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JANVIER 2014 LA LETTRE D’INFORMATION D’ACI DEVELOPPEMENT

infos & insertion

N°4

ZOOM sur l’insertion

édito La Fondation du patrimoine : de nombreux outils méconnus

Le partenariat : clé de réussite pour préserver la santé

Désormais la Fondation du Patrimoine dispose de nombreux outils pour travailler efficacement dans la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine, qu’il soit bâti ou naturel. Le label Fondation du patrimoine : C’est un outil à destination des particuliers pour un bien immobilier présentant un intérêt patrimonial et visible du domaine public. « Nous avons délivré des labels pour des corps de ferme, des lavoirs, des moulins… », cite en exemple Sandrine Hinault responsable pour l’Orne de la Fondation du Patrimoine. Grâce à ce label, une aide financière à la clé. « Une vingtaine de labels sont délivrés par an en moyenne dans le département. » Le mécénat populaire : Il vise à récolter des dons dans le privé et les institutions, pour le patrimoine public et associatif. « Cet outil a été créé en 2000 en Basse-Normandie et permet de récolter par an 800 000 € en moyenne à affecter à des projets comme récemment le porche de Bellême ou l’église de Mesnil-Gondouin. Côté chiffres, nous avions au total 3 304 dons en 2012 et cette année 2013 s’annonce excellente… ». Club des mécènes : Créé dans l’Orne, c’est un outil complémentaire qui permet d’augmenter le budget ornais de 30 000 €, avec huit entreprises aussi diverses que des sociétés d’assurances, de plomberie, de l’industrie… Résultat : la rénovation d’une croix dans un chemin, d’un char… Financement d’apprentis : C’est ce que propose la Fondation dans le cadre de la transmission des savoir-faire. « C’est peu connu, mais c’est très important d’apprendre à des jeunes ou moins jeunes les techniques permettant de garder un lieu dans son jus comme on dit. C’est aussi pour cette raison que nous faisons participer sur certains chantiers des associations d’insertion. » Dans ce cas, la Fondation finance les matériaux et leur transport. Animations : La Fondation a aussi des outils de communication à destination du public. « L’animation la plus connue est Pierres en lumière qui existe depuis 8 ans et qui aura lieu en 2014 le 17 mars où de nombreux monuments seront illuminés à l’extérieur et/ou l’intérieur.

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Bonne année

2014

haque début d’année, trois intervenants de la prévention des risques professionnels interviennent auprès des salariés d’ACI Développement, accompagnés d’infirmières. Novembre 2012 : C’est la date de la validation des modules. Précédemment les intervenants en prévention des risques professionnels ont rencontré le directeur d’ACI Développement pour définir ces modules qui seront présentés aux salariés en insertion. Laëtitia Bidel, Laurent Guiot et Sébastien Decourty représentent la nouvelle médecine du travail, davantage tournée vers la prévention. Ils prennent connaissance des différentes tâches effectuées à ACI Développement et des matériels de protection à disposition. A partir de cela, et de photos prises directement sur des chantiers d’insertion, ils créent des modules de sensibilisation adaptés à l’association, travaillant également bien sûr avec le corps médical (infirmières et médecins). Janvier à mars 2013 : Les techniciens viennent à la rencontre des salariés d’ACI Développement dans les différentes antennes du département, accompagnés d’une infirmière. Dix séances ont lieu. Les modules étant adaptés à leur vie de tous les jours, les conseils simples et utiles, l’assistance reste concentrée pendant les trois heures d’échanges. Les questions sont nombreuses, concernant le travail et la vie personnelle. Décembre 2013 : Le CIST a fait la synthèse des interventions et les modules ont été un peu modifiés encore améliorés en fonction des réactions des salariés et donc de leurs attentes en matière de santé et de sécurité. Les prochaines interventions se préparent. Elles auront à nouveau lieu dans les différentes antennes, de janvier à mars 2014.

