalité une solitude poignante, prémonitoire de celle du monde à l’âge des fake news.

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Klaus Mann

NOUVELLE D’ENFANCE Une belle et profonde histoire avec ses mystères et ses rebondissements, ses drames aussi. Un texte rare et provocateur de l’auteur du Mephisto.

POINTS FORTS

LE LIVRE

Traduction de l’allemand de Pierre Deshusses

17 mars 2021 12,5 × 19,5 cm 140 pages 16,00 € ISBN : 978-2-7436-5238-8

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Christiane, trente et un ans, veuve d’un écrivain renommé, vit avec ses quatre enfants dans une belle maison entourée d’un grand parc. Instruits par un précepteur, les enfants mènent une vie insouciante. Au cœur de cette idylle bourgeoise apparaît soudain un jeune homme, Till, qui se présente comme un admirateur du mari et père défunt. Il ne tarde pas à charmer les enfants et à séduire Christiane. Dans ce texte au titre innocent de 1926, Klaus Mann prend ouvertement le parti des marginaux et des réprouvés – un

engagement qui, peu à peu, va le mener vers un combat public, dans cette République de Weimar à l’agonie. En même temps, il efface symboliquement la figure du père, ce Thomas Mann honoré et vénéré, modèle, juge et rival. Ni pamphlet, ni essai, ni brûlot, encore moins règlement de comptes, cette nouvelle est surtout un drame profond empli de mystères et de rebondissements : un beau matin, Till repart comme il était venu, laissant Christiane et ses enfants complètement désemparés.

L’AUTEUR Fils du grand Thomas Mann, neveu d’Heinrich Mann, l’œuvre de Klaus Mann (19061949) a longtemps été éclipsée par celle de son père. Dépressif, toxicomane, il luttera farouchement contre le nazisme et tâchera dans ses écrits de donner une voix aux marginaux et aux réprouvés.

uu Une nouvelle inédite où l’auteur brise plusieurs tabous de son époque : défense de l’homosexualité, fascination morbide, etc. uu Traduction de Pierre Deshusses, un des plus grands traducteurs de l’allemand (Peter Handke, Rilke, Schnitzler, Roth, Kafka, Zweig, etc.), professeur émérite à l’université de Strasbourg, Prix de la traduction européenne en 2009 et collaborateur du Monde pour la littérature allemande.

ÉGALEMENT


Jhumpa Lahiri

OÙ JE SUIS

Roman traduit de l’italien par Hélène Frappat

978-2-330-14897-3

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À NOTER u Par l’auteur de L’Interprète des maladies, prix Pulitzer 2000 u Elle a également reçu le PEN/ Hemingway Award et le PEN/ Malamud Award

L’AUTEUR

Romancière américaine originaire du Bengale et née à Londres, Jhumpa Lahiri est l’auteur de L’Interprète des maladies et de plusieurs romans. Son œuvre lui a valu les plus prestigieuses récompenses. Il y a quelques années, elle décide de changer de langue, et d’écrire en italien. En d’autres mots (Actes Sud, 2015) sera le journal de cette passion clandestine pour la langue italienne (Premio Internazionale Viareggio-Versilia).

© Marco Delogu

ROMAN 12,5 × 19,5  CM 144 PAGES MISE EN VENTE 3 MARS 2021

Effarement et exubérance, enracinement et étrangeté : dans ce nouveau roman, Jhumpa Lahiri pousse l’exploration des thèmes qui sont les siens à leur limite. La femme qui se tient au centre de l’histoire est professeur, elle a quarante ans et pas d’enfants. Elle oscille entre immobilité et mouvement, entre besoin d’appartenance et refus de nouer des liens. La ville italienne qu’elle habite, et qui l’enchante, est sa confidente : les trottoirs autour de chez elle, les parcs, les ponts, les piazzas, les rues, les boutiques, les cafés, la piscine dans laquelle elle se fond, la station de métro qui l’emmène toujours plus loin, et quelquefois chez sa mère, murée dans une solitude sans remède depuis la mort de son mari. Elle a des amies femmes, des amis hommes, et puis il y a “lui”, une ombre qui la réconforte et la trouble tout à la fois. Mais en l’espace d’une année, au fil des saisons, une transformation se produit. Et un jour, à la plage, submergée et comblée par la chaleur vitale du soleil, la femme s’éveille et renaît. Le tour de force de ce beau roman, écrit dans une langue à la fois très simple et précise consiste à faire de cette anti-héroïne spectrale un personnage qui prend progressivement une véritable épaisseur charnelle et fictionnelle, et de ce non-roman une fiction tendue par un suspense transformant ces intrigues dérisoires en matière à un page turner d’un genre fantomatique et mystérieux. Premier roman de Jhumpa Lahiri écrit en italien, Où je suis brûle du désir de passer les frontières et de forger une nouvelle langue littéraire.


Sindbad

KHALED AL KHAMISSI Moi, étoile filante

ACTES SUD

Roman traduit de l’arabe (Égypte) par Sarah Rolfo

ROMAN 13,5 × 21,5  CM 368 PAGES MISE EN VENTE 3 MARS 2021 978-2-330-14881-2

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Autobiographie imaginaire d’un artiste-peintre, Chehab al-Chamandar (1958-2018) qui, à soixante ans, juste avant sa mort, se décide à raconter son itinéraire depuis son enfance dans une famille au passé politique glorieux. Défile ainsi sous nos yeux, en une trentaine de séquences portant chacune le titre d’un de ses tableaux, la vie tumultueuse d’un homme avide de tous les plaisirs, la sensibilité à fleur de peau, avec ses enthousiasmes, ses doutes, ses innombrables aventures amoureuses et surtout sa passion dévorante pour l’art moderne. Aux souvenirs intimes de Chehab, ponctués par les événements politiques et culturels qui l’ont marqué, se mêlent tout le long du roman ses emportements émerveillés en découvrant un chef-d’œuvre d’art plastique ou en lisant une réflexion pénétrante d’un historien ou d’un critique. Il décrit avec ferveur son combat, souvent mal compris, pour imposer sa propre conception de la peinture, loin des canons académiques – ce qui n’est pas sans rappeler le personnage de Claude Lantier dans L’Œuvre de Zola. Fort différent de Taxi ou de L’Arche de Noé, tant par le milieu social qu’il explore que par sa construction et son style, ce roman foisonnant sur les affres de la création artistique est probablement le seul du genre – ou l’un des très rares – dans la littérature arabe.

À NOTER u Dix-sept peintres égyptiens ont illustré chacun un chapitre du roman. Leurs tableaux ont été exposés en février 2020 dans une galerie d’art à Alexandrie u Taxi : 45 000 ex. (AS + Babel) u L’Arche de Noé : 6 000 ex. (AS + Babel)

DU MÊME AUTEUR

L’AUTEUR

D. R.

Né au Caire en 1962, Khaled Al Khamissi est diplômé en sciences politiques de l’université du Caire et en relations internationales de l’université de Paris-Sorbonne. Producteur-réalisateur de films, fondateur et animateur de plusieurs institutions cultuelles, il est l’auteur de Taxi (Actes Sud, 2009), best-seller traduit dans une dizaine de langues européennes, et de L’Arche de Noé (Actes Sud, 2012), tous les deux réédités dans la collection Babel.

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Litteratur / 3 mars 2021

Kjersti Annesdatter Skomsvold

ÉDITIONS CAMBOURAKIS, 62, RUE DU FAUBOURG-S T-ANTOINE, 75012 PARIS, TÉL. : +33 (0)1 80 05 94 17 RELATIONS PRESSE & LIBRAIRES : MÉLISSA BLANCHARD / MELISSA@CAMBOURAKIS.COM DIFFUSION : ACTES SUD / DISTRIBUTION : UNION DISTRIBUTION

L’ENFANT

Traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud 112 pages / 140 x 205 mm 16 euros ttc ISBN 978-2-36624-553-0

« Un roman qui se fait de plus en plus fort à mesure qu’on le lit avec précision. » VG

Dans ce roman entièrement construit autour de l’adresse d’une mère à son enfant, Kjersti Skomsvold s’inspire de sa propre expérience de la maternité et de la maladie pour proposer un magnifique portrait de l’artiste en mère. Elle raconte avec un bouleversant sens du dévoilement la rencontre avec le père, leur relation chaotique avant qu’ils ne parviennent à se convaincre qu’ils pouvaient former un couple durable, les souffrances liées à sa longue maladie, l’expérience de son premier accouchement, le tout dans une écriture caustique reflétant parfaitement le chaos de son existence. En plus du bouleversement fondamental que constitue l’arrivée d’un enfant, elle rend compte de la manière dont elle doit composer avec son nouveau statut de mère pour continuer à exercer son métier d’écrivain. Mais L’Enfant est avant tout un roman d’amour atypique, celui d’une mère pour ses enfants et son mari d’abord précédé par des souffrances et des obstacles, ce qui rend leur relation d’autant plus forte et d’autant plus authentique. De cette expérience personnelle, Kjersti Skomsvold parvient à faire quelque chose d’universel, poussant chaque lecteur à s’interroger sur sa propre situation, avec cette perspective d’espoir.

L’AUTRICE: Kjersti Annesdatter Skomsvold est née le 3 décembre 1979 à Oslo. Elle a suivi des études d’ingénieur à l’université de Trondheim mais a été frappée d’un syndrome de fatigue chronique qui l’a contrainte à interrompre ses études et à retourner vivre chez ses parents. C’est durant sa convalescence qu’elle a l’idée de son premier roman La Vie au ralenti, publié en 2009 et traduit au Seuil en 2014), qui a immédiatement fait sensation et a été distingué par le prix Tarjei Vesaas. Elle a depuis publié trois autres romans, un recueil de poésies et un livre pour enfants. Son travail a également été salué en 2015 par le prix Dobloug, un des prix littéraires les plus prestigieux en Norvège.

• L a boulever sante histoire de l’amour d’une mère, longtemps malade, pour ses enfants et son mari. • Un portrait puissant et caustique d’une artiste en mère de famille • Une écriture ciselée en hommage à des auteurs tels que Per Olov Enquist et Samuel Beckett, où affleure sans cesse un humour salvateur et porteur d’espoir.

« Un livre superbe et parfaitement équilibré sur l’amour entre une mère et son enfant. (…) Kjersti Skomsvold écrit magnifiquement sur l’insupportable souffrance physique et rend compte de manière saisissante du soulagement que seule la naissance d’un enfant peut procurer. » Adresseavisen


Je suis nombreuses Quinze poètes géorgiennes Collectif Traduit du géorgien par Boris Bachana Chabradzé 1er office mars 2021 / 9782355970467 18 euros / environ 120 p. / 20 x 15 cm Ça existe, la Géorgie ? Ça existe, là-bas, dans le Caucase. Et il existe même une littérature géorgienne, une poésie géorgienne, qui vaudront prochainement aux écrivains de ce pays d’être les invités du Salon du Livre de Paris. Elles sont quinze femmes, nées dans cette petite Géorgie si mal connue, pourtant terre de très ancienne civilisation. Toutes, hormis Irma Shiolashvili installée en Allemagne, vivent encore sur le sol natal. Elles sont journalistes, écrivains, enseignantes, traductrices, peintres, dramaturges, et représentent plusieurs générations (la doyenne est née en 1939, la plus jeune en 1886). Certaines sont également connues pour leurs textes en prose, leurs articles, leurs essais. Leurs poèmes célèbrent leur vie, leur pays, sa mer et ses montagnes, les mythes universels qui lui sont parfois indissociablement liés : n’est-ce pas en Géorgie que l’on situe la Toison d’or ? Ils évoquent la guerre, les blessures, les larmes, la mort, mais aussi la consolation (« N’expose pas les tapisseries de la souffrance », Nino Sadghobelashvili), les « fous » et les « normaux », la voix et le silence, l’amour ou son absence. Ils chantent aussi Cézanne, « diplômé de l’Académie des arts raffinés », dit Lia Sturua. Et si la Géorgie semble bien loin de tout, elle n’est en rien coupée – au contraire – de la culture européenne et antique, ce qui transparaît constamment dans les poèmes du recueil. Il va de soi que nos poètes parlent des mots, surtout des mots, de l’écho des mots, de tous les mots « trouvés et perdus » (Nato Ingorokva) Un poème de Rusudan Kaishauri, Je suis nombreuses, donne son titre au recueil. Les auteurs composant Je suis nombreuses : Diana Anphimiadi, Ela Gochiashvili, Nato Ingorokva, Kato Javakhishvili, Rusudan Kaishauri, Eka Kevanishvili, Lia Liqokeli, Nino Sadghobelashvili, Lela Samniashvili, Maya Sarishvili, Irma Shiolashvili, Lia Sturua, Tea Topuria, Mariam Tsiklauri, Lela Tsutskiridzé.


littérature rouergue en poche

Ma dévotion Julia Kerninon

En librairie le 3 mars 2021 12 x 18 - 368 pages - 8,50 e ISBN : 978-2-8126-2148-2

rayon / Littérature française mots clés / Amitiés - Amour Art contemporain

Quelle est la nature du sentiment qui lia toute sa vie, Helen à Frank ? Il faut leurs retrouvailles, par hasard à Londres, dix-sept ans après leur rupture définitive, pour qu’elle revisite le cours de leur double existence. Elle n’espérait plus le revoir – tous deux ont atteint les 80 ans – et l’on comprend qu’un événement tragique a mis fin à une moitié de vie passée aux côtés l’un de l’autre. Enfants de diplomate, ils se sont rencontrés à l’ambassade de Grande-Bretagne à Rome, au début des années 1950. Ils avaient alors douze ans, et cela fut une reconnaissance immédiate. Ils ne se ressemblent pourtant en rien : lui solaire, égoïste. Elle, sérieuse et introvertie. Elle deviendra, dès ces années de jeunesse, celle qui le protégera de lui-même. Amants dès l’adolescence, ils n’ont pourtant jamais formé un « vrai couple », même quand ils s’installent tous deux en Hollande à l’âge de 18 ans. Amsterdam, Boston, Normandie : on suit le parcours de Frank et de Helen, lui s’imposant très vite comme un peintre exceptionnel, aux nombreuses relations amoureuses, elle, femme intellectuellement accomplie, mais ne s’imposant jamais dans ses relations affectives. Jusqu’à ce que, alors quinquagénaires, ils s’isolent dans une maison à la campagne, autour du fils de Frank. Dans un retour sur soi, la vieille dame met à plat ces années passées avec Frank ou loin de lui. Ce qu’il lui a pris, ce qu’elle lui a donné, amitié, amour, dans un échange inégal dont elle finira par se venger. Dans ce quatrième roman, Julia Kerninon, qui a obtenu de nombreux prix pour ses précédents livres, déploie plus encore ses longues phrases fluides et imagées, d’une impeccable rythmique. Cette vie de femme, elle en dessine toutes les subtilités et les contradictions.

Julia Kerninon Née en 1987, Julia Kerninon vit à Nantes où elle se consacre à l’écriture. De la même autrice au Rouergue - Buvard, la brune, 2014 (prix Françoise Sagan 2014, Prix Edmée-de-la-Rochefoucauld 2014, prix du roman de la ville de Carhaix 2014, prix Vauban 2015, prix René-Fallet 2015). - Le dernier amour d’Attila Kiss, la brune, 2016 (Bourse de la Fondation Lagardère, prix de la Closerie des Lilas 2016). - Une activité respectable, la brune, 2017.

points forts • Le dernier roman de Julia Kerninon, Liv Maria (2020), a encore élargi son lectorat. • Le grand format s’est vendu à plus de 8.000 exemplaires.

la brune en poche


CARLOS RUIZ ZAFÓN Le Prince de la brume

LE PREMIER CYCLE NARRATIF DE L’AUTEUR DU CIMETIÈRE DES LIVRES OUBLIÉS ! OUBLIÉS !

Trilogie de la brume, livre 1

Roman traduit de l’espagnol par François Maspero 1943, sur la côte atlantique de l’Angleterre, la famille Carver vient trouver refuge loin de la guerre dans un charmant village de pêcheurs où le temps s’est arrêté. Les deux aînés, Alicia et Max, se lient très vite d’amitié avec Roland, un adolescent du coin, qui les entraîne à la découverte de l’épave d’un étrange vieux cargo. Derrière la demeure familiale, un mystérieux jardin statuaire semble quant à lui reprendre vie. Une terrible histoire hante les lieux, et un pacte passé jadis avec le Prince de la brume – être aux mille visages, pire que le Diable – est en train de refaire surface. Le premier roman – qui ouvre la Trilogie de la brume – de l’auteur espagnol contemporain le plus lu à travers le monde.

“Mystère, magie et aventure dans ce roman qui tient de la légende, où s’affrontent le bien et le mal. Un livre qui passionnera les jeunes autant que les moins jeunes.” ROMAN BABEL N° 1735 11 × 17,6 CM 224 PAGES ENV. MISE EN VENTE 3 MARS 2021 978-2-330-14676-4

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L’Est-Éclair

À NOTER u Premier tome de la Trilogie de la brume u Le Prince de la brume (livre 1) : 125 000 ex. (Robert Laffont + Pocket) u Le Palais de minuit (livre 2) : 80 000 ex. (Robert Laffont + Pocket) u Les Lumières de septembre (livre 3) : 55 000 ex. (Robert Laffont + Pocket)

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Le Prince de la brume

L’AUTEUR

Carlos Ruiz Zafón est né à Barcelone en 1964 et s’est éteint en 2020 à Los Angeles. On lui doit la saga du Cimetière des Livres oubliés, les opus du Cycle de la brume et Marina, tous parus chez Robert Laffont – à l’exception de L’Ombre du vent (Grasset, 2004), premier volume de sa célèbre tétralogie et du Labyrinthe des esprits (Actes Sud, 2018), qui la conclut magistralement. Il a été, et est toujours, l’auteur espagnol de ce début de xxi e siècle le plus lu à travers le monde. EXTRAITS DE PRESSE “Pour autant ce court texte de jeunesse (…) nous enveloppe tout entier. À l’image de cette brume oppressante, il nous fait redouter chaque soubresaut narratif. (…) Aussi, vous pouvez plonger dans ces eaux séduisantes !”

1943, Angleterre. Une superbe maison en bord de plage devient le refuge de la famille Carver qui a décidé de quitter la ville pour ne pas y vivre les temps de guerre. Ici, dans ce petit village de pêcheurs, Maximilian et Andrea, accompagnés de leurs enfants Alicia, Max et Irene, pensent échapper au tumulte. Alors que les deux aînés se lient très vite d’amitié avec Roland, jeune orphelin recueilli par le gardien du phare, qui les entraîne à la découverte de l’épave d’un vieux cargo autour de laquelle tout s’est figé, hanté par les ombres, un mystérieux jardin statuaire semble quant à lui reprendre vie derrière la demeure. C’est alors

que les adolescents découvrent l’histoire de celui qu’on appelle le Prince de la brume, l’être aux mille visages, et le prix à payer d’un pacte passé avec lui. Dans ce premier roman écrit en 1992 qui ouvre la Trilogie de la brume, Carlos Ruiz Zafón sème déjà, dans un paysage digne des grandes heures du roman gothique, tout ce qui fera plus tard le succès de L’Ombre du vent : le poids des fantômes à l’épreuve du temps, la fragilité et l’entêtement de l’adolescence, la puissance évocatrice des lieux, et une magie qu’on ne trouve que dans les contes.

Liremoi.com “Ceux qui aiment le fantastique vont être servis avec ce roman incroyable qui les plongera dans un autre univers. Un univers fait de vengeance qui se mange froide, de frissons et d’horreur pure. (…) On aime parce que l’ambiance distillée à travers les pages fait délicieusement peur.”

SoWhat Magazine

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SVETLANA ALEXIEVITCH Les Cercueils de zinc Traduit du russe par Wladimir Berelowitch et Bernadette du Crest Dans Les Cercueils de zinc, Svetlana Alexievitch avait osé violer en 1989 un des derniers tabous de l’ex-urss : elle dénonçait le mythe de la guerre d’Afghanistan, des guerriers libérateurs. La vérité n’est jamais bonne à dire, Les Cercueils de zinc valut à son auteur un procès pour “calomnie”. Reste que sans ce livre on ne saurait rien de la guerre des Soviétiques en Afghanistan ni, vues de l’intérieur, des dernières années de l’urss. Un témoignage capital du Prix Nobel de littérature 2015, dans une édition revue par l’auteur.

“Dénoncer l’absurdité des guerres est un lieu commun de la littérature mais la forme de l’oratorio adoptée par Alexievitch est particulièrement propice à rendre compte de sa dimension tragique. (…) Ces voix singulières ne disent certainement pas toute la vérité de l’histoire mais la façon dont Alexievitch les orchestre sous le signe de la répétition-variation produit des effets puissants de compréhension empathique. Elle donne aussi à lire le passage du temps.” ESSAI LITTÉRAIRE BABEL N° 1738 11 × 17,6 CM 368 PAGES ENV. MISE EN VENTE 3 MARS 2021 978-2-330-14773-0

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Tiphaine Samoyault, En attendant Nadeau

À NOTER u Les Cercueils de zinc : 4 000 ex. dans la nouvelle édition parue chez Actes Sud u La Fin de l’homme rouge : 150 000 ex. (AS + Babel) u Œuvres : 20 000 ex. en Thesaurus

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Les Cercueils de zinc

L’AUTEURE

Née en 1948 en Ukraine, prix Nobel de littérature en 2015, Svetlana Alexievitch est notamment l’auteure, chez Actes Sud, de La Fin de l’homme rouge (2013) pour lequel elle a reçu le prix Médicis essai. Critique implacable des pouvoirs russe et biélorusse, et de leur propagande, plusieurs fois traînée en justice et forcée à l’exil, elle incarne aujourd’hui la quête de la vérité et la liberté. EXTRAITS DE PRESSE “Svetlana Alexievitch est une résistante pacifiste. Elle reste une quasi-dissidente, hier comme aujourd’hui. Par le choix des témoignages, c’est la guerre qu’elle condamne, et en même temps la violence machiste de la société soviétique et post-soviétique. Plus qu’un Nobel de Littérature, c’est le Nobel de la Paix qu’il fallait lui attribuer.”

Les Cercueils de zinc, publié en 1989, est “un livre le présentait en train de planter des pommiers sur une guerre ignorée et cachée à son propre alors qu’en réalité il lançait des grenades dans des maisons où s’étaient réfugiés des femmes peuple”. Ce sont les dernières années de cette guerre de et des enfants ou bombardait un village. On dix ans qui sont ici évoquées. L’auteure donne à lui intenta même un procès, à Minsk, en 1992. entendre la douleur des mères devant les cercueils Il reste que cette guerre déclenchée par Leonid de zinc qui leur revenaient d’un pays inconnu, Brejnev a été le tombeau de l’Union soviétique, et recueille la parole des soldats, des épouses, des a fait de l’Afghanistan le futur berceau d’Al-Qaida. amies, des médecins, des infirmières, des pilotes Les Cercueils de zinc en est un témoignage capital d’hélicoptère… et se hisse à la hauteur des plus grands livres sur Le livre paru, on ne lui pardonna pas d’avoir la guerre. démoli le mythe du soldat soviétique accomplissant son devoir internationaliste – la télévision

Wodka “Ce livre, d’une violence inouïe, voudrait décourager pour toujours de faire la guerre. À défaut, il demeure un texte majeur qui rend compte d’une partie occultée de l’histoire.”

Béatrice Arvet, La Semaine

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littérature rouergue en poche

Ultra Violette Raphaëlle Riol Revisitation de la légende Violette Nozière, « belle comme un nénuphar sur un tas de charbon »

En librairie le 3 mars 2021 12 x 18 - 224 pages - 7,50 e ISBN : 978-2-8126-2184-0

rayon / Littérature française mots clés / Sexualité - Révolte - Violence, Délinquance - Histoire moderne et contemporaine

21 août 1933, une jeune fille de 17 ans empoisonne ses parents, son père en décède. Ce fait divers sordide suscite, dès l’arrestation de la meurtrière, un déchaînement de passions. Les Surréalistes font d’elle une héroïne littéraire à la « beauté convulsive », on célèbre la garçonne aux cheveux courts, ayant rompu les liens familiaux. Plus tard, elle sera graciée puis réhabilitée. La légende « Violette Nozière » est née. Quatre-vingts ans après, Raphaëlle Riol se ressaisit de la légende, dans un roman inventif et impertinent. Elle invite le personnage à sa table d’écrivain et, à partir de ce fait divers, trafique sur le territoire de la fiction, invente hypothèses et interrogations. Elle redessine ainsi le portrait de cette jeune fille troublante et trouble, et dresse un tableau de cette avant-guerre complexe. Une nouvelle fois, Violette Nozière est réhabilitée comme personnage littéraire, dans son énigme et la fascination qu’elle a suscitée.

Raphaëlle Riol Née en 1980, Raphaëlle Riol est l’autrice de cinq romans parus dans la brune, dont Amazones (2013) et Le Continent (2021). Son œuvre se caractérise par un goût marqué pour les personnages extrêmes.

points forts • Parution simultanée du nouveau roman de Raphaëlle Riol, Le Continent. • Paru le 7 janvier 2015, jour de triste mémoire, le grand format n’a pas trouvé toute l’audience qu’il méritait.

la brune en poche


© Philippe Matsas / Opale

revue de presse •

« Dans une biographie qui défie les lois du genre, Raphaëlle Riol s’approprie un fait divers des années 1930, qui a défrayé la chronique et passionné les surréalistes. »

« Un roman troublant et intrigant, à l’image de son héroïne. »

LE MATRICULE DES ANGES

« L’écriture de Raphaëlle Riol est chatoyante, comme les fourrures qui fascinaient cette femme qui aura connu beaucoup d’hommes et si peu l’amour. »

« L’auteure se met véritablement en scène dans son roman, rendant l’histoire et son personnage plus vrais que nature. Le tout est très documenté, avec en plus la fantaisie de Raphaëlle Riol. Réjouissant ! » « Un roman d’une force inouïe et une fusion totale entre l’auteur et son héroïne. » MODE ET TRAVAUX

LIRE

PAGE DES LIBRAIRES

MADAME FIGARO « Ce que nous pouvons vous dire, c’est que l’auteur a su mettre son talent à nous faire suivre son roman avec une curiosité palpitante et prêter à son personnage la magie de son style. »

« Raphaëlle Riol nous propose sa version, pleine d’impertinence, en imaginant un face-à-face fascinant avec son fantôme. »

« (…) Les frasques de Violette ne sont rien comparées à l’imaginaire de l’écrivain, à l’intimité de la création mise à nu. Ultra Violette est la radiographie d’un personnage devenu abîme pour son auteure. Troublant. »

« (…) L’auteur en convoque le fantôme pour mieux comprendre son geste dans une originale contre-enquête romancée. »

TÉLÉ 7 JOURS

LA VIE

BIBA

LA MARSEILLAISE


NICOLAS CHAUDUN Le Brasier

ÉLU MEILLEUR LIVRE D’HISTOIRE DE L’ANNÉE 2015 PAR LE MAGAZINE LIRE

Le Louvre incendié par la Commune Récit

Au cours des derniers jours de mai 1871, le gouvernement d’Adolphe Thiers se résolut à réprimer dans le sang la Commune de Paris. La Semaine sanglante s’accompagna d’un gigantesque incendie, au cours duquel le feu menaça dangereusement le Louvre et ses collections, de même que la Bibliothèque impériale, livrant aux flammes son fonds de cent mille volumes précieux… Face au sinistre, deux hommes : un conservateur, jusque-là confit dans ses notices de catalogue, et un officier, que rien ne prédisposait au sauvetage du sel de la civilisation.

RÉCIT BABEL N° 1736 11 × 17,6 CM 208 PAGES MISE EN VENTE 3 MARS 2021 978-2-330-14771-6

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“Le sait-il, le visiteur d’aujourd’hui qui vient au Musée du Louvre, que son plaisir, il le doit à deux hommes qui, au printemps de 1871, sauvèrent le bâtiment des flammes d’un incendie ? C’est ce que raconte Nicolas Chaudun, d’une plume si alerte qu’on croirait à un roman, si tous les faits – la plupart peu ou pas connus – qu’il décrit n’étaient tristement avérés.” Harry Bellet, Le Monde des livres

À NOTER u De mars à mai 2021 se dérouleront de nombreux événements autour des 150 ans de la Commune de Paris u Le Brasier : 4 500 ex. en édition courante

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Le Brasier

L’AUTEUR

Éditeur d’art, documentariste et écrivain, Nicolas Chaudun a notamment publié chez Actes Sud une biographie du baron Haussmann qui fait autorité, ainsi que deux récits historiques, L’Été en enfer (2011), plusieurs fois primé, et Le Brasier (2015), élu meilleur livre d’histoire par le magazine Lire. EXTRAITS DE PRESSE “Chaudun rend hommage à ces héros obscurs, dans un récit superbement écrit et trépidant comme un roman, ou tout est authentique, à l’exception d’un personnage que l’auteur confesse avoir inventé. Un bonheur de lecture…”

Au cours des derniers jours de mai 1871, le gouvernement d’Adolphe Thiers se résolut à réprimer dans le sang la Commune de Paris. La Semaine sanglante s’accompagna d’un gigantesque incendie qui menaça dangereusement le Louvre et ses collections. Les incendiaires s’en prirent également à la Bibliothèque impériale, au cœur même du palais, livrant aux flammes son fonds de cent mille volumes précieux…

Face au sinistre, deux hommes : un conservateur jusque-là confit dans ses notices de catalogue, et un officier que rien ne prédisposait au sauvetage du sel de la civilisation. Se livrant, chacun à sa manière, à une course contre la montre, ces deux héros oubliés déjouèrent la tuerie et défièrent l’imbécilité d’enragés des deux bords. Jamais l’épisode n’avait fait l’objet d’une enquête aussi détaillée. Le récit du fait d’armes se passe d’effets. La réalité, sèche, vaut ici tous les romans.

Jean Sevillia, Le Figaro Magazine “On peut ne pas partager le point de vue de l’auteur, (…) on ne peut qu’être ébloui par sa passion, la richesse de son style, son érudition vertigineuse et jamais pédantesque. C’est simple, on se trouve avec lui au milieu des flammes. L’éloge qu’Alexandre Dumas faisait de Lamartine pourrait lui être appliqué : il élève l’Histoire à la hauteur du roman.”

Jacques Nerson, L’Obs “Chaudun sait tenir son lecteur. Il se fait précis quand il parle d’architecture, gavroche avec la troupe, poignant quand des chefs-d’œuvre sont en péril.”

Etienne de Montety, Le Figaro Magazine

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DANTE ALIGHIERI La Divine Comédie

700 e ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE DANTE EN 2021

Traduit de l’italien, préfacé et annoté par Danièle Robert Traduction neuve de La Divine Comédie entreprise par Danièle Robert, qui prend enfin en compte, dans notre langue, l’intégralité de la structure élaborée par Dante. Animée d’un souffle constant, ne se départant jamais, dans sa fidélité même, de la valeur poétique, cette traduction permet d’aller plus avant dans la découverte de la beauté inventive, de la puissance, de la modernité de ce chef-d’œuvre universel.

“Voici donc (La Divine Comédie), par Danièle Robert, à qui on doit déjà de si belles traductions d’Ovide. (...) Elle respecte le mètre originel et la « tierce rime », la balle de rebond du deuxième vers des tercets, son déroulé de vague.  (...) Ses choix verbaux sont hardis, elle excelle dans les métaphores animalières, tous ces porcs et ces ouailles et ces carpes, ces vols d’étourneaux, ces grues, que Dante sort de son bonnet. (...) Parfaitement lisible, rythmée, chantante, tournante, une valse.” Pierre Michon, Le Monde des livres POÉSIE BABEL N° 1734 11 × 17,6 CM 928 PAGES MISE EN VENTE 3 MARS 2021 978-2-330-14769-3

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À NOTER u Cette édition réunit l’intégralité des trois livres constituant La Divine Comédie, dans la nouvelle traduction de Danièle Robert, au plus près de la structure originelle. u La Divine Comédie : 5 000 ex. en édition courante et bilingue

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La Divine Comédie

L’AUTEUR

Né en 1265 et mort en 1321, Durante degli Alighieri dit “Dante” est un poète, écrivain, penseur et homme politique florentin. Auteur de La Divine Comédie, chef-d’œuvre de la littérature mondialement reconnu, il est considéré comme étant le “père de la langue italienne”.

LA TRADUCTRICE

Écrivain, critique et traductrice littéraire, membre de la Société Dantesque de France, Danièle Robert a traduit pour Actes Sud l’ensemble des œuvres poétiques de Paul Auster, Catulle et Ovide. Elle a obtenu le prix Laure-Bataillon classique et le prix Jules-Janin de l’Académie française pour ses traductions d’Ovide. La traduction novatrice de La Divine Comédie qu’elle a donnée à Actes Sud a fait l’objet d’un remarquable accueil critique.

De la descente dans les profondeurs de la terre au milieu des cris, des gémissements et des corps soumis aux pires tortures jusqu’à la contemplation de “l’Amour qui meut le Soleil et les étoiles” en passant par l’expérience de la métamorphose à laquelle le poète nous convie, La Divine Comédie sonde l’âme humaine à travers les aspects les plus divers de ses questionnements comme rarement une œuvre l’aura fait. Et par la puissance du langage, la magie des images tantôt terribles, tantôt lumineuses qui scandent le récit, Dante nous rappelle à quel point l’art est au centre de toute vie. La traduction neuve de Danièle Robert – auteure chez Actes Sud de versions de référence des

grands textes d’Ovide, de Catulle, et de l’œuvre poétique de Paul Auster – s’attache à respecter dans notre langue l’intégralité de la structure élaborée par Dante. Au cœur de celle-ci : la terza rima, qui constitue, avec la terzina, un véritable moteur pour le poème selon une rythmique créatrice de sens. Animée d’un souffle constant, ne se départant jamais du souci de fidélité au texte, cette traduction unanimement saluée permet d’aller plus avant dans la découverte de la beauté inventive, de la puissance, de la modernité du chef-d’œuvre universel qu’est La Divine Comédie.

EXTRAITS DE PRESSE “Toute nouvelle traduction de La Divine Comédie est un événement. Et il est clair que celle-ci fera date, première à s’affronter au grand poème dantesque dans sa globalité. Première à en rendre sensible, en une langue dense et précise, infiniment ramassée sur elle-même, l’intime connexion entre le fond et la forme. (...) Cette longue tresse qui se déroule, Danièle Robert l’a travaillée au plus près du vers et de son rythme propre, au plus près des intonations de cette langue italienne naissante.”

Valérie Nigdélian, Le Matricule des anges “Raison de plus de nous réjouir que Danièle Robert sache accueillir une fois encore avec tant d’intégrité intellectuelle, d’érudition joyeuse et de générosité d’écriture, dans un français soucieux de l’inscription du pas et de l’élan du souffle, ce que la langue de Dante avait génialement composé en son ordre. La lecture des « Chants de Dante », et particulièrement ceux du Purgatoire, si proches de ce que nous vivons, relève plus que jamais d’une urgence salutaire.”

Pierre Parlant, Diacritik

BABEL, UNE COLLECTION DE LIVRES DE POCHE

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POINTS FORTS

JEAN-PIERRE ABRAHAM VOYAGEURS

ARMEN

Un livre culte : « unique », « incontournable », « chef-d’œuvre ».

LE LIVRE

1re éd. Seuil, 1967

10 mars 2021 11 × 17 cm 192 pages 8,00 € ISBN : 9782-2-289-2785-7

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À l’ouest de l’île de Sein, en mer d’Iroise, une chandelle sort de l’eau : c’est Ar-Men, que les gardiens de phare surnomment « l’enfer des enfers ». Jean-Pierre Abraham en devient le gardien en 1961, après avoir été formé deux années à ce métier. Il a 25 ans. On est très actif dans un phare, mais il reste des moments pour le vide, les rêveries et la peur. Abraham tient avec trois livres, qu’il emporte avec lui à chaque relève : un album de Vermeer, un autre sur un monastère sistercien, un recueil de poèmes de Pierre Reverdy. « Pourquoi êtes vous ici ? », lui demandera un journaliste (il accède à la

notoriété médiatique quand « Les coulisses de l’exploit » consacrent un reportage au phare). « Je ne sais pas, répondra Abraham, il me semble que j’avais l’impression que la vie se passait sans moi et à mon insu si bien que j’ai décidé un beau jour, enfin, de changer. J’ai vu Ar-Men, je suis passé par là en bateau, et puis tout d’un coup j’ai décidé de venir là. J’avais trouvé vraiment mon lieu, je crois que c’est ce qu’il faut chercher, trouver le lieu où l’on puisse devenir soi-même, s’épanouir, être à sa place, bien dans sa peau. »

L’AUTEUR

uu Tous les Bretons cultivés et les amoureux de l’océan connaissent ce livre. Mais il concerne aussi les lecteurs intéressés par la slow-life et par les thème du silence et de la solitude (voir Un temps pour se taire, de Leigh Fermor, et Quelques grammes de silence, d’Erling Kagge, Flammarion, 2017, 14 000 ex. GfK). Enfin, il est dans la veine des livres comme La Vie solide, associant philosophie de l’existence et activité manuelle. uu Eric Ruf, l’administrateur général de la Comédie française, est un fan de ce livre. Il en fait la promotion dès qu’il peut, avec chaque fois des pics de ventes derrière. uu Le lien vers l’émission des « Coulisses de l’exploit » consacrée à Ar-Men et Abraham, à visualiser sur Youtube (11 minutes).

MOTS-CLEFS  VIE MARITIME   SOLITUDE   SLOW-LIFE   BRETAGNE 

QUELQUES CHIFFRES uu Ventes actuelles de l’édition courante (Le Tout sur le Tout) : 600-800 ex. par an. uu Une adaptation libre en BD a été signée par Emmanuel Lepage en 2017 (Ar-Men : l’enfer des enfers, Futuropolis, 60 000 ex. GfK).

ÉGALEMENT Jean-Pierre Abraham (1936-2003) lâche ses études de lettres et de philosophie pour devenir marin puis gardien de phare puis aux Glénants (il corédige le Cours de navigation des Glénants). Il est l’auteur de plusieurs récits (Gallimard, Seuil, Le Temps qu’il fait, Le Tout sur le Tout) et de livres pour enfants.


PAUL AUSTER Brooklyn Follies

REMISE EN VENTE AVEC NOUVELLE COUVERTURE

Roman traduit de l’anglais (États-Unis) par Christine Le Bœuf Vivre le meilleur des choses à Brooklyn, être amoureux à soixante ans comme à trente, se marier, retrouver les siens, échapper aux sectes, marcher sous le ciel bleu à 8 heures du matin, s’enflammer pour Henry David Thoreau et Edgar Allan Poe. Être heureux, mais pour combien de temps encore, en Amérique…

“Paul Auster est l’écrivain new-yorkais le plus emblématique de sa génération, mais il n’est jamais aussi bon que quand il raconte son Brooklyn, entre Park Slope et Prospect Park. (…) c’est un vrai régal !” Paprika

L’AUTEUR Paul Auster, né dans le New Jersey, vit à Brooklyn. Son œuvre, aujourd’hui traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.

ROMAN BABEL N° 785 11 × 17,6 CM 368 PAGES MISE EN VENTE 3 MARS 2021 978-2-330-14804-1

-:HSMDNA=VY]UYV: À NOTER u Brooklyn Follies : 230 000 ex. (AS + Babel)


PAUL AUSTER Je pensais que mon père était Dieu

REMISE EN VENTE AVEC NOUVELLE COUVERTURE

Et autres récits de la réalité américaine Textes rassemblés et présentés par Paul Auster traduits de l’anglais (États-Unis) par Christine Le Bœuf Dans le cadre d’une émission de radio à laquelle il collabore, Paul Auster a reçu pendant plus d’un an des récits de vie des auditeurs. Fasciné par la richesse de ces univers multiples, il a regroupé ses favoris dans cette anthologie.

RÉCITS BABEL N° 556 11 × 17,6 CM 480 PAGES MISE EN VENTE  3 MARS 2021 978-2-330-14805-8

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“J’ai expliqué aux auditeurs que je cherchais des histoires. Celles-ci devraient être vraies, elles devraient être brèves, mais il n’y aurait aucune restriction quant aux sujets ni au style. Ce qui m’intéressait le plus, ai-je précisé, c’étaient des histoires non conformes à ce que nous attendons de l’existence, des anecdotes révélatrices des forces mystérieuses et ignorées qui agissent dans nos vies, dans nos histoires de famille, dans nos esprits et nos corps, dans nos âmes. En d’autres termes, des histoires vraies aux allures de fiction. [...] Les gens allaient explorer leurs vies et leurs expériences personnelles, mais en même temps ils s’associeraient à un effort collectif, à quelque chose de plus vaste que chacun d’eux. Avec leur aide, ai-je dit, j’espérais constituer des archives véridiques, un musée de la réalité américaine.” (extrait de la préface)

L’AUTEUR Paul Auster, né dans le New Jersey, vit à Brooklyn. Son œuvre, aujourd’hui traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.

À NOTER u Je pensais que mon père était Dieu : 50 000 ex. (AS + Babel)

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PAUL AUSTER Invisible

REMISE EN VENTE AVEC NOUVELLE COUVERTURE

Roman traduit de l’anglais (États-Unis) par Christine Le Bœuf Trois décennies après les événements, James Freeman, un écrivain américain renommé, raconte l’histoire dont l’a fait dépositaire un ancien condisciple, Adam Walker, du temps où tous deux étaient étudiants à Columbia University. De New York à Paris, cet étrange roman de formation déroule, outre l’histoire d’Adam, jeune Américain idéaliste dont la vie s’est trouvée bouleversée par la rencontre d’un personnage fascinant et ambigu, celles de quelques personnages qui, malgré le passage du temps, subissent toujours l’étrange et périlleux ascendant d’une figure maléfique.

ROMAN BABEL N° 1114 11 × 17,6 CM 304 PAGES MISE EN VENTE 3 MARS 2021 978-2-330-14976-5

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“Attention mesdames et messieurs : où se situe vraiment l’histoire de ce livre ? Est-elle ici ? Est-elle là ? En êtes-vous sûrs ? Cette version-ci des faits vous semble vraisemblable ? Et si elle était au contraire entièrement fabriquée ? Qui tire les fils et lesquels ? Qui triche, qui fantasme, qui manipule qui... ? Au grand bonneteau de la fiction, Paul Auster brouille et rebrouille les cartes à une allure vertigineuse. Si bien que quiconque entre dans Invisible, son treizième roman, risque fort de ne plus pouvoir le lâcher.” Florence Noiville, Le Monde des livres

L’AUTEUR Paul Auster, né dans le New Jersey, vit à Brooklyn. Son œuvre, aujourd’hui traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.

À NOTER u Invisible : 115 000 ex. (AS + Babel)


PAUL AUSTER Le Diable par la queue

REMISE EN VENTE AVEC NOUVELLE COUVERTURE

suivi de Pourquoi écrire ? Récits autobiographiques traduits de l’anglais (États-Unis) par Christine Le Bœuf Avant de connaître la consécration, Paul Auster a tiré le diable par la queue. De ses tentatives pour rompre la difficulté, et des mésaventures qui y sont liées, il fait ici le récit dans une allègre chronique des années de galère. Ce texte est suivi de Pourquoi écrire ?, dans lequel l’auteur relate quelques anecdotes qui, sans en avoir l’air, ont décidé de sa vocation d’écrivain. Deux textes précieux en ce qu’ils laissent entrevoir quelques bribes de “la petite fabrique de littérature” de Paul Auster.

“Et voici que cet écrivain, admirable et lointain, tout à coup, nous apparaît familier.” RÉCITS BABEL N° 379 11 × 17,6 CM 176 PAGES MISE EN VENTE 3 MARS 2021

Olivier Barrot, 1 livre 1 jour, France 3

L’AUTEUR Paul Auster, né dans le New Jersey, vit à Brooklyn. Son œuvre, aujourd’hui traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.

978-2-330-14977-2

-:HSMDNA=VY^\\W: À NOTER u Le Diable par la queue : 40 000 ex. (AS + Babel)


Literature / Poche / 3 mars 2021

Don Carpenter

ÉDITIONS CAMBOURAKIS, 62, RUE DU FAUBOURG-S T-ANTOINE, 75012 PARIS, TÉL. : +33 (0)1 80 05 94 17 RELATIONS PRESSE & LIBRAIRES : MÉLISSA BLANCHARD / MELISSA@CAMBOURAKIS.COM DIFFUSION : ACTES SUD / DISTRIBUTION : UNION DISTRIBUTION

LA PROMO 49

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Céline Leroy 160 pages / 115 x 175 mm 10 euros ttc ISBN 978-2-36624-554-7

En cette année 1949, des lycéens de Portland vivent ce qu’ils pensent être leurs derniers moments d’insouciance, avant d’être aspirés irrévocablement par l’âge adulte et d’embarquer plus ou moins brutalement pour une nouvelle existence qui revêt le visage de l’inconnu. Paru en 1985, La Promo 49, septième roman de Don Carpenter, suit les trajectoires d’une trentaine de camarades au cours de cette année charnière, entre deux âges. Cet « album  » est composé de vingt-quatre séquences, autant de portraits et d’anecdotes qui se suivent de façon anarchique en se complétant les uns les autres jusqu’à former une galerie générationnelle. Les personnages, tour à tour sujet principal puis secondaire, sont dépeints sans fard, comme si Carpenter ne faisait que les montrer, sans ajouter d’artificialité ni limer leurs défauts. Ballotés entre amour, amitié, déceptions et choix lourds de conséquences pour leur avenir, Jud, Clyde, Nancy, Mike, Alice et d’autres font tous face à ce moment d’ouverture de « possibles » selon leur ascendance, leur caractère, ou encore les hasards du destin. Une œuvre à la fois intimiste et chorale qui flirte avec les canons de la nouvelle américaine  : un certain minimalisme, une rigueur linguistique, une tension propre, des chutes laconiques, comme en suspens, qui soulignent souvent la tonalité nostalgique de ces brefs épisodes.

L’AUTEUR: Don Carpenter est né à Berkeley, Californie, en 1931. Il poursuit ses études à Portland, s’installe au début des années 60 à San Francisco. Conforté par le succès public et critique de Sale temps pour les braves, il se consacre entièrement à l’écriture, se mêle à l’extraordinaire effervescence de la scène littéraire locale, travaille comme scénariste pour Hollywood. Divorcé au milieu des années 70, accablé par la maladie dès le début des années 80, Don mène une vie d’ermite et d’écrivain dans son petit appartement de Mill Valley, non loin de la baie. C’est là qu’il met fin à ses jours en 1995, dix ans après le suicide de son grand ami Richard Brautigan. Il est l’auteur d’une dizaine de romans.

• Dans ce roman générationnel, Don Carpenter examine avec une tendresse lucide le passage à l’âge adulte et restitue avec efficacité la grâce tumultueuse de la jeunesse. • Le septième roman d’un grand écrivain américain qui maîtrise à la perfection l’art de la concision et dont l’écriture sobre et ciselée génère une beauté diffuse. • Un ton narratif séduisant, vif, qui provoque l’empathie.

« Le force de ce livre est de saisir ce moment de la vie de chacun d’entre nous, entre idéaux et sombres ajustements avec le quotidien — la découverte du monde, du sexe, de l’alcool et de soi —, d’en rendre l’ancrage historique précis tout en faisant œuvre atemporelle. Chacun se retrouvera dans ce portrait de groupe, kaléidoscope de sentiments et situations, nostalgique et cocasse, parfois noir et cruel, si actuel. » Mediapart - Christine Marcandier


litteratur / Poche / 3 mars 2021

Carl Jonas Love Almqvist

ÉDITIONS CAMBOURAKIS, 62, RUE DU FAUBOURG-S T-ANTOINE, 75012 PARIS, TÉL. : +33 (0)1 80 05 94 17 RELATIONS PRESSE & LIBRAIRES : MÉLISSA BLANCHARD / MELISSA@CAMBOURAKIS.COM DIFFUSION : ACTES SUD / DISTRIBUTION : UNION DISTRIBUTION

SARA OU L’ÉMANCIPATION

Traduit du suédois sous la direction d’Elena Balzamo 144 pages / 115 x175 mm 10 euros ttc ISBN 978-2-36624-556-1

Tandis qu’il embarque à bord de l’Yngve Frey au départ de Stockholm, le sergent Albert ne peut pas détourner son regard d’une jeune femme qui voyage seule à l’avant du pont. Le mystère qui entoure Sara Videbeck ne fera que s’amplifier à partir du moment où ils feront connaissance. Faisant preuve d’une indépendance rare pour l’époque, elle dirige seule la boutique de maître verrier héritée de son père et entend bien continuer à le faire, sans s’enfermer dans les liens du mariage. A mesure que le sergent s’éprend d’elle, la jeune Videbeck développe un plaidoyer robuste en faveur d’une union libre, plaidoyer audacieux pour l’époque et surtout contraire aux rêves de mariage conventionnel que caresse Albert, les condamnant à une impasse. Sur fond de paysages suédois finement dépeints, Almqvist offre une œuvre qui croise pur romantisme et critique des principes moraux guindés que l’héroïne entend outrepasser. À sa publication en 1838 dans une Suède protestante et conservatrice, cet éloge de l’union libre entre un homme et une femme a suscité l’indignation. Ce court roman féministe avant l’heure demeure en effet d’une étonnante actualité.

