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Le Messager de l'Ouest. Journal de l'arrondissement de Sidi-Bel-Abbès. 1894/04/24.

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PniïMiÈRi;

ANNÉE

Bel-A bbès, le 24

— N° 'M

Avril

CINQ

1894

En

le ministre des Culattendant, tes voulant au moins connaître les a de son côté récalcitrants, envoyé une circulaire, à tous les évoques

L'ÉGLISE brandit

la

C'est

Hallebarde

décidément

le

diable

qui sou-

de M. Spuller a par la bouche ilé l'esprit nouveau sur les cléricaux.. Ils l'ont au corps ce tempsdepuis là et la raison qui a peu de valeur dans les sacristies, ne peut arriver à leur faire accepter le nouveau décret qui soumet les budgets des faau contrôle de l'Etat. briques Persuadé

que l'église sus des lois humaines, vêque de Lyon a invité culaire très pastorale,

est au-desM. l'archepar une tous

cirles les

conseils

de fabrique à mépriser du minislère a objurgations qu'il dans* le dos, et à faire comme aud our; ; parvintcomptaîiil'ilé;,.'diaoé-.. saine. Devant s'est

cette

bravade,

lâché

le. ministre et le conseil

tout rouge, a résolu de déférer de cabinet comme d'abus la lettre au pastorale Conseil d'Etat. ; ce dont l'archevêet de supprimer que se bat l'oeil, son traitement comme si les fidè; les n'allaient

pas

le lui

Pauvre coeurs et qui Qu'il toire 1793

doubler de

gouvernement a tendu le dos qui voudrait se rebeller

lise

donc

avec

de la Révolution ; et la conduite

?

nos au clergé à présent?

attention

l'his-

en Française de-nos grands

les conventionnels envers le lui dictera la sienclergé dissident ne ! pères

Centimes

ici le rôle de la quantité remplit dont, on n'a cure dans négligeable les manipulations politiques. Dans

sir

aux

renseignements préfets ; mais si ceux-ci vont à confesse .que vaudront leurs ? Et s'ils ne rapports pas à

rensei-" quels n'éfournil-, gnements pourront-ils tant point dans le secret des Dieux? Le gouvernement qui n'ose jamais

rail

toucher à l'arche sainte sans avoir des gants, est très anxieux de ce arriver si, par un mouqui pourrait vement de grève, tous les conseils de fabrique venaient à refuser d'éta-

ne

jours les autorise-à de fabrique,

ignorer des predu règne de Charles X, le conseil .révoquer aura lorsqu'il négligé

de rendre

ses comptes de budget et de les ? surtout faire Devant un refus cette arrogant ! mais mesure -ici s'impose voyez la. répression tend à la. farcombien ce : précisément à la suite de la l'évocation du conseil de fabrique parle minisire des Cultes. C'est à l'évèque et au préfet d'en créer- un noirétablir veau et ils peuvent même de l'ancien. celui-ci avec les débris : il Le peuple n'est jamais consulté

souvent ! Enfin, c'est la mode ; et voilà pour quoi, sans doute, les volumes de poésie sont tombés eh si grand discrédit : nous avons bien (Suite) assez 'de nos odes, de nos élégies, de nos ro« Soyez-y sans faute, je vous en supplie ! Il mances personnelles ! Peu nous importent les » faut que je vous voie sans témoin avant votre recueils de bouts-rimés qui se publietit de nos » départ. Je suis malheureux ! je souffre ! je jours. Il n'est pas jusqu'à mon mari, vraiment, » vous aime ! je vous aime comme un fou !» qni, avant notre byménée, ne m'ait adressé une — Cette lettre n'est pas signée ! objecta Cé- superbe tirade en vers alexandrins. .Malheureuleste dont le coeur se serrait. sement pour ma vanité, j'ai découvert depuis — Vous soupçonnez ma loyauté ? c'est^mal. qu'il avait emprunté ce chef-d'oeuvre littéraire à Écoutez : neuf heures sonnent. Cette voix qui un in-12 précieux, intitulé : l'Album des Amouvous a tant émue, n'est-ce point la voix de M. reux, ou choix des déclarations variées en prose et de Guybé ? Et d'ailleurs ne reconnaissez-vous en vers. ^ Que vous êtes moqueuse, Clémentine ! pas son écriture ? ne vous a-t-il jamais écrit ? -— Jamais. — Que vous êtes crédule, Céleste ! Je parie— Quoi, pas même quelques vers ? rais si vous voulez être franche, qne parmi les — Clémentine ! Clémentine ? vous, êtes bien vers glissés dans vos jolies m tins par M. de cruelle ! soupira la jeune fille en pleurant. Vous Guybé, il y en a quelques mis que je possède. l'aurait-il avoué ? Ce n'est pas vraiment que notre Don Juan n'ait — Folle ! est-ce que ces choses-là s'avouent ? assez d'esprit pour en composer de nouveaux à elles se devinent. Tous ces messieurs, même les chanue nouveau caprice, mais c'est que cet exercice serait par trop fatiguant. Voyons, écouplus anti-poétiques, se croient obligés d'assaisonner leur cour avec des vers. Pauvre ragoût, tez-moi bien, et répondez à mes questions : MADAME

DE

VQLVIC

eux-mêmes

ministre

les remplaçants. usant de son droit

encore

les renommer de façon durerait que la partie d'échecs longtemps. Voilà comment le peuple souve rain

est mystifié. Quant à re, il peut s'attendre et cela ne moullets,

au

ministè-

d'autres tardera

capas

iont'temps. ,!. D.

