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MAI 2014 LA LETTRE D’INFORMATION D’ACI DEVELOPPEMENT

INFOS & INSERTION

N°5

UN PARCOURS ATYPIQUE

A

nne-Sophie a 33 ans, et malgré son jeune âge, on va dire qu’elle a « bourlingué » depuis la fin de ses études. D’abord la fac, deux années de pharmacie jusqu’à la licence de biologie et ensuite un BTS Eaux et Assainissement qui lui a permis de travailler pendant cinq ans. Une période où elle a eu un peu la bougeotte entre l’Orne et la Sarthe puis la naissance de son fils âgé aujourd’hui de 2 ans ½. Cet évènement a chamboulé sa vie professionnelle, car ne voulant plus faire de la route toute la journée, elle a pris un virage à 180° pour avoir un poste sédentaire. Et comme AnneSophie n’est pas du genre à rester les deux pieds dans le même sabot, qu’elle aime contrôler sa vie et que les choses soient carrées, elle a décidé de faire une formation en comptabilité bien loin de ses premières amours, la biologie. Or entre temps, elle a dû changer de département pour suivre son conjoint à Argentan. Le bassin d’emploi de la région n’étant pas des plus porteurs d’emplois il a fallu tout recommencer. La galère encore et toujours… Anne-Sophie : « Il a fallu découvrir une nouvelle ville et une nouvelle vie, on perd ses amis, ses collègues, ses repères et on ne connaît pas les entreprises du secteur. J’ai suivi des pseudos formations, Pôle Emploi m’a envoyé vers des entreprises privées et j’avais quasiment toujours la même réponse ‘’ Vous avez le diplôme mais pas l’expérience ‘’. C’est à ce moment-là que j’ai contacté ACI Développement, ce qui m’a permis d’acquérir une expérience et de décoller. Actuellement je suis dans un organisme de formation et si je ne fais pas que de la compta j’ai

un poste où l’activité est très variée : gestion et administratif et cerise sur le gâteau, j’ai une collègue qui est entrée dans l’entreprise en même temps que moi et qui elle aussi venait d’ACI Développement. Sympa ! » ACI Développement m’a mis le pied à l’étrier avec une formation de comptable qui équivaut à un niveau bac et j’avais fait aussi des positionnements pour passer un BTS CGO sur Caen en un an. J’étais prête à le faire mais je n’avais plus droit à aucun financement ! ACI Développement a été un tremplin très positif pour Anne-Sophie. Elle a retrouvé confiance en elle avec l’aide de Florence. Sa volonté, sa détermination et son courage font qu’elle a tous les atouts pour réussir.

Anne Sophie est devenue comptable

Un projet Des objectifs Un avenir


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30 SALARIÉS À AGRI FORUM

Les salariés des antennes de L’Aigle et de Mortagne-au-Perche

J

eudi 27 mars, une trentaine de salariés Espaces Verts d’ACI Développement de L’Aigle et de Mortagne-auPerche ont fait une incursion dans le monde de l’agriculture en allant visiter le salon Agri Forum de L’Aigle. Ils y ont découvert moult métiers de l’Agriculture en passant par le premier d’entre eux : agriculteur. Nombre d’entre eux ont perdu leurs illusions quand un professionnel leur a expliqué les contraintes de ce métier, la nuit il faut se lever pour un vêlage, traire les vaches deux fois par jour et bien d’autres contraintes liées à la profession ! Pas si facile que ça qu’être paysan ! Un des salariés, Thierry 49 ans, aimerait bien être palefrenier… Mais comment faire ? Où s’adresser ? Quelle formation ? Des questions qui trouveront réponses durant son parcours chez ACI Développement. Bien sûr, il y a d’autres filières qui embauchent, par exemple, des ouvriers jardiniers et des chefs d’équipes. Leur passage chez ACI Développement les aidera peut-être à se reconvertir pour la plupart, s’ils ont la volonté et l’envie. Apprendre un nouveau métier c’est difficile, surtout si on n’est pas diplômé. Or, passer un diplôme quand on a plus de 50 ans, qu’on a quitté l’école à 14 ans, qu’on a fait des petits boulots ou encore quand on est chômeur de longue durée c’est compliqué. Comme Christine : « Je suis salariée chez ACI Développement depuis août 2013 et je travaille avec Joël aux Espaces Verts. Mais il faudrait que j’en apprenne plus au niveau du matériel. Cependant, j’ai un problème auditif et il ne m’est pas possible de travailler avec une débroussailleuse pour des raisons de sécurité. Il y a un domaine qui m’intéresse plus particulièrement, le cheval, je devrai me former ».

