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L'Afrique du Nord illustrée. 1936/04/04.

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Nouvellesérié,N°779. — 31eAnnée. Prixdece numéro: 2 francs. SAMEDI4 AVRIL1936.

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II ANNONCES

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uneCitroënqui totalisemainteJ'ai nant plus de 70.000 kilomètres sans une seule révisiondu moteur", écrit à Mobiloil,M. JacquesLeclère, Ferronnierd'Art,19,rueDupin,àParis. "Je demandeà ma voitureunservicetrès dur, mais depuisqueje l'ai, >egraisseavecMobiloil.Je n'aijamais eu le moindreennui". "Cela fait plaisir d'apprendredes choses comme celle-là", disent les

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DANSLESUDALGERIEN Ombreset lumièrescontrastent étrangement à cette entrée de gourbi.

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L'AFRIQUE

DU NORD ILLUSTREE

ALGER La fête des fleurs de la Maternité

de l'OEuvre à Alger

de la MaLafête enfantineorganiséepar l'OEuvre fut l'une des ternitédansles salonsdu Saint-George plusréussiesde la saison.Lesbambins,garçonset fillettesqui en furentles acteursméritenttoutesnosfélicitationsainsi, bien entendu,que leurs professeurs. fut des pluscompletset, dès le déLe programme exécutadé façonparbut, MlleNadiaTroukhmanoff faite la dansedu « BeauDanubeBleu». Sa maîtrise, extraordinaire pourses dix ans, fut très remarquéeet applaudie.Puis,RogerDazzi,excellentcommandant

desdeuxfaçonsen optantcependantpourla deuxième. Lorsqu'elleprésenta « Le vrai visagede Paris», OdettePannetierne déçutpoint..Ellefut, commechacun s'y attendait,rosseà souhaitet montra, d'autre part, qu'ellene manquepointde coeur.Ellesut, tour à tour, raillersans méchancetéet émouvoirsans comédie.Lesmotsjustes,faisaientimags,précisaientles traversou les qualitésdes personnages qu'elledépeignait avecuneverveétourdissante. Passanten revuetouteslesclassesdé la population elleenmontraavecnettetéles ridicules,les parisienne, petitsviceset n'omitpoint,en contre-partie,d'en déMlleMmlij Toiilutit,dans « le pus des-fleurs », taillerégalementle bon sens,le boncoeur.En somme, de Léo Delibes. elle dosade tellefaçonle beauet le laid,qu'à la fin, mal de rosserieset parfoisd'impertinences malgrépas « Il était matelots a vecses devaisseauexécuta, quinze (les femmes être sans impertinentes choquer p euvent Faisantrevide navire un petit », façon impeccable. dernièreest que le beaudola bonsens),l'impression l e des leurfraîcheur avectoute e nfantine, temps vre, Levraivisagede Paris,conférence. mine. des marquisesparfumées,garperruquespoudréeset été ? Comment en aurait-il autrement VéritablepabienOdette mais balJe connaissais chantantun en et fillettes Pannetier-journaliste interprétèrent çonnets Tousceux risienne,OdettePannetierjointà unsensaigud'obser». let : « Surle pont d'Avignon je nemela représentais pasenconférencière. viveet parfaitementéquilibrée. La jeuneétoileMadyToulantmérita,par sa grâce d'ailleursqui emplirentla sallePierreBordes,au soir vationuneintelligence, et la perfectionde sa danse,les applaudissements qui où elle présenta« Le vrai visagede Paris», se trou- Le pluspetit détailqui,souvent,échappeau commun lui furentprodiguéspour l'exécutionqu'elledonnadu vaientdansmoncas. Aussiétait-ceavecune impa- des mortels,luiest un sujet de campersa victimede tienceteintéede curiositéque l'événementétait at- façonoriginalesans doute,maisaussi,sincèreet vé« Pasdesfleurs», deLéoDelibes. ridique. Le grand final permit aux bambins,personnifiant tendu. A vrai dire,je préfèreOdettePannetier-journaliste. J'étaisde ceuxçui octroientle succèsremportépar sur la scène de bellesfleurs,d'évoluergracieusement à ce qu'elleporte de l'assistanceentière. eux applaudissements Mais,quel'onnese méprenne pointsurlesensdecette OdettePannetiercommejournaliste et journaliste, les enfantsde leurspei- phrase.Conférencière Et puis,pourrécompenser je l'aimebeaucoup juponet nonpantalon.Celaest faux; j'en ai aujpurnes,M. Laviefit travaillerses chienssavantspourla plusgrandejoie de tout le monde. A tout dire,ce fut unefête très réussieet l'OEuvre de la Maternitéméritaitbien qu'on l'encourageât.En effet,il est utile d'aiderceuxqui s'y dévouent.Quelferontmieuxcomprendre pourquoi.L'an quesprécisions deux a distribuéauxenfantsnécessiteux passé,l'OEuvre millesept cent dixboitesde lait et les secoursont dépasséla sommede centmillefrancs.Ceschiffressont suffisamment pourque nous éloquentspar eux-mêmes lescommentions. qui se posèrentsurelle surprisedesregardsinquisiteurs dèsson arrivée.Il n'y eut d'ailleursaucunegêneet le » mit chacunimsouriretrès francde notre« consoeur médiatement à sonaise. Pendantprèsd'uneheure,OdettePannetierfut une charmantecamaradepas du tout venimeusecomme certainss'attendaientà pouvoirle constater,maisplutôt timide.NotreprésidentFerrariluitraduisitexcellemmentla penséede chacunen l'appelant« Moineau dé Paris», alorsque,dé sonaveumême,elleest plus souventtraitéede « vipère» et autresnomsd'animaux aussipeu.sympathiques. Souhaitons que l'accueilfait à:OdettePannetierpar les journalistesalgéroissoit pourelleun bonsouvenir commele sera pournousson passage.

Odette

Pannetier

à Alger

Chezles Journalistes. • Le bureauet lesmembresdu Syndicofdes Journalistesprofessionnels ont offertun apéritifamicalà leur confrèreOdettePannetierlorsdesonpassageen Alger. C'est avec une curiosité« extra-professionnelle » que nousattendionsla venuede cette jeunefemmedont la renommée, la gloire,peut-ondire,n'estdue qu'à ses mérites.La choseestassezrareaujourd'huipourqu'on la souligne.El puis,étant de « cheznous», celaétait en mêmetempsflotteur.Aussidut-ellene pointêtre


L'AFRIQUE d'hui la convictionprofonde.Lorsqu'unefemmepasse où passa notre confrère; lorsque,pour se documenter de façon réelle, elle n'hésite point à se grimer afin d'approcherles personnalitésqui la craignent ayant beaucoupà cacher; cela suffit à montrerà quel degré la véritéest le seulbut vers lequeltend ce journaliste en jupons. Comment,dès lors, lui reprochercette franchise? Il est si rare aujourd'huide rencontrerun être humain qui osé parler sans détours. Or, Odette Pannetier va toujours droit au but. Sans doute, un idéal qu'ellecroyait atteindreet qu'elle manqualui fait-elle

DU NORD

ILLUSTREE

paraître plus amèrescertainescirconstancesde la vie qu'ellesouligneavecnetteté. Cependant,elle eut pu, parlant de notre Célimène, se tailler un facile succès en accusantavec rosserie ses traversconnuset déjà ressassés.Ellepréféramontrer l'amourde la grande« Cécile» poursa vieillemère. Cela mérite une remarqueparticulière. Je m'efforceraid'être sincère.Commeje l'ai dit au débutde ces lignes,je préfèreOdettePannetierjournalisteà Odette Pannetierconférencière.Beaucoupd'auditeurssont de monavis. Mais, ce n'est pas un cri de désespoirni la marqued'une désillusion.Au contraire,

3 nous devons,nous, Nord-Africains être fiers de ce fait que le ballon d'essaislancé par elle, l'ait été chez nous.Ce sera, grâce à la froideur« superficielle» de l'auditoire,le meilleurenseignementqu'Odette Pannetier puissetirer de cette expérience.Et je ne doute pas qu'ainsi instruite,grâce à son intelligenceet à la finesse de son esprit d'observation,notre sympathique confrèrene deviennebientôt une excellenteconférencière, au mêmetitre que je me plais à la reconnaître commel'un des meilleurset des plus fins journalistes et pamphlétairesde notre époque. GérardBESSE.


4

L'AFRIQUE

Géorgiques

DU NORD ILLUSTREE

sahariennes PRINTEMPS

En octobre1903 passantOutreaux défensesd'un Gouvernement timoré,le maréchalLyautey,à l'époque créaitle poste commandant du Territoired'Aïri-Sêfra, de Colomb, nomd'un officiersupérieurqui avait,autrefois,exploréla région,et auqueloh adjoignit,pour le biensituerdans l'espace,le nomlocalde Béchâr, quiest celuide la montagnequi commandéle pays. Avantcette créationd'uneredoutemilitaire,deve^ nue aujourd'hui,trente ans après sa fondation,un centreeuropéende trois,cents habitants,deux ksars se disputaientl'hégémoniedé la vallée; au Nord, Ouakda; au Sud,Takda,qu'un rubandé sept kilomètresde jardinsséparaient,et dontles escarmouches, désolaientla contrée, sansfin recommencées, Edifiésur la rivedroiteet en avaldé l'ouedBéchar, Takdaest à l'imagedesksarsdu granddésert. Protégédé toursde guet en toubpâleet merlonnées, et de guingois,on n'y peut pénétrerquepar lépreuses de raresportesbasses,et presquetoujourscloses.Mais la curiosité,pourceluiqui vientdu Nord,ce sontses ruescouvertes.Nonpas de lattesou de loquescomme à Fèset à Tunis; non dé «toldos» commeà Murcie, dèslogisqui leschevauchent. maispar lesconstructions Unepremièreconséquence dé ce dispositifbarbare, c'est qu'unerue du ksarde Takdaest un couloiropaque, un boyaunoir, sans une échappéede lumière, sansun « regard» versleisoleil,où l'onne peut circuler queprécédéd'un flambeau,avec,à chaquepasque l'on hasarde,l'appréhension de trébucheret de rouler dansun siloou de heurterdu front on ne sait quoi de menaçant.On pense aux villes « eatacombales », dontparleMaeterlinck danssonétudesur lestermites. Et c'est bien cela : une termitière,une catacombe, un hypogée... Ces artères troglodytesprésententpourtant des avantages.D'abordellesdéfendentles ksourienscontre la fureurdu soleilet lestornadesdu ventde sable, presqueperpétuelsici. Maisleur premièreutilitéest d'ordredéfensif.Au tempsque l'ordrefrançaisn'avait pas désarméles tribusdivisées,ces passagesde termitesrendaientpresque impossibleun investissementpar l'ennemi.Fût-il parvenuà tromperla vigi-

lieflclx dans l'oned. lancedes « chouafs» appostésaux créneaux,qu'il se fût égarédansle dédaleténébreux. A rencontre,cette existencede cloporteoffre un de ceuxqui l'adopdangervisiblesur la physionomie tèrent.Soustraits à l'asepsiemiraculeuse de la lumière, ces iucfugesont touslesmauxqu'engendreun air vicié, et que l'ombrepropage,d'où ce pullulementde phtisieset de chloroses,lesquelles, aux afconjuguées fectionsoculairesgénésiques,hydriqueset cutanées, produisentces anatomiesde monstreset de momies qui circulentcommedesombresdanscetteombreéternelle. A l'inversede Takda,Ouakda,son ennemieintime

DU

SUD

Onl'abordesanspasd'hier,n'est pas unecatacombe. ser sousle joug d'une portebasse.Ouakdaest une villeouverte; sa positionsurélevéesur la rivegauche de l'ouedsuffisantà sa défense,ellen'a pas cru nécessairede s'enfermerdansdes murailles,ni de faire desesruellesun labyrinthe souterrain. Et Ouakdaest charmante.Ce ne sont que canaux, quepuisards,que cavernes,où courtou dortune eau verte,uneeau bleue,uneeau blonde.Dèsl'abordon est charmé,et ce charmepersiste.Là, sur une vague placette,que dominela maisonfortifiéedu caïd, un bassinprofondsommeilleencadrédans l'ogived'une voûtede tuf ocré.Pleined'ombre,frappéeseulement d'unesagettede lumière,cette nymphéeest l'objectif de tousles porteursde kodaks. A côté, sousla gardemystiqued'un maraboutau beaunom: « SidiAbd-n-Nour » (l'Esclave de la Lumière), parmidesdallesderochebleue,flueunesource ascendantehantéede tortuessacrées,qui s'ébattent dansl'eautiède.Et partoutdes recoinsd'un pittoresquequi ravit. Maisla grandepoésiede l'oasisd'Ouakdarésideen ses jardins,lesquelspourune grandepart, alimentent Colomb-Béchar en fruitset en légumes. Souslespalmes, irriguéspar des séguiasmusardes,se juxtaposentles damiersde fèveset de salades,de betteraveset de choux,de radiset d'oignons: une fastueusemosaïque qui chatoiedansle soleil-Ah ! noussommesloin d'Igli,où la terreest nuesouslesarbres! Je ne verrai cette abondancemaraîchèrequ'à Timimoun. Plusquedesmaraîchers, leshabitantsd'Ouakdasont descéréalistes. Alorsquepartoutailleurs,un « champ» d'orgeou de blé est du formatd'un dominoou d'un mouchoir de poche,ici,pourla premièrefoisau désert, je voisdes champsdignesde ce nom.Partout,souverain, « le brin d'herbesacréqui nousdonnele pain» ondoieet ��tincellecommeune merde béryl,où les chevauxdu ventse roulentet caracolent! Ona l'impressiond'une Beaucesaharienneminuscule. Aprèsla pistearidequ'ona suiviepourvenir,quelle caressepour les yeuxque ces vaguesde lumière verte,où le vent chauddu Suda creusédes alcôves, qui invitentau repos.S'étendrelà, se noyerdonscette onde végétalequi flamboie ; sentir battre les sèves

qui gonflentlès épis; puis,ivre,régénérépar ee mariage avec la terre, devenufaune, sylvain,centaure, et cupides;pune pluspenserauxhommeshypocrites blierle poisonde l'amouret dès livres,et qu'il faudra mourir! Descarrés d'orgesprécocessont déjà moissonnés. Dansd'autres,on moissonne, et je revoisici ce queje visailleurs; lesépismûrscoupésà l'aided'unefaucille à dentsde scie.Dansun enclos,ils sont six jeunes garçons,dontle plusâgépeut avoirquatorzeans.Accroupissur un rang, la faucilledansune main, une poignéed'orgedans l'autre, ils coupentcelle-cià ras du sol en progressantsur les talons. Cesmoissonneurs puérilsqui devisentet qui rient, qui ont des rosespasséesau pli de leur turban,ces moissonneurs sansrideset vêtusde candeur,avecl'om-

Un senliersous les palmesà Ouakda.


L'AFRIQUE

DU NORD ILLUSTRÉE

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bre des palmesbalancéessur leur front, et là.-basl'a dune rose commeune vague de corail,quelleexquise fresquebucoliquepour un Puvisdé Chavdnnes,un Corot, un Monet... Alorsqu'en Franceet partout l'hommeest l'esclave de la Glèbe,ici pas trace d'effort, huile trace de servitude.Ce qui là^basest une fâche, est ici un plaisir. Icilà Natureest une mère,une mère'et une amie, du lieu d'être une marâtre qu'on âhathémdfise.Ces moissonneurs qui fient, ah ! que de compassionils m'inspirentpourlesserfs révoltésd'Occident,qui blâs-, phèrnëh'tet qui Suent,eh dépit de leursmachines! Je les regardé,Et je comprendslé secret qui fait que ceux-cijouent lorsquelés autres jurent : ils iimi= tent leursbesoins,lés autreslesexcèdent,Et j'apprends lé secretdu retoura l'Agéd'Or, et de vivremoinsdurement'qu'à la suéûr dé son front; et d'obtenirque l'Actionrestela soeurdu Rêvé: le retourà la faucille: limiterses désirspour limiterses peines,Et l'erreuret lé tort de;la civilisationbêtement.utilitaireque l'on apporte à cés:sages,c'est dé leurcréerdes besoinsqu'ils. D'où:l'amertumeet la révoltequi ne peuventsatisfaire,.. fermententéh d'aucuns. A notre retourdès jardins,ivresde joie et dé beau-. té, le caïd.Si Larbinousouvrela chambrehaute où il reçoit ses hôtes. Lès palmessont si prêches, que n'étaient les grillagesqui fermentles fenêtres,sansvitres ni;volets,on les pourraittoucheren étendant la main: on est commebalancédans leur houle alanguie.., Unefacehumainehostile:ou simplementmoroseeût

sés nouveauxtimbrés. taine d'habitants, il n'y a que deux « haratines» — et pas un juif. Cet insignifiantpourcentagede sang noir expliquece fait paradoxal: les Ouakdissonttous blancs. Commeleursfrèresde Figuig,les hommesd'Ouakda sont des Berbèresdemeuréspresquepurs: Des Chlêuh,me préciseavec fierté le caïd Si Larbi,qui a le facièsfrancet virilde sa race. Ah ! regardons-lesbien, ces visagesfraternels,car dansnotre ce sont les derniersque nousrencontrerons marchevers le Sud.Ni à Tarit, ni à jgli, ni à BeniAbbès,bien moinsà Timimouh,nous ne reverronsces hommesblancs;sans mélange. Ici commencel'Afrique noire et finit l'Afriqueblanche: Ouakdaest le vestibuleou le finistèrede l'Ethiopie(1) . Ici finit le règne de l'« homoeuropeus». Ouakda:passée,le négroïde hideuxva tout contaminer,tout salir, tout réduire: le noir mangerale blanc; le primateprimera l'homme. N'eussent-ilsque ce mérite: d'avoirdéfendu leur sang contre les contagionsnègres,d'avoirsu rester purs malgré les sorcelleriesde la Calypsonoire,que ces hommesauraient bien servi l'humanité.

Pour regagnerBéchar,nous repassonsdans les jardins. Soudain,là-bas, là-haut, une voixhumaineanime les frondaisonsdes palmes; puis deux,puis trois,puis dix, tout un choeuraérien s'enfle, atteint les amplitudes du plain-chantliturgique.Lescolombesroucoulantes se sont tues pour l'entendre,et le vent dans les brancheset l'eau dans les séguias,et je m'arrête pour l'écouter... Ah ! je la reconnaiscette psalmodied'en haut. Elle est l'implorationdes hommespu Créateurau Prophète Un bassin d'irrigation à Ouakda. et aux Saintspourqu'ils bénissentlesnocesdespollens et des pistils,afin que les beauxarbresproduisentde gâté notre joie. Le caïd Si Larbiest l'hôte le plus af- beaux régimes.Ce psaumeest l'ithalamede la Fructifable que j'aie jamais croisé.Aucunfaste, mais une fication; simplicitéet une franchisequi réjouissent.On peut lui nous zigzaguonsdans la verdure jusLongtemps tendrela main: il ne nousreprocherapas le verrede qu'auxgenoux.Nouserronspar les sentesvoûtéesde thé qu'il nousoffre... branchesd'abricotiers,de figuiers,de grenadiers,cellesIl me fallait venir ici, être l'hôte de Si Larbi:ben ci illuminéesdesétoilespourpresde leursfleurs. Sliman,pour retrouverl'antique usage de la prégusLe long des courantsd'eau, de minusculesliserons, tation, adoptéepar les empereurset les patriciensde des myosotissauvages,ouvrentdes yeuxromantiques ; Rome,et pratiquéeencorede nos jours chez les Zou- au-dessusd'un mur bas, des rosesqui embaument lou et chez les Abyssins.Aprèsavoir trempéun mor- noussourientcommedes bouches.Et là-haut, faucilles ceau de sa « kessera» dans les mets qu'il nous offre, d'émeraudeau poingd'invisibleshouris,les palmesbale caïd le porte à sa bouche: preuvepubliqueirréfu- lancéesfauchentd'invisiblesgerbes... table que sa nourritureest saine... Claude-MauriceROBERT. Au cours de notre promenade,anomaliedont je m'étonne,nous n'avonspas rencontréun seul nègre. Au sens figuré sinon géographique; nu sens (1) Je demandel'explicationde cette singularitéau caïd êlymologiqucaussi, puisque K-mol EthiopiesigniSi Larbi,lequelnousdit qu'à Ouakda,ksar d'unecen- fie : le pays des hommesau visagenoir.

