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Le Bel-Abbèsien. Journal républicain indépendant. 1889/02/02-1891/12.

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'•• EnEMlÈmitiNNÉËv^

N°; A&

5:€1MIWES

LÉ Ie* FÉVRIER 4889'

iBÉL-ÀtaÈs.; La suite

de rilêctioli

LÉ MtENISTÈRE,

M

27

LE PARLEMENT

les intèFrance, que lui importent rets généraux, la question pritnôrlui c'est le pouvoir. dialej pour Abdiquer

immédiatement

après la défaite, c'était s'avouer vaincu, ContrairëE-ent à toutes les pré- relever la tète au contraire,, erétait visions, le calmé le plus complet a supposer que le peuple français était régné après l'élection: de dimanche borné pour prendre suffisamment dernier. comme argent comptant*, les expliLes combinaisons. gouvernemen; cations données du résultat, par ceux taies; basées sur les troubles^ probaofqui avaient fait de la candidature bles ntont pn aboutir. ficielle. Dés réunions dé divers groupes, Le dernier de ces procédés qui soMeitées par lé pinistère, se sont est le seul n'a qui ait été employé sans rien : produites; que puisse pas réussi. réussir. Le sentiment générai est celui-ci : Le Gouvernement tenu

au

moment

naître

partout victoire, s'est du

moins

ceux

qui était où il faisait

sou-

Dissolution

con-

tère. Les Français ne sont pas encore et mal en a pris au Prédégénérés

qu'il était sûr de la vu sinon abandonné,

obligé de compter avec le soutenaient avant l'é-

qui

lection.

pour

a compté queurs

du conseil

le Ministère

ne s'est pas battu, il

complètement malgré le calme

sur

l'impression

Minis-

ministres

du Parlement

a la

devoir

terroriste

citoyen

assister*

a dû faire revenir

à la ; v I| a été obligé de déclarer tribune, lui qui prétendait* que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes que: « La parole n'était pas fibre â la chambre.

»

donné

cherchent

et

les fautes

ils commises, en se racrochant a toutes

lès branches, â conserver ation qui leur est chère

une

situ-

par habide se voir

;tude et qu'ils craignent enlever par le suffrage universelcomprendre que nous voulons avoir Aussi, quel à été la première concomme députés antre chose que des séquence de l'élection Boulanger, en vacance, en train dé c'est de remuer immédiatement tous collégiens conspuer Que la vèllement composer

leur pion. France de là

désire chambre,

de républicains

le renoua pour

la

sérieux,

eonvaineuSjd'homnies indépendants, ne faisant quant il s'agit d'intérêt général aucune question personnelle;

sé-

général dustrie

de ces doux rêves Floquet des illusions desquelles d'espérances, il se berçait.

étant

vie

à3,cette

a enregistrer et qui fait voir a ceux qui n'ont pas encore voulu

de

le

: se sont habitués ils

Aveu

de députés enfin dépourvus de parti de changer par des répris désireux formes l'état de malaise urgentes

ance de jeudi, a laquelle par dignité le général n'a pas cru Boulanger

des vain-

l'élection et que. pourrait produire ce n'est qu'après s'être rendu compte des fluctuations successives de la

des

du

le croire. L'attitude

Toutefois tenu

sident

et démission

SAMEDI 2 FÉVRIER 1889.

et l'inqui tue le commerce malaise qui aufrançaise, rait si on n'y remédiait bientôt la conséquence

fatale d'amener

notre

pays et sa

ses- désastres riche, malgré mauvaise administration â la ruine totale,

Je ne veux pas dire que le parlement la n'apprécie pas comme France le soufflet qu'il vient de

