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Fédération sportive éducative de l’Enseignement catholique par Olivier Navarranne

L’Ugsel a conquis la Guyane

Depuis 2014, sous l’égide de son président Didier Cattaert, l’Ugsel Guyane ne cesse de développer des projets. Événements sportifs, rencontres, formations : les jeunes guyanais peuvent désormais compter sur une fédération ultra-dynamique. Lors des Olym’Puces, les jeunes licenciés Ugsel ont eu l’occasion de pratiquer de nombreuses disciplines.

« Il y a un an, personne ne connaissait l’Ugsel en Guyane ». Élu président du comité Ugsel Guyane en décembre 2014, Didier Cattaert est donc parti de rien. « Quand j’ai repris la direction de l’Ugsel Guyane, qui était en veille depuis une dizaine d’années, j’ai tout de suite été motivé par ce nouveau défi, fort de mon expérience en tant que professeur d’EPS de Guyane. J’ai su rapidement adapter une stratégie pour mettre en place des projets éducatifs et sportifs intéressants pour les jeunes de notre territoire », confie le président. « Notre premier projet était de rassembler autour d’une activité sportive d’envergure et de se faire connaître. Le franc succès du triath’ jeunes SPORTMAG - mars 2016

© Ugsel Guyane

qui a attiré toutes les écoles et collèges de Guyane nous a confortés pour la suite. La médiatisation, les sponsors et les infrastructures, type grand stade, nous permettent d’envisager l’avenir sur d’autres activités. Aussi nous travaillons en étroite collaboration avec le rectorat et l’UNSS afin d’élaborer des projets complémentaires ». La dynamique est engagée : d’un seul événement sportif en 2015, l’Ugsel Guyane en organisera trois cette année ! « Les Olym’Puces pour le premier degré ont eu lieu en janvier dernier, le cross départemental avec tous les établissements le 18 mars, et les Olympiades le 20 mai prochain, qui vont réunir tous les collégiens de l’Ugsel.

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© Ugsel Guyane

En parallèle, nous essayons de multiplier les actions spontanées et des rencontres sportives avec des sportifs de haut niveau. Nous sommes aussi très engagés dans le projet national Solida’Rio. La Guyane est la base avancée des Jeux olympiques et paralympiques de Rio, et c’est donc l’occasion rêvée pour nos jeunes de rencontrer de nombreux sportifs de haut niveau qui vont venir s’entraîner sur notre territoire. En développant les projets fédéraux sur notre territoire, nous gagnons en reconnaissance et faisons vivre l’Ugsel Guyane ».

« Une vraie prise de conscience sur le rôle que peut jouer le sport scolaire »

5000 élèves sont scolarisés sur l’académie de Guyane.

© Ugsel Guyane

C’est aussi cette volonté qui permet à la Guyane d’avoir fait d’immenses progrès sur la formation PSC1. « En effet, cette formation fait également partie des pratiques que nous développons en Guyane. J’ai repris ces formations en élargissant leur champ d’action. De 70 à 100 élèves formés l’an dernier, nous sommes passés à un projet de formation de plus de 600 élèves. Le nombre de formateurs a triplé, et nous avons fait venir des formateurs de l’Ugsel nationale. Ces formations concernent aussi bien les jeunes que les adultes, car le personnel enseignant doit pouvoir bénéficier aussi du PSC1 ». Aujourd’hui, la Guyane compte 5000 élèves scolarisés sur l’académie dans sept écoles du premier degré, de cinq collèges et de deux lycées. Également préoccupé par la question du handicap et l’accès à une pratique sportive pour tous, Didier Cattaert est à la recherche de partenariats avec les collectivités locales et l’Etat. « L’an dernier, après un important travail de communication, nous avons signé un partenariat avec la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS), qui a pris la mesure de ce qu’est l’Ugsel. Désormais, les partenaires territoriaux nous connaissent et nous identifient, les choses avancent progressivement, en particulier avec le Conseil régional et le Conseil départemental », assure Didier Cattaert. « Je fais également partie de la cellule de réflexion autour du sport scolaire au niveau du rectorat. Je travaille avec l’UNSS et l’USEP notamment, et je vous confirme qu’il y a une vraie prise de conscience sur le rôle éducatif que peut jouer le sport scolaire. Le travail effectué par l’Ugsel est tout simplement extraordinaire. Nous sommes au service des jeunes et des familles de l’enseignement catholique, afin de développer cet esprit de partage, de rassemblement et d’éducation. L’Ugsel, c’est une grande famille qui développe la solidarité et l’esprit citoyen ». Une famille dont la Guyane est désormais un membre qui compte.

© Ugsel Guyane

La dynamique engagée sur les Olym’Puces se poursuit avec trois événements organisés en 2016.

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http://ugsel.org

La Guyane bénéficie d’infrastructures idéales pour la pratique de l’athlétisme.

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SPORTMAG - mars 2016


Fédération sportive éducative de l’Enseignement catholique

La Drôme,

terre de biathlon

© Ugsel

Les 10 et 11 mars, le comité Ugsel Drôme-Ardèche organise le championnat de France Ugsel de ski nordique et biathlon du côté de la station de Font d’Urle / Chaud Clapier.

L’événement va réunir plus d’une centaine d’élèves.

© Ugsel

« Sur cet événement, nous attendons plus d’une centaine de participants », révèle Martin Zanotti, agent de développement de l’Ugsel Drôme-Ardèche. « Depuis maintenant trois ans, l’Ugsel a fait le choix de privilégier le biathlon, car c’est une discipline de plus en plus médiatisée et qui plaît beaucoup aux enfants grâce à l’alternance entre le ski et le tir. Dans la Drôme, nous avons eu plusieurs champions de biathlon, c’est donc un vecteur d’image positive dans le département. Raphaël Poirée a en particulier été celui qui a porté très haut les couleurs drômoises sur les plus grandes compétitions internationales ». Les 10 et 11 mars, certains se prendront d’ailleurs pour Raphaël Poirée, ou Martin Fourcade, à la station de Font d’Urle / Chaud Clapier, où sera organisé l’événement. « Le championnat de France se déroulera le jeudi matin. Durant l’après-midi, nous laisserons les carabines à disposition des élèves qui le souhaitent, afin qu’ils puissent s’entraîner au tir. En parallèle, nous aurons du boardercross ski nordique et un kilomètre

lancé, où nous récompenserons l’élève le plus rapide. Le vendredi sera dédié au relais en ski nordique. On essaye de proposer un maximum d’activités ludiques pour intéresser les jeunes ». La prévention est également au programme. « Les élèves vont manier des armes à feu, et il est donc nécessaire de faire de la prévention à ce sujet, car la sécurité est essentielle sur ce type d’événement ».

Le tennis de table en mai et le cross en décembre « Notre département est très porté sur les sports d’hiver, mais aussi sur les activités de pleine nature, comme la course d’orientation, le VTT, la randonnée pédestre, le trail... », poursuit Martin Zanotti. « Nous avons donc des tracés et des parcours à disposition pour l’ensemble de ces activités. C’est une chance pour les jeunes et pour nous en tant qu’organisateurs ». Cela permet aussi à l’Ugsel d’entretenir une véritable dynamique sur la Drôme et l’Ardèche. « Depuis cinq ans, les effectifs de l’Ugsel sur les activités de pleine nature ont quadruplé. À l’Ugsel, la Drôme fonctionne avec l’Ardèche, et nous avons la chance que les conseils départementaux misent de la même manière sur ces activités. Continuer à développer ce type de discipline est un axe prioritaire. Nous nous sommes aussi positionnés sur l’accueil de plusieurs championnats nationaux Ugsel : le tennis de table en mai prochain et le cross en décembre prochain ».

Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.ugsel2607.org La prévention concernant la pratique des armes à feu est au programme.

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Bayonne

se met en garde ! dez-vous sur Pour plus d’informations, ren

www.ugsel64.fr

Du 4 au 6 mai, Bayonne accueille le championnat national Ugsel d’escrime. Un événement organisé par le comité Ugsel de Pyrénées-Atlantiques, dont c’est la grande première pour une compétition d’une telle ampleur. L’événement va accueillir les meilleurs licenciés Ugsel en escrime.

© Ugsel

L’escrime fait partie des 27 disciplines représentées à l’Ugsel. Un sport populaire au niveau scolaire, qui sera particulièrement mis en valeur au mois d’août prochain lors des Jeux olympiques à Rio. Une mise en valeur, c’est justement ce qu’espère l’Ugsel Pyrénées-Atlantiques, organisatrice du championnat national Ugsel d’escrime à Bayonne, du 4 au 6 mai. « L’Ugsel Pyrénées-Atlantiques est assez jeune, puisque nous l’avons relancée il y a quatre ans », révèle Carine Laberdesque, professeure d’EPS et Présidente de l’Ugsel Pyrénées Atlantiques 64. « Concernant l’accueil du championnat national Ugsel d’escrime, l’idée est venue d’une enseignante qui SPORTMAG - mai 2016

participe depuis longtemps aux championnats Ugsel d’escrime, et qui souhaitait l’organiser à Bayonne, elle a su nous convaincre, et nous transmettre son engouement. C’est un projet d’envergure, d’autant que nous n’avons jamais fait cela auparavant ! C’est forcément une grande première pour nous tous, puisque l’escrime est organisée uniquement au niveau régional à l’Ugsel ». La Présidente a donc mobilisé autant de personne qu’elle pouvait depuis le mois de juin de l’an dernier. « La bonne surprise fut le soutien financier que nous avons eu des collectivités locales que nous sollicitions pour la première fois, le conseil départemental et la ville Bayonne ont également

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Les récompenses seront décernées le jeudi soir et le vendredi après-midi.

© Ugsel

Une démonstration de pelote basque

© Ugsel

soutenu le projet. Des fonds privés et les entreprises locales ont complété nos besoins. Nous avons également sollicité des soutiens privés, et les entreprises locales ont répondu favorablement à notre appel », souligne Carine Laberdesque. « Nous aurons la chance de profiter des infrastructures sportives du collège Saint-Bernard, à Bayonne mais également de l’hébergement et de la restauration au sein de l’établissement. La majorité de nos bénévoles seront des parents d’élèves escrimeurs et des licenciées dans les clubs d’escrime de Bayonne et d’Anglet. L’escrime est une activité qui revêt totalement les valeurs sportives de solidarité et de fraternité. Nous sommes ravis et enthousiasmés par l’émulation que draine cette compétition et d’être soutenus par 80 bénévoles et une trentaine de professeurs d’EPS ».

Quelques semaines avant les Jeux olympiques, l’escrime est un sport en vogue.

© Ugsel

Un tel soutien permet au comité Ugsel de PyrénéesAtlantiques d’organiser un programme de choix pour ces trois journées. « Les escrimeurs arriveront en fin de matinée, avant le début de l’événement prévu l’aprèsmidi avec un championnat promotionnel qui concernera des escrimeurs qui ne sont pas licenciés en club. Le jeudi débuteront les épreuves d’épée, fleuret et sabre. Les phases finales ont lieu en soirée le jeudi, et en début d’après-midi le vendredi. Sans oublier une démonstration de pelote basque le mercredi soir ». Une discipline peu médiatisée, dont la mise en avant auprès des jeunes sera un des moments forts de ce championnat. En effet, « la pelote, c’est un sport que nous enseignons surtout localement, dans les écoles et les lycées. Mais c’est une discipline que nous aurions du mal à développer audelà de nos frontières, y compris au niveau régional ».

© DR

Une démonstration de pelote basque est organisée le mercredi soir.

L’Ugsel comité PA espère profiter de ce championnat pour développer la pratique de l’escrime.

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SPORTMAG - mai 2016


© Ugsel

Fédération sportive éducative de l’Enseignement catholique

Promotion, lycée, benjamin et minime sont les quatre catégories représentées.

Le rugby et l’escalade sont les principaux sports sur le territoire et nous souhaiterions profiter de cette compétition pour développer et promouvoir la pratique de l’escrime. C’est aussi l’occasion de valoriser les actions de l’Ugsel en PyrénéesAtlantiques auprès des chefs d’établissements et des professeurs d’EPS », assure Carine Laberdesque. « Notre petit comité, qui organise un tel événement va mettre la lumière sur notre travail éducatif dans notre département. Aujourd’hui, une centaine d’élèves sont licenciés à l’Ugsel sur le département pour le secondaire, et environ 2500 sur l’enseignement primaire. Nous fondons de grands espoirs sur l’évolution positive de ces chiffres dans les années à venir ».

© Don Bosco Lyon

Le handicap au cœur de l’action du lycée Don Bosco de Lyon

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www.donboscolyon.org

L’Ugsel le prouve encore cette année avec la mise en place du projet Solida’Rio : l’accès au sport pour les personnes en situation de handicap est une priorité. Et quoi de mieux pour faire évoluer les mentalités qu’une mise en situation ? C’est ce que propose Martine Vacher, professeur d’EPS au lycée Don Bosco de Lyon. « Nous organisons des journées de sensibilisation au handicap pour tous les élèves de l’établissement », explique-t-elle. « Les élèves ont l’occasion de vivre des situations de handicap, puis de rencontrer des sportifs de haut niveau ». Au programme : basket-fauteuil, ou encore escalade avec les yeux bandés ! Une initiative qui permet aux élèves de prendre conscience qu’il est possible d’avoir accès au sport, quel que soit le handicap. Les jeunes lyonnais ont notamment reçu la visite de Sébastien Mobré, champion du monde du 100m en fauteuil, qui a tenu à faire passer ce message. Un plus pour tous les élèves, et notamment ceux qui se préparent aux métiers d’accompagnement, de soins et de services à la personne (ASSP). Sébastien Mobré (au centre) était présent lors des journées de sensibilisation des 7 et 8 mars.

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L’Ugsel en pointe sur la formation

Tout au long de l’année, l’Ugsel propose des formations PSC1 (Premiers Secours Civiques de niveau 1). La fédération sportive éducative de l’Enseignement catholique a ainsi formé plus de 30 000 élèves lors de la précédente année scolaire. Un succès et un engagement fort pour l’Ugsel.

Avec le PSC1 et l’APS, l’Ugsel forme 30 000 élèves par an.

© Ugsel

L’Ugsel est une association reconnue par le ministère de l’Éducation nationale et son projet éducatif répond pleinement aux orientations du ministère en matière d’éducation à la santé et aux comportements responsables, « Tout élève bénéficie, dans le cadre de sa scolarité obligatoire, d’une sensibilisation à la prévention des risques et aux missions des services de secours, ainsi que d’un apprentissage des gestes élémentaires de premier secours » comme il est noté sur le code de l’éducation. Le projet de l’Ugsel en tant qu’organisme de l’Enseignement catholique cible le développement de la personne dans toutes ses composantes en SPORTMAG - janvier 2016

adéquation avec celui de l’Enseignement catholique. Comme le précise François Defieux, délégué national chargé de la prévention et de l’éducation à la santé à l’Ugsel, « par l’enseignement des gestes de premiers secours, nous apportons aux élèves une autre ouverture d’esprit, une autre forme d’intelligence, et révélons un savoir-être empreint d’humanité et d’empathie. Cette formation nous donne ainsi l’occasion de sensibiliser et d’informer les élèves sur la prévention, et également sur l’éducation à la santé pour prendre soin de soi et des autres ». Pour sensibiliser les élèves à l’ensemble de ces pratiques, l’Ugsel a mis en place une stratégie

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de formation particulièrement efficace. Elle s’adresse à tous les personnels de l’Enseignement catholique par le biais d’une formation de base d’une journée ou d’une formation de 8 jours plus spécifique pour devenir formateur. Tous les candidats à la formation de formateur (professeurs de toute discipline, professeurs des écoles et cadres éducatifs) sont formés par des formateurs de formateurs de l’UGSEL, agréée par le ministère de l’intérieur pour dispenser ces enseignements.

© Ugsel

« Nous voulons complètement élargir notre champ d’intervention »

Des élèves ont été sensibilisés lors de la Journée nationale du sport scolaire en septembre dernier.

© Ugsel

« Lancés dans cette dynamique, nous comptons relever les nouveaux enjeux dans le domaine de la prévention des conduites addictives », ajoute François Defieux. Le développement de nouvelles formations d’animateurs en prévention des conduites addictives est la première étape. Ces animateurs ainsi formés et soutenus par des associations spécialisées pourront proposer un projet de prévention au sein des établissements. Ils permettront aux élèves de conceptualiser ces échanges par des productions sous différentes formes. Cet exercice encadré par une équipe d’enseignants crée une véritable interaction entre différentes disciplines, permet une évaluation par les professeurs et surtout une assimilation ludique de nouveaux savoirs utiles pour agir en personne responsable. Ces créations valoriseront leurs connaissances et ils pourront à leur tour échanger avec leur entourage et surtout avec d’autres élèves car dans toute action d’éducation à la santé, la communication entre pairs est sans aucun doute un levier à ne pas négliger. Des formations d’animateurs sont déjà testées par trois régions pilotes et notre but est de toucher progressivement de plus en plus d’établissements scolaires.

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Le nombre de formateurs est également en hausse.

http://ugsel.org

Chiffres clés • 30 000 élèves formés • Hausse de 28% des effectifs formés • 1001 formateurs © Ugsel

• 32 formateurs de formateurs Les exercices pratiques suscitent l’intérêt des élèves.

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SPORTMAG - janvier 2016


Fédération sportive éducative de l’Enseignement catholique

Quels contenus

pour les formations PSC1 et APS ?

© Ugsel

La formation PSC1 s’adresse à tous les élèves de collège et de lycée général et technologique. La session de formation a pour objectif de permettre à chaque élève d’intervenir auprès de toute personne victime d’un étouffement, d’un saignement (hémorragie), d’une perte de conscience, d’une perte de conscience accompagnée d’un arrêt cardiaque, d’un malaise, ou d’un traumatisme osseux ou de la peau (brûlure, plaie). Les formations, en petits groupes (10 élèves), permettent aux participants de se sentir pleinement acteurs. « L’enseignement est vivant et en action, il n’y a rien à écrire, ils apprennent en observant et en pratiquant. C’est une formation interactive où le vécu de chacun trouve sa place et donne de l’intérêt et de la motivation pour apprendre. Ils sont très demandeurs de mise en scène, très curieux et intéressés lors des séances de maquillage pour préparer un cas concret », décrit Stéphane Barras, Président de la Commission nationale Médicale de Prévention et d’Éducation à la Santé, formateur de formateurs en PSC1 et professeur d’EPS. À l’issue de la formation, l’élève reçoit un diplôme intitulé « certificat de compétences de citoyen de sécurité

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© Ugsel

L’Ugsel propose la formation PSC1, mais aussi la formation APS (Apprendre à porter Secours). Deux formations interactives et ludiques qui permettent ainsi de susciter l’intérêt des élèves.

Les élèves doivent apprendre à réagir vite, comme ici à l’aide d’une claque dans le dos.

civile – Prévention et secours civiques niveau 1 ainsi qu’un mémento, petit livret de 60 pages reprenant le contenu du programme PSC1, édité par l’Ugsel nationale.

« C’est un enseignement qui n’est pas abstrait » La formation PSC1 n’est pas la seule dispensée à l’Ugsel. La formation APS (Apprendre à porter Secours) est essentiellement destinée aux professeurs des écoles. L’Ugsel a beaucoup investi ce champ-là depuis deux ans. Une formation dure de quatre à six heures et son contenu s’articule autour de trois grands axes : connaître les textes officiels, faire prendre conscience des enjeux éducatifs et comment mettre en place cet enseignement. « Il y a vraiment un intérêt de la part des élèves. C’est un enseignement qui n’est pas abstrait, avec des situations qui peuvent s’inscrire dans leur vie d’enfant. Les élèves sont très attentifs, par exemple lorsque nous travaillons les mises en situations concrètes, quand il faut téléphoner pour alerter... L’enfant est partie prenante lorsqu’il comprend que cela peut être une situation réelle. Cet enseignement s’inscrit complètement dans une démarche pluridisciplinaire, qui suscite l’adhésion des élèves, mais aussi des enseignants qui voient en cela un moyen de donner du sens à leur enseignement », explique Guy Gallard, en charge des formations pour les élèves du 1er degré.

la campagne APS, Pour plus d’informations sur rendez-vous sur

gne-prevention http://ugsel.org/2014-campa >>> 14 <<<


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L’Ugsel donne le goût du sport

dans le Loir-et-Cher

Le Comité Ugsel du Loir-et-Cher organise depuis deux ans des rassemblements destinés aux écoles primaires. Le but : faire découvrir des disciplines aux jeunes et leur donner le goût de la pratique sportive. Plus de mille élèves étaient rassemblées du côté de Fougères.

