Smarthome électricien 63

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DOSSIER

COMMENT RÉUSSIR L’INSTALLATION D’UN HOME CINÉMA

Interview de Jacques Chanut président de la FFB La domotique d’un centre logistique par EDI Barbé

Retrouvez la version ebook sur www.filiere-3e.fr Une publication de 3eMédias

Arnaud Gabel présente Ubiwizz Intratone expliqué par Roger Leclerc PDG de Cogelec

ISSN : 2297-098X

ELECTRICIEN+ N. 63 - OCTOBRE 2016



ÉDITO

Le bien-être pour ceux qui travaillent : un levier pour l’entreprise

David Le Souder

L

a loi Travail a modifié l’article L. 2242-8 du code du travail qui instaure le droit à la déconnexion numérique. Dès le 1er janvier 2017, toutes les entreprises devront au minimum présenter une charte explicative, voire négocier un accord-cadre. Chacune sera libre d’établir sa règle et elle sera valable et applicable. Fini les e-mails entre 20 h et 7 h du matin ? Non, sauf qu’un employé qui ne voudra pas travailler de nuit sur un dossier ou répondre à un appel d’offres pendant ses vacances aura le droit de ne pas le faire.

Alors, allons-nous imiter certaines entreprises, comme Volkswagen et Daimler en Allemagne, en fermant les serveurs de messagerie entre 18 h et 8 h du matin et interdire les e-mails en vacances ? Très probable, car l’utilisation à outrance des outils numériques devient un problème de santé publique. Pourquoi être toujours prêt à répondre à toute heure au téléphone professionnel ? En 2020, les maladies chroniques seront la première cause d’absentéisme au travail. Un véritable fléau pour notre société. En France, 26 % des salariés souffrent de stress chronique, c’est le taux le plus élevé d’Europe1 et 3,2 millions de personnes seraient proches du burn-out ! Les entreprises voient leurs performances touchées de plein fouet ; le manque à gagner, avec 60 % d’absentéisme dû au stress au travail, est évalué à 3 milliards d’euros par an, selon une étude de la Dares de 2012. Paradoxalement, à côté de ces faits, une étude a montré que le nombre de travailleurs détachés avait bondi de 20 % en 2015, passant de 240 000 à 286 000. Soit 10 fois plus en dix ans, alors que dans le même temps, le secteur du BTP perdait 100 000 emplois. Sous les chiffres se cachent des conséquences graves pour notre pays. D’abord, pour le chômage : comment justifier d’aller chercher 300 000 travailleurs dans les pays voisins alors que la France compte 6 millions de chômeurs ? Ensuite, en recrutant des travailleurs détachés, l’employeur appauvrit la France, car les charges sociales sont payées dans le pays d’origine, à des taux bien inférieurs. Vous me direz, pourquoi l’Europe crée-t-elle une distorsion de concurrence en son sein ? Enfin, les entreprises ayant recours aux travailleurs détachés ne soutiennent pas la formation des jeunes et ne jouent pas leur rôle social. Être entrepreneur, c’est avoir une vision pour soi, pour l’entreprise, pour le secteur et pour la jeunesse. Cela ne doit surtout pas se résumer à faire des chantiers coûte que coûte, sans cohérence envers soi-même, ses fournisseurs, ses prestataires et ses clients. Le temps du travail sous commandement autoritaire est révolu, il est temps de devenir des entrepreneurs qui font le bien, envers les autres et envers eux-mêmes, sinon l’implication et l’efficacité au quotidien s’en trouvent réduites. Leur entreprise sera alors valorisée, attirera les meilleurs éléments, offrira des services internes et externes, et sera recommandée par les clients. C’est le cercle vertueux de l’entrepreneur bien-être.

1) Source Better Human 2013 2) Source INRS 2007

David Le Souder

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6

TENDANCES ET MARCHÉS

40 LETTRE

6 Domotique : Demie journée du 10 novembre Casanova Connected 7 Domotique et artisanat : Partenariat domotique CAPEB et DELTA DORE

40 Adhérer à la CSEEE : plus qu’une bonne idée !

8 A LIRE

44 50 bougies et un syndicat qui a encore plus de souffle !

8 La sélection Électricien+ press

9 LE COIN DES ÉTUDES 10 INTERVIEW

44 S2ICF

47 ­ Retour sur les universités d’Été Smart Building

50 TECHNIQUE

14 DOSSIER

50 L'algorithme de Valence Déperdition énergétique et mauvaise qualité du réseau électrique

26 LE POINT SUR 26 Caméras thermographiques : Thermographie appliquée au bâtiment, efficace en rénovation comme en neuf

30 VISITE 30 CUC Exertis Connect Le grossiste multispécialiste du courant faible 31 Visite usine Le site ledvance de Molsheim

34 AVIS D'EXPERT 34 Alba Irigoyen Gómez, Trace Software International Logiciels et services dédiés à l’ingénierie industrielle

37 DIRIGER SON ENTREPRISE 37 Vie économique : Se rassembler pour gagner

POUR TOUS NOS LECTEURS

47 L'ACTUALITÉ DE LA FFD

10 Jacques Chanut

14 Comment réussir l’installation d’un home cinéma 22 Le confort par le numérique au service de l’autonomie

3e Médias 39 Rue Jean-Baptiste Pigalle 75009 Paris tél : + 33 (0)9 82 34 89 62 fax : + 33 (0)1 44 92 50 51 Directeur de la publication : Jean Tillinac Rédacteur en chef : David Le Souder Relations lecteurs : Solène Collat Publicité : Sandrine de Montmorillon 06 51 30 28 68 - sdm@filiere-3e.fr Conception et réalisation : Planète Graphique Studio 95,  boulevard Berthier,  75017 Paris Impression : imprimerie de Champagne, 52200 Langres Routage : ARS © 3e Médias, Paris. Reproduction interdite. Toutefois, des photocopies peuvent être réalisées avec l’autorisation de l’éditeur. Dépôt légal : octobre 2016 L'Electricien est un périodique inscrit à la Commission paritaire des publications et agences de presse sous le n° : 0617 T 92734

Catalogue jeté LEDVANCE

Catalogue jeté Fluke

51 APPLICATION 51 Éclairage : Une solution LED unique pour La Source, médiathèque au Bouscat 52 Site logistique : EDI Barbé réduit la facture d’électricité

54 INNOVATION 54 Schneider Electric : Le numérique s’empare de l’électrique

56 UN ACTEUR DE LA FILIÈRE 56 Arnaud GABEL, Directeur Commercial Ubiwizz

58 C'ÉTAIT AVANT 60 PRODUITS 66 3 QUESTIONS À 66 Roger Leclerc, président-directeur général de Cogelec et Intratone

Pour la diffusion salon

LISTE DES ANNONCEURS INTRATONE.......................... 1ère de couverture FLUKE...............................2 LEGRAND.........................4 SCHNEIDER ELECTRIC...13 ERARD..............................17 INTRATONE......................19 INTRATONE......................21 OSRAM SITECO.............................23 AURORA...........................25 CITROEN..........................33 LEDVANCE.......................35 Salon FORUM LED..........36 Salon FULL LED EXPO....39

FORMAPELEC.................45 Salon MAISON du MIEUX VIVRE..............46 Salon EXPO PROTECTION........49 Salon de la COPROPRIETE................57 Salon EQUIP HOTEL........62 Salon CAP URBA.............64 AUTOPROMOTION..........67 DYMO...............................68 Encarts Jetés LEDVANCE et FLUKE.

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TENDANCES ET MARCHÉS Actualité

NOMINATIONS Claire Jacquemet

est élue Vice-Présidente de SVDI. Elle est également Directeur Général Alligator, Gérante Cetexel, Présidente DigiSys et Présidente DEF Sûreté. Elle anime également le club des Femmes dans la Sécurité et la Gestion des Risques.

Laurent de Bray

succède à Benjamin Azoulay (Philips) à la présidence du Syndicat de l’éclairage. Il est actuellement senior vice-président et Directeur général de Philips France.

Guy Lacroix

est réélu à la présidence du Serce, Syndicat des entreprises de Génie électrique et climatique. Les 260 entreprises adhérentes du SERCE emploient près de 140 000 salariés

Arnaud Brouquier

directeur général de Delta Sertec, a été élu président lors de l’assemblée générale du S2ICF (Syndicat des intégrateurs installateurs Courant Faible). 34 ans, ingénieur de formation, diplômé de l’Ecole des Mines de Saint-Etienne.

INSUNWETRUST.SOLAR calcule la production photovoltaïque de tous les toits de France. Pour cela, Il suffit de saisir l’adresse, pour que s'affichent alors des données très précises concernant l'ensoleillement de la zone, les éventuelles sources d'ombres voisines qui dégraderaient les performances de l'installation, ainsi qu'une estimation de l'énergie que l'on peut espérer produire en fonction de la taille de l'installation choisie. Pour y parvenir, l'outil croise plusieurs bases de données. HAGER crée le Hagermobilab, le centre de compétence mobile qui vient à la rencontre des professionnels d’Ile de France, territoire où la mobilité est mise à mal par de nombreux bouchons. D’une superficie de 12 m², le « hagermobilab » est un lieu mobile pouvant accueillir

DOMOTIQUE

Demi-journée du 10 novembre Casanova Connected

C

asanova, membre FFDomotique, lance Casanova connected, une solution domotique complètement ouverte à tous les protocoles, ne nécessitant aucun service cloud ou abonnement pour fonctionner et est complètement évolutive avec les futurs protocoles, produits et objets connectés. Pour se développer, Casanova recherche des installateurs sur toute la France afin de leur envoyer les demandes de packages des propriétaires qui ont acheté des logements Casanova Connected.

Limitée à 36 personnes, cette demi-journée s’organise autour de 3 ateliers (technique, packages et Win/Win). Retrouvez Casanova lors des journées de la domotique organisées par Promotelec au CFA Delepine le 24 novembre 2016. Pour s’inscrire : http://domotiqueready.dyndns.biz

SMARTBUILDING

Le « bâtiment-système » au cœur de la transformation des villes et des cités

B

rique inhérente de la smart city, le smart building sera directement impacté par le développement du secteur de la ville intelligente prévu à une croissance de + 23% par an et passant de 53,4 milliards de dollars en 2015 à 147,5 milliards en 2020, selon l’enquête menée par le cabinet MarketsandMarkets aux Etats-Unis. Le bâtiment de demain ne sera définitivement plus ce bloc monolithique et passif. La révolution numérique (internet des objets, maquette numérique, smart buildings, smart grids, smart cities, big data et cloud) est en route dans l’ensemble des métiers liés aux bâtiments, aux services urbains et aux territoires, en conception, en réalisation et en gestion.

Maisons, immeubles d’habitation et bureaux sont concernés par ces bouleversements. 6 grands axes : • Solutions et services pour les bâtiments connectés et interconnectés • Normes, standards, protocoles, sécurité pour les Smart Building interconnectés • Innovation Digitale (Cloud, interfaces, plates-formes), modélisation, BIM • Les nouveaux Smart Building flexibles porteurs de services • Performance d’exploitation et d’usages, efficience et Transition énergétique Modernisation des métiers, modèles économiques

entre 4 et 5 personnes. L’objectif second est d’améliorer la performance des entreprises et des artisans en leur proposant des manipulations de produits, des parcours de formation à la carte, des démonstrations.

OUTIZ, enseigne de Saint-Gobain Distribution Bâtiment France (SGDB France) et premier distributeur cross-canal de matériel de chantier et de bricolage, a reçu le prix de la meilleure stratégie cross-canal aux Trophées du Négoce. OUTIZ voit ainsi son opération commerciale OUTIZ CUP, autour du rugby, récompensée.

SOLOPROTECT une solution complète de sécurité pour les travailleurs isolés. Dans un monde « tout connecté » où la législation impose aux employeurs de mettre en place toutes les mesures nécessaires à la sécurité de leurs salariés, Soloprotect convient à tous les usages, que les risques potentiels soient d’ordre environnemental ou social : travail dans une zone isolée, en hauteur ou dans des conditions difficiles, manipulation de matières ou d’objets dangereux, exposition récurrente à des profils d’individus particuliers.

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OSRAM a éclairé 3 stades de la coupe de l’Euro 2016 à savoir le Stade de France, Stade Vélodrome de Marseille et Stade Pierre-Mauroy de Lille. Le Stade de France, le plus grand du pays, a accueilli 7 matches dont la Finale, pour le plus grand plaisir de ses 81 000 spectateurs. Avec quelque 477 luminaires SiCOMPACT R3, conformes aux normes pour l’éclairage des TV HD et à celles de la FIFA, il assure un éclairage uniforme offrant un


TENDANCES ET MARCHÉS

Actualité DOMOTIQUE ET ARTISANAT

Partenariat domotique CAPEB et DELTA DORE

P

atrick Liébus, président de la CAPEB, et Marcel Torrents, président du Directoire de DELTA DORE, signent un nouveau partenariat pour renforcer les connaissances des artisans du Bâtiment en domotique, et leur permettre de proposer de nouvelles solutions domotiques performantes, les plus adaptées aux besoins de leurs clients : système d’alarme, régulation du chauffage, suivi de ses consommations et pilotage de ses volets, portail, porte de garage. Et tout ceci piloté à partir d’une seule application téléchargeable sur leur smartphone. Des actions de conseil et de formation à destination des chefs d’entreprises artisanales seront également mises en place dans le cadre de ce partenariat.

TERTIAIRE PUBLIC ET PRIVÉ

CUBE 2020 : un concours d’économie d’énergies

L

’Institut Français pour la Performance du Bâtiment (IFPEB) a récompensé mardi 11 octobre 2016 les lauréats de la deuxième édition du Concours CUBE 2020 . Cette deuxième édition a montré que le cadre d’un concours décloisonne les occupants d’un bâtiment, occupants, services techniques, propriétaires, favorise et catalyse les actions d’optimisation partagées qui n’auraient pas été envisagées autrement. 123 bâtiments tertiaires ont mesuré pendant un an leurs économies d’énergie réalisées aux trois années précédentes. Les candidats ont réalisé ensemble 12% d’économies d’énergie annuelles, 15 bâtiments ayant réalisé entre 20 et 38,5 % d’économies d’énergie. Ce qui dépasse la moyenne de la dernière édition (9,54 %). Organisée du 1er juillet 2015 au 30 juin 2016, la deuxième édition du concours CUBE 2020 a permis une économie de plus de 25 millions

confort visuel maximal, sans éblouissement, aussi bien pour les joueurs que pour les supporters.

SOMFY ET BLUE FROG : avec le robot compagnon Buddy, une nouvelle expérience du pilotage de la maison connectée Somfy. SOMFY et BLUE FROG s’associent pour permettre à leurs clients de piloter leur maison connectée par TaHoma de manière intuitive et ludique en s’adressant directement au robot compagnon Buddy. Le partenariat entre SOMFY et BLUE FROG illustre la convergence de la robotique et de la maison connectée. Il s’agit d’offrir aux habitants d’une maison équipée Somfy une nouvelle expérience de pilotage de leurs objets connectés, plus spontanée, plus ludique et plus moderne.

de kilowattheure à l’ensemble des participants, soit environ 3 750 000 euros. Les inscriptions pour la troisième édition du concours sont ouvertes sur le site www.cube2020.org/France.

SYCABEL estime que la cadence devrait être multipliée au moins par 2 pour parvenir aux objectifs de développement du haut débit. Les nouveaux usages, services et applications nécessitent des débits toujours plus importants comme le très haut débit « FttH (Fiber to the Home - Fibre jusqu’à l’abonné) », bien supérieur à 100 Mbit/s, symétriques, un temps de latence faible et une qualité de service très élevée « QoS » de 99,99 % (Quality of Service - Qualité de Service). Sans le très haut débit, il sera impossible de généraliser opérationnellement sur tout le territoire les services indispensables, tels que la télémédecine, le téléenseignement, le télétravail, le « Cloud computing »… et de réaliser la mutation numérique nécessaire à bon nombre d’entreprises, notamment les TPE.

RÉSEAU DUCRETET vient d’obtenir le renouvellement de la certification des titres VEM (Vendeur de Electrodomestique et du Multimédia) et CSEM (Conseiller Services en Electrodomestique et du Multimédia) pour participer au développement du marché des objets connectés et du « Smart Home ». La durée totale des cursus est de 12 mois, en alternance 2 jours CFA / 3 jours Entreprise chaque semaine ou hebdomadaire ou bimensuelle. PANASONIC ET SCHNEIDER ELECTRIC s’associent pour simplifier la gestion de l'énergie grâce à l’intégration innovante de leurs offres destinée à optimiser l'efficacité énergétique des bâtiments et les coûts d'installation. L'intégration entre la solution SmartStruxure™ de Schneider Electric, le thermostat intelligent et la solution de connectivité intelligente VRF de Panasonic apporte une nouvelle dimension dans la gestion continue et novatrice de l'énergie.

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À LIRE

La sélection

presse

Carnet de prescriptions de sécurité électrique pour le personnel du BTP habilité B0-H0 BF-HF ı OPPBTP Ce livret pratique et didactique de 58 pages a pour ambition d’accompagner salariés et employeurs dans la mise en place de la nouvelle habilitation électrique. Accompagner les professionnels non-électriciens vers l’habilitation B0-H0 BF-HF. Le décret 2010-1118 du 22/09/2010 relatif aux opérations sur les installations électriques ou dans leur voisinage impose à l’employeur, dans certaines situations et selon les cas, de former ses salariés, de les habiliter et de leur remettre un carnet de prescriptions établi sur la base des prescriptions pertinentes des normes homologuées, complété le cas échéant par des instructions de sécurité particulières au travail. Composé de 4 parties : Risques électriques, Réglementation, Technologie réseaux électriques souterrains, et Modes opératoires. [ www.oppbtp.com et www.preventionbtp.fr ]

Conduire la transformation digitale ı BIM WORLD

Guide Pixel de la vidéoprotection ı AN2V

Le BIM concrètement. Mieux comprendre le BIM. Ces implications et incidences. Pourquoi est-ce une nécessité ? Les 12 principes clés.

Dossier spécial analyse d’image ; Études de cas de sites équipés. Avis d’experts marché, juridique, utilisateurs ... Annuaire des entreprises membres : conseil, constructeurs, intégrateurs, distributeurs, télévidéosurveilleurs...