Lui, le ministre écouté jusqu'alors Bourse des 28 et 29 qu'il a commencé dans le silence le plus complet, par a se rendre compte de la défaveur une majorité asservie, s'est vuobligé recevoir, mais il y a un mais. de quitter la tribune, sa voix étant Les députés actuels sont habitues de laquelle il jouit à Paris. générale n'a cependant les désa- â leur situation, la majeure Le Ministère pas i étouffée par les mumures, partie comme nous l'a- proba lions et les cris partout répétés , d'entre eux, se sont vu renouveler pour cela abdiqué vons déjà dit. Que lui importe la . de Dissolution. leur mandat aux dernières élections,

les partisans d'un mode de scrutin^

changement

de

Gela a été fait, non pas dans l'intérêt de la France, mais dans l'intérêt privé de ceux qui détiennent le pouvoir. La lutte

au Parlement s'engage dans ce sens, que les députés qui jouissent encore de l'estime de leurs réfléchissent avant de électeurs, prendre une mesure qui pourrait la leur faire perdre, quant aux autres et ils sont nombreux, ceux qui sont presque assurés de leur non réélection, que ceux4à, se rappellent qu'on ne joue pas avec les français comme dans une partie vulgaire d'écarté. Qu'ils se souviennent, que |la France est lasse et que les désastres que pourraient les cloueraient sans du

préjudice

amener

leur

vote, au pilori de l'histoire, des revendications

peuple, qni tôt prendre sa revanche.

ou

tard,

sait

H. D.

— Oh ! madame, fit Irma en rougissant il un beau malin notre oeuvre, il sera émer— Non, monsieur, je vais chercher avec vous. faudra alors que je... veillé; qu'en dis-tu ? — Mais tu es exquise, ce matin, ma belle, — Eh ! oui, ma fille, que tu te mettes en Irma se mit à rire et dit avec effronterie : — Eh bien ! j'y consens, madame, comme est-ce que tu travailles encore avec madame; costume de baigneuse, bien entendu ; quel mal y a-t-il à cela ? Tous les jours à l'école, cela, ça m'est égal ; mais nous nous enfer- ferait-elle une autre étude; elle ne m'a rien cela se fait et la pudeur n'est pas blessée ; merons bien, pensez donc, si monsieur en- dit pourtant... Tu as l'air embarrassée. COEURS BONS Il lui prit la main avec une allure de galanl'art épure tout ; ah !tu ne peux pas compren- trait tout à coup, quelle honte pour moi ? PAR. dre cela, toi, fit l'artiste en esquissant un Fanny Glarence ne tarda pas à mettre son tin. Irma serra faiblement la main. projet à exécution. grand geste. —Chut ! Monsieur, je vais vous dire un secFrancis ENNE Dès le lendemain on cemmença. — Je n'oserai jamais, dit la bonne en tremAvant de se rendre â l'atelier, Irma qui ret ; Madame m'a défendu de vous en parler blant. — Voyons refléchis bien, tu auras un beau donnait un dernier coup d'oeil dans le salon je vais lui poser une baigneuse, toute nue, oui toute nue, monsieur. Oh! vous ne vieudrez pas bracelet si tu y consens, je te paierai aussi ; rencontra M. Hector qui s'apprêtait à partir. Le coupé élait attelé ; les chevaux piaf- voir, cette fois-ci, ajouta Irma en riant. tes séances. LA « MOISONNEUSE » ! Hector eut un frémissement. . I — Mais, balbutia la bonne, en regardant iaient dans la cour sous la marquise. —Et vous commencez cematin ?interrogea. Irma à la dérobée son maître avec Nonsieuï Dabancourl faisait alors la grosse , sa maîtresse avec un peu de crainte mêlée de regardait t-il? amour. voix et paraissait la gronder avec une grande ' coquetterie, monsieur ne viendra pas assis— Ses yeux clairs étaient humides comme —Oui,soupira la bonne. sévérité. ter comme à l'autre tableau, je pense. M. Dabancourt redevint grave et, prenant si elle allait pleurer. Elle tournait sans motif Fanny le calmait. i — Oh ! folle fit l'artiste, sûrement non. ' Un matin, Fanny, quand Hector fut parti dans la pièce et comme impatiente, on devi- ses journaux,montra préciptamment dans son ; Et eut un éclat de rire franc Fanny grand rue du Sentier, appela sa bonne. nait qu'elle avait envie de parler d'avouer coupé. ! et sonore. — Il m'est venu une . En route, il resta rêveur, ne brisa aucma mais idée, petite, quelque chose. 1 La d'Irma se rembrunit. On eût dit figure Le négociant, qui venait de quitter Fanny à une bande des journaux, en proie à-l,obseje suis sûre d'avance que tu vas faire ta mila de sa maîj' qu'elle regrettait réponse chaste la porte de l'atelier, après lui avoir donné le ssion de cette fille qu'il- avait vue petite et jaurnée.. — Comment, madame, que désirez-vous ? tresse. baiser d'adieu, cherchait ses journaux pour dont quelqnes années auparavant il pouvait — J'ai pensé à une nouvelle étude pour la- ' D'ailleurs, dit Fanny, je lui ferai une sur- les emporter et les parcourir en route. caresser le menton et tapoter les mains; et il ' — i tu vas me servir Ton avec cette ne lui dirai et tu n'as vu le courrier ; je ne comparait cette tête fraîche, cette peau chauquelle ;-une baigneuse. prise toile, je rien>, Irma, pas I quand nous aurons achevé je lui découvrirai sais où je l'ai mis ? dit-il. corps sera une révélation. de, cet oeil plein d'excitations charnelles, Feuilleton