L’AUTEUR: Carl Jonas Love Almqvist (1793-1866) a un temps travaillé dans les milieux ecclésiastiques de Stockholm avant de démissionner et de rejoindre un groupe d’amis rousseauistes idéalisant la vie paysanne, qui décident de s’installer dans une ferme. Après que l’entreprise a échoué, il revient à Stockholm, y dirige une école expérimentale mais est accusé de fraude et de tentative de meurtre d’un prêteur sur gages. Il s’enfuit alors aux États-Unis et ne revient en Europe qu’en 1865. C’est à partir des années 1830 qu’il commence à publier, à un rythme soutenu, des romans (dont Le Joyau de la reine et Le Palais, et surtout Sara). Carl Jonas Love Almqvist est également connu comme compositeur pour avoir mis en musique ses propres poèmes.

• Parution en poche du roman proto-féministe du grand auteur suédois Carl Jonas Love Almqvist, plus connu pour ses sagas dont certaines ont été publiées chez José Corti. • Un court texte extrêmement moderne sur le combat d’une femme pour préserver sa liberté d’agir, son indépendance financière et sa franchise verbale. • Une idylle atypique pour les canons du XIXe siècle, qui a fait scandale lors de sa parution. • Un classique de la littérature suédoise, encore étudié dans les écoles.

« On est dans la grande littérature, celle qui éveille des réminiscences, qui renvoie des échos, vagues ou précis, de ces grandes œuvres qui s’incrustent dans notre mémoire [...] : les dialogues entre Félix et Henriette dans Le Lys dans la vallée, des résonances de situations vécues dans Le Rouge et le Noir, des traces d’Atala, un passage des Souffrances du jeune Werther, des retours diffus de La nouvelle Héloïse, une impression d’atmosphère à La Princesse de Clèves… » La Cause Littéraire


ELLA MAILLART VOYAGEURS

LA VAGABONDE DES MERS Un « carnet de bord » autobiographique où l’une des plus grandes aventurières du XXe siècle raconte ses premières impulsions vagabondes sur les océans.

LE LIVRE Ella Maillart avait la passion de la voile. Elle fut d’ailleurs la seule femme – et la plus jeune compétitrice – à barrer un monotype pour la Suisse aux Jeux Olympiques de Paris en 1924. Elle raconte ici ses premières envies de

liberté sur les mers. Peu après, Ella Maillart inaugurera ses fameux périples terrestres en parcourant la Russie des Soviets (Parmi la jeunesse russe).

POINTS FORTS uu Ella Maillart relate son envie de larguer les amarres, mais aussi la solitude, l’angoisse et la fragilité de la vie en dérive. Surtout, elle se montre comme en chacune de ses entreprises : éprise de liberté et ouvrant une brèche dans des univers auparavant réservés aux hommes.

MOTS-CLEFS  NAVIGATION   FEMME   RÉCIT DE VOYAGE   SPORT   MER 

QUELQUES CHIFFRES uu Solde des ventes : 6 800 ex., épuisé.

1re éd. poche : 2002

L’AUTEUR 10 mars 2021 11 × 17 cm 384 pages 9,15 € ISBN : 978-2-228-92796-3

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Ella Maillart (1903-1997), l’une des plus célèbres aventurières du XXe siècle, est l’auteure de plusieurs livres devenus des classiques, dont Oasis interdites et La Voie cruelle.

ÉGALEMENT


POINTS FORTS

JOHN M. SYNGE VOYAGEURS

LES ÎLES ARAN

Lire Synge, c’est comme écouter une histoire de fées et de lutins au coin du feu. Un monument de la culture irlandaise.

LE LIVRE « J’ai rencontré John Synge pour la première fois pendant l’automne de 1896. Il me dit qu’il avait appris l’irlandais à Trinity College, sur quoi je le pressai d’aller aux îles Aran pour y trouver une vie qui n’eût pas été exprimée en littérature. Plus d’une année devait s’écouler avant qu’il ne suivît mon conseil, n’allât s’établir pour un temps dans une chaumière d’Aran et ne trouvât le bonheur, ayant enfin échappé, comme il l’écrivit, à

la sordidité des pauvres et à la nullité des riches » (William Butler Yeats). Ce séjour sur les trois îles Aran sera l’occasion pour le jeune Synge de redécouvrir le gaélique, d’entendre de la bouche des îliens contes et légendes en voie de disparition ailleurs en Irlande, et de s’approcher d’un monde primitif que d’autres, à la même époque, partaient chercher aux antipodes.

uu Un monument de la culture irlandaise où, sous la rigueur et le courage de la vie insulaire, transparaît la féerie du folklore gallois. uu Un témoignage précieux et rigoureux sur un mode de vie et une culture en voie de disparition. uu Un carnet de voyage dans la même veine que Tomás O’Crohan, L’Homme des îles (6 500 ex.). Voir aussi Nicolas Bouvier, Journal d’Aran (+ de 31 000 ex.).

MOTS-CLEFS  FOLKLORE   CULTURE GAÉLIQUE   VIE INSULAIRE   ETHNOGRAPHIE 

QUELQUES CHIFFRES uu Solde des ventes : 3 300 ex.

Traduit de l’anglais (Irlande) et préfacé par Pierre Leyris 1re éd. poche : 2002

10 mars 2021 11 × 17 cm 208 pages 8,15 € ISBN : 978-2-228-92800-7

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L’AUTEUR John Millington Synge (1871-1909), dramaturge irlandais et photographe (le Centre culturel irlandais de Paris a consacré en 2010 une exposition à ses magnifiques photos des îles d’Aran qui ont une grande valeur ethnographique), était l’ami de Yeats, avec lequel il créa, à Dublin, le célèbre Théâtre de l’Abbaye (Abbey Theatre), aujourd’hui Théâtre national irlandais. Il fascinait Artaud et influença Beckett. Il est l’un des principaux artisans du mouvement culturel de la Celtic Revival, qui avait pour ambition de revivifier la véritable culture irlandaise.

ÉGALEMENT


STEFAN ZWEIG

La peur

Un thriller psychologique signé Stefan Zweig.

LE LIVRE Irene Wagner mène une vie de grande bourgeoise dans la Vienne de la double monarchie, celle de Schnitzler, Freud, Kraus et Hofmannsthal. Entre les bals, les théâtres et les soirées mondaines, cette épouse de grand magistrat est autant à l’abri des soucis que des émotions, lorsqu’un jour elle cède, moins par vrai désir que par nostalgie romantique, Préface, notes et traduction de l’allemand de Pierre Deshusses 1re MEV poche : avril 2013

17 mars 2021 11 × 17 cm 128 pages 6,60 € ISBN : 978-2-7436-5264-7

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POINTS FORTS aux avances d’un jeune pianiste. Cet amant est d’ailleurs vite intégré dans l’ordre de sa vie, comme une nouvelle automobile, jusqu’à ce que son secret soit découvert par une autre femme qui la poursuit et la soumet au chantage. Entre l’angoisse de tout perdre et l’impossibilité de tout dire, la peur s’installe, vertigineuse.

uu L’adaptation théâtrale du texte de Zweig a été un succès critique et populaire.

QUELQUES CHIFFRES uu Solde des ventes : 2 900 ex. vendus, épuisé.

ÉGALEMENT L’AUTEUR Ami de Sigmund Freud et de Romain Rolland, Stefan Zweig (1881-1942) n’a eu de cesse d’explorer dans ses romans et nouvelles les arcanes de nos vies intérieures, de nos pulsions amoureuses à nos angoisses les plus abyssales.


STEFAN ZWEIG

Le désarroi des sentiments Le chef-d’œuvre de Zweig en édition bilingue.

POINTS FORTS LE LIVRE C’est une histoire de passion et de transgression, un chemin vers la révélation par-delà toute confusion. Un récit flamboyant

et audacieux qui met à nu la complexité des désirs et que Freud a qualifié de chef-d’œuvre.

L’AUTEUR Préface, notes et traduction de l’allemand de Pierre Deshusses 1re MEV poche : janvier 2013

17 mars 2021 11 × 17 cm 304 pages 8,65 € ISBN : 978-2-7436-5031-5

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uu Édition bilingue par un des plus grands traducteurs de l’allemand (Peter Handke, Rilke, Schnitzler, Roth, Kafka, Deshusses a dirigé le volume de Bouquins sur Zweig, etc.), professeur de traduction à l’université de Strasbourg, Prix de la traduction européenne en 2009, collaborateur du Monde pour la littérature allemande.

QUELQUES CHIFFRES uu Solde des ventes : 3 700 ex., épuisé.

Ami de Sigmund Freud et de Romain Rolland, Stefan Zweig (1881-1942) n’a eu de cesse d’explorer dans ses romans et nouvelles les arcanes de nos vies intérieures, de nos pulsions amoureuses à nos angoisses les plus abyssales.

ÉGALEMENT


Jean-Marie Gourio Brèves de comptoir

NOUVEAUTÉ

Tournée générale

© LP / Frédéric Dugit

Adaptation théâtrale de Jean-Michel Ribes et Jean-Marie Gourio Retrouvailles de Jean-Marie Gourio et Jean-Michel Ribes, pour saluer sur scène le petit peuple des bistrots qui, verre en main, dit l’immensité du monde et la petitesse de la planète. Un irrésistible opéra parlé.

– EXTRAITS – Pièce de théâtre 15 × 20,5 cm 64 pages Mise en vente  3 mars 2021 978-2-330-14785-3

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“BATMAN. Putain y a personne, on se croirait au boulot ! LA PATRONNE. J’écoute pas les hommes politiques, je me fais ma propre opinion toute seule, et ça m’empêche pas d’avoir la même opinion que tout le monde, au contraire… HUBERT. Moi j’ai jamais voté et on n’a jamais manqué de président de la République. Je m’excuse. PIOTR. Quand tu votes à gauche ou à droite, c’est tous les mêmes, alors autant voter à droite. GUERTE. Tu votes, c’est la démocratie, mais si tu votes Hitler, c’est quoi ? LA PATRONNE. Moi je voterai pour l’Europe quand elle sera DANS la France. […] GUERTE. Dites, si Dieu meurt, c’est Jésus qui hérite de tout ? HUBERT. C’est tout à fait possible... C’est quand même louche, non, ça fait deux mille ans que Jésus est pas revenu ? BATMAN. Dieu, Jésus, Allah, Bouddha, je crois en tout, je veux pas d’emmerdes après la mort... LA PATRONNE. Quand tu vois Jésus et Bouddha, c’est quand même pas la même alimentation ! PIOTR. Tout le monde veut être islamiste en ce moment, si ça se trouve, c’est bien.”

à noter uu Création en mars 2021 de Brèves de comptoir. Tournée générale au Théâtre de l’Atelier à Paris, dans une mise en scène des auteurs. uu Les Brèves de comptoir  de Jean-Marie Gourio : un phénomène éditorial. uu À l’occasion de cette nouveauté, réédition de Brèves de comptoir. L’intégrale (2 700 ex. vendus du coffret et 3 000 ex. du tome 3 seul). uu Bonus vidéo : une présentation par Jean-Michel Ribes.


Jean-Marie Gourio Brèves de comptoir

NOUVELLE ÉDITION L’INTÉGRALE

L’intégrale – Nouvelle édition

Adaptation théâtrale de Jean-Michel Ribes et Jean-Marie Gourio © LP / Frédéric Dugit

Jean-Marie Gourio recueille avec soin depuis des années ces perles surgies du gosier des piliers de bistrot. Il les adapte régulièrement au théâtre avec Jean-Michel Ribes.

– EXTRAITS –

Pièce de théâtre 15 × 20,5 cm 192 pages Mise en vente  3 mars 2021 978-2-330-14789-1

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COFFRET PARU EN 2010 Jaquette prévue

“LA PATRONNE. On devrait mourir une heure par jour, plutôt que tout à la fin. MONSIEUR LATOUR. Mes enfants, le monde appartient à ceux qui ont des ouvriers qui se lèvent tôt. LE DANDY. Eh ! De toute façon, heureusement qu’il y a du chômage, parce qu’il n’y a pas assez de travail pour tout le monde.” Une journée (tome 1) “INVITÉ 1. Mais moi je suis moins dangereux au volant quand j’ai bu parce que je suis plus prudent. FILET. L’argent que rapporte l’alcool à l’État, c’est énorme. Moi, cette année, rien qu’en picolant, j’ai payé l’impôt sur la fortune. SERVEUSE 1. De toute façon Schubert, sans sa musique, c’était juste un raté. FILET. L’abus d’alcool c’est dangereux si t’exagères, sinon ça va…” Une année (tome 2) “L’INFIRMIÈRE. Les vieux, c’est pas la peine qu’ils vivent au ralenti, si c’est pour mourir aux urgences. LA POSTIÈRE. On devrait avoir le droit de faire un procès à sa banque quand on n’a jamais d’argent sur son compte. LA PATRONNE. J’aime pas le lundi, ça me gâche mon dimanche. PHYNANCE. D’accord, mais vu le prix des tableaux au Louvre, c’est un peu culotté de nous faire payer l’entrée…” Une semaine (tome 3)

à noter uu Les Brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio : un phénomène éditorial. uu Chez Actes Sud : 2 700 ex. vendus du coffret et 3 000 ex. du tome 3 seul. uu Cette nouvelle édition accompagne la parution de Brèves de comptoir. Tournée générale qui sera créée au Théâtre de l’Atelier à Paris, dans une mise en scène des auteurs, en mars 2021. uu Bonus vidéo : un teaser du spectacle.

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LES AUTEURS

Humoriste, romancier et scénariste français, Jean-Marie Gourio commence à écrire en 1976 dans le magazine Hara-Kiri, dont il devient bientôt rédacteur en chef adjoint. C’est là que paraissent ses premières Brèves de comptoir. Il écrit aussi pour la radio, la télévision, le cinéma et la bande dessinée. Depuis 1987, il publie un recueil de Brèves de comptoir par an. En 1989, Jean-Michel Ribes en glisse dans Palace. Régulièrement depuis 1994, ces complices réinventent ensemble les Brèves de comptoir pour la scène, avec grand succès.

Brèves de comptoir On retrouve, dans cette nouvelle édition regroupant les trois volumes des Brèves de comptoir précédemment publiés, toutes les phrases mythiques recensées par Jean-Marie Gourio pendant plus de vingt ans et adaptées pour le théâtre avec Jean-Michel Ribes. Dérangeantes, drôles, parfois pathétiques et souvent inattendues, les Brèves de comptoir mettent en scène

un vivre ensemble, une rencontre entre des êtres qui luttent par le rire pour n’avoir pas à sombrer dans le tragique. Ouvriers, employés de pompes funèbres, étudiants, postiers, coiffeurs, serveurs sont tour à tour philosophes du quotidien, éditorialistes de l’actualité, déphasés de la modernité.

Extraits de presse

“Il est impossible de se lasser du bon sens populaire dépeint dans ces sentences authentiques à l’humour doux-amer.” Julia Beyer, Le Figaro “Chacune de ces phrases, souvent des aphorismes bien arrosés, est la face cachée d’une certaine sagesse des nations. On y trouve de la bêtise, un peu, de la tendresse, beaucoup, du bon sens, parfois, et des horreurs, de temps en temps.” France Info “Chaque réplique sonne comme un mot d’auteur. C’est de l’Audiard à la pression, une ivresse de bons mots, de larges rasades d’humour et des gorgées de noirceur.” Macha Séry, Le Monde

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FELwine sarr Traces

Nouveau texte de “au singulier”

© Antoine Tempé

Discours aux Nations africaines

Récit COLL. “AU SINGULIER” 10 × 19 cm 48 pages Mise en vente  3 mars 2021 978-2-330-14793-8

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Un jour, un humble instituteur africain prend la mesure de sa misère : son manque d’ambition, son manque de dignité, son manque de moyen ne lui permettent pas d’offrir une vie décente à sa femme qui, le prenant en pitié, reste auprès de celui qu’elle considère pourtant désormais comme un fardeau. Fatigué d’être enserré par la honte, privé par la pauvreté, délaissé par un système corrompu, l’homme décide de traverser la Méditerranée pour aller chercher en Europe de quoi embellir la vie de ses proches. Au cours de son voyage, l’homme prend conscience de la lâcheté de sa démarche et comprend qu’il doit briser la boucle oppressive dans laquelle sont enfermés les Africains. Riche d’un nouveau point de vue, il prend alors la parole et livre un discours poétique et profond pour inciter son peuple à reconquérir sa liberté et son intégrité.

L’auteur Avant d’être un économiste, un intellectuel de renom, engagé dans la vie publique et le cofondateur des Ateliers de la pensée à Dakar, Felwine Sarr est surtout un poète, un essayiste et un romancier. Sa vocation poétique s’ancre très tôt dans une quête spirituelle et une guerre intérieure pour sortir de lui-même. Il entre en littérature en 2009 avec un texte hybride, à la fois poème, essai introspectif et roman autobiographique : Dahij, publié chez Gallimard. En 2012, il écrit également des Méditations africaines (Mémoire d’encrier). En 2016, dans son texte Afrotopia (Philippe Rey), Felwine Sarr encourage l’Afrique à être à la hauteur de ses potentialités. Parallèlement, il revient à la composition musicale, explore les potentialités du plateau et travaille la création théâtrale.

à noter uu Un écrivain connu du monde littéraire pour ses engagements et ses précédents ouvrages, tels que Dahij (Gallimard, 2009). uu Traces a été jouée lors de la Semaine d’art à Avignon en octobre 2020. uu Une tournée est prévue en France à la MC93 de Bobigny, au Théâtre Jean-Vilar de Vitrysur-Seine (Festival d’Automne), ainsi qu’à l’international (Égypte, Belgique, Maroc, Sénégal). uu Bonus vidéo : une présentation par Felwine Sarr et un extrait du spectacle.


RIVAGES/NOIR

POINTS FORTS

EMILY ST. JOHN MANDEL

L’HÔTEL DE VERRE

Au nord de l’île de Vancouver, un hôtel de luxe possédé par un mystérieux milliardaire. Dans ce lieu paradisiaque, des destins se scellent, pour le pire.

LE LIVRE

Traduit de l’anglais (Canada) par Gérard de Chergé

3 mars 2021 15.5× 22.5 cm 300 pages 22.00 € ISBN : 978-2-7436-5165-7

« Et si vous avaliez des morceaux de verre ? ». Comment cet étrange graffiti est-il apparu sur l’immense paroi transparente du lobby de l’hôtel Caiette, resort de grand luxe au nord de l’île de Vancouver ? Et pourquoi précisément le soir où on attend le propriétaire de l’hôtel, le milliardaire américain Jonathan Alkaitis ? Ce message menaçant

semble lui être destiné. Ce soir-là, une jeune femme prénommée Vincent officie au bar ; le milliardaire lui fait une proposition qui va bouleverser sa vie. D’autres gens, comme Leon Prevant, ont eux aussi écouté les paroles de Jonathan Alkaitis dans ce même hôtel. Ils n’auraient pas dû…

uu Livre très attendu après le succès de Station Eleven uu Après l’effondrement planétaire dû à la pandémie exploré dans Station Eleven, Mandel s’intéresse aux conséquences de la crise financière de 2008 en Amérique. uu On retrouve ses qualités de narratrice hors pair, un récit éclaté mais qu’on suit de manière hypnotique. uu Une fin très noire et bouleversante. uu L’art de camper des personnages originaux et forts, aux comportements inattendus. uu Une prose très simple en apparence mais que l’auteure met au service d’un grand sens de l’atmosphère, entre beauté et mystère, inquiétude et révolte. uu Une dénonciation vigoureuse de la cupidité des hommes. Un livre d’une grande portée morale. uu Très belle réception dans le monde anglo-saxon (articles élogieux dans, le New York Times, le New Yorker, le Guardian…

QUELQUES CHIFFRES uu Plus de 35 000 exemplaires vendus de Station Eleven sur les deux formats

L’AUTEUR

ÉGALEMENT Emily St John Mandel a grandi au Canada, en Colombie britannique, et pratique l’écriture depuis son plus jeune âge. Après des études de danse à Toronto, elle publie Dernière nuit à Montréal, unanimement salué par la critique. La parution de Station Eleven, best-seller international traduit en 33 langues et finaliste du National Book Award, l’installe comme une des auteures majeures de sa génération. Elle vit à Brooklyn.


littérature rouergue noir

Quarantaine Peter May Traduit de l’anglais par Ariane Bataille

En librairie le 10 mars 2021 14 x 20,5 - 320 pages - 22 e environ ISBN : 978-2-8126-2157-4

rayon / Littérature policière, roman noir mots clés / Adoption - Asie - Maladie Peur - Danger - Polars - Londres

Qui aurait pu imaginer une chose pareille ? Le domaine centenaire d’Archbishop’s Park, en plein cœur de Londres, défoncé au bulldozer pour y bâtir de toute urgence un hôpital. Alors qu’une épidémie sans merci a séparé la capitale britannique du reste du monde, alors que le Premier ministre lui-même vient de mourir, un ouvrier découvre sur le chantier ce qu’il reste du corps d’un enfant. Des ossements qui ne datent pas du temps des archevêques. MacNeil, l’homme qui a décidé de quitter la police, qui vit ses dernières heures dans la peau d’un flic, est envoyé sur les lieux. C’est lui, le policier désabusé, qui va devoir remonter la piste d’une machination abominable, dans une ville en butte aux pillages et où les soldats en patrouille font la loi. Et alors qu’il apprend que son fils unique, Sean, est contaminé à son tour, n’ayant qu’une chance infime d’en réchapper. Lorsqu’il a écrit ce roman en 2005, Peter May était loin de penser qu’un jour la réalité se rapprocherait autant de la fiction. Publié quinze ans plus tard en Grande-Bretagne, en plein confinement, Quarantaine a fait l’événement. C’est aussi, tout simplement, un roman policier qu’on ne peut pas lâcher.

Peter May Écrivain écossais, Peter May habite depuis une dizaine d’années dans le Lot. Il a d’abord été journaliste avant de devenir l’un des plus brillants et prolifiques scénaristes de la télévision écossaise. Il y a quelques années, Peter May a décidé de quitter le monde de la télévision pour se consacrer à l’écriture de ses romans. Le Rouergue a publié sa série chinoise avant d’éditer la trilogie écossaise (parue d’abord dans sa traduction française avant d’être publiée, avec un immense succès, en anglais). En 2020 il a publié Rendez-vous à Gibraltar.

points forts • Écrit en 2005 et refusé à l’époque par les éditeurs britanniques qui jugeaient la description de la pandémie invraisemblable, le roman a été publié en avril 2020 en GrandeBretagne où il a rencontré un succès foudroyant. • Plus de 110 000 exemplaires ont été vendus en Grande-Bretagne entre avril et octobre 2020. Dix-huit traductions sont en cours. • Ventes grand format récentes Les Disparus du phare (2016) : 35.462 ex. Je te protégerai (2018) : 25.112 exemplaires Rendez-vous à Gibraltar (2020) : 22.000 ex. (au 19-10-2020) • Peter May a reversé les sommes touchées pour ce roman au personnel médical luttant contre la Covid-19 ainsi qu’aux familles des victimes.


actes noirs

ADRIAN McKINTY Ne me cherche pas demain

UNE NOUVELLE ENQUÊTE DE L’IRRÉSISTIBLE SEAN DUFFY

Roman traduit de l’anglais (Irlande du Nord) par Laure Manceau

D. R.

En plein conflit nord-irlandais, un flic catholique est chargé de traquer un expert en explosifs de l’ira.

ROMAN 13,5 × 21,5 CM 384 PAGES MISE EN VENTE  3 MARS 2021

Carrickfergus, près de Belfast, septembre 1983, en plein conflit nord-irlandais. L’inspecteur Sean Duffy, l’un des rares catholiques au sein du ruc, la police royale d’Ulster, est radié sur la base de fausses accusations. Au même moment, Dermot McCann, un habile poseur de bombes et ancien camarade de classe de Duffy, s’évade de prison et devient la cible principale des services de renseignement britanniques. Le mi5 extirpe Duffy de sa retraite alcoolisée afin que ce dernier les aide à traquer McCann. Mais pour obtenir des informations sur la cachette du fugitif, l’ex-inspecteur doit d’abord résoudre un meurtre en chambre close. Sa quête va finalement le conduire à Brighton où se trame une tentative d’assassinat sur le Premier Ministre Britannique, Margaret Thatcher.

978-2-330-14860-7

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“Avec son détournement humoristique des dures réalités de Belfast des années 1980 couplé à un mystère en chambre close merveilleusement construit, McKinty a produit une œuvre tout à fait extraordinaire. La frontière est mince entre critique sociale et mystère envoûtant : rare sont les auteurs – de polar comme de littérature blanche – qui maîtrisent les deux.” Ned Kelly Award “Brillantissime auteur irlandais ! À rapprocher de Ken Bruen ou John Connolly. Un vrai bonus pour notre catalogue.” Marc Dalby

À NOTER u Prix Barry pour À l’automne, je serai peut-être mort en 2014 ; pour Rain Dogs en 2017 ; pour La Chaîne en 2020 u Prix Ned Kelly pour Ne me cherche pas demain en 2014 ; pour Police at the Station and They Don’t Look Friendly en 2017 ; pour La Chaîne en 2020 u Prix Edgar-Allan-Poe 2017 pour Rain Dogs u Prix Theakston’s Old Peculier, Prix International Thriller Writers Award, Prix Macavity pour La Chaîne en 2020

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actes noirs L’AUTEUR

Né en 1968 à Belfast, en Irlande du Nord, Adrian McKinty est un écrivain irlandais, auteur de romans policiers et de littérature jeunesse. Récompensé par des dizaines de prix littéraires prestigieux tel que le Prix Ned Kelly et le Prix Edgar-Allan-Poe, son œuvre compte une vingtaine de livres. En France sont déjà parus la trilogie “Michael Forsythe” , À l’automne, je serai peut-être mort (Pygmalion, 2003, Folio, 2007), Le Fils de la Mort (Gallimard, 2008), Retour de flammes, (Gallimard, 2009) et les deux premiers tomes de la série “Sean Duffy”, Une terre si froide (Stock, 2013), Dans la rue j’entends les sirènes (Stock, 2013) ainsi que le stand-alone, La Chaîne (Mazarine, 2020).

Ne me cherche pas demain Nous sommes à Carrickfergus près de Belfast dans les années 1980, l’ère Thatcher, en plein conflit nord-­ irlandais. Sean Duffy, inspecteur du ruc, la police royale d’Ulster, est un catholique marginalisé dans un monde protestant, porté sur le whisky, qui ne rechigne pas, au passage, à consommer des substances moins licites. Passablement désabusé par les émeutes en série, la conspiration politisée de sa hiérarchie et l’assassinat méthodique de policiers dans une province scindée par la frontière irlandaise, il se contente de vérifier systématiquement sous sa voiture pour détecter une bombe éventuelle avant de se mettre au volant, comme on vérifie mécaniquement sa coiffure dans le miroir avant de quitter la maison. Récemment rétrogradé – officiellement pour avoir enfreint les règles, en réalité pour avoir royalement emmerdé le fbi –, Duffy passe le plus clair de son temps dans un état “végétatif ” sur sa console Atari 5200 dans un nuage de cannabis. Lorsque trente-huit détenus s’évadent de la tristement célèbre prison de Maze – l’un des pénitenciers les plus infaillibles d’Europe –, Duffy ne va pas tarder à être tiré de sa torpeur. Parmi les fugitifs : Dermot McCann, ancien camarade de classe de Duffy devenu une grosse pointure au sein de l’ira. Sa spécialité : les

explosifs. L’ex-inspecteur est occupé à s’anesthésier à coup de Vodka Gimlets, Black Bush Irish Coffee et Velvet Underground lorsque le mi5 débarque pour lui proposer un deal : retrouver McCann et récupérer son ancien poste au passage. Au cours de ses recherches, Duffy tombe sur une femme qui détient peut-être la clé pour localiser le fugitif. De son côté, celle-ci cherche à comprendre la mort tragique de sa fille, décédée quatre ans plus tôt dans un pub fermé à clé de l’intérieur. Si l’inspecteur arrive à résoudre le mystère de la chambre close, la femme s’engage à lui révéler la cachette de McCann. Mais l’heure tourne, la conférence du Parti conservateur à Brighton où Mrs. Thatcher doit tenir le discours d’ouverture, approche. Et en ces temps de Troubles, tous les chemins semblent mener à Brighton. Ce troisième volet – complètement indépendant – de la série Sean Duffy, est une merveille du genre. Écrit à la première personne du singulier, le récit est constitué du compte rendu “enivrant” et des réflexions brutes de décoffrage du succulent inspecteur. Un humour noir mordant, une répartie cinglante, un esprit mélancolique et une bonne dose d’autodérision font de lui un compagnon de route irrésistible. Outre l’immersion dans un contexte historique et politique passionnant, Ne me cherche pas demain est un thriller magistral.

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actes noirs

MADS PEDER NORDBO Angoisse glaciale

UN ARCTIC NOIR QUI NE VOUS FERA PAS TREMBLER QUE DE FROID

© Ivan Riordan Boll

Roman traduit du danois par Terje Sinding

THRILLER 13,5 × 21,5 CM 336 PAGES MISE EN VENTE  3 MARS 2021 978-2-330-14852-2

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La jeune Inuite Tupaarnaq est de retour à Nuuk pour aider son ami Matthew Cave à retrouver sa demi-sœur Arnaq, qui a disparu pendant un week-end entre amis. Quand la mère d’Arnaq reçoit un appel de sa fille terrifiée et épuisée, il apparaît qu’un horrible crime est sur le point de se produire. Matthew réalise quant à lui qu’il fait partie d’un jeu de pouvoir dans lequel Arnaq et son père, qu’il n’a pas vu depuis vingt-quatre ans, jouent un rôle prépondérant. Son père, Tom, vit caché depuis qu’il est soupçonné d’un double meurtre commis quand il était soldat sur une base militaire et dans le cadre d’une expérience secrète qui aurait mal tourné. Alors que la pression de la police groenlandaise et de l’armée américaine se fait sentir, Matthew tente de comprendre si son père est effectivement un criminel tout en essayant de retrouver sa demi-sœur Arnaq. Dans le même temps, il s’interroge sur Tupaarnaq : est-elle vraiment la personne qu’il croit connaître ?

“Sur fond d’intrigue efficace et haletante, l’auteur interroge des thématiques lourdes comme l’alcoolisme ou la pédophilie. Au milieu de ces sujets sensibles, les personnages sont attachants et nous donnent bien envie de les retrouver dans une autre aventure.” Page des Libraires

L'AUTEUR DU MÊME AUTEUR

Né en 1970, Mads Peder Nordbo est danois, mais il a vécu au Groenland pendant de nombreuses années, travaillant notamment pour la mairie de Nuuk. Diplômé en lettres, communication et philosophie, il est l’auteur de trois romans. Publiée en janvier 2020 chez Actes Sud, La Fille sans peau a inauguré une trilogie qui se poursuit aujourd’hui avec Angoisse glaciale.

À NOTER u Angoisse glaciale est la suite, indépendante, de La Fille sans peau u Trilogie vendue dans plus d’une quinzaine de pays


POINTS FORTS

Anne Hillerman

LA LONGUE MARCHE DES NAVAJOS Sur la piste d’une robe sacrée de la Nation navajo, le célèbre trio d’enquêteurs de la Police tribale se trouve confronté à l’Histoire… et à des crimes bien contemporains.

LE LIVRE

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Pierre Bondil

3 mars 2021 15.5 × 22.5 cm 300 pages 22,00 € ISBN : 978-2-7436-5234-0

Sur le marché aux puces traditionnel, l’agent Bernadette Manuelito est confrontée à une curieuse histoire d’objets apparemment volés, revendus par un recéleur. Mais les choses se compliquent quand elle tombe sur un cadavre. Parallèlement, son ancien chef, aujourd’hui à la retraite, le Légendaire Lieutenant Leaphorn, est contacté par Mrs Pinto, la conservatrice du musée des traditions Navajo. Elle a reçu un colis émanant d’un mystérieux donateur, accompagné de la liste des objets donnés au musée. Or une

robe sacrée, une « biil » ainsi qu’un bracelet manquent à l’appel. La seule personne à avoir manipulé le colis est Tiffany, l’assistante de la conservatrice, qui jure qu’elle n’a pas vu les objets manquants. Mais peu après, Tiffany meurt dans d’étranges circonstances. Leaphorn, Chee et Manuelito ne savent pas que ces diverses affaires vont aussi bouleverser leur vie.

L’AUTEUR

uu Retour des personnages de la saga emblématique de Tony Hillerman (qui fera parallèlement l’objet d’une édition numérique) uu Un voyage ethnologique dans la civilisation et l’histoire Navajo. uu Un roman qui mêle le réalisme et le mythe. uu Des personnages décrits avec beaucoup de finesse et de vraisemblance, confrontés au dilemme de la double culture. uu Une auteure récompensée par les Western Writers of America et présente à plusieurs reprises sur la liste des best-sellers du New York Times uu Un roman dans l’air du temps (parution de Justice indienne chez Gallmeister en janvier 2021), question des minorités toujours brûlante aux Etats-Unis.

ACTUALITÉ uu Auteure invitée à Quais du polar (sous réserve de la tenue de l’édition 2021 et de la venue des auteurs américains.)

QUELQUES CHIFFRES uu 10 700 exemplaires vendus de La Fille de Femme-Araignée uu 7500 exemplaires de Le Rocher avec des ailes

ÉGALEMENT Après avoir été journaliste et publié des ouvrages de photos et de voyage consacrés à l’Ouest américain, Anne Hillerman décide de poursuivre l’œuvre de son père Tony, en une sorte de dialogue post-mortem. C’est ainsi qu’elle publie La Fille de Femme-Araignée, Le Rocher avec des ailes et plusieurs autres aventures des personnages emblématiques de son père. Elle vit à Santa Fe.


ACTES SUD

ALBERT SÁNCHEZ PIÑOL Fungus Le roi des Pyrénées

D. R.

Roman traduit du catalan par Marianne Millon

ROMAN 14,5 × 24 CM 400 PAGES MISE EN VENTE  3 MARS 2021 978-2-330-14922-2

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Le roman tant attendu d’Albert Sánchez Piñol fait pénétrer le lecteur dans un monde inédit où se mêlent fantaisie et révolution. 1888. Ric-Ric est un pauvre diable, un anarchiste dépenaillé qui ne trouve sa place que dans une grotte perdue des Pyrénées catalanes. Sur ce territoire sillonné par les contrebandiers et les malfaiteurs, il découvre par hasard une variété de champignons ignorée de la civilisation : les fungus, gigantesques champignons anthropomorphes auxquels il donne vie accidentellement. Émerveillé par leurs extraordinaires capacités et leur sens de la communauté, Ric-Ric voit en eux l’arme définitive qui va lui permettre de concrétiser ses désirs : conquérir la belle Mailís, femme fatale malgré elle, instaurer une société anarchiste où règnerait une véritable fraternité et se venger de ceux qui l’ont traité cruellement, des gardes civils à l’aubergiste local qui se comporte en seigneur et maître des lieux. À la tête des fungus, Ric-Ric réussit à constituer une armée invincible afin d’affronter, lors de batailles épiques et grâce à une singulière stratégie militaire, les troupes françaises et espagnoles. “Un western hivernal du xixe siècle dans les Pyrénées.” Telle est la définition par l’auteur lui-même de Fungus, un roman dans lequel il renoue avec le fantastique. Mais, par-delà le genre littéraire, Sánchez Piñol se sert du monstre, de la monstruosité et des relations avec les monstres pour nous parler d’un sujet universel et toujours d’actualité : le Pouvoir, car “Le mal n’existe pas, c’est le Pouvoir, qui existe.”

“Sánchez Piñol avance à pas de géant vers le piédestal des écrivains catalans les plus lus de tous les temps.” El Periódico

L’AUTEUR Né à Barcelone en 1965, Albert Sánchez Piñol est anthropologue de formation. Son œuvre, publiée en France par Actes Sud, lui a valu un large succès international.

À NOTER u La Peau froide (2004) : 28 300 ex. (GF + Babel) u Pandore au Congo (2007) : 14 400 ex. (GF + Babel) u Victus (2013) : 9 400 ex. (GF + Babel)


Gunnar Staalesen

UNE NOUVELLE ENQUÊTE DU PREMIER DÉTECTIVE PRIVÉ NORVÉGIEN

GRANDE SŒUR Le détective Varg Veum reçoit une visite inattendue à son bureau, celle d’une inconnue qui se présente comme sa demi-sœur. Elle a une mission pour lui. Sa filleule, une jeune étudiante de dix-neuf ans, a disparu depuis deux semaines et la police ne prend pas l’affaire au sérieux. Se lançant dans l’enquête, Veum se retrouve rapidement confronté à un club de motards extrêmement violents et à une affaire jamais résolue : un viol particulièrement atroce perpétré plus de trente ans plus tôt. Depuis, la victime a passé sa vie internée dans un hôpital psychiatrique, murée dans le silence. Apparemment, personne ne semble apprécier que le privé fouille dans cette vieille histoire… Tout le monde lui met des bâtons dans les roues, chacun paraissant vouloir cacher des secrets familiaux jusque-là bien gardés. Comment expliquer qu’aucune plainte n’ait été déposée à l’époque du viol ? Et quel rapport peut-il bien y avoir entre cette affaire et la disparition de la jeune fille tant d’années après ? Pour le détective norvégien, la rencontre avec sa grande sœur va faire ressurgir des choses insoupçonnées de son passé, dont certaines qu’il aurait préféré ignorer. Mais surtout, il est encore loin de se douter des dangers qui l’attendent. Il aurait peut-être dû écouter ce qu’on n’avait de cesse de lui répéter – privé ou pas, certaines choses ne le regardent pas.

ROMAN POLICIER 14 × 20  CM 340 PAGES PRIX PRÉVISIONNEL 22 € MISE EN VENTE 3 MARS 2021 978-2-330-14944-4

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“[...] Grande sœur est un roman exceptionnel. Non seulement il est bien écrit, mais il est philosophique, captivant, divertissant, sans jamais relâcher la tension et… quelle chute.”

Berlingske Tidende

“[...] un polar parmi les meilleurs de la série Varg Veum.”

Aftenposten

L’AUTEUR

D. R.

Roman policier traduit du norvégien par Alex Fouillet

À NOTER • The Petrona Award 2017 pour le meilleur polar scandinave traduit • Lauréat du diplôme honorifique “Grand Master” 2015 décerné par l’Académie Suédoise du Polar • Prix d’honneur 2012 pour Varg Veum décerné par le Club Riverton • 17e volet de la série Varg Veum

Né à Bergen en 1947, Gunnar Staalesen est un écrivain et dramaturge norvégien. Avec sa trilogie Le Roman de Bergen, il dédie à sa ville natale une grande fresque sociale et policière couvrant tout le xxe siècle. Staalesen est surtout connu pour être l’auteur du premier détective privé norvégien, Varg Veum, dont les problèmes existentiels, ses conflits avec les femmes et son faible pour l’alcool sont l’occasion d’explorer, non sans cynisme, les plaies et les vices de la société. Adaptées à la télévision et au cinéma, ses œuvres, traduites dans une vingtaine de langues, ont été récompensées par de nombreux prix littéraires prestigieux, dont le “Grand Master” 2015 décerné par l’Académie Suédoise du Polar. 1 / 1


BABEL

noir

LOTTE ET SØREN HAMMER La Fille dans le marais de Satan

DANS LE CADRE DE L’OPÉRATION BABEL NOIR !

Roman traduit du danois par Frédéric Fourreau Le cadavre d’une jeune prostituée africaine est retrouvé au fond d’un marais perdu dans la campagne de Hillerød, au nord de Copenhague. Son corps est dans un état de décomposition avancée, sa mort remonte à plus de six mois. Pourtant, personne n’a signalé la disparition. Le bloc de pierre auquel le corps est attaché exclut l’hypothèse d’une mort accidentelle, mais l’absence de preuves complique considérablement les investigations de la police locale… Le cynisme glacial et le mépris de la vie humaine sont au rendez-vous dans ce quatrième volet, tant attendu, des enquêtes de l’imperturbable inspecteur Konrad Simonsen.

“Les amateurs du genre apprécieront cette intrigue prenante et bien menée, riche en coups de théâtre, ainsi que ses personnages complexes (aussi bien du côté des enquêteurs que des suspects), le tout mâtiné d’une description au vitriol des bas-fonds du royaume danois.” Page des libraires

À NOTER ROMAN BABEL NOIR N° 250 11 × 17,6 CM 464 PAGES ENV. MISE EN VENTE 3 MARS 2021 978-2-330-14675-7

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u La Fille dans le marais de Satan : 10 000 ex. en édition courante u Morte la bête : 65 000 ex. (AS + Babel noir) u Le Prix à payer : 37 000 ex. (AS + Babel noir) u Le Cercle des cœurs solitaires : 30 000 ex. (AS + Babel noir)

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La Fille dans le marais de Satan

L’AUTEUR

Lotte et Søren Hammer sont frère et sœur. Après Morte la bête (2011), Le Prix à payer (2012) et Le Cercle des cœurs solitaires (2013), tous parus chez Actes Sud, La Fille dans le marais de Satan (2018) est le quatrième volet des enquêtes de Konrad Simonsen et de son équipe. EXTRAITS DE PRESSE “Un roman sans concession sous forme de rédemption.”

24 Heures “Un classique du policier nordique, solide et sérieux, parsemé de références malicieuses…”

Notes bibliographiques

Le cadavre d’une jeune prostituée africaine est retrouvé dans un marais au nom funeste perdu en pleine campagne. Le corps est dans un état de décomposition avancée, la mort remonte à plus de six mois. Pourtant, personne n’a signalé la disparition. Le bloc de pierre auquel la dépouille est attachée exclut l’hypothèse d’un accident, mais l’absence d’indices complique considérablement les investigations. Après une bourde très médiatisée de la police locale, l’affaire se retrouve sur le bureau du chef de la brigade criminelle de Copenhague,

l’inspecteur Simonsen. Tous les moyens sont alors donnés aux membres de son équipe pour élucider l’affaire, et une piste va les mener sur la voie d’un empire basé sur le trafic de la misère des femmes. Mais ils vont aussi se heurter aux portes fermées et aux secrets bien gardés d’une élite prête à tout pour dissimuler sa compromission. Le cynisme glacial et le mépris de la vie humaine de ce quatrième volet des enquêtes de l’imperturbable Konrad Simonsen passent au vitriol les recoins sombres de la société danoise.

“Palpitant… écrit avec engagement et une indignation sincère.”

Ekstra Bladet (presse danoise)

BABEL NOIR, UNE COLLECTION DE LIVRES DE POCHE

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BABEL

noir

VÍCTOR DEL ÁRBOL Par-delà la pluie

DANS LE CADRE DE L’OPÉRATION BABEL NOIR !

Roman traduit de l’espagnol par Claude Bleton Miguel et Elena se rencontrent dans une résidence séniors à Tarifa. À court de temps, ils décident de s’épauler pour solder leurs comptes avec la vie et se jettent sur la route au volant d’une flamboyante Datsun de 1967. Direction Madrid, Barcelone et Malmö, en quête des vérités qui blessent et d’un amour qui tue.

“Comme à son habitude, Víctor del Árbol fait des allers-retours entre les lieux, les personnages, tricote les enjeux, dresse des ponts entre hier et aujourd’hui, entre les deuils et les victoires personnelles. Parfois sinueux, mais toujours poétique, il dessine une histoire où le temps donne son sens à l’amour. Un roman moins procédural que les précédents, mais plus noir et plus psychologique. Sur l’inaccompli, la vieillesse et, aussi, le goût de la liberté et des voyages.” Hubert Artus, Lire

ROMAN BABEL NOIR N° 249 11 × 17,6 CM 528 PAGES ENV. MISE EN VENTE 3 MARS 2021 978-2-330-14677-1

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À NOTER u Par-delà la pluie : 13 000 ex. en édition courante u La Tristesse du Samouraï : 130 000 ex. (AS + Babel) u Toutes les vagues de l’océan : 85 000 ex. (AS + Babel) u La Veille de presque tout : 32 000 ex. (AS + Babel)

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Par-delà la pluie

L’AUTEUR

Víctor del Árbol est né à Barcelone en 1968. Après des études d’histoire, il travaille dans les services de police de la communauté autonome de Catalogne. Ses romans sont publiés en France par Actes Sud. EXTRAITS DE PRESSE “Le Barcelonais Víctor del Árbol écrit des romans noirs qui ne ressemblent à aucun autre. Des livres baroques et flamboyants, peuplés de personnages riches et complexes, généralement abîmés par la vie et dont les destins finissent invariablement par se percuter. C’est le cas de ce Par-delà la pluie, tout en clair-obscur, magnifiquement écrit, saisissante (et inoubliable !) réflexion sur la vieillesse et la vie.”

Les murailles de Tarifa abritent la dernière résidence de deux septuagénaires que rien ne destinait à se rencontrer. Ancien directeur d’une succursale de banque, Miguel est aussi mesuré et prévisible qu’Helena est impulsive et extravagante. La disparition tragique d’un pensionnaire les décide à solder leurs comptes avec la vie : ils se lancent sur les routes au volant d’une flamboyante Datsun de 1967 ; cap sur Barcelone, Madrid et Malmö. Miguel veut sauver sa fille des griffes d’un pervers narcissique et retrouver un troublant

amour de jeunesse. Helena, elle, aimerait revoir son fils, et reconstruire le champ de ruines que fut sa vie après la disparition de son père et le suicide de sa mère lorsqu’elle était enfant. Chacun va alors être le miroir de l’autre dans sa quête de vérité pour pouvoir refermer les blessures du passé et trouver enfin la paix de l’âme. Et si, au cours de ce saisissant road movie, on traverse les contrées arides de la maladie, de la prostitution ou du grand âge, on en sort convaincu que vivre est le plus beau des voyages.

Philippe Blanchet, Le Figaro Magazine “Víctor del Árbol est le plus grand auteur de roman policier espagnol. Il revient avec cette bouleversante tragédie aux nombreux coups du sort qui va vous laisser sans voix. Un roman machiavélique !”

Stanislas Rigot, Télématin (France 2) “Magnifique.”

François Barrère, Midi libre

BABEL NOIR, UNE COLLECTION DE LIVRES DE POCHE

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BABEL

noir

GREG ILES L’Arbre aux Morts

DANS LE CADRE DE L’OPÉRATION BABEL NOIR !

Roman traduit de l’anglais (États-Unis) par Aurélie Tronchet L’ancien procureur Penn Cage et sa fiancée, la journaliste Caitlin Masters ont failli périr sous la main du riche homme d’affaires Brody Royal et de ses Aigles bicéphales, une branche radicale du Ku Klux Klan liée à certains des hommes les plus puissants du Mississippi. Mais la véritable tête des Aigles est un homme bien plus redoutable encore : le chef du Bureau des enquêtes criminelles de la police d’État de Louisiane, Forrest Knox. Pour sauver son père, le Dr Tom Cage, Penn devra pactiser avec ce diable de Knox ou le détruire, tandis que Caitlin lève le voile sur des meurtres non résolus datant de l’époque des droits civiques qui pourraient ne pas être sans lien avec les événements d’un certain 22 novembre 1963 à Dallas.

“Intelligence politique, art du conte, plongée dans l’histoire récente des États-Unis : Greg Iles nous prend par la main et ne nous lâche plus, racontant sans effets de manche inutiles l’horreur raciste et la gangrène qu’elle répand. On attend d’ores et déjà avec impatience l’épilogue de cette plongée glaçante dans les démons de l’Amérique.” Hubert Prolongeau, Télérama ROMAN BABEL NOIR N° 248 11 × 17,6 CM 1072 PAGES ENV. MISE EN VENTE 3 MARS 2021 978-2-330-14317-6

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À NOTER u L’Arbre aux Morts : 8 000 ex. en édition courante u Brasier noir : 25 000 ex. (AS + Babel)

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L’Arbre aux Morts

L’AUTEUR

Greg Iles est né en 1960 à Stuttgart, en Allemagne. Il connaît le succès dès son premier roman et enchaîne les livres jusqu’à l’accident de voiture en 2011 qui manque de lui coûter la vie. C’est là qu’il s’attelle à cette trilogie magistrale entamée avec Brasier noir et dont L’Arbre aux Morts est le deuxième volume. EXTRAITS DE PRESSE “C’est dense, c’est touffu, c’est musclé, c’est addictif, c’est érudit, l’Histoire se mêle à la fiction, vous rencontrez de véritables gens mauvais, et vous ressortez complètement essoré à la fin.”

L’ancien procureur et maire de Natchez, Penn Cage, et sa fiancée, la journaliste Caitlin Masters, ont bien failli périr sous la main du riche homme d’affaires Brody Royal et de ses Aigles Bicéphales, une branche radicale du Ku Klux Klan liée à certains des hommes les plus puissants du Mississippi. Et le couple est loin d’être tiré d’affaires. Pour sauver son père, le Dr Tom Cage – qui fuit une accusation de meurtre et des flics corrompus bien décidés à l’abattre –, Penn n’a que deux

solutions : pactiser avec le diable, Forrest Knox, qui tire les ficelles de l’organisation terroriste, ou l’abattre. À moins que la découverte faite par Caitlin d’un lieu terrifiant vieux de plus de deux siècles, utilisé par le Klan et surnommé l’Arbre aux Morts, n’ait de quoi faire tomber les Aigles Bicéphales. Dans ce deuxième volet, Greg Iles continue d’explorer l’âme torturée de l’Amérique en livrant un homme de justice et ses proches aux pages les plus sombres de l’histoire contemporaine.