J’espère trouver du travail dans ce domaine, je suis mobile et je peux me déplacer dans le département. » Yves 60 ans est arrivé en septembre dernier et n’avais pas de travail depuis 2003 après avoir travaillé pendant 30 ans dans une entreprise de textile : « Il y a une bonne équipe aux espaces verts ». Il est ravi de retravailler mais il ne sera en retraite qu’à 62 ans à cause d’une longue interruption de travail, hors de sa volonté, il va donc être obligé de travailler encore plusieurs années mais quelle entreprise va l’embaucher ? Valérie 43 ans : « J’étais mère au foyer puis j’ai travaillé à l’UNA. Après un certain temps sans activité, je suis entrée chez ACI Développement aux espaces verts. J’aimerais m’occuper des personnes mais sans diplôme c’est difficile. Je vais essayer d’entrer en formation en septembre. Je n’ai pas de permis de conduire mais ce sera ma priorité. Je passe des tests de remise à niveau et je vais partir en stage dans le cadre de mon parcours. L’association m’a apporté beaucoup dans différents domaines, la confiance en soi, la connaissance de mes limites et une remise en question. Avant j’étais renfermée sur moi-même et dorénavant je n’appréhende plus d’aller vers les autres. ». Au moins un point positif qui pourra peut-être l’aider dans sa réinsertion.

Yann 35 ans salarié depuis un an : « J’ai travaillé dans une ferme il y a longtemps. Au jour d’aujourd’hui, j’aimerais être chauffeur… mais je n’ai plus le permis ! Cependant ACI Développement me permet de retravailler et c’est important. J’ai commencé au bas de l’échelle maintenant je suis second ». Actuellement Yann a repris des cours de conduite.

Benjamin aux espaces verts avec Laurent : « Une première expérience pour moi. Auparavant, j’ai fait tout et rien car je suis en rupture scolaire depuis la 4è technologique. J’ai longtemps cherché ma voie dans le domaine de la restauration, l’électricité, la mécanique. J’ai eu beaucoup de difficulté à trouver du travail et mon contrat est une opportunité pour me remettre sur le chemin du travail. » Il avait besoin d’un recadrage comme le précise Brigitte. Auparavant il y avait le service militaire maintenant il y a ACI ! « C’est en passant par la Mission Locale que je suis entré à ACI Développement. Maintenant il faut que je trouve un stage en alternance en mécanique dans une entreprise. »

Nathalie 47 ans dans l’équipe de nettoyage depuis un an : « Je n’avais pas de travail, je touchais le RSA. Mon contrat s’est terminé le 31 mars et je suis à nouveau en recherche de travail ».

Une journée riche en rencontres avec des professionnels de l’agriculture qui pour Christine, Yann, Nathalie, Yves, Valérie et Benjamin et les autres leur serviront peut-être de point d’appui dans leur recherche d’emploi.

Michel 57 ans salarié depuis un an : « J’étais dans la restauration et maintenant les Espaces Verts, pourquoi pas, être dehors à respirer autre chose que les odeurs de cuisine !