Une de

nouvelle

timbres-poste

émission algériens

Le GouverneurGénéralinformeles intéressésqu'à l'occasiondu dixièmeanniversairede la créationdes timbres-postespéciauxà l'« Algérie» il a décidé de procéderà une nouvelleémissionde ces figurines. UneCommissiona été instituéepour rechercher, parmiles paysageset les sitesde l'« Algérie», les sujets des nouveauxtimbres-poste. Lesnouvellesfigurinesserontgravéesen tailledouce et seronttoutes de grand:format.Ellesseront impriméesdans les ateliers spécialisésde l'Administration des P.T.T. Métropolitaine Ellesserontmises en vente dans tous les bureaux de posted'« Algérie», au fur et à mesurede leur livraisonqui a commencéversla fin du moisde mars, par le timbrede 0 fr. 50. La livraisons'échelonnerajusqu'enjuilletprochain, peur lesautresfigurinesde la série. aveclesnouveauxtimbres,ceuxdes Concurremment modèles1926 serontencorevenduspendantplusieurs mois,jusqu'àépuisementdes stocks.

Général de l'Algérie Le Gouverneur est reçu par la Presse Nord-Africaine à Paris à Parisa Le Syndicatde la PresseNord-Africaine reçuà déjeuner,il y a quelquesjours,dansun des salons du restaurantMarguery,M. GeorgesLé Beau, Gouverneur Généralde l'Algérie. Ce fut l'occasion,pour le chefde notrebellepossession d'outre-mer,de prendre contact, non seulement avec les collaborateursparisiensdes grandsquotidiens algériens,maisaussi a^/ectous ceux de nos confrères qui, dans la presseparisienne,s'occupentdes affaires algériennesou nord-africaines. Grâceau vatel, un oranais,qui dirigele restaurant Marguery,la chère fut exquise,les vins excellentset l'ambiancedes plusagréables. Parmiles personnalitésqui, à la table d'honneurentouraientleGouverneurGénéralLe Beauet le sympathiqueprésidentdu SyndicatPaulLambert,nousavons noté la présencede MM.Voizard,chef du Cabinetde M. AlbertSarraut,ministrede l'Intérieur,et président du Conseil; Vilar,directeuradjointdes Affairesalgériennesau Ministèrede l'Intérieur; Milliot,directeur généraldes Affairesindigènesau Gouvernement Généralde l'Algérie; ElyséeSabatier,présidentdu Comité de l'Afriquedu Nord,ancien présidentdes Délégationsfinancières; Rivière,chef du Cabinetdu Gouver-


L'AFRIQUE Labanne,et le lieutenant neurGénéral; commandant Audricde sa maisonmilitaire; Rozier,chefdu secrétariat particulier; Boussenot, présidentdu Syndicatde la Pressecoloniale ; Falck,directeurde l'AgenceGénéralede l'Algérie; Francoul,présidentde « l'Oasis», etc.. Nosconfrèresétaientégalementvenusnombreux pour témoignerleur déférentesympathieau GouverneurGénéralet aussipourfêterceuxdes leursqui, ce joùr-là,étaientà l'honneur. En effet, a l'heuredes toasts,aprèsavoirsaluéles invitésdu syndicatet les avoirremerciéspar un mot aimablede leur témoignagede sympathie,M. Paul Lambertfélicitales nouveauxpromusou nommésdans l'ordredé îâ Légiond'honneur,nosconfrèresGuetâf, LéopoldBlond,Larchér,promusofficiers,et PaulRo=> ger, norriméchevalier.Puis,il dit lesméritesde Sebil^ et MarcelAzzopard,trésorierdu lot, vice-président, Syndicat;qui,depuisdixans surl'abrèche;,ont contribuéà menerle Syndicatà la prospérité. Aussi,au nom il remetà chacund'eux, dés membresdu groupement, souveniret leurdonnel'accolade. un magnifique Général Se tournantensuiteversM. le Gouverneur de l'Algérie,le Présidentdu Syndicatremerciedé la marquede sympathiequ'il témoignaitau Syndicatpar sa présence. M. Fiori,députéd'Alger,commejournalisteet comGénéraldé1 me parlementaire,félicitele Gouverneur déla franchiseaveclaquelleila abordéles problèmes licatsqui luiont été soumiset le remerciede sonattitude ferme,énergique,et conciliante qui a permisà l'Algériedé retrouverle calme:. Ont prisensuitela paroleMM.Guetat,Paul Roger, Sebillotet Azzoau nomdes nouveauxlégionnaires pardpourremercierleursconfrèresde leurgesteamical; Malkapourdire l'oeuvreaccompliepar la direcà l'intérieuret son chef, tion desAffairesalgériennes M. Vilar.C'estensuiteM. Boussenot qui vientapporGénéralet auxconfrèresnord-afriter au Gouverneur cainsl'assurancede la solidaritéde la pressecoloniale pourl'oeuvreà réaliseren communpourla plusgrande France. LorsqueM. GeorgesLe Beause lèveà sontour pour prendrela parole,il est l'objetd'unebelle:ovation.Le Gouverneur Généralse défendde vouloirprononcerun discours,mais il tient à remerciertrès cordialement le SyndicatdesJournalistesnord-africains de l'invitation si amicalequ'il lui a adresséet plus particulièrementle très distinguéprésidentdu Syndicat,M. Lambert,des parolessi aimablespour lui qu'il vient de formuler. A. A.

L'exposition

DU NORD ILLUSTPCE

M. GeoryesLe Beau, GouverneurGénéralde l'Algérie,a été reçu à Paris par les membres de la pressenord-africaineparisienne.

directeurde l'InstitutMusulman;RobertDavid,ancien Ministre; l'abbé Lambert,maired'Oran; Galle, déléguéfinancier; ElyséeSabatier,présidentdu Comitéde l'Afriquedu Nord; Bonzon,ministreplénipodirecteurdes serviceséconomitentiaire; Fabregoule, ; Boulogneet Vigouroux,anciens ques de l'Algérie conseillersdu Gouvernementgénéral; Gaudissart ; Blottière; le comtedé Béarn; Paul Lambert,présià Padent du Syndicatde la PresseNord-Africaine ris et dé nombreuxconfrèresparmi lesquels: MM. Gravereau,Auguste Richard,Cluny,René Leclerc, Abriani,Douzon,de Jonquières,Boujol,RenéFontaide la ne, Rabattit,etc.. Connaissantla susceptibilité gent féminine,nousnousgarderonsde citer les noms afinde ne pas en omettre,de toutescelles,charmantes et nombreuses, qui rehaussaientdé leur présence l'éclat de cette bellemanifestationintellectuelle,lui donnantun cachetde grandepremière. Et maintenantdisonstout le bien que nous pensonsde l'effortréalisépar l'Ofalaccertes,mais surnous tout par deux de ses meilleurscollaborateurs avonsnommésGabrielAudisioet Eydoux. Leurexpositionest parfaitementréussie,notreexcellentconfrèreRobert Randau,dans un des « paL'O.F.A.L.A.C. A PARIS piers» dont il a le secret,l'analyseraen détailet du pointde vue littérature. « Le Livre en Algérie » Nousnousbornerons à l'activité,c'est-à-direà sou-

Le vernissagede cette expositionavait réunidans l'Ofalac,avenuede l'Opéra,un publicnombreuxet choisi. particulièrement GénéralLe Beauqu'accompagnaient LeGouverneur MM.Milliot,directeurgénéraldesAffairesindigènes au Gouvernement Général; Rivière,chef de son Cabinetcivil; le commandantLaganneet le lieutenant Audricde son Cabinetmilitaire,a inauguréofficiellement cette magnifiqueexposition qui tiendrases portes ouvertesjusqu'au18 avril. Parmiles personnalités qui se pressaientdanscette salledevenuetrop petite pourles contenir,il y avait fout ce que Pariscompted'amisde l'Algérieet dans tousles domaines. Auhasardde nosalléeset venues,nousavonsnoté la présencedes académiciens Paul Valéry,PierreBenoit, GeorgesDuhamel; des écrivainsPierreMille, LeHenryde Montherlant,PierreHamp,Marius-Ary blond,AndréDemaison,EmileHenriot,GastonRogeot,présidentde la SociétédesGensde lettres; Robert Randou,PaulAchard,RaoulStéphan,Jeon Mélia, Crocciki,le généralAzon,quiappartientautant à la littératurequ'à l'Armée,nousavonségalementrencontré l'éditeurForquelle,le députéd'AlgerHenriFiori, des afPeigné,directeur,et Vilar,directeur-adjoint faires algériennesau Ministèrede l'Intérieur; Félix Folk, directeurde l'Agencede l'Algérieà Paris; le Gouverneur général Corde; Si Koddourben Ghabrit,

lignerle magnifiqueagencement,l'installationartistique et pleinede goût, des livres,cartes,gravures,enluminures,reliures,photosqui montrentaux visiteurs, d'unepart, le rôlequejouent,dansla littératurefrançaise,les'éditeurset les auteursalgériens,et, d'aUtrë qui part, évoquentles grandsécrivainsmétropolitains se sont inspirésdé l'Algérie. Dès l'entrée,une grandecarte retientvotreattention par une imageriepittoresqueoù figurent« TartarindeTarasconet seschassesau lion», les « Troisdames dé la Casbah», de Loti; «L'Atlantide», dé PierreBenoît; le « Saint-Augustin », de LouisBertrandet tant d'autresoeuvresqu'ilseraitpar trop long à de Fromentin d'énumérer,de Regnardà Montherlant, Gide,dèsGoncourtà PierreLouys,etc.. Touslesgrandsécrivainssontévoquésdansdifférendesphotographies, dés tes sections,par des manuscrits, », dé Pierre ouvrages.Le manuscritde « L'Atlantide Benoîtest, à cet égard,un désdocumentsles plusintéressants.Onconstateainsique la plupartdesauteurs aimésdu publicont touchéà l'Algérie,lui demandant parfoisle meilleurde leursourced'inspiration. Une sectionparticulièrement importantea été réservéeà Fromentin,ses textes, ses dessins,ses peinturessontun desattraitsde ce salon. Randauvousdira en détail tout ce que réunissent


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DU NORD

ILLUSTREE

typesde l'agriculturealgérienne.Le second,qui a pour titre : « L'Algérieprésenteun domaineagricolebien équilibré», représentela vue aérienned'une exploitation agricoledont les différentescultures,constituées par des tissusde tons chaudset chatoyants,seraient à la surfacequi leurest consacréedans proportionnées l'ensemblede l'Algérie. Pourcompléterla décoration,une table servie,garnie entièrementde produitsalgériens(vins,fruits, légumes, pâtes alimentaires,sardines,conserves,etc.) démontrela véracitéde cette formulequi s'étale sur le fonddu stand,qu'il n'est « Pas de bonnetablesans produitsd'Algérie». Outre les vins,qui sont toujoursenvoyésen grand nombrepar les agriculteursd'Algérie,figurentdes céréales, des huiles, des olivesde conserve,des pâtes alimentaires,desfruitset des légumes.Unedes curiosités,principalement pourlèsvisiteursruraux,est constituée par une gerbe de blé « Florence-Aurore », arrachée le 15 mars,et d'une précocitételle que l'épi en est déjà entièrementformé. Maisune expositionparticulièrement remarquéeest celle de la Coopérativedes Agrumesde la Mitidja. Cette associationa fait un effort importantpourpréen quantitémassive,une gammeplusque comsenter, Le Président dé la République plète des agrumescultivés en Algérie. On notera visite lé Concours Général Agricole d'ailleursque le jury a tenu à récompenser cet envoi, tcnt pour la qualité des produitsexposésque pour sa Le20 mars 1936, M. AlbertLebrun,présidentde la belle en mettantla Coopérative de la Miprésentation, République,accompagnéde M. Thellier,ministrede tidja horsconcoursavec félicitationsdu jury. . l'Agriculture,a visité le Concoursgénéralagricolede M. le PrésidentLebrunet M. le MinistreThellierse Paris,ouvert depuismercrediau parc des Expositions. sont longuemententretenuavec M. Falckdes princiM. Lebrunn'a pasmanqué,commelesannéesprécéintéressantl'agriculturealgérienne,et pales questions dentes,de s'arrêterau standde l'Algérie,qui constitue ils n'ont pas manqué dé témoignerleur satisfaction une des plus importantesparticipationsdu Concours. le bel ensembleconstituépar la sectionde l'Alpour Il a été reçupar M. Falck,directeurde l'Agencedu gérie. Gouvernement de e t M. général l'Algérie, par Mathieu, présidentde l'Union algériennede l'Exportationdes Fruitset Primeurs,et présidentdu jury des produits Lé Train-Exposition de la France agricolescoloniaux,qui lui ont fait les honneursdé la sectionalgérienne. d'outre-mer Celle-ci,installéesous la directionde M. Blottière, attaché commercialde l'Agencedu Gouvernement GéUn longconvoide cheminde fer vientde se mettre néral de l'Algérie,a été présentéede manièreà faire en routeversles régionsNordet Estde la France.Du ressortirl'importanceprimordialede l'agriculturedans 25 marsau 4 octobre,ce convoiprésenterales prol'économiealgérienne.Au centre, une carte de vastes duits de nos possessionsd'outre-merau grand public dimensions,encadréede motifs décoratifsrappelant de ces partiesdu sol national. les principalesproductionsde l'Algérie,sert d'enseigne Ce train-exposition est nouveauvenu cette année à cette exposition; de part et d'autre, deuxgrandstaet est né du succèsde trains similaires,mais métrobleauxdus à l'habiletéd'un de nos meilleursdécora- politainsqui, depuis1933, sillonnentle territoiresous et de l'Inteurs, et fort remarquésdu public,représentent,d'une l'égidedu « MoniteurOfficieldu Commerce façonoriginaleet attrayante,dés statistiquesrelatives, dustrie». l'uneà l'importancedes exportationsd'origineagricole, C'est une innovation,maisune innovationqui arrive l'autre à la répartitionde la superficiecultivée.Le pre- à son heure,à cette heureoù la Métropoletourneses mier,pour illustrercette formule: « 85 % des ex- regardsversses Colonieset se prend à concevoirque portationssont d'origineagricole», représenteun na- d'ellespeut dépendrele dénouementd'unecriseéconovire dans les flancs duquel sont chargésles produits miquequi n'a que trop duré.

de merveilleslesnombreuxpanneauxqui garnissentles mursdu hall. Lesécrivainsproprementalgériensn'ont pas été oubliéset nousSoulignons le gesteconfraternelet délicat des organisateurs,qui, près des photos encadréesde deuil, des écrivainsalgériensdécédés,dont le dernier en date est EdmondGojon,avaient,dans une pensée touchante,placéun bouquetde violettes. Les documents rares et émouvantssur Isabelle Eberhardf,notammentles manuscritsqui ont été retrouvésdansles ruinesde sa maisond'Aïn-Sefra,après l'inondationqui lui coûta la vie, retiennentl'attention désvisiteurs. Lés sectionsréservéesaux arts indigènesdans le livre,l'enluminureet là reliuresont égalementtrès visitées par les amateursd'art. Cet ensemble,les organisateursont eu raisonde la soulignerdans leur notice, met en valeurla richesse intellectuelledé l'Algérie,et montreà quel point, dans le domainede l'esprit,cette dernièreest pleinement intégréeà la France. A. A.

7 C'est une innovationqui contribueracertainement à accroîtrele volumedes échanges,car c'est dans le et le resserrement desliensd'ordreécodéveloppement nomiqueentre la Franceet son empire d'outre-mer que se trouvele salut de l'économiefrançaise. Le wagonde l'Algérie,qui porte le numéro4, est coquetà souhaitet a été aménagéavec un goût parfait, par les représentantsde l'Ofalac.Unealléecourt tout le long d'un côté, bordée par des vitrines aux couleursfraîches,elles renfermentles différentsproduitesdu sol algérien,à l'état de nature commeles fruits, ou manufacturéscommeles tabacs. Une riche collectionde boîtesde cigarettesde toutes les marques algériennesles met bien en valeur. Des figues, des dattes, des agrumessont présentésd'agréablefaçon, dans leursempaquetagesdivers.Au secondpion, groupésen échelle,s'offre la gammedes vins,gloire de l'Algérie,des liqueurs,des mousseux; solidement arriméestoutes ces bouteillesresplendissentsous les feux de l'électricitéprodiguéepartout. LaTunisiemontrele mêmevisageriant que sa voisine algérienne.A elle est échu le wagonnuméro10, qUil'a. placéeloin des deuxautres participantsnordafricains. L'Officede Tunisieet l'Othus,officedes huileset des vinsont pris l'initiativede participerà ce train. Ils l'ont fait de la manièrela plus brillante,la plus claire aussi pour les yeuxparfoisprofanesdestinésà visiterl'installation. On retrouve,commeon le trouveraaussi au wagon du Maroc,le doublepoint de vue, faire valoirles richesseséconomiques de la Tunisie,et mettreen valeurses attractionstouristiques. L'huiletunisienne tient naturellementune place d'honneurdans la présentation.A côté, les vins tunicomsienssontnombreuxet variés,en échantillonnage plet de tous les principauxproducteursde la Régence. N'oublionspas les produitsmanufacturés,les cuirs,les poteries,les tapis. Quant à la partie touristique,elle est miseen évidencepar des afficheset des agrandissementsphotographiques invitant au voyage. Le Marococcupela voiturenuméro6. On retrouve, dans la présentationde ses produitsde toute sorte, le mêmesoucide clarté et de méthodequi guidentses voisins. L'OfficeChérifiend'Exportation et l'Officedes Phosphates se sont partagés la tâche de mettre, sous les yeux du publicmétropolitain,les différentesproductions marocaines.L'O.C.E.exposeles légumeset les fruits type standard qu'on est accoutuméde trouver soussa marque,et les phosphatesdu Marocne doivent pas manquerde retenir l'attentiondes agriculteurs.


L'AFRIQUE

g TUNISIE

10.000

kilomètres

au

désert

C'est une performancepeu banaleque Se propose », un brillantreporterde « L'Intransigeant d'accomplir du comtede MontsôulM.Jeand'Esnie,en compagnie Gaillet. ninet du mécanicien Cestroissportmenont quittéTunisle 14 marspour randonnée sahariennedontvoicil'itinéuneformidable raire: El-Goléa,Tamanrasset,AgadèS,Zihder,FortLamy; le retours'effectuerapar Bilna,Djado,Djanet, FortFlatters,Fort Pôlignac,FortSaintet le Sudtuni-

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iJlibtoSebag. Jean d'Usineet ses collaborateurs.

