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FEGE Rapport de durabilité 2010-2011 Le secteur de l’environnement donne l’exemple durable


Code déontologique Lorsqu’une

entreprise

exprime

dure a déjà été activée à plusieurs

tion régionale mais nos membres

le souhait de devenir membre

reprises, chaque intervention s’étant

doivent d’ores et déjà les respecter.

de la FEGE, elle doit s’engager à

soldée à ce jour par une clarification

La FEGE contribue ainsi à la profes-

respecter le code déontologique

des situations. Le code assure donc

sionnalisation du secteur, tout en

de la fédération. Ce code décrit

aussi un climat constructif au sein

améliorant la situation sur le terrain.

plusieurs engagements clairs en

du secteur.

L’affiliation à la FEGE est donc

termes de respect de la législation

clairement aussi un label de qualité.

mais également de comportements

Ce code a également servi de

envers la fédération, notamment en

base à d’autres initiatives. Citons le

termes de collégialité.

code de bonnes pratiques pour le traitement des déchets d’amiante,

Pour la FEGE, il s’agit d’un minimum

et celui relatif à l’acceptation des

que chaque membre doit respecter.

déchets dans les décharges en

Nos statuts prévoient dès lors une

Flandre ou encore la réflexion sur le

procédure s’il nous est signalé que

problème de la dilution des déchets.

l’un de nos membres ne respecte

Le but final consiste à transformer

pas cette déontologie. Cette procé-

ces codes en une réglementa-

nt me nne viro ment» l’En nne de viro on e l’En ti s e sd

G e de epris ses ntr pri des e tre En mique des yna on , la d ti éra GE

S DE ION AT ER I ED QU ST F E LIT ION E A UA T NT EL E Q ERA E D EME ANT ET LDA FED E M IQU ONN OR ES D G F C R O nt VIR VICE PELE SUC etta s OL de erm R E. ’EN NT t où ép SE CIET ee anis EL EO UN O IL. ctiv org n stru ice N D SSURERT A LANSTRAVA TD u’u con serv E nt q ts on E E STIO D’A ENT N SO t un n ta faç lien U e T e e E U é r M d es/c GE es ; E B NNE VOIR rieu ualit HIQ nair xté TL O e A ené la q rte ET S DE EN NVIR ENT t m e vu e l’e pa n à V E UIV son int d -vis d les ntio TE T E o RS A L’ PEU ur ns nt atte po ON sio e p vis-à OU IN, S AR PRIS ive ue, S S t une cus haqu nent E P UMA BRE do H E is iq G s n c R d M E C H elg - Il E ien de MB corda les A F TRE S ME its nB e la où pect interv ME c TR E EL re E onfl rd s ES nel, a on, et teu s c res. S D E A L’ UE S veu EN rati du re ipe n ES de b sec Q RE E d Fé «La F

fa t à bo B qu le BL CE em TD ssio n EM ITA olla on e e é ner es m N our E E profe nt e me la c ttenti nt un d S M ROF NFIA ep EG il me LE P ent mble uté A F trava nts; vert à e l’a stitue CO nne IT ajo euv e d EL n u n die ba SO A LA ur e p l’ens S D e: u pro ent o mpte s co ale uoti e et n LIE ITE lism ats ev co bre em nt q tie ien d nd ra nt; IOR ionna résult tionn nant mem vre b o c u R ti o me tés. le ss nc es ; n te réa es SP sœ ém ur nne utori LE profe re d un fo es e E et s bre tures e la d e po la c a viro d é t: uit em fu d un l’en ces - le ’attein naria trouv FEG s m ons pre omm ours d nt : la et à e de ro rte c t se érati Ep pa ns so upe n le p xion Ee iété e vu EG EG les gé sont - le lutio e gro e; fle soc int d la F F t ré r: la d o u so t oin air t: la pour inion e la t; nt à c le p spri unit e vale men men le p t td ’op me e re - l’e roupe on d onne onne emen es d emen ale rd av s nd é; ég g réati nvir , le o éfe nn vir rch enc chiss td ais ’acc res c l’en nviro erg l’e A ma ri re mb ts m st d de NT - la pour ct de e l’e s div n en rte Me u lien GE e d rté po GE e le e et e p p A à /c n d l: a G lib es res atio utue FE uer eils ent ’EN on; t la nair d la - le réserv ct m ontrib em ons rte E S islati ectan n s; c iqu p sC pa qua ité. pe ats g EG rité p A , un res traire uto résult ouha s, le A F t la lé , res aux ues T E a L le ; le s N n G s x s E s E ra ale en co ice ubliq FE bre l au s, le tialité AG ; loy S D om éné au p erv em t de la n NG RE ut m ence néra tivité fiden sG ur; des s tures n gé c S’E ratio es m MB to lée rr cte rêt les a e con ME ter à oncu u se tinue struc mb ES fédé s autr senta e té R S s d c s n e d B c ré s la o e le LE spe d’in ern gré EM de sA et le rep ag nc une ec es e nc S M elles ration t que - re ener r l’im ratio nt av e, le lèm i co le d LE n re tud rob e qu ntira élio me N, sensu fédé en ta - m élio d’é es; sp c m l’am leine n la TIO ées Forc er de n en n gara ou p - a er à RA ns co vec o urn k rer a GE is tio os DE re s jo s Tas ’exp déra dérati - v llabo FE écisio giale la FE mb o e le le fé LA e me d td Fé llé qu il et - c DE r aux e co tion d van de la ls la GE ls a a E v IS te F n e a , ue ud léga rd e tr ératio l’éga auxq GE -A-V form attit é FE es d VIS con une de d tion; féd ve à es) e r e la up - s opte cadre déra és d s gro ers la tructi ramm d it v fé s ig v - a ans le de la acti tre, le sible con rgan x con pos nce s (o - d e vue er au ren que pare terne d t icip s de ns s in art tan e tra - p urné er au ’une cture Jo urn ve d s stru u e to le - s ire pre rs et - fa ancie fin nt enta rés rep GE FE

Visitez notre site web www.febem-fege.be

2


FEGE Rapport de durabilité 2010-2011 Table des matières 4

Avant-propos – “Faire ce que nous disons et dire ce que nous faisons”

5

Prosperity – Revenus en hausse, beaucoup de concurrence

8

12

.

20

5

Chiffre d’affaires en hausse

6

Augmentation des marges bénéficiaires

7

Initiatives de la FEGE: Œuvrer pour une concurrence équitable

People – Favoriser une gestion durable du personnel 8

Diversité et loyauté

10

La sécurité avant tout

11

Initiatives de la FEGE: La fédération privilégie la formation et la sécurité

Planet – Le secteur réduit son empreinte écologique 12

Réduire les émissions atmosphériques

13

Le secteur émet moins de gaz à effet de serre

14

Les émissions d’eau continuent de baisser

15

Le secteur environnemental belge s’attaque aux émissions de CO2

16

Le recyclage s’amplifie

18

Économiser et produire de l’énergie

19

Initiatives de la FEGE: Ensemble pour un meilleur environnement

Products – Vers une optimisation des processus de collecte et de recyclage 20

Gestion des déchets

22

Part de marché croissante des entreprises de droit privé

23

Le volume de déchets collectés augmente

24

Facts & figures

26

Initiatives de la FEGE: Pour une amélioration continue de la qualité des services

27

Liste des membres

29

Partenaires Colophon Le Rapport de durabilité 2010-2011 de la FEGE est une réalisation de la fédération des Entreprises de Gestion de l’Environnement. Rédaction : Forte (www.forte.eu), Werner Annaert, Anita Cosaert, Cédric Slegers, Baudouin Ska et Mireille Verboven. Mise en page : 2Mpact (www.2mpact.be). Éditeur responsable : Werner Annaert. Ce rapport est imprimé sur du papier sans chlore à 100 % recyclé. Dit duurzaamheidsrapport is ook beschikbaar in het Nederlands op www.febem-fege.be. Souhaitez-vous plus d’information sur notre fédération ? FEGE – Fédération des Entreprises de Gestion de l’Environnement Buro & Design Center Esplanade 1b.87 BE-1020 Bruxelles Tél. 02/757.91.70 Fax 02/240 27 29 info@febem-fege.be www.febem-fege.be


Avant-propos: “Faire ce que nous disons et dire ce que nous faisons ”

Les acteurs économiques sont nombreux à parler

Le secteur belge de l’environnement ne se borne pas à parler de durabilité. Nos membres joignent le geste à la parole. Nous pouvons être fiers des résultats.

de durabilité, mais peu osent faire de véritables choix. Nos membres les font. Ce rapport prouve – pour la seconde année consécutive – que les entreprises de droit privé actives dans la gestion de l’environnement en Belgique investissent de

La fédération offre son appui et suit le bon exemple

manière substantielle dans la durabilité de notre secteur. Et ce, à plusieurs niveaux : financier, social, écologique, ainsi qu’en termes de produits.

Nos membres ne bénéficient hélas pas toujours de l’appui qu’ils méritent. Les décideurs politiques n’osent

La durabilité au cœur du secteur

pas toujours faire des choix de durabilité et les décisions des clients sont encore trop souvent basées sur le seul

Le secteur de l’environnement est par nature un secteur

prix. En tant que fédération, nous voulons changer cette

durable. Les activités essentielles de nos membres

situation. Comment ? En mettant sur pied des initiatives

fournissent une contribution importante à un meilleur

durables avec nos membres, comme la collecte sélective

environnement de vie. En assainissant les sols pollués,

de PMC dans les entreprises ou le développement des

en procédant à une collecte sélective des déchets, en

collectes de papier/carton dans de nouveaux secteurs

triant les différentes fractions dans des centres spécia-

avec le soutien de VAL-I-PAC. En suivant l’exemple de

lisés et en les traitant ou les recyclant par après selon les

nos membres tout en lançant nous-mêmes des actions

méthodes les mieux adaptées.

en tant que fédération. Ou encore en nous concertant régulièrement avec les décideurs politiques et nos collè-

Pionnier dans le domaine de la durabilité

gues d’autres fédérations afin de pouvoir préserver et étendre les chances de nos membres sur le marché. Mais aussi - et avant tout - en communiquant les efforts de nos

Le secteur belge de l’environnement fait bien plus

membres au monde extérieur. Car nous ne faisons pas

encore. Il tient à montrer le bon exemple. Avec succès.

seulement ce que nous disons, mais disons aussi ce que

Nos membres sont nombreux à jouer un rôle exemplaire

nous faisons. Nous pouvons être fiers des efforts prestés

au sein du groupe international auquel ils appartiennent

par notre secteur et des résultats qu’ils produisent. Voilà

ou au sein de leur secteur spécifique. Ils le font notam-

la motivation de ce rapport de durabilité.

ment en utilisant des véhicules électriques, en cultivant Je vous souhaite une excellente lecture.

des algues de biomasse, en étudiant la faisabilité de récupérer des matériaux dans les anciennes décharges, etc. Mais aussi en investissant dans la santé financière

Werner Annaert

de leur entreprise, ainsi que dans la formation, l’accom-

Directeur général

pagnement et la sécurité de leurs collaborateurs. Le

FEGE

tout malgré le contexte financier et économique parfois difficile.