[ www.bim-w.com ]

[ www.an2v-pixel.com ]

Règlement produits de construction câblés ı SYCABEL Ce guide de mise en œuvre des câbles selon leur domaine d’utilisation fixe les exigences essentielles auxquelles les ouvrages de construction doivent répondre, notamment pour la résistance au feu. [ www. sycabel.com ]

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Travaux à proximité des réseaux - DT-DICT ı SERCE La réglementation des travaux à proximité des réseaux a fortement évolué. Trouvez les 9 grandes étapes d’un projet et les définitions des principales personnes concernées. [ www.serce.fr ]


LE COIN DES ÉTUDES En 2018, plus d’IoT que de mobiles Selon le rapport, entre 2015 et 2021, le nombre de périphériques connectés devrait augmenter de 23 % par an, l’ITO dont ITO cellulaire devrait pour avoir les taux de croissance le plus élevé. Des dispositifs totales 28 milliards qui seront connectés d’ici 2021, près de 16 milliards seront IoT périphériques. Europe occidentale ouvrira la voie en ajoutant l’ITO connexions – le nombre d’appareils IoT dans ce marché devrait pour augmenter de 400 % en 2021. Ce sera principalement tirée par les exigences réglementaires, par exemple pour les compteurs d’utilitaire intelligent et une demande croissante de voitures connectées, y compris la directive e-appel de l’UE à mettre en œuvre en 2018. Connected devices (billions)

30 25 20 15 10 5 0

2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 15 billion

28 billion

CAGR 2015-2021

Cellular IoT

0,4

1,5

27 %

Non-cellular IoT

4,2

14,2

22 %

PC/laptop/tablet

1,7

1,8

1%

Mobile phones

7,1

8,6

3%

Fixed phones

1,3

1,4

0%

2015

2021

À travers l’Europe, les maisons intelligentes sont perçues comme des maisons offrant davantage de sécurité Préserver la sécurité de la maison est la principale raison d’adopter les technologies de maison intelligente selon un nouveau sondage européen de D-Link. Les résultats d'une recherche menée dans toute l'Europe parmi plus de 8 500 personnes, montrent à quel point les gens connaissent et adoptent les appareils intelligents à la maison aujourd'hui, et donnent un aperçu de ce qu'ils considèrent comme les principales possibilités. 5 activités qui inciteraient les gens à utiliser les technologies de maison intelligente : 44 %

Assurer une sécurité avancée

36 % 00 % 26 % 15 %

Aider à quitter la maison sans souci Aider à gérer la maison avant d’aller au lit Être accueillis en rentrant à la maison Se divertir

Principales raisons qui les pousseraient à acheter un appareil pour maison intelligente : 45 % 31 % 26 % 18 % 13 %

Rendre ma maison plus sûre Automatiser ma maison Accéder à distance à mes appareils et les contrôler Économiser de l’argent Veiller sur mes animaux de compagnie et mes enfants

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L'INTERVIEW

FFB : entre tradition et Jacques Chanut Smart Home Electricien+ - Quel bilan faites-vous de la COP21 et de la journée dédiée au bâtiment ? Jacques Chanut - Il est très difficile de tirer un bilan de la COP 21, manifestation mondiale au sein de laquelle beaucoup d’ambitions ont été affichées par les politiques. Ce qui est sûr, c’est que le Bâtiment a un rôle majeur à jouer dans la transition énergétique : il représente 40 % des consommations d’énergie et 20 % des émissions de gaz à effet de serre en France. Nous n’avons d’ailleurs pas attendu la COP 21 pour agir : un bâtiment construit aujourd’hui, avec la réglementation de 2012, consomme 9 fois moins d’énergie et produit 3 fois moins de gaz à effet de serre que s’il avait été construit en 1974. En termes de rénovation, par contre, force est de constater que le marché peine à décoller malgré des incitations publiques fortes telles que le CITE. La FFB milite pour une évolution raisonnable des règles et alerte souvent les pouvoirs publics sur les risques qu’il y aurait à fixer des exigences trop élevées et déconnectées des réalités économiques des clients. Ce serait la meilleure façon de générer des stratégies de contournement, de la non qualité et de casser les marchés. En neuf, la future réglementation qui se profile à horizon 2018 / 2020 ne doit pas provoquer de violente hausse de coûts qui feraient baisser le nombre de logements

[Avec les femmes], le bâtiment ne doit pas se priver de 50 % des talents de la population française.

construits. En rénovation, les obligations de travaux sont une très mauvaise idée : mieux vaut inciter ! Tout le monde veut réussir la transition énergétique : soyons réalistes pour y parvenir. Depuis le 1er juillet, le compte pénibilité est entré en vigueur dans les entreprises. Avez-vous déjà des retours ? Le compte pénibilité reste compliqué ! Il est déjà entré en vigueur depuis le 1er janvier 2015 pour les 4 premiers facteurs (travail habituel de nuit, travail en équipes successives alternantes, gestes répétitifs et milieu hyperbare) mais ces facteurs ne concernent pas ou peu la profession. Les 6 autres (postures pénibles, manutentions manuelles de charges, bruit, vibrations, agents chimiques dangereux et températures extrêmes) qui concernent directement le Bâtiment sont entrés en vigueur au 1er juillet 2016. La FFB a fait le choix d’établir un référentiel de branche pour sécuriser les entreprises en cherchant à simplifier l’application du dispositif. Mais c’est un exercice complexe et très long car les chantiers sont par nature tous différents, les situations de travail multiples et la co-activité entre entreprises sont difficiles à apprécier. Ce lourd travail est donc toujours en cours. A cette complexité s’ajoute l’inquiétude sur le coût économique du dispositif que seules les entreprises françaises doivent assumer. Aussi la FFB continue de réclamer la simplification du dispositif et le report d’une année de son application. Le référentiel n’est pas encore disponible mais rien ne presse. Les premières déclarations se feront début 2017 sur la DADS 2016 et pourront être régularisées

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jusqu’en septembre 2017, voire pendant 3 ans (2020) si l’erreur de classement est en faveur du salarié. Il est urgent d’attendre et mieux vaut donc prendre le temps et résister aux sollicitations de certains prestataires (experts-comptables, travail temporaire et consultants). Les mises en construction augmentent et la reprise s’annonce durable y compris en 2017. Quel est votre sentiment ? Du côté du neuf, on relève un progressif redressement des mises en chantier depuis le début 2016. Cela se vérifie tant pour le logement ce qui était attendu, que dans le non résidentiel, ce qui constitue une heureuse surprise. Quant à l’amélioration-entretien, on relève quelques premiers signes d’amélioration pour les entreprises de plus de dix salariés et, plus récemment, chez les artisans. En conséquence, le rythme de recul de l’emploi se tasse et la situation financière des entreprises cesse globalement de se détériorer. Cette photographie d’ensemble doit cependant être nuancée. De fait, les territoires en difficulté économique, ainsi qu’une large partie des bourgs et petites villes ruraux ne connaissent pas encore de prémices de reprise. Quand le neuf est peu porteur, comment se fait-il que peu d’entreprises travaillent en maintenance des installations existantes. N’est-ce pas un volant d’activité récurrent à entretenir ? Quelle est votre position ? Les travaux de maintenance représentent plus de 17 % du marché global de


L'INTERVIEW Jacques Chanut

l’installation électrique, ce qui représente tout de même une réalité économique significative. Si ce pourcentage se révèle moins important que pour le marché du génie climatique par exemple, c’est surtout parce qu’il s’agit de marchés différents et pas forcément comparables. La position de la FFIE (la fédération des métiers des électriciens de la FFB) est bien entendu de développer ce segment d’activité chez ses adhérents, notamment en leur fournissant les outils appropriés. La création d’un contrat de maintenance pour les entreprises d’installation électrique, la rédaction d’un chapitre ad hoc dans la norme d’installation à basse tension, la prise en compte de la maintenance dans les référentiels photovoltaïques et la révision effectuée pour les gammes opératoires en sont les principales illustrations. Le lot électrique (courants fort et faible) est souvent le dernier lot considéré après tous les autres alors que le numérique envahit les bâtiments ? N’est-ce pas paradoxal ? Nous ne partageons pas le constat que le lot électrique soit souvent le dernier considéré. Tel n’est pas en tout cas le sentiment exprimé par nos adhérents électriciens. Ce que nous observons en revanche est une montée continue de l’importance du marché des courants faibles, qui dépasse celui des courants forts, et aussi d’une part de plus en plus forte au sein de ce marché des courants faibles prise par les entreprises d’installation électrique. D’autre part, le numérique est très présent, et de plus en plus dans les marchés des électriciens :

J

© JC Marmara - Figarophoto.com F Giannesini Eloge aux bâtisseurs

innovation

acques Chanut, 49 ans, dirige la société de gros œuvre « Chanut Entreprise » à Bourgoin Jallieu depuis 1996 et « Rainero et associé » à Voiron depuis 2012. Il est élu président de la Fédération Française du Bâtiment le 21 mars 2014, succédant à Didier Ridoret. Il prend officiellement ses fonctions le 13 juin 2014. Il est chevalier de la Légion d’honneur.

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L'INTERVIEW Jacques Chanut

services avals des compteurs communicants, tableaux électriques intelligents, stockage et gestion de l’énergie, intégration dans les smart grids, etc. Entre les positions fermes de la FFB et les refus des banques de prêter aux entrepreneurs alors que la trésorerie est au plus bas, comment fait-on sur le terrain ? Il faut expliquer, expliquer et encore expliquer. Ce qui implique de prendre son bâton de pèlerin, ses principaux éléments comptables, et trouver le temps de rencontrer son/ses banquier/s pour donner les clefs d’interprétation des évènements passés et de la stratégie retenue pour l’avenir. C’est d’autant plus important que toute reprise implique un accroissement des besoins en trésorerie afin d’acheter les matériaux, de verser salaires et charges sociales, … avant de facturer le client. Or, il sera évidemment plus facile pour un banquier de financer cette amélioration du carnet de commandes que de couvrir une difficulté liée à un trou durable d’activité. Le BIM est annoncé depuis des années mais sur le terrain, peu d’entrepreneurs y ont été confrontés. N’est-ce pas réservé aux grandes entreprises ? Le BIM est encore très loin d’avoir montré tout son potentiel. Beaucoup communiquent sur le sujet, il existe des précurseurs, on expérimente mais il y a encore beaucoup de chemin avant qu’il soit mature et partagé par tous les acteurs. Ce serait une erreur de considérer que le BIM est réservé aux grandes entreprises, même si celles-ci, et c’est tout à fait logique, sont des précurseurs. Le BIM convient aussi parfaitement aux PME et aux artisans qui, par leur souplesse et leur capacité d’adaptation, l’intègreront. Bien sûr, il faudra définir ses besoins, se former et passer par une phase d’apprentissage mais au final nous serons tous plus efficaces. De toute façon, le BIM, c’est avant tout une meilleure façon de communiquer entre les acteurs : il ne réussira que si tout le monde (maîtres d’ouvrage, architectes, bureaux d’études, majors, PME, artisans, fabricants …) l’utilise et y trouve son intérêt.

Pouvez-vous repréciser la position de la FFB sur la concurrence des travailleurs détachés en France ? La FFB n’est pas opposée au détachement de salariés en France, par des entreprises qui respectent les règles, c’est la conséquence normale des traités européens, qui permettent aussi à des entreprises françaises d’aller travailler dans toute l’Europe. Mais le détachement donne lieu depuis de nombreuses années à des pratiques frauduleuses de grande ampleur. Le non-respect des règles minimales (durée du travail, salaires minimaux, règles de sécurité ...), est à l’origine de la

contrôles, afin de pouvoir intervenir le soir et le week-end. Toutes ces mesures doivent maintenant pouvoir se déployer pour produire tous leurs effets et réduire le phénomène de la fraude qui constitue un véritable fléau pour les secteurs et les finances publiques.

La FFB milite pour une évolution raisonnable des règles et alerte souvent les pouvoirs publics sur les risques qu’il y aurait à fixer des exigences trop élevées et déconnectées des réalités économiques des clients.

Vous avez signé la convention multipartite pour favoriser l’adaptation des logements privés et sociaux aux contraintes de l’âge. Pensez-vous que cela soit suffisant pour inciter les français à investir pour vieillir chez eux ? C’est une première étape essentielle qui prouve bien que les pouvoirs publics veulent aider les bailleurs et les occupants propriétaires à adapter les logements existants aux dispositions liées aux contraintes de l’âge. Ainsi, ce partenariat permet d’obtenir facilement et rapidement des subventions dans les cas de personnes démunies et des prêts à taux très réduits dans tous les autres cas. On peut espérer que la prochaine étape soit d’ordre fiscal. Par exemple, la défiscalisation des travaux et la réduction de l’imposition des loyers des logements adaptés après travaux. Ces nouvelles facilités doivent néanmoins être encadrées afin d’éviter tout abus.

concurrence totalement déloyale que ces entreprises exercent à l’encontre des entreprises françaises, et non pas tant le seul différentiel de charges. C’est pourquoi la FFB demande essentiellement que ces entreprises soient beaucoup mieux contrôlées et que des sanctions exemplaires soient prises à l’encontre des fraudeurs, à effet dissuasif. Plusieurs mesures importantes ont été prises en ce sens : - responsabilisation accrue des maîtres d’ouvrage et donneurs d’ordre ; - suspension du chantier en cas de manquement grave (portant notamment sur les salaires minimaux) ; - généralisation obligatoire de la carte d’identification professionnelle du BTP, afin d’identifier toute personne se trouvant sur un chantier (détachés comme salariés d’entreprises françaises, intérimaires compris). La FFB a demandé aussi l’implication plus forte des douanes dans les

Quelle est la place de la femme dans le bâtiment ? Quels en sont les enjeux ? Les femmes sont présentes dans tous les métiers du secteur et à tous les niveaux de responsabilité, grâce notamment à la politique volontariste de la FFB en la matière, depuis les années 90. On constate que plus d’une entreprise sur deux sont pilotées ou copilotées par des femmes. Ces dernières représentent plus de 11 % des effectifs salariés (et 47 % des employés et techniciens). Les enjeux sont évidents. Côté direction d’entreprise, 30 % de nos entreprises seront à reprendre dans les 10 ans. Nous devons donc inciter les femmes à se tourner vers le bâtiment, car elles font évoluer management, organisation du chantier et conditions de travail. Côté salariés, le bâtiment ne doit pas se priver de 50 % des talents de la population française, surtout que les femmes qui choisissent notre secteur sont de vraies battantes et elles lui donnent une autre image.

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Comment réussir l’installation d’un home cinéma

Système Cabasse

Dans le numéro 62 de juin 2016, la première partie de notre dossier consacré au home cinéma abordait les prérequis techniques, en particulier le câblage. Dans cette seconde partie, nous allons voir comment l’électricien et l’intégrateur audio/vidéo gagneront à s’associer pour aiguiller le client, et lui offrir une immersion visuelle et sonore unique, proche de celle d’une salle de cinéma. Avant d’enfiler la salopette de l’installateur, donc, mieux vaut se présenter avec la casquette du prescripteur, de celui qui questionne le client sur ses attentes, qui lui propose des solutions techniques, préconise des équipements multimédias, tout en tenant compte, bien sûr, de ses contraintes budgétaires et esthétiques. Voici, avec les conseils éclairés de plusieurs experts, les meilleures ficelles pour concevoir et installer un bon système home cinéma. David Le Souder

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ne installation home cinéma, ça se prépare, ça se bichonne ! Les meilleurs résultats ne seront obtenus que si l’intégrateur peut au préalable étudier la pièce, envisager différentes implantations des équipements, proposer au besoin de revoir l’agencement du salon, avant tout achat de matériel… Mais qu’est-ce donc, au fond, qu’une belle installation home cinéma ? Pour la plupart des foyers, c’est surtout un écran géant, qu’il s’agisse du téléviseur LCD du salon ou d’un vidéoprojecteur diffusant l’image sur un mur blanc ou un écran de projection. Un bon début, oui. Mais les autres équipements sont au moins aussi importants. S’y ajoutent au minimum un ampli audio-vidéo, un lecteur de disques Blu-ray et DVD, et idéalement plusieurs enceintes judicieusement réparties dans la pièce pour envelopper le spectateur dans une bulle sonore. Dans un système home cinéma 5.1 classique, trois ou quatre enceintes font face au canapé (une frontale à gauche, une à droite, une au centre sous l’écran… et un caisson de basses généralement pas très loin), tandis que deux autres enceintes satellites sont placées derrière le spectateur. Voilà le principe du son multicanal ou « son surround ». Pour les films à grand spectacle, l’amplificateur audio/vidéo gère les signaux multicanaux numériques de la bande-son, encodés par exemple en Dolby ou en DTS (Digital Theater System), et qui ne sont pas directement compréhensibles par les enceintes. « Le flux audio numérique est décodé par l’ampli puis converti en plusieurs flux audio analogiques, qui sont amplifiés pour être envoyés vers les enceintes », rappelle Alexandre Garcia, consultant technique maison intelligente & home cinéma pour le fabricant d’enceintes Bower & Wilkins.

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DOSSIER par exemple un film diffusé en stéréo sur la TNT, pour recréer une ambiance surround. Cerise sur le gâteau, avec les consoles de salon, les jeux d’action proposent depuis belle lurette du son multicanal. Lorsqu’un ennemi arrive sournoisement dans votre dos, vous ressentez physiquement sa présence grâce aux enceintes situées derrière vous. Autrement dit, « mieux vaut brancher toutes les sources possibles sur l’ampli home cinéma (une box Orange ou Free, un décodeur CanalSat, une Apple TV, une console de jeux…), il saura tirer le meilleur parti de tous les flux qu’il reçoit pour les réémettre, par exemple, sur cinq LES ERREURS À NE PAS COMMETTRE Trop haut, l'écran ! Nous ne sommes pas conçus pour lever la tête. Même une légère inclinaison vers le haut peut, au bout de plusieurs heures, peut causer une douleur perceptible dans le cou et les épaules. La plupart des experts en ergonomie recommandent de positionner l’écran pour que notre regard se porte dans le quart supérieur du téléviseur. Cela signifie que votre téléviseur doit être surélevé afin que son centre se situe entre 90 cm et 150 cm au-dessus du sol, en fonction de la hauteur de l’assise dans votre home cinéma. Beaucoup de personnes s’assoient trop près, ce qui diminue en qualité perçue, ou trop loin, ce qui rend les détails difficiles à apprécier. Les fabricants fournissent les ratios minimal et maximal. Si la base de l’écran est de 1,5 m et le ratio minimal de 1,95, la distance minimum de projection est donc de 1,5 x 1,95 = 2,925 m. Se prémunir du soleil L’éclairage ambiant a un impact énorme sur la qualité de l’image, il faut donc s’efforcer de placer le téléviseur dans un endroit optimal, pour éviter qu’il ne reçoive les rayons directs du soleil ou qu’il soit face à une grande fenêtre. On installera si nécessaire des stores occultants, qui participeront à l’équilibre audio de la pièce. Prévoir le passage Personne ne veut voir quelqu’un passer devant la télévision. Et pourtant, beaucoup de foyers organisent leur salle de séjour entre la cuisine et la porte d’entrée. Prévoir de déplacer la zone de projection ou mettre un obstacle à contourner. Ne pas placer les enceintes dans un meuble Les enceintes sont l’élément clé d’un home cinéma. Certaines les trouvent inesthétiques et finissent par les installer dans un meuble. Elles perdent alors leur fonction et le son est étouffé. Un surround 5.1 si possible Toutes les pièces ne peuvent pas recevoir un système 5.1. S’il faut laisser traîner des câbles pour les enceintes satellites arrière ou les placer trop près de l’écran, l’effet est désastreux. Le mieux est l’ennemi du bien.

Un ampli pour orchestrer toutes les sources vidéo Une chance, les films Blu-ray ne constituent pas l’unique source pour profiter d’une installation surround. Certains films diffusés par les chaînes de télé, de même que des flux reçus par Internet en vidéo à la demande, offrent un son multicanal, qui sera reproduit sur les cinq ou sept enceintes du système. De plus, dans les amplis home cinéma, des algorithmes (Dolby Surround Pro Logic, DTS Neo…) convertissent une source stéréo (sur 2 canaux, donc), SMARTHOME ELECTRICIEN+ N. 63 - OCTOBRE 2016 - 15


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FRÉDÉRIC BETTEGA, Directeur Erard

enceintes », explique Alexandre Garcia. Cette concentration des équipements aura évidemment une incidence sur l’installation électrique (voir notre dossier Home cinéma du mois dernier).

compte de ces paramètres lors du calibrage de l’installation sonore. Et il peut conseiller, par exemple, d’habiller les murs de tentures pour réduire l’écho, ou de privilégier des revêtements souples au sol plutôt que du carrelage.

L’importance de l’audio Conseiller le client, c’est donc d’abord l’éclairer sur la partie audio, pour laquelle les connaissances du grand public sont en général assez limitées. Plus encore que l’image, le son favorise pourtant l’immersion totale et fait vibrer le spectateur dans les scènes d’action. Or, tous les acousticiens vous le diront, l’élément primordial à prendre en compte, c’est la pièce. S’agit-il d’une salle dédiée au home cinéma et aux jeux vidéo ? Ou de la pièce à vivre ? Et le client est-il prêt à placer des enceintes en colonnes ou un caisson de basses dans son salon ? Aux contraintes d’ordre esthétique et budgétaire s’ajoutent celles purement acoustiques.

L’intégrateur acoustique en renfort Selon son niveau de compétence et la complexité de l’installation, l’électricien gagnera à s’associer à un intégrateur audio/vidéo, mieux à même de comprendre comment va « réagir » la pièce. En fonction des desiderata et des ambitions du client, l’intégrateur-acousticien interviendra sur deux points. Sur l’isolation acoustique de la pièce, d’une part, pour l’isoler du bruit extérieur et pour isoler l’extérieur des sons provenant de la pièce – une étape optionnelle, certes, mais souvent souhaitable pour garder de bonnes relations de voisinage. L’expertise concerne, d’autre part, et surtout, le traitement acoustique, c’est-à-dire la circulation du son à l’intérieur de la pièce – une prestation qui n’est pas nécessairement hors de prix pour une petite installation home cinéma. L’intégrateur aidera ici à définir le type d’enceintes idéal et leur placement. Ses conseils seront également les bienvenus pour remanier l’aménagement et la décoration de la pièce, qui, comme on l’a vu, ont un impact sur l’expérience sonore.

Quand le son se réfléchit Il faut savoir, en effet, que deux types de son parviennent à l’oreille du spectateur : le son direct, qui provient des enceintes et représente 40 à 50 % du message sonore, et le son « réfléchi », qui se réfléchit sur les murs, sur le plafond, sur le sol, et pour tout dire partout, y compris sur le mobilier et les rideaux, et même sur les personnes présentes dans la pièce ! Autrement dit, comme le résume l’expert de Bower & Wilkins, « 50 à 60 % du son que l’on entend ne provient pas directement des haut-parleurs mais de la pièce elle-même ». Un bon professionnel doit pouvoir tenir

Philips Screeneo HDP2510 Full HD. Meilleur vidéo projecteur ultra-courte focale. 16 - SMARTHOME ELECTRICIEN+ N. 63 - OCTOBRE 2016

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Créée en 1961, la marque française Erard s'est immédiatement spécialisée dans le développement de mobilier pour les postes de télévision. Dans les années 70, nous avons commercialisé le premier pied universel en métal pour téléviseur, accompagné d'une campagne de publicité dont le slogan est... "Erard, c'est le pied !". Au fil des années, tables modulaires en verre, pieds rotatifs et premiers supports muraux sont venus compléter la gamme. Aujourd'hui, Erard commercialise des meubles avec support, des meubles TV-Vidéo, des supports TV, des solutions motorisées, des accessoires TV, des colonnes cache-câbles, des commutateurs et des convertisseurs AV. Nos produits sont fabriqués en France et sont d’une qualité irréprochable. L'acier recouvert de poudre epoxy et la finition laquée assurent solidité et durabilité. Les supports TV sont essentiels. En effet, seulement 1/5 des écrans sont fixés au mur. Soit parce qu’on est locataire, soit parce qu’on n’est pas certain de l’emplacement. Les supports ont donc un avenir. Nous venons de sortir le STANDiT pour accrocher l’écran au mur sans perçage. Un patin stabilisateur positionné à l’arrière de la tête de colonne assure une adhérence parfaite et une protection du mur. Tous les écrans plats de 30 à 90 pouces sont compatibles. Nous sommes très heureux de rencontrer des clients qui nous disent être fier d’avoir un meuble Erard.