à

peuvent cependant ordonnance issue qu'une miers

le

Le ministre de révocation individuelle, pourrait encore les éliminer et. le conseil usant de son droit légitime, pour-

confesse,

blir leurs conformément budgets wla loi ,de A892. .et d'eu.donner.,..corn-, mu ni cation à l'Etat. Les ministres

le cas où

jugerail opportun de révoquer un, deux ou trois membres du conseil de fa-. sans le dissoudre en entier, brique les membres à choirestants auraient

dans la huitaine, pour en obtenir des lettres copie pastorales qu'ils auraient adressées sur ce même aux de leurs diocèses. sujet paroisses Le ministre a aussi demandé des

vont

M.AHni 24 AVRIL

INFORMATIONS de Paris L'emprunt .Lesuccès de. l'emprunt de la ville d<-•Paris est colossal. 11a été couvert plus île 81 lois.. Les obligations souscrites ont atteint le chiffre Je cinqutink milles. Arton Finir en eau de boudin, disent les charcutiers ; finir en queue de rat disent les serrurricrs.il faut bien finir de quelque façon ! C'est ce que fait Arton le trop célèbre panamiste dont la légende tire à sa fin. Rassurez-vous, ô panamistes ! il n'est pas arrêté. On commence même à avouer qu'-il ne le sera jamais. Aussi, sur les conseils d'hommes de loi, les créanciers du célèbre corrupteur viennent d'accepter la clôture des poursuites, leurs créances n'ayant plus désormais aucune chance d'être recouvrées.

dites-moi si M. de Guybé vous a donné des vers intitulés, soit ^4nwur, soit Espérance, soit Soupir, soit Délire, soit Désespoir, soit... ! Mais en voilà bien assez. Si dans le nombre de ces titres il ne s'en rencontre pas un correspondant à l'un des vôtres, c'est que M. de Guybé est l'homme le plus scrupuleux de la terre. Céleste gardait le silence. — Eh bien ? reprit madame de Vo'.vic. — Eh bien ! répondit la jeune fille avec un tremblement nerveux, il m'a adressé des vers sous ce titre : Amour. Clémentine frappa dans ses mains en riant, et reprit : • — Cet lAmonrAà nous est commun, j'en suis sûre. Rappelez-moi les premiers mots. Surtout dépêchez-vous, car M. de Guybé ne tardera pas à paraître ici. — Ils commencent ainsi, dit mademoiselle de : Saint-Aignan d'une voix altérée : J'ainio,el luplusdouxnomquenia lèvre-soupire, EVla pins duuccvoixqui m'exalteel m'inspire, Les yeuxles plusdivins,l'air le plusgracieux.

1894.