4


PROSPERITY PEOPLE PLANET PRODUCTS

Revenus en hausse, beaucoup de concurrence

prises de recyclage. Les sociétés actives dans les flux

Malgré la crise économique de 2008, le secteur de la gestion des déchets a su garder la tête haute. Les chiffres de l’année 2010 reflètent la concurrence vive entre opérateurs : les déchets se font rares et l’enjeu d’approvisionnement devient de plus en plus important au niveau national et européen. Le secteur du recyclage a été généralement dopé par le prix élevé des matières premières, qui génère une valeur positive pour l’ensemble des secteurs. Ce prix élevé permet aux produits recyclés de bien se positionner sur le marché. Par ailleurs, les activités d’assainissement des sols ont poursuivi leur développement.

de papier ont ainsi connu une augmentation moyenne de 90 % de leur chiffre d’affaires. Cette hausse a atteint respectivement 59 et 35 % pour les entreprises actives dans la ferraille et le plastique. Quant aux activités liées aux déchets inertes, l’augmentation moyenne du chiffre d’affaires y a été de 11 %. Enfin, les revenus des entreprises actives dans les déchets électriques ont enregistré une majoration de 4 %, alors que ceux des entreprises actives dans le verre sont restés stables (+0,2 %).

Évolution du chiffre d’affaires (2009-2010) Recyclage du verre Recyclage du plastique Recyclage du papier/carton Recyclage de DEEE

1.1 Chiffre d’affaires en hausse

Recyclage de déchets inertes Assainissement des sols

Le chiffre d’affaires global du secteur de l’environnement

0%

a augmenté en 2010. De façon générale, les revenus

20%

40%

60%

80%

100%

Graphique 1: En 2010, les entreprises actives dans le recyclage ont connu une augmentation appréciable de leur chiffre d’affaires.

ont augmenté de manière plus importante pour les PME (+18 %) que pour les grandes entreprises (+7 %). Les

Mise en décharge et incinération

tendances varient d’un domaine à l’autre.

Les décharges de classe II ont vu leur chiffre d’affaires

Collecte

diminuer de 16 %. Ces chiffres traduisent clairement la baisse du tonnage mis en centre d’enfouissement tech-

Le chiffre d’affaires des entreprises actives dans la

nique (voir graphique 2). Quant à l’activité des incinéra-

collecte (location de conteneurs en porte-à-porte,

teurs, elle est en légère baisse (-3 %).

par exemple) est resté relativement stable, avec une augmentation moyenne de 1 % par rapport à 2009.

Évolution du tonnage mis en CET

Recyclage 2.000.000 1.800.000 1.600.000 1.400.000 1.200.000 1.000.000 800.000 600.000 400.000 200.000 0

2010

2009

2008

2007

2006

2005

intéressants, ce qui a « boosté » les revenus des entre-

Wallonie

2004

ces matières ont également été vendus à des prix très

Flandre

2003

conséquent, les produits recyclés pouvant concurrencer

2002

pour la fabrication de produits ont été élevés en 2010. Par

2001

Les prix des matières premières pouvant être utilisées

2000

1

Graphique 2: Le tonnage de déchets mis en centre d’enfouissement technique (CET) diminue constamment depuis plus de dix ans.

5


Assainissement des sols

Assainissement des sols

L’activité des sociétés d’assainissement des sols s’est

La marge bénéficiaire des entreprises actives dans l’as-

développée de près de 3 % par rapport à 2009. Cette

sainissement des sols a également augmenté, et ce de

activité poursuit ainsi sa courbe ascendante entamée il

près de 50 %, alors qu’elle était en baisse depuis deux

y a six exercices. La seule baisse enregistrée en 2009 a

ans.

aussitôt été rattrapée en 2010.

Un grand merci au magazine «Incidences» qui, dans son numéro du 26 septembre, a publié les chiffres financiers de près de 400 entreprises. Ceci nous a permis de recueillir de nombreuses données pour la rédaction de cet article.

1.2 Augmentation des marges bénéficiaires En 2010, les marges bénéficiaires ont augmenté au sein du secteur de l’environnement. Cette hausse des bénéfices a été particulièrement forte (+30 %) pour les petites entreprises spécialisées dans le recyclage de certains

2011 / 2012 : Le secteur des déchets reste en alerte

flux. Ici aussi, les tendances varient d’un domaine à

Deux fois par an, dans le cadre d’une enquête conjonc-

l’autre.

turelle organisée par la FEB, la FEGE interroge ses admi-

Collecte

nistrateurs sur une série de données afin de remettre à la FEB un avis motivé sur l’avenir du secteur. Entre mars et

Les marges bénéficiaires des entreprises actives dans

novembre 2011, on peut constater :

la collecte ont suivi une tendance à la hausse. Alors que ces entreprises étaient généralement en perte en 2009,

▪▪

leurs marges positives sont significatives en 2010.

Une baisse de la production alors qu’on prévoyait en mars une stabilisation.

Recyclage

▪▪

Une baisse des exportations alors qu’on prévoyait en mars une augmentation.

Si les marges bénéficiaires ont augmenté pour les ▪▪

sociétés actives dans le recyclage du plastique, de la

Une stabilisation de la rentabilité, des investissements et de l’emploi comme prévu en mars.

ferraille et des déchets inertes, elles ont en revanche baissé pour d’autres filières. À titre d’exemple, les

Quel avenir ?

marges ont baissé de 30 % pour les entreprises actives

▪▪

dans le papier – malgré un chiffre d’affaires en pleine

À court terme, on prévoit encore une baisse de la production, de la rentabilité et des investissements.

expansion – et même de 80 % pour celles actives dans

▪▪

les flux de déchets électriques et électroniques. Une

À court terme, on prévoit une augmentation des exportations.

chute similaire est à noter pour les entreprises du verre. En Belgique, on arrive en effet à un système optimal pour

▪▪

la gestion des déchets et il n’y a plus de développements

Pour le long terme, une stabilisation de l’ensemble des indicateurs.

importants prévus. Les opérateurs se livrent donc à une

On est donc plus optimiste pour les investissements que

forte concurrence sur tous les marchés, ce qui pousse les marges à la baisse.

voici six mois. Entre mars et décembre, on constate que

Mise en décharge et incinération

pris de l’importance. L’innovation ou la rationalisation

les investissements pour remplacement ou extension ont restent modérées comme en mars.

Le bénéfice des décharges de classe II a chuté de

Enfin, les facteurs qui pesaient le plus pour investir

près de 60 %. Comme le souligne la FEGE auprès des

étaient voici six mois (1) la réglementation, (2) le coût

Régions, il est urgent que les autorités réfléchissent à

de l’énergie ou des matières premières et (3) les coûts

l’avenir durable des centres d’enfouissement technique.

salariaux. Sans doute au vu des textes législatifs désor-

Quant aux sociétés actives dans l’incinération, elles ont

mais connus, ce sont désormais (1) le coût de l’énergie

connu une augmentation de 5 % de leur bénéfice en

ou des matières premières qui sont en premier lieu, suivi

2010.

(2) de la disponibilité de personnel qualifié et (3) des coûts salariaux. La réglementation n’intervient désormais qu’en 5ème position.

6


1.3 Initiatives de la FEGE

Ajustement du champ d’action des intercommunales

Œuvrer pour une concurrence équitable

La FEGE se réunit régulièrement avec COPIDEC et INTERAFVAL, les fédérations des intercommunales des déchets en Wallonie et en Flandre. Une série de discussions a été entamée avec les intercommunales afin d’identifier les acteurs qui collectent et traitent des déchets industriels banals. En se focalisant sur les services aux particuliers, les intercommunales peuvent se consacrer pleinement à leur rôle premier. Quant aux

La FEGE met de nombreuses initiatives sur pied pour défendre les intérêts de ses membres. Ses champs d’action comprennent des domaines comme l’égalité des conditions de concurrence et l’élargissement du marché. La fédération veille en particulier à ce que le secteur soit un environnement concurrentiel équitable pour tous – des PME aux multinationales, des organisations publiques aux sociétés de droit privé. Voici quelques-unes des réalisations de 2010 dans ce domaine.

sociétés de droit privé, elles pourront alors prendre le relais en développant leurs services aux entreprises.

Discussions monétaires avec les acteurs du marché En 2010, la FEGE a également planché sur plusieurs autres dossiers ayant un impact financier direct pour les membres. ▪▪

Négociations avec les autorités régionales sur le budget à allouer à l’assainissement des sols.

Reconnaître certains déchets comme produits afin de soutenir leur valeur

▪▪

Discussions avec la VREG sur un prix minimum pour les certificats d’électricité verte.

▪▪

Négociations sur l’indemnité Recytyre.

▪▪

Discussion avec les Régions pour les dossiers de taxation des déchets.

Le prix d’un déchet dépend en partie de sa reconnais▪▪

sance en tant que produit susceptible d’être réutilisé

Négociation avec Fost Plus sur sa contribution au financement du projet PMC Entreprise.

pour d’autres applications. Grâce aux efforts de la FEGE, certains types de déchets, comme le verre et le

▪▪

plastique, sont à présent en voie de reconnaissance. En

Échanges avec VAL-I-PAC sur les réformes entreprises pour les nouvelles primes conteneurs papiers/

œuvrant pour leur reconnaissance en tant que produit, la

cartons.