Christophe Dupuis, La Tête en Noir “Dans ce deuxième volet d’une trilogie qui s’annonce comme une œuvre majeure, Greg Iles déconstruit, à la façon de James Ellroy, l’histoire de cette Amérique pétrie de Bible et de frustration, et rouvre le dossier Kennedy. Pas juste pour interroger les indices d’un crime politique, mais aussi pour purger la mangrove de ce mal absolu, dissimulé sous les plis du drapeau confédéré.”

Lionel Germain, Sud-Ouest “Il y a des flics corrompus, des cadavres disparus depuis le temps des droits civiques, des rescapés des guerres de Corée et du Vietnam. Et puis le fbi, jek, mlk, rfk, les fantômes des esclaves. Des petites gens. La grande histoire. Du suspense. De l’atroce. Du racisme. De l’amour. De la vie. Et c’est formidable.”

François Barrère, Midi Libre

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CARMEN MOLA La Fiancée gitane

OPÉRATION BABEL NOIR

Roman traduit de l’espagnol par Anne Proenza Une jeune gitane disparaît après l’enterrement de sa vie de jeune fille. On retrouve le cadavre deux jours plus tard. Elle a été torturée selon un procédé aussi macabre qu’insolite. Sa sœur Lara a connu le même sort quelques années plus tôt mais son assassin est sous les verrous. Si ce dernier n’a pas fait d’émules, la police a arrêté un innocent. L’enquête est confiée à l’inspectrice Blanco, née sous la plume d’un auteur mystérieux qualifié par El País d’Elena Ferrante espagnole.

“Mêlant magistralement thriller et étude de mœurs, La Fiancée gitane se conforme aux règles de ces deux genres littéraires, mais pour mieux en faire ressortir leur part d’ombre. Reste que le personnage le plus important, car omniprésent dans le roman, est peut-être Madrid, une ville dont la magnifique architecture recouvre d’atroces tragédies. Quant à la fin de l’histoire, glaçante, elle laisse présager une suite tant la personnalité troublée, et troublante, d’Elena est attachante. Et renvoie le lecteur à ses propres démons.” Arnaud de Montjoye, Témoignage chrétien ROMAN BABEL NOIR N° 251 11 × 17,6 CM 368 PAGES ENV. MISE EN VENTE 3 MARS 2021 978-2-330-14770-9

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À NOTER u Parution en avril 2021 de la suite des enquêtes de l’inspectrice Blanco, Le Réseau pourpre u La Fiancée gitane : 3 000 ex. en édition courante u Plus de 100 000 ex. vendus en Espagne

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La Fiancée gitane

L’AUTEUR

Carmen Mola est le pseudonyme d’une Madrilène qui publierait son premier roman, La Fiancée gitane, à quarante-cinq ans, serait mariée et mère de trois enfants. L’auteur semble connaître Madrid comme sa poche, mais pour le reste rien n’est moins sûr… EXTRAITS DE PRESSE “Un thriller très addictif. Les retournements de situation sont nombreux et les cinquante dernières pages sont une pure folie. Lorsque vous refermerez ce thriller, vous comprendrez sa force. Et vous direz : « P***** ! »”

Le Cygne noir “Dans la lignée d’écrivains comme Víctor del Árbol ou Pierre Lemaître, l’auteure madrilène qui écrit sous pseudonyme, tout comme l’Italienne Elena Ferrante, nous livre avec son premier roman un thriller puissant qui se lit d’un trait et dont le finale vous coupera le souffle. Addictif !”

Quand elle rentre à l’aube, fourbue, éméchée, et dévastée par la tristesse de la chair assouvie furtivement avec des inconnus, l’enquêtrice Elena Blanco a un rituel : examiner pendant des heures les images d’une caméra de surveillance placée devant son immeuble. Qui craint-elle de voir ? Ou, plutôt, qui plus que tout au monde voudrait-elle voir ? Mais pour l’heure, il lui faut éloigner ses démons et se pencher sur un cas bien étrange : le meurtre d’une gitane disparue après l’enterrement de sa vie de jeune fille. La mise à mort, d’un sadisme

avéré, n’est pas sans rappeler un crime survenu sept ans plus tôt, et dont la victime n’est autre que Lara, la sœur de la gitane, qui s’apprêtait elle aussi à épouser un gadjo. Pourtant, l’assassin est déjà sous les verrous. De fausses pistes en indices délusoires, dans une Madrid chargée d’histoires, l’auteur déplie une intrigue horrifique avec une exemplaire économie d’effets ; et porte sur les fonts baptismaux un nouveau personnage, hanté par un drame irrésolu, mais promis à un bien bel avenir.

Que Tal Paris ?

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noir

INDREK HARGLA Le Démon de Gotland

OPÉRATION BABEL NOIR

Melchior l’Apothicaire, livre 6

Roman traduit de l’estonien par Jean Pascal Ollivry Lübeck, automne 1432. Un membre de la confrérie de Lewenhart surprend une conversation à la taverne. “L’apothicaire de Tallinn peut faire échouer ta mission sacrée. Il pourchasse les assassins, or ton devoir là-bas est de tuer, avec ruse et discrétion, comme seul sait le faire le démon de Gotland.” Prévenir Melchior, vite ! Mais l’hiver arrive, et coupe routes et communications. Lorsqu’au dégel le printemps reviendra, sera-t-il trop tard ?

“L’auteur, qui maîtrise à merveille toutes les ficelles du roman d’aventures, propose ici un roman historique aussi palpitant que documenté.” Laurent Vissière, Historia

ROMAN BABEL NOIR N° 252 11 × 17,6 CM 656 PAGES ENV. MISE EN VENTE 3 MARS 2021 978-2-330-14772-3

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À NOTER u Le sixième et dernier tome de la série Melchior l’Apothicaire u L’Énigme de Saint-Olav (tome 1) : 12 000 ex. (Gaïa + Babel) u La série Melchior l’Apothicaire, c’est 25 000 ex. en Babel

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Le Démon de Gotland

L’AUTEUR

Indrek Hargla est né en 1970 à Tallinn. Il a reçu le prix de la Fondation estonienne pour la culture et le prix Eduard-Vilde en 2012. Sa série de polars médiévaux consacrée à Melchior l’Apothicaire est publiée aux éditions Gaïa, et disponible en Babel noir. EXTRAITS DE PRESSE “Comme dans les tomes précédents, l’intrigue est toujours bien menée. Hargla nous décrit toujours très bien les us et coutumes de la ville de Tallinn à cette époque. Ce roman est un bon cru. (…) Et vivement le suivant.”

À l’automne 1432, dans une taverne de Lübeck, une conversation se murmure : “L’apothicaire de Tallinn peut faire échouer ta mission sacrée. Il pourchasse les assassins, or ton devoir là-bas est de tuer, avec ruse et discrétion, comme seul sait le faire le démon de Gotland.” Prévenir Melchior, vite ! Mais l’hiver arrive, coupant routes et communications.

Lorsqu’au dégel le printemps revient, Melchior est appelé au chevet d’un marchand qui lui confie un lourd secret, et un coffret de broches d’argent ciselées par un orfèvre estonien. Sur fond d’Inquisition, d’hérésie luthérienne, et de confréries secrètes, l’apothicaire aura-t-il le temps de mener à bien son enquête ?

Le blog de Dasola “Un nouveau polar médiéval alliant intrigue procédurale, ésotérisme et relecture des légendes estoniennes.”

Biblioteca magazine

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Alexandra Schwartzbrod Poche

LES LUMIÈRES DE TEL AVIV Un roman dystopique situé dans un Israël scindé par un mur séparant Tel Aviv et Jérusalem.

LE LIVRE Les ultrareligieux ont pris le pouvoir à Jérusalem pour former le Grand Israël. Les Résistants, composés de laïcs juifs et arabes, se sont regroupés à Tel-Aviv pour vivre selon les préceptes des premiers kibboutzim. Signe de la division, un nouveau mur a fait son apparition, entre Jérusalem et Tel-Aviv cette fois. Un mur surveillé par des robots tueurs fournis par la Russie, le parrain du Grand Israël. Ils sont six

Sélection «Rivages des Libraires»

17 mars 2021 11 × 17 cm 300 pages 9,00 € ISBN : 978-2-7436-5253-1

à devoir franchir cette frontière au péril de leur vie : Haïm, un ultra-orthodoxe en cavale ; Moussa et Malika, deux jeunes Palestiniens en exil ; Ana, la femme d’un religieux éprise de liberté ; Isaac, un conseiller du Premier ministre en proie au doute ; et Eli Bishara, un ex-commissaire de police à la recherche de son amour perdu. Tous n’y parviendront pas.

L’AUTEUR

POINTS FORTS uu Plus de 4 000 exemplaires en grand format uu Sélection « Rivages des libraires » uu Une auteure consacrée et médiatique, lauréate du Prix SNCF du polar et du Grand prix de littérature policière pour les deux premiers opus de ce cycle israélien uu Sortie en poche des deux premiers opus publiés chez Stock, mettant en scène le commissaire Elie Bishara et d’autres personnages récurrents de la trilogie uu Une écriture sensible, des personnages émouvants et une analyse politique impeccable uu Une presse unanime : « Formidable (…) un fabuleux roman noir. » Télérama ; « Haletant (…) prenant (…) visionnaire » ELLE ; « Le tableau d’un confinement idéologique et religieux des plus saisissants. » L’Express ; « Un roman bouleversant. » L’Humanité ; « Mazel Tov ! » Le Figaro littéraire ; « Dans la lignée de La Servante écarlate de Margaret Atwood. » Le Monde des livres ÉGALEMENT

Alexandra Schwartzbrod est romancière, critique, essayiste, spécialiste du Moyen Orient, rédactrice en chef adjointe de Libération connue pour ses éditos engagés, et lauréate du Prix SNCF du polar et du Grand prix de littérature policière pour les deux premiers tomes de ce cycle israélien.


Alexandra Schwartzbrod

ADIEU JERUSALEM Poche

La peste noire se répand à Jerusalem, les morts se chiffrent par milliers et un rumeur enfle : les juifs auraient empoisonné l’eau de la Mecque.

LE LIVRE

17 mars 2021 11 × 17 cm 408 pages 9,50 €

2017. Mounir est un modeste employé de l’Institut scientifique de Kazan, en Russie. La veille de son départ pour La Mecque, où il doit accomplir le Hadj, le grand pèlerinage, le site explose sous ses yeux dans une fumée de fin du monde. Dans l’avion, il est pris de convulsions et meurt peu après son arrivée. À son insu, il a introduit dans la ville sainte le plus terrible des fléaux qu’on croyait disparu depuis le Moyen-Âge. Persina Yersis. La peste noire. La bactérie se répand à une vitesse incontrôlable parmi les pèlerins. Les morts se chiffrent par milliers. Dans la panique, la rumeur enfle : les juifs ont empoisonné l’eau de la Mecque. Et cette rumeur franchit les frontières, jusqu’à Jérusalem où les Palestiniens puis les Arabes d’Israël lancent des actions de représailles contre les Juifs. Israël s’embrase, Jérusalem

tombe. Cette catastrophe bouleverse l’échiquier politique international et fera basculer dans son sillage des destins individuels : de l’Égyptien Youssef Chahid, médecin volontaire à l’hôpital de La Mecque, à l’Estonien Rein Laristel, tout juste élu secrétaire général de l’ONU ; de l’Américaine Susan Rice, secrétaire d’État des États-Unis confrontée au plus périlleux défi de sa carrière, au commissaire arabe israélien Eli Bishara en lutte contre le chaos ; jusqu’à la belle juive turque Ana Güler, déchirée entre Istanbul et Jérusalem. À travers eux, l’histoire s’incarne : de Kazan à La Mecque, de New-York à Tel Aviv, de Washington à Istanbul, de Catane à Dubaï. Leur monde, notre monde, ne sera plus jamais le même. Et si c’était vrai ?

L’AUTEUR

ISBN : 978-2-7436-5251-7

Alexandra Schwartzbrod est romancière, critique, essayiste, spécialiste du Moyen Orient, rédactrice en chef adjointe de Libération connue pour ses éditos engagés, et lauréate du Prix SNCF du polar et du Grand prix de littérature policière pour les deux premiers tomes de ce cycle israélien.

POINTS FORTS uu Reprise en poche du deuxième opus de la trilogie israélienne uu Grand Prix de littérature policière 2010 uu 13 000 exemplaires vendus chez Stock et Livre de poche (épuisé) uu Sortie en poche des Lumières de Tel Aviv et des deux premiers opus publiés chez Stock, mettant en scène le commissaire Elie Bishara et d’autres personnages récurrents de la trilogie

ÉGALEMENT


Alexandra Schwartzbrod Poche

BALAGAN

Un thriller explosif sur fond de deuxième Intifada, mettant en scène deux flics que tout oppose : un commissaire juif et un inspecteur arabe.

LE LIVRE 2000. Quelques mois après l’éclatement de la deuxième Intifada, deux attentats sanglants ravagent les toilettes du quartier juif puis celles du quartier arabe de la vieille ville de Jérusalem. L’affaire est confiée au commissaire Landau, un policier réputé pour son engagement sans failles contre le terrorisme. Accouru sur les lieux des drames, un autre policier va s’y intéresser, Eli Bishara, un inspecteur arabe israélien que tout oppose à Landau. Cantonné depuis l’Intifada dans les affaires de mœurs, Bishara recherche une

17 mars 2021 11 × 17 cm 256 pages 8,50 € ISBN : 978-2-7436-5231-9

Israélienne disparue dans la vallée du Jourdain mais son enquête le ramène aux attentats de la vieille ville. Des salles de jeux de Tel Aviv au marché bédouin de Beer Sheva dans le désert du Neguev, des filières de la mafia russe aux colons d’Hebron, de Ramallah à Bethléem, « Balagan » - mot russe qui veut dire « bordel » en hébreu - raconte la violence, l’intolérance et les problèmes d’identité qui secouent Israël et les territoires palestiniens. Jérusalem, ville où cœxistent Dieu et le Diable, en est l’héroïne principale.

POINTS FORTS uu Reprise en poche du premier opus de la trilogie israélienne uu Prix SNCF du polar 2003 uu 9 000 exemplaires vendus chez Stock et Livre de poche (épuisé) uu Sortie en poche des Lumières de Tel Aviv et des deux premiers opus publiés chez Stock, mettant en scène le commissaire Elie Bishara et d’autres personnages récurrents de la trilogie

ÉGALEMENT

L’AUTEUR Alexandra Schwartzbrod est romancière, critique, essayiste, spécialiste du Moyen Orient, rédactrice en chef adjointe de Libération connue pour ses éditos engagés, et lauréate du Prix SNCF du polar et du Grand prix de littérature policière pour les deux premiers tomes de ce cycle israélien.


Tobie Nathan Poche

SERIAL EATER Quand une main sectionnée fait remonter une juge d’instruction et un criminologue aux origines du mal.

POINTS FORTS

LE LIVRE Le mardi 11 septembre 2001, Abdelaziz Padoue, psychiatre parisien reçoit un étrange patient. Rapidement, les rôles sont inversés : c’est le patient qui conduit l’entretien. Le vendredi, une main de femme sectionnée est retrouvée sur l’autel d’une église. La juge Darmentières, jeune femme de 37 ans, est désignée pour instruire cette affaire

Série Millésimes Bandeau envisagé : Sarah Chiche

3 mars 2021 17 × 11 cm 352 pages 9.15 € ISBN : 978-2-7436-5242-5

hors du commun. Elle fait équipe avec un criminologue qui ne la laisse pas indifférente. Bientôt les cadavres se succèdent et, entre des collègues mal intentionnés, un fiancé jaloux et la pression des médias déchaînés, Béatrice-Belle Darmentières voit sa vie se transformer en un polar dont elle n’a pas l’impression de maîtriser le dénouement…

L’AUTEUR Tobie Nathan est né au Caire. Expulsée à la suite de la révolution égyptienne, sa famille — des Juifs du Levant — s’installe en France. Il soutient une thèse de doctorat sous la direction de Georges Devereux, le père de l’ethnopsychiatrie. Professeur de psychologie clinique et pathologique à Paris VIII, Tobie Nathan a aussi été conseiller culturel en Israël et à Conakry. Il a publié de nombreux romans et essais dont Ethno-roman (prix Femina Essai). Son premier ouvrage de fiction publié est l’inclassable roman noir Saraka Bô, suivi de Dieu-Dope, parus dans la collection Rivages/noir, comme tous ses polars.

uu Tobie Nathan est une star de la psychiatrie, invité régulier des médias et souvent présent sur les listes de prix. uu Un roman plus que jamais d’actualité qui éclaire l’alliance nouée depuis une vingtaine d’années entre la religion et le meurtre. uu Une héroïne ultra attachante prise dans les contradictions de la vie d’une femme moderne. uu Un thriller singulier qui est aussi une histoire d’amour et d’érotisme, qu’on ne lâche pas avant la fin. uu Un livre salué par la presse pour sa puissance narrative et sa singularité : uu « Pris aux tripes tout de suite. (…) Pris au cerveau également par ce ‘profileur’ prise de tête, séduisant puits de science… » Paris-Match uu « Le roman — c’est son étrangeté — ressemble à une passionnante conversation sur les origines du mal. » Le Figaro littéraire


RIVAGES/NOIR

EMILY ST. JOHN MANDEL

DERNIÈRE NUIT À MONTRÉAL Une jeune femme quitte son appartement new-yorkais pour ne pas revenir, elle semble avoir disparu de la surface de la terre. Enfant, elle avait déjà fui une première fois. Quel lourd secret se cache derrière cette errance ?

LE LIVRE

Traduit de l’anglais (EtatsUnis) par Gérard de Chergé

C’est l’histoire de Lilia, enlevée à 7 ans par son père, et de la longue cavale qui dura toute son adolescence. C’est l’histoire de Christopher, le détective engagé par la mère de Lilia pour la retrouver. C’est l’histoire de Michaela, la fille de Christopher, qui rêvait d’être funambule avant de finir dans une boite minable de Montréal. C’est enfin

l’histoire d’Eli, étudiant passionné par les langues, qui a hébergé Lilia à New York suffisamment longtemps pour tomber amoureux d’elle et partir à sa recherche lorsque, une fois de plus, elle s’enfuit. Michaela sait ce que Lilia a toujours ignoré : la raison de sa première fuite.

POINTS FORTS uu Une écriture sensible et poétique qui envoûte et bouleverse. uu Emily St. John Mandel revisite le roman noir psychologique de manière profondément originale. uu Un premier roman impressionnant de maîtrise narrative salué par la presse lors de sa parution : uu « Une oeuvre originale et bouleversante sur le thème de la perte et de ses répercussions. » (C. Ferniot, Télérama) uu « Une atmosphère de mélancolie et de déréliction qui vous gardera longtemps sous son emprise. » (F. Lestavel, Paris-Match)

QUELQUES CHIFFRES uu Plus de 35 000 exemplaires vendus de Station Eleven sur les deux formats.

ÉGALEMENT 3 mars 2021 15.5× 22.5 cm 300 pages 22.00 € ISBN : 978-2-7436-5262-3

L’AUTEUR Emily St John Mandel a grandi au Canada, en Colombie britannique, et pratique l’é́criture depuis son plus jeune âge. Aprè̀s des études de danse à Toronto, elle publie Dernière nuit à Montréal, unanimement salué par la critique. La parution de Station Eleven, best-seller international traduit en 33 langues et finaliste du National Book Award, l’installe comme une des auteures majeures de sa génération. Elle vit à Brooklyn.


LA GRANDE CONFUSION COMMENT L’EXTRÊME DROITE GAGNE LA BATAILLE DES IDÉES PHILIPPE CORCUFF collection « Petite Encyclopédie Critique»

Bombe ou boussole ?

Philippe Corcuff enseigne à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon. Parmi les intellectuels de gauche, il est l’une des voix les plus stimulantes et atypiques de notre époque. Il a d’ailleurs traversé la gauche dans un sens inverse à la plupart des membres de sa génération puisque, après avoir rejoint le Parti socialiste en 1976, il a glissé toujours plus à gauche, jusqu’à rejoindre la Fédération anarchiste en 2013. Ses recherches se situent au croisement de la sociologie et de la philosophie politique. Il a publié une vingtaine d’ouvrages et notamment chez Textuel : La gauche est-elle en état de mort cérébrale ? (2012), et Les années 30 reviennent et la gauche est dans le brouillard (2014).

Philippe Corcuff présente ici un vaste panorama des idées politiques en vogue dans la France contemporaine. À travers une cartographie précise et référencée des débats idéologiques actuels, il montre comment l’extrême droite parvient à imposer ses haines et ses obsessions au cœur du débat public. L’ultra conservatisme contemporain progresse nourri d’identitarisme au nom d’un « peuple nation » supposé homogène alors que la porosité croissante entre la gauche et la droite brouille davantage les pistes. D’Eric Zemmour à Frédéric Lordon en passant par Michel Onfray, Emmanuel Macron ou Jean-Luc Mélenchon, nul n’échappe à son regard acéré. Érosion du clivage gauche/ droite, crispations identitaires, essor du complotisme, retour en force du nationalisme jusque dans les rangs de la gauche, technocratisation de la politique, zemmourisation des grands médias, trollisation du débat public… quel mélange indigeste ! Contre les polarisations manichéennes, Philippe Corcuff propose une approche nuancée cherchant à redonner du souffle à une gauche d’émancipation devenue inaudible.

C’est avant tout une boussole que nous tend Corcuff : notre époque est traversée par des vents violents. Comment y voir plus clair dans le brouillard confusionniste ?

Un livre qui va sans nul doute faire le buzz par sa charge explosive et la liste des personnalités critiquées.

Un cri d’alarme salutaire pour la gauche qui est en train de se laisser ronger par les obsessions de la droite.

16 x 22 cm Broché 672 pages, 25 € 9782845978546

9 mars 2021 • Actualité • Idées • Société


PLAN MÉDIA

Presse écrite

Télé • • •

France 5, C à dire France 24 TV5 Monde

Radio • • • • •

Europe 1 : entretien avec Patrick Cohen France Culture, La Grande Table : entretien avec Olivia Gesbert France Inter, L’Heure Bleue : entretien avec Laure Adler France Inter, La Matinale du week-end : entretien avec Mathilde Khlat Sud Radio : entretien avec Patrick Roger

• • • • • • • • • • • • • • •

20 Minutes : entretien avec Emilie Petit AOC : entretien avec Sylvain Bourmeau Ebra : entretien avec Francis Brochet L’Humanité Society Le 1 Le Monde : entretien avec Jean Birnbaum Mediapart : entretien avec Joseph Confavreux Regards : entretien avec Pablo Pillaud-Vilien L’Obs : entretien avec Marie Lemonnier Libération : entretien avec Jonathan Bouchet-Petersen M Le Magazine : entretien avec Zineb Dryef Télérama : entretien avec Olivier Pascal-Mousselard Politis : article de Denis Sieffert Les Inrockuptibles : entretien avec Mathieu Dejean


BIOGRAPHIE Philippe Corcuff est né à Oran (Algérie) en 1960 dans une famille « pieds-noirs ». Politiquement, il a traversé la gauche dans un sens inverse à une grande partie des membres de sa génération et de la génération précédente : il a adhéré au Mouvement de la jeunesse socialiste en 1976 et au Parti socialiste en 1977 jusqu'en 1992. Il a rejoint le Mouvement des Citoyens, initié par Jean-Pierre Chevènement, en 19931994, puis les Verts en 1994-1997. Il a été membre de la Ligue communiste révolutionnaire de 1999 à 2009, puis du Nouveau parti anticapitaliste de 2009 à 2013. Depuis février 2013, il milite à la Fédération anarchiste. D’un point de vue universitaire, il a soutenu en 1991 une thèse de sociologie à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales sur le syndicalisme cheminot. Il est maître de conférences de science politique à l'Institut d'Etudes politiques de Lyon depuis octobre 1992. Marxiste dans ses années lycéennes et étudiantes, il est devenu « post-marxiste », puis progressivement libertaire, grâce notamment aux rencontres avec Pierre Bourdieu et Luc Boltanski. Au fil du temps, la philosophie politique est devenue, avec la sociologie, un de ses domaines principaux d'enseignement et de recherche. Au carrefour de l'activité intellectuelle et du militantisme, Philippe Corcuff : - a été un des initiateurs et le premier président du Club de réflexions sociales et politiques Maurice Merleau-Ponty en février 1995 ; - a été un des animateurs de la pétition de soutien aux grévistes lors du grand mouvement social de décembre 1995 (dite « pétition Bourdieu ») ; - a tenu une chronique dans Charlie Hebdo en 2001-2004 ; - a créé avec Daniel Bensaïd la revue ContreTemps en 2001 ;

- a été membre du Conseil scientifique de l’association altermondialiste Attac en 2002-2019 ; - est co-fondateur et enseignant bénévole à l’Université Populaire de Lyon depuis janvier 2005 ; - a réalisé avec Charb, de septembre 2005 à son assassinat djihadiste le 7 janvier 2015, une chronique irrégulière sur le polar sur le site lyonnais www.lezebre.info ; - et co-anime le séminaire de recherche militante et libertaire ETAPE (Explorations Théoriques Anarchistes Pragmatistes pour l’Emancipation) depuis juin 2013. Il est par ailleurs membre du syndicat SUD Education depuis 1996 et tient un blog sur Mediapart depuis avril 2008. Au cours des années, Philippe Corcuff a eu de l'admiration et/ou noué des relations amicales avec certaines des figures critiquées dans La grande confusion, comme Jean-Pierre Chevènement, Jean-Claude Michéa, ou Michel Onfray. Son livre est aussi une exploration critique des vicissitudes et des impensés de son propre parcours politique et intellectuel. Parmi une vingtaine d'ouvrages publiés, on compte notamment : La société de verre. Pour une éthique de la fragilité (Armand Colin, 2002), Bourdieu autrement (Textuel, 2003), Politiques de l'individualisme (avec Jacques Ion et François de Singly, Textuel, 2005), Où est passée la critique sociale ? (La Découverte, 2012), La gauche est-elle en état de mort cérébrale ? (Textuel, 2012), Domination et émancipation (avec Luc Boltanski et Nancy Fraser, Presses Universitaires de Lyon, 2014), Les années 30 reviennent et la gauche est dans le brouillard (Textuel, 2014), Mes années Charlie et après ? (avec des dessins de Charb, Textuel, 2015) ou Pour une spiritualité sans dieux (Textuel, 2016).


Sommaire

La grande confusion

Sommaire Introduction Vers une théorie politique critique de la confusion aujourd’hui Liaisons dangereuses dans l’air du temps : Julliard, Lordon et Bock-Côté Une interrogation quant aux tendances confusionnistes et ultraconservatrices de l’air du temps Une théorie politique critique à horizon émancipateur engagée dans l’époque Dans le brouillard idéologique : de l’utilité d’une boussole Penser aussi contre mes propres impensés politiques Vers une gauche d’émancipation Plan d’un ouvrage aux musicalités merleau-pontiennes et foucaldiennes, mitchelliennes et souchoniennes

Partie I Dérèglements de la critique sociale dans les temps confus actuels Chapitre 1 Jalons conceptuels et méthodologiques face au brouillard idéologique présent L’identitarisme et ses complications actuelles Risques « postfascistes » et dynamiques ultraconservatrices Brouillard idéologique, confusionnisme et extrême droitisation De la métaphore de l’aimantation et de sa reformulation sous un angle tactique Politisations conspirationnistes

13 16 28 42 51 58 64 74

8

Chapitre 3 Le couple critique sociale-émancipation et la gauche resitués dans l’histoire Les liaisons historiques de la critique sociale et de l’émancipation : un pilier intellectuel de la gauche De la fragilisation actuelle des liens critique sociale-émancipation Pierre-André Taguieff ou la tentation de la déconstruction conservatrice de l’émancipation « Politiquement incorrect » et « critique du ressentiment » dans l’hypercriticisme aujourd’hui

Conclusion de la Partie I 75

77 78 98 104 109 129

Chapitre 2 De quelques laboratoires de l’ultraconservatisme et de l’hypercriticisme confusionniste : de Benoist, les « néo-racs », Chevènement, Les Guignols de l’info, Halimi, Ardisson, 136 Sarkozy, La Manif pour tous, Jour de colère… Alain de Benoist : essentialisme culturaliste et amalgames confusionnistes chez un intellectuel curieux L’espace des « nouveaux réactionnaires » décrypté par Daniel Lindenberg Autour d’une des vies de Jean-Pierre Chevènement : la galaxie nationale-républicaine Les Guignols de l’info ou la critique confusionnée La critique manichéenne des médias, de la gauche radicale à l’extrême droite

De Thierry Ardisson à la Ligue du LOL : la critique transgressive « Le sarkozysme » ou l’accélération du brouillage des repères politiques La Manif pour tous ou la critique ultraconservatrice du « libéralisme » Jour de colère, 26 janvier 2014, ou la convergence antisémite de haines hétérogènes

138 144 146 151

Post-scriptum à la Partie I Extrême droitisation, néolibéralisme économique… Covid-19 Du néolibéralisme, de droite à gauche Le néolibéralisme comme une des sources de la vague ultraconservatrice Écueils de la diabolisation du néolibéralisme à gauche Post-scriptum au post-scriptum (octobre 2020) : brèves hypothèses au cœur de la crise de la Covid-19 quant au néolibéralisme et à l’ultraconservatisme

Partie II Déplacements confusionnistes en cours, de l’extrême droite à la gauche Chapitre 4 Quatre figures de l’extrême droite idéologique : Alain Soral, Éric Zemmour, Renaud Camus, Hervé Juvin Alain Soral et Éric Zemmour : deux variantes de l’ultraconservatisme idéologique à la française Renaud Camus et le fantasme conspirationniste du « Grand Remplacement » Hervé Juvin ou « la séparation écologique » des « ethnies » et des cultures

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Sommaire

La grande confusion

Chapitre 5 Critique de l’hypercriticisme conspirationniste Deux pôles de la trame narrative conspirationniste Les sciences sociales contre le conspirationnisme Face aux illusions conspirationnistes d’un doute illimité : ressources philosophiques Dérapages conspirationnistes à gauche Le paradoxe de critiques des théories du complot… complotistes Quand la critique du conspirationnisme est relativisée par des figures intellectuelles de gauche Conspirationnisme et « affaires »

Chapitre 6 Les « gilets jaunes » : un mouvement social composite surmédiatisé en contexte confusionniste De l’hétérogénéité d’un mouvement social : les « gilets jaunes » existent-ils ? Dérapages minoritaires et confusionnisme rampant La question de l’antisémitisme L’auto-illusionnisme chez les intellectuels critiques et dans la gauche radicale Mediapart : un moment d’égarement ?

Conclusion de la Partie II Post-scriptum à la Partie II De la droite extrême à la gauche : l’élection de Donald Trump en 2016 comme occasion d’épaississement du brouillard idéologique en France Trois énoncés idéaux-typiques du confusionnisme des gauches trumpisées Ignacio Ramonet trumpisé précoce Laurent Bouvet trumpisé Jean-Luc Mélenchon trumpisé Emmanuel Todd maxitrumpisé Jean-Claude Michéa trumpisé tardif Post-scriptum au post-scriptum (novembre 2020) : Arnaud Montebourg trumpisé ultratardif

Partie III En partant de la gauche : polarisations politiques, ankyloses intellectuelles et intersections confusionnistes 10

249 251 253 255 257 273 279 283

287

Chapitre 7 Manichéismes publics concurrents : laïcité, islamismes-djihadismes, antisémitisme/islamophobie Dérives laïcardes de la laïcité et caricatures décoloniales de la laïcité Des amalgames aux défaillances à gauche face aux islamoconservatismes De la compétition entre combats contre l’antisémitisme et contre l’islamophobie à l’enrayement de l’antiracisme

Chapitre 8 Des indices de pénétration du confusionnisme à gauche Des pensées tourneboulées venant de la gauche Incursions confusionnistes localisées Quatre terrains glissants

290 300 308

Chapitre 9 Adhérences confusionnistes au sein de deux pensées critiques en vogue : ambiguïtés de Jean-Claude Michéa et de Chantal Mouffe-Ernesto Laclau

312 322

Michéa : des zones ultraconservatrices dans une politique socialiste d’émancipation Mouffe et Laclau : apports « post-marxistes » et impensés conservateurs dans le « populisme de gauche »

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Conclusion de la Partie III

357 358 360 361 363 364 365 365

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Post-scriptum à la Partie III L’adversité mieux que l’adversaire, avec Maurice Merleau-Ponty L’émancipation, c’est d’abord « avoir des couilles » ? La dialectique des adversités et des émancipations : en partant de Merleau-Ponty

Ouverture De l’extinction confusionniste des Lumières aux lueurs mélancoliques de l’émancipation ? Lanceur d’alerte idéologique Confusionnisme ou recomposition ? Potentialités émancipatrices et crise de la politique organisée Vers une nouvelle boussole émancipatrice ? Une balade mélancolique rythmée par Maurice Merleau-Ponty et Michel Foucault, Eddy Mitchell et Alain Souchon Index : cités dans ce livre pour leurs contributions occasionnelles ou répétées à l’ultraconservatisme, au confusionnisme et/ou au conspirationnisme en France aujourd’hui

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LE MYTHE DU DÉFICIT La Théorie moderne de la monnaie et la naissance de l’économie du peuple

– Stephanie Kelton –

L’auteur sera en France lors de la sortie de son ouvrage qui bénéficiera d’une forte tournée de promotion auprès de médias.

« Nous gérons notre économie comme une personne d’un mètre quatre-vingts qui se déplace courbée en deux en permanence sous un plafond qui est à deux mètres cinquante, parce qu’on l’a convaincue que, si elle tentait de se redresser, elle subirait un terrible traumatisme crânien. » Un livre iconoclaste, véritable phénomène figurant sur la liste des best-sellers du New York Times pendant de longues semaines. Saluée par la critique comme l’une des plus brillantes économistes hétérodoxes, figure de proue de la Théorie moderne de la monnaie (TMM) – la nouvelle théorie économique la plus importante depuis des décennies –, Stéphanie Kelton livre une analyse radicale qui renverse toutes nos idées reçues sur le déficit, et au-delà, sur la pensée économique contemporaine. Couverture et titre provisoires

Sortie : mars 2021 ISBN : 979-10-209-0973-2 Prix provisoire : 22€

La brillante exploration de Stephanie Kelton de la théorie monétaire moderne modifie profondément notre compréhension des questions cruciales : la pauvreté, l’inégalité, la création d'emplois, l'extension des systèmes de santé ou le changement climatique. Car aujourd’hui et selon la théorie classique de la monnaie et du déficit, toute proposition ambitieuse, cependant, se heurte inévitablement à la forteresse inexpugnable de la question du déficit.

Stephanie Kelton est professeure d'économie et de politique publique à l'université d'État de New York à Stony Brook et chroniqueuse à Bloomberg. Considérée comme une « économiste prophétique" ou une "Rock Star" de l'économie progressiste. En 2016, Politico l'a reconnue comme l'une des cinquante personnes qui, dans tout les États-Unis, influencent le plus le débat politique. Kelton a été conseillère pour la campagne présidentielle de Bernie2016. Ses articles d'opinion sont régulièrement publiés dans le New York Times, le Washington Post, le Los Angeles Times ou Bloomberg.


Stephanie Kelton démolit ainsi les mythes qui nous empêchent d'agir : •

Non, l’État n’est pas obligé de tenir son budget comme un ménage, de « trouver l’argent » avant de le dépenser et d’équilibrer ses recettes et ses dépenses. Ce qu’il doit équilibrer, c’est l’économie elle-même, en assurant le plein emploi, des salaires convenables, une inflation faible et une répartition acceptable du revenu et de la fortune. • Non, un déficit budgétaire ne prouve pas que l’on « dépense trop ». La limite à ne pas dépasser est fixée par les ressources réelles de l’économie, et son franchissement se manifeste uniquement par l’inflation. • Non, la dette publique n’est pas un fardeau pour les générations futures, mais un instrument d’épargne inoffensif, qu’il serait facile (mais peu judicieux) de supprimer. • Non, les déficits publics ne réduisent pas l’épargne privée, ils l’augmentent, puisqu’il s’agit de dépenses supplémentaires de l’Etat qui vont nécessairement enrichir le « non-État ». • Non, le déficit commercial n’est pas désastreux en soi, loin de là, puisqu’il signifie que l’on consomme la production des autres. Avec une forme de garantie de l’emploi au niveau mondial, on pourrait parvenir à une « paix commerciale », et à sortir les pays en développement de leur situation de dépendance inacceptable. • Non, les programmes sociaux ne sont pas « inabordables », ce sont des mécanismes de financement arbitraires et modifiables qui donnent artificiellement cette impression. À contrario, Stephanie Kelton dresse la liste des « déficits qui comptent », ceux de l’économie réelle : le déficit de bons emplois ; le déficit d’épargne ; le déficit de soins médicaux ; le déficit d’éducation ; le déficit d’infrastructures ; le déficit climatique et le déficit de démocratie, qui est la raison profonde de tous les autres déficits. Le Théorie moderne de la monnaie, comme le montre Kelton, fait passer du terrain des questions budgétaires étroites à celui des avantages économiques et sociaux plus larges. Avec cette nouvelle approche pour comprendre l'argent, les impôts et le rôle essentiel des dépenses déficitaires, la TMM redéfinit la manière d'utiliser nos ressources de manière responsable. Cette théorie majeure nous donne le pouvoir d'imaginer une nouvelle politique et une nouvelle économie et de passer d'un récit de pénurie à un récit d'opportunité : ce que pourrait être, pour l’auteur, une véritable « économie du peuple »…


Le génie du confinement – François Cusset –

François Cusset revient dans cet ouvrage sur ce « moment » confinement qu’il decrypte comme le génie indécis, vaporeux, qu’a laissé s’échapper pendant quelques semaines cette lampe du confinement, merveilleuse et terrifiante à la fois. Une analyse érudite et originale qui permet d’envisager, qui sait, un nouvel horizon d’avenir désirable.

Couverture et titre provisoires

Sortie : Mars 2021 ISBN : 979-10-209-0969-5 Prix provisoire : 18 €

Pendant ce moment où tout s’est arrêté, quelque chose a commencé, qui n’a pas de forme. Pendant ce moment où rien n’avait lieu, quelque chose s’est passé, dont on n’a pas de trace. Ce moment d’involution sur soi a eu quelque chose de révolutionnaire. Ce moment de désœuvrement pour tant de gens est peut-être notre œuvre à venir ; ce moment de grande solitude, le seul lien qui nous relie encore (plus, désormais, que la peur, la dictature sanitaire et l’horrible distanciation sociale): ce moment invraisemblablement improductif, qui a fait plonger l’économie-monde plus brutalement que toutes les catastrophes du vingtième siècle, a bel et bien produit quelque chose, une vérité, une vérité cruciale que la suite de l’épidémie et la bêtise des pouvoirs ont tout fait, depuis lors, pour nous voiler. Ils firent tout, et continuent de le faire, pour que les simulacres et le spectacle en continu reviennent recouvrir ce qu’on avait entrevu, que l’on peine à exprimer mais que ces quelques pages voudraient librement évoquer: un autre corps, un autre rapport social, une autre relation avec le temps ou avec les nuages du ciel, une disponibilité effarante, affolante ou consolatrice selon les cas, au vide qui partout s’imposait, dedans comme dehors.

François Cusset est historien, professeur à l’université de Nanterre. Il s’est notamment fait connaître pour ses travaux dur la French Theory, ainsi que sur ses études sur la vie des idées depuis les années 1980. Il a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels Les Jours et les jours (P.O.L., 2015) ou Le Déchaînement du monde : Logique nouvelle de la violence, (La Découverte, 2018)


Faire avec Conflits, coalitions, contagions

– Yves Citton

Quoi faire quand il semble qu’il n’y aurait plus rien à faire ? Une seule solution : faire avec. Trouver dans le « faire avec » une vraie puissance politique. Faire avec ce qui est là (ou ce qu’il en reste), faire avec nos amis mais aussi avec nos ennemis. Nouer des partenariats improbables et développer par contagion des hospitalités inédites. Yves Citton propose des solutions inventives pour faire face à la casse du modèle qui a porté notre développement au bord du gouffre.

Couverture et titre provisoires

Sortie : Mars 2021 ISBN : 979-10-209-0961-9 Prix provisoire : 16 €

Nos milieux de vie, naturels et sociaux, subissent des pressions qui les menacent d’effondrement. Ces menaces croissantes sont vouées à exacerber les conflits dans les années à venir. Les politiques en place s’avèrent incapables de prévenir la terrible casse du siècle qui s’annonce. En s’inspirant de certaines pensées émergentes, cet ouvrage esquisse trois pistes pour faire face à cette casse. D’abord des diplomaties d’interdépendances, qui nous apprennent à coexister avec (certains de) nos ennemis. Ensuite des tactiques de coalitions, qui nous invitent à valoriser les puissances des minorités dans la constitution de majorités. Enfin des sorcelleries de viralités, qui exorcisent les hostilités par les vertus des hospitalités, en favorisant la contagion sur la confrontation. Pour que « chocs de civilisations » et culture wars ne dégénèrent pas en guerres civiles, faire face à la casse implique de mener de nouvelles batailles permaculturelles.

Yves Citton est professeur de littérature et media à l’université Paris 8, après avoir enseigné à l’Université Grenoble Alpes et à l’Université de Pittsburgh (USA). Il est jusqu’en 2021 directeur exécutif de l’EUR ArTeC (Arts, Technologies, numérique, médiations humaines et Création). Il codirige la revue Multitudes et a publié récemment Générations Collapsonautes. Naviguer en temps d’effondrements (avec Jacopo Rasmi, Seuil, 2020), Contre-courants politiques (Fayard, 2018), Médiarchie (Seuil, 2017) et Pour une écologie de l’attention (Seuil, 2014), ainsi que Zazirocratie (2011), Mythocratie (2010) et L’envers de la liberté (2005) aux Editions Amsterdam. Ses articles sont en accès libre sur www.yvescitton.net.


Hors la loi Théorie de l’anarchie Juridique

Laurent de Sutter Et si, bien loin d’être le garant de quelque ordre que ce soit, le droit était surtout une machine à le faire exploser – une machine à inventer des réalités sociales toujours plus bizarres pour transformer le monde, et non le stabiliser ?

Couverture et titre provisoires

Sortie : Mars 2021 ISBN : 979-10-209-0965-7 Prix provisoire : 16 €

Quoi de plus ennuyeux que le droit ? Poser la question, c’est y répondre. Dans le monde qui est le nôtre, le droit est devenu l’apanage d’une caste de juristes sinistres, que l’on ne supporte que parce que, pour ce qu’on en sait, ils traitent à notre place d’un objet aussi énigmatique qu’important. Mais en créant une distance infinie entre le droit et les citoyens, en contribuant à la diffusion de l’image de son caractère cryptique, complexe, et barbant au-delà de tout possible, les juristes a surtout permis que son usage leur soit réservé. Même s’il est considéré comme d’une importance capitale, le droit est quelque chose dont nous ne savons plus que faire – sinon répéter encore et encore les récits forgés à notre intention, et qui visent à affirmer, comme un mantra digne de la méthode Coué, que, sans lui, le monde irait à vau-l’eau. Pourtant, est-ce le cas ? Est-ce qu’au contraire il ne serait pas temps de se pencher à nouveaux frais sur le récit de l’importance du droit et de l’ordre qu’il contribue à « défendre », et de voir en quoi ce récit dissimule, en réalité, son véritable rôle, sa véritable fonction – et, surtout, ses véritables puissances ? Et si, bien loin d’être le garant de quelque ordre que ce soit, le droit était surtout une machine à le faire exploser – une machine à inventer des réalités sociales toujours plus bizarres pour transformer le monde, et non le stabiliser ? Pour pouvoir répondre à ces questions, toutefois, il faut revenir sur l’histoire longue du droit, et sur une distinction en apparence sibylline, mais dont l’importance a été décisive dans son évolution : celle, remontant aux origines de Rome, qui existe entre droit et loi. Car il se pourrait bien que le droit soit tout le contraire du servant obéissant de la loi – à savoir l’ennemi qu’elle craint le plus.

Laurent de Sutter est Professeur de Théorie du droit à l’université de Bruxelles. Auteur de nombreux livres, traduits en plusieurs langues parmi lesquels, Magic, une métaphysique du lien (Puf, 2015) ou Théorie du kamikaze (Puf, 2016) il dirige aussi les collections "Perspectives Critiques" aux Presses Universitaires de France, et "Theory Redux" chez Polity Press. "Les Inrocks" ou "Technikart" l'ont fréquemment fait figurer dans leur Top 100 des personnalités culturelles de l'année.


ACTES SUD

HISTOIRE DES LIBRAIRES ET DES LIBRAIRIES Jean-Yves Mollier Sous la direction d’Olivier Deloignon

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17,5 × 22 cm 216 pages 35 illustrations en quadri ouvrage broché isbn : 978-2-330-14711-2 mars 2021 prix provisoire : 35 €

bjet singulier et pourtant pluriel, se prêtant à la rêverie autant qu’à la réflexion, le livre est d’abord une marchandise : il se fabrique, passe des mains du vendeur à celles de l’acquéreur, il s’offre ou se troque, ou encore se vole… Mais il n’en possède pas moins des potentiels hors du commun : fruit de l’esprit et de la rencontre de remarquables savoir-faire, il est promesse de connaissance en même temps que de délassement ; nourriture ou complice, il conserve une mémoire à laquelle chacun va longtemps puiser. Depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, et sur tous les continents, des femmes et des hommes de passion ont permis aux auteurs de diffuser leurs idées, leurs savoirs, leurs œuvres, et aidé les lecteurs de tous âges, lettrés ou non, à faire provision de culture et de découverte. Au fil des siècles, ces transmetteurs ont inventé un métier, puis l’ont partagé, se sont unis en corporation, ont établi puis agrandi des librairies, sans jamais cesser de renouveler leurs pratiques. C’est l’histoire de tous ces commerces qui est ici retracée : commerce des idées, d’abord, dans des lieux d’échange ouverts aux initiés comme au grand public ; espaces de découvertes et de liberté, parfois de résistance, mais, souvent aussi, de réglementation et de surveillance, quand ce n’est pas de censure ; négoces aux missions variées (généraliste ou spécialisé) et selon de multiples dispositifs (colportage, échoppe d’imprimeur, librairie indépendante, grand magasin, chaîne de librairies, librairie en ligne…). Nous guidant à travers les arcanes d’une industrie culturelle majeure placée de tout temps à la croisée entre le monde des idées et celui de l’économie, Jean-Yves Mollier retrace minutieusement les méandres des chemins menant le livre jusqu’à ses lecteurs. Ce faisant, il rend hommage aux libraires, ces indispensables “passeurs culturels”, dont il rappelle avec érudition, sympathie et conviction l’importance du rôle social – un rôle d’autant mieux perçu aujourd’hui que celui-ci est concurrencé par des algorithmes.

Repères Points forts • Le premier récit pour tous publics de la longue histoire d’un métier généraliste ou spécialisé à la croisée du monde des idées et de l’économie • Une histoire au long cours : des origines de l’activité de libraire durant l’Antiquité jusqu’aux librairies en ligne • Un tour du monde des librairies : la diversité des librairies à travers les continents • Un panorama des multiples réalités du métier : échoppes et bibliothèques, imprimeries et éditeurs, colporteurs, librairies “de trottoir”, “cordel”, librairies indépendantes, grands magasins, chaînes de librairies, librairies en ligne… • Une analyse des incessantes mutations du métier comme de la permanence de son rôle social • Un hommage aux libraires plein d’érudition et de sympathie • Sortie prévue le jour de la Sainte Jordi Mots clés : • livres / auteurs / librairie / lecture / monde des idées / commerce des idées et des savoirs / édition •

Jean-Yves Mollier est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris Saclay/ Versailles Saint-Quentin. Spécialiste de l’histoire de l’édition, du livre et de la lecture, il est l’auteur de nombreux ouvrages : L’Argent et les Lettres. Histoire du capitalisme d’édition (Fayard, 1988), Édition, presse et pouvoir en France au xxe siècle (Fayard, 2008), Une autre histoire de l’édition française (La Fabrique, 2015, 2018 et 2019), Interdiction de publier. La censure d’hier à aujourd’hui (Double Ponctuation, 2020), et il a dirigé les trois éditions d’Où va le livre ? (La Dispute, 2000, 2002 et 2007).

Visuel provisoire - Diffusion Actes Sud


(© National Diet Library website, Tokyo)


(© Jarry S / Andia.fr)


(© Serge de Sazo / Gamma-Rapho)


Gisèle Szczyglak E S S A I S

SUBVERSIVES

L’art subtil de n’être jamais là où l’on vous attend Déjouer le jeu, pensé par et pour les hommes, pour mieux cultiver son « je » : la subversion est l’arme fatale des femmes pour renverser la table sans en avoir l’air !

LE LIVRE Ce livre propose aux femmes un véritable lavage de cerveau au sens positif de l’expression : il s’agit de nous débarrasser une bonne fois pour toutes des attendus et injonctions dans notre vision de nous-mêmes et du monde, issus du rapt civilisationnel que les hommes ont imposé aux femmes depuis quelques milliers d’années. Après cette tabula rasa, il est temps, dans une deuxième étape, de s’incarner véritablement en tant que femmes, et non plus en tant que jouets des pressions multiples exercées sur nous : hors de

3 mars 2021 12 × 19,5 cm 224 pages 16,00 € ISBN : 978-2-228-92781-9

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toute domestication, donc. Les femmes peuvent alors reprendre les commandes, dans un corps à corps avec elle-même, se rendre à elles-mêmes. Dans une ultime étape, elles vont déminer le système oppressif de l’intérieur : et cela en entrant de plein pied dans l’art de la subversion. Il s’agit alors de découvrir les outils et les mantras qui doivent les aider à passer maîtresses dans l’art de jouer avec les règles du jeu imposées par les hommes pour mieux faire craquer le système de l’intérieur.