Après le Panama La nation est gangrenée par la tête, avons nous dit maintes fois. Voilà qu'aujourd'hui le parquet prend possession d'un certain comte de Tallyrand-Périgord, accusé de faux et filouterie en connivence avec un M. Wcestine qui serait un ex-officier de Par- . niée d'Afrique. Les gens du High-lifc sont dit-on consternés. Il n'y a pas de quoi : deux passeports et une voiture !... Et puis file. D'ailleurs il ne s'agit pas de meurtre ; mais simplement de 800.000 francs de fausses traités. Qu'est-ce que cette peccadille aux yeux des chéquards ? Déjà le principal accusé a déjeuné avec le vieux Clément commissaire aux délégations judiciaires ; enfin le parquet se montre très discret sur cet incident <s qu'on aurait préféré passer sous silence » — J'te crois ! Canonisation Pendant qu'à Rome on béatifiait le bienheureux Juan de Avila,' à Paris dans l'Eglise NotreDame, on béatifiait Jeanne d'Arc. Le-, évéques qui l'ont bvùiée vive lui devaient bien cela. L'afflueuee des personnages de marque de la diplomatie, d-: l'armée et des écoles était imposante. Le père l-'e'ùiMetlea :ait le pa:iégviique de l'héroïne , v.iaisii .' '-.ameté le nom de D'Acque Cauchav .-.. Sans do.'.'.e ;'iai respect de l'honorable ass'iv tance. "Washington Nous apprenons l'arrivée à Wasinghton de l'avant garde de l'armée ouvrière dont il est question dans un autre article. L'agitation socialiste est très alarmante. A Chicago les usines et les magasins sont fermés. Pour le Bénin Le T(ixgèleparti aujourd'hui même de Marseille doit toucher après demain à Oran, il transporte des approvisionnements et des munitions pour Dakar et le Dahomey. Docteur Koch On annonce de Berlin que l'infatigable chercheur dont les efforts ont été jusqu'à présent si mal récompensés, vient de trouver un remède Clémentine interrompit, et ajouta joyeusement : — Je les connais ; ils sont détestables, et pourtant, comme vous, je les sais par coeur ; écoutez : C'e.st sa voix,c'estsonnom.elsortair el ses yeux, J'aimeet je veuxaimer,mômesans espérance, Et, dussè-joêtre en butte à voU-einditVérence, -levousrévèleici monsecretle plus doux: J'aime,etcellequej'aime,ô monange,c'estvous! —• Vous, poursuivit Clémentine en riant, c'est aussi vague que possible. En effet, c'est aussi bien moi que vous, vous, qu'une autre, une autre que moi ; cela ne peut-il pas s'adresser indistinctement à toutes les Allés d'Eve ? — Infamie ! — Bah ! ma belle, il ne faut prendre ni la vie ni les-hommes au sérieux, car alors on est infailliblement dupe. II.faut se moquer un peu de tout, effleurer dédaigneusement les passions du bout de l'aile, et toujours aimer un peu moins qu'on ne vous aime... Mais, à propos, repritelle, n'avez-vous rien donné à M. de Guybé ? — Peu de chose ; ce matin, quelques fleurs que je venais de cueillir.


ou plutôt un vaccin capable d'enrayer la mortelle atteinte du croup. 11en est aussi bruyamment question qu'il en fut naguère de sa découverte du vaccin contre la phtysie. 11faut attendre cette fois la réussite pour l'en féliciter.

LES Sans-Travai

Espagne Le gouvernement espagnol, s'est justement inquiété de la présence du choléra à Lisbonne ; il a pris des mesures sérieuses pour éviter l'envahissement du pays par cette nouvelle calamité. j M. Roustan quitte l'ambassade de France à Madrid où il sera remplacé par M. Reverseaux qui était, ministre de France au Caire. Les traités de commerce avec l'Allemagne sont vivement discutés aux Cortès : Canovas affirme qu'ils ruinent l'agriculture et -l'industrie nationale et qu'il devient urgent d'y introduire des réformes. Nous avions annoncé le départ pour Rome d'environ 7000 pèlerins espagnols sans trop savoir pourquoi. Aujourd'hui, nous apprenons que c'est à cause de la béatification du bienheureux Juan d'Avila qui a eu lieu le là avril à la basilique dui Vatican. La messe a été célébrée par l'Archevêque Fausli : tout ce qui porte robe ou soutane à\ Rome était présent. Les journaux français et espagnols regorgentl de descriptions fastueuses sur celte célébration5 paradisiaque. Jin somme, puisque les arabes vont bien à la;1 Mecque, on ne doit pas trouver mauvais que less catholiques, aillent à Rome et les blindons auxx bouches du Gange. Qu'ils trouvent là-bas le tyv phtis, le choléra et la mal'aria c'est ce qui leurr ouvrira les portes de l'éternité. Les populationss devront donc s'inquiéter davantage du retouri,des pèlerins que de leur départ. C'est ce qu'onn fait. — Les pèlerins revenant de Rome à Valence :e ont été soumis à une inspection sanitaire avant 5t le débarquement. Athènes Une violente secousse de ticmblemcnt déle terre a eu lieu en Grèce dans la journée du 21 >1 avril. 11y a des villages renversés. On compte tc de 200 morts ou blessés. plus Egypte En violant et profanant les sépultures des cs Pharaons. M. de Morgan le savant iconographe 10 ce travail la France, c' accomplissant glorieux pour a fait entr'autres précieuses découvertes celle. du tombeau du roi JJorus Rnfouab, qui semble appartenir à la XIIe dynastie égyptienne. Dans ce sarcophage, outre la momie classi>ia trouvé sa stalue en bois d'é-~ que du vécu, on béne et quantité de bibus et de papyrus qui ' ont résisté à la pression des siècles. C'est de mode aujourd'hui d'envoyer tout cela d;'ns les musées. Que doivent en penser ceux qni régnent ? Pauvres petits !...