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INFOS & IN INSERTION

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D

ans les méandres de la Courbe, un lieu-dit qui attire l’attention des archéologues depuis les années 1830. Le site porte les vestiges d’une occupation ancienne. Cinq remparts parallèles ont été érigés à différentes époques dont le rempart sud, le plus imposant mais aussi le plus ancien (fin de l’âge de fer) et c’est dans ces remparts datant du dernier siècle avant J-C. ACI Développement, en partenariat depuis plusieurs années avec le Conseil Général de l’Orne a œuvré en partie sur les remparts protohistoriques de la Courbe durant plusieurs semaines en réalisant différents lots de travaux. François Sillande, technicien Espaces Naturels du Conseil Général de l’Orne nous parle de ce projet : « Notre collaboration avec ACI ne date pas d’hier et en dehors du partenariat il y a surtout un marché avec une clause d’insertion mise en place par la Conseil Général de l’Orne dont ACI Développement a obtenu le marché pour certains lots. C’est vrai pour les travaux des Méandres de l’Orne où nous sommes. C’est un espace naturel sensible où le département a mis en place une politique d’acquisition, de gestion et de mise en valeur du site. Il faut rappeler que le département est propriétaire en partie du camp celtique du Haut du Château à La Courbe qui date de l’âge du Fer. Ce site possède une succession de remparts et le département a souhaité les mettre en valeur. Or, nous sommes sur un site historique et il a fallu faire des démarches au-

près de la DRAC, l’architecte des Monuments de France… avant d’entamer les travaux d’aménagement. Ensuite, pour ce faire, on a sollicité différents partenaires dont ACI Développement qui s’est chargé de certains travaux d’aménagements dont un travail de mise en sécurité, d’enlèvement des branchages, de coupe des arbres qui étaient menaçants. Les salariés ont également créé des bandes de marches, gratté le sol et tout ce qui pouvait entraver la circulation et comme ce sont des remparts, ça monte et ça descend, ils ont dû mettre en place des emmarchements et des paliers pour que les promeneurs puissent circuler facilement. Mais ce n’est pas tout, ils ont posé des lisses en bois afin d’éviter que les gens aillent s’aventurer sur des terrains privés. Et comme il faut orienter le public, les salariés ont posé bornes et balises dans ces chemins qui seront à l’avenir entretenus par eux. On ne voyait plus les remparts et il y a eu un gros travail de déboisement, l’aménagement d’un parking avec des tables de piquenique pour l’été prochain. Un dernier effort leur a été demandé, une maison en ruines a été détruite et le Conseil Général désirant conserver l’assise de celle-ci, il a confié à l’équipe bâtiment d’ACI Développement la charge de ce travail. ». Des salariés fiers d’avoir participé à un tel projet. L’équipe d’ACI a été très intéressée de travailler sur un site classé monument historique et on s’aperçoit que dès qu’on travaille sur une mise en valeur, les gens ont été très vite partie prenante, en l’occurrence sur ce travail des emmarchements. Le simple fait de savoir que le public parcourra ce site historique, ils pourront dire avec fierté « j’ai apporté ma contribution ». Et peut-être qu’en se promenant en famille, le dimanche, ils verront les choses avec un autre regard.


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PIM À L’ESAT LA FRÉMONDIÈRE DE L’AIGLE Corinne vous effectuez une période d’immersion (PIM). C’est quoi une PIM ? C’est une période d’immersion qui peut être effectuée dans le cadre des contrats aidés. Elle me permet de découvrir un métier chez un employeur du secteur marchand, afin d’y développer mon expérience et mes compétences. Justement, parlez-nous de votre parcours professionnel au cours des cinq dernières années. « J’ai 48 ans, deux enfants, niveau CAP Vente et j’ai beaucoup travaillé dans la restauration parce que c’est un beau métier que j’ai appris ‘’sur le tas’’. Venant du Calvados où j’avais tenu un bar restaurant, j’ai travaillé dans une crêperie de L’Aigle, surtout les week-ends mais cela n’a pas duré. J’ai eu des problèmes de santé et certains travaux répétitifs m’étaient devenus impossibles. Après les petits boulots se sont enchaînés dans divers établissements… Dans le cadre de mon contrat j’ai trouvé un stage en Période d’Immersion (PIM) à l’ESAT (Etablissements et Services d’Aide par le Travail) de la Frémondière de L’Aigle. Au départ, je voulais travailler aux espaces verts de la Mairie, j’ai envoyé un CV et j’attends une réponse. Je me suis adressée à l’hôpital de l’Aigle, au SITCOM parce que j’aime travailler à l’extérieur. J’aurais pu baisser les bras après toutes ces galères. Mais je me dis que je vais forcément arriver à trouver quelque chose ! » Comme l’a souligné Brigitte, Corinne est une des rares employées à rechercher du travail par ses propres moyens et à faire des démarches.