DU NORD ILLUSTREE

janvier1936surle registredu Commerce. Lewarrantageet le stockagedoiventportersurdes huilesd'oliveachetéessur le marchétunisiendirecau 31 janet postérieurement tementà desoléifacteurs fixéespar les § a et b de vier 1936, aux conditions l'art.2 du décret (priximposéspourdiversescatégories d'huiles). stockéespeuvent,avecautorisaLesmarchandises être entreposées dansla Métrotiongouvernementale, pôlesouscertainesconditions(se référerau décretdu 2.7décembre1935,art. 3, § 2). Deslicencesspécialespeuventêtre accordéesaux maisonsadhérentesà la Fédérationdes Syndicatsdu commerced'huilésd'olivespour réaliserun stockage OUdelà des maxirndindividuels prévus. Enfin,si le courssur le marchéde Sfax,au moment atteint 330 francsles 100 kgspourles du déblocage, huilesde premièrepression,les personnesayant bénéficiédu décret devront rembourserà l'Officede l'huiledé Tunisie,avant toute sortiede la marchandise d'entrepôtset quelleque soif la qualité de ces huiles,les sommesprisesen chargepar cet officeau titredésintérêtsdésavancessurWarrants.

L'élevage

du

mouton

en Tunisie

périodique différentes,pourpermettreun déplacement suivantlessaisons. Or, il advintque cet hiver une sécheressepersistante dans tout le Centreet le Sudtunisiensprovocomplet qua, de très bonneheure, l'anéantissement des pâturages; à la fin du moisde janvier,la situation devint angoissante ; la majeurepartie des animauxétait dansun état squeléttiquesur lés marchés désbrebislamende Sbikha,Djilma,Hadjeb-el-Aïouh étaientoftablementmaigres,desagneauxmisérables fertsà vil prix. était impossiMêmeprématurée,la transhumance ble car lesanimauxétaientà ce pointaffaiblisqu'ils n'auraient pu supporterles fatiguesd'une étape moyennede vingtkilomètrespar jour; encoreeût-il été nécessairede trouversur ces grandespistes de et des points transhumancedes approvisionnements d'eau pour la nourrituredé ces troupeaux. Uneseulesolutionpratiqués'imposait: assurersur des animauxles pluséprouvéset placel'alimentation ce pendantune périodemaximade trente jours, en attendantla chutede p.lUieS qui, bien que tardives, se sont produitescependantversla fin févrieret au. débutde marsdans certainespartiesdu Centre. Ayantdéjà examinécette questiondes approvisionnementsdé fortuneà fournirau cheptelovinen cab de grandesécheresse, le servicedé l'élevageavait l'an

La grandemisèredes troupeauxdans le Centre et dansle Sud.

ressource du moutonconstituela principale L'élevage sien.Lesvoyageursintrépidescomptentêtre de retour dés populationsindigènesdu Centreet du Sudde la Tunisie; on évalueà près de quatre millionsle nomà Tunisversle 15 avril. Il est bon de rappelerque sur ce dernierparcours bre desovinsexistantsen Tunisie; sur la totalité,les tels que éleveursarabes possèdent95 % du cheptel,surtout « Djado-Djanet-Fort Flatters», desprécurseurs Rossionet de Précourt,ainsique l'a répartidans le centreet dans le Sud, soit une aire lesautomobilistes déterminéepar une ligneidéaletravermissiondu colonelCourtotéprouvèrenten 1925 dés géographique dans les duneset les hama- sant la Tunisiedé l'Est à l'Ouestau-dessusde Kaidifficultésinsurmontables da duTassilides Ajjer.Maisonzeanssesontécoulés; rouan. est représentéen grandemamodernea été grandement lo mécanique perfectionnée Lemoutondé TUnisie et il n'est plusquestionmaintenantd'utiliserles voi- joritépar dés animauxde race barbarineà grosse queue; cette race,originairede Syrie,s'estconsidératuresà chenillesde la missionCourtot. La voiturequi transporteM. Jean d'Esmeet ses blementmultipliéeen Tunisieet dansla partieoriendotée tale de la provincede Constantine,alors que vers est uneChenard,14 CV,4 cylindres, compagnons à l'arrièred'un réservoirspécialpouvantcontenir370 l'Ouestles troupeauxaccusentdes mélangesde types litresdfessence,ce qui lui procureun rayond'action berbèresou mérinos. Dans le type barbarin,la tête est assez forte, la Aveclescantines,lesvêde plusde 2.000 kilomètres. tementset lingesde rechange— car les nuitssaha- queueest très épaisse,formant,jusqu'aupoidsde dix — lesvivres,lesarmeset mu- ou douzekilogs,une massede réservequi se résorbe riennessontrigoureuses en partiependantlespériodesde disette; lesmembres nitions,la voiturea un poidsglobalde troistonnes. Au surplus,M. Jeand'Esmen'enest pasà son pre- de l'animalsont forts, car c'est un grand marcheur miercontactavecle Sahara; il a déjà parcourule en quatrejours, Hoggaret fait la liaisonAlger-Zinder ce qui est un recordau point de vue touristique. Désireux de prouver,par sa randonnée Tunis-Tchad, au désertest à la portéede quele tourismeautomobile tousles sportmen,M. d'Esmeveut administreren outre la preuvequ'il existeune routeterrestrepraticaet toutessesvastes bleentrela Francemétropolitaine coloniesau paysnoir. Rappelons que ce journalisteest égalementun écrivainpleinde talent; il a publié«A traversl'emprise de Ménélik», « L'âmede la brousse», « Tornade», « les Dieuxrouges» ; enfinon lui doit une enquête très documentée sur la Syrie.

La spéculationne perd jamais ses droits : aux abords des oasis on venddeux sons une botte d'herbes (1 l;<j.)pour l'ulimentutiondu bétail.

dernier,préconiséla fabricationde briquettescomposées d'un amalgamede grignonsd'olivesdesséchéset de marcsde raisinépuisés; ces matièressuffisammentnutritivesprésentaientcet immenseavantagedé ne coûter qu'une sommeinfimepuisqu'aussibien il inutilisés,disonspresquede dés'agit de sous-produits chetssans valeur.Maiscet amalgamedoit être réaliséà la périodeoù ces déchetsse trouventen quanet il eût fallu songer« à l'époque tités considérables des services voulue», à donnersuiteaux propositions à temps; ; faute de s'en être préoccupés compétents peut-êtreaussifautede crédits,ces réservesn'avaient pas été constituéesquandsurvintla périodecritique. décidéà ne pas laissermourirde LeGouvernement faimun immense troupeauquicomptaitprèsde 20.000 têtes, tout au moinsles plusfaméliques,décidal'achat immédiatet le transportdes approvisionnements en certainspointsérigésen centresde indispensables, ravitaillement. C'est ainsi que des stocksimportants furentconstituésau moyende 2.000tonnesde paille, Dansle Sud (Mezzouana), une caravanede cha3.000 tonnesde grignon,500 tonnesde son et 100 meaux les : apparie approvisionnements paille Le stockage et le warrantage tonnesde marcde raisin; leuramalgameà dosesju(en balles),son et tjrignons(en sacs). dicieusespermetaux animauxde subsisterjusqu'àla des huiles d'olive chute des pluiesqui, avons-nousdit, s'est effectuée Nousavonstenu noslecteursau courantdes diffé- quele moutonbarbarin; étantessentiellement unebête heureusement en diversesrégions. rentesmesuresprisespar le Gouvernement du Protec- de pâture, il ne trouveplusà certainesépoquesdans Lesapprovisionnements ont été hâtivementexpédiés toraten faveurde l'oléiculture tunisienne,si durement les steppesdu centreou les territoiresdu Sud,la vé- par voieferréeà la Skrira,,Mazzouna,Sbetila,Maktouchéepar la quasifermeturedu marchéitalienà la gétationherbacéenécessaireà son alimentation ; pour nassyGafsa; la réceptionet les distributionsde rasuitedes sanctionséconomiques. résisterà la disette,l'émigrationdes troupeauxs'im- tionssontassuréespar lessoinsdes agentsdu service Undécretparu récemment au « JournalOfficieltu- posevers le Nord,c'est-à-direvers des régionsplus de l'Elevage. Onse rendracomptede l'intérêtqueprénisien» vient d'étendredons les conditionssuivantes fraîchesoù l'eau et les pâturagesn'ont pas disparu. sentaientlesmesuresprisesquandon saura que, dans au commercemétropolitain le bénéficedu décretorC'est ainsi que chaqueannée, au début du mois certainsgares, les trains d'approvisionnement furent ganisantles opérationsde stockageet de warrantage de moi, d'immenses troupeauxquittentle Centrepar pris d'assautpar les indigènespropriétaires de troudeshuilesd'olivetunisiennes : les grandesplainesdes Hamamaet de Kairouanpour peaux. Peuventbénéficierde ces mesuresles commerçants se répandrebeaucoupplus au Norddansle cap Bon Aujourd'huila situations'est améliorée,grâce aux françaisadhérentsà la Fédérationdes Syndicatsdu ou la valléede la Medjerdah ; c'est la méthoded'éle- pluies,tombéesdans les caïdatsdes Hamama, des commercedes huiles d'olivede Fronceet autorisés vageen transhumance, et de Gafsa,et qui ont amenéeune pouspratiquéedepuisdessièclespar Fraîchiche spécialement par cette Fédération,ainsi que les com- leséleveursindigènes, méthodequ'ausurplusexigede sée d'herbedont les troupeauxpourrontprofiter.En merçantsen huilesétablisen Tunisieet inscritsau 1" vastesterrainsde parcourséchelonnés à des altitudes certainsendroits,les pertesavaientatteint 50 % chez


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lés agneaux et 30 % chez les moutons; dans l'enL'expériencefut concluanteet prouvatout le parti muqueusesbrûléesde sel. Maisle souvenirsommeillait, sembleles pertes se chiffrentpar 15 à 20 % du trou- que l'on pourraittirer de cette nouvelleutilisationde commeunedoradesousl'ombred'une barqueau mouill'aviationdans le domainede la sonté publique.Nom- lage. peau. Il faut espérer qu'une telle alerte rendra préC'est à Sfax brusquementque tous les signesde la voyantstous les intéressés,afin que soient désormais breux sont les postes de l'Extrême-Sudtunisien où constituéesun peu partout des réserves alimentaires soldatset officiersse trouventisoléset horsd'état de mer me furent à nouveau révélés,ensemble,et par franchir très rapidementdes distances éloignéesde une espèce de conjuration. pour les moutonstunisiens. tout grand centre hospitalieren cas de maladiegrave Sfax était bien faite, sans doute, pour me délivrer nécessitantune interventionurgente. Grâceà l'avion les distancesne sanitaire, lequel comptentplus, pour Activité dé l'aviation civile ces craintes sont aujourd'huidissipées,et c'est un en Tunisie grandprogrèsréaliségrâceà l'initiativedes dirigeants de la station-serviceCaudron-Renault. Nousavonsrelaté dernièrement( 1) l'a création de » au camp de l'Aouïna,près Tula « stations-service nis, qui a donnédepuissa fondationun essorconsidérableà l'aviationde tourismedans la Régence.LemaSirène dé Sfax tériel s'est augmenté d'un appareil Caudron-Luciole, La Tunisieest avant tout un pays marin: la mer que M, dé Wàrren a récemmentamené d'Alger par la voie des airs. y commande.De quoi on s'est peu et rarementavisé Fanatiquesde Ce nouveausport, toute Une équipe à mon gré. Pourtantrienne m'est plus évident. dé jeunespilotes a été formée,parmi lesquelsnous Salammbô,ce nom magnifiqued'une magnifique citerons notamment: MM. Lavau, Sètbon, Lapalu, créature de chair, dès l'abord c'était un régal pour Faure,Dère,Jambon,Walbaum,Aftias, Jambon, No- moi qu'il fût associéaux industriesde la mer sur la rive de Carthage: « station océanographiquedé Savak, Gohidé;Hi'lscher. La Sirène de Sfax. M. GerbaUletconsacretout son temps aux exercices lammbô», c'était tout un programme.J'ai vu des (Photo de l'auteur). dé pilotage et à l'entraînementdès candidatssur le écrivains« pèlerinsde l'art et de la beauté», méprinouvel appareil Caudron-Lucioledont, nous avons ser cette adorabledemeureoù les espècessous-marines promènentlentementleurs rêves, et nos songes ce message; elle est de beaucouple port de pêche le parlé. les plus mystérieux,dans dés prisonsde cristal.Je les plusimportantdé la Tunisie,et les indigènes,pour les Récemmenteut lieu, sur le terrain dé l'Aouïnaun travaux de la mer, y côtoientdes Siciliens,des Grecs, exercicede démonstrationpourle sauvetageet le trans- ai entendus,délicatsqui gémissaientparceque le paport désblesséseh avionsanitaire; ces exercicesfurent villon d'une héroïne littéraire couvreune aussi piè- des Maltais. La darse est pavoiséed'épongésencore faits en présencedés chefs de servicede santé mili- tre marchandise.Troisfois infortunés! Ignorantsde vives,tendresfleursarrachéesaux herbiersde la mer, en guirlandessuspenduesdans les haubans des bataire et dé plusieursmédecinscivils. quels trésors! Il y a bien des années que j'avais lu pour la pre- teaux. Sur les dalles du môle on voit des hommes L'avionsanitaire qui fut expérimentéest un Caudron-Pélicangrand modèle,qui peut transporter,outre mièrefois les publicationsensorcelantesque la station ahannant qui «battent» les poulpesjusqu'ausuprêle pilote,trois passagerset 45 kilogsdé bagagesà la de Salammbôédite. Je les avais oubliées.Mais voici me attendrissement.Il y a la pêcherievociféranteoù vitessedé 160 kilomètresà l'heure. Grâceà un sys- que j'y revienscommeà; la plus fraîcheet substan- la criéedisperse,parmides figuresde corsaires,les caen brancards,un malade tielle des nourritures.J'y retrouveles vastes portiques lamars, les mércus,les dentis. Il y avait M. Guidi, le tèmedé siègestransformables couché peut être facilementinstallé dans l'appareil, où j'avais longtempshabité. Devant les marchesde brigadierdes douanes,fertileen proposichtyologiques. Tout parlait de la mer, de la pêche,et je n'entenavecune place à l'arrièreaccompagnantle blessé;une mon palaisd'eaux vivess'ouvrentdes alléesde sables troussemédicalespécialeforméepar une boîte est ficoquilliers,bordées de radiolaireset de posidonies, dais pas encore. C'est alors que la sirène apparut. Soudainla voici xée à l'arrière du siège avant gauche, à portée de de pintadines,de zostères.Dans ce Versaillesaquatiavec leurs tendres devant moi, sur la façade d'une humblegargotte aramain de l'assistant. L'avionpossède deux ouvertures que, les indolentessyphonophores, dansle plancherferméespar une trappe, l'une obturée amiesles naïadacées,déambulenten devisantdu temps be. Elle est peinte, naïvementpeinte commesavent faire les artistes indigènes.Ses yeux un peu converi nts essaient de me fasciner. Ils me fascinent. Ses petits seins, seins minuscules,sont d'autres yeux : les yeuxqui regardentdans l'eau où traînesa queue d'écailles.Un navirenavigueauprès: s'il écoutela belle, le voilierchavirera-t-il? Lesmarinsseront-ilsmangés des poissonsquinagentautourde la sirène? Sirène,feras-tu l'amour avec les hommesnoyés,ou le ferastu mieuxavecles deux jeunespageotsque tu te tiens pour toi, un dans chaque main brandi? Sirènede Sfax, tes couleursvives chantent. J'entends.Si:j'avais de la cire, je la jetterais.Si j'étais lié, je me détacherais.Chant de la sirène de Sfax, qui m'a tout révélé,chant pareil à une illumination! Tout s'ordonne,les signes et les preuvesaffluent d'eux-mêmes,commele fretin dansun filet à la clarté du projecteur.Tout : les usages,l'histoire,les ornementsdes demeures,des barqueset des véhicules, les mosaïques,les croyanceset les superstitions,les religions,le totémisme,la magie, les peupleset leurs origines,la vie millénairede ces rivages,le tranchant du cap Bonpointu commeun fer de harponfiché au coeurde la Méditerranée... A la place de la sirène,réengloutiedansson eau de couleursc'est le symboleéternelqui apparaît, et mieux encoreque le symbole.J'étais à ce degré de l'initiation où l'on accèdesans effort à la divinité.Une embarcation, retour de la pêche à l'éponge,rentrait au port. Le pêcheur,deboutà la proue,tenait en main son miroiret son trident.J'ai vu Poséidon. par une glace qui sert de viseur, l'autre libre pour des amoursqui viendra.Leschampsde vélellesfleurisGabriel AUDISIO. B eautésde mes et les de de vol. en cours jardes véligères... sent, prairies l'épandage produitsantiseptiques Afinde donnerà la présentationde l'appareiltou- dins liquides,j'étais votre sultan, travailléd'un prinà la recherche te sa valeur, un speudo-blesséétendu sur un brancard tanier désir,qui nagemajestueusement, M. Armand Guillon est nommé fut introduitdans l'appareil,puis un docteurs'installa d'une frayère excitante. Salammbô,déité marine, ô sur le siège arrière et M. de Warren ayant pris les le- soeurde ma très chère Calypso,depuisl'enfance, deRésident Général en Tunisie viers de commande,l'appareil fit quelquestours aupuis le songedes limbesen secret poursuivie... dessus de l'aérodromeet atterrit ensuite doucement. Le servicetélégraphiquenousa annoncéla nominaUne ambulance automobile municipalefut ensuite tionau Marocde M. Peyrouton,qui est remplacéà Tuamenéetout contre l'avionet le patient fut transporLa Tunisieest un pays du poisson.Je le savais, je nis par M. ArmandGuillon,préfet du Nord. té de l'avion dans l'auto sans secousse. l'avais toujourssu dansle fondde monêtre, dans mes M. Guillonest né en 1880 à Guérande(Loire-Infépoumonsde plongeur,dans mes membresfaits pour rieure) ; il débuta en 1905 dans l'administrationen (1) N--773,du 23 février 1936. noger,dans mes paupièresrougiespar l'eau, dans mes qualité de rédacteurà la Préfecturede la Seine.Nom-


10 méchefdu secrétariat,puisChefde Cabinetdu Présidentdu ConseilGénéralde la Seine,il fut, aprèsla guerre,chargéde là directionde l'Officepublicd'hygiènede la Seine; en 1922,il est nomméPréfetdu Tarn-et-Garonne, puis en 1926,directeurdu personnel et de l'Administration généraleau Ministèrede l'Intérieur. de police, Le3 février1934,il passeà la Préfecture puisun moisaprèsil est désignépourles importantes de Préfetdu Nord. fonctions Le mouvement qui a comportéla nodiplomatique Géà latêtede la Résidence mination deM. Peyrouton M. Ponsotçom^ néraledu Maroc,a désignéégalement de Franceen Turquie. meambassadeur » tient à présenter « L'Afriquedu Nord Illustrée debienveet sessouhaitsrespectueux sescompliments à l'occasion de sa nominanueà M.ArmandGuillon, tionde RésidentGénéralen Tunisie.

