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LE JOURNAL

D

’ I NF ORM ATI ONS

DES

CFA INTERPRO

DE

CHAMPAGNE ARDENNE

N°1 ▼ semestriel octobre 2010

Y H C A B l u a P n a enne e d r J A e n r g a p m pa Cha

Rega

e g al de n a o i s g é s R i l i t e s n n e r p i d e n t d u Co p s é r A P ’ l r rd su


Agenda

L’Édito ▲ Les prochains événements

M. Marcel FOURQUET Président de la Fédération des CFA Interpro de Champagne Ardenne

■ 11 octobre 2010, sélections régionales

du Trophée Maryse & Jean LENOIR, organisées au CFA Interpro de la Haute-Marne. ■ 8 novembre 2010, sélections régionales

du concours des personnels de vente en Boulangerie Pâtisserie organisées au CFA Interpro de la Marne.

“Les Régions sont très actives en matière d’aide à la formation des jeunes” La Champagne Ardenne ne déroge pas à la règle !

■ 24 novembre 2010, finale du concours

régional de valorisation du patrimoine gastronomique régional parrainé par Philippe MILLE, Chef du Château Les Crayères, organisé au CFA Interpro de la Marne.

ARDENNES O8 ■ Semaine consacrée à la sensibilisation

autour du SIDA du 29 novembre au 3 décembre 2010.

AUBE 10 ■ Salon du Livre, 14 et 15 octobre 2010.

MARNE 51 ■ Semaine de l’eau

du 22 au 26 novembre 2010.

epuis plusieurs années, le Conseil Régional met en œuvre une politique volontariste et incite les CFA à développer des actions pour améliorer la qualité de la formation dispensée aux Apprentis en centres et en entreprises. Ainsi la réunion depuis 2007, au sein d’une même fédération des quatre Centres de Formations d’Apprentis Interprofessionnels départementaux correspond très précisément à la volonté, souvent exprimée, par le Conseil Régional de Champagne Ardenne de « fédérer pour réussir ».

D

En associant leurs efforts stratégiques au niveau régional et en mettant en commun les moyens nécessaires, les quatre structures affichent en effet leur engagement en faveur d’un développement pérenne et harmonieux de l’Apprentissage, à travers une volonté d’adaptation et de promotion de leurs offres de formation. La Fédération des CFA Interpro de Champagne Ardenne ainsi créée souhaite accueillir, accompagner et favoriser les cursus Apprentissage des jeunes ayant choisi de prendre une longueur d’avance pour leur avenir.

Parce que l’Apprentissage c’est : ■ la possibilité de trouver un emploi stable, rapidement, ■ la liberté de préparer le diplôme de son choix (du CAP au diplôme

d’ingénieur), ■ la chance d’être rémunéré pour suivre des enseignements généraux au CFA

d’un côté et travailler en entreprise de l’autre.

HAUTE-MARNE 52 ■ Cérémonie de remise des diplômes,

10 octobre 2010.

L’Apprentissage représente aujourd’hui l’un des meilleurs passeports menant à l’emploi, un coup de pouce gagnant.

Pour gagner sa vie et sa formation , l’Apprentissage, c’est sérieux ! • Journal d’Informations semestriel édité par les CFA Interpro de Champagne Ardenne 32, rue Benjamin Franklin 51000 Châlons-en-Champagne • Directeur de la Publication : Alexandre SCHAJER • Coordination : Grégory THIEFIN • Site internet : www.cfa-interpro.fr

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INTER-CFA les PROS - N°1 > semestriel octobre 2010

• Conception et réalisation : 5pointcom 127-129, avenue de Paris - 51000 Châlons-en-Champagne 03 26 21 59 96 - www.5pointcom.com • Imprimerie : Le Réveil de la Marne - Epernay • Crédit photos : Les CFA Interpro de Champagne Ardenne Ch. Manquillet - Fotolia - Stockdisc - Ingram • Tous droits de reproduction réservés • Tirage : 12 000 exemplaires - octobre 2010


Focus

RÉGI

O NAL

ts a t l u s Ré

O 1 2O

ors de la dernière session d’examens, 1 214 Apprentis ont obtenu leur diplôme sur les 1 543 qui se sont présentés. Ce qui représente un pourcentage de réussite de 78,70 % pour cette « cuvée » 2010.

L

78,70 % de réussite

(nb : chiffres consolidés pour la Fédération des CFA Interpro de Champagne Ardenne). Retrouvez l’ensemble de ces résultats ainsi que l’offre de formation des CFA Interpro de Champagne Ardenne sur notre site internet :

www.cfa-interpro.fr

INTER-CFA les PROS - N°1 > semestriel octobre 2010

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A e i v La A F C des

RDENNES

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LE PAIN se suffit à lui-même... i le pain se « suffit à lui-même » c'est parce qu'il est multiple, non pas en ses sortes particulières mais en son essence même, car le pain est riche, le pain est plusieurs, le pain est microcosme. En lui s'incorpore une assourdissante diversité, comme un univers en miniature, qui dévoile ses ramifications tout au long de la dégustation. L'attaque qui se heurte d'emblée aux murailles de la croûte, s'ébahit sitôt ce barrage surmonté du consentement que lui donne la mie fraîche. Il y a un tel fossé entre l’écorce craquelée, parfois dure comme de la pierre, parfois juste parure qui cède très vite à l'offensive, et la tendresse de la substance interne qui se love dans les joues avec une docilité câline que c'en est presque déconcertant. Le palais vient d'épouser la mousse alvéolée libérée de son carcan et le travail des mâchoires peut commencer. C’est bien du pain et pourtant cela se mange comme du gâteau, mais à la différence de la pâtisserie ou même de la viennoiserie, mâcher le pain aboutit à un résultat surprenant un résultat...gluant. Il faut que ta boule de mie mâchée et remâchée finisse par s'agglomérer en une masse gluante et sans espace par où l’air puisse s'infiltrer… Le pain glue, oui parfaitement, il glue.