du BEL-ABBÉSIEN —8 —


Ornithologie

Tlemcénienne ÉTUDE

Le Monsieur qui suit les Dames

lain défaut de vouloir toujours regarder ce qui cuit dans le pôt-au^feu du voisin. Il a, paraitil, dés velléités de recommencer le manège qui lui a si peu réussi. On dit même qu?à l'exemple des vignerons de . l'arrondissement, lès maris de la ville vont fonder un syndicat pouf combattre ce phylloxéra d'un nouveau genre. Maris soucieux de votre honneur et vous Mesdames et charmantes lectrices, prenez garde au coucou. MANSOURAH 1er.

métier

et qu'ils doivent être à l'égard de tous, surtout à celui des déshérités, les humbles serviteurs de l'Etat, des-

du square qui devait sera ia.il en fer.

être

Projet d'adduction La Commission

d'eau.

quels on a ledr'oit d'exiger, sinonleur sept heures de bureau par jour, tout au moins de la politesse.

en bois,

de ce chargée au conseil un pro-

travail, présente Le Monsieur qui suit les Dames est un jet-d'adduction d'eau, après discusoiseau d'une espèce toute particulière. Bien de sion,, ce projet une Nous pensons, qu'il suffira qui concerne qu'on le trouve sous tous les climats, il a dont nous con- question d'inlérêt général et de saluéchappé aux observations de Buffon et c'est signaler à M. Faure, sa dans .en vain qu'on chercherait description naissons l'urbanité, ce fait pour qu'il brité publique, est approuvé â l'unasavant naturaliste. On le trouve du l'ouvrage ne se renouvelle H. nimité. plus. vous me ce bel oiseau, que partout, pendant Le montant de la dépense, s'élève lisez, aimables lectrices, il est près de tous : VIEILLES AMOURS â 1 million, le Conseil autorise le LA N0OTELLE LOI mais comme son plumage ressemble à celui Maire à se mettre en rapport avec le des autres êtres. de la race barbare, vous RONDEAU ALAURE — ' le droit Sur de vote et auriez peine à le reconnaître et je vais essayer éligibilité. crédit foncier outoutautre établissenousironsdanscesbois QuandTOUS voudrez,' •L~- La déchéance Le afin de vous mettre en mouillage. Où vous vis la f ois... de vous aider garde je pour première ment financier, cet pour contracter G"est là quevousavezdaignécomprendre '. complète. contre ses perfides desseins. Cet étrange amV Demonamourl'aveudiscretettendre et l'invite à faire auprès de emprunt detempsai-jesubivoslois1) mal tient le milieu entre le pierrot et le merle, (Combien ARTICLEUNIQUE.— L'article 15, paragral'autorité toutes les désupérieure, Lerossignol maissavois comme le premier, il n'est pas beau, et il , gazouillait, phes 4 et 44, et l'article 16 dû1 décret orgaet vousaussi,Jecrois... marches obtenir M'importunait, nécessaires, pour siffle comme le dernier ; il offre beaucoup de \ Nousnoustaironsafindemieuxl'entendre nique du 2 février 1852, sont modifiés de la une subvention de pareille somme. ressemblance avec le coucou, comme lui il Lmanière suivante : Quandvousvoudrez. — aime à pondre dans le nid des autres ART.15, § 4. Ceux qui ont été condamAvosgenoux je rêvaisdesexploits Un bon point au Maire et au Condeshérosetdesrois; Plus ceux grands q ue suit les Dames a nés à trois mois de Le Monsieur qui généraprison, par application ! seils J'auraisvouludesgéantsà pourfendre '--•-.' Surle gazonretournonsnousétendre: lement une profession en dehors de celle qui de l'art. 423 du Code pénal, et de ^article 1er Le Conseil ensuite un Nousreprendrons les amoursd'autrefois. approuve de laloi du 27 mars 1851. accapare la plus grande partie de son temps ; vousvoudrez. Quand M. Tabarly, §14i —Les individus condamnés à Pempassé avec il est épicier, receveur d'enregistrement, emDEGRA.NVELLE.marché, de l'article 2 prisonnement par application médicaments a pharmacienv pour ployé de l'Etat, mécanicien ou autre chose. de laloi du 27mars 1851. J'en connais un pour l'avoir vu à l'oeuvre. fournir aux indigents et pour uiï ORDRE ART. 16.