Un projet Des objectifs Un avenir


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PArOLES D’élus Interview de Luc Ferret, maire d’Echauffour

L

e maire d’Echauffour : un élu qui défend son patrimoine communal. Grâce à l’insertion, la commune d’Echauffour restaure peu à peu son patrimoine bâti : « une opportunité aussi pour faire travailler les artisans locaux », explique le maire Luc Féret. Quels sont vos rapports avec l’insertion ? En tant qu’élu, je fais régulièrement appel à l’insertion pour des chantiers sur la commune. C’est notre rôle d’aider ces personnes qui se sont trouvées à un moment coupées de la vie pour diverses raisons familiales, professionnelles... Les faire travailler sur des chantiers de revalorisation du patrimoine est aussi valorisant pour eux. Ils peuvent montrer à leurs enfants par exemple qu’ils ont participé à la réfection de tel mur devant lequel ils passent régulièrement. En plus je fais aussi partie de l’association ACI Développement en tant qu’administrateur, ce qui me permet de mieux comprendre le fonctionnement d’une telle structure et ses difficultés. C’est un choix que j’ai fait parce que j’avais envie de vraiment m’impliquer dans ce domaine. Quelles sont les réactions face à l’emploi de personnels en insertion ?

Luc Féret à l’arrière de la mairie : un chantier réalisé par des salariés en insertion et un artisan Au début les gens sont un peu circonspects, que ce soient pour des jeunes en travail d’intérêt général ou des salariés en insertion. Ils se demandent s’ils sauront effectuer un travail de qualité. Mais les encadrants sont là pour y veiller et le résultat, si on suit le chantier de près, est irréprochable. Les passants sont fiers de voir leur commune embellie et du coup apprécient ces équipes d’insertion. Les artisans aussi se sont montrés inquiets au départ, craignant une concurrence déloyale car leurs tarifs sont plus bas que ceux d’une entreprise traditionnelle. Mais grâce à ACI Développement, on a réalisé des chantiers qui n’auraient jamais été fait et parfois ces travaux nécessitent l’intervention d’un artisan en parallèle. Donc c’est aussi un plus pour eux. Dans la commune qu’est-ce qu’a réalisé ACI Développement ? Les équipes d’ACI Développement de Gacé sont intervenus sur la rénovation de l’arrière de la mairie : mise en valeur des bâtiments en faisant ressortir les pierres apparentes et réalisant une entrée arrière plus pratique et esthétique, ce qui a été complété par une rambarde réalisée par un artisan local : un très beau modèle unique. Ils ont aussi travaillé le long du terrain de pétanque rendant tout son charme au mur qui longe le boulodrome.

Guy Romain montre avec satisfaction le travail Interview du Guy Romain, réalisé par les salariés maire de Vimoutiers d’ACI Développement sur le parvis de la mairie. mais aussi des associations caritatives très présentes. Il est nécessaire de veiller à rendre leur dignité à ces personnes. Quels sont les réalisations d’ACI Développement sur la commune ? uy Romain : « Nous avons un devoir d’insertion ». Depuis six ans de mandat, j’ai souvent fait appel à ACI DéA Vimoutiers les élus, Guy Romain maire à leur tête, veloppement, nettoyage de chemins de randonnées, réutilisent l’insertion pour réaliser des travaux pour leur fection du mur d’enceinte de l’église ; et plus récemment collectivité. Un bon moyen de venir en aide à tous ceux la place devant la mairie qui nécessitait une rénovation au que la société laisse sur le côté. niveau des joints. Un travail toujours de qualité, je ne peux Quelle image avez-vous de l’insertion en général ? que me féliciter du résultat car nous n’aurions pas eu les Nous sommes dans une ville aux fortes difficultés sociales, moyens financiers de le faire faire par une entreprise. avec encore récemment les pertes d’emploi de la PAMCO. Et les autres associations d’insertion ? Sans oublier les trop petits revenus de nombreux retrai- ACI Développement est celle qui intervient le plus car nous tés. Vimoutiers compte 750 logements sociaux ! Alors for- avons l’habitude de travailler avec leurs encadrants. Mais cément, nous avons un devoir d’insertion pour remettre le j’ai aussi fait appel à d’autres associations, en fonction du pied à l’étrier de ces personnes et leur fournir un salaire. travail à réaliser, comme pour l’AIPAA de Trun (AssociaLes associations d’insertion complètent les autres aides tion d’insertion des pays d’Auge et d’Argentan) qui a efsociales, du CCAS (centre communal d’action sociale) fectué la rénovation de chemins et l’entretien de rivières.