Les trois grands types d’enceintes Pour une installation home cinéma, il est alors possible de panacher trois types d’enceintes : celles dites « in-ceiling », encastrées au plafond, celles dites « on-wall » ou « in-wall » accrochées ou encastrées au mur, et enfin les enceintes posées sur un meuble, sur un support ou à même le sol, dont les superbes enceintes en colonne. Superbes, certes, mais ces colonnes ont de moins en moins la cote dans les foyers, surtout quand le salon n’est pas très grand : jugées fragiles et peu pratiques quand des enfants rôdent dans les parages, le côté parfois massif et encombrant de ces colonnes déplaît. Alexis Schneider, dirigeant de l’intégrateur domotique vidéo AJS Technologie à Meaux (77) tient à ajouter qu’il existe aussi une sous-catégorie d’enceinte in-wall qui sont les enceintes dites invisibles. D’une finesse de quelques dizaines de millimètres, elles s’encastrent dans une paroi BA13 par exemple. Elles sont ensuite enduites et peintes et le résultat est des plus WAF (Women Acceptance Factor). Ce facteur décisionnel est très connu des professionnels technologiques car les



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STANDiT constitue LA solution idéale pour les installations murales difficiles ou impossibles (murs anciens, parois de verre, installations temporaires, locations...).

femmes veulent des objets esthétiques. L’invisibilité est un vrai critère de vente. Des enceintes encastrées ? Oui, mais… Les enceintes encastrées seraient-elles la bonne solution ? « Pour le home cinéma, il est préférable que les enceintes frontales ne soient pas encastrées au plafond, mais placées devant le spectateur et orientées vers lui » conseille Emmanuel Paoli, intégrateur audio/vidéo chez TBSCO. Un jugement que confirme Alexandre Garcia, qui précise toutefois qu’avec des enceintes de plafond, « le rendu peut être correct, et même vraiment étonnant, si l’on choisit des haut-parleurs inclinés ». Ce qui impose de disposer de 20 à 25 cm d’épaisseur sous plafond pour bien orienter chaque enceinte en fonction de l’emplacement du canapé. Gare à « l’effet douche » si elles sont mal positionnées : l’image est face à vous, mais le son semble « tomber » du plafond. Il existe aussi des écrans de projection trans-sonore, derrière lesquels sont cachées les enceintes, ce qui est déjà intéressant esthétiquement mais surtout très immersif car le son semble provenir de l’image ! « L’enceinte centrale est à mon sens la plus importante car elle émet quasiment tous les dialogues d’un film. Si sa qualité ou son placement sont approximatifs le spectateur le ressentira », précise Alexis Schneider AJS technologie. Si les enceintes de plafond sont souvent plébiscitées par les clients pour des raisons d’esthétique, les professionnels les réservent autant que possible aux

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Système home cinema Lifestyle 525 Series III de Bose composé de 5 enceintes Jewel Cube, un module Acoustimass, une console de commande, un module SoundTouch, une télécommande universelle avec écran.

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enceintes arrière. « Elles s’avèrent aussi très pratiques pour l’ambiophonie », ajoute Emmanuel Paoli, c’està-dire pour diffuser du son dans toute la maison ou pour écouter les infos du matin dans sa salle de bains. Notez qu’il existe des caissons de basses encastrables dans le plafond, et même des modèles d’enceintes encastrées totalement invisibles qui font vibrer le Placoplatre (avec des résultats corrects, sans plus). Les enceintes sans fil Quand le client refuse les travaux de maçonnerie ou la pose de plinthes électriques pour faire passer les câbles des enceintes situées à l’arrière, le sans-fil vient à la rescousse. Le son multicanal doit par définition « envelopper » le spectateur, ce qui implique de placer les enceintes autour du canapé, et non (comme on le voit souvent) aux quatre coins de la pièce. Le sans-fil apporte ici une solution élégante et discrète, via les technologies WiSA, Wi-Fi ou Bluetooth. Il existe d’excellents modèles d’enceintes sans fil, par exemple celles de la gamme Play de Sonos, qui empruntent le réseau Wi-Fi domestique. Olivier Chemin dirigeant Sonos France vente la simplicité d’installation des produits Sonos. « Nous ne sommes pas dans une installation professionnelle mais nous récupérons les sources HD des box et avec un 5.1 sans fil remplit sa fonction. On vérifiera alors d’emblée la qualité du réseau Wi-Fi, car s’il n’y a plus de son, le client se tournera d’office vers l’installateur du système home cinéma pour assurer le SAV du Wi-Fi. » De plus, et, cela va mieux en le disant, à moins d’opter pour des enceintes fonctionnant sur batterie, il faudra de toute façon alimenter électriquement chaque enceinte sans fil. On n’évitera donc pas tous les fils. Bon à savoir : il est possible de conserver des enceintes « filaires » dont on est satisfait (y compris un caisson de basses) et leur transmettre le son multicanal par les airs. On doit alors brancher un émetteur sans fil sur l’ampli, et un récepteur derrière chaque enceinte. Dans tous les cas, la qualité du matériel de transmission/réception sans fil est plus que jamais primordiale, nous met en garde Emmanuel Paoli : « Vous aurez beau avoir un super ampli au départ, vous y perdrez évidemment beaucoup si vous basculez en sans-fil via un petit appareil bas de gamme pour alimenter vos enceintes distantes ».



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Barre de son Palybar et caisson de basses Sub de Sonos.

Indispensable caisson de basses ? Une installation home cinéma domestique comporte deux, ou cinq ou même sept enceintes, plus un éventuel caisson de basses. La mention « .1 » indique que le groupe d’enceintes comprend, en prime, un caisson de basses, par exemple 2.1 ou 5.1 ou 7.1 (s’il est absent, on parlera de 2.0 ou 5.0). Olivier Chemin dirigeant Sonos France préfère un 2.1 avec un caisson de basse plutôt qu’un 5.1 sans caisson. Pour les puristes, ce caisson de basses est tout simplement indispensable, puisque les graves constituent un canal à part entière dans les normes audio numériques multicanales. Ces fréquences basses seront, sinon, réparties par l’ampli sur les autres enceintes, avec plus ou moins d’efficacité. Le caisson de basses n’a, en effet, pas son pareil pour vous faire « ressentir » la course des dinosaures dans la savane de Jurassic Park. Il existe aujourd’hui des caissons assez compacts, il est même envisageable d’en installer plusieurs dans une salle dédiée. Important, sinon crucial, ce hautparleur peut, hélas, devenir un élément perturbateur au sein d’un couple ou avec les voisins ! « Si l’installation est mal pensée, les basses traverseront même un épais mur en béton », prévient Emmanuel Paoli. Dans une installation dédiée 2 caissons de basses apportent réellement un gain notable en termes d’immersion sonore. Il existe un type de transducteur très immersif et complémentaire du caisson de basse, appelé vibreur Home Cinéma. Ce vibreur est capable de faire ressentir au spectateur une plage de fréquence extrêmement basse ≤5Hz. Il suffit de l’installer sous un pied du canapé du home cinéma ou mieux directement fixé dans ce dernier. Tout dépend du besoin client ajoute Alexis Schneider. L’intégrateur audio/vidéo apportera, là encore, des solutions.

Projecteurs de son et barres de son On l’aura compris, mieux vaut un système home cinéma moins cher et moins puissant, mais bien installé et calibré, qu’un système coûteux et mal réglé. Si l’équipement home cinéma 5.1 s’accorde mal avec les habitudes de vie du client ou avec la configuration de la pièce, on se tournera vers une barre de son, très compacte, à placer sous le téléviseur. Le son ne sera pas aussi « enveloppant » qu’avec un système 5.1 classique, mais les modèles récents, couplés ou non à un caisson de basses optionnel, offrent de belles performances. L’audio est, en tout cas, incomparablement meilleure que celle produite par un téléviseur à écran plat. Vidéoprojecteur ou écran plat Et l’écran ? Dans un salon, l’écran de télé LCD permet de se faire une séance de cinéma sans être obligé de fermer les rideaux. Avec le vidéoprojecteur, l’expérience sera beaucoup plus proche du cinéma, mais on ne peut généralement l’utiliser que dans une pièce sombre. Sachez qu’il existe des projecteurs à focale très courte qui, par un jeu de miroirs, fonctionnent en « luminosité contrôlée » : l’appareil, posé sur une table à 40 ou 50 centimètres du mur, projette l’image sur un mur ou un écran blanc. Autre option que l’installateur peut conseiller : conserver le téléviseur LCD pour une utilisation quotidienne, et installer un vidéoprojecteur en duo avec un écran blanc motorisé qui descend devant la télé, juste pour le home cinéma et les jeux vidéo. Des spécialistes comme Erard (voir encadré) proposent d’innombrables solutions de supports pour installer un téléviseur, un vidéoprojecteur et des enceintes – supports muraux et plafond, colonnes design, meubles TV, etc. Le support pied évitera de percer les murs (ce qui est très utile pour les locataires) pour placer les équipements à la bonne hauteur. Tous les détails comptent pour fignoler l’installation. Comme le résume Jean-Marc Sevaux, intégrateur audio/vidéo près de Nantes : « Quand on fait de l’intégration home cinéma, tout ce que l’on fait sert de vitrine. Grâce au bouche-à-oreille, les clients, les architectes d’intérieur et même les cuisinistes deviennent des prescripteurs ». Autant dire de belles opportunités, et de nouveaux clients en perspective, pour le professionnel que vous êtes...

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BenQ W1070+, élu meilleur vidéoprojecteur classique par Les numériques.



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Le confort par le numérique au service de l’autonomie Transition énergétique mais aussi transition démographique, avec un bâtiment économe, et au service du bien vieillir ? La filière électrique est au cœur du sujet avec des solutions d’autonomie adaptées à chaque situation, centrées sur le bien-être, le confort et l’autonomie du résident.

D’ici 2050 : le nombre des plus de 60 ans aura doublé, celui des plus de 75 ans aura triplé, et celui des 85 ans et plus aura… quintuplé !

Priorité au vieillissement à domicile « Les personnes âgées de 60 ans ou plus sont aujourd’hui 15 millions, en 2040 cette tranche d’âge représentera plus de 30 % de la population française. Nous avons depuis longtemps pris en compte cette évolution et transition démographique qui nécessite de déployer des solutions de domotique, simples et adaptées aux situations rencontrées, d’accompagner la personne tout au long de son parcours de vie, et cela malgré des contraintes budgétaires notamment lorsqu’il s’agit de rénovation. Nous assistons parallèlement à l’émergence de nouveaux besoins en terme de sécurité, de prévention de chute, de renforcement de lien social mais aussi d’hygiène… la domotique permet aujourd’hui de les appréhender de façon simple et économique », introduit Diego Portafax, chef des ventes régional clientèle Investisseurs et Bureaux d’études et Solutions résidentielles chez Legrand. Si les solutions sont prêtes pour accompagner la perte d’autonomie, le contexte légal l’est également, avec la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement promulguée fin 2015. Une loi dont l’objectif est d’anticiper les conséquences du vieillissement de la population en inscrivant cette période de vie dans un parcours répondant le plus possible aux attentes des personnes

en matière de logement, de transports, de vie sociale et citoyenne, et enfin d'accompagnement. « Avec une priorité à l’accompagnement à domicile car 80 % des Français souhaitent vieillir chez eux. Et des aides conséquentes pour un objectif ambitieux de rénovation des logements privés : 140 M€ par an avec des aides de l’Anah et de la Cnav, pour la rénovation de 80 000 logements par an », souligne Diego Portafax. L’accès aux aides techniques (domotique, téléassistance, capteurs, chemins lumineux, etc.) est facilité pour les personnes au revenu modeste et peut couvrir jusqu’à l’intégralité des travaux. Pour Fabrice Broutin, directeur Santé de Schneider Electric, il s’agit de « gérer avec le plus de confort possible, dans la durée, le parcours santé pour chaque personne âgée en perte d’autonomie : les passages du domicile au centre de rééducation fonctionnelle après un accident, puis le retour au domicile avant, éventuellement, un emménagement en résidence senior ou en Ehpad ». Faciliter le quotidien et créer un environnement bienveillant « Les trois piliers de la silver economy, les acteurs du logement, les fournisseurs de technologies et les four-

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PHILIPPE METZENTHIN, PRÉSIDENT DU GROUPE MEDETIC ET ADMINISTRATEUR DE LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DE DOMOTIQUE

Depuis 2008, les activités du groupe MEDeTIC sont axées sur les technologies qui accompagnent la perte d’autonomie. « Les technologies ne font pas tout, ne se substituent pas à l’humain, et doivent être expliquées tant pour les acteurs médico-sociaux qui parfois

craignent que les automatismes remplacent leur travail, que pour les résidents ou leur famille, qui ne souhaitent pas un système intrusif ou bien qui ne sont pas favorables à porter un objet ou médaillon symbolisant leur dépendance ou leur faiblesse.» L’accompagnement dans les projets d’autonomie est donc indispensable, pour partager une vision entre tous les acteurs, et cela ne s’arrête surtout pas à la réception du projet. La conception ne doit pas être minimaliste En amont du projet, les infrastructures doivent être

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conçues pour permettre de poser et déposer des solutions en fonction des évolutions des besoins des personnes. Les logements ne sont pas forcément spécialisés par type de dépendance, d’où l’importance de prévoir des réservations supplémentaires, de laisser des câbles en attente, de positionner les boutons de hotte à la bonne hauteur, d’avoir des contrastes pour mettre en évidence les appareillages et les cadres de portes, de prévoir un peu plus de prises électriques en cas de future mise en place d’un suivi actimétrique, etc.

Faire les bons choix technologiques et les expliquer Si l’infrastructure est bien conçue, la capacité de communication du logement et les choix technologiques autorisent l’évolution progressive de la solution, en fonction des besoins de l’occupant. N’oublions pas que les capacités visuelles ou encore de déplacement sont différentes d’une personne à l’autre, et que ces différences s’accentuent avec l’âge. Ensuite, après l’adoption initiale, l’écoute et l’accompagnement seront clés pour augmenter le confort au rythme de la vie du résident.


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LES ARGUMENTS POUR LE DIRECTEUR D’EHPAD ET DE RÉSIDENCES SENIORS « Pour le maître d’ouvrage, responsable d’Ehpad ou de résidence senior, il y a trois fondamentaux avec les solutions au service de l’autonomie, car il peut en effet : recentrer son personnel sur des tâches à valeur ajoutée, être dans une vigilance accrue par rapport aux résidents, sécuriser les familles », explique Fabrice Broutin de Schneider Electric.

Le chemin lumineux, détecteur en pied de lit qui déclenche automatiquement la lumière. (source Legrand)

nisseurs de services à domicile apportent désormais des solutions complètes qui mixent services et technologies, avec l’objectif, notamment en Ehpad et résidences seniors, d’avoir la bonne personne, au bon endroit, au bon moment », souligne Philippe Metzenthin, président du groupe MEDeTIC. Le résident, quelle que soit sa situation de dépendance, est au centre des solutions avec un premier niveau d’offres axé sur le confort et la sécurisation de son logement. « Pack domotique confort » chez Schneider Electric, nouveau contrôleur domotique baptisé coviva chez Hager, ou encore myHome domotique pour Legrand, l’objectif premier des solutions techniques est d’automatiser les équipements du

Les maîtres d’ouvrage ont aussi en tête leurs consommations énergétiques, mais l’optimisation de la performance énergétique n’est pas ce qui est mis en exergue. « Pourtant, certains groupes commencent à mettre en œuvre une gestion de suivi d’énergie multisites de leur parc, en y intégrant comparaisons et prévisionnels de consommations. Ensuite, pour les résidences seniors en neuf, l’information de consommation est fournie aux résidents en fonction de leurs usages, tandis que les exploitants vont s’intéresser aux dérives et aux alertes, par exemple en cas de panne de chauffage ou bien de chambre inoccupée », note Thierry Vallée de Hager.

résident pour favoriser au maximum son autonomie, limiter ses efforts et sécuriser ses déplacements, notamment la nuit. « Le contrôleur domotique se raccorde à la box Internet et permet ensuite le contrôle local ou à distance, via un smartphone par exemple, des éléments commandés : en rénovation, l’appareillage et les éléments existants sont préservés, car ceux-ci se voient incorporer des micro-modules qui s’insèrent dans les boîtiers pour communiquer en

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Sol connecté intégrant des capteurs fins. (source Elsi Technologies)

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La télévision pour communiquer à la résidence seniors Les Jardins Revest. (source Schneider Electric)

mode radio avec le contrôleur. Tout cela sans travaux ! », détaille Philippe Lemarotel, directeur Marketing de l’offre chez Hager. Bien sûr, le contrôleur domotique en local ou à distance va gérer la centralisation des lumières et des ouvrants, le confort de chauffage et permettre de gérer des scénarios simples du quotidien, mais aussi intégrer des objets connectés, comme par exemple une station météo, poursuit Philippe Lemarotel. Tout cela peut se faire progressivement, par étapes. Et pour l’installateur avec une simplicité de paramétrage et d’installation. « Pour les résidences seniors et les Ehpad, le bâtiment au sens large devient bienveillant au service du bien vieillir, car, au-delà des solutions numériques pour la sécurité et le confort du logement, il est possible de proposer des services supplémentaires comme l’actimétrie, qui répond à une forte demande du corps médical en permettant d’observer sans intrusion l’activité et les déplacements du patient dans son logement, de détecter ainsi d’éventuelles chutes ou les comportements anormaux », précise Fabrice Broutin de Schneider Electric. Pour illustration, un exemple avec l’Ehpad de Guéret, des capteurs infrarouge situés à environ 30 cm du sol sont répartis dans les zones sanitaire et couchage. Ils déclenchent en cas de détection un chemin lumineux permettant au résident de se rendre en toute sécurité aux sanitaires. De plus, ces mêmes capteurs sont connectés à notre logiciel d’actimétrie. Il est ainsi possible de sécuriser le déplacement du résident et d’identifier sur la nuitée le nombre de levers, de mettre en évidence les chambres les plus actives, et permettre au

médecin alerté la mise en place d’un protocole d’accompagnement adapté aux résidents et d’en mesurer son efficacité dans le temps. C’est la technologie au service du bien-être, confort et sécurité de nos aînés, précise Diego Portafax de Legrand. Et il est souvent préférable de rendre l’environnement ambiant intelligent plutôt que de demander au résident de porter un médaillon ou un objet sur soi, ajoute Philippe Metzenthin. Ainsi, par exemple, le sol peut devenir un objet connecté car on peut glisser sous le revêtement des capteurs fins de quelques centaines de microns, et pour certaines solutions on détecte ainsi de façon simple une chute, une intrusion ou une fugue, ou bien encore un épanchement urinaire. Assurer le lien social entre les résidents, les familles et les soignants Écran tactile, smartphone, tablette ou encore télévision, les moyens de communiquer sont nombreux pour « connecter » les aînés. « Mais leur appréhension est différente selon les générations : pour certains aînés, la télévision on la regarde, et ce n’est pas forcément évident de "parler" à une TV ; et c’est aussi de même pour le téléphone. La tablette est intéressante car elle est dédiée aux échanges et est suffisamment petite pour devenir un objet personnel supplémentaire, simple à utiliser », note Philippe Metzenthin. Les solutions s’appuient sur des protocoles de communication reconnus, filaire ou radio surtout pour la rénovation, par exemple KNX ou encore EnOcean ou Zibgbee ; dans le cas des Ehpad, ils permettent d’échanger avec d’autres dispositifs médicaux.

DES PISTES D’INNOVATION AVEC LES OBJETS CONNECTÉS ET L’E-MÉDECINE ? PAR FABRICE BROUTIN DE SCHNEIDER ELECTRIC « Le marché est en évolution permanente, grâce aux liens entre les pros de la santé et la filière électrique, et également à l’effervescence liée aux technologies du numérique. » D’ailleurs, les objets connectés ne sont pas en reste. Citons les tensiomètres sans fil pour prendre la tension, la visualiser sur le smartphone, mais aussi enregistrer et avoir un suivi graphique long terme, puis partager les résultats avec le médecin. On peut évoquer aussi le siège connecté qui va mesurer les paramètres médicaux principaux (rythme respiratoire, fréquence cardiaque…) ou bien

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encore les systèmes de mesure du sommeil : avec un capteur très fin à glisser sous le drap housse, on va s’intéresser au sommeil et informer en particulier des paramètres : mouvements, respiration, rythme cardiaque… et restituer un journal de bord sur smartphone ou tablette pour tenter d’aider à améliorer la qualité du sommeil. Ce n’est donc que le début d’une dynamique qui va nécessiter une mobilisation pour mettre en place des technologies et systèmes de communication évolutifs, discrets et adaptables à des situations variées de perte d’autonomie.