© EC41

En effet, depuis deux ans, Fougères et d’autres villes, cités du Loir-et-Cher, sont des terres de rassemblements sportifs. Le Jeudi 21 avril dernier, plus de mille élèves des écoles primaires se sont retrouvés sur les installations du Lycée Boissay pour y pratiquer rugby, football, handball, boxe, arts du cirque ou encore athlétisme. L’Ugsel du Loir-et-Cher est à l’origine de cette manifestation. « Il était nécessaire d’engager une véritable dynamique dans le 1er degré dont les objectifs principaux ont été la mise en place de modules d’apprentissages sportifs dans les SPORTMAG - juin 2016

écoles par les comités, mais aussi de développer « les rassemblements avec eux » explique Paul Cruchandeu, professeur d’EPS et directeur du Comité Loir-et-Cher depuis 33 ans. « Les comités départementaux ont été contactés et je leur ai expliqué notre volonté de les associer dans ce mouvement de développement du sport dans nos écoles. Sans oublier que ce partenariat pouvait leur être très bénéfique à court ou moyen terme. C’est une bonne chose pour les comités, car cela leur permet ainsi d’atteindre de nombreux jeunes et, pour

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© EC41

les élèves, de pratiquer une activité qu’ils n’auraient pas forcément découverte en dehors du cadre de l’Ugsel ». Ces rassemblements attirent d’ailleurs de plus en plus d’élèves, et de valeurs humaines. « De par son engagement sérieux et dynamique depuis des années, l’Ugsel est connue et reconnue dans le département. Nous associerons à nos prochains projets d’autres comités sportifs départementaux tels que le golf, le judo et le tennis. Je pense que le sport scolaire, et l’Ugsel en particulier, sont une véritable passerelle vers le sport fédéral. Et il est de notre devoir de proposer, voire d’inciter très fort des jeunes à aller vers les clubs. Nous travaillons ensemble, nous organisons des réunions régulières qui nous ont permis de signer des conventions, et par làmême de lancer cette dynamique de rassemblements et d’apprentissages dans nos écoles. La machine est bien lancée maintenant et chaque élève en bénéficie ».

Les élèves présents ont multiplié les activités ludiques.

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www.ugsel41.fr

© EC41

Le cross fait partie des activités mises en valeur.

L’évêque du diocèse a fait le déplacement lors du rassemblement.

© EC41

Une dynamique engagée depuis des années, et qui ne cesse de se développer au fil des mois. Les rassemblements se multiplient. Alors que le Loir-etCher se compose de villes comme Blois, Chambord, Vendôme ou encore Romorantin, c’est Fougères qui a été choisie. « Le succès de ces rassemblements repose aussi sur l’adhésion de l’établissement qui nous reçoit, à savoir le Lycée Boissay de Fougères-sur-Bièvre. Nous l’avons choisi, car il occupe une place centrale dans notre département, ce qui permet à un maximum d’élèves de venir. De plus, c’est un lycée agricole qui dispose d’un espace vert extrêmement conséquent. C’est donc le lieu idéal pour la concrétisation de notre projet », assure Paul Cruchandeu. « Le fait d’organiser ces rassemblements à Fougères nous permet également de bénéficier du soutien de l’ensemble des équipes pédagogiques et des élèves de ce lycée et d’autres lycées qui ont encadré les 45 classes présentes, en étant les « guides de toute la journée ». Je tiens d’ailleurs à les remercier, ainsi que Philippe Atry, professeur d’EPS du Lycée Boissay qui fait un travail admirable sur chaque rassemblement. Les élèves ont le sourire et l’envie de poursuivre les activités. Le sport fait partie de la culture, et plus on augmentera cette culture sportive auprès des jeunes, plus ils seront sensibilisés et auront la volonté de continuer à pratiquer une ou plusieurs disciplines ». Donner le goût du sport, un objectif partagé par l’ensemble des Ugsel.

© EC41

Un lycée, des professeurs et des élèves pleinement engagés

Ce type de rassemblement permet aux élèves de découvrir des disciplines, qu’ils peuvent continuer par la suite.

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Fédération sportive éducative de l’Enseignement catholique

Une dynamique événementielle

dans l’Ain

« Nous sommes un petit département », glisse d’entrée Yannick Germain, directeur du service départemental Ugsel de l’Ain. « Mais avec onze collèges, 10 000 élèves et 1200 licenciés, notre dynamique est intéressante et repose sur une tradition de mise en place d’actions et d’événements, soutenue par les collectivités locales. Nous sommes aussi un relais opérationnel des projets fédéraux proposés par l’Ugsel nationale. Je pense notamment aux actions développées autour du handisport et du sport adapté comme Solida’Rio. Enfin, nous sommes organisateurs chaque année de championnats nationaux qui nous permettent à chaque fois d’attirer plusieurs centaines d’élèves sur notre territoire ». Fin mai, l’Ugsel Ain a ainsi organisé un championnat de volley-ball destiné aux minimes garçons.

© DR

Les sports de pleine nature, piliers du département Le national VTT, organisé les 1er, 2 et 3 juin à Girons, a suivi quelques jours seulement après le volley-ball. Un événement qui s’est tenu au cœur du Parc Naturel Régional du Haut-Jura, et qui est d’ailleurs l’exemple

Dans l’Ain, l’escalade est une activité qui se développe fortement.

parfait d’un cadre de pratique exceptionnel dont dispose l’Ain. « Nous avons la chance d’avoir un territoire très vert qui laisse une grande place aux activités sportives de pleine nature. Notre plus grande ville, Bourg-en-Bresse, abrite 50 000 habitants seulement. On se retrouve donc rapidement en indoor. Mais nous sommes également proches de la montagne, ce qui permet de développer et de miser sur des activités comme le ski et l’escalade ». Des activités sur lesquelles l’Ugsel Ain va continuer de miser, sans oublier « de redynamiser l’athlétisme en salle qui est en perte de vitesse, et c’est d’ailleurs une grande déception. Remédier à cela fait partie de nos prochains challenges ».

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l01 http://ugsel01.wix.com/ugse

Le comité départemental Ugsel souhaite relancer un athlétisme sur piste en perte de vitesse.

SPORTMAG - juin 2016

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Rassembler

autour du sport, c’est possible

Le programme « Citoyens du sport » est une des mesures du plan « la République en actes ». À l’Ugsel, sa mise en place a pour objectif de rassembler autour des pratiques sportives et culturelles.

Sébastien Gnecchi (au centre) œuvre pour le sport pour tous, notamment en faveur des personnes en situation de handicap.

Le Premier ministre Manuel Valls l’a expliqué lors de sa présentation en mars dernier, le programme « Citoyens du sport » a pour objectif « de promouvoir l’activité physique et sportive régulière encadrée, au sein des clubs sportifs, dans une démarche éducative qui favorise la mixité sociale et de genre ». La mise en place de ce programme est désormais engagée par le mouvement sportif. À l’Ugsel, l’objectif est de rassembler autour des pratiques sportives et culturelles les enseignants, les enfants, et les jeunes, quels que soient leur milieu et leur aptitude. L’inclusion scolaire par le sport des élèves en situation de handicap est bien évidemment un élément important de ce programme. « Malgré les idées, les projets d’inclusion SPORTMAG - février 2016

© Rémi Fabrègue/FFME - CHAMONIX 2015

des personnes en situation de handicap, la peur est toujours présente. L’appréhension de se retrouver en face et de ne pas savoir comment réagir… C’est surtout sur ce point que je pense que nous pouvons progresser », confie Sébastien Gnecchi, forcément touché au moment d’évoquer ce sujet. « Après des diplômes de Licences et Maîtrise « entraînement » en STAPS, j’ai passé un Master « Ingénierie et Ergonomie du Sport et des Loisirs » à la Faculté des Sciences du Sport de Marseille. Les propositions d’emplois qui m’ont été faites étaient très éloignées de mes envies en rentrant en faculté des Sciences du Sport. C’est pourquoi j’ai commencé par des remplacements de professeur d’EPS ». S’en est suivi

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une entrée à l’Ugsel, avec succès. Sébastien Gnecchi est aujourd’hui directeur territorial Ugsel Méditerranée, président de la Commission Technique Nationale en Escalade, mais pas seulement.

L’arbitrage est idéal pour véhiculer les valeurs du programme « Citoyens du sport ».

© Rémi Fabrègue/FFME - CHAMONIX 2015

« Je suis entraîneur National de l’équipe de France HandiEscalade depuis avril 2012. J’encadre des formations fédérales depuis pas mal d’années maintenant. Je fais aussi partie de la Commission Paraclimbing (Handi escalade) de la Fédération Internationale d’Escalade (IFSC) ; certes, pas évident au départ en raison de mon piètre niveau en anglais, mais tellement enrichissant ! ». Aujourd’hui, Sébastien Gnecchi entend se battre pour une meilleure inclusion des élèves en situation de handicap. « Actuellement, j’ai beaucoup d’appels de clubs d’escalade qui souhaitent accueillir des personnes handicapées mais qui ont juste besoin d’être rassurées pour se lancer. C’est la même chose dans l’enseignement. Beaucoup de professeurs ont des appréhensions… C’est en multipliant les journées regroupant des élèves en situations de handicap aux élèves « basiques » que nous pourrons mieux rassembler », confie-t-il. « La rencontre avec les différents acteurs de l’Ugsel, des enseignants lors des formations, de mes grimpeurs handi, la variété de ces fonctions me permettent aujourd’hui d’avoir différentes visions du sport, de l’EPS et d’avoir une ouverture d’esprit plus importante, de relativiser et de me donner pleinement dans tous les projets dont je m’occupe. Mes grimpeurs ne lâchent rien, pourquoi je le ferais ? ».

© Ugsel

« Beaucoup de professeurs ont des appréhensions… »

Sébastien Gnecchi est aujourd’hui entraîneur national en handi-escalade.

Handisport : Rendez-vous en mai à Charléty

© Anne Combaz/FFME – BERCY 2012

Le Championnat de France Open d’athlétisme handisport de Charléty se déroulera à Paris le lundi 23 mai (de 17h à 21h) et le mardi 24 mai 2016 (de 10h à 19h). Venez soutenir et rencontrer les athlètes Handisport (français et internationaux) dans la dernière ligne droite avant les Jeux Paralympiques de Rio ! Venez relever des défis sportifs en essayant vous-même les activités handisport, seul ou par équipe au sein du grand Village d’Animations et de Découvertes. L’entrée est gratuite et accessible à tous. Pour plus d’informations, rendez-vous sur

www.handisport.org

Pour le coach, il convient avant tout de rassurer les enseignants à propos du handicap.

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SPORTMAG - février 2016


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S’ouvrir

aux autres par le sport

© Ugsel

Que ce soit en découvrant d’autres cultures ou d’autres types de pratiques, le sport tel qu’il est vécu à l’Ugsel est avant tout un facteur de rassemblement et d’ouverture vers les autres. Sylvie Miladinovic (à droite) a pu emmener ses élèves assister à un match de la Coupe du monde de rugby à Londres.

© Ugsel

S’ouvrir au monde à travers le sport, c’est exactement le but du projet porté par Sylvie Miladinovic, professeur des écoles à l’Institut Jeanne de France de Nice. « Je fais beaucoup d’anglais avec mes élèves, et j’ai décidé il y a plusieurs années de lier la pratique de l’anglais et du rugby avec une classe partenaire en Angleterre. C’était déjà une première approche tournée sur le monde, et le projet Rugby School a accentué cela ». Durant le mois de novembre, l’Ugsel a en effet permis à l’Institut Jeanne de France et à d’autres établissements du territoire de se rendre en Angleterre pour vivre une semaine à l’étranger à l’occasion de la Coupe du monde de rugby. Au programme : rugby et échanges culturels. « Ce séjour à Londres a en particulier permis de développer leur autonomie et leur vivre ensemble. À partir de ce que l’on a vécu, les enfants ont appris des éléments culturels sur

Le Cécifoot a permis aux jeunes arbitres présents d’avoir un nouveau regard sur leur pratique sportive.

SPORTMAG - février 2016

l’Angleterre et sur toutes les équipes engagées. Nous avons notamment travaillé sur la Nouvelle-Zélande, dont nous avons vu un match, en nous intéressant à sa culture qui est très différente de la nôtre. Tout cela a développé chez eux des compétences dans différents domaines ».

Du sport malgré le handicap Se confronter à quelque chose d’inconnu et en sortir grandi, voilà justement ce qu’ont vécu de jeunes juges arbitres lors de leur rencontre avec l’équipe de Cécifoot de Nantes Don Bosco. « Dans le cadre de notre formation, nous avons assisté à un match de Cécifoot pour voir comment cela se passe au niveau de l’arbitrage », raconte Arnaud Fack, élève du Lycée Saint-Esprit de Beauvais. « Il s’agit de football pour les personnes non voyantes, et c’est une pratique que je ne connaissais pas du tout. Au niveau de l’arbitrage notamment, ça nous apprend pas mal de choses : il faut rester concentré, faire attention aux joueurs... D’ailleurs, j’ai énormément de respect pour les joueurs. Ce qu’ils font avec un ballon sans pouvoir le voir est assez exceptionnel ». Christophe Gramouille, lycée de l’établissement Saint-François à Lesneven, acquiesce. « On a découvert le Cécifoot avec curiosité et on a été bluffé, tout simplement. Personnellement, j’ai ressenti que la pratique du Cécifoot leur apporte du bien-être. Grâce à cette discipline, ils peuvent pratiquer un sport et se sentir comme les autres, malgré leur handicap ». Plus que jamais, le sport est un véritable moyen de faire tomber les barrières.

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Fédération sportive éducative de l’Enseignement catholique par Olivier Navarranne

L’ugsel Maine-et-Loire sur la scène européenne

L’Ugsel est une fédération particulièrement impliquée à l’occasion des championnats d’Europe de badminton qui se déroulent au Vendéspace. L’arbitrage est notamment mis à l’honneur.

Le badminton fait partie des activités les plus pratiquées à l’Ugsel.

© DR

Ludique, le badminton est une activité sportive prisée au sein de l’Ugsel. « Le badminton est en effet énormément pratiqué dans le cadre des cours d’EPS, car c’est une activité très facile à mettre en place, qui permet d’occuper beaucoup d’élèves dans un gymnase. De plus, c’est une discipline qui ne demande pas de condition physique particulière, et les élèves sont prêts rapidement pour se mettre à jouer », souligne Brigitte Garreau, directrice départementale du comité Ugsel du Maine-et-Loire, et organisatrice des compétitions nationales et régionales de SPORTMAG - avril 2016

badminton. « Cette année, rien que sur mon département, 600 élèves différents ont participé à une compétition de badminton. La dynamique est également très forte sur les départements alentours ». Un engouement qui prend d’autant plus d’ampleur à l’occasion des championnats d’Europe de badminton, organisés au Vendéspace en cette fin du mois d’avril. « Lors des compétitions de territoire, nous avons fait la promotion du championnat d’Europe, en lien avec la ligue de badminton. Celleci nous a mis des affiches à disposition, ainsi que des

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© Nolwenn Le Gouic / Icon Sport

bracelets à l’ensemble des élèves. Puis, en octobre dernier, nous avons mis en place une formation d’arbitre à Cholet. Nous avons accueilli 80 élèves, venus de l’ensemble du territoire. Ils ont répondu à un QCM, avant de s’entraîner sur les compétitions de secteurs. Ils ont été sélectionnés pour participer au championnat national Ugsel à Cholet. Certains iront même au championnat d’Europe fin avril. Les arbitres formés par l’Ugsel seront donc présents lors de cet événement majeur », détaille Brigitte Garreau. « L’arbitrage en badminton est quelque chose qui fonctionne bien. Cela permet vraiment à des élèves, qui s’orientent vers la pratique loisir, de prendre des responsabilités. Nous avons toujours des jeunes disposés à s’orienter vers ces formations ».

Daniel Renaud, président de l’Ugsel (à gauche), et Isabelle Lamour, présidente de la Fédération française d’escrime (à droite), ont signé un partenariat en 2015.

dez-vous sur Pour plus d’informations, ren

www.ugsel49.fr

Le comité Ugsel du Maine-et-Loire a œuvré pour impliquer ses jeunes à l’événement.

© Ugsel

« Les élèves se sont progressivement intéressés à la culture badminton, à reconnaître les champions et à les identifier », poursuit Brigitte Garreau. « On sent que les élèves prennent conscience qu’il existe du badminton de haut niveau. Certains s’aperçoivent aussi du chemin qu’il leur reste à parcourir en assistant à des rencontres de haut niveau. En Maine-et-Loire, nous avons deux sections sportives, avec une trentaine d’élèves pour chacune. Et d’autres qui se demandent comment continuer à pratiquer dans une section badminton après le collège. Dans les rencontres du territoire, ils ont aussi la chance de voir les joueurs du Pôle espoir qui se situe à Nantes. Cet environnement pousse à se dépasser et donne une autre perspective challengée dans la pratique ». Un championnat d’Europe qui devrait donc permettre de pérenniser la dynamique engagée, et d’accélérer la mise en place de certains projets. « On va continuer à développer des choses qui existent déjà. Concernant le premier degré, des actions sont également mises en place. Des écoles primaires, par l’intermédiaire de partenariats, bénéficient d’un éducateur qui leur fait profiter d’une séance de badminton. Nous avons également participé à une formation, en lien avec la FFBad, intitulée « Shuttle Time ». Dix enseignants d’EPS ont été formés sur le territoire avec ce programme, de manière à pouvoir ensuite mettre en place des formations à destination des professeurs des écoles. Le badminton est une pratique tout à fait adéquate au premier degré. Le matériel peut être adapté, et il est également très facile de placer le filet un petit peu plus bas. Et puis, il ne faut pas oublier que c’est un sport qu’il est facile de pratiquer entre jeunes qui n’ont pas le même âge : le badminton est accessible à tous ».

© Ugsel

Des élèves impliqués et ambitieux

Facile d’accès, le badminton est une activité qui s’adapte à tous.

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SPORTMAG - avril 2016


Fédération sportive éducative de l’Enseignement catholique

« Solida’Rio » est en marche

© Ugsel

Dans le cadre du projet « Solida’Rio » mis en place par l’Ugsel, de plus en plus d’actions sont développées sur l’ensemble du territoire. De la Guyane jusqu’à Cambrai, en passant par Paris, la dynamique est forte. David Smetanine (à gauche) a rencontré les jeunes athlètes.

Lancé au mois de septembre, le projet « Solida’Rio » a pour principal objectif de favoriser l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap. Avec les Jeux paralympiques de Rio en ligne de mire, le projet est aujourd’hui bien lancé, comme en Guyane, où près de 400 carnets de tombola ont déjà été diffusés. Une tombola lancée par la Fédération Française Handisport, et qui doit à la fois permettre d’apporter une contribution au financement de la délégation tricolore, de prendre en charge le financement du séjour des ambassadeurs territoriaux, et aussi d’organiser le développement de projets locaux d’inclusions. Par ailleurs, l’Ugsel Guyane a noué un partenariat solide avec le comité régional handisport de Guyane. Directeur de l’Ugsel Guyane,

Didier Cattaert a assisté à l’assemblée générale, et a rencontré le nageur David Smetanine, plusieurs fois médaillé aux Jeux paralympiques. L’occasion de présenter le projet « Solida’Rio » et son développement au fil des semaines. Autre initiative, celle du Collège Saint-Luc de Cambrai. L’établissement a reçu, le 3 mars dernier, l’équipe de France de Sport adapté football. Une suite logique dans la volonté du Collège Saint-Luc de sensibiliser au handicap, puisque cette venue fait suite aux actions de sensibilisation déjà menées, avec pour partenariats l’Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées (ADAPT), et le Centre Hospitalier de Cambrai (diététique, addictologie…). L’après-midi a été consacrée à des ateliers de sensibilisation, autour d’activités comme le handibasket, la boccia, la sarbacane ou encore le cécifoot. Les élèves de 5e, les élèves de l’ULIS et les élèves de l’option foot ont participé à ces ateliers, avant d’assister à la rencontre opposant l’équipe de France à des joueurs de l’ACC Cambrai. Désormais bien engagée, la mise en valeur du projet « Solida’Rio » sur le territoire se poursuit au fil des semaines, et notamment à l’occasion de la deuxième édition des Championnats de France Open d’Athlétisme Handisport, les 23 et 24 mai prochains au Stade Charléty de Paris.

© Ugsel

sion du site officiel Pour découvrir la nouvelle ver s sur de « Solida’Rio », rendez-vou

sur http://solida-rio.fr

La Guyane a réussi à mobiliser la jeunesse autour du projet « Solida’Rio ».

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L’invité

Sport d’attache

Sport média

Collectifs

Combats

Raquettes

Auto-moto

Athlétisme

Nautiques

JNSS 2016 : le sport scolaire sur tous les fronts par Xavier Collin

© UNSS Bretagne

La journée beach, un incontournable de la rentrée bretonne

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Cycles


Handisport Découverte

Sport au féminin

Sport scolaire

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Métiers du sport

Sport Business

Shopping

Zome mixte

L’UNSS est au cœur de la journée nationale du sport scolaire puisque cet événement a été lancé en 2010 par… Laurent Petrynka, directeur de l’UNSS. Si la fédération sportive du secondaire sert de locomotive à cet événement, les autres associations sont également très dynamiques. Sports innovants à l’USEP, jeu collaboratif à l’UGSEL ou encore colour run pour la FFSU : pour tout savoir de la journée nationale du sport scolaire, c’est par ici !