—- Les condamnés à plus d'un FrédéricMaison, AMonsieur Aussi, de celui-là charmantes dames et maris mois d'emprisonnement pour appareil orthopédique. rébellion, ou— —Gaiment . On m'avait d it:Allez! J'allai; alertes, comme du choléra. confiants méfiez-vous et violences envers les dépositaires de trages marchaient au Gon-< MesEtrangers, mesbonsmercenaires Le Maire communique C'est un petit bonhomme, tout est petit l'autorité ou la force v ertes Parles d elotus etlesrizières champs ; publique, pour outrages sur les boursiers —.Etnousvîmesunlacoùdespêcheurs péchaient. seil les rapports chez lui... sauf le nez qu'il a fort long, ce qui publics envers un juréj à raison dé ses fonctoutouvertes, communaux; auxtraitsretroussés, pagoilos lui donne, ma foi, un air assez réussi de gùV ;fions, ou envers un témoin à raison de sa ' Des de14secachaient; Souslesbambous très-fins; près Sur laproposition gnol Lynnais. Il a peu de cheveux, unegrosse déposition, pour délits prévus par la loi sur Descasessouriaient, denattesrecouvertes, duMaire, le; les la loi sur Surlus les nichaient, les et il est un bien multipliants perruches attroupements, décati, qu'il moustache, peu clubs? Conseil décide par modification aux Etleventbalançait leséventailsde palmes, soit jeune encore, ce dont on ne se douterait l'article 1er de la loi du 27 mars 1851, et pour arrêtés du 6 avril 4871 ,et9juin;i Etdumassifépaisde«néftl'>ri pluscalmes, infractions à la loi sur le colportage, ne pourpas en le voyant. Filaitvn1ail, d'unjet,lan-tniicjusele; ront pas êlie ni'scr'ts sur la liste doctorale ', 1881, qu'il est interdit aux.chévriers Quauù il parle }\ i ou > a un petit air beEtlesfruitsde criblaient litchi d'orle feuillage, ans à dator de de de voyager avec leurs trbupealixl£i';> Et lescactusflambaient onoui; toutcevillage ïi ' t-yr qw îe/erait prendre yolontierj» pour pendant cinq • ' l'expiration ' • ' > béni. — Je)aibrûli*. leur^'eme. EtaitJoynux, -viVant, / - ' 7; <'*''',>'' nuit. on wwicn eh'vt du la rue dos Pontes. Mais Pour copie conforme : Vicomte DE BOKREMX (tlcvucAlgérienne; v,-e?ta iO'! complwir qu'il kul l'admirer. lorsLe Conseil émet ensuite un avis Le Maire, PERIUT. serl sous de ces deux ct^somiade,ilade qu'il . favorable sur la demande forméd mouvements virondés de bim, qui iontrftvet. en vu Avis à un Fonctionnaire. par le sieur Perez François, Il ne peut voir s'agiter un jupon sans le mm MUNICIPAL d'être dispensé du service militaire, suivre fort discrètement d'ailleurs, car il On nous informe, comme soutien de famille. que M. le sëSÉANCE DU 1er FÉVRIER craint de se tromper et de trouver à la place la Sous-Préfecture, . Le Conseil décide sur la demande de l'ange rêvé, un dé ces vigoureux arbis qui erétmrede reçoit abliorent les plaisanteries, Il s'est fourvoyé généralement d'une façon presque Le Maire ouvre la séance â 2 h. de M. le directeur de l'école pribâton a dans son joué quelquefois... Maitre les malheureux Le de la dernière maire grossière, quise'prèprocès-verbal supérieure, par modification existence un rôle tragique. sentent pour obtenir des secours de séance, après quelques modifications, de la délibération du 4 juin 1888, Il-a contracté; et il s'en souvient, au jeu de est adopté. de 200 fr. devant que la [somme l'amour et du hasard, un Lombago qui l'a passage. M. le secrétaire de la Sous-Préde changement de servir à porter letraitementdes deux Proposition obligé, oh bien malgré lui, à garder le lit," savoir que les fonc- clôture du square de l'hôpital. instituteurs de lre et de 2e classe de loin des regards moqueurs d'un mari vengeur. fecture, devrait Il n'a pas été guéri néanmoins de son vi- tionnaires sont payés pour faire leur Le Conseil décide, quel'entourage sur 1,500 à'1,600 fr. sera prélevée cette oeuvre merveilleuse de la nature sans les apprêts de l'éducation et de l'art, à sa femme légitime, une célébrité parisienne, mais toute de. convention; bel esprit, distinguée, capable de grands charmes aussi,mais si différente et qu'il aimait pourtant. —Oh ! non,, ce serait ignoble, pensaitHector quand il arriva à sa maison de commerce, et puis, c'est bienvulgaire,le maître qui trompe sa femme "avecsa bonne. ! Et,dans sa pauvre cervelle de négociant rangé, un combat se livrait; il avait toujours l'imago d'Irma devant les yeux et il songeait avec curiosité à la Baigneuse,à cette belle fille qui l'agaçait sans cesse avec cette finesse qu' ont même les bonnes bêtes campagnardes. 11avait la sueur au front, les lèvres sèches, ses tempes battaient, ses poignets et ses mains étaient moites, il eutgrand'peineà retirerses gants. Enfin il revint à la'réalité, quand le garçon de bureau lui dit :