LE POINT SUR CAMÉRAS THERMOGRAPHIQUES

Thermographie appliquée au bâtiment, efficace en rénovation comme en neuf La caméra thermographique a bien changé : écran tactile, format réduit voire de type smartphone, mais aussi toute une panoplie de fonctionnalités pour une prise en main aisée. Quels sont les critères de choix en fonction de son activité ? Quels résultats en attendre ?

© DR

▼ Mustapha Forci, chef de projet au sein du bureau d’études environnementales Terao.

La thermographie pour démontrer et convaincre Un petit peu de physique pour rappeler que tout objet dont la température est supérieure au zéro absolu (– 273,15 °C ou 0 kelvin) émet un rayonnement dans la plage infrarouge. Et c’est à partir des émissions d'infrarouges d'un objet cible que la thermographie infrarouge mesure sa température, à distance et sans contact. De fait, la thermographie est une technique, et non un métier, et s’applique comme outil de diagnostic pour déceler des désordres invisibles à l’œil nu et ce dans plusieurs domaines du bâtiment (isolation, réseau de chauffage, électricité, mécanique…). « Grâce à la caméra thermographique, nous pouvons compléter l'état des lieux en détectant l'invisible dans un bâtiment. Par exemple, nous avons pu détecter récemment dans une copropriété des années 80 la présence d'un circuit de chauffage en dalle, la copropriété n'avait plus les DOE et personne n'avait connaissance de ce réseau qui distribuait pourtant plus de 70 % du chauffage dans la copropriété. Et la superposition des couches de revêtement de sol au fil des années avait rendu le chauffage au sol inefficace alors que les radiateurs

devaient servir uniquement pour le complément », explique Mustapha Forci, chef de projet au sein du bureau d’études environnementales Terao. Pour nos études thermiques, la caméra est un outil indispensable pour réaliser un bon audit énergétique, car elle permet de détecter et de cibler les défauts, de mettre en évidence des désordres invisibles à l’œil nu ou encore, à l’inverse, de démontrer la présence de défauts qui étaient déjà soupçonnés. Dans les deux cas, les images sont explicites et convaincantes. Les défauts majeurs peuvent être traités en priorité, et cela aide beaucoup par exemple en copropriété pour convaincre et expliquer au syndic et aux occupants les points sensibles et ponts thermiques importants, poursuit-il. En tertiaire, en rénovation comme en construction neuve, l'utilisation de la caméra thermographique est fortement recommandée pour la réception des travaux, les entreprises y trouvent un intérêt majeur dans certains cas, notamment par le gain de temps dans les opérations d'autocontrôle et la mise au point des ouvrages, en particulier l’isolation du bâtiment et les installations CVC.

LA CAMÉRA THERMOGRAPHIQUE, UN CHOIX FONCTION DE SON DOMAINE D’USAGE Deux paramètres sont essentiels : - la résolution du détecteur, les caméras sont basées sur un détecteur matriciel, et le nombre d’éléments de cette matrice augmente la qualité du résultat ; - la sensibilité thermique (ou NETD « Noise Equivalent Temperature Difference ») qui va permettre de définir le plus petit écart de température détectable (entre 0,1 °C et 0,03 °C suivant les gammes). En effet, un défaut d’isolation ou l’apparition d’une zone humide ne se détecte quelquefois qu’avec quelques degrés d’écart. « La résolution de la caméra IR est le critère le plus important dans nos choix : nous privilégions la location des caméras thermographies en fonction de nos besoins,

cette solution nous convient parfaitement car nous intervenons dans plusieurs pays, la France, mais aussi la Chine et l’Amérique latine, et cela nous évite d'avoir plusieurs appareils et nous affranchit des contraintes d'entretien et de contrôle régulier des appareils », illustre Mustapha Forci. Pour un audit énergétique de bâtiment, nous utilisons a minima une résolution de 160 x 120 pixels, cela permet d'enrichir nos rapports par des illustrations graphiques précises des fuites thermiques. Les caméras offrant cette résolution sont généralement de milieu voire haut de gamme et ont de meilleures caractéristiques en termes de sensibilité, angle, focus..., poursuit-il. Côté offre, Marc Albrecht ajoute que « c’est

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d’ailleurs un segment qui se développe : des caméras de matrices < 160 x 120 couplées à une baisse des prix ». Une position partagée par les autres offreurs, et notamment Testo qui vient également de sortir un nouveau modèle sur ce créneau. Dans le cadre de l’application et de la transposition dans les États membres de la directive européenne 2012/27/UE relative à l’efficacité énergétique, la recherche des économies dans le bâtiment reste aujourd’hui un facteur de croissance, précise Marc Albrecht. Et avec le décret sur la rénovation énergétique du parc tertiaire qui devrait enfin paraître ce semestre, la dynamique d’usage de la thermographie devrait poursuivre sa lancée.


LE POINT SUR

FACILITER LA PRISE DE VUE ET LE DIAGNOSTIC

« C'est ainsi plus facile par exemple de contrôler le bon fonctionnement d'un plafond ou une dalle rayonnante, et le maître d'ouvrage est rassuré lors de la réception », illustre l’expert. Se former pour maîtriser l’usage de la caméra thermique La prise en main et l’utilisation d’une caméra de thermographie peut paraître facile et n’implique pas nécessairement de connaissances très poussées en thermique ou en transfert de chaleur. Mais attention, le diagnostic et l’interprétation des résultats doivent être justes : des grandeurs d’influence comme l’émissivité ou la température d’arrière-plan peuvent conduire à des erreurs significatives. Le cadrage thermique, puis le travail en mode manuel, sont des notions qui méritent un apprentissage et une adaptation à chaque application étudiée. Au niveau d’un audit énergétique d’un bâti-

ment, « certaines conditions doivent être respectées pour une inspection efficace, la prévoir en pleine période de chauffe ou lorsque la température extérieure est en dessous de 10 °C, privilégier un moment avant le lever du soleil, par exemple ». Mais la caméra ne se substitue pas à une inspection physique sur place, notamment des parois ; pour savoir s'il y a une isolation sous le doublage, démonter une prise de courant ou un interrupteur reste le moyen le plus simple, souligne Mustapha Forci. « La formation est bien adoptée par toutes les grandes entreprises, mais c’est un peu moins le cas pour les petites structures », ajoute Marc Albrecht, chef produits Mesures d’environnement de Chauvin Arnoux. La formation est pourtant clé ; plusieurs organismes dispensent des formations et le plus connu, l’Aftib (Association française de thermographie infrarouge), a édité également « Le guide pratique sur la thermographie appliquée

Plafond rayonnant en copropriété.

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Autres critères de choix « Il y a ce qu’on appelle les systèmes combinés, la caméra est ainsi couplée à un hygromètre, ce qui va permettre de déterminer s’il s’agit d’un problème d’humidité ou un défaut d’isolation, ou bien encore à une pince ampèremétrique pour l’inspection électrique, ce qui permet de lever le doute en cas d’échauffemen », illustre Éric Biogeaud, responsable des Ventes France & Benelux de Flir. D’autres critères encore sont à considérer, comme par exemple le type d’objectif et la possibilité de pouvoir le changer si besoin, pour passer à un angle plus grand s’il faut contrôler toute une façade de bâtiment avec peu de recul et en un seul cliché. Le marché évolue, les usages se démultiplient avec une demande de produits simples, abordables, avec une vraie image thermique de qualité en rendu final. Et l’offre est au rendez-vous.

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l’image visible sur l’image infrarouge pour donner du relief à celle-ci comme c’est le cas pour Flir, ou bien pour les autres offreurs, par superposition et fusion de l’image réelle avec l’image IR. La température atteinte à la surface de l’objet que l’on étudie est également clé : pour le contrôle d’un « moteur », il est important de commencer par s’assurer que la gamme de température de la caméra correspond bien à toutes les catégories d’équipement à contrôler.

Ensuite, l’angle d’ouverture de l’objectif intervient : « Avec la résolution du détecteur, ces deux critères vont définir, en fonction de la distance d’utilisation, par exemple lors des inspections électriques, la plus petite taille de cible détectable (équipements : disjoncteur ; contacteur ; fusible ; section de câble ; etc.) », précise Matthieu Villebrun, expert thermographe chez Fluke. Si l’on souhaite développer un service supplémentaire pour montrer l’efficacité des travaux effectués auprès de ses clients ou bien encore pour développer une activité de thermographe basée uniquement sur cette caméra, d’autres fonctions vont se révéler bien utiles : mise au point automatique sur la cible à l'aide d'une mesure laser, ou encore la détection de point chaud ou point froid avec des alarmes couleur pour localiser le plus précisément possible l’origine de l’anomalie. « Le réglage d’échelle manuel peut être un plus dans certains cas : par exemple, une image d’une pièce dans laquelle il y a un radiateur à une température voisine de 35-40 °C peut dilater l’échelle de mesure sur la pièce et ainsi empêcher la mise en évidence de problèmes. En fixant l’échelle manuellement on peut la bloquer sur une fourchette plus petite, par exemple de 9 à 22 °C », illustre Matthieu Villebrun. Mixer réel et image infrarouge (IR) est aussi bien utile pour la présentation des images : que cela soit par incrustation de

aux bâtiments ». Ce livret effectue une revue des pathologies des bâtiments détectables, avec des témoignages illustratifs et des exemples d’interprétation d’images thermiques et pièges à éviter, ainsi que des informations en matière juridique et d’assurance. Les fabricants proposent également des formations sur leurs produits, d’une durée de un à quelques jours suivant l’usage et la gamme de matériel. À titre d’exemple, un simple autocontrôle suite à une pose de fenêtre n’exige pas la même technicité et connaissances que l’inspection d’un dispositif électrique, d’un moteur, d’un ensemble de panneaux solaires ou bien encore que le diagnostic d’une façade d’immeubles. Pour sa caméra entrée de gamme destinée aux artisans, Flir propose même une formation en ligne, avec validation des acquis... Jean-François Moreau

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LE POINT SUR

FABRICANT

CHAUVIN ARNOUX

FLIR

FLUKE

TESTO

NOM DU PRODUIT

Chauvin Arnoux C.A 1950 Caméra thermique

FLIR TG130 Nouveauté

Fluke TiS45 (Série Performance -Sept.2015)

Testo Caméra thermique 869 Nouveauté

TAILLE D'ÉCRAN ET QUALITÉ D'IMAGE / RÉSOLUTION DU DÉTECTEUR

Ecran 2,8 " - 320 x 240 pixels - Détecteur 80 X 80

Ecran 1,8 " - Détecteur 80 x 60

Ecran 8,9 cm pour 320 x 240 en mode paysage / Détecteur : 160 x 120

Ecran de 3,5" - 320 x 240 Détecteur 160 x 120 pixels

POINTS FORTS

Démarrage en 3 secondes, 13 h d'autonomie, annotation vocale - Connectivité avec pinces de courant et multimètres : toutes les mesures nécessaires en simultané

Caméra thermique pyromètre à partir de prix 199 € Ht /compact / simple/Detecteur IR garantie 10 ans

Fiable et robuste (résiste à une chute de 2 m), menus intuitifs et simple d'utilisation / Détection points chaud et froid / Commentaire audio (60 sec./image)

Le meilleur rapport qualité prix ramené au prix du pixel, 5,73 centimes le pixel. Idéale contrôle rapide sur site - Détection points chaud et froid

IFOV / SENSIBILITÉ THERMIQUE

0,08°

< 0,15 °C

3,8 mrad / 90 mK (0,09°C)

3.68 mrad - NETD < 120 mK < 0,12 °C

RÉGLAGE ECHELLE AUTO ET/OU MANUEL

Auto et Manuel

Automatique

Auto et Manuel

Auto

ANGLE D'OUVERTURE DE L'OBJECTIF

20 °H X 20°V Focus free

55 °H × 43 °V

35,7°H x 26,8°V

34°H x 26°V 3,68 mrad

(HXLXP) (MM) ET POIDS

225 x 125 x 83 mm - 700 g

169 mm × 45 mm × 48 mm 170 gr

26,7 cm x 10,1 cm x 14,5 cm 0,77 kg

Format pistolet - environ 0,5 kg

AUTONOMIE

13 heures

4 heures

4 heures (Li-ON avec indicateur niveau de charge)

4 heures (Li-ON)

ZOOM

Focalisation automatique

Non

Non

Non - Téléobjectif avec 8752i

POUR QUELS USAGES MAJEUR

Installateurs, mairies, chauffagistes, maintenance …

Copropriété / détection défaut d'isolation pour particulier, agence immobilière

Pour tout usage en connaissance des limites de la caméra

Application bâtiment, copro et tous usages en chantier

MODE DE TRANSFERT D'IMAGES

Bluetooth, USB et Mass Storage

Non

USB / Wifi / vers PC ou via Appli Fluke Connect® un tranfert sur smartphones ou tablettes

Pas d'image réelle, donc pas de fusion d'image

FONCTION FUSION ET PRISE DE PHOTO NUMÉRIQUE FORMAT DES IMAGES

Images thermiques et réelles enregistrées simultanément - Bmp

Non

Fonction IR-Fusion® / Appareil photo 5MP / Préréglages transparence IR-Visible 0 à 100% / images radiomètriques

Pas d'image réelle, donc pas de fusion d'image

STOCKAGE IMAGES ?

Mass storage - 4 000 images sur carte MicroSdD

Non

Mémoire interne et carte micro SD selon sélection

Mémoire interne - (Plus de 2000 thermogrammes)

LOGICIELS

CAmReport analyse et création de rapports automatiques

Non

Logiciel Smartview, téléchargeable gratuitement, sans licence Analyse des thermogrammes et édition de rapports.

- 4 autres modèles dans la gamme : testo 870, 875i, 882, 885 - Pour la 875i : affichage Image IR uniquement ; image réelle uniquement ; Image IR / image réelle

AUTRES CAMÉRAS POUR RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE

Caméra C.A1886 Raycam : sensibilité 0,08°C, détecteur 160 X 120

- Une large gamme pour Pros, artisans et BET. - FLIR TG165/167 (nouveauté 167) : Ecran 2" Stockage de 75000 images sur carte µsd - angle d'ouverture 50 °H x 38°V détecteur IR garantie 10 ans Pour artisan du Bâtiment/electricité/poseur de fenêtre 299 € HT

- Modèle encore plus simple d'utilisation avec focale fixe et même résolution : TiS40 - 4 autres modèles intercalés entre la TiS45 et la TiS75 avec des matrices différentes - Modèle TiS75 : détecteur : 320 x 240 sensibilité 0,08 °C

- 4 autres modèles dans la gamme : testo 870, 875i, 882, 885 - Pour la 875i : affichage Image IR uniquement ; image réelle uniquement ; Image IR / image réelle

PRIX PUBLIC TTC

1290 €

199 € HT

1er modèle de la Série à partir de 1 300 € HT

A partir de 1 100 € H.T.

DISTRIBUTEUR RÉSEAUX DE VENTE

Prescription et distribution électrique

Distributeurs FLIR

À voir sur le site fluke.fr en fonction du département.

Exclusivement par réseau de distribution

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LE POINT SUR

FABRICANT

CHAUVIN ARNOUX

NOM DU PRODUIT

Chauvin Arnoux C.A 1882 Caméra thermique gamme Diacam

TAILLE D'ÉCRAN ET QUALITÉ D'IMAGE / RÉSOLUTION DU DÉTECTEUR

Ecran 3 " orientable 640 X 480 pixels - détecteur 160 X 120

POINTS FORTS

FLUKE

TESTO

Fluke Ti450 - (Série Professionnelle - Mars 2016)

Testo Caméra thermique 882

Ecran 3 " (avec mode MSX écran tactile 320 x 240) détecteur 80 × 60

8,9 cm pour 640 x 480 en mode paysage - Tactile - détecteur : 320 x 240 - mode super résolution 640 x 480

Ecran de 3,5" - détecteur 320 x 240 pixels - mode super résolution 640 x 480 (option)

Sensibilité thermique - MixVision (réelles/thermogrammes), images réelles et infrarouges - objectif grand angle, et logiciel d'analyse

Premiere caméra thermique de poche - mode visible et mode MSX (*) - écran intuitif - detecteur IR garantie 10 ans

Mise au point LaserSharp™ et MultiSharp™ (assurance d'une qualité d'image) / Commentaires audio (60sec./image) / Repères de détection ajustables

Une image thermique incomparable dans cette gamme de prix, focalisation manuel ou électrique.

IFOV / SENSIBILITÉ THERMIQUE

0,08°

< 0,10 °C

1.31 mrad / 50 mK (0,05°C)

1.7 mrad - NETD < 50 mK < 0,05 °C

RÉGLAGE ECHELLE AUTO ET/OU MANUEL

Manuel

Automatique

Auto et Manuel

Auto et Manuel

ANGLE D'OUVERTURE DE L'OBJECTIF

38°H x 28°V à distance de 0,1 m

41 °H × 31°V

24°H x 17°V - Objectifs grand angle et télé en option

32°H x 23°V 1,7 mrad

(HXLXP) (MM) ET POIDS

172 X 80 X 162 mm - 500 g

125 × 80 × 24 mm - 130 g

27.7 cm x 12.2 cm x 16.7 cm 1,04 kg

Format pistolet - environ 0,900 kg

AUTONOMIE

3 heures batterie Lithium-Ion rechargeables

2 heures

3 heures (Li-ON avec indicateur niveau de charge)

4 heures (Li-ON)

Oui avec logiciel Tools

Non

Non

ZOOM

FLIR C2

POUR QUELS USAGES MAJEUR

Thermique du bâtiment, Inspection mécanique, électrique

Artisan bâtiment/electricien/ poseur isolation/diagnostiqueur

Pour tout usage

Tous usages pour le bâtiment

MODE DE TRANSFERT D'IMAGES

Carte MiniSD, sortie vidéo

Transfert via cable fourni

USB / Wifi / vers PC ou via Appli Fluke Connect®, tranfert sur smartphones, tablettes

Via USB sur PC

FONCTION FUSION ET PRISE DE PHOTO NUMÉRIQUE FORMAT DES IMAGES

Image Thermique/Réelle/ MixVision (fusion)

Image Mode MSX (*) = algorithme exclusif FLIR pour intégration contour image visible dans image IR jpeg radiométrique

Fonction IR-Fusion® / Appareil photo 5MP / Préréglage transparence IR-Visible 0 à 100 % / images et vidéos radiomètriques

Image IR uniquement; image réelle uniquement ; Image IR / image réelle .bmt ; Export format .bmp .jpg ; .png ; .csv ; .xls

STOCKAGE IMAGES ?

1 000 images Carte Sd 2 Go amovible, jusquà 16 Go

Mémoire interne

Mémoire interne, carte micro SD, ou clef USB selon sélection

Mémoire carte sd 2 Gigas (plus de 2000 thermogrammes)

LOGICIELS

CAmReport analyse et de création de rapports automatiques

oui FLIR Tools fourni

Logiciel Smartview, téléchargeable gratuitement, sans licence Analyse des thermogrammes et édition de rapports

Logiciel IRSoft gratuit avec création de rapport

AUTRES CAMÉRAS POUR RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE

Caméra C.A 1888 RayCAm : sensibilité 0,05 °, détecteur 384 x 288, objectifs additionnels

FLIR E6 : Ecran 3 " détecteur 160 x 120, sensibilité < 0,06°C, 4h d'autonomie, mode visible et mode MSX recherche de point chaud ou froid,alarme de couleur froide ou chaude sur seuil Détecteur IR garantie 10 ans Pour artisans mais aussi BET. 2 795 € HT

Trois autres modèles possibles dans cette série Professionnelle Ti200, 300 et 400

Modèle 890 avec : Ecran tactile 4,3 " - détecteur 640 x 480 NETD < 40 mK - appareil photo numérique 3.1 MP - objectif interchangeable 15° x 11°

PRIX PUBLIC TTC

2 490 €

699 € HT

1er modèle de la série à partir de 5 500 € HT

A partir de 4 400 € H.T.

