Page 1

Village N° 199 - PRINTEMPS 2013 – BUREAU DE DÉPÔT : BRUXELLES X • P202205

Revue trimestrielle de

• ASBL SOS VILLAGES D’ENFANTS BELGIQUE • ASBL SOS VILLAGES D’ENFANTS BELGIQUE POUR LE MONDE sous le Haut Patronage de S.A.R. la Princesse Mathilde

Dossier

Un enseignement de qualité pour toute la communauté Interview

Vincent Kompany nous parle de l’enseignement

Partenaires

Des partenaires fidèles nous offrent leur expertise


EDITO Chers amis des Villages d’Enfants SOS,

En bref

Les enfants SOS dessinent pour les Diables Rouges ! Les enfants de notre village d’enfants ont voulu eux aussi participer au 4e défi des Diables Rouges en envoyant leurs dessins. Et les créations réalisées sont des plus originales ! En voici trois beaux exemples :

Une nouvelle revue trimestrielle, une nouvelle stratégie SOS pour développer dans divers pays du monde des systèmes d’enseignement. Voilà un beau défi ! Sur tous les continents, nos collègues SOS étudient les possibilités d’élargir davantage nos engagements pédagogiques. Un enseignement de qualité constitue en effet la base d’un avenir prometteur. Des années durant, nous avons construit des écoles SOS dans de nombreux pays, partout dans le monde. Elles ont scolarisé « nos » enfants, comme ceux des communautés locales. Et la plupart de ces élèves ont pu terminer leur parcours scolaire et professionnel pour, au final, trouver un emploi ! Mais comment faire bénéficier encore plus d’enfants d’un enseignement de qualité dans des pays où la politique scolaire reste faible, voire inégale ? C’est une question très actuelle, à laquelle nous souhaitons trouver des solutions avec nos partenaires du Sud. Certaines réalisations créatives sont relatées dans cette revue. D’autres suivront, dans les mois et les années à venir. Ensemble, avec vous tous, nos fidèles donateurs, nous trouverons de nouvelles pistes pour une action positive et à long terme afin que chaque enfant ait accès à l’école. A travers cette revue, je souhaite vous remercier de votre aide fidèle, souvent depuis de nombreuses années. Par vos dons réguliers, quel qu’en soit le montant, vous soutenez ensemble des projets qui favorisent directement le développement, partout dans le monde. Cette revue me permet de vous exprimer à tous ma très sincère reconnaissance.

Barbara François Présidente

SOS Villages d’Enfants souhaite bonne chance aux Diables Rouges et à Vincent Kompany ! En route pour le Brésil !

Rectificatif Dans notre dernier magazine, nous vous parlions du couple Nadine et Hugo, qui a rédigé son testament en faveur de SOS. Nous avons fait une petite confusion, en fait, « Hugo » s’appelle « Ludo ». Toutes nos excuses à Nadine et Ludo !

cole SOS çois visite l’é Barbara Fran bre 2012. to oc , o) og (T à Kara

SOS Villages d’Enfants est une œuvre sociale, indépendante et interna-

Managing Director : Hilde Boeykens

tionale, qui agit depuis 1949 en faveur des intérêts, des besoins et des

Rédaction : SOS Villages d’Enfants

droits de l’enfant. SOS Villages d’Enfants est aussi active en Belgique.

Rédaction achevée le 19/04/2013

Notre revue parait quatre fois par an.

Photos : Archives SOS Conception graphique et mise en page : All About Content

Conseils d'Administration

(www.allaboutcontent.be) member of

Présidente : Barbara François

Impression : Corelio printing

Vice-présidents : Piet Dejonghe, Albert Fraipont et

Editeur responsable : Hilde Boeykens

Aernout van der Mersch Membres : Pascale Berryer, Christiane Beurle, Anne-Catherine

Tél. : 02/538.57.38

Chevalier, Filiep Deforche, Yvan de Launoit, Alain Goldschmidt,

Courriel : info@sos-villages-enfants.be

Jasmina Kuen, Paul Leyman, Anne Lybaert, Jean-Pierre Marchant,

Site : www.sos-villages-enfants.be

Rose Maus de Rolley, Nathalie Schots, Filip Tanghe, Evelyne Titeca,

Adresse : Rue Gachard 88, 1050 Bruxelles

Jean Guillaume Zurstrassen

NB : Dit tijdschrift kan op aanvraag verkregen worden in het Nederlands.


EN ACTION

KIWANIS BELUX SE MOBILISE POUR L’ÉCOLE SOS DE KINSHASA Kiwanis Belux « Let’s give a little more for the children »

Le Kiwanis se mobilise pour SOS Villages d’Enfants.

SOS Villages d’Enfants peut compter depuis 2007 sur le soutien du Kiwanis Belux, le district belgo-luxembourgeois de ce club service international. Ses membres ont apporté une contribution importante à la réalisation de l’école SOS de Kinshasa.

