Page 1

SOMMAIRE : 

Jugement des publicités Leclerc

Indépendance des

Revue de presse de l’ANEPF 2 0 1 1 - N ° 3

M A I

2 0 1 1

Edito

biologistes médicaux 

Phytothérapie Tous les

Bienvenue dans cette nouvelle édition de la revue de presse de l’ANEPF (Association Nationale des Etudiants en Pharmacie de France)

produits ne seront pas des médicaments

Vaccination: Retour de la rougeole

DANS CE NUMÉRO : Edito

1

Une promotion Jacques Servier à l’UFR de Pharmacie de Marseille

2

Baisse du prix des pilules ?

3

Attention 3 aux échanges de lait maternel sur Internet Semaine de la vaccination

4

Nous voilà déjà en mai, mois marquant le passage d’un taux de remboursement de 35 à 30% des vignettes bleues tandis que les dispositifs médicaux passent, dans le même temps, de 65 à 60%. Par ailleurs, l’autre évènement de ce mois-ci est la sortie, à la fin du mois, du rapport de l’IGAS sur l’évolution de la rémunération de la pharmacie d’officine.

On devrait également assister à la publication des premières conclusions des Assises du Médicament, pistes de réflexion pour l’évolution du système français de mise sur le marché et de pharmacovigilance de nos médicaments. Dans un autre registre, mai est la période des concours (de l’internat ou de PAES) et des partiels pour nombre d’entre vous, l’ANEPF vous souhaite donc bonne chance pour les semaines à venir ! Le Hingrat Quentin, CM Relations avec la Profession de l’ANEPF

Jugement des publicités Leclerc 2009 voyait le lancement de la première campagne de publicité de Leclerc dénonçant le coût de la santé et le droit de vendre des médicaments. Univers Pharmacie (un groupement d’officines), l’UNGPO et Direct Labo

avaient porté plainte contre Leclerc pour « concurrence déloyale » et « pratique commerciale trompeuse ». En première instance, ils avaient obtenu gain de cause avant de se voir déboutés en appel. Suite à

la décision rendue par la cour d’appel en mars 2010, un pourvoi en cassation avait été formulé. La cour de cassation a la possibilité de casser des décisions de justice… (Suite en page 2)


PAGE

Jugement des publicités Leclerc (suite)

2

… si celle-ci avait été prise en se basant sur une mauvaise interprétation de la loi. C’est le cas ici puisque la Cour de cassation a estimé, contrairement à la cour d’appel, que la campagne publicitaire de la chaîne Leclerc faisait une « concurrence déloyale » aux pharmacies d’officine. Bien que la concurrence ne soit pas directe, (Leclerc ne vendant pas de médicaments dans

Les parapharmacies Leclerc, concurrence déloyale des pharmacies ?

ses parapharmacies), la Cour de cassation a estimé qu’on était en situation de concurrence déloyale, notamment car cette campagne était susceptible de causer des préjudices aux officines. Néanmoins, les plaignants n’ont pas obtenu raison sur le caractère trompeur de cette campagne. La Cour de cassation a estimé que les publicités diffusées en 2009 n’étaient pas à

même de modifier la vision du patient et, in fine, son achat. (Pour rappel, la campagne présentait le fait de se soigner comme un luxe.) La Cour d’appel devra désormais re-statuer sur cette affaire mais elle devrait suivre l’avis rendu par la Cour de cassation, comme c’est le cas dans la majorité des affaires. Source: Impact Santé

Indépendance des biologistes médicaux

En s’octroyant les bénéfices de laboratoires d’analyses, Cofindex et Unilabs portent atteinte à l’indépendance des biologistes.

La cour administrative d’appel de Paris a donné raison à l’Ordre des pharmaciens dans l’affaire Cofindex-Unilabs.

de renoncer à leurs montages financiers leur permettant de récupérer l’intégralité des bénéfices.

Ces deux sociétés avaient pris des parts dans des laboratoires d’analyses biomédicales en 2004. L’Ordre des Pharmaciens avait alors demandé à ces sociétés

Le tribunal administratif avait donné raison à l’Ordre en 2008 et 2009, estimant comme lui qu’en privant les biologistes des dividendes de leur travail,

on portait « atteinte à leur indépendance » et que cela était illégal. La requête de ces deux entreprises devant la cour administrative d’appel n’a pas abouti et leurs demandes de réparation de préjudices ont été refusées. Source: Hospimedia

Une promotion Jacques Servier à Marseille La faculté de pharmacie de Marseille a pris coutume de donner un nom à chacune des promotions lors de l’accueil des étudiants reçus au concours.

Faculté de pharmacie de Marseille

REVUE

DE

PRESSE

DE

Le nom choisi rend hommage à une personne ayant œuvré pour la pharmacie. La promotion 20092010 a ainsi été baptisée promotion «Jacques Servier», président fondateur du laboratoire du même nom, lors de

L’ANEPF

la cérémonie en juin dernier. La découverte du nom de la promotion par la presse locale a poussé la faculté, avec l’accord des étudiants, à la rebaptiser promotion «Galien», nom plus consensuel à l’heure de la tourmente Mediator.


2011-N°3

PAGE

3

Vers une baisse du prix des pilules contraceptives ? X. Bertrand annonce une baisse de 15% de leur prix en juin.