DISTRIBUTEUR RÉSEAUX DE VENTE

Prescription et distribution électrique

Distributeurs FLIR

À voir sur le site fluke.fr en fonction du département

Distribution et/ou en direct

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VISITE CUC EXERTIS CONNECT

Le grossiste multispécialiste du courant faible

© DR

Pour ceux qui ne connaitraient pas encore, CUC Exertis Connect est un grossiste pour la connectique, les réseaux et les accessoires informatiques en courant faible et audio – vidéo depuis près de 30 ans. Cette réussite française est également implantée en Allemagne et en Asie. Son expertise l’amène à travailler principalement avec des installateurs, des intégrateurs et des revendeurs. Depuis janvier 2016, CUC est devenu CUC Exertis Connect filiale du groupe européen Exertis. ▼ © DR

Le service auprès des installateurs Anne BARDON, directrice marketing, explique la démarche service comme inhérente aux valeurs de CUC. Nous accompagnons nos clients dans leur travail au quotidien. Ainsi, nous réalisons un catalogue de 424 pages deux fois par an car nos clients sont très attachés au papier. A côté de cela, nous éditons des catalogues thématiques comme l’encyclopédie de la connectique. Nous réalisons également les sites internet des clients qui le souhaitent. Arnaud REVON, directeur com-

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David Buot, direc­teur logistique CUC Exertis Connect.

mercial, est fier d’annoncer 10 000 produits référencés avec un taux de disponibilité de 98 %. Cela demande une organisation commerciale qui comprend et anticipe les besoins clients. Nous préférons stocker du matériel que de devoir dire à un client d’attendre plusieurs jours voire semaines. Pour raccourcir les délais, nous faisons du dropshipment sur chantier. De plus, le service qualité de CUC garantit le respect des normes par nos produits et c’est ce qui est fondamental pour nous comme pour nos clients. Des formations pragmatiques et opérationnelles En venant en formation au centre agréé CUC Exertis Connect, l’installateur est certain de manipuler les produits et est capable de reproduire les opérations de retour chez lui. Jorge Pereira conçoit et dispense des formations pour monter en compétence sur des thématiques telles que la vidéosurveillance sur IP, la fibre optique, le réseau IP, le câblage réseau et bientôt sur la domotique. Ces formations se font en groupes de 8 personnes maximum pour


Un entrepôt de 3 500 m2 et 10 000 références.

VISITE

Le cœur de métier d’un grossiste est sa capa­cité à livrer rapidement.

La matinale domotique CUC Régulièrement, CUC invite ses clients et prospects à des matinales (vidéosurveillance, affichage dynamique…). Ce mercredi 28 septembre, le thème était La domotique. Dans un cadre verdoyant, inimaginable au cœur de Paris, 50 intégrateurs et bureaux d’études ont découvert les solutions de Trust smarthome, fabricant hollandais détenant 80 % de parts de son marché, et HW Group, représenté par QL3D, fabricant de supervision et contrôle

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ou en relais colis et un comptoir d’enlèvement dans le 78 (Buchelay), pour les clients régionaux. Ce qui surprend est la mixité des caristes et préparateurs de commande. La technologie des PDA côtoie des contrôles manuels pour ne pas faire d’erreurs. Les filles sont plus efficaces et plus méticuleuses précise David Buot.

Efficacité de l’organisation logistique Le cœur de métier d’un grossiste est sa capacité à livrer rapidement. David BUOT, directeur logistique, nous reçoit et nous présente avec fierté son entrepôt de 3 500 m2 et son organisation. Avec plus de 10 000 références en stock autour des univers du courant faible et de l'audio-vidéo (Câbles & cordons réseau, Écrans & supports écrans, Cordons audio-vidéo, Players & distributeurs, Baies & coffrets, Réseau actif (switchs, solutions wifi), installation électrique & éclairage, réseau & outillage), CUC se place comme le leader du secteur. L’engagement de CUC est une livraison en 24 h partout en France pour toute commande passée avant 17h. Mais ce sont aussi des livraisons possibles chez le client final, sur chantier,

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permettre une forte interaction entre le formateur et les participants, partout en France avec la possibilité de les faire chez le client.

Des équipes mixtes pour commandes faites à la main.

à distance pour l’industrie et les salles informatiques. Après les présentations et la pause très conviviale, les personnes furent invitées à participer durant 20 minutes chacun des 3 ateliers de CUC formations, HW Group et Trust smarthome. Hyper accessible, la domotique Trust smarthome est propriétaire et se fait sur le canal monodirectionnel 433 mHz, bidirectionnel 868Mhz et une ouverture sur le monde existe avec l’intégration du protocole Zigbee. De son côté, l’offre industrielle de HW Group rassure par sa qualité de fabrication et la facilité d’installation. Totalement basé sur Ethernet IP, les retours d’états sont permanents et rassurent les professionnels. Au-delà de la découverte de ces fabricants, c’est avant tout l’échange et la rencontre qui priment. SMARTHOME ELECTRICIEN+ N. 63 - OCTOBRE 2016 - 31


VISITE VISITE USINE

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© Airdiasol.Rothan

L

EDVANCE détient tous les ingrédients indispensables à la satisfaction de ses clients : un portfolio attractif qui s’étoffe et se voit complété par une gamme de produits intelligents, des équipes dynamiques et ouvertes aux changements, une mise sur le marché lisible au travers de distributeurs et toutes les compétences nécessaires à la couverture de la chaîne de valeur (R&D, usines, centre logistique). Pour LEDVANCE, faire avancer la lumière est plus qu’une promesse. C’est une attitude. Le site de production de Molsheim dans le Bas-Rhin, crée en 1927, produit des lampes halogènes de forme classique et des lampes à incandescence (production pour les pays hors Europe). Cette usine repose sur un savoir-faire des femmes et des hommes, cultivé dès son origine et sur des processus automatisés qui permettent d’atteindre la compétitivité attendue sur le marché. Acteur du développement durable : LEDVANCE valorise le développement durable au sein de son industrie. La réduction des consommations d’énergie nécessaires à la fabrication des produits et la gestion des déchets constituent de véritables objectifs stratégiques pour le site de Molsheim. Certifié ISO 9001, 14001 et 50001, le site agit dans le respect des règles sociales et environnementales. A titre d’exemple, l’usine a réduit de plus de 18 % sa consommation d’énergie électrique de 2012 à 2015 en améliorant certaines installations et

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Le 1er juillet 2016, la division éclairage général d'OSRAM est devenue, suite à une scission, une entité indépendante nommée LEDVANCE. LEDVANCE englobe dans son portfolio les lampes traditionnelles et LED commercialisées sous la marque OSRAM chez les distributeurs professionnels et grand-public, les alimentations et les bandeaux Flex ainsi qu’une gamme complète de luminaires LED principalement dédiée aux installateurs. D’ores et déjà 8 familles de luminaires ont été présentées et se déclinent en Downlight, Spots, Etanches, Réglettes, High Bay, Panel, Hublots et Projecteurs. Ce sont soixante références commercialisées sous la marque « LEDVANCE Osram », que l’on retrouve sur les linéaires des partenaires distributeurs.

© Airdiasol.Rothan

© Ledvance

© Airdiasol.Rothan

Le site ledvance de Molsheim

98 % des déchets sont revalorisés.Outre le site de production, l’usine LEDVANCE comprend également le Centre de Distribution Européen (CDE). Avec une capacité de stockage de 54 000 palettes sur 32 000 m² la livraison est assurée principalement en Europe et s’étend dans le monde.



AVIS D'EXPERT

BIM : l’innovation et les technologies collaboratives dans le secteur de la construction Alba Irigoyen Gómez, Trace Software International Logiciels et services dédiés à l’ingénierie industrielle www.trace-software.com

Le BIM (modélisation des données de la construction) est un outil technologique utilisé dans la gestion de projets de construction et d’ingénierie, par le biais d'un modèle numérique en 3D. Il se montre indispensable pour les professionnels de l'architecture, de l'ingénierie, de la construction, des préparateurs et de la décoration d'intérieur.

B

ien que cette technologie semble avoir émergée au XXIe siècle, ce processus de génération et de gestion des données a ses origines à la fin des années 70 et au début des années 80, aux États-Unis. La première version a été développée par Sigma Design International (Lousiane). En Europe, Graphisoft (Hongrie) a été un pionnier dans l'application du concept BIM. Cependant, il faut mentionner la première technologie qui a révolutionné le domaine de la conception et de la construction : la CAO (Conception Assistée par Ordinateur). La CAO implique la possibilité de travailler de façon digitale en deux dimensions ; jusqu'à l'avènement de la CAO, les projets sont représentés avec du papier et un crayon. Initialement, l'utilisation de la CAO a permis de gagner du temps dans le développement de projets, mais cette application n'a pas réussi à s’adapter aux besoins actuels en raison de ses limites en matière d’affichage partiel du projet et de processus plus contraignant. En effet, chaque partie de la conception est indépendante, de sorte que tout changement doit être reproduit manuellement sur chaque partie. En bref, ces manques dans ce domaine conduisent à une augmentation des dépenses. Si la CAO et le BIM ont coexisté pendant tout ce temps, qu'est-ce qui a conduit le BIM à s’imposer par rapport à la CAO ? Pour le comprendre, nous devons regarder dans le passé et se placer dans le contexte de la crise, en particulier à la fin de 2007, lorsque la bulle immobilière éclate. Nous faisons face à un secteur qui s’enfonce très rapidement. Il est temps de repenser le modèle de la production de constructions et de se diriger vers un modèle plus compétitif, de réduire les coûts. Bienvenue au BIM. Pour citer Jerry Laiserin : le BIM est un modèle de construction basé sur des données représentant un processus à travers lequel vous pouvez voir toutes les phases de conception et de construction à partir de diverses dimensions. En conséquence, nous optimisons le projet, tout en parvenant à une meilleure communication, collaboration et simulation. Dans un secteur comme la construction, qui a impliqué des professionnels de différentes disciplines, des outils numériques collaboratifs sont la clé de l'industrialisation et de l’éloignement de pratiques dépassées ; il est temps d'ajouter de l'intelligence. Selon les experts dans ce domaine, cette évidence peut se quantifier : les outils collaboratifs peuvent économiser jusqu'à 33 % sur le coût de l'entretien des bâtiments tout au long de la vie du bâtiment, permettent une réduction de 40 % de l'ensemble des risques et d'accroître la qualité globale des projets de plus de 50 %.

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Jusqu'à présent, nous avons parlé des dépenses et de la qualité, mais dans le contexte économique actuel, les questions environnementales exigent également un engagement ferme dans le domaine du bâtiment et la construction ; pour parler de l’économie réalisée, de l'optimisation des ressources et de l'efficacité dans le processus de construction, nous devons adopter un nouveau paradigme. Ainsi l’exige un engagement énergétique conclu pour l'horizon 2020, dans le cadre de la stratégie énergétique de l'Union européenne. La réponse à tous ces besoins est le BIM. Mais comment obtient-on de réduire les coûts, d’améliorer la productivité et de veiller à ce que les projets de construction soient réalisés de manière durable par le biais d'une application technologique ? La réponse est plus simple qu'il n'y paraît, le nœud de la question est de combiner, dans le même temps, tous les facteurs qui entrent en jeu dans un projet avec des éléments en 3D : le temps passé à l’exécution, la durabilité, la soutenabilité et le coût économique. Jusqu'à l'avènement du BIM, ceux-ci se concrétisaient en différé tout au long du processus de construction, dans différents documents à différents moments. Avec le BIM, nous pouvons travailler à partir d'une base de données centrale en temps réel, un système qui vous permet de contrôler tous les détails du cycle de vie du bâtiment et d’empêcher les erreurs les plus importantes avant de sauter du virtuel au réel. Des pays comme le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Scandinavie et la France sont en avance dans l'utilisation du BIM, tandis que les pays d'Europe du Sud ont encore du chemin à faire. Toutefois, l'administration a déjà pris des mesures en la matière. Le Parlement européen a exhorté les pays membres à se plier à la réglementation des marchés et des marchés publics, en recommandant la mise en œuvre de la méthodologie BIM dans toutes les phases - conception, construction et exploitation (entretien et facilité de gestion) – des équipements et de l'infrastructure publique. Quand on parle de nouvelles technologies, nous ne pouvons pas ignorer la réalité : l'e-accessibilité, soit aujourd'hui, la démocratisation du monde numérique est une réalité. Toute personne avec un smartphone ou une tablette peut accéder à des technologies Internet qui, dans le passé, étaient reléguées à des professionnels. Ainsi, nous avons à notre portée, au sein de nos applications, une base de données de formes et d’éléments de construction avec lesquels planifier, analyser et simuler pour, par exemple, créer notre propre maison. Mais l'accès à la technologie nous rend-t-il professionnels ?




VIE ÉCONOMIQUE

Se rassembler pour gagner Un GME est un accord momentané entre des entreprises pour élaborer une offre commune en réponse à un marché. Cet accord privé, qui s’organise dans le cadre de la liberté contractuelle n’obéit à aucune réglementation spécifique quant à sa constitution et son fonctionnement. Il permet aux entreprises de s’organiser pour répondre à un marché auquel elles ne pourraient soumissionner seules et n’existe donc que pour une durée déterminée. Le GME n’a pas la personnalité morale et chaque entreprise membre dispose de la qualité de cotraitant. Sans confiance, un groupement n’est rien Plusieurs types de regroupement d’entreprises existent qu’ils soient momentanés ou permanents. Dans tous les cas, ils nécessitent de définir dès le départ des règles claires et précises sur l’objectif, le fonctionnement, la stratégie commerciale et les méthodes de travail. C’est la survie même du groupement qui est en jeu. Il ne faut jamais croire et faire

confiance aux non-dits. Car le travail en équipe nécessite une confiance mutuelle et une implication réelle. Nécessairement, cela va entrainer des modifications d’organisation du travail. En aucun cas, l’entrepreneur ne

doit considérer les relations amicales issues du terrain comme une raison suffisantes pour créer un groupement. Surtout que les installateurs sont habitués à ne compter que sur eux-mêmes. A l’heure des collaborations, covoiturages, cocréations et colocations, c’est un bon moyen de basculer et d’entrainer les jeunes des entreprises dans une logique participative et créatrice de valeur. Face à la concurrence étrangère ou celle des grands groupes, le groupement d’entreprises permet de continuer à exister tout en conservant son indépendance et son identité. Cela permet surtout d’être plus fort pour répondre à des marchés publics qui sont habituellement inaccessibles. Le GME permet sou-

2 TYPES DE GROUPEMENT MOMENTANÉ D’ENTREPRISES

• Le groupement momentané d’entreprises solidaire, avec mandataire commun. Dans ce cas, chaque entreprise est solidairement engagée et en cas de difficulté d’exécution, peut être amenée à pallier la défaillance de l’un des partenaires.

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• Le groupement momentané d’entreprises conjoint, avec mandataire commun solidaire ou non des membres du groupement. Chaque opérateur est alors engagé sur les prestations qu’il réalise. En cas de défaillance de l’un d’entre eux il appartient au mandataire s’il est solidaire de faire réaliser la prestation ou les travaux au prix initialement prévu dans le marché.

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Sans confiance, un groupement n’est rien.

LES OBLIGATIONS DES COTRAITANTS • Réaliser les travaux ou prestations correspondant à leur part du marché ; • Respecter l’ordre et les délais d’exécution des travaux prévus ; • Communiquer au mandataire commun toute information de nature à faciliter la réalisation du marché ou de le prévenir d’un éventuel problème. Retrouvez un exemple de convention de GME conjoint

vent de conserver le travail et de le répartir entre les petites entreprises Très facile à monter Quel que soit le type de GME, il est indispensable de conclure une convention écrite, convention de GME appelée aussi convention de cotraitance, entre les différentes entreprises. Elle définit les règles de fonctionnement interne au groupement. La convention permet à chaque entreprise de connaître précisément ses engagements, ceux des autres membres du groupement et la mission détaillée du mandataire commun. Elle précise si une solidarité est prévue entre entreprises. Ces informations permettent d’anticiper d’éventuels litiges et de disposer de solutions face aux difficultés pouvant survenir en cours d’exécution du marché. Chaque entreprise, membre du groupement, est liée au maître de l'ouvrage par un marché de travaux tandis que le maître d'ouvrage ne signe qu'un seul acte d'engagement. L'un des prestataires du groupement doit être désigné comme mandataire. Dans le cas, de majorité d’une entreprise, celle-ci est désignée d’office. Le mandataire commun est l'interlocuteur unique du maître d'ouvrage et c’est lui à assure la coordination interentreprises. Très facile à monter Quel que soit le type de GME, il est indispensable de conclure une convention écrite, convention de GME appelée aussi convention de cotraitance, entre les différentes entreprises. Elle définit les règles de fonctionnement interne au groupement. La convention permet à chaque entreprise de connaître précisément ses engagements, ceux des autres membres du groupement et la mission détaillée du mandataire commun. Elle précise si une solidarité est prévue entre entreprises. Ces informations permettent d’anticiper d’éventuels litiges et de disposer de solutions face aux difficultés pouvant survenir en cours d’exécution du marché. Chaque entreprise, membre du groupement, est liée au maître de l'ouvrage par un marché de travaux tandis que le maître d'ouvrage ne signe qu'un seul acte d'engagement. L'un des prestataires du groupement doit être désigné comme mandataire. Dans le cas, de majorité d’une entreprise, celle-ci est désignée d’of-

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fice. Le mandataire commun est l'interlocuteur unique du maître d'ouvrage et c’est lui à assure la coordination interentreprises. Que se passe-t-il en cas de défaillance d’une entreprise ? En cas de GME conjoints, avec solidarité du mandataire commun, il appartient au mandataire commun soit de réaliser les travaux par lui-même au même prix que les conditions fixées par le marché, soit de trouver une entreprise qui remplace celle qui est défaillante. La solidarité permet d’assurer au maître de l’ouvrage que, quelle que soit la défaillance de l’un des cotraitants dans l’exécution de ses obligations (dépôt de bilan, maladie, retards…), le marché sera exécuté au même prix et sera garanti : - par le mandataire commun (si la convention le prévoit) en cas de GME conjointes, - par l’ensemble des cotraitants, en cas de GME solidaires. Lorsque le mandataire n’est pas solidaire, il appartient au maître d’ouvrage de passer un contrat avec une autre entreprise. En cas de défaillance d’un membre d’un GME solidaire, les autres cotraitants doivent exécuter ses travaux en ses lieux et place. Cette obligation se poursuit pendant 10 ans à compter de la réception des travaux en ce qui concerne la réparation des dommages qui portent atteinte à la solidité ou à la destination de l’immeuble Le GME est un outil juridique qui mérite d’être connu car il permet aux entreprises de taille moyenne ou de petites tailles, souvent écartées des marchés publics, de s’imposer en s’associant et donc de profiter aussi de ces contrats intéressant économiquement. Nécessitant une confiance absolue dans ses partenaires, des entreprises peuvent créer un groupement permanent qui est une mise en commun pérenne de moyens ; les bénéfices ou les pertes sont supportés par le groupement. Le groupement permanent a une personnalité morale, distincte de celle des entreprises qui la composent, à la différence du GME. Une initiative est lancée avec la création d’une plateforme internet pour permettre aux entreprises de de se regrouper afin de répondre aux appels d’offre. www.groupement-momentaneentreprises.com



N°63 OCTOBRE 2016

Adhérer à la CSEEE : plus qu’une bonne idée ! Beaucoup d’entreprises veulent aujourd’hui développer leur capacité d’adaptation, leur réactivité et leur réseau. L’adhésion à une organisation professionnelle facilite ces démarches et permet d’ouvrir des opportunités. Les professionnels bénéficient de services mutualisés, d’informations précises, d’espace d’échanges et de moyens d’agir ensemble sur leur environnement. Créée par des électriciens pour les électriciens, la CSEEE accompagne le mouvement d’un corps de métier qui évolue en permanence et joue un vrai rôle moteur de l’évolution actuelle du bâtiment. La CSEEE, c’est quoi ?

La Chambre Syndicale des Entreprises d’Équipement Électrique De Paris et sa Région (CSEEE) est une organisation professionnelle qui a pour objet de représenter et d’apporter des services aux entrepreneurs du secteur en région parisienne. Organisation de proximité, elle entretient un contact direct et quotidien avec les entreprises et agit au sein d’un réseau puissant d’organisations représentatives des métiers du bâtiment, la FFB et la FFIE. Ceci permet aux entreprises d’être entendues par les instances et organismes de leur branche professionnelle, des pouvoirs publics, des collectivités locales et des partenaires de la filière électrique. Les avantages d’adhérer

Pour l’entreprise, son dirigeant et ses collaborateurs, les avantages de l’adhésion sont nombreux et spécifiques. L’organisation professionnelle n’a pas d’équivalent dans le secteur marchand.