L'esprit de lucre avait tué pour un instant la passion et la luxure. Depuis ce jour , Hector avait perdu toute tranquililté. Il ne se rendait un compte exact de ce qui se ' passait en lui. Il s'était senti toujours calme, heureux,;et jouissait en paix de la vie douce et charmante que lui faisait Fanny, il avait toujours éprouvé une quiétude parfaite â ses côtés, soit qu'il l'accompagnât au Bois, soit qu'il prit part à ses travaux, soit qu'il allât avec elle dans le monde où qu'il restât en tête à tête le soir, se réjouissant de ce qu'aucun visiteur importun ne vint les troubler dans l'échange de leurs idées. Maintenant, il éprouvait des ennuis, des lassitudes, il répondait distraitement ; il lui arrivait même quelquefois de prendre un journal et de faire semblant de lire afin d'être plus seul avec ses rêveries inconscientes. Fanny avait un jour remarqué ce changement dans son mari, mais elle n'y avait pas —Monsieur a-t-il desoin de moi ? attribué grande importance. Alors la vue de sa table chargée de lettres — Vous avez l'air préoccupé, lui demandâet d'échantillons le refroidit singulièrement. t-elle, est-ce que les affaires sont dures, Le négociant s'assit calme et se mit à étu- comme vous dites, vous autres hommes sédier ses affaires comme d'habitude. rieux ?