L’AUTEUR Gisèle Szczyglak est docteur en philosophie politique, avec une double spécialisation postdoctorale en sociologie politique et en éthique appliquée. Engagée dans les réseaux professionnels féminins, elle collabore avec les forums de la mixité, ELLE Active et JUMP. Elle participe régulièrement à des congrès internationaux dédiés au développement professionnel des femmes et à leur impact dans la sphère économique. Experte en mentoring, leadership, diversité, réseaux et accompagnement à la transformation des organisations, elle accompagne les dirigeants, hauts-fonctionnaires, leaders et managers dans le développement de leurs compétences et de leurs talents.

POINTS FORTS uu La subversion, un concept inédit sur les problématiques de genre. uu Le rapt civilisationnel : une analyse inédite de l’invisibilisation des femmes dans l’histoire. uu Un projet complémentaire et cohérent avec le titre de Céline Alix, Merci mais non merci ; ici, il s’agit plutôt d’infiltrer le système pour mieux le réformer de l’intérieur. uu Une auteure subversive, qui incarne parfaitement son projet et connaît les jeux de pouvoir comme personne.

MOTS-CLEFS  FÉMINISME, SUBVERSION, RAPT CIVILISATIONNEL, OPPRESSION, HOMME, FEMME, TRAVAIL, DOMESTICATION, RÉUSSITE 

QUELQUES CHIFFRES uu En France, en 2020, les femmes ont été, à poste équivalent, payées 15,5 % de moins que les hommes.


L’Avenir du capitalisme - Bernard Maris L’avenir du capitalisme, est le texte intégral et inédit de la conférence que Bernard Maris prononça à l’Institut Diderot. Il apparait comme la quintessence de la pensée de feu Oncle Bernard. Dans ce court essai, Bernard Maris apporte un éclairage limpide et efficace sur la « puissance la plus décisive de notre vie moderne », le capitalisme. De ses plus lointaines origines à son état actuel, l’auteur définit et retrace avec brio l’évolution du modèle économique de référence de nos sociétés. Avec une ouverture pleine d’espoir pour le dépasser.

Couverture provisoire

Remise en vente : mars 2021 Isbn : 979-10-209-0405-8 Prix : 7€

L’auteur revient aux fondements du capitalisme qui donnent naissance à sa condition actuelle : « la rationalisation du monde par le calcul et l’économie ». Il analyse avec précision quatre éléments spécifiques à nos sociétés modernes, qui se distinguent des sociétés précapitalistes : le travail libre, la généralisation du crédit, l’explosion du progrès technique et le rapport au temps. Et si la machine cristallise l’accumulation sans fin et que le temps devient linéaire, et non cyclique comme l’est celui de la nature (pour le travail, plus de distinction des saisons, il en va ainsi pour le jour et la nuit), alors tous ces facteurs créent ce monde uniformisé, régi par la toute-puissance de la croissance, fait de besoins à jamais insatisfaits et de frustration perpétuelle.


Quel avenir pour le capitalisme ? La croissance fait excellent ménage avec la dictature politique, le contrôle étatique de la monnaie, la soumission des entrepreneurs à la fois au pouvoir en place et aux marchés publics. En d’autres termes l’extinction de l’individu sujet de droits, devenant apolitique et n’existant dans l’unique but que de se réjouir, sacrifiant sa citoyenneté à son profil de consommateur. Tout en participant à l’émergence de régimes despotiques d’apparence bienveillante. Après avoir rappelé plusieurs « sorties » de grands économistes (Marx, Keynes, Malthus…) proposant la résolution des quatre grandes questions posées par le capitalisme, Bernard Maris conclut son propos par une belle ouverture, riche de sens : et si l’homo oeconomicus, qui a depuis lors pris le pas sur l’homo hierarchicus, se voyait défait par l’homo benignus, son « au-delà pacifié », triomphant des pulsions de mort qui reste au cœur du capitalisme ?

Bernard Maris est un économiste et écrivain français. Docteur et professeur en sciences économiques, il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont l’Antimanuel d’économie (Bréal) et Capitalisme et pulsion de mort (Albin Michel). Il fait partie des victimes de Charlie Hebdo, dans lequel il publiait ses textes sous le nom d’Oncle Bernard.


Peter Sloterdijk E S S A I S

FAIRE PARLER LE CIEL De la théopoésie

La religion ne serait-elle qu’une affaire de style, une construction littéraire ? Au sommet de son art, l’un des plus grands philosophes actuels explore tous les rouages du théâtre de la parole divine et nous permet aussi de comprendre le combat que se livrent aujourd’hui récits, faits et fake news.

10 mars 2021 14,5 × 22 cm 500 pages 25,00 € ISBN : 978-2-228-92798-7

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uu Sloterdijk au sommet de son art. Stimulant, immensément érudit, mæstro de la punchline,mordant, précis, et toujours juste dans ses analyses. uu Un nouveau livre important, dans la lignée de Sphères, pétillant comme Tu dois changer ta vie et Après nous le déluge. uu Une histoire globale et millénaire de la manière dont les êtres humains se représentent et tentent de comprendre le monde.

MOTS-CLEFS

LE LIVRE

Couverture provisoire Traduit de l’allemand par Olivier Mannoni

POINTS FORTS

La religion, dans les temps archaïques, c’est un rituel et un sacrifice. Mais depuis l’Antiquité, c’est de la poésie : ce sont des procédés littéraires plus ou moins élaborés, le plus souvent poétiques, qui véhiculent la parole divine ou rapportent les actions et les pensées des dieux. Et c’est ainsi que les religions se transmettent par les textes.

Les dieux étaient invisibles ; pourquoi donc a-t-on voulu les faire apparaître ? Pourquoi les faire parler ? Et pourquoi s’arranger ensuite pour qu’on oublie cet artifice ? Pourquoi quitter le domaine du sacré, le rituel brut, la lithurgie collective, pour faire entrer la religion dans la sphère privée ? Et d’où vient notre besoin de textes religieux ?

L’AUTEUR Peter Sloterdijk est l’un des penseurs les plus stimulants de notre époque. Philosophe et essayiste, il est l’auteur de nombreux ouvrages qui ont fait date, dont Après nous le déluge (Payot, 2016).

 RELIGION   POÉSIE   SACRÉ   HISTOIRE LITTÉRAIRE   STORYTELLING 

ACTUALITÉ uu Sortie simultanée de Réflexes primitifs en PBP.

QUELQUES CHIFFRES uu Après nous le déluge : 8 000 ex. (GF+PBP)

ÉGALEMENT


POINTS FORTS

ARTHUR LOCHMANN ESSAIS

LA VIE SOLIDE

La charpente comme éthique du faire Un éloge du savoir-faire, de l’artisanat et de la « vie enracinée ».

LE LIVRE Arthur Lochmann a interrompu ses études de droit et de philosophie pour devenir charpentier. En apprenant le métier, il a découvert des gestes, des techniques et une pensée de la matière qui ont transformé son rapport au monde. Ce récit d’apprentissage plein d’humilité entremêle souvenirs de chantiers et réflexions sur le corps, le savoir et le travail aujourd’hui. Avec une langue limpide et élégante, l’auteur montre comment

10 mars 2021 11 × 17 cm 224 pages 8,00 € ISBN : 978-2-228-92795-6

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la pratique de cet artisanat lui a donné des clés précieuses pour s’orienter dans une époque frénétique. Parce qu’apporter du soin à son travail, c’est déjà donner du sens à son action ; qu’apprendre et transmettre des savoirs anciens, c’est préserver un bien commun ; et que bien bâtir, c’est s’inscrire dans le temps long : la charpente est une éthique pour notre modernité.

uu Une presse dithyrambique (tous supports confondus : radio, télé, magazines, journaux, web). uu Ce « récit d’apprentissage » mêle témoignages de chantiers et réflexions théoriques sur le métier de charpentier et l’artisanat en général. Il questionne les vertus de la transmission dans une époque de disruption. uu Retour de la figure de l’artisan : maîtrisant un savoir, il devient responsable de ce trésor commun. Cette éthique du partage et de la transmission des savoirs se retrouve chez les nouveaux artisans que sont les communautés Linux et les développeurs de logiciels open source.

MOTS-CLEFS ARTISANAT   SAVOIR-FAIRE   BOIS    PHILOSOPHIE   TÉMOIGNAGE   TRAVAIL 

ACTUALITÉ uu Prix Maurice Genevoix de l’Académie française 2020.

QUELQUES CHIFFRES uu Solde des ventes : plus de 16 000 ex.

L’AUTEUR Arthur Lochmann a trente-quatre ans et vit à Montreuil. Il est traducteur littéraire et pour les sciences humaines (Actes Sud, Allia, L’Olivier, P.O.L, Le Seuil, etc.) et charpentier en France et en Allemagne. Il a repris ses études de droit pour devenir juge administratif. La Vie solide a reçu le prix Maurice Genevoix de l’Académie française 2020.

ÉGALEMENT


RITA LAURA SEGATO ESSAIS

L’ÉCRITURE SUR LE CORPS DES FEMMES ASSASSINÉES DE CIUDAD JUAREZ Féminicides et crime de « second Etat »

Pourquoi certaines filles, certaines femmes, sont-elles assassinées ? Ce n’est pas par haine, car celui qui les tue ne les connaît pas. Alors, qu’est-ce que cela signifie ? Ce texte est une référence mondiale des études sur les féminicides et les violences de genre.

LE LIVRE Traduit de l’espagnol et présenté par Irma Velez Postface de Pascale Molinier

10 mars 2021 11 × 17 cm 128 pages 9,00 € ISBN : 978-2-228-92797-0

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Ciudad Juarez, à la frontière du Mexique et des Etats-Unis, a la réputation d’être la capitale mondiale du crime. Plus de 200 000 ouvrières y travaillent. Entre 1993 et 2003, on s’en souvient, plus de 4 000 jeunes femmes

y furent assassinées avec une hallucinante sauvagerie. Personne n’y comprenait rien. On finit par faire appel à une anthropologue, Rita Laura Segato, pour saisir le sens de cette vague de violence dirigée contre les femmes.

L’AUTEUR Célèbre professeure d’anthropologie et de bioéthique au sein de la chaire Unesco de l’Université de Brasilia, Rita Laura Segato est soutenue en France par un réseau de plus en plus actif. Payot a commencé à l’accompagner avec un texte plus spécialisé mais passionnant (L’œdipe noir). Après l’affaire Weinstein, ses écrits ont inspiré les flashmobs qui se sont propagés sur tous les réseaux sociaux avec le chant « El violador eres tu » (repris en français avec « L’assassin c’est toi »). Dernièrement, ses apparitions dans les conférences en ligne autour des questions des violences sexuelles et des féminicides ont généré chaque fois 40 000 à 50 000 connexions. Elle utilise aussi les outils de la psychanalyse, de l’histoire, de la sociologie, de la linguistique, ou encore de la philosophie (Arendt, Agamben, etc.).

POINTS FORTS uu Le livre comprend : présentation de Segato et de ses travaux par Irma Velez (Sorbonne) ; texte de Segato ; entretien inédit Segato/Velez sur les thèmes du féminicide, de la pédagogie de la cruauté, de la repolitisation nécessaire de l’espace intime pour que cessent les violences, et de la situation en France ; une postface de Pascale Molinier (professeure de psychologie sociale à Paris-Nord) pose les grands enjeux de l’œuvre de Segato, et notamment les questions de l’impunité, de la haine de genre, et de MeToo. uu La thèse de Segato : une agression est à la fois un acte de domination sur la victime et un acte de communication à l’égard des pairs qui permet de justifier cette agression et, souvent, de laisser le crime impuni.

MOTS-CLEFS  FÉMINICIDES   METOO   VIOLENCES CONTRE LES FEMMES   MANDAT DE MASCULINITÉ   AMÉRIQUE LATINE 

ACTUALITÉ uu 8 mars : Journée internationale des droits des femmes. uu Question des féminicides.


POINTS FORTS

PETER SLOTERDIJK ESSAIS

RÉFLEXES PRIMITIFS

Considérations psychopolitiques sur les inquiétudes européennes Une réflexion décapante sur les haines facilitées et le culte du mensonge, sur la faillite des élites et des politiques, et sur un monde dévasté par le cynisme.

uu Un des philosophes les plus importants aujourd’hui, qui reçoit toujours un bel accueil médiatique (notamment dans Le Point), et que Payot accueille à son catalogue depuis Après nous le déluge (près de 8 000 ex. GF+PBP).

MOTS-CLEFS  EUROPE   PEUR   HAINE DE L’AUTRE  POPULISME/NATIONALISME   POLITIQUE   CYNISME 

LE LIVRE

Traduit de l’allemand par Olivier Mannoni

10 mars 2021 11 × 17 cm 192 pages 8,00 € ISBN : 978-2-228-92799-4

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Dans quels temps vivons-nous ? Voici qu’une frénésie primaire pousse à mordre, haïr, dénoncer. Les rumeurs et les fake news aveuglent jusqu’aux politiques les plus expérimentés. Dans nombre de démocraties, le mensonge est la vérité. Les populations semblent adorer l’incompétence au pouvoir. Le cynisme et la désinhibition se généralisent. L’amour de la liberté devient un cliché. Puissant ou dominé, chacun revendique le droit d’être une exception aux règles et à la morale… C’est le moment d’écouter

la parole du plus important philosophe européen actuel. Peter Sloterdijk analyse la montée des populismes et leur vision simpliste du monde, dénonce l’improvisation de politiques réduits à réparer chaque matin les erreurs qu’ils ont commises la veille. Lui qui avait prévu le retour de la colère et de la violence, il nous exhorte aussi à ne pas oublier que l’Europe, malgré ses défauts, reste à ce jour le seul système de coopération durable.

L’AUTEUR Peter Sloterdijk est l’un des penseurs les plus stimulants de notre époque. Philosophe et essayiste, il est l’auteur de nombreux ouvrages qui ont fait date, dont Après nous le déluge (Payot, 2016).

ACTUALITÉ uu Sortie simultanée de son nouvel essai sur les religions, Faire parler le ciel.

QUELQUES CHIFFRES uu Solde des ventes du grand format : 2 800 ex.

ÉGALEMENT


VICTOR SEGALEN

Essai sur le Mystérieux Et autres textes

Au monde plat, répétitif et ennuyeux de la routine, Segalen oppose son envers : celui du poète, du savant, du fou… du mystérieux.

POINTS FORTS

LE LIVRE « Nous habitons un monde singulièrement naturel. Bornés par des jours réguliers, des années mensurables et des phénomènes cosmiques dont l’apparence humaine est celle d’une stabilité éternelle, nous ignorons, par habitude, par essence, par goût, tout ce qui n’est pas convenable et prévu... » Dans un projet resté à l’état d’ébauche,

intitulé : « Essai sur le Mystérieux », Victor Segalen défend les droits de l’Imaginaire et étudie son conflit avec le Réel. Nous proposons une nouvelle édition de cet essai complétée d’« Un grand fleuve » et d’un ensemble de nouvelles, intitulé Imaginaires, qui constitue l’illustration des théories de Segalen.

uu Aucune autre édition de ce texte disponible sur le marché. uu Préface d’Andrea Schellino, spécialiste de Baudelaire et Huysmans, et collaborateur de l’édition Segalen de la Pléiade.

ACTUALITÉ uu Parution des Œuvres complètes de Segalen dans la Pléiade (novembre 2020).

Édition de textes et préface d’Andrea Schellino

L’AUTEUR 17 mars 2021 11 × 17 cm 120 pages 7,10 € ISBN : 978-2-7436-5258-6

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ÉGALEMENT Médecin, poète, voyageur et ethnologue, la vie de Victor Segalen (1878-1919) et son œuvre sont marquées du sceau du mystère. Défenseur des cultures menacées, il tâchera de réconcilier l’Occident avec l’Orient, comme deux faces d’une même humanité.


9782491364076 YGGDRASIL N8


ACTES SUD

JOSEPH ANDRAS Ainsi nous leur faisons la guerre

© Rezvan S.

Un chien à Londres en 1903, un singe à Riverside en 1985, une vache et son veau à CharlevilleMézières en 2014 sont les protagonistes de cette fresque en trois panneaux qui évoque les rapports entre animaux et humains à l’ère industrielle, ou plus précisément l’assujettissement d’êtres vivants doués de sensibilité à d’autres êtres vivants doués de sensibilité mais également dotés d’une froide rationalité.

RÉCIT 10 × 19 CM 96 PAGES MISE EN VENTE  7 AVRIL 2021 978-2-330-14901-7

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DU MÊME AUTEUR

“La raison qui a poussé la vache à plonger sur la rocade de Charleville-Mézières tandis que roulait l’engin motorisé, nul n’en saisira jamais vraiment les ressorts : la conscience des bêtes résiste à notre examen – elle leur fait donc défaut. En revanche, on peut jurer que Descartes était un con : la vache n’a rien d’une horloge, pas plus que son petit qui la suit quelques pas en arrière – cela, une photographie le donnera à voir – ou en avant – cela, une autre –, tous deux quoi qu’il en soit à contresens sur l’une des voies sous l’œil ahuri des humains en présence – une évasion, voilà le mot. La silhouette que fait leur ombre au sol est courte, le soleil rare. On saisit, à les voir ainsi dans leur galop, les masses en mouvement, les muscles qui se contractent pour propulser les corps : si la liberté a quelque sens, il en prend là sa mesure pleine. On appelle les pompiers, on appelle la police, on saisit le petit. Mais la mère, elle, décampe.” (extrait)

À NOTER u De nos frères blessés : 26 000 ex. (AS + Babel) u Kanaky : 10 000 ex. (AS + Babel) u Publication simultanée chez Actes Sud d’un autre récit de Joseph Andras : Au loin le ciel du Sud

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ACTES SUD L’AUTEUR

Né en 1984, Joseph Andras est l’auteur d’un premier roman très remarqué, De nos frères blessés (Actes Sud, 2016 ; Babel n° 1561 ; adapté au cinéma en 2021 par Hélier Cisterne), d’un texte poétique, S’il ne restait qu’un chien (Actes Sud, 2017), et d’un récit, Kanaky. Sur les traces d’Alphonse Dianou (Actes Sud, 2018 ; Babel n° 1701). Il signe régulièrement dans L’Humanité des portraits de poètes et collabore avec quelques médias en ligne comme regards.fr ou lundi.am. EXTRAITS DE PRESSE À PROPOS DES LIVRES PRÉCÉDENTS

“Joseph Andras est bien le nom d’un écrivain à suivre.” Raphaëlle Leyris, Le Monde des livres “Quel écrivain ! Le bloc-noteur lit Joseph Andras et ferme les yeux d’émerveillement, pour mieux revenir en arrière, avancer, humer d’émotion la langue dans sa splendeur, tranchante, lyrique, ardente d’engagement, hypnotique à haute dose sans jamais desservir ni la curiosité, ni les faits…” Jean-Emmanuel Decoin, L’Humanité

Ainsi nous leur faisons la guerre En février 1903, sur l’estrade d’un amphithéâtre de l’University College de Londres, un professeur pratique une expérience sur un chien ligoté, muselé, ventre ouvert, cou entaillé, nerfs et glandes à l’air. Deux jeunes femmes de l’auditoire s’en émouvront auprès du secrétaire de la National Anti-Vivisection Society et témoigneront de cette barbarie dans un livre retentissant. L’affaire divisera bientôt toute la GrandeBretagne, et pour de nombreuses années. En 1985, dans un laboratoire d’une université californienne, un bébé singe, macaque à face rouge, est rendu aveugle pour les supposés besoins de la science, plus précisément dans le cadre de recherches sur les sonars. Une opération de sauvetage montée par le Front de libération des animaux – organisation bientôt classée comme terroriste – ouvrira les cages du primate et de 467 autres cobayes détenus sur le campus et causera 700 000 $ de dégâts.

À Charleville-Mézières, en 2014, la porte arrière d’une remorque bétaillère d’agriculteur s’ouvre accidentellement lors d’un transport sur une trois-voies, jetant sur la route une limousine et son veau qui se mettent à cavaler à contre-sens. Le petit est vite rattrapé mais la vache poursuit sa course folle, semant un désordre qu’il convient de corriger. Si, dans ce triptyque, Joseph Andras laisse affleurer un ton ironique ou gouailleur qu’on ne lui connaissait pas encore, c’est pour mettre en évidence l’absurde cruauté de nos rapports millénaires avec le reste du vivant. Dans cette fresque d’un siècle où s’entrecroisent les causes animale, sociale et féministe, l’évocation par l’exemple des rapports entre bêtes et humains à l’ère industrielle dénonce en vérité – et en toute empathie – l’assujettissement d’êtres vivants doués de sensibilité à d’autres êtres vivants doués de sensibilité, mais également dotés d’une froide et puissante rationalité.

“Une voix singulière, à la fois classique et emportée, sourde d’une colère politique, d’une rage face à l’injustice.” Christine Marcandier, Diacritik “Une langue qui va droit au cœur et au cerveau.” Antoine Perraud, La Croix “Journaliste, historien, poète aussi par moments, Joseph Andras est un peu tout cela à la fois.” Anthony Dufraisse, Le Matricule des Anges

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ACTES SUD

JOSEPH ANDRAS Au loin le ciel du Sud

© Rezvan S.

L’auteur part à la recherche des traces du jeune Hô Chi Minh à l’époque où il s’appelait Nguyên Ai Quôc et où il habitait Paris, ce temps où il affûtait les armes idéologiques de la révolution qu’il allait mener en “Indochine” avant d’être pris par les logiques propres au pouvoir. Une marche aux allures de méditation sur ce qui fait la grandeur des modestes et sur le caractère indépassable de la révolte.

RÉCIT 10 × 19 CM 96 PAGES MISE EN VENTE  7 AVRIL 2021 978-2-330-14905-5

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DU MÊME AUTEUR

“De l’icône Hô Chi Minh, révéré chef suprême, peu t’importe. Des portraits imprimés sur les billets de banque d’un Viêtnam gagné au commerce international, encore moins. Tu n’as jamais chéri que les derniers, les perdants, les foireux, les mal fichus, les ignorés et ceux-là, mis bas sous sale étoile, qui pas une broque ne valent. On sait le Président, barbiche illustre trônant pour l’Histoire quelque part entre Lénine et Gandhi, on ne sait même que ça, sans doute, le grand-prêtre d’un communisme défunt et partout condamné. Mais l’homme pour qui tu nourris cette sorte d’affection était encore pérégrin sans le sou ; il ne s’appelait pas Hô Chi Minh et changeait de nom comme les chemises qu’il mouillait dans l’espoir, rien moins, de rendre les humains égaux enfin ; il dormait dans des gourbis, écrivait des articles dans une langue que sa mère jamais ne lui chanta et parcourait Paris sous l’œil retors de la flicaille. C’est cet homme-ci, dans l’exil et les racoins d’une capitale au sortir de la guerre, que tu t’en vas chercher en sachant que tu n’y trouveras rien.” (extrait)

À NOTER u De nos frères blessés : 26 000 ex. (AS + Babel) u Kanaky : 10 000 ex. (AS + Babel) u Publication simultanée chez Actes Sud d’un autre récit de Joseph Andras : Ainsi nous leur faisons la guerre

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ACTES SUD L’AUTEUR

Né en 1984, Joseph Andras est l’auteur d’un premier roman très remarqué, De nos frères blessés (Actes Sud, 2016 ; Babel n° 1561 ; adapté au cinéma en 2021 par Hélier Cisterne), d’un texte poétique, S’il ne restait qu’un chien (Actes Sud, 2017), et d’un récit, Kanaky. Sur les traces d’Alphonse Dianou (Actes Sud, 2018 ; Babel n° 1701). Il signe régulièrement dans L’Humanité des portraits de poètes et collabore avec quelques médias en ligne comme regards.fr ou lundi.am. EXTRAITS DE PRESSE À PROPOS DES LIVRES PRÉCÉDENTS

“Joseph Andras est bien le nom d’un écrivain à suivre.” Raphaëlle Leyris, Le Monde des livres “Quel écrivain ! Le bloc-noteur lit Joseph Andras et ferme les yeux d’émerveillement, pour mieux revenir en arrière, avancer, humer d’émotion la langue dans sa splendeur, tranchante, lyrique, ardente d’engagement, hypnotique à haute dose sans jamais desservir ni la curiosité, ni les faits…” Jean-Emmanuel Decoin, L’Humanité “Une voix singulière, à la fois classique et emportée, sourde d’une colère politique, d’une rage face à l’injustice.” Christine Marcandier, Diacritik

Au loin le ciel du Sud Juste avant la fin de la Première Guerre mondiale – la tâtonnements et la construction d’une pensée. Durant date est incertaine –, le jeune homme qui n’avait pas sa période parisienne, le jeune anticolonialiste affûtait trente ans et qui ne s’appelait pas encore Hô Chi Minh en effet les armes idéologiques de la révolution qu’il vécut quelques années à Paris. Celui qui se présentait allait mener en “Indochine” avant d’être pris par les notamment sous les noms de Nguyên Tât Thanh et logiques propres au pouvoir. de Nguyên Ai Quôc y fréquenta des militants, des Cette rencontre à un siècle d’intervalle est également ouvriers, des poètes, des anarchistes. Il adhéra à la l’occasion d’une déambulation à travers les quartiers sfio et rencontra diverses personnalités politiques que le futur Hô Chi Minh habita – le 11e, le 13e, le pour s’efforcer de les sensibiliser aux revendications 18e, Montreuil… –, à la recherche des traces du passé du Groupe des patriotes annamites, puis s’engagea sur le pavé présent. La flânerie de l’auteur croise ainsi plus individuellement pour la libération des colonies. d’autres histoires, d’autres injustices, d’autres colères Dès son arrivée sur le sol français, sans doute même – les trottoirs des attentats de novembre 2015, des avant, celui que Kateb Yacine surnomma “l’homme tentes de sans-abri, les manifestations de Gilets jaunes… aux sandales de caoutchouc” fit l’objet de surveillance Le texte devient alors une méditation sur ce qui fait la grandeur des humbles, des libres, des pauvres, des et de rapports de police. À partir des archives qu’il consulte, des témoignages rebelles, celles et ceux dont le nom n’ornera jamais une et biographies qu’il lit, Joseph Andras s’approche de plaque ou une statue, celles et ceux sans qui, pourtant, l’exilé au visage doux, le convaincu qui bégayait quand l’histoire n’aurait rien à écrire. il prenait la parole en public ; il observe la naissance, les

“Une langue qui va droit au cœur et au cerveau.” Antoine Perraud, La Croix “Journaliste, historien, poète aussi par moments, Joseph Andras est un peu tout cela à la fois.” Anthony Dufraisse, Le Matricule des Anges

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Littérature française

Lilian Auzas

ÉLOGE DU TECKEL Avec humour et subtilité, Lilian Auzas rend un original et joli hommage au chien irrésistible et emblématique qu’est le teckel.

LE LIVRE

Le premier titre d’une collection d’essais littéraires ludiques et inspirés, dont l’idée est née après la publication en poche d’Éloge du chat de Stéphanie Hochet.

7 avril 2021 12 × 19,5 cm 112 pages 16,00 € ISBN : 978-2-7436-5265-4

Saucisse-à-quatre-pattes, sandwich-surpattes, chien-saucisse et même chien-zizi… Le teckel, à travers les âges et les pays, se voit affublé de nombreux sobriquets. Il est vrai que son apparence et son caractère espiègle se prêtent aisément à la moquerie ! Mais le teckel est aussi diva, joueur, chasseur, chapardeur, sensible, affectueux, dévoué, courageux, et parfois même plus humain que ses propres maîtres. Et si ce long corps peut se faufiler à peu

près partout ni vu ni connu, une personnalité pareille peut difficilement passer inaperçue. Ce n’est donc pas étonnant que cette race n’intéresse pas uniquement les chasseurs auxquels elle était initialement destinée. Dans cet éloge très documenté, Lilian Auzas met en lumière les nombreux artistes qui ont tour à tour écrit, peint, chanté, magnifié le teckel, l’ont brandi en emblème… rendant ainsi justice à ce chien hors normes.

L’AUTEUR

POINTS FORTS uu Un essai littéraire original, drôle et enlevé sur l’un des compagnons (à poil ras, long ou dur) préférés des français : le cultissime teckel. S’il apprécie le confort et les caresses, il ne renoncera jamais à pourchasser un sanglier dans une forêt humide. Le teckel est un paradoxe, et son long corps lui permet de relier ces extrêmes. uu Un florilège d’anecdotes historiques toutes plus étonnantes les unes que les autres : saviez-vous que la teckelmania a commencé grâce à la Reine Victoria ou que ce chien espiègle, d’origine bavaroise, a été utilisé à des fins propagandistes aux heures les plus sombres de l’histoire allemande ? uu Une exploration très sérieuse de la dimension comique de cet animal, à la fois en tant que personnage humoristique de la culture populaire, mais aussi comme objet de moquerie. uu Cet éloge est le moyen de (re)découvrir des écrivains et des artistes. On ne soupçonne pas que certains, extrêmement connus tels Pablo Picasso, Friedrich Nietzsche ou Vladimir Nabokov, ont eu des teckels… C’est aussi l’occasion de mettre en avant d’autres auteurs ou artistes méconnus en France.

ÉGALEMENT Lilian Auzas est l’auteur de plusieurs romans (dont Riefenstahl, Léo Scheer, 2012 et Anita, Hippocampe, 2018). Il est également essayiste. Éloge du teckel est un hommage à son animal préféré.

uu GfK : 8 000 exemplaires


ACTES SUD

CLARA ARNAUD La Verticale du fleuve

© Daniel Gandour

Dans une vallée isolée d’Amérique centrale, peu après l’assassinat de leur mère, militante de la cause des indiens lenchuas, trois sœurs se trouvent confrontées à l’édification d’un barrage qui impose à la terre de leurs ancêtres les enjeux politiques et les aléas écosystémiques d’une modernité “verte”.

ROMAN 14,5 × 24 CM 368 PAGES MISE EN VENTE  7 AVRIL 2021

À PROPOS DE L’ORAGE “Expressive et oppressante, poétique et belle, la langue de Clara Arnaud, tout comme les effets de narration éclatée, marquent la lecture, captivent l’attention, puissants et talentueux.” Actualitté

978-2-330-14909-3

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DU MÊME AUTEUR

À NOTER u Deuxième roman

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ACTES SUD L’AUTEUR

Clara Arnaud, née en 1986, est l'auteure d’un premier roman, L’Orage, publié aux éditions Gaïa en 2015, et de deux récits de voyage. Elle travaille depuis dix ans dans le domaine de la coopération et a vécu en Chine, en République Démocratique du Congo et au Honduras.

La Verticale du fleuve Militante écologiste et membre de la communauté trouvent sur le chantier plus qu’un gagne-pain : une Lenchua, Suyapa est retrouvée un matin assassinée mission, celle de mettre le Rio au service des hommes. dans sa ferme. Sa mort brutale réunit ses trois filles, Jim l’anthropologue, médiateur sur ce terrain de Marla, Indira et Luisa, dans la bourgade de montagne tensions sociales, voit lui aussi sa vie bouleversée par d’El Encanto qui les a vues naître, et que les deux ce grand ouvrage, qui fait irruption avec fracas dans aînées ont quitté depuis dix ans. Avec l’assassinat de les paysages comme dans les existences intimes. Et tandis que les montagnes sont remodelées et le Suyapa, le mouvement d’opposition à la construction d’une centrale hydroélectrique sur le fleuve Rio Lindo cours d’eau mis sous contrôle, les sœurs s’affranchissent s’essouffle. Un an plus tard, le procès des tueurs de la figure tutélaire de leur mère. Chacune redéfinit présumés signe le lancement de la construction du les contours de sa liberté, sous le regard aiguisé de leur barrage. Porté par l’ambitieux maire, Benito Suarez, grand-mère, la Abuelita, gagnée par la nostalgie d’un qui rêve de transformer cette ville enclavée en un pôle monde évanoui. Luisa assume son désir d’ascension de production hydroélectrique, le grand projet de génie sociale et poursuit sa carrière d’avocate aux États-Unis, civil s’apprête à changer à jamais le visage de cette au risque de trahir les siens. Indira, biologiste de vallée isolée d’Amérique centrale. formation, s’attèle à documenter les bouleversements Sur le chantier, des centaines d’ouvriers se mettent à écologiques qui affectent le territoire tout en revitalisant l’œuvre sous la direction de Guilherm Pessoa, charis- la plantation de café de sa mère. Marla s’émancipe de matique Brésilien, et de son équipe d’ingénieurs, prêts la violence de son mari, élevant seule leur jeune fille. à braver tous les obstacles pour tenir les délais de Dans une région marquée par l’isolement et la crimiconstruction. Dans cette microsociété cosmopolite, nalité, le barrage qui s’érige au fil des ans devient tout à à la fois fraternelle et brutale, se joue quotidiennement la fois un enjeu de lutte sociale et de pouvoir, le lieu de le ballet des hommes, dévoués corps et âme à bâtir la confrontation de visions antagonistes, l’instrument l’immense mur de béton qui domestiquera le Rio Lindo. de l’émancipation et le jouet des hommes qui, en l’ériMaçon, mineur, conducteur de poids-lourds, garde, geant, exercent leurs pulsions démiurgiques.

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la brune / littérature

Les Évanescents Damien Ribeiro

En librairie le 7 avril 2021 14 x 20,5 - 144 pages - 16,50 e ISBN : 978-2-8126-2176-5

rayon / Littérature française mots clés / Amitiés - Littoral - Milieux marins Adolescence - Accident

Il s’appelle Dos Reis, patronyme exotique, goût d’huile ou de ciment, c’est selon. Ses parents ne parlaient pas français vingt ans auparavant mais ils viennent d’intégrer la classe moyenne et peuvent s’installer dans un lotissement où l’immobilier est accessible à des gens comme eux. Encore loin des familles qui inscrivent leurs enfants aux cours de tennis du Country Club, mais suffisamment proches pour humer l’air de cette pastorale atlantique des Trente Glorieuses finissantes. Lorsqu’il atteint l’âge des premiers tags, Mickaël rêve d’inscrire son nom sur tous les murs de la ville. De faire partie de ce mouvement hiphop où les vapeurs d’aérosol lèvent de fraîches hallucinations. Et puis un jour, il change de rivage. Dans un premier roman qui décortique avec une lucidité féroce le désenchantement contemporain, Damien Ribeiro suit la trajectoire d’un jeune homme qui s’enferme à l’âge adulte dans une contrevie aux antipodes des horizons de son adolescence.

Damien Ribeiro Damien Ribeiro est né en 1983 à Bayonne. Il vit aujourd’hui à Perpignan. Les Évanescents est son premier roman.

points forts • PREMIER ROMAN • Bref et féroce roman sur les illusions perdues, Les Évanescents nous parle aussi du conditionnement social, de la société de consommation, du désenchantement contemporain : comment les enfants des Trente Glorieuses ont-ils perdu la foi, comment la société capitaliste a-t-elle fini par les broyer, de quoi est fait le conformisme d’aujourd’hui.

la brune au rouergue


Stéphane Héaume Littérature française

SŒURS DE SABLE

En donnant corps à deux turbulentes héroïnes dans un monde plein de mystère, Stéphane Héaume nous prouve, avec malice et fantaisie, qu’il faut toujours se méfier de l’eau qui dort.

LE LIVRE

7 avril 2021 14 × 20,5 cm 240 pages 18,00 € ISBN : 978-2-7436-5283-8

1958, Portfou, station balnéaire écrasée de chaleur, où les lauriers-roses embaument les ruelles. Dans son hôtel décrépit surplombant la baie tel un phare, Rose, une romancière en perte de vitesse, noie sa solitude dans l’alcool, jusqu’à sa rencontre avec un séduisant trapéziste qui lui insuffle une énergie et une légèreté qu’elle n’espérait plus. Mais à Portfou, les trahisons sont lot commun, les sourires de façade et l’argent primordial. Alors que Rose organise une soirée de gala pour sauver son palace, dans l’ombre, des conspirateurs s’agitent.

2018, Zeus, gigantesque zeppelin au décor soigné – grandes baies vitrées, tables Art déco et fauteuils Chesterfield – entame son excursion inaugurale. À son bord figurent des personnalités triées sur le volet. Amelia, une ambitieuse journaliste, fait partie du voyage. Tandis que les festivités et les surprises se succèdent à un rythme effréné, une étrange question, toujours plus pressante, s’impose à la jeune femme : les autres passagers sont-ils vraiment ceux qu’ils prétendent ? Rose et Amelia n’ont, on pourrait le croire, rien en commun. Pourtant, si soixante ans les séparent, un homme, un secret, un cadavre vont relier leurs vies et changer leur destin.

L’AUTEUR Stéphane Héaume est l’auteur de plusieurs romans dont Le Clos Lothar (Zulma, 2002, Prix du jury Jean-Giono et Prix Emmanuel-Roblès) et Sheridan Square (Seuil, 2012, Prix de la Ville de Deauville). Il a également écrit des textes mis en musique par des compositeurs d’aujourd’hui, et a fondé le prix littéraire Prix de Trouville-Pavillon Augustine. Par ailleurs, il est membre des jurys du prix littéraire de la Ville de Deauville et du prix poésie de la vocation de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet.

POINTS FORTS uu Un cozy mystery qui nous plonge dans un univers ouaté digne des romans d’Agatha Christie : Portfou et les manigances de ses habitants rappellent Les Vacances d’Hercule Poirot, et le zeppelin du Projet Zeus campe le décor feutré d’un huis clos. uu Un roman truffé de clins d’œil artistiques : le récit est ancré dans la tradition des films de Fritz Lang, d’Alfred Hitchcock et de Tod Browning ; les corps des personnages sont dépeints à la manière de John Singer Sargent ; deux chapitres ne sont qu’une succession de notes de musique. L’auteur a voulu rendre un hommage à Sueurs froides de Boileau-Narcejac. uu L’histoire d’une jalousie terrible et inextinguible entre deux sœurs que tout oppose – Liz, une journaliste de mode fortunée, et Rose, une romancière sur le déclin. uu Le secret comme fil rouge : à la croisée des genres entre thriller, romance et roman d’aventures, le texte déroule une enquête aux multiples rebondissements et mène à des révélations inattendues. uu Des personnages loufoques ou énigmatiques, toujours drôles et attachants : la truculente Américaine Kay Spencer au bagou épuisant, l’inquiétant banquier Edwin de Vries, l’incroyable nain et magicien Zarian. uu Un humour omniprésent qui évoque la pensée de Jean Rhys : « Quand on est mort au monde, il se peut que le monde nous sauve, ne serait-ce que pour se moquer de nous. » uu Un pont saisissant entre deux mondes. Passé et présent s’entremêlent astucieusement dans la forme même du roman qui retrace les parcours de deux femmes, séparées par six décénnies, et dans une prose à l’esthétique classique qui se déploie autour de motifs éminemment contemporains (la liberté sexuelle des femmes, leur esprit d’entreprise bridé par le patriarcat, la condition homosexuelle, notamment).


ACTES SUD

MARCO MARTELLA Fleurs

D. R.

L’écrivain-jardinier Marco Martella, auteur du Jardin perdu et de Jardins en temps de guerre, ouvre de nouveaux espaces, fragiles et accueillants, empreints de “la poésie des fleurs”. Narcisses, campanules, zagare (fleurs de citronniers), églantines ou berces du Caucase, les fleurs ici cueillies exhalent le souvenir nostalgique de l’enfance, d’une rencontre, d’un éblouissement, comme autant de concentrés de vie.

RÉCITS 10 × 19 CM 144 PAGES MISE EN VENTE  7 AVRIL 2021

“(…) et lorsque j’eus atteint la lisière du jardin, je vis, au-delà d’un muret de clôture, une vaste prairie d’herbe haute d’où émergeaient, çà et là, des coquelicots par milliers. Le contraste entre ce lac qui ondoyait dans la brise et le jardin si bien ordonné derrière moi était frappant. Dans les deux cas, il y avait une profusion de couleurs, mais un monde séparait les fleurs du jardin des fleurs de la prairie, le rouge des roses du rouge des coquelicots.” (extrait)

978-2-330-14918-5

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DU MÊME AUTEUR

À NOTER u Le jardin perdu : 5 780 ex. u Jardins en temps de guerre : 2 480 ex.

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ACTES SUD L’AUTEUR

Marco Martella, écrivain-jardinier d’origine italienne, est membre du conseil scientifique de l’Institut européen des Jardins et Paysages. Depuis 2010, il dirige la revue Jardins (éditions des Pommes sauvages), une publication annuelle et thématique qui explore le jardin sous un angle philosophique, existentiel et poétique. Ces ouvrages, publiés sous son nom ou en utilisant des hétéronymes, notamment Le jardin perdu (Actes Sud, 2011), Jardins en temps de guerre (Actes Sud, 2014) et Un petit monde, un monde parfait (Éditions Poesis, 2018), ont été édités en français, italien et espagnol. EXTRAIT PRESSE

“Ces textes captent avec audace la dimension poétique et existentielle des jardins, et leur capacité à nous protéger de la destruction globale vers laquelle on nous pousse. Ils sont comme des promenades antiques dans des lieux perdus, balades prodigieuses (…)” E. Vila-Matas, El Pais, 2018

Fleurs Dans ce recueil composé de récits et d’entretiens, il est question de fleurs, mais aussi de jardins cachés, d’une amitié épistolaire, d’une grand-mère danoise, d’un palais palermitain, des verdelli, ces verts citrons siciliens, de figures et décors ressurgis de l’enfance, où fleurissent narcisses, campanules, zagare (fleurs de citronniers), églantines ou berces du Caucase, comme autant de concentrés de vie. Après Le jardin perdu et Jardins en temps de guerre, Marco Martella ouvre de nouveaux espaces, fragiles et accueillants, empreints de “la poésie des fleurs”. L’expérience de la “splendeur du vrai”, dont parle Platon comme de la beauté même, s’y révèle, plus

qu’une émotion esthétique, un événement susceptible de provoquer et de donner forme à des manières d’être au monde, singulières, marginales, étranges et éminemment poétiques. Si certains des personnages rencontrés au fil de ces récits sont connus, comme la poétesse Emily Dickinson, l’artiste William Morris, le paysagiste Gilles Clément ou l’écrivain Enrique Vila-Matas, d’autres ont vécu ou vivent des existences plus secrètes, dans l’ombre propice à l’enchantement, là où poussent, comme le dit Vilèm Vok, “les fleurs les plus merveilleuses”. Un opus doux et vibrant sur les liens qui nous unissent au monde des plantes.

En pièce jointe, un article d’Enrique Vila-Matas paru dans El País sur les livres de Marco Martella.

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ACTES SUD

Marco Martella, Fleurs – articles d’Enrique Vila-Matas parus dans El País

Hétéronymes dans le jardin

cette façon autre d’être au monde : l’univers des jardins. Pour tout dire, je dois aussi cette passion soudaine à la lecture du fabuleux traité de Jorn de Précy,

Le poète Cerić a échappé au siège de Sarajevo et a connu

l’énigmatique jardinier islandais, auteur de cet insolite ouvrage de réflexions

une dérive de sept ans durant laquelle, après avoir renoncé

qu’est Le Jardin perdu, écrit en 1912 et exhumé il y a deux ans, par Martella

à l’écriture, il s’est reclus dans le petit paradis qu’il était en

également, avec qui j’ai échangé l’année dernière, à son initiative, quelques

train de se construire, quelque part en Croatie.

lettres qu’il inclura, semble-t-il, dans son livre, que publiera Elba l’an prochain.

En 2018, Elba a publié deux livres qui semblaient cousins : Le Jardin perdu, de Jorn de Précy, et Jardins en temps de guerre, de Teodor Cerić. J’ai commencé par le second, et j’ai commenté (ici) le travail de Marco Martella, compilateur dévoué des comptes rendus de Cerić sur les divers jardins que le jeune poète croate, en échappant au siège de Sarajevo, a visité durant ses sept années de dérive à travers l’Europe ; parmi eux, le sordide endroit fleuri que Beckett, de manière très beckettienne, a tenté de créer sur les terres désolées d’Ussy. Au terme de sa dérive de sept ans, Cerić était retourné dans son pays natal, dans une maison au nord de Sarajevo, où, après avoir définitivement renoncé à l’écriture, il se consacrait exclusivement à la création de son propre jardin, une sorte de refuge pour l’éternité, un espace fascinant si l’on en croit les quelques personnes qui ont pu le voir. Malgré sa décision radicale de dire adieu à la littérature, Cerić avait cédé à la pression de Martella et lui avait envoyé, pour la revue parisienne Jardins, des descriptions des vergers qu’il avait vus –- et parfois même cultivés – au cours de sa grande odyssée européenne. C’est avec ces descriptions que Martella avait assemblé Jardins en temps de guerre, un livre auquel je dois en grande partie ma passion soudaine et inespérée pour

Peut-être Martella m’a-t-il envoyé sa première lettre en supposant que moi, espion récalcitrant de ceux qui « préfèrent ne pas écrire », j’étais entré en contact avec Cerić et que je savais même où se trouvait la maison avec jardin au nord de la Croatie. De fait, dans sa première lettre déjà, il m’a interrogé sur l’état du jardin, comme s’il tenait pour acquis que je l’avais vu. Ma réponse fut osée, imprudente et même horrible, et je m’en souviens parfois avec effroi, à tel point que je pense qu’il vaut mieux qu’elle reste secrète pour un temps. C’est ce que je me suis redit il y a un moment lorsque j’ai acheté Un petit monde, un monde parfait, l’ouvrage que Martella venait de publier chez Elba : une succession implacable de critiques de jardins, incluant une diatribe pour le jardin démesuré de Versailles. Y lire le mot « hétéronymes » sur le rabat bref et discret du livre m’a surpris, même si au fond, tout au fond de moi, ce que révélait la note, je l’attendais, ou le redoutais : « Marco Martella (Rome, 1962) dirige la revue Jardins depuis 2010 et a publié, sous les hétéronymes Jorn de Précy et Teodor Cerić, Le Jardin perdu (2018) et Jardins en temps de guerre (2018). Pourquoi lui avais-je répondu de façon si imprudente, si horrible ? Enrique Vila-Matas, El País, septembre 2020 3/3


Rue Ion Brezoianu Laurine Rousselet Langue d’origine : français 2e office avril 2021 / 9782355970474 12 euros / environ 60 p. / 17,5 x 12,5 cm Le 20 avril 2021, à l’université d’Orléans, création par Laurine Rousselet du spectacle Immersion, où l’auteur lira Rue Ion Brezoianu (https://www.univ-orleans.fr/es/node/4222) Après Mémoire de sel (2004), les aphorismes d’Hasardismes (2011) et Crisálida (2013), les éditions L’Inventaire publient Rue Ion Brezoianu, « poème-fleuve » qui s’écoule, s’enroule, entre terre atlantique et Roumanie, entre « nous sommes souviens-toi » et « mort, laisse encore couler les images », tandis que « plénitude avance vers crépuscule » et que « connaître court après l’innocence ». Dès la parution du premier recueil de Laurine Rousselet, Marcel Moreau écrit : « De poème en poème, Laurine affine son art de grimper aux extrémités du non-dit. Elle a cette souplesse-là, si rare ; cette pulsion-là, si téméraire. On se demande ce qu’elle fait dans les hauteurs du nondit, à quel vertige elle s’initie, mais le certain, c’est que quand elle redescend, elle est une Voix, déjà une grande voix. » Depuis, cette voix a encore grandi, mûri. Si, dans Rue Ion Brezoianu comme dans chacun de ses textes, Laurine Rousselet sème ses fulgurances, si l’ailleurs reste son « point d’origine », si demeure enfin son ardente mélancolie, un apaisement se fait jour dans le fleuve de ses poèmes, tendant de plus en plus à l’harmonie. Née le 31 décembre 1974, Laurine Rousselet « vit en poésie ». Elle a également publié deux récits en prose : L’été de la trente et unième (L’Atelier des Brisants, 2008) et De l’or havanais (Apogée, 2010). Régulièrement, Laurine Rousselet associe son talent à celui de peintres, de musiciens, de danseurs, afin de saisir par le geste, le mouvement, le son et le mot, « l’intensité de l’éphémère ».


ACTES SUD

JODI PICOULT Le Livre des deux chemins

N°1 SUR LA LISTE DES BEST-SELLERS DU NEW YORK TIMES

© Adam Bouska

Roman traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie Chabin

ROMAN 14,5 × 24 CM 416 PAGES MISE EN VENTE  7 AVRIL 2021

L’auteur de Mille petits riens et d’Une étincelle de vie livre un roman “puissant” (The Washington Post) sur ces choix qui modifient le cours de nos vies. Dawn Edelstein voit sa vie basculer en quelques minutes. Elle est assise à bord d’un avion lorsqu’une annonce retentit dans la cabine : l’appareil doit se poser de toute urgence. Tandis que Dawn se prépare au pire, les pensées virevoltent dans sa tête et contre toute attente, ce n’est pas à son mari qu’elle songe mais à un homme qu’elle n’a pas revu depuis quinze ans : Wyatt Armstrong. Sortie miraculeusement indemne, elle devra faire face aux questions qu’elle ne s’est jamais réellement posées : à quoi ressemble une vie bien vécue ? Que laissons-nous derrière nous quand nous quittons cette terre ? Faisons-nous des choix… ou bien est-ce nos choix qui font de nous ce que nous sommes ? Et qui serions-nous si nous n’étions pas devenus la personne que nous sommes aujourd’hui ?

