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LEGIO PATRIA NOSTRA 34

LE JOURNAL DE L’A.A.L.E.M.E.

Numéro 4/2012

Mois de décembre 2012

4e trimestre 2012

Amicale des Anciens de la Légion Etrangère de Montpellier et Environs Président d’honneur : Jean Sarrabère. Vice-président honoraire : Martin Ebert Conseil d’administration : Président : François Le Testu. Vice-présidents : Roger Penot. Frank Demske. Secrétaire général : Antoine Giarmoleo. Trésorier : Simone Lemarié. Trésorier adjoint : Stéphane Bouchereau. Porte drapeau : Marcel Mahaux. Porte drapeau suppléant : José Roma. Président du comité d’éthique : Michel Douls. Président du comité médicosocial : Christian Bonnet. Boutiquière : Monique Sauren. Conservateur du musée : Yves Doutre. Membres : Gérard Mercier. Jean-Paul Michel. Comité d’éthique : Michel Douls. Jean Sarrabère. Roland Jean-Richard. Martin Ebert. Marcel Mahaux. Roger Penot. Constantin Novik. Comité médico-social : Christian Bonnet. Yves Doutre. Yvette Retout. Jean-claude Coin. Comité de liaison avec l’AVEAALE : Siège, réunion et adresse postale : A.A.L.E.M.E. , Espace . les Chênes, 8 chemin des chênes, 34170 Castelnau le lez. Date de réunion : le 1er vendredi de chaque mois, à 20 heures, (sauf juillet et Août). Courriel : aaleme@live.fr Site : http://www.aaleme. fr LEGIO PATRIA NOSTRA 34 Publication trimestrielle Directeur de la publication : François LE TESTU Rédacteur, mise en page : Antoine Giarmoleo. Technic Repro Montpellier Edition décembre 2012

Sommaire : - page 3 : Le mot du président. - page 4 : Le combat et la judiciarisation. - page 5 : La Légion n’abandonne jamais les siens ! - page 6 : LOI sur le 19 mars 1962 ASAF. - page 7 : LOI sur le 19 mars 1962 FSALE. - page 8 : LOI sur le 19 mars 1962. - page 9 : LOI sur le 19 mars 1962. - page 10 : LOI sur le 19 mars 1962. - page 11 : Je suis un piètre légionnaire. - page 12 : Je suis un piètre légionnaire. - page 13 : Je suis un piètre légionnaire. - page 14 : Le légionnaire - Paul Dalbret – 1911 - page 15 : Noël Solidaire. - page 16 : Les vœux du Calabrais. - page 17 : Repas de Noël. - page 18 : Assemblée générale extraordinaire de l’AALEME. - page 19 : POUVOIR POUR L’AG. 2


Le mot du président. Bonjour à Toutes et à Tous, Ces deux articles sont parus dans l’éditorial du président de la FSALE, dans la nouvelle revue semestrielle de la Fédération : L’Echo de la FSALE. En cette période de Noël, Solidarité et Générosité, sont des mots qui touchent peut être plus facilement, mais ils ne doivent pas se limiter exclusivement à cette période… Il est inscrit de façon permanente dans l’article 3 du Code de l’Ancien Légionnaire. Dans son article 2, les statuts de notre Amicale précise : Sa (Nôtre) référence morale est le code d’honneur de l’ancien légionnaire. Au sein de l’Amicale, la précarité se rapproche dangereusement de certains, dans Montpellier l’on croise des anciens qui tendent la main, la presse, quelque soit sa forme, nous sert régulièrement des situations humaines dramatiques. Comme vous pourrez le lire page 5, dans l’excellent article paru sur le site de l’AALE de Puyloubier, même en étant à des centaines de kilomètres, on peut être Solidaire et Généreux. Pour paraphraser une phrase qui était le titre d’un éditorial du COM.LE, la Solidarité beaucoup en parlent, peu la connaissent… Et pour nous, elle doit s’exprimer, sans cesse vers l’I.I.L.E. et la Maison du Légionnaire. Noël… l’esprit de Noël… c’est enfin la nuit de l’espérance. Je vous présente tous mes vœux de bonheur et de bonne santé pour cette nouvelle année. Qu’elle vous apporte tout ce que vous souhaitez pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers. FL.