DES INFORMATIONS DISPONIBLES DANS DE MULTIPLES DOMAINES Convention collective, paye, salaires, embauche, licenciement, accidents du travail, réglementation sur l’apprentissage, prévention hygiène et sécurité, normes et réglementation technique, technologies, règles de l’art, sous-traitance, marchés publics et privés, règles de la concurrence et du marché, conditions générales statistiques… 40

Elle est née d’une volonté de s’entraider, de se regrouper et de partager des services. Ces valeurs traversent le temps et s’accordent parfaitement avec les réseaux collaboratifs qui se développent aujourd’hui dans la sphère privée et professionnelle. L’adhésion à une organisation comme la CSEEE peut être utilisée de multiples manières et en fonction de ses besoins et de ses centres d’intérêt. Accès au service spécialisé

La CSEEE et le réseau de la FFB mettent à la disposition des entreprises un SVP Téléphonique ouvert aux dirigeants et proches collaborateurs. Il permet d’obtenir rapidement des réponses précises et qualifiées. Cette expertise sur le métier et l’environnement du bâtiment est sans équivalent avec des spécialistes qui analysent en permanence les réglementations et normes du domaine pour en simplifier la compréhension et l’application. L’information est traitée au plus près des besoins avec des outils pratiques, des modèles, des guides et des conseils mis à jour à chaque évolution réglementaire. Ces documents de référence font gagner un temps précieux à l’entreprise en leur donnant des repères et en leur évitant de prendre des risques. Le SVP aide les entreprises à gérer les problèmes qui prennent sur leur temps productif et leur disponibilité. En cas de doute, l’entreprise peut être orientée et conseillée. Une plateforme relationnelle

Rejoindre une organisation professionnelle apporte des moyens efficaces de ne

QUI SONT LES ADHÉRENTS ? De l’entreprise unipersonnelle à la grande entreprise, les 230 adhérents de la CSEEE composent un éventail large de compétences. De la domotique à la haute tension, de l’éclairage décoratif à la signalisation routière, du dépannage au facility management, des énergies renouvelables à la fibre optique… ils sont présents partout en région pour distribuer l’énergie et l’information indispensables à la vie économique. pas rester isolé et de créer un réseau mobilisable pour l’entreprise. Le besoin de collaboration entre entreprises de compétences complémentaires se renforce sur les marchés. Il est toujours bon pour un électricien de connaître un confrère peintre ou plombier de confiance qu’il pourra recommander à son client. Au sein de la CSEEE et de la FFB, les rencontres conviviales entre professionnels de différents corps de métier favorisent des connexions. Partager son quotidien, échanger, se comparer, aborder des préoccupations communes, sont autant de moyens pour l’entrepreneur un moyen de s’oxygéner et de prendre du recul. Pour faciliter les relations avec l’environnement, la CSEEE entretient des contacts réguliers et organise des opérations communes avec de nombreux acteurs clés de la filière comme Qualifelec, Constructys, Enedis, Consuel, l’OPPBTP… C’est un moyen de bénéficier



DES ÉCHANGES PERMANENTS

Les adhérents ont à leur disposition la possibilité d’assister régulièrement à des réunions d’échanges et d’information sur différents thèmes. La technique et la technologie sont au premier plan avec les ateliers métiers, les clubs Domotique, maintenance, Photovoltaïque, la cellule raccordement colonne montantes, les rencontres croissance et technologie, la journée connectée. La gestion d’entreprise et le management sont évoqués dans les clubs TPE, PME, RH, Formation. d’un appui sur des thèmes aussi variés que les procédures de raccordement au réseau, la réalisation du document unique, l’accès à des formations financées, etc. Active en matière d’emploi, la CSEEE facilite les recrutements en donnant accès à des candidatures de salariés et à l’apprentissage (CFA Delépine). Elle favorise la relation entre adhérents pour le prêt de main-d’œuvre et la collaboration sur chantiers. Sécuriser ses engagements

Prendre des marchés est indispensable pour une entreprise, mais c’est aussi une lourde responsabilité. Les relations avec les clients, les fournisseurs, les sous-traitants et les partenaires de l’entreprise se situent dans un cadre juridique qui doit être maitrisé pour protéger l’entreprise et ses collaborateurs. Pour sécuriser les engagements, la CSEEE propose des contrats types et des guides utiles pour maitriser ses engagements avant, pendant et après les marchés. Agir sur la reconnaissance et la visibilité de l’entreprise

Être adhérent est aussi un moyen efficace de sortir du lot. Dans notre secteur 42

qui compte beaucoup d’entreprises, les clients, les fournisseurs et les partenaires ont besoin de repères. Les qualifications, certifications, agréments, appartenance à un réseau sont des moyens de se différencier. La démarche d’adhérer à une organisation professionnelle reconnue exprime quant à elle un engagement de l’entreprise auprès de sa profession et une reconnaissance de ses pairs. C’est l’expression de valeurs fortes autour du savoir-faire et de la volonté de s’associer et partager. Protéger son entreprise

Aujourd’hui les législations peuvent rapidement être dépassées par les évolutions et ne plus jouer leur rôle. Les exemples d’Uber et Airbnb illustrent cette tendance. Face à ces situations, l’action vigilante des organisations professionnelles est le moyen pour les entreprises de faire entendre leur voix et d’agir pour éviter des déséquilibres brutaux qui menacent le tissu des entreprises et l’emploi. Obtenir des avancées pour le secteur

Par sa proximité des entreprises, la CSEEE est en mesure de faire remonter leurs préoccupations de terrain aux fédérations comme la FFIE et la FFB. Les Fédérations agissent à l’échelle nationale et obtiennent régulièrement des avancées significatives. Elles sont à l’origine de mesures pour stimuler la demande comme le taux réduit de TVA ou les incitations aux travaux. Elles obtiennent

également des assouplissements de lois trop contraignantes pour les entreprises ou pour mieux lutter contre différentes formes de concurrence déloyale. Rester en veille sur les opportunités de marchés

Beaucoup d’entrepreneurs constatent que la nécessité de garnir le carnet de commandes absorbe trop leur temps et leur énergie. Cela les empêche de se projeter sur l’évolution de leur entreprise et de construire une vision à transmettre à leurs collaborateurs. Pour gagner du temps. La CSEEE donne régulièrement aux adhérents la possibilité de participer à des présentations sur des technologies ou marchés spécifiques, d’avoir des retours d’expériences des confrères, de suivre l’évolution des tendances et des chiffres. Gagner du temps en accédant aux « bonnes » informations

Une étude récente d’IDC montrait que 7,4 heures hebdomadaires sont perdues à « rechercher des informations sans les trouver ». Aujourd’hui, une multitude d’informations est à portée de clic, mais pose souvent le même problème « l’information professionnelle que je recueille est-elle fiable, à jour et adaptée à mon secteur d’activité, à ma convention collective, à ma région ? Cette question ne se pose plus avec les informations et documentations produites par l’organisation professionnelle. n

COMMENT ADHÉRER ? L’équipe CSEEE est à votre écoute pour vous renseigner. Pour recevoir des plaquettes d’informations sur la CSEEE, écrivez à services@cseee.fr



50 bougies et un syndicat qui a encore plus de souffle ! Un demi-siècle, ça se fête. Le syndicat des installateurs et intégrateurs du courant faible organise son anniversaire, avec une convention qui aura lieu à Marseille les 29 et 30 novembre. Ses thèmes sont représentatifs des sujets qui sont au cœur des enjeux actuels dans ce domaine professionnel. Et c’est ouvert à tous, adhérent ou non. Une réflexion sur nos entreprises

Arnaud Brouquier, président du S2I Courant Faible explique en quoi l’évènement sera différent des rencontres habituelles : « Cette fois nous avons souhaité sortir du cadre technique, pour se poser des questions de fond sur nos entreprises et leur positionnement. C’est l’occasion de se remettre en cause commercialement. De s’aff irmer comme des entreprises de service. En se demandant par exemple : comment améliorer l’image de nos entreprises avec des outils simples ? »

Des thèmes réactualisés ou émergents

Parmi les autres thèmes qui seront au cœur des échanges, l’horizon sera sondé jusqu’à 2020. Quelles évolutions technologiques peut-on

anticiper ? Si depuis 10 ans les métiers du courant faible ont énormément évolué, le domaine est constamment en mutation. Aussi les techniques de vente d’hier ne sont plus celles de demain. D’autres questionnements apparaissent également, et méritent une attention particulière. C’est le cas du bien-être en entreprise. Celui des équipes comme du dirigeant. Partage de bonnes pratiques, discussions, auront toute leur place pour y répondre. Enfin le syndicat luimême, redessinera ses contours pour s’adapter à ces nouvelles donnes.

Dialoguer avec nos clients

Lors de la convention, des ateliers et des tables rondes réuniront installateurs, intégrateurs et partenaires industriels ou moyens généraux, mais aussi les potentiels clients : bailleurs sociaux, directeurs hôteliers ou encore

d’hospitality. Les écouter, se projeter dans leurs attentes pour les 5 ou 10 prochaines années. Voilà un dialogue essentiel à une évolution synergique de l’offre.

Marseille, capitale d’une province qui bouge

« Si les grands salons et assemblées générales sont habituellement à Paris, nous avons souhaité fêter cet anniversaire en Province » explique Arnaud Brouquier, qui est marseillais. « Nous avons envie de signif ier par-là que les régions bougent, offrent des opportunités d’affaires. Sont riches d’entreprises dynamiques. » En région PACA, le secteur hôtelier et médical est particulièrement conséquent. « Marseille est spécialisée en chirurgie de la main par exemple. Elle a été capitale européenne de la culture en 2013, et sera celle du sport en 2017 ! Avec tous les projets d’intégration que cela représente » poursuit-il. Sans oublier les charmes d’une rencontre au bord de la Méditerranée, avec un dîner gastronomique aux couleurs de la Cité Phocéenne. Inscription et programme en ligne sur le site du S2I Courant Faible

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Les coordonnées du syndicat

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S2I Courant Faible 1 place Uranie 94345 JOINVILLE LE PONT CEDEX Tél. : 06 58 18 71 58 Fax : 01 43 97 32 79 contact@s2icf.fr - www.s2icf.fr


PUBLI-RÉDACTIONNEL

NOTRE EXPERTISE AU SERVICE DES ENTREPRISES ! Qui est FORMAPELEC ? FORMAPELEC est une association créée il y a plus de 40 ans par des organisations professionnelles de l'équipement électrique pour répondre aux besoins de formation continue de leurs personnels. Spécialisés sur les métiers de génie électrique, FORMAPELEC accompagne au quotidien les entreprises de différents secteurs dans la construction et la mise en œuvre de leurs projets de formation en adéquation avec leur besoins. Où est implanté FORMAPELEC ? FORMAPELEC est implanté à Cachan (94), Dardilly (69), Pont du Château (63) et depuis peu à Dijon (21), Mallemort (13) et Courcelles Les Lens (62). FORMAPELEC propose à ses clients des solutions de proximité de plus en plus importantes via ses différentes agences mais propose également l’organisation de formations en intraentreprise partout en France à partir d’unités mobiles de formation spécialement conçues (sécurité, TST, réseaux de communication, Linky, etc.). Que fait FORMAPELEC ? FORMAPELEC propose des formations techniques très ciblées pour les monteurs, les encadrants, les chargés d’affaires, les techniciens BE… animées par des formateurs disposant d’une grande expérience en entreprise à partir de

moyens pédagogiques très proches de la réalité du terrain. Dans tous ses domaines d’intervention, FORMAPELEC propose des formations standards (catalogue) et des formations « sur mesure » adaptées aux attentes des entreprises : objectif/contenu, lieu, demande technique spécifique, etc. NOTRE OBJECTIF : proposer des formations innovantes, dynamiques et sur mesure, spécialisées dans les domaines du Génie électrique et du BTP, au service des entreprises Quels sont ses projets ? FORMAPELEC développe de nouvelles formations innovantes dans différents domaines afin de répondre aux attentes des professionnelles : Efficacité énergétique, réseaux de communication, AIPR, bâtiment intelligent, Haute Tension, etc. Le projet de création d’une école FORMAPELEC pour la mise en œuvre de formations longues qualifiantes est à l’étude. Retrouvez l’intégralité de l’offre de formation sur le catalogue 2017 disponible en version électronique sur www.formapelec.fr

NOS FORMATIONS : • Sécurité - Travaux sous tension • Installation / dépannage des équipements électriques BT et HTA • Conception des installations selon la norme NFC 15-100 • Réseaux de communication, fibre optique FTTH • GTB – Sécurité intrusion – Sécurité incendie • Maitrise de l’énergie, Energies renouvelables • Installations HTB • Organisation et management

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Interview du Directeur de FORMAPELEC Depuis plus de 43 ans, FORMAPELEC contribue au développement des compétences des salariés du BTP et de l’industrie/tertiaire. Afin de renforcer son offre et son champ de compétences, FORMAPELEC a repris l’activité d’AFORELEC et du Groupe PREZTANCE, structures spécialisées dans la formation des entreprises du BTP. Ainsi, notre offre 2017 a été construite pour apporter aux professionnels un éventail de formations plus complet avec de nouvelles thématiques en matière de sécurité, de réseaux de communication, d’éclairage extérieur et de management. Grâce à notre réseau de partenaires, nous avons également souhaité proposer plus de proximité avec de nouvelles implantations dans le Nord Pas de Calais, en PACA et en Bourgogne. Particulièrement attentifs aux mutations techniques et technologiques auxquelles seront confrontés les professionnels, FORMAPELEC a plus que jamais la volonté de placer les besoins des entreprises au centre de ses préoccupations. Conscient que la formation continue des collaborateurs est un des facteurs clés de la réussite d’une entreprise, nous souhaitons fortement consolider nos relations avec les professionnels pour répondre à leurs besoins en termes de formations, et ainsi leur apporter des solutions sur mesure.

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L'actualité de la

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L’HABITAT CONNECTÉ POUR TOUS

La FFD et la SBA, main dans la main pour le Ready to Service La Fédération Française de Domotique et la Smart Building Alliance ont organisé conjointement les universités d’Été Smart Building for Smart Cities les 14 & 15 Septembre 2016 au Domaine de Valpré à Ecully (Lyon). Les Universités d’Eté Smart Buildings for Smart Cities proposaient cette année des conférences et tables rondes avec des experts et des grands témoins, 30 ateliers avec des cas pratiques et des démonstrations, des stands exposants, des retours d’expérience et du networking autour de cocktails. Smart autour d'un vrai lot Smart, qu'il s'agisse de Smart Home ou de Smart Building. Par ailleurs, la FFD s'affaire plus à l'accompagnement des intégrateurs "domoticiens" dans une démarche vertueuse de mise en relation avec la maîtrise d'ouvrage tandis que la SBA a plus la vocation de définir les prérequis pour un Bâtiment Ready2Services et accompagner la maîtrise d'ouvrage dans l'intégration de ce référentiel dans leurs projets. E+ - Quelles différences fondamentales existe-il entre les marchés tertiaire et smarthome ? F.X. J. - Même si les technologies et les infrastructures peuvent être similaires, il est impossible d’aborder le tertiaire et le résidentiel de la même façon. Les processus de décision, les besoins fonctionnels et la taille des acteurs impliqués sont souvent très différents. Les modèles économiques sont eux aussi diamétralement opposés dans la mesure où la notion de retour sur investissement est difficile à démontrer dans le résidentiel. Là aussi, le marché a besoin de rupture en inventant de nouveaux modes de financement dans le résidentiel où le coût réel de la technologie va devenir marginal et va permettre aux sociétés de services comme les assurances,

par exemple, de proposer sous forme d’abonnement des fonctions connectées sur-mesure. Au-delà de ces différences, la FFD et la SBA font ensemble la promotion d’une nouvelle filière d’excellence au niveau international. Nous avons, en France, les fleurons mondiaux du BTP, de la fabrication et de la distribution de matériel électrique, des télécoms et de l’énergie. Nous ne pouvons pas laisser filer l’opportunité de devenir un leader mondial de la ville de demain, du bâtiment intelligent et du logement connecté. EF - Le tertiaire sait ce que signifie ROI. C'est plus compliqué dans le résidentiel. Cependant il y a désormais des convergences car, avec le numérique, nous parlons plus de services autour du Bâtiment

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Electricien+ - Alors que vos 2 organisations œuvrent sur des marchés différents, pourquoi faire un évènement en commun ? Qu’est-ce que traduisent Les universités ? François-Xavier Jeuland - La FFD et la SBA ont le même ADN. Elles rassemblent toutes les deux des entreprises extrêmement motivées par le développement du numérique dans le bâtiment avec tout ce que cela implique en termes de ruptures fonctionnelles, technologiques et organisationnelles. Le marché de prédilection de la FFD est plutôt le résidentiel mais nos adhérents travaillent également sur des projets de logements collectifs, d’hôtels ou d’immeuble de bureaux. Nous sommes donc extrêmement complémentaires avec la SBA qui aborde d’abord le marché par la Smart City. Nous incitons tous les acteurs concernés à travailler en réseau, main dans la main, et à appliquer les bonnes pratiques et les bons référentiels. Les Universités d’été du Smart Building permettent de réunir toutes les filières et tous les métiers de réfléchir ensemble aux meilleurs moyens de faire avancer les choses. Emmanuel François - Nos 2 organisations sont très complémentaires et ont un objectif commun faire migrer rapidement l'Industrie du Bâtiment vers le

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E+ - Quelles tendances et perspectives se dégagent de vos marchés ? FXJ - La présence massive cette année aux Universités d’été du Smart Building de promoteurs, de bailleurs et de collectivités démontre que le marché entre dans une nouvelle phase. On ne parle pratiquement plus, ici, de protocoles ou d’interopérabilité. Le débat s’est déplacé sur les défis budgétaires et les enjeux de société majeurs que sont le vieillissement de la population, les nouveaux usages du numérique et l’efficacité énergétique de nos quartiers. Nous avons trouvé un consensus tous ensembles sur le référentiel « Ready to services » qui doit pouvoir s’appliquer à tous les projets et permettre aux nouveaux métiers d’AMO Smart et d’intégrateurs d’intervenir dans les meilleures conditions. Enfin, une autre tendance concerne le BIM qui ne doit pas se limiter à la maquette numérique 3D en phase de conception/construction d’un bâtiment mais qui constitue sa carte vitale durant toute sa vie avec les notions de supervi-

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et le CAPEX(1) s'OPEXise(2). Par ailleurs c'est l'IoT qui pousse le Smart et cela va plus vite dans le résidentiel où il n'y avait que très peu d'automatismes tandis que dans le tertiaire nous avons depuis longtemps des systèmes de GTB et nous assistons ainsi à une mutation "plus douloureuse"... sion, de tableau de bord, d’optimisation, de carnet d’entretien et de suivi de maintenance. EF - Il est un fait désormais acquis de tous les professionnels, qu'ils soient plus dans le résidentiel ou plus dans le tertiaire, qu’aucun bâtiment ne trouvera preneur dans 3 ans s'il n'est pas connecté ! J'ajouterai d'ailleurs s'il n'est pas Ready2Services. C'est un enjeu majeur qui concerne aussi bien le neuf que la rénovation. Monsieur Jean-Eric Fournier, Directeur du Développement Durable de la Foncière des Régions, l'a d'ailleurs très bien exprimé aux universités d'été : "Nous sommes dans l'obligation de passer tous nos bâtiments en Ready2Service sous peine d'avoir des difficultés à les louer dans 3 ans avec comme conséquence une dévalorisation potentielle de notre patrimoine".

toutes ensembles d’insuffler un nouvel élan et de faire bouger les lignes au niveau des pouvoirs publics et des 400 000 entreprises du bâtiment employant près de 1,5 million de personnes qui sont toutes impactées de près ou de loin par l’arrivée du numérique et des objets connectés. EF - La FFD et la SBA sont nées à peu près en même temps avec comme objectif d'associer des acteurs issus d'horizons variés dans une démarche transversale. Tandis que les syndicats défendent les intérêts de leurs membres dans une approche plus en silo, nos organisations permettent d'associer différents secteurs et métiers dans un intérêt général. Il y a complémentarité et il doit y avoir convergence. Nous sommes apparus avec le numérique qui requiert une approche transverse multi filière sous peine d'avoir un acteur unique qui se positionnerait sur l'ensemble de la chaîne de valeur (ce qui est peu plausible et surtout pas souhaitable). Je pense que chacun a trouvé sa place dans le paysage économique.

E+ - Cela fait 4 ans que SBA et FFD existent, avez-vous trouvé vos marques à côté des organisations syndicales ? FXJ - La filière est en train de vivre une transition extrêmement importante qui voit apparaitre de nouveaux acteurs, de nouveaux métiers et de nouvelles façons de concevoir et de gérer les bâtiments. Cela implique aussi l’émergence de nouvelles structures, complémentaires aux organisations professionnelles historiques, capables

: CAPEX sont les coûts initiaux d’investissement d’un projet. (2) : OPEX sont les coûts opérationnels de fonctionnement. Souvent un investisseur va diminuer son CAPEX pour faire porter l’OPEX (les charges) sur les locataires. (1)

Δ

I BS 2016 8-9 nov Paris Porte de Versailles

Venez échanger sur les enjeux du bâtiment numérique sur le stand C21 commun FFD/SBA. Rendez-vous le 8 au soir à partir de 18h30 pour un apéro cocktail.

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Conférences FFD le 9/11/16 de 12h à 13h. Smart … quels impacts sur les infrastructures communicantes des bâtiments ? Présents David Menga Chercheur R&D EDF, Pascal Le Roux, IGNES, Carole Horlaville Delta Dore EMS et FX Jeuland.

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ATTENTION : ambiance conviviale assurée.



TECHNIQUE L'ALGORITHME DE VALENCE

Déperdition énergétique et mauvaise qualité du réseau électrique Grâce à une avancée extraordinaire réalisée au sein de l'université polytechnique de Valence, en Espagne, les ÉnergiMètres sont désormais en mesure de calculer le coût des déperditions énergétiques liées à des systèmes électriques inefficaces.