FEGE entend ainsi soutenir les entreprises qui génèrent

▪▪

et revendent ces « déchets ».

Suivi du dossier FOTINI pour l’échange d’informations à transmettre aux Régions.

▪▪

Négociations avec les ports maritimes pour des déchets de navires.

7


PROSPERITY PEOPLE PLANET PRODUCTS

2

Favoriser une gestion durable du personnel

2.1 Diversité et loyauté

La FEGE représente quelque 10.000 salariés du secteur belge de l’environnement. Les chiffres démontrent que la majorité de ces collaborateurs reste fidèle à leur employeur pendant de nombreuses années ; une situation qui résulte de la gestion durable du personnel dans le secteur. Les fers de lance de cette approche sont la formation et l’accompagnement. La FEGE et ses membres veulent ainsi améliorer la sécurité dans le secteur et attirer de nouveaux collaborateurs.

Une main d’œuvre à la fois hautement et peu formée La FEGE a dressé l’inventaire des niveaux de formation dans le secteur sur base d’un sondage auprès de 3.765 collaborateurs. Les résultats démontrent que de nombreuses personnes peu formées trouvent du travail dans notre secteur. Parmi les hommes, 42 % possèdent un diplôme de l’enseignement primaire et 21 % un diplôme de l’enseignement supérieur. Ces chiffres sont similaires à ceux de 2009. Le niveau de formation des femmes est supérieur à celui des hommes : 58 % d’entre elles disposent d’un diplôme de l’enseignement supérieur, soit 8 % de plus qu’en 2009. Seules 9 % des femmes ne possèdent qu’un diplôme de l’enseignement primaire. Les collaborateurs peu formés se retrouvent surtout parmi les ouvriers.

100 %

Enseignement supérieur universitaire

90 % 80 %

Enseignement supérieur non-universitaire

70 %

Enseignement secondaire

60 % 50 %

Enseignement primaire

40 % 30 % 20 % 10 % 0%

Hommes

Femmes

Total

Graphique 3: Niveau de formation du personnel dans le secteur.

8


Toujours plus de diversité

Fidèles à leur employeur

Le secteur vise la diversité en ce qui concerne les origines

Une analyse auprès de 5.501 collaborateurs du secteur

de ses collaborateurs, leur sexe, etc. Une analyse de

révèle que la majorité d’entre eux compte de 1 à 5 ans

3.765 collaborateurs issus de cinq grandes entreprises

de service. Ce chiffre est légèrement inférieur à celui de

révèle que le secteur emploie 21 % de femmes et 79 %

2009. Nous comptons cependant en 2010 davantage

d’hommes en moyenne.

de collaborateurs qui sont restés fidèles à la même entreprise pendant moins d’une année ou plus de 20

Par ailleurs, il ressort d’un sondage auprès de 4.899

ans. Quelque 37 % des salariés sont fidèles à la même

collaborateurs travaillant dans sept entreprises impor-

entreprise depuis plus de 10 ans. Un chiffre supérieur

tantes du secteur que 11 % des salariés sont de nationa-

à 2009, lorsque 32 % des salariés travaillaient dans la

lité étrangère. Il s’agit principalement de collaborateurs

même entreprise pendant plus de 10 ans.

d’origine marocaine, turque, néerlandaise et française. Parmi les ouvriers, 14 % sont d’une autre nationalité.

Années de service

2009

2010

Moins de 1 an

4,5 %

8%

De 1 à 5 ans

41 %

34 %

De 5 à 10 ans

22,5 %

21 %

De 10 à 15 ans

16 %

19 %

que la majeure partie se situe dans la tranche d’âge

De 15 à 20 ans

9,5 %

9%

de 30 à 50 ans, tout comme en 2009. 13 % sont âgés

Plus de 20 ans

6,5 %

9%

Chez les employés, ce chiffre est de 5 % seulement.

Toutes les classes d’âge représentées Les données de 5.581 salariés du secteur démontrent

de moins de 30 ans et 21 % ont plus de 50 ans. Avec

Tableau 2: Ancienneté des salariés du secteur.

25 % des collaborateurs âgés de plus de 50 ans, les ouvriers comptent nettement plus de salariés âgés que

Le secteur a largement recours aux travailleurs intérimaires

les employés (14 %). Âge

2009

2010

Moins de 20 ans

0,5 %

<0,5 %

De 20 à 25 ans

5%

3%

De 25 à 30 ans

10 %

10 %

De 30 à 35 ans

14 %

13,5 %

De 35 à 40 ans

17 %

17 %

De 40 à 45 ans

18 %

18 %

De 45 à 50 ans

15 %

17 %

De 50 à 55 ans

11 %

12 %

De 55 à 60 ans

7%

7%

Plus de 60 ans

2,5 %

2%

En 2010, les travailleurs intérimaires dans six grandes entreprises du secteur ont presté un million d’heures au total, soit 526 équivalents temps plein. Le travail dans notre secteur se prête non seulement au recours à des travailleurs intérimaires, mais ceux-ci peuvent aussi compenser les pics et les creux périodiques dans la production des déchets.

Tableau 1: Âge moyen des collaborateurs du secteur.

9


2.2 La sécurité avant tout

Lutter contre le problème de l’angle mort

La FEGE a réalisé un sommaire des chiffres essentiels des rapports annuels des services internes de prévention et de protection au travail de ses membres. Il en ressort que le taux de fréquence moyen des accidents (Tf) a légèrement augmenté en 2010. La même chose vaut pour le taux de gravité réel moyen (Tgr) et le taux de gravité global moyen (Tgg) (voir tableau 3). En 2010, le Fonds des Accidents du Travail (FAT) a noté qu’il y avait eu 529 accidents du travail entraînant au moins une journée d’absence dans le « secteur des

Afin d’améliorer aussi la sécurité des autres usagers de la route, le secteur équipe de plus en plus ses camions de rétroviseurs et de caméras visant la suppression de l’angle mort. Nos membres organisent aussi des formations au cours desquelles les chauffeurs apprennent à utiliser correctement ces accessoires.

déchets » (NACE2 code 38). Le nombre d’accidents du travail était similaire en 2009 et 2008, avec respectivement 514 et 663 accidents. La majorité des accidents a eu lieu lors de la collecte des déchets sélectifs.

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à mettre en œuvre un système de gestion de la sécurité Un nombre croissant d’entreprises du secteur mettent en œuvre un système uniforme et dûment certifié de gestion de la sécurité, conformément à la norme internationale OHSAS 18001. La norme OHSAS (Occupational Health and Safety Assessment Series) est le petit frère de la sécurité des normes ISO 9001 pour la qualité et ISO 14001 pour l’environnement. Ce système permet à nos membres d’assurer un suivi systématique de la sécurité et de l’impact des initiatives de sécurité au sein de leur entreprise.

Taux de fréquence moyen

Taux de gravité réel

Taux de gravité global

(Tf)

moyen (Tgr)

moyen (Tgg)

2010

32,71

0,92

4,39

2009

32,51

0,88

4,47

2008

40,06

1,17

4,99

NACE2 code 38

Tableau 3: Chiffres essentiels en matière d’accidents ayant entraîné au moins une journée d’absence.

10


Brochure sur la prévention et la sécurité dans les centres de tri

2.3 Initiatives de la FEGE

La fédération privilégie la formation et la sécurité

Dans notre brochure « Prévention et sécurité : centres de tri », nous informons les collaborateurs des centres de tri sur les dangers liés à leur travail. Les participants apprennent aussi à assumer leur propre responsabilité dans le cadre de la prévention des accidents.

Les fiches Toolbox améliorent la prise de conscience en matière de sécurité

La FEGE s’engage dans divers domaines pour tous les collaborateurs du secteur belge (et européen) de l’environnement. La sécurité est l’un des quatre piliers stratégiques sur lesquels la fédération concentre son attention, notamment en informant les membres par le biais de nombreuses brochures, formations et soirées d’information. La FEGE s’engage aussi en vue d’assouplir l’intégration des nouveaux collaborateurs du secteur.

Le groupe de travail QESH (Quality, Environment, Safety & Health) de la FEGE a développé en 2010 diverses fiches Toolbox consacrées à la sécurité. Ces fiches encouragent les équipes au sein de nos membres à traiter régulièrement d’un sujet de sécurité spécifique. Cette démarche améliore la prise de conscience et stimule la communication entre les niveaux d’exécution et de direction.

Conseils de sécurité en cas d’incendie

Formation pour la manipulation en toute sécurité des déchets dangereux

En 2010, la FEGE a organisé diverses sessions d’information sur la prévention en matière d’incendie. Les parti-

La FEGE organise, en collaboration avec SGS, des forma-

cipants ont par exemple été informés du fonctionnement

tions destinées aux travailleurs du secteur qui manipulent

des systèmes anti-incendie, ainsi que de l’importance

des déchets dangereux. Les participants apprennent sur

d’une collaboration plus étroite avec les services d’in-

leur propre site comment manier ces matériaux en toute

cendie et d’une communication optimale en cas d’in-

sécurité. La FEGE propose une formation similaire aux

cendie, y compris avec l’entourage immédiat.

collaborateurs de l’armée.

La FEGE, à pied et à bicyclette pour la bonne cause

Formation de base pour nouveaux collaborateurs

Fin mai, la FEGE a délégué quelque vingt sportifs aux 20

La FEGE organise une formation de base pour les

km de Bruxelles. En juin, une équipe cycliste de la FEGE

nouveaux collaborateurs du secteur. Cette formation

a parcouru un total de 1.000 km et collecté ainsi quelque

approfondit l’organisation du secteur, ses différents

5.250 euros pour la lutte contre le cancer. En entrepre-

acteurs (privés et publics), les principaux éléments de

nant ces actions, les collaborateurs du secrétariat de

la législation, etc. Les travailleurs qui sont actifs dans le

la FEGE et les membres veulent donner un exemple

secteur depuis quelque temps déjà, mais qui souhaitent

sportif et inciter tout le monde à marcher ou à pédaler au

rafraîchir leurs connaissances, sont également les bien-

lieu de prendre la voiture.

venus.