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Le combat et la judiciarisation Une récente décision de la chambre criminelle de la Cour de Cassation, est maintenant publique et tous peuvent y avoir accès. La Justice poursuit son action dans cette affaire de combat en Afghanistan et il ne saurait être question pour moi de la critiquer car elle exercée par des magistrats dont la compétence est reconnue. Nous avons confiance dans le bon déroulement de cette instruction, que ce soit clair. Pour autant les textes sur laquelle elle se fonde sont-ils adaptés, telle est mon interrogation d’officier et de citoyen. J’ai écrit récemment que cette décision renforçait un sentiment d’incompréhension chez beaucoup d’officiers tout en posant les bases d’une grave interrogation sur l’exercice du chef au combat et, à aller plus loin, sur l’art de la guerre. Il est souhaitable de citer une partie de l’arrêt de la Cour de Cassation afin d’éclairer ce qui pourrait devenir un débat : « Attendu que, pour répondre aux réquisitions de non informer du ministère public invoquant l'impossibilité de qualifier pénalement les circonstances de la mort de soldats, tués au combat au cours d'une offensive ennemie, l'absence de relation de causalité entre l'organisation de la mission et ces décès... L'arrêt attaqué énonce qu'à supposer les faits démontrés, il peut y avoir eu une maladresse, une imprudence, une inattention, une négligence ou un manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement ayant causé directement ou indirectement la mort de militaires français, alors qu'il n'existe aucune exonération de principe pour les actes involontaires réalisés par des militaires pendant des opérations en temps de paix, l'article L. 4111-1 du code de la défense ne pouvant être compris en ce sens ». Voici un extrait de l’article L 4111 cité dans l’arrêt : «L'armée de la République est au service de la Nation...le statut énoncé au présent livre assure à ceux qui ont choisi cet état les garanties répondant aux obligations particulières imposées par la loi. Il prévoit des compensations aux contraintes et exigences de la vie dans les forces armées». Il n’existe donc aucune exonération de principe pour les actes involontaires réalisés par des militaires pendant des opérations en temps de paix. Cette phrase ne peut que surprendre, y aurait-il des exonérations pour des actes commis pendant des opérations en temps de guerre ? Les actions de combat en Afghanistan ou sur d’autres théâtres d’opérations ne relèvent- elles pas du temps de guerre ? N’y a-t-il pas incohérence à lier l’acte de guerre ordonné par le Chef des Armées au temps de paix ? N’en est-il pas de même pour tous les chefs qui mènent le combat ? Ce ne sont que les premières questions qui viennent immédiatement à l’esprit mais d’autres se posent concernant l’adaptation des textes en vigueur dès lors qu’ils seraient incomplets ou imprécis. Plus de trente associations (1) du Comité d’entente ont cosigné une lettre adressée au début de l’été au Ministre de la Défense pour demander à être reçues afin d’être informées de sa position et entendues sur leurs préoccupations concernant ce sujet complexe et difficile. Il leur a répondu que «son emploi du temps particulièrement chargé ne lui permettait pas de répondre favorablement à cette requête». C’est assez surprenant mais il ajoute cependant que «ce sujet sensible fait l’objet d’une étude approfondie et qu’il veillera à ce que, comme l’a indiqué le Président de la République dans son message aux armées, les personnels militaires qui assurent la protection de la Nation, soit également protégés quand ils agissent en son nom». En effet le Président avait déclaré dans son message le 15 mai : «Nos militaires, qui assurent la protection de la nation méritent en retour que la nation les protège, notamment d'une judiciarisation inutile de leur action». Les élus de la Nation doivent aussi s’intéresser à ce sujet de fond. Le Législateur de 2012 devrait, sans tarder, se poser la question de savoir si la justice dispose des bons instruments pour juger des actions de combat, lors des opérations extérieures actuellement, et quelles sont celles d’entre elles qui relèvent de son périmètre. «La judiciarisation, qu'elle soit nationale ou internationale, quand elle est excessive, mal comprise, met en péril notre efficacité opérationnelle», a déclaré l'Amiral Guillaud, Chef d'État-major des Armées lors de la dernière cérémonie des vœux aux armées. Quel avertissement de la part du chef militaire en charge de la conduite des opérations ! Son avis, en tant que tel, ne devrait-il pas être déterminant pour la Justice pour ce qui concerne les actions de combat ? 4


Et des opérations extérieures, interarmées, terrestres, navales, aériennes, les Armées en mènent depuis 50 ans incluant régulièrement des combats difficiles, incertains et accompagnés de pertes humaines d ‘un côté comme de l’autre sans oublier aussi, parfois, la mort de civils. Les parlementaires ont la responsabilité de définir précisément le cadre juridique dans lequel doit s’exercer l’action de combat en écartant les ambigüités préjudiciables aux Armées au sens où elles affaibliraient le chef dans l’accomplissement de «missions exorbitantes du droit commun». «Le succès des armes de la France» tiendra peut-être un jour à cette clarté. Général de corps d'armée (2S) Dominique DELORT

Solidarité entre anciens de la Légion La Légion n’abandonne jamais les siens ! Le récit qui va suivre et qui accompagne un extrait du journal « LA PROVENCE », est l’illustration de ce que doit être la solidarité Légionnaire et de l’utilité de nos Amicales. Le 15 novembre 2012, un article paraît dans « LA PROVENCE » relatant la mésaventure survenue à une trentaine de locataires d’une résidence hôtelière mis en demeure de quitter les lieux fin novembre. Parmi ses locataires, il est fait mention d’un ancien légionnaire « PETER ». Le président d’une AALE, qui suit attentivement la presse apprend donc la situation de cet ancien que nous n’avions pas décelé. Il déclenche alors la chaîne de solidarité Légionnaire : Appel à la FSALE ou veille « Marie », qui retransmet sur « Jean » de l’AALE de Puyloubier, qui communique le message à un adhérent proche des lieux qui se rend le soir même immédiatement à la résidence. Il y trouve un ancien très digne mais un peu désemparé car trouver à se reloger sur Aix n’est pas une sinécure. Surpris de voir un ancien officier de Légion aller à sa rencontre, c’est avec émotion qu’il entend la proposition de réintégrer l’IILE qu’il avait connu dans un passé récent voire la Maison du Légionnaire. Après avoir échangé les coordonnées utiles autour du verre de l’amitié, l’Amicaliste pouvait quitter l’ancien rasséréné. Depuis, il est suivi et aux dernières nouvelles, il aurait retrouvé un logement sur Aix car il souhaite rester près de son lieu de travail. Néanmoins nul doute qu’il sait que le vieux cri de ralliement « A moi la Légion » n’est pas un vain mot ainsi que l’Article 3 du Code de l’Ancien Légionnaire « Je manifeste toujours l’étroite solidarité qui doit unir les membres d’une même famille » . Pour conclure, cliquer de temps en temps sur le remarquable site de l’amicale de Monpellier vous y trouverez de quoi réjouir nos âmes de vieux soldats et notamment la retranscription de l’article de « LA PROVENCE ».et d'autres choses encore.

Vous avez des photos que vous aimeriez faire partager, envie d’écrire, transmettez vos projets sous forme informatique à l’adresse courriel de l’amicale : aaleme@live.fr, ou par courrier à l’adresse postale.