L'AFRIQUE

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Sousles ordresdu colonelLapouge,unecompagnie du 2'' Zouavesrendaitleshonneurs.Plusloin,se ted'ancienscombatnaientles déléguésdesassociations Nationaux. tants,desCroixde feuet desVolontaires Accompagné par M. le généralNoguès,commanM.le généralGiraudarriva dantle 19''Corpsd'Armée, et fut accueillipar toutesles personnalités présentes leursvoeuxd'excellentvoyageet qui lui présentèrent d'heureux séjour.Desgerbesdefleursfurentégalement offertesà MmeGiraud.Enfin,M. Rousselpt,préfet d'Oran,vintà sontoursaluerle généralquimontaensuiteà borddu « DalPiaz». Cependant que le bateauquittaitle quai,la musi» repriseen que des Zouavesjoua la « Marseillaise choeurpar lesCroixde Feuet Volontaires Nationaux, un moment qui,montésdansdes barques,escortèrent le paquebot.

Le séjour à Oran « l'Indomptable » du contrë-torpilleur Deux champions cyclistes à Tunis « l'IndomptaLeséjourà Orandu cohtre^torpilleur GuyLapébieet Rogerle Nizérhy,les deuxfameux ble» a été marquépar des cérémonies toutesparticucoureurscyclistes,classéspourreprésenterdans leur lières.. dé 1936,sont la FranceauxJeuxOlympiques catégorie C'esteneffetla glorieuse Légionétrangèrequia été Ils sont choisiecommemarrainedé Cettebelleunité. les hôtes de Tunis-la:-B!anche. actuellement sousla douceurde novenusse reposerune quinzaine, C'estle 1,6marsque «l'Indomptable», pourla pretre ciel printanier,en attendantde reprendrele dur mière s'ancradansle basfois,depuis qu'ilnavigue, et progressif indispensable entraînement, pourse me- sindé la DéfenseMobile.Soncommandant, le capitainede frégateBattetfut aussitôtreçupar le colonel la Légionétrangère. Azan,commandant centtrenteofficiers et marinsduconLelendemain, où la Lése rendaientà Sidi-bel-Abbès tre-torpilleur gionleuravaitréservéunesuperberéception. A sonarrivéeà la caserneViénot,le détachement fut accueillipar le colonelAzanqu'entouraient MM. déléguéfinancieret con; Brémont, Aze,sous^préfet seillergénéral; le colonelFereyet différentes délégad'ancienscombattants. tionsd'associations

nous,au coursdela grandeguerre,presquepartoutoù reposentdes marins,dormentaussi des légionnaires tuésau coursdèsmêmesactions. le colonelFe=Aprèsce mâleet émouvantdiscours, Battet,qui remerciaeh rey remit au commandant quelquesmots,un superbefanionaux couleursde la Légion.Cette cérémonieterminée,tous les convives soitau mess se rendirentsuitau Cercledés officiers, dés sous-officiers, soit au réfectoirede la caserne, afin dé goûteraux menusélaboréspar les mâîtresqueuxdé la Légion,Et la Légiona cecidé spécialet dé merveilleux qu'ellepossèdeen ses rangsune ex^ trdordinaire Universalité de talents. les hôtesdu premierÉtrangervisité" L'après-midi, refitle Monument aux Mortset le Muséedé la Lé^ gioh.Puisilsassistèrentà Uneséancerécréativedont le promusiqueet sports gymniquesconstituèrent gramme. et moralement,lé^ Enfin,charmésphysiquement gionnaireset marinsse séparèrentayant commeil 1dé leursarmés, convenaitexaltéla fraternité MAROC J. R. Sourgen : Un peintre " " pas comme lés autres

LeMaroca sespeintresofficiels, cùmmeil a seslittérateurspatentés,Unlivresur lé Marocdoitêtre si» Tharaud,un tableauinspiré gné par « Jéroméjean denoskasbahsdoitporterla griffede Majorèlle. Et pourtant,medisaitun amateuréclairé— tous lésamateursnesont-ilspas éclairés? — onaimeparfoislireautrechoseou admirerd'autrepeinture. — Je puisvousmontrer,cherami,un Marocoriginal. LeMarocvu par un peintrelandais. Nousavonspassél'après-midiavecJ.-R. Sourgen dansla maisondéMmeViaillier,rue Guyhemer, où le fameuxpeintre:landaisa nichéses puresmerveilles. Entreun bahutrustiqueet une pannetièreLouisXIII, un coindé landeembraséepar un crépuscule. Entre uneporcelaine ancienneet un chandelier à cinqbrancheséteint depuisLouisXIV,mais qui ressuscitera «montéen lampeélectrique », des bruyèresen fleurs étendentun tapisféerique. dontun ministredes Beaux-Arts enLui,Sourgen, vit au mithousiaste,colorade rougesa boutonnière, lieude ces splendeurs au Lacdé Léon; empruntées aux,pinsd'Hossegor dontles feuillages« ont dés rePhotoSebag. fletsde ». Nullement blasé sesbeautés de la paon par et de Nizérhu, droite) (à lioger L apébie OIIJJ — ce quiest une naturequ'iltraduiten l'embellissant sélectionnéspour les jeux olympiques. façonoptimistemaissincèredevoirleschoses. Parmiles peintureslandaisesoù dominele métal mondiaux matdeslacspaisibles, destoilestachéesdevif jettent surer,le momentvenuà d'autreschampions international. du cyclisme unenoteviolentequi surprendau premierabord.On Nosdeux jeunesvirtuosesde la pédaleont visité éprouvela mêmeimpression quelorsqueau music-hall, avecintérêtles souks; ilsse passionnent le compèrede revuefait leverle décorlandaisen s'épourtoutes de la vie localeet cherchentà se lesmanifestations criant: « Et maintenant,au Maroc...» sur toutes les habitudesdu pays,même Et maintenant, au Maroc,c'estle Sourgen desteinrenseigner tes sageset descrépuscules dans le domainegastronomique. L'objectifdu photosilencieux violemment impressionné par lescolorisbigarrésde nosmédinas.On graphelesa surprisau momentoù Lapébietente de est agréablement faire goûterà son camaradeces saucissesspéciales autrechoseque surprisde découvrir » dont les Tunisiens sont si friands. ce que nousont montréjusqu'iciles peintresconsa« merghez crésde notreempirefortuné.Si l'on mettaitboutà bouttouteslestoilesinspirées ORAN I E par la PlaceDjema-els'étendraitde Casablanca à MarraFna, l'exposition kech.Mais,sansdoute,cellede notreamiSourgen seLe départ du général Giraud rait la plusremarquée.Parcequ'ellene ressemble à PhotoDavid. aucuneautre. nommé gouverneur militaire de Metz Le colonelAzan,commandantla LégionEtranà Sourgen,il ne ressemble à aucunautrear^ Quant le de Jiallcl. gère,reçoit capitaine frégate Le généralGircud,dont cr>se rappelleencorela tiste. Il est resté l'espritpur qui fit de lui l'ami de du Tofilolet,et glorieuse port priseà ic pacification FrancisJammes— queljoli poèmeil lui inspira! Il eu commandement LecolonelAzanpritaussitôtla parole'pour qui,par la suiteavaitété ncn-rmé indiquer est restél'être indépendant issude la natureet qui delodivision » était placé sousle parrainage suivitson d'Oran,vientce quitter''Orcniepourre- que « l'Indomptable petitsentierfleuriversla gloire— loindes rr.iiiîairede- de la Légionétrangère,et plusspécialement du capi- grandesroutesdesécolesqui tropsouventconduisent joindresonnouveaupostece GCL.'/emeur Metz. taineDanjou,le glorieuxdéfenseurde Camerone. Les au snobisme et à l'oubli. Unefoulede personnalités civileset miirfciréi avait légionnaires défilèrentensuiteavec cette magnifique Sincère,il l'est jusqu'auméprisdes conventions les tenuà assisterau départdu génère!et ce MmeGi- allure qui forcel'admirationde tous ceux qui les mieuxétablies. Jusqu'àse pâmerdevantses propres raud.Surlo terrassede la Compagnie Transatlantique, voient. oeuvres.Vouspenserezde lui ce que vousvoudrez, nousavonspu noterlo présencede M. le génère!Gerun apéritifréunitensuite maisj'aimele voirrefarderavecamourtel coindes Au Foyerdu légionnaire, la subdivision main,commandant et officiersdesdeuxar; l'intendantgénéral soldats,marinssous-officiers Landesou du Marocemprisonné danscinquantecenFontbonne la briga- mes.Aprèsqu'oneut entenduquelquesmorceauxde ; le généralLahure,commandant timètrescarrésde baguetted'argentet direà Mme de de cavaleriede Mascara; le colonelCazobari ; le musique,le colonelAzanmontracombiendans leur Viaillierqui le considèreun peu commeson enfant de Sacazcn; le common- passé,de combatset d'honneur,se trouvaientliéesla terrible— avecune infinietendresse capitainede vaisseauMoniés dansla voix: dont Devron,commandant — N'est-cepas que c'est joli? N'est-cepas que l'aviation,tous les hauts Légionétrangèreet la Marine.Quece soit au cours et lesélusdela ville. fonctionnaires de lointainesentreprisescoloniales, ou plusprès de c'est «.bô» ? C. ROUMY.


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LES

PETITS

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MAROCAINS

Si elle ne le peut, elle fait appel à une nourrice. layette,qui est préparéeplusieursmoisà l'avance. Il n'est pas, au Maroc,d'événementfamilial plus Dansles famillespauvres,c'est une parenteou une Selonles meilleursprincipes,on n'emploie,pour la désiré,plus heureuxque la naissanced'un enfant. de cet emploi,Chez confectionner que des toiles usagéesqui seront plus Parce qu'onespèretoujours,naturellement,que ce amiequi se chargebénévolement doucesà la peau du nouveau-né. les riches,l'enfantest confiéà une servante. sera un garçon. L'enfant,qui est conduitfréquemmentau bain, a, Sic'est une fille, la nouvelleest moinsréjouissante. Jusqu'à Cesdernièresannées,lesnourricesne receleurs en,général,des langes,et plustard des Vêtementstrès Dansle « bled», elleest mêmebienprèsd'êtreconsi- vaientpas de gages.Lesfamillesreconnaissaient dérée,commeUnecatastrophe,puisqu'elleinspiredes soinset les en remerciaientpar des cadeaux.Aujour- propres. Maisil est simplementhabillé.D'aborden bonMudans le genredé celui-ci: « Unecuisine d'hui, cellesqui reçoiventun salairefixe, commeen commentaires sulman,qui doit laisserla soieaux femmes,et se réEurope,ne sont pas rares. s'est écrouléesur la tête du père». Frèreset soeursde lait restenttoujourstrès unis.Il serverla laine. Dansles villes,ilisembleqUecette affliction^—au Ensuite,la raisonéconomien'est sansdoutepas némoinsexagérée— soif plussouventde commande.Ce y a entre eux des liens qu'ils considèrent,parait-il, gligeableaux yeuxdu père,qui a souventde nombreuqui n'empêchepas les parentset amisd'exprimerleurs commepresqueaussi puissantsqu2 ceuxdu sang. Dansles campagnes,l'emploide nourriceest parfois ses personnesà entretenir. au:malheureux(!) père. Il existe d'ailcondoléances Lespetitesfillessont habilléescommeleursmères: confié.,à une chèvre,qui se laissetéter par sonnourleursquelquesformulesspécialesà cet usage. rissonavecla plusgrondépatience. tuniquesde soie, de mousselinebrodée; un foulard En tout cas, cette histoireest authentique: Il faut l'avoirvu poursavoirà quelpointle tableau maintientles cheveux.Aux pieds,des babouchesde Un Français,en relationsamicalesavecun Marocain, cuir. sait, par lui-même,qu'il est marié,maisn'a pas d'en- peut être amusant. Lesjoursde cérémonieles vêtementssont plus riLachèvre-nourrice finitpar fairepartiedela famille, fants. Un jour qu'il a été invitéà prendrele thé chez lui, qui ne s'en séparepluset la laissemourirde sa belle ches et mêmeluxueux.Maisils ne diffèrenten rien, commeétoffeet commeforme,de ceux des grandes il aperçoitdans le jardin une petite fille qui s'appro- mort. Enfin,et commepartout,on a surtoutrecours,quand personnes. che d'euxsansaucunecrainte,et il apprendque c'est Les joursde fêtes, ou mêmesimplementquand ils c'est nécessaire,à l'alimentationartificielle. la proprefilledé sonhôfe. leurmèreau bain,ce qui est poureux Cependant,à peineâgé de 3 ou 4 mois,l'enfantici accompagnent —« Maistu m'avaisdit que tu n'avaispas d'enfant! mangedéjà des bouilliesfaites de beurreou d'huile, l'occasionde revêtirleurs « beauxhabits», les en—« Oui,puisqueje n'ai pas dé fils. fantssontparfumésà l'eaude rose,au jasmin,à l'eau N'allezpas en déduireque lesfillesne sontpas bien de fleursd'oranger.Certainssontfardés. traitéesau Maroc.Ce serait une grosseerreur. On fait, poureux aussi,grandusagede hennécette Celui qu'à Rabaton appellele petit invité («do« du ». paradis plante mondé... ») va venirau nyif Commebijoux,des anneauxde chevilleen or ou en Le père est allé chercherla sage-femme,la « qaargent,unanneauà l'oreilledroite,des « mainsdefotbla » (cellequi accueille)et il a prévenules proches ma », quisontautantdestalismansquedesornements. parentesde sa femmeafin qu'ellesviennentl'assister. Dansle bled, cette propretéet ce luxe sont à peu A ce moment,lessoinsd'hygiènequi nousparaissent et l'enfant est lavé les inexistants, près n'y que pour tout à fait délaissés. D esformules sont indispensables circonstances. grandes sont les mêmes des et des rites magiques,qui depuis Il est d'ailleurshabituéà la saleté et il porte sa l es siècles, remplacent. crasseavec beaucoupde sérénité. En brûlant,par exemple,du boisde santal, de la de encore Trop pratiquessuperstitieuses remplacent on on attire les bons et la génies résine,de lavande, la ici simplehygiène. écarte lesmauvais... à la médecine! Quant Dèsque l'enfantest né, la sage-femmel'enveloppe Il faut reconnaîtreque desprogrèssensiblesont déjà dans une couverturede laine,si c'est un garçon,pour été réalisés,et lesmèresmarocaines confientleurs qui qu'il soit plus tard un hommefort. Si c'est une fille, enfantsaux soinsdes médecinsfrançaissont mainteelle se sert d'uneétoffe blanche,afin que sa destinée nant nombreuses. Mais que de remèdesbizarressont soit aussi pure que son premiervêtement,et elle lui en honneur! toujours noircitlescilset lessourcilsavecdu kohl. Envoiciquelques-uns, choisisparmibeaucoupd'auQuelquesheuresaprèsla naissance,le corpsdu noutres. veau-néest enduitd'un mélanged'huileet de henné. A Rabat,pourguérirun enfantatteintde la coqueDu hennépourrendrela peau résistante,et de l'huile durant trois luche,on le conduità Sidi-ben-Rezzouk pour la polir. dimanches.Là, on lui versede l'huilesur la figureet IIfaut reconnaîtreque le principede cette coutume sur la gorgeet on appuieensuiteun roseausur son est excellent.Mais qu'en pensentles hygiénisteseucouen criant : «Je te coupele cou! L'enfantcrie,et ropéens? la coqueluche,effrayée,s'enfuit. Lessuivants,des lavagesà l'eau chaudefont dispaLesconvulsions se guérissenten couvrantle malade raître peu à peu lestracesdu henné. de sucreet de noixécrasées.Et il boit du thé. Il le d'un voilenoir. Le petit Marocainne fait sonentréeofficielledans boit commedu lait, dans un biberonà tétine. Le thé Deuxrecettes« contrel'orgelet» : la vie que sept joursaprèssa naissance.Pendantces arabeest d'ailleurstrès douxet très sucré,et l'enfant Lamèredu maladedispose,dansla rue,et selonun sept jours,il est censéne pas être né. On détourne a l'air de très bien l'apprécier. ordredéterminé,un petit tas de cailloux.Ellemetauainsi de lui l'attentiondes mauvaisgénies,alorsqu'il Dès qu'il est sevré,vers 1 an, 1 an 1/2, le petit dessusquelquesgrainsd'orge.Le premierenfant, qui, est encoresi petit et si faible. Marocainest soumisau mêmerégimeque le reste de en passant,dérangeralescailloux,seraatteint du mal: Maisle septièmejour,la mèreva au bain,accompa- la famille: couscous,mouton,galettesde farine.C'est en mêmetemps,il en auraainsidélivrél'autre. gnée de ses parentes,et le pèredonneun nomà l'en- pourlui unealimentationrelativement A Marrakech, c'est par unchiffonaycnt touchél'oeil saine,quandla fant. maladeque se fait la transmission du bobo.Cette fois, vianden'y entre qu'enpetitequantité. on peut admettreque celuiqui ramassele chiffonsoit Puis il tue un moutonen cet honneur.Au « méDansla journée,l'enfant est portépar sa mère. choui» qui suit sont invitésles parentset lesamisde Il passe la nuit sur un matelas,ou mêmesur un atteint par la contagion.Mais que l'autre en soit la famille.Hommeset femmesy assistent, comme simpletas de chiffons. guéri!.. Mais il y a cependantdes berceaux,à Fès, Rabat, Aprèstout, le bonheurde l'un n'est-il pas fait du toujours,séparéslesunsdesautres. malheurde l'autre? Et ces deuxdernières« recettes» En France,le baptêmeest l'occasiond'unedistribu- Mazagan. tionde dragées.Ici, ellessont remplacées Ilssont munisd'anneaux,dans lesquelspassentdes semblentbiens'inspirerdu proverbe,et en faire même par desdattes. C'esttout au moinsaussibon. cordesrattachéesau plafond.Lesystèmeest ingénieux, un principe. Le premiergarçon, au Maroc,reçoit presquetou- et permetde bercerfacilementl'enfantpour l'endorCertainsjeux enfantinsdu Marocsont tout à fait semblablesà ceux de France,commele jeu de Colinjours le nomdu prophète: Mohamed(Mahomet).La mir. Au bord de la mer, les berceauxne sont autres... Maillard,de cache-cache... premièrefilleest appeléeFathima(« petite femme»). Voicicependant,entre autres,un jeu marocaintout Lesautressont des petitsAbbès,Ibrahim,Abdelkader, que des carapacesretournéesde tortuesgéantes. à fait original: L'idéeest aussicharmantequ'imprévue. Abdallah,ou des petitesZohra,Aïcha. Les petits joueurssont installésen rond. Chacun A la grand'mèreincombele soinde tenir prête la En général,lo Marocaineallaiteson enfant.


