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LEGIO PATRIA NOSTRA 34

Numéro 1/2003

LE JOURNAL DE L’A.A.L.E.M.E. Mois de mars 2003

1° trimestre 2003

AMICALE des ANCIENS de la LEGION ETRANGERE de MONTPELLIER et Environs Président : Georges LANNUQUE, Vice-présidents : Horst SEIDEL, Martin EBERT, Maurice MAGGIA. Secrétaire général : Christian BONNET, Trésorier Roger PENOT, Porte drapeau : Marcel MAHAUX Adresse Postale : Siège et réunion : Date de réunion :

A NOTER :

LEGIO PATRIA NOSTRA 34, Publication trimestrielle Directeur de la publication: Georges LANNUQUE, Rédacteur, mise en page: Martin EBERT Imprimerie : Quick Print SARL, Siret 301465647000 16, rue du Belvédère, 34080 Montpellier Édition mars 2003 n° 1/2003, Prix au n° 3€ abonnement 1 an : 12€

- AALEME, BP 26, 34920 LE CRES - Maison du Combattant à Castelnau le Lez, Square du Capitaine Danjou (face à la Mairie) - le 1er vendredi de chaque mois, à 20 heures, (sauf juillet /août)  (aux heures de réunion) : 04 67 04 01 64 Le Siège et l’adresse postale de l’Amicale sont différents. Adressez votre courrier à l’adresse postale : AALEME, BP 26, 34920 LE CRES.

Sommaire

et Renseignements sur l’Amicale page 2

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Le mot du Président. CAMERONE DIEN BIEN PHU Pourquoi ? / Cristallisation ? La Légion en Espagne La Bataille Les chefs de corps tués à la tête de leurs Légionnaires Compte rendu de L'Assemblée générale Lettre du général de CA Michel POULET Droit de mémoire Activités - Nouvelles de l'Amicale Quelques dates de l'histoire de la Légion La femme et le Légionnaire (par I.SALA) Informations générales La fête des Rois Menu de Camerone


Jamais garde de Roi, d’Empereur, d’Autocrate, de Pape ou Sultan. Jamais nul Régiment chamarré d’or drapé d’Azur ou d’Écarlate. N’alla d’un air plus mâle et plus superbement.’’

Le mot du président L'Amicale des Anciens de LAUDUN et le 1er R.E.G. ont proposé de nous recevoir avec le plus grand plaisir. Au reçu du journal je demande à tous ceux ou celle qui seraient intéressés de bien vouloir m'en aviser, de plus, il me reste quelques cartons pour AUBAGNE, ils sont à disposition. Un mot sur la situation internationale actuelle, nous sommes tous plus ou moins concernés. Dans mes propos lors de l'assemblée générale du 26 janvier je mettais l'accent sur les dangers d'un attentisme frileux comme de la nocivité des guerres, une décision devrait être prise. C'est fait, elle la été ! Etait ce la bonne ? Dieu nous le dira puisqu'il semblerait que c'est à son nom que cette décision fut prise.

Cher Ami, Ce premier numéro de l'année 2003 va me permettre, tout d'abord de remercier celle et ceux qui ont aidé et participé à notre assemblée générale du 26 janvier dernier. Présidé par le général Elrick IRASTORZA, commandant de l'E.A.I., commandant de la place de Montpellier avec un piquet d'honneur du 2° R.E.I., elle fut de très bonne tenue et nous nous en réjouissons. Maintenant je dois vous demander de vous préparer et retenir les dates suivantes pour nos prochaines cérémonies. - 04 mai 2003 11:15: Nous célébrerons le 140ème anniversaire du combat de CAMERONE. Rendez-vous sur la place de la Mairie de Castelnau Le Lez à 11:00 heures.

Quoi qu'en soit le dénouement, la guerre est trop grave pour en rire, mais vraiment cette guerre spectacle …!!! Qu'en penseraient ceux du Pacifique, de Bir Hakeim, de Monte Cassino, de Normandie, des Vosges et autres lieux qui combattaient souvent un contre dix et quelques fois plus sans trompettes d'harmonie ni baby sitter. En ce qui nous concerne; si on nous accusait de pacifistes cela fera sûrement rire, nous ne sommes pas plus des va-t-en guerre, même au nom de Dieu, mais que les choses soient claires, sereins nous le sommes, c'est notre tradition et aussi toujours prêts, toujours disponibles et si cela se faisait encore, je dirais l'arme au pied.

- 05 mai 2003 à 17:00 :heures au même endroit à l'invitation de Robert GRAFFTE, responsable régional pour le 49° anniversaire des combats de DIEN BIEN PHU. - 29 juin 2003 : Méchoui traditionnel de l'Amicale au Parc Robert au CRES. Tous les détails à l'intérieur du journal. Dans la rubrique "nos joies nos peines" vous lirez la perte d'un de nos anciens, Bernard CUNIN, découvert décédé chez lui depuis plusieurs jours. Après quelques et longues péripéties auprès de sa famille et grâce à l'aide de l'ONAC et la FSALE nous avons pu réserver des funérailles correctes, digne d'un légionnaire, à notre ami. Ses cendres reposent dans notre caveau à PEROLS. Treize drapeaux honoraient de leur présence à cette cérémonie. Tous les ans nous sommes nombreux a assister aux cérémonies de CAMERONE au 2ème R.E.I. à Nîmes. Cette année il n'y aura pas de cérémonie. Le régiment est en campagne en grand partie en Côte d'Ivoire.