L'artiste se mita rire en prononçant ces paroles. Hector, quipensait à Irma, se sentit froissé; le dédain de sa femme pour le commerce l'irritait parfois. En ce moment, il le trouva blessant et il reprima un mouvement de mauvaise hnmeur, il allait relever l'ironie, il se contint et se borna à dire : — Ma foi ! oui ; ça ne va pas depuis quelque temps ; et je regrette que le vieux père ne soit plus là Il poussa un long soupir de soulagement ; il avait craint un instant qu'on ne soupçonnât sa pensée. Depuis sa confidence, Irma s'était montrée plus froide avec Hector ; elle avait une allure .languissante pourtant, quand, par hasard, elle se trouvait seule auprès de son maître. Celui-ci affectait de ne pas la regarder. La nuit, le négociant prétextait des travaux particuliers relatifs à ses affaires, et il se relevasse rendait à son cabinet et avait l'air de travailler. Il se bornait à écraser les tapis en marchant à grands pas, tout en fumant des cigarettes, puis il se recouchait au petit jour. Deux ou trois fois par semaine, Fanny faisait poser « sa baigneuse »

On était au printemps ; Fanny se faisait éveiller dès que le soleil était levé, et descendait à 1' atelier pendant que Dabancourt dormait encore. Irma s'enfermait dans l'atelier avec sa maîtresse etlui donnait une grande heure de pose. Hector connaissait ces allées et venues qui n'étaient plus mystérieuses pour lui. L'atelier de Fanny était à côté de la chambre à coucher et ouvrait sur le même palier. Rien de plus aisé que de surprendre l'artiste et son modèle ; mais la porte rigoureusement close, Hector lesavait : par la serrure, par une fissure quelconque, on pouvait peut-être entrevoir ; elle devait être bien belle, cette fille ! Hector ne put résister. Un matin, il se leva, enfila un pantalon, passa un veston et Gommeun gamin quiguette sa cousine dans son cabinet de toilette, ilgagna à pas de loup la porte de l'atelier. Il souleva légèrement la portière qui retomba derrière lni et chercha avec avidité un jour quelconque. La serrure ? il n'y fallait qas compter, un loquet retombait sur le trou. (à suivre).

FRANCISENNE.