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d'eux représentele musiciend'un orchestre.Le chef » estassisau milieudu cerle « maallem d'orchestre, cle. il imite,pat exemple, Par une mimiqueappropriée, lé jeu du guitariste.Si l'enfantqui est chargédu rôle ne lui répondpas immédiatement par la mêmemimique, il seramisà l'amende. Lespetitesfillesici, jouentpeu à la poupée.Leur grandplaisirest de fairela dînette.On peut lesvoir, dansles ruellesarabes,réuniesautourd'un minuscule brasero,soufflantsurle feu pouractiverla cuissonde ce qui cuitdansun petitplat.Je dis «dece quicuit», car c'est souventassezdifficileà déterminer. Commepartout,d'ailleurs,Celuides jeux préférés Touslés est encorel'imitationdés grandespersonnes. tous gestesde la vie courante,toutesles professions, lesmétiersy passent.Et certaines« fantasias» enfan^tihes,sans chevauxet sans « poudre» ne sont pas lesmoinsexcitantes. Ici:aussi,l'enfonceest,l'âge heureux! Plusqu'ailleursmême,peut-onaffirmer. Nullepart,l'enfantn'estplusaiméqu'au Maroc. Nullepart,il n'esttraitéavecplusde douceuret de bonté.Et c'est tout à la louangede ce pays. L'inauguration officielle à Dar-Si-Saïd de l'auditorium dé Marrakech étonnante,et Quieût songéque,par uneinvention et au judidesAffairesindigènes grâceà l'intervention notregrandmaîtremacieuxappuide M. Gotteland, le demi-séculaire rocainde l'Université, palaisde Darqui Si-Saïd,édifiépar le proprefrèredece Ba-Ahmed de la célèbreBahia,abriteraitun fut le constructeur et dé tapis jour,danssonrêvede pierre,de mosaïques de : antiqueessenced'Islam! un auditorium précieux essenceultimed'Occident. radiodiffusion, Pourtantce qui semblaitgageureest aujourd'hui réalité.Pluséloquemment queje ne pourraisvousle conter,lesextraitsdé discoursà cette occasionprouneidéedu charmede cette noncés,vousdonneront

à l'auditorium L'écolede musiquede Dar-Si-Saïd, qui participeaux émissionsde Hadio^Maioc de Marrakech.

et exquisément tio. Unedizainede jeunesgens,évoluantentredes Si-Saïd,demeurevraimentseigneuriale rayonnerla penséedé glaces'', parallèlesqui donnaientainsil'illusionde la restaurée,d'oùpourradésormbis leursvoixde « guem- touteune provinceen mêmetempsque la renommée Djema-el-Fna, accompagnaient et dé ses de ses sites, dé ses industries sisessur lesdivanscourantle longdesparoissansprix. grandissante Aumicro,sertidansuneguirlandede bougainvilliers arts.» et posésur un socled'ébénisteriemarocaineharmoL'objetde la réunion,le concertradiodiffuséde mariéà l'ambiance, M. Benazet,directeur musiquearabeet berbère,intervintalors.Parcouronsnieusement désAffairesindigènes, amorça,commeil se devaitla bris»', petits instrumentsrustiques,violonsà deux sériedés discours.« L'initiativeque nousavonsprise cordes. sortirentdesflûtesderode réserver,danslesémissions dUgrandposteRadioPuis,deuxjeunesBerbères Marocde Rabat,uneplaceà la musiquearabeet aux seaux,,et dansla cadencedes mainsde leursaccomcommunications parlées,a intéresséles populations pagnateurs,mimèrentun « ahouach» dans la monet cette Denombreux marocaines. auditeursnousl'ontdit ou tagne.Divincontrasteentrelesflûtesrustiques écrit.Nousavonsdoncla certituded'êtredansla bon- citadineet fine musiqueandalouse,de composition ne voie,et nousavensle desseind'y persévérer. Deux plussavante. C'estalorsque le génialcomiqueHomanebenGuir centres supplémentaires d'émissionvont être créés. Notre«bléAinsiferontleurentréedansle mondede la radiodif- mimal'arrivéeen villed'un campagnard. dard» passeau soukfaire quelquesemplettespour sa femme.Commeil s'exprimemal,les marchands le moquent: il ne réussitpas à fairelesachatsdésirableset repartversson fondouk,fait sortirses chameauxet se dirigephilosophiquement verssa tribu.A ce moment,une automobile se précipitesur leschameaux: l'accidentest évitéde justesseet le blédard rejointsa campagneen maudissantla « ville» et ses habitants. C'estalorsqueSiMammeri, desArtsininspecteur ce délicatartistequi se double digènesà Marrakech, d'un hommed'action— et c'estce secondtitre qui luiest le pluscherau coeur! — encadradansla guirlandede bougainvillier du microsondistinguévisage quidevait,tout au longde cette soirée,rayonnerde l'intensejoieéprouvéeà l'idéequecettemusiquemaalrocaine,dontil s'est fait l'ardentpropagandiste, lait recevoir désormais la régulière consécration desondes.Sa causerie,sobreet poétiquetout ensemble, fut un bref historique,et aussi une description, par une âmed'artiste,et qui connaitles lieux,de Dar-Sï-Saïd. Le patio où se trouventles ••behous« ornésde Leconcertse continuapar de la musique arabeclasmiroirsparallèleset, (nifond,par delèiles porsique,donnéepar le maallemEl-Khiati et sa troupe. tes splcndides,la salle de l'auditorium. Enfin,le délicieuxpoètequ'est AlphonseMétérie, notrepoèteofficielmarocain,et je n'entendspas of« fête» à la foisofficielle, et quelquepeuintime,que notre inspecteurrégionaldes Beaux-Arts fusquer de constitual'inauguration le 7 solennelle, mars,à 21 ce mot « officiel», mais bien indiquersa notoriété, de l'auditorium heures,à Dar-Si-Saïd, de Marrakech. le délicatauteurde « Cophetuesques » et du « Livre Enla salle merveilleuse, des lustresdiscretséclaidesSoeurs » et de « PetitMaroc» et de tant de jolis raientd'une doucelumière,qui ne parvenaitpas à écritsen versaussibienqu'enprose,s'envint poèmes, animertouslestrésorsd'art des plafondset desmurs, à sontourdeventle micro.A voixtrèsdouce,l'oneût lesplushautessommités et indigènes, aseuropéennes dit d'une confidence ! AlphonseMétériefit une de en le programme ensemble. Ce fut d'abordun air de fusionFes,la cite de Moulay-ldriss et Marrakech, la ces sémillantes et intimescauseriesdontseul il a le musiquearabe,une « kassida» populaire,Terchoun. capitaledu Sudaux splendeurs touristiques inégalées.» secretsur « Marrakech e t sa région». Chaquefeuillet Et puisun préludede musiqueandalouse,jouépar un Puiscefut letourdeM. Moigniet, directeurdel'Of- sitôt lu : le graindes motsétant jeté à la mercides chanteurdouéd'unemagnifique voix,et qui s'accom- fice des P.T.T.,qui dit, notamment ; « Ceux-ci(les ondes.M. Métériele laissaitnégligemment tomber au d'un luth. Un balletschleuhdirigépar une appareilsd'émission) pagnait ne pouvaienttrouverde meilleur sol ouaté,tellesces légèresfeuillesmortesd'automne musiqueberbère,futensuiteorganiséau centredu pa- abri qu'auseinde ce joyaud'art arabequ'estle Dar- qu'évoquait d'une Roxanevieillie près l'immortel Cy-


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rondagonisant. Cependantque, dans l'atmosphèreseigneurialeet ouatéecirculaientlés pâtisseriesd'Islamet le thé à la menthe. Et vingt-troisheuresétaient bien sonnéeslorsque, aprèsla finale: nouba,de gheita et de tambours,prit fin cette soiréeoriginale,en laquelle,devanttant de notabilitéseuropéenneset indigènes,venait de naître pour le mondéune immensevoixde plusqui, sur lès ondes mystérieuseset légères,ira partout conter, tousles mercredissoir,de 20 à 21 heures,et par de la musiqUe,et par des conférences,le visageoriginal, et l'âme subtile,dé Marrakech. Paul HENRY.

La XVI Foire dé Marrakech (du 4 ou 13 avril 1936) Voicivenir, avec l'approchedes Pâques joyeuses, auxquellescette manifestationsert de prélude,le 16" anniversairede la Foiredé Marrakechqui, malgré1er; difficultésde l'heure,poursuitsansdéfaillancesa progression,et qui d'ailleurss'est définitivement imposée du Maroc. commela grandemanifestationéconomique Cette année, tel un défi jeté au généralmarasme, jamaisle Comitéde la Foiren'a connu,de la part des commerçantset industriels,un tel empressementà participerà cette manifestation,luiassuranten conséquenceun succèsplusimportantencore. Suivantle plan adoptédepuisplusieursannéespeur l'organisationde la Foire,celle-ci,parallèlementà la SectionConmercialequi en est la base et la raison

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d'être, comprendra,commeà l'accoutumée,diverses eutrès sections,ainsi qu'un programmede fêtes et de sports,qui attirerontchaquejour dans la verdoyante enceintedu Djenanel Hartsi, une foulede visiteurs, tant marocainsqu'étrangers! Passonsdoncen revue les différentsaspectsde la XVI"Foirede Marrakech! 1" Une «Sectionde propagandetouristique»,due aux Syndicatsd'initiativesdu Sud, condensera,sous forme d'innombrablesphotos,cartes, renseignements et brochures,les possibilitésextraordinaires de tourismedanscette région,qui connaîtcette année,spécialementauprèsdes Britanniques,un étonnantsuccès. 2" Une « Expositiond'arts indigènes», complétée par un concoursentre artisans marrakchis,concours qui l'an derniercompta 70 concurrents,synthétisera pour l'oeilravi, l'art, subtil parfois,originaltoujours, et si divers,des « maallemin» de la:régionqui, sans faillirà la puretradition,saventsi habilementrenouvelerleur production. 3" Un « Concours de groset de petitélevage», sous lesauspicesde la Chambred'Agriculture de Marrakech, connaîtracette foisencoresonhabituelsuccès,et gageonsque les visiteursserontfort étonnésde constater que, desfermes-modèles de noscolonspuissentsortir, nourrisd'un sol apparemmentingrat, des spécimensd'ovins,de bovidéset d'équidéspouvantrivaliser evec la meilleureproductionmétropolitaine ! 4" Un « IX" Salon des Beaux-Arts », s'insinuant traditionnellement dans le programme,dira aux connaisseursaussibien qu'aux profanes,l'effort heureux et talentueux,en présencede nossites merveilleux et de cette vie indigènesi curieusequ'ellen'épuiseraja-

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maisl'art des chercheursd'images,de nos meilleurs pinceauxmoghrebins.L'an dernier,150 toiles figuraient à cette exposition. 5" Une « Exposition », sousle contrôledu Service des AffairesIndigènes,d'«articlesconfectionnéspar les tribus», connaîtrason mêmeéclatant succèsde curiosité,et ausside vente,auprèsdes milliersde visiteurs qui auront eu l'heureuseidée de prendrela Foiredé Marrakechpour but de leur pascaldéplacement.Armes,tapis,poteries,où transparaîtral'originalité de chaquetribu, s'offrirontaux acheteursqui, l'on dernier,furentnombreux. 6" Une « Sectionde Fêtes» et aussi de réunions sportives,épingléeen margede la Foirecommerciale, sesdiversattraits,afin dedistrairelesheudéveloppera resde nosvisiteurs,et d'enleverde leur esprit la relative austéritéqu'impliquele fait de venir à la Foire commerciale poury traiterdes affaires.Bals,réunions sportives,courseshippiques,agrémenterontles jours ensoleillés d'avril! 7" Enfin,et ceciconstituerala remarquableinnovationet le cloude cette XVI''Foire: la « Sectionde la Chasseet de la Pêchedans le Sudmarocain», sera certesla plusimportantedessectionsde la partie exposition. Ce sera, en effet, une manifestationoriginale,inédite au Maroc.Attrayanteet objective,qui ne voit l'importancede cette sectiondu point de vue touristique? Ellemontrera,en effet, soustoutesleursformes, lesfacilitésoffertesaux amateursde chasseet de pêche — et Dieusait s'il en est en notre Moghreb! — par une expositiond'animauxvivants (gros et petit gibier,à poilset à plumes)assemblésen un original vivarium! La chasse,telle que la pratiquentles indigènes,les piègeset lesarmesqu'ilsy emploientseront exposés.La pêche, aussi bien dans les oueds qu'en mer.Destableauxillustrerontet concrèterontcettedémonstrationà laquelles'ajouterontun salonde documentationet des conférencesradiodiffusées, afin que l'originalsujet soit vraimenttraité dans son ampleur même,aussi bien que dans ses détails. Au reste, la collaboration à cette sectiondu Saint-Hubert-Club de Marrakech,des Syndicatsd'Initiativesdu Sud,du Servicedes Eauxet Forêts,de la Sociétéde Sciencesnaturellesdu Maroc,ne sera-t-ellepas un aarant d'une parfaitedocumentation. Uneexpositioncommerciale d'armes,de munitions, d'enginsde pêcheet d'articlesdiversde chasseet de pêche,par des maisonsspécialisées,constitueral'habile trait d'unionentre l'aspectdocumentairedu problèmeet sa réalisationpratique. C'est pourquoi« L'Afriquedu Nord Illustrée» convie les Nord-Africains, du plus loin qu'ils le pourront, à accourir,à l'occasionde cette XVI"Foire,vers cette originalecité de Marrakech,dont un WinstonChurchilla récemmentchanté si éloquemmentle charme dans les plusgrandsorganesde la presseanglaiseet d'autant que son ciel d'avril,ses palmierssongeurset sonmagnifiquehorizond'Atlasse chargerontd'apporter à la manifestationelle-mêmele grandioseappoint de leurvraiebeauté. Paul HENRY.


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CONSTANTlNÈ nordLe XIVe Congrès interfédéral africain et le XIX Congrès fédéral dès Anciens combatconstantinois tants ont ténu leurs assises à Bône C'est à: Bônequ'eurentlieu, cette année,lés GôriCongrèsfédéralconstant grèsd'AnciensCombattants, titioiSd'Unepart et Congrèsintërfédéralnord-africain d'autrepart. Poury assister,un très grandnombrede délégués,représentantlés sociétésd'AnciensÇdmbattantsd'Algérie,de Tunisieet du:Maroc,sont arrivésà Bône dansld:journéedès 27 et 28 mars;.Lé meilleuraccUejlleura été réservéet, dès la sortiede la gare, une large banderolesouhaitaitlà bienvenue de là:Cité, aux sympathiques-hôtéS; Puiseut lieu le Congrèsfédéraf. Aprèsque:l'appel:desdéléguéseut été fait, M. Boyer adressases souhaitsdé bienvenueaux assistants: —i-Le congrèsrevêtcette année,dit-il,une irtîportance moinsgrandeque par lé passé.Neusn'en discuteronspas mojnslés questionsà l'ordredû jour et dontl'intérêtn'échappéà personne,ayant trait ëssen». tellèmehtaux,sociétésd'ancienscombattants Puis,M, Boyerdonnalecturedu rapportmoralde la Fédérationqui évoque,dé façon magistrale,les proLe:présidentdé îa Fédérationétablit ensuite,au dès blèmesdé l'heureactuelle,les événementsmondiaux pointde vuemutualiste,lé bilandesrevendications Lébilanse présenteainsi: exception- ancienscombattants. qui;déclaraM, Boyer,par une importance —— Nousayonsenfinobtenu,dit M. Boyer,au prix nelle,éclipsentles:affairesfédérales,Leconflititalp-

L'arrivéedes congressistesdevantle Monumentaux Morts. éthiopienet aussila grandealerte du coup de force de quels effortstenaces,le statut des grandsinvalipar la loi du 22 mars 1935. allemand,qui inquiètesi justementles chancelleries des fixédéfinitivement indiquentassez la gravitédu moment. Lesdélaisd'instancede pensionsont été, d'autrepart, européennes, Pour faire face aux difficultés,M. Boyerpréconise prorogéspar le décretdu 30 octobre1935,permettant ainsià quantitéde camaradesde fairevaloirles agl'unionde tous.

gravationsdé blessures jugéesauparavantbénignes.De combattantspourrontprétenleurcôté,lèsagriculteurs dre à dès prêtsparticuliersdû créditagricole: en vertu dé la loidu:18 avril1935,Enfin,tout récemment, la Chambrédès Députésvientd'approuverla création, si impatiemment souhaitéeet attendue;dé la fameuse caissedès pensions,ce qui'empêcheradésormaisnos adversairesde prétendre,injustementd'ailleurs,que nos retraiteset pensionsrompaientl'équilibrébudgétaire. « Je ne m'étendraipas pluslonguement sureè sujet, car vousconnaissez,tout commemoi, mes chers de (a question. camarades,l'importance exceptionnelle A la Fédération voussavezégalement, çonstantihpise, mescherscamarades,que, commepar lë!passé;le bureau a fait preuvede la plusgrandeactivité,répondant ainsi)à la confiancequevousluiaveztémoignée. Lemériteen revientà mesdévouéscollaborateurs, nos bonscamaradesPéricat,Adjadjeet Gisbert,auprèsde et précieux qui j'ai toujpurstrouvéun indispensable appui. « Ainsi,ehersicamarades,poursuivitM, Boyer,la Fédérationrestece qu'ellea toujours,été, unie, disforte;Aucunde vous,j'en ciplinéeet, par conséquent, suissûr, neConsentirait à laisserporterla moindreatteinte à cetteforce.Au contraire,vousêtes,tous,disposésà l'accroîtreau maximum.Vousréaliserezvotre ardentdésiren conservantvotre foi, en l'inculquant aux nouveauxadhérents,en la faisantsurtoutpartagerpar lèsjeuneset vousaurezalorsméritéde l'Union fédérale,servi la Franceen bon citoyenen même à laquellenoussommestous tempsque la République, profondémentattachés, la Républiquedes combattants». Le rapportmoralfut adoptéà l'unanimité,aux apdes assistants. plaudissements Pendantque le congrèsfédéralcommençait ses tra-