En marche

1

LES IMS

ALLEM1S

A moricains

sur Washington Nous avons annoncé, dans un de nos précédents numéros, que de plusieurs points des Etats-Unis, du Pacifique à l'Atlantique, les sanstravail s'acheminaient par troupes nombreuses sur Washington, où doit avoir lieu leur jonction, sous le titre v. d'armée industrielle ». Le mouvement a commencé dans les premiers jours de mars et a été accueilli par tout avec enthousiasme par les sans-travail, dont le nombre serait actuellement de deux millions aux EtatsUnis. La Fédération américaine du travail a engagé toutes les unions ouvrières à se joindre à cette croisade, dans laquelle beaucoup' de membres du parti avancé voient l'aurore d'une société nouvelle. Le Ie 1' Mai

le commencement de ce Depuis ' de nombreux cas de lièvre aphmois, teuse sont signalés au marché de la Villette. . Fait remarquable : ce sont presque ( exclusivement les moutons allemands iqui sont atteints de la terrible maladie. l'infection était découverte Le5avril, chez quatre de ces animaux au sanatorium du marché de la Villette. Le lendemain, soixante-douze moutons allemands, atteints de cette affection étaient saisis et contagieuse, immédiatement abaltus. le conseil des Aussitôt, supérieur se réunissait au épizooties d'urgence de l'agriculture, ministère

— Vous êtes une bande de canailles. C'est de votre faute si nous sommes ici. Et Trinquenaux a ajouté : — Vous êtes des salauds. Si on nous donnait du travail, on ne viendrait pas ici ! Le tribunal a répliqué séance tenante, en^ condamnant l'un à trois ans, l'autre à deux ans de prison. Les condamnés sont certainenent deux fois coupables ; mais la justice ne permet pas au tribunal d'être juge et partie. Offensé, il devait s'adresser à un autre tribunal et ne pas se faire soi-même justice. D'-

une commission Les sans-travail doivent être arrivés à WashingLe7avril, composée ton dans les derniers jours d'avril. Par les soins de vétérinaires de l'Ecole d'Alfort, du citoyen Redstone, directeur du National chargée de visiter le sanatorium, consun terrain de acres le sénateur Tocsin, 7,000 que tata que les trois des cinquièmes Slewart, du Nevada, possède à Washington, sera animaux clans cet étrangers présents mis à la diposilion de l'armée des sans-travail, établissement étaient atteints de la qui y établira son camp, terrible maladie. Le 1 '"Mai. cette armée ouvrière se présentera Nous devons ici féliciter lesauforilés sous la direction du citoyen Coxey devant le de l'énergie compétentes qu'elles ont Capitole et y fera une manifestation. en cette affaire. Les manifestants se sépareront en groupes déployée et chacun d'eux fera à ses La question intéressait au plus haut par Etats, appel représentants respectifs dans le congrès, pour degré la saule publique. obtenir le vole de grands travaux publics et de De ce côté, jamais surveillance trop réformes tendant à la réorganisation de la société. grande ne sera exercée. 11sera demandé, en outre, que l'armée des Voilà ce que nouscommuniquenf les sans-travail soit nourrie par l'Etat pendant son de Paris journaux qui s'occupent plus séjour à Washington. du commerce des halles. Le bill dont l'adoption est attendue du Congrès, spécialement 11 va donc y avoir un temps d'arrêt est le suivant : Il sera créé un fonds de cinq cents millions de dans les envois et les Algériens feront s'ils ont des beaux dollars, destiné à l'ouverture de routes. Ce'fonds bien d'en profiter sera émis à raison de vingt millions de dollars troupeaux sous la main. par mois et sera, sous la forme de billets du Les quelques convois expédiés d'AlTrésor, mis à la disposition des conseils électifs le commencement de depuis et des corporations municipales au taux de -ï 0/0 gérie ..l'année sont arrivés en parfait état et et à des conditions de 'remboursement très faci-,' • . les. .• . • : c.[ bien vendus. 11 est donc intéressant La journée sera de huit heures et le minimum pour nos code ta des salaires d'un dollar et demi par jour. lons ter l'élevage du mouton la commence abattre puisque vigne d'un général L'opinior: de l'aile. Le plan poursuivi par les socialistes préoccupe vivement l'opinion et un général de l'armée des Etats-Unis a fait au New-York Herald celte signiCoup pour coup ficative déclaration : « Je crois absolument que le lL'rMai il y aura La onzième chambre du tribunal de police une armée de '150,000 allâmes et déguenillés., correctionnelle jugeait hier un chauffeur,Rigault ; élevant leurs clameurs autour du Capitole natiun plombier, Richard, et un sellier, Trinque, onal. d'avoir commis une filouterie » Le spectacle d'une si nombreuse armée naux, prévenus d'aliments au préjudice d'un marchand de vin du d'ouvriers demandant du travail pour ne pas faubourg Saint-Denis. La note s'élevait à 10 ir.75. mourir de (aim est quelque chose de nouveau Le tribunal se montra, suivant son habitude, dans l'histoire du monde. L'armée de Coxey a d'une rigueur excessive, Richard et Trinquenaux des sympathies dans tous les Etats de l'Union, furent condamnés à six mois de prison, Rigault et j'ai l'impression que le pays approche d'une à deux mois. crise comme celle en face de laquelle il se trouva En entendant le prononcé de la sentence, au temps de la grande rébellion du Sud. » Richard s'écria, en se tournant vers le tribunal :