Cher ami, croyez en l'assurance de mon dévouement et recevez mes salutations Légionnaire. Légionnaire un jour Légionnaire toujours Georges LANNUQUE 3


CAMERONE Le 4 mai 2003 à CASTELNAU LE LEZ nous célèbrerons le 140ème anniversaire. Pour Nous Légionnaires, anciens ou d'active cette cérémonie revêt au moins deux significations : 1°) Celle du devoir de mémoire : célébration du culte du devoir - Impératif sacré de la mission. Depuis 172 années nous nous enorgueillissons de la remplir jusqu'au bout quel qu'en soit le prix à payer : a) Celui du sang, comme à CAMERONE où 62 Légionnaires imposèrent leur loi à 2000 mexicains. b) Celui de la sueur comme à FOUM EL ASSEM où la montagne barra la route à la Légion. L'ordre était donné de passer, avec des pelles et des pioches le tunnel fut percé et la Légion passa. c) Celui de la qualité : à BEYROUTH : Dissuasion confiance des 350 Légionnaires du 2ème R.E.P. face à 30000 belligérants. d) Celui de courage ce qui en tous les cas est le prix à payer. 2°) La 2ème signification de cette célébration, c'est l'affaire de 62 Légionnaires - 62 compagnons d'armes - où primait : vertu, solidarité, courage réciproque que se portent des compagnons d'armes. En un mot CAMERONE c'est la fête du courage avec pour base la solidarité d'une troupe d'élite. Ce sera le 4 mai 2003 à 11 h 15 à Castelnau Le Lez que nous célébrerons et honorerons nos grands anciens de notre belle Légion. Anciens qui se distinguèrent de telle manière que leur courage et leur exploit furent reconnus de tous. -

De leurs ennemis qui leurs rendirent les honneurs et qui continuent de le faire.

-

De la France entière puisque que Napoléon III fit inscrire en lettres d'or leur exploit sur les murs des invalides.

Légionnaires, anciens, amis de la Légion, j'en appelle à vous tous pour que vous soyez nombreux à cette cérémonie, qui doit être une reconnaissance du devoir et de la mission remplie. N'oubliez jamais ce que représente cet événement historique où le courage le disputât à l'abnégation et surtout : où notre devise HONNEUR FIDELITE eut sa pleine signification : HONNEUR : la mission avant tout. FIDELITE : la parole donnée avant tout. que vive la Légion. Le Président. 4


DIEN BIEN PHU Lundi, 5 mai à 17 heures, à Castelnau le Lez, Robert GRAFFTE, délégué régional de l'association des anciens de DIEN BIEN PHU nous demande de se joindre à lui pour déposer une gerbe sur la stèle des Anciens d'Indochine. Membres et amis de l'Amicale je vous espère nombreux pour le 49ème anniversaire de la fin des combats.

DIEN BIEN Phu

un nom enfoui au tréfonds de nous même, quand nous l'évoquons il nous

trouble profondément. Le 5 mai nous rendrons donc un hommage à tous ceux qui furent tués au combat ou à jamais disparus. A tous ceux qui furent blessés souvent plusieurs fois et qui reprirent le combat.

AH ! DIEN BIEN PHU

personne ayant

autorité ? Vous avez dit personne ayant autorité ? Pour autant avez vous l'autorisation de ridiculiser, d'injurier ces combattants de l'impossible luttant au service de la France ! Pour l'honneur de notre drapeau ? (Voir entrefilet page suivante)

:

ces morts que l'on amène un par un sans marche funèbre de Chopin

Il n'est pas surprenant de vouloir culpabiliser son voisin quand on sait très bien que ce sont ses cousins responsables et coupables. Que la honte vous couvre, vous qui voulez nous imputer ce sentiment. A la Légion notre philosophie est claire : Traiter tout sujet méprisable par le plus profond mépris, mais pour autant nous ne pouvons manquer de rafraîchir quelque mémoires défaillantes ou volontairement défaillantes. Pourquoi avoir honte de parler de DIEN BIEN PHU comme si on craignait que l'exhumation de tant de cadavres restés sans sépulture ne soulèvent une colère que certains veulent éteintes.

Si un général a été vaincu à DIEN BIEN PHU aurait-il manqué de génie ? ou plutôt parce que des hommes politiques ne se font pas le même honneur, la même idée que les généraux !

ceux qu'on n'a pu récupérer

On peut dire que ces hommes politiques ont fourni à la France l'exemple de la plus parfaite indifférence à l'égard de son Armée et que ce crime par omission s'appelle défaut d'assistance à personne en danger. Danger créé par eux mêmes. Si les vaincus de DIEN BIEN PHU devaient être jugés au nom du peuple français, de quoi les accuserait-on ? - Qui a placé le général NAVARRE au poste qu'il occupait ? - Qui lui a fixé la mission qu'il devait remplir ?

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Déclaration : Une premier fois: Vous vous êtes mieux battus pour conserver votre Mess qu'à Dien Bien Phu. puis : Lors de la mise en eau de la fontaine des Trois-Grâces, agacé par les débordements des gouttes d'eau sur la place, autour de la fontaine, « qui risquent de faire glisser les vieilles dames en cas de gel », le maire demande aux responsables de l'entreprise en charge du relookage des explications. Ceux-ci s'exécutent, précisant les difficultés à modifier le mécanisme. Mauvaise humeur de Georges Frêche « Mais cette fontaine, il aurait fallu la faire faire par un fontainier, pas par les Bâtiments de France. C'est comme la guerre, il ne faut pas la laisser aux militaires, regardez Diên Biên Phu. » d'une personne ayant autorité.