L'AFRIQUE vauxau théâtre municipal,une réunionde la commission de contrôledu 14" Congrèsiriterfédéralnordafricainavait lieu dans la salle du Tribunalde comsous la, présidencede M, merce,au Palais Consulaire, Laforié.A 17 heures suivit,sous la présidencede M, Parent, président de l'Interfédératiônnord-africaine,. Uneréuniondu Conseilinterfédéral.Au coursde Cette séancepréliminaire,il fut procédéà la miseau point éf aux préparatifsdu Congrèsihterfédéraidont là séance première doit avoir lieu demain matin au Théâtre municipal. Le:Congrèsdé l'ïhfërfédératioh d ès Nord-Africaine ...... 'S1-.a permisaux participantsde viAnciens'Combattants siter la Tqbacoôpde;Bônè. Conduitspar les directeursdes:docks, iès délégués visitèrentlès vastes installationspu est traité1ié tabac. Ils se: rendirent également à fd Pouponnière,où jouaientlés.enfantsdès'employés,et à la cantine, Où Se restaurentlès ouvriersdes docks,Mïdïsonnaitjustement;et. les déléguésassistèrentà la sortie dés ouvriers, A l'issuede lô visité;un:Champagned'honneurétait servidans l'un dés docks;AUCoursde cette réunion, M. JoSephSërdà, député, souhaita la bienvenueaux ancienscombattantsnord-africainsa qui il exposa le fonctionnementdès; ateliers qu'ils venaient dé parcourir, Le députéde Bôhéévoqual'effort qui avait été fait pour la réalisationde cette entreprise,basée sur la coopérationet la mutualité. M. Serda rendit égalementhommageà la mémoire dés soldatstombésouichampd'honneur,et exalta l'héroïsmedès anciens combattants., De chaleureuxapplaudissementsretentirentà ses dernièresparoles,auxquellesréponditM. Parent, président dé l'Interfédératiôn.Se faisant l'interprète de tous ses camarades,M. Parentne cacha pas l'impression que lui fit cette instructivevisite et remerciaM; Sërdàde l'accueilqui avait été réservéà ses camarades. Lescoupésvidées,lès congressistesregagnèrentBône, où les attendaientd'autres travaux. L'après-midifut consacréeà la discussionrelative aux stationsthermalesde l'Afriquedu Nord. M. Cannebotin,trésorierde l'Interfédératiôn,présente:à l'Assembléeun lumineuxrapport sUr la station de Hammam-Righa, et ceci entraîne l'orateur à présenterun voeuqui:est adpoté,relatif aux soinshydrominéraux (eaux thermales) aux victimesde la guerre, M. Cannebotinparléensuitede la situationde l'hôpital militairede Hammam-Righa, auquel des améliorations ont été apportéesgrâce aux démarchesde l'Interfédératiôn. —- D'autresvont suivresous peu enfin, dit le trésorier de l'Interfédératiôn.Nous devons reconnaître: que nosdoléancesont été entendues.Avecles maigres créditsobtenus,le servicede santé s'est attaché à donner satisfactionaux voeuxformulésdans nos Congrès, nous donnant ainsi dès preuvesde sa bonnevolonté et de sa confiante collaborationpour menerà bien l'oeuvreentreprise. « Indépendamment de la station de Hammam-Righa, ajouta M. Cannebotin,il existe en Algérie,au Marocet en Tunisie,desstationshydrominérales où lès bénéficiairesde ^article 64 devraient pouvoirobtenir des soins. Sans demanderla constructiond'hôpitaux militairesdans ces stations,parmi lesquellesje citerai Bou-Hanifia,dans le départementd'Oran: Korbous, en Tunisie; MoulayYacoub el Oulmès,au Maroc, nous pourrionsintervenirauprès des pouvoirspublics pourobtenirqu'ils ne se désintéressepas de l'aménagementde ces stations,et que des conventionssoient passéesavec les Compagniesfermièrespour que les mutilés,ancienscombattantset victimesde la guerre puissents'y faire soigner.» L'ordredu jour étant épuisé,la séancefut levéeà 18 h. 30. Lescongressistes se rendirentalorsà l'Hôtelde Ville, où ils étaient invitéspar la Municipalitéà un apéritif d'honneur. Commebienon pense,le Congrèsse terminapar un grand banquet à la fin duquelprirent la paroleMM. Frulio,Boyer,Parent, Decprez,Laverdet,Granier, le colonelFrançois,Perrin,Deyron,Serda,Pantaloni,Ma-

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rcdbh',Zerkiheet Maire.Chacundès orateurss'attacha à; démontrerl'utilité du Congrèset M. Serdaen particuliers'exprimaen, ces termes: —~> On g dit, à, juste titre, que vousêtes,les créanciers privilégiésdu pays. Et Commenten serait-ilautrement si l'on songe1aux heures tragiquespendant lesquellesvousavez vaillammentfait dé vos poitrines le rempart contre lequelsont venus se briser lés assauts répétés de l'ennemi.Vousavez résistéet vous avez vaincu. « Après la victoire,acquisesi péniblementau prix de tant de sacrifices,vousavez dû:vousgrouperpour réclamerl'exécutiondès obligationscontractéesenvers vous par la nation. Hélas il vous a fallu et il vous faudra encorelutter pourobtenirles légitimesréparations qui voUssontdues. « Vos revendications se sont heurtéestantôt à une lé plus souventà des difficultésfiincompréhension, nancièresnées surtout dé l'inexécutiondes engagementsdu traité de paix et enfinà |a criseéconomique sans précédentqui s'est abattue sur le monde,sans épargneraucun peuple. « A la principalede vos revendications, à celle que vous qualifiezà juste titre de capitale: « La Caisse dès pensions», il va semble-t-il;dans un avenir prochain,être donnésatisfaction». Aprèsavoir exposéles avantagesde la Caissedes

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pensions,le député de Bôneconclut: —« Votrecongrèsinterfédéralvousa permisde confirmerdes voeuxqUevousavez déjà formuléset d'en émettreaussi de nouveaux.Il constitueune Splendidè manifestationde solidaritédès victimesde la guerreet dès anciens combattants, une affirmationde force conscienteet organisée. Aux générationsd'aujourd'hui, il offre le spectacleréconfortantd'un imposant groupementde citoyens,appartenantà toutes les catégoriessociales,et groupésautourd'un mêmeidéal: celui:de la Francelaborieuseet pacifique.

autocars Lès nouveaux de la Garde mobile en Algérie de l'Arméea démontrélesavantages Lamotorisation que les différentesarmes retiraient,au point de vue mobilité,de l'adoptiondes voitures,motoset camions. La Gardemobile,plusque l'Arméeencoreavait besoinde devenirplus rapide. En Algérie,où les grandes distancessont chosenormale,la motorisationdes élémentsdé la Garde mobileétait indispensable.La chose est aujourd'huifaite et de nouveauxcamions, d'obtenirunegrandevitessevienvasteset susceptibles nent d'être misen service.'

— Refonte partielle ries statuts. Modifications statutaires notammentaux articles 9, 12, 20, 32 et 34 à 55 inclus des statuts. Société anonymeau capital de 2.400:000 franc* — Résolutionsaccessoires. Sief/.esociala Alger,41 el 43, rue Mogâdor. GENERALE EXTRAORDINAI3" EN ASSEMBLEE riesactionnairestitulairesd'actionsA. RE SPECIALE à l'issue rie l'assembléeextraordinaireci-dessus,à AVIS DE CONVOCATION l'effet rie délibérersur l'ordre du jour suivant : — Acceptation, des résolutionsprises par l'assemMessieursles Actionnairesde la SociétéAncienne blée généraleextraordinairede tous les actionnaires, Imprimerie Victor llcintz, au capital rie 2.400.000 titulaires ou porteurs d'actions A. et B. en ce qui francs, divisé en 2.400actionsde mille francs cha- concerneles modificationset restrictionsapportées cune, dont 240 actions A. et 2.160actions 13.sont au régimeriesactionsA.tant en applicationriela loi convoqués,conformémentaux prescriptionsde l'ar- du 26 avril 1930,sur l'interdictionet la suppression ticle 41 des statuts et de la loi, par le Conseild'ad- des actions à droit rie vole plural que rie la loi (lu ministration, au siège social,43, rue Mngador�� Al- preni'er mai 1930et des décrets-loisdes 8 août et 3!) oe'obre 1935sur les nouveauxquorum des asger, savoir : AN- sembléesd'actionnaires. ORDINAIRE 1" EN ASSEMBLEE GENERALE NUELLE,pour le mercredi29 avril 1936,à 14 heu:—Confirmationet réitération des modifications res 30, à l'effet de délibérersur l'ordredu jour sui- statutairesconcernantles actionsA. — Résolutionsaccessoires. vant : — Rapport du Conseil d'administrationsur les Tout actionnaire,quel que soit le nombre rie ses comptesde l'exerciceclos le 31 décembre1935. actions, peut prendrepart aux assembléesgénérales — Rapport du Commissaireaux comptes. ordinaire el extraordinairesavec droit à une voix — Approbation, s'il y a lieu, du bilan el des par action sans limitation. Tout actionnairetitulaire d'actionsA, peut prencomptesprésentés par le Conseilri'ariiniirs'ratioii. — Compte rendu des opérations faites, par le dre part à l'assembléegénérale extraordinaire spéConseil d'administration,dans les lennes de l'arti- ciale, quel (pie soit le nombre de ses actions, avec cle 40 de la loi du 24 juillet ISfw. droit à une voix par action sans limitation. — Quitus au Conseild'adminislralioii. Pour pouvoirassisteraux assembléesci-dessus,les — Nomination d'un ou plusieurs comm'ssaires propriétaires d'actions au porteur devront déposer aux comptespour l'exercice1930el fixationrie l'al- leurs litres el pouvoirsau siège socialcinq jours au moins avant la date de la réunion ou justifier d'un locationde commissaire. — Autorisationà donneraux membresdu Conseil récépisséde dépôt de titres dans le mêmedélai, déd'administrationconformémentà l'article 40 rie la livré par une banque, un agent de changeou un officier ministériel. loi du 24 juillet 1807. — Résolutionsaccessoires. Le projet imprimédes résolutionsa présenter aux 2" EN ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAI-assembléesgénéralesextraordinaireset spéciale,sera tenu à la dispositiondes actionnairesau siègesocial, RE, à l'issue de l'assembléeordinaire ci-dessus,à quinze jours avant la réunion, conformémentaux l'cffel rie.délibérersur l'ordre du jour suivanl : — Miseen harmoniedes statuts avec les lois ré- prescriptionsrie la loi du 13 avril 1935. centes sur les sociétéset avec,les décrets-lois. LE CONSEILD'ADMINISTRATION. VICTORHEINTZ ANCIENNEIMPRIMERIE


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CONSTANTINE,

DU NORD ILLUSTRÉE

DANS

LES

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Maisce n'est pointles quelquesannéesà venirqu^ n'est-ellevraimentqu'un seuilusé,dému L'Algérie ? — oubienluireste-t-il nousvoulonsconsidéreraujourd'hui.Ce ne sont que dé, del'OrientMéditerranéen noushantentà de cesattraits vraimentcaracté- lèssièclesécoulés,dontlèssurvivances encorequelques-uns ristiquesd'un mondehomogèneparticulier,ayant ses' la façond'un rêveou d'uneespérance,à jamaisirréaus et coutumes,ses métierset fonctions,différentsde lisableou perdue. Voicilesvieillesrues... dans ? Devons-nous, ceux qu'offrela vie européenne A côtéde leursilence,grouillepourtantla fouledés cet intéressantdomainenous contenter(commeen — « » ceuxqui achètentleursubsistanced'un oumoins oudelectures petits d'autres)desouvenirs p lus tant ? N'y a-t-il plusrien,dansnosvillesd'Afri- jour, et ceux qui vendentleurs denrées,en quelques classiques que,dansnos quartiersindigènesqui perpétueréellement,et, pourainsi dire, sanssolutionde continuité avecle passélocal;— cecharmedeschosesinhabituelque rienne nousrend les,l'étrangetéde cesexistences ? familières,ni parfoismême,compréhensibles A deuxpas de nosruesdroiteset propres,de cette « rue Nationale» où deuxautos en marchepeuvent se croiserà la hauteurde deuxautresà l'arrêt, j'ai découvert ruellesdontlesbalconss'effleud'incroyables rentau premierétage et dontlestoitsarriventà s'entrecroiser ! coRuellessilencieuses, tortueuses,à soubassements branlantes: le plan lossauxpour des superstructures et sesmasuresne furent,certes,pascond'élaboration, : partoutoù l'Islamoffredesconstructions temporains solides,c'est que Rome,d'abord,y avaittravaillé.En lesArabesont s'installentsurces vestigesmagnifiques, et le stabilisé,à leur niveau,le temps,la civilisation progrès; grâceà eux, nouspouvonssaisirexactement ce que fut la vie dansces contréeslorsde leur prise de possession. Marchonslentementet marchonsen silence; en pénétrantdansces petites,rues,nousremontons égalementdansle passé; en changeantd'ambiance,nous du changeons d'époque.C'estainsique la modification facteur« temps» nousimposela variationde l'élément « vitesse», lequelaccuse,de nos jours,donsson déroulement,une accélérationeffarantequi rappellerait celled'une progression où l'imagination géométrique, Photo M. G.-Vicrey. elle-même s'égareraitsi nousavionsle reculnécessaire Les marchandsde chaudrons,de.tamis pourl'évaluerovec précision.Car l'évolutionde l'huet de marmitesà couscous. manitéa ceci de curieux,c'est que, toujoursles débutsde civilisation furentd'une extrêmelenteur,gravissantavec peine,au ralenti,la pente ascensionnel- menussacsou couffins.Il semblebienici que la seule le çui mèneà son épanouissement desgenssoitcelledese nourrir.Oùsont ; maisdévalanten- préoccupation suite,tel un corpsen folie,verslesabîmesde la déca- lesconflitsd'idées? lesambitions? leshaines? dence.Il se pourraitbien que nous soyonsainsi proQu'ilssont paisibleset amènes,les marchandsarachesde ce stadedonton ne sauraitdire quel conflit . bes,assisdignement au centrede leurétalage! de moteurs,de mitraille,de « robbots», dansla conJ'ai suivila préparationd'unefriturede merlanen densationet l'industrialisation desforcestelluriques du coucelematefortementépicée; et pourque vousne mondenousferait exploseren une destructioncatas- me taxiezpointd'illusioniste, sujetteà cautiondansce sur place; trophiqueet définitive. quej'admireou détracte,j'en ai cr.nsommê

INDIGÈNES

je les certifiesavoureuxet dé la plusexcellentepréparation! heureused'avoir,si Et je suispartieen exploration, prèsde moi,de véritablessouks,achalandésà la vraie modeorientale,pas du tout travestis,mais au contrairehumbleset originaux.Pourqui connaîtbienceux dé Rabatou de Constantihople, certesl'inférioritéest grande; maisles « types» et leuralluresont lesmêmes.Et l'on s'étonneencorede ce consentement placideà une telle précarité! Précaritédes moyens,du matériellesde la vie quoticonfort,desaméliorations dienne,imagedes exigencesprobesde l'âme; précarité de l'individudans l'absencedé matériel, dans des secourset desavantagesdé l'industrie, l'ignorance voirede l'habiletéartisanede toutêtre perfectible.Ils en sontici auxsièclesviergeset indécisde cette paralysiepopulaire,qu'auréolaientcependant l'érudition et dès sages. mystiqueet puissantedesphilosophes Onpeut lesfrôler,commemoi,pendantdixans,sans, jamaisles observerassez, sans réaliservraimentces déficiences incroyables humaines,quis'ignorentprobablement,ou dont on s'arrange,dansla misère, la saleté,un outillageprimitif,sublunaire,préhistorique. Maisvoyezplutôtce marchandde friandise:

— Zlabïa! Zlabïa! Quelrégalque ces beignetseu mieltout ruisselants d'huile.Maisoui ! ainsi que les « makroutes» aux dattes piléesdansde la semoulede blé; et ces « Baklava», noix et cacahuètes,écraséesdans du beurre noir et cuitesentredeuxlosangesde pâte à frire; et puis les « ktaïf », les « m'guirgchetz »... nomstrès durs,de friandisestrès douces,arroséesde mielet de jus de cannelle.Lessucrerieset les épices,très âpres, sonttoujoursmêléescommesi cette rencontrede condimentscontrairesavaitquelquechosede naturel.Pour un palaisqui n'auraitpas l'entraînoment vouluil suffit de distrairementalementl'associationbizarredes produits,pourapprécierchacund'euxà sa juste valeur. Et tout cela est excellent,surtoutaux estomacs intrépides. Aprèsla fritureau pimentrouge,j'ai savouréplusieursmètresde zlabïa,quelquesmakroutes,et maintenantau travail! Au travail? c'est-à-dire,regardonstravailler; regardons,avecdes yeux,viergesde parti-pris,ce tourneur sur cuivre,ce marteleur,plutôt— car un petit mailletest tout son outillage.Il modèledes marmites à couscouss.Tout à côté, lo brasier; le métal est


L'AFRIQUE chauffé à blanc, frappé, puis plongé dans de l'eau froide d'où il ressort avec sa belle teinte rouge. Le baquet où l'on doit plongerces marmitesgit là, dans Id rue, contrele pillierbranlantde la boutique; il est au trois-quartvide,et le gaminqui opère le plongeon, arrivepéniblementà tout immergé.La fontainemunicipale est à deux pas : qui y songe? Qui s'inquiéterait ? Disons mieux, de faciliter la tâché d'un Camarade d'un esclave? Les pauvresgens sont impitoyablesles Unsenversles autres. Le gaminSebrûle les dix doigts pendant que je l'observe -^—et que les siens vivent chacunleurvie avecune morneindifférence,Que chacun se... « débrouille! » Qu'il peine! Qu'il se brûle! Qu'il crève! — Dëbbar-Rassëk ! disent nos indigènes,avec une inexprimablesécheresse,aux misèresde leurs frères, lorsqu'ilsné sont pas simplementindifférents; heureux celui qui peut se soustraireà l'épréuvé. Voilàl'égaliténaturelledés hommes,leurfraternité instinctive,sauf en dès cas d'exception.Quantà la liberté, ce vain mot, il n'y g quecellede souffrirqui soit réelle et universelle. Connaîtrait-onla pitié, dans ces pays d'Orient,si les chrétiensn'y dominaientpas? Après lés travailleursdu cuivré,voici ceux du fër Êianc; chosecurieuseceux-cisont tous juifs, de même que lès joailliers,lès brodeursde ceintures,les cordonniers.Ilsont lé type racialethniquele plus accusé. Lesexpressionssont forteset inadmissibles ; la photographie elle-mêmeen saurait les capter, tant ces faces:aux traits lourds,varientet trahissentlès remous de leur nature. Quandelles sont libres,les mainsponctuentles paroles; mais celles-ciétant occupées,ce sont tous lès musclesdé la tête qui nous exposentces mentalités. Lesyeux? — pesantset fuyantsà la fois, souventmalades, pleins d'insinuations,de ruse qui va jusqu'à l'intelligence; lés bouches; énormes, débordantes, grosses— jusquedans les figuresétiques,si nombreuses, si fréquentesdans ce peupleau physiqUeépuisé; ils sont sales mais tenacesau labeur, ne connaissant que le gain, le désirantâprementet leurêtre entier reflète les appétits, le matérialismede leur nature. Un fort contraste les différenciedès ouvriers,marchandset autresarabes. Moinsastucieux,et aussi, hélas, moins laborieuse, ces arabes ont, en général,beaucoupde dignitéet ne manquentpas d'aspirationsélevées.En somme,les divergencesne sont pas seulementextérieures,maismorales, suffisantespour expliquerla haine nourriepar ceux-ci contre ceux-là, et qui n'est nullementbasée sur des différencesdé religion,mais bien sur l'aversion de la race, aversionsurtout, de l'exploitécontre l'exploiteur.L'arabe n'observesa plaie que très en surface, sans en rechercherles causes profondes,le genre, les dimensions...De plus, par qualité confessionnelle,les musulmansabsorbenten mêmetempsque l'air qu'ils respirent le respect de toutes vraies •croyances. J'ai vu de vieux Kurdes,à Stamboul,si fanatiques, .traiter avec déférencel'Arménienmaudit qui venait

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nifestationhéroïqueet flagrante de la catholicitéen action,n'avaientrien à redouterdesmusulmansfarouchesdu GrandTurc! C'est avec gravité qu'ils rapportenttout à Dieuet qu'ils voientpartout l'effet de sa volonté.Nous pourrions peut-être leur reprochercet abandontrop complet à la grâcedu Seigneur! Mais,eux, ne considéreraient-ils pas avec infiniment plus de respect, et, peut-être, de sympathie,lés civilisateurseuropéens,si ceux-ci,ayant une noblereligion,se maintenaientà la hauteurde l'observer,de la mettreen pratique,d'être guiderpar elle? Une longueconnaissancede l'âme musulmane,en différentspays et de différentessouches ethniques, nousautoriseà dire que les conséquencesd'une telle observanceseraientd'une portée incalculabledans le déroulementdes relationset desévénementscoloniaux. Maisceciest une autre histoire,et dépassele cadre modesteque je me suis tracé, J'ai longuementregardé, à sa machineà coudre, l'arabe qui brodeavec dès fils d'or de bellesgandourqhs de velours,pour lès petites filles; le Vieillardqui vend dès babouches; celui qui fabriquedès Coffrets en bois,et les peinturlurepourlès mariées... Et puis tant d'autres encore! Tant d'autres... dont je vousconterail'histoirebientôt,et l'activitéardente et modestes,en quelquespages qu'ils me dicteront eux-mêmes... MarcelleGEORGES-VICREY.