11


PROSPERITY PEOPLE PLANET PRODUCTS

3

Le secteur réduit son empreinte écologique à des investissements pour épurer leurs gaz de fumée. Certaines personnes perçoivent le secteur de l’envi-

Elles ont aussi recours à la récupération d’énergie.

ronnement comme étant un secteur polluant. Ils ne

Malgré l’évolution continue des types de déchets inci-

perçoivent que trop rarement que les entreprises du

nérés et la capacité accrue des installations d’inciné-

secteur apportent justement une solution à de nombreux

ration, les émissions atmosphériques sont relativement

problèmes de pollution. De plus, depuis plusieurs

stables depuis quelques années en ce qui concerne les

années, ses acteurs font des efforts incessants afin

dioxines et la poussière. Par contre, les valeurs de SOX et

de limiter considérablement leur impact sur l’envi-

de NOX ont augmenté (voir tableau 4a 1).

ronnement, par exemple en réduisant les émissions atmosphériques et les déversements dans les eaux.

SOX sous forme de SO2 [tonnes]

NOX [tonnes]

nc

1.051

1.325

12.068

11

218

2.022

2001

13.230

14

134

2.396

2002

4.200

13

113

2.513

2003

4.673

11

87

2.026

2004

2.412

13

115

2.307

Globalement, les paramètres de pollution restent inférieurs aux normes légales

2005

3.574

15

153

1.960

2006

3.509

10

53

1.161

2007

4.384

9

43

1.289

Certaines entreprises du secteur du traitement des

2008

4.684

8

44

1.298

déchets sont soumises à des relevés continus. De

2009

4.680

7

73

1.386

Les entreprises du secteur aident en outre d’autres

Année

Dioxines [mg]

réserves de matières premières naturelles et consom-

1990

253.750

ment moins d’énergie lors de la production de nouveaux

2000

industries à réduire leur empreinte écologique. Grâce au recyclage, les producteurs puisent moins dans les

produits. La génération d’énergie à partir de déchets permet de consommer moins de combustibles fossiles.

3.1 Réduire les émissions atmosphériques

nombreux paramètres relatifs aux installations d’inciné-

Poussière totale [tonnes]

Tableau 4a: Paramètres d’émission généraux dans le secteur de l’incinération des déchets (Flandre).

ration des déchets sont dès lors connus. Les émissions atmosphériques de ces installations proviennent : ▪▪

des fours à grille, installations à lit fluidisé et fours à

Secteur

tambour pivotant ; ▪▪

des installations pour les déchets ménagers et

Incinération 1990 des déchets

déchets industriels banals ; ▪▪

des installations pour les déchets dangereux et spécifiques, comme les boues des installations

Depuis la crise de la dioxine dans les années nonante,

1.051

1.325

Flandre (total) 491.089

nc

259.889

255.358

7

73

1.386

30.619

54.383

138.244

4.680

Tableau 4b: La partie d’incinération des déchets dans l’émission totale des paramètres polluants en Flandre.

12

NOX [tonnes]

nc

Flandre (total) 42.322

de nombreuses installations d’incinération ont procédé

SOX sous forme de SO2 [tonnes]

253.750

Incinération 2009 des déchets

d’épuration d’eau.

Poussière totale [tonnes]

Dioxines [mg]

1

source : chiffres-clés MIRA 2010


3.2 Le secteur émet moins de gaz à effet de serre

a entrepris l’année dernière de nombreuses initiatives visant à endiguer davantage les émissions de CO2 (voir : « Le secteur environnemental belge s’attaque aux émissions de CO2 »).

La contribution du secteur des déchets dans les émissions de gaz à effet de serre est limitée par rapport aux

À noter que certains fours brûlent spécifiquement de la

émissions totales de gaz à effet de serre en Belgique. La

biomasse, comme par exemple du bois. L’incinération de

part du secteur des déchets diminue en outre continuel-

biomasse est considérée comme étant neutre en termes

lement. En 2009, le secteur des déchets a émis 0,978 million de tonnes d’équivalents CO2 (CO2éq), soit 0,8 %

de CO2.

des émissions totales en Belgique (124,4 millions de

Éviter les émissions

tonnes de CO2éq). Ce chiffre est inférieur de moitié aux émissions de gaz à effet de serre en 1990 (figure 4 et

L’utilisation de déchets à la place de matières premières

tableau 5). Cette baisse est en grande partie la consé-

ou combustibles permet de diminuer les émissions de

quence d’une forte limitation des émissions de méthane

CO2. Toutes les installations d’incinération en Belgique

par les décharges. Les émissions de CO2 par le secteur

permettent ensemble d’éviter environ 1,5 million de tonnes de CO2/an.

restent un point d’attention important. Ainsi, le secteur

Gestion des déchets 2% Agriculture 10%

Autres 1%

Gestion des déchets 0.8% Agriculture 9.2%

Industrie (combustion) 24%

Chauffage des maisons 14%

Chauffage des bâtiments 3%

Autres 0.9% Industrie (combustion) 15.6%

Chauffage des maisons 16.3% Industrie (energie) 21.3%

Chauffage des bâtiments 5.2%

Industrie (energie) 21%

Transport 14%

Industrie (process) 9.2%

Transport 21.5%

Industrie (process) 11%

Graphique 4: Part relative du secteur belge des déchets dans les émissions totales de gaz à effet de serre en Belgique 2.

1990

2000

2006

2007

2008

2009

Total Belgique

143.344

145.415

137.737

132.908

135.155

124.440

Secteur des déchets

3.404

2.329

1.247

1.151

1.050

978

2,37

1,60

0,91

0,87

0,78

0,79

68,4

36,6

33,8

30,9

28,7

Contribution (%) du secteur des déchets à la quantité totale pour la Belgique % secteur des déchets par rapport à la quantité totale du secteur des déchets en 1990

100 (référence)

Tableau 5: Émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des déchets (en ktonnes de CO2éq) en Belgique. 2

13

source : site Web www.climat.be


3.3 Les émissions d’eau continuent de baisser Flandre Le secteur de l’environnement a investi depuis plusieurs années dans de nouvelles stations d’épuration d’eau plus efficaces, ainsi que dans un meilleur suivi de ces installations. Ces investissements portent clairement leurs fruits. Une sélection de paramètres importants démontre que

(*) L’évaluation des émissions d’eau en

la charge totale déversée par le secteur des déchets a

Flandre s’est opérée sur base des chiffres des

diminué de 2000 à 2009. Tant la demande biologique

rapports MIRA . Il s’agit de valeurs moyennes

en oxygène (DBO) et la demande chimique en oxygène

pour

(DCO) que la quantité de matières en suspension (MS)

d’estimations

ont diminué (voir tableau 6).

échantillonnées.

Secteur déchets et eaux usées

Secteur déchets

Secteur déchets et eaux usées

les

entreprises pour

Secteur

Secteur déchets

échantillonnées

les

entreprises

Secteur

déchets et

déchets

eaux usées

DBO

DBO

DCO

DCO

MS

MS

(tonnes O2)

(tonnes O2)

(tonnes O2)

(tonnes O2)

(tonnes)

(tonnes)

2000

427,9

59,5

1.407,1

311,6

224,1

77,1

2001

147,6

44,7

924,7

323,1

188,7

68,0

2002

131,1

38,0

1.058,9

292,8

133,7

62,2

2003

91,2

13,0

898,7

257,2

100,5

20,1

2004

110,7

19,2

898,7

322,0

96,8

20,3

2005

228,4

16,5

1.085,7

229,9

105,0

26,0

2006

235,0

25,5

1.237,9

230,7

343,2

38,1

2007

145,5

23,3

968,5

241,8

148,9

52,7

2008

110,7

19,2 (*)

875,1

234,1(*)

153,4

43,9(*)

2009

104,1

18,0(*)

791,1

211,6(*)

111,7

32,0(*)

Année

et non

Tableau 6: Déversements dans les eaux de surface par les entreprises de traitement des déchets (Flandre).

Charge totale

Volumes déversés

Valeur ajoutée

Wallonie Selon une analyse de la DGARNE (Division générale de l’Agriculture, des Ressources naturelles et de l’Environnement), les déversements continuent d’augmenter dans les secteurs privé et public de gestion des déchets. Le secteur s’attend à un recul des déversements dans les années à venir, notamment sous l’impulsion des législations plus sévères en Wallonie et en Europe.

1995

1997

1999

2001

2003

2005

Graphique 5: Évolution des déversements par le secteur des déchets en Région wallonne. 3

14

Chiffres clés MIRA 2010_déversements d’eaux usées (sous-secteur 2.6)


3.4 Le secteur environnemental belge s’attaque aux émissions de CO2 Le recyclage des déchets réduit les émissions de CO2

optimale d’un réacteur d’algues dans sa décharge dans

En Belgique, le recyclage des déchets d’emballage CO2éq. Le fait de recycler une tonne de papier au lieu de

Le CO2 Scan calcule les économies lors du tri

l’incinérer évite l’émission de 750 kg de CO2. Le recyclage

Un meilleur tri se traduit par davantage de recyclage

le cadre d’un projet pilote entrepris avec des partenaires externes.

permet d’économiser pas moins de 860.000 tonnes de

de 389.500 tonnes de verre provenant d’emballages,

et donc moins d’incinérations de déchets. Plusieurs

des vitres de châssis issus des déchets de construction

membres de la FEGE ont développé un CO2 Scan

et des vitres de voitures permet d’économiser 270.000

permettant de calculer la quantité d’émissions de CO2

tonnes de CO2. Ce chiffre équivaut aux émissions de

qu’ils évitent en triant leurs déchets dans des centres de

120.000 véhicules.

tri ou via des collectes sélectives.