-

- Qui a choisi cette cuvette, cet endroit précis à l'encontre de tous ? Sinon les gouvernements successifs de l'époque. Le renoncement, qui peut représenter parfois la plus haute vertu des hommes politiques n'est pas enseigné dans les écoles militaires. En vérité, la conduite , l'aventure de DIEN BIEN PHU que certains, ayant ou n'ayant pas autorité , voudraient imputer à l'incompétence du haut commandement, alors que ce n'est qu'a l'indifférence monstrueuse d'une Nation qu'il doit être imputé. Comment imaginer que d'anciens présidents de la République, d'anciens et de temps à autre en exercice présidents du conseil ou ministres de tutelle n'aient jamais eu ce souci pour ceux qu'ils envoyaient combattre et qui se battaient sous les couleurs de notre drapeau.("Vous avez compris il s'agit de cousins") - Quand les chefs de corps cherchaient dans le commerce des armes, des munitions, des pneus etc…! - Quand les colonnes sur la haute rivière claire crevaient de faim et les blessés de leurs blessures. - Quand un ministre (R.Pleven) s'entourant d'illusions venait à DIEN BIEN PHU en cours d'installation, précisément sur le point d'appui "Isabelle" - (je peux en témoigner, j'étais présent), il terminait son briefing par ces mots :

"Messieurs !!, espérez que le VIET vous attaque vous le briserez". Il avait omis de nous dire avec quoi !! -

Quand d'autres stratèges ayant autorité qui avaient nom : Bidault, Letourneau, Dejean, Mendès, Reynaud etc… Quand celui-là était annihilé par l'opération "Vautour" (c'était Condor). Quand à ceux ci : l'un priait Dieu, un autre envoyait des messages diplomatiques, celui qui tirait sur sa pipe, celui qui ne disait rien et enfin celui qui dit "tout" et signa la paix. Ceux qu'on enterre, où et comme on le peut, grâce à une accalmie

Ceux qui montent à l'assaut des pitons pris et repris

Loin de moi l'intention de dire que ces personnages étaient des salauds, néanmoins je m'interroge: peut-être imbéciles ou illuminés, faibles ou friands ? mais certainement tous unis dans l'ignorance propre à ceux qui nous gouvernaient. - Quelle charge à retenir contre eux, sinon d'être restés en place et d'avoir consenti à payer par le sang des autres la facture de leurs erreurs et leurs lâchetés. - Quand aux généraux, officiers, sous-officiers, toute la troupe : Nul ne peut douter de leur

ardeur a servir la Patrie. Le coupable ? C'est le peuple français qui a scellé sa complicité avec ses bulletins de vote. G.L. 6


POURQUOI ? Pourquoi pas une cérémonie pour la fin de la guerre d'Indochine ? Combien de dates proposées pour la fin de la guerre d'Algérie ? Laquelle de ces deux guerres avons nous gagnées ? Par 8 voix pour, 1 contre, un consensus serait sur le point d'aboutir pour la deuxième. Mais aujourd'hui, ou on ne parle que du devoir de mémoire, pourquoi cette amnésie révoltante, insultante envers ceux qui envoyés par le gouvernement de la France ont combattus et soufferts pour la liberté ? Ces chiffres, pourtant connus et vérifiables n'ont jamais été publiés ! Ces 25000 morts. Sur les 45000 prisonniers de guerre qui ont séjournés entre 1945 et 1954, 15000 seulement en sont revenus, les 30000 autres y sont morts. Sur les 11721 prisonniers de DIEN BIEN PHU, 8431 sont morts en quatre mois de captivité, dont 327 sur les 400 qui ont fait parti du convoi 42. En quatre mois le taux de mortalité a été de 72%. Il rivalise avec celui des camps de concentration nazis. Aujourd'hui nous sommes quelques uns, c'est à dire très peu à pouvoir en témoigner mais plus pour bien longtemps, alors

POURQUOI ?

CRISTALLISATION ? enfin on s'inquiète. Aujourd'hui ce mot est devenu circonstanciel. Il s'agit des pensions dites "cristallisées" servies aux anciens combattants dans leur pays d'origine à un taux très inférieur à celui payé en métropole. Le tableau ci-dessous est très significatif de mon article que j'ai intitulé POURQUOI. Sur le total des pensions militaires d'invalidité + retraite du combattant + pensions militaires de retraite = 132153, seulement 1023 sont servies aux ressortissants de l'Indochine, moins de 1%:

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POURQUOI.


La Légion en Espagne. Epopée tragique dont on parle peu mais pourtant la Légion malgré toutes ces vicissitudes qu'elle a rencontré : - choléra sur le bateau - accueil des plus hostiles à Tarragone (Les espagnols avaient encore en mémoire 1811) puis plus tard l'abandon pur et simple des Christinos de la Reine Marie Christine. 1°) Pourquoi ce conflit entre espagnols. C'est en 1833; le roi d'Espagne Ferdinand VII meurt. Son épouse Marie Christine de Bourbon, 27 ans, devient reine d'Espagne et n'a qu'un souci : préserver la couronne pour sa fille Isabelle, reconnue par les cours européennes sous le nom de Isabelle II. Mais Don Carlos, le frère du défunt refuse et avec ses partisans "Les Carlistes" il part en guerre contre les troupes royales. Louis Philippe, roi des français a reconnu la reine enfant, se devait d'intervenir. Pour lui la solution de facilité fut de donner la Légion Etrangère à la reine d'Espagne. Si cette conception était celle de l'Europe du moment, elle n'était pas celle des officiers français qui commandaient à la Légion. A leurs protestations il leur fut répondu que s'ils refusaient cette voie qui leur était

offerte ! il perdrait leur emploi sans espérer

aucune indemnité.