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Photo M. G-Vicrey. J'ai découvertdes rues dont les balconss'effleurenl, les toils se touchent, lés murs sont peints couleur bleu de roi. s'abriter sous son toit ; et c'est presqueune vénération que lesosmanlistémoignaientà nossoeursde charité ; aux blanchescornettes,anges tutélairesdes malades, non seulementdes hôpitauxturcsde l'immense cité, mais au servicede tous, pour l'amourde Dieu. Ellesallaient partout, seules, mêmela nuit, armées, seulementd'une petite lanternedans leurmain généreuse, à côté du grand chapelet flottant. Dansce tumultueuxcarrefourdu monde,à une époqueoù la sécurité des individusétait inexistante,au mêmedegré que l'électricité,les automobiles,le téléphoneet la liberté ; ces religieusesde Saint-Vincentde Paul, ma-

Foire

de

Bône

A l'heureoù tant de difficultésd'ordreéconomique donnentaux espritschagrinsl'occasionde critiquerouvertementnotre avenir colonial,la premièreFoirede Bône— dont nous dirons,dès à présent,qu'elle fut un très gros succès—- a revêtuun certain:caractère de magnifiquesolennité. Cette belledémonstration, à laquelleMM.Pantaloni, maire de la coquettecité algérienne,Alix Constantin et LouisPerrin,entre autresanimateursinlassablement dévoués,ont apporté toute leur précieusecollaboration, aura eu, en tout cas, poureffet immédiat,de ranimerheureusementles enthousiasmes les plus défaillants. M. Constantin, présidentdu Comitéde la Foire, prévoyaitce beau résultatqu'il définissaitdansun discoursprononcéau coursdu grandbanquetd'inauguration : « Au risqued'être traité d'utopiste,il me faut désormaisprêcherla reprisedes affairespar la confiance, la persévéranceet l'union. « Aussi: malgré les difficultésde l'heure,je crois que la Foirede Bôneest le meilleurmoyende propagande qui peut rendreles plus grandsservicesau redressement économiquede notre ville et de notre chèrePatrie». Et, durant une semaine,ce fut sur l'esplanadedes Santons,où étaient installésles bâtimentsde la Foire, devisiteursdont le nomun va-et-vientimpressionnant bre, si important,ne sauraitêtre exactementévalué.


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CINÉMATOGRAPHIQUE

de l'espritXX''siè^ — l'estégalementpourtouteslesautresmanifestations ! boux NOTRE OPINION clé.Voyezdoncle cinéma! Bluff,poudreaux yeux;battageintensifsont autant de procédéscouramment exploitéspourimposerdes talentsdouteuxau bongros Bluff, poudre aux yeux, battage intensif... tout simpleavecunevirtuosité publicdu spectacle.Làpublicitécultive^hyperbole unedosed'ingéniosité peubaet il faut vraimentaux spécialistes Là critiquen'est-elleplusà là modeet là moraleaurait-elleété définitive- mentprodigieuse a lors à du MlleUnetelle qu'en faireadmettre a l'amateur génie, nale q ue fait pour il est un Entout ? mentfrappéed'anathèmepar noscontemporains cas, que réalitéelleest d'uneinsipiditédésespérante; l'actualitéquotidienne confirme : léscenseursont disparuet les moeursévaluent les adorer les diviniser c réatures ; Porter aux huesde i nsignifiantes, pauvres herbe comme u ne surunterrainimmense et netdetousobstacles gênants,poussent voilàoù là chassées s ans eut fermésdes courtisanes regrets, qu'on jadis moL'humanité yeux doucement le ventdel'indifférence généralesàuvàgë> balayéepar » dés grandesfirmes niaisellene fait rien pourréagir,aveuglée presséactuelleéh est réduitepours'attirerlés « sympathies derneesten état de crisecontinuelle, installées surSantaMonicaBld.ouaux Champs-Elysées. Là politique a, certes,ses adeptesfaqu'elleest par là passionet sessuccédanés. Oùpeuventdoncnousconduirecesexcèsdé louanges,ceshymnesvibrantsà On rouches.On adoptel'églantineou là fleurde lysavecun égal enthousiasme. de la chosecinémato? Je suistroppassionné officielles là gloired'unechienlitde pacotille oublieque là vie moyenne d'unhommeest ramenéepar les statistiques graphique,j'aimetrop ce milieuauquelme rattachenttant de liensd'affection, à un nombred'annéespourle moinsinquiétantet l'onse condamne à déstranses v ioauxréactions nousmènent i névitablement i ci né oser affirmer qu'ils pour pas et méthodes; On autant le but desidées des dans perpétuelles qu'inutiles d'imposer lentesd'unefouléqu'en ne sauraitduperéternellement. Déjà,dès protestations se targued'êtreun sociologue averti,un apôtreou un bergervigilantet habile.Els'élèvent.Dèsvoixse font entendre.Qu'onnousprésentéHarryBàurcommelé lesdossiers des'amonceller. Etlesdiscours d'allergrandtrain,cesdiscours grandiinconscients pluspurtalentducinémafrançais,soit,n'en déplaiseà sesdétracteurs entrela poireet lé fromage,devantunetable loquentsque|'bn fait généralement intéressés; ourléed'uncollierdetêtesplusou moinsatteintesdecalvitieet toujours ou visiblement eblongue, depuis Mais;de grâce,qu'onn'essayepointde nousfaire passerce monsieur; L'orateurde restauprêtesà s'agiterdansun rémousd'approbation magnifique. et larmoyant, dansle ciné-roman pourun maîtreesspécialisé populaire longtemps rant est une desfiguresles pluscurieuses de notreépoque,l'unedès plusdangeet qu'onsoifdoncplusdiscretquantauxqualitésprofessionreusesaussi.Ce monsieur importantqui affected'afficher,selonles circonstances, sciencescinématiques, nellesde cette petitearrivisteruséequi ne doitsa renommée qu'à là seulegénéunairet unemisededémocrate typeouunedistinction quis'efforce,maisen vain, rositéd'un « tuteur» ou goussetcompatissant; de paraîtrenaturelle;joueaveclà crédulitéet léssentiments desesauditeurs.Que la fouleconsidérera lé 7° art commeunechosesérieuseet Alors;seulement; lés journauxs'emparentde sesdéclarations, et voilàles partisansqui se dressent nousn'entendrons dansun élansuperbe,leshainesqui s'allument. plusM. PaulSoudàysoupirer: le cinéma,cette sous-crottede biqué... ...Lesmoutonsde Pànurgen'ontjamaisété si nombreux. Cequi estvraipour cette sciencede gueule— cecidit sansaucuneespèced'allusion,moncherReAndréSARROUY. oitellevientd'effectuerune considérations d'ordrepurement ElissaLandiet John Lodge,spéciale-d'Amérique quelques mortechnique.Ils n'ont fait qu'obéir,je le ment déplacésd'Amérique pour les be- brillantesaison,a été récemment BonneChance. de vé- due, sur la côte d'Azur, par l'un des sais,aux exigencesde leur impartialité soinsdu film,sont remarquables Maisils me permettront rité. PierreFresnay,Jean Max, Débu-pensonnuïresde M. Voronof.Fort heuOn a comparécette délicieuse comé- professionnelle. die à NEW-YORK-MIAMI. Je ne vois de leurdire qu'ilsont eu tort. Le sujet courtet, dansune tropcourteapparition,reusementnotre gracieusecompatriote était, qu'a abordéSacha Guitryd'abord, la Jean Yonnelcomplètentla distributionl'en est tirée avec quelqueségratignupas pourquoi.NEW-YORK-MIAMI ensuite; quia été choisietrèsheureusement. res. certes,une belleréussitedansun genre puissancedes scènesprincipales musicalemériteunemen- *** Haimus'est marié! L'événement où les Américains ont toujoursévolué,et la créationsublimedu rôlede Pasteur L'adaptation à tion spéciale.Elleapporteà l'imageun est d'importance.Toujoursaussi aimad'ailleurs,avecbeaucoupd'aisance,mais par celuique noussommesnombreux efficaceet il semblebienqu'on ble avec la presse,il s'est contenté,de commele meilleuret le plus concours autantce filmrelevaitd'unhumouran- considérer cheznous,la nécessitédéclarersur un ton bougon,à ceuxde de l'art dramatique ait enfincompris, glo-saxontrès apparent,autant BONNEprécieuxreprésentant nesouffrentguère de ne pluslimiterlesmassesorchestralesnos confrèresqui lui demandaientavec CHANCE s'inspired'un espritspécifique-françaiscontemporain, la critique: à un nombraridiculement restreintd'exé- trop d'empressementsans doute quelment français. au contraire, Lecomiquede situationet le comique Applaudissons et trèsfort, cutants. ques précisions concernantsa digne Ce qui donneimmédiatement aux ta- épouse: elle s'appelleEsther. de mots alternent ici avec quelquesSachaGuitry. « gags» purementcinématographiquesLes maquilleurs d'Hollywood pourront bleauxà grandefigurationun accentde PauvreEsther... s'affairerautourdePaulMu- solennitéauquel,hélas! nosmetteursen **+ cetteparticularitémaintenant quioffrent,cependant, Sous l'égide des principalessointéressante de ne jamaistomberdansla niet essayerde graversurce masquehé- scènene nousavaientpointencoreha- ciétés une ChambreSyndid'actualités, bété bitués. et quelquefois d'émigrontsans idéalni patrie les vulgaritéinsipide, irritante, caleFrançaisedela PresseFilméevient traits fins, nets et énergiques du « déjà vu». du grand d'êtreconstituée. En compagnie de JacquelineDelubac,savantfrançais.La confusion, désormais, Le siège de ce nouvelorganismeest SachaGuitrym'a fait passerlà une des n'est pluspossible.Lesproducteurs, présitué 85, avenuePierre-I"rde Serbie,à tentieux maisun peuniais,qui obéissent heuresles plusagréablesqueje doisau Paris. cinéma. aveuglementaux directivesinsidieuses *** Au coursd'uneinterviewqu'il a C'estassezdirecombienj'ai goûtéson deM.Hays,en serontpourleursfrais. accordéeà noire aimableconsoeuret ouvragequ'ila réaliséet interprétédans Koenigsmark. amie Odile Cambier,Jean-Pierre-Anun styled'une exceptionnelle valeuratCommencé nxonla déclaréqu'il tourneraittrès propeude tempsavantsa mort tractive. bablementl'été prochaindans un film par le regrettéLéoncePerret,KOENIGSPasteur.MARK fut repriset terminépar Maurice importantdont les extérieursseraient Je ne pensepas qu'on puisserester Tourneur. enregistrésen Algérie.S'agirail-ilde insensible devantcettechosesiémouvan- Oneut pu craindrequecet événement PEPEDEMOKHO ? te. Lecinémafrançaispourune foiset péniblen'ait une influencefâcheusesur *** Le metteuren scèneliiehardPol» du film.Moisceux qui grâceà Sacha Guitry,n'a pas attendu « l'équilibre tier travailleau montagede son derles inépuisables l'exemplede l'Etrangerpourrendreà connaissent ressources de nier film, LE DISQUE 413,dont le sul'unede nosplusnoblesfiguresnationa-Tourneur et, surtout,sonadmirablesoujet tient à la fois du genrepolicieret d'admirationplesse,ne serontnullement les un hommage magnifique étonnésde sa du film musical,avec la bellecantaet de reconnaissance. Cet épisodede la brillanteréussite. trice (iita Alparet le grand lénor Toviede Pasteurest traitéavecinfiniment KOENIGSMARK, en effet, est une de mas Alcaïde,de la Scalade Milan. de goûtet de délicatesse. Ony sentsur- ces oeuvresqui ont beaucoupfait cette A.S. chez l e désirde faireoeula annéepour réputationmondiale ducitout, l'auteur, JeanMuralet WiimnWinfrieddans *** vre utile, de bienservirl'humanitétout némafrançaisdonton sait qu'elleétait, une scènedes MUTINES DE L'ELentièredontcertainsarrivistes, biencon- il n'y a pas si longtemps, assezpeuflatSENEUIl(/ne, le circuit « IslgL'abondance desmatièresnousoblige nus pourtantpour leurméchanceté har- teuse.Traitéeavecbeaucoupde goût,je Ihcàlr» passeactuellement eu Afri- à remettreà la semaineprochainela pugneuseet leursoif de sang frais,vou- diraimêmeavecune ampleurqui ne le blication des critiques consacréesà que du Nord. draientnouslaissersupposerqu'ilssont cèdeen rien aux meilleursenvoisde LESMUTINES DE L'EI.SESAMSON, lesseulset véritables elleest construiteélégamment champions. L'ACTUALITE l'Etranger, NEUHet MAYEHL1NG qui viennentd'èCertainsconfrères,que j'aimebeau- et laisseou spectateurune impression *** Lu annule vedettealgériennede ler accueillisbrillammentpar le public la tcèneet de l'écranl.ili] l'on*,retour nord-africain. coup,ont cru,toutefoisdevoirs'arrêterà agréablede parfaiteharmonie. LA CRITIQUE


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dé- consacréà l'Algérie. Nous en devons Pointet: éturoses». Mlle délicats Portraits compositions d'enfants, dessins. ALGER dé femmesarabes; Paysa- coratives très jolies: « Les perruches», l'organisationà l'Ofalac. On y trouve des de têtes, *** Samedi28 marsà 17 heures a eu des de du sol et « » . Rousles l'industrie, . et fleurs de cerisiers notamment) (Cherchell produits Georges ges d'Algérie intérestrès u ne salle Pierre Bordes, lieu, Des natures mortes.De charmantescom- sin présente un paysage et deux por- fruits, des tabacs, des tapis, etc.. Une sante conférence de M. André Lhote, décorativestoutes de finesse,et traits. Nous ne reviendronspas sur les section est consacrée au tourisme. De positions peintreet critiqued'art, sur le sujet sui- d'exquise fraîcheur. Les dessins, d'une qualités de cet artiste dont l'oeuvreen- plus, l'Ofalac a chargé MM. Rivoireet vant : « L'art classiqueet l'art baroque; belle constructivesont, en partie, tier est dé la plus grande distinction. Èudeiinede faire, au cours du voyage, vigueur leurs rapportsavec l'art actuel ». Mme Roussin,dés fleurs: rosesde mai, de nombreusesconférencesavec projecconsacrésà la Casbah d'Alger. *** Le peintre Ô. Màdrigàliva effec- *** tions. coloris d'une d'un délicatesse, grande libre des Artistes Société La algétuer un voyaged'étude dans le Sudalgé- riens, que présideavec une sûre compé- léger, et que je préfère au « paysage». OR AN : marine, vue sur la rienet le Sud tunisien.Nousne doutons tence M Schutz-Berthier,a organisé à Rousseau-Roussin *** Le 19 mars à 17 h. 30, à Oran, oeuvres la valeur dés baie à davandé rapqu'il qui gagneraient pas d'Alger, la galerie Soubiron, 1 , rué Dumontporteradé ce voyage,et que nous aurons d'Urville,sa 4" exposition.Grâce à une tage de vigueur. Mme Robichon: des a eu lieu, salle du Conservatoirede Mule plaisir de trouver, réunies en exposi- sélectionrigoureuse,l'ensemblequi nous fleurs. Ribert, un paysage à Bouzaréa.sique, rue Paixhans, l'exposition-causerie des oeuvresdu peintre Augustin Le: Saoli: et dessin rue à tion particulière. aquarelle Alger, est présenté,s'affirme dés plus intéres*** Le 21 mars, dans l'après-midi,M. sants. Une poignéed'artistes, mais tous et joueurs d'échecs. Planchestrès re- sage, originaire de Burbure (Pas-deCalais). d'un talent nous saprésentatives que M. Bourrât,Préfet d'Alger, représentant connus et estimés. Constant Louche k-k-k vons Simoni : consciencieusement servi. Le31 mars,à 18 heures,au Théâau Palais ConsuLe Beau, a inauguré, (deux paysages du Sud) ; Condoret « laire, la III" expositionnationaledu tra- (portraits au pastel qui, s'ils contien- aquarelles: Rue du Castor à Tunis», tre Municipal, Odette Pannetiér a fait vail.Cette expositionréunit dé très nom- nent de bonnes qualités, appellent une « petit minaret de la place Halfaouï- une conférencesur le sujet suivant: «Le breux exposants: tapis, tentures, pote- observationplus directe, et une souplesse ne »; peinture: « Le Chehoua». Mlle vrai visagede Paris». ries, meubles anciens et modernes,plus grande, mêmeobservationpour Mlle Thouvenin,des fleurs exquises: « lise- MAROC « » « rons lauriers-roses et fleurs sau», toile décoratifs, bijoux une faïences, panneaux Ritter) ; Deckers, grande qui *** Mlle GabrielléFrasez expose ses »... vages indigènes, bibelots; menus travaux de figura à son expositionpersonnelle,et « de l'Echodu Maoeuvres à la Galerie menuiserieet d'ébénisterie,broderiessur deux portraits: arabe et mauresque, *•** Chez « Alain Raynaud», 54, rue oeuvres de Mlle Fraroc à Rabat. Les », cisoie et sur voile, miniatures;cuivres d'une fort séduisante qualité. Dubus: Michelet, exposition de reliures d'art sez sont consacréesà la lumièremaroseléset gravés, lustres, etc.. une nature morte, et un « Square de signées: « Humont». au type marocain,etc.. caine, *** Le « Photo-Club» d'Alger a choi- Vaugirard» très justement observé et *** Il est question, sous le manteau, *** Même galerie, importanteexposireFlasschoën : deux traduit. aquarelles à l'occasionde la Foired'Al- tion du si pour son concoursmensuelintermemd'organiser pastelliste Van de Vcestyne : tête d'Ouled-Naïl et dé marquables bres, un sujet plein de belles promesses:vieil arabe. Granata : une marine qui ger, un salon des échanges, à l'instar (Pastels et dessinsà la plume). Fleurs, de ceux qui ont obtenuà Paris quelques « marine». paysagesde Tanger, etc.. On sait que est une excellente page. Odette Du- succès. cet artiste s'est, depuis le début de *** Du 16 au 31 mars, galerie dé bosch: une nature morte qui mérite l'Ar.t dé France, 36, rue Michelet,ex- des compliments.Madrigali a envoyé *••* M. LouisRollina inauguré le 24 1935 fixé à Tanger.Il a exposéune preà la en avril Galerie mière 1935 fois, « » la deux de Pointe et un en du le End'Alice Voiron. des oeuvres mars, gare Nord, paysages train-exposiposition semble très intéressant de peintures à tableautin charmant : les terrasses. tion de la France d'outre-mer.On sait Sélection,à Casablanca. FernandARNAUDIES. l'huile, de gouaches,d'aquarelleset de I FrancisqueNoailly: « Sous les lauriers- que, dans ce train, un wagon entier est

T.