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LA LETTRE D’INFORMATION D’ACI DEVELOPPEMENT i JANVIER 2014

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salarié en formation Lydie une passionnée des chevaux derrière le volant d’un car.

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Lydie Sandrin (à droite) a tenu à mettre à l’honneur les encadrantes qui l’ont soutenue.

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’est la vie qui a décidé pour elle : un menu problème de santé l’empêche de continuer à travailler dans le monde du cheval. Elle s’installe au volant d’un bus. Elle est toujours passionnée par le monde du cheval, mais ce n’est plus son activité professionnelle. Lydie a été contrainte de se réorienter suite à un menu souci de santé, faisant appel à ACI Développement. D’abord elle intègre l’équipe d’agents d’entretien, travaillant dans les cages d’escalier, puis peaufine son projet professionnel : conducteur de bus. Encadrée par le personnel de l’association, tout se met en place : le financement du permis de transport en commun par Cap’emploi et le financement de la FIMO par Pôle emploi. Elle commence son stage de formation et rencontre Yves Eisenbarth de l’entreprise Véolia, avec promesse d’embauche à la clé, sur le secteur de Vimoutiers où elle habite. « Moi j’ai envie de travailler »,

insiste Lydie Sandrin, ex palefrenier cavalier soigneur. Une énergie qu’elle place dans sa formation, obtenant très vite le code et le plateau, mais échouant au permis. « J’étais mal à l’aise. Je n’avais pas assez d’heures de conduite et je ne me voyais pas prendre un car avec la responsabilité de tous les passagers. Je n’étais pas prête et je le savais.» Depuis, Lydie a roulé chaque fois qu’elle en avait l’occasion. Maintenant elle se sent prête et espère passer au plus vite son permis pour prendre la place qui l’attend. « Surtout qu’actuellement c’est quelqu’un de l’extérieur qui vient à Vimoutiers pour faire la tournée alors que je suis sur place. Si j’obtiens le permis, ce sera un coût de moins pour Véolia. »


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PARTENARIAT veolia Une entreprise qui recrute à la sortie d’insertion : Véolia Déjà deux chauffeurs venus des rangs d’ACI Développement et une promesse d’embauche pour une troisième. L’entreprise Véolia se félicite de ce partenariat. Véolia n’est pas seulement l’entreprise de transport scolaire que l’on connaît (anciennement STAO). Leurs activités sont étoffées dans le domaine du transport de personnes avec les cars de ligne et le partenariat SNCF. Mais Véolia est aussi une fondation, qui a remis un chèque de 10 000 € au président d’ACI Développement en 2010. Au quotidien, les deux structures se côtoient, l’une fournissant à l’autre un vivier d’éventuels salariés. Actuellement deux chauffeurs sont issus de l’insertion et tout se passe bien. L’un était déjà un professionnel de la route, l’autre était issu des espaces verts. D’ailleurs une promesse d’embauche a été déposée pour Lydie Sandrin, qui n’attend plus désormais que de passer son permis transport en commun. « Nous savons qu’elle fera un bon chauffeur, mais nous avons eu quelques difficultés avec son

centre de formation qui l’a présenté au permis avec moins de dix heures de conduite. Ce n’est pas très sérieux », précise Yves Eisenbarth responsable d’exploitation. « C’est le problème des formations actuelles, les nouveaux permis savent reculer entre des plots, ce qui d’ailleurs est interdit en charge, mais en revanche manque d’expérience de la route. ». Les nouveaux embauchés sont donc d’abord placés sur des lignes scolaires, « où il n’y a qu’à conduire, sans s’embêter avec la vente de tickets des cars de ligne », et accompagnés, le plus souvent de Jean-Pierre Héroin responsable du pôle d’Argentan. « Ils acquièrent ainsi les réflexes, l’expérience de la route au fil des kilomètres parcourus, et nous les laissons seuls lorsqu’ils sont prêts. C’est important, ce sont des vies qu’ils transportent. »