S

Qui n'a jamais osé malaxer longuement de ses dents, de sa langue, de son palais et de ses joues le cœur du pain, n’a jamais tressailli de ressentir en lui l'ardeur jubilatoire du visqueux. Ce n'est plus ni pain, ni mie, ni gâteau que nous mastiquons alors, c'est un semblant de nous-même, de ce que doit être le goût de nos tissus intimes, que nous pétrissons ainsi de nos bouches expérimentées où la salive et la levure se mêlent en une fraternité ambiguë. Campagne, douceur de vivre et élasticité organique : il y a tout cela dans le pain, dans celui d'ici comme celui d'ailleurs. C'est ce qui en fait, sans l'ombre d'un doute l'instrument privilégié par où nous dérivons en nous-mêmes à la recherche de nousmêmes. Claudy HÉRAUD, Formatrice d’enseignement général et sciences appliquées.

I... K S t du n o f T IS N E R PP IGE A E s e N r, L ernie de E rier d ApE v I é S f AVO ennes, du 1 leasuq6uarante-cinq CLAS S E T i d parm es Ar AU . cette H pro d s heureux ondance iques de de r e t n n e CFA I it que de pelle d’Ab s pédagog pprentis t A a e ar le fa er

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INTER-CFA les PROS - N°1 > semestriel octobre 2010

c g h p x s aspe ntissa ge n’a à La C tre au nisée Orga sse de nei u voyage ions pas le ! Permet les, Appre ailler, cla trav ubl uel erce nt d cette qui étaie tente… N’o ro Comm és inhabit casion de nomie. s o P t c i i é t prent uverte, d ar les Bac des activ it aussi l’o n et d’au de ce t o a p s o c t n r i e é e t e ’é D ica em x, c trav orté ive p naître à … Pour eu commun du financ t a i t i e in on de ité par ti ions x se c ectiv mieu ie en coll r les not ouver une r v su de la tement, effet, de t rè n c e n , o x c u it à e C’éta . r séjou


BP JEPS (Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire du Sport)

Animation Sociale : une Formation Innovante

▲ Quand

w w w.h a n d

ic h ie n s .o rg

Quatre pattes

REMPLACENT DEUX JAMBES ’ai été contactée en novembre 2009 par Mme Monique JAMINON, Déléguée départementale de l’association Handi’chiens et Mlle Céline BONNET, future bénéficiaire. Nous nous sommes rappelées à plusieurs reprises. Admirative du travail de cette association, j’ai proposé à Céline BONNET, bénévole d’Handi’chiens et bénéficiaire d’un chien d’assistance Handi’chiens, de venir la présenter aux élèves de première année Bac Pro Commerce. Au cours de cette rencontre, elle a évoqué les objectifs d’Handi’chiens : éduquer et remettre, gratuitement, des chiens d’assistance à des personnes atteintes d’un handicap moteur. Cet exposé a été suivi d’une démonstration très spectaculaire : cinq chiens nous ont montré l’étendue de leur savoir-faire ! C’était très impressionnant… La classe retenait son souffle ! Cela nous a donné l’envie, dans la mesure de nos moyens, d’accompagner le travail remarquable des bénévoles de cette association en participant, partiellement, au financement d'un chien. Dans le but de récolter des fonds, nous avons mené diverses actions au sein même du CFA : organisation d’une tombola, vente de peluches, de boîtes de chocolats, de calendriers, de cartes de vœux… En dehors du CFA, nous avons loué un stand sur une brocante. Des membres de l’association s’étaient joints à nous, accompagnés de leurs chiens d’assistance. L’opération s’est révélée peu lucrative… En revanche, elle a porté ses fruits sur le plan de la communication. Le 6 mai, nous avions un article dans l’Ardennais, évoquant notre action et les objectifs pédagogiques s’y rapportant. Le 6 juillet nous avons remis un chèque de 2 600 euros à l’association. Nous n’avons pas l’intention d’en rester là. Nous poursuivons notre action aux côtés d’Handi’chiens, en espérant pouvoir faire encore plus à l’avenir. Cette action humanitaire a créé une dynamique parmi les Apprentis et généré des élans de solidarité dans d'autres sections.

J

Chantal COLLET, Formatrice vente.

Le CFA Interpro des Ardennes a mis en place en 2008 une section Brevet Professionnel Animation Sociale. Ce diplôme sanctionne dix-huit mois de formation, tant théorique que pratique. Il permet d’évoluer au sein de diverses structures : maisons de retraite, centres sociaux, hôpitaux, collectivités… Quatorze jeunes ont intégré cette nouvelle section du CFA Interpro des Ardennes en novembre 2008. La formation s’est achevée en janvier 2009 et la plupart des diplômés ont trouvé immédiatement un emploi. Un nouveau cycle débutera en janvier 2011. Tous renseignements sont d’ores et déjà disponibles auprès du CFA.

Ma Formation BP JEPS

TÉMOIGNAGE

La formation BP JEPS m’a apporté énormément de choses, tant sur le plan de la formation proprement dite au métier d’animateur que sur le plan humain. Elle m’a permis de bien cerner mes propres valeurs, celles que je souhaite défendre et valoriser, dans ma pratique professionnelle. Toutes les matières enseignées sont intéressantes et enrichissantes. Ce que j’ai appris me sert réellement aujourd’hui dans mon métier d’animatrice et de directrice. Au-delà d’acquisitions très concrètes, comme l’organisation de jeux de société, la mise en place de séances de sport (et j’en passe !), j’ai appris à communiquer, à utiliser des modes de communication adaptés aux publics concernés. Le fait de pouvoir alterner formation et Apprentissage en structure est très enrichissant. Cela demande tout de même un peu d’organisation. De plus, l’équipe éducative est très attentive et à l’écoute des besoins des Apprentis. Aujourd’hui, j’occupe un poste de directrice enfance en CDI, au sein d’une association de familles rurales. J’ai en charge l’accueil loisirs, l’accueil périscolaire et divers projets associés. Cette formation m’a beaucoup apporté. Je suis très heureuse de l’avoir suivie. Amandine LEGRAND, Apprentie. INTER-CFA les PROS - N°1 > semestriel octobre 2010