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LOI sur le 19 mars 1962

Une proposition qui divise les Français. L’Association Soutien à l’Armée Française (ASAF) apprend avec surprise que le Sénat va examiner, le 25 octobre 2012, une proposition de loi de 2002 visant à faire du 19 mars une journée nationale du souvenir et de recueillement de la guerre d’Algérie et des événements en Tunisie et au Maroc. Aucune concertation n’a prévalu dans l'action menée par quelques parlementaires et l’ASAF y voit un risque grave de division de la communauté nationale. Déjà en décembre 2001 le Secrétaire d’Etat aux anciens combattants avait préconisé de ne pas retenir cette date, en raison de la forte opposition d’une majorité d’associations d’anciens combattants, ce qui est toujours le cas aujourd’hui. Elle rappelle qu'il existe déjà une journée nationale concernant cette période de l'histoire, le 5 décembre. Un monument a été érigé au quai Branly à Paris. Elle rappelle que seules, deux associations, ont choisi le 19 mars pour leur recueillement. C'est leur choix, cela n'a pas été le choix des présidents de la Vème République, y compris le Général de Gaulle et François Mitterrand. Elle rappelle que la loi du 28 février 2012, votée par la très grande majorité des parlementaires, assure que la mémoire de TOUS les morts pour la France est honorée le 11 novembre en même temps que la Victoire et la Paix. En conséquence l’Association Soutien à l’Armée Française (représentant 3.000 adhérents dont 300 associations) met en garde contre ce projet qui ne peut que raviver des divisions anciennes, que l'élan de tant de Français et de parlementaires, pour honorer tous ceux qui sont morts pour la France, avait fait oublier. Le sérieux, la lucidité et le souci de l'intérêt général doivent l'emporter pour qu'enfin le calme s'impose dans le souvenir de ces moments douloureux de notre histoire nationale. ASAF Mémoire et vérité 18, rue de Vézelay 75008 Paris Tél/Fax : 01 42 25 48 43 - Courriel : secretariat@asafrance.fr Site : http://www.asafrance.fr Association 1901 déclarée le 27 mai 1983. J.O. N° 57322 GR 182 - Fédération A. Maginot

Premier épisode des aventures de Luc Mandoline. Un polar « aventurier » dont l’action se déroule Guyane. Un légionnaire s’est fait Tuer lors d’une mission Harpie. Le chef de corps du 3e REI fait appel à Luc, ancien de ce régiment, afin de s’occuper du défunt, et surtout de faire la lumière sur cette affaire. Et pour cela Luc à carte blanche, ce qui n’est pas pour lui déplaire. Nous voici plongé dans l’univers de l’orpaillage clandestin, de sa violence, des garimpeiros et de la prostitution. Un roman sans concession, violent et réaliste. Michel Vigneron à mis toute la verve qui le caractérise dans l’écriture de cet opus de l’Embaumeur. « Dans la forêt amazonienne, personne ne vous entend hurler » 6


Loi sur le 19 mars 1962 ? ! Messieurs les Délégués, Chers Présidents, la FSALE appartient au "comité d’entente" qui réunit plus de 40 associations (ANAI, ANOPEX, ASAF, FNAM, FNAOM, SMLH, Souvenir Français, UNP etc. ...), représentant 1,5 millions d'adhérents (ce "comité d'entente" est à l'origine du 11 novembre ; journée d'hommage à la mémoire de TOUS les morts pour la France). Nous nous sommes réunis le 5 octobre 2012 et avons débattu de la conduite à tenir vis-à-vis de la proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale le 22 janvier 2002, qui sera présentée au Sénat le 25 octobre 2012 (soit 10 ans après) dans le cadre normal de la "navette" : Assemblée Nationale - Sénat. Cette proposition de loi est « relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie ». Nous nous sommes tous élevés contre ce projet de loi et avons rédigé un communiqué (joint) ... (il est à noter que la FNACA et l'ARAC qui sont les seules à soutenir ce projet, n'appartiennent pas au "comité d'entente"). Je joins également un argumentaire, rédigé par le général Fournier (correspondant de l’ASAF pour la Dordogne), qui réfute les commémorations du 19 mars. Je vous demande donc de bien vouloir diffuser ce communiqué le plus largement possible (jusqu'aux Sénateurs, ce serait parfait !) par l'intermédiaire de vos réseaux respectifs. Vous pouvez également utiliser l'argumentaire si nécessaire. Je vous en remercie bien vivement par avance et vous assure de mon fidèle dévouement. COL (ER) HABOURDIN

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Loi sur le 19 mars 1962 ?! Une proposition qui divise les Français Le Comité d’Entente des Associations Patriotiques auquel appartient la FSALE, apprend avec surprise que le Sénat va examiner, le 25 octobre 2012, une proposition de loi de 2002 visant à faire du 19 mars une journée nationale du souvenir et de recueillement de la guerre d’Algérie et des événements en Tunisie et au Maroc. Aucune concertation n’a prévalu dans l'action menée par quelques Parlementaires et le Comité y voit un risque grave de division de la communauté nationale. Déjà en décembre 2001, le Secrétaire d’Etat aux anciens combattants avait préconisé de ne pas retenir cette date, en raison de la forte opposition d’une majorité d’associations d’anciens combattants, ce qui est toujours le cas aujourd’hui. Le Comité rappelle qu'il existe déjà une journée nationale concernant cette période de l'histoire, le 5 décembre. Un monument a été érigé au quai Branly. Il rappelle que seules, deux associations, ont choisi le 19 mars pour leur recueillement. C'est leur choix, cela n'a pas été celui des Présidents de la Vème République y compris le Général de Gaulle et François Mitterrand. Il rappelle que la loi du 28 février 2012, votée par la très grande majorité des Parlementaires, assure que la mémoire de TOUS les Morts pour la France est honorée le 11 novembre en même temps que la Victoire et la Paix. En conséquence, le Comité d’Entente, avec les 30 associations signataires représentant 1,2 millions membres, met en garde contre ce projet qui ne peut que raviver des divisions anciennes que l'élan de tant de Français et de Parlementaires pour honorer tous ceux qui sont morts pour la France avait fait oublier. Le sérieux, la lucidité et le souci de l'intérêt général doivent l'emporter pour qu'enfin le calme s'impose dans le souvenir de ces moments douloureux de notre histoire nationale.