Yves Eisenbarth responsable d’exploitation et Jean-Pierre Hérouin qui accompagne les nouveaux chauffeurs

PARTENARIAT sncf Comment a débuté le partenariat avec ACI développement ? Tout a commencé en 2008/2009 avec les managers de ligne et plus précisément avec monsieur LECOQ Martial concernant ACI Développement. Un partenariat était déjà en place entre les chantiers d’insertion, la SNCF et le Conseil Régional. Le financement était réparti à 50% SNCF et 50% Conseil Régional. Celui-ci ne concernait que des menus travaux comme l’enlèvement des tags à Sainte-Gauburge. Aujourd’hui, la SNCF finance à 100% et les travaux se sont élargis à l’entretien des espaces verts.

En quoi consiste ce partenariat ?

Le partenariat consiste à réaliser l’entretien des espaces verts dans les gares et les haltes de Basse Normandie. Pour ACI Développement, cela concerne exactement 5 haltes (Ecouché, Le Merlerault, Nonant-le-Pin, Rai Aube, Sainte-Gauburge) et 4 gares (Argentan, L’Aigle, Sées et Surdon). Le nombre de personnes intervenant sur les chantiers n’est pas vraiment défini car, l’organisation revient à ACI Développement, l’essentiel étant qu’elle soit conforme au cahier des charges. Leur travail consiste à entretenir les espaces verts (tonte, taille de haies, etc.) et concernant les haltes, à nettoyer les équipements en supplément. Leur périmètre d’intervention est limité aux abris quai, aux quais en respectant les limites de sécurité ferroviaire, aux abords, aux passerelles et aux souterrains.

Quel est votre ressenti par rapport à ce partenariat ?

Nous ne rencontrons aucune difficulté que ce soit en matière d’exécution du travail ou en matière de communication. Nous travaillons en parfaite collaboration et nous sommes vraiment satisfaits du résultat, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous envisageons de continuer cette relation.


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RIvières mortagne L’aménagement de rivière : des années de travail pour les poissons

G

érard Beaumont est un passionné de pêche qui narre avec moult détails le travail de restauration du cours d’eau, la Même à Igé. Comme souvent c’est d’un partenariat qu’est né ce projet de redonner à la Même son apparence d’autrefois et surtout la possibilité de son rempoissonnement naturel. La communauté de communes du pays de Bellême a travaillé avec l’AAPPMA (association agréée de pêche et de protection des milieux aquatiques). La rivière a été découpée en segments représentant différentes zones de travaux. Nettoyage du cours d’eau, réalisation d’abreuvoir, réalisation de frayère, installation d’hydro tube pour le passage des engins et des animaux, recharge en cailloux pour resserrer la ligne d’eau, renforcement des berges… Tout a été fait pour rendre le potentiel pêche intéressant. ACI Développement y a largement participé, sous le contrôle

de Richard l’encadrant, notamment pour les aménagements des abords de rivière : abreuvoir et pose de clôture. « Un mois et demi de chantier pour l’association et un résultat qui nous convient parfaitement », souligne Gérard Beaumont élu d’Igé, membre de l’AAPPMA et pêcheur invétéré. « Nous avons aussi eu de nombreux financeurs : l’Agence de l’eau, le Conseil régional, la communauté de commune, la Fédération de pêche, l’association L’épuisette Igéenne, et les propriétaires riverains. » Un travail qui résulte de longues heures de préparation : Création de la compétence cours d‘eau en 2000, premier diagnostic en 2006, embauche d’un technicien rivière… Mais cela valait la peine pour Gérard Beaumont aussi grand-père qui a son tour apprend à son petit-fils à pêcher, se souvenant de ses premiers essais enfant, avec une ficelle et sans hameçon du commerce…