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A 10 e i v La A F N C O I s s T e e d N é E n r O V u É 1 Jo R 2O de P UBE

N ITIO E ÉD M È I X DEU

es 7 et 20 avril derniers, les apprenants de CAP deuxième année étaient conviés à deux journées de prévention portant sur la sécurité routière ainsi que sur l’addiction à l’alcool, aux stupéfiants et aux jeux vidéo. L’organisation en était assurée par un groupe d’Apprentis, dans le cadre de leurs parcours individualisés de formation, en collaboration avec l’ANPAA (Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie). Particulièrement bien accueillies par le jeune public, ces deux journées auront, à l’évidence, durablement marqué les esprits. Le volet sécurité routière portait sur l’utilité de la ceinture, les dangers de la route en général et ceux de l’alcool au volant en particulier. Les participants étaient invités à prendre place à bord d’un simulateur de tonneaux, puis d’un simulateur de conduite, avant d’expérimenter, grâce au port de lunettes spéciales, les modifications visuelles dues à la consommation d’alcool. Une psychologue de l’ALT (Accueil Liaison Toxicomanie) est venue parler de la dépendance vis-à-vis des drogues et des signes qui

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INTER-CFA les PROS - N°1 > semestriel octobre 2010

permettent de mettre en évidence cette dépendance. L’association CODES (Comité Départemental d'Éducation pour la Santé) est intervenue pour sensibiliser les jeunes aux risques d’une consommation excessive d’alcool. L’association Revivre, proposait des témoignages d’anciens alcooliques racontant de quelle façon ils étaient parvenus à s’en sortir. Les Apprentis ont été particulièrement réceptifs à ces témoignages, les qualifiant de « touchants », « émouvants », « impressionnants ». L’ANPAA a également présenté un film sur l’addiction aux jeux vidéo et ses conséquences. Un problème qui concerne un nombre croissant de personnes et plus particulièrement, bien évidemment, les jeunes. La prévention est un travail de fond, tellement nécessaire à l’heure où l’on se forme à un métier et, plus généralement… à la vie tout court ! Nelly QUÉNOT, Chargée de mission au Centre de Ressources. Clément Rigollot et Romain Dardy (Apprentis bouchers).

TOURNOI NATIONAL de BASKET des APPRENTIES Pour la deuxième fois, le CFA Interpro de l’Aube accueillait le tournoi national de basket des Apprenties, qui a eu lieu au cours du premier trimestre 2010. Dans le palmarès de cette 9ème édition, le CFA Interpro de l’Aube pointe à la quatrième place. Mais, quelle que soit la place occupée sur le podium, cette rencontre sportive restera, avant tout, comme une vraie rencontre humaine, au cours de laquelle des liens ont pu se nouer. Un moment d’échange, d’amitié et de partage.


ÉCHANGE franco allemand epuis 2004, le CFA Interpro de l’Aube organise des échanges d’Apprentis avec la Willi-Graf-Schule de Saint-Ingbert, en Allemagne. Initiative de l’ANFA (Association Nationale pour la Formation Automobile) et du SFA (Secrétariat Franco-allemand de Sarrebruck), ces échanges se déroulent dans un excellent esprit. Bonne humeur, convivialité et professionnalisme étant toujours au rendez-vous. En septembre 2009, la Willi-Graf-Schule accueillait, durant trois semaines, douze Apprentis du Bac Pro Maintenance. Du 25 mai au 11 juin dernier, c’était au tour du CFA d’accueillir leurs homologues allemands. Au programme : une semaine de formation au CFA et deux semaines en entreprise. L’accent était mis sur l’acquisition de nouvelles techniques de travail. Les Apprentis ont pu découvrir, comprendre et évaluer différentes pratiques professionnelles. Ce fut aussi pour eux l’occasion de comparer des techniques variables, quelquefois, d’un pays à l’autre. Le petit nombre d’Apprentis allemands a facilité leur rotation au sein des entreprises partenaires. Ils ont pleinement profité de ce séjour qui leur a permis d’acquérir de nouvelles connaissances, de nouvelles compétences, des techniques spécifiques, notamment dans le domaine de la soudure et de l’aérographie. En « vrais pros », ils ont participé de bonne grâce à l’entretien courant des véhicules, à des diagnostics ou encore à des remplacements de pièces, notamment en climatisation. Le CFA Interpro de l’Aube tient à saluer, pour leur disponibilité et leur dévouement, les chefs d’entreprise aubois. Qu’ils soient remerciés pour l’accueil qu’ils ont su réserver aux Apprentis allemands, tant au sein de leurs entreprises que lors des diverses rencontres professionnelles ou des sorties culturelles. Il remercie également l’ANFA, le SFA et le Conseil Régional pour leur soutien financier.

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CQP le N TIO omobi A M FOR teur Aut on Dém liste ia spéc

e des form oe b u l’A om ro de n aut nterp nstructio tion de I A F 2, le C à la déco tte forma çabis ra is 200 e Depu 16 à 25 an rnance, c ostic, la t biles n e e o t g d l m a a i s o e d t jeun surée en e sur le ièces au dépolp la As or t bile. e mois p état des fluides et z r s n o e e t d a s qu ent m i se ment la re le traitem blisse tant a t , lité, s é e l r res ou lisab ier, p es ra réuti ’un d s à ce mét l . t n s lutio re CFA e es jeune Not ormer d f . . ais à venir n g i q ue fra ç à un bel a s édago i P m t o n i r p , Adjo DLER N I B e Patric

Le BAC PRO Boucher-Charcutier-Traiteur Jusqu’alors, un jeune envisageant d’apprendre ce métier ne se voyait proposer que la préparation d’un CAP Boucher ou Charcutier-Traiteur. Désormais, une alternative lui est offerte : l’accès direct à une qualification assurément plus porteuse sur le marché du travail. La section de préparation au Bac Pro ouvre à la rentrée 2010. Les jeunes ont accès au diplôme Bac Pro Boucher-CharcutierTraiteur après la classe de troisième. La durée du cycle d’études est de trois ans. INTER-CFA les PROS - N°1 > semestriel octobre 2010

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> Entretien

Jean-Paul BACHY Président du Conseil Régional de Champagne Ardenne

Monsieur le Président, est-il encore nécessaire de dissiper certains malentendus, concernant l’Apprentissage ?