Le 14 septembre marquera donc la 7ème édition de la JNSS (Journée Nationale du Sport Scolaire). Ses objectifs sont très clairs et ont été précisés dans une note adressée aux recteurs et inspecteurs académiques : « faire connaître et promouvoir les activités des associations sportives d’écoles ou d’établissements et des fédérations sportives scolaires tant auprès des élèves que des parents, du mouvement sportif et des collectivités territoriales, contribuant ainsi au développement du sport scolaire. » L’UNSS se veut moteur de cette démarche. « Cette journée est une vraie vitrine pour nous », confirme Charles Kashema, directeur de la communication de l’UNSS. « Sur ces dernières années, on a très vite vu, dans les semaines qui suivent cette journée, une augmentation assez nette du nombre de licenciés. » « On arrive à regrouper environ 1 800 collégiens + 600 élèves du primaire, en partenariat avec l’USEP », enchaîne Gilles Lebreton, directeur régional UNSS Bretagne. « Du coup, cette journée met un coup de booster à nos chiffres, c’est vrai. » Surtout, cette rentrée est l’occasion pour les régions et départements de faire découvrir toutes leurs offres.

Paddle et tir sportif

Bref, pas de quoi s’ennuyer, d’autant plus qu’au niveau national, on veut aussi mettre en avant la pétanque ou encore les échecs. Et, au-delà des sports proposés, les approches peuvent être aussi très originales.

Mélange et rencontres L’une de ces approches mobilise des enfants valides et non-valides. « Pour la deuxième année consécutive, on organise la journée du sport partagé », explique Marie-Christine Lefranc, du Rhône. « On met en place des jeux où tous les enfants se mêlent, handis, valides ou adaptés. Ils peuvent faire de la sarbacane (proche des fléchettes, ndlr), du tennis de table adapté, de la boccia (dérivé de la pétanque)… » Même démarche en Alsace, où Catherine Schubnel rassemble élèves d’IME et jeunes de l’UNSS. « La sarbacane est un sport accessible à tous », explique-t-elle. « Suivant le degré de handicap, la sarbacane peut être tenue par une autre personne qui aide le tireur. Du coup, il y a une vraie interaction, un vrai échange entre des élèves qui ne se côtoient pas d’habitude. »

© UNSS Bretagne

© Andre Ferreira / Icon Sport

« On essaye vraiment de toucher le public le plus large possible, pour donner aux élèves au maximum ce qu’ils recherchent. » La politique de l’UNSS est claire à travers la voix de Charles Kashema. Audelà des traditionnels tournois de rentrée en sports collectifs, les sections UNSS de France et de Navarre proposent beaucoup de choses. « Notre journée draine 1 000 à 1 200 élèves et on leur fait des démonstrations de volley, de handball, de rugby, de badminton, de judo, de karaté, d’escrime, de tir sportif… », explique Catherine Schubnel, de l’UNSS Alsace.

Pendant que les élèves du Rhône peuvent se frotter au défi Ain – « On additionne les kilomètres de chaque membre d’une équipe et l’objectif est de parcourir l’équivalent de la distance du tour de l’Ain », dixit Marie-Christine Lefranc, directrice régionale -, en Bretagne, on se mijote une belle journée beach. « On organise des tournois de sandball, de beach volley… », précise Gilles Lebreton. « Et puis, on propose de la découverte autour du paddle, de l’ultimate, du foot gaélique (mélange de foot et de rugby), du dodgeball (balle aux prisonniers)… »

La JNSS est l’occasion de faire pratiquer des sports rares à l’école

Le beach soccer, l’un des nombreux sports proposés en Bretagne

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L’invité

Sport d’attache

Sport média

Collectifs

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Auto-moto

Athlétisme

Nautiques

Autre intérêt de cette journée, offrir un bol d’air à des enfants en grandes difficultés sociales. « À Mulhouse, on a des REP+ (Réseau d’Éducation Prioritaire, ndlr) », enchaîne Catherine Schubnel. « Notre priorité est de les mobiliser, de leur montrer qu’eux aussi peuvent avoir accès à la pratique sportive, qu’on ne les laisse pas sur le bord de la route. »

L’accent sur le sport santé L’un des engagements forts de l’Éducation Nationale concerne le sport santé. Cette journée est intégrée à l’opération ‘Sentez-vous sport !’, semaine de promotion de la pratique d’activités physiques et sportives. En Alsace, un stand tenu par les infirmiers du rectorat sera un passage obligé pour les ados. « On leur explique quels sont les impacts positifs de bien manger, de faire du sport… », explique Nathalie Kieffer, directrice régionale. © UNSS Alsace

Du côté du Rhône, c’est une course solidaire, le DéFit’, qui est proposée. Des élèves, licenciés et non-licenciés, vont courir ou marcher ensemble à l’allure qu’ils souhaitent. « Quand on propose à des élèves de marcher 15 kilomètres le long des plages, on touche des jeunes qui ne sont pas forcément férus de sport et qui ne seraient pas venus si on leur avait uniquement proposé de la compétition », analyse Gilles Lebreton, qui propose lui aussi une balade à pied. « Ça permet de découvrir la côte en marchant, il y a un côté sport santé dans cette démarche-là. »

Dans la joie et la bonne humeur !

© UNSS Bretagne

Rapprochement avec l’USEP et union sacrée

Paddle mais aussi canoë-kayak, les sports aquatiques sont bien représentés à l’UNSS

Cette année est aussi celle de l’objectif olympique Paris 2024. « Dans le cœur de la candidature, il y a la jeunesse en mouvement », appuie Charles Kashema. « On veut impliquer nos jeunes car ceux qu’on a aujourd’hui à l’UNSS seront les jeunes adultes de demain qui seront partie prenante de Paris 2024 en tant que spectateurs, bénévoles, athlètes… »

© Andre Ferreira / Icon Sport

Dans le même état d’esprit d’union sacrée, certaines sections UNSS vont profiter de cette journée pour se rapprocher de l’USEP. « On va accueillir des élèves de l’USEP cette année, c’est une première », explique Gilles Lebreton. « On profitera de l’occasion pour signer une convention entre l’USEP et le rectorat. » Même son de cloche dans le Rhône, où une convention entre l’USEP, l’Éducation Nationale et la Fédération Française de Foot sera signée lors de cette journée de rentrée. « Il y aura également une conférence de presse de lancement de cette journée du sport scolaire, à Paris, dans les locaux du CNOSF », conclut Charles Kashema. « L’objectif est de présenter notre programme de l’année. » Une année qui s’annonce donc très riche pour l’UNSS.

Le ping pong reste l’une des valeurs sûres des AS

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Cycles


Sport au féminin

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© USEP Réunion

© Flickr USEP Nationale

Handisport Découverte

Des futures championnes de Paris 2024 ?

Initiation au badminton, à Paris

USEP rime avec innovation L’USEP participe donc également à la journée nationale du sport scolaire. « On va réunir environ 300 enfants, soit une douzaine de classes. » En Côte d’Or, on va se mobiliser pour la journée nationale du sport scolaire, comme le confirme le directeur départemental de l’USEP, Fabrice Binon. « Tous les niveaux sont concernés, du CP au CM2 », poursuit-il. « Pour les CP-CE1, on a décidé de mettre en place des activités autour de l’athlétisme, avec une approche ludique. Pour les CE2-CM1-CM2, on part davantage sur des activités liées aux sports collectifs, comme le handball, avec des ateliers. » Dans le Cantal, on va mettre en place un biathlon, « c’est-à-dire de la course d’orientation et du tir laser », explique Philippe Couderc, délégué départemental. « Le but est de lancer l’année et de faire la promotion du sport scolaire au niveau des écoles et des partenaires. »

La promotion du sport scolaire passe aussi par la mise en avant de sports méconnus comme le kin-ball, sport très stratégique au ballon géant. Mis en place en Côte d’Or, on le retrouvera aussi du côté de la Réunion, avec d’autres sports aujourd’hui confidentiels. « On va mettre en place des activités autour de sports très classiques comme l’athlétisme et la randonnée, mais on va aussi mettre en avant le speedminton », confirme Thierry Grimaud, délégué départemental du DOM, en parlant d’un sport mêlant squash, tennis et surtout badminton. Une journée qui permet donc de présenter de nouveaux sports aux enseignants et une nouvelle offre toujours plus riche. « On va aussi travailler avec le club de football américain de Dijon, en mettant en place des ateliers découverte », enchaîne Fabrice Binon. « Pour les enfants, c’est une variante de ce sport, sans contact, qu’on appelle le flag football. »

« Intéressant au niveau de la communication »

© USEP Réunion

© Flickr USEP Nationale

Des sports peu connus du grand public, des ateliers différents suivant l’âge des enfants… Cette journée de rentrée du sport scolaire montre aussi tout le savoir-faire et les idées innovantes des différents comités. « On va mettre en place plusieurs thématiques différentes, avec plusieurs sports à la clé autour de la vie associative, la responsabilisation des enfants, le handicap, le développement durable, la santé… », décrit Thierry Grimaud.

Le kin-ball et son ballon géant

La sarbacane et ses dérivés sont de vrais sports d’adresse

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Sport média

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© Flickr UGSEL Nationale

Sport d’attache

© Flickr UGSEL Nationale

L’invité

«Le sport permet de sortir du monde virtuel et aussi, et surtout, d’aller vers l’autre»

Un petit foot pour bien démarrer l’année !

Pour le délégué de la Réunion, cette journée de rentrée est aussi « une bonne occasion de mettre un coup de projecteur sur les actions de l’USEP. « C’est un moment fort pour nous puisqu’on met en place une action avec l’UNSS », conclut-il. « Le recteur se déplace, les médias aussi… Donc on parle du sport scolaire, c’est très intéressant au niveau de la communication. »

© Flickr UGSEL Nationale

Un jeu pour bien démarrer l’année

© UGSEL

«L’objectif de cette journée est de promouvoir l’exercice physique»

À l’UGSEL, on a décidé de mettre en avant un jeu collaboratif qui mobilise les enfants de la maternelle au CM2. Dans le cadre de la semaine ‘Sentez-vous sport’ et donc de la journée nationale du

Dès le plus jeune âge, sensibiliser les enfants à l’effort est un vrai défi

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Sport au féminin

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© FFSU Grenoble

Handisport Découverte

Le forum des sports draine 15 000 étudiants à Grenoble

sport scolaire, l’UGSEL 56 a mis en place une journée d’animations : « Ma rentrée avec l’UGSEL ». « Cette journée est en place depuis cinq ans et on a décidé de la proposer à tous les autres départements », expose Philippe Brault, délégué national en charge de l’animation institutionnelle et pédagogique à l’UGSEL. « Ils ont mis en place un jeu qui s’appelle le jeu du manège. » « Les règles sont très simples, donc tous les enfants peuvent y jouer », enchaîne Dominique Cadoret, à l’origine du jeu dans le Morbihan. « On a des enfants de classes d’âges différentes qui participent, qui doivent s’entraider. » L’objectif sous-jacent : créer de la mixité et du lien entre les cycles. Mais pas que. « Via les nouveaux programmes, ça peut être l’occasion d’établir des ponts avec les collèges, les professeurs d’EPS… », explique Philippe Brault. « L’objectif est aussi de fédérer les équipes éducatives puisque tous les enseignants sont amenés à travailler ensemble », renchérit la responsable du premier degré du 56. Côté logistique, les créateurs du jeu l’ont voulu le moins contraignant possible. L’animation peut se pratiquer dans l’établissement luimême et permet d’éviter des coûts de transports importants. Mieux encore, l’activité ne demande pas une grosse préparation de la part des enseignants, « puisqu’on leur fournit un document clé en main avec les règles et le matériel utile pour le jeu », dixit Dominique Cadoret.

retrouver autour d’une activité sportive, conviviale et de promouvoir l’exercice physique », défend Philippe Brault. La mise en avant de l’activité physique paraît capitale à une époque où le potentiel athlétique chez les enfants a largement baissé ces dernières années. « Aujourd’hui, nous sommes dans l’ère du numérique où l’écran prend beaucoup de place », constate-t-il. « C’est un phénomène de société, on ne va pas l’incriminer pour autant mais il faut trouver un moyen d’attirer nos enfants vers l’activité physique. Le sport permet de sortir du monde virtuel et aussi, et surtout, d’aller vers l’autre. » Le partage, l’échange, la mixité… Des valeurs fortes pour la rentrée de l’UGSEL. « Cette journée du sport scolaire lance vraiment notre année, c’est comme un forum d’associations », conclut Philippe Brault. « C’est une façon de mettre en avant l’UGSEL et de montrer ce qu’on fait à des établissements qui ne sont pas adhérents. »

Alternative à l’écran

© FFSU Grenoble

Même avec un outil clé en main, le succès n’est pas immédiat. « Il faut du temps », admet Dominique Cadoret. « On a eu de bons retours mais, sur les 250 écoles où l’on est implanté, il n’y en a qu’une vingtaine qui ont vraiment joué le jeu à fond, en suivant toute la démarche qu’on leur proposait. » « L’objectif de cette journée, plus que d’imposer un jeu, c’est de se Le record de l’heure en natation, à Lille, où la FFSU s’engage autour du sport santé

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Sport au féminin

Sport scolaire

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Métiers du sport

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Shopping

© FFSU Dijon

© FFSU Grenoble

Handisport Découverte

Le rugby, l’un des cinq sports collectifs proposés en tournoi à la rentrée

Rentrée décalée mais vraies activités A la FFSU, on rentre très souvent plus tard que le reste des scolaires. Et pour cette rentrée, on ne change pas une recette qui marche. 2016-17 aura son lot de tournois de sports co pour démarrer l’année. « Chez nous, on l’appelle le tournoi des 5 ballons, avec les 5 grands sports collectifs : foot, rugby, hand, basket, volley », précise Philippe Gars, directeur du CRSU de Lille. Les équipes peuvent venir se tester, et voir dans quelle branche elles vont s’inscrire (élite, régionale, académique…). De son côté, le CRSU aide les étudiants dans l’organisation des tournois, notamment au niveau de l’arbitrage. « Ça donne un gage de sérieux, de qualité », enchaîne Philippe Gars. « Ça dure toute un après-midi et le soir, place au barbecue ! » Mêmes types de tournois en Bourgogne, mais approche différente. « On s’intéresse beaucoup aux étudiants qui sont dans une optique de loisirs », éclaire Jean-Jacques Renier, le boss du CRSU de Dijon. « On attend 200 à 400 étudiants sur cet événement. »

Les tournois de début d’année permettent de répartir les équipes dans les divers championnats

Attirer les étudiants À Grenoble, on a choisi de faire dans l’information plutôt que dans la démonstration. « On veut montrer aux étudiants qu’avec la FFSU, tout est possible », annonce Léo Guilbert, chargé de communication. « On peut pratiquer du sport loisir et partager des bons moments ou aller vers de la compétition et voyager grâce au sport. » Autre volet, l’arbitrage ou le bénévolat, que le CRSU essaie de mettre en avant pour attirer de nouvelles recrues. « On propose aussi un rôle d’assistants techniques sur les différents terrains de sport, qui recueillent les stats, les scores… », enchaîne-til. « Pour nous, c’est une aide précieuse et ça nous permet d’avoir des bases de données, même sur les plus petits championnats. » Pendant ce temps-là, en Bourgogne, on appâte les nouveaux venus avec… une colour run. « Ça permet de sensibiliser les étudiants à ce que propose la FFSU, de créer de la convivialité et de faire découvrir le campus aux nouveaux de manière assez ludique », justifie Jean-Jacques Renier. Une belle fête au programme puisque les organisateurs n’attendent pas moins de 2 000 participants.

Pas que de la compétition

© Alicia Sudre / IUT Besançon Vesoul

La FFSU a pour priorité le sport de compétition, mais le sport santé s’est aussi fait sa place. « On organise aussi une journée ‘Sentezvous sport’ », reprend Jean-Jacques Renier. « Les étudiants peuvent pratiquer de la course d’orientation, de la zumba… On a aussi des stands qui sensibilisent sur toutes les questions de l’alimentation et de la médecine préventive. »

Une manifestation destinée à promouvoir la pratique du sport auprès des étudiants

SPORTMAG - septembre 2016

Des conseils nutritionnels, de la zumba et même un record de l’heure en natation et en athlétisme, dans le Nord. « C’est une animation ouverte à tous, débutants ou confirmés », conclut Philippe Gars. « Certaines équipes vont deux à trois fois moins vite que les meilleures, mais ce n’est pas ce qu’on recherche. On amène les étudiants à une pratique régulière plutôt que de parler compétition. » Une rentrée riche pour la FFSU donc, et non uniquement réservée aux sportifs aguerris.

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L’invité

Sport d’attache

Sport média

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Athlétisme

A l’UGSEL, on sensibilise au handicap par de la pratique

Le sport, formidable vecteur d’intégration par Xavier Collin

SPORTMAG - octobre 2016

Nautiques

Cycles

© UGSEL

Ce mois-ci, l’intégration par le sport est au programme. Dans ce dossier, certains préféreront plutôt parler d’inclusion. Le handicap, le passage du lycée au supérieur, ou encore les élèves en grandes difficultés sociales, toutes ces problématiques sont évoquées à travers les différentes fédérations sportives scolaires. Avec des projets ambitieux à l’UGSEL et à l’USEP, des notions d’appartenance à son université à la FFSU et des témoignages UNSS qui prouvent que, via le sport, il est possible de repousser bien des limites.

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Sport Fit

Métiers du sport

Sport Business

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Zone mixte

© UGSEL

Sport Scolaire & au féminin Universitaire UFOLEP

© UGSEL

Handisport Découverte

Se mettre à la place d’un non-voyant, à l’aide d’un accompagnateur

est bien avec l’UGSEL », confirme-t-elle. « Je me sens bien avec eux et dans mon école, aussi. En dehors, je sens que certaines personnes ont peur. Ici, les autres enfants ne me regardent pas différemment. Au contraire : ils me posent des questions et s’intéressent à moi. Ils essayent de comprendre comment on se débrouille, c’est vraiment sympa. » « J’ai envie de passer encore plus de temps et d’échanger avec des jeunes de mon âge qui sont handicapés », confirme Florie, 16 ans elle aussi, et qui n’est pas en situation de handicap. « Quand on s’est rencontré avant de partir, ça a été une révélation pour moi, ça m’a beaucoup marqué. Le handicap, ce n’est pas du tout ce que je pensais. »

« Je veux me battre pour eux ! » En amont de l’événement, déjà, les ambassadeurs ont été en contact avec les comités UGSEL pour mener des actions de sensibilisation via des ateliers. Certains établissements ont fait découvrir le basket

© UGSEL

À l’UGSEL, on a vu les choses en grand. Le projet Solida’Rio a été lancé il y a un an et demi avec un objectif clair : emmener des jeunes à Rio, pour les Jeux Paralympiques, et les transformer en ambassadeurs, pour changer la perception du handicap. « Il y a quatre ans, on était parti pour les JO de Londres avec des jeunes d’ULIS (Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire, ndlr) », expose Philippe Brault, en charge du projet Solida’Rio. « On a relancé le projet, en le modifiant un petit peu. On voulait inclure la notion d’ambassadeur. On voulait aussi créer des animations de sensibilisation, des rencontres sportives autour de l’inclusion scolaire via des partenariats avec la fédération handisport. » L’originalité du projet ? Mêler des élèves en situation de handicap avec d’autres « valides ». « On a sollicité tout l’enseignement catholique pour chercher des ambassadeurs », se souvient le chef de projet. « On en a dix-huit, qui ont entre 15 et 20 ans. Le but est de promouvoir la mixité (fille/garçon & handicap) et le vivre ensemble. » Morgane, 16 ans, est l’une d’entre eux. Atteinte de la pathologie de Strümpell-Lorrain (handicap moteur qui la contraint à marcher difficilement), la jeune fille va pouvoir « réaliser son rêve : assister aux Jeux Paralympiques. » « Et puis, on est tous mélangés et c’est ce qui

La sarbacane, un jeu où valides et non-valides peuvent performer sur un pied d’égalité

Les enfants du projet Solida’Rio autour du président de la Fédération Handisport, Gérard Masson

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Sport d’attache

Sport média

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Raquettes

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Athlétisme

Nautiques

pouvoir découvrir les JO et le partager avec des jeunes de mon âge », appuie-t-elle. « On ne se connaît pas encore bien, mais notre première prise de contact a été bonne. Ça va être sympa d’échanger tous ensemble, on a vraiment des choses à apprendre les uns des autres. » Le voyage et les rencontres ont même déjà suscité des vocations, avant même le départ. « On s’est rencontré début juin, à Paris, pendant deux jours », se remémore Florie. « Quand j’ai rencontré les autres ambassadeurs avant de partir à Rio, je me suis rendu compte que je voulais travailler dans ce type de projet. J’aimerais devenir institutrice, peut-être avec une spécialisation pour travailler avec des enfants en situation de handicap. Je veux me battre pour eux ! »

© USEP

L’invité

Le tir à l’arc pour tout le monde !