formation échafaudage Fin septembre 2013, l’ensemble des encadrants de nos chantiers d’insertion ont bénéficié d’une formation habilitation au montage et à la vérification des échafaudages de chantier par la SOCOTEC. Cette formation de 3 jours a permis à tous les salariés participants, dont certains détenaient déjà une habilitation, de se perfectionner aux conditions de sécurité nécessaires au travail en hauteur sur échafaudage… Tous les salariés permanents sont formés régulièrement et habilités Secouriste Sauveteur du Travail. Pour la direction la sécurité du personnel est une constante et une priorité inscrite au plan de formation chaque année avec pour objectifs de limiter au maximum les risques d’accident et surtout de sensibiliser de manière continue le personnel d’encadrement à la sécurité de nos chantiers. Enfin, depuis cette année et suivant les directives imposées par la nouvelle CCN des ACI (SYNESI) une Instance Santé et Conditions de Travail a été mise en place au sein de notre structure. Constituée de 18 salariés représentatifs de nos différentes activités cette instance permet tous les trimestres d’aborder et de réfléchir sur les conditions de travail, d’hygiène et de sécurité de l’ensemble de notre personnel. Un travail de réflexion essentiel qui devrait permettre d’améliorer la sécurité.


LA LETTRE D’INFORMATION D’ACI DEVELOPPEMENT i JANVIER 2014

INSERTION

Richard Métivier et une salariée Sophie Godard Richard Métivier un passionné qui a la vocation d’aider les personnes en insertion. Rencontre avec Richard Métivier encadrant technique en insertion qui nous explique les différents aspects de son travail, souvent difficile mais passionnant. Qu’est-ce qu’un encadrant technique en insertion ? J’ai une formation de chef de chantier en environnement et aménagement des espaces naturels. Mon travail consiste à intervenir dans des milieux naturels sensibles pour réaliser des aménagements pour le public. Je travaille avec des équipes de salariés en insertion, donc je

dois veiller à leur remettre le pied à l’étrier, et aussi déceler leurs aptitudes, pour les aider à se réorienter vers telle ou telle activité professionnelle. Comment gérer une équipe de salariés forcément hétéroclite ? Il faut travailler en équipe, comme en sport. La cohésion repose sur le tutorat, les plus expérimentés aidant les autres. Il peut y avoir des personnes assez âgées n’ayant jamais travaillé, des jeunes sortis trop tôt du système scolaire sans diplôme, des personnes issues de l’agriculture où ils ont trimés des années… Le plus difficile est de dynamiser tout cela : Ici en chantier rivière, les conditions de travail sont souvent difficiles, avec le froid, la pluie. Les plus motivés restent, les autres ne reviennent pas. Ces difficultés soudent le groupe. Et puis il y a un second d’équipe ; c’est un soutien pour moi et l’ensemble de ses collègues. Avez-vous la sensation de vraiment aider les personnes en insertion ? Je passe beaucoup de temps avec eux, nous parlons. Souvent j’en sais beaucoup sur leur vie. C’est aussi ce qui m’aide à trouver vers quoi les orienter ensuite. Bien sûr certains s’en sortent, mais pour nombre d’entre-eux le passage à la vie professionnelle est difficile car ils n’ont plus le cocon protecteur de l’association. Et en entreprise traditionnelle, tout va beaucoup plus vite. Malgré tout nous avons parfois de belles réussites. L’un de mes seconds d’équipe, qui était d’une aide très efficace, est devenu encadrant d’équipe à Gacé par exemple. Quant à mon actuel second d’équipe, il en est à son troisième contrat, il est très efficace, avec une très bonne perception des autres, il est quasiment parfait.

sos détresse Toujours plus d’espace nécessaire pour SOS Détresse Fondée à la suite à deux tentatives de suicide, l’association SOS Détresse vient d’intégrer un nouveau local, plus grand et plus près du centre-ville : une amélioration des conditions de travail pour les bénévoles. Davantage de place pour stocker les marchandises, davantage d’espace pour que les gens viennent faire leur choix : le tout nouveau local de SOS Détresse à Mortagne satisfait tout le monde : bénévoles et bénéficiaires. Né en 1985 suite à des tentatives de suicides de personnes désœuvrées, l’association vient en aide aux démunis : bons d’alimentation, bons d’essence pour aller au travail, paiement de factures impayées (eau, électricité)… Au total 12 000 € d’aides l’an passé. Mais SOS Détresse reste ouvert à tous. « Tout le monde peut venir acheter ce qui est dans notre boutique, l’essentiel pour nous est le montant des recettes qui nous permet d’effectuer nos actions », explique la présidente Marie-Christine Besnard, secondée par Marie-Thérèse Foucault vice-présidente. Avant d’arriver près de l’école Bignon, SOS Détresse a déménagé à plusieurs reprises, en fonction des locaux alloués par la municipalité. « Ici, nous avons participé financièrement pour obtenir ce local. Nous avons ainsi de

