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VIVRE MIEUX Sécurité routière

Comment rendre plus sûr le chemin de l’école L

E CHEMIN de l’école est un trajet beaucoup plus dangereux qu’on ne le croit. Plus de la moitié des parents, 52 % précisément, sont inquiets lorsque leurs enfants font seuls le trajet entre leur domicile et l’établissement scolaire, selon les résultats d’une enquête de l’Apel* (Association des parents d’élèves de l’école libre) que nous vous dévoilons en exclusivité. En 2007, 164 jeunes de moins de 15 ans ont perdu la vie dans un accident de la circulation. Parmi eux, 844 âgés de 6 à 9 ans ont été blessés et 10 tués alors qu’ils marchaient… pour rejoindre leur classe. A partir d’aujourd’hui et jusqu’à vendredi, l’Apel lance une campagne de sensibilisation, baptisée Rendons les chemins de l’école plus sûrs. I Collégiens et lycéens les plus vulnérables. C’est à l’âge où les jeunes revendiquent plus d’autonomie que le danger est le plus grand. Logiquement, les parents les plus préoccupés par la sécurité de leurs enfants habitent en centre-ville (60 % contre 47 % de ceux vivant en zone rurale, selon l’étude de l’Apel). Ils sont parents de collégiens (62 %) et de lycéens inscrits en filières professionnelles (72 %). « Au fur et à mesure qu’un enfant grandit et devient un adolescent, il accepte de moins en moins les règles et prend des risques, observe Béatrice Barraud, présidente de l’Apel. C’est donc dès le plus jeune âge qu’il faut éduquer un enfant sur les dangers de la route. » La sécurité des élèves passe également par l’aménagement des accès aux établissements. « C’est aussi notre rôle d’in-

Les quatre pièges à éviter

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Gare aux obstacles

Des bruits trompeurs

Défaut de concentration

Voir, ce n'est pas être vu

A cause de sa petite taille, l'enfant ne discerne pas aussi facilement qu'un adulte les panneaux de signalisation et se retrouve souvent en dehors du champ de vision des automobilistes, caché par des poubelles, des deux-roues stationnés sur le trottoir ou d'autres passants.

Dans 40 % des cas, un enfant se trompe entre un bruit venant d'en face ou de derrière, et huit fois sur dix entre un bruit venant de droite ou de gauche. Son champ de vision est beaucoup plus étroit que celui d'un adulte : il ne prend pas en compte ce qui se passe sur les côtés.

Un enfant ne peut se focaliser que sur une seule chose à la fois. S'il veut rattraper son ballon ou rejoindre un camarade qu'il vient d'apercevoir sur le trottoir d'en face, il traversera d'un seul coup sans penser aux voitures.

Un enfant ne fait pas la différence entre voir et être vu. S'il voit une voiture venir vers lui alors qu'il traverse sur un passage piéton par exemple, il est persuadé que le conducteur le voit aussi et pense être hors de danger.

citer les pouvoirs publics à vérifier que les abords des classes sont protégés, soit par des agents de la circulation ou grâce à des panneaux de signalisation voire des dos-d’âne pour ralentir la circulation », poursuit Béatrice Barraud. I Les écoliers ne voient pas la rue comme les adultes. Même s’ils sont le plus souvent accompagnés par un adulte jusqu’à l’école, les élèves de primaire sont de potentielles victimes d’accidents de la circulation. « Simplement parce que leur perception de la rue est différente de celle des adultes, explique Paul

Barré, responsable pédagogique de la Prévention routière. Du fait de leur taille, ils sont plus difficiles à voir mais ils ne voient qu’une partie tronquée de l’environnement. Leur champ de vision est plus restreint et ils ne peuvent se concentrer que sur une seule chose à la fois. » I Mettez-vous à leur hauteur ! Pour mieux se rendre compte de ce que perçoit un enfant piéton dans la rue, la Prévention routière invite les parents à « s’accroupir ». Une courte vidéo, publiée sur le Web (www.priorite-vos-enfants.fr ), illustre par

l’exemple, à l’aide d’un double écran, les différences de perception entre un enfant et un adulte. « Cela permet de comprendre pourquoi il ne faut pas se contenter de dire à un enfant fais attention en traversant sur un passage piétons », précise Paul Barré. Aymeric Renou

* Enquête CSA pour l’Apel réalisé par téléphone du 27 août au 10 septembre auprès d’un échantillon de 606 parents issus de deux échantillons nationaux représentatifs de 1 007 et 1 002 personnes âgées de 18 ans et plus.

A quel âge peuvent-ils y aller seuls ? «C

’EST tout à fait possible dès l’âge de 7 ou 8 ans, estime Paul Barré, responsable pédagogique de la Prévention routière. A condition que le trajet soit court et simple. Le mieux, c’est d’y aller progressivement. On lui lâche d’abord la main sur le parcours, puis on le laisse marcher devant, et enfin on lui demande d’emmener l’un de ses parents à l’école. En inversant les rôles, on se rend mieux compte si l’enfant est prêt ou pas. » La psychologue Béatrice Copper-Royer est, quant à elle, un peu plus prudente. « Il faut se méfier des enfants demandeurs qui veulent se lancer tout seul trop tôt », explique-t-elle. « A 7 ans, il est encore dans l’instantané, il n’est pas capable d’anticiper. Si son copain est de l’autre côté du trottoir et qu’il voit une voiture arriver de loin, il n’évaluera ni la distance ni la vitesse, et risque de traverser quand même. » Pour un trajet un peu complexe, mieux vaut donc attendre que votre enfant ait 9-10 ans. « S’il n’est pas prêt en CM 2, alors il faudra l’aider. L’envoyer acheter le pain, lui faire faire le trajet avec un copain… En 6e, il doit pouvoir faire le parcours tout seul, même en bus ou en métro. » Attendez également le collège pour le laisser choisir l’option « vélo ». Avant 12 ans c’est un jeu, pas un moyen de locomotion. Et il est plus que conseillé, même si on est un ado soucieux de son look, de porter un casque et un gilet réfléchissant. F.D. et A.R.