© USEP

Derrière le voyage, un vrai projet pédagogique

© Usep Loiret / Usep en jeu

Une fois le jeu adapté, chaque enfant peut prendre du plaisir

Marie-Amélie Le Fur (double championne paralympique à Rio) lors d’une rencontre sportive

fauteuil, la sarbacane, ont sensibilisé via des parcours à l’aveugle… « Avec Solida’Rio, on a également contribué à la tombola de la FFH (cf Sportmag n°83, ndlr) pour aider à financer la délégation des athlètes paralympiques », enchaîne Philippe Brault. « Cette tombola nous a aussi permis de financer en partie le départ de nos ambassadeurs à Rio. » Et les ados ont conscience de leur chance. « C’est quelque chose qu’on ne vit qu’une fois dans sa vie ! », s’emballe Paul, 16 ans. « C’est la première fois que je partirai aussi loin, c’est mon plus beau voyage. » Le jeune homme, amputé au niveau des tibias, avait hâte de rencontrer les athlètes « pour savoir si mon rêve de devenir sportif de haut niveau est réalisable », avance-t-il. Même son de cloche chez Morgane, qui avait hâte d’y être pour pouvoir apprendre de ses camarades. « Grâce à l’UGSEL, je vais SPORTMAG - octobre 2016

Sur place, au-delà des rencontres, des échanges et des souvenirs construits ensemble, les ambassadeurs ont une vraie mission. « On a plusieurs missions », corrige Florie. « La principale est d’encourager les Équipes de France. On va aussi se transformer en reporters, en photographes et partir à la rencontre des athlètes. Et on va devoir réaliser un film, avec des images de notre quotidien et de celui des athlètes. » « L’idée est de revenir avec des supports pédagogiques numériques et média », complète le délégué national. « On veut sensibiliser l’ensemble de notre réseau au handicap, via des expos, en se servant des travaux effectués à Rio. » Le rôle des ambassadeurs ne s’arrête donc pas à Rio. En rentrant, ils seront invités à promouvoir l’accueil de la différence et du handicap dans des établissements via les différents supports qu’ils auront créés, avec un rôle de témoins auprès des autres élèves de l’enseignement catholique. « En allant à Rio, on est les ambassadeurs de la France », synthétise Florie. « Et, en revenant, on sera les ambassadeurs de Rio. » À l’UGSEL, on va donc se servir de ces paralympiques comme d’un point de départ pour œuvrer encore davantage dans l’accueil de la différence et du handicap. « On veut faire en sorte que, dans nos différents championnats, on accueille de plus en plus de jeunes en situation de handicap », conclut Philippe Brault. « On veut leur montrer qu’on peut s’épanouir au milieu des autres jeunes, même avec son handicap. Ça passe évidemment par de l’adaptation par les règles, le terrain, le matériel… Dans les faits, ce n’est pas simple, mais on veut tendre le plus possible vers cette orientation. »

« Changer les regards par rapport au handicap» À l’USEP, on parle aussi davantage d’inclusion que d’intégration. « On pourrait penser que l’USEP fait du politiquement correct en utilisant ce terme », explique Patrick Morel, vice-président national de l’USEP. « Or, ce sont simplement deux notions différentes. Quand on parle d’intégration, on parle de personnes qui doivent s’adapter à un système. L’inclusion, c’est l’inverse, c’est le système qui s’adapte. C’est aussi le fait de permettre à tout le monde de vivre ensemble, sans catégoriser. »

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sport scolaire et handicap. « Les enfants présentent aussi leurs travaux sur le sport de l’athlète, sur le pays hôte des Jeux. »

© Usep Loire / Usep en jeu

Adaptation et compensation comme maîtres mots

« On veut faire changer les regards par rapport au handicap »

« Nous ne sommes pas dans de la pratique partagée, d’un côté les valides et de l’autre les non-valides », appuie Pascale Bourdier. « On cherche à ne pas stigmatiser, mais à adapter. Pour nous, tout enfant a des singularités. C’est à nous, adultes, de trouver la solution pour adapter les activités. Tous les enfants doivent pouvoir jouer ensemble,

© FFSU

À partir de ce postulat, l’USEP a décidé de mettre en place le projet « Paralympiques, prêts, partez ! » Un partenariat a été monté avec la Fédération Française Handisport depuis 2008. « Le but est de mettre en relation des sportifs sélectionnés pour les Jeux avec des associations d’écoles avant, pendant et après la compétition », détaille Patrick Morel. « Les classes en relation sont « ordinaires ». On est dans un projet éducatif qui a pour objectif de faire changer les regards et les points de vue par rapport au handicap. » Pendant la compétition, les échanges sont assez restreints, via des échanges par mails ou sur Skype. Mais, souvent, après la compétition, l’athlète se déplace dans l’école pour voir l’association qui l’a suivi. « Ça peut être l’occasion de sensibiliser les enfants à sa discipline sportive, d’organiser des discussions, des débats… », explique Pascale Bourdier, ancienne adjointe à la direction nationale de l’USEP, en charge du dossier

Surtout, c’est l’occasion pour l’école d’organiser une rencontre sportive autour de la thématique du handicap. « Le but est de mettre les enfants valides en situation de handicap », explique Pierre Vidalis, directeur de l’école Pierre Brossolette de Sartrouville (78) qui participe au projet. « Par exemple, on va leur bander les yeux sur un parcours bien déterminé, leur attacher une jambe dans une activité qui demande de la mobilité, être assis pour tirer à l’arc… Par ce biais-là, on veut sensibiliser les enfants au handicap. » Les enfants organisent eux-mêmes les ateliers, avec l’aide de l’équipe pédagogique. L’enjeu est d’adapter chaque activité aux différents handicaps. « Pour des non-voyants, par exemple, ils anticipent le fait que l’enfant aura besoin d’un accompagnateur », illustre Florence Jolivet, responsable technique à la commission handicap de l’USEP 78. Car l’enjeu est aussi là : convier des enfants d’IME (Institut Médico Educatif) ou de classes ULIS (Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire) à cette rencontre.

Pour vivre des émotions fortes, rendez-vous à la FFSU !

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personnalité est en marche. « Il est fondamental que le regard qu’on a pour le public handicapé change, et c’est déjà le cas aujourd’hui », encourage Patrick Morel. « Il y a encore beaucoup de choses à faire, notamment au niveau de l’accessibilité, mais on est sur le bon chemin. La société inclusive s’inscrit vraiment dans le vivre ensemble, sans marquer de différence. »

Via le sport et les aventures communes, les étudiants peuvent nouer des liens forts

Quant au projet « Paralympiques, prêts, partez ! », il est déployé, cette année, sur une petite dizaine d’écoles. « L’objectif est de tirer profit des expériences des JO de 2008 et 2012 et de l’étendre à tout le réseau », enchaîne Pascale Bourdier. « Le but est vraiment de mutualiser les ressources, de réaliser une véritable toile d’araignée. Via l’organisation de rencontres sportives, on part d’une école et d’un athlète pour toucher d’autres écoles, et dynamiser le département ou la région. » Dans le 78, l’USEP départementale a été « mise en relation avec l’athlète Louis Radius », précise Florence Jolivet. « Il aura vécu une expérience formidable à Rio ! », s’enthousiasme Pierre Vidalis. « S’il pouvait nous ramener une médaille, on pourrait en voir une en vrai, la toucher ! » Vœu exaucé, puisque le spécialiste du 1 500m a ramené le bronze de Rio.

© FFSU

Une passion commune pour sociabiliser

© FFSU

Des rivalités bon-enfant se tissent progressivement

L’équipe, un facteur facilitateur d’intégration à l’université

mélangés dans les équipes en préservant l’enjeu de l’activité pour chacun. » Chacun apporte sa pierre à l’édifice, en fonction de ses capacités. » En termes d’adaptation, des zones de repos peuvent être proposées si l’on s’adresse à des enfants très fatigables, des repères visuels pour aider d’autres enfants qui ont des problèmes d’abstraction… « Cette réflexion sur les adaptations se fait avec les enseignants, c’est indispensable », précise Pascale Bourdier. « La loi handicap de 2005 ne définit pas le handicap comme une carence portée par la personne, mais plus comme un empêchement lié à une situation », renchérit Patrick Morel. « Par exemple, un nageur sourd peut nager aussi vite qu’un nageur lambda, donc il n’est pas handicapé. La loi instaure un concept : la compensation. Quand on compense le handicap, on permet à la personne de vivre comme les autres. Ça peut-être via du matériel (une prothèse auditive pour un malentendant), d’autres personnes (les auxiliaires de vie scolaire par exemple)… » Pour Pascal Vidalis, l’objectif est clair. « On veut modifier le regard des valides par rapport au handicap », annonce-t-il. « Á l’école primaire, les enfants sont encore à un âge où ils acceptent la différence. » Une ouverture d’esprit bienvenue, à un âge où la construction de la SPORTMAG - octobre 2016

« Le jeune étudiant, qui sort tout juste du lycée, débarque sur un campus universitaire qui est un vrai labyrinthe pour lui. » Philippe Grandemange, directeur du CRSU de Strabourg, vise juste. Plus dur encore : le tout frais étudiant de première année peut être originaire d’une autre ville, voire d’une autre région. L’éloignement du milieu familial et des amis est alors inévitable. « L’association sportive peut être un outil pour rencontrer des gens, s’ouvrir sur le monde », pose Vincent Rognon, directeur national de la FFSU. « Les jeunes qui changent de ville vont pouvoir retrouver un tissu social, notamment par les sports collectifs », confirme Alexandre Jourda, directeur du CRSU de Montpellier. « Ils vont réussir à créer rapidement des relations, à se faire des amis. » Le vrai facilitateur de contact, c’est la « passion pour la même activité », explique Philippe Grandemange. « Même s’ils viennent d’horizons très différents, comme les étudiants Erasmus. » Autre clivage traditionnel dans le milieu universitaire : l’âge. Grâce au sport, que les jeunes soient de première ou de cinquième année, ils vont finalement se retrouver sur le même terrain, à pratiquer ensemble. « Et puis, intrinsèquement, le sport est facilitateur pour établir le contact : on s’entraîne, on transpire, on gagne ou on perd ensemble  », illustre le directeur national. « Derrière, on passe des soirées ensemble et certains étudiants nouent alors des liens très importants, se mettent en colocation, alors qu’ils ne sont pas de la même année… et des couples se forment également ! »

Sentiment d’appartenance La FFSU, très axée sur la compétition, démontre donc d’autres vertus. « Sur nos 110 000 licenciés, seuls 10 000 sont au haut niveau », rappelle Vincent Rognon. « Les 100 000 autres cherchent quelque chose de différent. Ils touchent à tout via notre licence multisports

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« Le sport tire vers le haut nos enfants »

Attirer les filles à l’AS, un vrai défi pour les professeurs d’EPS

Enfin, le sport peut être aussi vécu comme un bol d’air pour certains étudiants submergés de travail. La FFSU fait alors office d’échappatoire pour ces jeunes qui sont plus souvent collés à leur écran d’ordinateur qu’en short sur un terrain de sport. « L’une de nos missions, c’est de faire jouer les étudiants en soirée, en semaine », conclut Philippe Grandemange. « Ça permet notamment aux étudiants en médecine, qui ont des emplois du temps très chargés, d’avoir un bol d’air frais une fois par semaine. Pour eux, c’est essentiel. La FFSU leur permet de garder une certaine vie sociale. »

« On a presque un rôle de seconde famille » « Je me bats pour qu’ils viennent dans les autres cours ! » Franck Poncet est professeur d’EPS au collège Jean Moulin, de Perpignan. « C’est un collège qui est en zone prioritaire », prévient l’enseignant, également coordinateur technique de l’école de rugby de l’USAP, le club de rugby de Perpignan. « Il y a des enfants du quartier qui, à

© UNSS 66

et peuvent rencontrer d’autant plus de monde. Dans le même ordre d’idées, on organise aussi des rencontres inter-disciplines : par exemple, les étudiants en médecine vont rencontrer ceux du droit… Ce côté équipe, convivialité, crée un vrai sentiment d’appartenance. » Une fois la discussion entamée, les équipes formées et la compétition commencée, peuvent alors s’installer des rivalités bon enfant. «  Quand j’ai un match médecine/pharmacie, j’ai 200 spectateurs qui viennent avec leur musique et leurs pom-pom girls ! », témoigne Philippe Grandemange. « Du coup, même ceux qui sont en tribune profitent de l’effet d’intégration par le sport en venant soutenir leur équipe, et peuvent sympathiser avec d’autres étudiants. Cet esprit de corps est essentiel. » D’un niveau à un autre, d’un sport à l’autre, les étudiants portent les mêmes couleurs, le même logo. « Si vous allez sur les réseaux sociaux, vous trouverez beaucoup de photos d’étudiants, sur leur compte personnel, en groupe, avec leurs maillots », renchérit Vincent Rognon. « En sport individuel, ça marche aussi : on a du tennis par équipes, du badminton aussi… », précise Alexandre Jourda. « Donc, il n’y a pas d’un côté les sports collectifs porteurs de belles valeurs et, de l’autre, les sports individuels où chacun reste dans son coin. »

« Les enfants ont tous le même maillot, ça renforce le sentiment d’appartenance »

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« On a travaillé afin de proposer des sports ouverts autant aux garçons qu’aux filles »

travers le rugby, trouvent une identité. Ils se raccrochent à leur groupe sportif et finissent par prendre du plaisir à venir jouer au rugby puis, pour certains, à aller au collège. Le sport tire vers le haut ces enfantslà. » Dans tous les établissements difficiles, classés REP + (Réseau d’Éducation Prioritaire), le taux de licenciés UNSS est meilleur que dans les autres collèges et lycées. L’ennui et l’absence des parents sont deux des explications à ce phénomène, d’après Lucie Chapon, professeure d’EPS à Grigny, dans l’Essonne. « Certains viennent avec leurs petits frères et petites sœurs », explique-t-elle. « Le gymnase est ouvert, on a presque un rôle de seconde famille. » L’AS (Association Sportive) permet alors de rattraper l’élève, de lui montrer qu’on s’intéresse à lui, d’avoir des discussions. « La communication, c’est la base de tout », constate Romain Lallier, de Corbeil-Essonnes. « On les fait parler sur un sujet qu’ils maîtrisent, pour qu’ils soient en confiance. » « On travaille beaucoup sur le respect de soi car ces élèves-là sont majoritairement en échec scolaire », complète Edouard Andreassian, directeur national adjoint de l’UNSS. « Il faut leur faire comprendre que l’échec n’est pas forcément constant, qu’on peut rebondir. » Donner des perspectives aux jeunes, c’est ce que recherche également Franck Poncet. « Mon rôle est de les orienter vers des clubs, pour qu’ils puissent un peu plus développer leur vie sociale », soulignet-il. « Par exemple, j’ai eu un élève au collège qui n’était pas très bon scolairement parlant. Je l’ai fait venir à l’UNSS, au rugby. Ça se passait bien, donc on l’a rapproché d’un club. Au lycée, il n’allait plus en cours et c’est le club de rugby qui lui a permis de maintenir une vie sociale. Au final, il a obtenu un emploi qu’il n’aurait jamais eu par un autre biais.

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Il a rencontré les bonnes personnes et, derrière, il s’est fait sa place. Et tout est parti du rugby au collège ! » Un discours qui va dans le même sens que celui d’Edouard Andreassian. « On essaie aussi de faire en sorte que les associations sportives des établissements puissent créer du lien avec les associations de quartier, qu’elles soient culturelles ou sportives », approfondit cet ancien professeur d’EPS. « On ne doit pas abandonner les enfants une fois que la journée est finie dans leurs établissements. Le but du jeu, c’est que ces élèves-là puissent aussi exploiter leurs compétences dans le monde extérieur, que ce soit du reportage, de l’arbitrage, du coaching… Parce que les élèves qu’on a aujourd’hui, ce sont les adultes de demain. Le but est de susciter des vocations et de leur mettre le pied à l’étrier. »

Prix du fairplay et valeurs de l’ovalie Mais les liens avec les associations ou les clubs ne sont pas toujours possibles à créer, notamment à Grigny. « Il n’y a que deux clubs sur Grigny (foot et basket) », décrit Lucie Chapon. « Du coup, on est très attractifs auprès des élèves, c’est un mal pour un bien. On propose une offre de sports très diversifiée. On a multiplié aussi les créneaux de pratique, On a beaucoup travaillé sur le fait de proposer des sports ouverts autant aux garçons qu’aux filles, pour attirer les filles à l’AS. Aujourd’hui, ça marche plutôt bien, on a rééquilibré la balance à 50/50 au niveau des adhésions. » Autre motif d’espoir : le sport semble canaliser les énergies et motiver des enfants qui ont du mal à se concentrer. « Quand on part sur une compétition, on donne aux élèves l’heure et le lieu de départ », reprend Lucie Chapon. « Ils ne nous ont jamais plantés. Ils sont toujours contents de pouvoir sortir, de voir autre chose. On se retrouve même à emmener des élèves à qui l’on n’a pas proposé de partir ! Ils veulent être avec les copains, ou même arbitrer, prendre des photos… On a aussi de très bons retours des collègues des autres établissements. On a notamment reçu le prix du fairplay à l’ultimate, au niveau académique. » Des qualités et des valeurs à mettre en avant, qui leur seront utiles dans leur vie future. « Je suis autant là pour leur transmettre des valeurs que pour les entraîner, les faire progresser sportivement », conclut Franck Poncet. « Peu importe le niveau, l’essentiel est qu’ils prennent du plaisir. » Et qu’ils s’échappent de leur quotidien, l’espace de quelques heures.

Le 14 septembre dernier, lors de la Journée Nationale du Sport Scolaire, SPORTOI, la mascotte du sport scolaire, a été dévoilée au public. De nombreux jeunes mais également des personnalités du sport français comme Elodie Clouvel, Pierre Houin, Tony Estanguet, Olivier Krumbholz ainsi que des décideurs tels que Dominique Mahé, PDG de la MAIF, Véronique Moreira, directrice de l’USEP ou encore Laurent Petrynka, directeur de l’UNSS, n’ont pas hésité à faire des selfies avec SPORTOI. Cette mascotte a vocation à fédérer les quatre fédérations sportives scolaires à travers leurs actions. SPORTOI se déplacera sur les grandes manifestations sportives scolaires sur le territoire afin de promouvoir les valeurs du sport et le travail remarquable des enseignants.

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Sportoi, présenté en vedette lors de la JNSS 2016

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Bienvenue SPORTOI !


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« L’objectif d’Anim’Cross est de constituer des équipes mixtes, où l’on mélange les classes, les âges… »

Le cross dans tous ses états par Xavier Collin

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La saison des cross est de retour ! Événement de base du sport scolaire et culturellement très ancrée, cette course tout-terrain est en pleine mutation. Entre un projet ludique de refonte à l’USEP, le DéFit’qui prend de l’ampleur à l’UNSS, une sensibilisation au dopage à l’UGSEL ou encore des quartiers défavorisés conviés au cross national FFSU, les fédérations ont des idées pour dynamiser leur cross. Rencontres avec les têtes pensantes à l’origine de ces nouveautés.

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© FFA / USEP

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Exemple de jeu lors d’un Anim’Cross

« La notion de classement individuel est inadaptée aux enfants de ces âges-là »

autant de plaisir à participer », poursuit Michel Lacroix, ancien élu national en charge des relations avec la FFA qui a suivi le dossier. « On perdait beaucoup d’enfants en difficulté sur l’exercice, qui étaient dégoûtés. Un des buts d’Anim’Cross est de renouer avec le plaisir de la pratique sportive. » Retrouver du plaisir dans l’effort, certes. Mais aussi développer, par le jeu, les capacités physiologiques et psychologiques, comme l’endurance, l’aérobie ou encore la persévérance. Cette activité a donc pour but d’améliorer le potentiel santé à court, moyen et long terme. « On a modifié notre façon de faire, parce que l’approche pédagogique a changé, notamment face aux problématiques de sport santé », explique Anabelle Prawerman. « Le cross est une pratique scolaire par excellence, mais ses effets sur les enfants étaient plus négatifs que positifs, par exemple via le classement. » « Anim’Cross prône le jeu par équipes, il n’y a pas de classement individuel », confirme Michel Lacroix. « L’objectif est aussi de constituer des équipes mixtes où l’on mélange les écoles, les classes, les âges… » Une initiative bienvenue, qui s’inscrit parfaitement dans la politique inclusive de l’USEP. Le but est bien de s’adresser à « tous les enfants,

© FFA / USEP

« Le cross doit redevenir une pratique motivante et accessible, plutôt que sélective et classante. » Pour Anabelle Prawerman, conseillère technique nationale à l’USEP, en charge des relations avec les fédérations, le mot d’ordre est clair. La fédération veut rénover cette « activité historique » et aborder la discipline de façon beaucoup plus ludique. A été mis en place dans cette optique le cahier pédagogique « Anim’Cross », issu d’un partenariat avec la FFA (Fédération Française d’Athlétisme). Après un peu plus d’un an de travail, il va petit à petit être déployé lors de cette année scolaire. L’objectif d’Anim’Cross ? « On propose la refonte de la pratique de la course longue par des jeux », expose Anabelle Prawerman. « On veut casser l’image du cross traditionnel où les enfants ne font que courir. Au-delà de ça, on veut vraiment rénover la pratique ellemême. L’objectif est de perdre cette notion de classement individuel qui est inadaptée à la plupart des enfants de cette tranche d’âgelà. » Le projet date de 2013. À l’époque, la FFA souhaitait rénover les pratiques de cross chez les primaires, et même faire disparaître la notion de cross en ligne. « Le constat fut le suivant : les trois ou quatre premiers étaient contents, mais les autres ne prenaient pas

« Un des buts d’Anim’Cross est de renouer avec le plaisir de la pratique sportive »

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Après le jeu, on compte les points !

