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Collection de la

Janvier 2014

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Carnet photographique des capteurs, inventeurs, auteurs d’images et autres graines


EDITO Une nuit sans sommeil, une petite voix me susurre à l’oreille :

Motivant, parce que nous avons besoin d’un cadre et d’un objectif.

-Crée le «Collectif de la lentille « !

Partagé, parce que c’est par la diversité que nous produirons le renouveau de nos intentions, et l’intérêt de notre public.

-Comment ça ? Collectif ? De la Lentille ? -Dois-je ouvrir une conserverie au Puy, aller voir mon ophtalmo et m’en faire fabriquer une paire dernier cri ? -Dois-je rassembler les miens et bouter tous les petits pois hors de ce pays ? -Ou bien, devrais-je créer un magazine d’auteurs photographes sur internet qui s’appellerait : «Le collectif de la lentille» ? -Ah !!! Voici donc une vision et une envie, celle de proposer un espace d’expression et de diffusion libre, indépendant et motivant. Ce serait pour nous, photographes, l’opportunité de montrer un travail artistique dans un environnement choisi, partagé, et respectueux. Libre, parce que chacun y apporte son intention sans jugement mais avec sincérité. Indépendant, parce que nous ne souhaitons pas d’autre commerce que celui des émotions. Page 2

Respectueux, parce que nous sommes responsables de ce que nous montrons. Deux doubles pages sont attribuées par artiste et l’ordre en est laissé au hasard. Sans thème, ni sujet, qu’il soit photographe professionnel, amateur éclairé ou simplement inventeur d’images, l’auteur se trouve confronté à cette incroyable liberté, et à cette terrible responsabilité, celle de présenter des images en lesquelles il a foi. Le collectif nous donnera la force, le courage et la possibilité d’affronter cette démarche qui s’apparente à un saut dans l’inconnu et parfois à une mise à nu . Parce que l’on est moins ridicule si on est dix à poils sur une plage...


Nous devrons apporter notre vision, tout en étant un peu visionnaires. Nous devrons intéresser nos spectateurs, et leur donner un peu de notre chair. Transcrire nos passions en parlant ce drôle de langage, fait de rayons de lumière, En visant le beau, le lait, l’insolite ou les formes de la laitière. Nous tenterons d’être par notre art des gens bons et honnêtes. Et que rien ne nous arrête, dans l’aventure de nos conquêtes. ----------------Personnellement, j’observe la vie sans vraiment la comprendre. C’est mon idée de la photographie. Cette parenthèse en suspension, comme un détail d’espace et de temps, sans autre explication. Je suis le partisan d’une présence renouvelée. L’image et sa lecture sont des contextes qui transforment l’œuvre et son regardeur. La sensation est du fait de celui qui voit (et merci à Marcel pour cette ouverture Du champ de notre vision). Rien de tel que d’observer quelqu’un regardant des oeuvres ou des photographies. Le temps vrai est alors le même que le temps apparent.

se cache entre les lignes de chaque moment. Pour cet instant qui selon l’angle change d’aspect. Pour cette prouesse qui transcende les êtres au delà de leur culture ou de leur savoir. Pour ces trésors d’émotions que nous trouvons en regardant en face les yeux de l’amour. Je sais que posant grain après grain les gestes de l’attention, que donnant à chaque saveur une importance plus grande que toutes les peurs, que vivant les sens aux aguets, disposés à toutes les expériences, sans la retenue de nos convenances, je sais que ce bonheur dont on a tant entendu parler se trouvera là, sous nos pas. Parce que, et c’est évident, il y est déjà. Tous le monde sait cela. Ce que nous oublions parfois, c’est comment regarder avec émoi. Voilà pourquoi photographier. Marc.

Mais alors à quoi bon capter et montrer ? Si ce n’est pour la beauté. Celle qui Page 3


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ENTREACT Chaque Histoire s’écrit au fil d’un temps qui lui appartient. Les pages qui suivront ont été réalisées par les mêmes auteurs dans un autre ordre. elles s’appellent, se répondent, et se parlent comme autant d’identités renouvelées et transforées.


P 12-13

Marine Badin

Dorothée Nakash

Cunione

P 18-19

Nicolas Pennaneac’h

Nicolas Tramier

P 22-23

P 16-17

Alain Cassar

P 20-21

P 6-7

Jean-Noël Reichel P 10-11

P 8-9

Marc Aubé

P 14-15

P 4-5

Basile Tirard

Linsay Bertrand


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P 26-27 P 30-31

P 4-5

P 32-33

Linsay Bertrand

P 34-35

P 28-29

P 8-9

Basile Tirard

P 20-21

Marine Badin

P 10-11

Dorothée Nakash

P 12-13

CREDITS

Marc Aubé


P 14-15

P 36-37

Alain Cassar

P 6-7

P 38-39

Jean-Noël Reichel

P 22-23

P 40-41

Nicolas Tramier

P 16-17

P 40-41

Nicolas Pennaneac’h

P 18-19

P 44-45

Cunione


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N°01  

Carnet photographique.