Corinne salariée à l’antenne de L’Aigle Les PIM sont plus difficiles à mettre en route aujourd’hui, parce que les employeurs sont plus réticents et c’est certainement aussi dû à une mauvaise information. Ils pensent qu’ils vont devoir rémunérer les stagiaires alors que c’est ACI Développement qui rémunère les salariés. Une autre difficulté et pas des moindres : il y a moins de travail et prendre un stagiaire pour une entreprise devient une charge supplémentaire.

CHANTIER DE L’HÔPITAL DE L’AIGLE Monsieur François de l’hôpital de l’Aigle : « On travaille en partenariat avec ACI Développement dans le cadre d’un contrat à l’année pour l’entretien des espaces verts de l’hôpital de l’Aigle. En l’occurrence, la tonte, le nettoyage des caniveaux, la taille des haies et le fleurissement ». Les salariés font du bon boulot : « Le partenariat se passe très bien et nous avons d’excellentes relations avec Joël, l’encadrant de l’équipe. On constate qu’il y a un bon coup de propreté depuis le début du chantier et on constate aussi une nette amélioration par rapport à l’ancienne société qui était en charge de ce chantier. Cela est peut-être dû au nombre de salariés mais aussi à l’efficacité de l’encadrement. L’hôpital avait bien besoin de ce coup de balai compte tenu des travaux qui ont été effectués et des saletés qui l’encombraient. Ils travaillent pratiquement la moitié du mois sur place et cela représente un gros travail dans l’année. On n’a pas à faire directement aux salariés mais aux encadrants « qui ont des tenues orange » ce qui permet de les distinguer ! On a une excellente impression très positive du travail effectué. »

Débroussaillage autour des massifs par un salarié


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NATHALIE HÉRY EN EMPLOI À LA MISSION LOCALE DE L’AIGLE Nathalie, quel est votre parcours professionnel ? « Oh là là ! J’ai fait plein de choses… J’étais en région parisienne dans la pub et un jour on se dit qu’on en a marre, on plaque tout et on recommence. Arrivée en Normandie, j’ai monté une petite boutique de cadeaux, bijoux… Mais la crise est passée par-là et patatras il fallut fermer boutique. Je n’avais plus un sou en poche mais je ne devais rien à personne. Et la galère ! Recommencer la recherche de travail, j’ai travaillé dans le social mais je voulais toutefois rester dans le domaine du secrétariat car j’aime bien mon ‘’boulot’’. La galère des CDD, des CAE… des petits boulots. « J’ai 46 ans. J’ai deux enfants de 18 et 20 ans. J’ai travaillé à la Mission Locale durant deux ans que j’ai quitté car mon contrat se terminait et deux années ont passé sans que je retrouve du travail. Cependant, je suis restée en contact avec la directrice de la Mission Locale de L’Aigle qui m’a orientée vers l’association. Après avoir envoyé mon CV, j’ai été engagée et j’ai eu la joie d’y travailler pendant un an au poste d’agent d’accueil. Cette année passée m’a permis d’apprendre pas mal de choses, en particulier sur les ressources humaines sur la partie commerciale avec la frappe de devis. J’ai aussi la prétention de croire que je m’entendais bien avec les collègues de travail ».

une année de contrat où je travaille dans le secrétariat. Je suis ravie, bien qu’à chaque fois on ne me propose que des CAE (Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi) et j’aimerais bien avoir un CDI mais c’est difficile en ces temps de crise. Cependant, je préfère cela, que de rester chez moi ! J’ai un an devant moi et j’espère que l’horizon va se dégager. Mais c’est la grande inconnue de la reprise du plein emploi. Le problème des contrats précaires qui se cumulent et qui se suivent, c’est qu’à chaque fois que l’on commence à s’intégrer et à être à l’aise, il faut recommencer et s’asseoir sur d’autres chaises, faire connaissance avec d’autres gens et on perd ses repères. »