978-2-330-14715-0

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DU MÊME AUTEUR

À NOTER u Une étincelle de vie : 11 000 ex en édition courante u Mille petits riens : 68 000 ex. (AS + Babel) u La Tristesse des éléphants : 49 000 ex. (AS + Babel)

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ACTES SUD L’AUTEUR

Jodi Picoult est née en 1966 à Long Island, dans l’État de New York. Son œuvre, traduite en trente-sept langues, compte vingt-cinq romans, vendus à plus de vingt-trois millions d’exemplaires à travers le monde. Chez Actes Sud, elle a publié La Tristesse des éléphants (2017 ; Babel n° 1576), Mille petits riens (2018 ; Babel n° 1638), Une étincelle de vie (2019).

Le Livre des deux chemins Dawn Edelstein voit sa vie basculer en l’espace de quelques minutes. Elle est assise à bord d’un avion lorsqu’une annonce retentit dans la cabine : l’appareil doit se poser de toute urgence. Tandis que Dawn se prépare au pire, les pensées virevoltent dans sa tête et contre toute attente, ce n’est pas à son mari qu’elle songe mais à un homme qu’elle n’a pas revu depuis quinze ans : Wyatt Armstrong. Bien que Dawn sorte miraculeusement indemne de l’accident, les doutes et les questionnements surgis du chaos continuent de la tarauder. Elle croyait jusqu’ici avoir mené une vie heureuse. Brian, son mari, l’attend à Boston avec leur fille chérie. Elle aime son métier d’accompagnatrice de fin de vie grâce auquel elle aide ses clients à franchir plus sereinement le passage de la vie à la mort. Quelque part en Égypte cependant se trouve Wyatt Armstrong, un archéologue spécialisé dans les fouilles d’anciennes sépultures. Dawn se destinait à la même carrière mais la vie en a décidé autrement, l’obligeant à renoncer brutalement à ses aspirations. À présent que le destin semble vouloir lui offrir une seconde chance, Dawn n’est plus tout à fait sûre du choix qu’elle a fait à l’époque.

Après l’atterrissage forcé, les survivants de l’accident sont pris en charge par la compagnie aérienne qui les évacue vers un hôpital où ils sont examinés puis propose à chacun d’entre eux un billet d’avion pour la destination de leur choix. Dawn devrait évidemment rentrer chez elle mais elle peut aussi prendre une autre direction : retourner sur le site archéologique qu’elle a quitté bien des années plus tôt, retrouver Wyatt et leur histoire inachevée et peut-être même terminer ses recherches sur Le Livre des deux chemins – la première carte connue du monde de l’au-delà. Au fil des pages, deux possibilités de futur se déploient côte à côte pour Dawn, en même temps que ressurgissent les secrets et les doutes longtemps ensevelis. La presque quadragénaire devra faire face aux questions qu’elle ne s’est jamais réellement posées : à quoi ressemble une vie bien vécue ? Que laissons-nous derrière nous quand nous quittons cette terre ? Faisons-nous des choix… ou bien est-ce nos choix qui font de nous ce que nous sommes ? Et qui serions-nous si nous n’étions pas devenus la personne que nous sommes aujourd’hui ?

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ACTES SUD

DON DeLILLO Le Silence

DON DeLILLO : 276 000 EX. VENDUS PAR ACTES SUD

© Renaud Monfourny

Roman traduit de l’américain par Sabrina Duncan

ROMAN 10 × 19 CM 80 PAGES MISE EN VENTE  7 AVRIL 2021

Par un dimanche soir de 2022 où doit se jouer le Super Bowl, cinq amis se sont réunis pour l’occasion alors qu’une catastrophe semble avoir frappé le monde autour d’eux. Toutes les connexions numériques viennent d’être coupées et, dans le huis clos de l’appartement de Manhattan, les mots se mettent à tourner à vide. La vie s’échappe, mais où ? Et le silence s’installe. Jusqu’à quand ? Un roman percutant qui tombe à point nommé et prend la forme d’une saisissante conversation sur notre humanité, orchestrée par l’une des voix les plus éblouissantes et essentielles de la littérature américaine.

978-2-330-14930-7

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DU MÊME AUTEUR

À NOTER u Zero K : 13 000 ex. (AS+Babel) u Cosmopolis : 51 000 ex. (AS+Babel) u L’Homme qui tombe : 40 000 ex. (AS+Babel) u Outremonde : 27 000 ex. (AS+Babel)

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ACTES SUD L’AUTEUR

Don DeLillo s’est aujourd’hui imposé comme un auteur culte sur le plan international. Il a obtenu les distinctions littéraires les plus prestigieuses dont The National Book Award, The pen/Faulkner Award pour l’ensemble de son œuvre et The Jerusalem Prize en 1999. En France, toute son œuvre est publiée par Actes Sud. EXTRAITS DE PRESSE

“Brillant et stupéfiant… un chef-d’œuvre… qui parvient à renouveler les vieilles obsessions de DeLillo tout en marquant profondément les émotions du lecteur… L’effet est transcendant.” Charles Finch, Chicago Tribune “Osé… provocant… exquis… Le Silence saisit les peurs grandissantes de notre époque.” Ron Charles, The Washington Post

Le Silence Don DeLillo a terminé la rédaction de ce texte quelques semaines à peine avant la désastreuse irruption du Covid-19 sur la planète. S’il tisse les fils d’événements catastrophiques d’un ordre différent, Le Silence entre cependant en résonance troublante avec le tragique de la situation actuelle, comme pour prolonger en nous la réflexion, souterraine ou partagée, que notre communauté humaine s’est vue contrainte d’entamer. Par un dimanche soir de 2022 où doit se jouer le Super Bowl, cinq amis ont prévu de se réunir pour une soirée-télé dans l’appartement de l’un des couples, situé dans l’East Side de Manhattan. Diane, ex-professeure de sciences physiques, et son mari, Max, ainsi que l’un de ses anciens étudiants, le brillantissime Martin, attendent Jim et Tessa, qui finiront par arriver sains et saufs d’un vol dramatique en provenance de Paris. Entre considérations sur le télescope astronomique géant de Cérro Pachon, au Chili, les marques préférées de bourbon de Max, et le manuscrit originel de la Théorie de la relativité d’Einstein – devenu l’obsession de Martin –, la conversation se voit bousculée par la déconnexion soudaine de tous les systèmes numériques. Une sorte d’énorme bug informatique dont on découvre les premiers effets dans l’appartement de Diane et de

Max quand les écrans de télévision où les fans devaient suivre le fameux match deviennent désespérément vides, tout comme ceux des ordinateurs, téléphones portables et autres tablettes, l’électricité ayant finalement cessé de fonctionner, elle aussi. En ville, dans New York (et, qui sait, peut-être ailleurs ?) plus rien ne fonctionne, ni métro, ni trams, non plus qu’aucun autre véhicule. Dans le huis clos de l’appartement, les mots, eux aussi, se mettent à tourner à vide, chacun des convives en venant peu à peu à douter que l’événement ne relève pas de la simple panne. Si les écrans sont blancs, les voix le deviennent aussi. Avant, peu à peu, de se taire presque complètement. Alors le silence s’installe. Où est à présent passée la vie ? En quoi s’est-elle transformée et que peut-elle, désormais, devenir ? Dans quel espace-temps et selon quel langage ? Une saisissante et intense conversation sur notre humanité, où l’art de la fiction devient notre guide le plus sûr au sein d’un monde déroutant, tant est frappante l’involontaire entrée en résonance de ce texte avec l’angoissante situation créée par la pandémie de Covid-19. Si bien que jamais, sans doute, la prescience, l’imagination et l’art de Don DeLillo n’ont paru aussi éclairants et aussi essentiels.

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Claire Lombardo Littérature étrangère

TOUT LE BONHEUR DU MONDE « Voici un grand roman d’humanité et de compassion qui marque l’arrivée d’une nouvelle voix littéraire majeure. Du niveau des Corrections de Jonathan Franzen ou de Jennifer Egan », The Telegraph

LE LIVRE

Roman traduit de l’anglais (États-Unis) par Lætitia Devaux www.clairelombardo.com

7 avril 2021 14 × 20,5 cm 704 pages 24,90 € ISBN : 978-2-7436-5033-9

Il était une fois en Amérique… la famille idéale. Dans leur belle maison de Chicago, David et Marylin s’aiment d’un amour ardent… depuis 40 ans ! Mais pour leurs quatre filles, Wendy, Violet, Liza et Grace, le modèle est écrasant : comment être à la hauteur quand on a grandi à l’ombre de parents toujours aussi épris l’un de l’autre à soixante ans qu’à vingt ? Chacune surfe ce traumatisme inversé à sa manière, entre complicité et vacheries, cachotteries et mensonges, échecs et aspirations. Jusqu’à ce que resurgisse Jonah, quinze ans, le

douloureux secret de Violet, authentique avis de tempête sur la météo domestique. Des années 1970 à nos jours, des joies et blessures de l’enfance aux enjeux décisifs de l’âge adulte, Tout le bonheur du monde nous offre une place privilégiée dans ce grand-huit familial endiablé. Aussi drôle que touchante, Claire Lombardo a l’oreille absolue pour les nuances et les contradictions qui font des relations humaines l’inépuisable source de tous les tourments. Et de tous les bonheurs.

L’AUTEUR Claire Lombardo, 30 ans à peine, rencontre avec ce premier roman un succès instantané et s’installe dans la liste des meilleures ventes du New York Times. Le charme addictif de Tout le bonheur du monde a séduit HBO : la romancière travaille à l’adaptation de son roman en série TV avec Laura Dern et Amy Adams. Originaire de Chicago, elle vit aujourd’hui à Iowa City, Iowa.

POINTS FORTS uu Un premier roman salué par de prestigieux aînés comme Richard Russo et Jane Smiley pour sa brillante réinvention de la saga familiale. uu Accueilli par The Guardian comme le « digne rejeton » littéraire de Jonathan Franzen et Ann Tyler. uu Le rollercoaster émotionnel de ces « quatre filles du Dr. Sorenson » est addictif ; chaque lecteur choisit « sa » sœur… une lecture d’été idéale. uu Un livre dans lequel on s’installe comme devant une série – on a parlé du Big Little Lies du Midwest ou de la profondeur de personnages à la This Is Us. uu Une fois n’est pas coutume, donnons le dernier mot à People Magazine : « Vous serez bien content que cette famille ne soit pas la vôtre, mais les suivre est un régal ! »

ACTUALITÉ uu En développement : série sur HBO avec Laura Dern et Amy Adams (qui a acquis les droits pour sa maison de production). uu En Italie, où le livre est sorti en juillet 2020, Tout le bonheur du monde vient de recevoir le prix J’aime ce livre attribué par Giunti al Punto, groupement de 224 librairies choisissant leur livre préféré parmi les parutions de novembre 2019 à octobre 2020.


ACTES SUD

MITSUYO KAKUTA Lune de papier Roman traduit du japonais par Sophie Refle

© Hisaaki Mihara

Plus qu’un personnage de roman possédant les caractéristiques du polar, plus qu’une Madame Bovary japonaise du début du xxie siècle, Rika est une sorte d’héroïne hollywoodienne, (on pense à Bonnie and Clyde, à Thelma et Louise) mais cette femme est typiquement japonaise, et nullement marginale. Dans un style parfois lapidaire, l’éclairage sur la société japonaise est au fil de ce livre toujours plus intense. Tout y est subtil et efficace, sensible et angoissant, voire effrayant, toujours sous tension. Et tout conduit à la question du féminin aujourd’hui, au Japon comme dans le monde entier. ROMAN 11,5 × 21,7 CM 352 PAGES MISE EN VENTE  7 AVRIL 2021 978-2-330-14935-2

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DU MÊME AUTEUR

À NOTER u Parution simultanée de La Cigale du huitième jour en Babel u La Cigale du huitième jour : 4 500 ex. en édition courante

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ACTES SUD L’AUTEUR

Mitsuyo Kakuta est née en 1967, dans la préfecture de Kanagawa au sud de Tokyo. Diplomée de littérature de l’Université de Waseda à Tokyo, elle commence par écrire pour la jeunesse. Elle obtient de nombreux prix et en 2005, le prix Naoki, pour Celle de l’autre rive (Actes Sud, 2008). Elle est l’auteur de La Maison dans l’arbre (Actes Sud, 2014) et La Cigale du huitième jour (Actes Sud, 2015) qui a été porté à l’écran par Akimistu Sasaki.

Lune de papier Rika Umezawa est une femme de quarante ans. Issue d’un milieu confortable, après avoir mis fin à une première histoire d’amour, elle quitte son emploi puis se marie. Assumant avec détermination sa toute nouvelle condition d’épouse elle ne cherche pas de travail et s’applique à correspondre aux attentes d’un homme. Mais alors que celui-ci la délaisse un peu, lui fait des réflexions désobligeantes sur ses dépenses pourtant modestes, sur ses quelques projets de loisirs entre amies – des sorties dont il aurait, dit-il, la charge “en plus du reste” –, la jeune femme, perplexe mais respectueuse, décide de s’émanciper légèrement. Ainsi, en poursuivant une vie frugale, elle suit une formation, passe un examen et se fait embaucher à la banque Wakaba. Là, pendant cinq années et bien qu’il s’agisse à sa demande d’un contrat précaire et à quart temps pour ne pas modifier les conditions fiscales de son foyer, Rika donne entière satisfaction. Sérieuse, motivée, d’une rare disponibilité pour ses clients, elle s’autorise alors dans la limite de ses moyens certaines dépenses futiles, elle acquière la considération de ses supérieurs, progresse et obtient peu à peu la responsabilité de la gestion des comptes d’une clientèle âgée dont elle transfère les liquidités en gagnant leur confiance à un niveau quasi filial. Jusqu’au jour où, chez l’un d’eux, Rika croise un jeune homme qui, après l’avoir saluée, quitte les lieux

sans un mot. Quelques jours plus tard, ce garçon de vingt ans appelle Rika à la banque, insiste et lui donne rendez-vous dans un bar. Quand s’ouvre cette histoire, Rika a passé la frontière, la presse japonaise titre sur une affaire de détournements de fonds à hauteur de cent millions de yens. Après Celle de l’autre rive, La Maison dans les arbres et La Cigale du huitième jour, Actes Sud poursuit la publication de l’œuvre de cette romancière qui depuis plus d’une décennie explore la condition féminine au Japon d’une exceptionnelle façon. Plus qu’un personnage de roman possédant les caractéristiques du polar, plus qu’une Madame Bovary japonaise du début du xxie siècle, Rika est une sorte d’héroïne holly­ woodienne (on pense à Bonnie and Clyde, à Thelma et Louise), mais cette femme est typiquement japonaise, et nullement marginale. Là se situe la force de Mitsuyo Kakuta qui, dans toute son œuvre, met en scène de façon très particulière la dimension sociologique du sujet en évitant l’écueil du psychologique au profit de l’intrigue. Dans un style parfois lapidaire, l’éclairage sur la société japonaise est au fil de ce livre toujours plus intense. Tout y est subtil et efficace, sensible et angoissant, voire effrayant, toujours sous tension. Car tout conduit à la question du féminin aujourd’hui, au Japon comme dans le monde entier.

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Amanda Svensson

“LE MONDE SELON GARP À LA SUÉDOISE”

UN SYSTÈME D’UNE BEAUTÉ AVEUGLANTE Roman traduit du suédois par Esther Sermage

© Alexandra A. Ellis

Lund, Suède, octobre 1989. La naissance des triplés, Sebastian, Clara et Matilda, est entourée d’un mystère. Un mystère vite éclipsé par la joie de leur venue au monde… et l’aveu de l’infidélité de leur père. Vingt-cinq ans plus tard, quand ce dernier disparaît dans des circonstances non moins troubles, ses enfants sont loin de se douter qu’il laisse derrière lui un terrible secret dont la révélation va venir tout bousculer. Surtout pour l’un d’entre eux. Choisit-on sa famille ? Sommes-nous régis par un “système” ? Sur fond de crises – familiale, existentielle, climatique – Amanda Svensson nous convie à une ballade inédite et électrisante aux quatre coins du globe et dans l’univers infini du cerveau humain. Un roman foisonnant, espiègle et délicieusement impertinent

“Amanda Svensson a une voix qui déferle, le récit se déroule avec l’aisance d’une comédie romantique mélancolique de Woody Allen.”

Dala-Demokraten

ROMAN 14 × 22  CM 592 PAGES PRIX PRÉVISIONNEL 24 € MISE EN VENTE 7 AVRIL 2021 978-2-330-14393-0

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“Foisonnant, dingue et absolument délicieux.”

Svenska Dagbladet

À NOTER L’AUTEUR Amanda Svensson, née en 1984 à Malmö, a débuté avec Hey Dolly en 2008 (inédit en France), acclamé par les critiques. Son deuxième roman, Bienvenue dans ce monde (Actes Sud, 2014) était nominé pour le Prix August – l’équivalent du Prix Goncourt – lors de sa sortie en Suède. Lauréat du Prix Per Olov Enquist 2019, Un système d’une beauté aveuglante est son quatrième roman.

• Prix Per Olov Enquist 2019 • Quatrième roman

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Un système d’une beauté aveuglante

EXTRAIT “— Pourquoi n’y avez-vous pas postulé ? — Pour des raisons d’ordre privé, sir. — Par amour ? — Par peur. Le mot interdit lui avait échappé avant qu’il ne puisse l’arrêter. Glissant comme une anguille, il rampa en se tortillant à travers la pièce, se faufila dans la canalisation de tubes pneumatiques et poursuivit son chemin le long des synapses de la maison, atteignant bientôt chaque lobe, chaque employé, circulant comme un frisson le long de chaque colonne vertébrale, car il en est ainsi de certains mots, il ne faut pas les prononcer à voix haute ailleurs que dans le cabinet d’un psychologue. Mais Rudolph Corrigan était un gentleman. Rompu à la conversation française, il avait fait toute sa scolarité dans une école bcbg du New Hampshire. Il n’avait pas mangé de l’Eton mess et repassé son uniforme d’écolier pendant douze ans pour rien. Il ignora le faux-pas de Sebastian et changea de sujet.”

En octobre 1989, des triplés – Sebastian, Clara et Matilda – naissent dans un hôpital de Lund dans des circonstances dramatiques. Cette nuit-là, un autre enfant vient au monde dans la même maternité, une fille aux yeux d’un bleu remarquable. Plus de deux décennies plus tard, une jeune femme se pend dans l’embrasure d’une porte. Dans la foulée, Sebastian part à Londres, le cœur brisé. Jeune diplômé en neurosciences, il a été recruté par le mystérieux Institut de Sciences Cognitive à Londres, un établissement dirigé par un américain excentrique, Rudolph Corrigan. Sur place, Sebastian se voit confier un singe doté d’une boussole morale irréprochable. On lui attribue aussi un certain nombre de patients, dont une jeune mère, Laura Kadinsky, qui l’intrigue à plus d’un titre. L’irrésistible Mme Kadinsky, scénographe, vient le consulter pour un problème peu banal : le monde a perdu toute profondeur pour elle, tout est devenu plat, bidimensionnel. Pendant ce temps, sa sœur Clara voyage jusqu’à l’Île de Pâques pour interviewer Jordan, un jeune activiste écologique qui s’y est installé pour attendre l’inévitable apocalypse. Récemment licenciée, elle est en quête d’appartenance et de sens. Elle les a peut-être trouvés chez ce prophète du jour du Jugement dernier et son petit groupe de fidèles. Le dernier triplé, Matilda, vit dans la Suède rurale avec son petit ami, Billy, et la fille de ce dernier. Fâchée

avec sa sœur depuis bien trop longtemps, Matilda tente désespérément de lui tendre la main, mais Clara semble hors d’atteinte. Matilda est synesthète et a développé une aversion violente contre la couleur bleue. Son état psychique se fragilise plus que jamais lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte. Cette constellation familiale fragile est d’autant plus déstabilisée le jour où leur mère leur annonce que leur père a mystérieusement disparu. Et il laisse derrière lui un secret vieux de vingt-cinq ans qui va venir tout bousculer de façon irrémédiable, surtout pour l’un d’entre eux. Mêlant hyperréalisme psychologique et surréalisme des comportements, le nouveau roman d’Amanda Svensson est une chronique familiale hybride et décalée qui traite de la crise climatique et la crise existentielle dans un monde qui éclate. Nous retrouvons les paradoxes préférés des démiurges du récit : Destin ou libre arbitre ? Choisit-on sa famille ou pas ? Sommes-nous régis par un “système” ? Menant sa plume dans un style espiègle bien ancré dans notre époque et jamais avare de métaphores insolites, voire loufoques, Amanda Svensson nous offre, l’air de rien, une expérience inédite aux quatre coins du globe et à travers l’univers infini du cerveau humain. S’attaquer à la recherche en neurosciences sur ce ton badin et avec autant de hauteur, c’est tout de même délicieusement impertinent.

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ACTES SUD

LARS PETTER SVEEN Les Enfants de Dieu

PRIX SULT HAMSUN

Roman traduit du néo-norvégien par Frédéric Fourreau

© Tine Poppe

Nous sommes à Bethléem. Hérode vient d’ordonner la mise à mort de tous les garçons de moins de deux ans. Une troupe d’élite passe de maison en maison et exécute l’ordre avec véhémence. Aucun des soldats n’est en mesure de déterminer l’âge de tous ces enfants, ils ne s’en formalisent pas. Soudain, Cato, le leader du groupe, vomit ses tripes au lieu d’abattre son épée. La nuit a été longue…

ROMAN 11,5 × 21,7 CM 336 PAGES MISE EN VENTE  7 AVRIL 2021 978-2-330-14934-5

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“Si je vous raconte tout cela, c’est pour tenter de comprendre les raisons de cette brutalité et de la colère des jeunes. Ils sont comme les deux jeunes hommes que nous avons tués, il y a des années, ceux que nous étions censés accompagner à Jérusalem, et qui étaient si aveuglés par leur foi. Comme eux, de nombreux jeunes gens d’aujourd’hui sont animés par le désir ardent de répandre le chaos, une volonté irrépressible de tout renverser, une foi qui signifie qu’ils ne craignent pas de mourir. Ces assassins, ou quel que soit le nom qu’on leur donne, ne sont qu’un symptôme : le désespoir et l’inhumanité qu’a causés cette forme de gouvernance immonde. Quand vous êtes désemparé, quand tous vos efforts ont été systématiquement réduits à néant, quand toutes les autres méthodes ont échoué, il ne vous reste plus que le désespoir.” (extrait) “Les Enfants de Dieu est une percée absolument méritée pour ce jeune auteur dont le travail est mûr, original et audacieux.” Jury PO Enquist

“Un chef-d’œuvre. Le troisième roman de Lars Petter Sveen est une précieuse œuvre d’art.” Klassekampen

À NOTER u Lauréat du Prix Sult 2015 (La Faim, Hamsun) u Lauréat du Prix Per Olov Enquist 2016

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ACTES SUD L’AUTEUR

Né à Fræna en 1981, Lars Petter Sveen est un auteur norvégien. Il est entré sur la scène littéraire en 2008 avec le recueil de nouvelles Køyre frå Fræna pour lequel il a reçu cinq prix littéraires dont le Prix Tarjej Vesaas. Son premier roman, Eg kjem tilbake, sorti en 2011, a été largement acclamé par la presse. Lauréat du Prix Sult 2015 (La Faim, Hamsun), du Prix littéraire néo-norvégien 2014 et du Prix Per Olov Enquist 2016, Les Enfants de Dieu (2014) est son troisième roman. EXTRAITS DE PRESSE

“Lars Petter Sveen a réécrit quelques-uns des récits bibliques. Le résultat est formidable (...) et surtout, c’est de l’art de la plus haute qualité. Les Enfants de Dieu est un roman fantastique.” Verdens Gang “Une grande prouesse littéraire (...) Convaincant et fort émotionnellement, car c’est un témoignage important sur notre époque.” Dagsavisen

Les Enfants de Dieu Le roman s’étend sur une période de quarante ans Je suis aveugle. Et pourtant je vois une multitude de choses. suivant la naissance de Jésus. Dans une sorte de no Je suis ce qui demeure dans l’ombre, tandis que la lumière man’s land hostile évoluent certains de ses disciples, tombe ailleurs. Une personnification de l’obscurité, du dont Simon-Pierre et son frère André, ainsi que des mal, qui cherche à semer non pas la haine – la haine femmes de son entourage : Anna, Ruth, Naomi, Martha. étant un sentiment, donc imprévisible – mais le doute, Il y a également le père de Jacques qui parcourt le l’indifférence, le fatalisme… pays pour trouver quelqu’un capable de libérer son C’est l’éternel combat entre l’obscurité et la lumière, fils de son bégaiement. D’autres personnages singu- le bien et le mal, pourtant, nous ne sommes pas dans le liers émaillent le récit : des voleurs, des soldats, des monde des idées – l’univers du roman est extrêmement meurtriers, des guérisseurs, des charlatans, des violeurs, concret, charnel, brutal, cru, sensoriel. Insufflant de la des enfants guerriers, des lépreux, des femmes mutilées, vie dans les petites histoires derrière l’Histoire, mettant des impurs… Une multitude de destins et d’histoires en scène des personnages du Nouveau Testament, Les constituent ce roman kaléidoscopique d’une rare Enfants de Dieu reste un roman extrêmement contemintensité. C’est un univers envoûtant et troublant, avec porain. Les résonnances avec la situation de Gaza et du une perspective toujours changeante, des personnages Moyen-Orient, Daesh et la montée de l’extrémisme qui surgissent dans une histoire pour réapparaître dans sont frappantes. Un roman hors norme, intemporel, une autre. Le personnage du vieil homme aveugle – le porté par une prose sobre, une maîtrise stylistique tentateur – n’est jamais loin dans les moments décisifs : impressionnante et une grande sensibilité poétique.

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Niña Weijers

Chambres, antichambres Roman traduit du néerlandais (Pays-Bas) par Arlette Ounanian

Une jeune femme dans son bain s’immerge volontairement et ne sort le visage de l’eau qu’au dernier moment. Niña Weijers pose les deux questions fondatrices du livre : “Que savons-nous de cette femme ? Que sait-elle d’elle-même ?”. Dans une succession d’événements juxtaposés que relie une forme de quête de soi, Chambres, antichambres pose la question de la frontière poreuse entre l’écriture et la vie. L’une des grandes révélations littéraires des années 2010 avec son premier roman, Les Conséquences, Niña Weijers réussit à surprendre avec un texte intelligent et captivant qui rompt avec les formes traditionnelles, mais aussi un livre très intime, où la romancière se dévoile avec audace. À PROPOS DES CONSÉQUENCES

“Avec ce livre, cette jeune « chercheuse de traces » à l’identité incertaine en laisse une, assurément. Originale et prometteuse. Qui en appellera d’autres.” Florence Noiville, Le Monde des Livres “Un premier roman tranchant et lumineux.” ROMAN 12,5 × 19,5  CM 272 PAGES MISE EN VENTE 7 AVRIL 2021

Christophe Ono-dit-Biot, Le Point

978-2-330-14913-0

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L’une des grandes révélations littéraires des années 2010 amie “M”, laquelle est aussi écrivaine. Leurs converavec son premier roman, Les Conséquences, Niña Weijers sations drolatiques sur les affres de la création servent réussit à surprendre avec Chambres, antichambres, un de commentaire aux différentes “histoires”, dont on texte intelligent et captivant qui rompt avec les formes ne sait jamais dans quelle mesure elles sont fictives : traditionnelles, mais aussi un livre très intime, où la “je” part aux sports d’hiver en France avec des amis et romancière se dévoile avec audace. des amis d’amis ; l’un d’eux sauve la narratrice à un Les Conséquences avait pour point de départ un moment où elle se trompe de piste, se perd et fait une questionnement sur la frontière poreuse entre l’art et chute ; “la femme” reçoit un groupe de copines à dîner, la vie. Chambres, antichambres part d’une interrogation l’une d’elles raconte comment, au cours de vacances similaire, mais qui concerne cette fois l’écriture. Une en Indonésie, elle a laissé la “meilleure amie” avec jeune femme dans son bain s’immerge volontairement qui elle voyageait subir une agression sans lui porter et ne sort le visage de l’eau qu’au dernier moment. assistance, et comment cet épisode a radicalement Niña Weijers pose les deux questions fondatrices changé le cours de sa vie ; “la femme” tombe sous le du livre  : “Que savons-nous de cette femme ? Que charme d’une “autre femme” et a, pour la première fois, sait-elle d’elle-même ?”. La connaissance de la réalité, une relation homosexuelle, toutes deux quittent leur à commencer par celle de soi-même, étant sujette à partenaire pour s’engager dans une relation fusionnelle, caution, Niña Weijers refuse de présenter une illusion mais une jalousie dévorante, ou un excès de passion, cohérente de réel (ce qu’est en principe un roman) : rendent leur amour invivable et la rupture inévitable. personnage, récit et chronologie ne sont que des Même sans savoir si les “histoires” de cet Heptameron constructions, mieux vaut donc juxtaposer les événe- d’un genre nouveau comportent ou non des épisodes ments sans les hiérarchiser ni les raccorder entre eux. de la vie de l’auteur, le lecteur sera sensible au caractère “La femme”, tantôt aussi désignée par “je”, est une intime, existentiel, des récits qu’on lui fait. Il sentira jeune femme d’une trentaine d’années, qui a écrit un que l’auteur a eu besoin de le tenir à distance pour premier roman au succès inattendu, ce qui lui a valu se livrer de façon aussi désarmante. C’est la magie du une résidence d’écrivain de cinq ans dans une belle talent de Niña Weijers, qui éclate même quand elle maison sise à l’orée d’un parc. La jeune femme travaille ne cherche pas à. Si l’on a aimé Les Conséquences, on à un second roman, mais elle n’est pas à l’aise dans retrouvera ici, sous le même vernis d’humour subtil, cette maison et sent que l’inspiration la fuit. Elle a l’angoisse diffuse, le sentiment d’étrangeté face à la vie, un petit chien répondant au nom de Théo, qu’elle qui donnaient déjà sa force d’émotion au précédent promène chaque jour au parc en compagnie de son roman.

L’auteur Niña Weijers a 33 ans. Elle vit et travaille à Amsterdam. Son premier roman, Les Consé­ quences, a été très acclamé à sa sortie aux Pays-Bas et plusieurs fois couronné.

© Iris Duvekot

Chambres, antichambres

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ACTES SUD

FRANÇOIS SMITH Fille à soldats

PREMIER ROMAN

D. R.

Roman traduit de l’afrikaans par Naòmi Morgan

ROMAN 11,5 × 21,7 CM 304 PAGES MISE EN VENTE  7 AVRIL 2021

Un livre aussi poétique qu’historique qui aborde avec singularité le traumatisme qui traverse encore aujourd’hui la communauté afrikaner. Il dépeint la cruauté perpétuée à l’encontre des civils pendant la guerre des Boers, à travers le destin d’une femme à l’intériorité complexe. Parmi le grand nombre de publications parues en Afrique du Sud sur cette période historique, Fille à soldats est certainement le plus subtil tant il conjugue les nuances du réel et de la fiction pour aborder un sujet encore tabou aujourd’hui dans la communauté Boer. Bouleversant, ce livre trouve un écho intemporel autant que nécessaire dans le contexte des violences sexistes qui agitent actuellement l’Afrique du Sud.

978-2-330-13735-9

-:HSMDNA=VX\XZ^: À NOTER u La collection Lettres d’Afrique du Sud, dont la vocation s’attache à la traduction des textes écrits en Afrikaans, ne pouvait passer à côté d’un roman aussi singulier dans sa posture d’engagement comme dans sa forme et sa poésie.

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ACTES SUD L’AUTEUR

François Smith est né en 1964. Depuis 2015, il enseigne la littérature à l’université du Free State à Bloemfontein. Il s’est fait connaitre par ses nouvelles et ses traductions. Fille à soldats, son premier roman, a figuré dans le dernier carré de tous les prix littéraires afrikaans en 2015. Il a obtenu celui de l’atkv, l’association pour la promotion de la langue et de la culture afrikaans.

Fille à soldats 1901 : Guerre des Boers. À dix-sept ans, alors qu’elle se trouve enfermée dans un camp de concentration Susan Nell est victime d’un viol. Laissée pour morte sur une décharge par ses agresseurs – des officiers Britanniques –, elle est soignée par un couple Basotho. Lentement, grâce à leur douceur et leurs médecines, elle parvient à se remettre. Puis à gagner Le Cap. Devenue infirmière, elle est envoyée en Angleterre pendant la première guerre mondiale, où elle retrouve par hasard l’un de ses bourreaux. De ce fait réel, François Smith a tiré un roman afin d’explorer librement la complexité du chemin de vie de Susan Nell. Qui devient dans ce livre une victime civile de la guerre, intelligente et tenace, se reconstruisant

lentement, malgré ou grâce à cette confrontation seize ans après le drame. Ce livre aussi poétique qu’historique aborde avec singularité le traumatisme qui traverse encore aujourd’hui la communauté afrikaner. Il dépeint la cruauté perpétuée à l’encontre des civils à travers le destin d’une femme à l’intériorité complexe. Parmi le grand nombre de publications parues en Afrique du Sud sur cette période historique, Fille à soldats est certainement le plus subtil tant il conjugue les nuances du réel et de la fiction pour aborder un sujet encore tabou aujourd’hui dans la communauté Boer. Bouleversant, ce roman trouve un écho intemporel autant que nécessaire dans le contexte des violences sexistes qui agitent actuellement l’Afrique du Sud.

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ACTES SUD

ANDRZEJ STASIUK Mon bourricot

© Kamil Gubala

Récit de voyage traduit du polonais par Charles Zaremba

RÉCIT DE VOYAGE 11,5 × 21,7 CM 240 PAGES MISE EN VENTE  7 AVRIL 2021 978-2-330-14936-9

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DU MÊME AUTEUR

Stasiuk, grand bourlingueur devant l’éternel, repart en voyage dans le grand Est. Cette fois-ci, il est accompagné d’un ami, un type introverti et taciturne. Le trajet est bien tracé, en ligne droite : Ukraine, Russie, Kazakhstan, Mongolie. À l’image du parcours, la narration aussi est linéaire et se fait au gré des kilomètres avalés. Andrzej Stasiuk ne cesse de nous surprendre. Il a beau changer de style, de registre, ses variations autour du voyage nous touchent toujours autant par leur sincérité et par ce sens de l’observation aiguisé dont il est le maître. Ode à la voiture, carnet de rencontres drolatique et dénonciation acerbe des stéréotypes que les peuples entretiennent les uns à l’égard des autres, Mon bourricot est tout cela à la fois. On a tout simplement envie de monter dans sa voiture et de parcourir avec lui des milliers de kilomètres, sans but précis… Parce qu’un voyage se passe de motifs. Parce qu’on part pour mieux se quitter soi-même. À PROPOS DE POURQUOI JE SUIS DEVENU ÉCRIVAIN

“Quelques jours passent et j’ouvre le livre de Stasiuk. Fait exceptionnel, je ne le referme pas aussi sec et me mets à lire, sans m’arrêter. Quelques livres m’ont fait pareille impression : je ne les cite pas pour éviter l’effet de chaire. […] Ce polonais est un sacré cornichon. Son humour est glacial. Mais n’est-ce pas le propre de l’humour que d’être glacial ? Chez lui, le pessimisme ressemble à l’optimisme et donc à l’héroïsme. En France, on adore la littérature des professeurs et des universitaires avec son cabaret de petites aventures sexuelles et sentimentales. C’est pourtant chiant. Là, avec Stasiuk : pas de sexe, pas de harcèlement, pas d’instituteurs en quête de sens, pas de problèmes familiaux, pas de maman autoritaire et de papa sodomite. On est enfin sevré de psychologie et de psychanalyse. Stasiuk, c’est la vraie vie, c’est-à-dire la fausse vraie vie, c’est-à-dire, la vraie vraie vie. Enfin, des vrais rires, des vrais alcooliques, des vrais prisonniers politiques, des vrais loosers, des vrais marginaux.” Valéry Molet

À NOTER u Après la publication de L’Est (Actes Sud, 2017), Andrzej Stasiuk s’est vu décerner le Prix de l’État autrichien pour la littérature européenne (parmi ses lauréats figurent Eugène Ionesco, Harold Pinter, Italo Calvino, Milan Kundera, Marguerite Duras, Salman Rushdie, Antonio Tabucchi, Umberto Eco, Julian Barnes, Patrick Modiano...) u En 2018, il obtient le Prix Nicolas Bouvier

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ACTES SUD L’AUTEUR

L’écrivain, poète et journaliste polonais Andrzej Stasiuk est né en 1960 à Varsovie. En 1992, ses débuts littéraires sont très remarqués. Bientôt, il fuit la célébrité et la capitale pour s’établir dans un petit village aux confins du sud-est de la Pologne. Considéré comme le chef de file de la littérature polonaise contemporaine, il collabore à diverses revues littéraires et culturelles. Outre des recueils de poésie et quelques pièces de théâtre, il est l’auteur d’une quinzaine de livres dont quatorze sont traduits en français et en d’autres langues. L’œuvre de Stasiuk a souvent été récompensée, notamment en Pologne mais aussi en Allemagne. En France, la tonalité inimitable de sa prose ainsi que son amour profond pour l’arrière-cour de l’Europe a suscité beaucoup d’enthousiasme. Chez Actes Sud ont paru : Taksim (2011), Pourquoi je suis devenu écrivain (2013), Un vague sentiment de perte (2015) et L’Est (2017 ; prix Nicolas Bouvier / Étonnants Voyageurs 2018).

Mon bourricot Mon bourricot peut être considéré comme le prolongement de L’Est. Ou plus exactement comme sa version plus romanesque, plus légère, plus drôle. Un autre point de vue sur le voyage et le voyageur. Décalé. L’auteur qualifie ce livre de “récit picaresque”, et on y retrouve en effet l’humour corrosif et l’ironie amère de Pourquoi je suis devenu écrivain et de Taxim. Notre bourlingueur repart en voyage dans le grand Est. Cette fois-ci, il emmène un ami, un type introverti et taciturne. Le trajet est bien tracé, en ligne droite : Ukraine, Russie, Kazakhstan, Mongolie. À l’image du parcours, la narration aussi est linéaire et se fait au gré des kilomètres avalés. Le livre commence par la préparation de la voiture, une vieille automobile de plus de douze ans et avec trois cent mille kilomètres au compteur. Remplacée par une autre, bien plus moderne, elle n’était pourtant pas partie à la casse, mais reste toujours là, fidèle, prête à dépanner en cas de neige... Le bourricot du titre, c’est elle. Et c’est elle qui fera le voyage et deviendra l’héroïne à part entière du récit. Ce voyage-là n’est ni une quête nostalgique de l’enfance, ni une plongée au cœur du communisme.

Il ne s’agit plus d’un retour introspectif aux sources, mais juste de partir loin sans but précis, de rouler, rouler… de s’imprimer du paysage, de se confronter à son immensité, et de s’apercevoir finalement qu’on n’est rien. Au fil des pages, nos deux voyageurs croisent toutes sortes de personnages, dont certains très pittoresques, insolites, voire fantomatiques. Leurs conversations, souvent hilarantes, parfois absurdes, dénoncent habilement une vision stéréotypée qu’un peuple se fait d’un autre. Car Stasiuk se moque des clichés, il porte un regard railleur sur la Pologne d’aujourd’hui, sur l’Union européenne, sur l’Est et l’Occident. Sur lui-même. J’explore l’identité polonaise, déclare-t-il. Andrzej Stasiuk ne cesse de nous surprendre. Il a beau changer de style, de registre, ses variations autour du voyage nous touchent toujours autant par leur sincérité et par ce sens de l’observation aiguisé dont il est le maître. On a tout simplement envie de monter dans sa voiture et de parcourir avec lui des milliers de kilomètres, sans but précis… Parce qu’un voyage se passe de motifs. Parce qu’on part pour mieux se quitter soi-même.

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Sindbad ACTES SUD

IMAN MERSAL Sur les traces d’Enayat Zayyat Récit traduit de l’arabe (Égypte) par Richard Jacquemond Une jeune écrivaine égyptienne, Enayat Zayyat, s’est donné la mort en 1963, et personne ne se rappelle plus de son seul et unique roman, L’Amour et le Silence, publié en 1967. Plus de quarante ans plus tard, Iman Mersal l’a lu et, intriguée par le suicide de son auteure, a mené une longue et minutieuse enquête pour reconstituer son histoire.

RÉCIT 13,5 × 21,5  CM 272 PAGES MISE EN VENTE 7 AVRIL 2021 978-2-330-14940-6

© Paloma Mitka

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“Avant qu’Enayat ne se transforme d’écrivaine inconnue en fantôme qui me poursuit, avant que je voie sa photo, que j’entende des bribes de son histoire, que je sois habitée par ce désir irrésistible de la connaître, je cherchais le trésor, ses archives personnelles qui devaient être quelque part, dispersées entre les maisons, la topographie du Caire et la mémoire des vivants qui l’ont connue. Au début, la destruction de ses archives m’est apparue comme une catastrophe, mais cette absence m’a amenée à suivre la trace de ce qui a été éliminé. Elle m’a amenée à penser que mon ambition n’est pas d’exposer sa vie dans les pages d’un livre ; exposer la vie d’une personne morte, c’est contribuer à aplatir le passé, à le vider de son sens. Je ne devais pas parler en son nom, présenter un brouillon de sa vie ; il y avait un moment où nos chemins se croisaient, que je ferais fonctionner comme un guide spirituel, et sur tout le reste, nous divergerions très largement. Peut-être qu’elle-même ne se trouvait nulle part ailleurs que dans les marges qui ont échappé à l’emprise des institutions, de la famille et des amis ; peut-être devais-je chercher ses traces dans le « rebut », dans une topographie effacée où elle a vécu et est morte – la rue, le tombeau, l’école allemande, l’Institut archéologique allemand, le code du statut personnel et le procès de divorce, le contexte du refus du roman et de sa publication, les rêves, l’amitié, l’amour, la dépression et la mort. Les récits de tous ceux dont la vie a croisé la sienne étaient comme une partie de son histoire ; j’ai cherché à les connaître l’un après l’autre, parce qu’ils étaient passés dans sa vie.” (extrait)

DU MÊME AUTEUR


Sindbad ACTES SUD L’AUTEURE Iman Mersal, née en 1966, a étudié à l’université du Caire, où elle a soutenu une thèse de doctorat en littérature arabe. Elle enseigne à l’université d’Alberta au Canada. Une anthologie de ses poèmes qui l’ont placée à l’avant-garde de la poésie arabe contemporaine a été publiée chez Sindbad/ Actes Sud, en 2018, sous le titre Des choses m’ont échappé.

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Sur les traces d’Enayat Zayyat Sur les traces d’Enayat Zayyat est un livre inclassable, du puzzle est le prétexte d’une enquête :  Pourquoi entre la biographie, l’enquête historique et journalis- Enayat s’est-elle adressée à al-Dâr al-Qawmiyya pour tique ou encore l’essai, superbement écrit par Iman publier son roman ? Pourquoi l’a-t-elle fait lire à Anis Mersal dont la prose se révèle aussi forte et émouvante Mansour et Youssef al-Sibai, deux stars de la culture que la poésie. Elle y raconte par le menu son parcours “officielle” plutôt qu’aux écrivains alors reconnus dans le de plusieurs années à la recherche d’Enayat Zayyat, milieu littéraire ? Le refus d’Al-Dâr al-Qawmiyya est-il écrivaine égyptienne qui s’est donné la mort en 1963 vraiment la cause de son suicide ? À quand remontait à l’âge de vingt-sept ans, après avoir reçu une lettre de son trouble dépressif, et quel en était la cause ? Quel l’éditeur nationalisé Al-Dâr al-Qawmiyya lui notifiant rôle ont joué dans cette dépression son divorce et la son refus de publier son premier et unique roman, “perte” de son fils dont le père avait obtenu la garde ? L’Amour et le Silence. Ce roman sera finalement publié Ou encore l’éloignement de Nadia Lotfi, dont Enayat en 1967 et bien accueilli par la presse, mais rapidement disait qu’elle était plus proche d’elle que de ses deux oublié. Iman Mersal le découvre par hasard dans les sœurs et qui était alors absorbée par le lancement de années 1990. Elle ignore tout de son auteure, qu’elle sa brillante carrière d’actrice ? Pourquoi ce suicide prend pour “la petite sœur de la grande écrivaine alors qu’elle venait d’être embauchée à la bibliothèque égyptienne Latifa Zayyat”, mais reste marquée par du Goethe Institut du Caire pour un travail qui la cette lecture. comblait et l’avait mise sur la voie d’un deuxième Vingt ans plus tard, à l’occasion d’un séjour en Égypte roman inspiré de la vie de l’égyptologue allemand (elle est installée au Canada depuis 1998), Iman Mersal Ludwig Keimer ? Qu’est devenu le coffre où elle avait se lance dans une enquête qui va s’étaler sur plusieurs conservé ses papiers personnels ? Toutes ces questions années pour essayer de savoir qui était Enayat Zayyat et bien d’autres conduisent Iman Mersal à mener une et de comprendre ce qui a mené au suicide cette jeune enquête à la fois historique et intellectuelle, poétique et femme de bonne famille. Tout ce qu’elle sait d’elle au intime, qui est aussi une invitation adressée à l’Égypte départ, c’est que sa plus proche amie était la célèbre d’aujourd’hui à se regarder au miroir de son passé récent, actrice Nadia Lotfi. À partir de ce contact, elle va celui de ces années 1950 et 1960 quand l’ancienne retrouver les sœurs d’Enayat, puis d’autres de ses parents élite turco-circassienne brillait de ses derniers feux. et connaissances. De proche en proche, elle accède à Loin cependant de nourrir le culte nostalgique de des couches de vérités toujours parcellaires, souvent cette époque, ce livre l’épluche comme un oignon contradictoires, qui composent un puzzle dont elle et le décortique feuille après feuille, jusqu’à ce qu’il sait d’emblée qu’il restera incomplet. Chaque pièce n’en reste rien.


λογοτεχνíα / 7 avril 2021

Yannis Makridakis

ÉDITIONS CAMBOURAKIS, 62, RUE DU FAUBOURG-S T-ANTOINE, 75012 PARIS, TÉL. : +33 (0)1 80 05 94 17 RELATIONS PRESSE & LIBRAIRES : MÉLISSA BLANCHARD / MELISSA@CAMBOURAKIS.COM DIFFUSION : ACTES SUD / DISTRIBUTION : UNION DISTRIBUTION

LA PREMIÈRE VEINE

Couverture provisoire Traduit du grec par Clara Villain 144 pages / 110 x 210 mm 16 euros ttc ISBN 978-2-36624-568-4

« Yannis Makridakis ne ressemble à aucun autre écrivain grec. » Ta Nea

Les voix d’une femme et d’un homme : Lola, ancienne prostituée, et Yoryis, ancien marin, font à tour de rôle et sans fausse pudeur le récit de leur vie pendant la deuxième moitié du XXe siècle. Tandis que l’un débarquait aux ports et aux bordels de tous les pays, du Japon au Brésil, Lola se vendait à la Canée en Crète. S’ils évoluaient en apparence dans deux mondes parallèles, leurs récits s’imbriquent comme les deux versants d’une même histoire, celle de l’amour marchand comme métaphore d’une existence où chacun se débat seul et fait son chemin. Yoryis et Lola apparaissent au fil de leurs récits de soi comme deux solitaires aguerris au milieu de foules déchainées. Ballottés au cours des années par des mers étrangères et des corps inconnus, ils se sont faits malgré eux les témoins d’une beauté brute, humaine et naturelle. Si leurs souvenirs sont teintés d’une douce nostalgie, il n’est jamais question de regrets. De façon égale, les deux protagonistes croyaient en leur métier et vécurent sans peur. D’où la puissance de séduction de leur confession portée par le style délibérément oral du livre qui donne accès à une langue imagée, pleine d’idiomes, révélatrice de leurs origines populaires. Odyssée moderne, La Première Veine vient enrichir nos représentations de

cette « civilisation de la mer », continent littéraire par excellence, qui tisse une continuité entre les cargos, les ports, les bordels, les existences. À travers leurs mots, ce sont mille et unes vies qui nous apparaissent, ainsi que toute une époque.

L’AUTEUR: Yannis Makridakis est né à Khios en 1971. Après des études de mathématiques et des années de vie dans les villes, il a décidé de retourner sur son île natale, Khios, pour vivre en autarcie dans son village de Volissos. Auteur de quatre romans, plusieurs novellas et deux ouvrages historiques, il se définit avant tout comme agriculteur. Altermondialiste fervent, il prend régulièrement position sur la scène politique pour dénoncer la situation désastreuse de la Grèce. Il a par ailleurs fondé en 1997 le Centre d’études sur Khios visant à collecter, archiver, promouvoir la recherche et la diffusion des documents concernant l’île, mais aussi la Maison de la Littérature. Il organise et anime des ateliers littéraires à Khios, Thessalonique et d’autres villes en Grèce. Ses articles politiques et philosophiques ont été traduits en français, espagnol, hollandais, suédois, allemand et anglais.