> On a trop souvent dénigré l’Apprentissage. Il est encore parfois perçu comme une forme d’exploitation, une aubaine permettant d’employer des salariés à moindre coût, tout en bénéficiant, de surcroît, d’aides substantielles de la part des collectivités. Il convient plus que jamais de veiller à la qualité de la formation, de l’encadrement et du suivi pédagogiques, afin d’éviter tout dérapage, toute méprise. Il appartient aux formateurs et aux employeurs de travailler en bonne intelligence au service d’une ambition commune : donner aux jeunes un bagage qui prépare réellement à l’avenir. Et ce bagage ne saurait se borner à une formation par trop réductrice, basée uniquement sur l’adaptation au poste visé. La formation doit favoriser l’acquisition d’une culture étendue, permettant de faire face à tous les aléas d’un parcours professionnel : évolution des métiers, promotion, réorientation... L’Apprentissage est une compétence dévolue aux Régions depuis 1983. Pouvez-vous nous rappeler de quelle manière s’exerce cette compétence ?

> La loi n° 83-8 du 7 janvier 1983 relative à la répartition des compétences entre les communes, les départements, les régions et l'État, a accordé aux régions une compétence de droit commun pour la mise en œuvre des actions d'apprentissage et de formation professionnelle continue. Il leur revient désormais d'élaborer, en toute autonomie, leur politique de formation et d'Apprentissage, de définir leurs propres priorités, d'arrêter librement le choix de leurs actions et le mode de conventionnement avec les organismes de formation. Comment définir la politique conduite par la Région Champagne Ardenne en matière d’alternance ?

> La conviction régionale est que l’alternance doit prendre toute sa place, comme un instrument moderne d’intégration sociale. Elle constitue un outil extraordinaire de formation et de professionnalisation pour les jeunes et pour les entreprises. Moi-même, en tant que maître de conférences au Conservatoire des Arts et Métiers, j’ai pu constater que, pour intégrer dans de bonnes conditions le marché du travail, l’acquisition préalable d’une expérience de terrain était un atout précieux. Cette « culture d’entreprise » constitue une clé non négligeable vers l’accès à l’emploi, que l’on soit jeune ou, plus tard, dans une démarche d’évolution ou de reconversion. C’est une façon de nourrir concrètement un projet professionnel. De quels moyens la Région dispose-t-elle pour inciter les entreprises à s’engager davantage et rendre le dispositif plus performant ?

> Le développement de l’Apprentissage en Champagne Ardenne s’articule au travers de trois grands axes, le contrat d’objectifs et de moyens pour le développement de l’Apprentissage, l’engagement chaque année d’un appel à candidatures pour la mise à jour de la carte des formations par apprentissage et le versement d’indemnités compensatrices forfaitaires aux employeurs d’Apprentis. 8

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Des efforts sont actuellement déployés, à l’échelon national, pour le développement de la formation en alternance au sein de la Fonction Publique. Qu’en est-t-il à l’échelle de la Région Champagne Ardenne ?

Par ailleurs, une nouvelle aide de 500 euros a été décidée par année d’Apprentissage. Elle est conditionnée par l’embauche en contrat à durée indéterminée de l’Apprenti.

Auparavant étaient exclus du dispositif les entreprises et institutions publiques. Désormais, les employeurs du secteur public industriel et commercial et les autres employeurs du secteur public sont inclus : les communes de moins de 3 500 habitants, les établissements publics dont le nombre d’employés est inférieur à 30 peuvent bénéficier des aides régionales pour l’emploi d’un Apprenti.

Quelles sont les actions menées en vue d’améliorer la formation et l’accompagnement des alternants ?

> Depuis de nombreuses années, la Région Champagne Ardenne a engagé les Centres de Formation d’Apprentis à développer des actions pour améliorer la qualité de la formation dispensée. Cette politique se concrétise par le financement des contrats qualité signés avec les Centres de Formation d’Apprentis de la Région, dont une participation variable venant du Fonds Social Européen. Ces contrats portent, notamment, sur l’individualisation de la formation, l’accompagnement aux parcours d’insertion professionnelle, le développement des compétences individuelles et collectives des formateurs, le développement des relations entre le centre et l’entreprise.

> Un nouveau règlement pour le versement d’aides aux employeurs d’Apprentis a été adopté par l’assemblée régionale en juin 2008. Il prend en compte des critères de modulation à même de répondre, d’une part, aux objectifs du schéma régional de la formation tout au long de la vie et d’autre part, au contrat d’objectifs et de moyens pour le développement de l’Apprentissage.

“On a trop souvent dénigré l’Apprentissage. Il est encore parfois perçu comme une forme d’exploitation”

En 2009, les engagements budgétaires de la Région, pour les contrats qualité se sont élevés à 5 864 558 euros et, pour le FSE, à 883 066 euros soit un total de 6 747 624 euros, représentant une progression de 72 % par rapport à 2004. Que diriez-vous des problématiques auxquelles est confronté le jeune public : mobilité, logement, restauration, accès à la culture...

> La Région intervient pour améliorer les conditions matérielles des Apprentis au travers des trois objectifs suivants... Premièrement, participer aux frais de transports, d’hébergement et de restauration des jeunes en versant une subvention aux CFA. Deuxièmement, assurer la parité de l’accompagnement de la scolarité des lycéens et des Apprentis par l’alimentation d’un fonds social Apprentis, le financement des cartes d’Apprentis. Et enfin développer et améliorer les capacités d’accueil des CFA par des actions de rénovation et de réhabilitation.

Êtes-vous favorable à une évolution de la répartition de la Taxe d’Apprentissage ? Est-il souhaitable d’en affecter la totalité du produit aux CFA Interpro ?

