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Village N° 200 - ÉTÉ 2013 – BUREAU DE DÉPÔT : BRUXELLES X • P202205

Revue trimestrielle de

• ASBL SOS VILLAGES D’ENFANTS BELGIQUE • ASBL SOS VILLAGES D’ENFANTS BELGIQUE POUR LE MONDE sous le Haut Patronage de S.A.R. la Princesse Mathilde

Zoom

Nouveau projet d’accueil au sein de notre village d’enfants Dossier

Quand un enfant s’installe chez nous…

Actualité

Notre rapport annuel 2012 est disponible


EDITO

Chers amis des Villages d’Enfants SOS, Notre enfance nous influence toujours à l’âge adulte. La manière dont nous en sommes sortis est primordiale, c’est elle qui nous aide à vivre sereinement ou, au contraire, nous en empêche. Qu’est-ce qui nous a marqué ? Les blessures, les privations ou plutôt le respect et l’amour ?

En bref

partager vos actions et expériences sur le site SOS, remis à jour Vous organisez un évènement, participez à une compétition sportive ou désirez consacrer la liste de naissance de votre bébé à SOS ? Ou encore, vous allez bientôt vous marier et avez décidé d’offrir vos cadeaux à un projet SOS ? A partir de juillet, vous pouvez diffuser toutes ces initiatives en ayant votre propre page sur notre site internet. Vous pouvez ainsi en faire part à vos amis et mobiliser tout votre réseau social. Tout le monde peut suivre votre action, et soutenir vos efforts. Découvrez ci-dessous les témoignages de parents qui ont inscrit leur liste de naissance dans le cadre de SOS.

L’amour est bien le mot clé chez SOS, une valeur essentielle au développement des enfants ; c’est ce qui rend le village d’enfants si unique. Nous nous engageons totalement envers les enfants qui nous sont confiés, souvent pendant une grande partie de leur enfance, afin qu’ils vivent mieux, en harmonie avec leur passé. On imagine sans peine qu’il s’agit là d’une mission très complexe ! Elle est aussi très enrichissante pour une association qui se veut être un élément de stabilité pour des enfants blessés physiquement et/ou moralement, qui désire les accueillir lors de situations de crises familiales et les soutenir individuellement pour les amener à avancer confiants vers l’âge adulte. Le rôle de la mère SOS est primordial dans ce processus, tout comme celui des autres collaborateurs. Tous ensemble, ils protègent les enfants et les entourent d’affection et de respect. Dans l’accomplissement de notre mission, ce sont ces valeurs fondamentales qui orientent nos actions, nos décisions et nos relations. Cette revue vous permet de vous familiariser avec nos priorités et de découvrir nos nouvelles initiatives, pour faire évoluer nos projets en Belgique et dans le monde. Vous nous faites confiance, certains depuis de nombreuses années déjà, et cela nous encourage à partager avec vous nos soucis et nos joies. Depuis toujours, nous avons jeté les bases d’une relation de confiance avec nos donateurs, mais aussi avec les instances officielles et nos partenaires. Vos dons, nous les utilisons avec sagesse et à bon escient. Je vous remercie infiniment pour chaque euro que nous recevons, tout au long d’une année. Grâce à vous, nous pouvons aider les enfants à vivre dans l’insouciance et à grandir dans l’amour, le respect et la sécurité. Merci d’être là, à nos côtés.

Rendez-vous sur notre nouvel « Inspirational Wall » pour toutes vos expériences avec SOS Villages d’Enfants. Vous avez récemment visité un de nos projets ? Vous avez organisé une action pour SOS ? Ou encore, vous êtes entré en contact avec nous d’une autre façon ? Vous pouvez désormais partager cela avec tous les visiteurs de notre site internet ! Surfez sur www.sos-villages-enfants. be et découvrez notre nouveau site !

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Barbara François Présidente

SOS Villages d’Enfants est une œuvre sociale, indépendante et interna-

Managing Director : Hilde Boeykens

tionale, qui agit depuis 1949 en faveur des intérêts, des besoins et des

Rédaction : SOS Villages d’Enfants

droits de l’enfant. SOS Villages d’Enfants est aussi active en Belgique.

Rédaction achevée le 25/06/2013

Notre revue parait quatre fois par an.

Photos : Archives SOS Conception graphique et mise en page : All About Content

Conseils d'Administration

(www.allaboutcontent.be) member of

Présidente : Barbara François

Impression : Corelio printing

Vice-présidents : Piet Dejonghe, Albert Fraipont et

Editeur responsable : Hilde Boeykens

Aernout van der Mersch Membres : Pascale Berryer, Christiane Beurle, Anne-Catherine

Tél. : 02/538.57.38

Chevalier, Filiep Deforche, Yvan de Launoit, Alain Goldschmidt,

Courriel : info@sos-villages-enfants.be

Jasmina Kuen, Paul Leyman, Anne Lybaert, Jean-Pierre Marchant,

Site : www.sos-villages-enfants.be

Rose Maus de Rolley, Nathalie Schots, Filip Tanghe, Evelyne Titeca,

Adresse : Rue Gachard 88, 1050 Bruxelles

Jean Guillaume Zurstrassen

NB : Dit tijdschrift kan op aanvraag verkregen worden in het Nederlands.