Nathalie espère un CDI

Je prends ce que l’on me donne. « Je viens de terminer mon contrat fin février et dès le 1er mars Marylène de la Mission Locale de L’Aigle m’a rappelé pour me proposer

PAROLES D’ÉLUS - INTERVIEW DE KLÉBER DESLANDES MAIRE DE CROUTTES Kléber Deslandes, maire de Crouttes, fervent défenseur du patrimoine de son village situé dans l’Orne au cœur du Pays d’Auge qu’il défend « bec et ongles ». Comment avez-vous connu l’association ? Je savais qu’il existait une association de réinsertion et d’ailleurs j’avais déjà fait appel à leurs services pour des clôtures en tant que Vice-président de la CDC du Pays de Camembert. Ils avaient, entre autres, fait de l’élagage à Pontchardon ainsi qu’aux bords des chemins abandonnés. Quels sont vos rapports avec ACI Développement ? Ils se passent très bien. Le chantier en cours consiste en l’aménagement d’une maison communale qu’on va remettre à la location. C’étaient et ce sont encore des travaux de rénovation importants : nettoyage, peinture, ravalement extérieur, nettoyage des grilles et divers travaux.

Il y a une bonne équipe et surtout un excellent encadrement avec Bruno. Le travail a été effectué correctement et « cela les a mis à un peu à l’abri cet hiver » aime-t-il à rappeler avec humour. Kléber Deslandes assure vouloir renouveler cette expérience positive. C’est important de faire travailler des gens en insertion car le travail leur remet le pied à l’étrier sans oublier l’aspect social. Je me suis dit que cela pouvait être dans leurs compétences, alors pourquoi pas ! Ces personnes ne peuvent plus aller directement en entreprise et si on peut les aider à s’en sortir en leur donnant un peu de travail c’est déjà ça. Mais il faut de leur côté « qu’ils


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M. LE MOAL DE LRS SUR LA SÉCURITÉ INCENDIE Depuis 1994, Marcel Lemoal salarié à LRS est chargé de la maintenance incendie à ACI Développement. Il est cadre commercial au sein du groupe Eurofeu et sa mission consiste à équiper les entreprises d’une sécurité incendie, puisque cela fait partie du code du travail. « J’ai 62 ans et j’ai toujours travaillé ou presque dans le domaine de la sécurité ». Bien qu’il soit en âge de prendre sa retraite, Marcel dit qu’il n’est pas prêt et que la retraite cela se prépare, « j’ai mis la barre à 65 ans et après on verra ! ». Il s’est formé sur le tas et comme il aime à le souligner et il est un gars de la vieille école. Il faut aller vers le client, s’intéresser à lui et si « vous n’aimez pas les gens, il faut changer de métier. Quelle maintenance apportez-vous à ACI ? « Une fois que l’entreprise est équipée, je suis chargé d’en assurer la maintenance une fois par an ou plus s’il y a un besoin spécifique. Il y a l’incendie avec les extincteurs mais aussi la formation du personnel qui est assurée par un professionnel du feu qui travaille dans le groupe. Ce professionnel assure les informations appropriées, l’enseignement et la formation des salariés d’ACI Développement. Une réglementation stricte. ACI Développement, comme n’importe quelle entreprise doit assurer la sécurité de ses salariés en matière de lutte incendie. Elle se plie à

M. Le Moal de LRS

la réglementation puisqu’en en tant qu’employeur, elle a l’obligation d’informer ses salariés sur les risques pour leur santé et leur sécurité. Cela passe notamment par les consignes de sécurité incendie. Puisque Marcel Lemoal n’est pas prêt à prendre sa retraite, le personnel de l’association va avoir encore l’occasion de le rencontrer souvent et de « papoter » quelques instants autour d’un petit café. Cela s’appelle la convivialité tout simplement.