Cahier Spécial

Ces indemnités leur sont versées, quel que soit le centre de formation d’Apprentis où est inscrit le jeune. Concrètement, cela se traduit par le versement d’une indemnité forfaitaire minimale de 1 200 euros chaque année d’un cycle de formation, augmentée la 1ère année de bonus de 300 euros liés à des critères spécifiques. Parmi eux : l’accueil d’un jeune issu de classes « fragiles », l’élévation du niveau de formation par le même employeur, la formation d’un tuteur, ainsi que, au cours de la deuxième ou troisième année, la présentation de l’Apprenti à l’examen en fin de cursus. Ce nouveau règlement, mis en œuvre par le Conseil Régional, est entré en vigueur le 1er juillet 2008.

> La Taxe d’Apprentissage

est un impôt versé par les employeurs d’Apprentis qui y sont assujettis. Obligatoire, il permet aux entreprises d’agir en « entreprises citoyennes » en soutenant financièrement les formations initiales des enseignements technologiques et professionnels dont l’Apprentissage. La TA permet ainsi de financer les Centres de Formation d’Apprentis par l'intermédiaire des Organismes Collecteurs de la Taxe d'Apprentissage. Elle ne peut à ce jour être affectée à une seule famille de CFA. Monsieur le Président, êtes-vous optimiste quant à l’avenir de l’Apprentissage ?

> Les résultats, en tout cas, sont là ! Jamais cette forme particulière d’enseignement n’a eu autant d’adeptes. Pour autant, il ne s’agit pas de l’opposer à l’enseignement dispensé par l’Éducation Nationale. La diversité de l’offre de formation, l’excellence de son niveau sont les clés de l’emploi pour demain. Ils sont également des outils d’attractivité pour la Région. Actuellement, l’offre de formation est plus large en Champagne Ardenne que dans bien des Régions voisines et plus généreuse dans les conditions d’accompagnement individuel de nos apprenants. Aujourd’hui, nos jeunes ont d’excellentes raisons de rester en Champagne Ardenne, de s’y former, d’y chercher du travail et de se battre avec nous pour moderniser notre tissu économique. Dynamiser notre économie, créer des emplois, tout cela passe par la formation. Je ne connais aucune autre méthode que celle-là. Car c’est elle qui s’avère la plus efficace.

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> Regards croisés

Hélène GÉNIN Directrice du CFA Interpro des Ardennes “L’Apprentissage : connu et reconnu” La légère baisse des recrutements en alternance enregistrée au début de cette année n’est nullement le reflet d’une grande tendance : l’Apprentissage, aujourd’hui, est connu et reconnu. Dans un contexte de crise industrielle (particulièrement sensible dans le département des Ardennes), le CFA Interpro accueille de plus en plus d’adultes souhaitant se reconvertir dans les métiers de l’artisanat. Néanmoins, il reste primordial de promouvoir l’Apprentissage auprès des jeunes et des familles. Celles-ci méconnaissent souvent les filières professionnelles et s’orientent « par défaut » vers une formation en lycée. Les services d’orientation se doivent d’assurer leur rôle de prescripteur avec objectivité, en communiquant largement sur l’ensemble des métiers et diplômes, en termes de débouchés et d’insertion professionnelle. L’attractivité de la formation en alternance est encore trop lourdement pénalisée par les problèmes de mobilité auxquels sont confrontés les jeunes Apprentis. En particulier pour les métiers à horaires décalés, comme la bou-

langerie, l’hôtellerie et la restauration. Certaines entreprises, en zone rurale, ne trouvent pas de candidats et, à l’inverse, certains candidats ne trouvent pas d’entreprises. Plusieurs pistes sont à explorer à cet égard : création de structures d’accueil - à prix modique - à proximité des entreprises, possibilités d’hébergement au CFA, covoiturage... Pénalisée, la formation en alternance l’est aussi par un calendrier bien souvent « décalé » entre théorie et pratique. Les contrats d’Apprentissage sont signés entre le 1er juillet et le 31 décembre. De ce fait, nombre d’Apprentis effectuent une rentrée tardive au CFA, nos diplômes étant, pour la plupart, calés sur le rythme de l’année scolaire. Malgré les savoir-faire de nos équipes pédagogiques, prendre ainsi « le train en marche » n’est pas toujours aisé. Pourquoi ne pas inciter les employeurs à embaucher plus tôt leurs Apprentis, par le biais des aides, ou à supporter le chevauchement d’un deuxième Apprenti avec un premier en fin de contrat ?

Jean-Marie LEFORT Directeur du CFA Interpro de l’Aube “Apprentissage : arrêt sur image” L’Apprentissage a trop longtemps souffert d’une image négative auprès du grand public, trop longtemps fait figure de « parent pauvre » par rapport à l’ensemble des filières classiques. Tout porte à croire qu’aujourd’hui l’Apprentissage est parvenu à redorer son blason. Si les chiffres plaident très largement en sa faveur (des taux d’insertion deux fois supérieurs à ceux des filières classiques !) « réhabiliter » l’Apprentissage a nécessité un travail de fond, une réflexion en profondeur qui porte aujourd’hui ses fruits. Des outils de communication de qualité ont été créés par les branches professionnelles. Des actions d’information ont été menées « sur le terrain » : journées portes ouvertes au sein des CFA, sensibilisation dans les collèges, forums et manifestations diverses pour l’emploi... De véritables filières de formation par l’Apprentissage ont été mises en place dans les différents secteurs professionnels, sanctionnées par des diplômes parfaitement « solvables » sur le marché de l’emploi (CAP, MC, BP, Bac Pro...).

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De gros efforts ont été fournis dans l’accompagnement des jeunes à plusieurs niveaux : meilleure information, mais aussi individualisation des parcours de formation, modularisation, soutien pédagogique renforcé. Tous nos CFA sont aujourd’hui dotés d’équipements professionnels de dernière génération. Nos équipes pédagogiques sont en veille technologique permanente et se maintiennent à la pointe de l’évolution des outils multimédias. Des progrès ont été réalisés, ces dernières années, dans l’harmonisation entre l’enseignement dispensé par les CFA et le monde du travail, renforçant la nécessaire complémentarité avec les Maîtres d’Apprentissage et les entreprises. Soulignons pour terminer une vraie prise de conscience de la part des prescripteurs et des familles : l’évidente faculté des jeunes issus de l’Apprentissage à s’intégrer dans le monde du travail. Leur chance ? Leur formation leur a permis de se forger, très tôt, une authentique « culture d’entreprise ». C’est un bagage qui n’a pas de prix. Et dans une vie professionnelle et dans une vie d’homme.