. Les choeurs^ nous n'en parlons que pour' Les nommés Segade Auguste, Alt Edmond mémoire. et Xinémès François, sont également pouradjoint, qui de 1,800 fr. sera ramené Les deux Merles olncs ont été interprétés suivis pour, coups et blessures attrapent â 1,600 fr. à la satisfaction générale. M. Frbgéry excelle chacun six jours de prison. (nous aimons rendre hommage au mérite) Le Conseil vote ensuite un crédit M. Courtioux y est désopilant, Mme Courde 180 fr., pour frais d'inhumation tioux mène bien l'intrigue et M. "Walberg, des indigents décédés en 1888. comme tous les tempéraments bouillants, Le Conseil vote ensuite un crédit s'emporte toujours quand ça va bien. En somme bons, très bons et surtout, la construction d?un refuge pour très bien rendus les deux Merles blancs. avec phare qui serait placé â l'angle' Nous ajouterons un mot : nous nous dedes rue Prudori et de Mascara. mandons, pourquoi les artistes se prêtent à Le Conseil vote un crédit de60 fr. ces comédies de bénéfice qui n'est qu'un beurre pour le public bon enfant. lUuaiilue du 1" Régiment Etranger MM- PersetPascal pour indemniser A part le plateau, M. le directeur compte en ce qui concerne la vente des voi- sa salle auDU 3 FÉVRIER1889 , PROGRAMME bénéficiaire, quant les abonne- ? tures. ments sont suspendus et partage avec lui les .1. Allégro Militaire Sigùàrd. Aubef. Le secrétaire donne lecture d'un excédents, abonnement compris, il compte la '2. L'Ambassadrice salle 250 fr. et partage aussi l'excédent, drôle 3. Les Primevères (Valse) E. Brunel projet formé par M. Gouze, en vue de bénéfice. HarmonieMilitairesur Attila.... Verdi. ,4. de créer â Bel-Abbès, un institut I Nous Pierné. engageons donc, nos lecteurs et les 5. Sérénade vaccinal et yaccinogène, un chenil à ils seront condillettantis, quant l'avenir, Le Chefde Musique, PORSCH tents d'un faire une artiste, de. souscription Comme moyen préservable des accien sa faveur et de s'abstenir d'aller au béné. dents produits par la rage et une fice qui ne profite qu'au directeur. de Sidi-Bel-ÀbMs Etat-civil servant â enfermer tout fourrière, Du 3G)Janvier av 1 Février inclus Espèranza. animal suspect, ou atteint de mala.«_ ATaigganceg die contagieuse le tout séparé, mais Locale Antonio Monzon ; conception costagliola ; formant un seul établissement. Chronique Rose Augustine Roquefère ; Luis Sanjuan ; tLe Conseil a l'unanimité émet un - Dans un de nos derniers •JosephTabonet; ZahraLamouri ; AntoniaRuiz. numéros, nous Michel Carrasco Aaron Beo Soussan Moavis favorable à la réalisation de ce ; ; avions annoncé la récalcitrance d'un proune hamed Rani Abdel Kader Touil. projet, pour lequel ; souscription priétaire de la rue des Bains Français, qui serait ouverte Dccèg dans toute l'Algérie. ne voulait se dessaisir du terrain nécessaire, _—*_ à Fallignement de la rue. BachirBoudallaâ, 17mis ; Francisco Asensio Depuis trois jours déjà, le propriétaire en' lOmois ; Abderrahmane den Mohamed,20 ans; Théâtrale Chronique question est consent à abandonner gratuite- jaspard JarrerOj 10 jeurs ; Ghalem Abed, 5 Dimanche la dernière audition de Carmen ment ce terrain, à la condition toutefois, que ans ; AlfreLegrand, 29ans ; Ahmed bon Ahmed ', r Agenl-Voyer communal lui désigne ses 35 ans;. , a été aussi bonne que les précédentes fois. . notre ' nouvelles limites. Nous voudrions pouvoir en dire autant deAllons, M. ,1'Agent-V.oyer,r.emuez-voùsut), ',<,.la représeiitàtiops(Ie jeu$L A'-t-mi assez mas.^Tribu-lie-des Travailleurs et mbûs'^vousToteïorië' âes'félicïtaraons,. 