Incinération de déchets renouvelables

La logistique durable à la conquête du secteur

Les installations d’incinération belges brûlent toujours

Plusieurs entreprises de gestion de l’environnement

plus de biomasse. Étant donné que la biomasse est

étudient actuellement le potentiel qu’offrent les carbu-

considérée comme un déchet renouvelable et neutre en

rants alternatifs et les véhicules hybrides. Les chauffeurs

termes de CO2, ces installations compensent une partie

suivent des cours d’éco-conduite afin d’adopter une

de leurs émissions de CO2. Pour certaines installations,

conduite plus économique. Le secteur étudie aussi des

cette compensation se chiffre à la moitié des émissions

systèmes automatisés traçant les parcours les plus effi-

de CO2.

caces, afin que les camions aient moins de kilomètres

Les fours d’incinération sont en outre toujours plus

à parcourir ou moins d’arrêts à prévoir. Certaines entre-

nombreux à récupérer de l’énergie. En 2010, les quinze

prises appliquent déjà des horaires de conduite flexibles

membres du BWE2E (association belge regroupant les

permettant d’éviter les files, de réduire les frais d’essence

incinérateurs de déchets ménagers) ont par exemple

et de juguler les émissions de CO2.

produit 1.158.670 MWh d’électricité et 1.229.024 MWh de chaleur. Ils évitent ainsi la nécessité de produire cette même quantité de chaleur et d’électricité ailleurs à partir de combustibles fossiles et économisent 77,8 kg de CO2/GJ de chaleur et 0,54 kg de CO2/kWh d’électricité.

Cultiver des algues à base de CO2 Une décharge est un site parfait pour la culture d’algues de biomasse, une matière première précieuse pour l’industrie chimique et même pour la production d’électricité. Tous les éléments sont présents pour favoriser le

Le secteur belge de l’environnement développe une flotte de véhicules

processus de culture des algues : eaux usées riches en

modernes et écologiques. Le premier camion-poubelle électrique en

éléments nutritifs, chaleur, CO2 et NOX issus des gaz de

Belgique sillonne ainsi le centre de Malines depuis 2011.

fumée. L’un des membres de la FEGE étudie l’intégration

15


Recyclage optimal des appareils électr(on)iques

3.5 Le recyclage s’amplifie

De grandes quantités d’appareils électr(on)iques ont

La Belgique est un leader mondial dans les domaines du tri et du recyclage des déchets. Notre pays améliore en outre ses résultats d’année en année. Ce chapitre présente les chiffres du recyclage pour plusieurs fractions importantes.

été collectées en 2010 (voir « Produits »). Ces appareils ont en grande partie été recyclés. Les réfrigérateurs et congélateurs, le grand électroménager blanc (comme les lave-linge), les téléviseurs, les écrans et les lampes à décharge de gaz ont ainsi été recyclés à raison de 90 % ou plus. Le pourcentage de recyclage est de 81 % pour les autres appareils. Ces chiffres de recyclage sont

La Belgique en tête du recyclage des déchets ménagers

supérieurs aux obligations légales pour l’ensemble des

En 2010, les membres de Fost Plus ont produit près de

Les pneus deviennent des granulats de caoutchouc

fractions.

755.000 tonnes d’emballages ménagers. 91,5 % de cette quantité (soit environ 690.000 tonnes) ont été recyclés et 3,4 % valorisés énergétiquement. Les chiffres du recy-

Quelque 81 % des pneus sont recyclés, principalement

clage pour les différentes fractions de déchets ménagers

(78 %) sous forme de granulats pour l’aménagement de

s’élèvent à :

terrains de sport, de pistes d’athlétisme et de terrains de jeux. Ils sont également comprimés et transformés en

▪▪

Papier/carton : 201.005 tonnes

matériaux d’isolation, dalles et moquettes. La demande

▪▪

Verre : 334.935 tonnes

en granulats a doublé en 2010 par rapport à 2007.

▪▪

Matières plastiques : 71.381 tonnes

▪▪

Métaux : 83.478 tonnes

▪▪

Autres : 29 tonnes

Recyclage des pneus 4%

Le recyclage des emballages industriels en augmentation

4%

Granulats

14%

Rechappage Réutilisation

En 2010, quelque 40.000 tonnes d’emballages industriels

Autres formes de valorisation

78%

supplémentaires ont été recyclés par rapport à 2009 grâce aux primes octroyées par VAL-I-PAC. Le recyclage du bois, du papier et du carton surtout a considérable-

Graphique 6: Recyclage des matériaux des pneus (Belgique).

ment augmenté (tableau 7).

2009

2010[ton]

Papier/carton

335.269

92,8 %

359.798

96,1%

Bois

87.486

59,4 %

103.823

64,6%

Plastique

48.049

58,7 %

48.925

55,7%

Métal

28.597

89,7 %

29.768

85,1%

Autres

886

11,2 %

849

10,7%

TOTAL

500.331

79,4 %

543.162

86,1%

Tableau 7: Chiffres de recyclage absolus et en pourcentage pour les différentes fractions de déchets industriels (en tonnes) (Belgique).

16


Le recyclage du PVC reste stable La Belgique a recyclé 210.000 tonnes de PVC en 2010. Il s’agit principalement de châssis, profilés et câbles (graphique 7).

50 % 2009 2010

40 %

30 %

20 %

10 %

0% Fenêtres et profilés

Tuyaux

Déchets de câbles

PVC flexible

Films plastiques en PVC

Graphique 7: Le recyclage du PVC en Belgique pour les différentes fractions.

Le prix flamand du public « Matériaux en Mouvement » est attribué à l’un des membres de la FEGE À l’occasion de la Journée Découverte Entreprises en Flandre, l’un des membres de la FEGE a remporté le prix du public « Matériaux en Mouvement ». L’entreprise a été louée pour sa vision dans la réutilisation des déchets comme matières premières. La volonté de l’entreprise de tenir compte, dès la conception d’un produit, de son recyclage en fin de cycle de vie a également été très appréciée.

17


3.6 Économiser et produire de l’énergie

Le recyclage de papier exige 60 % d’énergie en moins que la production de papier à partir de matières vierges. Le recyclage d’une tonne de papier se traduit par une économie de 4.000 kWh d’énergie, de 270 litres d’huile et

D’ici 2020, 20 % de la consommation d’énergie en Europe devra provenir de sources renouvelables. L’Europe veut en outre limiter la consommation d’énergie de 20 % d’ici cette même date. Le secteur de l’environnement fournit une contribution importante à cet effort. Il aide les entreprises à économiser de l’énergie en leur proposant des produits recyclés. En outre, il récupère de l’énergie à partir de déchets et produit des combustibles renouvelables, comme la biomasse et le biogaz.

de 26.000 litres d’eau.

Générer de l’énergie à partir de gaz de décharge La fermentation de matières organiques dans les décharges libère du biogaz pouvant être utilisé pour la génération d’énergie. Une installation de traitement de déchets dans le sud de la Belgique compte 13 moteurs produisant de l’énergie pour environ 20.000 ménages. La production d’électricité de cette entreprise a été optimisée depuis l’introduction du premier moteur en 1996.

Production d’électricité verte à partir de biomasse

Le recyclage des matériaux économise de l’énergie

En 2010, environ 45 % de l’électricité verte produite en Flandre était générée à partir de biomasse ou de biogaz.

Le recyclage est une option durable pour plusieurs

En Wallonie, l’on répertorie 11 installations traitant près

raisons. Il évite de devoir extraire, transporter et trans-

de 1,5 million de tonnes de bois. Le secteur de l’envi-

former des matières premières primaires. Il engendre en

ronnement est un fournisseur important de ces combus-

outre une réduction substantielle de la consommation

tibles verts. Les installations de fermentation produisent

d’énergie. Ainsi, le recyclage de métaux permet des

par exemple du biogaz. La Flandre compte environ 50

économies d’énergie pouvant atteindre 95 %.

installations de fermentation, représentant une capacité totale de quelque 70 MW. En Wallonie, l’on enregistre 18

Energiebesparing

Économie d’énergie

Aluminium

95 %

Cuivre

85 %

Plomb

60 %

Acier

62-74 %

Zinc

60 %

installations autorisées, dont 13 unités agricoles. Parmi ces unités, 13 sont déjà actives pour une capacité totale de 12 MW. Cinq autres sont en construction. Tant les installations de production de biomasse que les installations de fermentation traversent une période difficile. La moitié des 26 entreprises de traitement de biomasse en Flandre opérerait à perte. Cette situation est due en partie au fait que la valeur marchande des

* Le tri et le transport sont inclus dans les chiffres. Tableau 8: Économies d’énergie lors du recyclage de métaux (source : British Metal Recycling Association).

certificats d’électricité verte a diminué de 15 % en deux ans. Le prix d’achat de la biomasse représente de 45 à 55 % du coût total. Le développement ultérieur de cette

Pour les autres matériaux aussi, les économies d’énergie

technologie encore relativement récente exige des inves-

obtenues grâce au recyclage sont considérables. Le

tissements afin de prévenir de tels problèmes.

recyclage de matières plastiques, par exemple, n’exige que 10 % de l’énergie nécessaire pour produire des matières plastiques à partir de matières premières brutes4. La production de verre à partir de matériaux recyclés ne requiert que deux tiers de l’énergie normalement requise. Le verre peut en outre être recyclé à l’infini.

4

18

Dr. Mike Biddle, Président de MBA Polymers


3.7 Initiatives de la FEGE

Ces

pictogrammes

construction

et

de

répartissent démolition

les en

déchets cinq

de

fractions

(déchets dangereux, bois, matières inertes, métaux

Ensemble pour un meilleur environnement

et divers) et peuvent être apposés sur les conteneurs (www.adeb-vba.be).

La Belgique stimule la gestion durable des matériaux au niveau européen Au rythme actuel, la consommation de matières premières

Les résultats concrets témoignent des efforts entrepris par le secteur environnemental belge en faveur d’une planète meilleure. La fédération apporte également sa pierre à l’édifice, notamment en mettant sur pied des initiatives conjointes avec ses membres, mais aussi en lançant ses propres actions.

naturelles ne manquera pas d’épuiser rapidement les ressources de la terre. En 2010, la Belgique a œuvré, en sa qualité de présidente de l’Union européenne, pour le remplacement de la gestion des déchets par une gestion durable des matériaux. Celle-ci doit couvrir le cycle de vie complet, de l’extraction des matières premières à l’élimination finale du produit, en passant par sa conception, sa production et son utilisation.