Kiwanis Belux, qui couvre la Belgique et le Luxembourg, compte plus de 4 000 membres et est organisé en quelque 185 clubs locaux. Chacun d’eux organise ses propres activités caritatives. Le club Kiwanis qui a pris l’initiative de soutenir SOS Villages d’Enfants est issu de Durbuy. « Nous n’avons pas choisi SOS par hasard », déclare J. Glatigny. « Les Kiwaniens s’investissent pour le bien-être des enfants, avec comme priorité leur éducation. Nous connaissons déjà l’action SOS par son village d’enfants situé à

Bande, en Belgique, et nous en sommes très impressionnés. En outre, SOS a aussi des projets au Congo, un pays avec lequel nous avons des liens forts en raison du passé. Voilà pourquoi nous avons choisi d’apporter notre aide à la réalisation de l’école SOS de Kinshasa. Il existe d’ailleurs une section locale du Kiwanis à Kinshasa, qui a elle aussi apporté sa pierre à l’édifice ! » En septembre 2013, Kiwanis Belux fêtera ses cinquante ans en organisant une grande activité collective à Bruxelles.

« Les membres du Kiwanis Kinshasa dégagent à la sueur de leur front le terrain sur lequel l’école SOS sera construite, et ce, le jour de Noël ! »

Comment mon club service peut-il aider SOS ? Info

« Je vous entends déjà dire : ‘Qu’estce qu’un club service ?’ » Ces propos sont ceux de Josy Glatigny, membre du Kiwanis Belux. « Un club service est une association de personnes qui souhaitent offrir un ‘service’ à la société. Les membres organisent des activités et collectent des fonds pour de bonnes causes. Un club service est axé sur l’amitié et la considération entre ses membres et l’engagement envers la communauté. »

Vous êtes, vous aussi, membre du Kiwanis (ou d’un autre club service) et vous voulez soutenir l’école SOS de Kinshasa (ou tout autre projet SOS) ? C’est possible ! Prenez contact avec Marie Wuestenberghs qui se fera un plaisir de vous expliquer la marche à suivre. E-mail : marie.wuestenberghs@sos-villages-enfants.be Téléphone : 02/538.57.38

[ Village - PRINTEMPS 2013 ] > 3


ENSEIGNEMENT

SOS VILLAGES D’ENFANTS NE CONSTRUIRA-T-ELLE BIENTÔT PLUS SES PROPRES ÉCOLES ? Christian Posch « Construire et entretenir des écoles n’est pas notre objectif premier. Mais donner aux enfants la possibilité d’aller à l’école l’est, par contre. »

En route vers l’école SOS Isolo, Niger

D’après les objectifs du millénaire des Nations Unies, tous les enfants du monde, garçons ou filles, devraient avoir accès à l’école en 2015. Une évaluation transitoire, en 2010, a montré qu’ils sont environ 89 % à bénéficier d’une forme d’enseignement. Un résultat formidable. Pourtant, il reste toujours 68 millions d’enfants qui n’ont encore jamais fréquenté l’école primaire. Une situation à laquelle SOS Villages d’Enfants veut apporter une solution concrète. Pour SOS Villages d’Enfants, l’enseignement a toujours constitué une priorité. En 2010, 95 % des enfants inscrits dans des programmes SOS suivaient en effet un enseignement primaire ou secondaire. Les constats du « Tracking Footprints Global Report » confirment ces résultats et attestent que 98 % des adultes qui ont grandi dans un village d’enfants ont décroché un diplôme. Pour offrir à davantage d’enfants encore, y compris ceux qui ne font pas partie de nos programmes, l’occasion de suivre un enseignement de qualité, nos spécialistes de la pédagogie estiment qu’il vaut mieux examiner les 4 < [ Village - PRINTEMPS 2013 ]

besoins par communauté et renforcer en qualité l’enseignement existant à travers l’apport, le savoir-faire et les programmes SOS. SOS entend dès lors élargir davantage ses efforts pédagogiques, en les étendant de son groupe cible initial (les enfants sans parents ou ceux qui risquent de ne plus être pris en charge par eux) à tous les enfants d’une communauté qui ne bénéficient pas encore d’un enseignement. Le vrai défi est bien sûr de lancer des initiatives utiles en collaboration avec l’Etat, la communauté et les autres acteurs.

PLUS D'ATTENTION AUX PROBLÈMES LOCAUX Les communautés au sein desquelles opère SOS Villages d’Enfants sont souvent déchirées par la pauvreté, les privations et le retard social, et les professeurs éprouvent parfois des difficultés à adapter leurs cours à ce contexte. Ils doivent faire face à toutes sortes de défis tels que la pauvreté scolaire parmi les enfants, les problèmes sociaux, les difficultés affectives, les comportements changeants et des groupes hétérogènes. Tout cela nécessite une attitude particulière et des méthodes adaptées. SOS entend consacrer davantage