EN ACTION

UNE BÉNÉVOLE SOS QUI A UN HOBBY PAS COMME LES AUTRES

Lisette Wouters fait depuis longtemps déjà du bénévolat pour SOS Villages d’Enfants. Elle a une connaissance approfondie des langues et met ses compétences au service de SOS en traduisant des textes pour l’organisation. Mais Lisette a aussi un hobby assez particulier : elle collectionne les timbres-poste, enveloppes et cartes postales de SOS Villages d’Enfants. Le résultat est assez impressionnant : Lisette a déjà rassemblé pas moins de 160 timbres et 400 enveloppes de 74 pays différents. La pièce la plus ancienne de sa collection date de 1960.

Lisette a entamé sa collection voici plus de dix ans. Elle collectionnait déjà les timbres depuis 1970 mais ce n’est qu’en 2002, à l’occasion d’une rencontre avec Hilde Boeykens, notre Managing Director, qu’elle a décidé de se concentrer sur les timbres SOS. Sans le savoir, elle en avait déjà réuni un certain nombre. Sa collection compte quelques perles avec des célébrités comme le Dalaï Lama, Mère Teresa ou les stars Romy Schneider et Omar Sharif, qui ont voulu soutenir SOS par un timbre. Quelques expéditions (Himalaya, Antarctique, pôle Nord...), les frères Grimm et des organisations comme le Wiener Phil-

harmoniker et les Jeux olympiques d’hiver ont aussi consacré un timbre à SOS Villages d’Enfants. Pour autant que nous le sachions, cette collection est unique au monde ! « Ces timbres ne sont pas de simples bouts de papier », nous explique Lisette, « ils sont un morceau d’histoire. Ensemble, ils racontent la magnifique aventure de SOS Villages d’Enfants. J’ai vraiment de l’admiration pour leur travail. Voilà pourquoi je peux feuilleter ma collection pendant des heures et y consacrer du temps, chaque jour. C’est l’histoire passionnante d’une organisation qui accomplit un travail formidable. »

Vous aussi, vous avez une passion en rapport avec SOS Villages d’Enfants ? Ou vous avez certains talents et aimeriez les mettre au service de SOS ? Dites-le-nous ! Envoyez un e-mail à geertrui.declerck@sos-villages-enfants.be.

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ZOOM

NOUVEAU PROJET D’ACCUEIL POUR LE VILLAGE D’ENFANTS SOS CHANTEVENT Philippe Rappe « Le nouveau projet prévoit une forme d’accueil plus dynamique, où la famille d’origine jouera un rôle plus actif. »

On constate une demande croissante d’accueils immédiats axés sur un retour possible dans la famille.

SOS Villages d’Enfants nourrissait depuis quelque temps déjà le projet d’étendre son offre d’accueil en Wallonie aux enfants vivant des situations éducatives problématiques. Malheureusement, impossible jusqu’ici de concrétiser ce projet faute de moyens financiers. Mais le soutien d’Electrabel est venu changer la donne ! Les trois années à venir, Electrabel fera chaque année un don de 100 000 € pour la rénovation de la maison communautaire du Village d’Enfants SOS Chantevent. Cette maison, autrefois une ferme, abrite aujourd’hui surtout les bureaux administratifs du village. Grâce au soutien d’Electrabel, nous pouvons désormais la transformer en un centre d’accueil pour huit enfants de 6 à 12 ans. L’objectif est d’y accueillir des enfants dont la situation familiale offre, à terme, la perspective d’un retour à la maison. Nous ne les accueillerons donc pas dans une famille SOS mais, pour un séjour à court ou moyen terme, dans un groupe de vie encadré de plusieurs accompagnateurs. 4 < [ Village - ÉTÉ 2013 ]

Mais quelle en est la raison ? Nous avons posé la question à Philippe Rappe, directeur du Village d’Enfants SOS Chantevent de Bande. M. Rappe, pourquoi ce besoin d’un nouveau projet au sein de SOS ? Philippe Rappe : Au village d’enfants, nous accueillons des enfants dont la perspective de retour chez eux est très faible. Une telle décision est importante, et nécessite beaucoup de temps et de préparation. Mais il y a par ailleurs dans la région une demande croissante d’un accueil immédiat, et davantage axé sur une réintégration ultérieure dans la famille. Dans ce cas, nous devons réagir plus vite et le processus d’admission doit être plus court. En outre, l’accueil dans une

structure, comme dans une maison familiale au sein d’un village d’enfants, n’est pas idéal en pareille situation. A quoi ressemblera le nouveau projet ? Philippe Rappe : Nous prévoyons une forme d’accueil plus dynamique où la famille d’origine jouera un rôle plus actif. Un retour à la maison en est en effet le but final. Nous accueillerons huit enfants dans un groupe de vie, encadré par une équipe de cinq ou six accompagnateurs. Notre groupe cible : les enfants de 6 à 12 ans. Mais nous pourrons faire des exceptions pour des frères ou sœurs plus jeunes ou plus âgés. Le maintien des fratries reste en effet une priorité pour SOS.