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que les bobinagesmodernescomporteront L'orientationfrançaise de la tech- presque tous des noyauxen fer, ce qui nique du récepteur. permet de réaliser des éléments beaucoup plus réduits, d'un meilleurrendeLe troisièmesalon de la pièce déta- ment, sans perte, et sans fuite magnétichée en T.S.F.a tenu ses assisesà Paris. que. Ce salon est particulièrementsuivi par Précisonsque ces noyauxmagnétiques les professionnelset constructeurs,car il en fer sont constituéspar un aggloméré permet d'avoirun aperçu sur les tendan- de particulesde fer isoléesentre elles et ces de la constructionfuture. C'est, en compresséessous plusieurscentaines de par centimètrescarrés. effet, à ce salon que les fabricantsfran- kilogrammes çais d'appareils de T.S.F. s'approvision- Ce composé,d'une très grandeperméanent en pièces et même quelquefoisen bilité magnétique,évite d'autre part les châssis qui servent au montagede leurs courantsde Foucaultqui, jusqu'à ce jour, postes. Ces postes sont ensuite présentés interdisaientl'emploidu fer douxà masse homogène. au grand salon annuel de la T.S.F. Donc pour un esprit averti des choses Ence qui concerneles lampesde T.S.F. de la radio, le salon de la pièce détachée la lutte entre le tube verre et le tube doit permettre d'entrevoirles nouveautés métallique,qui est si sévèreen Améritechniquesde la saison prochaine. que, ne paraît pas présenterla mêmeimDe cet examen attentif nous en dé- portancesurle marché français qui semduisons que rien de nouveau n'apparaî- ble se cantonner encore dans l'utilisatra sur le marché des récepteurs cette tion des tubesverres.Les lampestoujours année. Des perfectionnementsde détail en faveur sont l'octode, la pentode fixe en ce qui concerneles différentscircuits et variable, la vénérabletriode, la duode réception.Améliorationde la haute diode. En résuméet commenous le disions fréquence,des moyennesfréquences et du système de détection; gros progrès au début de ces commentaires: perfecsur la partie basse fréquence.Mariage tionnementsde détails,techniquede prétrès étudié entre cette basse fréquenceet cision, améliorationdu rendementmusile haut parleur dont les caractéristiquescal et ce sans augmentationdu prix de s'accordentspécialementavec les valeurs vente. du circuit précité. Quant aux récepteursde télévision,ils Puisquenous parlonsde circuit, disons restent toujoursdans le domainedu la-

F. Sur ondes très courtes. boratoire,car les élémentssoumisau Salon de la pièce détaché ne laissent pas Au moyen d'un émetteur à magnéprévoirune fabricationindustrielleimmé- trons sur onde de 1 m. 20, les ingédiate. nieurs de Philips ont pu communiquer * • * avec une station située à 60 kilomètres La T.S.F.et la campagne électorale. de là. Les altitudes respectivesdes deux Sans être officielle,l'informationque antennes,au-dessusdu niveaude la mer, nous donnonsparaît préciser les condi- étaient de 80 à 92 métrés. tions dans lesquellesnous entendronsles La haute atmosphère. Il y aura, en Fran- On croyaitet on enseignaitqu'à pardiscours-programmes. ce, une vingtained'émissionspolitiques.tir d'une certaine altitude, le gaz carLa durée de chacuned'elle variera en- bonique et la vapeur d'eau disparaistre cinq et dix minutes.Deuxserontré- saient de l'atmosphèreet que, dans la servéesau Gouvernementqui aura sans stratosphère,l'oxygènetrop dense cédait doute son mot à dire, mais dans quel peu à peu sa place à l'azote, puis à l'hésens? conseilsde sagesse,appel au cal- lium et à l'hydrogène. me ou votez pour le meilleur?... C'est MM. Lepageet Colangeont effectué, ce que nous apprendronsdevantle haut- avec un matériel très perfectionné, de parleur. leur invention,des prises d'air en haute Quant à l'Algérienous ne connaissonsatmosphèrejusqu'à 16 km. Au grand pas encorela décisionque prendraM. Le émoi du monde savant, ils ont observé Beau, GouverneurGénéral,qui décidera qu'il y a là-haut plus d'eau et de gaz de l'opportunitéde telles émissions. carboniquequ'au sol et que le rapport * * * oxygène-azoteest le même qu'autour de nous. De bellesexplicationsinterviennent La Maisonde la Radio. déjà : brassagevertical de l'atmosphère, Le Ministredes P.T.T.vient de dépo- apport de gaz carboniquepar les météoser, sur le bureau de la Chambre, un res et les queuesde comètes.Ce qui resprojet de loi d'après lequella Maisonde tera, c'est une sérieuseleçon de modesla Radioserait édifiée,à l'Expositionde tie, pour l'hommequi croit souvent tout 1937 et concernant,d'autre part, l'ex- savoir jusqu'au jour où une expérience tensionà la provincede l'aide qu'appor- directe lui montre le néant de ses hyte, déjà, la Radiod'Etat à certainsthéâ- pothèses. tres parisiens. Fred BEDE IL.


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- Fg5,Ff8e7; 6. Dé2;dS; 7 é3 ie coup 5, . LêS Ëchècs Cf6e4au lieudé R00ou Cb8d7,est une auxamateursd'Ëehécsfauté commelé montréla Je recommandé de H. partiêi la partiesuivantedignedés Méillèraveé dé reproduire , le Dr Ërdèy; 11> Fg5X du mon- e7 PhotosËessàult; meilleursjoursdé l'éx-champion; 9, GXd, Cè4xe3;; 10; ; Dxë7; — ont pré^ dé. Pdrtiéque son advërsairfëa déclaré ALGER. A l'occasiondu bat de lu coiffure,les înailies-eoiffeiirs 11. Fflb5 + Fd5 b2xc3, Fb7xd5; sente d'originciïès créations.En voicideux qui oblinfeiiïUn grand succèsi être laiplusgénialedès tempsmodernes.c6 12. FXF CbXF ; I3. Dc2ë4, ; + ; Cellede droite comporte,deinsles boucles,de minusculeslampesélectri' Rd7 (les coupsdés noirssont forcés; Défense S icilienne quesqui n'allumentet s'éteignentà volonté. 14. d5, Cd5; 1.2;Cé5-|-, Ré8; 16. d6; jouéau tournaide Berlin; les Noirsperdent. A lékine, Soesrniséh. Noirs, Blancs, Finsde parties; 1; e4, c5 ; 2. Cglf3,Cb8e6; 3, Ffle2. Notez Madame/ que... d4 ; 3- è6 ; 4. R Au derniertournoidé Berlin,NimzoOn jouéhabituellement 0 0, d6; 5. d4, c5xd4; 6. Cf3xd4; ,wichet Stolzont obtenu la position N'ESTPASUNIFORME... LAMODE DANSLACOIFFURE Cg8f6; 7. Fè2f3,afindé jouerle Cava- ,que voieilLe piègeque tendile grand surla façondontnous lierde la Dameaprèsla pousséee4 ; 7. maîtredanois! , est aussisubtilqu'instrucA l'heureactuelle,léschapeauxont unegrandeinfluence pas (tif. noscheveux.Lesformesnouvelles, perchéessur le dessusdé la tête, exi- Ce6e5; 8. c4, Cé5f3; naturellement disposons puisquela coiffureest presqueentière- CXc4 à causedé Da 4 échecs; 9. Ddli gent une coiffuresoignée,indispensable, f3, Ff8ë7; 10. Cble3, R00; 11. b3, mentdécouverte.par lé chapeau. Lesboucleset les bouclettessonttrès en faveur,maiscelles-cidoiventêtre Cf6d7; lés noirsveulentopposerleurfoui noir pourse rendremaîtresdé la Diagoplateset peufournies,afinque la tête paraissepetite. en principe,lesoreillesdégagées,les nuqueslis- nale (al, h8) ; 12. Fe!b2, Fe7f6; 13. Lesfrontsrestentdécouverts, seset sansfrisurene sont plusadmises.Lesrouleaux,les boucles,le chignonbas; Tald1; a7a6 afin d'éviter l'attaque du pion Damepar deuxpièces (Cavalieret augmententla régularitédu visage. Lacoiffureà l'angeest adoptéepar biendes élégantes,car ellea l'avantage tour) ; 14. Df3g3,Dd8c7; 15. Rglhl. déconvenirà plusieurstypes: le dessusdé la tête trèsplat est auréolédé bouclés Toujoursbon avantdé jouerf4. 15.Tf8d8; 16. f4, b.6.; 17.f5 ! Touon affineun visageun peu large;tandis relevéessur le front.Parcette disposition tes lés piècesblanchesconvergentversle que des bouclesplusflouesarrondirontune figuretrop mince. mais La est nulle, partie apparemment R00desnoirs et sedéclenche i rl'attaque car la femme moLescoiffuressimplesrestentextrêmement pratiques, jeune par un sacrificede pionjudicieuxNimderneet occupée,devrasavoiraprèsune partie de golfou de tennis,se recoiffer. résistible. 17. Ff6e5; 18. f5Xe6M un magni- zowichobtintle gain. Pourle soir,il existede nouvelles coiffuresréaliséespar de véritaclesartistes. Ceux-cis'ingénientà créerun genrede coiffureinspirépar le type mêmede la fiquesacrificedé Damequi va déciderdé 49. Tb2";le coupnaturelRe4est mauvais à causede Tb3. femme,quelquefoisun peigne,une garnituresuffità transformerl'aspectd'une la partieen peu de coups. définiti! ! le Stolz 5.0. a4, g4 piège 19. échecs 18. e6xf7 Fe5Xg3; Rg8 physionomie. aux blondes,tandisque lesbrui- h8 et nonpas f8 à causedé Cc3d5 suivi vementrassuréva provoquerl'échange; Lescoiffurestrès flouesvont généralement nes préférerontavoirles cheveuxlisseset plaqués.Un produitspécialdonneraà dé Ce6 mat ; 20: Cc3d5! ! les noirs 51. Td2? TXT; 52. RXd2, f5f4 ! le si Dc7b8 ; Cd4c6,Fg3c5; Roine peut plus rien contre les pions abandonnent, leurchevelureuneteintebleutée,très recherchée. A l'heureactuelle,beaucoupdé femmesse fontteindre,à celles-cije conseil- FXF ; d XF; CXD; T XC, Ce7 mena- noirs g et d. leraide se confierà desspécialistes, car desteinturesmalfaitespeuventavoirdes : çant TxC et gagnent,si De7,b7 ; Cd4, 53. g3 f4 + Rc5d6! par ce coup, e6 ; Fg3,e5, Cc6, d8 et les Blancsga^ les noirsentredans le carrédes 2 pions résultatsdésastreux. blancsdangereux. Le platinetend à disparaître: la vogueest ou blondrouxou auburn. gnent. Une autre partie avecsacrificede Da- 54. a4, a5, g3 ; 55. a6, Rc7; 5,6. Maisles blondscendréssonttrès seyants,car ils adoucissentle visage. Ne négligezpas voscheveux,ils méritentplusque tout autre chose,un en- mes jouéeau Championnat d'Espagne. Re2,d3 ; 57. Re2 X d3, g2. tretientrès sérieux.Ils sont la parurepersonnelle Nors,MqtiniVincent. LeeBlancsabandonnent. de la femmeet par conséquent BlancsTramoyères. • ** 1. e4, e6 (défensefrançaise); d4, la plusprécieuse. d5 ; 3^ Cb-c3, Ff8b4; 4. Cgi, e2, d5 ChristianeHILL. prend e4 ; 5. a3, FxC; 6. CXF, f5; Elle 5 Kilos Gagne 7. Fclf4,Cg8f6; 8. f3, eXf; 9. Dxf, R00; 10. R000, cf3d5; 11. Fflc4, an 22 Jours c7, c6; 12. Tdlel, CXF ; 13. DxC, Cela peut paraître beaucoup,mais il Tf6 (coupfaibleTe8ou g5 étaientmeiK est certain aujourd'huique les hommes, enfants amaigris augmenleurs; 14. g4 !, fXg4"; 15. DXg4 (les femmeset tent de poids rapidement quand ils Blancsont maintenantune ligned'atta- prennent les PastillesJESSEL à base de Foie de Morue. que ouvertesur le Roque); 15. Tf6g6; d'Huile Plus besoin de prendre l'Huile de 16. Dg4h3, Dg5+ ; 17. Rbl, Tg6h6; Foie de Morueau goût si repoussant. 18. Thlfl ! ! (un profondsacrificede Les Pastilles JESSEL,enrobéesde suetla a vantageusement, cre, remplacent Dame); T prend D; 19. TXe6 (le F les enfants les prennentcommedesbonnoirne peut prendrela Tourà causedu bons.Une femmea gagné5 kilos en 22 *** mat en deux coups), h7 h6 ; 20. Tx jours. (Pharmacies: 12 fr. 75la boîte) h6 + à la découverte ! Dg5d5 (forcé); Le chapeauféminin. 21. CXD, g7xT; 22. Cd5 e7 4- les Noirsabandonnent(eneffet,ilssontmat Il règnedansce domainela plus déen quatrecoups); 22. Rh8; 23. Tf8 + concertantefantaisie.Dans cette diverRg7; 24. Tf7 + Rh8; 25: Cg6et Td7 sité de formes,de matière,de garnitumat). Unetrès joliepartie. res, que choisir— si l'on n'est guidé Fautesd'ouverturescachées(suite) : par une spécialisteau goût sûr? HeuIndienne. reusesles élégantesde Bizertequi ont Aprèsles coups': 1. d4, Cg8f6; 2. MALOU,la plus parisiennedes modisc4, e6; 3. Cglf3, b6 ; 4. Cc3, Fc8b7; tes...


L'AFRIQUE

DU NORD ILLUSTREE

Les Sélectionsde Lenthéric. Toutefois,pendant la périoded'orgaEn outré dé ses parfumsexclusifs, nisationde cette Agence Communeet et pouracLenthérica créé certaines préparations afin d'éviterl'encombrement dont la formulelui est personnelle;Cha- célérerles opérations,le bureaudu boucune de ces spécialitéséhuméréés ci- levard Camot n" 6 (ex-AgenceP.O.dessous constitué une innovation qui Midi) délivrera,uniquementpendant la vous enchanteraet qUé vous essayerez. saison d'été, lés billetsde famille, les RôUgé« 24 heures» pour lés lèvres; billetscirculaires. Tous lés autres billets, demandesde Étui gâldlithe tournant. ne se rapportantpas à ces Rougeinimitablepouf les lèvres.Systè- renseignement me- automatique indéréglablefonc- catégoriesde billets, location de places tant au départ dé Marseilleque dé tionne d'une seule main. Rouge inimitable pour les lèvres. Etui Rort-Véhdrés,renseignementstouristiques, cartes, autorisationsà 1/2 tarif gdldlithéavec glissette. PoudreOrkiiia.Pour vëlôuterle visage aux militairesdevrontêtre pris à l'Agence Commune,3, rue Dumont-d'Urvi.llë. sans ié masquer. La cprrésjDondancë devra être adresFards compactsÔrkiiid.Gdmmeharmosée,,quel qUë:soit le réseau, du Repré^ nieusedé teintés naturelles, Grèrhê:dé jour. En pots et en tubes pour sentant des GrandsRéseauxdé Chemins de fer françaisen. Algérieet en Tunisie, lé voyageet le sac. ' rué 3, Dumont-d'Urville, t éléphone Crèmedé nettoyage,fin pots et eh tubes; 21-93. 20-76, 32-34, lé pour voyage-. Le Bureau!CommundemeureBt'feau Crème,dé huit. Aliment pour la peau. Lotionfaciale. Jeunesseet beauté du de villedés Cheminsdé fër algérienset de la CompagnieInternationaledés Wavisage/ Crayons;pour lés yeux. Etui galalithé. gons-Lits. Noir, brun, châtain, blbhd, bleu. Vernispour lès ongles.D'unecomposition "Le Monde Colonial illustré" parfaite, incolore,rose,fougé, rôUge 37, rué Marbeuf, Paris-8° Vif,grenat. Ainsi100 Gouvernements se sont sucCosmétique« Fixia» pourléscilset sourcils. Noir, brun, châtain, bleu foncé, cédé au pouvoirdé 1870 à 1936, cela ne veut pas dire qu'il y eût 100 perbleu clair,blond,vert. Lotionverte.Véritablesérumnutritifvé- sonnalitésdifférentesau Ministèredés gétal d'une efficacitésurprenantecon- Colonies. tré la chutédés cheveux. Quelques-uns,en effet, y sont revenus RoséeOrkilia,:pour la beauté du teint. plusieurs fois. Nousciterons: MM,AlSarraut, Eaudu Tintoret.Spécialitéuniquede ré- bert Lebrun,Périér,DoumergUè, putationmondialepourblondirla che- qui comptent,en totalisant leur présence, respectivementdans l'ordre: 747 veluresans danger. Eaudé Cologne92°. Eaudé Colognevéri- jours— 1073 — 1900 — 1990. Pour table; d'une finesseexquiseet très vi- lé dernier,notreactuel Présidentdu Convifiante.

AVIS D'ADJUDICATION Le 1" MAI 1936, à 15 heures,il sera procédé,dansles bureauxde la Direction Généralede l'Instructionpubliqueà Rabat, à l'adjudicationdes travauxde construction dé 2 classesau GroupeScolaire Européendu Palmierà Casablanca(5 Icts). Le dossierpeut être consultédans les architecteà Cabureauxde M. BALOIS, sablanca. Les référencesdevrontêtre présentées avant le 20 AVRIL1936, à M. le Directeur Général de l'Instructionpubliqueà Rabat. Représentationcommunedes Grands Réseauxdé Cheminsde Fer français. Les Grands Réseauxdes Cheminsde fer françaisont décidéde créer, à Alger notamment,une ReprésentationCommune chargéedes intérêts des différents réseaux. LesAgencesP.L.M.et P.O.-Midid'Alger sont en conséquencesuppriméeset remplacéespar une Agence commune des GrandsRéseauxde Cheminsde fer françaisdont le siège est à Alger,3, rue Dumont-d'Urville. C'est à cette Agenceque devront s'adresserdésormaistous les voyageurs désireuxd'effectuer un voyagesur l'un quelconquedes Réseauxferrésde la MéEst, Nord, Mitropole (Alsace-Lorraine, di-P.O.,P.L.M.).

ANNONCES VII

RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX - RECHERCHES - FILATURES - TOUTES MISSIONS DELICATES ENQUETES DETECTIVE PRIVE J. R. CHAMPEAÙX, — CASABLANCA DELORRAINE 182, BOULEVARD seil, lequelbat tous les recordsdé longévité ministérielledans le même Ministère : celuides Colonies. Il reste vrai, quelque soit le nombre de ces personnalités que 100foisde 1870

à 1936, un ministrea pris la direction du Départementdés Colonies. Notez toutefoisque le Ministèredes Coloniesn'a conquisson autonomieque par la loi;du 20 mars 1894,après avoir dépendu,soit du Ministèrede la Marine, soit du Ministèredu Commerce.



L'Afrique du Nord illustrée. 04/04/1936