d’attention à ce point dans ses projets pédagogiques. PROJET D’ENSEIGNEMENT EN ARMÉNIE Dans certaines régions, les enfants de notre groupe cible sont souvent stigmatisés et discriminés dans des établissements d’enseignement. C’est pourquoi SOS Villages d’Enfants a pris quelques initiatives en Europe centrale et en Europe de l’Est pour améliorer les écoles publiques maternelles et primaires que fréquentaient nos enfants. Le programme éducatif en Arménie illustre la façon dont SOS Villages d’Enfants compte faire évoluer sa politique d’enseignement en mettant davantage l’accent sur la collaboration avec la communauté. La qualité de l’enseignement à proximité des Villages d’Enfants Idjevan et Yerevan, en Arménie, était très médiocre il y a peu : pas de connaissance des méthodes axées sur l’enfant, manque de matériel pédagogique moderne, absence de bibliothèques… Mais le plus gros problème était l’absence de motivation des enseignants pour suivre de façon correcte les enfants SOS. D’où des résultats scolaires médiocres, qui confortaient à leur tour la conviction des enseignants que le degré d’intelligence de ces enfants se situe en dessous de la moyenne. INVESTIR AU NIVEAU DES ENSEIGNANTS SOS s’est rendu compte qu’il fallait surtout investir dans les personnes : enseignants, personnel administratif, enfants et parents. De gros efforts ont alors été fournis pour relever la qualité de l’enseignement dans ces écoles, avec en priorité absolue une motivation accrue. Pour ce faire, nous avons non seulement dispensé des formations et des séminaires, mais nous avons aussi offert un soutien

Au jardin d’enfants SOS à Hanoi (Vietnam), les petits apprennent à dessiner.

Des élèves studieux à l’école SOS de Bethléem (en Palestine).

Un enseignement de qualité pour toute la communauté Avec sa politique d’enseignement, SOS entend promouvoir le développement des communautés elles-mêmes. C’est le cas de l’« Educational Outreach Programme » en Ethiopie, auquel participent mille enfants défavorisés. Ils bénéficient gratuitement des installations scolaires des villages environnants. Les écoles SOS d’Addis Abeba et de Bahir Dar, dans le nord-ouest de l’Ethiopie, ont ainsi fourni des bourses scolaires à des enfants dont les familles sont confrontées à des problèmes financiers et sociaux. Avant cela, ces enfants ne pouvaient pas bénéficier d’un enseignement, parce que leurs parents ne pouvaient pas payer le droit d’inscription, les uniformes ou la nourriture des écoles publiques. Petit à petit, les écoles ont été rénovées, les classes et les sanitaires ont été rafraîchis et la formation des enseignants a été peaufinée. Car l’objectif principal du voisinage socio-éducatif est de relever la qualité d’enseignement des écoles partenaires. Ce qui englobe un programme de formation pour le perfectionnement du corps enseignant et la poursuite du développement des installations scolaires.

>>>

[ Village - PRINTEMPS 2013 ] > 5


ENSEIGNEMENT

A Lusaka (Zambie), les filles aussi peuvent apprendre un métier.

psychologique afin de renforcer le triangle « enfant-parent-enseignant ». Aujourd’hui, quatre ans plus tard, chaque enseignant a été formé aux méthodes pédagogiques récentes et beaucoup les appliquent avec succès. Leur fierté professionnelle s’est nettement améliorée, et ils profitent désormais du temps qu’ils consacrent aux enfants. Et, entre-temps, l’infrastructure scolaire s’est également améliorée, grâce au soutien des parties prenantes et de divers partenaires. COLLABORER Les partenariats avec les pouvoirs publics, les communautés locales, les donateurs, les parties civiles, les Nations Unies et diverses organisations internationales actives dans le domaine de l’enseignement nous permettent de continuer à développer et à renforcer nos propres projets. Car construire et entretenir des écoles n’est pas la vraie activité première de SOS Villages d’Enfants. Mais donner aux enfants l’occasion d’aller à l’école l’est, en revanche. Lorsque des gouvernements ont développé un enseignement primaire libre et obligatoire, 6 < [ Village - PRINTEMPS 2013 ]

SOS entend veiller à ce que puissent en profiter aussi nos groupes cibles (les enfants et familles vulnérables au sein de la communauté). Nous voulons aussi collaborer avec les gouvernements et les autorités responsables de l’enseignement de manière à ce que tous les enfants aient accès à un enseignement de qualité. Ces partenariats conduisent parfois à une offre de services extrascolaires, comme des programmes relatifs à la santé et à l’alimentation, des activités récréatives et même un soutien psychosocial. Citons à titre d’exemple le « Pharming Livelihood and Improvement Programme » ghanéen, mis sur pied en avril 2009 par SOS et quelques partenaires. Ce programme préventif avait pour objectif premier de lutter contre le chômage des jeunes et l’exode rural et, d’autre part, d’éviter aussi que des enfants ne soient délaissés ou abandonnés. Dans le même temps, il s’occupe de nourriture et de développement dans les zones rurales. Pour la seule année 2009, 450 orphelins et enfants vulné-

rables et 120 parents/proches ayant charge d’enfants ont pu compter sur l’une ou l’autre forme de soutien grâce à ce programme. LES PROGRAMMES SOS DE RENFORCEMENT DE LA FAMILLE A cet égard, nos programmes de renforcement de la famille sont aussi très importants. Comme à Fatick, au Sénégal, où SOS Villages d’Enfants Belgique a mis sur pied un programme pour réintégrer les filles à l’école. Ces programmes prodiguent également une forme moins conventionnelle d’enseignement, comme dans la province de Bihar (nord de l’Inde), où il n’y a (quasi) pas d’écoles. SOS y envoie ses collaborateurs dans les villages, pour qu’ils instruisent les enfants sur place, afin qu'ils puissent rejoindre un jour l’école publique. De tels projets d’enseignement « non conventionnel » se déroulent aussi en Asie. Au Sri Lanka par exemple, SOS a mis sur pied un programme de formation professionnelle pour ceux qui