Le 19 mars, un faux anniversaire pour un faux armistice. La date de la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie, comme l’appellation elle-même de cette « guerre », longtemps considérée seulement comme « les événements d’Algérie », a aussi longtemps fait débat en France, jusqu’à la décision prise par le Président de la République d’adopter la date du 5 décembre pour la journée nationale d’hommage aux morts de la guerre d’Algérie et des opérations au Maroc et en Tunisie. Le choix de cette date a été le fruit du travail d’une commission, présidée par le Professeur FAVIER, de l’Institut et réunissant les douze associations les plus représentatives d’Anciens Combattants de toutes les guerres pour proposer une date commune. Après discussion et un vote démocratique, 10 associations représentant 800 000 adhérents ont opté pour le 5 décembre, date à laquelle avait été inauguré, en 2002, le Mémorial A.F.N. du Quai Branly. Le 5 décembre 2002, en effet, toutes les associations et fédérations étaient présentes, dans une même communion d’esprit, autour du seul souvenir de ceux qui avaient donné leur vie au service de la Patrie au cours de cette période des combats d’A.F.N. La volonté d’apaiser les débats se manifestait ainsi dans un jour qui rassemble, exempt de toute considération politique, philosophique ou religieuse et respectant les sensibilités de chacun. Il ne s’agissait ni de commémorer une date, ni de célébrer une victoire ou de pleurer une défaite, mais tout simplement d’honorer ce jour là, sur l’ensemble du territoire national la mémoire de ceux qui, indépendamment de leurs propres convictions, avaient disparu dans ces combats et ces événements. On peut certes contester le choix du 5 décembre, mais on ne peut refuser à cette date l’avantage d’être neutre et uniquement tournée vers l’hommage aux morts. Cependant, malgré la quasi unanimité recueillie autour de ce choix, une association continue de militer pour que ce soit à la date du 19 mars que soit célébrée la mémoire des morts en Algérie. La date du 19 mars est celle du cessez-le-feu décidé, en 1962, lors des entretiens entre le 8


gouvernement français et des représentants du Front de Libération Nationale algérien, à Evian. C’est là que commence toute une série de malentendus….. Titre et éléments d’argumentation empruntés à un article de M. René MAYER, paru dans la revue de l’été 2009 de l’Association « Secours de France ». - Par décret n°203-925 du 26 septembre 2003 le Prési dent de la République a institué le 5 décembre journée Nationale d’Hommage aux « Morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie. Cette date du 5 décembre a été confirmée par l’article 2 de la loi N°2005-158 du 23 février 2005 portant Reconnaissance de la Nation. - Les deux autres associations représentaient environ 400 000 adhérents). Le premier malentendu tient au fait qu’il n’y a jamais eu d’accords officiels signés entre la France et un quelconque organisme représentant la rébellion algérienne : 1. ce que l’on appelle « les accords » d’Evian ne porte même pas ce nom dans le document d’origine établi à Evian : les conclusions des entretiens qui se sont déroulés à Evian portent le nom de « déclarations ». 2. cette absence de référence à tout accord de type diplomatique ne confère à ces déclarations aucune valeur juridique au plan international et laissait, d’emblée, la porte ouverte à toutes les remises en cause, puisqu’il ne s’agissait que de déclarations d’intentions. 3. ces « déclarations » ont d’ailleurs été immédiatement rejetées par les instances dirigeantes de la rébellion, qui ont désavoué les représentants qu’elles avaient elles-mêmes déléguées à Evian. 4. en l’absence de toute portée juridique, les conclusions des négociations d’Evian n’ont jamais pu être utilisées par la France et ses ressortissants vis-à-vis de la juridiction internationale pour faire respecter les clauses essentielles prévues (telles que, par exemple, les droits de propriété des européens d’Algérie, la participation d’européens aux affaires publiques, la parité de la mise en valeur du sous-sol saharien, l’usage de la langue française, etc…). La mise en œuvre des « déclarations d’Evian » a donc été effectuée de manière strictement unilatérale, par la France seule, sans partenaire. Ce fut notamment le cas de ce que l’on a appelé le « cessez-le-feu ». Le second malentendu est en effet la notion de « cessez-le-feu » décrété à partir du 19 mars 1962. Dans une guerre « normale », cette décision, qui s’apparente à la notion d’armistice entre deux belligérants, est appliquée sur le champ de bataille par les troupes en présence et conduit à une interruption des combats et à la mise en œuvre d’un certain nombre de procédures, permettant notamment de préserver les populations. Cette situation débouche ensuite soit sur la reprise des combats en cas de désaccord entre les diplomates négociant la fin du conflit, soit sur un accord de paix entre les parties. Dans le cas de l’Algérie, la situation était fort différente de cette procédure : la guerre n’en était pas vraiment une et l’adversaire n’avait pas d’existence internationale légale. En outre, compte tenu du caractère même de la « guérilla », l’ennemi sur le terrain n’obéissait à aucun commandement capable de faire appliquer un tel cessez-le-feu, d’autant plus qu’à l’époque, les combats étaient devenus rares, en raison de la mise hors-de-combat, précisément, de la plupart des rebelles, sur le territoire des départements d’Algérie. Le cessez-le-feu ne fut donc mis en œuvre que par le commandement français, qui l’imposa à ses troupes, avec toute la rigueur d’une organisation militaire conventionnelle. L’armée française reçut l’ordre de s’enfermer dans ses cantonnements et de n’intervenir qu’en cas de légitime défense d’elle-même. 9