Le projet sera mis sur pied ici, au sein du Village d’Enfants Chantevent… Philippe Rappe : En effet. Le projet se concrétisera ici, dans le vieux bâtiment. Nous pourrons ainsi optimiser l’occupation du lieu existant. Mais avant que l’on ne puisse y habiter, il faudra y faire pas mal de travaux. Ce bâtiment est en effet une ancienne ferme. Nous devons refaire l’électricité, installer des sanitaires, aménager des chambres, etc. Autre avantage, lié à l’emplacement : la présence permanente d’accompagnateurs qui nous permettra de mieux encadrer les jeunes qui vivent déjà de manière semi-autonome dans le bâtiment voisin. Nous avons trouvé en Electrabel un partenaire solide qui veut nous aider à donner forme à ce nouveau projet. Et nous en sommes très heureux. Vous disiez que l’accueil dans une structure familiale avec une mère SOS est moins approprié pour un séjour à court terme. Pouvez-vous en expliquer la raison ? Philippe Rappe : Les enfants qui sont placés à long terme ont relativement peu de perspectives d’un retour chez eux et leur relation avec leurs parents s’est souvent dégradée. Voilà pourquoi il est important qu’ils puissent renouer une relation de confiance fondamentale avec un adulte. Dans ce cas, une mère SOS qui les encadre des années durant est idéal. En revanche, pour ceux qui sont placés à court terme et dont les parents ont encore suffisamment de ressources pour retourner la situation, ce système est moins approprié. Une équipe d’accompagnateurs professionnels, tout aussi disponibles émotionnellement et ouverts à l’enfant, fonctionne mieux dans ces cas-là. Peut-on comparer votre projet à la maison Simba, en Flandre ? Philippe Rappe : Ce projet est plutôt

Pour ce nouveau projet, l’ancien bâtiment, qui abrite aujourd’hui les bureaux, sera complètement rénové. Grâce au soutien d’Electrabel.

Le nouveau projet se situe à mi-chemin entre la maison Simba et le Village d’Enfants SOS.

à mi-chemin entre la maison Simba et le Village d’Enfants SOS. Il est moins axé sur le court terme et lié au contexte que la maison Simba, mais l’est davantage que le village. Il nous permet de diversifier notre offre et de trouver un équilibre entre l’accueil classique à long terme et un accueil plus dynamique à court terme, où nous travaillons davantage avec la famille d’origine. A l’avenir, nous aimerions monter en Wallonie un projet comme la maison Simba,

mais ce n’est pas encore à l’ordre du jour. Pour cela, il nous faut du temps et des moyens financiers.

Désirez-vous soutenir ce nouveau projet ? Rien de plus simple ! Faites un don de votre choix sur le compte BE80 3100 1447 1577, avec la mention « Chantevent innove ».

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ZOOM Nouvelle collaboration

Kim Gevaert, notre ambassadrice SOS, et sa fille Lily trouvent génial l’« Energy Wall » de Zaventem.

Electrabel épaule SOS pour la rénovation du village d’enfants de Chantevent Pour la rénovation à long terme du village, notre association peut compter sur le soutien d’Electrabel. Outre un soutien financier important, Electrabel effectuera aussi un audit énergétique complet des bâtiments. En faisant des économies d’énergie, le village d’enfants pourra aussi réduire ses coûts. Electrabel aide par ailleurs SOS à se faire connaître auprès d’un large public. L’entreprise met à sa disposition son « Energy Wall » interactif à l’aéroport de Zaventem. Chaque passager qui emprunte le tapis roulant voit comment il anime lui-même l’écran coloré de 15 mètres de long. Plus de trois millions de passagers pourront ainsi découvrir notre œuvre.

Le partenariat entre Electrabel et SOS Villages d’Enfants s’est précisé à l’occasion d’une annonce publicitaire extrêmement ciblée adressée à six CEO de grandes entreprises belges. Cette annonce, œuvre de l’agence de pub Darwin BBDO, a été placée gratuitement dans l’Echo et De Tijd. C’est ainsi que Sophie Dutordoir, CEO d’Electrabel, a vu l’annonce et a décidé d’y réagir ! Six mois plus tard, SOS Villages d’Enfants et Electrabel annonçaient officiellement leur partenariat !

sur notre canal Youtube www.youtube.com/ SOSVillagesEnfantsBE

Pour connaître l’histoire complète de ce formidable partenariat, surfez 06/06/12 08:57