Le vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines, qui est lié à la candidature de Paris 2024

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« On veut qu’ils apprennent à doser leur effort », explique Anabelle. « Et puis, l’enfant est motivé par les autres enfants, et non plus uniquement par l’enseignant. » La recherche de la performance par le collectif change finalement le rapport à l’effort. L’affrontement direct avec l’autre est atténué. Mieux, d’après Sylvain Barreau, « l’investissement de l’enfant peut être meilleur au sein de son équipe que lorsqu’il est seul à courir. » De même, l’accueil du handicap est facilité par une activité de type Anim’Cross. Qu’à cela ne tienne, le projet a été testé dans une école qui comportait une classe ULIS (Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire) avec des malvoyants. Dans chacun des jeux mis en place, ces enfants pouvaient jouer avec les autres, au sein des mêmes groupes. « Il pouvait y avoir un système d’entraide, où l’enfant malvoyant était guidé par un autre enfant », retrace Sylvain Barreau, délégué départemental du Loiret. « Le but est que chaque enfant y trouve son compte, et par là même les enfants handicapés aussi. Ils ont pu vivre avec le collectif et participer à la même activité, tous ensemble. » Ne reste donc plus qu’à mettre en place le processus, lancer la machine. Le test a permis d’apporter « des corrections, notamment par rapport au matériel nécessaire sur tel ou tel jeu », précise Anabelle Prawerman. Et puis, surtout, ce test grandeur nature a permis de sensibiliser les enseignants, et de leur expliquer comment Anim’Cross fonctionnait. « Quand on leur a expliqué la formule Anim’Cross, à l’oral, par des discours, ça ne leur semblait pas simple d’accès », conclut Sylvain Barreau. « Mais, finalement, une fois en situation, tout le monde comprend très vite. Les enfants assimilent les règles très rapidement. Et, pour l’avoir observé directement, la mission est remplie : tous les enfants ont joué le jeu et ont couru. » Le baptême du feu d’Anim’cross s’est bien déroulé, place au déploiement !

© Andre Ferreira / Icon Sport

« On prouve que les installations ne sont pas réservées à l’élite sportive » Cette année, il y aura une compétition par équipes mixtes à l’UNSS, une première

quelles que soient leurs spécificités. » « À l’USEP, nous ne voulons laisser personne de côté », justifie la conseillère technique nationale. « Nous avons donc réfléchi à une pratique qui permette à chaque enfant de se dépenser suivant ses capacités. »

Cas pratique dans le Loiret Avant de lancer leur cahier pédagogique et de le déployer sur tout le territoire, les deux porteurs du projet l’ont testé, notamment dans le Loiret. Et, en pratique, le constat est là : chaque enfant peut participer et apporter à son équipe. Fini, donc, la perte de motivation due à l’effort solitaire. L’enfant peut s’arrêter, marcher, chercher son propre rythme, bref, apprendre à être autonome dans son effort. SPORTMAG - novembre 2016

« Le cross est l’activité n°1 à l’UNSS en termes de licenciés. » Christophe Luczak, directeur national adjoint de l’UNSS, pose les bases. Pour la fédération, le cross est une institution qui mobilise, tous les ans, 300 000 participants sur tout le territoire. Sur certains cross départementaux, 5 000 coureurs sont sur la ligne de départ. « Le cross est quelque chose de très profondément ancré dans la culture de nos établissements scolaires, mais aussi au sein de nos services départementaux et régionaux », expose Christophe Luczak. La saison commence début octobre, et l’apogée, le championnat national, se déroulera les 20 et 21 janvier prochains, à Saint-Quentinen-Yvelines. Ce cross est l’événement national le plus important du sport scolaire, puisque 1 800 participants sont attendus sur le parcours de l’île de loisirs. « Les 1 800 meilleurs de France se donnent rendez-vous à Saint-Quentin-en-Yvelines ! », se félicite le directeur adjoint, avant de préciser : « Il y a trois axes prioritaires, trois messages importants à faire passer par ce cross national : la mixité, la semaine de l’olympisme et le sport santé. » Concernant la mixité, c’est une première : il y aura une compétition par équipes mixtes lors du cross national. Une particularité unique en France. « On a une volonté très forte d’aller dans cette logique-là : le cross sera collectif et mixte », appuie Christophe Luczak.

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Chaque année, les cross UNSS mobilisent plus de 300 000 collégiens et lycéens

© UNSS Rhône Alpes

Le cross national marque le lancement des championnats nationaux UNSS en 2017, ainsi que le début de la semaine de l’olympisme. À cette occasion, l’UNSS de l’académie de Versailles s’est rapprochée des primaires, comme la loi de refondation de l’école le prescrit. Les élèves vont travailler avec leurs enseignants autour de la thématique de l’olympisme. « Chaque école présente lors de ce cross va travailler à créer une affiche, et les affiches obtenues serviront à une exposition sur l’olympisme dans le vélodrome », renchérit MarieAnge Daffis, directrice du service régional UNSS de l’académie de Versailles. Le vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines, l’une des infrastructures liées à la candidature de Paris 2024. « On prouve que les installations ne sont pas réservées à l’élite sportive, mais bien qu’elles sont à disposition de la population tout entière », démontre Christophe Luczak. L’idée est aussi de faire profiter les élèves du secteur de cette installation remarquable, sachant qu’il s’agit de jeunes issus de quartiers prioritaires. L’organisation des deux jours, jugés « intenses » par Marie-Ange Daffis, s’articulera comme suit. Le cross national aura lieu le samedi. Mais d’abord, le vendredi, place aux animations (dont une cérémonie d’ouverture), et au village sport santé, dans le vélodrome. De nombreux partenaires de l’UNSS seront présents (MGEN, Ministère des Sports…), mais

Avant un DéFit’, course au fort accent sport santé

aussi l’Agence française de lutte antidopage, pour un message de prévention, « fondamental » dixit Christophe Luczak, sur les pratiques addictives et dopantes.

Le DéFit’ prend de l’ampleur Au-delà du village sport santé, l’UNSS veut marquer le coup en mettant en avant un peu plus l’événement qui devient indissociable du cross : le DéFit’. « On essaye de le déployer sur tout le territoire à chaque fois qu’un cross est organisé par nos services UNSS », confirme Christophe Luczak. Le DéFit’ est une course solidaire à laquelle les enfants participent par équipes de deux, avec un élève investi dans le sport et un autre plus sédentaire. La logique n’est plus compétitive, mais davantage ludique. « L’idée est de mettre tout le monde au sport et d’y prendre plaisir », appuie le directeur adjoint. « Il y a là un vrai message de sport pour tous, de sport solidaire. » « Le DéFit’ est organisé autour du vélodrome, avec un départ et une arrivée à l’intérieur », détaille Marie-Ange Daffis. Toujours dans la logique du cycle 3 (CM1, CM2 et sixièmes), et pour faire la jonction entre primaire et secondaire, la course mélangera primaires et collégiens. Christophe Luczak table sur « 1 500 jeunes de Saint-Quentin-enYvelines et des alentours qui vont participer au DéFit’. » Et, en termes d’image, l’UNSS a frappé fort. Le parrain de l’événement n’est autre que Nicolas Batum, le basketteur NBA. « Il a pris son rôle très à cœur, en faisant notamment une vidéo de communication », détaille MarieChristine Lefranc, directrice régional Rhône-Alpes. Là-bas, le DéFit’ ne déplacera pas autant d’élèves (250 sont attendus), le 7 décembre prochain, lors du cross académique (Pontd’Ain). Mais il est en place depuis 2013, et né d’une réflexion de la commission médicale et santé de l’UNSS. « On voulait mettre en place une course qui sortait un peu de l’ordinaire, pour attirer les jeunes SPORTMAG - novembre 2016

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« Les 1 800 meilleurs de France se donnent rendez-vous à Saint-Quentin-en-Yvelines ! »

« Il y a un engouement, une vraie envie de participer aux cross »

lancé le DéFit’. « Cette course est vraiment ouverte à tous, et pas seulement aux élèves : les parents, la famille… sont aussi conviés », s’enthousiasme la directrice régionale. « Tout le monde est convié. D’ailleurs, Madame La Rectrice y participera. » Là aussi, comme pour le cross national, les cycles 3 seront également invités. « On veut créer une émulation, et montrer ce que sait faire l’UNSS », témoigne Marie-Christine Lefranc. À l’écriture de ces lignes, la directrice espérait attirer un porte-parole de renom, pour porter un peu plus haut son message : Christophe Lemaitre. Ce qui est sûr, c’est qu’un village santé sera en place. « À l’issue de la course, on leur distribuera une collation diététique », explique Marilyne Chenard, directrice départementale de l’Ain. « On leur donnera des fruits de saison de producteurs locaux, dans une vraie démarche de développement durable. On va également mettre en place une exposition sur la nutrition. Et puis, on essayera aussi de mettre en place, avec la Ligue d’Athlétisme, un atelier, avec des tests d’efforts… » Avant de rappeler : « Le vrai challenge est d’attirer des jeunes qui n’ont pas l’habitude de faire du sport. On compte évidemment sur les chefs d’établissements, les profs d’EPS, mais aussi sur les élèves licenciés UNSS pour en faire la promo, et amener leurs copains. »

© FFSU

Un beau parcours pour la FFSU « Cet événement doit nous servir de vitrine »

qui sont moins portés sur le sport », se souvient Marie-Christine Lefranc. « Aujourd’hui, les jeunes sont plus branchés sur leurs écrans qu’en train de pratiquer un sport à l’extérieur. Ils aiment leur confort. On s’est même dit qu’on allait monter un Pokemon Go UNSS pour les faire sortir ! » Plutôt que de créer un jeu vidéo, l’UNSS a donc SPORTMAG - novembre 2016

À la FFSU aussi, le cross est toujours populaire. « Cela fonctionne parce que c’est très culturel, il y a des cross organisés dans tous les établissements scolaires », décrypte Jean-Jacques Renier, directeur du CRSU Dijon, en charge des courses hors stade au niveau national. « L’UNSS connaît un franc succès là-dessus et, de notre côté, même si les chiffres ne sont pas les mêmes, on sent encore un engouement, une vraie envie de participer à ce type de course. » Au-delà du cross et de la saison d’athlétisme, la FFSU organise également une colourrun, pour se « faire connaître des étudiants », dixit son responsable

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des courses hors stade, ainsi que des trails ou des 10 kilomètres. Mais c’est bien le cross qui suscite encore de vraies rivalités entre les universités et autres grandes écoles. Le titre, académique ou national, est toujours convoité. « L’INSA (Institut National des Sciences Appliquées, ndlr) Lyon a longtemps régné sur le classement par équipes et, l’année passée, c’est Dijon qui l’a emporté », détaille Jean-Jacques Renier. « En décembre, les étudiants de l’INSA vont vraiment vouloir remonter sur la plus haute marche du podium. Il y a un vrai esprit sport collectif, même dans le cross ! » Le 8 décembre prochain, c’est à Montbéliard qu’environ 600 étudiants se défieront, sur un « très beau parcours, très spectaculaire », dixit Jean-Jacques Renier. « Le parcours est magnifique, mais très sélectif, avec un fort dénivelé », renchérit Michel Crevoisier, directeur du CRSU Besançon, organisateur de l’événement. « Nous voulons vraiment laisser un bon souvenir à tous les participants qui viendront courir ce cross. » Surtout, le directeur du CRSU veut démontrer que la Franche-Comté peut être un vrai acteur de la vie locale. « Cet événement doit nous servir de vitrine », poursuit-il. « C’est un moment privilégié pour mettre en avant ce que l’on propose au niveau du CRSU. »

Portée sociale

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De la boue, du froid… tous les charmes du cross !

la relative confidentialité dans laquelle on est quand on organise un événement de ce type. On veut faire partie de la vie de Montbéliard. »

Sensibilisation au dopage À l’UGSEL, on veut profiter de la saison d’athlétisme, et donc du cross, pour sensibiliser à un fléau qui touche le sport depuis toujours : le dopage. Cette année, ce phénomène a été encore plus visible, avec la sanction à l’égard de la délégation russe d’athlétisme avant les JO. Du jamais vu à cette échelle. « Ce fait d’actualité nous fait réagir », éclaire Didier Cattaert, délégué national du second degré, chargé de l’animation pédagogique et sportive. « Pour combattre le dopage, il faut agir à la base, c’est-à-dire au niveau de l’éducation des jeunes. » Pour ce faire, la fédération a décidé de mettre en place un module d’information et de sensibilisation, d’une à deux heures, intégré aux formations des jeunes officiels. L’objectif est de former les jeunes à la législation autour des règles antidopage, sachant que

© FFSU

Avant tout, cet événement est une superbe opportunité de mettre le pôle universitaire de Montbéliard sur la carte, car c’est la première fois que cette commune est retenue pour organiser un cross national. « L’aire urbaine Belfort/Montbéliard représente une petite entité universitaire, presque une délocalisation de Besançon », explique Michel Crevoisier. « C’est donc important d’implanter de telles compétitions là-bas, pour que ce secteur soit mis en lumière et identifié. » Le but est aussi de faire participer la population locale. Le CRSU devrait donc inviter une dizaine d’écoles primaires locales qui pourront venir en tant que spectatrices. Une portée sociale donnée à l’événement, puisque le parcours est proche d’une zone assez populaire et difficile, le quartier de la Petite-Hollande. « Notre objectif est de nous rapprocher de la vie de quartier, pour que les gamins sortent un peu et que notre manifestation prenne un autre relief », conclut Michel Crevoisier. « Il faut qu’on arrive à sortir de

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Environ 600 étudiants sont attendus lors du cross national FFSU

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les compétitions UGSEL sont elles-mêmes sujettes à des contrôles. Les jeunes officiels l’auront dans leur formation entre « octobre et décembre », d’après Didier Cattaert. « Derrière, l’objectif est qu’ils diffusent la bonne parole. » En parallèle, la fédération va tenter de mettre en place un stand de prévention lors du cross national, le 10 décembre prochain, ainsi que lors des championnats d’athlétisme indoor, en février. Le but est de distribuer des questionnaires, des flyers, bref de la documentation sur le sujet. « C’est notamment via ces questionnaires que l’on décidera (ou non) de déployer notre projet aux autres disciplines l’année prochaine », justifie le délégué. « On essaye de sensibiliser nos jeunes à ces questions, sachant que le cross touche environ 1 700 enfants, de 13 à 17 ans. »

« Pas que des chèvres en Ardèche ! »

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Parmi eux, on retrouve des professeurs d’EPS, des professeurs des écoles, des parents d’élèves… « Il y aura forcément du stress, mais c’est vraiment le pied de vivre de tels événements en direct », s’enthousiasme le délégué. Enfin, comme à l’USEP ou à l’UNSS, une course partagée est prévue. Le principe est de faire courir des élèves de l’UGSEL Drôme/Ardèche, primaires ou collégiens, avec des sportifs adaptés, en l’occurrence des déficients mentaux. Une soixantaine d’enfants devrait être mobilisée. « Ce petit événement est planifié au milieu des dix courses du cross, donc devant environ 2 000 spectateurs », conclut Martin Zanotti. « Je pense que ça peut vraiment être le souvenir d’une vie. » L’UGSEL et la Mutuelle-Saint-Christophe s’associent pour lancer un plan d’actions de lutte contre les drogues et les conduites addictives, contre le dopage et les conduites dopantes, pour sensibiliser les enfants et les parents aux risques quotidiens inhérents à notre mode de vie. Pour en savoir plus : https://vimeo.com/ugsel/channels

Le cross fonctionne bien à l’UGSEL, notamment Outre-Mer (ici en Guyane)

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Ce cross national sera l’occasion de « mettre l’Ardèche sur la carte »

© UGSEL

Reste que le 10 décembre, à Annonay (Ardèche), il y a un cross national à disputer. Pour la commune et le département, c’est une première. « On veut promouvoir notre territoire et montrer qu’en Ardèche, il n’y a pas que des chèvres et des hippies des années 60  !  », plaisante Martin Zanotti, délégué Drôme/Ardèche. « On veut vraiment montrer qu’on existe, que l’on est capable d’organiser un événement de cette ampleur-là. » L’ampleur dont parle Martin Zanotti, ce sont 1 700 participants. Chaque année, la Drôme/ Ardèche organise des championnats de France. L’année passée, par exemple, la délégation départementale a organisé celui de tennis de table. « Mais ça n’entraîne pas les mêmes logiques logistiques, puisqu’on accueille 700 jeunes sur trois jours », précise Martin. « Là, depuis septembre, je vis cross ! Je passe mes journées sur cette organisation. » Le jour J, il y aura entre 100 et 150 bénévoles.

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Le badminton est la pratique individuelle n°1 à la FFSU

L’hiver au chaud grâce à l’indoor ! par Xavier Collin

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L’hiver approche mais, pas de panique, le sport scolaire et universitaire a de la ressource. Armez-vous de vos raquettes et de vos volants à la FFSU, pour participer à une pratique qui ne cesse de se développer et d’innover. Sortez vos ballons avec l’UGSEL et l’USEP, qui se préparent au Mondial de handball. Enfin, bandez vos muscles et préparez vos oreilles à l’UNSS, car l’aviron indoor est on ne peut plus physique. Si, avec tout ça, vous ne trouvez pas votre bonheur…

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« Nous avons un très fort partenariat avec la Fédération Française de Badminton »

« Depuis vingt ans, les chiffres des pratiquants de badminton ne font que croître, tant à la Fédération Française de Badminton qu’à l’UNSS, et donc, à la FFSU. » Un cercle vertueux que constate Christophe Millard, directeur national adjoint FFSU à la coordination internationale, en charge notamment du badminton. Aujourd’hui, le badminton est la discipline n°1 des sports individuels à la FFSU, avec environ 4 000 pratiquants. « Par le passé, cette pratique n’existait pas à l’école », encha��ne-t-il. « Désormais, tous les enfants y ont au moins touché lors d’un cycle. Il se passe quelque chose en termes de culture. Aujourd’hui, tout le monde sait ce que c’est, alors que, personnellement, j’ai découvert le badminton à 25 ans, et j’étais déjà enseignant. Je n’en avais pas eu dans ma formation STAPS mais, de nos jours, presque toutes les facs en proposent. » Du coup, la FFSU surfe sur la vague et en profite pour créer de nouvelles compétitions, comme le championnat des grandes écoles, en 2014. « Nous avons un très fort partenariat avec la fédération de badminton, avec laquelle nous resignons une convention tous les quatre ans », éclaire Christophe Millard. « Dans celle-ci, il y a des pôles, dont un de développement. Du coup, on

En double, par équipes… Le badminton est l’un des sports individuels les plus collectifs

a décidé de créer ce championnat des grandes écoles qui a très vite rencontré son public, notamment en Ile-de-France. » Pour attirer de potentiels pratiquants, la fédération du sport universitaire a opté pour une formule atypique, par équipe et paritaire. « Les matches se déroulent sur dix sets, avec des équipes de quatre (deux garçons, deux filles) », expose Christophe, lui-même ancien professeur d’EPS, qui a enseigné le badminton. « On essaye d’amener du fun. Si on arrive à 5-5, on termine par un set en or, en double mixte. » La FFSU profite également de cet événement pour organiser des conférences. En 2016, la problématique tournait autour de la candidature de Paris 2024. L’année précédente, un arbitre des JO 2012 était intervenu. Au niveau des universités, la formule est beaucoup plus classique, car les rencontres sont homologuées par la fédération de badminton. Ici, l’intérêt est tout autre pour l’étudiant, puisque dès qu’il va jouer un match national, son résultat va compter pour son classement fédéral. « On va même tenter de l’étendre au niveau régional », appuie le directeur adjoint. « C’est très intéressant pour les étudiants et, de notre côté, ça nous permet aussi d’attirer les meilleurs. »

Du badminton jusqu’à 4h du matin !