EXTRAIT DES MINUTES DU GREFFE DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE PARIS Par jugement contradictoire, rendu par le Tribunal Correctionnel 11ème chambre/1 le 11 juin 2007, Chrystèle LACOMBE née le 27 juillet 1975 à BRIVE LA GAILLARDE (19) a été condamnée à 4 mois d’emprisonnement avec sursis. Le Tribunal a ordonné la publication du pré-

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sent jugement, par extraits, dans le JOURNAL OFFICIEL ainsi que dans le quotidien LE PARISIEN et l’affichage également par extrait pendant trois mois, sur les panneaux réservés à l’affichage des publications officielles à la mairie de la commune où la contribuable a son domicile, le tout aux frais de la condamnée. Infraction(s) : OMISSION D’ECRITURE DANS UN DOCUMENT COMPTABLE : FRAUDE FISCALE - courant

Un enfant peut se rendre seul à l’école à partir de 7 ou 8 ans si le trajet est court et simple. (LP/AURELIE AUDUREAU.) 2001, 2002 et 2003, en tout cas depuis temps non prescrit - à Paris et sur le territoire national, faits prévus par ART. 1743 AL.1 1= C.G.I., ART. L123-12, ART. L123-13, ART. L123-14 C. Commerce et réprimés par ART. 1743 AL.1, ART. 1741 AL.1, AL.3, AL.4, ART. 1750 AL.1 C.G.I., ART. 50 § I Loi 52-401 du 14/04/1952. SOUSTRACTION A L’ETABLISSEMENT OU AU PAIEMENT DE L’IMPOT : OMSISSION DE DECLARATION - FRAUDE FISCALE - courant 2002, en tout cas depuis temps non prescrit - à Paris et sur le territoire national, faits prévus par ART. 1741 AL.1 C.G.I. et réprimés par ART. 1741 AL.1, AL.3, AL.4, ART. 1750 AL.1 C.G.I., ART. 50 §

I Loi 52-401 du 14/04/1952. Pour extrait conforme, n’y ayant appel. P/ Le Greffier en Chef.

EXTRAIT DES MINUTES DU GREFFE DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE PARIS Par jugement contradictoire, rendu par le Tribunal Correctionnel 11ème chambre/1 le 13 juin 2007, Kal CAMARA né le 1er janvier 1958 à Kalinioro, MALI a été condamné à 6 mois d’emprisonnement avec sursis. Le Tribunal a ordonné la publication du présent jugement, par extraits, dans le JOURNAL OFFICIEL

CLES ᔢ 844 enfants âgés de 6 à 9 ans ont été blessés et 10 ont été tués en 2007 alors qu’ils étaient piétons. La plupart de ces accidents ont eu lieu sur le trajet entre la maison et l’école. ᔢ 7 575 enfants de moins de 6 ans ont été accidentés en tant que piétons en 2006, dont 9 tués et 300 gravement blessés sur le chemin de l’école, souvent en présence d’un adulte. Quarante-cinq d’entre eux ont été victimes d’accident à vélo, quatre en cyclo et cinq en moto en tant que passager. ᔢ 36 % des enfants accidentés de moins de 14 ans sont des cyclistes, 19 % des passagers de voitures, de cars ou de bus, 18 % des piétons, 14 % des usagers de patins et planches à roulettes (14 %). ᔢ 3 % des tués sur la route sont des enfants de moins de 15 ans (ils représentent 18 % de la population française). ᔢ Dans 6,2 % des cas d’accidents de voitures blessant un enfant passager, la jeune victime n’était pas attachée dans un siège adapté à son âge. Sources : Observatoire interministériel de la sécurité routière et association Prévention routière.

ainsi que dans le quotidien LE PARISIEN et l’affichage également par extrait pendant trois mois, sur les panneaux réservés à l’affichage des publications officielles à la mairie de la commune où le contribuable a son domicile, le tout aux frais du condamné. Infraction(s) : SOUSTRACTION FRAUDULEUSE L’ETABLISSEMENT OU AU PAIEMENT DE L’IMPOT : DISSIMULATION DE SOMMES FRAUDE FISCALE - du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2004 - à Paris, en tout cas sur le territoire national et depuis temps non prescrit, faits prévus par ART. 1741 AL.1, AL.2 C.G.I. et réprimés par ART. 1741 AL.1, AL.3, AL.4, ART. 1750 AL.1 C.G.I., ART. 50 § I Loi 52-401 du

14/04/1952. OMISSION D’ECRITURE DANS UN DOCUMENT COMPTABLE : FRAUDE FISCALE - courant 2002, 2003 - à Paris, en tout cas sur le territoire national et depuis temps non prescrit, faits prévus par ART. 1743 AL.1 1= C.G.I., ART. L123-12, ART. L123-13, ART. L123-14 C. Commerce et réprimés par ART. 1743 AL.1, ART. 1741 AL.1, AL.3, AL.4, ART. 1750 AL.1 C.G.I., ART. 50 § I Loi 52401 du 14/04/1952. Pour extrait conforme, n’y ayant appel. P/ Le Greffier en Chef.

MARDI 16 SEPTEMBRE 2008


La sécurité des jeunes piétons