2°) Alors que devint la Légion en Espagne de 1835 à 1838. Une expression bien connue : "le coup de l'invité". Quand un commandant d'unité, ou de détachement fait, a une unité venue en renfort : le coup de l'invité c'est quand il lui confie systématiquement toutes les missions, de sacrifice pour épargner ses troupes. C'est le sort qui fut réservé à la Légion. Partis d'Alger, 4000 Légionnaires débarquèrent le 18 août 1835 à Tarragone, moins quelques victimes du choléra jetés hâtivement par dessus bord durant la traversée. Guerre civile ou guerre de maquis ? entre les carlistes et les christinos de la reine Marie Christine ! mais guerre de barbares, aucun ne faisait de prisonniers et tous finissaient les blessés. Les rigueurs de l'hiver rendent les opérations difficiles, néanmoins le 17 janvier 1836 la Légion se lance à l'assaut des lignes d'ARLABAN en Navarre et enlèvent les positions tenues par les Carlistes. C'est à partir d'avril que les combats reprirent avec intensité. Le 28 avril 1836, malgré les encouragements de leur général, les troupes royales battent en retraite et laissent les 1000 Légionnaires isolés face à 8000 Carlistes, les Légionnaires restent cependant maître du terrain. Cet exploit coûta 300 morts et de nombreux blessés à la Légion. Mais les meilleurs instruments ne résistent pas à un usage excessif. Les conditions de vie deviennent de plus en plus précaires. Les vivres n'arrivent pas, l'habillement n'est pas renouvelé, la solde n'arrive jamais, les souliers sont éculés, usés et non remplacés. Madrid reste sourd aux réclamations du colonel BERNELLE, commandant la Légion. Il s'adresse à Paris. Voici la réponse : "La cession de la Légion Etrangère à l'Espagne a été pleine et entière, dans cet état de

choses il est évident que le gouvernement français n'y peut rien". L'hiver 1836 - 1837 est encore pire que le précédant. Malgré tout les Légionnaires sont chargés de tenir la ligne fortifiée de Pampelune aux Pyrénées. En mars 1837 les hostilités reprennent. Les christinos se défilent partout et les Légionnaires sont abandonnés à leur triste sort. Bien que déguenillés, transis, affamés ils réussissent à tenir tête aux carlistes, mais le 2 juin 1837 à BARBASTRO le régiment de la garde royale plus quatre autres compagnies battent en retraite, sans avoir engagé le combat et laissent, ce qui restent des Légionnaires, face aux carlistes pour un dernier combat un contre dix.

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Les survivants sont retirés du front et ramenés à Pampelune où ils restent cantonnés dans une ville hostile. Ce sera le 8 décembre 1838 que l'Espagne licenciera la Légion et l'autorisera de rentrer en France. Sur les 4000 Légionnaires débarqués à Tarragone moins de 500 passèrent la frontière, 3500 trouvèrent la mort dont 28 officiers. La plupart des rapatriés se rengagèrent à la Légion.

La BATAILLE En vérité, la bataille c'est un négatif qui se trouve dans le cœur des combattants. La bataille cela ne se raconte pas, ne se décrit pas. Bien content qu'on ne se tire pas les uns sur les autres. On a plus, ni nurse ni même de lieutenant. Chacun fait son travail. A qui obéir, à qui commander. Là il faut reconnaître et admettre que seule la bonne troupe qui a appris, arrive à improviser dans un ensemble correct. On ne se prépare pas à la bataille. Avant le bachot on relit ses petits résumés. Juste avant la bagarre il vaut mieux ne penser à rien et dormir. D'ailleurs la pensée ça consomme trop. Puis la pensée attire les choses, comme le miel attire les mouches. La bataille cela se passe à l'intérieur, il y a des hommes nouveaux qui naissent et deviennent très grands. Il y a les anciens, solides, mais qui meurent et puis il y a ceux qui tombent de ci de là. En fin de compte avant la bagarre on a la tête vide, le cœur sec et après la bagarre on est plein de bonté pour tous. La guerre c'est comme ça, on meurt, on survit, on a besoin de n'être plus craint, on a besoin d'être aimé. Etrange ! on est aimé ? mais oui !

Dix chefs de corps de la Légion Etrangère tombèrent au champ d'honneur à la tête de leur unité respective au cours de sanglants combats. Dors, dors mon enfant ..Toutes les fois qu'un Légionnaire tombe sur la terre étrangère c'est un français qui reste à toi. France chérie; c'est un enfant de plus qui peut, en se berçant rêver dans les bras de son père. Colonel Joseph CONRAD commandant la Légion en Espagne. Tué le 2 juin 1837 d'une balle en pleine tête lors des combats sanglants de BARBASTO. Colonel Raphael VIENOT COMMANDANT LE 1ER Régiment Etranger en Crimée. Tué le 1er mai 1855 au milieu de ses hommes en donnant l'assaut de la redoute Schartz, ouvrage avancé de SEBASTOPOL. Colonel Marie Louis Fleury de CHABRIERES commandant le 2ème Régiment de la 1er Légion Etrangère. Tué le 4 juin 1859 à la tête de son Régiment en enlevant MAGENTA. Lieutenant colonel Jean DURIEZ commandant le Régiment de Marche de la Légion Etrangère. Tué le 17 avril 1917 à la tête de ses Légionnaires lors de l'attaque du fort fortifié d'AUBERIVE. Lieutenant colonel Paul Vincent LACOMBE de la TOUR commandant du groupement divisionnaire formé à partir du 1er et du 2ème R.E.C. Tué le 9 juin 1940 après vingt jours de combat dans la Somme, dans le secteur de BEAUVAISIS. Lieutenant colonel Prince Georgien Dimitri AMILAKVARI commandant le 13ème D.B.L.E. Tué le 24 octobre 1942 en s'emparant du piton d' HIMEIMAT qui décida de la prise d'EL ALAMEIN. Lieutenant colonel Gabriel BRUNET de SERIGNE commandant la 13ème D.B.L.E. Tué le 1er mars 1948 en Indochine sur la route de DALAT au cours d'une terrible embuscade.