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PARTENARIATS

BONNE FÊTE DES MÈRES AUX MAMANS SOS DU CONGO ET DE ZAMBIE Au printemps dernier, SOS était présente à Babyboom, le plus grand salon belge consacré au bébé. Grâce à notre présence, et par le biais de nos newsletters électroniques, nous avons pu sensibiliser de nombreuses personnes à nos projets. SOS a aussi mis sur pied une action avec comme devise « Tout commence avec une maman ». Le but était de réaliser une carte de fête des mères avec des photos de mamans de Belgique. Plus de 430 mamans ont participé à l’action et ont ainsi contribué à décorer la carte de fête des mères qui a ensuite été envoyée aux mères SOS dans nos projets en RD du Congo et en Zambie. Sur la photo, Agnès, mère SOS au Village d’Enfants à Chipata (Zambie), a bien reçu la carte ! Merci à Babyboom et toutes les (futures) mamans !

450 SPORTIFS COURENT LES 20 KM DE BRUXELLES POUR SOS Comme le veut la tradition, des dizaines de milliers de joggeurs ont à nouveau pris le départ des 20 Km de Bruxelles. Parmi les coureurs, tant des privés que des entreprises comme Delhaize, Adecco, Deloitte, Danone, Dataflow, Goodman, Viage, Société Générale, Boston Consulting Group et Wonderful Brands ont fait le parcours au profit de SOS Villages d’Enfants. Merci à tous et… à l’année prochaine?

VIEUX PC AU PROFIT DE SOS SOS Villages d’Enfants était présent au salon annuel des clients d’Ingram Micro, grossiste en ordinateurs et technologie et partenaire de SOS depuis des années. Les personnes présentes étaient invitées à donner leur équipement IT amorti. SOS travaille dans ce cadre avec ITDonations. Cette entreprise spécialisée recycle ces vieux appareils et un pourcentage de leur valeur résiduelle est reversé à SOS Villages d’Enfants. Une situation win-win donc : votre entreprise sait où se débarrasser de son vieil équipement IT et contribue en même temps à offrir un foyer et un avenir à des enfants vulnérables. Envie d’en savoir plus ? Contactez Tom à l’adresse tom.moons@sos-villages-enfants.be

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TÉMOIGNAGE

LA FAMILLE VANDENBOSSCHE SOUTIENT LE VILLAGE D’ENFANTS SOS DE CHIPATA, EN ZAMBIE Lode Vandenbossche « Le travail que fait SOS Villages d’Enfants est formidable. Non seulement au sein du village proprement dit, mais aussi dans les environs. »

Les Vandenbossche père et fils ont été accueillis à bras ouverts au nouveau Village d’Enfants de Chipata.

En Zambie, au sud de l’Afrique, ils sont quelque 1 300 000 enfants à avoir perdu un parent, voire les deux. Les besoins en matière d’accueil sont énormes. Voilà pourquoi SOS a voulu créer un nouveau village d’enfants à Chipata, une ville dans l’est du pays. C’est avec le soutien de la famille Vandenbossche, entre autres, que SOS a pu inaugurer ce nouveau village d’enfants en octobre 2012. Depuis plusieurs décennies déjà, ladies. Les enfants sont évidemment la Zambie vit dans une grande fai- les premières victimes de cette situablesse économique. L’agriculture s’y tion : un enfant sur six est orphelin ! porte mal également, à cause de la Dans ce contexte, le Village d’Enfants sécheresse ou en raiSOS de Chipata offre son des inondations. un foyer à 130 enfants Lode : La pauvreté y est donc les plus vulnérables flagrante ! En outre, un « Une expérience de la ville. Ces enfants Zambien sur dix est extraordinaire, très n’ont plus personne séropositif ou malade pour veiller sur eux. enrichissante. » du sida. La ville de Au village d’enfants, ils Chipata s’est fortetrouvent désormais un ment étendue sous l’effet de l’exode foyer sécurisant dans l’une des treize rural, avec comme conséquence maisons familiales. La famille Vanune grande pauvreté. Beaucoup de denbossche a financé la construcfamilles éclatent sous l’effet du sida, tion de l’une d’elles. de la misère, de la famine et des ma- « Après avoir vu un reportage sur Tele8 < [ Village - ÉTÉ 2013 ]

facts (VTM) à propos de l’inauguration du nouveau Village d’Enfants SOS à Kinshasa, j’ai pris contact avec l’organisation. Le courant est tout de suite passé entre nous. Plus j’en apprenais sur les projets et les programmes SOS, plus ma famille et moi étions convaincus de vouloir les soutenir », raconte Lode Vandenbossche. La famille a souhaité dédier cette généreuse initiative à une parente défunte, Tante Anneke. « Une femme et une sœur formidable, qui est hélas partie beaucoup trop tôt, en 2004, à l’âge de 41 ans. Elle adorait les enfants, et les enfants le lui rendaient bien. Symboliquement, cela signifie donc beaucoup pour nous. »