Action en faveur des collectes de PMC dans les entreprises

Davantage de déchets dans les ports et moins en mer

En 2010, la FEGE a élaboré en concertation avec Fost

La FEGE œuvre depuis des années pour une cession

Plus une campagne destinée à inciter les entreprises à

réglementée des déchets maritimes dans les ports. Les

procéder aux collectes sélectives de PMC. Environ 130

trois principaux ports belges ont collecté nettement plus

entreprises ont participé à l’action. Elles ont collecté

de déchets maritimes en 2010. Ils ont réceptionné au

quelque 200 tonnes de PMC. Pour l’instant, la FEGE et

total quelque 30.500 m³ (voir « Products »). La FEGE a

Fost Plus étudient comment étendre ce système.

conseillé aux ports maritimes de maintenir la pression

Trier les déchets de construction et de démolition à l’aide de pictogrammes

pour que ces déchets soient effectivement déchargés dans les ports.

L’association des Entrepreneurs belges de Grands Travaux (ADEB-VBA) a développé en concertation avec la FEGE des pictogrammes destinés à améliorer la collecte des déchets sur les chantiers.

Grâce aux actions ciblées de la FEGE, les navires sont de plus en plus nombreux à céder leurs déchets dans les ports plutôt que de les déverser en mer.

Ces pictogrammes permettent aux équipes sur chantier de trier correctement les déchets de construction et de démolition.

19


PROSPERITY PEOPLE PLANET PRODUCTS

4

Vers une optimisation des processus de collecte et de recyclage

Part du type de déchets dans la production belge

La Belgique génère quelque 48 millions de tonnes de déchets. Aujourd’hui, le tri, la collecte et le traitement de ces déchets sont bien organisés pour la plupart des fractions. Une situation à laquelle contribuent grandement les membres de la FEGE au travers des services qu’ils fournissent. La FEGE soutient ses membres dans leurs activités, en veillant notamment à une approche de qualité.

Déchets dangereux 5.918.820,82 12%

Déchets non dangereux 42.703.095,35 88%

Dans les pages qui suivent, vous trouverez d’abord quelques données générales sur le marché des déchets belge. Nous aborderons ensuite plus en détail quelques facettes du secteur.

Graphique 9: Seuls 12 % des déchets sont classés comme étant dangereux.

Déchets industriels : tendance à la baisse Les déchets industriels primaires comprennent principalement les déchets de construction et de démolition,

4.1 Gestion des déchets

les déchets de sol et les déchets de traitement de l’eau.

La majorité des déchets sont industriels

la baisse, alors que la part de déchets valorisés est en

Ces déchets industriels suivent une légère tendance à hausse. Ainsi, en Wallonie, la valorisation des déchets industriels est estimée à 90 % sur un gisement de près

Quelque 48,6 millions de tonnes de déchets étaient

de 6,3 millions de tonnes analysées.

générés sur le territoire belge en 2008. La grande majorité de ces déchets (90 %) sont d’origine industrielle, le

En Flandre, les entreprises avaient produit 21,8 millions

reste étant d’origine ménagère (9 %) et agricole (1 %).

de tonnes de déchets primaires en 2008. Le Plan MINA

Seuls 12 % de ces déchets sont répertoriés comme étant

3+ a pour objectif de ramener la quantité de déchets

dangereux.

industriels générés en 2010 sous leur niveau de 2002.

Moins de déchets ménagers par habitant

Part du type de déchets dans la production belge Déchets agricoles 286 003.74 , 1%

Déchets ménagers 4 459 161.07, 9%

Dans l’ensemble, le volume de déchets ménagers a baissé lentement mais sûrement entre 2000 et 2010. La quantité de déchets résiduels mis en décharge diminue aussi constamment. Les principales fractions de déchets

Déchets industriels 43 876 751.35 90%

ménagers collectées en 2009 étaient les déchets verts (24 %), les déchets de construction et de démolition (20 %) et les déchets de papier-carton (19 %).

Graphique 8: Les déchets industriels représentent quelque 90 % de la production totale de déchets en Belgique.

En Wallonie, le volume de déchets collectés en dehors

20


des parcs à conteneurs s’élevait à 1.007.199 tonnes en

a graduellement diminué de 558 kg en 2001 à 525 kg en

2010, ce qui équivaut à une diminution de 2,76 % par

2010. Pour le long terme, la Flandre s’est par ailleurs fixée

rapport à 2009. Par habitant, la quantité de déchets est

l’objectif de rester en-dessous des 560 kg de déchets par

passée de 298,04 à 287,90 kg/an. Le volume de déchets

habitant.

collectés en porte-à-porte et via les bulles est lui aussi en 2,79 % de moins qu’en 2009. Par habitant, cette quantité

La collecte sélective chez les entreprises augmente

a diminué de 277,19 à 267,71 kg/an. Le volume total par

Depuis plus de dix ans, on peut observer une augmenta-

baisse. En 2010, ce volume était de 936.545 tonnes, soit

habitant est donc de 555,61 kg/an.

tion importante des collectes sélectives à la source dans les entreprises.

En Flandre, le volume total de déchets ménagers

D’après les données recueillies chez

VAL-I-PAC, le nombre de conteneurs papiers/cartons à

collectés en 2010 était de 3.305.355 tonnes. Quelque 525

roulettes a doublé en dix ans. Le nombre de sacs utilisés

kg de déchets ménagers ont été collectés en moyenne

pour la collecte des films plastiques est également en

par habitant en 2010, soit 7 kg de moins qu’en 2009. Ces

augmentation constante.

dix dernières années, le volume de déchets par habitant

800.000

Le volume de déchets généré par les ménages flamands poursuit sa tendance à la baisse.

700.000 600.000

année

quantité (tonnes)

2006

3.284.413

2007

3.420.203

2008

3.369.945

2009

3.325.696

2010

3.303.355

500.000 400.000 300.000 200.000 100.000 2010

Graphique 10: Nombre de sacs pour films plastiques vendus (Belgique).

Évolution du nombres de conteneurs papiers/cartons à roulettes 25000 20000 15000 10000

Graphique 11: Évolution du nombres de conteneurs papiers/cartons à roulettes (Belgique).

21

2010

2009

2008

2007

2006

2005

2004

0 2003

2009

Nombre de sacs vendus

Tableau 9: volume total de déchets ménagers collectés en Flandre.

2002

2008

2007

2006

2005

2004

2003

2002

0


4.2 Part de marché croissante des entreprises de droit privé Il est à noter que les communes flamandes ont tendance

En Belgique, la gestion des flux de déchets ménagers incombe aux communes. Deux options se présentent à ces dernières : faire appel à une instance publique ou compter sur les services d’un opérateur de marché privé. Depuis quelque temps, c’est cette deuxième option qui semble favorisée.

à faire appel à un grand nombre d’opérateurs. Ainsi, le nombre d’opérateurs privés avec lesquels elles travaillent varie entre 1 et 15.

Entreprises publiques : collecte sélective De manière générale, les autorités publiques collectent

Les communes et intercommunales recourent de plus en

de plus en plus elles-mêmes les flux d’emballages triés

plus souvent aux services du secteur privé, avec cepen-

sélectivement. Ainsi, le point de vue de la FEGE, qui

dant quelques différences régionales.

prévenait que la collecte sélective ne serait pas viable financièrement pour le secteur privé, se confirme. Les communes font appel au secteur privé pour la prise en

Wallonie : le secteur privé pour les parcs à conteneurs

charge de la majorité des flux collectés au niveau des parcs à conteneurs.

En Wallonie, la part du secteur privé dans la collecte

Flandre

Wallonie

Encombrants

38 %

68 %

à-porte, mais font appel à des entreprises privées pour

Déchets bruts

40 %

50 %

la collecte des déchets dans les parcs à conteneurs. Le

Déchets

secteur privé dispose ainsi d’une part de marché majo-

organiques

48 %

-

Papiers/cartons

49 %

59 %

PMC (emballages)

50 %

54 %

50 %

-

Verre

63 %

-

déchets est passée de 43 à 47 % entre 2000 et 2009.

DEEA

76 %

-

Le secteur privé flamand gère quelque 112.000 tonnes

Déchets spéciaux des

de déchets de plus qu’il y a dix ans. Au cours de cette

ménages (DSM)

92 %

100 %

des déchets s’élevait à 63 % en 2009. Cette part est en augmentation. De nombreuses communes wallonnes disposent de leur propre service de collecte en porte-

ritaire pour les déchets résiduels, les encombrants et les fractions collectées en parc à conteneurs.

Déchets de construc-

Flandre : grand nombre d’opérateurs par commune

tion et de démolition

En Flandre, la part du secteur privé dans la collecte des

décennie, la part de marché du secteur privé a augmenté

Tableau 10: Part du secteur privé dans la collecte des différents flux de déchets en Flandre et en Wallonie (2009).

pour tous les flux de déchets, sauf pour le verre et les emballages. Quant aux autorités locales, leur part de marché demeure prédominante pour la collecte en porteà-porte des fractions sélectives.

22


4.3 Le volume de déchets collectés augmente

Verre de construction : séparer le verre des autres matériaux Quelque 13 % du groisil provient de châssis issus de la construction, soit environ 50.000 tonnes. Ces vieux

Le tri et la collecte des déchets s’organise différemment pour chaque fraction. Un point commun cependant : le tri est de mieux en mieux ancré dans les habitudes des Belges. Avec pour conséquence une augmentation des volumes collectés pour l’ensemble des matériaux.

châssis sont collectés par les recycleurs dans les entreprises ou parcs à conteneurs. La qualité de cette collecte dépend de la séparation préalable du bois, de l’aluminium et du plastique.

Vitres automobiles : les toits panoramiques aussi

En matière d’emballages ménagers, les Belges demeu-

Une petite fraction du verre collecté (4.500 tonnes)

rent les champions du tri. Ainsi, 15 kg de PMC ont été

provient des vitres automobiles de véhicules. Avec la

collectés par habitant en 2010, ainsi que 30 kg de verre

présence de plus en plus courante de toits panoramiques

et 70 kg de papier-carton.

en verre, le Directive européenne sur les véhicules hors d’usage spécifie que cette fraction aussi doit faire l’objet

Papier : plus de la moitié récupéré

d’un recyclage.

Au niveau mondial, plus de la moitié des 400 millions de tonnes de papier et de carton produits annuellement

Potentiel de verre à recycler

provient de sources de récupération. En Belgique, 1.885.000 tonnes de papier ont été collectées en 2010.