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Colonel Jules GAUCHER commandant la 13ème D.B.L.E. Tué le 13 mars 1954 à DIEN BIEN PHU. Lieutenant colonel Maurice BROCHET de VAUGUIEUSE commandant par intérim le 3ème R.E.I. Tué le 11 avril 1957 dans le secteur d'EL MILIA. Lieutenant colonel Pierre JEANPIERRE commandant le 1er R.E.P. Tué le 29 mai 1958 à GUELMA. Parmi les 39890 " 121 officiers, 4230 sous officiers et 34450 Légionnaires" tués au combat dans divers conflits dont plus de 15000 sur le sol français lors des 3 conflits, 1870 - 1871, 1914 - 1918, 1940 - 1945. Soldats de la Légion La Légion étrangère n'ayant pas de nation la France est notre mère car nous avons la bàs conquit dans les combats toujours avec succès le baptême français.

Compte rendu de

l'assemblée générale.

Le 26 janvier 2003 à Castelnau Le Lez, sous la présidence du colonel (er) Pierre MALATERRE, représentant le général RIDEAU, président de la FSALE. - en présence du général Elrick ISTRASTORZA, commandant l'E.A.I., commandant d'armes de la place de Montpellier. - du capitaine ROUSSEAU, représentant le colonel MARGAIL, chef de corps du 2ème R.E.I. - du colonel (er) Jean SARRABERE, président d'honneur de l'AALEME, - du colonel Jean Pierre SOULIER, chef de corps du C.E.I.T.O. au LARZAC. - de Monsieur MENAGE, directeur de l'office Interdépartemental des A.C.V.G., représentant Monsieur le Préfet de Région. - sept généraux (2s) nous honoraient de leur présence - un piquet d'honneur fourni par le 2ème R.E.I. - de nombreux présidents d'associations avec leur porte drapeau. des autorités civiles, Monsieur le deputé-maire de la commune, les représentants des présidents du Conseil Régional et départemental et les maires des communes environnants. Le président s'adressant à l'assemblée Après le quitus donné successivement à Fernand CANTILLON pour le rapport moral et à Paul BATTUT pour le rapport financier il fut procédé au renouvellement du bureau comme suit : Président : Georges LANNUQUE, Président d'honneur : col.(er) Jean SARRABERE Vice président :Horst SEIDEL, Martin EBERT, Maurice MAGGIA Secrétaire général : Christian BONNET Trésorier : Roger PENOT Porte drapeau : Marcel MAHAUX, adjoint : Alain PARROT, Comité d'éthique : col.(er)Michel DOULS, col.(er)Philippe FELIP. Après l'accueil des autorités et des invités le président Georges LANNUQUE ouvrit la séance rappelant la bonne tenue de l'Amicale, son esprit Légion avec ses traditions fondamentales où règnent toujours

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espérance et enthousiasme, sa tenue exemplaire, présente avec son drapeau à plus de 70 manifestations patriotiques au cours de l'année écoulée. Puis un mot sur la situation internationale actuelle. Il a rappelé ce que l'histoire nous avait appris tant sur les méfaits d'un attentisme hésitant que sur la perniciosité des guerres. On sait toujours comment cela commence mais jamais comment cela se termine. Espérons que la décision que nul ne peut présager, soit la bonne.

" Ces paroles pour vous dire où est notre concours a nous anciens. Nos comportements doivent être des exemples pour nos jeunes à qui nous devons faire confiance. A nous de continuer le combat pour la vérité, l'honnêteté, l'esprit du patriotisme, ouvrons nous à ces jeunes, n'hésitons pas à leur dire nos convictions, apportons leur, joie, espérance et enthousiasme. L'avenir n'est jamais bouché " leur dire et redire nous le devons. Après quoi nous entendîmes le général ISTRASTORZA, le capitaine ROUSSEAU, de la part du chef de corps du 2ème R.E.I. Le colonel SOULIER nous lut un message du général de corps d'armée Michel POULET.(voir page 13). Monsieur MENAGE, représentant Monsieur le Préfet de Région clôtura la séance. Quatre gerbes furent déposées sur la stèle Capitaine DANJOU avant de prendre le pot de l'amitié offert par la ville de Castelnau le Lez où nous fumes reçu par Monsieur le député maire Jean Pierre GRAND. Puis le repas de tradition fut servi à 160 participants et c'est une mémorable cérémonie de Rois sur le thème des "Rois fainéants" sous l'égide du colonel (er) Michel DOULS qui clôtura toute cette

En cortège vers la stèle du capitaine DANJOU

Midi Libre du 04/02/2003

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Le général Elrick IRASTORZA présidant la cérémonie