La Zambie, en quelques mots clés Capitale : Lusaka Forme de gouvernement : République Surface : 752 618 km2 Nombre d’habitants : 14 millions Religion : chrétiens (80 %), musulmans, hindouistes, croyances animistes Point culminant : 2 301 mètres Connu pour : Les chutes Victoria, les réserves naturelles Pauvreté : 68 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté (chiffres NU)

Jeux et sports au Village d’Enfants SOS à Chipata

Le soutien financier était une chose, mais les Vandenbossche ne voulaient pas en rester là. Pour bien comprendre la réalité de la population locale, Lode a demandé s’il pouvait se rendre au Village d’Enfants SOS de Chipata avec son fils Nicolas (17 ans). « Je voyage énormément aux quatre coins du monde. Voyages privés, mais aussi et surtout voyages d’affaires. Mais notre visite à Chipata n’avait rien de comparable avec tout cela. Ce voyage m’a rendu plus nerveux que les négociations commerciales complexes que je dois souvent mener. » Nicolas avait lui aussi beaucoup d’attentes par rapport à cette

Des enfants soutenus par le Programme SOS de renforcement de la famille

visite : « J’étais déjà très fier que notre famille apporte son soutien à SOS Villages d’Enfants, mais pouvoir aller voir tout cela de près, cela comptait énormément pour moi, surtout en tant que jeune. » Père et fils ont donc pris la direction de Chipata début avril, pour y séjourner une semaine et organiser avec les enfants une authentique semaine sportive : des jeux pour les plus petits, du base-ball avec des raquettes de tennis pour les plus grands. Et à la fin de la semaine un vrai tournoi, avec remise de médailles, auquel tout le monde a participé. « Ce fut une expérience extraordinaire, très enrichissante. Le travail

que fait SOS est formidable ! Non seulement au sein du village d’enfants, mais aussi dans les environs. Les programmes de renforcement de la famille montrent la dure réalité à laquelle la population locale est confrontée, jour après jour. En soutenant ces parents à couvrir leurs besoins élémentaires, à bénéficier de soins médicaux et d’une formation, SOS les aide à prendre confiance en eux et à développer leur autonomie. Nous avons vu par exemple un élevage de poulets géré par les femmes de la communauté. Se mobiliser tous ensemble pour s’en sortir ! C’était beau à voir. » [ Village - ÉTÉ 2013 ] > 9


DOSSIER

QUAND UN ENFANT S’INSTALLE CHEZ NOUS… Philippe Rappe « Quand on constate que les enfants se font des copains, ont des projets ou des hobbies, c’est le signe qu’ils se sentent bien et qu’ils essaient de trouver leur voie dans la vie. »

Le Village d’Enfants SOS Chantevent a récemment accueilli Lucy, une fillette d’un an et demi. Peu de temps après, le petit Joris, un peu plus d’un an, a été, lui, accueilli dans la maison Simba. Un évènement bouleversant pour les enfants. Philippe Rappe, directeur du Village d’Enfants SOS Chantevent, et Nicolina Jorissen, directrice de la maison Simba, nous expliquent comment ils encadrent les enfants pour que la transition se fasse le plus naturellement possible.

Philippe Rappe, directeur du Village d'Enfants SOS Chantevent

Une décision mûrement réfléchie

« Accueillir un enfant à long terme est une décision que l’on ne prend pas à la légère », déclare Philippe Rappe, « le processus peut demander quel10 < [ Village - ÉTÉ 2013 ]

ques mois. » Avant que l’accueil ne soit accepté, SOS évalue si c’est bien la meilleure solution pour l’enfant. « Voilà pourquoi nous faisons d’abord une analyse approfondie de la problématique familiale, du contexte social de la famille et de son développement ainsi que de la santé de l’enfant », ajoute-t-il.

« Lucy est donc venue une ou deux fois au village en visite avant d’y habiter. Cela lui a donné le temps de faire connaissance avec sa mère SOS et avec les autres enfants, de s’habituer à la nouvelle situation. » A l’inverse, SOS est aussi allé rendre visite à Lucy dans son cadre d’origine. Le contact avec les parents est ici très important. Tout « La maison Préparer la transition le monde a l’occaSimba donne prend aussi beausion d’apprendre à se tout de suite coup de temps : « Pour connaître et de poser l’impression d’un qu’elle se passe des questions, de bien, il est essentiel foyer chaleureux » manière que la transide donner le temps tion puisse s’accomplir et l’espace nécessaires à tout le avec un maximum de sérénité et dans monde », déclare Philippe Rappe. la bonne entente.


Philippe Rappe : « Avec Lucy, cette transition s’est faite sans problème. Elle s’est adaptée rapidement au rythme et à l’environnement du village et a tout de suite dormi profondément et régulièrement, ce qui est parfois un point délicat pour certains enfants. Au village d’enfants, Lucy a aussi retrouvé son frère et sa sœur biologiques, eux aussi accueillis au village. La tristesse sur son visage, qui m’avait vraiment frappé avant qu’elle ne vienne habiter ici, s’en est allée et, petit à petit, Lucy commence à développer sa propre personnalité. » L’accueil à la maison Simba se passe un peu différemment, puisque les enfants y séjournent pour une période plus courte (un à deux ans). La maison Simba travaille davantage au départ d’une situation de crise et doit donc intervenir de façon plus directe.