Le cessez-le-feu fut donc strictement unilatéral et les « combattants de la onzième heure du F.L.N. » eurent alors les mains libres pour se livrer à une application particulière d’un cessez-le-feu, non validé par les instances dirigeantes de la rébellion, réfugiées à Tripoli. La date du 19 mars 1962 a donc été le signal d’une période particulièrement douloureuse de la tragédie algérienne, puisqu’il y a eu, à partir de cette date et jusqu’à l’exode total des Européens d’Algérie, plus de victimes, (d’origine européenne ou algérienne) que durant toute la guerre. Assassinats et enlèvements, qui avaient été pratiquement éradiqués, ont connu une virulence accentuée par la sauvagerie et le caractère irrationnel des actes commis. Aujourd’hui encore, de nombreuses familles de pieds-noirs ne savent toujours pas ce que sont devenus ceux des leurs qui ont été enlevés à ce moment-là et qui ont été estimés à plus de 3000 personnes (contre 2788 tués et 875 disparus pour la période 1954-1962). En ce qui concerne les harkis, qui avaient le statut légal de supplétifs de l’armée française, on évalue le nombre de leurs morts, dans des conditions particulièrement atroces (égorgements, ébouillantements, écorchages vivants, émasculations, etc….) à un chiffre officiel compris entre 60 et 70 000 victimes, massacrées sous les yeux de l’armée française dans les rangs de laquelle ils combattaient quelques semaines avant. Sans parler des populations d’origine algérienne qui s’étaient engagées aux côtés de la France et qui ont également été impitoyablement massacrées dans leurs douars, au fond des montagnes, sans que l’on puisse avancer un chiffre qui ferait sans doute horreur. Enfin, et ce n’est pas le moindre fait au regard de la démarche de mémoire que recherchent aujourd’hui les Anciens Combattants de cette époque, la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives (DMPA) du ministère de la Défense a recensé 386 militaires français ayant trouvé la mort après le 19 mars 1962 et pas seulement dans des accidents en service. Le troisième malentendu est d’origine plus récente, car, dans l’imaginaire populaire français, qui ne connaît pas vraiment l’histoire de cette période, on a facilement tendance à placer la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie au même niveau que l’armistice du 11 novembre 1918 (qui a été demandé par l’adversaire en raison de la victoire, sur le terrain, des troupes alliées) ou que la Victoire du 8 mai 1945 (qui a été imposée par les Alliés à l’Allemagne totalement vaincue). Il est bien compréhensible, en effet, que les deux millions de jeunes Français qui ont été envoyés défendre les couleurs de la France en Algérie veuillent aujourd’hui commémorer la fin d’un événement qui a marqué leur jeunesse. Mais, après avoir vécu une guerre qui n’a jamais voulu dire son nom, pourquoi faut-il qu’une minorité d’entre eux, certes organisés en une fédération très active, qui occupe puissamment l’espace politicomédiatique, mais qui demeure minoritaire, choisisse une date célébrant un faux armistice ? Pourquoi faut-il, après avoir inutilement sacrifié une partie de leur jeunesse, qu’ils sacrifient aujourd’hui leur honneur en commémorant un faux anniversaire ? La date du 5 décembre n’est sans doute pas très heureuse, mais elle a le mérite de se vouloir apaisante, quelles que soient les opinions. S’il n’existait qu’une seule raison pour refuser la date du 19 mars, elle ferait appel à la mémoire de tous ceux qui sont tombés là bas avant le 19 mars et dont la mort n’a servi à rien. Elle ferait surtout appel à la mémoire de tous ceux qui sont morts après le 19 mars, parce que la France avait baissé les armes et les avait abandonnés à leurs tueurs. Vouloir célébrer le 19 mars est un déni d’honneur à l’égard des premiers et un déni de mémoire à l’égard des seconds. Henry-Jean FOURNIER , le 1er novembre 2009

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Je suis un piètre légionnaire

Ce n’est pas un coup de gueule, ni un lavage de linge sale, mais une mise au point quelque peu brutale certes, dans sa conclusion. Notre ami Antoine cette fois-ci n’y va pas avec “le dos de la cuillère”. Pensez donc, il se dit “piètre légionnaire”, lui qui devrait se glorifier d’un parcours honnête et fidèle, exemplaire, et, s’il a été en son temps sapeur-travaux et sapeur-combat, aujourd’hui il revêt la tenue du sapeur-pompier pour éteindre un incendie qui n’a que trop couvé… Antoine règle des comptes, perce l’abcès qui embue depuis plusieurs années une partie de sa mémoire, là où se cachent les regrets, les dommages, les injustices, les insultes, les peines, bref, toutes les choses qui vous interdisent une vie de retraité sereine et sans nuages… Il est vrai que notre Ami ne supporte pas de se voir désigné avec quelques milliers d’autres, comme « s’étant servi de la Légion au lieu de la servir » par un pur parmi les purs, « moderne gardien du temple qui émet des bulles quasi pontificales », parce qu’il n’est pas abonné au magazine “Képi Blanc” et non affilié à une amicale d’anciens légionnaires, il voit rouge et devient tout vert !