Le conseiller général cherche une place pour déposer

de droite à gauche : Le général GOT, Le président du conseil général, le représentant de Monsieur le Préfet de Région, et le colonel (er) MALATERRE . Le président LANNUQUE annonce "La Poussière"

Préparation pour "la poussière"

Les chanteurs sous la direction du colonel (er) M.Douls, clôturant les cérémonies de la journée

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Lettre adressée à l'Amicale par le général de corps d'Armée Michel POULET à l'occasion de l'assemblée générale

Président, mon cher Georges, mon Colonel SARRABERE, chers amis de L'AALEME,

Tours, le lundi 20 janvier 2003

Des activités et événements indépendants de ma volonté font que je ne peux être des vôtres aujourd'hui à l'occasion de l'inauguration de votre salle de réunion. Croyez bien que je le regrette, mais ce n'est que partie remise: je suis persuadé que 2003 nous donnera l'occasion de nous revoir. Néanmoins, j'ai transmis ces quelques mots au lieutenant-colonel SOULIER, chef de corps du centre d'entraînement de l'infanterie au tir opérationnel du Larzac, mon ancien fidèle chef de cabinet, pour qui j'ai une profonde estime voire une grande amitié, et qui d'une certaine façon me représente …quelques mots pour vous dire combien vous restez présents dans ma mémoire et dans mon cœur. J'ai passé à Montpellier trois années passionnantes à la tête de l'école d'application de l'infanterie. Mais une de mes grandes satisfactions aura été d'avoir fait votre connaissance. Solidarité rigueur fidélité, représentativité, amitié, convivialité: vous détenez toutes les qualités que doit posséder une amicale d'anciens légionnaires. J'ai été fier de faire partie de l'association ; je suis heureux de vous compter aujourd'hui parmi mes amis. Soyez sûr que je ne vous oublierai pas. Acceptez tous mes vœux de bonheur profond et durable pour 2003. Gardez-vous en pleine santé. Continuez à porter haut les couleurs de la légion étrangère. Merci infiniment pour ce que vous m'avez apporté au cours de ces trois dernières années,

Le Général de corps d'armée Michel POULET

AVRIL 2003 : - Sortie de notre journal "LEGIO PATRIA NOSTRA. - Préparation des cérémonies anniversaire du combat de CAMERONE. - DEVOIR DE MEMOIRE, que c'est-il passé durant de différents mois d'AVRIL. En voici un raccourci : Le 4 avril n'est pas mentionné, ce jour là à CAN-LY, votre président sautait sur une mine .Toujours aussi étourdi 2 avril 1892 : TONKIN : le caporal GILSON attaque avec son escouade la pagode CO-MAI et la prend d'assaut, l'ennemi laisse 22 tués sur le terrain. 9 avril 1945 : FRANCE : Le drapeau de la 13° D.B.L.E. est décoré de la Croix de la Libération 18 avril 1952 : INDOCHINE : Le capitaine MASSELOT, à la tête du 1er bataillon du 5ème R.E.I. se lance à l'assaut des fortifications du village de DAI-VI-THONG, de 16 heures à 21 heures, 5 heures de combats acharnés, les Légionnaires sont maîtres du terrain mais déplorent 39 tués, 142 blessés pour un bilan de 99 rebelles tués et 10 prisonniers, " leurs blessés ayant été enlevés par les fuyards". Récupérés a l'ennemi : 13


1 mitrailleuse lourde de 50, 2 FM, 5 PM, 36 fusils dont 5 Mauser, un lot important de grenades, de munitions et d'explosifs. 10 avril 1954 : INDOCHINE : Nous reprenons le P.A. Eliane 2, à la Viet. (en creusant des tranchés d'approche) 26 avril 1958 : ALGERIE : Le 2ème R.E.P. opère dans la région de KOUDIAT-SOTTARA. Vers 4 h 15 du matin elle accroche un fort élément rebelle, les combats se terminent le 27 à 18 heures. Le R.E.P. déplore 5 tuée et 26 blessés pour un bilan de 199 rebelles tués et 3 prisonniers, en outre il fut récupéré : 3 mitrailleuses lourdes, 4 FM, 9 PM, 40 fusils de guerre, 3 fusils de chasse, 5 PA, 5 kg d'explosifs et de nombreuses munitions. 30 avril 2003 : FRANCE : Les membres de l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère de Montpellier et environs assisteront au cérémonies de CAMERONE à AUBAGNE ou dans les unités de leur choix.

Nos activités - Nouvelles de l'Amicale C.R. des activités : Présence du drapeau, et, ou, d'une délégation de l'amicale aux manifestations patriotiques et amicales. 11/01/03 - Assemblée générale ALE de Perpignan 19/01/03 - A.G. de l' UNC de Castelnau le Lez 22/01/03 - Assemblée générale UNC de Pérols 25/01/03 - Assemblée générale de l' AALE Sète 26/01/03 - Assemblée générale de notre Amicale à Castelnau le Lez 08/02/03 - Assemblée générale des Médaillés Militaires à Mauguio 16/02/03 - Assemblée générale de l'ALE de Castelnaudary 17/02/03 - Cérémonie honorant les morts de la Gendarmerie à Montpellier. 23/02/03 - Assemblée générale de l'AALE de Laudun. 27/02/03 - Obsèques de Adeline-Marie BELGODERE, sœur du général BELGODERE. 01/03/03 - Assemblée générale de l'UFAC à LUNEL. 02/03/03 - Assemblée générale de l' AALE Béziers à Valras. 05/03/03 - Messe en souvenir du colonel LIMOUZIN en l'église de Pérols. 08/03/03 - Commémoration du coups de force des japonais du 9 mars 1945 à MARSILLARGUES et au CRES. 13/03/03 - Obsèques du Légionnaire Bernard CUNIN, décédé le 17/02/03, avec cérémonie religieuse à PEROLS. 22/03/03 - Assemblée générale AASG (Sapeur-Genie) à l'EAI à Montpellier.(AG annulée sans préavis) 30/03/03 - Assemblée générale UNPRG à CASTELNAU le LEZ.