Nicolina Jorissen, directrice de la maison Simba

Nicolina Jorissen : « Notre action est de courte durée mais intensive, notre but étant d’améliorer au plus vite la situation de la famille. Nous ne pouvons dès lors pas réserver autant de temps à cette transition. »

Inclure les parents dans La démarche

Il existe néanmoins des parallèles entre les deux projets. Ainsi, tant le village d’enfants que la maison Simba accordent un rôle central aux parents dans la transition. « Si vous niez, minimisez ou étouffez la relation parentsenfants, les enfants vont souvent se

cramponner à leurs parents », déclare Philippe Rappe. « Ils ont alors tendance à les idéaliser, de sorte qu’ils ne comprennent plus pourquoi ils ont été placés. Dans le même temps, ils amplifient les aspects négatifs de leur séjour au village d’enfants. Ce qui ne facilite malheureusement pas leur intégration dans la nouvelle famille SOS. » A la maison Simba, le rôle des parents est, comme au village d’enfants, essentiel ! « La condition d’ailleurs pour que l’enfant soit accueilli à la maison Simba est qu’il existe une perspective de retour à la maison », déclare Nicolina. « Pour rendre ce retour possible, nous travaillons intensivement avec les parents afin de résoudre les problèmes qui existent au sein de la famille. Les parents sont donc totalement impliqués dès le départ. »

Se dire au revoir

Le jour où les enfants quittent leur famille pour s’installer au village d’enfants ou dans la maison Simba est un moment délicat. « Nous prenons vraiment notre temps au moment de l’arrivée de l’enfant », explique Nicolina. « Nous demandons toujours aux parents d’amener les enfants. Ils peuvent arranger leur chambre en y mettant des photos, des jouets, des posters ou d’autres objets qu’ils ont apportés. Cela permet aux enfants d’emporter quand même une part d’eux-mêmes. La maman de Joris, par exemple, est restée ici deux ou trois heures lorsqu’elle est venue le déposer. » La bonne ambiance qui règne dans la maison Simba fait que la plupart des enfants sont assez enthousiastes, au début. Nicolina : « Au point même qu’à leur première visite, les enfants ne veulent souvent plus partir. La maison Simba donne tout de suite l’impression d’être un foyer chaleureux. C’est petit et confortable. Il y a plein

Une fête d'anniversaire à la maison Simba

de couleurs, des dessins aux murs et des jouets. » Mais cela n’empêche pas que des enfants comme Lucy et Joris aient besoin d’une période d’acclimatation. Ils sont loin de chez eux et se retrouvent dans une situation très différente de celle à laquelle ils sont habitués. Dans un environnement inconnu, ils doivent apprendre à cohabiter avec d’autres enfants, des accompagnateurs et/ou une mère SOS. Et, bien sûr, leurs parents leur manquent. Ce n’est pas simple.

* Afin de protéger la vie privée des enfants, nous avons modifié les prénoms

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ACTUALITÉ

LE RAPPORT ANNUEL 2012 DE SOS VILLAGES D’ENFANTS EST DISPONIBLE Hilde Boeykens

« Nous trouvons essentiel d'informer nos donateurs afin qu'ils sachent à quel projet SOS leur argent a été attribué. La transparence, une question de respect »

La force de SOS Villages d’Enfants réside incontestablement dans le nombre important de personnes qui soutiennent notre action. Car, sans fonds, nous ne pourrions pas aider ces milliers d’enfants vulnérables. C’est aussi simple que cela. Voilà pourquoi nous jugeons essentiel d’informer largement et régulièrement nos donateurs sur nos activités. SOS Villages d’Enfants publie ainsi chaque année son rapport. Nous y présentons les résultats financiers de l’année écoulée et relatons ce que nous avons pu réaliser grâce au soutien de nos donateurs. Le fil rouge du rapport annuel 2012 est l’amour. Un mot clé pour tous les projets de SOS Villages d’Enfants. Car, sans amour, un enfant ne peut pas grandir… Plusieurs collaborateurs, responsables de projets SOS, et Hans Van Crombrugge (docteur en sciences pédagogiques et professeur au Hoger Instituut voor Gezinswetenschappen) y donnent leur vision de l’importance de l’amour pour le développement d’un enfant. Les résultats de 2012 y sont également détaillés. En 2012, SOS a pu consacrer 6 081 011 € à ses projets 12 < [ Village - ÉTÉ 2013 ]

en Belgique, au Congo, au Burundi, au Sénégal, au Togo, au Rwanda, en Zambie, au Maroc, en Syrie, en Inde, en Indonésie, en Chine et à Haïti. Cela représente une croissance de 5 % par rapport à 2011. Le revenu total de SOS Villages d’Enfants s’est élevé en 2012 à 8 032 826 €. 76 % de nos rentrées vont directement aux projets. L’argent qui ne leur est pas consacré est investi dans la communication pour la défense des droits de l’enfant, la collecte de fonds et couvre les frais de fonctionnement de l’organisation. Tout cela, nous n’aurions pas pu le

réaliser sans le soutien de l’ensemble de nos donateurs, petits et grands. Nous ne vous en remercierons jamais assez !