• Après Au fond de la poche droite (2018), un deuxième titre de l’auteur grec Yannis Makridakis.

Un récit reposant sur la mise en lumière de similarités insoupçonnées entre les vies d’un marin et d’une prostituée, faisant apparaître une humanité complexe au mystère inassouvi.

• Une réponse lumineuse au chef-

d’œuvre de l’auteur-marin Nikos Kavvadias, Le Quart, qui fait entrer la figure de la prostituée au même titre que celle du marin dans la littérature grecque.


ALAA EL ASWANY J’ai couru vers le Nil Roman traduit de l’arabe (Égypte) par Gilles Gauthier À travers les péripéties politiques et intimes d’une palette de personnages tous liés les uns aux autres, du chauffeur au haut gradé, de la domestique musulmane au bourgeois copte, El Aswany livre le roman de la révolution égyptienne, une mosaïque de voix dissidentes ou fidèles au régime, de lâchetés ordinaires et d’engagements héroïques.

“C’est un texte puissant dans la veine des grands romans sociaux russes ou sud-américains qu’Alaa El Aswany vient de publier. J’ai couru vers le Nil met en scène une fantastique galerie de personnages au moment du printemps arabe en Égypte. Un écrivain de grand talent, un homme rare dont le courage n’est pas que littéraire.” Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire ROMAN BABEL N° 1740 11 × 17,6 CM 528 PAGES ENV. MISE EN VENTE 7 AVRIL 2021 978-2-330-14678-8

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À NOTER u J’ai couru vers le Nil : 45 000 ex. en édition courante u L’Immeuble Yacoubian : 360 000 ex. (AS + Babel) u Chicago : 75 000 ex. (AS + Babel) u Automobile Club d’Égypte : 35 000 ex. (AS + Babel)

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J’ai couru vers le Nil

L’AUTEUR

Né en 1957, Alaa El Aswany, qui exerce le métier de dentiste au Caire, est notamment l’auteur du roman L’Immeuble Yacoubian (Actes Sud, 2006, porté à l’écran par Marwan Hamed), qui lui a valu une notoriété internationale. EXTRAITS DE PRESSE “L’un des plus grands écrivains contemporains, mieux, le pharaon des lettres en personne. Un roman formidable. (…) Mais c’est de surcroît un roman haletant et plein d’une ironie salutaire. (...) J’ai couru vers le Nil est aussi un roman à la drôlerie féroce, contestataire.”

Christophe Ono-dit-Biot,

Le Caire, 2011. Alors que la mobilisation populaire est à son comble sur la place Tahrir, Asma et Mazen, qui se sont connus dans une réunion politique, vivent leurs premiers instants en amoureux au sein d’une foule immense. Il y a là Khaled et Dania, étudiants en médecine, occupés à soigner les blessés de la manifestation. Il y a là Achraf, grand bourgeois copte, acteur cantonné aux seconds rôles, dont l’amertume n’est dissipée que par ses moments de passion avec Akram, sa domestique. Un peu plus loin,

il y a aussi Issam, ancien communiste désabusé, victime de l’ambition de sa femme, Nourhane, présentatrice télé, prête à tout pour gravir les échelons et s’ériger en icône musulmane. Chacun incarne une facette de cette révolution qui marque un point de rupture, dans leur destinée et dans celle de leur pays. Espoir, désir, hypocrisie, répression, El Aswany assemble ici les pièces de l’histoire égyptienne récente, frappée au coin de la dictature, et convoque le souffle d’une révolution qui est aussi la sienne.

Le Temps des écrivains, France Culture “C’est un Brave ! Un roman choral, absolument foisonnant, magnifique.”

Élisabeth Quin, 28’, Arte “J’ai couru vers le Nil est à la révolution égyptienne ce que L’Immeuble Yacoubian fut à la société de son pays. Le portrait mosaïque d’une révolution, un miroir tendu à ses concitoyens de tous horizons qui s’y sont croisés, battus, aimés, et dont les reflets toucheront les lecteurs du monde entier.”

Valérie Marin La Meslée, Le Point

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CARLOS RUIZ ZAFÓN Le Palais de minuit

LE PREMIER CYCLE NARRATIF DE L’AUTEUR DU CIMETIÈRE DES LIVRES OUBLIÉS ! OUBLIÉS !

Trilogie de la brume, livre 2

Roman traduit de l’espagnol par François Maspero Après la côte anglaise disparaissant sous la brume, Carlos Ruiz Zafón nous entraîne cette fois dans la moiteur des nuits de Calcutta, sur les pas de deux adolescents que la vie menace et prêts à tout pour découvrir le grand secret resté enfermé dans les ruines d’une gare majestueuse, partie en cendres avant même d’avoir existé.

“Si vous n’avez encore jamais lu du Zafón, vous avez de la chance... Un nouvel univers s’ouvre à vous.” Historia

ROMAN BABEL N° 1739 11 × 17,6 CM 288 PAGES ENV. MISE EN VENTE 7 AVRIL 2021 978-2-330-14679-5

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À NOTER u Deuxième tome de la Trilogie de la brume u Le Prince de la brume (livre 1) : 125 000 ex. (Robert Laffont + Pocket) u Le Palais de minuit (livre 2) : 80 000 ex. (Robert Laffont + Pocket) u Les Lumières de septembre (livre 3) : 55 000 ex. (Robert Laffont + Pocket)

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Le Palais de minuit

L’AUTEUR

Carlos Ruiz Zafón est né à Barcelone en 1964 et s’est éteint en 2020 à Los Angeles. On lui doit la saga du Cimetière des Livres oubliés, les opus du Cycle de la brume et Marina, tous parus chez Robert Laffont – à l’exception de L’Ombre du vent (Grasset, 2004), premier volume de sa célèbre tétralogie et du Labyrinthe des esprits (Actes Sud, 2018), qui la conclut magistralement. Il a été, et est toujours, l’auteur espagnol de ce début de xxi e siècle le plus lu à travers le monde. EXTRAITS DE PRESSE “Le Palais de minuit est un roman qui ravira, je pense, les amateurs de Carlos Ruiz Zafón, mais sera surtout un récit qui permettra à ceux qui ne connaissent pas son œuvre de s’y plonger en douceur !”

1916, Calcutta. Un nourrisson est déposé devant la porte d’un orphelinat accompagné d’une lettre aux précautions étranges : son existence ne doit être connue de personne, pas mêmes des registres. Seize ans plus tard, Ben, devenu adolescent, se réunit avec les membres de la Chowdar Society – club très fermé qu’il a monté avec six autres pensionnaires et au sein duquel ils ont tous juré de veiller les uns sur les autres – pour le dissoudre : il est déjà temps pour eux de quitter l’institut qui les a vu grandir. C’est alors que surgit Sheere, qui a le même âge que Ben et en qui celui-ci se reconnaît étrangement. Elle va leur raconter

son histoire, et celle de son père, architecte de génie dont l’œuvre a été réduite en cendres le soir même de son inauguration, enfermant en son sein son créateur. La Chowdar Society va devoir s’enfoncer dans les ruines du passé afin de découvrir l’âme en colère qui menace aujourd’hui la vie des deux adolescents qui lui ont survécu. Après la côte anglaise disparaissant sous la brume, Carlos Ruiz Zafón nous entraîne cette fois dans la moiteur des nuits de Calcutta. On y retrouve pourtant son obsédant attachement à ce qu’il a toujours voulu préserver ou réparer : le feu sacré de l’adolescence.

ZoneLivre.fr “Quand roman de jeunesse rime avec Genèse !”

Sens critique “Mystère, surnaturel, on retrouve déjà, dans ce roman datant de 1994 et se déroulant à Calcutta au début du xxe siècle, tout ce qui fera par la suite le succès de Zafón.”

M. F. G., L’Avenir

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SANTIAGO PAJARES Imaginer la pluie Roman traduit de l’espagnol par Claude Bleton Ionah n’a jamais connu que le désert et sa mère pour seule compagnie. Il survit sans peine à la mort de cette dernière grâce à ses deux palmiers, au petit puits qui les jouxte et aux pièges à lézards. Ici il est en sécurité mais il lui faudra partir. Au-delà des dunes : d’innombrables dangers mais aussi le commerce des hommes. Merveilleuse fable sur le désert intérieur de chacun et sur ce qui est réellement indispensable à notre vie.

“Un récit profond, inspiré de la tradition zen, sur le sens de l’amour et du courage individuel.” Ariane Singer, Le Monde des livres

ROMAN BABEL N° 1741 11 × 17,6 CM 304 PAGES MISE EN VENTE 7 AVRIL 2021 978-2-330-14774-7

-:HSMDNA=VY\\Y\: À NOTER u Imaginer la pluie : 4 000 ex. en édition courante

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Imaginer la pluie

L’AUTEUR

Santiago Pajares, né à Madrid en 1979, est informaticien de formation. Il écrit et produit des séries sur le web. Il est l’auteur de quatre romans et de plusieurs courts métrages. EXTRAITS DE PRESSE “Ici, il réussit une prouesse littéraire : un Petit Prince poétique, qui flirte parfois avec le côté aventureux de Barjavel.”

Kerenn Elkaïm, Livres Hebdo “Le génie de cette formidable épopée post-apocalyptique est, justement, de faire l’ellipse sur les conditions de l’apocalypse pour se concentrer sur le rêve d’un nouveau départ. Immaculé, à l’image de l’animal dont il a pris le nom, lonah affrontant le désert pour revenir à la vie s’empare de ce que la fin du monde a de plus précieux à offrir à la littérature comme à l’humanité : le luxe infini d’une page blanche.”

Il n’a jamais connu que les dunes et le désert, et composait l’existence d’avant : le goût du café pour toute compagnie sa mère qui lui raconte fumant, l’arôme des fleurs, la rosée du matin sur un monde détruit par la folie des hommes. Ici les fougères, les notes d’un piano – mais aussi point de rose à soigner, point de renard ou d’asté- la haine, la cupidité et la guerre. Elle sait qu’un roïde à chérir. La nostalgie n’a pas cours, seul jour il faudra partir. À sa mort, terrassé par le silence, le garçon compte ce qui autorise la survie : un appentis pour s’abriter des tempêtes de sable ; quelques entreprend un long voyage pour revenir vers les palmiers et un puits ; beaucoup de lézards – et hommes. de rares légumes. Fable exquise sur le désert intérieur de chacun, Consciente que son petit prince devra un jour composé d’épreuves, de solitude et de mirages, désirer autre chose, la mère fait de lui le déposi- Imaginer la pluie s’attache à l’inventaire de ce taire de ses souvenirs. Elle lui représente ce qui qui est réellement indispensable à notre bonheur.

Élise Lépine, Transfuge

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MITSUYO KAKUTA La Cigale du huitième jour Roman traduit du japonais par Isabelle Sakaï Février 1985, Tokyo, une jeune femme court dans les rues, un bébé dans les bras, qu’elle vient de kidnapper, sans préméditation. Elle court, l’enfant ne pleure pas, la scène n’est pas alarmante, une mère semble en retard quelque part dans la ville. Deux années de cavale s’ouvrent ce jour-là, deux années de fuite et d’effacement. Une relation fascinante entre une femme et un bébé que la peur et l’instabilité ne fragilisent pas.

“Un road-movie ensorcelant. Du centre des grandes villes aux marges du grouillement urbain et à la mer intérieure de Seto, on écarquille les yeux, le cœur… et on en redemande.” Gilles Chenaille, Marie Claire

ROMAN BABEL N° 1737 11 × 17,6 CM 352 PAGES MISE EN VENTE 7 AVRIL 2021 978-2-330-14768-6

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À NOTER u Parution simultanée du nouveau roman de Mitsuyo Kakuta, Lune de papier u La Cigale du huitième jour : 4 500 ex. en édition courante u Roman adapté au cinéma par Izuru Narushima sous le titre Rebirth

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La Cigale du huitième jour

L’AUTEUR

Mitsuyo Kakuta a tout d’abord publié des livres pour la jeunesse. Avec son roman intitulé Celle de l’autre rive (Actes Sud, 2008), elle obtient le prestigieux prix Naoki. Après La Maison dans l’arbre (Actes Sud, 2014), La Cigale du huitième jour fut au Japon un immense succès. EXTRAITS DE PRESSE “Un road-movie gorgé d’amour, de tendresse, de partage. Un livre qui se lit dans un souffle… Bouleversant !”

Alice Monnard, Journal du Japon.com “Pris par l’affection, on suit, le souffle court, les aventures de cette mère de substitution et de son bébé volé, entre lesquels se tisse une véritable histoire d’amour. (…) ce long roman envoûtant, qu’on trouve beaucoup trop court.”

Une jeune femme court dans les rues de Tokyo, un bébé dans les bras. Cette enfant n’est pas la sienne ; sans préméditation, elle vient de la voler. Dès lors, la vie de Kiwako n’est plus qu’une longue cavale à travers l’Archipel. Paniquée à l’idée de se faire repérer, elle change toujours plus vite d’endroit et d’identité, emportant l’enfant dans l’instant, la déracinant chaque fois plus violemment. Et pourtant, tout demeure absolument doux entre la jeune femme et la petite. Étrangement, la complicité qui s’installe entre elles ne cesse

de s’intensifier, la peur et l’insécurité n’entament pas ce bloc de tendresse, cette harmonie dans laquelle nul témoin ne peut déceler la moindre faille. D’une efficacité et d’un suspense remarquable, ce livre a immédiatement été adapté au cinéma tant l’intrigue et la force de ses personnages semblaient faites pour l’image. Mais au-delà de la tension et de l’angoisse, derrière ce road-movie d’une jeune femme en quête de bonheur filial s’éploie une indéniable poésie.

Gilles Chenaille, Marie Claire “À travers ce périple, ce roman au suspense troublant peint une société urbaine peuplée d’invisibles. Un monde de mouvements, de chaos et d’immobilité conjugués où persiste néanmoins l’étrangeté poétique des cultes religieux, lumières fragiles d’une ténébreuse époque.”

Patrick Beaumont, La Gazette du Nord

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David Lodge Littérature étrangère

LA CHANCE DE L’ÉCRIVAIN Grandeur et décadence d’une carrière d’écrivain.

LE LIVRE Après Né au bon moment qui évoquait sa jeunesse et ses débuts en littérature, David Lodge poursuit son exploration personnelle en se penchant sur l’apogée de sa carrière d’écrivain et d’universitaire de 1976 à 1991. Avec un regard tendre empreint de

pudeur, et une drôlerie inimitable, notre britannique préféré se raconte. Le lecteur a l’impression de pénétrer dans les coulisses des romans du grand Lodge. Et aussi dans celles, passionnantes, de la création littéraire.

POINTS FORTS uu On découvre l’envers du décor littéraire : la rivalité entre auteurs, la candeur des débuts, les coups d’éclat de sa carrière. uu Lodge n’abandonne ni l’humour ni la mélancolie joyeuse qui sont sa marque de fabrique. uu La Chance de l’écrivain s’avère un témoignage passionnant, non seulement sur l’évolution sur ce que représente la publication d’un livre, de son écriture à sa réception en passant par le rendu du manuscrit, le travail de l’éditeur ou les diverses potentielles distinctions. Que l’on remporte, parfois, avec un peu de « bonne fortune », Lire.

QUELQUES CHIFFRES 21 avril 2021 11 × 17 cm 500 pages 9,00 € ISBN : 978-2-7436-5018-6

uu + de 9000 ex. (GF + Poche) au 1er décembre 2020

L’AUTEUR Né en 1935, David Lodge est l’un des écrivains anglais les plus populaires dans notre pays. Il est l’auteur d’une œuvre impressionnante, composée de recueils de nouvelles, d’essais littéraires (L’Art de la fiction), de romans satiriques situés dans le milieu universitaire (Changement de décor, Un tout petit monde), d’irrésistibles comédies de mœurs (Pensées secrètes) mais aussi de romans mélancoliques et facétieux (La vie en sourdine). En France, toute son œuvre est publiée aux éditions Rivages.

ÉGALEMENT


LA CERTITUDE DES PIERRES JÉRÔME BONNETTO Collection BARNUM Ségurian, un village de montagne, quatre cents âmes, des chasseurs, des traditions. Guillaume Levasseur, un jeune homme idéaliste et déterminé, a décidé d’installer une bergerie dans ce coin reculé et paradisiaque. Un lieu où la nature domine et fait la loi. Accueilli comme une bête curieuse par les habitants du village, Guillaume travaille avec acharnement ; sa bergerie prend forme, une vie s’amorce.

7 AVRIL 2021 ROMAN ISBN : 9782360841134 220 pages – 8,90 € LIBRAIRIE Jérôme Dayre 06 80 35 20 09

jerome.dayre@editionsinculte.fr

PRESSE Tiffanie Gabu 06 33 07 17 78

Mais son troupeau pâture sur le territoire qui depuis toujours est dévolu à la chasse aux sangliers. Très vite, les désaccords vont devenir des tensions, les tensions des vexations, les vexations vont se transformer en violence. La certitude des pierres est un texte tendu, minéral, qui sonde les âmes recroquevillées dans l’isolement, la monotonie des jours, l’hostilité de la montagne et de l’existence qu’elle engendre, la mesquinerie ordinaire et la peur de l’inconnu, de l’étranger.

Jérôme Bonnetto est né à Nice en 1977 il vit désormais à Prague où il enseigne le français. La certitude des pierres est son premier roman chez inculte. En janvier 2021 parait Le silence des carpes.

D’une écriture puissante, ample, poétique, Jérôme Bonnetto nous donne à voir l’étroitesse d’esprit des hommes, l’énigme insondable de leurs rêves, et l’immensité de leur folie.

tiffanie.gabu@editionsinculte.fr

Tel. : 01 80 05 94 14

9HSMDQA*iebbde+ www.inculte.fr

L’efficacité de l’atmosphère anxiogène que Jérome Bonnetto met en place tient en partie à l’écriture de cette entité collective anonyme de banals villageois, qu’il parvient à rendre admirablement noire et pesante. Zoé Courtois - Le Monde des livres


TOM LEA L’Aventurier du Rio Grande

LE LIVRE À L’ORIGINE DU FILM À SUCCÈS AVEC ROBERT MITCHUM

Roman traduit de l’anglais (États-Unis) par Arthur Lochmann Postface de Bertrand Tavernier Martin Brady, jeune Américain, se cache depuis son adolescence au Mexique après avoir tué l’assassin de son père. Pistolero au service de deux frères mexicains riches et voyous, sa vie bascule quand une blessure le retient à El Paso, ville américaine jouxtant le Mexique. Au moment où les luttes de pouvoir des deux côtés de la frontière se déchaîneront, Brady, éternel étranger, sera tiraillé entre les belligérants et aura des décisions importantes à prendre. Un grand western, illustré de dessins de l’auteur, jamais traduit en français et dont l’adaptation cinématographique de Robert Parrish connut un immense succès.

“C’est un livre étonnant, le portrait d’un amoureux de la loi, d’un soldat de la règle qui tente d’imposer cette espèce d’ascèse de la loi et du règlement, dans une ville livrée à toutes les querelles.” ROMAN BABEL N° 1743 11 × 17,6 CM 400 PAGES ENV. MISE EN VENTE 7 AVRIL 2021

François Angelier, France Culture

978-2-330-14775-4

-:HSMDNA=VY\\ZY: À NOTER u Première traduction française u Illustré de dessins de l’auteur

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L’Aventurier du Rio Grande

L’AUTEUR

Tom Lea (1907-2001) a longtemps vécu à El Paso, ville américaine située à la frontière du Mexique. Peintre célèbre, correspondant artistique du Life Magazine pendant la Seconde Guerre mondiale, il deviendra écrivain tardivement mais continuera à travers ses livres son observation méticuleuse, anthropologique, hors du commun, de son pays et de ses conflits. EXTRAITS DE PRESSE “L’ouverture est somptueuse : quatre groupes de voyageurs convergent, dans le vent et la poussière, vers une ville endormie. La rencontre tient au hasard, ou plutôt au destin si l’on se hisse au niveau d’un romancier qui transforme en fresque épique une succession de faits divers et de combats à proximité de la frontière.”

“Ce magistral roman de Tom Lea, épique, lyrique, méditatif, illustré de dessins de l’auteur, n’a jamais été traduit en français malgré la réputation grandissante et justifiée de sa belle adaptation cinématographique par Robert Parrish. Contraint de se cacher au Mexique pour fuir la justice américaine après avoir tué l’assassin de son père alors qu’il n’était encore qu’un adolescent, Martin Brady devient un pistolero réputé au service de deux frères mexicains, riches et voyous. C’est un accident de cheval qui fera tout basculer. Blessé et retenu dans une ville

américaine jouxtant le Mexique, au moment où les luttes de pouvoir des deux côtés de la frontière se déchaîneront, Brady sera tiraillé entre les belligérants et aura des décisions importantes à prendre. Un roman juste, quasi historique sur les deux cultures qui s’affrontent, riche en suspense et en émotions, mais aussi enchanteur par ses descriptions d’époustouflants paysages.” Bertrand Tavernier

Pierre Maury, Le Soir “Ce magistral roman de Tom Lea, épique, lyrique, méditatif, illustré de dessins de l’auteur, vient seulement d’être traduit en français. (…) Un roman juste !”

Ouest-France

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RICHARD FLANAGAN La Fureur et l’Ennui Roman traduit de l’anglais (Australie) par Renaud Morin Dans la société traumatisée post-11 Septembre, une jeune femme, Gina, rencontre un jeune homme, Tariq. Au matin, Tariq a disparu, et les médias sont en alerte : cinq bombes ont été retrouvées dans Sydney, et des images des deux amoureux d’un soir tournent en boucle. Commence une traque dans laquelle les suspects sont tout désignés. Gina va alors s’enfoncer dans un monde où la présomption d’innocence n’existe plus, et subir ce que la peur fait de plus terrible aux humains : la fureur collective.

“La Fureur et l’Ennui est un exercice de vigilance. Précieux et salutaire.” André Clavel, Lire

ROMAN BABEL N° 1742 11 × 17,6 CM 360 PAGES ENV. MISE EN VENTE 7 AVRIL 2021 978-2-330-14777-8

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À NOTER u La Fureur et l’Ennui : 8 000 ex. (Belfond + 10/18) u La Route étroite vers le Nord lointain : 30 000 ex. (AS + Babel)

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La Fureur et l’Ennui

L’AUTEUR

Né en 1961 en Tasmanie, Richard Flanagan est l’auteur de sept romans récompensés par de nombreux prix et traduits en vingt-six langues. Sont notamment disponibles chez Actes Sud : La Route étroite vers le Nord lointain, qui a reçu le Man Booker Prize 2014 (2016 ; Babel n° 1492), Le Livre de Gould (Babel n° 1361) et Première personne (2018). EXTRAITS DE PRESSE “Un roman construit comme un polar politico-médiatique, où Flanagan démonte les rouages de l’hystérie sécuritaire de notre époque.”

Le Temps “Un roman noir, très noir, un regard terriblement lucide sur la machine à broyer les âmes qu’est devenue notre civilisation.”

Gina, alias La Poupée, surnom rendant hommage premier suspect, et les médias se raccrochent à ses courbes parfaites et à sa beauté magnétique, aux dernières images qu’ils ont de lui, au bras de est une jeune danseuse dévêtue dans les nuits de Gina. Débute alors pour la jeune strip-teaseuse Sydney. Son quotidien morne glisse de déambu- une inexorable chute. Accusée de complicité de lations à la monotonie des danses lascives qu’elle tentative d’attentat dans un monde traumatisé par exécute brillamment mais sans conviction lorsque les échos du 11 Septembre, elle n’a pas d’autre le soir descend, avec pour seule consolation la choix que celui de fuir, la présomption d’innoconviction qu’un jour, elle aura accumulé assez cence n’étant déjà plus qu’un lointain souvenir. Nerveux et sombre, La Fureur et l’Ennui écrit de billets pour s’offrir une autre vie. Mais son existence va basculer le jour où elle l’époque dans toutes ses crispations avec justesse, rencontre Tariq, évanoui au petit matin, laissant et dénonce les dérives d’un début de xxie siècle derrière lui une traînée de poudre : cinq bombes corrompu par la paranoïa collective. ont été retrouvées dans la ville, il en est le

E-littérature.net “Sur fond de paranoïa collective et de peur, Richard Flanagan brosse le portrait saisissant d’une Australie au bord de la crise de nerf.”

Dico-livres

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JEAN-CLAUDE GRUMBERG Vers toi Terre promise suivi de Votre Maman

PRIX DU SYNDICAT DE LA CRITIQUE DE THÉÂTRE, MUSIQUE ET DANSE & MOLIÈRE DE L’AUTEUR FRANCOPHONE VIVANT 2009 POUR VERS TOI TERRE PROMISE

Théâtre Qui aime aller chez le dentiste ? Sans pathos, avec un humour mordant, le narrateur se souvient des séances trop fréquentes après-guerre chez le Dr Spodek. Mais à douleur, douleur et demie, le dentiste et sa femme vivaient une tragédie personnelle autrement plus pénible : comment faire le deuil de leurs deux filles ? Suivi de Votre Maman augmenté d’une scène inédite.

“D’inspiration autobiographique, Vers toi Terre promise. Tragédie dentaire est un retour grinçant signé Jean-Claude Grumberg sur l’irrémédiable sentiment de perte des survivants de la Shoah.” Odile Quirot, Le Nouvel Observateur

THÉÂTRE BABEL N° 1746 11 × 17,6 CM 128 PAGES ENV. MISE EN VENTE 7 AVRIL 2021 978-2-330-14780-8

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À NOTER u Vers toi Terre promise : 3 000 ex. en édition courante (Actes Sud-Papiers) u Votre Maman : 2 500 ex. en édition courante (Un endroit où aller) u Votre Maman sera augmenté dans le Babel d’une scène inédite

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Vers toi Terre promise

L’AUTEUR

Né en 1939 à Paris, Jean-Claude Grumberg est auteur de théâtre, scénariste de télévision et de cinéma, notamment avec Costa-Gavras. La plupart de ses pièces de théâtre sont parues chez Actes Sud-Papiers. EXTRAITS DE PRESSE À PROPOS DE VERS TOI TERRE PROMISE “C’est une très grande pièce (…). Elle est simple. Pas prétentieuse. Sans gras. Brève. (…) On rit sans cesse mais à la fin comment ne pas pleurer ?”

Armelle Heliot, lefigaro.fr À PROPOS DE VOTRE MAMAN “(…) une pièce de Jean-Claude Grumberg caustique, drôle et pudique. Un cri d’amour en même temps qu’un cri contre l’oubli.”

Qui aime aller chez le dentiste ? Un chœur, hérité des tragédies classiques, nous fait pénétrer dans l’intimité du cabinet du Dr Spodek. Un petit garçon, devenu narrateur, se souvient des séances trop fréquentes après-guerre chez le dentiste où l’emmenait sa mère. Mais à douleur, douleur et demie, le dentiste et sa femme vivaient un drame personnel autrement plus pénible. Cette tragi-comédie, dans laquelle Jean-Claude Grumberg creuse avec une énergie sans cesse renouvelée la question de la place des familles de survivants de retour des camps, a valu à son auteur le Molière de l’auteur francophone vivant

et le prix du Syndicat de la critique de théâtre. Elle est ici suivie, comme pour écrire un peu plus le deuil impossible, de Votre Maman, un texte en forme de dialogues entre un fils et sa mère atteinte d’Alzheimer, parfois rattrapée par les terribles souvenirs de ses proches emportés par la Shoah. Avec émotion, humour et tendresse, Jean-Claude Grumberg évoque l’importance du devoir de mémoire lorsque celle-ci tend à s’effacer, et questionne avec justesse cet entre-deux de ceux, fragilisés par leurs racines amputées, qui tentent de vivre malgré tout.

Didier Méreuze, La Croix “La maman en question n’a plus toute sa tête, mais garde de la répartie. (…) On rit à ses frasques, avant que le sourire ne se fige, au fur et à mesure que la pièce file vers son sujet glaçant : les souvenirs épars de la Shoah qui remontent à la surface dans la mémoire trouée de la mère.”

Le Point

BABEL, UNE COLLECTION DE LIVRES DE POCHE

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Letteratura / Poche / 7 avril 2021

Grazia Deledda

ÉDITIONS CAMBOURAKIS, 62, RUE DU FAUBOURG-S T-ANTOINE, 75012 PARIS, TÉL. : +33 (0)1 80 05 94 17 RELATIONS PRESSE & LIBRAIRES : MÉLISSA BLANCHARD / MELISSA@CAMBOURAKIS.COM DIFFUSION : ACTES SUD / DISTRIBUTION : UNION DISTRIBUTION

COSIMA

(Couverture provisoire) Traduit de l’italien par Jeanne Macocco 192 pages / 115 x 175 mm 10 euros ttc ISBN 978-2-36624-561-5

Publié de manière posthume en 1937, Cosima est le dernier texte écrit par Grazia Deledda. Il occupe une place particulière dans son œuvre puisqu’il rend compte, de manière romancée, de la vie de son autrice, depuis l’enfance jusqu’aux premiers succès d’écriture et au départ de Nuoro, sa ville natale, pour de plus vastes horizons. L’enfance et l’adolescence dans le quartier privilégié des bergers de San Pietro sont évoquées de manière très réaliste, faisant ressurgir le souvenir d’une existence paisible et idéale dans une famille aisée, jusqu’à ce que les vicissitudes de la vie, les premiers amours et l’atmosphère quelque peu confinée d’un village replié sur lui-même ne viennent perturber cette impression paradisiaque. Mais dans ce roman de formation unique se retrouve surtout, comme dans toute l’œuvre de Grazia Deledda, le fascinant pouvoir d’attraction d’une terre âpre et sauvage et de ses habitants cruels et passionnés, capables de donner vie à d’extraordinaires légendes aussi magiques que cruelles, sources de riches épopées populaires et terreau idéal pour toute l’œuvre de l’autrice.

L’AUTRICE Grazia Deledda est née en 1871 à Nuoro, en Sardaigne. Issue de la petite bourgeoisie, elle quitte l’école très tôt mais développe rapidement une passion pour la littérature – notamment pour Giovanni Verga, l’un des fondateurs du vérisme italien qui l’influencera profondément. Elle s’installe à Rome en 1900, mais toute son œuvre s’attache à dépeindre sa Sardaigne natale, pittoresque et folklorique. Elle y décrit la vie des gens ordinaires, la violence et le poids des lois non écrites qui régissent les rapports entre hommes et femmes. Le Prix Nobel de littérature lui est décerné en 1926, récompensant toute une vie d’écriture – une trentaine de romans, dont son célèbre Elias Portolu (1903), et une quinzaine de recueils de nouvelles. Elle est morte à Rome en 1936.

Prix Nobel de littérature en 1926

• Roman inédit en français, Cosima est le dernier texte de Grazia Deledda, paru en 1937, un an après sa mort. • Autobiographie romancée, Cosima est un roman de formation unique, qui rend compte de l’enfance de Grazia Deledda, des sources d’inspiration d’une écriture qui l’accompagnera toute sa vie et de son ancrage dans cette terre sarde unique.


JACQUES CAZOTTE

La patte du chat

suivie de : Prophétie de Jacques Cazotte Quelque chose ne tourne pas rond au Royaume de Zinzim… Un conte loufoque par l’un des pionniers de la littérature fantastique française.

uu Aucune édition du texte disponible. uu Un conte loufoque entre Jonathan Swift, Cyrano de Bergerac et Voltaire.

LE LIVRE Première œuvre de Cazotte– célèbre pour Le Diable amoureux (1772) –, voici un conte rocambolesque, jonglant avec les conventions du genre et nourri de jeux d’esprit. Le héros empêché par son long nez fait

POINTS FORTS

songer à Cyrano ou Gogol, mais derrière la pure fantaisie, les clins d’œil satiriques rappellent le conte philosophique voltairien. On publie, en appendice, la célèbre prophétie que lui prête La Harpe sur la Terreur.

QUELQUES CHIFFRES uu Quelques récits et réflexions sur les chats dans la collection : Hippolyte Taine, Vie et opinions philosophiques d’un chat (47  000 ex.), Florence Burgat, Vivre avec un inconnu (8 900 ex.), Rilke/Balthus, Mitsou (7 500 ex.).

Préface de Guillaume Métayer

21 avril 2021 11 × 17 cm 96 pages 6,50 € ISBN : 978-2-7436-5269-2

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L’AUTEUR Jacques Cazotte, né à Dijon en 1719 a été guillotiné à Paris place du Carrousel en 1792. Conseiller du roi, écrivain et commissaire général de la marine, il était critique de la philosophie des Lumières et il a pris parti contre la Révolution française.

ÉGALEMENT


Littérature française

Stéphanie Hochet

ÉLOGE DU CHAT LE LIVRE

1ère parution : avril 2014 (Léo Scheer)

POINTS FORTS

Dans ce petit essai littéraire, sous forme d’éloge, Stéphanie Hochet dresse avec amour et humour le portrait d’une des plus étranges créatures : mi-domestique mi-sauvage, si familière et si mystérieuse à la fois, aussi cruelle que tendre, maintes et maintes fois utilisée, décrite dans la littérature, dont elle est l’éternelle muse. Le chat, miroir à fantasmes de l’homme, y est décrit ici dans toute sa splendeur paradoxale. La griffe acérée de Stéphanie Hochet s’amuse à croquer le petit félin en

cinq portraits comme autant de « miroirs de l’humanité » : le libertaire, l’autocrate, la femme, le replet et… Dieu. Le tout émaillé de nombreuses citations littéraires qui vont des plus attendues (Colette, Léautaud) aux plus surprenantes (Jeanette Winterson, Amélie Nothomb). A travers l’analyse d’œuvres littéraires, cinématographiques et autres, l’auteur nous livre avec une bonne pointe d’humour une réflexion inédite sur la véritable nature du chat et de son lien avec l’homme.

7 avril 2021 11 × 17 cm 128 pages 6,50€ ISBN : 978-2-7436-3652-4

L’AUTEUR Née en 1975, Stéphanie Hochet est l’auteur de plusieurs romans, dont Combat de l’amour et de la faim (prix Lilas, 2009), La Distribution des lumières (prix Thyde Monnier de la SGDL, 2010), Un roman anglais (2015) et Pacifique (2020). Éloge du chat est son premier essai.

uu Un petit essai littéraire, plein d’amour et d’humour, très fédérateur, qui saura ravir les innombrables amoureux du compagnon domestique préféré des Français. uu Traduit en espagnol et en italien. Stéphanie Hochet est également traduite en anglais.

QUELQUES CHIFFRES uu GfK : 8 000 exemplaires uu Son dernier roman Pacifique (mars 2020) a connu un vrai succès critique et commercial (8 000 exemplaires)


CATHERINE DEVEUVE ET ARNAUD DESPLECHIN

Une certaine lenteur Entretien

« Une certaine lenteur est le genre de livre qu’on glisse dans une poche, compulse dans le métro ou le bus (ou en les attendant), dévore avant le sommeil. » (Aurélien Ferenczi, Télérama)

uu Entretien précédé de «Celle par qui le scandale arrive», portrait de l’actrice par Arnaud Desplechin. uu Une vraie leçon sur le métier d’acteur : parce qu’être un comédien, c’est d’abord «jouer».

LE LIVRE « Rebelle de naissance, toujours joyeusement subversive par son art, Catherine Deneuve est la figure exquise pour toutes celles et tous ceux qui désirent commencer leur

POINTS FORTS

vie sans avoir jamais à courber la nuque. Une leçon de liberté, de fantaisie, de choix souverains, de fidélité à l’anarchisme de l’enfance. » (Arnaud Desplechin)

QUELQUES CHIFFRES uu 3 800 exemplaires vendus, épuisés en 2018.

1ère éd. poche : septembre 2010

21 avril 2021 11 × 17 cm 96 pages 5,10 € ISBN : 978-2-7436-5073-5

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L’AUTEUR Née en 1943, Catherine Deneuve a tourné avec certain des plus grands noms du cinéma: de Jacques Demy et François Truffaut en passant par Lars von Trier, Tony Scott ou, plus récemment, Hirokazu Kore-Eda. Arnaud Desplechin a tourné neuf longs métrages dont Rois et Reine et Un conte de Noël avec Catherine Deneuve.

ÉGALEMENT


Voyages / Poche / 7 avril 2021

Josef Kjellgren

ÉDITIONS CAMBOURAKIS, 62, RUE DU FAUBOURG-S T-ANTOINE, 75012 PARIS, TÉL. : +33 (0)1 80 05 94 17 RELATIONS PRESSE & LIBRAIRES : MÉLISSA BLANCHARD / MELISSA@CAMBOURAKIS.COM DIFFUSION : ACTES SUD / DISTRIBUTION : UNION DISTRIBUTION

LA CHAÎNE D’OR

Traduit du suédois par Philippe bouquet 384 pages / 115 x 175 mm 13,50 euros ttc ISBN 978-2-36624-563-9

« Une vraie leçon de vie admirable qui ébranle le lecteur. » Actualitté

Les Hommes de l’Emeraude revêt la densité saisissante d’un réel vécu, celui des conditions de vie de la classe laborieuse dont Josef Kjellgren, marin autodidacte, était issu. Contrairement au premier volume qui résonnait par sa tonalité hyperréaliste et documentée, le deuxième volet de ce chef-d’œuvre romanesque suédois a une empreinte plus nettement psychologique, teintée d’un certain onirisme. Il est divisé en trois parties distinctes. « La chaîne d’or » relate l’opération survie de l’équipage que le naufrage de l’Emeraude a rassemblé sur un canot – image miniature de la société – qui ne peut les contenir tous. Comme pour mieux les accompagner vers une mort inévitable et légitimer leurs peines héroïques, l’auteur les dépeint un à un dans leur dignité de marin, puis rend justice à leur existence par de brèves incursions dans leur passé. Leur courage et leur esprit de solidarité, manifestes dans leurs efforts surhumains pour se relayer dans l’eau gelée, ébranlent l’imaginaire et tiennent de leçon de morale sociale. « Des hommes, des camarades  » se focalise sur la lente réanimation du seul survivant, Paul Henrik Karlsson, homme de machine, recueilli par une goélette hollandaise. « Et maintenant la mer » clôt cette vaste fresque prolétarienne par l’esquisse d’un roman

collectif hospitalier, cadre qui remplace celui du bateau. Tandis que le personnel soignant et les différents patients sont décrits, Karlsson reste le fil conducteur. Au bloc opératoire, il se rappelle, dans une évocation fiévreuse, l’opération de fortune de Jackson, ancien camarade de bord noir au large de la Nouvelle-Guinée. Une fois rétabli, Karlsson embrasse une dernière fois l’infirmière Maria, promet de lui écrire, et reprend la mer… L’AUTEUR: Ancien marin, autodidacte, Josef Kjellgren fut – comme Vilhelm Moberg, Harry Martinson, Eyvind Johnson ou Ivar LoJohansson – le type même de l’écrivain prolétarien suédois. Mort de tuberculose en 1948 à l’âge de quarante ans, il a laissé des poèmes, Je suis des milliers  (Plein Chant, 1985), des nouvelles et des romans sur le monde du travail parmi lesquels ce récit – d’une ampleur et d’un humanisme rares – du destin des hommes de  L’Émeraude  : chef-d’œuvre de la littérature maritime, au même titre que Le Vaisseau des morts, de B. Traven, ou Le Quart, de N. Kavvadias.

• Réédition en petit format du deuxième volume du chef-d’œuvre romanesque de Josef Kjellgren, écrivain, poète autodidacte au talent remarquable. • Un des textes les plus importants de la littérature prolétarienne. • Un récit maritime d’une grande intensité émotionnelle. • Une leçon de morale sociale contenue dans la démonstration d’une solidarité à toute épreuve.

« Poésie rugueuse du diesel géant et de la coursive hostile, des rapports de force et des bordées à terre, de la solidarité des gens de mer et des agendas personnels, des liens du bord et du monde extérieur courant vers le chaos de la deuxième guerre mondiale, Les hommes de l’Émeraude doit certainement s’inscrire parmi les livres qui comptent. » Librairie Charybde


© Jean-Luc Bertini

Laurent Gaudé La Nuit (tp)

Pièce de théâtre 15 × 20,5 cm 64 pages Mise en vente  14 avril 2021 978-2-330-14797-6

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La société a trouvé le moyen de supprimer le sommeil. Les hommes et les femmes pourront prendre une pilule qui leur permettra de ne dormir que quarante-cinq minutes, tout en étant parfaitement reposés. Ceux-ci “gagneront” alors quasiment onze heures à occuper. Le monde se prépare à ce changement. Lors de la grande fête d’adieu de la dernière nuit du vieux monde, un homme apprend que la femme qu’il aime “ne passera pas la nuit”. C’est ce que les médecins de l’hôpital lui disent. Cette nuit de fête est donc pour lui une nuit d’errance et de vertige. Par la suite, il découvrira que les choses n’étaient peut-être pas aussi rationnelles que ce que les médecins disaient : ce n’est pas elle qui n’a pas passé la nuit. Elle n’a pas voulu vivre sans nuit et elle a emmené la nuit avec elle... À travers cette pièce, douce et mélancolique, Laurent Gaudé s’inscrit dans une réflexion qui a, de tout temps, parsemé le monde de la pensée philosophique et l’univers artistique : celle du rapport de l’homme à ses nuits, et par là même à son inconscient, ses fantasmes, ses désirs et ses rêves. Dans la lignée de ses prédécesseurs, mais par le biais d’une approche singulière et originale, il rappelle l’importance et la nécessite de protéger le dernier espace de pleine liberté de l’homme : son sommeil, ses rêves, ses nuits.

L’auteur DERNIER TITRE de Gaudé DANS LA COLLECTION

Laurent Gaudé est un romancier et un auteur de théâtre qui fait partie intégrante du panorama littéraire français du xxie siècle. En 2004, il obtient le prix Goncourt pour son roman Le Soleil des Scorta. Le prix des Libraires et le prix Goncourt des Lycéens lui sont attribués pour La Mort du roi Tsongor (2002). Paris, mille vies est son dernier roman en date (2020). Toute son œuvre est publiée chez Actes Sud. Ses nombreuses pièces de théâtre, dont Danse, Morob et Et les colosses tomberont, ont paru chez Actes Sud-Papiers.

UN Nouveau texte de Laurent Gaudé

à noter uu Le texte sera mis en scène par Fabrice Murgia. uu Le spectacle sera créé au Festival d’Oerol (Pays-Bas) en juin puis joué au Festival au Carré (Mons, Belgique) et au Festival d’Avignon en juillet, ainsi qu’au Théâtre national de Bruxelles en octobre. Une tournée en 2022 suivra. uu Un auteur primé et renommé, qui a conquis son public, notamment avec Le Soleil des Scorta (650 000 ex.). uu Seizième pièce de l’auteur (Médée Kali : 10 000 ex., Le Tigre bleu de l’Euphrate : 20 000 ex.). uu Bonus vidéo : une présentation par Laurent Gaudé.


BLANDINE MASSoN Mettre en ondes

PREMIER LIVRE SUR LA MISE EN ONDES

© Christophe Abramowitz

Des fictions sonores

ESSAI COLL. “APPRENDRE” 10 × 19 cm 160 pages Mise en vente  14 avril 2021 978-2-330-13630-7

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Ce livre est à la fois un récit et une expérience de transmission. En une trentaine de chapitres, Blandine Masson, conseillère de programmes pour la fiction sur France Culture, retrace l’histoire du théâtre radiophonique, son évolution vers la fiction sonore et explore les relations tumultueuses du théâtre avec la radio. Elle revient sur les origines du métier de réalisateur de fictions et sur ce qui fait la matière de la réalisation sonore c’est-à-dire le texte, les voix, la musique, le silence, les bruitages et la collaboration avec les techniciens du son. Elle se retourne sur son parcours artistique et ses rencontres, en particulier avec des acteurs et des metteurs en scène, des réalisateurs et des auteurs. Enfin, elle fait le portrait d’un réalisateur, Alain Trutat, qui dirigea le service des dramatiques de France Culture durant plusieurs décennies, et marqua profondément l’univers de la fiction radiophonique.

“Réaliser, c’est arriver à mélanger plusieurs états d’âme. La fiction sonore, si elle veut rester vivante, doit saisir l’air du temps car, comme le théâtre ou le cinéma, elle est le reflet de son époque. C’est pourquoi elle doit toujours être en mouvement et régulièrement se renouveler à travers l’écriture mais surtout la réalisation, c’est-à-dire essentiellement le choix des acteurs, la manière de les diriger, le choix de la musique, l’art du bruitage, du montage, du mixage.”

L’auteure

Après des études de Lettres, à la fin des années 1980, Blandine Masson commence à produire des documentaires sur le théâtre et des magazines culturels pour France Culture. Elle participe aux actions de l’Académie expérimentale des Théâtres, dirige durant cinq ans la revue trimestrielle Les Cahiers du Renard, consacrée aux conditions de la vie artistique, et publie, avec André Dimanche, Les Carnets d’Henri Pierre Roché et le Journal d’Helen Hessel. En 1996, elle devient réalisatrice de fictions, adapte régulièrement des œuvres littéraires et enregistre les pièces des plus grands auteurs de théâtre pour France Culture. Depuis 2005, elle dirige les programmes de fiction sur la même station.

à noter uu Pas de concurrence : premier livre sur la réalisation sonore, le métier de mise en ondes de textes pour la radio et son histoire. uu Un secteur en plein essor avec les fictions radiophoniques mais aussi les podcasts. uu Un livre essentiel pour ceux qui souhaiteront exercer ce métier. uu Partenariat avec France Culture. uu Rencontre avec l’auteure au Festival d’Avignon (musée Calvet). uu Bonus vidéo : une présentation par Blandine Masson.


actes noirs

HJORTH & ROSENFELDT Justice divine

NOUVELLE ENQUÊTE DU PROFILER SEBASTIAN BERGMAN

© Appendix Fotografi

Roman traduit du suédois par Rémi Cassaigne

ROMAN 14,5 × 24 CM 464 PAGES MISE EN VENTE  7 AVRIL 2021 978-2-330-14695-5

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DU MÊME AUTEUR

Vanja, la fille de Sebastian Bergman, travaille sur une affaire de viols en série dans laquelle l’assaillant anesthésie ses victimes et leur couvre la tête d’un sac avant de commettre son crime. Lorsqu’une des victimes est tuée, la Brigade Criminelle est mobilisée. Sebastian Bergman pensait en avoir fini avec la Brigade, mais il est une fois de plus amené à intervenir. Au grand dam de sa fille qui a tout fait pour s’éloigner de lui. Il retrouve ses coéquipiers – Billy, aux prises avec ses propres démons ; Ursula, en pleine crise existentielle ; et Torkel qui ressent quant à lui une lassitude générale. Cette équipe “de choc” se lance dans une enquête qui va s’avérer particulièrement éprouvante. Petit à petit, ils découvrent des indices qui montrent que les victimes ne seraient pas choisies au hasard. Mais y a-t-il un lien entre elles ? Et pourquoi tant de personnes semblent vouloir que le coupable reste inconnu ? Mêmes les victimes ont l’air de cacher quelque chose. Dans ce nouvel opus palpitant de la série Bergman – personnage lunaire, coureur de jupons invétéré, antihéros par excellence –, Sebastian et son équipe vont devoir mettre de côté leurs différends personnels pour trouver le dangereux criminel qui sème la terreur à Uppsala. Alors que la plus grande menace se trouve peut-être parmi eux…

“[Justice Divine] cache bien son jeu et mène constamment le lecteur en bateau […] Michael Hjorth et Hans Rosenfeldt […] rendent le jeu psychologique élégant, tout simplement. […] Bergman continue d’exaspérer et fasciner.” Gooi & Eemlander, Pays-Bas “Violent et absolument trépidant, à l’instar de leurs scenarios.”

Hörzu, Allemagne

L’AUTEUR Michael Hjorth est romancier, réalisateur, scénariste renommé et l’un des plus célèbres producteurs de cinéma de Suède. Il est notamment l’un des créateurs de la série télévisée Les Enquêtes d’Érica, d’après les romans de Camilla Läckberg et derrière plusieurs adaptations des livres de Henning Mankell sur l’inspecteur Wallander. Il publie depuis 2011 des romans avec Hans Rosenfeldt, le fameux producteur et scénariste qui a créé la série télévisée Bron (The Bridge), récompensée par de nombreux prix prestigieux et diffusée dans plus de 170 pays.

À NOTER u La Fille muette (2018) : plus de 10 000 ex. en édition courante u Recalé (2019) : près de 5 000 ex. en édition courante u Par le créateur de Bron (The Bridge) u Finaliste du prix Storytel 2018 du meilleur roman policier suédois u La série des enquêtes de Sebastian Bergman a été traduite dans + de 20 langues u Romans adaptés en série télévisée


RIVAGES/NOIR

JAKUB ZULCZYK

BLINDED BY THE LIGHT (TP) Une plongée dans la nuit de Varsovie à travers le monologue d’un dealer de cocaïne, un récit de gangsters nerveux, halluciné et mélancolique.