doivent arrêter leurs études après l’école primaire. SOS veille en outre à ce qu’ils puissent faire un stage en entreprise après leur formation. La plupart trouvent d’ailleurs très facilement du travail ensuite. POUR CHAQUE DIPLÔMÉ UN EMPLOI L’enseignement professionnel est en effet un moteur important du développement économique et social d’une communauté. Dans le district de Monaragala, au Sri Lanka, SOS a aussi ouvert un centre de formation professionnelle. Monaragala est le deuxième district le plus sous-développé de l’île, et la plupart des familles y vivent dans la pauvreté et dans un contexte d’instabilité sociale. SOS propose six formations différentes : « Mécanique automobile », « Soudure », « Menuiserie », « Electricité industrielle », « Applications informatiques » et « Ecotourisme/Hôtellerie ». Celui qui réussit ses études reçoit un certificat national de qualification, qui lui permet de trouver facilement du travail, au Sri Lanka ou ailleurs. En outre, des accords sont conclus avec des entreprises locales, où les élèves peuvent acquérir une expérience professionnelle avant de passer leurs examens. S’ils réussissent, ils sont généralement embauchés par ces entreprises. A ce jour, SOS est d’ailleurs parvenu à ce que chaque élève diplômé dans ce projet décroche un emploi ! CONCLUSION Si nous voulons que les enfants deviennent des adultes autonomes, il faut avant tout qu’ils aient un cadre familial où ils se sentent aimés et protégés. Mais l’accès à un enseignement de qualité est tout aussi important. SOS Villages d’Enfants investit depuis plus de soixante ans dans un

A Bakoteh (Gambie), SOS soutient un centre de formation professionnelle.

En Inde, à Pudukuppam, SOS a mis sur pied un programme de renforcement de la famille : les collaborateurs se rendent dans les villages pour donner aux enfants une instruction de base.

enseignement de qualité et a ouvert plus de 472 écoles dans le monde, qui accueillent aussi des enfants de la région. A long terme, l’ambition de SOS est de donner cette chance à chaque enfant. Le point de départ, ce sont les écoles et les possibilités d’enseignement existantes dans une région donnée. Fort de l’expertise accumulée par le passé, SOS examine alors, avec les autorités locales, où et comment renforcer l’offre existante. Où vaut-il mieux investir : dans la formation des enseignants ? Dans un meilleur matériel pédagogique ? Dans des locaux supplémentaires ? Cette approche renforce les structures existantes et responsa-

bilise les autorités locales, établissant ainsi une offre d’enseignement durable qui, tout en complétant l’infrastructure actuelle des écoles SOS, profitera demain à beaucoup plus d’enfants.

Qui est Christian Posch ? Christian Posch est directeur du programme de développement de SOS Villages d’Enfants International. Il veille à ce que tous les projets développés par SOS Villages d’Enfants répondent aux normes de qualité prescrites par l’organisation.

[ Village - PRINTEMPS 2013 ] > 7


EN BREF

Situation au Mali : la guerre ne s’arrête pas au dernier coup de feu ! La guerre a beau s’être apaisée au Mali, pour la population, ses conséquences sont encore perceptibles chaque jour. Des centaines de milliers de personnes ont été déplacées, la famine et la maladie menacent. Kate Thomas, reporter internationale, est allée faire le point sur la situation au Mali et s’est concentrée tout particulièrement sur les projets de SOS Villages d’Enfants. SOS Villages d’Enfants est implantée au Mali depuis plus de vingt-cinq ans et veut continuer à aider la population malienne dans les années à venir. Tous nos projets sont gérés par des collaborateurs SOS locaux (dont cinq programmes de renforcement de la famille, trois villages d’enfants et trois écoles). Voilà qui est précieux quand, à un moment donné, il faut organiser l’aide d’urgence, car nos collaborateurs sont proches de la population. La journaliste Kate Thomas a enquêté sur la situation de la population malienne, en faisant le lien avec les projets de SOS Villages d’Enfants. Dans le village de Sakoura (centre du Mali), Kate a rencontré un villageois du nom de Gnorguel Gambi. Gnorguel a lui-même dix enfants mais, depuis quelques mois, il héberge aussi des membres de sa famille en 8 < [ Village - PRINTEMPS 2013 ]

exil. Aujourd’hui, sa famille compte dès lors dix-neuf enfants. « Je suis heureux de pouvoir offrir la sécurité à ma famille, mais avec autant d’enfants, il est difficile de nouer les deux bouts », déclare-t-il. Un an plus tôt, il a fait un grand bond en avant en tant que bénéficiaire du programme SOS de renforcement de la famille. « Sans cette aide, je ne serais probablement pas capable aujourd’hui d’aider les miens », avoue Gnorguel. Un bel exemple de l’action SOS : en améliorant structurellement les conditions de vie d’une communauté, SOS la rend capable de prendre soin elle-même de ses membres dans le besoin. Kate a visiblement été impressionnée par le travail SOS. « Bien que j’aie déjà travaillé avec beaucoup d’ONG, je suis positivement surprise par le