Vitres automobiles 4.500, 1 %

La moitié environ du papier récupéré provient de l’in-

Vitres issues de la construction 50.000, 13 %

dustrie et des entreprises. Ce chiffre inclut les découpes et copeaux de papier provenant des fabricants et des convertisseurs, ainsi que les journaux et magazines invendus. Un peu plus d’un tiers émane des ménages.

Verre : améliorer encore la qualité Verre d’emballages 335.000, 86 %

En 2010, les efforts des acteurs se sont poursuivis pour améliorer la qualité du verre collecté. Celui-ci provient

Graphique 12: Le verre d’emballage représente la plus grande partie du verre collecté à des fins de recyclage (Belgique).

principalement de trois types d’applications :

Verre d’emballage : éviter les fractions polluantes La majeure partie (86 %) des déchets d’emballage sont collectés via les bulles à verre. Les fragments de porcelaine, de pierre et de céramique sont à éviter, car ils fondent à une température plus élevée. La FEGE a ainsi mis en place un groupe de travail avec Fost Plus. Objectif ? Mettre sur pied des initiatives de communication là où la présence de fractions polluantes est excessive.

23


▪▪

4.4 Facts & figures

Le volume de déchets géré par le port d’Anvers s’est élevé à 16.084 m3 en 2010, soit une augmentation de 5,5 % par rapport à 2009.

Le secteur de l’environnement a une nouvelle fois connu une année dynamique en 2010. Ainsi, de plus en plus de fractions de déchets sont collectées de façon séparée. Voici quelques chiffres-clés.

▪▪

Le port de Zeebruges a géré un volume total de 14.102 m3 de déchets en 2010, en augmentation de 18,7 % par rapport à 2009.

▪▪

Quant au port de Gand, le volume de déchets géré en 2010 y était de 279 m3, en baisse de 27,5 % par rapport à 2009.

Les déchets de pneus transformés en surfaces sportives

L’ assainissement des sols en baisse

En 2010, 27.425 tonnes de pneus usés ont été collectés

En Flandre, l’assainissement des sols était en recul en 2010. Le volume total assaini est ainsi passé de 954.005 à 846.050 tonnes, soit une réduction d’activité de 11,3 %. Le groupe de travail FEGE/OVB se penche sur les raisons de cette baisse.

en Wallonie et 57.542 tonnes en Flandre. Ces pneus sont en grande partie recyclés. Dans 78 % des cas, les pneus usagés sont réutilisés sous forme de granulats de caoutchouc. Ces granulats connaissent une demande croissante : ils sont notamment utilisés pour des terrains de sport, des pistes d’athlétisme et des plaines de jeux. De plus, ils peuvent également être comprimés en matériaux d’isolation, carreaux et tapis.

Collecte par province (en tonne et en %) 15.235 17,93%

14.008 16,49%

9.938 11,7%

9.964

8.397 9,88%

Assainissement des sols (tonnes)

2009

2010

Biologique

491.058

450.616

Physico-chimique

424.821

359.370

Thermique

38.126

34.053

Total

954.005

846.050

11,73%

1.916 9.431

Tableau 11: La FEGE et l’OVB se penchent sur les raisons du moindre assainissement des sols en 2010 en Flandre.

8.464

2,25%

9,96%

11,1%

4.814 5,67%

2.800 3,3%

Graphique 13: Près de 85.000 tonnes de pneus ont été collectées en Belgique en 2010.

Traitement accru des déchets portuaires La quantité de déchets gérés par les trois principaux ports belges est globalement en hausse, avec des chiffres divergents d’un port à l’autre :

24


Plus de 100.000 tonnes d’appareils électr(on)iques collectés

Collecte en hausse pour les huiles de moteur

En 2010, près de 10 kg d’appareils électr(on)iques

En 2010, la quantité d’huiles de moteur collectée s’est

domestiques usagés ont été collectés et traités par habi-

établie à 45.470 tonnes, soit une augmentation de 4,9 %

tant, contre 1,54 kg en 2001. Au total, plus de 100.000

par rapport à 2009. Ce chiffre repart à la hausse, après la

tonnes d’appareils ont ainsi été collectées. La Belgique

baisse enregistrée l’année précédente.

demeure le leader en matière de collecte efficace et de traitement écologique des appareils usag��s. Quant

La Belgique, leader mondial de la collecte de batteries

au nombre d’appareils électr(on)iques professionnels collectés en 2010, il atteint les 2.375 tonnes.

En 2010, 2.512 tonnes de batteries ont été collectées via

Vers un recyclage du béton cellulaire

Bebat, un chiffre stable par rapport à 2009. La Belgique

Chaque année, quelque 50.000 à 100.000 tonnes de

des batteries mises sur le marché sont ainsi collectées

déchets de béton cellulaire sont générés en Belgique.

en vue d’être recyclées. 32 % de ces batteries ont été

Ce béton est utilisé dans des constructions industrielles

collectées en entreprise, 26 % dans les parcs à conte-

et résidentielles. Une étude de l’OVAM réalisée en 2011

neurs, 23 % dans les écoles et 17 % dans les commerces.

indique que des options de recyclage existent pour ce

Un tonnage important est également collecté en dehors

béton. Ces options sont en plein développement. Le

de Bebat ; il s’agit surtout d’accumulateurs au plomb

principal fabricant de béton cellulaire a d’ores et déjà

collectés et traités sur le marché libre.

est le leader mondial en matière de collecte sélective de batteries (236 g par habitant en 2008). Quelque 54,3 %

décidé d’intégrer des déchets de béton cassé dans son processus de production.

Les emballages industriels toujours plus collectés

Davantage d’huile de friture collectée pour plus de biodiesel

En 2010, la collecte de déchets d’emballages industriels était en hausse pour l’ensemble des matériaux : 12,5 %

Depuis 2006, la quantité d’huiles et de graisses de friture

pour le bois, 8,5 % pour les matières plastiques, 7,2 %

collectée en parc à conteneurs a augmenté de 26 %

pour le papier-carton, 4,1 % pour les métaux, et 20,7 %

pour atteindre 8.600 tonnes en 2010. Aujourd’hui, 2,4

pour les autres matériaux. Au total, quelque 599.000

kg d’huiles et de graisses de friture sont collectées en

tonnes d’emballages industriels ont ainsi été collectés via

moyenne par ménage. La grande majorité des produits

le système VAL-I-PAC.

collectés (90 % en 2010) est transformée en biodiesel, 9 % sert de combustible pour la génération d’électricité verte, 1 % est intégré dans des produits comme le plastique et les savons industriels.

100 % 90 % Lampes à décharge

80 % 70 %

Autres appareils

60 %

Écrans de télévision et d’ordinateur

50 % 40 %

Gros Blanc

30 % 20 %

Appareils de réfrigération et de congélation

10 % 0% 2001 2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

Graphique 14: La quantité d’appareils électr(on)iques collectés augmente de façon continue (Belgique).

25


Création de COBEREC-FEGE Paper

4.5 Initiatives de la FEGE

Pour une amélioration continue de la qualité des services

L’année 2010 a vu la mise sur pied de la COBERECFEGE Paper. Cette collaboration entre la Confédération belge de la Récupération (COBEREC) et la FEGE a pour objectif de mettre en commun l’ensemble des opérateurs de la chaîne de recyclage des papiers en Belgique. Ensemble, les deux fédérations représentent près de 50 entreprises belges spécialisées dans la collecte et le recyclage des vieux papiers. Une des actions de la nouvelle collaboration est de stimuler le développement

La FEGE stimule l’amélioration continue de la qualité au sein du secteur et œuvre sans arrêt à la professionnalisation accrue des services de ses membres. Voici un échantillon des nombreuses initiatives de la FEGE.

d’un système de collecte sélective des papiers dans les administrations publiques.

Participation active aux négociations sur l’End-of-Waste

Un groupe de travail pour chaque fraction de déchets

Au niveau européen, la FEGE participe activement aux négociations en cours sur le statut « End-of-Waste » (EOW) des déchets organiques, plastiques, de verre,

Une grande partie des initiatives de la FEGE se fait par

de papier et de cuivre. Ces négociations ont lieu dans le

l’intermédiaire des groupes de travail. Ceux-ci se réunis-

contexte de la FEAD. La fédération mandate toujours un

sent quatre à cinq fois par an. Ils abordent des problèmes

Belge à ces négociations. L’approche EOW établit qu’un

d’actualité, développent des points de vue communs et

déchet cesse d’être considéré comme un déchet à partir

consultent des spécialistes externes. Un groupe de travail

du moment où il remplit tous les critères énumérés dans

existe notamment pour chaque fraction de déchets: verre,

les ordonnances respectives. Le calendrier actuel prévoit

papier, plastique, pneus, déchets dangereux et déchets

une publication de ces critères dans le courant de 2012.

de construction, pour en citer quelques-uns.

La FEGE représente le secteur européen de la récupération du verre Depuis le début de 2010, la FEGE s’occupe du secrétariat de la fédération européenne de la récupération du verre (FERVER). Un des objectifs de la FERVER est d’œuvrer en faveur de la reconnaissance des déchets de verre comme produits à part entière. Autre point d’action : la simplification administrative des procédures liées au stockage et au transport des déchets de verre.