POINTS FORTS

LE LIVRE Jacek est un dealer de cocaïne, froid, précautionneux, cynique, qui ne consomme jamais les produits qu’il vend à sa clientèle huppée (avocats, médecins et personnalités de la télévision). A travers son monologue intérieur, il nous donne accès à l’univers de la nuit varsovienne, ses ruelles sombres et électriques, ses discothèques à la mode, ses fêtes privées luxueuses où s’affiche la jetset. Mais Jacek

rêve de partir pour l’Argentine, et il rêve aussi de déluge : il voudrait voir la ville engloutie par les flots, ses bâtiments rayés de la carte, ses habitants noyés. Les choses s’aggravent définitivement lorsqu’un nouveau caïd apparait dans le paysage de Varsovie, Dario, un gangster à l’ancienne, brutal et ingérable, tout juste sorti de prison, qui va rebattre les cartes du milieu.

L’AUTEUR 7 avril 2021 15,5 × 22,5 cm 665 pages 23,00 € ISBN : 978-2-7436-5292-0

Jakub Zulczyk est né en 1983. Il est romancier, scénariste, journaliste, auteur de sept romans parus entre 2006 et 2017. Il a collaboré aux magazines Wprost, Elle, Playboy et a été animateur télé. Il est le co-scénariste de deux séries à succès, dont Blinded by the light, basée sur son propre roman, diffusé par HBO Europe.

uu Nouvel auteur au catalogue et premier Polonais uu Le polar polonais est en plein essor : Zygmunt Miloszewski a fait 16 000 ex. chez Pocket avec Les Impliqués uu Un dealer de cocaïne nous fait découvrir le milieu de la nuit à Varsovie à travers un puissant monologue intérieur empreint de cynisme et de mélancolie uu Un récrit de gangsters captivant, bourré d’actions et peuplé de personnages aussi redoutables que fascinants uu Un roman noir littéraire, porté par une prose nerveuse et éblouissante uu Un auteur récompensé et consacré en Pologne, également journaliste et scénariste uu Gros succès en Pologne : plus de 130 000 exemplaires vendus uu Adapté en série télévisée par HBO en 2018 (diffusée en Pologne) : voir le beau trailer sur https://vimeo.com/286525911


actes noirs

CARMEN MOLA Le Réseau pourpre

PLUS DE 300 000 LECTEURS À TRAVERS LE MONDE

Roman traduit de l’espagnol par Anne Proenza Par une journée d’été caniculaire, l’inspectrice Blanco fait irruption dans la villa d’une famille madrilène de la classe moyenne pour se ruer dans la chambre du fils. La scène diffusée en direct sur l’écran d’ordinateur de l’adolescent dépasse l’entendement. Une implacable incursion dans l’univers du dark web et de ses snuff movies, ces films trash dans lesquels les victimes ne sont pas des acteurs…

ROMAN 14,5 × 24 CM 400 PAGES MISE EN VENTE  7 AVRIL 2021 978-2-330-14926-0

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“Tous sont conquis (quand on prend le livre, on ne le lâche plus) par la force et l’intensité d’une histoire digne du meilleur roman noir de Pierre Lemaître, qui partage certaines caractéristiques des textes de Sandrone Dazieri et a comme protagoniste une de ces détectives qui feront date.” Inès Martin Rodrigo, abc “En résumé, la violence, la trahison, la mort, la ville, la corruption policière, la solitude, le sexe, le mystère, tout s’unit à la littérature pour composer cette structure symphonique si particulière, d’une originalité extrême. Aussi simple et précise qu’un tir à bout portant, en plein cœur.” Pablo Delgado, abc

À NOTER DU MÊME AUTEUR

u Une nouvelle enquête de l’inspectrice Blanco, après La Fiancée gitane (Actes Sud, 2019) u Parution simultanée de La Fiancée gitane en Babel u Série traduite en dix langues u Adaptation cinématographique par Diagonal TV (groupe Endemol) et Viacom CBS en tournage au printemps 2021

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actes noirs L’AUTEUR

Carmen Mola est le pseudonyme d’une madrilène de 45 ans, mariée et mère de trois enfants. À la lecture du roman, on ne peut que constater qu’elle connaît Madrid comme sa poche. Pour le reste, rien n’est moins sûr …

Le Réseau pourpre Par une journée d’été caniculaire, l’inspectrice Blanco fait irruption dans la villa d’une famille madrilène de la classe moyenne pour se ruer dans la chambre d’un adolescent. La scène diffusée en direct sur l’écran de son ordinateur dépasse l’entendement : une jeune fille y subit les pires sévices avant d’être méthodiquement assassinée par deux hommes masqués. Le garçon est arrêté devant des parents ahuris d’avoir pu engendrer un tel monstre mais il est loin d’être un cas isolé. La brigade est sur les traces du sinistre Réseau pourpre, spécialisé dans les snuff movies, ces films clandestins diffusés exclusivement sur le dark web, dans lesquels la notion d’effets spéciaux n’existe pas puisque la victime n’est simplement pas un acteur. Barbarie, viols, assassinats sont les ingrédients d’un business juteux et la mort en direct se monnaye à prix d’or car des voyeurs

sont prêts à payer des fortunes leur macabre addiction à la violence extrême. Pour la plus célèbre flic d’Espagne, cette enquête revêt en outre une importance toute personnelle : son fils Lucas a été séquestré il y a huit ans par ce même réseau et il se pourrait bien que la victime soit devenue bourreau. Comme dans La Fiancée gitane, l’enquête explore le Madrid des beaux quartiers et de ses banlieues oubliées et déterre de vieux et obscurs secrets de famille datant du franquisme. Noyant son désespoir à coup de grappa et de nuits blanches dans des bars à karaoké, ici plus que jamais, Elena Blanco cherche à comprendre. Existe-t-il des limites à l’amour d’une mère pour son fils ? Jusqu’où peut-elle aller pour le sauver ?

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RIVAGES/NOIR

POINTS FORTS

BENJAMIN FOGEL

LE SILENCE SELON MANON A Paris en 2025, des groupes d’hommes frustrés développent une haine des femmes sur les réseaux. Ils vont passer à l’action…

LE LIVRE Le cyber harcèlement a pris de telles proportions qu’une unité spéciale de la police a dû être mise en place. A sa tête, le commissaire Sébastien Mille s’intéresse de près aux manœuvres des masculinistes qui se réunissent sur des forums où ils déversent leur haine des femmes. A Paris, les musiciens de Significant Youth sont agressés lors d’un concert par une poignée d’incels, ces célibataires involontaires

7 avril 2021 215.5× 22.5 cm 280 pages 20.00 € ISBN : 978-2-7436-5277-7

qui détestent les valeurs humanistes et féministes défendues par le groupe. Cet épisode n’est que le prélude à un attentat beaucoup plus violent qui va bouleverser la vie du leader Yvan, de son frère Simon et de leur entourage. Il faudra à Sébastien Mille une obstination hors du commun pour identifier les coupables, d’autant plus insaisissables qu’ils savent être furtifs...

uu Un univers peu connu du grand public mais bien réel (en particulier aux USA) : celui des groupes masculinistes dont certains vont jusqu’à commettre des meurtres de masse. uu Une enquête menée par un policier spécialisé dans le harcèlement sur la Toile totalement d’actualité. Un livre plus polar que le précédent. uu Un roman qui mêle des thèmes variés tels que les rapports hommes-femmes, les enjeux du couple, la question de la perception et la scène musicale. uu Une narration à plusieurs voix (hommes et femmes), avec plusieurs points de vue sur une même réalité jusqu’à un final inattendu dont la perversité n’est pas sans rappeler Patricia Highsmith. uu Benjamin Fogel a été salué par la presse comme une nouvelle voix du courant contemporain qui mêle roman noir et dystopie (cf. chez Rivages : Station Eleven d’Emily St. John Mandel et Alexandra Schwartzbrod) .

ACTUALITÉ uu Attentat masculiniste de Toronto : « Les femmes disent maintenant qu’elles ont peur.» L’Obs uu «Qui sont les Incels, ces anti-femmes dont se revendique le tueur de Toronto». Marie Claire

L’AUTEUR Benjamin Fogel s’est fait connaître avec La Transparence selon Irina, un premier roman noir aux allures futuristes qui mettait en garde contre les dangers de la servitude numérique. Il revient avec ce « prequel », situé dans notre monde contemporain, pas plus tranquille que celui de La Transparence. Benjamin Fogel est par ailleurs le cofondateur et directeur des éditions Playlist Society où il publie des essais sur le cinéma et la musique, deux de ses passions.

ÉGALEMENT


littérature rouergue noir

La Maison sans miroirs Tove Alsterdal Traduit du suédois par Isabelle Piette

En librairie le 7 avril 2021 14 x 20,5 - 336 pages - 22 e ISBN : 978-2-8126-2168-0

rayon / Littérature policière, roman noir mots clés / Amitiés - Mort - Allemagne - Seconde guerre mondiale - Antisémitisme - Maison

Daniel et Sonja ont quitté la Suède pour s’installer en Bohème, dans un ancien domaine viticole de la région des Sudètes, abandonné depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dans ce lieu qui menace ruine mais dégage une envoûtante magie, ils espèrent tout ensemble sauver leur couple et redonner un sens à leur vie. Cependant, Daniel est convaincu que quelque chose ne colle pas dans les plans de la maison : il doit exister un cellier au sous-sol. Et en effet, derrière un mur de briques, il découvre une cave où se trouvent des bouteilles du millésime 1937. Et le corps momifié d’un enfant. C’est, pour Sonja, le début d’un inextricable cauchemar. Tove Alsterdal mène son héroïne dans une région brutalisée par l’Histoire, où l’on n’accroche plus de miroirs aux murs de peur d’y voir surgir des fantômes. Sonja va devoir percer l’opacité des mensonges et de l’oubli pour rendre leurs noms aux morts et leurs destins aux vivants.

Tove Alsterdal Tove Alsterdal est une journaliste, dramaturge et scénariste de nationalité suédoise. Son œuvre est traduite dans le monde entier et elle a notamment reçu le Prix du meilleur roman policier suédois pour Tango fantôme (Éditions du Rouergue, 2017, pour la traduction française). Ses quatre premiers romans ont été publiés par Actes Sud : Femmes sur la plage (2012), et par les Éditions du Rouergue : Dans le silence enterré (2015, prix Ancres noires 2018), Tango fantôme (2017) et Chant des âmes sans repos (2019).

points forts • Un roman policier historique autour du destin des Allemands des Sudètes expulsés à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette région fut également l’une des premières à être annexées par Hitler suite aux accords de Munich de honteuse mémoire. • Ventes en Suède : 70.000 exemplaires • Tango fantôme, finaliste du Grand Prix des Lectrices de Elle 2018. Dans le silence enterré, prix Ancres noires 2018.


Jack O’Connell Poche

ET LE VERBE S’EST FAIT CHAIR Aussi démente que Requiem for a Dream et Lost Highway, aussi brillante et terrifiante qu’un roman de J.G. Ballard, cette descente dans les bas-fonds de la ville de Quinsigamond nous mène droit aux sources du mal.

POINTS FORTS

LE LIVRE Ce roman commence par un cri. Et il se poursuivra sur ce mode. Nous sommes toujours à Quinsigamond, ville déglinguée, pour ne pas dire dystopique de la côte Est. Fourmillante comme New York, décrépite et dangereuse comme Detroit. Dévastée par la crise, elle est la proie de bandes criminelles, c’est une zone de non droits abandonnée par les autorités. Elle comprend une large Série « Millésimes » Bandeau : Hervé Le Corre Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Gérard de Chergé

21 avril 2021 11 × 17 cm 416 pages 9.65 € ISBN : 978-2-7436-5291-3

communauté juive d’Europe centrale au sein de laquelle se cachent des criminels de guerre. L’un d’eux, August Kroger est à la recherche d’un objet de la plus haute valeur à ses yeux : un livre pour lequel il est prêt à tout. Sa route croise celle de Gilrein, un ex-flic devenu chauffeur de taxi, mais qui n’a pas perdu son flair d’enquêteur…

L’AUTEUR Jack O’Connell est né un 25 décembre à Worcester dans le Massachusetts. Il commence par exercer le métier d’agent d’assurances puis devient professeur. Il se fait connaître avec B.P.9 (Rivages/noir) qui introduit la ville de Quinsigamond où se déroulent presque tous ses livres. Passionné par les univers marginaux et par les comics, O’Connell a créé une œuvre inclassable et marquante, entre le polar urbain et la dystopie. Il a remporté le prix Mystère de la critique en 2010.

uu Ames sensibles, s’abstenir. Pour amateurs d’émotions fortes. Et le verbe s’est fait chair est le chef-d’œuvre d’O’Connell. uu Un auteur découvert en France grâce à Ellroy qui le place très haut parmi les écrivains américains contemporains. uu Une puissance narrative et une imagination hors norme. uu Un sens des images choc et un style fondé sur le monologue intérieur qui donne au lecteur l’impression d’être à l’intérieur de la tête des personnages. uu Une peinture visionnaire de la décomposition de nos sociétés urbaines : corruption, complots et fake news, violence des groupes armés, disparition de la gouvernance et de l’Etat, aliénation de l’individu et délitement des relations humaines au profit du virtuel.


POINTS FORTS

Benjamin Fogel Poche

LA TRANSPARENCE SELON IRINA Notre monde dans trente ans. Comme tout un chacun, Camille Lavigne passe le plus clair de son temps sur le Réseau, derrière son écran. Elle se lie d’amitié virtuelle avec la mystérieuse Irina Loubovsky.

LE LIVRE Internet tel que nous le connaissons n’existe plus, remplacé par « le Réseau » qui a inauguré l’ère de la transparence de toutes les données, y compris les plus privées. Pour préserver une forme d’intimité, un certain nombre de gens comme Camille Lavigne choisissent d’évoluer sous pseudo dans la vie réelle où elle est « Dyna Rogne ». Sélection « Rivages des Libraires »

7 avril 2021 17 × 11 cm 280 pages 9.00 € ISBN : 978-2-7436-5281-4

Sur le Réseau, Camille fait la connaissance d’une brillante intellectuelle nommée Irina Loubovsky. Mais autant Irina se répand en articles, opinions et messages variés, autant elle se dérobe quand Camille cherche à en savoir plus sur elle. Aurait-elle des liens avec les Obscuranets, ces cyber terroristes qui combattent le système de la transparence ?

L’AUTEUR Benjamin Fogel s’est fait connaître avec ce premier roman noir salué par la critique, qui met en garde contre les dangers de la servitude numérique. Il publie parallèlement Le Silence selon Manon, un « prequel » de La Transparence selon Irina, situé dans notre monde contemporain, pas vraiment tranquille pour autant. Benjamin Fogel est par ailleurs le cofondateur et directeur des éditions Playlist Society où il publie des essais sur le cinéma et la musique, deux de ses passions.

uu Plus polar psychologique que science-fiction, un livre qui s’adresse à tous les lecteurs que préoccupe le statut des libertés individuelles dans le monde digital et de l’intelligence artificielle. uu Une brillante réflexion sur la servitude volontaire vers laquelle sont amenés les humains au nom de diverses vertus comme la sécurité, la santé, la transparence, l’équité. uu -L’auteur, alors inconnu, a été invité au festival des Utopiales à Nantes aux côtés d’Alain Damasio et a été salué par la critique : uu « Benjamin Fogel nous offre un roman ludique et enthousiasmant, qui convie des références et éveille de nombreuses parentés. » Caroline de Benedetti, L’Indic uu « Une fable orwellienne sur la société de contrôle. Un premier roman visionnaire. »Yann Perreau, Les Inrocks uu « Le premier roman de Benjamin Fogel est une bluffante réussite. » LIRE uu « Aussi haletant et prospectif qu’un épisode de Black Mirror. » GQ uu « (…) un roman époustouflant, un avenir si probable qu’il forme un miroir déformant et troublant de notre époque. » Transfuge

ÉGALEMENT


λογοτεχνíα / Poche / 7 avril 2021

Paul Nirvanas

ÉDITIONS CAMBOURAKIS, 62, RUE DU FAUBOURG-S T-ANTOINE, 75012 PARIS, TÉL. : +33 (0)1 80 05 94 17 RELATIONS PRESSE & LIBRAIRES : MÉLISSA BLANCHARD / MELISSA@CAMBOURAKIS.COM DIFFUSION : ACTES SUD / DISTRIBUTION : UNION DISTRIBUTION

PSYCHIKO

Couverture provisoire Traduit du grec par Loic Marcou 144 pages / 115 x175 mm 10 euros ttc ISBN 978-2-36624-562-2

PREMIER POLAR GREC DOUBLÉ D’UNE SATIRE PASSIONNANTE DE LA SOCIÉTÉ GRECQUE DU XXe SIÈCLE Athènes, 1910 et des poussières. Dans le quartier de Psychiko est découvert le corps non-identifié d’une femme, lacéré par des coups de couteau. Ce meurtre violent, sans témoins et entouré de mystère, suscite l’émoi de toute la société athénienne. Le meurtrier court toujours tandis que les journaux s’arrachent des photos de suspects potentiels, et les mettent en première page. Faute de mieux, l’histoire tombe aux oubliettes. Mais Nikos Molocanthis, jeune rentier désœuvré et en mal de reconnaissance, voit dans cette affaire le remède à son ennui. Afin de faire la une des journaux et d’acquérir enfin la gloire qu’il pense mériter, il décide tout bonnement d’endosser ce crime. Le scénario de l’amoureux trompé qui se fait justice est une idée qui plaît à l’esprit aliéné de ce anti-héros. Voilà un rôle qu’il aimerait incarner ! Nikos entre parfaitement dans la peau de son personnage et déchaîne les passions mais il ne sait pas jusqu’où cette usurpation le mènera... Le récit de cette vaste supercherie est porté par un humour caustique et un ton pétillant. Avant de constituer un roman jubilatoire et décalé, une vraie curiosité littéraire qui paraît en 1928, ce texte a connu une première vie sous forme de feuilletons.

L’AUTEUR: Paul Nirvanas est un des pseudonymes de l’écrivain grec Pétros K. Apostolidis (1866-1937). Tout à la fois médecin militaire dans la Marine de guerre hellénique, journaliste, romancier, poète, dramaturge, scénariste et traducteur, il a également introduit en Grèce la philosophie de Nietzsche. Paul Nirvanas était membre de l’Académie d’Athènes, un proche d’Alexandre Papadiamantis et faisait partie du cercle de Kostis Palamas, chef de file de la « génération de 1880 » attachée à l’étude des mœurs grecques.

« Écrit il y a plus de quatre-vingt-dix ans, le texte de Paul Nirvanas [...] montre que le sacrifice de soi sur l’autel des médias est loin d’être un phénomène récent. » Kathimerini

• Le premier polar grec, un document historique qui a constitué un tournant dans l’histoire littéraire de la Grèce tout en conservant une étonnante actualité. • Une mécanique infernale profondément originale, à lire d’une traite. • Une critique fine du comportement sensationnaliste des médias et sa capacité à tirer de l’anonymat un individu quelconque pour le transformer en héros du jour. • Le premier polar grec et le premier polar aux éditions Cambourakis.


L’art d’être parent

– Tom Hodgkinson – Avec son style empreint d’humour et de références pop/philosophiques, et dans la lignée de ces précédents ouvrages, véritables succès de librairie – L’art d’être oisif…dans un monde de dingue ou L’art d’être libre…dans un monde absurde, – Tom Hodgkinson revient avec un ouvrage déculpabilisant sur le fait d’être parents ! Il y donne de nombreux conseils dont il invite le lecteur à s’inspirer, sans en faire des règles rigides :

Couverture et titre provisoires

Sortie : Avril 2021 ISBN : 979-10-209-0754-7 Prix provisoire : 22€

• « L’EXCES DE ZELE DES PARENTS EST UN PIEGE. MAIS IL EXISTE UNE SOLUTION. UNE SOLUTION SIMPLE POUR VOUS RENDRE LA VIE PLUS FACILE ET MOINS ONEREUSE. (...) J’APPELLERAIS CELA L’EDUCATION OISIVE, AVEC COMME MOT D’ORDRE : ‘LAISSEZ-LES TRANQUILLES.’ » • « UNE FAÇON DE FAIRE CESSER LES PLEURNICHERIES EST D’ARRETER LES VOTRES. » • « LES ENFANTS ONT UNE DEBROUILLARDISE INNEE QUE NOUS DETRUISONS EN LES COUVANT TROP. » • « DE NOMBREUX HOMMES ET FEMMES TROP MATERNES DANS LEUR ENFANCE S’ACCROCHENT ENSUITE AUX JUPONS DE GRANDES MULTINATIONALES. » L’auteur met ici en avant une éducation qui permet aux enfants de développer leur liberté, leur autonomie, leur créativité et in fine leur bonheur. Il s’agit de leur donner beaucoup de nature, de livres, d’amis ou d’espace... et le moins possible d’écrans, de jouets onéreux, de parcs d’attractions, etc. Le parent adoptera alors un nouveau mode de vie libérateur pour lui-même et pour ses enfants, avec plus de temps pour dormir, lire... et boire un verre

À 23 ans, hébété par l’ennui que suscite en lui son travail de journaliste, Tom Hodgkinson quitte son travail et s’attelle à la création de la revue The Idler (« Le Paresseux »), dédiée au « jeu, à la liberté et à l’épanouissement », qui sera suivi de la création de son espace dédié, l’Académie de l’oisiveté. Ses livres sont des best-sellers en Angleterre, et ont été traduits dans de nombreux pays.


Déni d’humiliation Olivier Abel Quel rapport entre les crimes abjects des djihadistes, le danger que représentent à certains égards les « réseaux sociaux » pour la démocratie et la civilité, la question de la liberté d’expression et du blasphème, le durcissement quasi-guerrier de la laïcité, les gilets jaunes, les majorités dangereuses qui ont porté Trump ou Erdogan au pouvoir, et qui poussent à nos portes ? Nous ne comprenons pas ce qui nous arrive, ces colères qui montent en miroir sans plus rien chercher à comprendre, nous ne savons et sentons plus ce que nous faisons. Je voudrais proposer ici une hypothèse. Nous avons globalement fait fausse route. Nous nous sommes enfoncés dans le déni de l’humiliation, de son importance, de sa gravité, de son existence même.

Couverture et titre provisoires

Sortie : Avril 2021 ISBN : 979-10-209-0977-0 Prix provisoire : 16 €

L’humiliation est partout dans nos sociétés, et nous ne la voyons pas. C’est qu’elle est difficile à mesurer, et semble subjective : ce qui humiliera l’un laissera l’autre indifférent. Elle est même souvent instrumentalisée par le machiavélisme politique, ou pire, le fanatisme religieux, quand elle n’est pas tout simplement une technique managériale. Et cela, d’autant plus que nous nous sommes enfoncés dans le déni de l’humiliation, de sa gravité, de son existence même. Nos sociétés sont sensibles aux violences et aux inégalités, mais insensibles à l’humiliation qui les empoisonne, et il nous faudrait enquêter sur les racines de cette insensibilité. Et pourtant l’humiliation est là : si les violences s’attaquent au corps de l’autre, l’humiliation s’attaque à son visage. L’humiliation fait taire le sujet parlant, elle lui fait honte de son expression, de ses croyances et de ses goûts, elle ruine sa confiance en soi, elle dévaste pour longtemps les circuits de la reconnaissance, et laisse derrière elle une parole dérisoire ou fanatique. Elle peut également atteindre des minorités langagières, sexuelles, raciales, religieuses, sociales, etc. Il arrive même qu’une majorité soit humiliée par une minorité dominante, et devienne une majorité « dangereuse ». L’humiliation du Traité de Versailles prépare la venue de Hitler au pouvoir. Beaucoup de nos sociétés jadis démocratiques sont rongées par ces manipulations de la peur et ces politiques du ressentiment, qu’attisent les « réseaux sociaux » et les médias où s’affichent librement les haines et les mépris. La barbarie pousse à nouveau aux portes de notre Histoire. C’est pourquoi il est urgent d’imaginer ce que serait une société dont les institutions (police, préfectures, administrations, prisons, hôpitaux, écoles, etc.) seraient exemplairement nonhumiliantes. Dans l’état actuel de nos économies, il faudra un énorme effort pour obtenir une société plus juste, mais pourquoi ne pas essayer de mettre en œuvre une société moins humiliante ? C’est possible et urgent, faisons-le.

Olivier Abel est philosophe, ancien doyen de la faculté protestante de Paris. Complice de Paul Ricoeur et d’Emmanuel Levinas il est devenu l’un des grands spécialistes de la « fonction imaginaire de la parole ».


FACE À LA MENACE FASCISTE LUDIVINE BANTIGNY ET UGO PALHETA collection « Petite Encyclopédie Critique» L’ analyse implacable d’un tournant autoritaire inédit qui fait le lit du fascisme.

Ugo Palheta est maître de conférences en sociologie à l’Université de Lille et rédacteur en chef de la revue Contretemps. Ses travaux portent sur le fascisme, la domination scolaire et le racisme. Ludivine Bantigny est maître de conférences en histoire à l’Université de Rouen. Ses recherches portent sur le rapport des jeunes à la politique, les mouvements sociaux et les épisodes révolutionnaires. Elle est régulièrement invitée dans les grands médias.

Un sentiment de basculement, c’est ce que nous éprouvons face au tournant autoritaire actuel. Des gilets jaunes au covid en passant par le projet de loi sur le « séparatisme », le macronisme correspond à une phase d’accélération historique. Attaques liberticides, violences policières, islamophobie médiatique alimentant un racisme systémique, les deux auteurs analysent cette séquence inédite. Mais si tout le monde est désormais d’accord pour dire : « Macron est de droite », peut-on affirmer que « Macron fait le lit du fascisme » ? Pour répondre à cette question les deux auteurs reviennent à la lumière des expériences historiques sur les notions de fascisme et ses dérivés : fascisation, proto-fascisme. Car le fascisme est toujours préparé par une phase historique, plus ou moins étendue et chaotique, de fascisation. Et pour Ludivine Bantigny et Ugo Palheta oui, il y a bien une menace fasciste qui grandit. Il ne s’agit pas seulement pour eux d’en faire le constat mais d’ouvrir des pistes pour l’affronter. Comment réagir face à cette menace d’une extrême dangerosité? Défendre les libertés démocratiques est une nécessité. Mais ce combat ne saurait suffire. Il doit s’articuler à une dynamique plus globale de lutte contre le capitalisme destructeur et aux combats féministes, anti-racistes et écologiques.

Macron a été élu pour faire barrage à l’extrême-droite mais en réalité il fait la courte échelle aux fascistes, telle est la démonstration de cet ouvrage.

Avant que d’autres mesures antidémocratiques ne nous soient imposées au pas de charge, Ugo Palheta et Ludivine Bantigny entrent en résistance.

La période n’est plus aux demimesures. Nous entrons dans une phase de polarisation politique où deux projets se font face : d’un côté, les forces autoritaires qui font germer la menace fasciste ; de l’autre, les défenseurs d’une démocratie radicalement égalitaire.

15 x 19,6cm Broché 160 pages, 15,90€ 9782845978584

7 avril 2021 • Actualité • Idées • Société


ACTES SUD

NAOMI KLEIN AVEC REBECCA STEFOFF

TOUT PUBLIC LISIBLE À PARTIR DE 15 ANS

© Kourosh Keshiri

Vaincre l’injustice climatique et sociale Feuilles de combat à l’usage des jeunes générations Essai traduit de l’anglais (Canada) par Cédric Weis ESSAI 13,5 × 21,5 CM 272 PAGES MISE EN VENTE  21 AVRIL 2021 978-2-330-14917-8

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Ouvrage illustré en noir et blanc Le changement climatique s’est aggravé à tel point que les nouvelles générations grandissent en sachant que la Terre ne sera plus habitable dans quelques décennies. Du moins plus pour tous. À cet état de la planète, une partie de la jeunesse répond par l’engagement et la lutte : le mouvement mondial qui vise à freiner le changement climatique est en marche avec, comme credo, un avenir équitable, une planète vivable pour tous. Naomi Klein brosse son portrait ici et là, nous informe sans relâche sur les réchauffeurs et partage ses outils politiques – parce qu’instaurer une véritable justice climatique et sociale requiert de tout changer.

DU MÊME AUTEUR

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ACTES SUD L’AUTEUR

Journaliste d’investigation, essayiste engagée, Naomi Klein est l’auteure de best-sellers internationaux comme No Logo, La Stratégie du choc, Tout peut changer, Dire non ne suffit plus ou, récemment, Plan B pour la planète. Le New Deal vert. Correspondante du magazine en ligne The Intercept, elle est également chroniqueuse et reporter à Rolling Stone, The Guardian et The Nation. Elle est la première titulaire de la chaire Gloria Steinem (“Médias, culture et études féministes”), créée à l’université Rutgers (New Jersey). Elle a co-fondé The Leap, une organisation qui lutte en faveur de la justice climatique. Rebecca Stefoff a publié en langue anglaise de nombreux livres pour la jeunesse (histoire, géographie, explorations, animaux, etc.) et notamment adapté de grands auteurs comme le scientifique Charles Darwin et l’historien Howard Zinn.

Vaincre l’injustice climatique et sociale Le xxie siècle est en train de battre tous les records de chaleur. Depuis 2005, il compte neuf des dix années les plus chaudes jamais enregistrées, avec un pic en 2019. Mais d’autres facteurs de stress dus aux activités humaines menacent l’équilibre planétaire à court terme. Cette menace, la jeunesse en est plus consciente que la plupart des adultes. Elle a pris la tête d’un vaste mouvement mondial qui refuse l’héritage catastrophique que des générations d’adultes lui ont légué. Et elle agi, de différentes manières. Naomi Klein suit avec ferveur l’évolution de ce mouvement, débusque les pièges politiques et contribue à tracer le chemin d’un futur désirable.

Introduction… Sur un récif I. Où en sommes-nous ? 1. Les jeunes passent à l’action 2. Les réchauffeurs du monde 3. Climat et justice II. Comment en sommes-nous arrivés là ? 4. Tourner le dos au passé, préparer l’avenir 5. Le combat prend forme 6. Protéger son foyer et la planète III. Qu’est-ce que l’avenir nous réserve ? 7. Changer le futur 8. Le New Deal vert 9. Boîte à outils pour jeunes activistes Conclusion : Le troisième feu, c’est vous ! Postface : Ce que la pandémie de coronavirus peut nous enseigner Une solution naturelle au désastre climatique

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Robert Neuburger

« J’Y VAIS… OU J’Y VAIS PAS ? »

PSY

Les questions à se poser avant de se mettre en couple

Si vous avez aimé « On arrête ?… on continue ? », qui est « le » livre à lire pour faire son bilan de couple sans conflit, vous adorerez « J’y vais… ou j’y vais pas ? », que vous auriez peut-être dû lire avant de vous mettre en couple…

12 × 19,5 cm 192 pages 14,00 € ISBN : 9782-2-289-2812-0

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uu Un public large : ceux qui rêvent de se mettre en couple ; ceux qui s’apprêtent à sauter le pas ; et ceux qui, déjà en couple, veulent comprendre pourquoi ça ne va pas !  uu Une simplicité qui repose sur plus de cinquante ans d’expérience professionnelle. uu Des tests pour s’y retrouver.

MOTS-CLEFS  COMMUNICATION   ENGAGEMENT AMOUREUX   COUPLE    VIE QUOTIDIENNE ET VIE PRATIQUE 

LE LIVRE

7 avril 2021

POINTS FORTS

Parce que la rencontre amoureuse est le royaume de l’irrationnel et que la mise en couple est aussi le moment où le rationnel fait son apparition… parce que les raisons pour lesquelles on se met en couple sont souvent celles qui feront qu’on se séparera… ce livre peut s’avérer d’une très grande utilité. Dans « On arrête ?… on continue ? », Robert Neuburger invitait à se poser des questions simples pour faire son bilan de couple dans une optique non conflictuelle ;

cette fois, on remonte le temps et on se situe au moment de la prise de décision. Il s’agit de réduire les risques d’un échec. Car la grande question est celle de l’engagement, cet engagement que de plus en plus de personnes évacuent de leur esprit à ce moment-là. Plein de cas cliniques, de situations périlleuses ou risquées pour le couple, ce livre comporte aussi 15 tests pour trouver les moyens de ne pas scier la branche sur laquelle on est assis !

L’AUTEUR Robert Neuburger, psychiatre, psychanalyste, thérapeute de couple et de famille, exerce à Genève. Il est notamment l’auteur de plusieurs succès chez Payot, dont Exister : le plus intime et fragile des sentiments, L’Art de culpabiliser, Les Paroles perverses, et « On arrête ?… on continue ? »

QUELQUES CHIFFRES uu « On arrête ?… on continue ? » : plus de 40 000 ex. uu Exister : 15 000 ex. uu L’Art de culpabiliser : 12 500 ex. uu Les Paroles perverses : 11 00 ex.

ÉGALEMENT


Robert Neuburger

« ON ARRÊTE ?... ON CONTINUE ? » Faire son bilan de couple

PSY

Le livre des questions à se poser régulièrement lorsqu’on est en couple.

Vous sentez-vous reconnu.e dans votre couple ? Le partage des tâches est-il équitable ? Comment les décisions sont-elles prises ? La communication est-elle bonne entre vous ? Quelle sorte d’intimité partagez-vous ? Faites-vous confiance à votre partenaire ? Du choix de la résidence à la gestion des finances, des pratiques

12 × 19,5 cm 176 pages 12,00 € ISBN : 978-2-228-91859-6

uu Une approche non conflictuelle. uu Des questions simples et cruciales pour votre couple. uu Un livre qui a déjà sauvé de nombreux couples.

MOTS-CLEFS  COUPLE   COMMUNICATION   CRISE   SÉPARATION   VIE QUOTIDIENNE ET VIE PRATIQUE 

LE LIVRE

7 avril 2021

POINTS FORTS

sexuelles à la complicité, de l’amour de l’autre au respect de soi, ce livre est un compagnon des couples. Conçu pour être utilisé régulièrement, il aide à trouver, dans une optique non conflictuelle, les mots pour questionner et être entendu.e. Parce qu’il est souvent possible d’éviter la séparation en posant à temps des questions simples…

L’AUTEUR

ACTUALITÉ uu Parution du nouveau livre de Neuburger : « J’y vais… ou j’y vais pas ? », ou les bonnes questions à se poser avant de se mettre en couple.

QUELQUES CHIFFRES uu Solde des ventes (total des 4 éditions) : plus de 40 000 ex., dont plus de 5 000 ex. pour cette 4e édition sortie en 2017. uu Pour mémoire : Exister (15 000 ex.), L’Art de culpabiliser (12 500 ex.), Les Paroles perverses (11 00 ex.).

ÉGALEMENT Robert Neuburger, psychiatre, psychanalyste, thérapeute de couple et de famille, exerce à Genève. Il est notamment l’auteur de plusieurs succès chez Payot, dont Exister : le plus intime et fragile des sentiments, L’Art de culpabiliser, et Les Paroles perverses.


ACTES SUD

je passe à l’acte DEVENIR CONSOM’ACTEUR : LE GLUTEN Angèle Ferreux-Maeght Illustrations de Le Cil Vert

D

epuis quelques années, le gluten a mauvaise presse dans nos préoccupations diététiques : principal accusé dans le traitement de certains maux digestifs et sensibilités voire intolérances alimentaires, nous sommes de plus en plus nombreux à le bannir de notre alimentation. Mais sait-on précisément ce que désigne cet ensemble de protéines contenues dans des céréales comme le blé ? Cet ouvrage vous propose de faire connaissance avec le gluten pour en comprendre les nuisances et les bienfaits, au-delà des lieux communs des discours publicitaires. Sensibilisée à l’alimentation saine depuis son enfance, Angèle Ferreux-Maeght vous livre des conseils, recettes et astuces tirés de son parcours de naturopathe et de cheffe spécialisée dans la cuisine locavore et sans gluten. Du diagnostic au traitement de l’intolérance alimentaire en passant par les différentes méthodes pour s’essayer à un régime allégé en gluten, vous saurez tout sur la protéine végétale la moins chère du monde. Vous découvrirez par exemple qu’un produit sans gluten n’est pas nécessairement plus sain, et qu’on peut trouver du gluten dans les produits les plus inattendus ! Que vous soyez intolérant au gluten ou soucieux de votre alimentation ou de la planète, ce guide vous fera certainement progresser dans la quête d’une alimentation plus saine et écologique.

Repères Points forts • Angèle Ferreux-Maeght a créé La Guinguette d’Angèle, restaurant à Paris qui propose également un service de traiteur spécialisé dans la cuisine bio et sans gluten. • Ce livre permet de comprendre les nuisances et les bienfaits du gluten, au-delà des lieux communs des discours publicitaires • Véritable guide d’une alimentation plus saine et écologique • Dans la collection Je passe à l’acte qui compte maintenant 30 titres et 185 000 ventes Mots clés : • gluten / alimentation / intolérance / allergie / santé / écologie

14 × 19 cm 64 pages 12 illustrations en quadri ouvrage broché isbn : 978-2-330-14755-6 avril 2021 prix provisoire : 10 €

Angèle Ferreux-Maeght est cheffe cuisinière, restauratrice et naturopathe. Elle a créé La Guinguette d’Angèle, un restaurant situé à Paris qui propose également un service de traiteur spécialisé dans la cuisine bio et sans gluten. Elle est l’autrice de plusieurs livres de cuisine. Le Cil Vert est dessinateur et illustrateur. Il collabore principalement avec des publications et organisations orientées vers l’écologie, la jeunesse et les questions sociales. Il a publié de nombreux ouvrages. Devenir consom’acteur : le gluten est sa troisième contribution à la collection “Je passe à l’acte”, après Redonner du pouvoir à son argent de Julien Vidal (2020) et Faire la fête sans détruire la planète d’Emmanuelle Vibert (2017).

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ACTES SUD

je passe à l’acte PROCRASTINER POUR MIEUX CRÉER Fleur Daugey Illustrations d’Emmanuelle Teyras

P

ourquoi faire aujourd’hui ce qu’on peut faire demain ? Vous avez bien lu : Fleur Daugey se propose d’inverser cet adage populaire contre l’oisiveté pour célébrer la procrastination. Procrastinatrice patentée, l’autrice nous inculque les secrets de la procrastination créative avec un seul mot d’ordre : déculpabiliser ! À l’aide d’études scientifiques et de références philosophiques, elle montre que remettre au lendemain peut être une manière intuitive de laisser travailler sa créativité jusqu’à maturation. Considérer cette attitude comme une “défaillance” prend d’ailleurs source dans notre modernité historique et son obsession pour la productivité, au prix d’un épuisement, voire d’un mal-être accru. Se réconcilier avec la procrastination nous permet donc d’envisager un rapport plus paisible au travail et de développer des méthodes en phase avec nos propres limites et aspirations. Une invitation à procrastiner pour mieux créer, mais aussi pour mieux se connaître et se comprendre.

Repères Points forts • Un titre original dans la collection Je passe à l’acte qui compte maintenant 30 titres et 185 000 ventes • Passer à l’acte quand on est prêt : une manière d’avancer sans culpabiliser, tout en étant sérieux et sûr de son projet ! • Pour envisager un rapport plus paisible au travail et développer des méthodes en phase avec nos propres limites et aspirations • Procrastiner peut nourrir la joie de l’anticipation • Un livre agrémenté d’illustrations, données scientifiques, schémas, chiffres, citations et astuces Mots clés : • psychologie / développement personnel / stress / créativité / travail

14 × 19 cm 64 pages 12 illustrations en quadri ouvrage broché isbn : 978-2-330-14751-8 avril 2021 prix provisoire : 10 €

Fleur Daugey a suivi une formation en psychologie et en éthologie, puis a consacré le début de sa carrière à plusieurs ong avant de se tourner vers l’écriture. Elle a publié de nombreux livres pour la jeunesse, dont La Vie amoureuse des animaux et Les Papas animaux (Actes Sud Junior, 2016 et 2020). Elle a également publié Animaux homos, histoire naturelle de l’homosexualité (Albin Michel, 2018) et L’Intelligence des plantes (Ulmer, 2018). Emmanuelle Teyras a illustré plusieurs ouvrages pour la jeunesse et bandes dessinées (Mango Jeunesse, Delcourt) ainsi que des guides pratiques (First). Procrastiner pour mieux créer est sa deuxième contribution à la collection “Je passe à l’acte”.

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ACTES SUD

domaine du possible NOURRIR LES GENS

Voyage critique dans l’aide aux plus démunis Frédéric Denhez et Alexis Jenni

F. DENHEZ, A. JENNI, B. TAVERNIER

NOURRIR LES GENS s’émanciper par le partage et la coopération

DOMAINE DU POSSIBLE DOMAINE DU POSSIBLE

14 × 19 cm 192 pages ouvrage broché isbn : 978-2-330-14743-3 avril 2021 prix provisoire : 19 €

C’

est bien connu, les pauvres mangent mal et ne savent pas cuisiner. Dans un pays comme le nôtre, où la nourriture est tout un symbole, voire une véritable institution, mal manger est une déchéance sans nom… L’obésité est fille de la malbouffe en un cercle vicieux infernal.

“La pauvreté est une prison dont les murs sont troués du regard des autres.” Or, il y a de plus en plus de pauvres en France (et dans l’ensemble du monde occidental) et leur augmentation est exponentielle avec les crises financières et sanitaires qui se succèdent et se télescopent. Les pauvres sont de plus en plus nombreux à avoir de moins en moins, comptant chaque sou sans avoir de quoi se nourrir convenablement, contraints et forcés de s’humilier et d’aller quémander une aide alimentaire. La pauvreté, caractérisée par cette malbouffe, semble un piège sans fond. Pour décortiquer les ressorts de l’aide alimentaire dont certains font un véritable business, pour découvrir celles et ceux qui, ne s’avouant pas vaincus, se retroussent les manches et s’aident en aidant les autres, les deux auteurs ont réalisé un tour de France, un voyage au cœur de notre pays qui nous semble, dès lors et pour la plupart, inconnu, bien qu’étrangement proche. Ils ont enquêté à la recherche des énergies locales qui témoignent de l’inventivité et de la générosité des femmes et des hommes au plus près de la réalité du terrain. Ces rencontres sont relatées avec une profonde humanité sous la plume d’Alexis Jenni et elles sont étroitement mêlées aux analyses percutantes et très documentées de Frédéric Denhez. Bienvenue dans les coulisses, parfois sordides, souvent lumineuses, de l’aide alimentaire en France. Écologue, journaliste et écrivain, Frédéric Denhez a déjà publié une cinquantaine de livres sur de nombreuses questions sociales et environnementales. Il passe régulièrement à la radio et à la télévision et donne de très nombreuses conférences. Homme de médias, à l’aise en toutes circonstances, sa devise est : “Parce que l’écologie est une science sociale.” C’est pourquoi le problème de la malnutrition et de l’aide alimentaire lui importe tout autant que la dégradation biologique des sols, les pollutions, le climat, la surpêche, etc. Professeur agrégé de sciences naturelles, Alexis Jenni entame une carrière de romancier de manière tonitruante en publiant en 2011 un premier roman qui rafle le prix Goncourt, L’Art français de la guerre (Gallimard). Depuis, il publie régulièrement des romans et des essais.

Repères Points forts • Un tour d’horizon de l’aide alimentaire en France • Un aperçu de solutions locales et de l’inventivité de personnes et associations généreuses auprès de personnes nécessiteuses • Une approche journalistique de la démocratie alimentaire Mots clés : • alimentation / pauvreté / France / aide alimentaire / nourriture / économie

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ACTES SUD

FETHI BENSLAMA Le Saut épique

© Emmanuelle Marchadour

Ou le basculement dans le combat

ESSSAI 12,5 × 19 CM 160 PAGES MISE EN VENTE  14 AVRIL 2021

Quels sont les ressorts intimes de l’enrôlement de milliers de jeunes dans le jihâd ? Qu’est-ce qui peut déclencher la décision de s’engager dans un tel combat ? Ni les trajectoires de vie tumultueuses, ni les conditions sociales défavorables, ni les failles psychiques, ni l’idéologie fondamentaliste ne peuvent être des facteurs déterminants, sinon des centaines de milliers de personnes devraient s’être enrôlées dans le jihadisme. Fethi Benslama poursuit ses travaux sur la radicalisation et le jihadisme en exposant ici une nouvelle approche des ressorts psychiques du basculement dans le combat. Il montre l’insuffisance de la notion de “passage à l’acte”, souvent invoqué, et propose ce qu’il appelle le “saut épique” comme mécanisme fondamental de l’engagement. L’une des découvertes de ce livre est qu’on retrouve aussi ce mécanisme dans certaines luttes émancipatrices.

978-2-330-14952-9

-:HSMDNA=VY^ZW^: Voir ci-joint “Après l’attentat de Conflans, comment lutter contre le poison de l’islamisme ?”, Télérama

« Questions de société »

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ACTES SUD L’AUTEUR

Fethi Benslama est psychanalyste, membre de l’Académie tunisienne, ancien directeur du département d’Études psychanalytiques de l’Université Paris Diderot, où il a créé le Centre d’études des radicalisations et de leurs traitements (cert, 2017). Pendant quinze ans, il a travaillé sur le terrain de la protection de l’enfance en Seine-Saint-Denis. Il est connu internationalement pour ses travaux sur l’islam (La Psychanalyse à l’épreuve de l’islam, Flammarion, 2002), sur les problèmes identitaires des migrants et la guerre civile dans le monde musulman (La Guerre des subjectivités en islam, Lignes, 2014). Ses recherches, enracinées dans la pratique clinique, lui ont donné une connaissance approfondie de la radicalisation islamiste et de ses débouchés violents (Un furieux désir de Sacrifice, le Surmusulman, Seuil, 2016), y compris lorsqu’il s’agit de femmes (Le Jihadisme des femmes, coécrit avec le sociologue Farhad Khosrokhavar, Seuil, 2017). Ses travaux, régulièrement relayés par les médias, sont connus d’un large public.

Le Saut épique L’intelligibilité des causes qui conduisent quelqu’un à franchir le pas de la violence se heurte à une grande hétérogénéité des motifs, à des contradictions et des paradoxes inédits – en témoignent les recherches en sciences sociales et en psychiatrie. La pluplart de ceux qui manifestent des signes forts de radicalisation ne commettent pas d’actes d’agression. En revanche, des porteurs de signes dits “faibles” sont susceptibles de se révéler de redoutables tueurs. Et chez la majorité des enrôlés volontaires, la superficialité de la croyance et sa labilité ne cessent d’interroger les observateurs. Dans la continuité de ses travaux sur l’islamisme et ses dérives, Fethi Benslama identifie un engrenage commun chez ceux qui s’engagent dans le combat : le saut épique qui, contrairement au passage à l’acte des personnes radicalisées, n’intervient pas à l’acmé de l’engagement, mais à ses débuts comme propulseur psychique. C’est un mobile qui emprunte sa puissance émotionnelle et imaginaire à l’épopée (récit d’un être devenant exceptionnel auxquelles les personnes vont s’identifier). L’auteur montre comment la notion de

passage à l’acte est un pis-aller qui occupe dans le dense réseau des causes une fonction diagnostique d’après-coup. Cette nouvelle approche s’appuie sur une expérience clinique avec de nombreux cas de jeunes radicalisés et sur l’étude de dossiers judiciaires relatifs au terrorisme. Le récit épique recèle une force d’attraction qu’on trouve dans certaines idéologies messianiques, religieuses ou pas. Elle peut conduire à la destructivité (notamment dans le terrorisme), mais peut aussi déboucher sur un mouvement d’émancipation. Et l’on découvre comment le passage à l’acte de Bouazizi, à travers son auto-immolation, a été transformé par un récit forgé de toutes pièces en un saut épique qui a déclenché l’insurrection pacifique du peuple tunisien ; comment deux vers d’un poète ont condensé la fonction épique et amené d’autres peuples du monde arabe à se soulever en les répétant. En somme, ce livre, après avoir étudié le pire, montre l’existence d’une voie d’espoir qui s’est manifestée dans les soulèvements du monde arabe.

« Questions de société »

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Débats & Reportages

Après l’attentat de Conflans, comment lutter contre le poison de l’islamisme ? 13 minutes à lire

Valérie Lehoux,

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Publié le 24/10/20

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Chez de nombreux jeunes, le psychanalyste Fethi Benslama

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décèle un tourment identitaire. Après l’assassinat de Samuel Paty, il appelle à des mesures concrètes : adaptation du code pénal et soutien aux enseignants. À chaque fois, l’effroi, la sidération, la colère, la tristesse. Et le même questionnement : comment faire pour que jamais cela ne se reproduise ? L’assassinat de Samuel Paty sonne une urgence nouvelle. Pas seulement parce que la décapitation de ce professeur

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d’histoire, à deux pas de son collège, par un quasi-adolescent qui avait grandi en France,

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est d’une violence folle. Mais parce qu’elle est symptomatique de redoutables mécanismes de fractures à l’œuvre depuis des années en France. Sans qu’on soit parvenu pour l’instant à les endiguer ; sans même, peut-être, qu’on ait vraiment essayé de s’y attaquer. Des mécanismes sur lesquels alertent pourtant depuis longtemps les meilleurs

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Cinéma “Borat 2” : cette fois, les provocations de Sacha Baron Cohen tombent à plat

connaisseurs du sujet, pas étonnés du drame qui vient de bouleverser le pays. Fethi Benslama, psychanalyste, membre de l’Académie tunisienne, est de ceux-ci. Spécialiste du fait religieux, il décrypte notamment le fonctionnement psychique des islamistes et les ressorts, pour certains, du recours à la violence. Tout en dessinant de premières pistes d’action concrète, il explique en quoi l’analyse des derniers événements permet de

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Ecrans & TV Face à Éric Zemmour, le comité d’éthique de Canal+ hausse (enfin) le ton

comprendre ce qui est en train de se jouer. Il est plus que temps qu’on en prenne conscience. Car au-delà des personnes, c’est, chaque fois, la cohésion nationale, et audelà l’avenir même de la démocratie qui sont attaqués.