Directeur du CFA Interpro de la Marne “Apprentissage : système allemand contre système français” Le système allemand fait la part belle à une spécialisation très précoce, qui permet à beaucoup de jeunes d’être immédiatement en adéquation avec le marché du travail à l’issue de leur formation. Formation qui peut s’avérer insuffisante en cas d’évolution accélérée de l’activité économique. La richesse du système français réside dans un tronc commun, permettant l’acquisition de bases solides et étendues avant d’aborder la phase de spécialisation proprement dite. L’éducation allemande mise, avant tout, sur l’épanouis-

sement de la personnalité de l’enfant. Elle vise à former des jeunes équilibrés et aptes à vivre en collectivité. Dans la culture française, on a plus tendance à voir dans l’enfant un futur adulte à qui il convient de transmettre un savoir. Réfléchir aujourd’hui à un nouvel équilibre entre « l’acquisition des connaissances » et « le développement de soi » amènera sans doute une transformation significative de notre système scolaire. L’enjeu sera de démontrer qu’il est possible de concilier niveau d’études compétitif et qualité de vie pour notre jeunesse.

“Apprentissage et technologie” Le débat sur la place de la technologie dans l’évolution des métiers est permanent. Il doit tenir compte des caractéristiques fondamentales de chacun de ces métiers. Par exemple, l’impact de la technologie ne sera pas le même selon que l’on réalise une pièce mécanique ou que l’on façonne une baguette de pain. Dans le premier cas, l’outil numérique influera, de façon spectaculaire, sur les coûts de production et de façon à peine notable dans le second.

Cahier Spécial

Philippe VANTHOURNOUT

Dans l’Apprentissage, les ressources pédagogiques de la technologie ne sont plus à démontrer. Y compris dans les métiers où la main et le geste sont appelés à rester prépondérants. Dans ces derniers, on doit aussi à la technologie un recul appréciable de la pénibilité. Les nouvelles technologies et l’Apprentissage servent, au fond, les mêmes intérêts : apporter du bien-être au travail à des salariés de mieux en mieux formés.

Jean-Philippe GUDEFIN Directeur du CFA Interpro de la Haute-Marne “Apprentissage et rupture de contrat” Les chiffres plaident très largement en faveur de l’Apprentissage et ses résultats en matière d’insertion sociale et professionnelle ne sont plus à démontrer. Il nous faut, cependant, prendre acte du nombre important de contrats rompus avant leur terme et nous interroger sur les causes de ces, toujours regrettables, incidents de parcours. L’alternance place le jeune au centre d’un dispositif complexe du fait de la pluralité de ses interlocuteurs : CFA, entreprise, famille... Si la complémentarité entre acquisitions théoriques et pratiques semble aller de soi sur le papier, il n’en va pas toujours de même dans la réalité. Nos apprenants n’ont pas toujours les facultés d’adaptation requises pour se plier à cette « gymnastique ». En dépit d’une politique régionale volontariste, nombre d’entreprises sont confrontées à une double problé-

matique : la nécessité, d’une part de recruter des jeunes bien formés pour pallier le vieillissement de leurs salariés et, de l’autre, des difficultés à garder leurs Apprentis. Prévenir les ruptures de contrats passe par une réflexion sur les motivations de ces derniers : comment les amener à aimer leur futur métier, à se l’approprier progressivement, à consolider un choix plus ou moins mûri au départ. À cet égard, soulignons la nécessité d’une orientation pertinente comme préalable au bon déroulement du contrat d’Apprentissage. Mettre fin à l’effritement des effectifs passe par le renforcement des liens entre tous les acteurs concernés : responsables de l’orientation, familles, entreprises et organismes de formation. Concertation, écoute mutuelle et coopération sont requises ! INTER-CFA les PROS - N°1 > semestriel octobre 2010

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Une nouvelle formation en Champagne Ardenne à la rentrée 2010 Le Le Bac Bac Pro Pro Boulanger-Pâtissier Boulanger-Pâtissier par par Apprentissage apprentissage u CFA Interpro de la Marne, la gamme, déjà très large, de diplômes en Boulangerie-Pâtisserie (CAP, MC, BP, BTM) de cette filière professionnelle s’agrandit avec la création du Bac Pro Boulanger-Pâtissier. Cette création a reçu le soutien de la Fédération de la Boulangerie de la Marne. Comme l’ensemble des Bacs Pro, le Bac Pro Boulanger-Pâtissier se prépare en trois ans après la troisième. En deux ans pour les titulaires d’un CAP. Il s’agit d’une formation en alternance, sur la base de quinze semaines au CFA la première année et dix-neuf semaines au cours des deuxième et troisième années. Le reste du temps étant consacré à l’acquisition de savoir-faire en entreprise. L’enseignement porte essentiellement sur le métier et ses différents aspects : organisation de la production, fabrication et présentation, communication, commercialisation, hygiène, gestion… Cette filière permet, le cas échéant, de passer un CAP (en cours de deuxième année). Le Bac Pro Boulanger-Pâtissier offre de réelles perspectives d’avenir. Il permet de s’établir en tant qu’artisan indépendant, ou d’accéder à des postes tels que responsable de rayon dans la grande distribution, ou de responsable de production dans l’industrie agroalimentaire. Pour toutes informations complémentaires, vous pouvez contacter le CFA Interpro de la Marne au 03 26 69 25 85 ou à l’adresse suivante : contact@cfa-alfor.fr