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Il y a quelques mois, lors de la lecture d’une “bulle pontificale”, Antoine souhaitait répondre. Je lui exprimais mon point de vue lui disant qu’il n’était pas de bon augure de prendre à témoin les visiteurs de notre blog. Antoine me rétorqua qu’il avait du mal à accepter cette forme de discrétion puisque la « leçon » donnée de façon péremptoire, comme une attaque, était affichée à la lecture de tous par site internet interposé. Néanmoins il a reconsidéré sa position et rien n’a été publié jusqu’à ce que paraisse une nouvelle bulle pontificale sur le bénévolat cette fois-ci; copié-collé d’un auteur, Laurent Nice mais signé: “le bénévolat, vu par…”. Trop n’en faut, Antoine s’enflamme et dit très haut: stop aux idioties (en français dans le texte) d’un mammifère bipède plus dangereux que les “yaka faucon”. Bonne lecture, beaucoup d’entre nous se régaleront. MRT. Si, si amis miens, n’essayez pas de me défendre, je découvre meurtri que je fus un mauvais légionnaire. Jugez-en : engagé dans les années 60 j’ai quitté l’Institution en 2002 après quelques années de service et quelques mois de stages et congés suivis et pris indûment. Pendant cette période qu’ai-je fait ? Rassurez-vous, je ne vais pas vous livrer l’État Signalétique de mes Services, dérisoires au demeurant, et surtout entachés de forfaiture, mais seulement vous tracer quelques grandes lignes. Étranger de naissance, je n’articulais que quelques rares mots de français lors de mon engagement. Dans notre belle institution j’ai été fantassin, parachutiste, cavalier, sapeur travaux et sapeur combat, et même un peu artilleur avec mes tubes de 75 SR ; j’ai été combattant et bureaucrate, élève et instructeur ; à neuf ans et demi de service j’étais adjudant ; lieutenant je fus président de lieutenants, j’ai été porte-drapeau et porteétendard, entretemps, j’ai conçu l’automatisation du paiement de la solde aux légionnaires, le général Coullon s’en souvient ; capitaine j’ai eu le privilège de me voir accorder deux temps de commandement ; j’ai traversé la hiérarchie avec quelque succès de légionnaire à lieutenant-colonel. Quelques missions extérieures, trop rares hélas, et séjours outre-mer ont émaillé le parcours. Je fus le 20e rédacteur en chef de Képi Blanc et le premier « titre étranger » à être titulaire de ce poste qui allait alors de pair avec la direction du service historique et celle des musées. A ce poste et par ailleurs, j’ai fait publier une anthologie de la poésie légionnaire, à laquelle ont collaboré nombre de mes subordonnés, primée par l’Institut de France. J’étais, jusqu’à maintenant, convaincu d’avoir assuré toutes mes fonctions, des plus humbles aux plus prestigieuses - à mon modeste niveau - avec honneur, fidélité et une certaine compétence reconnue par mes pairs et mes chefs, vertus auxquelles j’ajoutais un certain panache ; mes subordonnés m’ont semblé toujours «obéir d’amitié», ce qui me faisait être naïvement convaincu d’avoir servi honnête et fidèle - au diable la fausse modestie - dans la droite ligne de l’esprit Légion, cet esprit qui m’a servi de guide dans ce qu’il a de meilleur, et de garde-fou dans ce qui pourrait y avoir de moins bien. Quelques rubans sont venus colorer ma modeste poitrine, à tort évidemment. Quant à l’esprit, mes convictions ont été mises à rude épreuve, une première fois, par l’action d’un personnage qui s’est immiscé, insidieusement, mais tout de même aidé, sinon encouragé, dans le cercle restreint des officiers où, civil, il n’avait rien à faire. Quelles que puissent avoir été ses qualités – et il en avait – sa présence sonnait faux et apparaissait comme incongrue dans cet environnement, surtout lorsqu’il émettait des opinions et des jugements de valeur sur tel officier ou tel autre. Alerté par un ami, je l’ai, en quelque sorte, chassé de ma mémoire. Dès lors, mon regard le traversait, transparent, vers un improbable horizon. Malgré ce manquement à l’esprit, la vie reprenait son cours agité ou paisible.

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Mais depuis peu mes résistances sont tombées. Comme une citadelle de demi-certitudes tomberait, sous les coups de boutoir d’un pur parmi les purs, Vestale exécutant son sacerdoce, Hestia devrais-je dire. La pureté du feu habite ce moderne gardien du temple qui émet des bulles quasi pontificales. C’est ainsi que j’appris, au hasard de mes nombreuses lectures parmi lesquelles les bulles pontificales, que tout officier, sous-officier ou militaire du rang qui ne serait pas abonné à Képi Blanc et qui ne serait pas membre d’une amicale ne serait pas un « vrai légionnaire », qu’il aurait employé le temps passé sous la grenade à sept flammes à se servir et non à servir la Légion, selon la formule consacrée. Une sorte de Jeanfoutre, quoi! J’encourage, bien évidemment, chacun à devenir membre d’une amicale, après une formalité simple, non rébarbative, et à s’abonner à notre magazine Képi Blanc. Je crains néanmoins que la méthode employée de mise en accusation de la très grande majorité des anciens légionnaires, ne soit contreproductive. Dieu merci je suis inscrit sur les rôles d’une amicale, mais ça date de peu, et honteux, je l’avoue ; Képi blanc, je le reçois d’office. Malgré ces deux conditions sine qua non, ignorées par moi dans leur impérieuse nécessité de désigner les bons légionnaires, de séparer l’avoine de l’ivraie, comme le président de la République sépare les soldats combattants des autres soldats ( ?), je ne sais plus où me mettre sauf à passer sous les ignominieuses fourches caudines.