Calendrier prévisionnel 12/04/2003 - Assemblée générale de UNSOR à Baillargues. 17/04/2003 - Déplacement de l'Amicale à la CAVALERIE, départ à 7 h 00, retour vers 19 h 00. 22/04/2003 - Congrès du CEACH à Lattes à 11 heures 22/04/2003 - Commémoration en souvenir des événements de NOUMEA à Lattes à 16h30. 25/04/2003 - Camerone AALE Sète 26/04/2003 - Camerone AALE Béziers 26/04/2003 - Assemblée générale du PMIG au clos des Hirondelles à Montpellier. 04 /05/2003 - Commémoration de Camerone de l'AALEME à Castelnau le Lez à 11h00. 05/05/2003 - Commémoration de la fin de la bataille de DIEN BIEN PHU à 17h00 à Castelnau le Lez. 29 /06/2003 - Notre Méchoui annuel au parc Robert au CRES.

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Nos joies nos peines : Carnet rose : Un beau garçon prénommé Juan Carlos est venu le 13 décembre 2002 égayer la famille BATUT, arrière petit fils de Paul BATUT . Nos compliments aux parents, grands parents et arrière grands parents et bon vent au petit Juan Carlos. Notre ami Jean Alexis CHRETIEN nous a fait part de la naissance de son fils Alexis, né le 23 mars 2003. Nos félicitations pour les parents et grands parents et long vie au petit ALEXIS.

Carnet noir : Le Légionnaire Bernard CUNIN nous a quitté, il est décédé à son domicile le 17 février 2003. Les obsèques ont eu lieu le 13 mars 2003, après une messe solennelle en l'église de Pérols, ses cendres ont été déposées dans le caveau Légion au cimetière de Pérols en présence d'une importante délégation d'anciens combattants et de 13 drapeaux. Nous avons appris avec tristesse le décès du colonel LIMOUZIN, ancien membre de l'Amicale qui nous a quitté le 24 février 2003. Après des obsèques dans l'intimité familiale, les anciens combattants ont organisé pour leur ancien président départemental une cérémonie religieuse en son souvenir le 05 mars 2003, en présence d'une importante délégation d'anciens combattants et d'une quarantaine de drapeaux, en l'église de Pérols. Nous avons eu la tristesse d'apprendre le décès de Madame Adeline-Marie BELGODERE, sœur du général BELGODERE, le 25 février 2003. Une cérémonie religieuse a eu lieu en l'église Saint Mathieu à Montpellier le 27 février 2003. L'Amicale des Anciens Légionnaires et son président présentent leurs condoléances attristées aux familles éprouvées.

SANTE : Georges VIAL en soins au centre de rééducation St Sauveur à St Clément la Rivière a pu se faire conduire pour assister à notre assemblée générale le 26/01/03. Fréderic HOFFMANN, ancien président de l'Amicale, a été hospitalisé à la Clinique du Parc, puis au centre de rééducation, est rentré chez lui, il va mieux et il a pu assister aux cérémonies de l'Amicale. Les membres de l’Amicale leur souhaitent à tous bon courage et leur adresse les vœux d’un prompt et complet rétablissement

TENUE : d'été à partir du 15 mai 2003 - rappel : pantalon gris, chemise blanche manches relevées. chaussures noires, béret vert avec insigne, décorations pendantes pour les cérémonies. Tenue de cérémonie pour des obsèques : tenue d'hiver.

COTISATIONS : Nous rappelons aux indisciplinés retardataires, souvent par négligence, de ne pas traumatiser notre trésorier. Ne le faites pas pleurer, mains au carnet de chèques, 20 € par an, souvenez vous. L'amicale ne peut pas fonctionner sans les cotisations ! Il est demandé, une fois de plus aux retardataires de régler leur cotisation pour 2002 et 2003. Le paiement s'effectue, sauf cas de force majeur, au cours du 1er trimestre de l'année, généralement au moment de l'assemblée générale. Deux années de retard dans le paiement des cotisations a comme conséquence grave la radiation d'office de l'Amicale. Soyez disciplinés !

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L'histoire de la Légion Etrangère depuis sa création serait longue à écrire mais résumons en quelques dates ses engagements. 09 mars 1831 : Création de la Légion Etrangère

1835 1836

CONSTANTINE, DJIDJELLI, MILIANA, ZAATCHA, ISCHERDEN.

1854

ALMA, SEBASTOPOL, MAGENTA, SOLFERINO

1863

MEXIQUE ORLEANS, COULOMMIERS, CERCOTTES, MONTBELIARD.