© FFSU

Sauf que les meilleurs dont parle Chritophe Millard ne représentent qu’à peine 10 % des pratiquants de la discipline. Comment stimuler les 90 % restant ? En les amenant sur des compétitions dites de développement, ou de promotion, comme par exemple les « Nuits de la raquette » ou encore les « Nuits du badminton ». « À Bordeaux, je crois qu’il y en a une tous les quinze jours qui réunit près de 150 étudiants à chaque fois, jusqu’à 4h du matin ! », précise-t-il. Les objectifs peuvent être divers et variés : récupérer de l’argent pour une AS… ou même juste pour le fun ! « Là-dessus, il faut saluer le travail effectué par les enseignants, nos collègues des Associations Sportives avec les comités régionaux, pour développer l’activité en local », reconnaît Christophe Millard.

Le badminton est un sport extrêmement physique, où le volant peut atteindre les 300 km/h

La pratique loisir rencontre d’autant plus de succès que le badminton est facile d’accès, mais aussi très ludique. Quel que soit le niveau, le joueur peut très vite prendre du plaisir, contrairement au tennis, par exemple, où se renvoyer la balle est beaucoup plus compliqué. « Au badminton, on arrive très vite à se renvoyer le volant, et donc à s’amuser et transpirer », renchérit le directeur national adjoint. Autre atout : au badminton, l’espace est rentabilisé, puisqu’on peut mettre plus de monde qu’au tennis sur un terrain plus petit. SPORTMAG - décembre 2016

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Badminton. « Nous n’avons aucun intérêt à dire : « Venez, c’est mieux chez nous ! », conclut Christophe Millard. « Nous sommes là pour leur transmettre le message de poursuivre leur activité sportive, même quand ils ne sont plus considérés comme étudiants. »

« Plus on va mettre de lien entre l’école et le monde sportif, plus on va démontrer l’intérêt d’une pratique sportive »

© UGSEL

© UGSEL

Du handball de la maternelle au lycée

Une belle détente !

L’UGSEL a travaillé à l’élaboration d’un stage de formation, en partenariat avec les ligues, comités et clubs de handball, les éducateurs sportifs ou de clubs de la fédération de handball prenant le rôle des formateurs. Le stage traite de la notion de « baby hand », c’est-à-dire sur des situations motrices pour les 3-5 ans. « Derrière, il n’y a pas mieux que des enseignants formés et sensibilisés pour promouvoir l’activité », d’après Philippe Brault. Dans la Marne, c’est Julien Michelet, directeur départemental UGSEL, lui-même préalablement sensibilisé par la FFHB, qui va former les enseignants. « Nous avons acheté deux kits de baby hand, qui vont rester avec moi toute l’année pour former une partie du territoire, et qui seront mis à disposition l’année prochaine aux

© UGSEL

« Aujourd’hui, sachant que le m² est de plus en plus cher, qu’on cherche la rentabilité… le badminton s’inscrit également bien là-dedans », analyse le directeur adjoint. Enfin, et puisque le jeune ne restera pas étudiant toute sa vie, l’un des objectifs de la FFSU est aussi de faire en sorte que le jeune adulte continue sa pratique au sein de la Fédération Française de

À l’UGSEL, on a décidé de mettre en avant le handball via le projet « La tête et le hand », qui s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la Fédération Française de Handball. L’UGSEL profite du championnat du monde masculin (11 au 29 janvier prochain) pour booster la pratique de l’activité sur le réseau, comme cela a notamment déjà été fait avec le football et le rugby. Le projet a été lancé l’année dernière et, depuis, des projets d’animation et de formation ont vu le jour. « Nous avons cherché à créer du lien, de la maternelle jusqu’au lycée », détaille Philippe Brault, en charge du dossier à l’UGSEL nationale. « Nous travaillons sur l’ensemble des âges, avec la FFHB : le baby hand (3-5 ans), le handball premiers pas (6-8 ans), le mini hand (9-10 ans) et puis le hand à quatre pour les collèges-lycées. Le projet a pu se faire, car l’UGSEL comme la FFHB partagent les mêmes approches et valeurs éducatives, la même mixité sociale ou encore la même éducation à la citoyenneté. »

Les enseignants seront formés pour créer des animations autour du handball

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« L’UGSEL, comme la FFHB, partage les mêmes approches et les mêmes valeurs éducatives »

écoles qui le souhaiteront », expose-t-il. « Au niveau de l’élémentaire, j’interviendrai également, mais il n’y aura pas que moi, puisqu’il y aura aussi des intervenants de clubs pour m’aider. »

« Faire durer la flamme le plus longtemps possible » « La tête et le hand » est en action depuis septembre. Même s’il ne dispose pas de beaucoup de retours d’expérience, Philippe Brault sait que le projet rencontre du succès sur le terrain. « Beaucoup de relations ont été établies, et pas seulement par rapport au Mondial », observe-t-il. « Des actions démarrent dans les mois suivants, notamment les opérations grands stades. » « À l’issue de ces cycles d’apprentissage autour de handball premiers pas, nous mettrons en effet en place une journée de ce type-là », confirme Julien Michelet. «  Il s’agira de rassembler toutes les classes qui ont participé au projet. » Ces opérations consistent en de très larges rassemblements, qui ont lieu à la fin de l’année scolaire, et dans lesquels sont présents des centaines d’enfants. C’est aussi l’occasion d’organiser un grand tournoi sur des mini-terrains de handball, en plein air. « On en avait notamment fait un à la Beaujoire, à Nantes », précise Philippe Brault. « C’est une grande fête du handball. » « On va également se servir de

« La tête et le hand » pour mettre en place une formation de jeunes arbitres, au niveau du collège », reprend Julien Michelet. « Pour les former, on fera intervenir un membre du comité de handball de la Marne. » L’UGSEL espère aussi pouvoir emmener des enfants voir des matches du championnat du Monde. L’opération « La tête et le hand » est en effet en lien avec le label « Tous prêts », lancé par le ministère de l’Éducation Nationale. « Ce dispositif permet d’obtenir des places pour assister aux matches, sur les différents sites », expose Philippe Brault. « Il faut déposer son projet départemental en ligne », précise Julien Michelet. « Puis, on obtient le label, qui permet d’avoir des soutiens financiers un peu plus importants, par exemple. On peut obtenir également une valorisation sur le site du ministère. Enfin, une dotation de billets, pour aller assister à des rencontres du Mondial, peut aussi nous être allouée. » Par les animations et les formations, l’objectif de l’UGSEL est donc de se rapprocher de la FFHB et de pérenniser cette activité au sein des écoles. « Aujourd’hui, on allume la braise et on va tenter de faire durer la flamme le plus longtemps possible », espère Julien. Pour cela, le directeur départemental connaît aussi l’importance de la communication vis-à-vis des partenaires pour faire perdurer la pratique du handball. « On a une chaîne Youtube, sur laquelle on postera des clips vidéos, autour du baby hand, du handball collège… », explique-t-il. « Et, pour terminer, on fera un clip général « La tête et le hand », en juin 2017. Ce sera notre vitrine pour montrer tout ce qu’on a pu faire autour du projet. » « Finalement, le Mondial n’est qu’un prétexte pour développer un partenariat fort », conclut Philippe Brault. « Plus on va mettre de lien entre l’école et le monde sportif, scolaire et fédéral, plus on va démontrer facilement l’intérêt d’une pratique pour se construire, être en bonne santé et créer du lien social. »

© Manuel Blondeau / Icon Sport

Mise en pratique de « Handballons-nous »

L’UGSEL espère pouvoir emmener des enfants au Mondial pour supporter les Bleus !

Comme à l’UGSEL, l’USEP a profité du Mondial de handball pour créer son projet, « Handballons-nous », dont nous vous parlions dans ces colonnes dans notre numéro du mois de mars. Aujourd’hui, à moins de deux mois du début de la compétition, l’USEP et les SPORTMAG - décembre 2016

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À l’USEP, « Handballons-nous » est en route !

écoles s’activent, l’occasion de faire un focus sur deux des questions autour de ce projet : la formation et le conventionnement régional en Bretagne, la mise en place d’une rencontre sportive en PACA.

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Minots Hand Folies en point d’orgue En PACA, cette rencontre sportive se nomme « Minots Hand Folies ». Quatre seront organisées en avril prochain, sur quatre lieux différents et prestigieux (parc des sports d’Avignon…). Cet événement existe depuis une dizaine d’années et consiste en une grande manifestation autour du handball, en partenariat avec la ligue de handball de Provence. Cette année, l’événement est intégré

Lors des championnats de France, l’année passée, à Coubertin (Paris)

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Pour soutenir l’opération « Handballons-nous », l’USEP dispose du levier de la formation. « Depuis une dizaine d’années, on a l’habitude de mettre en place des formations régionales, qui réunissent entre 40 et 50 enseignants par an », précise Laurent Muguet. « Naturellement, on s’est proposé pour organiser ce stage régional autour de la pratique du handball. » L’objectif de formation des enseignants est clair : il s’agit de déployer le projet. Le but est aussi de créer un lien fort avec les disciplines, de faire en sorte que l’école et les fédérations se rencontrent. « On a co-construit et co-organisé ce stage avec la ligue régionale de handball qui a détaché deux cadres techniques pour réaliser les animations autour de la pratique du hand  », détaille le délégué. Deux types de stagiaires étaient concernés : des enseignants et des conseillers pédagogiques, c’est-à-dire des formateurs qui vont ensuite pouvoir transmettre ce savoir aux enseignants de leurs territoires. L’idée de ce stage est de faire vivre l’activité aux enseignants. Mi-octobre, ils étaient en shorts et ils ont pu être sensibilisés au hand pour les cycles 2 et 3. « Nous leur avons ensuite communiqué des outils pour qu’ils puissent déployer facilement le projet dans leur classe », décrit le délégué du Morbihan. « Nous les avons notamment aidés au niveau des formats de rencontres, des supports pour leur fournir des idées, car le but de tout projet à l’USEP, en finalité, est bien d’organiser une rencontre sportive. »

© Anthony Dibon / Icon Sport

A été mise en place une convention régionale pour officialiser toute la démarche « Handballons-nous » qui fixe un cadre pour chacun des signataires : le rectorat, l’USEP Bretagne et la ligue de Bretagne de handball. Ce texte cadre suit les conventions qui sont signées à l’échelon national. Il fixe les devoirs et les engagements de chacun en termes de formation, de communication… « Il était important pour nous de formaliser ce projet, car on souffre d’un déficit de reconnaissance », reconnaît Laurent Muguet, délégué USEP du Morbihan. « Grâce à cette convention, nous sommes reconnus par des institutions au niveau de la région, chose qui n’était pas gagnée dix ans en arrière. Le but est de se faire connaître sur le plan local, de gagner en crédibilité et de montrer que l’on peut avoir une réelle plus-value. » Grâce aux actions menées au niveau régional et à ce type de formalisation, l’USEP Bretagne devient peu à peu un acteur incontournable des rencontres sportives de la région.

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Boules Quies à l’UNSS ! « Dans l’année, j’ai 120 compétitions et, s’il y en a une où je vais avec mes boules Quies, c’est bien celle d’aviron indoor ! » En une phrase, Olivier Morin, directeur adjoint à l’UNSS Nancy/Metz, donne un aperçu de l’ampleur qu’a prise l’aviron indoor au sein de la fédération scolaire. Sur sa finale académique, le 14 décembre prochain, pas moins de 400 enfants devraient faire le déplacement… pour encourager leurs copains ! « C’est vrai qu’on peut se dire, après tout, que ramer face à un mur, sur un siège qui avance puis recule, ça n’a rien de fou », s’amuse-t-il. « Mais ce n’est pas aussi simple. D’abord, c’est par équipes, donc ça crée un effet d’entraînement. Et puis, c’est une vraie course ! Les rameurs sont reliés à un logiciel et, du coup, ça permet de la projeter sur un écran géant ! Donc, on voit les bateaux avancer à l’écran, avec les temps de passages. » Si la discipline peut rencontrer un tel succès auprès des enfants, c’est aussi parce qu’en amont, l’UNSS et la Fédération Française d’Aviron se sont rapprochées. Les associations sportives ne possèdent pas de machines, les fameux ergomètres ? Qu’à cela ne tienne, la Fédération est là pour les fournir. « Chez nous, la ligue a consenti un gros investissement dans les machines, sachant qu’une pièce coûte environ 1 500 € », décrit Olivier. « Ils les mettent à la disposition des clubs, des établissements scolaires et, derrière, on est donc capables d’organiser de grands championnats. » Un rapprochement au niveau national qui se retrouve en local ; les deux parties ont bien compris qu’elles avaient des intérêts en commun. « La fédération d’aviron sait très bien que le développement de l’indoor via le sport scolaire est une très bonne chose pour elle, notamment pour remplir ses clubs », décrypte Philippe Dekeyser, directeur national des sports UNSS.

Les enfants étant côte à côte, une concurrence se crée très rapidement

Pour marquer encore un peu plus ce rapprochement, la Fédération Française d’Aviron a créé un site entièrement dédié à l’aviron scolaire. « C’est l’unique fédération à avoir consacré non pas une page, mais un vrai site à la pratique scolaire ! », s’enthousiasme Philippe Dekeyser. Autre angle, autre réussite : la fédération d’aviron a créé un projet axé sur le sport santé et soutenu par l’UNSS « pour apporter un gage Éducation Nationale », dixit le directeur des sports. Son nom : « Rame en 5e ! ». Ce projet existe depuis cinq ans et se déroule en partenariat avec les professeurs de SVT et d’EPS. Le but est de poser la question suivante : pourquoi faire de l’exercice physique ? « Ce projet a été validé par le ministère de l’Éducation Nationale et, l’an dernier, il y a eu 500 classes de 5e qui ont participé à l’événement », se félicite Philippe Dekeyser. « Si on se dit qu’il y a 20 élèves par classe, on arrive à 10 000 enfants concernés ! »

Présent partout, même où il n’y a pas d’eau ! Le côté ludique et par équipes, le partenariat très fort entre les fédérations… L’aviron indoor a des atouts à faire valoir, et la liste ne s’arrête pas là. « Curieusement, la machine s’adapte à tous types de gabarits, à tous les publics, du champion de 1,95m, 100kg à l’enfant

© Anthony Dibon / Icon Sport

« Les Minots Hand Folies s’insèrent dans la logique des rencontres USEP », pose Vincent Guyot, délégué du Vaucluse. « Au-delà de la pratique, avec des tournois et des matches, elles permettent donc à des écoles de se rencontrer, de réaliser des ateliers autour des notions de santé, de citoyenneté, de développement durable… Bref, tous les axes transversaux habituels que l’on retrouve dans les diverses rencontres USEP. » Les classes participantes auront préparé les rencontres en amont. Des ateliers autour du handball seront également mis en place, où les enfants pourront réinvestir ce qu’ils auront appris durant le cycle. « On mettra également en place des ateliers de production, par exemple du dessin, du coloriage…  », reprend Vincent Guyot. « Le but est de leur faire exprimer leurs sentiments sur la manifestation. » Ces rencontres sont ouvertes aux cycles 2 et 3 et mobiliseront environ 500 enfants. Sont aussi invités, pour l’occasion, des jeunes officiels UNSS, pour faire une liaison entre élémentaire et collège, et entrel’USEP et l’UNSS.

© Anthony Dibon / Icon Sport

à « Handballons-nous » et devient la rencontre finale du projet, qui est ouvert à toutes les écoles. Sur la région PACA, il se décline en deux grands axes. L’axe culturel, où les enfants souhaitent la bienvenue à un pays qu’ils choisissent, via des productions culturelles. « L’idée est de pouvoir transmettre ces productions aux pays concernés », explique Vincent Guyot, délégué départemental du Vaucluse. « Les meilleures productions seront désignées par une commission mixte, et des récompenses seront remises. On veut aussi donner l’opportunité à ces enfants-là de donner le coup d’envoi et de pouvoir assister à un match de championnat national. » Le deuxième axe est sportif, avec un accompagnement des enseignants au niveau de la formation, des outils pédagogiques. Les enseignants peuvent, par la suite, organiser des rencontres USEP au niveau local.

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Pierre Houin (avec les lunettes) défie Tony Estanguet lors de la Journée Nationale du Sport Scolaire

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Du coup, aujourd’hui, l’aviron indoor a dépassé le cadre de l’aviron. Il prend de plus en plus de place dans le paysage, et pas forcément à des endroits où on l’attend. Au niveau scolaire, par exemple, beaucoup d’établissements se sont mis à proposer l’activité, alors qu’aucun club d’aviron ne figurait dans les environs. Mieux : l’activité apparaît dans des régions improbables… là où il n’y a pas d’eau ! Et puis, on peut aussi trouver des machines dans toutes les salles de sports parisiennes, ou dans certains clubs de rugby. « Ces machines-là sont partout ! », s’enflamme le directeur des sports. « La facilité d’accès, la dépense énergétique sont autant d’arguments pour séduire également des staffs de préparation physique dans les clubs professionnels. »

© Anthony Dibon / Icon Sport

L’une des autres singularités de la discipline se révèle lors des championnats de France, qui auront lieu au stade Charléty (Paris), en février prochain. L’UNSS est tout simplement intégrée à cette compétition, un cas unique à l’UNSS. « C’est comme si on avait l’opportunité d’organiser notre finale minime UNSS de rugby en préambule à celle du Top 14 ! », expose Philippe Dekeyser. «  On profite du prestige d’une telle compétition et qui a une belle exposition médiatique. Il faut savoir qu’il y a près de 2 000 personnes présentes sur ces championnats ! Cette année, nos deux champions olympiques seront présents (Pierre Houin et Jérémie Azou, ndlr) et le championnat d’Europe est venu se greffer à l’événement championnat de France. » On imagine déjà les souvenirs pour les élèves présents sur ce championnat, qui pourront rencontrer la crème de la crème de la discipline à cette occasion.

de 30 kg, en passant par les personnes âgées ! », observe Philippe Dekeyser. « Tout le monde peut y trouver son compte. On accueille d’ailleurs aussi un public handicapé, et on délivre notamment un titre aux établissements d’enseignement adapté. C’est aussi ouvert aux handicapés moteurs, via du sport partagé. » Et puis, sa simplicité d’accès, qui permet que « trois minutes d’explication suffisent avant de se mettre en action » joue également en sa faveur. Un chiffre pour illustrer le propos : en Lorraine, Olivier Morin compte 300 rameurs sur son championnat d’aviron classique, et le double en aviron indoor ! « On a lancé l’aviron indoor en 2009 et, dès notre premier championnat académique, on a eu près de 300 participants », appuiet-il un peu plus. « À l’UNSS, on a le pouvoir et le devoir d’innover », enchaîne Philippe Dekeyser. « Nous ne sommes pas là pour proposer aux gamins le même type d’activités que celle qu’ils peuvent faire le dimanche, en club. Ça n’a pas d’intérêt. Et puis, en proposant l’aviron indoor, qui n’est pas complètement incongru, on sait toujours qu’on trouvera un écho parmi les 35 000 professeurs d’EPS de France. » SPORTMAG - décembre 2016

© Anthony Dibon Icon Sport

Tout le monde est en action… ne manque plus que le son pour y être vraiment !

L’aviron indoor est très exigeant au niveau du cardio !

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ARTICLES UGSEL PARUS SUR LE SITE INTERNET SPORTMAG DEPUIS 2015


Eduquer... tout un sport !

Fédération sportive éducative de l'Enseignement catholique, l'UGSEL regroupe 850 000 adhérents, et s'adresse aussi bien aux écoles, aux collèges qu’aux lycées.

Détails Publication : 28 août 2015


1000 jeunes à Mûr-de-Bretagne

Mercredi 30 septembre, plus de 1000 jeunes, élèves de 5ème et 6ème, ont rendez-vous à la base de loisirs de Guerlédan, à Mûr-de-Bretagne. Une journée du sport scolaire portée par le Conseil départemental des Côtes d'Armor. Avec plus de 1000 jeunes attendus, ce mercredi promet d'être intense à Mûr-de-Bretagne. « Au moins 1000 jeunes seront en effet présents, venus de plusieurs territoires du département », explique Jacques Pelé, adjoint au service des sports du Conseil départemental des Côtes d'Armor. « Deux activités sont proposées : biathlon, avec l'objectif de faire courir les jeunes dans un espace de nature avec un parcours jonché d'ateliers dont un dédié au tir carabine laser. D'un autre côté, nous leur proposons aussi une dizaine d'ateliers gérés par les comités sportifs départementaux avec lesquels nous avons des relations privilégiées », souligne Jacques Pelé. « Notre objectif est d'inciter, notamment les non-pratiquants, à une pratique sportive. Compte tenu que les collégiens sont les premiers bénéficiaires du sport scolaire, cela nous permet de toucher tous les enfants des Côtes d'Armor en passant par ce biais ». Pour la troisième année consécutive, le Conseil départemental a réussi à réunir UNSS et Ugsel autour de cette manifestation, et continue de porter l'événement. « C'est important car il s'agit encore du début de la saison. C'est le moment où les élèves font le choix de s'inscrire dans une activité sportive. Pour nous, c'est l'occasion de présenter une vitrine au sport scolaire que nous accompagnons régulièrement. A la fois à l'UNSS et à l'Ugsel, la progression est régulière sur les Côtes d'Armor ». Une progression qui permet au Conseil départemental de mettre en avant une autre thématique, clé elle aussi. « Quand on parle d'incitation à la pratique sportive, il y a derrière une idée de santé publique. Le Conseil départemental est donc très attaché au fait que les jeunes puissent avoir accès à une pratique sportive ».