Qu'est-ce que la qualité du réseau électrique ? La qualité du réseau électrique est généralement définie comme la tension permettant le fonctionnement sécurisé et en continu d'équipements reliés à une source d'alimentation. Cette notion de qualité admet une certaine tolérance vis-à-vis du niveau normal de tension en mode de fonctionnement. La tension peut subir des creux et des pics de tension par rapport au niveau normal. Les creux peuvent entraîner la réinitialisation ou l'arrêt temporaire de charges, tandis que les pics peuvent les endommager, faire sauter les fusibles ou provoquer le déclenchement du disjoncteur. Alterna-

teur. Boîtier de jonction. 80 % des problèmes de qualité du réseau électrique proviennent de l'installation elle-même. Les défaillances peuvent être dues à des problèmes de qualité du réseau électrique comme des déséquilibres ou des harmoniques, une installation électrique de mauvaise qualité, un câblage endommagé ou une mise à la terre non conforme. Le démarrage de fortes charges au sein d'une installation peut interrompre le fonctionnement des équipements à proximité. En effet, le courant élevé engendré peut provoquer la diminution de la tension d'alimentation. « Si nous connaissons la quantité d'énergie perdue, nous sommes en mesure de prévoir les économies qui seront réalisées…», explique Joaquìn Montañana-Romeu de l'université de Valence, en Espagne. Les professeurs Leòn et Montañana sont à l'origine de l'un des 200 brevets déposés par cette fameuse université, résultant de leurs travaux exceptionnels qui constituent une véritable avancée et ont permis le développement d'un analyseur de qualité du réseau électrique. En tant qu'enseignants au sein du département d'ingénierie électrique de l'université, ils ont ouvert la voie au développement d'un algorithme mathématique qui analyse les systèmes électriques en termes de rendement énergétique.

ÉnergiMètres : l'incertitude ne fait plus partie de l'équation sur la qualité du réseau électrique Les ÉnergiMètres valident la qualité du réseau électrique à l'origine des installations électriques, vérifient la capacité du système électrique avant l'ajout de charges, détectent et préviennent les problèmes de qualité du réseau électrique avant qu'ils ne surviennent et aident à déceler des problèmes intermittents difficiles à identifier. Dans le cadre d'un dépannage, les analyseurs avec affichage indiquent des mesures triphasées pour les harmoniques, la puissance, les creux et les pics, les transitoires et les formes d'onde de courant et de tension. Et grâce à la fonction Unified Power Measurement développée à l'université de Valence, le calcul de l'impact financier de la déperdition énergétique liée à une piètre qualité du réseau électrique devient un élément exploitable de vos mesures. En pratique Pour en comprendre les retombées dans le monde industriel, prenons deux exemples. D'imposants systèmes d'entraînement, tels que des moteurs électriques, injectent d'importantes harmoniques dans le système de distribution électrique, ce qui provoque la distorsion du signal de tension. Les conducteurs sont en surchauffe, les câbles brûlent et les connexions sont interrompues. Avec des systèmes triphasés, les charges peuvent s'accumuler si le courant n'est pas équilibré. Les moteurs ne tournent pas de façon concentrique. Les axes vibrent et provoquent un mauvais alignement. Le système inefficace exige davantage d'énergie et finit par tomber en panne. Dans les deux cas, une analyse du réseau électrique adéquate peut déceler les problèmes. Non seulement les outils de diagnostic et de mesure seront capables d'analyser la qualité du réseau électrique, mais ils pourront également calculer la déperdition énergétique liée à une mauvaise qualité du réseau électrique, chiffrer cette perte et aider à trouver des solutions adaptées pour l'élimination des problèmes. En résumé, les installations seront plus efficaces. Et les entreprises économiseront de l'argent. Article réalisé en partenariat avec Fluke©

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APPLICATION

ÉCLAIRAGE

médiathèque au Bouscat

Au cœur de la ville du Bouscat, commune de la métropole de Bordeaux, La Source, médiathèque et maison de la vie éco-citoyenne et associative, conçue par l’Atelier d’architecture King Kong, est un élément majeur de la remodélisation urbaine et paysagère du centre-ville. Ouvert fin 2015, ce bâtiment décline une gamme sobre de matériaux sans ostentation mais élégante et raffinée. Tous les espaces intérieurs sont éclairés par des lignes lumineuses fuyantes en LED, RANA LINEAR LED de Sylvania, épousant la structure métallique du bâtiment. Développées spécifiquement pour ce projet par Sylvania, marque de Feilo Sylvania, elles garantissent un excellent confort visuel et offrent jusqu’à 43 % d’économies d’énergie par rapport à une solution traditionnelle. A propos du projet La Source du Bouscat : • Maître d’ouvrage : COMMUNE DU BOUSCAT • Architecte : AGENCE KING KONG • Bureau d’études : ARTELIA • Installateur : CIMEA

La Source, un marqueur identitaire fort Déployé sur 2.831 m2, ce bâtiment de béton blanc donne sur la place de la mairie et ses platanes historiques. Au rez-de-chaussée, sont logés les espaces publics de la médiathèque ainsi que ceux de la maison de la vie éco-citoyenne et associative. A l’étage, les espaces réservés à l’administration et aux bureaux du personnel. Dans une enveloppe de niveau BBC, tous les matériaux utilisés pour la construction de ce bâtiment ont été choisis par les architectes pour leurs qualités d’efficacité énergétique et acoustique, leur confort d’usage et leur esthétique. RANA LINEAR LED, un système unique d’éclairage LED allie confort et économies d’énergie « Quand on veut révéler les principes architecturaux d’un édifice, le choix des luminaires est important » indique Julie Dehaut, Chef de projet à l’agence King Kong. « Sur ce projet, pour souligner le rayonnement de la charpente métallique, nous recherchions un luminaire dont l’esthétique forme des lignes lumineuses. Il devait aussi être suffisamment puissant pour éclairer des hauteurs sous-plafond élevées - 9 mètres au plus haut - sans éblouir les usagers » rappelle Julie Dehaut. Pour répondre aux souhaits de l’architecte, Sylvania a développé un concept d’éclairage LED spécifique : RANA LINEAR LED, des lignes lumineuses continues suivant la structure métallique du bâtiment.

Equipé d’un diffuseur micro-prismatique à hautetransmission(UGR<19),RANALINEAR LED garantit un excellent confort visuel. Avec son design contemporain et minimaliste, il offre un flux lumineux uniforme (jusqu’à 3186 lm sur une longueur de 1150 m). Installé en saillie ou suspendu, RANA LINEAR LED est équipé d’un caisson en acier. Il est décliné dans différentes puissances et longueurs et dans différentes couleurs (noir, gris argent et blanc) pour une intégration réussie quel que soit l’espace éclairé. Compte-tenu de la qualité et de l’efficacité du système développé pour cette réalisation, Sylvania commercialise désormais RANA LINEAR LED en standard, avec un grand choix d’optiques et de finitions.

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Une solution LED unique pour La Source,


APPLICATION SITE LOGISTIQUE

EDI Barbé réduit la facture d’électricité

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Objectif de l’intégrateur EDI Barbé : aider l’un de ses clients à passer à la tranche inférieure sur sa facture d’électricité. Une belle étude de cas, qui combine la gestion intelligente de l’éclairage et l’optimisation du chauffage du bâtiment. Explications…

E

xpert en domotique et en immotique, EDI Barbé s’est vu proposer, il y a un peu plus d’un an, de réduire la consommation électrique du bâtiment de l’un de ses clients professionnels. Ce dernier, ACD Piles, fournisseur de matériels d’éclairage et de piles grand public, souhaitait non seulement passer à la tranche de consommation inférieure sur sa facture EDF (32 KVA), mais aussi que l’installation lui serve de vitrine technologique auprès de ses clients. Pour ce projet, l’intégrateur EDI Barbé, implanté à Rennes (35) et à Guérande (44), s’est donc associé à l’électricien Gergaud Industrie, basé à Redon (35), qui a travaillé en amont sur les solutions et a assuré le système de câblage. Sur le site, peu d’économies étaient envisageables pour l’éclairage des bureaux, déjà équipés de dalles Full LED. Le bâtiment de stockage, en revanche, constamment allumé, promettait de précieux gains. Après avoir réfléchi à l’organisation des rayonnages pour définir plusieurs zones, deux solutions d’éclairage ont été adoptées. « Pour les grandes zones de stockage, explique EDI Barbé, l’allumage de

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l’éclairage ‘grande hauteur’ tient compte de l’apport extérieur de lumière et repose sur la détection de présence. Des détecteurs ‘grande hauteur’, installés à 8 mètres de hauteur, agissent à 360° pour repérer la présence d’une personne. » Pour les rayons de stockage, une autre forme de détection de présence, par franchissement de barrière, a été adoptée. Des capteurs (de marque Sick) sont placés aux endroits de passage stratégiques dans les rayonnages, ils déclenchent l’éclairage lorsqu’une personne coupe le faisceau lumineux. Et pourquoi pas des détecteurs ‘grande hauteur’ comme dans les grandes zones ? « Pour une raison simple, nous confie EDI, les rayonnages n’étant pas toujours tous remplis, un détecteur 360° risquait de se déclencher au passage d’une personne dans le rayon d’à côté. » CQFD. La temporisation avant extinction tient compte du temps moyen passé dans un rayon particulier. Après l’éclairage, le chauffage. Il repose sur une gestion programmée de plages horaires et de périodes de vacances. Onze zones de chauffage ont été fixées pour optimiser le confort, avec des consignes différentes au


APPLICATION

A propos du projet • Logiciels utilisés : - ETS5 pour la programmation des équipements KNX. - L'automate se programme directement via sa page de programmation en html5. © DR

permet à EDI Barbé de jongler avec des « objets logiques », et elle facilite la personnalisation de l’interface web du client, qui peut, par exemple, préciser facilement les jours de vacances de son entreprise.

• Partie Éclairages : - 40 Eclairages Grand Stockage (Projecteur LED - Type Smart 5+5L HB - GEWISS 12 338 lm - 100° - 138 w) - 60 Eclairages Petit Stockage Picking sur deux niveaux (Luminaire étanche LED - Type SPLASH LED DEBBAS DUD 6 600 lm - 4 000 k). • Les intervenants : EDI Barbé 2 rue du bordage - 35510 Cesson Sévigné Gergaud Industrie 3 rue Marcel Quercia - 35600 Redon

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rez-de-chaussée et à l’étage. Le départ et la gestion du chauffage s’appuient sur des thermostats d’ambiance KNX, mais l’intervention manuelle reste possible en journée. L’interface de supervision homeLink, de Schneider,

• Equipements Physiques : - 23 détecteurs BEG KNX grande hauteur. - 55 capteurs Sick reliés à des Sucres KNX Hager (34 capteurs RDC, 21 capteur N+1) - 5 modules Schneider - 10 A 12 sortie répartie sur deux tableaux - 2 Modules de Chauffages HAGER (12 Gestions de zones) - 11 Thermostat d'ambiance Schneider pour 11 zones de chauffages

ACD Interpiles Zone du Val Coric Ouest - Rue de la Bonde 56380 GUER

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INNOVATION SCHNEIDER ELECTRIC

Le numérique s’empare de l’électrique « Vivre et travailler en 2030 » selon Schneider Electric. L’innovation numérique au sein des bâtiments transforme en profondeur les usages et les habitudes de ses occupants ou encore de ses gestionnaires. Un bâtiment connecté est un bâtiment ouvert, évolutif et efficace. Son architecture numérique lui permet d’intégrer et de proposer de nouveaux services, même ceux qui nous sont encore inconnus. Le bâtiment ne nait pas connecté, il le devient. La digitalisation permet de le piloter très efficacement ; visualiser ce qui s’y passe, prévoir ce qui pourrait arriver, planifier sa maintenance, améliorer le confort de ses occupants et tout en optimisant les dépenses énergétiques.

Guide de choix des parafoudres

Afin de garantir la sécurité des biens et des installations contre la foudre, l’application permet de déterminer le bon parafoudre en quelques clics. Destinée aux distributeurs, électriciens, tableautiers et bureaux d'études, cette application en ligne gratuite est également disponible sur smartphone (Android ou iOS). La sélection de la bonne protection peut s’avérer complexe compte tenu du nombre de références disponibles, elle doit faire l’objet de toutes les attentions. Le type de bâtiment (résidentiel, tertiaire, industrie…), la localisation (zone urbaine ou rurale, région montagneuse…), les caractéristiques de l'installation (tableau général basse tension, tableau divisionnaire, triphasé, schéma des liaisons à la terre...), sont autant de paramètres à prendre en considération dans le choix d’un parafoudre. https://surgeprotection.schneider-electric.com/web/FR/index.html

Fusion, l’interrupteur gestuel

Configuration en ligne d’une installation électrique en seulement trois clics ! Accessible sur internet et disponible également sur smartphone et tablette, l’application "MIE3C" ("Mon installation en 3 clics") permet aux électriciens de configurer une installation électrique résidentielle, en conformité avec la norme NF C 15-100. Pour obtenir un devis complet d’une maison ou d’un appartement, il suffit de sélectionner le type de travaux, de bâtiment, de chauffage et le type du logement (T1 à T6). Une fonction « configuration avancée » permet de compléter la liste du matériel : coffret, interrupteur différentiel, disjoncteur... et d’y intégrer également des équipements comme les coffrets de communication LexCom Home ou le système de gestion de l’énergie Wiser Link.

Plus besoin d’appuyer sur un bouton pour allumer une lumière, un geste suffit ! Pour les immeubles résidentiels et pour le petit et moyen tertiaire, Fusion se présente comme l’interrupteur du futur : une seule interface numérique pour remplacer tous les différents types de bouton de commandes et affichage de la température ! - Interface tactile et à reconnaissance de geste - Multifonction, il peut être 100% customisable sur les fonctions éclairage, ouvrants, et chauffage, - Dédié aux architectures KNX, il se configure très simplement et peut être modifié à l’infini selon l’évolution des besoins des bâtiments.

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www.mie3c.schneider-electric.fr


INNOVATION

Ecoreal630, un logiciel qui révolutionne la conception des tableaux électriques

Accessible à distance, le logiciel de conception des tableaux électriques ecoreal630 fonctionne sur toutes les versions de Windows, IOS ou Linux. Ecoreal630 permet une configuration automatique et à distance des tableaux électriques jusqu’à 630 A avec de l’appareillage modulaire (disjoncteurs, interrupteurs, contacteurs et télérupteurs), des disjoncteurs boîtiers moulés et les enveloppes Prisma et Pragma. 4 étapes. 5 types d'appareils : parafoudre, départs directs, tête de groupe, départs terminaux, contrôles. 5 caractéristiques : courant de court-circuit, puissance de l'installation, arrêt d'urgence ou commande d'ouverture de l'appareil à distance, comptage d'énergie, retour d'information. https://ecoreal630.schneider-electric.com

Facility Hero, l’application de maintenance mobile et collaborative

Optimiser les ressources et le temps représente un point critique de la maintenance des bâtiments et des sites industriels. Avec Facility Hero, les responsables de maintenance gérent au mieux leurs installations et améliorent leurs performances. Partage d’information entre les responsables de la maintenance, les agents qui interviennent sur site et les fournisseurs ou sous-traitants, afin de gagner en efficacité, d'optimiser leur temps d'intervention et d'améliorer considérablement leur réactivité, en restant informés à tout moment de l’état des installations. L’application permet la géolocalisation des bâtiments et des équipements à maintenir. Les agents de maintenance peuvent programmer leurs tâches (maintenance préventive...) et se connecter aux produits communicants afin de faire remonter des alarmes à distance et améliorer la continuité de service des équipements. Appstore ou Play.

Resi9, le tableau électrique esthétique et personnalisable Le coffret électrique devient un élément de décoration à part entière et ne se cache plus ! Les portes du coffret sont personnalisables et disponibles en diverses finitions. Chaque composante du tableau électrique remplit un rôle essentiel qui garantit sécurité, confort et maîtrise du budget. Son confort de pose apporte davantage de facilité et de sérénité aux artisans électriciens. Assorti à la gamme de prises et interrupteurs Odace, il est disponible en plusieurs finitions. Système à fixation rapide sans outils, clips démontables, réglage en hauteur, coffrets avec rail DIN amovible facilitant le passage des câbles...

www.schneider-electric.fr/facilityhero

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UN ACTEUR DE LA FILIÈRE

Arnaud GABEL DIRECTEUR COMMERCIAL UBIWIZZ Avec l’arrivée massive de l’Internet des Objets dans notre vie quotidienne, il devient presque impensable que le bâtiment ne soit pas lui-même connecté. solutions pour le smart home et le smart building. Il a vu le jour en début d’année 2014 au salon Light & Building de Francfort. Ubiwizz regroupe sous une même marque les meilleures offres (capteurs / actionneurs / automatismes… et applications de pilotage) apportant ainsi à ses clients une solution complète et cohérente avec une grande visibilité. Notre volonté est de nous appuyer sur un réseau d'experts et d’installateurs qui porteront localement cette offre. À la pointe du progrès, l'offre Ubiwizz est totalement interopérable, économique et durable. Depuis début 2016, Ubiwizz a rejoint le groupe Fidelan, (Decelect, CD Plastiques, Logilan, Vitec) spécialisé dans le courant fort, le courant faible et les Data Center. Une nouvelle stratégie marketing a été mise en place basée sur une image plus visible et un nouveau business-model plus court avec une forte intégration de la valeur. Cette stratégie repose en même temps sur des alliances avec des industriels connus et sur notre capacité à innover et développer de nouveaux produits grâce à nos sites de fabrication en France et à l’étranger (Tunisie et Chine). Nous avons réussi à fédérer un certain nombre d’acteurs tels que Somfy, ABB, My Fox, Vimar, des entreprises et des start up du monde

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e bâtiment n’est plus seulement défini par la matière qui le compose mais également par les possibilités qu’il offre. Il ne doit plus seulement protéger et abriter, mais également faciliter la vie de ses occupants, prendre soin de leur santé, respecter l’environnement, être en fusion avec la ville qui l’héberge et servir d’interface aux nouvelles technologies Internet, dont les capteurs de l’IoT. Ajoutons que ce bâtiment multifonction se veut aussi de plus en plus modulaire. Auparavant construit pour durer, il est aujourd’hui conçu pour changer et échanger. C’est un bouleversement phénoménal qui va toucher toute l’industrie du bâtiment restée jusqu’à présent très traditionnelle reposant sur des cycles de vie très longs, presque toujours supérieurs à 10 voire 20 ans… L’infrastructure étant disponible (via la box FAI), il est clair que de nombreux services vont venir s’ajouter à cette fonction basique. Le numérique va révolutionner les solutions et les modèles économiques ; il faut penser « global » et « interopérable ». Il est donc nécessaire de passer d’une organisation pyramidale à une organisation en réseau et de passer de la propriété à la mutualisation et au partage. Prenant conscience de ces ruptures, Ubiwizz a créé un écosystème complet de produits et de

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du soft et de l’Intelligence Artificielle comme Ubiant pour répondre aux attentes du marché. Cela nous a permis de nous positionner chez les plus grands promoteurs immobiliers français (comme Bouygues Immobilier) et chez les plus grands énergéticiens comme ENGIE ! Ubiwizz travaille en étroite collaboration avec l’ensemble de ses partenaires pour que les promesses d’interopérabilité, de fiabilité et de sécurité soient tenues dans 100% des situations. Le cœur de notre écosystème est fondé sur une technologie qui a déjà fait son renom dans le monde du bâtiment, EnOcean. Depuis la création d’Ubiwizz, nous sommes convaincus par cette technologie sans fil et sans pile, qui permet enfin de rendre les solutions radiofréquences pertinentes dans les bâtiments tertiaires. Notre ambition à très court terme (2017) est d’intégrer d’autres protocoles de communication comme Zwave, Wifi, Zigbee… Pour cela, nous avons développé une passerelle ubiwizz IP qui pourra incrémenter ces nouvelles technologies, sachant qu’aujourd’hui nous savons déjà communiquer en EnOcean et que l’Ubibox est également compatible [io], d’où notre alliance avec Somfy. En résumé, Ubiwizz propose une solution complète pour les logements connectés et le bâtiment intelligent. Ce sont des solutions intégrées, permettant à la fois une forte standardisation des prestations ainsi qu’une grande évolutivité pour le client final. Grâce à ubiwizz, nous assurons la standardisation des prestations mises en œuvre sur le chantier. Par ailleurs, le choix de protocoles ouverts et standardisés (EnOcean, IP) assure une interopérabilité des systèmes, gage de fiabilité et d’évolutivité pour le client final. www.ubiwizz.com !


SURTITRE

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C'ÉTAIT AVANT

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PRODUITS ÉCLAIRAGE

LEDVANCE®

LEDVANCE®

LEDVANCE®

Lampes LED en verre

Linear

HighBay

Dotées flux plus élevés, et de versions gradables ou non, ces lampes en verre offrent tous les avantages de la technologie LED et un design très proche des lampes traditionnelles. Les lampes LED à réflecteur OSRAM PARATHOM® PAR16 et MR16 affichent les mêmes formes et dimensions que les lampes à réflecteur halogènes. L’équivalence halogène 80W en GU10 a un flux de 575 lm et la 50W pour la GU5.3 un flux de 621 lm. Les lampes Rétrofit aux formes classiques, flammes et sphériques, existent en version claire à filament LED et dépolie et culminent à 1420 lm (équivalence 95W incandescence). Les tubes LED SubsiTUBES sont disponibles en T8 connectés avec gestion sans fil via une cellule de détection IR, et T5.