— Celles qu'il portait à sa ..boutonnière lorsqu'il est venu, il y a quelques heures; me voir chez moi... Un bouquet d'héliotrope, n'est-ce pas ? — Oui, madame. — Voyez donc le fat ! s'écria madame de Volvic, un peu piquée peut-être, mais s'eftorçant de ne le point paraître. Oser se présenter chez-moi avec le gage de tendresse d'une autre femme ? C'est pourtant alors que, ne pouvant m'entretenir seule, parce qu'il y avait du mondans le salon, il m'a donné le mot d'écrit dans lequel il m'assignait un rendez-vous. Parbleu monsieur de Guybé, c'est d'une impertinence qui a peu d'exemples, et vous me payerez cela, je vous en réponds. — Cela est odieux. — Pauvre enfant ! reprit la jeune femme en entraînant Céleste loin du balcon... Vous êtes divinement jolie, parfaitement digne d'être aimée, mais M. de Guybé ne vous mérite pas. Est-il. un homme qui vous mérite ? Que sais-je ? Quant à lui, c'est un coeur déjà usé, qui fait de l'amour un passe-temps ; c'est une âme incapa-

VARIÉTÉ Les

Métiers

de Paris

Un jeune garçon de 15 à 10 ans, très dégourdi et à peu près vêtu, cité comme témoin et un peu comme complice d'une bousculade dans un bal de barrière, comparait devant un tribunal de flagrant délit. Après l'avoir toisé du regard, le président commence l'interrogatoire. — Où demeurcs-tu petit? — Avec mes soeurs, mon président. — Et que font-elles tes soeurs ? — L'aînée estrucheuse Le président à l'assesseur de droite : «. qu'estce que ça veut dire ? » L'assesseur bas : « ouvrière en tulle. » Le président . — Et la plus jeune ? — Elle est petite main... Le président à l'assesseur de gauche : « qu'est ce que ça veut dire ? » L'assesseur bas : &une ouvrière fleuriste. • Le président. —- Et toi que fais-tu ; rien ? — Oh ! que si, mon président : je suis flot à la Gaité. Le président à ses assesseurs : qu'est que c'est .-.-...: que ça ! flot ?... L'un ouvre la bouche, l'autre pince les lèvres. : Le président. On ne comprend pas ton cmploi, fais voir en quoi il consiste : — Voilà mon président, (le gamin .se pose à ' . , quatre pattes) : :—Nous.sommes cinq, ou six, sous une grande-, toile bleue et puis on fait aller le... dos comme ça, l'un après l'autre : ça donne l'effet dans le Radeau de la Méduse et dans Zempa... Je suis premier des dessous et dans Jonas, je lais la baleine... —•Ah ! et comment fais-tu la baleine ? — Voilà, mon président : on me fourre dans un mannequin d'osier qui a un trou au gros bout : j'ai une seringue de vétérinaire à la main et en faisant le gros dos, je pousse de toute ma force, ça arrose la scène et je me renfonce : on

ble d'une forte passion, par l'habitude qu'elle a parce que je pars après-demain pour l'Italie, et d'en éparpiller les ésincelles sur son chemin. qu'il a peur que je ne lui échappe. Il lui reste si Pauvre enfant ! dans les soirées que nous avons peu de temps pour me faire la cour, désormais ! Aussi n'a-t-il pas craint de fixer une entrevue passées ensemble chez votre mère,' où vient quelquefois M. de Guybé, ses regards vous ont sur cette terrasse, dans la propriété même de fait pressentir tout un monde d'amour inconnu votre mère, sachant bien que votre famille et la vous avez voulu connaître. En un que instant, mienne, occupées à leur éternel whist, ne remarvotre âme, si pleines de naïves inspirations, lut queraient pas ma disparition, et que je serais ravie et séduite. Moi... qui vous observais... je assez'habile, pour me soustraire à votre surveilvous ai vue frémir au toucher de sa main comlance. Oh ! M. de Guybé est un homme fort me une harpe éolienne effleurée par la brise ! habile en matière de rendez-vous. — Et vous êtes décidée à le recevoir ici ? Chère Céleste, prenez garde ! le coeur de cet — Pourquoi pas, puisqu'il semble le désirer homme ne pourra jamais vous rendre l'amour que vous lui donnerez. Renoncez à cette pas- si vivement ? — Et vous ne voulez pas qu'il désire en vain ? sion, mon enfant. L'amour-propre est le plus sûr correctif de l'amour. Restez ici, derrière, ce ajouta la jeune fille d'un air sombre et jaloux. — Plaît-il ? dit Clémentine en regardant fixe-massif de verdure ; vous entendrez ses aveux, ses serments: vous serez indignée !... Oh ! ment Céleste, qui rougit et baissa les yeux. vous souffrirez peut-être cruellement, mais Clémentine sourit, puis elle reprit : — En vérité, vous ne raisonnez pas bien ma vous serez guérie sans retour. — 11vous aime donc, vous, .nadame ? de- toute belle : la contrariété vous enlève toute lomanda la jeune fille, d'un ton un peu amer. .' gique et vous lance en des suppositions d'une — Comme-il vous aime, comme il en aime hardiesse inaccoutumée. Si j'aimais M. de Guybé, bien d'autres, sans doute, peut-être un peu plus, si je voulais répondre à son ardeur, seriez-vous