Olivier Navarranne Publication : 29 septembre 2015


Le championnat national d'athlétisme dans le viseur

Le 81e championnat national d’athlétisme benjamin(e)s et minimes Ugsel 2016 se déroulera les 16 et 17 juin 2016 à Annecy. Cet objectif se prépare longtemps à l’avance… Un mois après la rentrée scolaire, les pointes ont déjà été sorties dans les clubs Ugsel de l’Hexagone. Les entraînements s’intensifient et les jeunes talents vont commencer à pointer leur bout de leur nez. Pour les meilleurs d’entre eux, le championnat national benjamin(es) et minimes, qui aura lieu en Haute-Savoie, sera le point d’orgue d’une saison riche d’athlétisme. Les professeurs d’EPS ont réalisé une vidéo de cet événement pour mettre l’eau à la bouche… Voir la vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x3708nd_championnat-national-ugsel-d-athletisme-2016teaser_sport

Sébastien Vives Publication : 5 octobre 2015


Journée citoyenne à Mûr-de-Bretagne

L’écrin vert exceptionnel de la base de loisirs de Guerlédan à Mûr-de-Bretagne a été le théâtre d’une compétition d’UNSS et d’Ugsel le 30 septembre 2015. Près de 1 150 élèves y ont participé. « Les Côtes d’Armor possèdent des contours littoraux assez somptueux et des contrastes saisissants. Mûr-deBretagne est magnifique. Il était donc intéressant pour les scolaires de pratiquer là-bas un sport nature. » Gérard Blégean, vice-président du Conseil départemental des Côtes d’Armor, chargé des sports, est un formidable ambassadeur de la région bretonne. Il est surtout le garant de l’organisation de cette énorme manifestation. « Cette compétition est une bonne promotion pour le sport scolaire », se félicite-t-il. Tout le service des sports du Conseil départemental ainsi que les agents territoriaux (50 employé-es), dix comités départementaux (50 bénévoles) et des pensionnaires du STAPS (50 étudiants) ont été mobilisés pour la logistique. Le double champion du Monde de duathlon, le Breton Gaël Le Bellec a même donné un gros coup de main. « Je l’ai vu commencé à l’Amicale laïque du Collinée », se souvient Gérard Blégean. « J’étais speaker fédéral et il montait sur tous les podiums. Il s’est impliqué, comme tout le monde : une vraie mobilisation générale avec à la clé un joli succès pour cette troisième édition. » Deux cents élèves supplémentaires de 5e et 6e, par rapport à la saison dernière, ont participé à cet événement. Il faut dire que la base de loisirs de Guerlédan, site emblématique des Côtes d’Armor, offre la possibilité de pratiquer plusieurs sports dont l’athlétisme, la course d’orientation ou la pétanque. Dans le gymnase très moderne, des compétitions de hand, de basket, d’escalade et même de gouren (lutte bretonne) ont pu s’y dérouler. Le barrage permet la pratique de la voile et d’autres activités nautiques. Ce cadre extraordinaire est l’endroit idéal pour promouvoir la protection de l’environnement. « C’était un des objectifs de cette journée », martèle Gérard Blégean. La promotion du handisport aussi : le basket fauteuil était à l’honneur apportant un autre regard sur le handicap. Une très belle journée citoyenne en quelque sorte.

Sébastien Vives Publication : 9 octobre 2015


Ma rentrée avec l’UGSEL Haut-Rhin

Les enfants ont beaucoup d’énergie à dépenser. En dehors du temps scolaire, ils ont la possibilité de pratiquer une activité sportive de leur choix, à l’UGSEL du Haut-Rhin en Alsace. Zoom. Peut-être ne connaissez-vous pas encore l’UGSEL ? Il s’agit de la fédération sportive et éducative de l’enseignement catholique représentée au niveau national. Cela fait 10 ans cette année que l’UGSEL Haut-Rhin existe … Alors, pour fêter cet anniversaire, l’UGSEL a invité les établissements partenaires à participer à cet événement. Du 14 au 29 septembre, soit dix jours de classe, les enseignants ont animé dix épreuves sportives ou éducatives dans leur classe. Mardi 29 septembre, tous les élèves de l’école primaire de l’Assomption se sont réunis pour une petite fête de « clôture » avec remise de récompenses.

Sébastien Vives Détails Publication : 16 octobre 2015


Le rugby du nord-est à la fête

Un tournoi amical s’est disputé, le 7 Octobre 2015 au lycée agricole de Pixérecourt à Malzéville (Meurtheet-Moselle), dans le cadre de la promotion du rugby féminin FFR-UGSEL-UNSS. Deux cents élèves étaient de la partie. Cette journée a regroupé les lycéennes et collégiennes de Saint-Pierre Chanel (Thionville), du lycée agricole de Pixérecourt (Malzéville) et du collège et lycée privés de Frassatti Acutis (Vittel). Trois départements étaient représentés : la Meurthe-et-Moselle, la Moselle et les Vosges. Le lycée agricole de Pixérecourt avait engagé deux équipes cadets et une équipe junior garçon, une équipe junior fille et une équipe cadette soit 55 élèves. L’établissement de Frassatti Acutis avait engagé trois équipes cadets et une équipe juniors soit 60 élèves. Enfin, l’établissement Saint-Pierre Chanel ont emmené deux équipes cadets et une équipe juniors, une équipe minimes et une équipes cadettes/juniores, un élève jeune entraîneur et un élève jeune arbitre soit 54 élèves. En tout, ce sont 46 féminines et 123 garçons qui ont concouru soit 169 lycéens et collégiens.

Sébastien Vives Détails Publication : 16 octobre 2015


Le sandball à la cote

Vingt-cinq élèves du collège Saint-Joseph de Lorient ont participé à un tournoi UGSEL de sandball sur la grande plage de Quiberon. Les minimes ont même décroché la timbale. Les plages de Bretagne ne sont pas délaissées en ce début d’automne 2015. Cinq équipes de sandball ont défendu les couleurs de l’ensemble scolaire Saint-Joseph à Quiberon. Le sandball est un sport collectif dérivé du handball. Cette variante se pratique sur une plage ou un terrain de sable d'une surface de 15 mètres de long sur 12 à 14 mètres de large. Il oppose deux équipes de quatre joueurs autour d'un ballon similaire à celui du hand. Les résultats : Équipes benjamines : 12e et 13e sur 19 équipes. Equipes minimes : 1er ; 8e et 9e sur 11 équipes.

Sébastien Vives Détails Publication : 16 octobre 2015


Un cross pleine nature à Moutiers-les-Mauxfaits

Samedi 17 octobre 2015, plus de 30 élèves de cycle 3 de l’école Saint-Pierre Talmont Saint-Hilaire ont couru le cross départemental UGSEL, organisé cette année sur la commune de Moutiers-les-Mauxfaits. Le parcours sélectif empruntait les chemins du site de “Huchegrolle”, en pleine nature. Six courses étaient au programme des CE2, CM1 et CM2, plus une course pour les parents et enseignants. Le parcours était vallonné et assez éprouvant. La vitesse de course sur les différentes épreuves était plutôt élevée. Vous pouvez visionner quelques vidéos puis regarder un diaporama. Un film plus long sera certainement projeté juste avant l’assemblée générale de l’école/Ogec/Apel le jeudi soir 12 novembre, à 20h30.

Sébastien Vives Publication : 30 octobre 2015


Paris organise son cross

Mercredi 4 novembre 2015, l’UGSEL Comité de Paris organise son traditionnel cross dans le Parc des sports de la Courneuve. La rentrée repart tambour battant.

L’UGSEL Comité de Paris, organise son cross dont voici les distances : Benjamines : 1.960 m Benjamins : 2.510 m Minimes filles : 2.510 m Minimes garçons : 3.310 m Cadets et juniors garçons : 5.010 m Cadettes et juniors filles : 3.310 m

Sébastien Vives Publication : 3 novembre 2015


Cross de Bretagne : 450 tickets pour les France

Près de 2 200 élèves se sont qualifiés le 25 novembre 2015 pour le cross régional de l’UGSEL Bretagne, qui se concourra le mercredi 2 décembre à partir de 11h30 sur le site du Corniguel à Quimper. Ce sont 2 200 élèves issus de 170 établissements des quatre départements de la Bretagne qui ont rendez-vous le mercredi 2 décembre 2015 à Quimper pour le traditionnel cross régional de l’UGSEL. Ces jeunes sportifs ont eu la chance d’obtenir leurs qualifications lors de leurs sélections départementales le 25 novembre. Cette année, c’est le comité départemental du Finistère, accompagné du Territoire de Bretagne, qui organise cette épreuve. Douze courses sont au programme. Les catégories benjamines 1 ère et 2e années, benjamins 1ère et 2e années et les cadettes, cadets, juniors filles et juniors masculins sont représentées. Un classement individuel et un autre par équipes sanctionneront cette journée. Au final, ce sont 450 élèves qui décrocheront leurs billets pour le championnat de France qui aura lieu à Pommerit-Jaudy, dans les Côtes-d’Armor en Bretagne, le 12 décembre. « C’est la première compétition de masse qui lance la saison de l’UGSEL en Bretagne », annonce Emmanuel Guerin, directeur régional de cette fédération. « Le cross se disputera cette année sur le site fixe du Corniguel, dédié exclusivement aux événements sportifs ou culturels. Proche de l’estuaire de l’Odet, il est situé à l’extrême ouest, face à la mer. » De quoi donner un peu plus de sel à cette compétition…

Sébastien Vives Publication : 27 novembre 2015


Camille Campion mène de front sport et école

La championne de tennis de table est nominée en catégorie scolaire pour ses résultats lors du championnat de France Ugsel : argent par équipe et or en individuel. Elle fait partie de l’académie de Bretagne. Elle a seulement 17 ans et déjà une vision très claire de son avenir professionnel, sa carrière sportive, ses envies… Camille Campion a démarré le tennis de table à huit ans et montré très vite l’étendue de son talent. Elle collectionne donc très tôt les médailles départementales, régionales et nationales. « De la 6e à la seconde, je suis allée à Rennes pour pouvoir m’entraîner au sein du Pôle espoirs », relate la jeune femme originaire de Sainte-Sève près de Morlaix. « J’étais interne. » L’année dernière, elle rejoint le lycée quimpérois Sainte-Thérèse. Avec ses copines, elles obtiennent la médaille d’argent au championnat de France Ugsel. Individuellement, Camille Campion décroche l’or. Depuis septembre, la pongiste a changé de lycée : « Je voulais faire une bonne année de terminale. Du coup, je suis retournée chez mes parents. Je suis en terminale S à Tristan Corbière, à Plourin-les-Morlaix. » La jeune femme a choisi de s’investir davantage dans ses études pour réussir à intégrer une prépa Lettres en sciences humaines l’année prochaine. Mais elle n’a pas raccroché la raquette. « Je reste toujours au Quimper Cornouaille tennis de table, un club que j’adore. J’essaye d’y aller tous les vendredis soirs. » En semaine, elle s’entraîne à Landivisiau avec Brest Guisnal. « Je n’ai plus d’horaires aménagés. Donc forcément, je m’entraîne moins, mais je ne lâche pas. » Suite aux difficultés rencontrées par son club, Camille Campion a intégré l’équipe de Pro A. « C’est très difficile car on n’a pas le niveau », analyse celle qui est classée dans les quinze premières juniors françaises et 150e toutes catégories confondues. « Du coup, on perd beaucoup. Enfin, j’engrange de l’expérience. »

Sébastien Vives Publication : 2 décembre 2015


Le rugby féminin se développe

Le 5 décembre dernier, une journée rugby organisée à Vesoul a regroupé la sélection lorraine et la sélection franc-comtoise de rugby féminin. Une journée proposée dans le cadre des objectifs suivis par l'AS Rugby de Saint-Pierre Chanel « Développer et promouvoir le rugby féminin ». Au total, une quarantaine de joueuses étaient présentes. Les organisateurs ont proposé deux temps de pratique : tournoi par équipe équilibrée, puis mise en place de rencontre avec deux niveaux de performance. Laürelin Fourcade, la marraine, était au même moment du côté du World Series of Dubai, 1ère étape de la Coupe du monde de rugby à 7.

Olivier Navarranne Détails Publication : 21 décembre 2015


Ugsel : Succès pour le handball en Mayenne

Le Comité UGSEL Mayenne a organisé le Championnat National UGSEL de Handball Cadet qui s’est déroulé les 19 et 20 mai dernier. De l’avis de tous, ce championnat fût une belle réussite, tant sur les plans sportif et organisationnel qu’au niveau de l’esprit de convivialité et de partage qui a régné sur cette compétition. La configuration du complexe sportif a également été très appréciée par les délégations qui ont pu suivre très facilement l’ensemble des deux championnats AS et Top 4.

Détails Publication : 13 juin 2016


Ugsel : Le Basket à l'école c'est mieux que les heures de colles

L'Ugsel a lancé l'opération « Le Basket à l'école c'est mieux que les heures de colles » cette année. Le final de cette opération avait lieu le 1er juin à Strasbourg. Le clip résume l'action de l'Ugsel tout au long de l'année et le final du 1er Juin place du Château à Strasbourg. La chanson du clip a été écrite par des élèves de 4ème du collège Sain Etienne et les chanteuses et les chanteurs sont des élèves de la 6ème à la 1ère de plusieurs établissements sélectionnés lors du concours UGSEL's VOICES.

Pour voir le clip, cliquez ICI Détails Publication : 13 juin 2016


[Sportmag n°92] Le sport, formidable vecteur d’intégration

Aujourd'hui, c'est mercredi, jour de l'AS ! L'occasion de découvrir le dossier consacré au sport scolaire dans le Sportmag n°92 d'octobre. Où l'on découvre que l'intégration par le sport recouvre des notions bien différentes suivant les fédérations concernées. Ce mois-ci, l’intégration par le sport est au programme. Dans ce dossier, certains préféreront plutôt parler d’inclusion. Le handicap, le passage du lycée au supérieur, ou encore les élèves en grandes difficultés sociales, toutes ces problématiques sont évoquées à travers les différentes fédérations sportives scolaires. Avec des projets ambitieux à l’UGSEL et à l’USEP, des notions d’appartenance à son université à la FFSU et des témoignages UNSS qui prouvent que, via le sport, il est possible de repousser bien des limites. Pour lire la suite, cliquez ici pour commander le Sportmag n°92 d'Octobre ! Publication : 12 octobre 2016


UGSEL - Une journée réussie en Alsace

L'UGSEL d'Alsace a fait sa rentrée le mercredi 14 septembre dans le cadre de la journée nationale du sport scolaire. Plus de 650 élèves étaient présents et ont pu s'essayer à la zumba, au basket, au football, au rugby et même au baseball. Découvrez toutes les photos de cette belle journée qui s'est déroulée au pied du parlement européen... << CLIQUEZ ICI POUR VOIR TOUTES LES PHOTOS DE CETTE JOURNÉE >> Publication : 15 septembre 2016


UGSEL - Une journée football autour de l'Europe et de la mixité

Comme à l'accoutumée dans chaque fédération, de nombreux événements sportifs ont été organisés en fin d'année scolaire. Le 23 juin dernier, et alors que le Championnat d'Europe de football n'était pas encore commencé, de nombreux jeunes ont pu participer à la journée "JE joue au foot avec TOI". Un événement organisé par l'UGSEL où le sport n'était pas au coeur de toutes les attentions puisque les jeunes élèves ont pu prendre part à des ateliers sur l'Europe et la mixité... Fin juin, plus de 1000 élèves de cycle 3 se sont rendus à Bruz en Bretagne pour participer aux traditionnels jeux départementaux. Si le soleil n'était pas au rendez-vous, cette journée aura malgré tout été une grande réussite. Au cours de cet événement organisé par l'UGSEL et qui s'est déroulé à quelques jours du début de l'Euro 2016, tous les jeunes ont pu taper dans le ballon et participer à de nombreux ateliers sportifs. Parallèlement, et au-delà de la pure pratique sportive, ils ont également pu discuter et prendre part à des ateliers sur l'Europe et la mixité. Le tout dans une ambiance festive et tournée vers les valeurs essentielles que porte le sport. Pour la plus grande joie de tous les enfants participants et des enseignants. Bref, une très belle journée ! CLIQUEZ ICI POUR VOIR UNE VIDÉO SUR CET ÉVENEMENT Crédit Photo : UGSEL Publication : 14 septembre 2016


RÉENCHANTER L’ÉCOLE

La newsletter de l’Enseignement catholique N°9 - Septembre 2016

Élargir

eut-on parler de réenchantement dans notre société, avec un contexte si pesant ? Quand les mesures sécuritaires pèsent sur chacun, que les fondamentalistes détruisent et que la parole politique divise ? Assiste-t-on à ce « désenchantement du monde » que le sociologue Marcel Gauchet avait prédit il y a plus de 30 ans ? Il estimait alors que le religieux n’était plus vraiment la référence pour appréhender le monde. Pourtant, aujourd’hui, on le voit ressurgir avec force. Dans ce monde où ce qui relie et transcende a été trop souvent oublié, écarté, le regard de l’homme doit se renouveler. Dans les établissements, ce qui donne du sens à notre travail, c’est de viser à construire un monde meilleur. Cela pourrait sembler illusoire et pourtant, la multitude de projets mis en œuvre compose autant de leviers pour éduquer des citoyens et leur permettre de construire eux-mêmes, avec nous, le monde dans lequel ils veulent vivre, sur la base de nos projets éducatifs. Les chefs d’établissement le savent bien, eux qui ont confiance dans les enfants et dans les jeunes, eux qui constatent les progrès individuels et collectifs, eux qui peuvent se réjouir du don de soi des adultes. Le Réenchantement de l’École n’est pas un effort collectif à fournir, c’est plutôt la lucidité pour voir ce qui est lumineux, la foi pour ressentir l’enthousiasme.

En Ligne

Ancien premier ministre italien, Enrico Letta dirige depuis un an l'École des affaires internationales de Sciences Po Paris. Son regard d’homme politique investi dans le champ de l’éducation est riche d’enseignements. « Il faut parler aux élèves et organiser des débats sur ces questions qui les intéressent. On doit leur expliquer que, dans le monde de demain, il leur faudra rester ouverts et capables de s’adapter à toutes les situations. Pour leur permettre d’acquérir cette souplesse d’esprit, on devrait développer la pratique des études de cas, dont on change les paramètres à la dernière minute, comme nous le faisons à Sciences Po. Ce sont autant de pistes pour réenchanter l’École. » >>>lien

© N. Caranti / Wikimedia Commons

P

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Réenchanter notre vision du monde et de l’École, c’est faire appel à la contribution de regards extérieurs. Théologiens, philosophes, sociologues, économistes… apportent leur éclairage aux mutations qui marquent le temps présent, notamment dans le champ scolaire.

PARTAGER ©G. Brouillet-Wane

©DR

Président du SNCEEL (Organisation professionnelle de chefs d’établissement d’enseignement Libre)

Actus

Élargir le regard

L’Édito Eric Hans

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Anne Gay

La phrase Frère André-Pierre Gauthier « La fraternité n’a pas besoin de discours mais de récits de vie. Il s’agit, dans l’école catholique, d’être attentif à ces espaces où se joue la fraternité : salle des professeurs, restaurant scolaire, cour de récréation et, en tout premier lieu, la salle de classe. »

Rentrée des Chefs d'établissements de Bourgogne

Directrice diocésaine d’Autun et Nevers (71 et 58)

Nos établissements sont bel et bien entrés dans ce mouvement de Réenchantement. À Brienon-sur-Armançon (89), réenchanter le « nous » a pris la forme d'un projet intergénérationnel entre l’école Saint-Loup et l’Ehpad du hameau La Loupière. À Autun (71), réenchanter les savoirs s’est inscrit dans un projet numérique qui a redonné du sens aux savoirs pour certains élèves, renforcé leur motivation, mis les équipes en mouvement, bousculé les pratiques. À Dijon et à Semur en Auxois (21), réenchanter les « possibles », a pris tout son sens dans la création de deux classes « Oxygène », accueillant des enfants « empêchés de penser », pour leur ouvrir un nouveau chemin de réussite par une pédagogie du détour.

Mais il nous manquait une entrée ensemble, un geste fort, pour aller ensemble au cœur de la démarche. La journée de rentrée 2016 des chefs d’établissement des quatre diocèses, en présence de deux évêques, de prêtres référents, des adjoints, et des stagiaires qui faisaient leur rentrée, fut ce temps fort sur l’axe du " penser ", ouvert par la parole du frère AndréPierre Gauthier : « Réenchanter l’école ? Se mettre à l’école de la fraternité ». Les prochains rendez-vous de la Fraternité, travaillés en carrefours le 25 août, s’annoncent enracinés dans cette parole profonde.