professionnalisme et l’extraordinaire dévouement de l'équipe en place, qui est allée bien au-delà de ce que sa fonction lui dictait de faire », déclare Kate. En ces temps difficiles, les enfants SOS du Mali doivent eux aussi se montrer solidaires, car les enfants du village d’enfants Socoura de Mopti ont été évacués préventivement en avril 2012 vers les villages d’enfants de Sanankoroba et de Kita qui accueillent désormais la moitié d’enfants en plus ! Vous aussi, vous voulez soutenir nos projets au Mali ? Faites dès aujourd’hui un don en ligne (www. sos-villages-enfants.be/donner/ don) ou un versement au compte n° BE17 3100 4034 5521 avec la mention « Mali ». Merci !


Grâce à un projet innovant, les mères du village d'Enfants SOS à Awassa peuvent désormais compter sur un approvisionnement en biogaz produit à partir de fumier. Le temps ainsi gagné grâce à cette énergie peut être consacré à l’accompagnement des enfants. L’électricité n’est pas une source d’énergie fiable en Ethiopie. Les coupures sont quotidiennes et, quand il y a du courant, il est souvent si faible qu’il faut parfois des heures pour cuire le moindre aliment. Pendant des années, ce fut pourtant la seule option pour les mères SOS du Village d’Enfants SOS Awassa. C’est la directrice du village, Aster Alamu, qui a eu l’idée d’investir dans le biogaz. « Le procédé est assez simple », nous explique-t-elle. « On mélange le

Solution écologique créative au Village d’Enfants SOS Awassa fumier produit par la ferme SOS avec de l’eau et on le déverse dans des puits de fermentation. Il s’en dégage du gaz méthane, que l’on met ensuite sous pression et avec lequel on alimente directement les quinze maisons familiales du village. » Grâce à cet ingénieux système, tout le village dispose désormais d’énergie à la fois verte et gratuite. Les mères SOS ont davantage de temps à consacrer à l’éducation des enfants : les aider à faire leurs devoirs, les sou-

tenir affectivement, trouver du temps pour le sport et le jeu, leur inculquer certaines aptitudes et valeurs. SOS mène dans le monde plus de vingt projets durables et écologiques comme celui-ci. Cela va de projets autour de l’énergie solaire jusqu’à des programmes de reboisement. Vous pouvez regarder le film en anglais sur l’innovation du biogaz sur notre canal youtube (www. youtube.com/soskinderdorpenbel)

Clothilde Pierre, une psychologue bruxelloise de trente ans, apportera pendant six mois sa contribution au programme SOS de renforcement de la famille à Dapaong. Clothilde va répertorier et analyser les troubles affectifs et psychologiques qui touchent les enfants vulnérables de Dapaong (et leurs familles). Elle proposera ensuite de nouvelles méthodes et des outils pour améliorer le travail psychosocial du programme de renforcement de la famille.

Clothilde, psychologue, prête main-forte au programme SOS de renforcement de la famille de Dapaong, au Togo Clothilde et Amina Wake, directrice nationale SOS Villages d'Enfants au Togo

Dans notre magazine de septembre, nous nous intéresserons de plus près à son travail au Togo. En attendant, vous pouvez suivre Clothilde sur notre page Facebook www.facebook.com/ SOSVillagesEnfants

[ Village - PRINTEMPS 2013 ] > 9


TÉMOIGNAGE

LE CAPITAINE DES DIABLES ROUGES PLAIDE POUR UN ENSEIGNEMENT DE QUALITÉ Vincent Kompany « L’enseignement est un remède contre l’inégalité sociale »

A Kinshasa, Vincent Kompany joue au foot avec les garçons du Village d'Enfants SOS.

Depuis quelques années déjà, Vincent Kompany, le capitaine de nos Diables Rouges nationaux, est ambassadeur de SOS Villages d’Enfants et s’engage corps et âme dans nos projets à Kinshasa. De plus, le défenseur de Manchester City vient aussi de sauver du naufrage le FC Bleid, lanterne rouge en troisième division B. En achetant ce club de football de la commune bruxelloise de Molenbeek, il souhaite offrir de nouvelles chances à la jeunesse. Au sein de SOS, Vincent se mobilise depuis longtemps pour que les enfants bénéficient d’une scolarité de qualité. Mais, à ses yeux, cela ne se limite pas à l’obtention d’un diplôme, car on apprend quotidiennement et le sport fait partie de cet apprentissage. Il n’est pas fréquent d’entendre des footballeurs parler de l’importance de l’enseignement. C’est pourtant l’un de vos chevaux de bataille. Pouvezvous nous expliquer pourquoi ? Je crois énormément à l’enseignement comme remède contre l’inégalité sociale. Un enseignement de qualité donne aux enfants les outils qui leur permettront de tracer leur propre 10 < [ Village - PRINTEMPS 2013 ]

chemin, de devenir des adultes ayant le sens critique et qui ne se laisseront pas influencer. Car c’est souvent la connaissance qui permet de prendre la bonne décision au bon moment. Cela peut transformer des vies.

voyager, échanger avec autrui, tenter des expériences, tomber et se relever. Les meilleurs professeurs sont ceux qui n’ont pas seulement acquis leur savoir dans les livres, mais qui ont aussi vécu.