Les nouvelles réglettes LEDVANCE Linear sont proposées dans deux modèles différents : la version standard est équipée d’un interrupteur dans des longueurs de 300 mm, 600 mm et 1 200 mm, tandis que la version Power, plus puissante et disponible en 600 mm - 1 200 mm -1 500 mm, en est dépourvue. Ces réglettes peuvent offrir un flux lumineux allant jusqu’à 2 500 lm et une efficacité lumineuse allant jusqu’à 110 lm/W. Ce luminaire livré avec tous ses accessoires de montage est très facile et rapide à installer, et il permet de réaliser en un instant des lignes continues avec un max de 10 luminaires mis bout à bout (sans ombre entre les réglettes). Températures de couleur : 3000 K/4000 K. Garantie 3 ans.

Deux luminaires de 120 W (angle de diffusion 90°) et 200 W (angle de diffusion 70°), avec un flux lumineux respectif de 13 000 et 22 000 lm et une efficacité lumineuse de 110 lm/W sont destinés à l’éclairage de grande hauteur (6 à 14 m). Ces luminaires robustes en fonte d’aluminium (IP65/IK08) offrent un design compact et un poids optimisé facilitant grandement leur manipulation et leur installation. Les luminaires sont prêts à l’emploi puisque tous les accessoires (crochets suspension / étriers) sont fournis. Ils bénéficient par ailleurs d’une durée de vie de 50.000h et d’une garantie de 5 ans. Remplace les luminaires High Bay équipés de lampes à décharge 250 W et 400 W. Température de couleur 4000K.

AURORA

SYLVANIA

TRILUX

Downlight M-Pro 7W LED

Réglettes Convenio

Luminaire Duroxo LED étanche au gaz

Nouvellement arrivé sur le marché français, Aurora présente un spot composé d’un seul bloc avec de belles finitions annoncé 100 % fait en interne. Ce downlight encastré unique, adapté à tous les isolants, aux plafonds étroits est compatible RT 2012. Etanche à l’air, IP65 et classe II, en version fixe et basculante, le mPro™ AURORA peut être installé dans les Bâtiments Basse Consommation (BBC) comme dans les pièces d’eau. Recouvrable d’isolants roulés, soufflés ou projetés*, ce spot, disponible en 3000K et 4000K, offre un très haut rendement, jusqu’à 660 lm pour seulement 7 W consommés, ce qui en fait l’encastré le plus efficace du marché. IRC > 80. Gradable. Tension d’entrée 2320-240V.

La lumière presqu’invisible. La gamme CONVENIO se compose de réglettes avec ou sans spots intégrés, de spots d’accentuation et d’accessoires de raccordement permettant de créer un système d’éclairage modulaire linéaire. Son design contemporain et minimaliste offre un flux lumineux uniforme. Sa conception ultra-fine (15 mm avec le support de montage) associée à un rendement lumineux élevé offre un éclairage design élégant et performant pour mettre en valeur un plafond, un mur ou un plan de travail. Nombreux accessoires de raccordement proposés (coins plats, coins intérieurs et extérieurs, commutateur de capteur dimmable…) et à la facilité d’installation du système. Température de couleur 3000K. Flux lumineux de 400 lm.

Eco-énergétique, performant et fiable, Duroxo LED est absolument étanche au gaz, tout comme au froid et à la chaleur. Il est parfaitement adapté aux atmosphères corrosives comme dans l’élevage intensif et résiste à des gaz tels que l’ammoniac. Grâce à son boîtier robuste en PMMA, Duroxo LED résiste également au nettoyage avec des produits chimiques agressifs et aux températures ambiantes entre -25° et + 35°C. Ce luminaire dispose du type de protection IP69K et d'une résistance aux chocs élevée (IK 10). Ce luminaire satisfait également aux normes rigoureuses de la production de denrées alimentaires aussi bien dans les entreprises certifiées IFS que BRC. Son ajustement à 360 degrés rend ce luminaire extrêmement flexible.

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PRODUITS DOMOTIQUE

JUNG

NIKO HOME CONTROL

TP-LINK

L'interrupteur LS ZERO

Unité de contrôle connectée 4 modules en 1

Routeur Wi-Fi S20 à écran tactile

LS ZERO permet une installation à fleur de cloison des interrupteurs classiques LS 990 aux lignes pures et élégantes. Ainsi, grâce aux données fournies par JUNG, les constructeurs de meubles peuvent travailler au millimètre près. Une fois la découpe réalisée, les boîtes d’appareillages sont installées. LS ZERO permet une installation remarquablement plane et harmonieuse grâce à ses boîtes d’appareillage usuelles encastrées dans le mur ou la cloison et au cadre fin utilisé. Une variante du modèle LS ZERO avec une hauteur de montage de 3 mm est également disponible. Le cadre design dépasse de 1,3 mm à peine de la surface du papier peint et offre ainsi une belle harmonie. 26 couleur unies ou combinées dans des cadres doubles ou triples.

La nouvelle unité de contrôle connectée de Niko a été pensée pour faciliter l'installation de Niko Home Control et augmenter le confort des résidents. 4 modules ont été réduits à un seul module de base réunissant : l'unité de contrôle, l'alimentation, l'interface IP et le module de contrôle à distance actuels. Les étapes du processus d'installation sont considérablement réduites. Grâce au routeur intégré, l'installation ne dépend plus du réseau domestique. La connexion sans fil permet de connecter un ordinateur portable à l'unité de contrôle connectée et ainsi de parcourir l'habitation pendant la programmation. Présence d’un diagnostic dans le logiciel de programmation pour diminuer le risque d'erreurs.

Véritable box domotique intelligente, son écran tactile intuitif de 4,3 pouces permet d’interconnecter et de centraliser tous les équipements intelligents via Zigbee, Z-wave et Wi-Fi. Avec un débit Wi-Fi de 1900 Mbps, il offre une connexion ultrarapide pour profiter de la vidéo HD en streaming et les jeux en ligne inclus. Apprécier sans interruption les activités gourmandes en bande-passante est possible grâce à son processeur double-cœur cadencé 1Ghz. Dotés de ports USB 3.0 et 2.0, le partage sur le réseau local et les transferts de fichiers, de musique, photos et vidéos est simplifié. SR20 possède la technologie Beamforming qui envoie des signaux Wi-Fi ciblés à des appareils distincts. PRODUITS AUTOMATISME

FINDER

WAGO

EATON

Programmeur de relais temporisés Automate PFC200 3G sur smartphone SMARTimer

Disjoncteurs à détection de courant résiduel de type F

Via l’application Android « Finder Toolbox », programmez directement et simplement un relais temporisé. Flexible et facile. Finder a élargi sa gamme de produits programmables grâce à un smartphone utilisant la technologie NFC (Near Field communication). Ce nouveau relais temporisé multifonctions est équipé de deux canaux 16 A complètement indépendants. Grâce à ses 25 fonctions disponibles et à son large choix d’échelles de temps, le SMARTimer sera un allié idéal pour toutes les applications. Il possède un écran LCD rétroéclairé de grande dimension, pour une lecture optimale des paramètres de fonctionnement, à savoir : le temps programmé, le temps partiel, l’indicateur de la temporisation en cours ainsi que l’état des entrées et des sorties.

Destiné spécifiquement aux applications intégrant des variateurs de fréquence monophasés (lave-linge, pompe à chaleur, etc.), ce disjoncteur assure une excellente protection des personnes et systèmes. Dans les applications installations dotées de variateurs de fréquence, des courants résiduels de diverses fréquences peuvent être présents simultanément. Le disjoncteur de type F prend en charge des courants résiduels de fréquences mixtes jusqu’à 1 kHz et les courants différentiels continus lisses jusqu’à 10 mA. Proposés en modèles 2 et 4 pôles pour alimentations nominales de 25 à 100 A, et en trois variantes adaptées à différents niveaux de courants résiduels (30 mA, 100 mA et 300 mA).

Grâce à un modem 3G intégré, le PFC200 constitue une solution idéale pour les applications de télérelève ou de télémaintenance. Le modem 3G donne accès à tous les services IP (serveur web, serveur FTP(S), envoi d'emails, etc.) ainsi qu'à l'envoi et la réception de SMS. Il dispose de deux interfaces ETHERNET, configurables en switch intégré ou en deux interfaces réseau distinctes. Ces dernières sont complétées par un port série RS232 ou RS485. Il supporte de nombreux protocoles sécurisés par les couches SSL/TLS, un pare-feu configurable par interface, un filtre pour les adresses MAC, des mesures de protection contre les anomalies protocolaires, etc. La réalisation d'un canal sécurisé de bout en bout est également possible grâce à OpenVPN et IPsec.

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PRODUITS ACCESSOIRES

KNAUF INSULATION

BOSCH

3M

Spot Protector

Batteries 10,8 V à charge à induction

Casque communicant Peltor™ ProTac™ III

Le Cahier des Prescriptions Techniques publié en Juin 2015 par le CSTB (CPT 3693_V2) impose un traitement particulier des dispositifs d’éclairage encastrés afin d’éviter tout contact direct avec l’isolant et donc tout risque d’incendie. KI Spot Protector est un protecteur de spots encastrés en laine de roche avec liant ECOSE® Technology, sans formaldéhyde, phénol, ni acrylique. Incombustible, il évite non seulement que la température à l’intérieur du protecteur de spot soit trop élevée mais garantit également une protection au feu supérieure à celle imposée par la réglementation (Euroclasse A1). Se compose d’un protecteur thermique avec couvercle de diamètre 248 mm et de clous de verrouillage/déverrouillage.

Compacte et performante, la batterie 2,5 Ah GBA 10,8 V 2,5 AH OW-B Professional bénéficie de la charge à induction. Comme avec les chargeurs 18 V, les outils se chargent à chaque contact avec le chargeur à induction et sont donc toujours prêts à l’emploi. Dépourvues de contacts, les stations de charge sont plus robustes que les chargeurs traditionnels et s’avèrent insensibles à l’eau, la poussière et la saleté. La station d’accueil de charge par induction L-BOXX permet de charger 2 batterie simultanément et un calage spécial autorise la charge directement sur le chemin du chantier. Ainsi la batterie de 2,5 Ah est chargée à 80 % en 40 à 70 minutes selon l’alimentation électrique et le type de véhicule.

Ce casque démocratise l’accès aux protections auditives à modulation sonore. Enlever sa protection auditive 10 minutes entraine une perte de 40% d’efficacité. D’une utilisation extrêmement simple, il n’est équipé que de trois boutons : marche, arrêt et réglage sonore qui peuvent être actionnés avec des gants. Une prise jack de 3,5mm permet de connecter une radio, un téléphone ou un lecteur MP3. 100 heures d’autonomie, avec 2 batteries AA. Les coquilles compartimentées protègent l’électronique de l’oxydation liée à l’humidité et la sudation et sont proposées pour des atténuations respectives de 26dB et 32dB. Entre 95 € et 105€ HT.

LEGOUEIX

IDEAL NETWORKS

PHILIPS

Ruban auto-fusionnant pro

Testeur portatif NaviTEK

Lampe de poche et frontale LED RCH6

Le Griffon Silicon Tape ST-101 permet aux professionnels de procéder rapidement aux travaux de réparation, d’étanchéité et d’isolation avec un seul et même outil ! Il a la particularité de pouvoir être utiliser pour rendre étanche (à l’eau) les raccordements électriques et isoler et protéger les prises et les câbles électriques. Etanchéité à l’eau et à l’air immédiate. Résiste à 12 bars de pression. Isole jusqu’à 15.000V par couche. Etirable jusqu’à 300%. Peut-être utilisé sous l’eau. Résiste aux intempéries et aux UV. Résiste à des températures de -54°C à + 260°C. Résiste aux acides, aux bases, aux solvants, aux huiles, à l’essence et aux hydrocarbures. Peut-être immédiatement soumis à une charge ou contrainte mécanique.

Ce testeur aide les techniciens à travailler plus efficacement, avec une suite complète de fonctionnalités de tests et de dépannage trouvés uniquement sur des testeurs portatifs dédiés. Il est soigneusement conçu pour aider les professionnels des réseaux à localiser et résoudre rapidement les problèmes de câblage cuivre et en fibre optique. NaviTEK NT détecte les services tels que RNIS, RTC et PoE, effectue des cartographies de fils, incluant la mesure de longueur, il affiche la distance du défaut et n’est pas sensible aux attaques de virus et de logiciel malveillant. Fonctions Autotest, Netscan qui affiche toutes les adresses IP et MAC et sonde réseau qui donne une illustration visuelle du réseau de l’utilisateur sont une aide visuelle utile.

Taille réduite, tête rotative à 90°, aimant intégré, bandeau ajustable inclus pour une utilisation frontale font de la baladeuse polyvalente Philips LED RCH6 l’outil idéal pour les inspections rapides. Pour les étourdis, elle est équipée de la fonction « Trouve-moi ». Les LED blanches haute qualité produisent un flux lumineux de 130 lumens ou 70 lumens en mode éco. Sa lumière blanche naturelle de 6 000 K, douce pour les yeux, réduit la fatigue oculaire tout en apportant un confort de travail. Certifiée IK07, sa résistance à l’impact, aux chutes, est élevée. Conforme aux normes IP54, ses propriétés d’étanchéité à l’eau, à la poussière et aux solvants sont maximales. Rechargeable en moins d’une heure.

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PRODUITS MULITMÉDIA

ERARD

STANDiT

U

n concept novateur pour accrocher son écran au mur sans perçage. Reconnu pour la qualité de ses fabrications et par un effort d’innovation sans équivalent dans son univers de produits, ERARD a conçu un produit totalement novateur (et breveté) qui permet d’accrocher son écran plat au mur, mais sans perçage !! Une géométrie en 3 points avec des appuis au sol très en avant du centre de gravité de l’écran permet à la structure en acier de forte épaisseur de garantir la rigidité et la stabilité de l’ensemble. Pour cela, un patin stabilisateur positionné à l’arrière de la tête de colonne assure une adhérence parfaite et une protection du mur Pour quels écrans ? Tous les écrans plats de 30 à 90 pouces sont compatibles avec les 3 modèles de STANDiT (STANDiT 400, STANDiT 600 et STANDiT PRO). Pour quels usages ? Plus qu’un produit, STANDiT constitue LA solution idéale pour les installations murales difficiles ou impossibles (murs anciens, parois de verre, installations temporaires, locations…). Et STANDiT son Design très épuré permet de l’associer à tous les environnements, que ce soit seul ou derrière un meuble. Retrouvez la vidéo du STANDiT sur www.erard.com

VITY

URC

PIONEER

Moniteur LCD 10.1’’ LCV10HDMI

Système smarthome MX HomePro

Lecteur audio réseau N-30AE

Ce moniteur LCD 10" wide full HD au format 16/9 - 1920 x 1080 pixels peut être connecté à une caméra Full HD avec monitoring CCTV. Il est particulièrement destiné aux applications de contrôle caméra, de réalisation de films, de plateau télévision ou encore de contrôle d’accès par vidéo-surveillance. Existe aussi en Angles de vue (en degrés) : 140 (H) x 110 (V). Luminosité : 250 cd/m2. Contraste : 500 : 1. Haut-parleur : x1 à l'arrière Fixation : VESA 75 x 75. Système : PAL/NTSC. Entrées : HDMI : 1 x HDMI sur port HDMI 2 x vidéo composite : 2 x BNC. Alimentation : 12 V connecteur XLR.

Ce système offre un point unique de contrôle du multimedia et des objets IOT (éclairage, thermostats, caméras de sécurité) et les produits Z-Wave. Le système se compose de 3 modules. Le contrôleur H500 Smart Hub se connecte via WiFi ou Ethernet et intègre l’app gratuite MX HomePro pour un pilotage sur smartphone. L’application permet également aux installateurs de maintenir les systèmes clients de n’importe où à distance. L’éditeur logiciel basé sur le Cloud offre le système de programmation via PC, Mac, smartphone ou tablette. Pour étendre le contrôle, la passerelle Z-Wave TRF-ZW2 pilote tous les périphériques Z-Wave. En option, la télécommande Wi-Fi R500 Smart dispose d’un écran couleur 2 pouces LCD et les canaux favoris.

Nouvelles connectivités et nouveaux services. Premier lecteur audio réseau Pioneer équipé d'un module Wi-Fi double bande (2.4/5 GHz), le N-30AE intègre le Bluetooth. Il est pourvu du Google Cast pour streamer de la musique depuis un smartphone Android sans passer par un point d'accès, de la compatibilité FireConnect pour intégrer le lecteur à un écosystème multiroom, et de l'accès aux services de streaming Deezer, Spotify, TIDAL et TuneIn pour les radios Internet. La compatibilité DLNA et AirPlay est toujours assurée, et un port USB pour raccorder une clé USB ou un disque dur externé formaté en FAT32. Un futur firmware activera la fonction serveur DLNA. Meilleure prise en charge des formats FLAC, ALAC, AIFF et WAV jusqu'en 192 kHz/24 bits, et le DSD 11.2 MHz. 599 €.

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3 QUESTIONS À

Certains concurrents préfèrent d’ailleurs travailler avec nous pour entrer sur le marché plutôt que d’apporter un nouveau standard.

© DR

Roger Leclerc,

président-directeur général de Cogelec et Intratone Fabricant français de matériel d’interphonie et de contrôle d’accès pour les immeubles collectifs et les maisons individuelles, Intratone, une marque de la société Cogelec, est leader sur le marché français depuis 2003. En 2007, Intratone Telecom est créée en partenariat avec Orange et devient le premier fournisseur en interphonie téléphonique sur réseaux GSM. Parmi les premières mondiales d’Intratone, on compte l’interphone VISIO 3G en 2009, et le premier module de communication 3G-IP 100 % vidéo en 2015. L’entreprise emploie 100 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros.

Les technologies évoluent très vite. Quelle politique d’innovation mène Intratone ? L’innovation est une culture d’entreprise basée sur l’écoute. Il faut être à l’écoute des nouvelles technologies, dans tous les domaines, et être sur le terrain, près des clients. On distingue, en effet, deux types d’innovation. Celle sur un marché existant – une technique qui permet de réduire le prix d’un appareil déjà consommé, par exemple –, et celle qui réalise un saut technologique, et qui implique d’être beaucoup plus à l’écoute du client. Mais il n’y a pas de garantie dans l’innovation, il faut une part d’irrationnel et d’interprétation. Nousmêmes devons satisfaire le gestionnaire de l’immeuble, les résidents, mais aussi les intermédiaires plus ou moins influents que sont les installateurs. Leurs intérêts à tous sont souvent confondus, parfois divergents. Il faut donc une interprétation des besoins des clients, et ensuite une interprétation de la solution. La concurrence est de plus en plus féroce, notamment avec des produits à bas prix. Comment réagissez-vous ? Nous préférons aller vers un marché de services. Nous pourrions même faire disparaître le produit matériel, aujourd’hui. L’abonnement à notre service nous protège de ceux qui veulent juste produire des boîtes moins chères, dans n’importe quelles conditions et n’importe quel pays. Nos concurrents sont avant tout des fabricants de matériel et nous paraissent mal à l'aise avec les notions de services et de proximité clients. D’autre part, nous avons su être innovants, être les tout premiers

66 - SMARTHOME ELECTRICIEN+ N. 63 - OCTOBRE 2016

sur le Web, les tout premiers à proposer une solution logicielle, gratuitement, aux bailleurs sociaux, alors que tout le monde tentait de vendre une licence. Nous nous sommes déployés beaucoup plus rapidement au niveau informatique pour conquérir le marché, sans chercher d’emblée à tout vouloir rentabiliser. Et quand les gestionnaires, les installateurs, les syndics ont un outil informatique qui fonctionne, ils veulent le conserver. Nos clients ont un patrimoine avec des passes pour leurs gardiens, leurs agents techniques, qu’ils ne vont pas changer dans chaque immeuble. Certains concurrents préfèrent d’ailleurs travailler avec nous pour entrer sur le marché plutôt que d’apporter un nouveau standard, sur une technologie filaire que tout le monde connaît. Aiphone est ainsi devenu notre partenaire en septembre dernier. Nous restons les leaders : nous devrions finir cette année avec une part de marché de 42 %, et de 47 % l’an prochain. Vous êtes présent au Salon de la copropriété. Comment voyez-vous ce marché ? Nous sentons un besoin en sécurité, la demande est soutenue, mais, comme dans toute l’économie française, le pouvoir d’achat de nos clients est un vrai problème, nous constatons comme tout le monde des reports et des annulations pour cause de budget. Sur notre marché, les données nationales montrent une légère récession. Écouter le marché, ici, c’est proposer des produits économiques, gérer l’étalement des dépenses avec des abonnements, et même intégrer le matériel dans l’abonnement comme dans notre offre Premium.


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