A

Les APPRENTIS ont FAIT la FOIRE ! Cette année encore, le CFA Interpro de la Marne était présent à la 64ème Foire Expo de Châlons-en-Champagne. Grande visibilité, dès l’inauguration, puisque la haie d’honneur, à l’arrivée des officiels, était constituée d’Apprentis de tous les métiers, ainsi que de jeunes de l’École de la 2e Chance. Avec talent et conviction, nos Apprentis ont animé le stand consacré aux métiers de la Coiffure, de la Fleuristerie, de la Pâtisserie et de la Restauration. Ceux de la filière restauration étaient aussi présents sur le stand de la ferme géante, en partenariat avec Interviandes. Au programme : travail de la volaille, des abats, du porc... Et dégustation des petits plats par le public ! À noter également la présence du CFA Interpro lors de la journée « du pain » organisé par le Syndicat de la Boulangerie de la Marne. 12

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Des TICE

qui ne manquent pas de ressources a place des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans le domaine de l’éducation n’a cessé de grandir depuis les années 2000. On parle aujourd’hui de TICE (Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Éducation). Cette mutation est liée, bien évidemment, à l’évolution des outils informatiques. Mais aussi à une volonté clairement affirmée de réduire ce qu’on appelle la « fracture numérique », autrement dit les inégalités dans l’usage et l’accès à ces différentes technologies (téléphones portables, ordinateurs, Internet…). Le CFA Interpro de la Marne s’est, naturellement, inscrit dans cette démarche et, dix ans après, force est de constater que les équipements en place offrent des res-

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sources conséquentes aux apprenants et à leurs formateurs. Elles couvrent un très large spectre, puisqu’elles vont du simple didacticiel (permettant la prise en main d’un outil ou d’un logiciel) jusqu’à une plateforme d’Apprentissage en ligne. Véritable levier pour l’acquisition de compétences, l’utilisation des TICE constitue une aide à la compréhension, un outil de pédagogie différenciée *. Pour atteindre sa plus grande efficacité, elle doit s’inscrire en réponse à un réel besoin pédagogique. Les réunions de travail de la commission TICE ont permis de dégager plusieurs recommandations, dont la création d’un site Intranet de ressources pédagogiques numériques. Celui-ci est d’ores et déjà en cours de développement, sous la respon-

Une MÉDAILLE d’ARGENT au Concours DÉFIBUN 2O1O Inscrits en première année de Brevet Professionnel Boulanger, Nicolas CHEMIN, Apprenti chez M. Nabil SBAI, la Case à Pain à Sillery, Thomas PETIT, Apprenti chez M. Yves LE QUINIO, Euromill Nord à Reims, et Sébastien MENDES, Apprenti chez M. Philippe FAVREL, Boulangerie Pâtisserie Favrel à Reims, représentaient la filière au concours Défibun 2010. Le bun, c’est ce petit pain rond et moelleux bien connu des amateurs de hamburgers. Le concours Défibun récompense chaque année les créateurs des recettes de buns les plus originales. Le trio Nicolas, Thomas et Sébastien, encadré par Bernard LAHAYE, Formateur Boulangerie en pratique, s’est vu attribuer la deuxième marche du podium. À la clef de ce beau challenge, des bons d’achats pour les participants et 2 500 € pour le CFA Interpro.

D’ N I F LA

sabilité de Laurence GILBERT, au Centre de Ressources. Sa mise en ligne, à la fin de l’année, permettra aux formateurs d’utiliser des ressources partagées et la possibilité de les mutualiser. Nos apprenants passent depuis peu le BII (Brevet Informatique et Internet) et des TBI (Tableaux Blancs Interactifs) qui sont déjà installés dans notre CFA. Les TICE sont donc promises à un bel avenir. * La pédagogie différenciée repose sur ce constat : dans une classe, tous les élèves n’ont pas les mêmes capacités d’Apprentissage.

CLE Y C UN

la o de terpr éran I A au CF Coop place (Société s 10 bén e e T s . Le mi PES ation ec la SCA juin 2010 cherie et m r o f 17 e Bou t av fin le sion d e for naria de la re ses du parte Est) a pris e métier e cycle d è i m l L e La pr s le cadre ent Paris nces sur viandes. m s te an e e é d n d p on de e n n m n o rmati aux s co ormatio Mar pprovisi o e f d e é c f i ’A li d ns uve erv tive d res ont va nt en tra c le s . Deux no e v a i e t e ia br en néfic rticulièrem heures. ptem ntem étiers onjoi rée de se merie. 10 pa 1 c s e e u l é d de M de t p p t è n i e p r r a e o r t C b l et né am vre à la éve matio action, d uvellera harcuterie A de la Ch ise en œu uper e F o o C t m r n C t g n e , e a C e re se r u, l és e PAL u PEST, t constitu vec le CE lle à Laxo ant ainsi d CAPEST d A C S a t e n S t s t la o s e a o r i n et M es se perm agasi tenar group er, en par Meurthe rs locaux, ou) les m x t u e a o e d L l Àn sanat tion dans hâlons et l’Arti a C et de ême form eux sites ( d m cette iais de ces b e l r pa . d Est Gran INTER-CFA les PROS - N°1 > semestriel octobre 2010 13


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Les rencontres sénatoriales

de l’APPRENTISSAGE e Sénat et l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers organisaient, le 11 mai dernier au Palais du Luxembourg, à Paris, les rencontres sénatoriales de l’Apprentissage. Placées sous le haut patronage de Gérard LARCHER, Président du Sénat, ces rencontres avaient pour thème « Apprentissage France-Allemagne, regards croisés ». Véritable état des lieux de l’Apprentissage dans les deux pays, cette journée d’échange et de travail a permis d’aborder et de mieux cerner les différents enjeux. Comme l’équivalence souhaitable des titres et des diplômes allemands et français, ouvrant la voie à une plus grande mobilité des apprentis de part et d’autre. Une table ronde intitulée « Apprentis en France, Apprentis en Allemagne » réunissait Sénateurs, Maîtres d’Apprentissage, Élus des Chambres de Métiers et de l’Artisanat, des Artisans ainsi que des Apprentis. Autre temps fort de cette journée : un échange, sous forme de questions au Gouvernement, présidé par Gérard LARCHER.