jouent le jeu… ». Chacun a des droits mais aussi des devoirs. Cependant, je tiens à faire aussi travailler les entreprises de ma commune mais comme certains travaux ne les intéressent pas, je fais appel à ACI Développement. Crouttes est une belle commune touristique de la Vallée d’Auge mais on peut faire autant de publicité que l’on veut, le souci : il n’y a pas de commerces ! On a aménagé la place de la mairie dernièrement pour lui redonner un nouveau look. Il y a une cinquantaine de résidences secondaires. On a la chance que des locaux et des maisons, dans la côte qui va au Prieuré, viennent d’être rachetés et sont en train d’être réhabilités. Cela va permettre de revitaliser l’ancien bourg et apporter du travail aux uns et aux autres.

Kléber Deslandes Maire de Crouttes devant la maison communale rénovée.


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JEAN-PIERRE ULRICH PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION DU PRIEURÉ DE SAINT-MICHEL DE CROUTTES

Jean-Pierre Ulrich Président de l’association du Prieuré.

Comment a débuté votre partenariat avec ACI Développement ? Cela fait trois ans que je fais appel à l’association et ce partenariat a commencé lors du départ d’un de mes jardiniers qui s’occupait du domaine. Il y a des tâches importantes ici au Prieuré au niveau de la taille des haies qui nécessitent une main d’œuvre importante. Quant à moi, je ne peux pas tout faire, bien que j’en fasse déjà beaucoup. L’idée a été de sous-traiter certaines tâches, et depuis 2011 on collabore avec ACI Développement. Un travail divisé en lots. C’est une façon de travailler qui facilite grandement le travail réparti dans l’année. En effet, on divise les missions en lots et lorsque je fais appel à l’insertion, je demande que le lot 1 ou le 2 par exemple soit réalisé. D’après le lot, l’équipe sait tout de suite ce qu’il y à faire. Je connais les prix, c’est carré, c’est clair et net ce qui évite de déborder sur la tâche à accomplir en sachant que tout ce qui est prévu est intégré dans le lot concerné. La mission d’intervention du mois de mars. La dernière mission accomplie par l’association ce mois-ci a été de tailler une grande haie de thuyas à faire en urgence, ça pousse, ça s’élargit, ça monte et ça envahit. L’équipe est intervenue avec son équipe sur deux jours et le travail a été parfaitement réalisé. Pendant ce temps on intervient en

complément de leur action : ils taillent et mettent en tas les déchets et nous, on brûle en même temps pour éviter que des déchets considérables s’accumulent. Au fur et à mesure des saisons et des besoins, les missions se suivent avec toujours le même processus de travail. La prochaine intervention est déjà prévue en mai avec la taille des haies de la propriété. Un interlocuteur très apprécié. Ce que nous apprécions au prieuré St Michel, c’est la présence d’un interlocuteur référent qui connaît bien le métier, indispensable, d’autant que les salariés tournent chez ACI Développement et qu’ils sont un certain nombre à travailler dans la propriété en fonction du lot. On définit, le jour, on définit quoi, on définit comment et les délais sont tenus, ce système nous convient parfaitement. Aujourd’hui, comme toute entreprise, on est obligé de calculer et c’est pourquoi ACI Développement est la solution idéale en particulier sur des gros lots. Ils ont le matériel, les équipes et le savoirfaire car parfois on a trois jours de travail à 10 personnes. Cela fait travailler des gens dans un mouvement associatif leur permettant de se former. C’est souple, on n’a pas de salarié à gérer, on a simplement une prestation à payer.

Publication gratuite de l’association ACI Développement 4, avenue de l’industrie 61200 Argentan - Tél. : 02 33 39 77 16 - Web : www.aci-developpement.org. Directeur de la publication Michel Picco, Responsable de la Publication Alain de Robichon, Chef de projet Frédéric Walter, Rédaction et corrections d’auteurs Catherine COUPRY. Ont aussi participé à ce numéro : Pierre Collard, Florence Marie, Stéphanie Motté, Brigitte Le Guichard. Conception graphique Peggy Chopin : www.design-peggy.com - 06 74 29 48 25.

Infos & Insertion # 05  
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