SOS Village d’Enfants dans le monde 545 Villages d’Enfants SOS 624 Programmes SOS de renforcement des familles 222 écoles maternelles, 182 écoles primaires et secondaires et 101 écoles professionnelles 74 centres médicaux 21 programmes d’aide d’urgence


Bilan Chiffres consolidés pour les deux asbl Revenus

2011

2012

7 656 446

8.032 826

Coûts

-1 811 201

-1 932 133

Financement des projets

-5 775 652

-6 081 011

69 593

19 682

Bonus / Malus

Revenus

Récolte de fonds • • •

Financement des projets 2011

Chiffres consolidés pour les deux asbl

2 636 376

2 833 772

En Belgique

3 139 276

3 247 239

Morocco Ivory coast

Haïti

Brazil

Autres revenus

2012

À l’étranger

Guiné Bissau

Syria

D.R. Congo

Burundi

Dons privés Dons des partenaires Aide d’urgence

India

Bangladesh

Subventions et autres Revenus financiers

China

Indonesie

Togo Senegal

Zambia

Vous souhaitez consulter en détail le rapport annuel 2012 de SOS Villages d’Enfants ? Surfez sur www.sos-villages-enfants.be/publications ou envoyez un mail à info@sos-villages-enfants.be, nous nous ferons un plaisir de vous envoyer une version électronique ou papier du rapport.

[ Village - ÉTÉ 2013 ] > 13


EN ACTION

RÉCOLTE DE FONDS DANS LA RUE ET PAR TÉLÉPHONE Stijn Raes « Afin de nous adresser personnellement aux gens pour leur demander s’ils aimeraient soutenir des enfants dans le besoin, nous lançons une récolte de fonds en juillet dans la rue et par téléphone. »

SOS Villages d’Enfants ne peut réaliser ses projets que grâce aux dons et aux subventions d’un grand nombre de donateurs. Parce que beaucoup d’enfants vivent encore dans des conditions indignes, nous devons recueillir chaque année davantage de fonds. C’est très simple : pour aider plus d’enfants, nous avons besoin de plus de moyens ! nous explique pourquoi SOS Villages d’Enfants opte pour cette formule, et comment nous comptons procéder exactement.

Stijn Raes, responsable des dons individuels

Voilà pourquoi, en juillet de cette année, SOS Villages d’Enfants se lance dans la récolte de fonds, dans la rue et par téléphone. Stijn Raes, responsable des dons individuels, 14 < [ Village - ÉTÉ 2013 ]

À travers ces actions, SOS Villages d’Enfants vise-t-elle surtout les dons privés ? Stijn Raes : En effet. Les dons individuels, si modestes soient-ils, sont très importants pour nous. Les petits ruisseaux font les grandes rivières, n’est-il pas vrai ? A travers ces actions, nous voulons nous adresser personnellement aux gens, dans la rue et par téléphone, pour leur demander s’ils souhaiteraient soutenir des enfants dans le besoin. Quant à

ceux qui nous aident déjà, nous pouvons leur demander s’ils sont disposés à donner un peu plus. Cela ne nous empêche pas, du reste, de nous efforcer de récolter également des fonds par d’autres biais. Nous misons aussi beaucoup sur les entreprises, par exemple, comme sur les pouvoirs publics. Vous aborderez les gens dans la rue pour leur demander de soutenir SOS. Comment allez-vous procéder exactement ? Stijn Raes : C’est avant tout le travail de professionnels bien formés. Ils abordent les gens dans des lieux très fréquentés comme les rues com-


merçantes et leur demandent s’ils acceptent de soutenir SOS. Nous proposons de nous soutenir par un petit don chaque mois. Cela permet de réaliser d’importantes économies sur les coûts, puisque nous ne devons pas relancer chaque fois nos donateurs. Il y a donc encore plus de fonds qui sont directement consacrés à nos projets. De plus, ces dons mensuels sont une source stable de revenus, ce qui est important pour la continuité de nos projets sur le terrain. Nos collaborateurs n’ont d’ailleurs pas le droit d’accepter sur place des dons en espèces. Tout se déroule ainsi dans la transparence. Allez-vous aussi téléphoner à vos donateurs actifs ? Stijn Raes : Certains nous soutiennent depuis longtemps déjà, par de petits versements mensuels, un parrainage ou un don de temps en temps. Et nous leur en sommes très reconnaissants ! C’est le signe qu’ils apprécient le travail que nous faisons pour les enfants en difficulté. Et nous voulons leur demander s’ils peuvent éventuellement accroître leur soutien de quelques euros, s’ils en ont la possibilité financière. Car, sur le terrain, ce petit effort supplémentaire fait un monde de différence. Je voudrais donc dire à nos donateurs de ne pas s’étonner s’ils reçoivent dans les prochains mois un coup de fil de SOS. Quel est l’avantage de cette méthode ? Stijn Raes : Aborder les gens dans la rue nous permet de toucher de nouvelles personnes qui ne sont pas accessibles par d’autres canaux. Le téléphone est également une manière directe de toucher ceux que nous connaissons déjà et qui se sentent impliqués par notre action. Le contact