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La newsletter de l’Enseignement catholique

LE BONHEUR EST DANS LA VIE SCOLAIRE

« PLUS FORTS HANS’EMBLE » Lycée La Perverie à Nantes (44)

Ifeap d'Angers (49)

©DR

Le lycée de La Perverie s’est associé à l’opération avec ses élèves de la classe Ulis et des élèves de 2nde. Pendant la journée qui a réuni 18 groupes, soit 250 élèves de 18 établissements différents, l’accent a été mis sur les pratiques sportives avec handicap. Les lycéens ont apprécié la découverte du sport en fauteuil, la complexité de ces pratiques mais aussi leurs richesses. Le cécifoot a fait rentrer les jeunes dans une autre dimension où tous les autres sens sont en éveil. La course d’orientation a été un grand moment d’aide et de partage. Un souvenir marquant ? L’attitude des élèves de 2nde quand ils ont dû prendre des responsabilités et accompagner des élèves d’Ulis en course d’orientation. Ils intégraient toute la part de citoyenneté que contenait l’opération. >>>lien

En juin dernier, 200 personnels d’établissements réunis par l'Ifeap d'Angers, venant d’établissements agricoles de toute la France se sont réunis à Pouillé (49) pour une journée au parti pris positif : mettre en valeur les réalisations des équipes de vie scolaire. Une manière pour les personnels de vie scolaire de prendre part au réenchantement de l’École dans l’axe « permettre à chacun de se sentir reconnu dans sa personne comme dans sa contribution à une dynamique partagée ».

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En mai 2016, l’ensemble scolaire de La Perverie à Nantes a accueilli la rencontre « Plus forts Hans’emble », initiée par l’Ugsel LoireAtlantique. Bien au-delà d’une juxtaposition d’activités, cette opération qui associe des élèves d’Ulis ou d’IME et des élèves inscrits aux associations sportives des établissement, permet à tous de grandir un peu plus, de se découvrir, de changer le regard sur l’autre et d’explorer une dimension un peu méconnue de la différence. Un excellent moyen pour tous de réenchanter l’École !

Au menu de la rencontre, trois orientations : revisiter les fondamentaux de l’éducation, mutualiser les expériences (forum des talents, formation de médiateurs, défi citoyenneté, éveil à l’intériorité…),  ouvrir des espaces de ressourcement pour les personnes (sophrologie, analyse de pratiques, coaching, atelier d’écriture…) De belles rencontres, une réflexion approfondie sur la place des personnels de vie scolaire et un rendez-vous pour des rassemblements ultérieurs réguliers de formation et de renforcement de la dynamique des établissements. >>>lien

BIEN VIVRE ENSEMBLE École Sacré-Cœur du Poiré-sur-Vie (85)

Le « nous » a toujours eu une place prépondérante dans l’histoire du lycée Saint-Joseph de Lamballe. Plutôt que le « je », la notion de groupe de travail est toujours mise en valeur pour faire avancer notre établissement.

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Lycée Saint-Joseph de Lamballe (22)

Comment engager la communauté éducative d’un établissement dans des projets qui le feront grandir ? C’est la question que le conseil de direction du lycée s’est posée. Comment proposer des idées sans que cela ressemble à une injonction, comment permettre à tous de donner son point de vue ou comment faire avancer un établissement en mettant en avant les idées de chacun ? La création de commissions sur des sujets divers et variés est une des solutions qui fonctionne au sein du lycée Saint-Joseph de Lamballe pour que les parents, les élèves, les personnels et les enseignants puissent trouver leur place dans de nombreux domaines qui sont en chantier. Selon les thèmes, les commissions se réunissent de 3 à 8 fois dans l’année. Un compterendu est toujours écrit et retransmis à l’ensemble de la communauté éducative. Les objectifs sont à chaque fois concrets et les solutions sont trouvées en équipe. L’ensemble de ces commissions a pour but d’avancer en débattant de manière sincère et honnête pour voir l’avenir ensemble et construire en équipe un véritable « nous ». >>>lien

En mai dernier, les élèves et l’équipe enseignante se sont retrouvés pour partager et fêter le thème de l’année « Bien vivre ensemble ». Les élèves ont échangé sur ce thème qui a toute sa place dans notre société actuelle. Ils ont appris à découvrir ou redécouvrir des règles, à respecter leur environnement au travers des personnes et des lieux et à s’associer à des activités de solidarité. Plusieurs aspects ont été étudiés tout au long de l’année : l’environnement (partenariat avec les associations), l’accueil des différences autour du handicap et des personnes âgées, la relation (faire des gestes de paix, collaboration autour de projets du littérature jeunesse). Le jour de la fête de l’école, tous ces projets ont pu être présentés à tous : enfants, équipe éducative, parents, partenaires extérieurs, paroisse, mairie, Enseignement catholique de Vendée. Ce projet commun a permis de construire ou consolider les liens entre les petits et les grands, et entre les différents acteurs qui participent à la vie de l’école. Cette mobilisation a donné du sens aux valeurs portées par l’école. Tous ont pris conscience des réels enjeux du bien vivre ensemble aujourd’hui et demain. >>>lien

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LE TRAVAIL EN COMMISSION POUR RÉENCHANTER LE « NOUS »


Le journal des présidents

www.apel.fr n° 122 | sept.-oct. 2016

PAGES 1 à 3

INITIATIVES

Rencontre avec Philippe Croizon, Semaine des Apel…

PAGES 4 et 5

FOCUS

PAGE 6

Solida’Rio, un projet pas comme les autres

RENCONTRE

Morgane Solecki, ambassadrice Solida’Rio

PAGE 7

PAGE 8

Repères pour une année Apel réussie

Vidéo sur la charte éducative de confiance, élection présidentielle…

PERSPECTIVES

EN BREF

ÉDITORIAL

INITIATIVES

CAROLINE SALIOU

SAINT-AFFRIQUE L’Apel initie un projet

Présidente nationale de l’Apel Chers amis, Alors que l’année scolaire est déjà bien entamée, je viens vous dire combien les familles, l’Enseignement catholique et le mouvement des Apel tout entier comptent sur vous, et saluer votre engagement au service de notre beau projet. Votre mission de représentation des familles, d’accompagnement des parents dans leur tâche éducative et d’animation des établissements est essentielle à la vie des communautés éducatives. La négociation des forfaits avec la municipalité, la collaboration au conseil d’établissement, l’organisation de Rencontres parents-école ou de conférences, la mise en place de la Semaine des Apel, l’animation d’un BDI Orientation, la participation à la pastorale ou à tout autre temps fort de la vie de l’établissement sont autant de projets essentiels, renforçant le lien école-famille auquel nous sommes si attachés. Soyez remerciés d’avoir accepté cette mission, et sachez que vous pourrez compter sur nous, tout au long de l’année, pour vous aider dans votre engagement.

autour du respect de soi et de l’autre Expérimenté avec succès l’an dernier à l’école, au collège et au lycée, le programme « L’école à l’écoute » sera étendu cette année.

É

lue pour la première fois en début d’année dernière, la présidente d’Apel de l’école Saint-JeanBaptiste, du collège Jeanne d’Arc et du lycée SaintGabriel de Saint-Affrique (Aveyron), Valérie Lacroix, souhaitait que l’association initie de vrais projets au service des parents et des jeunes, « et ne se contente pas de financer des voyages scolaires », souligne-t-elle. « Avec l’équipe, nous avions envie de lancer un projet à la fois fédérateur et transversal, puisque notre Apel recouvre tous les niveaux scolaires, de la maternelle à la terminale, indique la présidente. L’idée est venue de mener des actions autour du respect de soi et de l’autre, ce à quoi l’équipe enseignante et la direction ont tout de suite adhéré. » Plusieurs propositions ont donc été testées au cours de © droits réservés

© Apel Saint-Affrique

Parmi les questions des CM2 à avoir trouvé réponse lors des ateliers : « Comment je sais que je suis amoureux ? »

l’année scolaire dernière, en vue d’être déployées de façon plus large par la suite. « Des ateliers d’éveil à la relation à l’autre ont été proposés aux CM2. Au cours de quatre séances, organisées sur les heures de classe et en présence de leur enseignante, les élèves ont pu poser, par écrit et de façon anonyme, toutes leurs questions à une intervenante spécialisée

sept.-oct. 2016 | n° 122 |


4 FOCUS Solida’Rio, un projet INCLUSION

pas comme les autres

Du 6 au 19 septembre, une délégation de jeunes ambassadeurs de l’Enseignement catholique s’est rendue à Rio pour assister aux Jeux paralympiques et découvrir la richesse de la différence.

T

situation de handicap, de vivre une expérience inoubliable, dont ils vont désormais pouvoir témoigner dans leurs territoires, pour sensibiliser toujours davantage les communautés éducatives à l’accueil de la différence et initier de nouveaux projets d’inclusion par le sport dans les établissements. •

© Solida’Rio

© Anne Van der Stegen

out au long de l’année scolaire dernière, nombre d’Apel se sont mobilisées, partout en France, en faveur de l’opération Solida’Rio, vendant les billets de tombola qui permettraient de financer le séjour de la délégation d’ambassadeurs. Elles ont ainsi permis à 18 jeunes, valides ou en

Rencontre avec l’équipe de France de rugby fauteuil.

« Différent, comme tout le monde » : telle était la devise inscrite sur les maillots de la délégation de l’Enseignement catholique partie assister aux Jeux paralympiques de Rio au mois de septembre. Car tel était véritablement le sens de ce projet hors du commun : permettre à des jeunes, valides et en situation de handicap, en vivant ensemble de grandes émotions, de se découvrir singuliers et complémentaires, et d’en expérimenter la richesse.

SOUTENIR LES ATHLÈTES FRANÇAIS À l’initiative de Françoise Maine, du département Éducation du | n° 122 | sept.-oct. 2016

SGEC (Secrétariat général de l’Enseignement catholique) et de Philippe Brault, de l’Ugsel (fédération sportive éducative de l’Enseignement catholique), qui avaient déjà mené un projet de ce type à Londres il y a quatre ans, 18 jeunes et 9 adultes accompagnateurs, venus de toute la France, ont eu la chance de s’envoler quinze jours pour Rio. De la cérémonie d’ouverture à la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques, leurs cœurs ont battu au tempo de ceux des athlètes français. Avec force drapeaux, perruques et maquillage, au son de Marseillaises improvisées et de cris de soutien personnalisés, les jeunes ambassadeurs ont supporté avec ferveur et admiration la délégation française d’athlètes handisport. Natation, athlétisme, volley assis, rugby et basket fauteuil, goalball, judo, tir à l’arc ou ping-pong, ils ont pu assister chaque jour à des compétitions variées sur les différents sites cariocas. Que ce soit au cours de


À SUIVRE…

ESPACE pRIVÉ

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Retrouvez Apel infos sur l’espace privé du site www.apel.fr: l’Apel d’établissement > les Fonctions > le Président > À télécharger

Des outils pour créer une dynamique Tout au long du séjour, au fil des compétitions, des rencontres et des ateliers pédagogiques proposés aux jeunes, ont été recueillis des témoignages, saisies des images, vécus des échanges constituant la matière première du projet transmédia qui figurait parmi les objectifs de l’opération. Une expo photos, un webdocumentaire, ainsi qu’un livre sont actuellement en cours de réalisation à partir de ces productions. Ces outils seront disponibles dans les diocèses et les comités Ugsel d’ici la fin de l’année civile, pour permettre de créer, dans

rencontres sur les installations olympiques ou au Club France, où ils ont été reçus pour un apéritif, les jeunes ont pu échanger avec les athlètes, obtenir photos et autographes, et puiser dans l’intensité de ces moments de l’inspiration pour l’avenir.

ATELIERS PÉDAGOGIQUES ET DÉCOUVERTE DU BRÉSIL Au-delà des Jeux paralympiques, le projet comportait une dimension pédagogique forte, se traduisant par l’organisation d’ateliers de réflexion, d’écriture, et d’échange autour de photos et vidéos réalisées sur place. Les jeunes se sont ainsi vus offrir des outils pour partir à la rencontre d’eux-mêmes, des autres, et à la découverte d’un pays jusqu’alors inconnu, de sa culture si joyeuse, de sa population si chaleureuse. La délégation, par sa singularité, a ému de nombreux brésiliens, dont les rencontres, ponctuées

les établissements, une nouvelle dynamique autour de la question de l’inclusion des élèves à besoins éducatifs particuliers. Pour un premier aperçu de ce qui a été vécu sur place, vous pouvez d’ores et déjà consulter : > le site www.solida-rio.fr > le compte twitter.com/ tousemblables > la page Facebook Solida’Rio > www.bloghandicap.com (interview d’une partie du groupe des ambassadeurs – chronique de Grégory Cuilleron du 16 septembre)

de cadeaux, photos et témoignages d’affection, resteront longtemps gravées dans les mémoires.

UN GROUPE QUI A SU TISSER DES LIENS UNIQUES Mais ce qui restera sans doute comme le souvenir le plus fort de ce séjour tient à la qualité des liens tissés entre les membres de la délégation. En vivant en groupe pendant ces quinze jours, en étant attentifs les uns aux autres, en s’épaulant mutuellement, les jeunes ont pu découvrir ou redécouvrir qu’ils avaient une place, une valeur unique, un rôle à jouer, quelles que soient leurs particularités. Des vocations de sportifs de haut niveau se sont révélées ou confirmées, d’autres envisagent à présent d’exercer un métier en lien avec le sport et le handicap, dans le domaine du soin ou de l’accompagnement… Tous ont en commun le désir de témoigner de ce qu’ils ont vécu à Rio,

pour faire avancer l’inclusion scolaire, progresser l’accessibilité, et plus largement changer le regard d’une société qui peine encore à faire toute leur place aux personnes en situation de handicap. • Des ateliers pour coucher ses émotions sur le papier et témoigner d’une expérience unique.

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6 RENCONTRE

Participer aux Jeux paralympiques de Tokyo dans quatre ans ? Un rêve, pour la jeune championne de France de tir à l’arc.

Morgane Solecki Ambassadrice Solida’Rio Actuellement élève de 1re S, Morgane faisait partie de l’équipe de jeunes ambassadeurs partis assister aux Jeux paralympiques de Rio début septembre.

Â

gée de 16 ans, Morgane est atteinte d’une maladie génétique du système nerveux appelée Strümpell-Lorrain, caractérisée par une raideur et une faiblesse des membres inférieurs, entraînant d’importantes douleurs et difficultés à la marche. Si ça vie quotidienne est plus compliquée que celle des autres jeunes de son âge, Morgane n’en est pas moins une jeune fille joyeuse, courageuse, déterminée… et sportive ! Initiée au tir à l’arc par l’un de ses professeurs, alors qu’elle était élève au collège Sainte-Jeanne-d’Arc de Sceaux, elle est aujourd’hui cinq fois championne de France junior dans sa catégorie (arc classique - mobilité réduite / atteinte des membres inférieurs). C’est ce même professeur de sport qui l’a contactée, l’an dernier, pour lui proposer d’être ambassadrice au sein de | n° 122 | sept.-oct. 2016

la délégation qui partirait assister aux Jeux paralympiques à Rio. « Si j’ai d’abord eu un peu peur à l’idée de participer à cette aventure, je me suis vite sentie soulagée lorsque j’ai compris quelle serait ma mission… j’ai même sauté de joie ! », confiet-elle. Elle poursuit : « Depuis que je suis petite, on me regarde différemment… en me proposant d’être ambassadrice Solida’Rio, on me confiait enfin une chance de témoigner pour ouvrir les yeux au monde. » Quand on lui demande ce qu’elle retient de ce séjour, elle ne sait par où commencer : « Le sport, la solidarité, les liens très forts que nous avons créés au sein du groupe, alors que nous ne nous connaissions pas… ». Et d’ajouter, presque en s’excusant : « Le quotidien n’est pas toujours facile… avant de partir, je n’en pouvais plus. Mais cette expérience m’a redonné goût à la vie ! Elle m’a donné envie d’aller plus loin, dans le sport, mais pas seulement… J’irai au bout de mes rêves, peu importe le regard des autres ! Je vais me battre, et je vais témoigner ! ». Concernant le message qu’elle a envie de faire passer, Morgane répond du tac-au-tac : « Arrêtez d’avoir peur de la différence ! Allez à la rencontre de l’autre, quel qu’il soit, regardez plus loin que son handicap, voyez son authenticité… Notre différence est un cadeau tombé du ciel ! Et d’ailleurs, différents… on l’est tous ! ». l


Ça vous concerne © Shutterstock

10 |

RÉDUIRE SA POLLUTION NUMÉRIQUE Après vos déchets, pensez à trier vos courriels : stocker 30 e-mails revient à laisser allumer une ampoule durant 24 heures. Supprimer régulièrement les spams et e-mails inutiles, désabonnez-vous des newsletters que vous ne lisez plus et n’oubliez pas de vider régulièrement votre corbeille. De même, une fois téléchargés, inutile de conserver les fichiers dans votre messagerie.

49 %

des parents français reconnaissent ne pas savoir combien de temps leurs enfants passent sur leur smartphone, tablette ou ordinateur.

Un nouveau site pour l’Enseignement catholique

(Enquête Xooloo-OpinionWay, septembre 2016).

En septembre dernier, l’Enseignement catholique a mis en ligne son nouveau site. Complètement repensé et refondu, il est

conçu comme un site d’informations et d’actualités qui s’adresse aussi bien aux professionnels de l’Enseignement catholique qu’aux parents d’élèves, pour leur apporter un éclairage sur les grands sujets éducatifs. Accessible sur tous supports – tablettes, smartphones…–, ce nouveau site répond à la demande des différents acteurs de la communauté éducative : davantage d’actualités et de reportages, des textes de référence de l’enseignement catholique plus accessibles, des ressources multiples et variées pour accompagner les équipes et les parents. Dynamisé par une présence sur les réseaux sociaux, le site permet aux internautes de partager les articles sur Facebook, Twitter, Google + ou par mail. Plus ergonomique, le site offre une navigation plus fluide et facilite l’accès aux informations que vous recherchez. > Rendez-vous sur www.enseignement-catholique.fr

NOUVELLE FORMULE INTERACTIVE POUR LE SITE M TA TERRE M ta terre, site de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), fait partie d’un dispositif d’outils pour aider les jeunes à comprendre les sujets liés au développement durable et les inciter à passer à l’action. Ce site qui s’adresse particulièrement aux collégiens et lycéens, propose un dossier par mois, des actus, de bons réflexes pour agir au quotidien et des vidéos pour comprendre les sujets clés liés à l’environnement. À découvrir ! > www.mtaterre.fr

FORMATIONS AUX PREMIERS SECOURS DE L'UGSEL L’Ugsel, organisme national de l’Enseignement catholique, agréé depuis 2010 par le ministère de l’Intérieur pour dispenser les formations PSC1, est prêt, avec son réseau de plus de 1 000 formateurs qui ont formé cette année plus de 35 000 élèves, à relever le défi annoncé par Bulletin Officiel du 25 août 2016 : 50 % des élèves de 3e titulaires doivent être du PSC1 en 2017, soit pour l’Enseignement catholique environ 75 000 élèves.

La formation aux premiers secours dispensée par l’Ugsel, apporte une ouverture d’esprit, mais aussi un savoir être empreint d’humanité et d’attention à l’autre. Dans les champs d’intervention qui sont les siens, notamment ceux de la prévention et de l’éducation à la santé, l’Ugsel est le partenaire naturel et institutionnel des établissements catholiques. > www.ugsel.org

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Scolarité

Reportage photos

Ambassadeurs de la différence avec Solida’Rio

Début septembre, à l’initiative du Secrétariat général de l’Enseignement catholique et de l’Ugsel (Fédération sportive éducative de l’Enseignement catholique), et avec le soutien de l’Apel, 18 jeunes, valides ou en situation de handicap, se sont rendus à Rio pour assister aux Jeux paralympiques et découvrir, grâce à la vie de groupe, la richesse de leurs différences. Une expérience inoubliable qui doit les amener à témoigner, dans leurs territoires, pour sensibiliser les communautés éducatives à la nécessité d’une école plus inclusive. TEXTE : S. RIVAGE - PHOTOS : SOLIDARIO

Assister chaque jour à des performances sportives remarquables, soutenir et aller à la rencontre des athlètes français, une vraie fête pour les jeunes ambassadeurs du projet Solida’Rio !

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Reportage photos

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Fortuites ou organisées, les rencontres avec les athlètes français qui ont jalonné le séjour ont été source d’inspiration pour les jeunes. Ici, avec l’équipe de France de rugby fauteuil sur la zone olympique de Barra.

Grâce à des ateliers d’écriture, de réflexion et d’échanges, les jeunes ont pu mesurer combien chacun, avec ses particularités, constituait une richesse pour le groupe. Ils ont également participé à la production des supports écrits, photos et vidéos qui seront bientôt diffusés dans les établissements. De quoi dynamiser l’inclusion scolaire.

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Revue de presse ugsel