applaudit.... — Avec tous ces métiers-là, te voilà en état d'arrestation. — Ah ! mon président, làchez-moi ; on répète à trois heures le nouveau drame : « La Marée d'Equinoxe » et c'est moi qui fais le mascaret. Le tribunal usant de clémence et considérant l'importance de l'emploi, renvoie le jeune flot à ses exercices dramatiques.

là ? vous y aurais-je placée moi-même ? L'amour ne veut-il pas le mystère ? se ferait-il un jeu d'une trahison ? Folle que vous êtes, pour avoir osé me dire les paroles que vous venez- de prononcer, vous si pudique, si réservée 'd'habitude, il faut que votre amour soit bien profond et bien vivace ; raison de plus pour que vous vous efforciez d'en guérir... Mais j'entends notre héros qui amarre son esquif ; il va escalader le mur, je remonte. Quand vous le jugerez à propos, vous viendrez à nous, je- vous permets cette . petite vengeance. Au revoir, enfant. Un sourire navrant fut la seule réponse de Céleste. Elle allait disparaître derrière une char- i mille, lorsque madame de Volvic la rappela. A propos, lui dit-elle, je sais que votre famille projette de vous unir à votre cousin, Gaston de; Méricourt. Il n'est plus très jeune, il n'est pas absolument beau. C'est égal, épousez-le, croyezmoi. — Je le connais à peine, et je ne songe guère à l'aimer. (A Suivre)


UNE

BOURDE

Un gredin déserteur du Ie'' Etranger, recommandé sous ces tristes auspices à tous les galons de la maréchaussée, nous était venu de Narbonne, disait-il, conduit de brigade en brigade, le plus souvent avec les menottes ; traité du reste comme un galérien par les gendarmes de la République qui évitaient toute conversation et ne lui rendaient point son salut. Et il ne faut pas les blâmer, les bons gendarmes, quaud on a été brave soldat, on ne doit pas se compromettre avec un galeux qui abandonne son réaux orties. giment et jette le sac Avec cela que le gredin ne voulait rien avouer comme si sa face n'en ; disait pas assez; ii faisait des contes à dormir debout, dans l'esprit évidemment de dérouler la juslice militaire pas empoigné qui ne l'avait pourtant ! il "n'était pas avoir chanté faux pour blanc le vilain bougre i.. la lumière vient de se faiCependant beaux jours ; l'insre avec les premiers truction mèaprès avoir usé plusieurs tres de rubans télégraphiques, vient de reconnai treavec satisfaction... pour /'«.«le déserteur est un ciIre, que prétendu à Genève, toyen suisse marié ayant des enfanls et pratiquant do l'emploi en vins. voyageur S'il s'est trouvé dans la mélasse, c'est faute à une ressemblance photoaussi fatale que surprenante. graphique On ne lui en doit pas moins une indemnité réclame à qu'il pécuniaire cris. il augrands Moyennant quoi n'y ra pas de question à vidiplomatique der.

faitement stylés ; ceux qui entourent Madame Favarl ne laissent certainement rien à désirer. Nous espérons que le public lîel-Abbésien leur fera bon accueil.

— Le nommé Jïéféi'és au 2'arjjU'c^. Pedro Garcia Sancbez porteur d'armes prohibées el détenteur d'outils de maçon qui ne devaient pas lui appartenir. L'enquête opérée par suite de son arrestation a établi que l'outillage trouvé en sa possession a élé soustrait dans la nuit du 20 au 21 courant, dans la cour de la maison Ruquelére, faubourg Marceau, au préjudice du sieur Banyuls Joseph, maçon. Le nommé Gaïd Mohamed ould Djillali, pour vol de deux volailles au préjudice du sieur Ayela Antoine, charron, route d'Oran.