Pour vous, l’enseignement est bien plus qu’une simple question de diplôme, il s’agit surtout de transmettre aux enfants une vision de la vie. Je ne sous-estime pas l’importance d’un diplôme. Quand vous avez travaillé dur pour y arriver, il est encourageant d’avoir un document qui l’atteste. Mais ce papier ne constitue que le départ. Je suis convaincu que l'on apprend avant tout en agissant :

Vous êtes très positif quant aux possibilités d’enseignement qu’offre SOS aux enfants. Pouvez-vous nous en dire plus ? J’ai visité de nombreuses écoles SOS, ce qui m’a permis de parler avec bon nombre d’enseignants et de directeurs de leur vision pédagogique. Chaque fois, ces collaborateurs SOS avaient des solutions pragmatiques, directement appli-


Au Village SOS de Kinshasa, on se réjouit de la visite de Vincent Kompany.

Avec SOS et votre propre fondation, vous projetez de donner à des enfants et à des jeunes de nouvelles occasions d’exploiter leurs talents. Comment voyez-vous cela en pratique ? SOS fait de l’excellent travail pour encadrer les enfants qui, pour l’une ou l’autre raison, risquent de se marginaliser. Ils deviennent plus forts physiquement et mentalement et ont désormais accès à l’enseignement. Tout ce qui relève de l’évidence pour des enfants occidentaux. SOS fait tout son possible pour soutenir les talents des enfants, comme toute famille le fait en son sein. Mais il ne faut pas oublier que ces enfants SOS ont

besoin de plus de soins et d’attention. Il est donc normal que les accompagnateurs SOS (mères, tantes, éducateurs…) n’aient pas toujours le temps de s’investir dans le déve-

loppement de leurs talents sportifs, musicaux ou autres. Voilà pourquoi, avec SOS, nous sommes en train de chercher des solutions pour y pallier, grâce notamment à notre expertise.

Et vous ?

cables, pour offrir un enseignement de qualité à un maximum d’enfants. Et pour toute la région, puisque les écoles SOS sont ouvertes à la communauté vivant autour d’un Village d’Enfants SOS. Ce n’est pas un hasard si ces écoles sont parmi les meilleures du pays.

Vincent Kompany montre beaucoup d’intérêt pour les élèves de l’école primaire SOS à Kigali (Rwanda).

Une école pour tous Envie de soutenir avec Vincent Kompany les projets d’enseignement de SOS Villages d’Enfants ? Découvrez comment sur www.sos-villages-enfants.be/une-ecole-pour-tous

[ Village - PRINTEMPS 2013 ] > 11


PARTENARIATS

DES PARTENAIRES OFFRENT À SOS LEUR EXPERTISE SUR LA DURÉE ! Yves Mutiganda « Les élèves sont incroyablement motivés. Ils veulent vraiment donner le meilleur d’eux-mêmes. »

Le cabinet de consultance Deloitte donne à seize jeunes Rwandais l’occasion d’apprendre un métier.

Ces dernières années, nous avons mis sur pied une collaboration durable avec des entreprises comme Allen & Overy, Boston Consulting Group, Deloitte et l’hôpital Sint-Augustinus. Nous avons réfléchi ensemble à la façon d’accroître, grâce à leur contribution, l’impact de notre action sur le terrain. Une application tout à fait enthousiasmante consiste à construire des passerelles d’expertise entre les entreprises partenaires et nos collaborateurs SOS sur le terrain. SOS Villages d’Enfants a ainsi développé une collaboration très fructueuse avec l’hôpital Sint-Augustinus de Wilrijk. Sint-Augustinus soutient SOS depuis sept ans déjà et s’est chargée de transformer le Centre médical SOS de Kara en un véritable Hôpital MèreEnfant. Grâce à l’expertise belge et aux missions annuelles menées par les médecins et le personnel infirmier de Sint-Augustinus, l’hôpital de Kara est aujourd’hui devenu un lieu spécialisé dans l’accompagnement des femmes enceintes et de leurs nouveaux-nés et dispose d’un bloc opératoire fonctionnel. Le personnel de Sint-Augustinus participe à la formation du personnel local, dispense ses conseils et avis et prête son concours 12 < [ Village - PRINTEMPS 2013 ]