Le 27 avril dernier, Xavier Bertrand a indiqué que le prix des pilules de 2e génération devrait baisser de 15% à partir du 1er juin 2011. Cette mesure doit permettre de donner accès

à la contraception à plus de femmes limitées par la partie restant à charge de ces pilules minidosées.

Le remboursement des pilules de 3e génération est, lui, étudié par l’Haute Autorité de Santé (HAS) Par ailleurs, la veille, la région Ile-de-France lançait son « Pass contraception » à destination des lycéens de seconde, filles et gar-

çons. Les infirmières des lycées distribueront ce pass qui comprend 6 coupons permettant d’avoir accès gratuitement à deux consultations, des examens biologiques et jusqu’à 6 mois de contraception de la méthode de son choix. La mesure coûtera 170 euros par pass à la Région qui espère ainsi diminuer le nombre d’IVG chez les jeunes. Source: AFP

Des échanges de lait maternel via les réseaux sociaux ? « The Human Milk for Human Babies global network » Voilà le nom du réseau de partage de lait maternel qui a fait réagir l’AFSSAPS le 26 avril dernier. Ce groupe met en relation des mères sur les réseaux sociaux pour permettre à celles qui ne peuvent allaiter suffisamment toutes seules leur

enfant de se procurer du lait d’une mère donneuse. L’AFSSAPS a tenu à rappeler que le lait n’est pas un produit comme les autres. Seuls les lactariums sont habilités à le collecter et à le distribuer. Après un don de lait, des tests microbiologiques et sérologiques sont effectués sur le lait afin de s’assurer de son

innocuité. De plus, certains virus passent dans le lait, c’est le cas notamment de ceux du VIH, de l’hépatite et de la rubéole. Le transport non sécurisé du lait est une autre source de dangerosité de ces dons de lait par internet, une contamination bactérienne pouvant avoir lieu.

Seuls les lactariums sont habilités à collecter et à distribuer du lait maternel en France !

Source: AFSSAPS

Phytothérapie: Seuls certains produits seront des médicaments En 2004, l’Union Européenne avait accordé un délai de 7 ans aux sociétés de phytothérapie pour revendiquer le statut de médicaments pour leurs produits. Ce délai a pris fin le 31 mars dernier. La société devait justifier du caractère traditionnel de l’usage des plantes commercialisées, en prouvant qu’elles étaient utilisées depuis plus de 30 ans

dont au moins 15 au sein de l’Union Européenne, et fournir une preuve de leur innocuité via une bibliographie, sans besoin d’essai clinique. Les autres produits de phytothérapie ne pourront plus être appelés médicaments mais seulement compléments alimentaires désormais. Source: JIM

Seul un tiers des 600 produits de phytothérapie commercialisés en France devraient « devenir » des médicaments.


Semaine de la vaccination: Le retour de la rougeole Nora Berra a profité du lancement de la Semaine de la vaccination, qui se déroulait du 26 avril au 2 mai, pour rappeler certaines défaillances dans la vaccination des français. Bien que possédant l’une des meilleures couvertures vaccinales dans le monde, la France peut s’améliorer sur plusieurs points et notamment sur la vaccination contre la rougeole. L’objectif de 95% des enfants vaccinés à l’âge de 2 ans n’a pas été atteint, plus embêtant, le nombre de personnes vaccinées est en diminution depuis plusieurs années. Dans le même temps, le nombre de cas de rougeole a explosé

en France, passant d’une quarantaine en 2006 à 1500 en 2009 puis plus de 5000 en 2010. L’année 2011 semble bien partie pour être celle d’un triste record puisque plus de 3000 cas ont été recensés durant les seuls mois de février et mars. La Secrétaire d’Etat à la San-

té a donc rappelé l’importance de faire vacciner deux fois les enfants avant 2 ans et les adultes de moins de 30 ans n’ayant pas été immunisés durant leur enfance. La rougeole peut conduire à de graves complications (notamment des encéphalites) et est, aujourd’hui encore, mortelle. Un autre point à améliorer est celui de la vaccination des professionnels de santé qui sont nombreux à ne pas être vaccinés contre la rougeole (un tiers des médecins ne l’est pas) mais aussi contre la varicelle ou la coqueluche.

La France est le premiers pays « exportateur » du virus de la rougeole en Europe.

Source: Santé-gouv.fr

Seule organisation représentative des étudiants en pharmacie, l’ANEPF (Association Nationale des Etudiants en Pharmacie) a pour objectifs de:

 Adresse postale: ANEPF 4 avenue Ruysdaël 75008 PARIS Responsable de la publication: Le Hingrat Quentin relationsprofession@anepf.org

Retrouvez-nous en ligne sur www.anepf-online.com

Représenter les 82 000 étudiants en pharmacie d'une voie unique, apolitique et asyndicale auprès des Instances Universitaires et des Organismes de tutelle.  Promouvoir des liens entre les étudiants afin de créer une unité nationale.  Informer les étudiants sur l'actualité universitaire et professionnelle.  Favoriser les échanges internationaux, notamment par le biais des Associations EPSA (European Pharmaceutical Student Association) et IPSF (International Pharmaceutical Student Federation) Pour plus d’informations, info@anepf.org

contactez-nous

à:

Revue de Presse ANEPF n°3 - Mai 2011  

Revue de Presse ANEPF n°3 - Mai 2011