quoi travailler dans de bonnes conditions. Ce sera plus reposant pour les bénévoles qui se sont beaucoup impliqués dans ces déménagements, et plus agréable pour les acheteurs et bénéficiaires, qui peuvent circuler entre les rayons, mais aussi toujours venir prendre le temps de nous parler s’ils le souhaitent. » Quant à ACI Développement, elle a été là pour la rénovation du lieu : sol, mur et plafond. « Un travail valorisant car cet endroit est désormais agréable et de nombreuses personnes le voient chaque jour ». Enfin un local adapté pour SOS Détresse, qui risque d’être bientôt trop petit…


infos & insertion Séverine Marrion à gauche, Florence Marie à droite (CIP).

salarié en formation Séverine Marrion en formation à la MFR (assistante de vie). Parcours d’une jeune femme de 31 ans qui, après un licenciement économique, a eu la volonté de s’en sortir. Et c’est elle qui en parle le mieux : Séverine, comment êtes-vous venue vers ACI Développement ? « J’ai connu ACI Développement en leur envoyant une candidature spontanée. J’avais déjà envoyé 180 lettres de motivation et la seule réponse que j’ai reçu c’est d’ACI Développement. Auparavant, j’avais été licenciée économique et j’avais peur, peur de ne pas pouvoir m’en sortir, peur moralement et peur financièrement. Je n’avais pas le moral car la société ne vous aide pas vraiment dans ces moments difficiles. Or l’association m’a donné ma chance avec deux contrats de six mois dans le domaine de l’entretien des locaux. J’ai nettoyé des cages d’escaliers et des bureaux durant un an ce qui m’a permis financièrement de remonter la pente et d’obtenir une formation juste après ». Quand avez-vous commencé votre formation et que faites-vous ? « J’ai commencé ma formation le 30 septembre dernier et elle se terminera en mars 2014.Je suis assistante de

vie aux familles et pour moi c’est vraiment nouveau. J’ai découvert ce métier en faisant des stages pour savoir si cela pouvait me convenir car auparavant j’étais serveuse. J’aime le contact avec les gens et surtout pouvoir les aider. Du coup, il m’a été facile de rencontrer et travailler auprès des personnes âgées. Je travaille soit en structure soit à domicile en alternance avec l’école et des stages ». ACI Développement : une chance pour vous ? « Oui. J’ai présenté ma formation à mes anciennes collègues et cela les a beaucoup intéressé. Je rappelle qu’une formation ce n’est pas l’école, on y apprend un métier et pour cela, ACI Développement m’a vraiment aidé tant sur le plan moral que financier et surtout m’a redonné la confiance en moi. Il y a un bon suivi derrière et on ne sent jamais seule. Aujourd’hui, après mon stage, j’ai une promesse d’embauche et même si ce n’est qu’une promesse, cela m’encourage et donne confiance en l’avenir. J’incite les personnes en recherche d’emploi à venir vers ACI Développement, s’ils m’ont aidé ils peuvent aussi aider les autres. »

évènement Médaille du travail

Michel PICCO Président de l’association remet à Béatrice ROUSSEL (comptable) la médaille d’argent du travail pour ses 20 années de services à ACI Développement.

Publication gratuite de l’association ACI Développement 4, avenue de l’industrie 61200 Argentan - Tél. : 02 33 39 77 16 - Web : www.aci-developpement.org. Directeur de la publication Michel Picco, Responsable de la Publication Alain de Robichon, Chef de projet Frédéric Walter, Rédaction et corrections d’auteurs Catherine COUPRY. Ont aussi participé à ce numéro : Pierre Collard, Florence Marie, Stéphanie Motté, Brigitte Le Guichard, Thierry Bénévolo. Conception graphique Peggy Chopin : www.design-peggy.com - 06 74 29 48 25.

Infos & Insertion #04  
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