26


Frimpex 3370 Boutersem

www.belgianscrap.com

LISTE DES MEMBRES Plus d’infos sur notre site web ! www.febem-fege.be

4Biofuels 1070 Brussel www.4energyinvest.com A&S Energie 8780 Oostrozebeke www.a-s-energie.be A.B.R. 1850 Grimbergen www.demeuter.be Accurec 3980 Tessenderlo Aclagro 9032 Wondelgem www.aclagro.be

BSV 8530 Harelbeke www.bsv-nv.be Buchen Industrial Services 7170 Manage www.buchen.net Campine Recycling 2340 Beerse www.campine.be

Garwig 8650 Houthulst www.garwig.be Geldof 8560 Wevelgem www.geldof-recycling.be Gemini Corporation 2050 Antwerpen www.geminicorp.be

CETB 7141 Carnières www.sita.be

General Plastics International D-24558 Henstedt-Ulzburg gpigmbh.blogspot.com

Cimenteries CBR 1170 Brussel www.cbr.be Cogal 9100 St.-Niklaas www.cogal.be of www.dehon.com Cogetrina 7522 Marquain www.dufour.be

Geocycle 7181 Seneffe www.geocycle.be Geo-Milieu 2440 Geel www.geo-groep.com Gielen Container Service 3600 Genk www.gielen-recyclage.be

Comet Tyre Recycling 6200 Chatelet www.cometsambre.be

Gilgemyn oudpapierbedrijf 8560 Wevelgem

Conelso 2840 Reet www.fransdevocht.be

Govaerts Recycling 3570 Alken www.govaplast.com

Corvers 3583 Beringen www.sita.be

GRC-Kallo 9130 Kallo www.decnv.com

De Bree Solutions 9990 Maldegem www.debree.be

GRCT 2270 Herenthout www.grct.be

De Coninck 3020 Veltem www.de-coninck.be

GRL 3560 Lummen www.grl.be

De Coster Dominique 3530 Houthalen-Helchteren www.decosternv.be

Grondreinigingscentrum Limburg 3560 Lummen www.carmans.be

De Dijcker Recycling 2860 Puurs www.ddrecycling.be

GRV 8800 Roeselare www.vanheede.com

De Kock E. 3090 Overijse www.dekock.info

Hallurec F-59250 Halluin www.plasticollect.com

Demets Containers 1120 Brussel www.sita.be

HCI 2950 Kapellen www.hci.be

AOP Antwerpse Oudpapiercentrale 2660 Hoboken

De Meuter Containers 1000 Brussel www.sita.be

Henri Containerdienst 3300 Tienen www.sita.be

Apparec 2830 Tisselt-Willebroek www.apparec.be

De Neef Chemical Processing 2220 Heist-op-den-Berg www.deneef.net

Holcim Belgique 7034 Obourg www.holcim.be

Atravet 9160 Lokeren www.attravet.be

Depovan 8800 Roeselare www.vanheede.com

Hoslet 1325 Chaumont-Gistoux www.sita.be

AVR België 2400 Mol www.avr-belgie.be

Dilissen Transport 3900 Overpelt www.dilissen-transport.com

Houtrecyclage Vandendriessche 8900 Ieper www.houtrecyclage.be

AWS 2860 Sint-Katelijne-Waver www.aws.eu

Doopa 8800 Roeselare www.doopa.be

IEH Recycling 2310 Rijkevorsel www.iehrecyclingbelgium.com

BAM Wallonie 4053 Chaudfontaine www.bamwallonie.be

Duferco Diversification 7100 La Louvière www.duferco.be

Inafzo 8980 Zonnebeke

Bel Fibres 7022 Hyon

Ecomac 3990 Linde-Peer www.groupmachiels.com

Adams Massenhoven 2240 Massenhoven www.adams-massenhoven.be Adensol 9120 Beveren-Waas www.adensol.eu Aerts Jan Containerdienst 2160 Wommelgem www.aerts-containers.be Alfamet 9200 Dendermonde www.alfamet.be Alvin 7012 Jemappes Amacro 1654 Huizingen www.amacro.be André Celis Containers & Recyclage 3210 Lubbeek www.celis.be Antwerp Tank Cleaning ATC 2030 Antwerpen www.vanloon.be

Beta Recycling 3660 Opglabbeek www.betarecycling.com Bionerga 3740 Bilzen / 3630 Maasmechelen www.bionerga.be Bioterra 3660 Opglabbeek www.bioterra.be Bio Oil Recycling 8200 Brugge www.allvet.be BLC-group 9600 Ronse www.containerdienst-bert.be Bongaerts Recycling 3990 Peer

Ekol 3530 Houthalen-Helchteren www.ekol.be EKP Recycling 2860 St Katelijne Waver www.jacobsbeton.be

Envisan 9308 Hofstade-Aalst www.envisan.com

Bremcon 2070 Zwijndrecht www.bremcon.be

Eurofat 8552 Zwevegem-Moen

BST 2830 Willebroek

Jozef Michel oudpapier 2920 Kalmthout Kargro Group 2920 Kalmthout www.tyreplan.be Kayak Maritime Services 2000 Antwerpen Kempisch Recyclage Bedrijf 2340 Beerse www.krb-glasscollecting.be

Electrawinds 8400 Oostende www.electrawinds.be

Bosatec 3600 Genk www.groupmachiels.com

Brussel Recyclage 1190 Brussel www.brussel-recyclage.be

Jeritop 9031 Drongen www.jeritop.be

Edelchemie Benelux 3650 Dilsen www.edelchemie.be

Eneco België 2800 Mechelen www.eneco.be

Bruco Containers 2030 Antwerpen www.bruco.containers.com

Ivo Van den Bosch Containerdienst 2520 Ranst www.ivovandenbosch.be

Ecosmart 2870 Puurs www.vangansewinkel.com

BOS 2030 Antwerpen

Broeckx Plastic Recycling NL-5085 ET Esbeek www.broekcx.nl

Indaver 2800 Mechelen www.indaver.be

Klerk’s Plastic Recycling KPR 2320 Hoogstraten www.hyplast.be Lammertyn.net 9070 Destelbergen www.lammertyn.net Laureys Peter 9200 Dendermonde www.peterlaureys.be

Eurowaste 2000 Antwerpen www.eurowaste.be

Lavatra 8930 Lauwe Lhoist Recherche & Développement 1342 Ottignies www.lhoist.com

Fim P&R 2260 Westerlo, www.fim.be

MAC 2030 Antwerpen

FMM 1070 Brussel www.recylex.be

Machiels 3500 Hasselt www.groupmachiels.com

Foronex 8710 Wielsbeke www.foronex.com

Maintenance Industrielle Walonne

27


7971 Basècles Maltha 3920 Lommel www.maltha.nl Marpobel 2030 Antwerpen Marpos 8380 Dudzele Matco 8790 Waregem www.matco.be

Recyper 9100 Sint-Niklaas www.sita.be

Matco Glas 8710 Wielsbeke

Remo Milieubeheer 3530 Houthalen www.groupmachiels.com

MCR 2627 Schelle M.E.C. nv 8500 Kortrijk Minérale 6042 Lodelinsart Molok 3530 Houthalen www.molok.-benlux.com Monseu 1440 Braine le Chateau MTD Milieutechnieken 2270 Herenthout www.mtd-etec.com New West Gypsum Recycling 9130 Kallo www.nwgypsum.com Norland 5300 Andenne www.sita.be OCS - ATM 2170 Antwerpen www.atmmoerdijk.nl Oostvlaams Milieubeheer OVMB 9042 Gent www.ovmb.be Op de Beeck 9130 Kallo www.odbeeck.be Oriental Recycling 2230 Oevel www.orientalrecycling.com

Stallaert Recycling 1800 Vilvoorde www.stallaert.be Stevan 8860 Lendelede www.stevan.be Stok&Co 3530 Houthalen-Helchteren www.vangansewinkel.com Stora Enso Langerbrugge 9000 Gent www.storaenso.com

Rendac 9470 Denderleeuw www.rendac.com Repaper 2910 Essen

SVK 9100 Sint-Niklaas www.svk.be

Re-Tyre 3920 Lommel

Tellgnosis 2860 Sint-Katelijne-Waver

Revabo 2990 Wuustwezel www.hensnv.be

Thomé H. & Fils 1730 Mollem Transcoma 3600 Genk www.transcoma.be

Revatech 4480 Engis www.revatech.be

Tri-Terre SAFS 4040 Herstal

Rik’s Plastics 3600 Genk www.riksplastics.com

TWZ 9940 Evergem www.twz.be

Romarco 9240 Zele www.romarco.be

Valomac 1850 Grimbergen www.sita.be

Rulo 7742 Hérinnes-lez-Pecq www.rulo.be

Vandewiele Recycling 8470 Gistel www.houtmolen.be

Rumst Recycling 2840 Rumst Rymoplast 3920 Lommel www.morssinkhofplastics.nl SAF Recyclage 9990 Maldegem SEOS Plastic Recycling 4600 Verviers

Out of Use 3200 Aarschot www.outofuse.com Pack2pack 8800 Rumbeke www.pack2pack.com

SHANKS sa 1435 Mont-St-Guibert www.shanks.be

Papnam 5060 Auvelais

SHANKS Vlaanderen 8800 Roeselare www.shanks.be

Pirobouw 2900 Schoten www.pirobouw.com

Stadsbader-Flamand 8530 Harelbeke www.stadsbader.com

REMONDIS 4041 Milmort www.remondis.be

SGS Ewacs 9120 Beveren-Melsele www.be.sgs.com

Pieck Containers 3290 Tessenderlo www.sita.be

Spanin 8780 Oostrozebeke www.indaver.be

Recyfuel 4480 Engis www.recyfuel.be Recygom 4821 Andrimont www.sita.be

M.C.A. Recycling 1190 Vorst www.mca-recycling.com

www.sotraex.com

3560 Lummen www.recyfood.be

Vanheede Environment Group 8940 Wervik www.vanheede.com Van Moer H & Zn 9120 Melsele www.vanmoerh.be Van Pelt Containerbedrijf 2900 Schoten www.vanpelt-nv.be

SHANKS Vlaanderen 9042 Gent www.shanks.be

Van Puijfelik NL 4815 CD Breda www.vanpuijfelik.nl

Silvamo 8800 Roeselare SIMS Recycling Solutions 9100 Sint-Niklaas www.sims-group.com

Progra 2235 Hulshout www.belgras.be

SITA Remediation 1850 Grimbergen www.sitaremediation.be

Protelux 6880 Bertrix

SITA Recycling Services 2340 Beerse www.sita.be

Ravago Production 2370 Arendonk www.ravago.be RCMD 9870 Zulte www.rcmd.be R.D. Recycling 3530 Houthalen www.rdrecycling.be Recma 4100 Seraing Recmix 3800 Sint-Truiden Renovius 3900 Overpelt www.renovius.be Recoval Belgium 6182 Souvret www.trcnv.be Recupa 1070 Bruxelles Recup-Oil 8770 Ingelmunster Recyc-Oil 8710 Wielsbeke www.recyc-oil.be Recydel 4020 Wandre www.vangansewinkel.com Recyfood

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