EiitoiM' mit; vuiitc clans un puits.— Dans l'après-midi de dimanche vers 2 heures et 1/2 une douzaine d'enfants de 8 à 12 ans, allaient faire la cueillette de réglisse en bois dans la traverse de Sidi-Khalcd à Sidi-Lhassen. A 4 heures et 1/2 la troupe enfantine rentraitau village en annonçant qu'un des leurs, Manuel Urios était tombé dans un puisard qui existe au bord du chemin sur le terrain appartenant à M. Eîéjiîwl. — Un détachement composé de Masson. Les parents de l'enfant munis d'une corde el suivis d'une foule de curieux ne tardè- 200 hommes sous le commandement de M. l'adjudant Bouchwaldcr, partira demain matin pour rent pas à se rendre au lieu désigné. Le jeune Ju.sto Sévilla, âgé de 12 ans, avec un courage et -Aïn-Sefra, afin de renforcer le bataillon du 1CT un sang-froid digne de tout éloge, descendit dans Régiment de la Légion qui s'y trouve en garnice trou profond d'une quinzaine de métrés el y son. trouva son petit camarade inanimé. Ce jeune militai-?-. — M. Selchauhausen sous-lieusauveteur n'en est pas d'ailleurs à son premier tenant de l'armée danoise est nommé au même acte de dévouement. grade au l'-r Régiment de la Légion Etrangère. Le jeune Urios accompagné de son sauveur Il y a déjà quelque temps que ce jeune officier fut remonté non sans peine par les personnes habile Bel-Abbès où il jouit d'une certaine symon le ramena à la maison où les présentes/et pathie el où il a su, se créer de sincères amilui donnés furent tiés. premiers soins par le docteur Fabriès qui reconnut d'abord une fracture de la De nombreuses félicitations dont la nôtre, lui sont adressées par les habitants de notre ville. jambe gauche. Cependant, reniant ne reprenait pas connais— Le 28 Avril va paraîNouvel orgaiw. sance,il était dans un étal de prostration complète tre à Oran un nouveau journal sous le litre de qui pouvait faire soupçonner une lésion de la « l'Union ^Africaine,n, qui prend sa place au colonne vertébrale : il est possible qu'il sucsoleil parmi les nombreux confrères disséminés combe aujourd'hui. dans la presse départementale. Le propriétaire de ce terrain ferait bien de Nous souhaitons ht bienvenue à notre nouveau boucher ce puits sans eau qui ne peut servir à confrère. rien el n'a ni margelle ni clôture ; c'est une trappe invisible à dix pas où des accidents ont CORRESPONDANCES déjà eu lieu suivant les dires des gens du village. Nous ne devons pas oublier de signaler la » Société de Gymnastique « LABEL-ABBÉSIENNE nonchalance de quatre ou cinq gardiens de trouNous recevons la lettre suivante que peaux de la ferme Décrion, qui avertis de l'accide publier. dent par les enfanls, ont absolument refusé d'y nous nous empressons secours. Sidi-Bel-Abbès, le 22 Avril 1894. porter LOCALE — CHRONIQUE Monsieur le Directeur As«*l«I«n4. Un tombereau se trouvait du RCfSsagtrde i'Ouest, engagé sur la vwiedu chemin de 1er au passage — 7 -Le bal donné le avril dernier a produit une Le Maire de la Commune de à niveau près du lieu dit ferme Demasol; mais les .llnsi:|iie. de 575 francs au profit de cette somme nette ' . Sidi-Bel-Abbès, Chevalier de la Légion d'IIonchevaux on ne sait pourquoi, refusaient d'avancer Société. -d'informer ses - Je vous prie 'de-vouloir bien exprimer toute neur.snPJvonneur concitoyens, qu'à malgré le sifflet d'alarme du train lancé à sa vipartir de ce jour, 21 avril 1$94, la musique du tesse ordinaire mais qui venait de renverser la notre reconnaissance aux nombreuses personnes •1erRégiment Etranger, se fera entendre sur la vapeur. C'était insuffisant, le charretier eut le qui ont contribué à ce résultat satisfaisant par leurs souscriptions et d'agréer les remerciements place des quinconces, le dimanche de 5 à C>heutemps de se sauver mais un des chevaux lui de la Commission pour la gracieuse publicité res du soir, au lieu de 4 à 5 heures. culbuté par la machine. que vous avez bien voulu faire en cette circonsL'accident n'a pas eu d'autre suite : il parait tance. — niHiiaij-i'. Le sympathique Veuillez agréer l'expression de mes sentiments ]l»jiilal entièrement dû à l'imprudence du chnrrcliei les plus dévoués. trésorier du 1"r Etranger, M. Lemazurier, vient n'a pas attendu le passage du train dont il Le Président qui de subii' une opération très délicate à l'nôpilal entendait les avertissements. j. MARÉCHAL militaire de Bel-Abbés, il s'agissait d'une lésion — Le jardinet qui vient d'être — MM. les luiililils'". V«lo-Cluï»-IBKl-AI»I»é(!iîfii. organique dont les conséquences sont très soudu B. sont membres V. C. A. informés qu'une vent