Dans un autre domaine, mais qui reste, malgré tout, dans le même ordre d’idées, j’ai lu, par un « ricochet plagiaire », un intéressant texte émanant d’un certain Laurent Nice, sur le bénévolat. L’auteur y oppose le bénévole au yaka, son ennemi juré. J’approuve entièrement le propos, et force m’est de constater que, par exemple, certaines de nos amicales développent une activité intense sous l’action de leurs bénévoles présidents. Ces présidents sont dignes d’éloge car ils s’investissent corps et âme dans leur bénévolat, dans leur mission, avec beaucoup de réussite. Même si je regrette, ici ou là, que le mot légionnaire ne figure pas explicitement dans le nom de l’amicale, voire que l’intitulé puisse porter à confusion... ils doivent être félicités par chacun d’entre nous pour ce qu’ils font. Je loue leur dévouement et me réjouis, réellement, de voir le nombre d’importantes et heureuses initiatives à mettre à leur actif et dont les voyages à Camerone ne sont pas des moindres. Bien sûr, les amicales ayant un grand nombre de membres connaissent sans doute moins de difficultés – je pense à celle de Puyloubier-Aix-Ste Baume, je pense aussi à celle de Marseille, je pense à celle de Vaucluse – que les plus modestes qui drainent, par leur positionnement géographique, moins d’adhérents, plus éparpillés et, par là même, moins inclines à organiser ou pouvoir organiser de belles opérations. A côté des bonnes et belles initiatives il en est de moins heureuses, à mon sens, quand elles dépassent le périmètre d’action qui est imparti aux associations fédérées. N’a-t-on pas reproché, à juste titre, à Ségolène Royale, présidente d’une région française, d'avoir parlé en Afrique au nom de la France ? Dans le cas de nos amicales, ne jetons la pierre à personne. Nul ne le mérite dès lors qu’il n’existe pas de « brevet d’administrateur d’amicale ». Tout se fonde sur le bénévolat animé par le bon sens acquis d’une solide expérience militaire et des principes qui en découlent, de l’éthique personnelle et de groupe, et de la valeur morale des individus. Mais on peut parfaitement appartenir à l’administration d’une association, d’une amicale, d’un groupement d’amicales, sans que le bénévolat soit total bien que les autres conditions soient réunies. Quelque rémunération qu’un administrateur reçoive dans nos associations militaires, elle ne sera jamais de nature à payer son travail réel. Elle servira au mieux, au remboursement de frais exposés, au pire, à augmenter la tranche d’impôts des concernés. 13


Et dans le fond, en toute honnêteté, ne devons-nous pas reconnaitre que toute action entreprise pour le bien de tiers, surtout bénévole, ne constitue pas pour son auteur le désir de se bien faire voir ? d’obtenir une prébende ? la reconnaissance d’autrui ? une décoration ? une place au paradis ? Que sais-je ? Mais nous restons entre gens de bonne volonté et de bonne compagnie, ne voyons pas le mal là où il n'est pas! Laurent Nice, l’auteur du texte en question qui est assez drôle, ne pose pas la question de la « récompense » du bénévole, ce qui n’est pas le cas du transmetteur de texte, par le « ricochet » dont je parlais, qui préconise lui, ni plus ni moins que la dissolution de l’association qui emploierait, hors la loi (!), un bénévole. Gare ! Saint Just n’est pas loin… tout comme la roche tarpéienne est proche du Capitole. Non, Laurent Nice se cantonne aux seules catégories d’individus : bénévole et « yaka faucon » sauf, dans le texte original et dans sa dernière phrase où il met au jour une autre sorte de personnages, « mammifères bipèdes plus nombreux que les yaka et plus sournois » : les gros cons. J’en suis sans doute, mais pas gros ! Antoine Marquet

Le légionnaire - Paul Dalbret – 1911 Depuis longtemps la raison du plus fort Tenait courbés les bons vieux de l'Alsace Mais dans leur coeur opprimé par le sort L'amour de la France était toujours vivace Lorsque son fils atteignit dix-huit ans Sa vieille maman murmura les mains jointes : "Pars vite en France t'engager mon enfant Tu ne dois pas servir les casques à pointes"

[Refrain:] Il écrivait souvent à sa maman : "Je suis heureux, car dans mon régiment On me dorlote, on n'me fait pas de reproches" Puis essuyant ses larmes qui coulaient Le pauvre gars pensait : "Elle mourrait Si elle savait qu'on m'appelle l'sale Boche" Les légionnaires sont partis au Maroc Un jour surpris par une fusillade Le capitaine voulant éviter l'choc Tombe frappé sous l'feu d'une embuscade Mais l'Alsacien s'élançant comme un lion Sauve l'officier pendant que les secours approchent Quand l'colonel lui demanda son nom Il répondit on m'appelle "l'sale Boche"

[Refrain:] Lorsqu'à Nancy au bureau de recrutement Il vint joyeux signer son engagement Le sergent dit : "Regardez moi cette caboche Dans leur pays lorsque ça n'a plus de pain Ca vient chez nous espionner son prochain Pour la Légion, c'est encore un sale Boche" En Algérie son accent alsacien Dont il n'avait pas pu se défaire Le faisait prendre pour un vulgaire Prussien Et détester des autres légionnaires Les rempilés ne pouvaient le souffrir Il avait beau poursuivre la droite route Tous les prétextes étaient bons pour punir La tête carrée, le mangeur de choucroute

[Refrain:] Devant tout le monde son chef le décora En s'écriant : "Rappelez-vous braves soldats Dans la Légion, il n'y a pas de différence Quand le drapeau vous conduit au succès Y a plus d'Allemands, d'Italiens ou d'Anglais Vous êtes tous les soldats de la France."

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Noël Solidaire La vie est un combat Elle est celle pour qui l'on doit se battre Se défendre soi même Et cela en tout temps. Elle nous appartient et n'est pas tienne Défendant des valeurs Elle est notre vie tout simplement.