en cas d’interventions chirurgicales en comptabilité, destinées à la fois aux enseignants et aux élèves. Il a difficiles. Le cabinet de consultance Deloitte été surpris par leur bon niveau. « Les est depuis quelques années déjà un questions que posaient les élèves et partenaire fidèle de SOS. Deloitte les enseignants étaient vraiment pertisoutient les jeunes dans leur progres- nentes et témoignaient d’une grande soif d’apprendre. Les sion vers l’autonomie, « Travailler élèves sont de surcroît en Belgique comme au Rwanda. A l’Ecole incroyablement motiensemble pour technique SOS de renforcer le projet vés. Ils veulent vraiKigali (Rwanda), Dement donner le meilest utile à tout loitte donne ainsi à leur d’eux-mêmes », le monde » déclare-t-il. seize jeunes défavoUn projet analogue risés l’occasion d’apprendre un métier ou une profession. a été mis sur pied en collaboration Non contente de les soutenir finan- avec Allen & Overy, un cabinet belge cièrement, Deloitte a aussi dépêché à d’avocats qui est partenaire de SOS Kigali Yves, l’un de ses collaborateurs. depuis six ans déjà. En novembre Il y a donné des formations avancées 2012, quatre collaborateurs se sont


rendus au Sénégal pour y donner des formations sur les droits de l’homme, ainsi que des cours d’anglais aux collaborateurs SOS des programmes de renforcement de la famille de Kaolack et Fatick. Allen & Overy nous apporte par ailleurs une aide pro bono pour les aspects juridiques de notre activité. Avec le Boston Consulting Group, c’est encore une autre forme de collaboration qui a été instaurée. Notre partenaire nous aide à analyser et optimiser divers processus et nous guide

dans notre réflexion stratégique. Laurent Hublet, responsable de projet au Boston Consultancy Group, a rendu une visite de travail à l'Hôpital MèreEnfant de Kara : « Se rendre sur place présente bon nombre d’avantages. Le contact personnel avec les collaborateurs SOS locaux est très important et constitue une vraie plus-value. Une telle mission est en outre très stimulante pour moi : je suis et reste impressionné par le travail de grande qualité que SOS accomplit ! »

Chaque année, l’hôpital Sint-Augustinus de Wilrijk envoie une mission à l'Hôpital Mère-Enfant de Kara (Togo).

Participez

Entreprises et SOS, une collaboration « win-win » Nous tenons à remercier nos fidèles partenaires pour leur confiance et leur engagement au fil des ans. Nous en sommes convaincus, une collaboration appropriée avec les entreprises peut accroître fortement l’impact de notre action sur le terrain. De plus, cette collaboration crée aussi un effet positif et dynamique pour l’entreprise en matière de fierté et d’engagement des travailleurs. Si vous souhaitez davantage de renseignements sur notre collaboration avec le monde de l’entreprise, prenez contact avec Tom par e-mail à l’adresse to m . m o o n s @ s o s -v i l l a g e s enfants.be ou par téléphone au 0497/58.37.29. Il se fera un plaisir de vous informer.

Des collaborateurs d’Allen & Overy en mission au Sénégal.

[ Village - PRINTEMPS 2013 ] > 13


TÉMOIGNAGE

ENFANTS ET JEUNES SE MOBILISENT POUR SOS Lorsque l’on s’investit pour une œuvre humanitaire, c’est toujours admirable. A fortiori quand ce sont des jeunes ou des enfants. Avec un engagement exemplaire, des jeunes mettent sur pied des initiatives – plus originales les unes que les autres – au profit de SOS. C’est pourquoi nous mettons en lumière certaines d’entre elles.

anise un quiz g r o m e n r o Le K A J B SOS au profit de Bornem esse KAJ de

ent de jeun ier, le mouvem ccès, année en févr ue aq ch e m rté un franc su Com quiz a rempo Le ». iz qu en st even n « Wereldfee , l’humoriste St a organisé so e présentateur m m co , et s pe plique ns de 38 équi éparation », ex avec pas moi mément de pr or én de an m erchons « Un tel quiz de nnée, nous ch Goeghebuur. ndant toute l’a Pe « J. KA du sponble principale ns en quête de Els, responsa us nous met to no , ns tio es t et, pour de bonnes qu de l’évènemen dans la presse la promotion ns iso fa us . Chez nir des prix, no raconte-t-elle sors pour obte et collations», s on iss bo s esse , nous servon ment de jeun financer le tout car un mouve ue tiq as nt fa e nts moins uvons l’initiativ pour des enfa SOS, nous tro De plus, c’est i. so en al ci gagement so est déjà un en obilisent ! ux qu’ils se m favorisés qu’e

Des mo uv de jeun ements e la prem sse effectue nt i électr ère collecte onique de Belg En janv ier et fé ique vrier, hu it mouv ness

e des q ements uatre co de jeuins du p dans la ays son rue pou t de sce r récolte ndus r de l’arg Armés d e nt p o u e petits r S O S. boîtiers de paie nique B ment éle anconta ctroct, ils on t faire un invité le s pas s a don. Ba nts à ncontac t ajouta c h aq u e it lui-mê versem me 1 € ent effe à ctué. Un au Chiro tout gra Don Bo nd merc sco de i Schoten jeunes D , à la m e Closja aison d rd, au C e hiro d’Itt Vlierbee k, a u x S erbeek et d e couts d e Heren Namur, t, aux G au Patro uides d d’Olne e e t à celu i d’Ollig nies !