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“L’islam est devenu une identité refuge, dans laquelle on va chercher sens et

dignité”

Olivier Pascal-Moussellard 13 minutes à lire L’onde de choc de ce dernier attentat est plus forte que celle d’autres attaques récentes, qui avaient fait davantage de victimes… Le crime atroce dont a été victime Samuel Paty nous oblige. Il exige de nous à la fois la dénonciation, l’affirmation des valeurs de la République, mais nous oblige aussi à faire une analyse rigoureuse de ce qui a conduit à cette terrible mise à mort d’un enseignant à proximité d’un collège. Surtout, cette analyse ne doit pas rester abstraite, mais aboutir à orienter des actions concrètes de prévention et de sauvegarde. La portée symbolique de ce crime est énorme. Par l’acte terrifiant de la décapitation bien sûr, mais aussi parce que l’école, c’est notre tête à tous. Le lieu de nos transmissions. De la même façon, on avait ciblé la liberté d’expression en tuant des journalistes, la liberté de conscience en égorgeant un prêtre, etc. Ceux qui commettent ces crimes ne sont pas des radicalisés lambda, ce sont des tueurs. Il est probable que l’assassin de Samuel Paty était un illuminé galvanisé, ou un psychopathe déséquilibré qui a senti monter en lui une haine effroyable et un sentiment de toute-puissance, le conduisant à commettre l’atroce en se croyant le vengeur du divin outragé. C’était aussi le cas avec les frères Kouachi, les assassins de Charlie Hebdo. Mais contrairement à eux, ou aux assaillants du 13 novembre, ce jeune ne semble pas piloté par une organisation extérieure. Nous sommes là face à un terrorisme endogène, tout à fait redoutable car très difficile à détecter. Il implique des jeunes qui paraissent ordinaires, mais qui sont aux aguets, prêts à se sentir appelés par Dieu pour agir. Ce garçon avait 18 ans. Et vous dites que 75 % des signalements pour radicalisation en France concernent des gens entre 15 et 25 ans. Que se jouet-il à ces âges-là ?

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C’est un passage de la vie marqué par un fort besoin d’idéaux, et de profondes mutations identitaires. Elles plongent certains dans de très grandes difficultés ; particulièrement des jeunes issus de l’immigration. J’ai travaillé dans la banlieue parisienne auprès d’enfants : pour me parler d’eux-mêmes, beaucoup dessinaient deux soleils, deux drapeaux, deux maisons. Leur paysage intérieur est le terrain d’une lutte entre deux référents. Pourtant, leurs parents, ou leurs grands-parents sont souvent en France depuis longtemps. Il arrive que les traumatismes de l’exil se traduisent par des tourments identitaires sur plusieurs générations. En grandissant, ces jeunes essayent de raccorder leurs références et beaucoup y parviennent. Quand ils n’y arrivent pas, ils deviennent des proies faciles pour les prédicateurs, qui leur offrent une solution toute faite. Depuis des années ceux-ci sillonnent les quartiers de relégation urbaine.

“Les tourments identitaires des jeunes sont intérieurs, ils progressent à bas bruit.” Comment ? Ils ont détrôné les parents pour imposer leur version extrémiste de l’islam. Leurs discours profitent de la fragilité des jeunes. Ils renforcent ou génèrent en eux un sentiment d’humiliation et un désir de vengeance, en affirmant que la société laïque française ne respecte pas leur identité de croyant. La religion est une puissance aléatoire, elle a la capacité de pacifier mais aussi de déchaîner la violence par un savoir très particulier des pulsions et des passions. Les tourments identitaires des jeunes sont intérieurs, ils progressent à bas bruit. Et d’un coup, lorsqu’ils sont harponnés par un discours djihadiste, ils peuvent les amener à commettre des actes terribles, imprévisibles. Il faut donc s’attaquer aux sources, c’est-à-dire aux émetteurs de ces discours. Où se trouvent-ils ? Sur le versant antisocial des réseaux sociaux. Dans le cas présent, un parent d’élève, chaperonné par un activiste connu, a publiquement mis en accusation un professeur dans une vidéo, en donnant son nom et celui de son collège. Pourquoi ? Pour attirer sur lui des représailles. Je considère qu’il a émis une « fatwa de fait ». Il ne s’agit pas d’une fatwa officielle, un avis juridique émis par une autorité reconnue, et pourtant elle autorise et justifie la violence. Avec Internet, ces fatwas de fait sont devenues monnaie courante. En l’occurrence, même si ce parent d’élève ne voulait pas qu’advienne ce crime, sa vidéo lui a ouvert la voie. Elle a exposé le professeur à ce qu’un furieux fanatique se sente appelé à l’exécuter. Si ces fatwas de fait sont si nombreuses, pourquoi ne les interdit-on pas ? Elles sont pernicieuses : elles n’appellent pas directement au meurtre, donc ne tombent pas sous le coup de la loi. Nous les avons laissées proliférer au nom de la liberté d’expression. Nous la laissons à ceux qui veulent nous en priver… Ce dernier attentat doit nous conduire à nommer ce dont il s’agit. Face aux crimes commis pour motif religieux, j’invite le législateur à considérer ces appels comme des circonstances aggravantes en adaptant le code pénal. L’autre terrain sur lequel nous devons impérativement nous mobiliser, c’est l’école.

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“De nombreux jeunes sont pris dans un conflit de loyauté entre leurs références dites ‘culturelles’, ou généalogiques, et celles de l’école.” C’est-à-dire ? On a pensé qu’on réglait les entorses à la laïcité dans l’école en interdisant le voile, mais il n’est qu’un signe extérieur de ce mal plus profond dont je vous parle : le tourment identitaire. De nombreux jeunes sont pris dans un conflit de loyauté entre leurs références dites « culturelles » – en fait, généalogiques – et celles de l’école dont la mission est d’en faire des citoyens français. En 2006, le rapport Obin, un inspecteur de l’Éducation nationale, montrait déjà que l’école était l’un des principaux terrains de ces tensions. Elles n’ont pas été traitées par nos institutions… mais elles ont reçu un traitement par la radicalisation religieuse. L’alerte donnée par le rapport Obin pointe un problème lancinant depuis au moins trente ans. Dans certains quartiers, les enseignants ont de plus en plus de mal à accomplir leurs tâches sereinement. Les enseignements de la musique, du sport, des arts plastiques, de certains chapitres des programmes provoquent parfois des réactions de narcissisme identitaire touchant aux tabous

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religieux. Des enseignants contournent le problème, d’autres s’y confrontent. C’est une rumeur malveillante en rapport avec ces susceptibilités qui a transformé le cours de Samuel Paty en un lèse-narcissisme de l’identité. Il va falloir soutenir les enseignants face à ce problème, car beaucoup se sentent démunis. L’Éducation nationale doit leur donner des outils pour comprendre les tourments de leurs élèves, y faire face et les pacifier, car nous sommes dans un monde où les affections identitaires sont devenues pandémiques.

Après le meurtre de Samuel Paty, le concours Lépine des idées d’extrême droite

Samuel Gontier 17 minutes à lire Qu’entendez-vous par affections identitaires ? J’entends « affection » dans les deux sens du terme : celui de l’attachement et celui de la maladie. Un sociologue indien, Arjun Appadurai, a montré il y a quelques années que la carte des conflits violents sur la planète correspondait à celle des conflits identitaires. Pourquoi ? Parce que dans le monde moderne l’essor de la science et l’extension du capitalisme ont abouti à la « dé-ségrégation » des populations. Avant, même si les gens se mélangeaient, ils restaient dans leurs habitus, comme disent les sociologues. Ils gardaient leurs codes, leurs manières d’être au monde. Aujourd’hui, les habitants de Pékin vivent à peu près comme ceux de New York. Ce mouvement de dé-ségrégation a donné une impulsion formidable à l’humanité pour échanger et se connaître. Mais il a aussi abouti à des pertes de repères, à une très grande déstabilisation, auxquelles certains répondent aujourd’hui par des tentatives de « re-ségrégation ». Le monde musulman, qui est traversé de guerres civiles déclarées ou larvées, est particulièrement concerné. Des conflits y sont apparus dès le xixe siècle, entre des musulmans partisans des Lumières d’Occident et ceux qui s’y opposaient, y voyant la destruction de leur foi. Les Frères musulmans ont été créés en 1928 dans cette optique, et dans la foulée de la chute de l’Empire ottoman. Par la suite, d’autres groupes plus redoutables ont émergé. Depuis des décennies, l’Arabie saoudite et les pays du Golfe alimentent cette réaction identitaire religieuse pour stopper les processus de sécularisation des sociétés musulmanes. Ils ont financé abondamment les groupes islamistes radicaux à l’échelle planétaire. Les musulmans sont les premières victimes de ces extrémistes. Vous parlez là du monde musulman… mais la France n’en fait pas partie. En France vit une minorité importante de musulmans, qui ne sont pas épargnés par les dissensions à l’intérieur de l’islam mondial. Or, les enseignants ne sont pas outillés pour faire face aux effets de cette situation chez leurs élèves. Et ce ne sont pas les neurosciences en vogue dans les stratosphères de l’Éducation nationale qui pourront apporter des réponses. Ce sont les humanités, c’est-à-dire les disciplines qui permettent d’ouvrir le dialogue autour du sens. Il faut proposer des formations, des approches cliniques au plus près du sujet humain. Des enseignants expérimentés, des spécialistes des sciences de l’éducation, des pédopsy, des psychologues, des psychanalystes connaissent les problèmes que nous venons d’évoquer. Il faut impliquer les associations de parents d’élèves. Le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR), en partenariat avec l’Éducation nationale, l’Institut du monde arabe et d’autres organisations compétentes doivent ouvrir ensemble ce chantier des tourments de l’identité. C’est le nouvel horizon pour la laïcité.

“Le ‘surmusulman’ veut montrer et file:///Users/fethibenslama/Desktop/Après%20l’attentat%20de%2…er%20contre%20le%20poison%20de%20l’islamisme%20%3F.webarchive

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démontrer qu’il est encore plus musulman que musulman.” Comme outil de compréhension, vous avez inventé un concept : le «  surmusulman »… C’est une figure de musulman qui, dans le monde moderne sécularisé, se vivant traître à sa religion, se lance dans une surenchère continuelle pour prouver qu’il reste musulman. Il veut montrer et démontrer qu’il est encore plus musulman que musulman. On trouve ce phénomène dans d’autres religions. Chez les musulmans, il a pris une dimension massive. J’ai proposé également l’expression « archi-islam » : « archi » désigne étymologiquement l’origine et le commandement. Les tenants de l’archi-islam veulent commander les musulmans. Et prétendent à un retour imaginaire à l’origine. Il y a au moins 3 millions de musulmans en France. Sont-ils soumis à des pressions ? Certains islamistes traitent les musulmans qui tiennent leur foi dans leur intimité comme des « musulmans réplicants », à l’image des robots déguisés en humains dans le film Blade Runner, c’est-à-dire des musulmans artificiels ! Ces derniers peuvent être persécutés et tués. La France, qui a fait de la laïcité un fondement de sa cohésion, ne peut pas laisser se répéter les crimes à motif religieux : ils ébranlent chaque fois la société entière et mettent en danger la population française de confession musulmane. Quand des crimes sont commis au nom de l’islam, les musulmans se sentent exposés aux soupçons, à la honte d’être ce qu’ils sont.

“Les musulmans attachés aux valeurs de la République s’expriment de plus en plus dans les médias.” Quelle part peuvent apporter les musulmans de France au combat contre les djihadistes ? Les imams ont été très nombreux à condamner avec force et peine le meurtre de Samuel Paty. Ils l’avaient aussi fait lors des attentats en 2015. Entre les deux, la donne médiatique a changé, des musulmans attachés aux valeurs de la République s’expriment de plus en plus à la télé, à la radio, dans les journaux. Il existe aujourd’hui beaucoup de gens qui veulent agir. À quand la formation d’une ligue de l’islamité laïque ? Les parents musulmans qui respectent l’école de la République ont un rôle majeur à jouer. Il faut aussi faire attention à la notion d’islamophobie. La crainte et le rejet de l’islam existent, mais ils sont exhibés par les islamistes pour que les musulmans restent enlisés dans le préjudice identitaire. Les musulmans ne sont pas les seuls à subir des phobies : demandez donc aux juifs ! Il faut résister à la victimisation identitaire, c’est une défense piégée. Les musulmans doivent quitter le terrain du religieux dans leur aspiration à la dignité pour se placer au cœur de la lutte contre les inégalités. Depuis des années, cette lutte n’a pas abouti… Les statistiques « ethniques » sont interdites en France, il n’y a donc pas de moyen objectif de mesurer les discriminations qui frappent particulièrement les musulmans. On montre toujours le verre à moitié vide, alors que la société française a intégré beaucoup de musulmans qui travaillent aujourd’hui dans le secteur médical, les universités, les administrations… Pour avancer, il faut cesser de pointer seulement le négatif.

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“Le langage a subi des lésions symboliques.” Vous parliez du concept d’islamophobie, instrumentalisé par les islamistes. On a la sensation que les mots sont souvent piégés quand on évoque ces sujets… Prenez le mot « islamisme » : son équivalent dans les autres religions est « judaïsme » et « christianisme ». Mais depuis les années 1970, il désigne l’extrémisme politico-religieux. On ne peut plus dire « islamisme » pour nommer la religion proprement dite. Alors on dit « islam »… Sauf qu’« islam » ne recouvre pas seulement la religion, mais toute une civilisation. Le langage a subi des lésions symboliques. On ne peut revenir en arrière, il faut inventer de nouveaux mots. Les dangers sont encore devant nous. Ces dernières années, le djihadisme s’est déplacé du Moyen-Orient vers l’Afrique subsaharienne. Cela ne sera pas sans retentissement sur les populations subsahariennes vivant en France. Ce n’est pas très rassurant, ce que vous dites… Mon rôle n’est pas de rassurer. Je réfléchis au plus près du réel, j’essaye de nommer ce qui se passe et de proposer quelques pistes de travail. Aux politiques ensuite de décider. Mais qu’ils cessent d’abord de se déchirer ! Les autorités françaises commencent à parler de séparatisme ? C’est cohérent avec ce que j’ai appelé la re-ségrégation dans cette immense réaction mondiale des virulences identitaires. Les guéguerres du sérail politique français sont affligeantes dans l’épreuve que nous vivons. J’ai entendu un homme politique de premier plan dire que le meurtre de Samuel Paty est une application de la charia. C’est faux ! La charia est un code civil et pénal religieux. Dire cela, c’est comme si un Français qui commet un crime le faisait au nom du code pénal français. La décapitation de Samuel Paty peut-elle marquer un tournant ? En 2012, à Toulouse, un terroriste a tué des enfants parce qu’ils étaient juifs. Effroyable. Or, ce crime n’a pas reçu d’écho à la mesure de son horreur : pas de grandes manifestations, pas de décisions politiques majeures. Depuis, il y a eu Charlie Hebdo, l’Hyper Cacher, le Bataclan, les terrasses, d’autres attaques encore… Aujourd’hui, il faut bien comprendre que la décapitation de ce professeur est l’aboutissement d’un long processus où la cruauté commande. Si on ne s’attaque pas à la source, l’horreur recommencera.

FETHI BENSLAMA EN QUELQUES DATES 1951 Naissance en Tunisie. 1972 S’installe en France pour ses études. 1985-2000 Psychologue clinicien dans une consultation de l’Aide sociale à l’enfance. 2002 La Psychanalyse à l’épreuve de l’islam, éd. Aubier Montaigne, traduit en plusieurs langues. 2011-2019 Dirige l’UFR d’Études psychanalytiques de l’université Paris-Diderot. 2016 Un furieux désir de sacrifice. Le surmusulman, éd. du Seuil. 2019 États de la radicalisation, revue Le Genre humain no 61, éd. du Seuil, 2019.

terrorisme

Islamophobie

Islamisme

Islam

Assassinat de Samuel Paty

Fethi Benslama

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ISABELLE DELANNOY L’Économie symbiotique

“LE MONDE D’APRÈS”, C’EST POUR MAINTENANT !

Régénérer la planète, l’économie, la société Essai Cet ouvrage présente une analyse innovante des nouveaux modes de production et d’organisation économique ayant émergé ces cinquante dernières années et montre qu’ils forment une seule et même économie, apparue de façon cohérente et non concertée dans le monde. Réinscrivant les activités humaines dans les grands cycles de la planète, couplant leur productivité à la régénération des écosystèmes et des liens sociaux, ils forment ensemble une économie que l’on peut qualifier de symbiotique.

ESSAI BABEL N° 1745 11 × 17,6 CM 400 PAGES ENV. MISE EN VENTE 7 AVRIL 2021

“Dans L’Économie symbiotique, Isabelle Delannoy pousse encore plus loin cette logique, théorisée par l’architecte américain William McDonough, la fondation britannique Ellen MacArthur ou le scientifique suisse Suren Erkman. Elle appelle à sortir d’une société « extractiviste » fondée sur l’exploitation à outrance des ressources terrestres (…) pour imaginer un monde où toutes les activités humaines se déploient « en symbiose » entre elles, comme des variétés d’écosystèmes, eux-mêmes réintégrés dans les cycles écologiques naturels.” Frédéric Joignot, Le Monde

978-2-330-14776-1

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À NOTER u L’Économie symbiotique : 13 000 ex. en édition courante

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L’Économie symbiotique

L’AUTEUR

Isabelle Delannoy est ingénieur agronome. Théoricienne du modèle de l’économie symbiotique, elle dirige l’agence Do Green-économie symbiotique et est membre du groupe d’entrepreneurs L’Atelier symbiotique. EXTRAITS DE PRESSE “Ce véritable réservoir à idées donne à cet essai toute sa richesse et montre que des solutions existent déjà et qu’elles sont librement adaptables.”

Page des libraires “En refermant ce livre, le futur vous paraîtra à coup sûr désirable... Et vous vous surprendrez peut-être à le juger réalisable...”

Ce livre porte une extraordinaire ambition. Celle de proposer une théorie économique radicalement nouvelle : l’économie symbiotique, capable de faire vivre en harmonie les êtres humains et les écosystèmes. Pour la première fois, Isabelle Delannoy propose une synthèse entre de nombreuses recherches mises en lumière ces dernières années : permaculture, économie circulaire, sociale et solidaire, monnaies complémentaires… En associant les bénéfices de chacune d’entre elles, elle parvient à des résultats époustouflants. Dans de nombreux

domaines nous pourrions réduire de plus de 90 % notre utilisation de matière tout en redéveloppant les capacités productives des territoires. Nous pourrions ainsi créer des cités autonomes en eau, en énergie, en nourriture fraîche. L’économie symbiotique s’appuie sur la complémentarité de l’intelligence humaine, de la puissance des écosystèmes naturels et de la technosphère. En trouvant le juste équilibre entre les trois, il serait alors possible de produire, dans le strict respect de notre environnement.

Emmanuel Lechypre, L’Express “Il s’agit de coupler « les activités humaines avec la croissance des écosystèmes et des liens sociaux ». En d’autres termes, faire que l’économie, au lieu de reposer sur un pillage qui épuise les ressources et menace le vivant, puisse améliorer la situation des gens sans que la planète en souffre. Tâche impossible ? Pas du tout, car, à l’aide de nombreux exemples, l’auteure (agronome de formation) montre que des réalisations vont déjà dans ce sens.”

Alternatives économiques

BABEL, UNE COLLECTION DE LIVRES DE POCHE

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HEIDI BEROUD-POYET ET LAURA BELTRAN PSYCHOLOGIE

LES FEMMES ET LEUR SEXE

Pour que le sexe ne soit plus une galère ! Un essai rassurant, précis, efficace, par deux sexologues reconnues.

LE LELIVRE LIVRE Ce livre est pour les femmes qui ne se sentent pas épanouies dans leur vie sexuelle. Elles ont mal, ou peur, leur libido est en berne, ça les ennuie. Souvent, elles finissent par se passer de sexe et se réfugient dans la tendresse. S’appuyant sur de nombreux

témoignages et sur leur expérience de sexologues, Heidi Beroud-Poyet et Laura Beltran racontent la vie secrète du sexe des femmes, ses entraves et les manières de se libérer.

POINTS P O I N TFORTS S FORTS uu Édition entièrement revue pour le passage en poche. uu Un livre pour toutes celles qui ne se sentent pas normales parce qu’elles ont la libido dans les chaussettes, pour qui le sexe est une corvée, ou qui ont mal quand elles font l’amour – et qui voudraient en finir avec ces galères sexuelles. uu Un sujet loin d’être marginal : 35 % des femmes disent avoir ressenti une absence ou un manque de désir ; quant aux douleurs sexuelles, elles affecteraient 20 % des femmes. uu Les auteures incarnent la nouvelle génération de sexologues, composée essentiellement de femmes quadragénaires, au plus près des préoccupations du public de ce livre : les 25-45 ans.

MOTS-CLEFS MOTS-CLEFS  PLAISIR   PROBLÈME DE LIBIDO  VULVE/VAGIN   DOULEURS   RELATIONS HOMME/FEMME 

QUELQUES CHIFFRES QUELQUES CHIFFRES uu Solde des ventes : 4 600 ex.

L’AUTEUR L’AUTEUR 14 14avril avril 2021 2021 11 × 17 cm 250 pages 8,00 € ISBN : 978-2-228-92801-4

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Heidi Beroud-Poyet (47 ans) est psychologue clinicienne et sexologues De formation psychanalytique, elle consulte en libéral à BoulogneBillancourt en psychothérapie et en sexologie. Laura Beltran (44 ans) est psychologues clinicienne et sexologue, elle consulte à la fois en libéral et à l’hôpital de Bicêtre, en plus d’enseigner à l’université Paris  7 (DU de sexologie) et de former les médecins généralistes à parler de sexualité avec leurs patients. Elle intervient régulièrement dans divers médias (Marie-Claire, TF1, Psychologies Mag, Quotidien du Médecin, etc.).

ÉGALEMENT


GILBERT COCHET & STÉPHANE DURAND Ré-ensauvageons la France

“LE MONDE D’APRÈS”, C’EST POUR MAINTENANT !

Plaidoyer pour une nature sauvage et libre Essai Passant en revue tous les grands milieux naturels français, de la montagne à la mer, cet ouvrage propose un éventail de solutions simples afin de ménager une place pour le bien-être et l’épanouissement de tous, hommes, plantes et animaux.

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À NOTER u Ré-ensauvageons la France : 5 500 ex. en édition courante u Prix du Livre environnement 2019

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LES AUTEURS

Naturaliste agrégé et attaché au Muséum national d’histoire naturelle, Gilbert Cochet préside l’association Forêts sauvages. Il a travaillé avec Stéphane Durand au conseil scientifique du film Les Saisons de Jacques Perrin. Ce dernier, biologiste et ornithologue, a également œuvré sur Le Peuple migrateur et Océans. Il est par ailleurs auteur de livres et de documentaires. AVIS DU JURY DU PRIX DU LIVRE ENVIRONNEMENT

Ré-ensauvageons la France Le xxe siècle a vu la défaite du sauvage. Nous avons fait le vide autour de nous. Pourtant, malgré tout ce que nous lui avons fait subir, la nature résiste. Mieux, elle revient ! Notre pays est le mieux placé pour être en tête de la course pour la plus belle nature européenne grâce à sa très riche biodiversité. Passant en revue tous les grands milieux naturels, de la montagne à la mer, cet ouvrage

propose un éventail de solutions simples afin de ménager une place pour le bien-être et l’épanouissement de tous, hommes, plantes et animaux. Favoriser le retour de la nature sauvage est un excellent facteur de développement. Cette richesse naturelle est renouvelable et non délocalisable. C’est l’enjeu économique de demain.

“Une documentation phénoménale pour un résultat assez incroyable : nous convaincre que tout n’est pas perdu.” “À partir d’un constat exhaustif de la situation de la nature en France, les auteurs proposent une vision optimiste et communicative.” “Ré-ensauvageons la France car ce qu’il y a encore de sauvage nous sauve de l’ennui et nous ouvre des horizons inespérés.”

BABEL, UNE COLLECTION DE LIVRES DE POCHE

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ALEXANDER MÜNNINGHOFF HISTOIRE

L’HÉRITIER DU NOM

Livre des secrets, cette enquête familiale explore les tabous de l’histoire dans une lignée déchirée par la guerre.

LE LIVRE

Traduit du néerlandais par Philippe Noble

14 avril 2021 11 × 17 cm 416 pages 10,00 € ISBN : 978-2-289-2764-2

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« Mon premier contact avec les secrets qui allaient gouverner ma vie, ce fut cette trouvaille que je fis par un après-midi désœuvré dans le grenier de notre maison. Derrière quelques malles hermétiquement closes, je découvrit une autre malle qui, elle, n’était pas fermée à clé. Outre quelques chemises, des pantalons et diverses babioles, elle contenait un casque. Un casque noir à la brillance menaçante, portant d’un côté un emblème noir-blanc-rouge et de l’autre deux petits éclairs d’un blanc éclatant. Instinctivement, je compris que l’objet matérialisait un secret. Je m’en coiffai et, ainsi équipé, descendis dans le fumoir où, à ce moment-là, la famille au grand complet

prenait l’apéritif. On était en 1948 et j’avais quatre ans. La première personne à me voir fut naturellement ma mère. Elle ne dit rien, mais je vis à son regard que je faisais une grosse bêtise. » Voici l’histoire de la famille Münninghoff, dont la vie a coïncidé, peu ou prou, avec les fracas du XXe siècle. Pour la reconstituer, Alexandre Münninghoff a travaillé des décennies durant, fouillant les archives ainsi que la mémoire des vivants et des morts : il livre un témoignage fort, mais aussi un récit picaresque aux mille rebondissements, un roman d’espionnage, un récit de guerre et d’après-guerre sur les « soldats perdus » du IIIe Reich.

L’AUTEUR Alexander Münninghoff (1944-2020) était un journaliste de renom, spécialiste de la Russie.

POINTS FORTS uu Un récit puissant où l’histoire familiale et l’histoire mondiale se confondent. uu Une exploration du tabou de la collaboration (forcée ou non). uu Paru en 2014 aux Pays-Bas, L’Héritier du nom s’est vendu à près de 150 000 ex., a reçu l’année suivante le prestigieux prix Libris – le plus prestigieux en non-fiction – et a été adapté en série télé.

MOTS-CLEFS  SECRETS DE FAMILLE  NAZIS   FRONT RUSSE  SECONDE GUERRE MONDIALE  RELATION AU PÈRE 


LAURENT TESTOT HISTOIRE

POINTS FORTS

HOMO CANIS

Une histoire des chiens et de l’humanité « Un livre érudit et enjoué pour le plus grand plaisir du lecteur, même amateur de chats. » (Sciences Humaines)

MOTS-CLEFS

LE LIVRE

14 avril 2021 11 × 17 cm 416 pages 10,00 € ISBN : 978-2-228-92823-6

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uu Un livre à la croisée de l’histoire de l’humanité et des problématiques environnementales qui met en lumière une relation au vivant faite d’entre-aide et de coappartenance. uu Bel accueil de la presse (journal, radio, web) qui souligne son style unique et accessible, et la richesse de son contenu. uu Plus de 7 millions de chiens en France.

Comment et pourquoi le loup gris, prédateur indompté, est-il devenu en quelques dizaines de milliers d’années le chien, animal domestique par excellence de notre quotidien ? Laurent Testot nous invite à parcourir la planète pour découvrir cette passionnante histoire des chiens, indissociable de celle de l’humanité. On y apprendra qu’on aurait aussi pu apprivoiser maître Renard. Et, entre autres anecdotes surprenantes, on suivra les traces du xoloitzcuintle, mets de fête des Aztèques ; du dingo australien et de son cousin, le chien papou qui chante ;

de l’akita inu, incarnation canine de l’âme japonaise ; du dogue, déjà utilisé par les conquistadores contre les Amérindiens ; du basset, qui fit office de tournebroche jusqu’à la Révolution industrielle ; du noble bichon, au prestigieux pedigree ; ou encore des 101 dalmatiens, de Rintintin et de Lassie, héros qui bercèrent nos enfances. On écoutera chaque chien donner de la voix pour nous raconter son histoire. Et on s’interrogera sur ce que ces animaux partenaires de notre développement et reflets de nos obsessions ont à nous apprendre de notre avenir.

L’AUTEUR Journaliste, conférencier et globe-trotter à l’insatiable curiosité, Laurent Testot a dirigé plusieurs ouvrages en histoire mondiale et globale. Son précédent livre, Cataclysmes. Une histoire environnementale de l’humanité (Payot, 2017), a reçu le prix de l’Académie française Léon de Rosen 2018 pour la promotion du respect de l’environnement. Il a récemment dirigé avec Laurent Aillet Collapsus : Changer ou disparaître ? Le vrai bilan sur notre planète (Albin Michel, 2020).

 CHIENS   HISTOIRE GLOBALE   DOMESTICATION   RELATION HOMME/VIVANT   HISTOIRE ENVIRONNEMENTALE 

QUELQUES CHIFFRES uu Solde des ventes (grand format) : 3 300 ex. uu Rappel des ventes de Cataclysme en poche (2018) : 6 500 ex. avec 1 000+ réassorts cette année.

ÉGALEMENT


POINTS FORTS

DONALD P. RYAN HISTOIRE

24 HEURES DANS L’ÉGYPTE ANCIENNE 24 personnages, 24 heures. Partez pour une journée en l’an 1414 avant J.-C. dans l’Égypte du puissant pharaon Amenhotep II.

LE LIVRE Un portrait très vivant de l’Égypte d’Amenhotep II (vers 1442 av. J.-C.) sur 24 heures, avec un personnage par heure, du pharaon au simple potier, de l’embaumeur au voleur de tombes, en passant par la sage-femme

et la pleureuse – ou comment un archéologue de renom nous aide à comprendre une civilisation complexe au moyen d’un docufiction sur papier, dans l’esprit des livres d’Alberto Angela sur l’Antiquité romaine.

uu Une narration vivante, au plus près des événements, à la manière d’Alberto Angela, doublé d’un contenu scientifique de grande qualité, pour nous aider à comprendre de l’intérieur une civilisation complexe. uu La civilisation égyptienne reste « indémodable » auprès de toutes sortes d’amateurs d’Histoire, car là où les connaisseurs voient une passionnante complexité le grand public voit du mystère.

MOTS-CLEFS  ÉGYPTE   VIE QUOTIDIENNE   ÂGE DU BRONZE   MŒURS ET COUTUMES 

ACTUALITÉ L’AUTEUR Préface de Mario Pasa Traduit de l’anglais (États-Unis) par Hélène Colombeau-Amblard

14 avril 2021 11 × 17 cm 320 pages 10,00 € ISBN : 978-2-228-92818-2

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Donald P. Ryan (né en 1957) est rattaché à la Pacific Lutherian University de Tacoma, dans l’État de Washington, mais il a surtout passé ces dernières années à fouiller le sol égyptien et plusieurs tombes de la Vallée des Morts, dont celle d’une figure de ce livre, le vizir d’Amenhotep II. Il est l’auteur à la fois de textes scientifiques et d’ouvrages de vulgarisation au sens noble du terme, dont un traduit en français (Civilisations disparues, 2007).

uu Parution d’un nouveau titre de la série « 24 heures » consacré à l’ancienne Athènes.

QUELQUES CHIFFRES uu Solde des ventes : 2 800 ex.

ÉGALEMENT


PROJET EL POCERO

Dans une ville fantôme de la crise espagnole

ANTHONY POIRAUDEAU Collection BARNUM El Quiñon a été construite en quelques années sur le territoire de la commune de Seseña, à environ trente-cinq kilomètres au sud de Madrid. Cet énorme ensemble d’immeubles exhibe l’évidence de son exécution rapide. Tout est également neuf.

7 AVRIL 2021 ROMAN ISBN : 9782360841141 156 pages – 7,90 € LIBRAIRIE Jérôme Dayre 06 80 35 20 09

jerome.dayre@editionsinculte.fr

PRESSE Tiffanie Gabu 06 33 07 17 78

Projet El Pocero est une déambulation dans cette ville fantôme, symbole parfait de la folie spéculative qui s’est emparée de l’Espagne au milieu de la première décennie 2000. Symbole également d’un capitalisme sauvage, outrancier, qui a précipité l’économie mondiale dans une chute vertigineuse. Anthony Poiraudeau démonte ici les mécanismes qui ont conduit l’Espagne à la faillite et décrit brillamment une forme de contre-utopie urbaine, une non-ville, créée de toutes pièces au milieu d’un désert, une cité bâtie pour accueillir 40 000 habitants, et qui n’en abrite aujourd’hui que quelques milliers.

Né en 1978, Anthony Poiraudeau est diplômé de l’EHESS et vit à Nantes. Blogueur reconnu pour son travail sur l’art contemporain, la psychogéographie ou la sociologie de l’espace, il collabore régulièrement au site d’édition électronique de François Bon, remue.net. Aux éditions inculte, Anthony Poiraudeau a publié en 2017 Churchill, Manitoba.

tiffanie.gabu@editionsinculte.fr

Tel. : 01 80 05 94 14

9HSMDQA*iebbeb+ www.inculte.fr

C’est la ville fantôme la plus connue d’Espagne, et un symbole du pays en crise : Seseña, toute proche de Madrid, dont le chantier a été arrêté en cours de route, fin 2008. Un livre, construit comme une déambulation dans ses rues désertes, la transforme en objet théorique passionnant. Mediapart


CLASSIQUE

GEORG SIMMEL

SOCIOLOGIE DE LA CONCURRENCE Un essai inédit (en français) de Simmel sur une spécificité humaine au cœur de nos sociétés marchandes et d’évaluation : la comparaison à autrui et l’espoir d’être le meilleur.

LE LIVRE Pour Simmel, la concurrence n’est pas que du conflit. Elle est aussi socialisante. Elle pousse l’individu à se défaire d’une logique d’autosuffisance et à mettre en

œuvre des stratégies de valorisation de soi qui concourent au bien commun. Elle est à la fois le combat de tous contre tous et de tous pour tous.

POINTS FORTS uu Un thème qui devrait toucher le public de Philosophie de l’argent et plus largement les lecteurs intéressés par les questions d’économie, de management, d’éthique, voire de sciences (cf. tous les livres traitant de la compétition dans le monde du vivant).

MOTS-CLEFS  COMPÉTITION   MONOPOLE   CONFLIT   MANAGEMENT   SOCIÉTÉ 

Traduit de l’allemand par Frédéric Joly

ÉGALEMENT 14 avril 2021 11 × 17 cm 96 pages 8,00 € ISBN : 9782-2-289-2819-9

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PIERRE JANET

La psychanalyse de Freud

suivi de : L’automatisme psychologique La conférence qui a fait de Janet le « Freud français ».

LE LIVRE Le nom de Pierre Janet est aujourd’hui surtout connu en raison d’une querelle qui le rattache à Freud, querelle qui a pour épisode central le XVIIe Congrès international de médecine de Londres de 1913, où Janet a présenté un rapport impitoyable sur « La Psycho-Analyse ». L’intervention de Janet serait, selon Élisabeth Roudinesco, le « manifeste historique le plus complet de

l’anti-freudisme scientifique “à la française” », parce qu’elle condenserait tout ce qu’on a pu penser de négatif sur la théorie freudienne en France pendant la période d’avant-guerre, en particulier l’idée selon laquelle Freud aurait emprunté toutes ses idées au psychologue français. Le texte est suivi des extraits de L’automatisme psychologique, un des plus importants essais de Janet.

POINTS FORTS uu Un moment fondateur de l’histoire de la psychanalyse, qui offre un nouvel éclairage sur la réception de Freud en France. uu Préface de Céline Surprenant, chercheure au Collège de France ; elle est auteure de plusieurs livres sur Freud et a contribué à l’ouvrage Le Collège de France. Cinq siècles de libre recherche d’Antoine Compagnon, Pierre Corvol et John Scheid (2015). uu Ce texte n’est disponible que dans l’édition de l’Harmattan (30 €).

Préface de Céline Surprenant

21 avril 2021 11 × 17 cm 120 pages 7,10 € ISBN : 978-2-7436-5287-6

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L’AUTEUR Philosophe et psychiatre, Pierre Janet (1859-1927) était élève de Charcot, contemporain de Freud, et proche de Bergson. L’un des plus illustres représentants de la psychopathologie française, il fut professeur au Collège de France pendant plus de trente années (1902-1934).

ÉGALEMENT


JEAN-HENRI FABRE

Respiration des plantes « Un grand savant qui pense en philosophe, voit en artiste, sent et s’exprime en poète. » (Jean Rostand)

POINTS FORTS LE LIVRE Tiré des Leçons à mon fils sur la botanique, ce petit recueil des principaux enseignements (de la fleur à l’insecte) du grand entomologiste et botaniste Jean-Henri Fabre constitue, encore aujourd’hui, une

introduction idéale à la botanique. La préface d’Emanuele Coccia retrace le rôle historique de Fabre et de ses recherches sur les plantes afin d’en saisir toute l’actualité.

uu Une introduction idéale et accessible à la science botanique. uu Préface et choix de textes d’Emanuele Coccia, auteur de La Vie des plantes (plus de 12 000 ex. vendus), prix des Rencontres philosophiques de Monaco 2017.

QUELQUES CHIFFRES uu Du même auteur : Une ascension du mont Ventoux (3 800 ex.)

Choix de textes et préface d’Emanuele Coccia

21 avril 2021 11 × 17 cm 96 pages 6,50 € ISBN : 978-2-7436-5273-9

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L’AUTEUR Célèbre entomologiste, Jean-Henri Fabre (1823-1915) est aussi un botaniste de renom. Il est notamment l’auteur d’une fameuse Ascension du mont Ventoux, publiée dans cette collection accompagnée du texte de Pétrarque.

ÉGALEMENT


Sorcières / Poche / 7 avril 2021

Juliette Rousseau

ÉDITIONS CAMBOURAKIS, 62, RUE DU FAUBOURG SAINT-ANTOINE, 75012 PARIS , TÉL. : +33 (0)9 81 02 10 92 RELATIONS PRESSE : MÉLISSA BLANCHARD / MELISSA@CAMBOURAKIS.COM DIFFUSION : ACTES SUD / DISTRIBUTION : UNION DISTRIBUTION

LUTTER ENSEMBLE Pour de nouvelles complicités politiques

432 pages / 115 x 174 mm 13,50 euros ttc ISBN 978-2-36624-565-3

Juliette Rousseau, coordinatrice de la Coalition contre la COP 21 en 2015 et habitante de la ZAD de Notre-Dame-desLandes, confrontée à certaines difficultés rencontrées dans les milieux militants qu’elle fréquente, entreprend un voyage à la rencontre de plusieurs collectifs en lutte contre les rapports de domination liés à la classe, au genre, à la race ou encore à la condition physique et mentale à l’œuvre dans la société, collectifs qui ont aussi en commun d’interroger l’existence et la reproduction de ces mêmes rapports de domination à l’intérieur des espaces de lutte. Elle réalise des entretiens avec des collectifs féministes (Sisters Uncut à Londres, Lallab et les Dégommeuses à Paris), des collectifs de handicapé.es (Disabled People Against Cuts à Londres, le Collectif Lutte et Handicaps pour l’Égalité et l’Émancipation en France), des collectifs de soutien aux migrant.es (Lesbians & Gays Support the Migrants à Londres, le camp de la Chapelle à Paris), des collectifs des quartiers populaires (Black Lives Matter UK, le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires à Lille), des collectifs de lutte pour la justice environnementale (Wretched of the Earth au Royaume-Uni, la Grassroots Global Justice Alliance aux États-Unis), des habitant.es de la ZAD et des collectifs

de défense des droits des Palestinien. nes (Badil et Addameer en Palestine, Alternative Information Center et DeColonizer en Israël). À partir des pratiques de ces groupes, Juliette Rousseau invite à garantir la parole des personnes concernées par une même oppression et à réfléchir à la place et au rôle de leurs allié·es ou complices, afin de mettre en œuvre de nouvelles alliances politiques, qui ne soient pas aveugles aux oppressions croisées.

L’AUTEURE Militante, Juliette Rousseau est passée par différents terrains de lutte : du syndicalisme étudiant à l’altermondialisme, en passant par le féminisme et la justice climatique. Depuis plusieurs années, elle mêle pratique et réflexion, elle a notamment collaboré à différentes revues et médias en ligne (Reporterre, BastaMag, Mouvements, etc.), sur des sujets tels que les mouvements sociaux, la justice climatique ou encore les stratégies de lutte.

• De la ZAD à la Palestine, de la marche pour le climat de New York aux camps de réfugié·es de La Chapelle en passant par le tarmac des aéroports londoniens, un voyage au cœur des luttes. • Réédition au format de poche du texte plébiscité de Juliette Rousseau.


VITTORIO HÖSLE ESSAIS

PHILOSOPHIE DE LA CRISE ÉCOLOGIQUE « Nous devons réapprendre à dire «Ça suffit » Cinq leçons pionnières de philosophie environnementale qui posèrent les bases d’un nouveau rapport à la nature et au vivant.

LE LIVRE Notre siècle, on le sait, est celui de l’écologie. Pour le penser, il faut une philosophie globale qui aborde le paradigme environnemental à la fois sous les angles éthique, métaphysique, épistémologique, politique, économique et juridique. Vittorio Hösle, propose de s’y atteler dès 1990, dans une série de conférences énergiques qui firent Traduit de l’allemand et préfacé par Matthieu Dumont 1re éd. grand format : Wildproject, 2009 1re éd. poche (PBP) : 2011

14 avril 2021 11 × 17 cm 224 pages 8,00 € ISBN : 978-2-228-92803-8

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date. Prolongeant et dépassant les intuitions de son maître Hans Jonas, il propose une approche résolument pragmatique des questions écologiques, et plaide pour un renversement de nos valeurs où chaque choix, acte ou comportement doit être guidé par une nouvelle éthique de la nature.

L’AUTEUR Philosophe allemand surdoué, polyglotte et engagé dans le débat public, spécialiste de Hegel et de Hans Jonas, Vittorio Hösle fut très vite surnommé « le Boris Becker de la philosophie » en raison de la précocité et de l’énergie de son talent. Il a enseigné dans le monde entier, notamment à la New York School for Social Research, et est actuellement professeur à l’université Notre-Dame, dans l’Indiana.

POINTS FORTS uu Une approche pragmatique et anti-catastrophiste de la crise environnementale, à l’image de celle d’Aldo Leopold (Éthique de la terre [PBP]). uu Une pensée dans la droite ligne des écrits de Hans Jonas (Le principe de précaution) et des travaux d’Arne Næss, le père de l’écologie profonde. uu Contient une brève histoire de l’idée de nature. uu L’auteur parle couramment le français.

MOTS-CLEFS  ÉTHIQUE ENVIRONNEMENTALE   PRINCIPE DE PRÉCAUTION   NATURE   PHILOSOPHIE   PRAGMATISME 

ÉGALEMENT


CHANTAL THOMAS

L’esprit de conversation Trois salons, trois époques, trois femmes, une séduction commune : celle du langage.

1re éd. poche : mai 2011

optant pour la féerie, Mme du Deffand pour la distance et l’humour, Mme de Staël pour la passion et la littérature comme arme. L’évocation de ces figures féminines, prise dans une réflexion actuelle, est aussi, ou d’abord, un éloge de la conversation – de ses capacités de découverte, de ses ressources de réconfort et de rire, de son pouvoir de séduction.

21 avril 2021 11 × 17 cm 128 pages 6,10 € ISBN : 978-2-7436-5282-1

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uu Un véritable éloge de la conversation qui résonne tout particulièrement en ce temps de distanciation sociale et de confinement. uu Une histoire en creux de la place de la femme dans l’histoire littéraire française.

ACTUALITÉ

LE LIVRE À travers trois célèbres salons : la Chambre bleue de Mme de Rambouillet (XVIIe siècle), le salon de Mme du Deffand (XVIIIe siècle), le château de Coppet de Mme de Staël (XIXe siècle), se tracent trois différentes approches de l’esprit de conversation et des jeux de langage, trois moments dans l’histoire de la femme supérieure (Mme de Staël), c’est-à-dire libre de refuser la tradition et d’affirmer ses talents : les Précieuses

POINTS FORTS

L’AUTEUR Romancière, essayiste et scénarise, Chantal Tomas est spécialiste de littérature du XVIIIe siècle. Auteur de plusieurs essais et romans, elle remporte le prix Femina en 2002 pour Les Adieux à la reine.

uu Chantal Thomas est candidate pour le fauteuil de Jean d’Ormesson à l’Académie français.

QUELQUES CHIFFRES uu Solde des ventes : 6 000 ex.

ÉGALEMENT


Sorcières / Poche / 7 avril 2021

Adel Tincelin

ÉDITIONS CAMBOURAKIS, 62, RUE DU FAUBOURG SAINT-ANTOINE, 75012 PARIS , TÉL. : +33 (0)9 81 02 10 92 RELATIONS PRESSE : MÉLISSA BLANCHARD / MELISSA@CAMBOURAKIS.COM DIFFUSION : ACTES SUD / DISTRIBUTION : UNION DISTRIBUTION

ON N’A QUE DEUX VIES Journal d’un transboy « Le 25 février 1973, j’ai été nommée Aude et assignée fille à la naissance. Le 30 novembre 2008, j’ai donné naissance à Charlie. Le 24 février 2014, j’ai compris que je n’étais pas une fille et j’ai engagé peu de temps après une transition. Le 26 février 2014, j’ai commencé un carnet, un tout petit carnet rouge et mince offert par deux amies pour mon anniversaire et destiné à Aude  : «Le journal des 41 ans commence maintenant.» Il allait devenir le journal d’Adel. Mais le 25 février 2014, c’était le journal d’un reste infime de moi, d’un tout juste moi. »

152 pages / 115 x 174 mm 10 euros ttc ISBN 978-2-36624-564-6

Dans ce journal écrit au fil des mois, Adel Tincelin livre un récit sensible et subjectif de son parcours de transition. Au-delà des transformations liées à son identité de genre, tous les domaines de son existence se trouvent pris dans un mouvement de mutation et d’expansion : rapport au monde et aux mots, sexualité, parentalité, rien n’échappe à ce chemin de déconditionnement et de désidentification aussi soudain qu’inattendu.

L’AUTEUR Issu des lettres et de la littérature, Adel Tincelin s’est attaché peu à peu à la question politique, dont il s’est emparé à travers la photographie urbaine en œuvrant dans les quartiers de cité en rénovation, avec les habitant.es d’un bidonville et plus ponctuellement auprès des migrant.es de Grande-Synthe. Baigné dans la culture techno des années 1990, il a toujours goûté l’exploration des marges et oeuvre pour l’intersection des luttes, la désobéissance civile et la nonviolence. Il comprend en 2014 qu’il est de genre fluide. Suite à ce tournant de vie majeur, il retrouve la parole et redécouvre l’écriture. Il rédige Journal d’un transboy. Il se forme en médiations plastiques, en danse et en mouvement libre ; il anime des ateliers et facilite des cercles féeriques.

• Le récit sensible et subjectif d'un parcours de transition. • Le témoignage d'une personne qui a été mère avant de transitionner vers une identité masculine et interroge donc la parentalité des personnes trans. • Un texte empli de joie et d'optimisme, malgré la complexité du parcours raconté, qui souligne la nouveauté de nombre d'expériences vécues et du regard porté sur son quotidien et ceux qui l'entourent.


RENÉ GIRAULT ET ROBERT FRANK HISTOIRE

TURBULENTE EUROPE ET NOUVEAUX MONDES (1914-1941)

Comment l’Europe est devenue un « vieux » continent et a perdu sa place sur la scène internationale.

LE LIVRE

1re éd. poche : 2004

La Première Guerre mondiale bouleverse les équilibres et les valeurs du XIXe siècle. Et ce n’est pas seulement « l’ordre européen » qui change dans les années 1920, mais tout l’ensemble des rapports mondiaux entre les peuples. Quand survient la Seconde Guerre mondiale, la vieille Europe ne voit pas que les nouveaux mondes (États-Unis,

ISBN : 978-2-228-92802-1

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uu Un classique de l’histoire des relations internationales, présent dans les bibliographies des cursus d’histoire contemporaine à la fac ou à Science Po. uu Une approche globale de l’histoire des deux guerres mondiales, où les Nouveaux Mondes renversent la vieille Europe.

MOTS-CLEFS  GUERRES MONDIALES   RELATIONS

URSS, Japon) sont capables de troubler le jeu traditionnel des puissances. À partir du moment où les deux géants, l’Américain et le Soviétique, entrent dans la mêlée, la guerre devient vraiment mondiale et la turbulente Europe commence à perdre la maîtrise des relations internationales qu’elle détenait depuis quatre siècles…

INTERNATINALES   URSS   ÉTATS-UNIS   EUROPE   DIPLOMATIE 

QUELQUES CHIFFRES uu Solde des ventes : 7 500 ex.

ÉGALEMENT

14 avril 2021 11 × 17 cm 528 pages 11,50 €

POINTS FORTS

L’AUTEUR René Girault (1929-1999), professeur d’histoire à l’université Paris I, a renouvelé en profondeur l’histoire diplomatique avec son Histoire des relations internationales contemporaines (3 tomes). Robert Frank, professeur émérite d’histoire de l’université Paris I, est spécialiste des relations internationales.

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BOOK Littérature Mars Avril 2021  

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