funestes, et dont la solution réclame au- planté d'arbrisseaux non sans valeur auprès de sortie générale aura lieu, le dimanche 29 cousur un tant le courage du patient que l'habileté de l'o- la porte d'Oran, terrain adossé au mur rant. Le but de la réunion, Boukanéfis. de n'est suffisamment pérateur. l'hôpital, pas garanti par Le départ aura lieu du local de la .société de Celle réussite mérite les plus sincères éloges son entourage en fil de 1er. Gymnastique La cBel-Jlbbèsienne,à 7 heures 1/2 à M. Hcuycr médecin principal de l'hôpital,ainsi Les chiens y passent librement et samedi der- Ijrécises du matin. Déjeuner à Boukanéfis poulies vélocipédistes qui le désireront. Retour vers qu'aux chirurgiens militaires qui l'ont assisté nier à 7 heures du soir, une bande d'enfants trois heures 1/2 avec arrêt de trente minutes à dans ses intéressantes fonctions. y faisait une partie de quatre coins. Le vent qui Fhypodrome pour le groupement. Le Président soufle si souvent depuis'quelques jours y pousse Grave décident.—Hier malin vers 10 CH. ROMAN de la paille el du papier, qui sert aussi à des M. heures, Perry, le sympathique conseiller mu- gens en proie aux coliques qu'un fil de fer n'arAVIS nicipal conduisant son breaek, a heurté si rête point. malheureusement un tombereau chargé de sable de Bel-Abbès, Nous ne savons si c'est le Génie ou le Domaine Al'.occasion des.Courses à l'entrée de la rue Prudon, que le choc l'a lieu les 6 ci Lundi 7 Mai auront Dimanche ont fait à la ville ce cadeau conditionqui qni petit les de jette sur la chaussée, où il a eu une côte cassée. iSS't, nel ; mais on eut aussi bien reculé le mur en compagnies Paris-Lyon-MéditerraCelle chute ne manque pas d'une certaine née et de l'Oucst-Algérien accordent une réducla rue Prud'hon. alignement;de gravité ; aujourd'hui nous apprenons qu'une Le jardinet el son entretien au bout de dix ans tion de 50 0;o, sur les prix ordinaires des places au Tarif plein. enquête est ouverte par le service de la police auront coûté plus cher queJa reconstruction. A cet effet, des billets spéciaux directs, aller à fin de constater l'accident el d'en établir les Au I6ïi»i-»3i«. — Dans la journée du'Samedi et retour, seront délivrés sur Siâi-Bel-^Abbès, responsabilités. vers le soir, un voleur s'est introduit dans le dans les conditions suivantes : 1° Par toutes les gares de la section du Tlélat — Dimanche au soir, les amabureau du collecteur au marché où il a dérobé Xîiéàirs. à S.idi-Brahim : du train 1, du samedi 5, au une somme de cent francs. On soupçonne que le teurs espagnols de Bel-Abbès qui représentaient train 5 du lundi 7 mai. 'Don.Juan Tcnorio ont eu un succès relalif. La coup a été fail par un des portefaix indigènes 2° Par toutes les gares de la section de Chan-. salle était a moitié remplie ce qui ne s'élail pas qui, sous prétexté d'aider aux pesées el au déà Ras-el-Mâ : du train 10 du samedi 5, au zy vu depuis longtemps. Le drame-fantôme qui exige chargement des charrettes, font une station per- même train du dimanche 6 mai ; beaucoup de minutieux décors cl des Irucs de manente à l'intérieur, gênent la circulation el 3° Par toutes les gares de la section de Sidiles acheteurs. scène, n'a pu finir avant 1 h. 1/2 du malin. Lhassen à Tlemcen ; du train 2 du samedi 5, au Les escamoteurs de porte-monnaie cl coupeurs même train du lundi 7 mai ; On a pris patience el les artistes amateurs de poches sont aussi les hôtes assidus du marché 4° Par les gares comprises entre Oran-K-iront emporté de nombreux, encouragements. couvert. Pour demain mercredi 25 courant, aura lieu guentah et Arbal : du train 12 du samedi 5, au Ils font encore les oeufs une seule représentation avec Madame Favarl, el les fruits avec une lrain-2 du lundi 7 mai ; / 5" Par les gares comprises entre Relizaneet la artiste du théâtre français. On jouera François le grande adresse, par paniers complets. Mare-d'Eau : du train 33 du samedi 5, au train Cbanipi, de Georges Sand et le V\Condeoù l'on — Treize contravenCo»l.i'a.v£uiio»g. l'1 du lundi 7 mai. s'ennuie, de M. Pailleron. tions aux arrêtés municipaux oui élé suivis d'aui.es coupons dé retour de ces billets seront Ces deux pièces sont de la haute comédie qui valables tant de procès-verbaux. jusqu'au dernier train régulier de voyane peuvent être jouées que par des arlisles pargeurs du mardi 8 mai, inclusivement.


Le Messager de l'Ouest. Journal de l'arrondissement de Sidi-Bel-Abbès. 240494  

La vie de l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère de Montpellier et Environs...