te de découver e g a y o v n e n, Des élèves SOS Imzoure s t n a f n ’E d au Village au Maroc

ge aines au collè Sciences hum de s re ai nd co 6 se ge ans, les 5 et uver te au Villa Tous les deux yage de déco vo en nt rte en pa broec de Laek e semaine de Jan Van Ruus es y suivent un aroc. Les élèv M au , en ur les S Imzo de jeux pour d’Enfants SO ités de plaine tiv ac s de nt nise le SOS et orga iplinaire au cours à l’Eco projet pluridisc inscrit dans un s’ ge ya vo s e C lage. euses facette enfants du vil uvrir les nombr co dé à nt ne pren les jeunes ap , coordinateur travers duquel roen De Smet Je . ur le du nt re un un monde diffé es vivent sur du Maroc et d’ ge : « Nos élèv is sur l’échan m t en cc les l’a igne richissant pour du projet, soul hange est en éc et C S. SO nts une avec les enfa outre organisé pied d’égalité élèves ont en les , ier vr fé En . l Rios). déclare Jeroen eur SOS Gabrië deux parties », de l’ambassad t er nc co ec (av irée couscous authentique so able initiative ! ur cette formid Félicitations po e

e

Isaac offre à SOS Villag es d’Enfants l’ argent récolté à l’E piphanie

Le 6 janvier, Isa ac, un garçon de huit ans or iginaire de Tirlemont, est allé comm e beaucoup d’ au tres faire du porte -à-por te en ch antant « Drieko ni ng en » à l’occasion de l’Epiphanie. Le s copains se sont ensuite partagé la recette de la journée mais, quand Isaac es t rentré chez lu i, il a dit à sa m aman qu’il préférait donner les so us aux enfant s pa uv res. « C’est terrible qu’ils n’aient pa s assez d’arge nt pour vivre », at-il estimé. Isa ac s’est donc mis à la recherche d’ une associatio n humanitaire et il a découver t SO S Villages d’En fants. « J’ai vu que Vincent Kompa ny et Kim Clijs ters aidaient au ssi les enfants, et je les aime bien », nous a raco nt é Isaac. Si jeune et déjà soucieux du so rt des plus dém unis… Chapeau bas, Isaac !

L a c ô t e cr oate en lo ngboard au profit de SOS

En mai proc hain, Sande r Thoelen, un jeune homm ginaire de W e de vingt-qu esterlo, parc atre ans oriourra toute la cô te de la Cro un mois en atie en long viron, Sande board. En r fera quelqu e 450 km en ses af faires, portant sur y compris so le dos toutes n matériel de camping. E sa famille et n se faisant ses amis po pa rrainer par ur chaque ki lomètre parc projets SOS ouru, Sande de Kinshas r soutient les a. « Si, enfa nt, je n’avai je n’aurais ja s pas eu au mais pu faire tant de chan de longboar ce, d. Bref, c’es faire quelqu t pour moi e chose en l’o cc asion de retour pour des enfants nous expliq qui ont eu m ue-t-il. Que oi ns de chance », cette incroy able aventu re soit une réussite, San der !

[ Village - PRINTEMPS 2013 ] > 15


Devenez parrain/marraine d’un enfant SOS En tant que parrain/marraine (30 €/ mois), vous offrez un nouveau foyer à des enfants qui sont livrés à eux-mêmes. Vous les aidez ainsi à se faire un chemin dans la vie. Surfez sur www.sos-villages-enfants.be/sponsor

ajoutez SOS Villages d’Enfants sur votre testament Vous aimeriez savoir comment inclure notre organisation dans votre testament ? Contactez Hilde Boeykens au 02 538 57 38 ou via hilde.boeykens@sos-villagesenfants.be

Soutenez un projet SOS en Belgique Voulez-vous permettre à des enfants vulnérables en Belgique de grandir dans un foyer accueillant ? Vous le pouvez. Dans la maison Simba et le Village d’Enfants SOS Chantevent, chaque don, petit ou grand, est le bienvenu. Surfez sur www.sos-villages-enfants.be/donner

Soutenez un projet SOS dans le monde Pensez-vous comme nous que chaque enfant a droit à la chaleur d’un foyer ? Aidez-nous et soutenez les projets de SOS Villages d’Enfants dans le monde. Chaque don, petit ou grand, est le bienvenu. Surfez sur www.sos-villages-enfants.be/donner

AIDEZ-NOUS À CHANGER LA DESTINÉE DES ENFANTS VULNÉRABLES

EN SAVOIR PLUS ?

Surfez sur www.sos-villages-enfants.be, envoyez un courriel à info@sos-villages-enfants.be, téléphonez au 02 538 57 38 ou passez nous voir : rue Gachard 88 à 1050 Bruxelles. Vous êtes les bienvenus ! Si le total de vos dons versés à l'une de nos deux asbl (pour un soutien en Belgique ou les projets à l'étranger) s'élève à 40 € ou plus sur une année, vous recevrez automatiquement une attestation fiscale l'année suivante. Vous pourrez ainsi récupérer jusqu'à 50% de votre contribution.

FR Magazine SOS Villages d'Enfants 199  

FR Magazine SOS Villages d'Enfants 199

Advertisement