personnel nous donne en outre l’occasion de partager notre expérience sur le terrain avec chacun individuellement, et avec sensibilité et justesse. En proposant un soutien permanent, nous faisons de surcroît des économies non négligeables sur les coûts à long terme. Nous ne devons en effet ne faire qu’une demande pour plusieurs dons. Certaines personnes n’apprécient pas d'être abordées ou contactées par téléphone… Stijn Raes : Il n’est pas facile de demander de l’argent, et nous comprenons que certains soient réticents. Mais l’expérience montre que, si on leur parle avec simplicité et respect, la plupart sont à l’écoute et nombreux sont ceux qui réagissent positivement. Par exemple, parce qu‘ils envisagent depuis longtemps de soutenir une œuvre mais n’ont pas encore trouvé l’occasion de le faire pratiquement. SOS fait-elle seule ces démarches ou travaillez-vous avec des partenaires extérieurs ? Stijn Raes : Ce genre de récolte de fonds demande pas mal d’expérience et de savoir-faire. C’est pourquoi SOS collabore avec des organismes spécialisés. C’est en fait exactement la même chose que pour nos imprimés : de même que nous sollicitons l’aide d’un imprimeur capable de fournir un travail professionnel et de qualité, nous faisons appel à des entreprises spécialisées pour notre récolte de fonds dans la rue et par téléphone. Avez-vous songé à faire appel à des bénévoles ? Stijn Raes : Les bénévoles sont très importants pour SOS. Et selon leurs

Un petit garçon de l’école maternelle SOS à Montévidéo (Uruguay).

compétences, leurs préférences et leur disponibilité, nous leur proposons une fonction qui leur convient et dans laquelle ils se sentent bien. Récolter des fonds demande certaines aptitudes et un profil spécifique. Vous devez vous sentir bien dans ce rôle et faire preuve de beaucoup d’enthousiasme. Ce n’est pas évident. C’est pourquoi il est difficile d’organiser cela avec des bénévoles uniquement. Nos recruteurs de fonds et téléphonistes sont compétents et font preuve d’un grand professionnalisme.

Vous êtes intéressé par la fonction de recruteur de fonds pour SOS Villages d’Enfants ? Prenez contact avec notre collègue Stijn Raes (stijn.raes@ sos-villages-enfants.be), il se fera un plaisir de vous aider dans vos démarches.

[ Village - ÉTÉ 2013 ] > 15


Devenez parrain/marraine d’un enfant SOS En tant que parrain/marraine (30 €/ mois), vous offrez un nouveau foyer à des enfants qui sont livrés à eux-mêmes. Vous les aidez ainsi à se faire un chemin dans la vie. Surfez sur www.sos-villages-enfants.be/sponsor

ajoutez SOS Villages d’Enfants à votre testament Vous aimeriez savoir comment inclure notre organisation dans votre testament ? Contactez Hilde Boeykens au 02 538 57 38 ou via hilde.boeykens@sos-villages-enfants.be

Soutenez un projet SOS en Belgique Voulez-vous permettre à des enfants vulnérables en Belgique de grandir dans un foyer accueillant ? Vous le pouvez. Dans la maison Simba et le Village d’Enfants SOS Chantevent, chaque don, petit ou grand, est le bienvenu. Surfez sur www.sos-villages-enfants.be/donner

Soutenez un projet SOS dans le monde Pensez-vous comme nous que chaque enfant a droit à la chaleur d’un foyer ? Aidez-nous et soutenez les projets de SOS Villages d’Enfants dans le monde. Chaque don, petit ou grand, est le bienvenu. Surfez sur www.sos-villages-enfants.be/donner

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Surfez sur www.sos-villages-enfants.be, envoyez un courriel à info@sos-villages-enfants.be, téléphonez au 02 538 57 38 ou passez nous voir : rue Gachard 88 à 1050 Bruxelles. Vous êtes les bienvenus ! Si le total de vos dons versés à l'une de nos deux asbl (pour un soutien en Belgique ou les projets à l'étranger) s'élève à 40 € minimum sur une année, vous recevrez automatiquement une attestation fiscale l'année suivante. Vous pourrez ainsi récupérer jusqu'à 50% de votre contribution.

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