'peu ' "-'i sacré cette pauvre Joséphine, tous'peu ou (Insertions absolunient'graluites) eu des moments d'absence à l'exprou, qnt ;X Un jeune homme, 27 ans, muni de lionnes; ception toutefois du bénéficiaire qui a fait son lie Marrlié. — Nos renseignements parréférences, désirerai! trouver un emploi, soit possible pour sauver la pièce du naufrage. ticuliers, nous permettent d'affirmer que 1& dans la comptabilité, soit dans tontes les écriLa salle était bien garnie et c'était justice, :marché couvert sera terminé vers la fin tures courantes ou commerciales. 0 Courtioux, sont, on ne M. et MTO peut plus mars ou au plus tard dans le commencement S'adresser au Bureau du Journal. sympathique au public Bel-Abbésien, nous d'avril. espérons qu'ils conserverons de nous, un bon Ce n'est vraiment pas malheureux, surtout souvenir lorsqu'ils seront installés dans la Ca- après nous avoir promis^ que la construc• pitale, une indiscrétion, nous permettant d'an- tion de ce bâtiment communal serait faite en noncer que M. Courtioux, est appelé à rem- six mois. Enfin, il vaut mieux tard que japlir des fonctions assez importantes, dans un mais. * théâtre de Paris. Ceci dit, revenons-en à Joséphine, et faisons — Nos rues A la Municipalité. les critiques que nous a suggéré l'interprétamanquent de plaques indicatrices et nos tion de la pièce de Ferrier et Carré. maisons ne portent pas de numéros, où Madame Dujardin, ne possédait pas son plutôt les quelques-uns qui existent, sont '- rôle à fond à deux ou trois reprises, la répli- illisibles. que, s'est fait attendrez pourquoi n'a-t-elle Nos faubourgs sont dans un état des plus pas chanté la vérité m'est apparue, au 2Bacte malpropres. La municipalité et particulièreje crois. ment M. l'Agent-Voyer, feignent d'ignorer Montosol s'en va, aussi à différentes repricet état de choses. ses, était-il dans la lune. Les moucherons Nos doléances seront-elles entendues? Nous voyez-vous, on en fait sans le vouloir..., mais ça préoccupe ensuite ; néanmoins rendons- l'espérons. lui justice, il n'a pas mal marché et nous a de Police. • — Trois procès, bien détallé ses romances du 2eet 3eacte. Rapport Alfred Pacha... n'en parlons pas ça vau- verbaux d'information ont été transmis au dra mieux... décidément M.'Froger n'est pas Parquet contre les nommés Francisco Murcia, fait pour jouer les trial. inculpé de coups et blessures sur le nommé M. Fabre, mérite des éloges, quoique à Francisco Bretonet; MenouinaFatma, inculpée certains moments, il se soit départi surtout de coups et blessures sur la nommée Embarka en présence de chiens de chrétiens, du rigo- bent Kadda ; Martin Marie, inculpée de dérisme et de la sévérité sont l'apanage de tention d'effets militaires depuis moins de - tous bon musulman. qui trois ans. A été arrêté, pour être mis à la disposia été très mauvaise et n'éBenjamine, tion ce M. le Procureur de la République tait pas en voix, très mauvais jeu, elle ne suppose pas peut-être, nous avoir chanter un nommé R. G... prévenu d'achat d'effets Ugène, à la perfection. Cette chansonnette militaires. * est toujours bissée, le silence de la salle, lui a prouvé que nous avions eu mieux. — Ben Sliman AbdelCoirrcctionelle. Nous gardons pour la bonne bouche, la kader, 16 francs d'amende, pour détention mère Jacob a qui reviennent tous les honneurs d'armes de guerre. de la soirée. C'était là une pipelette réussie Giménez José, un mois de prison, pour et une fois de plus, M. Courtioux nous a achat d'effets militaires. donné une preuve de ses connaissances et Armansa Raphaël, 16 fr. d'amende pour moyens artistiques. coups et blessures. Je traitement

du

deuxième

maître-?


Le Bel-Abbèsien. Journal républicain indépendant. 020289  

La vie de l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère de Montpellier et Environs...

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