TONKIN, FORMOSE, DAHOMEY, SOUDAN, MADAGASCAR, SUD ORANAIS, MAROC ARTOIS, CHAMPAGNE, LA SOMME, LES MONTS VERDUN, PICARDIE, SOISSONS, VAUXAILLON, DARDANELLES,

1939

FRANCE, NORVEGE, ERYTHREE, LIBYE, TUNISIE, ITALIE, ALSACE, ALLEMAGNE,

1946

PHU-TONG, HOA, CAO-BANG, NASAN, DIEN BIEN PHU

1954

SUEZ, ALGER, AURES, NEMENTCHA, KABYLIE

1962

MERS EL KEBI, DIEGO SUAREZ, DJIBOUTI, MURUROA, FANGA FAUFA, GUYANE, CANJUERS, LARZAC.

1969

TCHAD, LIBAN, ZAIRE.

1991

MESSIFRE, RACHAYA, RIF, TAZA, GRAND ATLAS.

IRAK, KOWEIT.

1992

1920

1914

ZUBIRI, TIRAPEGUI, HUESEM, BARBASTRO.

1870

MAISON CARREE, ARZEW, MOSTAGANEM, LA MACTA.

1883

1831

Premier drapeau de la Légion Etrangère 1832

CAMBODGE, SOMALIE, RUANDA, CONGO, CENTRE AFRIQUE, BOSNIE, KOSOVO, MACEDOINE, AFGHANISTAN, COTE D'IVOIRE. 16


La femme et le Légionnaire Par le colonel (er) I. SALA.

(suite 6)

1°) DE L' HISTOIRE ANCIENNE. HESIODE: (8 siècles avant J.C.): Se fier à une femme, c'est se fier au voleur TERTULLIEN: ( 220 après J.C.) : " La femme est la Porte de l'Enfer" (vraiment ces Anciens n'avaient pas le sens de la mesure) 2°) PLUS PRES (de toi ?) John WEBSTER : (1570) " Rien ne sèche plus vite qu'une larme de femme. MOLIERE : Rien de plus infidèle et malgré tout cela dans le monde on fait tout pour ces animaux-là. MARIVAUX : Quand une femme est fidèle on l'admire. Mais il y a des femmes modestes qui n'ont pas la vanité de vouloir être admirées. (comme cela est joliment dit !) 3°) ENCORE PLUS PRES ( de toi ?) Herber SPENCER : - Le mariage est une cérémonie où un anneau est passé au doigt de l'épouse et un autre au nez de l'époux - Le ménage n'est plus un ménage lorsque c'est le chien qui apporte les pantoufles et la femme qui aboie "

INFORMATIONS GENERALES

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Suivant la tradition , nous avons célébré, le 26 janvier 2003

LA FETE DES ROIS . (thème : Les Rois Fainéants) L'IF

Distribution premier plateau : la voix «off » celle de Martin EBERT La comtesse O.Brad'or : Angèle SEIDEL Le marquis aux éperons d'argent, ministre des Armées : Paul BATUT Le duc E.Broîn, Seigneur des Hautes Terres : Jean-Luc TEMPLE Le comte des grandes Ouies : Roger PENOT Di Machiavélli Viconte di Borca di Nadi: André BOCQUEL

Script, Mise en scène, Dialogues, Costumes de

Michel

DOULS

Deuxième plateau : la voix « off » celle de Martin EBERT Le roi: George LANNUQUE La reine : Madeleine SOULIER (dite MADO) Le Grand Chambellan : Christian BONNET Eugénie : Angèle SEIDEL Chabichou : Henri AIME Les Bœufs : Gérard MERCIER et José ROMA Le Bouvier : Marcel MAHAUX et Marcel HERREMAN Les Porteurs : Alain PARROT et Dominique DRANCOUR

VIVE LE ROI !

L'impresario intervient pour mettre de l'ordre au sein de la cour dissipée.

Les maires Ladu finpalais du 1errencontrent acte présentation les quémandeurs des acteurs dont parleleplus colonel (er) redoutable n'est autre que la comtesse Michel DOULS O. Brador

Conduit par le bouvier, tiré par des bœufs sous grande protection, le Roi rejoint la cour dans son chariot d'apparat.

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Charbichou le quémandeur en difficulté avec le Grand Chambellan.

La Reine en chaise à porteur arrive à la cour

Le Roi en fureur à ses sujets récalcitrants ! Je suis cruel, barbare. Je n'ai que ma fierté, que ma fureur de race. On me craint, on me hait, on me nomme en tout lieu la terreur des mortels et comme mon bon cousin : Le fléau de Dieu.

Le Roi : lyrique - amoureux ! O vierge que j'admire et qu'adorera ton époux, toi Iseut plus brillante que la lampe du ciel et, dont la figure lance plus de feux que les pierres précieuses, tu es une autre Vénus, tu as pour dot l'Empire de la beauté

Eugénie les larmes aux yeux et le Chambellan ont oublié leur texte. Le bouvier est attentif à son Roi. Les bœufs sont sages, leur seau a été regarni.

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Menu de

Assiette de charcuteries (Jambon des montagnes, terrine, saucisson, pâté en croûte, salade de tomate)

Camerone

Purée maison et son boudin

04 mai 2003

Forêt Noire Café, pain, Vin rouge, rosé, à volonté.

LE BOUDIN: Les origines du mot correspondaient au rouleau fait avec une couverture et la toile de tente qui était posé sur le sac et appelé (boudin) Quand aux paroles, il semble qu'elles aient connu des variantes dues a l'imagination fertile légionnaire. Les paroles actuelles pour les Belges, y ' en a plus ont probablement été adoptées vers 1870 alors que le roi des Belges avait demandé que ses sujets ne combattent pas en France et que de nombreux Suisses Alsaciens-Lorrains s'engageaient à la légion.

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Bulletin 0301