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Les Apprentis ont pu interroger librement Laurent WAUQUIEZ, Secrétaire d’État à l’Emploi, et Hervé NOVELLI, Secrétaire d’État Chargé du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme et des Services et de la Consommation. Ces échanges, riches et directs, ont été diffusés par la chaîne Public Sénat. Ces rencontres sénatoriales furent, enfin, l’occasion de rappeler la nécessité de réformer en profondeur notre système d’orientation scolaire, qui a encore beaucoup trop tendance à faire l’impasse sur les métiers. À cet égard, rappelons simplement quelques chiffres : Chaque année en France, 170 000 jeunes sont formés par des entreprises artisanales. 80 000 d’entre eux sont accueillis par les CFA, qui proposent une offre de 600 formations donnant accès à quelques 510 activités artisanales. À l’issue de leur formation, 90 % des Apprentis trouvent un emploi dans leur métier. Actuellement un chef d’entreprise artisanale sur deux est issu de l’Apprentissage.

Une SECTION BAC PRO MVA Maintenance de Véhicules Automobiles En collaboration avec le Lycée Professionnel Ashton Haut du Val, le CFA Interpro de la Haute-Marne ouvre une section Bac Pro MVA en UFA (Unité de Formation par Apprentissage). Accessible dès la rentrée 2010, cette section s’adresse aux jeunes titulaires d’un CAP/BEP Maintenance de Véhicules Automobiles par la voie scolaire ou l’Apprentissage. Ce Bac Pro se prépare en deux ans en alternance, moyennant 22 semaines en CFA et 25 semaines en entreprise. 14

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Pas à pas SUR LE CHEMIN DU TRAVAIL n mars 2010, un dispositif expérimental était mis en place au CFA Interpro de Chaumont. Une douzaine de jeunes en situation de handicap en bénéficient actuellement. Tant pratique que théorique, cette nouvelle formation devrait leur permettre d’obtenir un diplôme et de rejoindre une entreprise. Fruit d’une longue réflexion menée par des représentants d’établissements médico-sociaux et différents partenaires institutionnels, ce dispositif vise à permettre à de jeunes déficients cognitifs d’accéder à une formation qualifiante en dehors du milieu protégé. Agés de 16 à 30 ans, ces apprenants suivent un programme pédagogique adapté, à raison d’une semaine par mois, au CFA Interpro. Durant cette semaine, les élèves sont mêlés aux autres Apprentis, en fonction des métiers qu’ils ont choisis, pour une intégration progressive. À cet égard, les premiers résultats sont très encourageants, puisque certains Apprentis du CFA Interpro sont spontanément devenus des « tuteurs ». En dehors du temps passé au CFA, ces jeunes bénéficient d’un soutien pédagogique au sein de leurs structures respectives. Ils effectuent également des stages en entreprise. La durée de la formation, elle aussi, a été adaptée : quatre ans, au lieu de deux pour une formation classique. Les deux premières années ne font pas l’objet d’un contrat d’Apprentissage. Elles sont financées par l’Agence régionale de santé, l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des handicapés, et par l’OCTA (Organisme Collecteurrépartiteur de la Taxe Professionnelle). Les deux dernières années sont financées selon le schéma du contrat d’Apprentissage classique. En tant que programme expérimental, ce dispositif fait l’objet de bilans réguliers pour juger de son efficacité. Si elle s’avère convaincante, cette formation unique en son genre pourrait faire des émules dans le département et au-delà. Le CFA du Bâtiment et des Travaux Publics de Chaumont, le CFA de l’Industrie de Saint-Dizier seraient intéressés. De même que le CFA Interpro de Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.

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Semaine Nationale de la Sécurité Routière

Le CFA Interpro de la Haute-Marne a organisé les 21 et 22 septembre derniers deux journées de prévention et de sensibilisation à la sécurité routière. Elles se sont articulées autour de plusieurs ateliers pédagogiques : « tests chocs », voiture-tonneau et simulateur de vitesse. Une conférence sur l’addiction aux drogues et à l’alcool était également au programme. Ces deux journées ont été organisées en partenariat avec la Préfecture de la Haute-Marne, la Prévention routière, la Police, la Gendarmerie Nationale, la Fédération des motards en colère et l’Association des familles victimes d’accidents de la route.

Remise de Diplômes au CFA Interpro de la Haute-Marne

Le 10 octobre, le CFA Interpro de la HauteMarne a organisé sa neuvième remise traditionnelle de diplômes. Cadres du CFA, élus et représentants des collectivités locales ont remis les sésames tant attendus : Bac Pro, CAP, BEP et BP dans les différentes sections d’enseignement proposées par le Centre. Familles et amis des jeunes diplômés étaient venus nombreux à ce rendez-vous, au bas mot 500 personnes ! « Je tiens tout d’abord à m’adresser à vous, les jeunes, pour vous féliciter et vous encourager, car la voie que vous avez choisie est la bonne ! », ainsi commençait le discours de Jean-Philippe GUDEFIN, Directeur du CFA Interpro. Un peu plus loin, M. GUDEFIN encourageait les Apprentis à ne pas hésiter à approfondir leur formation au-delà du diplôme. Message, à l’évidence, bien reçu ! INTER-CFA les PROS - N°1 > semestriel octobre 2010

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129 av. Charles de Gaulle - BP 420 08107 Charleville-Mézières Tél. : 03 24 33 02 24 Fax : 03 24 33 90 94

9 rue Robert Keller - BP 39 10150 Pont-Sainte-Marie Tél. : 03 25 81 08 01 Fax : 03 25 76 12 64

32 rue Benjamin Franklin - BP 21 51016 Châlons-en-Champagne Tél. : 03 26 69 25 85 Fax : 03 26 69 25 99

1 rue Albert Camus - BP 2100 52904 Chaumont Tél. : 03 25 35 09 09 / 03 25 06 27 69 Fax : 03 25 35 09 19

www.cfa-interpro.fr Les Formations bénéficient du soutien du Conseil Régional de Champagne Ardenne et du Fonds Social Européen


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