Mais alors que devient l'autre Devant nos choix et l’égoïsme D'une misère qui n'est pas notre Que d'espérer le fuir et pratiquer l'altruisme ..! Mon pauvre Ami, qu'es tu devenu Devant le genre foutisme Tu es bien seul aujourd'hui à la rue .

Noël approche, les lumières brillent Mais dans ton combat Tes yeux de larmes s'en éblouissent ..! Je viens vers toi, ainsi, aussi devant ta vie Espérant que ceux qui m'envoient Te ramèneront à tes bons souvenirs ..!! La vie est un combat .."

Dans celui-ci, nous ne sommes jamais seul Car l'autre sur son trottoir, m'entraine avec lui Sur les limites de son propre seuil ... Solidarité !, me direz vous .. Je répondrais ""DEVOIRS" ..! Que de l'accompagner A la porte de son mouroir.

Si tu fut Légionnaire, homme de la rue ... Ancien, accepte alors cette main Pour qu'en cette nuit de Noël Ensemble on partage le pain ..! La vie est un combat, qui vaut d'être vécu Non pas que pour soi ..! Mais avec nos compagnons qui sont à la rue.

Marie Quilichini

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Les vœux du Calabrais Au moment où l'année 2012 s'achève Et que l'année nouvelle la relève, C'est pour moi un grand honneur De vous présenter mes vœux de bonheur.

Je les adresse à tous mes camarades, Anciens légionnaires de tous grades, Et aussi à tous les sympathisants De notre amicale et adhérents.

A cette année nouvelle qui frappe à la porte, En vos noms je demande qu'elle vous apporte La solution aux projets qui vous tiennent à cœur C'est là mon vœux le meilleur

Dans vos familles et pour tous vos proches Une année entière sans reproches. Cette année nouvelle est généreuse De réussites elle est prometteuse.

Oublions, l'espace de quelques instants, Les tracas et les mauvais moments, L'optimisme devra être de rigueur Car l'avenir est prometteur.

En vos noms, je demande au ministre de la finance D'améliorer notre intendance. Nos conditions de retraite améliorer, Substantiellement les pensions revaloriser.

Avec détermination et poliment, J'adresse une requête au Chef du Gouvernement, Pour que l'année nouvelle Remplisse un peu plus notre escarcelle.

J'ai aussi une petite pensée pour nos camarades Légionnaires de tous grades, Que leurs âmes désormais Peuplent les cieux à tout jamais.

Ancien légionnaire Antoine Giarmoleo dit le calabrais. 16


Repas de Noël. Le repas de Noël de l’ALEME aura lieu le vendredi 14 décembre 2012 à 12H00 à l’Eurotel, Centre Commercial du Fenouillet, 34474 Pérols. Apéritif : Kir pétillant, jus de fruit, feuilletés chauds, olives, cacahuètes. Menu : Foie gras des Landes et ses toasts. Civet de biche. Fromage. Omelette norvégienne. Vins et café compris. Prix : 30.50€. Participation de l'AALEME pour ses membres à jour de leur cotisation : 5.50€. A régler auprès de notre trésorière, avant le jeudi 6 décembre 2012 : 25€. Mme Simone Lemarié, 9, rue Louis Blériot, 34470 Pérols.

Notre trésorière est à la disposition de tous les membres, non encore à jour de leur cotisation 2012.

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Assemblée générale extraordinaire de l’AALEME Elle aura lieu le dimanche 13 janvier 2013, au 6 bis rue des Pointes, 34920 Le Crès. Horaires et déroulement : 10H00 : Accueil des membres de l'AALEME. 10H30 : Assemblée générale. 11H30 : Accueil des AALE. 12H00 : Apéritif. 12H45 : Déjeuner. Menu : Brochettes de filets de Cailles. Queue de Gambas sauce grand siècle. Suprême de Chapon sauce foie gras. Assiette du fromager. Royaume et galette. Café. Vin.

Ordre du jour - Minute de Silence, - le rapport moral du secrétaire général, - le rapport du trésorier. - le rapport du vérificateur aux comptes, - Le plan d’emploi des ressources pour 2013, - Modification de l’article 4 des Statuts, - Le renouvellement, par tiers du Bureau.

Prix : 30€. A régler auprès de notre trésorière, avant le mercredi 9 janvier 2013, Mme Simone Lemarié, 9, rue Louis Blériot, 34470

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Repas de Noël Madame, Monsieur participera au repas de Noël de l’AALEME, le vendredi 14 décembre 2012 à l’Eurotel, Centre Commercial du Fenouillet, 34474 Pérols. Il sera accompagné de

personnes.

Montant 25€ pour les membres de l’AALME à jour de leur cotisation, 30.50€ pour les extérieurs. Ci-joint un chèque de

€ à l’ordre de l’AALEME.

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Repas de l’assemblée générale. Madame, Monsieur participera au repas de l’assemblée générale de l’AALEME, le dimanche 13 janvier 2013 au 6 bis rue des Pointes, 34920 Le Crès. Il sera accompagné de

personnes.

Montant 30€. Ci-joint un chèque de

€ à l’ordre de l’AALEME.

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BON POUR POUVOIR POUR L’AG. Je, soussigné (e) : Nom (chèque joint ), N° Montpellier et environs.

, prénom à jour de mes cotisations de carte de membre de l’amicale des anciens de la Légion Etrangère de

Donne pouvoir à M. de me représenter à l’assemblée générale extraordinaire de l’Amicale des Anciens de la Légion Etrangère de Montpellier et Environs qui se tiendra le dimanche 13 janvier 2013 à 10h30 au 6bis rue des Pointes, 34920 Le Crès. , De signer la feuille de présence, prendre part aux délibérations, émettre tous avis, voter sur toutes les questions à l’ordre du jour, pour l’élection des membres du conseil d’administration, et généralement, faire le nécessaire. Fait à

, le

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Maquette bulletin 12/04